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Souris : 288
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288 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Des souris nude immunodéprimées reçoivent une xénogreffe de chondrosarcome humain sous la peau, puis des injections de traitement et des mesures de la tumeur deux fois par semaine pendant douze semaines. Le porteur indique que les cultures cellulaires ne reproduisent pas le microenvironnement tumoral et affirme vouloir confirmer in vivo des molécules déjà repérées in vitro. Le projet vise à repositionner des médicaments contre ce cancer des os rare.

Objectifs

Les chondrosarcomes sont des tumeurs osseuses rares qui produisent une matrice cartilagineuse. Ces tumeurs touchent principalement les adultes et sont potentiellement fatales. Elles sont considérées comme résistantes à la radiothérapie et aux chimiothérapies conventionnelles. De ce fait, leur traitement a peu évolué au cours des 40 dernières années. Il repose sur la chirurgie et peut conduire à l’amputation d’un membre du patient. De plus, les options thérapeutiques sont limitées si la tumeur est localisée dans des zones sensibles non résecables telles que la tête et le cou ou le pelvis, ou si la tumeur métastase. C’est pourquoi il est nécessaire d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques pour améliorer la prise en charge des patients atteints de chondrosarcomes. Nous avons montré in vitro que des molécules ciblant la voie de l’adénosine réduisent la croissance tumorale et induisent la mort par apoptose dans les chondrosarcomes humains. L’objectif de ce projet est d’évaluer les capacités anti-tumorales de quatre de ces molécules ciblant la voie de l’adénosine dans un modèle hétérotopique de chondrosarcome humain chez la souris immunodéprimée.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d’évaluer l’efficacité anti-tumorale de quatre molécules ciblant la voie de l’adénosine dans un modèle animal de chondrosarcome humain. Ainsi, nous identifierons si le ciblage de la voie de l’adénosine pourrait devenir une nouvelle approche thérapeutique pour le chondrosarcome, un cancer des os chimio- et radio-résistant de pronostic potentiellement sévère. Cette information est cruciale pour le développement clinique de cette thérapie qui pourrait à terme améliorer la prise en charge des patients atteints de chondrosarcome.

Procédures

Les gestes suivants seront réalisés sur l’ensemble des animaux (total 288) : - une implantation de xénogreffe en sous-cutané au niveau du flanc (moins de 2 minutes), sous anesthésie générale et analgésie - une mesure du volume tumoral à l’aide d’un pied à coulisse (moins de 2 minutes), 2 fois par semaine pendant 12 semaines, sous anesthésie générale - une injection du traitement (la molécule testée ou son véhicule) en intrapéritonéal (moins de 2 minutes), 2 à 4 fois par semaine pendant 12 semaines - un suivi pondéral (pesée, moins de 2 minutes), 2 fois par semaine pendant toute la durée de la procédure (estimée selon notre expérience, à 6 semaines pour le développement tumoral puis 12 semaines de suivi du volume tumoral)

Impact sur les animaux

D’après notre expérience et la littérature, nous ne nous attendons pas à une perte de poids, ni à une gêne lors du déplacement de l’animal, ni à des modifications du comportement, ni à des douleurs spécifiques excepté au moment de l’injection des cellules tumorales. Pour diminuer la douleur, une analgésie sera administrée lors de l’implantation des tumeurs.

Devenir

La procédure est de classe de sévérité modérée, ce qui justifie la mise à mort des animaux à l’issue de la procédure.

Remplacement

Les expériences réalisées in vitro sur des cultures de cellules ne permettent pas de modéliser l’ensemble du micro-environnement cellulaire, connu pour modifier le comportement des cellules et affecter leur réponse aux traitements. C’est pourquoi après avoir mis en évidence in vitro des molécules aux propriétés anti-tumorales, nous souhaitons confirmer ces propriétés in vivo, sur un modèle murin plus proche de la pathologie humaine, afin de faire la preuve de concept de l’efficacité des drogues utilisées en vue de proposer d’éventuels repositionnements de médicaments actuellement utilisés pour le traitement d’autres tumeurs ou maladies.

Réduction

Nous considérons que la molécule testée a un effet anti-tumoral si elle entraine une baisse de volume tumoral d’au moins 20 % en moyenne par rapport au groupe contrôle. Pour cela, le nombre d’animaux par groupe peut être réduit à 12.

Raffinement

Afin de réduire la douleur, la souffrance et l’angoisse des animaux durant toute la durée de la procédure, un suivi individuel et régulier sera effectué afin d’évaluer l’état général des souris. Les implantations de xénogreffes seront réalisées sous anesthésie générale et analgésie. Les mesures de volume tumoral seront également réalisées sous anesthésie générale. De plus, si la souris présente une perte de poids importante, les traitements seront arrêtés une à deux semaines le temps que les signes cliniques disparaissent. Si les signes cliniques perdurent, les animaux seront mis à mort.

Choix des espèces

Afin de permettre l’implantation des xénogreffes et le développement tumoral, des souris immunodéprimées (nude) seront utilisées. Les chondrosarcomes humains touchent principalement les adultes. Aussi, d’après notre expérience et les données de la littérature, des souris à un stade adulte seront utilisées.

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Souris : 1151
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 1151

1 151 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Un anévrysme intracrânien est provoqué par injection d'une molécule dans le cerveau et pose d'un dispositif augmentant la pression artérielle, jusqu'à la rupture et l'hémorragie cérébrale. Le porteur indique une mortalité attendue lors de la chirurgie et des symptômes neurologiques déclenchant l'euthanasie. Il affirme qu'aucun dispositif ne reproduit tous les paramètres de la maladie et qu'il est "nécessaire" de provoquer chez l'animal une pathologie proche de celle des humains.

Objectifs

Les anévrysmes intracrâniens (AI) sont des déformations des vaisseaux sanguins présentes dans le cerveau chez environ 4% de la population avec une majorité de femmes atteintes. Dix anévrysmes sur 100 000 évolueront jusqu'à leur rupture, entrainant des saignements dans le cerveau, ce qui conduit le plus souvent à la mort du patient. De plus en plus d’études suggèrent que l’évolution de l’anévrysme jusqu’à sa rupture n’est pas systématique et qu’elle ferait appel à des mécanismes particuliers. Pourtant, le seul traitement aujourd'hui consiste à retirer l'anévrysme, rompu ou non, lors d'une chirurgie très risquée. Un traitement moins dangereux pourrait être mis au point si les mécanismes impliqués dans la rupture de l'anévrysme étaient identifiés. Il est aujourd’hui admis qu'un flux sanguin anormal et une inflammation de la paroi vasculaire sont à l'origine de l'anévrysme car ils fragilisent la paroi, ce qui permet la déformation du vaisseau. Cette déformation du vaisseau qu'est l'anévrysme intracrânien évoluera ou non jusqu’à sa rupture. Il apparait que les plaquettes, qui ont un rôle connu dans la coagulation sanguine, pourraient être impliquées dans les processus pathologiques menant ou non à une rupture. Ce projet a pour but de caractériser la contribution des plaquettes et leurs mécanismes de réponses lors des stades tardifs de la pathologie anévrysmale. Pour cela, nous allons appliquer un modèle d’induction d’anévrysme bien connu et documenté chez la souris. Ce modèle permet d’obtenir en 15 jours chez la souris des anévrysmes rompus. Nous allons l'appliquer à des souris n'ayant pas certaines protéines nécessaires au fonctionnement des plaquettes et étudier si leur absence à un effet positif sur la maladie. Une fois les protéines plaquettaires impliquées dans la maladie identifiées, nous utiliserons des médicaments déjà utilisés chez l'Homme ainsi que des molécules antiplaquettaires en développement.

Bénéfices attendus

Ce projet va permettre dans un premier temps d’identifier des molécules plaquettaires impliquées dans l’évolution de l’anévrysme vers sa rupture. Il permettra par la suite de tester des médicaments antiplaquettaires déjà utilisés chez l'Homme ainsi que de nouvelles molécules antiplaquettaires en développement. Si nous validons des médicaments empêchant l'évolution de l'anévrysme jusqu'à sa rupture chez la souris, le bénéfice pour les êtres humains pourrait être conséquent. De plus, comme les médicaments que nous allons tester sont pour la plupart déjà administrés à l’Homme il n'y aura pas à attendre pour obtenir toutes les autorisations nécessaires à l'utilisation d'une nouvelle molécule chez l'Homme. Finalement, ce projet pourrait permettre de remplacer un traitement chirurgicale compliqué et dangereux par un traitement médicamenteux simple et beaucoup moins dangereux.

Procédures

Tous les gestes techniques à l’exception de la mesure de la pression artérielle sont réalisés sur animaux anesthésiés à l’aide d’une anesthésie gazeuse. Tous les animaux prévus dans ce projet seront soumis à une procédure permettant de créer des anévrismes intracrâniens. Avant l'intervention chirurgical : un prélèvement sanguins est prévu ainsi qu'une session de rasage des zones opérées (10 minutes au total). Une procédure chirurgicale de 50 min est prévue durant laquelle l’animal reçoit une injection d'une molécule dans le cerveau (40min) et la pose d'un dispositif en sous cutanée au niveau du dos permettant de diffuser une molécule augmentant la pression artérielle(10min). Cette procédure s’effectue sur animaux analgésiés. La pression artérielle des souris sera mesurée sur souris vigile lors de session de 15 minutes de mesure. Chaque souris aura 4 jours de session constituant des séances d’habituation à la machine et 6 jours de mesure de pression. L'évolution de leur pathologie sera surveillée par des méthodes d'imagerie: 3 séances d’échographie doppler (15min par séance) + 2 séances d’IRM (30 min par séance). L'évolution du comportement plaquettaire durant l'évolution de la pathologie sera suivie par analyse sanguine. Pour analyser ce sang, 2 prélèvements sanguins supplémentaire seront réalisés sur souris anesthésiées. (un prélèvement sanguin = 1 minute)

Impact sur les animaux

Une certaine mortalité est attendue lors de la chirurgie d'injection de molécule dans le cerveau (J0). Les effets indésirables prévus sur les animaux sont : douleur post-opératoire (modérée, 24h); perte de poids postopératoire (modérée, 24h); Stress de contention pendant la mesure de pression artérielle (9 sessions de 15 min). Si les animaux souffrent d'une rupture d’anévrisme :Perte de poids (2g en 24h); Apparition de symptômes neurologiques, hémorragie.

Devenir

L’ensemble des animaux seront euthanasiés dès lors qu'une rupture d'anévrysme est identifiée ou à la fin de la procédure s'ils n'atteignent pas les points limites défini dans ce projet avant. Nous effectuons des euthanasies afin de pouvoir analyser le cerveau des souris et les anévrysmes qui s'y sont développés. Nous étudions aussi leur sang pour analyser les caractéristiques de leur plaquettes.

Remplacement

La maladie que nous cherchons à étudier est une maladie complexe qui fait intervenir beaucoup de paramètres (inflammation, remodelage de la paroi des vaisseaux sanguins, flux sanguin, pression artérielle...). Il n'existe pas de dispositif aujourd'hui permettant de mimer tous les paramètres nécessaires à la maladie. Il est nécessaire d'utiliser des animaux vivants pour provoquer une maladie qui se rapproche de celle des Humains.

Réduction

Le nombre d’animaux nécessaire à notre étude a été déterminé grace aux données disponibles dans la littérature. Des tests statistiques pour connaitre le nombre de souris minimum nécessaire ont aussi été réalisés.

Raffinement

La douleur post-opératoire est évaluée chez nos animaux, et est traitée préventivement grâce à l’administration d'un antidouleur. Après la chirurgie d’injection de molécule dans le cerveau, les souris sont gardées en observation car il peut arriver qu’une hémorragie due au passage de la micropipette dans un vaisseau survienne. Ceci s’exprime par une l’apparition de symptôme neurologique et la souris est alors euthanasiée. Après cette chirurgie, les souris peuvent aussi être gênées dans leurs mouvements pendant 1 à 2 jours. De la nourriture humide est donc placée au sol dans leur cage, plus facile d’accès. L'apparition de symptôme neurologique, l'apparence général des animaux ainsi que leur poids sont contrôlés tous les jours et des points limites précoces ont été mis en place pour éviter toute souffrance inutile à l'animal. Du coton est mis à leur dispositon dans leur cage afin qu'ils puissent nidifier.

Choix des espèces

La souris présente un système vasculaire, immunologique et cellulaire très proche de l’Homme, permettant une transition des résultats trouvés chez la souris à l'Homme plus facile. De plus, il existe un grand nombre de souris ayant différentes protéines de plaquette absente, nous permettant d'en tester un grand nombre. Sa large utilisation dans le domaine scientifique a conduit au développement de nombreux modèles d’anévrysme intracranien dont celui sur lequel se base le projet, qui permet de mimer certaines caractéristiques de la pathologie humaine.

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    • Système immunitaire
    • Système nerveux
Souris : 842
Souffrances
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 842

842 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures allant jusqu'à un niveau de souffrance sévère. Elles reçoivent des injections de formaline ou de carraghénane dans la patte, ou subissent une chirurgie reproduisant une douleur post-opératoire ou neuropathique, puis une étude comportementale de l'hypersensibilité mécanique dont le RNT ne précise pas les tests. Le porteur reconnaît que ces procédures entraînent un stress et une douleur inévitables. Il affirme que l'étude de la douleur sur des souris génétiquement modifiées est "indispensable" et ne peut recourir à des méthodes in vitro.

Objectifs

Notre équipe s'intéresse aux mécanismes cellulaires et moléculaires intervenant dans les douleurs post-lésionnelles. Le but de ce projet est d'étudier la biologie d'une classe particulière de fibres somato-sensorielles: les mécanorécepteurs à bas seuil à fibre C (ou C-LTMRs, pour C-Low Threshold MechanoReceptors). Il s'agit de neurones somato-sensoriels non myélinisés capables de transduire des stimulation mécaniques à bas seuil, détectées au niveau de la peu poilue. Typiquement, chez l'homme, ces neurones interviennent dans la détection et transduction du toucher social ou affectif. De manière intéressante, des études récentes, y compris certaines réalisées au sein de notre équipe, suggèrent que ces neurones sont aussi capables de moduler la douleur post-lésionnelle ainsi que la réponse immunitaire cutanée. Cependant, ces conclusions ont toutes été formulées de manière indirecte et à l'heure actuelle, aucune étude n'apporte la démonstration directe de leur fonction in vivo, à l'état basal et dans la modulation de la douleur post-lésionnelle. C'est précisément le but de notre projet. Il repose sur l'utilisation d'une série de lignées de souris génétiquement modifiées de manière à générer des souris triple-mutantes permettant d'activer, inhiber ou bien éliminer séléctivement les C-LTMRs in vivo, et ce, de manière inductible.

Bénéfices attendus

La prise en charge de la douleur est actuellement un enjeu majeur . En effet, 1/5 de la population mondiale est atteinte de douleurs chroniques, ce qui représente un problème socio-économique important et souligne que les mécanismes moléculaires et cellulaires intervenant dans la mise en place et le maintien des douleurs chroniques restent peu compris. Dans ce projet, nous allons nous intéresser à une classe particulière de neurones somato-sensoriels, les C-LTMRs, dont les propriétés de modulation de la douleur post-lésionnelle ont été récemment suggérées. Par conséquent, nous allons augmenter nos connaissances fondementales sur les mécanismes cellulaires impliqués dans la mise en place et la durée de l'hypersensibilité sensorielle liée à des lésions tissulaires. De plus, notre projet est conçu de sorte à permettre la découverte de nouvelle pistes thérapeutiques, qui pourraient avoir une application chez les patients humains. A noter que les fibres de type C-LTMR ont été egalement décrites chez l'homme.

Procédures

Une partie des animaux de notre projet sera dédiée pour définir le protocole optimal pour l'induction de l'expression d'un transgène (administration de tamoxifen par injection intrapéritonéale ou par gavage, 12 animaux). Un deuxième groupe subira des administrations d'agents inflammatoires (formaline et carraghénane en intra-plantaire, cela concerne 120 et 180 animaux, respectivement). Un troisième groupe subira une procédure chirurgicale qui crée une douleur de type post-opératoire (180 animaux). Un quatirème groupe subira une procédure chirurgicale visant à mimer une douleur de type neuropathique (180 animaux). Les animaux ci-mentionnés feront l'objet d'une étude comportementale visant à démontrer in vivo l'effet de l'activation, inhibition et déplétion des C-LTMRs sur la mise en place et la durée de l'hypersensibilité mécanique post-lésionnelle. Enfin, une dernière cohorte de 90 animaux subira une des trois procédures décrites ci-dessus, afin d'explorer des aspects mécanistiques.

Impact sur les animaux

Les animaux seront amenés à subir des administrations de composés par gavage ou bien par injection intra-péritonéale ou sous-cutanée. De plus, ils subiront des modèles lésionnels mimant une lésion inflammatoire, postopératoire ou neuropathique. Ces procédures entraînent du stress et de la douleur, qui, même si tout est mis en oeuvre pour les minimiser, demeurent inévitables.

Devenir

Les animaux seront tous mis à mort, soit par inhalation de dioxyde de carbone soit par l'administration de doses létales d'anesthésique, pour répondre aux besoins expérimentaux. Etant donné que nous travaillons sur des souris génétiquement modifiées et sur des souris dégénérées, leur mise en liberté est inconcevable.

Remplacement

La thématique principale de notre laboratoire étant de comprendre la physiologie de la douleur, notre projet nécessite l’utilisation d’animaux et ne peut recourir à des stratégies de remplacement par des méthodes in-vitro. Ainsi, l’expérimentation animale sur des souris est indispensable à l’étude des phénomènes physiologiques et à la réalisation de notre projet. De plus, l'utilisation de la souris en tant que modèle expérimental nous permet d'étudier le rôle de populations neuronales définies dans la physiologie de la douleur, grâce à la génération de modèles murins génétiquement modifiés.

Réduction

Les procédures décrites sont appliquées depuis plusieurs années au sein de notre équipe et sont maitrisées par les expérimentateurs. Nous avons donc l'expérience nécessaire concernant la réalisation des procédures et l’évaluation de l'impact sanitaire sur les animaux. La qualité de notre plan expérimental ainsi que l’étude détaillée du nombre d’animaux nécessaires à l’obtention d’un résultat scientifique statistiquement valable nous permettent d’optimiser le nombre d’animaux utilisés.

Raffinement

Les souris utilisées dans ce projet seront élevées en groupes sociaux, pour optimiser les conditions d’hébergement et favoriser un comportement normal de l’animal. Les élevages sont effectués au sein de notre établissement agréé et 5 personnes sont dédiées à l’organisation et l’entretien des élevages. De ce fait, l’état sanitaire et environnemental des animaux sont contrôlés tous les jours. De plus, les stratégies d’optimisation suivantes seront mises en place au cours du projet afin de réduire voire de supprimer la souffrance chez l’animal.: - Modifications apportées à l'élevage afin d'améliorer le bien-être des animaux : enrichissement des cages. - Planification des procédures expérimentales (disponibilité des locaux d'expérimentation, du matériel, période d'acclimatation des animaux aux pièces d’expérimentation) permettant de diminuer le stress des animaux et favoriser la validité des expériences. - Recours à l'anesthésie/analgésie lors du procédé chirurgical ; soins pré-, per- et post-opératoires adéquats. - Etablissement des points limites les plus précoces possibles en fonction des tests de comportements utilisés.

Choix des espèces

Chez la souris, les populations de neurones spécialisés dans l’intégration des stimuli douloureux sont similaires à celles décrites chez l’homme. Nos tests comportementaux et nos analyses moléculaires seront réalisés sur des souris âgées de 8 à 12 semaines car nous travaillons sur la physiologie d’animaux adultes.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 104
Souffrances
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104 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Des femelles gestantes reçoivent une dose de tamoxifène puis sont tuées par dislocation cervicale entre un et sept jours plus tard, leurs embryons étant décapités pour prélever le rein en développement. Le porteur affirme avoir mis au point une culture cellulaire remplaçant l'animal pour une partie du travail, mais juge que l'invalidation simultanée de trois gènes n'est possible que sur des embryons mutants. Le projet vise à comprendre des malformations rénales congénitales.

Objectifs

Les anomalies congénitales du rein et du tractus urinaire (CAKUT) font partie des malformations les plus importantes à la naissance qui peuvent aboutir à la mort du nouveau-né. Ces malformations peuvent également engendrer, au cours de l’adolescence ou de la vie d’adulte, des pathologies rénales chroniques. Ces pathologies sont souvent associées au diabète et à une hypertension artérielle qui sont les premières causes de mortalité chez ces patients. Depuis 1990, la prévalence des maladies chroniques rénales a augmenté de 29 %. Malgré cet impact important de santé publique, à ce jour, il n’y a pas de guérison possible de cette maladie. Un groupe de 3 gènes impliqués dans ces pathologies a déjà été identifié chez la souris et chez les patients CAKUT. Notre objectif est de comprendre le mode de fonctionnement de ces derniers et de démontrer comment leur mutation conduit à des malformations rénales.

Bénéfices attendus

Ce projet de recherche fondamentale va permettre de comprendre comment le dysfonctionnement d'un groupe de 3 gènes altère la formation du rein fœtal. Ces malformations peuvent aboutir à une mortalité précoce ou à des maladies rénales chroniques pour lesquels à ce jour, à part la dialyse ou la greffe d’organe, la médecine n’a aucun autre recours. Les éléments de réponse à cette question permettront d’approfondir notre connaissance dans ce domaine.

Procédures

Chaque animal sera nourrit par une dose unique de tamoxifène (4mg/20g de souris). Il sera mis à mort soit le lendemain soit 2, 3, 4, 5, 6 ou maximum 7 jours depuis l'administration de tamoxifène.

Impact sur les animaux

Dans ce projet d’expérimentation, nous envisageons une seule procédure qui consiste à nourrir des femelles gestantes avec une quantité unique de tamoxifène, par la méthode « alimentation par pipette » qui n’est pas invasive. Ainsi un certain volume, l’équivalent d’une goutte est placé dans la cavité buccale de la souris. Celle-ci déglutie par réflexe. L’opération est répétée jusqu'à ce que toute la solution huileuse de Tamoxifène ait été ingérée par l’animal. Ceci évite le gavage ou l’injection dans la cavité abdominale. Le tamoxifène ne cause pas d’effet secondaire sur une courte période du temps qui est au maximum de 7 jours. La seule nuisance est la contention de l’animal.

Devenir

Notre étude porte sur l'analyse du rein en development donc nous avons besoin d'avoir des embryons que nous obtenons à partir des femelles gestantes qui sont mises à mort par dislocation cervicale. Les embryons sont décapités rapidement après la mise à mort de la mère.

Remplacement

Un des objectifs de ce projet est d’identifier les partenaires directs de l'un des 3 gènes que nous étudierons. Pour réaliser cette expérience, nous avons besoin d’une quantité très importante des cellules progénitrices du rein. Afin de remplacer l’animal nous avons mis au point, dans notre laboratoire, un protocole qui nous nous permet d’obtenir des cellules progénitrices du rein en quantité suffisante sans avoir recours à l’animal. Afin d’étudier d'autres aspects du fonctionnement de ces gènes, nous aurons besoin d'invalider les trois gènes à la fois, ce qui n'est possible que sur le rein des embryons mutants.

Réduction

Nous avons besoin d’un nombre suffisant d’embryons pour éviter des grandes variations qu’il peut naturellement se produire d’un embryon à l’autre. Nous nous basons sur 20 embryons mais si nous constatons des variations moins grandes que prévues, nous reverrons le nombre d’embryons à la baisse.

Raffinement

Outre de leur fournir un environnement enrichi pour satisfaire leur besoin de rongeur et leur instinct de nidification, nous allons utiliser une méthode innovante afin de limiter douleur et stress pour l’administration de tamoxifène. Celle-ci se fait par : « alimentation par pipette » qui est moins invasive car évite le gavage ou l’injection dans la cavité abdominale. La souris sera contentionnée de manière à pouvoir déglutir normalement et à son rythme, et la solution huileuse de tamoxifène sera déposée au goutte à goutte dans la cavité buccale de la souris. Celle-ci déglutit par réflexe.

Choix des espèces

Nous avons choisi la souris (Mus musculus) comme le modèle de choix, en raison de ces similarités génétiques et physiologiques proches de l'homme, ainsi que la facilité avec laquelle son génome peut être manipulé et analysé. De cette manière, nous disposons des modèles de souris qui miment les pathologies rénales chez l’humain. Nous utiliserons des femelles adultes âgées d’environ 8 semaines car c’est la période de fécondité optimum.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système nerveux
    • Système urogénital
Chèvres : 44
Souffrances
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44 chèvres vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, trente tuées à l'issue pour prélever leurs organes reproducteurs et leur cerveau, quatorze gardées en vie. Les femelles reçoivent jusqu'à trente prises de sang et un frottement de la main sur le museau, avec ou sans odeur de bouc selon le groupe, pour observer si l'odeur du mâle avance la puberté. Le porteur résume le bénéfice attendu à une meilleure caractérisation de l'avancée pubertaire caprine. Il affirme que cette question sociosexuelle n'est pas modélisable autrement que sur l'animal.

Objectifs

Nos résultats permettront de déterminer si : 1/ Les signaux sensoriels olfactifs du bouc seuls permettent le déclenchement précoce de la transition pubertaire des femelles et donc l'ovulation 2/ Les signaux sensoriels olfactifs du bouc seuls peuvent induire une maturation précoce du tractus génital et des réseaux neuroendocriniens impliqués dans la vie reproductive des femelles

Bénéfices attendus

Meilleure caractérisation de l'avancée pubertaire caprine induite par un mâle sexuellement actif.

Procédures

Tous les mâles feront l'objet d'une prise de sang une fois par semaine de fin août à fin novembre soit au total 15 prises de sang. Toutes les femelles feront l'objet d'une prise de sang deux fois par semaine de fin août à fin novembre soit au total 30 prises de sang. La réalisation d'une prise de sang sur un animal dure environ 10 secondes. Toutes les femelles feront également l'objet d'un frottement de la main sur le museau (avec ou sans stimulus suivant le groupe). La réalisation de cette procédure ne dure que quelques secondes.

Impact sur les animaux

Potentiellement du stress lors de la stimulation manuelle sur le museau (avec ou sans odeur).

Devenir

Des femelles seront euthanasiées afin de récupérer les organes reproducteurs et le cerveau lorsque toutes les femelles du groupe exposées au mâle actif et au moins 50% des femelles exposées uniquement à l'odeur seront pubères. Ainsi, nous aurons plus de chances de mettre en évidence une différence entre les femelles isolées, celles en contact avec des mâles actifs et celles exposées uniquement aux poils. Les organes reproducteurs nous permettront de déterminer la maturation du tractus reproducteur tandis que les cerveaux nous permettront d’apprécier une maturation au niveau des neurones impliqués dans la fonction de reproduction (plus nombreux autour de la puberté). Des femelles (non pubères et pubères) isolées des mâles et des femelles pubères exposées à des mâles intacts seront également euthanasiées pour récupérer l’épithélium olfactif principal et l’organe voméronasal. Ces organes nous permettront de mettre en évidence une maturation olfactive dépendante de l’environnement social et/ou du statut endocrinien. On réalisera une injection d’anesthésique et analgésique avant l'euthanasie des animaux. Pour résumé : lot de femelles isolées des mâles, 10 animaux euthanasiés et 3 gardés en vie pour réutilisation; lot de femelles exposées à l'odeur mâle (poils), 12 animaux euthanasiés et 2 gardés en vie pour réutilisation; lot exposé aux boucs intacts, 8 animaux euthanasiés et 5 gardés en vie. Tous les mâles (n=4) seront gardés en vie à la fin de l'expérimentation pour une utilisation ultérieure.

Remplacement

Le modèle animal ne peut pas être remplacé dans ce projet étudiant l'impact des relations sociosexuelles sur la puberté car ceci n'est pas modélisable par des modèles alternatifs.

Réduction

Pour pouvoir mettre en évidence un effet après analyse statistique, le nombre d’animaux a été rationnalisé à 40 femelles et 4 mâles. La taille de nos effectifs (13 à 14 individus par traitement expérimental) nous permettra de réaliser des analyses statistiques. Le choix des tests dépendra de la distribution des données et de l’homogénéité des variances. Si les conditions de normalité de la distribution et d’homogénéité des variances sont remplies, nous utiliserons des tests paramétriques pour comparer les aires sous la courbe des résultats de progestérone. Si les conditions ne permettent pas d’utiliser des tests paramétriques, alors nous utiliserons des tests non-paramétriques. Un test de comparaison avec 3 groupes indépendants au seuil α de 0.05 donne une puissance statistique de 100% (test paramétrique) et 96% (test non-paramétriques) avec des effectifs de n=13 pour le lot isolé et le lot exposé au mâle intact devenant sexuellement actif, et un effectif de n=14 pour le lot exposé aux poils de bouc (outil anastats). Cette puissance statistique est dans le cas où toutes les femelles exposées au mâle actif sont pubères 1.5 mois avant le groupe isolé des mâles (d’après les résultats acquis) avec en parallèle 50% des femelles exposées aux poils de boucs sont devenues pubères. 4 mâles sont nécessaires afin d'effectuer une rotation lors de l'exposition auprès des femelles et ainsi éviter un potentiel effet d'habituation pouvant impacter notre expérimentation.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en groupes sur paille et bénéficieront d'enrichissement comme des caisses en bois et ballons. Des récompenses seront données aux individus lors des prises de sang dont nous avons réduit le nombre d’après les précédents protocoles. Une habituation au frottement de la main sur le museau avec récompense gustative sera réalisée avant l'expérimentation pour éviter le stress pendant cette dernière.

Choix des espèces

Chez la chèvre, la présence d'un mâle sexuellement actif peut impacter la physiologie de la reproduction et les comportements sexuels de la femelle. L'activité sexuelle du mâle semble être la condition sine qua non pour induire une puberté précoce de la femelle. Chez cette espèce, l'exposition de femelles en période de repos sexuel (anoestrus) aux indices sensoriels olfactifs de boucs sexuellement actifs peut mener à l'ovulation. Il serait donc intéressant de comprendre si l'exposition continue à ces indices olfactifs est également suffisante dans l'induction d'une puberté précoce des femelles. De plus, les indices sensoriels olfactifs du bouc sexuellement actif sont connus pour déclencher des réponses au niveau central dans le cadre d'un "effet mâle". Il est donc intéressant d'étudier l'impact sur la maturation sexuelle centrale de cette espèce dans ce contexte. Nous utiliserons des mâles adultes sexuellement matures qui stimuleront des femelles pré-pubères pour lesquelles la fonction de reproduction n'est pas encore mature et dont nous voulons observer sa régulation.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Rats : 1140
Souffrances
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1 140 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Un accident vasculaire cérébral est provoqué par occlusion puis reperfusion d'une artère cérébrale au moyen d'un filament, suivi d'une IRM et d'une série de tests comportementaux étalés sur trois semaines. Le porteur indique que le modèle reproduit des déficits sensorimoteurs et une désorientation au réveil, et applique des points limites en cas de perte de poids ou d'inactivité. Il présente le rat comme le modèle préférentiel de l'AVC et juge "indispensable" de tester chez l'animal cinq stratégies thérapeutiques financées par l'industrie.

Objectifs

L’accident vasculaire cérébral (AVC) est une pathologie neurologique survenant après l’occlusion d’une artère irriguant le cerveau. Actuellement, la prise en charge des patients à la phase aigüe de l’infarctus cérébral est réalisée par l’injection intraveineuse de l’activateur tissulaire du plasminogène (tPA) associée ou non à la thrombectomie. Toutefois, seule une faible proportion des patients (

Bénéfices attendus

Ce projet fait l’objet de plusieurs financements industriels afin d'étudier de nouvelles stratégies thérapeutiques permettant l’augmentation de la récupération fonctionnelle et de diminuer la lésion causée par l’occlusion artérielle. L’accident vasculaire cérébral (AVC) ischémique est une pathologie neurologique survenant après l’occlusion d’une artère irriguant le cerveau. Actuellement, la prise en charge des patients à la phase aigüe de l’infarctus cérébral est réalisée par l’injection intraveineuse de l’activateur tissulaire du plasminogène (tPA) associée ou non à la thrombectomie. Toutefois, seule une faible proportion des patients (

Procédures

Les animaux seront soumis à une chirurgie au niveau du cou afin de pouvoir insérer un monofilament dans la carotide interne puis poussé jusqu’à la base de l’artère cérébrale moyenne (ACM) provoquant ainsi une occlusion. Cet acte chirurgical durera 15 minutes. 45 minutes plus tard, une seconde chirurgie sur le même site sera réalisée afin d’extraire ce monofilament et ainsi permettre une reperfusion. Cet acte chirurgical durera 10 minutes. A J+1, ces mêmes animaux seront passés à l'IRM sous anesthésie générale pour une durée totale de 8 minutes et suivront une série de test comportementaux s'étalant de J+1 à J+22 post AVC. Un total de 56 minutes est prévu pour l'ensemble des tests comportementaux. Enfin, à la fin du projet, un prélèvement de sang par ponction cardiaque sera réalisé avant perfusion permettant la fixation du cerveau avant prélèvement. La durée de cette intervention sera comprise entre 10 et 15 minutes pour la perfusion puis 10 minutes pour les différents prélèvements. Les procédures douloureuse (chirurgie, perfusion) seront réalisées sous anesthésie générale associée à une analgésie.

Impact sur les animaux

Le modèle, par définition, reproduit les effets d’un AVC à savoir : déficit sensorimoteur et lésions cérébrales. Cela peut occasionnellement entraîner des pertes d’équilibres et une faiblesse musculaire des membres opposés à la lésion. L’embolisation de l’ACM provoque une désorientation prononcée au moment du réveil post-chirurgical (phénomène de circling). Les fonctions motrices peuvent également être altérées durant les premières heures après l’ischémie-reperfusion. Nous pouvons nous attendre à déceler sur certains animaux des signes de complications et de détresse post chirurgicales tels qu'une absence de réaction aux stimuli, une inactivité de l'animal dans sa cage ou encore une perte de poids suite à un arrêt de la prise alimentaire. Les situations précédemment citées définissent nos points limite à appliquer pour ce projet. Nous surveillerons à ce qu'ils ne soient pas dépassés.

Devenir

A la fin du projet, tous les animaux seront donc mis à mort permettant le prélèvement du cerveau post fixation pour analyse.

Remplacement

Ce projet correspond à l’étape de validation in vivo qui fait suite aux nombreuses validations réalisées in vitro, et ne nous permet pas d’utiliser d'autres moyens que de tester ces stratégies thérapeutiques chez l'animal. L’ensemble des connaissances et des acquis dont nous disposons dans la littérature font que le rat est un modèle préférentiel pour mener à bien ce projet. En effet, le rat est une des espèces animales la plus étudiée dans le domaine de l’AVC ce qui permettra une analyse comparative et critique des résultats obtenus. De plus, les procédures expérimentales ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes alternatives pertinentes n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants et susceptibles d'apporter le même niveau d'information.

Réduction

Les données de la littérature ainsi qu’une étude de puissance statistique en amont permettent de nous assurer que nous utiliserons le nombre minimal d'animaux pour pouvoir conclure d’un effet ou non de nos stratégies thérapeutiques. Le nombre d’animaux utilisés est fixé à 10 rats par groupe (+ 30%) sauf pour les SHAM au nombre de 5 par groupe, ce qui nous permettra de déceler des différences significatives. Ainsi, nous concilions le nombre minimum d'animaux utilisés pour notre projet et sa valeur scientifique.

Raffinement

Les animaux sont hébergés dans des cages standards répondant aux normes européennes actuelles (Directive 2010/63/UE) et isolés de tous bruits extérieurs. Les rats seront 2 par cage avec plusieurs enrichissements, auront de la nourriture et de l’eau ad libitum pendant toute la durée du projet. Leur bien-être sera suivi bi-quotidiennement par du personnel qualifié 5j/7 et quotidiennement pendant les week-ends et jours fériés. Pendant les phases chirurgicales, chaque animal sera anesthésié et aura une couverture analgésique administrée 15 minutes avant incision. L’anesthésie générale sera maintenue jusqu’au réveil. La température corporelle de l’animal est maintenue à 37.5 ± 0.5°C grâce à un système de couverture chauffante rétrocontrôlée. Le site d’incision de peau fait appel à une tonte préalable du pelage, à une désinfection et enfin l’application d’une analgésie locale. Lors de la phase de réveil, de l'oxygène sera administré pour permettre une meilleure récupération post-opératoire. Les animaux seront placés dans une cage individuelle chauffée à 28°C pendant 2 heures avant d’être remis en cage par 2. Même si la surveillance des animaux s’effectuera en continue, elle sera accrue pendant les premières heures de réveil. Les critères d’arrêt de la douleur, de la souffrance et de l’angoisse seront pris en compte. Si en période postopératoire, nous constaterons un dépassement des points limites précédemment fixés, l’animal sera mis à mort. Enfin, une surveillance stricte des rats sera réalisée pendant les jours suivants l’opération : pesée des animaux et contrôle des points limites.

Choix des espèces

Le rat (Rattus norvegicus) est l’espèce animale qui a été la plus étudiée dans le domaine des neurosciences et notamment dans le cadre de développement de stratégies de thérapies pharmacologiques. L’ensemble des connaissances et des acquis dont nous disposons au laboratoire et dans la littérature rend cette espèce particulièrement intéressante pour étudier la récupération fonctionnelle, la perfusion cérébrale ainsi que le devenir des lésions induites par une ischémie-reperfusion. Les animaux utilisés seront âgés de 7 à 8 semaines soit un poids d’environ 300 g. Nous effectuerons notre modèle sur des adultes afin de pouvoir comparer les données de cette étude avec la majorité des données déjà disponibles sur les modèles d’AVC.

  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
  • Tests réglementaires
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Rats : 840
Souffrances
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▲ -
▲ 840
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Devenir
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 840

840 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une partie reçoit une injection d'azoxyméthane pour déclencher une cancérogénèse colorectale, puis les animaux ingèrent des additifs alimentaires et passent trois jours isolés en cage à métabolisme individuelle. Le porteur indique qu'aucune étude in vitro n'évalue les effets d'additifs sur le métabolisme et le microbiote d'un "organisme entier", et affirme que les agences de sécurité des aliments ont "besoin" de ces résultats. L'objet reste de tester des additifs déjà autorisés dans l'alimentation humaine.

Objectifs

Des données récentes de la littérature suggèrent que certains additifs alimentaires, retrouvés surtout dans les aliments ultra-transformés pourraient être reliés à des risques associés de cancers. Le but de ce présent projet consiste à analyser certains de ces additifs. Les résultats obtenus avec un seul additif, testé à plusieurs concentrations, sur plusieurs matrices (alimentation, eau de boisson) et sur l'initiation ou la promotion du cancer colorectal, permettra de fournir de nouvelles informations afin de guider les décisions des agences de santé publique et de contribuer à la prévention des cancers.

Bénéfices attendus

Les agences nationales de sécurité des aliments ont besoin de résultats mis à jour sur des molécules alimentaires pour pouvoir établir de nouvelles recommandations nutritionnelles en termes de prévention ou d'interdiction de certains additifs. Ce même type de recherche a déjà permis d'identifier un potentiel nouveau danger pour un additif ce qui a abouti à son interdiction suite à un avis de l’EFSA en 2020.

Procédures

Aucun prélèvement invasif n'est prévu sur les animaux, seulement la récupération des urines et des fèces. En tout début de procédure, certains groupes d'animaux seront injectés avec de l'AOM (azoxyméthane), dans le but d'induire une cancérogénèse. Cette injection unique (quelques centaines de microlitres) est réalisée en moins d'une minute par rat.

Impact sur les animaux

Les additifs testés étant déjà des molécules autorisées pour l'alimentation humaine, le risque lié à leur ingestion reste mineur. Les animaux pour lesquels la cancérogénèse aura été induite chimiquement ne sont gardés que 100 jours, ce qui correspond à un délai suffisant pour qu'il y ait une initiation de la cancérogénèse mais largement insuffisant pour qu'ils développent des tumeurs douloureuses. Les animaux sont gardés 3 jours en cage à métabolisme individuelles, ce qui induit un stress lié à la taille de la cage et à l'isolation. La durée d'hébergement dans ces cages est réduite au plus strict minimum, les cages transparentes permettent un contact visuel et olfactif des animaux et une attention très particulière est portée aux animaux lors de ce passage. Enfin l'injection d'AOM qui peut entrainer un stress pour les animaux est réalisée avec des aiguilles les plus fines possibles afin de minimiser l'impact sensoreil, les animaux seront manipulés la veille pour les habituer à la contention et réduire le stress.

Devenir

A l'issue de la procédure les animaux seront euthanasiés afin que le sang et plusieurs organes soient prélevés pour analyses biochimiques et histologiques.

Remplacement

Des études in vitro sur des cellules ont été réalisées en amont afin d'identifier les possibles effets toxiques des additifs qui seront testés. Cependant, aucune étude in vitro ne permet d'évaluer les répercussions de composés issus de l'alimentation comme les additifs alimentaires, sur la physiologie et le métabolisme et le microbiote d'un organisme entier.

Réduction

Dans l'objectif de réduire au strict minimum l'utilisation d'animaux de laboratoire, le nombre d'animaux a été évalué à son minimum afin d'obtenir des résultats interprétables et statistiquement fiables. Notre expérience sur le même type études nutritionnelles a montré qu'un nombre minimal de 12 animaux par groupe est nécessaire.

Raffinement

Le bien-être de l'animal est en permanence au centre de nos préoccupations. Les conditions d'expérimentation font l'objet d'une procédure de suivi du bien-être animal. Les conditions d’hébergement sont surveillées quotidiennement, la nourriture et l'eau de boisson sont fournies ad libitum, la litière changée de manière hebdomadaire. Les rats étant des animaux sociaux, ils seront maintenus à 2 par cage (paroi transparente) pour ne pas souffrir d'isolement, leur environnement enrichi. Avant chaque intervention expérimentale, les animaux seront habitués à être manipulés.

Choix des espèces

Depuis les années 80, l’étude de la relation entre l’alimentation et le cancer est basée sur les études épidémiologiques mais aussi des approches expérimentales in vivo qui reposent sur les modèles animaux. Le rat est l’animal dont la physiologie est la plus proche de la situation humaine, tant au niveau digestif que pour les processus de cancérogénèse. Pour éviter les effets hormonaux liés aux cycles des femelles, seuls les mâles seront utilisés. L'ensemble des études précédentes du laboratoire ont été menées sur des rats adultes, afin de pouvoir comparer avec nos précédentes données, il est important de ester au même stade de développement.

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 972
Rats : 300
Souffrances
▲ -
▲ 264
▲ 1008
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Devenir
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 1272

1 272 souris et rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Ils reçoivent une injection de thérapie génique par voie intraveineuse, des prélèvements sanguins hebdomadaires sous anesthésie, une échocardiographie et une évaluation de la fonction musculaire sous anesthésie profonde, et courent sur un tapis stimulé par un léger courant électrique. Le porteur affirme qu'aucune méthode in silico ou in vitro ne reproduit la biodistribution d'un virus dans un "organisme entier" ni l'évolution sur plusieurs mois, et conclut au recours aux rongeurs. Les retombées annoncées pour les patients atteints de dystrophie musculaire restent renvoyées à de futures applications chez l'homme.

Objectifs

L'objectif de ce projet s’inscrit dans l’évaluation d’approches thérapeutiques pour des maladies génétiques rares, les dystrophies musculaires, pour lesquelles il n’existe, à l’heure actuelle, aucun traitement. Les dystrophies musculaires sont des maladies dégénératives du muscle qui conduisent à une perte progressive des fonctions motrices telle que la marche. L’évaluation de l’efficacité d’un traitement va nécessiter de pouvoir suivre l’effet de l’administration sur des modèles reproduisant le plus précisément la pathologie humaine. Aujourd’hui, la plupart de ces modèles sont des modèles de rongeurs, rat ou souris. Un prérequis avant toute évaluation thérapeutique est donc de bien connaitre les modèles. L’objectif de ce projet est de réaliser des études visant à mesurer différents paramètres aux niveaux musculaire, cardiaque et cérébral dans des modèles animaux de dystrophie et d’observer l’évolution de ces paramètres dans le temps et suite à un traitement de thérapie génique.

Bénéfices attendus

Dans ce projet, nous proposons de mieux caractériser des modèles murins de dystrophies musculaires afin de définir précisément des critères spécifiques à la pathologie et en particulier en condition d’exercice physique. L’identification de ces critères et les résultats liés à l’exercice permettront l’évaluation de l’effet thérapeutique de traitements pour de futures applications chez l'homme, et de proposer éventuellement une stratégie de physiothérapie pour améliorer la prise en charge des patients. Nous attendons que des résultats positifs sortent de ce projet sur au moins certains critères ou sur certaines évolutions. Les résultats négatifs permettront de mieux souligner les critères positifs spécifiques de la maladie et de comprendre de façon plus pertinente les conséquences des défauts génétiques entre les modèles animaux et l’homme.

Procédures

Le traitement par transfert de gène se fait par injection intraveineuse en une seule fois en moins de 5 minutes, soit sur animaux vigiles avec injection dans la veine caudale, soit sur animaux anesthésiés pour l’injection au sinus (cette technique n’est appliquée que chez la souris). Dans ce cas l’anesthésie est une anesthésie gazeuse de courte durée de moins de 5 minutes. Les prélèvements de sang se font au maximum une fois par semaine sur animaux sous anesthésie gazeuse de courte durée moins de 5 minutes. Les prélèvements de sang ne se font pas le même jour que les injections afin de ne pas induire de douleur supplémentaire. Pour certaines procédures permettant l’évaluation de la fonction du muscle en semi-isolé, les animaux sont analgésiés et anesthésiés. C’est une anesthésie par voie intrapéritonéale profonde de 15 à 30 minutes sans réveil de l’animal. Pour l’évaluation de la fonction cardiaque, les animaux sont soumis à une échocardiographie en fin de protocole. Les animaux sont anesthésiés et maintenus dans cet état tout au long de l’examen d'une durée de 20 minutes.

Impact sur les animaux

Les nuisances (douleur ou stress) attendues sur les animaux sont liées en particulier à la nature des différents actes réalisés : douleur de piqûres pour administration d’anesthésique ou d’intraveineuse pour injection du traitement par transfert de gène. Certains actes qui seraient susceptibles d’entrainer des douleurs sont réalisés sous anesthésie gazeuse, la nuisance sera donc liée à l’acte d’anesthésie. Il y a une possibilité de sécheresse oculaire au cours des anesthésies. Lors de l’’exercice de course sur tapis, un stimulus électrique de faible intensité est nécessaire pour stimuler l’animal En ce qui concerne les modèles utilisés, même s’ils portent une anomalie génétique correspondant à une dystrophie musculaire progressive chez l’homme, ils présentent un phénotype moins important que les patients. Ils ne présentent donc pas de phénotype délétère à l’exception des modèles les plus sévères au stade avancé de la pathologie où l’on peut observer une scoliose ou une atrophie musculaire. Cependant, dans ce projet, nous utiliserons des animaux à des âges où aucune conséquence sur le comportement n’est observée. L’ensemble des animaux ne présentent donc pas de phénotype délétère. Il n’y a pas de nuisances attendues dans ce projet par rapport à l’effet des traitements, qui sont tous de nature bénéfique et sont utilisés à des doses correspondant à la fenêtre thérapeutique.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à la fin des procédures afin de réaliser le prélèvement des organes.

Remplacement

Aucun modèle alternatif ne nous permet d’étudier les symptômes de perte de la locomotion typiques des dystrophies musculaires, ni les conséquences de l’exercice, ou encore les fonctions cardiaque ou cérébrale. Théoriquement, les méthodes alternatives à l’expérimentation animale peuvent être de différentes natures : méthodes in silico ou in vitro. Les approches in silico utilisées en alternative à l’expérimentation animale à ce jour permettent uniquement des modélisations physico-chimiques comme la relation entre structure et activité biologique d’une molécule ou des modélisations toxico-cinétiques d’élimination de molécules. Des modèles in silico qui pourraient permettre de modéliser numériquement les expériences proposées dans ce projet à partir d’un ensemble de données n’existent donc pas à ce jour. Les méthodes in vitro les plus utilisées aujourd’hui comme alternative en expérimentation animale sont basées sur l’utilisation de cultures cellulaires. Elles présentent l’avantage d’offrir la possibilité d’utiliser des cellules humaines avec les considérations éthiques correspondantes bien sûr. Il est possible de réaliser des cultures cellulaires ou des organoïdes pour les organes considérés avec, même une certaine complexité, comme en co-culture avec certaines cellules additionnelles. Cependant, ces modèles ne permettent pas d’aborder les questions posées dans ce projet qui doivent prendre en compte des paramètres tels que les interactions avec le système immunitaire, l’évolution sur des périodes de plusieurs mois, la distribution du flux sanguin, la biodistribution d’un virus dans un organisme, les processus cognitifs, etc…

Réduction

Nous utiliserons les mêmes animaux contrôles pour des expériences différentes chaque fois que possible. Tous les modèles sont sur le même fond génétique, nous pouvons donc utiliser les mêmes souris de type sauvage comme contrôles pour tous les modèles. De plus, un maximum d’analyses sera réalisé sur organes prélevés après la mort des animaux pour éviter des doublons de procédures expérimentales. Le nombre d’animaux utilisés par groupe est optimisé pour obtenir des résultats statistiquement significatifs selon un critère défini pour chaque modèle.

Raffinement

Le format de cage pour les rats et le nombre d’animaux par cage sont adaptés en fonction du poids des animaux. Les tests d’évaluation fonctionnelle non invasifs sont réalisés dans une salle différente de celle de l’hébergement. Afin de diminuer l’angoisse de l’animal, une phase d’entrainement sur tapis de course est réalisée pendant plusieurs jours. Les animaux sont anesthésiés lorsque les procédures expérimentales sont jugées potentiellement douloureuses ou stressantes. Dans ce cas, les animaux reçoivent au préalable un traitement analgésique si nécessaire. Les prélèvements de sang sont effectués sous anesthésie de courte durée. Nous appliquons les points limites établis préalablement et utilisons les procédures d’euthanasies appropriées. Des mesures pour augmenter le confort des animaux sont également appliquées telles que l’utilisation d’une plaque thermostatée pour maintenir la température corporelle stable lors de la phase de réveil, ou l’application de gel oculaire pour éviter le dessèchement des tissus lors des anesthésies.

Choix des espèces

Pour ce projet, nous utiliserons les espèces souris et rat car les modèles existants des pathologies étudiées sont sur ces espèces. Les animaux seront utilisés au stade jeune adulte. Après le sevrage, les animaux présentent une taille de muscle et des conditions physiques suffisantes pour évaluer les fonctions musculaire, cardiaque ou cérébrale et présentent déjà des signes histologiques pour les modèles les plus sévères.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Rats : 36
Souffrances
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▲ 36
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Devenir
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 36

36 rats vont être utilisés dans des procédures déclarées de niveau léger. Ils subissent une imagerie et une spectroscopie par résonance magnétique d'une heure sous anesthésie, avec stimulation des moustaches, une partie étant génétiquement modifiée pour bloquer l'entrée du glucose dans les neurones, afin de déterminer le carburant des neurones lors de l'activation cérébrale. Le porteur présente cette imagerie comme non invasive et indique qu'elle permet de réutiliser les mêmes animaux pour d'autres procédures, sans décrire de mise à mort à l'issue de ce protocole. Il affirme que des co-cultures de neurones et d'astrocytes existent mais ne reproduisent pas la physiologie de l'"organisme entier".

Objectifs

La consommation du glucose par le cerveau est un dogme, cependant, une des particularités de cet organe réside dans sa diversité cellulaire, marquée par des liens métaboliques et fonctionnels étroits entre les neurones et les cellules gliales, notamment les astrocytes, cellules de soutien du cerveau. Cette complexité structurale implique une complexité mécanistique qui reste encore à décrypter et mène au questionnement du type cellulaire consommant le glucose. Il a été proposé que lors de l’activation cérébrale, les astrocytes captent le glucose depuis la circulation sanguine, le transforment en lactate qui est transféré aux neurones. Dans les neurones, ce lactate pourrait servir de carburant. Les preuves de ce processus ont été mises en évidence sur des cultures de cellules ou à partir de prélèvement de cerveaux mais jamais chez l’animal vivant. La validation de ce processus sur l’animal vivant est primordiale puisqu’elle prend en compte l’ensemble des processus physiologiques. L'objectif du projet est d'étudier in vivo le métabolisme énergétique cérébral de rongeurs, lors de l'activation cérébrale. Ce projet vise à déterminer quel est le carburant préférentiel des neurones lors de l’activation cérébrale. Cette question sera appréhendée de manière intégrative sur des animaux vivants pour conserver le contexte physiologique. L’imagerie par résonance magnétique sera utilisée afin de détecter l’activité cérébrale des rats lors de la stimulation de leurs moustaches. La spectroscopie par résonnance magnétique complétera les données afin de mesurer les quantités de lactate dans le cerveau activé. Pour déterminer quel est le carburant des neurones, des rats contrôles et des rats génétiquement modifiés seront utilisés. Les rats seront génétiquement modifiés pour empêcher l’entrée du glucose provenant de la circulation sanguine dans les neurones et donc son utilisation directe. Le maintien ou non de l’activité cérébrale chez ces rats permettra de statuer sur l’importance de la consommation neuronale du glucose dans l’activation neuronale. Outre l’importance de ces résultats au niveau fondamental, la compréhension de ces mécanismes pourra ouvrir de nouvelles pistes thérapeutiques pour des maladies où le métabolisme énergétique est défaillant (hypoxie-ischémie néonatale, cancer, maladies neurodégénératives).

Bénéfices attendus

La compréhension des mécanismes impliqués dans le métabolisme énergétique cérébrale (répondre à la question du type de cellules qui consomme du glucose) et des interactions entre les différentes cellules qui constituent le cerveau est crucial d'un point de vue fondamental. De plus la compréhension de ces processus pourrait aussi permettre de développer des stratégies thérapeutiques pour certaines maladies dans lesquelles ce métabolisme énergétique est dérégulé (hypoxie-ischémie néonatale, accident vasculaire cérébral, maladie d'Alzheimer, …).

Procédures

Les animaux seront soumis à de l'imagerie par résonance magnétique et de la spectroscopie par résonance magnétique. Ces deux techniques sont non-invasives pour les animaux. Durant cet examen, les animaux seront anesthésiés. Tous les animaux du projet subiront cet examen, d'une durée de 1 heure.

Impact sur les animaux

Les modèles d'inhibition des transporteurs pour le glucose utilisés dans ce projet sont bien connus des membres de l’équipe. La modification génétique n’entraîne pas de modifications au niveau pondéral, qualité du poil, appétit des animaux, activité et mobilité. L’imagerie par résonance magnétique (IRM) est une technique non invasive, cependant, l’utilisation d'IRM, un changement important du rythme cardiaque (rythme cardiaque supérieur à 200-400 battements par minute) et/ou respiratoire (30-60 battements par minute), mesurés grâce à un capteur placé sous l'animal, peut subvenir, du fait de la variabilité inter-animaux de la sensibilité aux anesthésiques. Cette nuisance entrainera l'arrêt de l'expérimentation.

Devenir

Ce protocole est rendu possible car l'imagerie par résonance magnétique est une méthode non-invasive qui permet d'utiliser les animaux pour d'autres procédures (réduction).

Remplacement

Des modèles de co-culture (lignées neuronales et astrocytaires) existent, cependant, ces modèles s’affranchissent de la physiologie de l’organisme entier. Le but final de notre projet de recherche a une envergure intégrative : décrypter le métabolisme énergétique cérébral. De ce fait, notre projet nécessitant le fonctionnement du cerveau dans son intégrité afin de définir quelle est la source énergétique qui permet l’activation neuronale (glucose ou lactate), il n'existe pas de remplacement disponible à notre modèle expérimental.

Réduction

Les études in vivo par imagerie de résonance magnétique seront privilégiées. Ces techniques sont non-invasives et non-ionisantes ; elles n’entraînent ni douleurs ni euthanasie. Les animaux pourront subir les examens plusieurs fois ce qui permettra de réduire le nombre d’animaux nécessaires au projet. Nos précédentes études nous permettent de déterminer le nombre d'animaux nécessaire pour obtenir des différences significatives intergroupes. Ainsi, nos travaux précédant nous permettent de savoir qu’un nombre de 12 rats par groupe est suffisant pour lisser la variabilité interindividuelle et mettre en évidence les différences significatives entre les individus contrôles et ceux pour lesquels le glucose sanguin ne pourra plus entrer dans les neurones . Les résultats seront analysés avec des tests statistiques adaptés.

Raffinement

Les modèles d'inhinibition des transporteurs pour le glucose utilisés dans ce projet sont bien connus des membres de l’équipe. La modification génétique n’entraîne pas de modifications au niveau pondéral, qualité du poil, appétit des animaux, activité et mobilité. L’IRM est une technique non invasive, cependant, l’utilisation d’anesthésique peut entraîner des nuisances et des effets indésirables pour les animaux. Afin de limiter les nuisances éventuelles au bien-être des animaux, durant les expérimentations de résonance magnétique nucléaire, un changement important du rythme cardiaque et/ou respiratoire au cours de l'expérience (augmentation du rytme cardiaque, supérieur à 400 battements par minute, pouvant être le signe du réveil de l'animal ou au contraire, diminution de la fréquence respiratoire et cardiaque de l'animal, pouvant être le signe d'une dépression cardio-respiratoire) sera retenu comme point limite. Après l'examen, les animaux seront réhydratés et la récupération post-imagerie sera réalisé sous lampe chauffante jusqu’au réveil complet des animaux. Après leur retour en cage collective, les animaux seront observés de façon journalière par le zootechnicien et ou la personne en charge de l'expérimentation. Lors de ces observations, la capacité de l’animal à s’alimenter, le comportement et sa vivacité et l’état du pelage seront vérifiés. Un échange quotidien entre le zootechnicien et l’expérimentateur permettra une intervention et une prise de décision rapide en cas de souffrance constatée. Les animaux seront pesés 1 fois/semaine détecter une perte de poids .

Choix des espèces

Le rat Wistar sont utilisés depuis plusieurs années pour les études du métabolisme dans notre laboratoire, ainsi nous disposons déjà de nombreux groupes témoins permettant les comparaisons et limitant ainsi le nombre d’animaux témoins à refaire. Les animaux seront utilisés à l'âge adulte, le métabolisme énergétique cérébral étant différent à des stades plus précoces.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 80
Souffrances
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▲ 80
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Devenir
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 80

80 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures de niveau modéré. Des souris immunodéficientes reçoivent une greffe de cellules humaines de cancer du rein, puis un traitement par gavage et injection cinq jours par semaine, avant d'être tuées pour prélever les tumeurs, afin de tester une combinaison censée lever la résistance au sunitinib. Le porteur affirme n'attendre aucune nuisance importante et prévoit une mise à mort avant l'apparition de nécroses tumorales. Il indique qu'aucun modèle in vitro ne reproduit les interactions entre cellules et vaisseaux au sein de la tumeur.

Objectifs

Malgré une réponse objective ou une stabilisation de la maladie, les patients atteints d’un cancer du rein vont progresser de manière inéluctable et résister au traitement sunitinib après environ 1 an de traitement. Dans ce protocole nous proposons de combiner le traitement sunitinib à un inhibiteur d’une voie métabolique qui semble jouer un rôle majeur dans la résistance au sunitinib. Ainsi, valider l’efficacité de cette combinaison chez l’animal représente un enjeu thérapeutique important pour le cancer du rein. Nous espérons ainsi pouvoir proposer une nouvelle alternative thérapeutique afin de contrecarrer la résistance au traitement sunitinib.

Bénéfices attendus

L'échec thérapeutique auquel font face les patients atteints d'un cancer du rein est inéluctable. Grâce à nos recherches, nous espérons ainsi proposer de nouvelles stratégies thérapeutiques afin d'offrir une solution pour empêcher les mécanismes à l’origine de la résistance au traitement sunitinib. Un transfert vers la clinique serait donc l'accomplissement de ce projet.

Procédures

Pour mener à bien ce projet, nous injecterons dans le flanc droit de souris jeunes (6 à 8 semaines) des cellules tumorales humaines de cancer du rein (modèle de xénogreffe). Ensuite, lorsque la tumeur atteindra un volume suffisamment important, ces mêmes souris seront traitées soit avec un traitement de référence du cancer du rein (sunitinib), soit avec un composé chimique (le NCT-503 / inhibiteur voie métabolique), soit avec une combinaison des 2 traitements (le sunitinib et le NCT-503). Ces traitements seront réalisés 5 fois par semaine. Ces injections, que ce soit de cellules tumorales ou l’inhibiteur NCT-503 (voie intrapéritonéale), ne dureront que quelques secondes à chaque fois. Le traitement par gavage (sunitinib), réalisé à l’aide d’une canule de gavage est également une procédure très rapide. Enfin, aucune autre intervention ne sera réalisée sur l’animal vigile. Les souris impliquées seront monitorées quotidiennement afin d’assurer une bonne gestion de la douleur. Chacune des 80 souris de ce projet sera suivie à l’aide d’une fiche de score adaptée à son traitement puis mise à mort à la fin de la procédure expérimentale ou si l’animal atteint un point limite. Avec l’ensemble des procédures comprenant : l’injection de cellules tumorales et les traitements par gavage ou par voie intrapéritonéale, nous classons la procédure en modérée.

Impact sur les animaux

En ce qui concerne les injections sous-cutanées de cellules tumorales, nous n'attendons pas de nuisance importante chez la souris liée à la procédure en elle-même. Celle-ci ne nécessite aucune anesthésie. Ces cellules tumorales ne metastasent pas. Les animaux seront mis à mort suffisamment tôt afin d'éviter l'apparition de nécroses au niveau des tumeurs. S'agissant d'un protocole impliquant l'injection de cellules tumorales et le suivi du développement des tumeurs qui en résulteront, nous classons la procédure en modérée. On rappelle que les souris Nudes ne sont pas à phenotypes dommagables. Le sunitinib et l'inhibiteur NCT-503 ont déjà été utilisés dans des modèles in vivo, par notre équipe et d'autres équipes, respectivement et n'ont pas présenté d'effets indésirables.

Devenir

Le prélèvement des tumeurs pour analyse nécessitera la mise à mort des souris.

Remplacement

Aucune méthode alternative ou modèle in vitro n’existe pour mimer les interactions qui existent entre les différents acteurs cellulaires présents au sein de la tumeur. Le sunitinib est un inhibiteur de l’angiogenèse, il est donc nécessaire de travailler sur un système plus complexe mettant en jeu les vaisseaux sanguins.

Réduction

Avant de passer au modèle in vivo, toutes nos expériences ont été préalablement validées in vitro. Nous avons également effectué une large recherche bibliographique. Les effectifs ont été choisis afin d’obtenir des résultats significatifs avec le nombre de souris minimum. Afin de réduire le nombre d’animaux utilisés, nous nous baserons sur les données de la littérature et sur nos résultats antérieurs pour les doses administrées de composés pharmacologiques. Le nombre minimum de souris est établi à 10 par groupe pour être statistiquement significatif (en nous basant sur le fait que les traitements expérimentaux induiront une diminution de la prise/croissance tumorale d’au moins 20%). Enfin, nous utiliserons un test statistique paramétrique (test Anova) afin de pouvoir réduire au maximum le nombre d’animaux nécessaire à l’obtention de données statistiquement exploitables.

Raffinement

Pour limiter la douleur modérée que notre procédure expérimentale pourrait induire, nous avons établi une grille d’observation visant à définir les points limites précoces à partir desquels l’expérience sera arrêtée et qui indique les mesures que nous prendrons à l’apparition des premiers signes de la douleur ou d’une perte de poids. D'autre part, en plus du personnel de l’animalerie, un suivi sanitaire tri- hebdomadaire puis journalier (à partir du début des traitements) sera réalisé par les membres de l’équipe (expérimentateurs) à l’aide d’une feuille de score adapté au modèle (Annexe 1). La fréquence de ces examens sera intensifiée en fonction des symptômes relevés sur un animal jusqu'à la disparition du problème ou la mise à mort de l'animal.

Choix des espèces

Les modèles murins sont les modèles les plus répandus pour étudier l’effet des drogues sur la croissance tumorale. En effet, la souris constitue un modèle classique pour la validation de l'activité pro/anti-tumorale de protéines et de composés pharmacologiques. De plus, cette espèce animale est un modèle expérimental que nous connaissons parfaitement et qui est couramment utilisé par la communauté scientifique. Dans ces études, nous utiliserons les souris NUDE, qui constituent le meilleur modèle (données publiées). Ces souris sont immunodéficientes ce qui permet de réaliser des xénogreffes de cellules humaines dans un modèle murin (NUDE femelles, agées de 6 à 8 semaines lors de l'injection des cellules tumorales) sans rejet par le système immunitaire. Nous utiliserons des animaux âgés de 6 à 8 semaines. Une fois les groupes expérimentaux réalisés, les animaux seront acclimatés durant une semaine avant de réaliser les différents traitements, ce qui implique de débuter les expériences sur des animaux âgés de 7 à 9 semaines (utilisation de souris jeunes mais ayant déjà atteints leur maturité sexuelle et ayant une courbe de poids stable).

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 640
Souffrances
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Devenir
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 640

640 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures de niveau modéré. Toutes reçoivent une greffe de cellules de lymphome puis des cellules CAR-T par voie intraveineuse, avec plusieurs prélèvements sanguins, et 320 d'entre elles sont irradiées, pour étudier comment le métabolisme de la tumeur influence la réponse à cette immunothérapie. Le porteur indique que la croissance tumorale ne provoque des signes de souffrance qu'à un stade avancé, où l'animal est alors mis à mort. Il présente comme bénéfice attendu de mieux sélectionner les patients éligibles, et affirme qu'aucune alternative in vitro ne reproduit ce dialogue immunitaire.

Objectifs

Le lymphome diffus à grandes cellules B (LDGC-B) est un cancer du sang très agressif et très fréquent dans les pays industrialisés. Cette maladie est très diverse et hétérogène, ce qui explique qu'environ 40 % des patients ne répondent pas au traitement de référence. S'ils sont éligibles, les patients qui échappent au traitement peuvent bénéficier d'une thérapie innovante appelée "thérapie par transfert de cellules adoptives" (ou cellules CAR-T). Pour cela, un type spécifique de cellules du système immunitaire du patient (lymphocytes) est prélevé puis génétiquement modifié en laboratoire pour leur permettre de reconnaître les cellules tumorales du patient. Une fois ces cellules immunitaires réintroduites chez le même patient, elles peuvent alors reconnaître et éliminer les cellules cancéreuses. Bien que très efficace dans le traitement du LDGC-B, environ 50 % des patients ne répondent pas à ce traitement ou rechutent rapidement (dans l'année qui suit). Il est donc important de comprendre comment améliorer la réponse à ce traitement. Les LDGC-B ont différentes façons de produire leur énergie cellulaire, un support essentiel à leur division constante et rapide. En effet, ces cellules tumorales utilisent soit la voie des sucres (glycolyse), soit l'usine de fabrication d'énergie de la cellule (la mitochondrie). Ainsi, l'objectif de ce projet est de déterminer si la façon dont la cellule tumorale produit son énergie va limiter ou favoriser la réponse des cellules CAR-T.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra à terme de mieux sélectionner les patients qui pourraient bénéficier de cette thérapie innovante.

Procédures

Toutes les souris (640) seront injectées par voie intra-veineuse dans la veine caudale 2 fois au cours de l’expérience pour 1/ recevoir les cellules de lymphome (allogreffe) puis 2/ 7 jours plus tard les cellules T (contrôle ou CAR-T). Chaque injection prendra environ 5 min par souris et sera réalisé sur souris vigile. Un prélèvement de sang (100 µl) sera effectué sur souris vigile 2-3 jours avant l’injection des cellules CAR-T puis une fois par semaine dans la veine caudale de la souris ou en sub-mandibulaire à l’aide d’une aiguille 25G (le volume maximal qui sera prélevé à chaque fois est de 100 µl). Ainsi chaque souris aura entre 4 et 6 prélèvements sanguin sur l’ensemble de la durée de l’expérience. Les souris de la procédure 2 (320) seront irradiées à une dose sublétale (4 Gy). Pour cela elles seront placées 5 par cages (cage spéciale pour l’irradiateur) et seront irradiées pendant 206 secondes (3 min et 26 secondes) pour atteindre 4 Gy (notre irradiateur dispense 1,16 gray par 60 secondes). Cette irradiation ne sera réalisée qu’une fois par souris.

Impact sur les animaux

Avant l’arrivée aux points limites décrits dans chaque procédure, les souris pourront subir des nuisances et des effets indésirables auxquels nous seront très attentifs. Ces effets indésirables pourront être causés soit par la croissance de la tumeur, soit par l’injection des cellules immunitaire (CAR-T), soit par l'irradiation modérée. Nous avons une grande expertise de ce modèle. Nous savons que la croissance tumorale n’entrainerait des comportements significatifs d’une gêne ou d’une souffrance (poils hérissés, dos voûté, perte de poids, mobilité réduite, absence de toilettage, une prostration et/ou une agitation) qu’à un stade avancé de la maladie. Cependant en cas de persistance des signes décrits ci-dessus, l’animal sera mis à mort. Les sites d’injections seront surveillés attentivement.

Devenir

mise à mort et mesure du poids des organes, analyses métabolomiques, cytométrie de flux, analyses moléculaires et immuno-histochimiques

Remplacement

Notre projet évalue l’importance de la source de production de l’énergie par la cellule tumorale sur la réponse au traitement par les CAR-T. Le métabolisme tumoral au sein de son environnement est profondément différent de celui observé in vitro et il n’existe pas à ce jour d’autre alternative à l’utilisation des souris pour l’étude in vivo des mécanismes métaboliques impliqués dans l’échappement des cellules tumorales aux thérapies proposées.

Réduction

Bien qu’il n’existe à ce jour pas de méthode de remplacement pour réaliser ces études, notre expérience des modèles utilisés nous permet de définir le nombre minimum de souris à utiliser afin d’être statistiquement significatif.

Raffinement

Une grande importance sera accordée au bien-être des souris. En terme de raffinement, les souris sont hébergées par groupe de 5 avec un milieu enrichi. Leur suivi permet de détecter tout signe de souffrance, de détresse et ainsi la prise immédiate des mesures adéquates grâce à l’application de points limites adaptés. La notion d’enrichissement du milieu des rongeurs utilisés est familière aux demandeurs. Tous les participants à ce projet sont dûment qualifiés et ont validé les compétences requises pour les manipulations proposées.

Choix des espèces

La souris est une espèce animale relativement proche phylogénétiquement de l’homme, et est le modèle de choix utilisé par la communauté scientifique pour étudier les acteurs moléculaires et cellulaires impliqués dans le cancer. De plus, la souris présente plusieurs avantages comme un cycle de vie relativement court, une natalité importante et un modèle facile à élever. Finalement, en absence de système pouvant reproduire in vitro la réaction immunitaire et le dialogue entre les différents médiateurs cellulaires, il n’existe pas de méthode alternative à l’expérimentation animale pour mener à bien ce projet. Les souris auront entre 5 et 20 semaines car c’est durant cette période qu’il y a la meilleure prise de tumeur.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 561
Souffrances
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▲ 561
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Devenir
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 561

561 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures de niveau modéré. Des femelles gestantes subissent une chirurgie abdominale d'environ une heure pour électroporer le cerveau des embryons in utero, les embryons étant ensuite prélevés et les mères tuées, afin d'étudier le rôle de micro-ARN dans le développement du cortex cérébral. Le porteur indique que la laparotomie peut provoquer douleurs, infection de la plaie ou rupture des sutures, et justifie la mise à mort des mères par des "raisons éthiques" les empêchant de générer d'autres portées. Il affirme que la culture in vitro ne reproduit pas la complexité du cortex et que seule la souris permet cette approche transgénique.

Objectifs

Le cortex cérebral est organisé en 6 couches de neurones qui sont générées successivement entre les stades embryonnaires E12 et E16 (12 et 16 jours de vie fétale). Les neurones des différentes couches présentent une grande variabilité de morphologie, de connectivité et de propriété physiologique, alors qu’ils sont issus du même pool de progéniteurs. Ce projet s’inscrit dans la thématique de recherche générale visant à comprendre les bases génétiques permettant à une même population de progéniteurs de générer des neurones très différents entre eux en fonction du stade de développement de l’embryon. Dans ce projet nous nous intéresserons en particulier au rôle des micro-ARNs. Les micro-ARNs sont de petites molécules d’ARN de 21-24 nucléotides capables de réguler l’expression des gènes. Il est couramment admis qu’un même micro-ARN peut réguler plusieurs centaines de gènes et qu’inversement un gène peut être régulé par de nombreux micro-ARNs. Ainsi nous pensons que, compte tenu de leur mode d’action, des changements subtils dans l’activité des micro-ARNs sont susceptibles de modifier significativement la compétence neurogénique des progéniteurs. Pour confirmer ou infirmer cette hypothèse, nous allons mener cette recherche en 4 objectifs successifs : - 1/ Etudier l’expression des micro-ARNs dans les progéniteurs au cours du temps entre les stades E12 et E16 - 2/ Déterminer parmi le pool des micro-ARNs exprimés, la fraction réellement engagée dans une activité de régulation - 3/ Déterminer les gènes dont l’expression est régulée par ces micro-ARNs actifs - 4/ Valider expérimentalement le rôle fonctionnel de certains micro-ARNs actifs, en manipulant leur expression et en analysant les conséquences de ces manipulations sur la morphologie et la physiologie des neurones générés.

Bénéfices attendus

De nombreux travaux ont montré que l'expression des gènes au sein des progéniteurs des neurones corticaux varie en fonction du stade de développement embryonnaire. Cette variation d'expression des gènes dans les progéniteurs selon le stade de développement induit une grande diversité morphologique et physiologique des neurones corticaux générés à partir de ces progéniteurs. Cette dynamique d'expression génique est encore mal comprise. Nous pensons que les micro-ARNs, parce qu’ils sont capables de réguler simultanément de nombreux gènes et donc de modifier en profondeur l’expression des gènes d’une cellule, peuvent jouer un rôle dans cette dynamique. Le projet présent va permettre de confirmer ou d’infirmer cette hypothèse ce qui présente un intérêt non seulement pour comprendre comment la structure spécifique du cortex cérebral se met en place mais également d’une manière générale pour appréhender comment une cellule souche initiale va évoluer et se renouveler au cours du développement pour générer l’ensemble des tissus qui composent un organisme.

Procédures

Chirurgie abdominale sur 80 souris gestante sous anesthésie générale (environ 1h par souris). Prélèvement de 241 embryons à un stade supérieur ou égal à E14,5 (10 mn par embryon).

Impact sur les animaux

L’électroporation corticale in utero aux stades embryonnaires entre E12,5 et E16,5 est une technique bien établie pratiquée par de nombreux laboratoires. Les nuisances attendues sur les animaux sont les suivantes. Chez la mère : - L'anesthésie, - La laparotomie, - Des injections intra-péritonéale et sous-cutanée, - D’éventuelles problèmes postopératoires comme des douleurs (associées à une perte de poids ou un état de prostration), l’infection de la plaie, ou une rupture des points de suture. Chez le foetus - L'injection d’acide nucléique intra-ventriculaire suivi d’une électroporation

Devenir

Pour les objectifs 1 à 4, les analyses seront réalisées post-mortem sur les cellules de cerveaux d’embryons électroporées. Pour des raisons éthiques, les mères gestantes dont seront issus ces embryons, ne peuvent être réutilisées pour générer de nouvelles portées et seront donc euthanasiées à l’issue de la procédure. Pour l’objectif 5, les analyses seront réalisées post-mortem sur le cerveau d’animaux de 14 jours issus d’embryons électroporés. Les mères de ces animaux seront également euthanasiées à l’issue de la procédure pour les mêmes raisons que précédemment.

Remplacement

L’option alternative à l’approche expérimentale décrite dans ce projet serait la culture in vitro de cellules souche de souris. En effet, il a été montré que la différenciation in vitro des cellules souche génère au cours du temps une succession de sous-types de neurones glutamatergiques qui mime la génération des différentes couches du cortex. Cependant, la culture in vitro ne permet pas de récapituler l’ensemble de la complexité du cortex cérebral. Par exemple, il n’est pas possible de recréer la segmentation du cortex en aires fonctionnelles, ni d’aboutir à une maturation totale des neurones en boite de petri. D’autre part, si la culture in vitro de cellules souche semble maintenir l’existence des facteurs intrinsèques impliqués dans la régulation de la dynamique de différenciation des neurones corticaux, d’autres facteurs de régulation extrinsèques, encore mal connus, ne peuvent pas être maintenus in vitro.

Réduction

Les procédures que nous allons mettre en œuvre visent à limiter l’utilisation d'animaux tout en obtenant suffisamment de données. Elles font appel à certaines techniques délicates à réaliser, c’est pourquoi nous avons recruté pour ce projet un chercheur contractuel ayant une longue expérience dans l'utilisation de ces techniques et de ce fait les maitrisant parfaitement. Le nombre d’animaux par expérience a été estimé au plus juste de façon à répondre aux exigences pratiques et statistiques de chaque expérience. L’objectif final du projet vise à identifier le rôle de micro-ARNs particuliers dans les cellules souche neurales du cerveau d'embryons de souris pour générer de nouveaux neurones. Cette recherche impliquera de manipuler l'expression de ces micro-ARNs et d'observer l'effet de ces manipulations en comparaison avec une condition témoin (sans traitement). Pour chaque micro-ARN étudié les deux conditions « traitement » et « témoin » seront réalisées dans des embryons de la même souris gestante. Ceci permet de limiter le nombre d’animaux utilisés par rapport à des procédures où la même condition seraient appliquées à tous les embryons d’une même portée. De plus, le fait d’avoir les 2 conditions à comparer dans la même souris gestante permet également d’augmenter la solidité des résultats et donc finalement de réduire le nombre d’animaux utilisés. Enfin, l’utilisation de coupes fines de cerveau permet d’étudier tous les paramètres pertinents nécessaires à la caractérisation des conséquences d’un traitement à partir d’un seul individu.

Raffinement

L’état sanitaire et environnemental des animaux est contrôlé quotidiennement. Les cages sont enrichies et les animaux sont hébergés en groupes sociaux. Les animaux ayant subi une procédure sont surveillés et observés régulièrement. Une grille de score a été définie pour chaque procédure pour l’application de points limites précis et adaptés, avec des actions et des prises de décisions définies grâce à un arbre décisionnel. Des soins spécifiques seront apportés à la mère gestante qui subira l’électroporation in utero. En particulier nous aurons pour impératif de réduire au maximum la douleur induite par les procédures, qui seront réalisées par des personnes très expérimentées. Ainsi, des analgésiques seront injectés avant et après la chirurgie qui se déroulera sous anesthésie. De même des actions spécifiques seront entreprises pour contrecarrer les effets induits par l’anesthésie et la chirurgie. Les animaux ayant subi la chirurgie seront hébergés dans une salle de stabulation spécifiquement dédiée.

Choix des espèces

Chez les mammifères, l’espèce souris est la seule pour laquelle nous pouvons réaliser ce projet, et ce pour des raisons techniques et de connaissances théoriques. En effet, notre projet est basé sur l’utilisation d’une lignée transgénique de souris exprimant T6B de façon conditionnelle. Or, la souris est la seule espèce de mammifère pour laquelle la fabrication de lignée transgénique est faisable facilement. D’autre part, l’électroporation in utero est une technique qui n’est réellement bien maitrisée chez les mammifères que chez la souris. Enfin, chez les mammifères non humains, c’est chez la souris que les connaissances génétiques sont les plus développées. Ce projet cherche à comprendre comment la variabilité morphologique et physiologique des neurones du cortex cérebral de souris est codée dans les progéniteurs neuronaux. Comme la différenciation des neurones corticaux s’initie entre 12 et 16 jours de vie fétale, les expériences de ce projet seront réalisées sur des embryons entre E12,5 et E16,5.