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Autres poissons : 183
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183 poissons cichlidés vont être utilisés, gardés vivants et replacés dans les aquariums d'élevage à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. De jeunes alevins sont exposés pendant trois à six mois à des sons de bateaux à moteur, puis soumis à un test de conditionnement aversif où chaque individu reçoit un choc électrique associé à une couleur, pour mesurer l'effet du bruit sur leurs capacités cognitives et leur mémoire. Le porteur indique que ces manipulations pourraient engendrer un stress et prévoit d'arrêter l'expérience en cas de comportement anormal. Sur le remplacement, il affirme en une phrase que l'apprentissage suivi de l'observation comportementale fait que l'animal ne peut pas être remplacé.

Objectifs

Élucider comment les contraintes environnementales et sociales façonnent l'évolution de la communication chez les vertébrés ainsi que leur capacité à produire et à percevoir des signaux sensoriels est un défi majeur de la science moderne. Pour aborder cette question, nous développons au sein du laboratoire ,une approche expérimentale et pluridisciplinaire sur une espèce de poisson Cichlidé (Maylandia zebra) endémique du lac Malawi, mêlant neurophysiologie et éthologie. Cette espèce, étudiée depuis plusieurs années au sein de notre laboratoire, utilise plusieurs canaux sensoriels pour communiquer, dont le canal acoustique, et possède des comportements très stéréotypés dans différents contextes comme par exemple la défense du territoire. De plus, l’incubation des œufs, jusqu’au stade alevin, est réalisée dans la bouche de la mère pendant 21 jours (mouthbreeding), ce qui permet, en laboratoire, un contrôle des naissances. La réalisation de ce projet est soutenue via le financement d’une thèse de 4 ans intitulée « Contrôle multisensoriel du comportement chez les poissons au cours du développement » en lien avec cette thématique. Les sons anthropogéniques, c’est-à-dire liés à l’activité humaine, sont aujourd’hui omniprésents et aucun écosystème n’est épargné. Si depuis ces 5 dernières années, plusieurs études ont été réalisées sur les réponses physiologiques et comportementales des poissons au bruit, les effets sur le développement du comportement, des capacités cognitives et des fonctions sensorielles (système auditif par exemple) sont encore mal connus. Ainsi, l’objectif du projet présenté ici est de tester les capacités cognitives et de mémorisation de jeunes alevins de poissons cichlidés soumis ou non à des sons de bateaux à moteur à l’aide de tests de conditionnement aversif Pavlovien (Pavlovian Fear Conditionning Tests).

Bénéfices attendus

Ces dernières années les études sur la polution sonore se sont largement développées et nous savons qu'il existe des effets sur les comportements, la communication, la physiologie des populations aquatiques (poisson, invertébrés..). Toutefois, les études plus fines au niveau de l'individu et notamment au niveau des capacités cognitives ou de mémorisation des poissons sont rares et commencent à émerger. Cette étude nous permettra d'aller plus loin dans la recherche des impacts de l'activité humaine sur la faune aquatique.

Procédures

Aucun prélèvement et aucune procédure chirurgicale ne sont prévus. La procédure 1 aura une durée comprise entre 3 et 6 mois. La procédure 2 se déroule de la façon suivante : L’expérimentation consiste en 3 phases principales: 1) le poisson nage librement dans le bac avec un fond de couleur donnée (Gris ou vert) pendant 5 minutes, 2) l’individu reçoit un faible choc électrique (9v DC de 80ms), le poisson associe alors la sensation désagréable du choc électrique à la couleur, 3) les 2 couleurs sont placées sur le fond et le poisson se déplace librement pendant 1 minutes. Donc en totalité cette expérimentation dure 7minutes mais la procédure 2 proprement dite dure 80 millisecondes.

Impact sur les animaux

Ces manipulations pourraient engendrer un stress : le comportement des animaux sera suivi (et enregistré) pendant toute la durée de l'expériementation. Si un comportement anormal est observé l'expérience sera immédiatement stoppée.

Devenir

A la fin de la procédure 1 (soumission à un environement bruité pendant 3 mois par groupe de 10), les capacités cognitives de chaque individu seront testées individuellement dans la procédure 2 (Tests de conditionnement aversif Pavlovien). Tous les poissons seront gardés en vie. A la fin des tests cognitifs (Procédure 2), les animaux seront replacés dans des aquariums dédiés, en respectantleur groupe d'origine, dans la salle d'élevage du laboratoire.

Remplacement

Ces expériences reposent sur des techniques d'apprentissage suivi de l'observation de séquences comportementales : l'animal ne peut pas être remplacé

Réduction

Nous avons réduit au maximum le nombre de réplicats (3) afin d'avoir des résultats statistiquement exploitables et recevables. Chaque réplicat correspond à une ponte d'environ 20 individus qui seront placés dans 2 conditions environnementales différentes (bruitée et non bruité). Ainsi, au total, 60 poissons seront testés par conditions d'incubation.

Raffinement

Les aquariums seront enrichis avec du sable et des abris permettant ainsi les comportements . Les densités utilisées dans les aquariums respecteront les règles sanitaires. Enfin, les conditions physico-chimiques et lumineuses se rapprocheront au mieux de l'environnement dans le milieu naturel.

Choix des espèces

Maylandia zebra est un poisson cichlidé social, grégaire présentant une forte hiérachie. En contexte de défense du territoire et de parade nuptiale, ce poisson communique via les canaux visuels, acoustique et olfactif, ce qui en fait un modèle de choix pour l'étude des interactions sociales et de la communication multimodale. De plus, l'incubation des oeufs se fait dans la bouche de la femelle, ce qui facilite l'étude de l'effet de paramètres environnementaux au cours du développement embryonnaire.

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    • Troubles immunitaires
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    • Système immunitaire
Souris : 8960
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8 960 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Fortement immunodéprimées, elles reçoivent des cellules T humaines et des cellules tumorales, avec une à deux injections ou prélèvements par semaine, pour optimiser l'efficacité de ces cellules contre le lymphome. Le porteur indique une perte de poids possible et l'arrêt de l'expérience en cas de souffrance. Il affirme que cette analyse de cellules humaines ne peut se faire qu'in vivo, sur un modèle murin très immunodéprimé.

Objectifs

Le traitement des cancers des cellules du sang représente un enjeu majeur et dans ce contexte, de nouvelles stratégies thérapeutiques contre le cancer ont récemment été développées en utilisant notre système de défense pour cibler et éliminer les tumeurs. Notamment, des immunothérapies basées sur l’injection de cellules immunitaires spécifiques de protéines tumorales, comme par exemple les approches utilisant des cellules T modifiées pour reconnaitre spécifiquement une tumeur, ont démontré leur potentiel thérapeutique, et sont maintenant approuvées en clinique pour certaines applications. Cependant des cas de résistances/rechutes pour ces patients restent trop nombreux et de nombreuses questions demeurent pour en comprendre les raisons et en conséquence, pouvoir optimiser la persistance et la réactivité des cellules T greffées chez ces patients. Dans ce projet, nous proposons de déterminer dans un modèle murin adapté : 1) l'efficacité anti-tumorales de cellules T humaines générées à partir d’échantillons de patients atteints de lymphome 2) de quelle manière le processus de préparation des cellules T et la nature de la tumeur, affectent le devenir et l’efficacité des cellules T greffées. Les résultats obtenus pourraient permettre une amélioration de l’efficacité de ces nouvelles approches thérapeutiques.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus de notre projet sont tout d’abord une meilleure compréhension des mécanismes impliqués dans une réponse anti-tumorale efficace d’une population de cellules de notre système immunitaire, les cellules T. D’autre part, nous espérons que nos résultats auront pour conséquence l’amélioration dans un premier temps du traitement des lymphomes mais également, à plus long terme, d’autres types de cancers. Cette problématique reste en effet une problématique majeure puisque le traitement des cancers des cellules sanguines en général, et du lymphome en particulier, représente toujours un enjeu de santé majeur (plus de 5000 nouveaux cas/an dont 1/3 de cas réfractaires aux traitements de premières lignes). Dans ce contexte, comme indiqué ci-dessus, le développement de nouvelles stratégies anti-tumorales, basées sur les propriétés du système immunitaire pour cibler et éliminer les tumeurs, a permis d’améliorer les traitements contre le cancer et notamment les hémopathies. Ainsi, les traitements basés sur l’injection de cellules T anti-tumorales sont maintenant approuvés en clinique pour le traitement de différents cancers hématologiques tels que les leucémies ou les lymphomes. Toutefois, malgré des résultats spectaculaires, des formes réfractaires à cette approche persistent. Différentes explications peuvent être invoquées comme une faible/absence d’expansion des cellules T anti-tumorales après infusion, un défaut de persistance ou encore une altération de leur fonctionnalité. Ainsi, il est crucial de déterminer les causes de ces échecs afin d’optimiser l’efficacité de ces nouvelles thérapies pour cet enjeu majeur de santé publique. Ce projet permettra ainsi comme indiqué précédemment d’accroître nos connaissances sur les paramètres pouvant impacter l’efficacité des cellules T anti-tumorales et ainsi, identifier de nouvelles pistes pour optimiser cette approche thérapeutique prometteuse.

Procédures

Les animaux subiront différents types d'injections ou prélèvements pour lesquelles la douleur est faible à modérée et ne requièrent pas plus que quelques minutes par animal. Par souci du bien être animal et en fonction du type d'injection, l'intervention sera réalisée sous anesthésie ou contention appropriée de l'animal. En moyenne, un animal subira 1 à 2 injections ou prélèvements par semaine au cours d’une expérience.

Impact sur les animaux

Le protocole expérimental mis en place afin de répondre à nos objectifs peut induire une perte de poids transitoire chez l’animal. Les animaux seront observés et suivis régulièrement afin de détecter l’apparition de tout signe de douleur détaillée dans une fiche de suivi clinique (perte de poids, altération du comportement, de la qualité du poil, de la mobilité, …). En cas de souffrance de l'animal, l'expérimentation sera arrêtée.

Devenir

La totalité des animaux impliqués dans cette demande sera mise à mort en fin d'expérimentation afin de prélever les organes lymphoïdes et réaliser des analyses par cytométrie en flux et microscopie.

Remplacement

La caractérisation des effets anti-tumoraux des cellules T de patients modifiées ex vivo en parallèle du suivi du développement tumoral ne peut être abordé à ce stade qu’in vivo. Il n’existe pas d’approches in vitro ou in silico qui permettent de s’en affranchir. Le projet décrit dans le cadre de cette demande requiert une analyse intégrée in vivo de la fonctionnalité de cellules T humaines anti-tumorales, en présence de tumeurs. Toutefois, de nombreuses conditions de culture et/ou modifications des cellules T de patients seront, dans une première phase, testées ex vivo de manière à sélectionner et ainsi optimiser, le nombre de conditions testées in vivo.

Réduction

Cette étude est basée sur les données de la littérature et l’expertise de nos collaborateurs dans la réalisation d’expériences comparables. Par ailleurs, de nombreuses conditions de culture et/ou modifications des cellules T de patients seront dans une première phase testées ex vivo de manière à sélectionner et ainsi optimiser le nombre de conditions qui seront ensuite testées in vivo. Les modèles tumoraux utilisés dans cette étude permettent un suivi facilité du développement tumoral par bioluminescence et une limitation du nombre d’animaux utilisés. De plus, nous avons évalué en fonction des données connues, du degré d’hétérogénéité de la pathologie et de la prise des greffes, que le nombre d’animaux par groupe expérimental (n=8) permettait d’atteindre une puissance statistique suffisante. Les expériences proposées sont décrites en deux phases ce qui permettra de sélectionner et limiter les conditions à tester dans la deuxième phase et ajuster, si nécessaire, le nombre d’animaux requis. Par ailleurs, mâles et femelles pourront être utilisés dans ce projet afin d’optimiser au maximum l’utilisation des animaux. Enfin, les données obtenues seront systématiquement évaluées au moyen de tests statistiques adaptés.

Raffinement

Durant les expériences, les animaux seront suivis quotidiennement par les zootechniciens et/ou chercheurs. Pour leur bien être et réduire le plus possible souffrance et angoisse, les animaux seront maintenus systématiquement à plusieurs par cage avec un enrichissement suffisant pour leur permettre de construire des nids et ainsi améliorer leur bien être. Afin d'évaluer la souffrance des animaux en expérimentation, la qualité du poil, la mobilité, la posture et le poids des souris seront monitorés (en utilisant une grille d'évaluation clinique). Une attention toute particulière sera portée à la perte de poids : ainsi, le poids des animaux sera mesuré régulièrement et un peu de nourriture humidifiée (et/ou substitut gélifié) sera déposé si besoin directement dans la cage afin d’éviter aux souris d’aller chercher en hauteur la nourriture et l’eau. L’expérimentation sera arrêtée immédiatement si un état de souffrance est détecté chez les animaux.

Choix des espèces

Le projet décrit dans le cadre de cette demande requiert une analyse intégrée in vivo de la fonctionnalité de cellules T humaines anti-tumorales, en présence ou en absence de tumeurs. Ces questions ne peuvent pas être abordées à l’heure actuelle au moyen de méthodes alternatives in vitro ou in silico, et demandent ainsi de faire appel à des modèles animaux, murins dans le cas présent, en raison des grandes similitudes du système immunitaire murin et humain. Par ailleurs, pour cette étude faisant appel au transfert adoptif de cellules T humaines, seul un modèle murin fortement immunodéprimé peut être utilisé. Dans cette optique, des animaux adultes males et femelles (agés de 8-15 semaines) seront utilisés pour les expérimentations proposées.

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    • Troubles endocriniens
    • Troubles gastrointestinaux
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
    • Système gastrointestinal
Rats : 90
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90 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils reçoivent une injection de vecteur de thérapie génique dans une veine, puis des prises de sang chaque semaine pendant six mois et des examens cardiaques mensuels, pour vérifier si ce traitement d'une maladie du foie provoque des effets sur le cœur. Le porteur indique ne pas attendre d'effet indésirable mais surveiller infarctus et troubles du rythme éventuels. Il affirme que tester la fonction cardiaque impose un animal vivant.

Objectifs

Notre projet a pour but de développer des solutions thérapeutiques pour patients atteints de glycogénose de type 1A (GSD1A), due à des mutations de la sous-unité catalytique de la glucose-6-phosphate (G6pc). La G6pc permet de fournir de l’énergie à tout l’organisme (sous forme de glucose) et de maintenir la glycémie lors d’un jeûne. La technologie de transfert de gène consiste à introduire un gène médicament dans les cellules malades cibles via un vecteur. Il existe plusieurs types de vecteurs, dont les vecteurs dérivés des virus adéno-associés (AAV) qui sont aujourd’hui les plus utilisés et les plus prometteurs pour cibler le foie. Plusieurs équipes dont la nôtre ont déjà démontré l’efficacité de ce type de stratégie dans un modèle murin de la GSD1A (en cours de publication). Dans ce projet, nous voulons explorer l’expression de la G6pc dans le cœur et les conséquences sur la fonction cardiaque. En effet, l’AAV apporte la protéine G6pc dans le cœur, alors qu’il n’y est pas exprimé naturellement. L’expression cardiaque de la G6pc pourrait induire une surcharge en glucose. Or, il est connu que la surcharge en glucose conduit à une toxicité responsable de cardiomyopathies diabétiques. Afin de poursuivre le développement de notre produit, le projet présenté ici a pour but d’évaluer l’expression d’un ensemble de biomarqueurs tissulaires et fonctionnels permettant de détecter tous les signes de complications cardiaques. Nous utiliserons des rats, mâles et femelles, de 4 à 6 semaines.

Bénéfices attendus

La GSD1A touche 1 naissance sur 100 000 chaque année. Il n’y a à ce jour aucun traitement curatif sur le marché. Notre but est de développer une thérapie génique efficace pour traiter ces patients. Dans nos études chez le modèle murin de la GSD1A, nous avons mis en évidence une correction de la glycémie (les hypoglycémies sont les principales causes de décès chez les patients) et une diminution de la fréquence d’apparition des tumeurs grâce à notre vecteur AAV. Afin de poursuivre le développement de notre produit vers la clinique, nous devons déterminer s’il peut entraîner des effets indésirables dans le cœur. En effet, l’AAV est capable d’apporter la G6pc dans le cœur, or, cette protéine n’y est pas exprimée naturellement. Ces études nous permettront donc de déterminer si nos vecteurs AAV conduisent à l’apparition d’effets cardiaques indésirables.

Procédures

Tous les animaux seront injectés sous anesthésie gazeuse avec des vecteurs AAV au niveau de la veine caudale. Tous les animaux seront prélevés en sang, sous anesthésie gazeuse ou sur animal vigile selon le site de prélèvement, toutes les semaines pendant 6 mois. Les sites de prélèvements seront alternés (veine caudale, veine sous-mandibulaire droite ou gauche et veine rétro-orbitale droite ou gauche sous anesthésie). L’activité cardiaque sera mesurée mensuellement par électrocardiogramme sur animal vigile, et par échocardiogramme sur animal endormi par anesthésie gazeuse.

Impact sur les animaux

Lors nos études précédentes chez la souris, nous n’avons pas observé d’effet indésirable, cardiaque ou autre, ni de surmortalité chez les groupes traités par AAV. Nous ne nous attendons pas à une mortalité supérieure chez les rats traités par AAV. Néanmoins, ces complications cardiaques, si elles survenaient, pourraient être de trois types : infarctus (fibrose cardiaque), cardiomyopathie (hypertrophique ou dilatée) ou troubles primaires du rythme.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés.

Remplacement

L’utilisation d’animaux n’est pas remplaçable pour réaliser cette étude car (1) il faut tester la fonction cardiaque sur animal vivant ; (2) il est nécessaire de tester nos produits sur un corps entier pour observer les effets simultanés sur le foie et sur le cœur ; et (3) il faut obtenir des fluides (sang, urine) pour mesurer les biomarqueurs.

Réduction

Afin d’utiliser un minimum d’animaux, nous avons utilisé une approche statistique nous permettant de définir le nombre minimum d’animaux nécessaires pour obtenir un résultat significatif nous permettant de répondre aux problématiques posée. Ce nombre minimum est respectée pour chaque procédure.

Raffinement

La taille des cages devrait permettre aux rats de démontrer des comportements importants pour leur qualité de vie : ils seront hébergés par 2 ou 3 individus (selon leur poids) de même âge, favorisant les comportements normaux de l’espèce, comme le jeu et les relations sociales (Pellis et coll., 2010). L’enrichissement des cages avec des éléments tels que des aménagements pour favoriser l’activité physique (structures pour grimper) ou se cacher / éviter le contact (tubes, séparateur), des matières pour permettre de creuser, des objets à mâcher (blocs en bois) etc… devraient limiter le stress des animaux, les rendre moins craintifs et moins agressifs et favoriser leur bien-être général (Botelho et coll., 2007; Patterson-Kane et coll., 1999). Dès leur arrivée en zone d'expérimentation (2 semaines avant le début des traitements), les rats seront manipulés et contentionnés au moins 3 fois avant le début de la procédure, afin d’être familiarisés aux expérimentateurs et aux gestes expérimentaux. Le rat étant très sensible au stress, cette habituation est importante. Ceci devrait réduire stress et angoisse. Avant chaque intervention, l’identification de l’animal doit être vérifiée et son état général observé avec attention. Les informations pertinentes pourront alors être notifiées sur une fiche d'évaluation. En effet, l'évaluation du comportement de l'animal et de ses signes cliniques doit être réalisée de manière minutieuse afin de détecter tout changement ou signes d'inconfort de stress ou de douleur. Après intervention, une surveillance minutieuse sera mise en place pour garantir que l’animal récupère pleinement de l’acte réalisé.

Choix des espèces

Les rats de type sauvage ont été choisis comme animaux modèles car ce modèle est plus sensible aux éventuels effets secondaires cardiaques que les modèles de souris (meilleure entrée du vecteur dans le cœur de rats que dans le cœur de souris). De plus, nous regardons l’expression supraphysiologique d’une protéine et ses conséquences au niveau cardiaque, nous n’avons donc pas besoin de rats modèles de la pathologie. Nous allons utiliser de jeunes rats et des rats adultes pour cette étude (4 et 6 semaines) Ce choix est basé sur trois considérations : 1) Nous souhaitons traiter de jeûnes adultes et des adultes lors des essais cliniques, nous voulons utiliser une population de rats « mimant » cet âge. 2) L’utilisation de rats de 4 ou 6 semaines nous permettra par comparaison d’évaluer l’effet de notre produit sur un cœur en développement. 3) Le foie est un tissu en forte croissance lors des premières semaines de vie chez le rongeur, entraînant ainsi une dilution du génome de l’AAV dans les hépatocytes ce qui a pour conséquence de réduire son efficacité au cours du temps, nous souhaitons donc minimiser cet effet en utilisant des rats dont le foie est suffisamment développé pour que la prolifération soit modérée. Selon les études précédentes réalisées au sein du laboratoire, des animaux de plus de 4 semaines peuvent être inclus.

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    • Système endocrinien
Souris : 60
Souffrances
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60 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles courent sur un tapis roulant motorisé dix minutes par jour pendant quatre jours, et une partie reçoit une injection de fixateur sous anesthésie, pour mesurer l'effet d'une protéine sur l'activité motrice et le fonctionnement des mitochondries. Le porteur indique que le tapis peut provoquer un léger stress et de la fatigue. Il conduit une partie du projet sur des cellules in vitro et réserve l'animal aux tests d'effort et aux analyses de tissus.

Objectifs

Dans le cadre de notre projet nous nous intéressons à une famille de protéine, dont un membre de la famille est responsable d’une maladie mitochondriale caractérisée par des atteintes neuromusculaires sévères. A ce jour, les causes de cette pathologie sont inconnues. Récemment, nous avons montré que des homologues de cette protéine possèdent la même fonction dans la régulation du métabolisme énergétique et nous avons donc mis en évidence un mécanisme original pouvant expliquer l’atteinte mitochondriale observée chez les patients. Afin de confirmer que ce mécanisme est bien à la base de la pathologie et de la régulation du métabolisme énergétique, nous voulons étudier le rôle d’un des membres de cette famille de protéines selon 3 axes : 1-Tester l’impact de la protéine sur l’activité motrice de la souris puisque les attentes énergétiques engendrent des déficits musculaires et une intolérance à l’effort. Pour cela, nous souhaitons mesurer la vitesse roulant motorisé et l’endurance des souris à l’aide d’un tapis de course. La vitesse du tapis sera progressivement augmentée et l’activité locomotrice de l’animal sera monitorée grâce à une caméra hautes fréquences. 2-Nous voulons mesurer l’atteinte énergétiques au niveau des tissus par des tests biochimiques. 3- nous voulons voir les défauts d’organisation et de morphologie des usines énergétiques des tissus, les mitochondries) par des analyses histologiques.

Bénéfices attendus

La mitochondrie sont les usines de production d’énergie dans les tissues et elles sont donc nécessaire au bon fonctionnement des différents organes chez l’homme. Des déficits mitochondriaux induisent des pathologies sévères. A l’heure actuelle, plus de 120 syndromes mitochondriaux ont été décrits pour lesquels aucun traitement n’existe. Aussi, il est nécessaire de comprendre quelles sont les causes cellulaires de ces pathologies. Notre projet se place dans ce cadre. Nous souhaitons comprendre le rôle important joué par une famille de protéines dans la production énergétique. La protéine que nous étudions dans ce projet fait partie d’une famille de protéines dont certains membres sont responsables de syndromes mitochondriaux et dont la fonction reste inconnue. A court terme, en comprenant le mode d’action et l’impact de notre protéine sur la mitochondrie, notre projet permettra d’établir les causes des pathologies mitochondriales associées à cette famille et cela permettra de développer des traitements pour ces pathologies à plus long terme.

Procédures

Concernant, les tests d'effort, les animaux seront placés sur un tapis roulant motorisé pour une durée maximale de 10 minutes pendant 4 jours consecutifs. De plus, 40 animaux seront soumis a une injection unique de fixateur de tissus. Ces injections se feront sur des animaux anesthésiés. Au total, cette intervention dure 15 minutes au total.

Impact sur les animaux

Le versant comportemental de notre étude est basé sur une analyse de la marche sur tapis roulant. Ce test peut engendré un stress leger chez l'animal du à la découverte de l appareillage. Ces tests de efforts pouvent engendrés de la fatigue physique. Pour ce qui est de la perfusion intracardiaque, la procédure réalisée sur animal anesthésié suit les normes et pratiques en vigueur.

Devenir

A la fin de la procédure, les animaux sont mis à mort afin de réaliser des analyses biochimiques et histologiques sur les tissus en postmortem.

Remplacement

Dans le cadre de notre projet, nous combinons l’utilisation de modèles in vitro et animaux. L’utilisation des modèles animaux est limitée aux études qui ne peuvent être conduites sur les modèles in vitro. Ainsi, les tests d'effort locomoteur (sur tapis roulant) et les analyses biochimiques, morphologiques et structurelles des tissus sont des impératifs incontournables de notre projet qui, en l'état des connaissances et des méthodes disponibles, ne peuvent pas s'affranchir de l'utilisation d'un modèle animal. En revanche, les investigations des mécanismes cellulaires et des voies de signalisation sont développées sur des modèles cellulaires in vitro.

Réduction

D'un point de vue général, nous réalisons une grande partie de notre projet sur des modèles cellulaires in vitro et limitons autant que possible les approches expérimentales réalisées sur l'animal. Ces dernières sont uniquement destinées à valider/confirmer l'implication des processus révélés in vitro au niveau de l’organisme. Pour notre projet, nous avons procédé à une réflexion pour déterminer le nombre d’animaux par groupe. Nous avons établi strictement le nombre d’animaux nécessaire. Afin de limiter l'utilisation d'animaux, les tests biochimiques (20 animaux) et histologiques (40 animaux) seront effectués à partir des tissus collectés sur les animaux évalués sur tapis roulant (60 animaux). Cette approche combinée permet de réduire le nombre d’animaux nécessaire à la réalisation du projet.

Raffinement

Nos souris seront hébergées dans une animalerie conventionnelle, au sein de laquelle le bien-être et la santé des animaux sont suivis quotidiennement, permettant de détecter toute anomalie physique ou comportementale potentiellement révélatrice de signes cliniques. Les animaux sont hébergés en cages collectives dans les conditions les mieux adaptées au modèle murin. Nos animaux sont hébergés en présence de raffinement spécifique permettant la création de nids (important pour les femelles gestantes et allaitantes) des tunnels en carton, qui leur servent à se cacher et à jouer. Dans le ,cadre spécifique de la procédure du projet, nous avons inclus une étape préalable d’habituation aux appareillages afin de limiter le stress et l'anxiété des animaux. Nous avons également établi des points limites objectifs et précoces permettant de mettre fin à toute procédure le cas échéant, et appliquons systématiquement un traitement analgésique et des mesures de soins lorsque nécessaire. L’ensemble des procédures est encadré et mis en oeuvre par du personnel dument formé et habilité aux méthodologies utilisées et au bien-être animal.

Choix des espèces

Dans le cadre de ce projet, nous utiliserons des animaux adultes âgés de 10 à 14 semaines. A cette période, les souris sont adultes et présentent la capacité d’activité élevée. Ainsi, il est plus facile d’observer des différences entre les phénotypes, limitant ainsi le nombre d’animaux utilisés.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 428
Souffrances
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428 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Génétiquement modifiées pour développer des plaques sous régime gras, elles reçoivent une injection de lipoprotéines marquées et, pour une partie, un agent inflammatoire, afin de tester une imagerie de l'athérosclérose. Le porteur indique mettre à mort 328 animaux pour prélever leurs tissus et transférer les 100 autres vers un autre établissement pour une imagerie sur corps entier. Il affirme qu'aucune méthode sans animaux ne permet de suivre ces composés injectés dans l'organisme.

Objectifs

L’athérosclérose se caractérise par l’accumulation progressive de lipides dans la paroi des artères, conduisant à la formation de plaques d’athérome pouvant obstruer partiellement la lumière artérielle. Cette maladie peut rester longtemps silencieuse avant de provoquer un accident vasculaire provoqué par la rupture soudaine de la plaque, devenue instable car fragilisée par des phénomènes inflammatoires. La cause initiale de la formation des plaques d’athérome est le captage anormal de lipoprotéines, complexes transportant le cholestérol dans la circulation. On distingue ainsi des lipoprotéines de type LDL (« mauvais cholestérol ») ou HDL (« bon cholestérol »). LDL est HDL peuvent toutes deux être captées par les cellules présentes dans la paroi artérielle. Dans un projet précédent, nous avons développé un système de marquage bimodal permettant de suivre une molécule d’intérêt au niveau du corps entier (imagerie PET) et dans des biopsies de tissus (microscopie en fluorescence). L’objectif de ce projet est d’appliquer ce système de marquage aux lipoprotéines afin d’utiliser ces dernières comme nouveaux agents d’imagerie de l’athérosclérose sur corps entier et sur biopsies de plaques. Nous testerons nos lipoprotéines marquées sur deux modèles de souris génétiquement modifiées connus pour développer, sous régime riche en cholestérol, des plaques d’athérome d’étendue modérée (souris LDLRKO) ou importante (souris ApoEKO). Nous testerons également la capacité de nos lipoprotéines marquées à discriminer des plaques d’athérome stables (souris ApoEKO sans inflammation) ou instables (souris ApoEKO avec inflammation induite par injection de LPS).

Bénéfices attendus

L’athérosclérose est une des premières causes de mortalité dans les pays développés. Les techniques d’imagerie actuelle permettent de détecter des rétrécissements artériels ou des lésions artérielles avancées, mais sont limitées à des explorations dans des régions corporelles très restreintes et ne permettent pas de discriminer des plaques stables de plaques instables. Si nos lipoprotéines marquées s’avèrent efficaces elles permettraient, après transposition à l’humain, de détecter les plaques d’athérome de manière exhaustive et de prédire leur propension à se rompre. Cette nouvelle stratégie d’imagerie permettrait ainsi d’orienter de manière plus précise la prise en charge des patients tant au niveau des interventions chirurgicales que des traitements médicamenteux. A long terme, ces nouveaux traceurs permettraient notamment de diminuer le résiduel et les récidives d’accidents vasculaires qui persistent chez les patients à risque.

Procédures

Injection intraveineuse de traceur d’imagerie sur souris vigiles. Une seule fois, sur tous les animaux. Régime riche en graisse sous forme de croquettes fournies ad libitum durant 12 semaines pour 232 souris au total. Anesthésie gazeuse pour prélèvement sanguin terminal avant mise à mort sur 328 souris au total. Injection intrapéritonéale de sérum physiologique (« placebo ») ou d’un agent inflammatoire sur souris vigiles : 1 par jour pendant 5 jours. 40 souris placebo et 40 souris avec inflammation. Transport vers l’autre EU : stress lié au transport (5minutes). 100 souris au total.

Impact sur les animaux

Injection intraveineuse de lipoprotéines. Les composés injectés sont naturellement présents dans la circulation chez les vertébrés, donc leur injection ne devrait pas provoquer d’effet néfaste. Seule la contention liée à la procédure d’injection est susceptible de provoquer un inconfort chez les animaux. Régime riche en graisses. D’après nos expériences passées, le régime riche en graisse (croquettes ad libitum) donné aux souris durant les 12 semaines n’a pas d’effet indésirable sur les animaux, qui ont néanmoins un pelage d’aspect « gras ». L’athérosclérose induite après 12 semaines de régime est complètement asymptomatique et ne provoque aucune nuisance à l’animal. Injection d’un composé pro-inflammatoire. L’injection en elle-même est associée à un inconfort léger le temps de la contention. L’inflammation induite par ce composé est susceptible de générer une douleur modérée mais réversible au bout de 5 jours.

Devenir

Pour chacune des trois procédures, les prélèvements sanguins et de tissus (foie, intestin, rate, plaques d’athérome) impliquent la mise à mort des animaux sous anesthésie : 96 pour la procédure 1 ; 192 pour la procédure 2 ; et 40 pour la procédure 3. Les autres animaux sont transférés vers un autre EU à des fins d’imagerie sur corps entier : 20 pour la procédure 1 ; 40 pour la procédure 2 ; et 40 pour la procédure 3.

Remplacement

Il n’est pas possible de remplacer l’utilisation d’animaux pour ce projet visant à étudier le trajet dans l’organisme de composés administrés par voie veineuse et destinés à des applications d’imagerie sur corps entier et sur biopsies de tissus.

Réduction

Les effectifs ont été optimisés sur la base des coefficients de variabilité reportés dans la littérature en termes de pharmacocinétique. Nos précédents projets de cinétiques utilisant des molécules portant des marqueurs bimodaux nous ont permis de connaitre les doses optimales à utiliser.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en groupe (minimum 3 ou 4 par cage), dans des conditions standard avec enrichissement du milieu. Ils seront contrôlés quotidiennement. Toutes les manipulations seront réalisées par du personnel familiarisé aux souris, formé aux gestes techniques et au bien-être animal, en utilisant un appareillage de contention spécialement dédié. Elles seront effectuées hors des pièces d’hébergement pour ne pas générer un stress supplémentaire. Pour la plupart des animaux utilisés dans ce projet, l’intervention se limitera à une injection intraveineuse suivie d’une mise à mort sous anesthésie générale. Un petit nombre d’animaux recevra 5 injections intrapéritonéales visant à induire une inflammation modérée et feront l’objet d’un suivi particulier avec traitement de la douleur en cas d’apparition de signes de détresse. Tous les animaux seront surveillés après injection et ceux présentant des signes de détresse persistant au-delà de 24 heures (posture prostrée, contractions abdominales, masque de douleur, grognements) ou d’atteinte neurologique ou respiratoire (paralysie, suffocation) seront mis à mort sous anesthésie générale. Tous les prélèvements seront réalisés sous anesthésie générale avant mise à mort.

Choix des espèces

La souris constitue un modèle de choix en pharmacologie car ses grandes fonctions physiologiques sont comparables à l’homme (fonction rénale, hépatique). Le rat ne développe pas de plaque d’athérome, même sous régime riche en graisses. Les lignées de souris génétiquement modifiées LDLRKO et ApoEKO sont les deux modèles de référence pour l’étude de cette pathologie avec deux degrés différents de sévérité. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte. Les composés d’intérêt étudiés ont pour but d’aider le diagnostic ou le traitement de la plaque d’athérome. Du fait de la pathologie intervenant chez l’adulte, il est justifié de travailler sur des animaux adultes possédant des fonctions physiologiques proches de la future cible humaine.

  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Souris : 48
Souffrances
▲ -
▲ 24
▲ 24
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 48

48 souris mâles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Vingt-quatre reçoivent un régime alcoolisé pendant onze jours et des gavages répétés d'une bactérie productrice de toxine, pour mettre au point un modèle d'hépatite alcoolique jugé plus proche de la maladie humaine. Le porteur indique une perte de poids servant de point limite et une agressivité possible provoquant morsures et dépilations. Il affirme qu'aucune approche in vitro n'existe pour cette maladie et que l'animal est "indispensable".

Objectifs

L'hépatite aiguë alcoolique apparaît chez des patients consommant de l'alcool de manière chronique et excessive. La mortalité atteint 30 à 40% à 28 jours d'évolution. La cortisone, un anti-inflammatoire est le seul traitement validé mais son utilisation est limitée par l'absence de réponse au traitement dans 40% des cas, des potentiels effets secondaires et l'absence de bénéfice sur la mortalité au-delà de 28 jours. Ainsi, un nombre significatif de patients se retrouve sans alternatives thérapeutiques. A ce jour, les modèles murins disponibles sont imparfaits en raison d'une faible inflammation et d'une fibrose légère. Ces données sont ainsi très loin de la physiopathologie observée chez les patients atteints d'hépatite aiguë alcoolique. La bactérie Entéroccocus faecalis est présente dans le tractus gastro-intestinal des humains et chez certains animaux. Chez des patients atteints d'hépatite alcoolique aiguë, elle est notamment responsable de la production d'une toxine appelé cytolysine. Récemment, il a été démontré que cette toxine est responsable de la mort des cellules du foie, les hépatocytes et ainsi aggraverait le pronostic vital du patient. Le lien étroit entre cette maladie et le microbiote intestinal est due à l'induction d'une perméabilité intestinale accrue causée par une consommation aiguë et chronique d’éthanol. L'objectif du projet est d'utiliser un modèle murin d'alcoolisation chronique connu en ajoutant des gavages intragastriques à des temps précis de la souche bactérienne productrice de la toxine, la cytolysine. Cela permettra d'obtenir un modèle murin représentatif de la réalité médicale et permettra par la suite de valider des médicaments soignant la pathologie.

Bénéfices attendus

Aucun modèle actuel ne synthétise parfaitement les caractéristiques de l'hépatite aiguë alcoolique limitant la compréhension des mécanismes permettant le développement d'étude chez l'Homme. Le modèle que nous proposons de mettre au point se veut rapide (16 jours), reproductible (souches bien identifiées et purifiées de la bactérie) et transposable à l'homme. Par ailleurs ce modèle nous permettra de tester nos molécules d'intérêts que nous avions à ce jour testé sur les modèles connus mais imparfaits. Avec ce modèle plus pertinent, les résultats de cette étude pourront conduire au développement rapide d'études chez l'Homme.

Procédures

Toutes les souris (n=48) du protocoles vont bénéficier d'un régime alimentaire semi liquide pendant 16 jours. Ce régime sera alcoolisé ou non (11 jours sur 16) ce qui est une variation par rapport à leur standard d'alimentation lorsqu'il y a de l'alcool. Cette intervention à base d'alcool concernera 24 souris. L'appétence pour la texture semi liquide est très importante pour les souris qui l'apprécient. 24 animaux seront soumis à des gavages intragastriques à J6, J9, J12 et J15 de la souche E. faecalis pour les groupes 2 et 4. Les gavages intragastriques en termes de temps sont très court pour l'animal et ne représentent pas de douleurs. Les 24 autres souris ne subiront pas cette intervention.

Impact sur les animaux

Nous possédons une expertise du protocole murin d'alcoolisation. Les effets indésirables observables pour ce protocole sont la perte de poids qui représente le point limite. Une procédure de raffinement spécifique est mise en place pour permettre d'endiguer la perte de poids trop importante. Le gavage intragastrique par une souche bactérienne est une inconnue cependant nous nous sommes entourés d'un laboratoire de bactériologie. De plus, la concentration administrée à chaque gavage correspond à 10g de selles humaines soit des concentrations réalistes et acceptables. Le gavage de bactéries prévu est en quantité modeste et doit être répété car en quantité insuffisante pour coloniser la flore digestive des souris et induire une intoxication aiguë. Néanmoins, pour prévenir toute incertitude liée à la tolérance des ingestions répétées de bactéries par gavage, nous avons développé un score clinique de surveillance détaillé dans la partie raffinement et constituant un point limite. Les gavages intragastriques itératifs peuvent stresser l'animal, une procédure de raffinement est prévue. L'alcoolisation chronique peut entrainer une agressivité chez certaines souris dominatrices. Cette aggressivité n'est pas constante et ni spécifique de ce protocole. L'aggréssivité se manifeste en premier lieu par des lésons de dépilation ou de morsures qui restent modestes. Les animaux seront surveillés quotidiennement et les souris agressives ou à l'inverse blessées seront isolées et soignées par soins locaux de bétadine. Cela ne constitue pas un point limite et la souris aggressive peut rester dans le protocole d'étude bien qu'elle soit isolée. Les maladies du foie comportent un large spectre allant de la stéatose jusqu'au cancer du foie. Des complications graves comme la jaunisse ou de l'accumulation de liquide dans l'abdomen (ascite) sont observées chez les patients malades. Ces stades ne sont pas retrouvés chez les modèles murins et ainsi ne représentent pas une nuisance potentielle.

Devenir

La mise à mort est nécessaire pour des analyses post mortem de différents organes (foie, rate, intestin).

Remplacement

A ce jour, il n'existe aucune approche in vitro pour étudier l'évolution d'une pathologie inflammatoire multifactorielle comme l'hépatite alcoolique et notamment le lien avec le microbiote intestinal en corrélant la présence de la cytolysine, la toxine produite par la bactérie Entéroccocus faecalis avec la mort des cellules du foie, les hépatocytes. Une étude chez un organisme vivant telle que la souris est indispensable pour pouvoir valider par la suite des études de phase 2 chez l'Homme.

Réduction

L'étude sera menée avec un nombre total de 48 jeunes souris adultes mâles pesant 18 à 20g, basé sur le calcul a priori du nombre de souris nécessaires tenant compte de la variabilité interindividuelle sur l'évolution de la pathologie hépatique. Ce nombre correspond au nombre de souris mâle permettant de former chaque groupe (n=12) au sein de l’étude statistiquement significatif.

Raffinement

Dès la réception, les animaux auront une période d'acclimatation d'une semaine pour s'adapter à leur nouvel environnement. Ils seront hébergés dans une animalerie dotée de tous les paramètres nécessaires (température, hygrométrie, filtration de l'air, ...) à leur bien-être. Une procédure d'estimation (avec des paramètres définis) et suppression de la souffrance sera mise en place. Les points limites de ce protocole concerne 1) la perte de poids de l'animal. Ainsi, une surveillance pondérale régulière (J0, J6, J8, J10, J15) et un protocole de raffinement spécifique est prévu (augmentation de la stimulation les conduisant à mieux s’alimenter, renutrition par des croquettes riches en protides). Dans les cas éventuellement graves, les animaux seront mis à mort selon le protocole en vigueur à l'animalerie. 2) Nous prévoyons d'utiliser un score de surveillance prenant en compte l'apparence, la mobilité, la réponse aux stimuli, l'ouverture des yeux, la froideur au toucher et la fréquence respiratoire. Un score élevé constitue un point limite. 3) En cas d'aggréssivité persistantes des animaux attesté par des morsures et lésions de dépilation, la souris dominante sera isolée pour prévenir toute éventualité d'aggravation des lésions. En fin de protocole, les animaux seront mis à mort et des prélèvements d'organes seront effectués pour permettre de réaliser les analyses biochimiques et immuno-pathologiques.

Choix des espèces

Le modèle animal choisi est la souris C57BL/6. Ce choix a été motivé par l'expertise de l'équipe pour cet animal et cette souche pour la mise en place de modèle murin dans le cadre des maladies du foie. Ce choix nous permettra des comparaisons entre nos modèles et au niveau international avec les modèles en vigueur. De plus nous prévoyons l’utilisation future d’inhibiteurs de TREM-1 sur ce modèle s’il est probant. Le choix de l’espèce est ainsi étayé par l’existence d’un modèle transgénique KO-TREM-1. L’étude sera réalisée sur des souris adultes âgées de 8 à 12 semaines au début du projet. Ce choix est motivé par l’analyse de travaux publiés dans des journaux scientifiques internationaux portant sur l’étude de l'hépatite aiguë alcoolique.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Organes sensoriels
    • Système endocrinien
    • Système immunitaire
Souris : 340
Souffrances
▲ -
▲ 100
▲ 240
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 340

340 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Deux cent quarante subissent une chirurgie créant deux plaies sur le dos, jusqu'au muscle, pour tester si un régime cétogène ou un composé favorise la cicatrisation. Le porteur écrit que l'étude vise à apporter la preuve exigée pour déposer un brevet. Il indique traiter la douleur par de la buprénorphine et affirme que seul un modèle in vivo garantit des conditions proches de la clinique.

Objectifs

Le composé X est produit naturallemnt par l’organisme lors de la prise d’une alimentation riche en graisses : régime cétogène. Le composé X a montré sur les cellules immunitaires des propriétés benefiques lors de leurs infiltration des zones lésées durant la réparation tissulaire. Ainsi le changement de régime alimentaire ou l’application topique de ce composé X lors d’une pathologie nécessitant une réparation tissulaire (brûlures, plaies…) peut être bénéfique au patient. Ce composé peut être délivré par injection ou en application topique. Ce projet a été évalué par cellule de valorisation de brevets et afin de déposer un brevet, une preuve des bienfaits de ce régime chez la souris est demandée.

Bénéfices attendus

Au-delà des informations fondamentales qui permettront de caractériser les cellules de l'immunité, les macrophages , les observations ouvrent des perspectives thérapeutiques pour le traitement de pathologies/situations nécessitant une réparation tissulaire. A titre d’exemple, nous pouvons citer les lésions post-ischémiques ou la cicatrisation de grandes zones cutanées (grands brulés). De plus, le composé X utilisé dans ce projet est produit naturellement par l’organisme lors de la prise d’une alimentation riche en graisses : régime cétogène. Ce composé a montré des propriétés benefiques sur les cellules immunitaires dans un contexte de réparation tissulaire. Ce projet a été évalué par Ouest Valorisation et afin de déposer un brevet, une preuve des bienfaits de ce composé chez la souris est demandée.

Procédures

L’Injection intra péritonéale est utilisée dans les 2 procédures du projet. Elle permet une distribution systémique rapide des produits injectés. Elle concerne tous les animaux, soit 340 au total. Cet acte n’induit pas de traumatisme ou de douleur à l’animal ; selon l’article 14 de la directive 2010/63/UE le recours à l’anesthésie n’est donc pas obligatoire. Le paracetamol sera contenu dans l’eau de boisson 24h avant la mise en place du modèle et jusqu’à la fin de la procédure 2. Pour la chirurgie induisant les lesions cutanées, les souris seront anesthésiées par l’injection de kétamine et xylazine. Le maintien de l’anesthésie durant la procedure chirurgicale se fera par isofluorane. La chirurgie durera environs trente minutes et sera effectuée sur 240 souris. La buprénorphine sera administrée régulièrement en sous cutanée ) avant le réveil, 1h et 5h après. Ensuite les souris seront visitées 4 fois par jour et suivant les signes cliniques observés, la buprénorphine sera injectée. De plus chaque soir à la visite de 18h, de la buprénorphine en gel sera mise à disposition des souris pour la nuit.

Impact sur les animaux

Les animaux seront utilisés une semaine après leur arrivée dans l’établissement utilisateur. Ils subiront ensuite une procédure expérimentale appelée modèle de cicatrisation consistant en l’induction de deux lésions cutanées (tissus sous cutanés incluant la couche de muscle de la peau panniculus carnosus) sur le dos de l’animal. Les souris pourront présenter (i) aucun signe clinique particulier (asymptomatique), (ii) certains signes cliniques et comportementaux traduisant une douleur potentielle. La souris pourra présenter une fermeture plus prononcée des yeux (fatigue), une modification de comportement par l’absence de mobilité, un suintement de la plaie et une ouverture plus importante de la plaie, un aspect général de son pelage présentant des pics (poils piqué), en présence d’un de ces signes, un analgésique sera donné. La présence de 3 signes simultanés constituera le point limite de l’expérimentation car traduisant une douleur plus importante.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés à la fin de chaque procedure. Les animaux ne sont pas réveillés car nous allons prélever le sang et différents organes pour des évaluations biochimiques et histologique.

Remplacement

L’utilisation des animaux est indispensable avant de proposer un traitement facile à mettre en œuvre et dénué de toxicité pour améliorer le processus de cicatrisation et de réparation tissulaire. En effet, seul un modèle in vivo nous assure de l’implication de notre traitement dans des conditions physiopathologiques proches de la réalité clinique.

Réduction

Les modèles seront réalisés sur un nombre nécessaire et suffisant d’animaux (340 souris). Ce nombre a été défini afin d’exploiter des résultats statistiquement fiables. Chaque lot dans chacune des procédures expérimentales a été prévu en fonction des résultats attendus afin de réduire le nombre d’animaux utilisés tout en garantissant l’obtention de résultats statistiquement exploitables. Ainsi, l’analyse statistique du modèle de cicatrisation des plaies et le recrutement des cellules immunitaires dans les modèles d’inflammation sera faite en suivant le test de Wilcoxon-Mann Whitney.

Raffinement

Les souris seront hébergées dans des conditions adaptées à l’espèce avec un enrichissement du milieu. Le protocole expérimental comprend un suivi quotidien des animaux, des indicateurs comportementaux et physiques prédéfinis (état général, prostration, poil hérissé, suivi pondéral de l’animal) seront évalués quotidiennement, et constitueront les points limites de l’expérience . Pour éviter toute souffrance de l’animal au cours du protocole expérimental des analgésiques, seront donnés. La douleur des animaux sera gérée en pré-opératoire par l’adjonction de paracétamol (1mg/ml) dans l’eau de boisson 24h avant la mise en place du modèle de cicatrisation. Les souris seront anesthésiées par l’injection de kétamine et xylazine (100microg de kétamine et 10 microg de xylazine par gramme de souris). Le maintien de l’anesthésie se fera par isofluorane 2%. Les souris seront maintenues sur tapis chauffant pendant toute la durée de l’opération et jusqu’à leur réveil. Des doses de buprénorphine seront administrées régulièrement (0,1mg/kg) en sous cutanée (sous 100 microL) avant le réveil, une seconde 1h après (100 microL) puis 5h après. Ensuite les souris seront visitées 4 fois par jour et suivant les signes cliniques observés, la burénorphine sera injectée. De plus chaque soir à la visite de 18h, de la buprénorphine en gel (15μg/ml) sera mise à disposition des souris pour la nuit. Ce projet s’inscrit ainsi dans une gestion éthique de l’expérimentation animale et est donc en accord avec les réglementations européennes et françaises de bonnes pratiques de laboratoire.

Choix des espèces

Les modèles de cicatrisation chez la souris sont connus et utilisés dans la littérature chez la C57BL/6J. Les souris seront utilisées à partir de 6 semaines et jusqu'à 12 semaines car la cicatrisation est plus longue et peut devenir pathologique avec l’âge. Nous voulons donc tester le composé X afin de favoriser la cicatrisation indépendamment des difficultés de cicatrisation liée à l’âge.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 2259
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 2259
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 2259

2 259 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une greffe de cellules tumorales sous la peau ou un carcinogène associé à un produit inflammatoire dans l'eau de boisson pour déclencher un cancer du côlon, puis du tamoxifène, avant leur mise à mort par dislocation cervicale. Le projet étudie le rôle des lymphocytes T régulateurs dans les tumeurs. Le porteur indique que l'induction du cancer colorectal peut provoquer prolapsus et perte de poids, et affirme que seul l'animal permet une approche intégrée.

Objectifs

Les cancers représentent la première cause de décès en France. L'immunothérapie a permis de faire des avancées spectaculaires dans leur traitement. Des recherches précliniques et cliniques laissent espérer une augmentation du nombre de patients que nous pourront traiter dans le futur. Notre projet s’inscrit dans cette perspective. Il est maintenant clairement établi qu’une population de cellules du système immunitaire qu’on appelle lymphocytes T régulateurs, appelés plus simplement « Treg », a un rôle délétère dans les cancers en inhibant fortement les réponses immunes contre les tumeurs. Certains traitements efficaces en immunothérapie des cancers agiraient par destruction des Treg. L'objectif de ce projet est de mieux comprendre le rôle joué par les Treg dans la physiopathologie des cancers et de proposer de nouvelles approches thérapeutiques. Du fait de la complexité des mécanismes physiopathologiques impliqués dans ces maladies, nous devons avoir recours à l'animal pour mieux comprendre ces mécanismes et tester de nouvelles approches thérapeutiques. Le rôle fondamental du microenvironnement dans le développement tumoral ne peut être reproduit et analysé dans des modèles de culture cellulaire. Il est d'ailleurs important de rappeler ici que toutes les avancées récentes en immunothérapie des cancers proviennent directement de données obtenues d'abord chez la souris. On voit donc l'intérêt de pouvoir tester ces approches chez la souris avant de pouvoir les appliquer à l'homme. Nous allons travailler sur le rôle joué par certaines molécules exprimées par les Treg infiltrant les tumeurs ou impliquées dans la régulation du métabolisme de ces cellules. Pour ce faire, nous utiliserons des souris génétiquement modifiées dans lesquelles l’expression de ces différentes molécules est éliminée dans les seuls Treg. Mieux comprendre le rôle de ces molécules dans les Treg permettra de mieux comprendre la physiopathologie des cancers. De plus, le ciblage de certaines de ces molécules dans les Treg pourrait amener à de nouveaux traitements des cancers. C’est l’objectif général de ce projet.

Bénéfices attendus

Grâce à ce travail, nous espérons avoir une meilleure connaissance de la biologie des Treg en général et plus particulièrement de la physiopathologie des cancers, notamment concernant la régulation de ces maladies par les Treg. A terme, les résultats de ce projet pourraient permettre de proposer de nouvelles approches thérapeutiques chez l’homme.

Procédures

Le projet comprend 2 procédures. Pour la première procédure, l’expérience débutera par l’injection de cellules tumorales sous la peau chez des souris anesthésiée et maintenues sur une plaque chauffante. L’injection en elle-même des cellules ne durera pas plus de 30 secondes et l’anesthésie durera moins de 5 minutes par souris. On effectuera ensuite un suivi quotidien des souris pour mesurer le bienêtre animal, la taille des tumeurs avec un pied à coulisse et le poids des animaux. Le tout prendra moins de 90 secondes par souris. Pour la mesure de la taille des tumeurs, on fera une contention par la peau du cou et pour la mesure du poids des souris, on fera une contention par la queue. Certaines de ces souris seront également traitées 10 à 17 jours après le début de l’expérience avec une molécule non toxique, le tamoxifène. Le tamoxifène sera administré soit par voie orale sous la forme de croquettes alimentaires complémentées soit injecté par voie intra-péritonéale une fois par jour. Ces injections dureront moins de 20 secondes par souris dont on fera une contention par le cou. Enfin, ces souris, seront euthanasiés 18 ou 30 jours après le début de l’expérience par dislocation cervicale (compter 5 à 10 secondes par souris). Pour la deuxième procédure, le début de l’expérience consistera à injecter un produit carcinogène. Ces injections dureront moins de 20 secondes par souris dont on fera une contention par le cou. Puis, on donnera dans l’eau de boisson un produit déclenchant une inflammation dans l’intestin qui va favoriser l’apparition d’un cancer du colon sur le long terme. Ce dernier produit sera administré 3 fois (à 1 semaine, 4 semaines et 7 semaines après le début de l’expérience) pendant 1 semaine. On effectuera un suivi quotidien des souris pour mesurer le bienêtre animal et le poids des animaux. Le tout prendra moins de 20 secondes par souris. Certaines de ces souris seront traitées pendant 1 semaine, 6 semaines ou 9 semaines après le début de l’expérience avec une molécule non toxique, le tamoxifène. Le tamoxifène sera administré soit par voie orale sous la forme de croquettes alimentaires complémentées soit injecté par voie intra-péritonéale une fois par jour. Ces injections dureront moins de 20 secondes par souris dont on fera une contention par le cou. Enfin, ces souris, seront euthanasiés 12 semaines après le début de l’expérience par dislocation cervicale (compter 5 à 10 secondes par souris).

Impact sur les animaux

A l'état basal, aucun phénotype dommageable n'a été reporté ou observé au laboratoire pour les différentes lignées utilisées dans ce projet. L’inoculation des 3 lignées tumorales n’entraine pas de douleur systémique spécifique. L'induction du cancer colorectal provoque l'apparition de tumeurs dans le colon distal en 1 à 3 mois avec risque de prolapsus rectaux et une perte de poids inférieure à 10% du poids initial. Le traitement par le tamoxifène entraine une perte de poids modérée (

Devenir

Les souris seront euthanasiées pour pouvoir prélevez de nombreux tissus biologiques (rate, ganglions, tumeurs, colon etc…) sur lesquels on effectuera des analyses cellulaires et immunologiques multiples.

Remplacement

Etant donnée la complexité du développement des cancers, seule l'expérimentation animale permettra une approche intégrée de la compréhension des mécanismes impliqués. Nous utiliserons la souris dans la mesure où c’est un modèle de référence d’étude des cancers et que nous avons développé au laboratoire des modèles de souris génétiquement modifiées uniques qui permettent de répondre aux questions soulevées par ce projet. Dès que possible, on effectuera un remplacement partiel de la souris par des expériences de culture cellulaire et par des analyses bio-informatiques.

Réduction

REGLES GENERALES. Le nombre d’animaux utilisés dans le projet est réduit à son minimum sans compromettre les objectifs du projet. Du fait de la variabilité de maladie interindividuelle entre souris, nous utiliserons 7 souris par groupe pour les analyses de croissance tumorale, d’immunophénotypage par cytométrie de flux et d’analyse histologique. Les groupes seront constitués de 4 souris pour les analyses transcriptomiques. Les expériences seront répétées 3 fois. Nous ne pouvons descendre en dessous de ces valeurs. La taille des effectifs et le nombre de fois où les expériences seront reproduites ont été établis en tenant compte de l’expertise que nous avons développée depuis plus de 20 ans. Nous procéderons à des tests statistiques pour une interprétation fiable des résultats. STRATEGIE D’ANALYSES GROUPEES. Dans la plupart des cas, nos études portent sur des analyses multifactorielles. Une approche de réduction du nombre d’animaux utilisés est de réaliser les expériences sur différentes lignées de souris génétiquement modifiées en même temps afin les comparer entre elles et par rapport au même groupe témoin. STRATEGIE D'UTILISATION DE SOURIS GENETIQUEMENT MODIFIEES HOMOZYGOTES. Dès qu'il sera possible de le faire, nous maintiendrons nos souris génétiquement modifiées à l'état homozygote pour les transgènes. De cette façon, toutes les souris seront utilisables pour les expériences. STRATEGIE D’OPTIMISATION DES ANIMAUX EUTHANASIES. Nos études in vivo portent sur l’analyse de différents organes. Ainsi pour chaque animal euthanasié nous prélèverons le maximum d’organes afin de collecter et conserver le plus de données possibles par animal. L’ensemble de ces stratégies permet de réduire le nombre de souris utilisées à un total de 2259 pour l’ensemble du projet.

Raffinement

Les conditions d’élevage, d’hébergement et de soins sont optimisées pour réduire douleur, souffrance ou stress. Les animaux sont stabulés en portoirs ventilés avec un système d'abreuvement automatique et un accès ad libitum à la nourriture. Les conditions de température et d'hygrométrie sont contrôlées. Le cycle d'éclairage est de 12h par jour (6h-18h). Les animaux sont hébergés avec leurs congénères (6 par cage maximum dans des cages de Longueur 36,50 cm, largeur 20,5 cm et hauteur 12,5 cm). Les animaux sont regroupés de façon à éviter les combats et permettre l'installation d'une hiérarchie stable et non conflictuelle. L'isolement est évité au maximum. Le milieu est enrichi pour permettre aux souris de faire un nid avec des lanières de papier Kraft. L’état général des animaux (apparence physique, changement de comportement) sera suivi quotidiennement par le personnel qualifié de l'animalerie et par les expérimentateurs au moins 3 fois par semaine. Tout état anormal sera communiqué au responsable de projet et les mesures pour remédier à la souffrance seront mis en œuvre (euthanasie ou arrêt du protocole). Toute observation de souffrance animale (blessure, prostration, poil hérissé, modification majeure du comportement, expression faciale particulière indiquant des signes de souffrance) fera l’objet d’un avis au vétérinaire responsable de l'animalerie et sera suivi de l’application de ses conseils en tant qu’expert. Une discussion sera engagée pour déterminer s'il y a lieu d'administrer un analgésique et si oui lequel. Le choix dépendra de l'intensité et de la durée de la douleur éventuelle. En pratique si on trouvait un animal qui présente des signes de souffrance, soit nous l'euthanasions et le sortons de l'étude soit on lui donne un analgésique. En général, on choisira plutôt de le sortir de l'étude car les analgésiques peuvent interférer avec le système immunitaire. La dentition de chaque souris sera vérifiée régulièrement.

Choix des espèces

La souris (Mus musculus) a été choisie car c’est un excellent modèle pour étudier le développement tumoral. De nombreuses voies de régulation sont conservées entre souris et Homme, permettant une extrapolation des résultats obtenus. Le modèle d’induction de cancer du colon est un modèle préclinique mimant la pathologie humaine. L’utilisation de souris génétiquement modifiées nous permet d'étudier le rôle de différentes voies de signalisation dans le développement tumoral. Ces modèles expérimentaux sont également des outils précieux pour étudier les mécanismes d'action d'agents pharmacologiques in vivo et pour envisager leur validation dans des études précliniques chez l'Homme. Enfin, la disponibilité de données bibliographiques importantes sur la physiopathologie de la souris est un atout important dans l'analyse et l'interprétation de nos travaux de recherche. Pour l’ensemble des expériences, celles-ci seront initiées chez des jeunes adultes de 6 à 12 semaines d’âge, à un moment où le système immunitaire est mature.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Cochons : 38
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 3
▲ 35
Devenir
 -
 -
 -
 38

38 cochons vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Dix-huit subissent une irradiation du cou et trente-cinq une laryngectomie totale, l'ablation du larynx, pour tester un biomatériau censé prévenir les fistules salivaires après ce type de chirurgie chez l'humain. Le porteur indique des atteintes possibles, mucite et lésions cutanées douloureuses, troubles du comportement liés à la perte de la voix, décanulation potentiellement mortelle. Il affirme que le recours à l'animal est "indispensable" avant les essais cliniques.

Objectifs

Le présent projet vise à développer un biomatériau innovant (DM) sous la forme d'un film double couche pour la prévention des FS. Le projet est une collaboration entre un établissement de santé spécialisé en cancérologie, 2 laboratoires de recherche académique spécialisés dans les biomatériaux, 2 partenaires industriels. Ce projet s’appuie sur des résultats préliminaires concernant le design de biomatériaux à base d’alginate. L'objectif du projet présenté ici est l’évaluation in vivo du DM avec 3 tâches : 1) mise au point d’un modèle de mini-porc irradié (n=3); 2) mise au point d’un modèle de mini-porc laryngectomisé (n=5); 3) évaluation de l’efficacité du DM sur des porcs laryngectomisés avec ou sans irradiation (n=30). Afin de répondre à ces objectifs le nombre total d’animaux utilisés sera donc de 38.

Bénéfices attendus

Développement d'un biomatériau innovant permettant de diminuer le taux de fistule salivaire après laryngectomie totale chez l'homme, qui est une complication fréquente et potentiellement fatale. Cette complication est associée à une morbidité et des dépenses de santé importantes. De nombreux bénéfices secondaires sont attendus, comme une diminution de la morbidité et de la durée d'hospitalisation moyenne après laryngectomie totale.

Procédures

Irradiation cervicale (classe modérée_) chez 18 porcs : une dose de 17 grays centrée sur le cou, en une séance, sous anesthésie générale, précédée d'un scanner de centrage. La durée de la procédure de scanner de centrage sous anesthésie générale est de 10 min et la durée de l'irradiation 5 min, la durée totale de l'anesthésie générale est de 30 min. Laryngectomie totale (classe sévère) chez 35 porcs : chirurgie sous anesthésie générale avec exérèse du larynx et fermeture du pharynx,l'anesthésie pour la chirurgie dure approximativement une heure à une heure trente.

Impact sur les animaux

Irradiation cervicale : risque de mucite radique causant des douleurs à l'alimentation, dermite radique causant des lésions cutanées douloureuses, oedème laryngé causant un légèr frein respiratoire. Laryngectomie totale : risque d'hématome, infection du site opératoire (abcès), fistule salivaire (pharyngostome), douleurs à l'alimentation, troubles comportementaux dus au handicap vocal (impossibilité d'émettre un son), mauvaise tolérance de la canule, décanulation accidentelle potentiellement léthale.

Devenir

Nécessité de garder les animaux en vie le temps de la cicatrisation muqueuse et la résorption du biomatériau suite à la chirurgie. A la fin de chaque procédure les animaux seront mis à mort.

Remplacement

Le recours à l'expérimentation animale est indispensable pour ce projet avant la réalisation d’essais cliniques chez l’homme.

Réduction

Le nombre d’animaux est calculé en respectant les critères pour une analyse statistique appropriée. Dans la procédure 2 nous devrons adapter les canules de trachéotomie, l’alimentation etc. Si tout se passe bien et que nous pouvons garder les animaux en vie 1 mois nos réduirons le nombre d’animaux de la procédure 3 non irradiés et sans biomatériaux.

Raffinement

Les méthodes d’analyses utilisées, les plus avancées, permettent d’obtenir une précision dans les mesures conduisant à réduire la variabilité expérimentale et donc le nombre d’animaux utilisés. Le bien-être de l’animal, outre les considérations éthiques, est aussi un facteur de variabilité expérimentale, qui est pris en compte et réduit grâce au suivi rapproché quotidien des animaux, l’aide à l’alimentation en cas de besoin, l’enrichissement de leur environnement et le respect de l’aspect social du groupe. La responsabilisation du manipulateur et le respect de l’animal nous conduisent à prendre en charge la prévention de la souffrance, notamment par l’application stricte de points-limites préalablement définis. En cas de signes externes de souffrance (cachexie, prostration, fièvre) persistant pendant plus de 24h, les animaux seront mis à mort pour raisons humanitaires.

Choix des espèces

Animaux mâtures sexuellement pour limiter la régénération des tissus, plus intense chez chez les animaux en croissance (juvéniles). L'âge est relativement secondaire en revanche nous visons des animaux dont le poids est stabilisé entre 45 et 60 kg. Cette stabilité (relative) du poids est habituellement atteinte entre 12 et 18 mois. Des modèles porcs irradiés au niveau thoracique ou de la mâchoire sont décrits, il n’existe pas de modèle décrit au niveau cervical. Pour les tests in vivo du projet BIOFISS, la validation d'un modèle de mini-porc irradié au niveau du cou est nécessaire. Un modèle de laryngectomie totale (LT) chez le porc a déjà été décrit pour la recherche sur la transplantation laryngée, mais les animaux ont été gardés en vie peu de temps et l’objectif n’était pas le contrôle des FS. Afin de valider et de se familiariser avec la procédure, une LT avec gastrostomie sera réalisée sur 5 animaux.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 303
Souffrances
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Devenir
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 303

303 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une partie subit une chirurgie de lésion du cerveau par injection d'une toxine et la pose d'un cadre métallique sur le crâne, puis des séances d'imagerie et des tests comportementaux dont le détail n'est pas précisé, pour étudier la connectivité cérébrale dans deux modèles de la maladie de Parkinson. Le porteur indique que la chirurgie de lésion réduit la motivation à se nourrir pendant une semaine environ. Il affirme qu'aucune méthode ne reproduit la complexité du cerveau, ce qui rend selon lui le modèle animal "indispensable".

Objectifs

La maladie de Parkinson touche jusqu'à 4% des personnes âgées 65 ans ou plus et est la deuxième maladie neurodégénérative la plus répandue. Elle est causée par une perte de neurones dopaminergiques entraînant des symptômes moteurs et non-moteurs. La reconstitution des niveaux normaux de dopamine via l’administration d'un médicament est le traitement le plus courant de la maladie de Parkinson. Le médicament atténue de nombreux symptômes, mais pas tous, induit des mouvements musculaires incontrôlables, avec un taux d'incidence rapporté de jusqu' à 80%, après 5 à 10 ans de traitement chronique. La physiopathologie de la maladie de Parkinson et de ces mouvements incontrôlables induits par le médicament n'est pas entièrement comprise, mais des dérèglements structurels et fonctionnels des réseaux neuronaux cortico-sous-corticaux et des modifications du réseau et de la connectivité du cerveau ont été observés. Les techniques de neuro-imagerie fournissent des informations importantes sur la physiopathologie de la maladie de Parkinson, les mécanismes compensatoires potentiels et les effets liés au traitement. L’objectif de ce projet est d’évaluer, chez la souris, si la connectivité fonctionnelle des réseaux neuronaux est modifiée en fonction de l’état de dépletion de dopamine et de sa reconstitution. Nous utiliserons une technique d'imagerie de l'échographie rapide dans un modèle murin de lésion et un modèle murin génétique de maladie de Parkinson.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d’identifier une modification de connectivité fonctionelle des réseaux neuronaux et des connectivité fonctionelles dans deux modèles différents de souris de la maladie de Parkinson. Cette technique sera hautement transposable puisqu'elle mésure le même paramètre physiologique, c'est-à-dire les changements de la perfusion cérébrale, que l'imagerie par résonance magnétique fonctionnelle clinique et puisqu'elle produira des profils de réseau en corrélation avec la progression de la maladie et la réponse au traitement. Bien que le projet proposé soit une première étape pour déchiffrer les changements du connectome dans le cerveau de souris malades par rapport au cerveau de souris saines, nous envisageons que l'imagerie pourrait être utilisée dans le développement de médicaments, comme prédicteur de l'efficacité des médicaments et pour cribler de nouveaux candidats médicaments dans des modèles précliniques.

Procédures

Certaines souris subiront une chirurgie de lésion à l'aide d' une drogue et de preparation pour imagerie. Une partie des animaux sera soumise à des études d'imagerie fonctionnelle après une injection aiguë ou chronique de médicaments dopaminergiques. D'autres animaux subiront une évaluation comportementale par plusieurs tests comportmentaux. En tout, 240 souris subiront une chirurgie d'une durée de 20-30 min.

Impact sur les animaux

Certaines souris subiront une chirurgie : le montage d' un cadre metallique sur le crane, et d'autres subiront une opération supplémentaire : la chirurgie de lésion à l'aide d' une drogue. La chirurgie des lésions rendra les animaux moins motivés de se nourrir pendant environ une semaine.

Devenir

Tous les animaux seront mise à mort pour des analyses de tissus post mortem. Pour la fixation du cerveau, une perfusion intracardiaque avec une solution de paraformaldehyde sera utilisée et la procédure sera realisée sous une anesthésie générale profonde. Les tissus sont prélevés sur animaux morts.

Remplacement

Remplacement : A l’heure actuelle, il n'existe pas de méthode de remplacement permettant de reproduire la complexité du cerveau, ce qui rend l’utilisation d’un modèle animal indispensable à la réalisation de ce projet. L’analyse de la connectivité sur animal éveillé n’a été mise au point à ce jour que chez la souris.

Réduction

Réduction : Le nombre d’animaux utilisés dans ce projet est le minimum nécessaire permettant une analyse statistique robuste des résultats grâce aux données collectées au cours d’expériences précédentes. Nous estimons que N=12 animaux sont suffisants par groupe. Les effectifs seront déterminés et les résultats analysés avec des tests statistiques adaptés.

Raffinement

Raffinement : Pour éviter toute souffrance, les procédures de chirurgie se feront sous analgésie et anesthesia générale. Les séances d'imagerie seront réalisées sur animal anesthesie et vigile dont la tête sera immobilisée mais dont le mouvement des pattes ne sera pas entravé ; des séances d'habituation seront effectuées au préalable. Les souris seront observées régulièrement et une grille précise d’évaluation des points limites sera utilisée. Tout signe de douleur,souffrance, angoisse ou stress chez les animaux sera soulagé avec des analgésiques.

Choix des espèces

Cette étude vise à étudier la connectivité cérébrale. Le cerveau est un organe dont le fonctionnement est extrêmement complexe, qu’on ne sait pas encore modéliser dans une boite de pétri ou sur ordinateur. Donc, nous devons faire appel à des modèles animaux. Notre choix s’est porté sur la souris car l’étude d’imagerie par ultrasons chez l’animal éveillé a été mise au point seulement dans cette espèce. Les animaux ayant atteint un poids corporel de 30 gr (âgés d'environ 4-6 mois) seront soumis à une chirurgie d'injection intracrânienne de 6-OHDA, les tests comportementaux auront lieu 3 semaines après, pour toutes les groupes expérimentaux.

  • Protection de l’environnement
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Autres poissons : 2030
Souffrances
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▲ 2030
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Devenir
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 2030
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2 030 poissons de rivière vont être utilisés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, puis relâchés vivants dans leur habitat. Ils sont capturés par pêche à l'électricité puis marqués par une puce implantée sous anesthésie, pour mesurer si une rampe à macrorugosités leur permet de franchir un obstacle. Le porteur indique que la pêche électrique peut rarement provoquer des blessures et que le marquage laisse une petite plaie à cicatriser. Une partie des poissons peut être déplacée de l'amont vers l'aval pour les forcer à remonter le cours d'eau.

Objectifs

Suite à la Loi sur l’Eau et les Milieux Aquatiques de 2006, de nouveaux classements des cours d’eau, prenant en compte la restauration de la continuité écologique, sont parus en 2012-2013. Sur les cours d’eau classés en liste 2, les aménagements qui font obstacle à la continuité écologique doivent être équipés ou gérés de manière à rétablir le franchissement des poissons (par exemple par effacement de l’ouvrage ou construction d’une passe à poissons). Parmi les différents types de passes à poissons, les rampes à macrorugosités (rampe avec des plots verticaux, organisés en quinconce qui offrent une importante diversité écoulement) constituent une solution technique intéressante en termes de franchissabilité par toutes les espèces de poissons. Ces types de dispositifs sont régulièrement mises en œuvre en France depuis 2010. Des études hydrauliques en laboratoire ont permis d’établir les critères de conception de ces rampes mais les retours d’expérience in situ sur l’efficacité biologique de ces dispositifs sont encore peu nombreux. Une première étude a été conduite récemment sur une rampe avec une pente douce (4%). L’objectif de ce projet est de mener une deuxième étude pour quantifier l’efficacité d’une rampe à macrorugosités plus inclinée (5.5%), avec un focus sur les espèces encore peu étudiées jusqu’à présent, dont les capacités de nage sont plus réduites (goujon, spirlin, chevaine, etc.). L’étude permet également d’acquérir des connaissances sur les fractions d’individus migrant selon les espèces et sur leurs conditions de migration (période, débit, température, …). Le suivi des déplacements des poissons, en approche et sur la rampe à macrorugosité, se fera par le marquage des individus à l'aide des marques de type PIT (Passive Integrative Transponder) et leur détection aux antennes RFID (Radio Frequency Identification) installées sur le site. Les poissons seront capturés dans le cours d’eau par pêche à l'électricité. Deux stratégies de pêche/marquage sont prévues : 1/ les poissons seront prélevés tout d’abord dans le tronçon entre 300 et 900 m à l’aval de la rampe, marqués et relâchés au même endroit. 2/ en cas de besoin (si la stratégie 1 n’apporte pas de résultats recherchés suite à la première année d’étude), les poissons seront prélevés dans le tronçon à l’amont de la rampe à macrorugosités, marqués puis relâchés à l’aval de la rampe. Cette translocation force les poissons à remonter rapidement le cours d’eau pour retrouver leur habitat d’origine.

Bénéfices attendus

La construction de la passe à macrorugosités peut être préconisée par les autorités administratives de l’Etat aux maîtres d’ouvrages propriétaires des obstacles pour restaurer la continuité écologique. Ce projet, de portée nationale, s’inscrit dans une démarche de validation de l’efficacité de ces prescriptions techniques (type d’équipement et son dimensionnement).

Procédures

Le projet nécessite de capturer les poissons par pêche à l’électricité (jugée de sévérité légère, temps d'exposition est inférieur à 5 secondes) et de les marquer par PIT tags (Passive Integrative Transponder, procédure chirurgicale de sévérité modérée d'une durée inférieure à 15-20 secondes) sous anesthésie (d'une durée d'environ 10 minutes, de l'induction jusqu'au réveil complet), par des équipes formées et expérimentées.

Impact sur les animaux

1/ La pêche à l’électricité est la technique de capture la plus efficace pour obtenir rapidement le nombre de poissons nécessaire tout en réduisant au maximum les dommages sur les individus. L’immobilisation des individus est de très courte durée (quelques secondes). Les effets indésirables plus graves (blessures internes ou externe) peuvent subvenir mais sont rares, et tout est mis en œuvre pour les minimiser (réglage de l’engin de pêche, retrait rapide des individus hors champs d’action). 2/ Plusieurs études ont démontré que le marquage avec des marques PIT n’a pas d’effet sur la survie des poissons, pas ou peu d’effet sur leur croissance et pas d’effet sur leur capacité de nage. Les effets indésirables à court terme, suite au marquage, sont : le stress de la manipulation, la douleur de l’acte d’incision chirurgicale produisant une petite plaie (longue entre 2-5 mm) à cicatriser. Pour réduire ces nuisances du marquage, il sera effectué sous anesthésie générale de l’individu. La taille de la marque utilisée (12, 13, 23 ou 32mm) sera adaptée à la taille des poissons. Les poissons seront rapidement libérés en milieu naturel pour réduire le stress engendré par la captivité et les manipulations.

Devenir

L’étude est conduite en milieu naturel. Tous les animaux seront relâchés vivants dans leurs habitats d’origine, ceci étant un prérequis à l’étude.

Remplacement

Des études hydrauliques antérieures ont permis d’établir certains critères de conception des rampes à macrorugosités mais le comportement réel des poissons dans ces dispositifs ainsi que leur franchissement n’a encore pas été suffisamment étudié. Il est aujourd’hui nécessaire de mener plus de tests directement sur les poissons présents naturellement dans les cours d’eau concernés, afin de valider la performance de ces dispositifs pour rétablir la continuité piscicole.

Réduction

L’objectif, pour mener dans les bons termes l’évaluation de la rampe à macrorugosités, est de pouvoir détecter une centaine de tentatives de franchissement par espèce cible et individus de différentes tailles. 4 espèces seront étudiées en priorité (barbeau, chevaine, goujon et ablette). Pour calculer le nombre d’individus nécessaire à marquer en aval de l’ouvrage, nous avons utilisé leurs taux de migration observés au cours de l’étude précédente : -barbeaux (taux de migration env. 50%) : 200 individus seront marqués -chevaines (taux de migration env. 30%) : 330 ind. -goujons (taux de migration env. 20%) : 500 ind. -ablettes (taux de migration inconnu mais supposé à 25%) : 400 ind. seront marqués Compte tenu des atteintes aux animaux jugées faibles et sachant que l’information sur le franchissement des autres espèces (non prioritaires mais présentes sur le site d’étude) apporterait de nouvelles connaissances utiles, leur suivi n’est pas écarté d’office. Par expertise et extrapolation de l’information provenant des sites proches, on s’attend à contacter par pêche électrique les espèces telles que : gardon, vandoise, toxostome, perche fluviatile, truite fario, anguille, brêmes, loche, vairon, bouvière, rotengle, hotu, etc. Leur nombre maximal à marquer a été défini par expertise à 200 au total, sachant que dans l’étude précédente, leur nombre a été inférieur à cet objectif. En aval de l’ouvrage, il est donc prévu de marquer au maximum 1630 individus sur la durée du projet, appartenant à toutes les espèces présentes sur le secteur. Pour la translocation des individus, le même objectif de 100 individus par espèce cible transloquée de l’amont vers l’aval, a été retenu (4 espèces prioritaires * 50 ind. * deux occasions de translocation = 400 ind. au total). Il est à noter que la translocation est optionnelle, et sera utilisée au cours du projet uniquement si jugée nécessaire pour l’évaluation de la rampe.

Raffinement

Méthodes de raffinement utilisées : - Les poissons pêchés seront rapidement retirés du champ électrique et placés dans des seaux d’eau (équipés d’aérateur) pour leur récupération immédiate. Ils seront ensuite transportés et stockés dans plusieurs viviers (60x40x40 cm) perforés et immergés dans la rivière en attendant le marquage et la fin de la pêche. - L’implantation des transpondeurs et la biométrie se feront sous anesthésie générale, il n’y aura pas de manipulation à sec. - Surveillance régulière (visuelle et à l’aide d’une sonde multiparamétrique) et maintien de bonnes conditions d’anesthésie et de réveil (température proche du cours d’eau pêché, oxygénation de l’eau en continu avec aérateur, renouvellement d’eau fréquent) - Installation de caches (grands galets) dans les viviers de stabulation (eux-mêmes immergés dans la rivière) - Réduction du temps de captivité avec retour le plus rapide possible en milieu

Choix des espèces

Les rampes à macrorugosités sont des équipements multispécifiques, avec l’ambition de rétablir la continuité pour la grande majorité d’espèces des communautés piscicoles. Pour l’évaluation de leur efficacité, nous avons donc choisi d’utiliser les espèces de poissons de rivière, naturellement présentes à proximité de l’ouvrage étudié. Des poissons dès la taille 80-100mm (selon espèce) ont été détectés en migration lors de l’étude antérieure. De plus, des analyses statistiques ont mis en évidence l’influence de la taille sur le succès de franchissement de la rampe. Par conséquent, tous les stades marquables (tailles > 70 mm) sont visés par ce projet.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
    • Système respiratoire
Rats : 380
Souffrances
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▲ 380
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Devenir
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 380

380 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Après une chirurgie de trente à quarante-cinq minutes, ils reçoivent de fortes doses de fentanyl ou d'autres opioïdes puis l'antidote, pour comparer les effets respiratoires et leur réversion. Le porteur indique attendre une sédation pouvant aller jusqu'au coma, une rigidité musculaire et, du fait des doses choisies, possiblement la mort. Il affirme que ces effets sur le système respiratoire ne peuvent s'étudier que sur un "animal entier".

Objectifs

Le fentanyl est un opioïde synthétique peropératoire dont l’efficacité analgésique en comparaison à l’intensité des effets secondaires est à l'origine de l'essor de son utilisation en particulier en anesthésie mais aussi dans la prise en charge de la douleur. L’utilisation du fentanyl exposerait néanmoins au risque de toxicité opioïde typique avec survenue d’un trouble de conscience et d’une dépression respiratoire ainsi qu’un risque de dépendance et d’abus. De plus, on observe une rigidité thoracique et diaphragmatique survenant très rapidement après injection, durant près de 15 min et pouvant conduire au décès rapide en l’absence de prise en charge immédiate et optimale. Il a par ailleurs été rapporté la nécessité de plus grandes doses de naloxone, l’antidote utilisé pour reverser les effets des opioïdes. Depuis récemment, le Center for Disease Control (CDC) américain considère que les opioïdes représentent désormais la première cause de mort toxique aux États-Unis, avec une contribution supérieure à 85% du fentanyl et de ses dérivés aux décès. Les effets neurorespiratoires délétères observés en clinique en cas de surdosage par les dérivvés du fentanyl ainsi que la particularité des décès qui leur sont attribués (survenue dans les minutes suivant l'injection d'une forte dose, rigidité musculaire entrainant la paralysie des muscles respiratoires), nous ont conduits à concevoir ce travail expérimental chez le rat, avec pour objectifs d’abord, de caractériser de façon comparative, la réponse ventilatoire et diaphragmatique après administration d’une dose élevée de différentes molécules opioïdes. Ensuite, on étudiera l’efficacité de la réversion de leurs effets neurorespiratoires respectifs par l'antidote de référence.

Bénéfices attendus

Les résultats de ce projet permettront de comprendre plus précisément les mécanismes et les spécificités de la toxicité neuro-respiratoire à la suite d'overdose aux dérivés opioïdes et ainsi permettre l'optimisation ou le développement de nouvelles thérapeutiques pour la prise en charge des patients intoxiqués.

Procédures

Pour les animaux de la procédure 1 : Procédure chirurgicale (30 mins) et injection de substances (1-2 injections; 5 - 10 secondes). Pour les animaux de la procédure 2 : Procédure chirurgicale (30 mins), injection de la substance étudée (1 injection; 5 secondes) et prélevements sur animaux vigiles (8 prélèvements; environ 1 min). Pour les animaux de la procédure 3 : Procédure chirurgicale (45 mins) et injection de substances (1-2 injections; 5 - 10 secondes).

Impact sur les animaux

En raison du contexte d’exposition des animaux et des effets recherchés dans ce projet, on s’attend à plusieurs effets secondaires à l’utilisation des dérivés opioides y compris : Sédation allant d’une réduction de l’activité locomotrice jusqu’au coma, myoclonies, rigidité musculaire, ou encore l'élévation non contrôlée de la queue. De part le choix de la dose, on s’attend possiblement au décès. La présence de ces effets, leur durée ainsi que leur intensité varient en fonction de l’opioïde utilisé. De plus, les procédures 2 et 3 nécessiteront l'hébergement en cage individuelle des rats à la suite de leur chirurgie et jusqu'à la fin de la procédure.

Devenir

La réutilisation des animaux est impossible en raison de la récupération post-mortem de l'appareillage de télémétrie ou de l'atteinte d'un point limite (atteinte du volume sanguin de prélèvement maximal autorisé) qui requiert la mise à mort des animaux.

Remplacement

L’ensemble des procédures ne sont pas remplaçables par des expériences in silico ou in vitro, en raison d’une approche physiopathologique du système respiratoire intégrée sur animal entier.

Réduction

Par nos expériences passées sur les mêmes modèles animaux, il est estimé qu’un groupe de 6 animaux exploitables est suffisant pour appliquer une analyse statistique et mettre en évidence des différences le cas échéant. Ce nombre est prédéterminé à l’aide du logiciel InVivoStat® (Essex, Royaume-Uni). Pour tous les tests, une valeur de p

Raffinement

Le suivi quotidien des animaux par un personnel qualifié et la mise en place de points limites adaptés permettront d’identifier et de limiter toute souffrance et douleur, d’abord par des antalgiques dans la limite du possible pour ne pas interférer avec l’expérience en cours et par une mise à mort anticipée selon les méthodes réglementaires, si nécessaire. L'ensemble des chirurgies de ce projet sera réalisé sous anesthésie générale associé à une analgésie péri-opératoire. Enfin, une ouate en silicone sera utilisée en post-opératoire pour permettre une meilleure cicatrisation et une prise en charge plus rapide en cas de saignement.

Choix des espèces

La quasi-totalité des études expérimentales in vivo effectuées sur les dérivés opioïdes ainsi que sur la physiologie neurorespiratoire a été faite chez le rongeur, et principalement chez le rat. De plus, le rat est un bon modèle pour les études de pharmacocinétique ayant un métabolisme semblable à celui de l’Homme. De par sa taille, les prélèvements sanguins, ainsi que la pose des sondes de télémétrie sont plus aisés et donc plus reproductibles. Enfin, les prélèvements sanguins peuvent se faire de manière repetée sur un même animal permettant ainsi de réduire le nombre d’animaux nécessaire dans ces études. Nous utiliserons des rats Sprague-Dawley adultes, âgés de 8 à 9 semaines (jeunes adultes, poids : 250-350 g) au moment de l’expérimentation. Ce stade de développement a été choisi par analogie avec la littérature.