Recherche fondamentale
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Rôle des cellules progénitrices dans le remodelage du tissu adipeux
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
984 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles sont rendues obèses par un régime gras, soumises à des cycles de perte et de reprise de poids, à des gavages de tamoxifène ou de doxycycline et à des prélèvements sanguins répétés, certaines isolées cinq jours en cage de calorimétrie, pour étudier les cellules progénitrices du tissu adipeux. Le porteur écrit que "chaque animal sera exploité afin d'apporter le maximum d'information". Il indique qu'aucun modèle in vitro ne reproduit ces fonctions et que seule une approche in vivo permet de les explorer.
Objectifs
Ce projet a pour but d'évaluer l'implication des progéniteurs du tissu adipeux dans les fonctions du tissu adipeux et les conséquences métaboliques à l'échelle des tissus adipeux et systémiques Nous chercherons (i) à identifier des acteurs moléculaires importants dans la fonction fibrotique et inflammatoires de progéniteurs et (ii) à savoir si moduler la fonction des progéniteurs suffit à améliorer en locale les fonctions du tissu adipeux et le métabolisme systémique dans le contexte de l’obésité et des variations pondérales.
Bénéfices attendus
Ce projet nous permettra d'identifier les acteurs moléculaires critiques de la fonction des progéniteurs du tissu adipeux, ce qui permettra à terme de développer des stratégies innovantes pour permettre de limiter les désordres métaboliques qui sont associés à l'obésité. De plus, nos résultats permettront également de trouver des moyens d'optimiser la perte de poids et ses effets métaboliques.
Procédures
Les animaux seront rendus obèses à l’aide d’un régime gras durant des périodes de 4 ou 8 semaines. Chez les animaux anciennement obèses, la perte de poids) est permise soit par le remplacement du régime gras par du régime chow sans restriction calorique et donc disponible ad libitum ; soit par une restriction calorique modérée opérée alors que les animaux sont toujours sous régime gras. Dans ces 2 cas de figure, la perte de poids s’étend sur une période de 4 semaines. Pour le modèle yoyo, l’obésité est induite par un régime gras durant des périodes de 4 ou 8 semaines, ensuite une perte de poids est induite par le remplacement du régime gras par du régime chow (ad libitum) pendant 4 semaines. Puis une ré induction de l’obésité est opérée par une réexposition au régime gras pendant 4 semaines. Chez les souris minces, obèses, anciennement obèses ou yoyo, pour l'étude du contrôle de la glycémie, les animaux seront mis à jeun pendant 4 heures et ils subiront des prises de petits volumes de sang (environ 150ul). Ainsi qu'un gavage ou une injection ip en début d'expérience. Le test de tolérance au glucose ou le test de sensibilité à l’insuline durent environ 2,5 heures. Chaque gavage ou injection dure moins de 20 secondes. Les prises de sang durent moins de 30 secondes. Pour les besoins de certains modèles OGM inductibles, les animaux se verront administrer du tamoxifène par gavage (5jours successifs, 150ul en moyenne, chaque gavage dure moins de 20 secondes) ou de la doxycycline (ajoutée au régime gras pendant 8 semaines ou ajoutée au régime chow pendant les 4 semaines de perte de poids). Afin d'étudier l'homéostasie énergétique, certains animaux seront analysés en cage de calorimétrie pendant 5 jours, ce qui nécessite l’isolement des animaux au cours de la période d’analyse. L’analyse de composition corporelle par RMN ne dure pas plus de 2 minutes.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables du projet sont ceux liés à l'induction de l'obésité. En effet, la consommation d'un régime enrichi en lipides tel que celui utilisé ici peut mener à une élévation du taux de cholestérol sanguin, une altération de la glycémie et de la réponse au glucose, qui sont des facteurs de risque cardiovasculaire
Devenir
A l'issu de chaque procédure les animaux sont euthanasiés afin de réaliser des analyses sur les différents tissus adipeux.
Remplacement
Dans le tissu adipeux, la fonction cellulaire des progéniteurs va être déterminée par le microenvironnement tissulaire complexe. De plus, nos données montrent que l’état d’activation des progéniteurs va en retour avoir des conséquences histologiques et fonctionnelles sur le tissu adipeux. Ainsi, il n'existe à l'heure actuelle aucun modèle cellulaire in vitro qui puisse reproduire les fonctions des progéniteurs in situ. L’évaluation de l’activité des cellules progénitrices du tissu adipeux en réponse à des changements d'environnement métabolique sont des processus biologiques et physiopathologiques complexes qui ne peuvent être explorés que par des approches expérimentales in vivo.
Réduction
Chaque animal sera exploité afin d’apporter le maximum d’information. Si possible, nous utiliserons les données de manière transversale entre les protocoles afin de réduire le nombre d’animaux. Lorsque cela est possible techniquement, sans affecter la qualité des données recueillies, les modèles de souris partageant un même groupe contrôle seront étudiés en même temps afin de réduire le nombre d’animaux. L’approche de croisement pour produire les animaux génétiquement modifiés est optimisée pour qu’une majorité des animaux produits soient utilisés. La taille des groupes expérimentaux a également été optimisée afin de répondre aux besoins de mettre en évidence des différences statistiques et pour prendre en compte les variations liées à la diversité de la réponse biologique. 984 animaux sont impliqués
Raffinement
Les animaux sont regroupés à 4-5 animaux par cage et le milieu est enrichi avec des bandes de papier et des abris en carton à usage unique. Nous prendrons soin de faire exécuter toutes les manipulations par des personnes expérimentées et compétentes afin de réduire la sévérité et l’intensité de la douleur, ainsi que le stress généré au maximum. Nous avons également choisi un matériel et des procédures adéquats pour limiter la douleur et le stress, avec en particulier l’utilisation des sondes de gavage en plastique fines et souples. Un suivi quotidien sera réalisé afin de veiller au bon état de santé des animaux. De plus, la mise en place de points limites permettra de repérer au plus tôt tout problème. De plus, un suivi hebdomadaire de prise alimentaire et du poids sera réalisé, ce qui permet, en plus des données expérimentales, de s’assurer du bon état de santé des animaux ainsi que de les habituer aux manipulations et ainsi de générer moins de stress lors des procédures ultérieures (tests de tolérance au glucose).
Choix des espèces
Le modèles murins utilisés sont pertinents car la souris est la seule espèce de mammifère dans laquelle des invalidations géniques ciblées et spécifiques de certains tissus peuvent être réalisées dans l’état actuel des connaissances techniques et scientifiques. La présence du centre d’explorations fonctionnelles sur le site nous permet d’utiliser ce modèle dans de bonnes conditions d’élevage. Nos études requièrent que les animaux soient sexuellement matures avec un métabolisme adulte. Les souris seront donc mises sous régime à partir de l’âge de 8 semaines.
Mesure du glycogène cérébral par spectroscopie et imagerie métabolique par résonance magnétique nucléaire chez la souris : Application à l’étude du modèle transgénique de la maladie de Pompe et évaluation d’un traitement expérimental.
- Recherche appliquée
- Troubles endocriniens
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
60 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Porteuses d'une mutation reproduisant la maladie de Pompe, elles reçoivent quatre injections intraveineuses d'un candidat-médicament et jusqu'à trois passages à l'IRM sous anesthésie de deux à quatre heures, pour tester si l'imagerie du glycogène cérébral suit la réponse au traitement. Le porteur indique que ce traitement peut provoquer une réaction de type allergique, chute de température et léthargie, et que les souris développent les symptômes de la maladie modélisée. Il affirme que les modèles in vitro de la barrière hémato-encéphalique ne suffisent pas et conclut au recours à l'animal comme une "nécessité".
Objectifs
Au-delà du signal de l’eau, la spectroscopie et l’imagerie RMN in vivo permettent de détecter et quantifier de nombreux métabolites d’intérêt pour la biochimie, la physiologie et la pharmacologie que ce soit en conditions normales ou pathologiques. En particulier, les méthodologies à très hauts champs magnétiques permettent de détecter indirectement certains métabolites. Ces nouvelles approches d’imagerie offrent des perspectives extrêmement intéressantes pour l’étude non-invasive du métabolisme cérébral. Elles doivent permettre d’apporter une multitude d’informations physiologiques et biochimiques qui pourraient à terme aider à la compréhension des maladies cérébrales, mais aussi des maladies métaboliques affectant les muscles et de certains cancers. Ces méthodes pourraient surtout servir à l’évaluation de nouvelles thérapies. Par exemple, la spectroscopie et l’imagerie CEST/nOe à très haut champ magnétique permettent de détecter le glycogène cérébral (IRM glycoCEST/nOe) et peuvent servir de biomarqueurs non-invasifs de la progression de la maladie de Pompe et de la réponse positive à un traitement expérimental. La maladie de Pompe est une maladie métabolique rare liée à un déficience en enzyme alpha-glucosidase (GAA) fonctionnelle qui dégrade le glycogène lysosomial en glucose. Sa déficience entraîne une accumulation pathologique du glycogène dans les cellules qu’elles soient musculaires ou neuronales/gliales. Une thérapie enzymatique de remplacement existe et permet déjà d’améliorer le destin des malades mais ces enzymes de remplacement accède difficilement au cerveau. Des modèles de souris transgéniques de la maladie de Pompe ont été développés afin de mieux caractériser la maladie et aider à la découverte/validation de nouveaux traitements. Notre objectif principal est donc d’évaluer chez un modèle de souris transgénique de la maladie de Pompe (« 6neo/6neo »), l’IRM glycoCEST/nOe en tant qu’outil de suivi du processus pathologique et d’évaluation de l’efficacité d’un traitement expérimental en cours de développement.
Bénéfices attendus
Les résultats attendus sont : 1/ La démonstration de l’efficacité du traitement expérimental, c’est-à-dire la baisse du niveau de glycogène cérébral chez la souris modèle de la maladie Pompe traitée ; 2/ La confirmation que l’imagerie CEST/nOe du glycogène permet le suivi longitudinal et non-invasif de cette baisse en glycogène préfigurant un éventuel protocole d’imagerie CEST/nOe du glycogène chez le patient atteint de la maladie de Pompe.
Procédures
Les souris modèles de la maladie de Pompe seront soumises à un traitement d’un mois consistant en 4 injections intraveineuses (du candidat-médicament ou témoin) auxquelles s’ajouteront jusqu’à 6 injections intrapéritonéales d’anti-histaminique pour le groupe « traité », en prévention d’une éventuelle hypersensibilité au candidat-médicament. Par ailleurs, tous les animaux seront scannés à l’IRM sous anesthésie un maximum de 3 fois, la durée de chaque examen étant prévus de 2 à 4 heures.
Impact sur les animaux
Les souris modèles de la maladie de Pompe souffrent de symptômes (phénotype dommageable) à partir de l’âge de 6-8 mois. Leur statut clinique est décrit à l’aide d’une grille de score clinique définie selon 4 stades cliniques, le dernier stade entrainant la mort de l’animal sans intervention. Dans le cadre de cette étude, les animaux seront étudiés au stade 1 à 2. Le traitement expérimental peut induire une hypersensibilité de type « allergique » : baisse de température corporelle, posture voutée, léthargie dans les 10 minutes suivant l’injection.
Devenir
En fin de procédure, les animaux seront euthanasiés et leurs cerveaux prélevés afin de réaliser des analyses biochimiques post-mortem.
Remplacement
Un des problèmes que ce projet vise à évaluer concerne la capacité du traitement expérimental à agir au niveau cérébral en dépit de la Barrière Hémato-Encéphalique (BHE). Les modèles in vitro actuels de la BHE, voire de l’ensemble du cerveau ne permettent pas de mimer leur complexité anatomique, fonctionnelle et métabolique. Le passage par l’expérimentation animale demeure donc une nécessité.
Réduction
L’utilisation de l’IRM en tant que méthode d’imagerie cérébrale non-invasive et non-irradiante permet de mettre en place un protocole de suivi longitudinal du glycogène cérébral économe en animaux (par rapport aux seules alternatives que sont les dosages post-mortem) pour mettre en évidence l’éventuel effet thérapeutique du traitement expérimental. Des effectifs de 20 souris (10 mâles / 10 femelles) par groupe sont considérés sur la base de nos résultats précédents. Toutefois, afin de réduire le nombre d’animaux, nos expériences auront lieu en deux temps : d’abord des cohortes de 10 souris (5 males/5 femelles) seront étudiées. Les données seront collectées et analysées. En cas de résultat positif (diminution du glycogène cérébral chez les souris Pompe « traitées »), nous arrêterons l’étude. En cas de résultat négatif, nous complèterons l’étude pour atteindre des effectifs de 20 souris par groupe et confirmer le résultat.
Raffinement
Compte tenu des effets indésirables attendus, nous avons prévu : 1/ Nous favoriserons l’accès des animaux présentant des symptômes à la nourriture et la boisson (en plaçant la nourriture directement dans la cage en particulier des formulations d’eau et de nourriture gélifiées, ou en utilisant des biberons à pipette allongée). L’évolution clinique et le poids des animaux seront monitorés a minima une fois par mois avant l’apparition des symptômes, puis a minima une fois par semaine pour les souris symptomatiques. 2/ Pour prévenir les réactions d’hyper-sensibilité possiblement induites par le traitement expérimental, un anti-histaminique (prométhazine) sera systématiquement administré en parallèle des injections.
Choix des espèces
La souris est un modèle souvent employé dans les études en biologie et santé qui nécessitent le recours à un modèle animal. L’organisation, la physiologie et le métabolisme du cerveau des souris sont bien connus dans le monde scientifique. Par ailleurs, de très nombreux modèles de souris transgéniques permettent aujourd’hui de valider la pertinence de biomarqueurs et d’évaluer l’efficacité potentielle de traitement expérimentaux avant leur évaluation chez l’Homme. Des animaux adultes mâles et femelles âgées de 6 à 12 mois (donc avec la maladie) et contrôles seront examinés.
Intérêt d’une viscosupplémentation à base de gel de chitosan dans un modèle d’arthrose expérimentale par injection intra-articulaire de MIA (Mono-iodoacétate) chez le rat
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
48 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Une arthrose du genou leur est provoquée par injection d'une substance, la MIA, sous anesthésie, pour tester un gel de chitosan censé limiter les lésions. Le porteur indique qu'il n'est pas possible de soulager la douleur par des antalgiques, ceux-ci fausseraient l'inflammation et les lésions recherchées, et décrit une douleur modérée liée au développement de la pathologie. Les rats sont tués quatorze jours après l'injection pour prélever et analyser les genoux.
Objectifs
L’arthrose du genou est un problème majeur de santé publique à travers le monde. Des études basées sur la population révèlent que l'arthrose symptomatique du genou est présente dans 20 à 30 % de la population âgée de plus de 65 ans et sa prévalence augmente en partie à cause du vieillissement de la population. Des études récentes ont montré que la progression de l'arthrose pouvait significativement être liée au stress oxydatif et aux radicaux libres. En effet, la production de radicaux libres a été trouvée élevée chez les patients atteints d'arthrose. Notre étude vise à cibler la voie de signalisation du stress oxydatif impliquée dans la pathologie de l'arthrose en évaluant l’effet d'une viscosupplémentation par un gel chélateur à base de chitosan (production d’un composé non toxique à partir des radicaux libres) sur le développement de la pathologie arthrosique. Le modèle d’arthrose utilisé est un modèle expérimental d’arthrose chez le rat par injection intra-articulaire de mono-iodoacétate de sodium (MIA). L’injection intra-articulaire de MIA entraine l’apparition rapide en 14 jours de lésions articulaires similaires aux lésions arthrosiques.
Bénéfices attendus
En ciblant la voie de signalisation de ce stress oxydatif impliquée dans la pathologie de l'arthrose, la viscosupplémentation par injection intra-articulaire locale à l'aide d'un gel chélateur de chitosan (permettant la production d’un composé non toxique) pourrait donc permettre de soulager les patients et de retarder voir de supprimer l'apparition des lésions arthrosiques, évitant ou retardant ainsi la mise en place d'une prothèse (seule technique efficace pour le moment).
Procédures
Tous les animaux subiront 2 injections intra-articulaires à J0 et à J3 (d'une durée de moins d'une minute chacune), qui seront réalisées sous anesthésie gazeuse générale, ce qui permettra de supprimer la douleur de l'injection. La première injection de MIA va permettre d'induire l'arthrose expérimentale. Il n’est cependant pas possible de diminuer la douleur par l’administration d’antalgiques, car ces molécules auraient une influence sur l’inflammation et l’apparition des lésions arthrosiques, essentielles dans ce modèle. Les nuisances attendues sur les animaux sont une douleur de niveau modérée liée à l'inflammation initiale puis liée au développement de la pathologie arthrosique. L'accès à la nourriture et à l'eau n'est pas impacté et les animaux conservent une mobilité et un comportement social normal. La deuxième injection intra-articulaire de gel à base de chitosan n'induit pas de douleur "post-injection". La formulation du gel de chitosan n'est pas toxique pour l'animal et n'induit aucun signe de douleur.
Impact sur les animaux
Ce modèle animal est indispensable pour évaluer l’intérêt d’une viscosupplémentation dans un modèle d’arthrose expérimentale sur les lésions arthrosiques. Les injections intra-articulaires sont réalisées sous anesthésie gazeuse générale, ce qui permettra de supprimer la douleur de l'injection. Ce modèle d’arthrose expérimentale par injection de MIA est un modèle bien connu en termes de douleur. Il n’est cependant pas possible de diminuer la douleur par l’administration d’antalgiques, car ces molécules auraient une influence sur l’inflammation et l’apparition des lésions arthrosiques, essentielles dans notre modèle. Les nuisances attendues sur les animaux sont une douleur de niveau modérée liée à l'inflammation initiale puis liée au développement de la pathologie arthrosique. Il pourra y avoir également un handicap moteur d'ordre modéré.
Devenir
A la fin de l'étude, tous les animaux seront mis à mort 14 jours après l'injection de MIA. Chaque genou (droit et gauche) sera ensuite prélevé pour des analyses histologiques pour évaluer les lésions articulaires et osseuses à l'aide de scores quantitatifs en comparaison avec le cartilage natif du genou controlatéral. Le liquide synovial sera récupéré pour la réalisation des dosages des médiateurs de l'inflammation. La synoviale sera également prélevée pour l'analyse du degré d'inflammation via un score de Rooney.
Remplacement
Afin de développer de nouveaux produits dans le traitement des symptômes de l'arthrose (douleur et inflammation), des études pré-cliniques sont requises pour évaluer leur efficacité avant de les tester chez l'Homme. Il n'y a pas de méthode «in silico" permettant de remplacer un organisme vivant pour obtenir un modèle de lésions diffuses qui reproduit les lésions arthrosiques observées chez l'homme. En effet, ce modèle animal est indispensable pour évaluer l’intérêt d’une viscosuplémentation dans un modèle d’arthrose expérimentale sur les lésions arthrosiques.
Réduction
Dans un souci d’éthique, le nombre d’animaux par groupe a été réduit au maximum et est nécessaire et suffisant pour les études statistiques. De plus, seul le côté droit sera injecté de façon à conserver le genou gauche comme témoin. Pour le traitement de nos données, le test ANOVA est la méthode de référence pour l'analyse statistique. Tous les scores histologiques (MANKIN pour les lésions du cartilage et ROONEY pour l'inflammation de la membrane synoviale) seront réalisés en double aveugle avec moins de 5% d'erreurs entre les deux observateurs expérimentés.
Raffinement
Les rats seront hébergés par 4 dans des cages conventionnelles conformes pour cette espèce (directive 2010/63/EU) au sein de notre animalerie conventionnelle. L'enrichissement se fera par un tunnel dans la cage et la distribution quotidienne de quelques céréales (type miels pops). Les injections intra-articulaires sont réalisées sous anesthésie gazeuse générale. Ce modèle d’arthrose expérimentale par injection de MIA est un modèle bien connu et maîtrisé au laboratoire en termes de douleur. Nous surveillerons quotidiennement les animaux. Les animaux seront pesés deux fois par semaine. Si des anomalies du comportement (vocalisation, pilo-érection, cachexie), pouvant traduire une douleur intense et/ou une perte pondérale supérieure à 20% sur 3 jours après injection de MIA étaient observés, les animaux concernés seraient mis à mort en conformité avec les recommandations éthiques. L’apparition éventuelle d’une infection au niveau du site d'injection nous obligerait également à mettre à mort l’animal.
Choix des espèces
Le rat est courament utilisé dans l'arthrose et ce modèle mécanique reste une alternative à l'utilisation du chien. Les animaux utilisés seront livrés à l'âge de 5 semaines (150 - 175 g) et auront une semaine d'acclimatation. L'arthrose sera induite sur des animaux agés de 6 semaines pour être en accord avec la littérature. La mise à mort sera ensuite réalisée en fin d'expérimentation 14 jours après l'induction de l'arthrose pour réaliser des explorations histologiques et immunohistologiques des lésions arthrosiques et pour évaluer le degré d'inflammation.
Résilience au stress et impact sur le vieillissement cellulaire chez la caille japonaise
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
96 cailles japonaises vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent des prélèvements de plumes et de sang, et pour une partie un protocole de stress chronique associant chaleur, exposition à une silhouette de prédateur avec diffusion de cris, et confrontation à un objet nouveau, pour étudier l'effet du stress sur le vieillissement cellulaire. Le porteur indique que ce protocole vise à perturber l'homéostasie des oiseaux et à provoquer une angoisse, sans souffrance physique attendue selon lui. Les cailles sont tuées par dislocation cervicale sans anesthésie pour prélèvement de tissus.
Objectifs
L’évolution de nos sociétés modernes expose de façon croissante les animaux et les humains à une multitude de stimuli stressants. Chez l’humain et l’animal, il est connu qu’une exposition accrue au stress et à l’augmentation associée d’hormones glucocorticoïdes peuvent accélérer le vieillissement, mais les mécanismes physiologiques sous-jacents restent mal connus et débattus. Les télomères qui sont les extrémités protectrices de nos chromosomes raccourcissant avec l’âge et l’exposition à divers stress cellulaires, sont un marqueur cellulaire de vieillissement chez les vertébrés endothermes. Leur longueur et la vitesse à laquelle ils raccourcissent sont des prédicteurs de la survie et longévité chez l’hommes et de nombreuses espèces aviaires. L’exposition à divers stress environnementaux est connue pour accélérer le raccourcissement des télomères, mais des questions importantes restent non élucidées et sont le but de ce projet de recherche. Premièrement, il n’est pas clair si les effets du stress chronique sur le vieillissement cellulaire sont directement et/ou uniquement liés à l’augmentation chronique des hormones glucocorticoïdes, ou bien à d’autres bouleversements de l’homéostasie intervenant lors d’une exposition chronique à un environnement stressant. Deuxièmement, les mécanismes cellulaires liant exposition au stress et accélération de la vitesse d’érosion des télomères restent débattus. En effet, il a initialement été suggéré que l’augmentation des glucocorticoïdes avait pour conséquence de favoriser un état de stress oxydant qui est connu pour accélérer l’érosion des télomères, mais cette hypothèse a récemment été remise en question par la ‘metabolic telomere attrition hypothesis’. Cette dernière stipule que le raccourcissement des télomères lors d’un stress chronique est la conséquence d’une reprogrammation du métabolisme cellulaire (y compris du fonctionnement mitochondrial via la répression de mTOR (mechanistic target of rapamycin)) favorisant la restauration de la balance énergétique en conditions de stress. Apporter une réponse à ces deux premiers points permettra de savoir quelle stratégie thérapeutique potentielle pourrait être employée pour limiter les effets délétères du stress sur le vieillissement cellulaire. Enfin, nous n’avons pas tous la même sensibilité par rapport au stress. Déterminer si la sensibilité individuelle au stress influence l’impact du stress sur le vieillissement cellulaire est le troisième objectif de ce projet.
Bénéfices attendus
Le projet apportera des bénéfices en termes de connaissances fondamentales concernant : - l’origine de l’effet du stress sur l’accélération du vieillissement cellulaire - les mécanismes cellulaires sous-tendant l’effet du stress sur le vieillissement cellulaire - l’importance de la sensibilité au stress sur le vieillissement cellulaire Ces connaissances fondamentales sont notamment nécessaires dans une optique de mise au point d’interventions limitant les effets délétères du stress chronique sur le vieillissement (e.g. supplémentation en antioxydants si le stress oxydant est un point central vs. supplémentation en rapamycin si l’inhibition de mTOR est identifié comme un facteur clé), aussi bien chez des animaux d’élevage que chez l’humain.
Procédures
Les animaux seront soumis à trois types d’interventions : - Prélèvement de plumes de poitrine (4x étalé sur 40j) - Prélèvement sanguin à la veine alaire (5x étalé sur 40j) - Contention de 10min pour induction d’un stress de contention (1x sur les groupes CONT et STRESS, 12x sur le groupe STRESS, c’est à dire 2x/semaine, car partie prenante du protocole de stress chronique modéré) Les animaux du groupe STRESS seront également soumis à : - Stress thermique de chaleur (passage de 21°C à 30°C) pendant 4h une fois par semaine, soit 6 fois au total - Stress de prédation (silouhette de prédateur au plafond et playback de vocalisations) pendant 2h une fois par semaine, soit 6 fois au total - Stress lié à la présence d’un nouvel objet pendant 4h une fois par semaine, soit 6 fois au total
Impact sur les animaux
Les protocoles de stress chronique et d’augmentation des glucocorticoïdes sont conçus pour engendrer une perturbation de l’homéostasie des animaux pouvant ralentir modérément la croissance des individus (non-observé aux doses choisies, voir références ci-dessous) et créer une potentielle angoisse, mais théoriquement pas de souffrance physique. Ils ont déjà été employés avec succès chez le modèle aviaire choisi, et ce à des stades de développement équivalent et à des degrés plus sévères : glucocorticoïdes dans l’eau de boisson : https://doi.org/10.1016/j.cbpa.2007.06.423 ; stress chronique multifactoriel: https://doi.org/10.1016/j.bbr.2011.08.010. L’induction d’un ‘stress‘ modéré chez les animaux n’est pas un effet indésirable mais l’effet désiré dans le cadre de la question scientifique de ce projet.
Devenir
A l’issue de chaque procédure, les animaux seront euthanasiés par dislocation cervicale (sans anesthésie) pour permettre le prélèvement de tissus (principalement muscle pectoral et foie, mais les autres organes tels que le cerveau, le cœur et les organes reproducteurs seront aussi collectés et conservés à -80°C pour de potentielles mesures en collaboration avec d’autres laboratoires). Une partie des tissus fraichement collecté sera utilisée pour l’évaluation du fonctionnement mitochondrial, et une partie stockée à -80°C pour la détermination de la longueur des télomères, du stress oxydant, et de l’expression génique de plusieurs cibles par RT-qPCR (e.g. mTOR, nr3c1). Cette étude sur tissus est nécessaire pour évaluer la potentielle conservation des effets des hormones glucocorticoïdes et de l’exposition au stress entre organes, ce qui ouvrirait la porte à l’utilisation future des cellules sanguines comme cible principale peu invasive pour l’évaluation de l’impact de ces facteurs sur la physiologie du vieillissement.
Remplacement
Le projet vise à comprendre l’effet du stress sur le vieillissement cellulaire et les mécanismes physiologiques/cellulaires sous-jacent. L’exposition à un environnement stressant engendre une multitude de bouleversements physiologiques qui implique différentes cellules et différents organes, mais également les communications inter-cellulaires et inter-organes, ce qui ne peut pas être reproduit via des approches substitutives à ce jour.
Réduction
Le nombre d’individus utilisé a été réduit au minimum nécessaire (32/groupe) à l’obtention de résultats statistiquement appropriés aux objectifs (détection d’un effet modéré Cohen’s d = 0.50). Cela a été possible grâce à deux éléments clés : - L’utilisation partielle d’un suivi longitudinal où chaque individu sera échantillonné (sang et plumes) avant d’entrer en procédure, ce qui permettra de corriger les données similaires obtenues post-traitement par la variabilité interindividuelle initiale - L’utilisation de trios d’individus ayant les mêmes parents, ce qui permettra d’augmenter la puissance statistique pour détecter des effets liés au traitement pour les paramètres présentant une héritabilité moyenne à forte ; l’héritabilité des télomères étant forte chez la caille japonaise (h2 ~ 0.65)
Raffinement
Les différentes phases du protocole ont été conçues avec soin pour favoriser le bien-être des animaux expérimentaux aussi bien avant l’entrée en protocole, que pendant les procédures : -incubation/éclosion en conditions optimales chez l’éleveur spécialisé - transport à un âge (jour 5) résultant du meilleur compromis entre précocité (nécessaire pour le projet) et robustesse des poussins (nécessaire pour le bien-être) - transport par un transporteur agréé (SLAT services) à une température optimale (+26°C). - phase d’habituation au nouvel environnement de stabulation (5j), boxes de stabulation dédiés aux oiseaux entièrement rénovés - stabulation en groupes mixtes au sol en densité modérée et adaptée (boxes de 3.5m2 pouvant accueillir 32 individus 150g), nourriture et eau ad libitum - enrichissement structurel (cachettes, brises-vue, capsules de bouteilles plastiques) et enrichissement alimentaire (litière dense propice au fouissage, vers de farine dispersés 1x/jour dans la litière) selon https://doi.org/10.1080/00071660601084333 - suivi quotidien par un personnel qualifié (3 animalières + porteur de projet) et tenue d’un cahier de suivi - Tenues de couleur spécifique pour le personnel lors de l’induction de stress chronique par contention, ajout de nouvel objet, etc. - Attention particulière portée à l’état du plumage et à la posture des oiseaux lors des visites quotidiennes (indicateurs majeurs du bien-être chez cette espèce) - Écartement de la procédure d’un animal si signe de souffrance et/ou gain de masse < 20% du gain de masse du groupe contrôle (= points limites) - Procédure d’euthanasie réalisée par le porteur du projet car expérimenté sur cette espèce
Choix des espèces
La caille japonaise (Coturnix japonica) est un excellent modèle aviaire pour les études en laboratoire, notamment dans un contexte d’étude du vieillissement. Leur cycle de vie court (50-60j entre l’éclosion et la maturité sexuelle) permet de réaliser des études couvrant toute la vie ‘précoce’ des individus en un temps réduit, et comme la grande majorité du raccourcissement des télomères intervient durant la croissance, notamment chez ce modèle aviaire, c’est de ce fait le modèle le plus adapté au questionnement scientifique du projet décrit dans ce document. Les animaux seront utilisés au stade poussin (début de procédure à 10j), car la majorité du raccourcissement des télomères est observé lors de la croissance (éclosion au jour 60) des individus comme précédemment démontré chez cette espèce.
Evaluation de cibles et effet anti-leucémique et différentiateur de nouveaux composés dans la Leucémie Aigue Myéloïde sur lignées leucémiques murines et humaines et sur blastes issus de patients
- Recherche fondamentale
- Oncologie
1 772 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, la quasi-totalité tuée à l'issue et douze réutilisées. Des cellules de leucémie aiguë myéloïde, de lignées ou issues de patients, leur sont injectées, parfois directement dans le tibia sous anesthésie, pour évaluer de nouveaux traitements. Le porteur cite des effets attendus tels que douleur au point d'injection, douleurs chroniques, perte de poids et développement tumoral, et affirme qu'il n'existe "aucune autre méthode probante" pour remplacer l'animal en préclinique. Les souris sont tuées en fin de procédure pour analyse de l'implantation de la leucémie.
Objectifs
La Leucémie Aigüe Myéloïde (LAM) est une hémopathie maligne traitée principalement par chimiothérapie conventionnelle associé à une forte toxicité et un taux de rechute important. Le projet porte sur l’évaluation de nouveaux traitements et de nouvelles cibles dans les LAM préalablement identifiés et validés in vitro sur modèles cellulaires. Il n’existe actuellement aucune autre méthode probante se substituant à l’expérimentation animale pour les évaluations précliniques. Ce projet est développé par un laboratoire académique et financé dans les tutelles et des associations de lutte contre le cancer et les leucémies. L’étude in-vivo validera les cibles et les candidats médicaments dans des modèles murins C57BL/6 ou NOD-SCIG -gamma (NSG).
Bénéfices attendus
Les retombées du projet sont de valider les effets anti-leucémiques / différenciateurs de nouveaux composés à visée anti-tumorale et de valider de ouvelles cibles thérapeutiques potentielles dans la leucémie aigue myéloïde.
Procédures
Certains animaux auront une injection en intra-tibial des cellules leucémiques sous anesthésique (isoflurane) et analgésique (buprenorphine). La durée de l'intervention est de 3 à 5 minutes et est effectuée en transcutané sans ouverture. Le nombre de souris minimum (mise au point et xénogreffes de cellules de patients PDX) sera au maximum de 572 animaux. Si les résultats des étapes de mise au point des modes d'injection (intra-péritonéal, intra-veineux ou intra-tibial) pour les lignées leucémiques humaines montrent la nécessité d'effectuer les procédures expérimentales en injection intra-tibiale, ce nombre passera au maximum à 1436 animaux.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables attendus sur les animaux sont une possible une douleur transitoire au point d’injection, des douleurs chroniques, une perte de poids >15%, le développement excessif d'une tumeur ou grosseur au point d’injection sans que la charge tumorale n’excéde 10 % du poids normal de l'animal sujet aux expériences thérapeutiques, ou qui gêne les mouvements normaux de l’animal ou qui est ulcérée, la perte d’alimentation brutale ou encore une tension abdominale signe de splénomégalie ou d’ascite induisant une forte prise de poids et liée au développement de certains modèles de leucémies aigues myéoïdes, des tremblements, secousses, convulsions, boiteries ou décubitus permanent.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés à la fin de chacune des procédures pour analyse de l'implantation de la leucémie des modèles leucémiques ou des effets des traitements. Les souris controles seront trop agées à l'issues des procédures pour éventuellement être réutilisées dans les procédures d'implanation des cellules leucémiques.
Remplacement
L'objectif est d'évaluer les effets anti-cancéreux et/ou différentiateurs de nouveaux composés anti-cancéreux. La souris est le modèle animal le plus largement utilisé par la communauté scientifique en oncologie et étude de effets antitumoraux in vivo. Le modèle murin immunodéficient est le seul disponible pour la mise en place de modèles de leucémies induites à partir de lignées ou cellules humaines. Certaines lignées utilisées sont des lignées murines : le modèle murin syngénique sera alors utilisé.
Réduction
Le nombre d’animaux sera de 3 par groupe pour les étapes de mise au point des modèles et à 8 par groupe pour les expérimentations proprement dites, nombre modulé selon une évaluation statistique par tests non paramétriques pour atteindre une valeur statistique de p-value
Raffinement
Les souris sont hébergées en groupe afin d’éviter le stress de l’isolement et avec des enrichissements du milieu. Le personnel est compétent pour déterminer si l’animal n’est plus dans sa zone de confort et la Structure du Bien-Etre Animal (SBEA) de notre plateforme garantit l’amélioration des soins et des conditions de vie des souris. Si l'un des points limites est atteint (perte de poids, détérioration irréversible de l’état de l’animal impactant sa survie, perte d’alimentation brutale, forte prise de poids, tremblements, secousses, convulsions, boiteries, décubitus permanent), l'animal sera euthanasié pour arrêter ou empêcher des souffrances.
Choix des espèces
La souris est le modèle animal le plus largement utilisé par la communauté scientifique en oncologie et étude des effets anti-tumoraux in vivo. Le modèle murin immunodéficient est le seul disponible pour la mise en place de modèles de leucémies induites à partir de lignées ou cellules humaines. Certaines lignées utilisées sont des lignées murines : le modèle murin syngénique doit alors être utilisé. Animaux injectés à 4-8 semaines (optimum de prise de leucémie décrit dans la littérature et validé antérieurement au laboratoire).
Etude de l’effet d’un traitement prenatal avec la cholestyramine et/ou la vitamine E sur le rôle du placenta dans le développement de l’athérosclérose chez la descendance adulte de souris ApoE-/- traitées.
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
80 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Des femelles génétiquement prédisposées à l'athérosclérose sont accouplées, reçoivent un traitement pendant la gestation et subissent des prélèvements de sang répétés, pour étudier l'effet d'un traitement prénatal sur l'athérosclérose de leur descendance. Le porteur affirme que la molécule employée n'a montré aucun effet indésirable ni sur les mères ni sur les petits dans ses essais antérieurs. Les femelles sont tuées au jour 18,5 de gestation pour prélever les placentas et les fœtus.
Objectifs
L’athérosclérose est la première cause de mortalité dans le monde. Les facteurs de risque associés à l’athérosclérose sont bien connus, le principal étant l’hypercholestérolémie. Cependant, ces facteurs n’expliquent pas toujours les variations inter-individuelles. Selon l’hypothèse de Barker formulée en 1993, des facteurs environnementaux agissant durant la période fœtale et périnatale peuvent induire des altérations prédisposant au développement de maladies cardiovasculaires plus tard dans la vie adulte. Des études chez l’homme et l’animal montrent que la présence d’une hypercholestérolémie chez la mère pendant la grossesse/gestation pourrait avoir un impact sur le développement de l’athérosclérose chez la descendance. Pendant la grossesse, le cholestérol peut augmenter jusqu’à 1,5 fois. Cette augmentation, bien que nécessaire au développement du fœtus, pourrait induire une empreinte expliquant le développement précoce de l’athérosclérose chez la descendance. Cette hypercholestérolémie gestationnelle, génère également un stress oxydant qui peut s’avérer délétère pour l’homéostasie vasculaire. Nous avons montré que la souris ApoE-/-, génétiquement programmée pour développer spontanément de l’athérosclérose, en développe moins quand elle est née de mère normocholestérolémique . Dans une étude en cours, nous avons montré qu’un traitement, avec un hypocholestérolémiant et/ou un antioxydant, pendant la gestation diminue le développement de l’athérosclérose. (Résultats en cours de rédaction pour publication) Étant donné que les mères sont traitées durant leur gestation ou gestation et lactation alors que les descendants des différents groupes étaient maintenus sous régime contrôle pendant 25 semaines, notre hypothèse que ces traitements périnataux sont responsables d’une modification de l’expression de transporteurs et d’enzymes impliqués dans la fonction placentaire aboutissant à la protection des descendants de mères traitées avec ces molécules. L’objectif de ce projet est donc d’étudier l’effet d’un traitement périnatal avec un hypocholestérolémiant) et/ou un antioxydant sur la fonction placentaire afin d’expliquer la protection contre la progression de l’athérosclérose chez la descendance adulte de souris ApoE-/- traitées.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de mieux comprendre le rôle du placenta dans le développement de l’athérosclérose de la descendance en cas d’hypercholestérolémie génétique. Les études ont montré les effets délétères du stress oxydant, entrainé par une hypercholestérolémie, sur le développement placentaire et par conséquent fœtal dès l’étape d’implantation. L’étude histologique du placenta envisagée permettra de visualiser la surface occupée ainsi que la vascularisation des différentes zones de placentas de mères recevant ou pas le traitement. Nous nous servirons de l’analyse des résultats issus à la fin de cette étude pour expliquer l’effet protecteur des 2 traitements en périnatal contre le développement de l’athérosclérose chez la descendance adulte à 25 semaines d’âge chez la souris ApoE-/- hypercholesterolémiques que nous avons récemment observé.
Procédures
Les premiers prélèvements sanguins seront effectués au démarrage du protocole puis pendant la gestation pour suivre la cholestérolémie des mères: - 1 prélèvement de sang (50 μL,
Impact sur les animaux
La cholestyramine est un médicament prescrit pour l’Homme dans le cas d’hypercholestérolémie. Chez la souris, les études n’ont montré aucun effet tératogène de la molécule. Nous avons utilisé une dose similaire de la molécule (3% de la masse du régime) pendant des périodes de gestation et nous n’avons noté aucun effet indésirable : ni perte de poids, ni diarrhée chez les mères. Aucun effet sur le développement des descendants est noté. La dose de supplémentation en vitamine E (2200 UI/kg de régime) est conforme aux doses quotidiennes recommandées. Cette dose était déjà utilisée sans effets indésirables sur les mères ni les descendants. Les prélèvements chez les femelles gestantes sont réalisés au niveau de la queue et sous anesthésie locale (lidocaïne 2% sous forme de pommade) en utilisant des microvettes à capillaire pour assurer la rapidité et l’efficacité de ces prélèvements. Les femelles gestantes subiront une douleur légère associée aux prises de sang.
Devenir
Dans la littérature, les différences placentaires et fœtales entre la première portée et les portées suivantes (deuxième portée, troisième portée…) sont bien décrites chez la souris ainsi que chez d’autres espèces. Comme nous avons choisi de s’intéresser qu’à la première portée, les femelles seront mises à mort au jour 18.5 de gestation afin de collecter les placentas pour des analyses histologiques et moléculaires. Les foetus au jour 18.5 de gestation afin de collecter le foie et faire des analyses du métabolisme de cholestérol.
Remplacement
Seule une étude in vivo, c’est-à-dire incluant la complexité des mécanismes physiologiques lors de la gestation mis en jeu lors du développement de maladies cardiovasculaires en période périnatale, peut permettre d’atteindre l’objectif de ce projet. Aucune méthode de remplacement ne peut donc être employée.
Réduction
Le nombre de souris a été réduit au minimum (80 femelles) pour permettre une bonne évaluation statistique d’une intervention nutritionnelle entre différents groupes indépendants sur le développement de l’athérosclérose (test ANOVA et Kruskal-Wallis)
Raffinement
Les animaux ne subiront que très peu de contraintes et la douleur sera minimisée. Les cages seront enrichies (frisottis), les rares prélèvements de sang seront effectués au niveau de la queue ou de la veine submandibulaire sous anesthésie à l’isoflurane des animaux. Les souris seront surveillées quotidiennement afin de détecter toute souffrance. Dans le cas d’une perte de poids, d’une modification de la prise alimentaire, de l’apparence générale ou du comportement, la surveillance sera accentuée et les souris seront soignées et/ou placées sous antidouleurs (buprénorphine à 0.05 mg/kg en sous cutanée pour le palier 1, 0,1mg/kg pour le palier 2 et euthanasie en présence de 3 signes notables) afin de minimiser toute souffrance, détresse ou inconfort. Les prélèvements de sang seront stoppés momentanément jusqu’au rétablissement de l’animal. Enfin, si l’animal ne parvenait pas à se rétablir, la mise à mort sera réalisée (annexe points limites).
Choix des espèces
La souris est un modèle adéquat car c’est une espèce docile et facile à manipuler possédant une période de gestation courte. Première lignée murine à avoir été séquencée, la souris C57BL/6 offre une documentation importante, facilitant les études génétiques. C’est également une lignée stable et c’est la souche la plus utilisée en ce qui concerne l’étude des maladies métaboliques et cardiovasculaires. Le modèle ApoE-/- est hypercholestérolémique, présente un profil lipidique proche de celui de l’homme et développe spontanément des plaques d’athérosclérose, similaires à celles de l’humain. Cela en fait un modèle de choix pour l’étude de l’athérosclérose. L’efficacité des traitements envisagés a été déjà démontré dans ce modèle de souris. Des souris ApoE-/- femelles âgées de 8 semaines environ seront utilisés pour la reproduction pour les différentes conditions étudiées. Les premiers prélèvements sanguins seront effectués au démarrage du protocole puis pendant la gestation pour suivre la cholestérolémie des mères: - 1 prélèvement de sang (50 μL,
Etudes des conséquences mutationnelles de différentes génotoxines sur la réparation de l’ADN.
- Recherche appliquée
- Cancers
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
- Troubles sensoriels
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Organes sensoriels
690 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent gavages, injections intrapéritonéales, une inhalation et une irradiation reproduisant l'exposition à des substances génotoxiques comme l'acétaldéhyde, le formaldéhyde ou les UV, pour étudier la réparation de l'ADN et le risque de cancer. Le porteur indique que les irradiations peuvent provoquer une inflammation aiguë de la peau et affirme que l'exposition aux produits mutagènes sera trop courte pour causer des lésions visibles. Les souris sont ensuite tuées pour analyse des tissus et organes.
Objectifs
Les ultraviolets et les psychotropes comme le tabac ou l’alcool contribuent au développement de tumeurs. L’exposition à la lumière UV ainsi qu’aux drogues récréatives endommagent l’ADN des cellules humaines et augmentent le risque de cancers dans la population en induisant des mutations sur l’ADN. Les altérations produites par ces substances nuisibles à l’ADN sont pris en charge par des systèmes de protection de l’ADN tels que la réparation par excision de nucléotides (NER) et, à défaut, par les polymérases translésionnelles (TLS). Des lésions non réparées entraînent des mutations qui augmentent le risque de cancers. Ces produits communément présents dans de nombreuses drogues récréatives, tels que l’acétaldéhyde, le formaldéhyde et le benzo(a)pyrène, ainsi que l’exposition prolongée et chronique aux UVs, produisent une large gamme de lésions à l’ADN qui sont réparées par le NER. Xeroderma Pigmentosum (XP) est une maladie génétique rare causée par une déficience constitutive du NER. Les patients XPs ont un risque de cancer de la peau 10 000 fois plus élevé, dû à leur inaptitude à réparer les dommages induits par les UV. Il a été montré que les patients XP ont un risque de cancer interne plus de 100 fois plus élevé. Les processus mutationnels impliqués ne sont pas bien compris. Il est possible qu’ils soient dus à l’action de sources mutationnelles interne ou externe au corps, telles que l’acétaldéhyde ou le formaldéhyde. De plus, une augmentation du risque de cancers corrélé à des mutations délétère sur un allèle (mutation inactivant une copie d’un gène, c’est-à-dire une mutation hétérozygote) de gènes du NER a été montrée dans des modèles murins et humains. La consommation excessive des psychotropes cités pourrait impacter le risque de cancer chez des porteurs de ces mutations NER dans la population générale. Certaines populations présentent ces mutations hétérozygotes de manière particulièrement fréquente, allant de 0,5 à 2% de la population. L’évaluation de la susceptibilité aux cancers associés à l’abus de ces substances, ainsi qu’à l’exposition excessive aux UV est donc de haute pertinence clinique. Notre projet vise à identifier les conséquences au niveau de l’ADN et des mutations engendrées par l’exposition chronique d’animaux adultes et pendant la grossesse à ces substances cancérigènes et au rôle joué par le NER et la voie des TLS.
Bénéfices attendus
Identifier la quantité et le type de mutations engendrés par ces sources cancérigènes chez nos souris nous permettra de préciser les diagnostiques fait pour les cancers humains, ainsi que la mise en évidence d’une potentielle population particulièrement à risque pour l’exposition à ces substances.
Procédures
Gavages: nombre= 3, durée = 2 minutes . 4 injections intrapéritonéales :30 secondes:. Inhalation (1), durée: 10 minutes. Irradiation (1) : durée: 14 minutes.
Impact sur les animaux
Les irradiations sont susceptibles de provoquer des inflammations de la peau de manière aigue et contenue à la zone d’irradiation. L'exposition aux produits mutagènes ne sera pas d'une durée suffisante pour provoquer des lésions macroscopiques qui entraîneraient des nuisances.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés pour analyses sur les tissus et organes.
Remplacement
L’utilisation d’animaux se révèle essentielle pour l’étude de la mutagenèse dans un contexte prénatal. En effet il est impossible de répliquer ce processus complexe de développement ex vivo. Pour ce qui est de la tumorigenèse induite par les UV, les études In vitro, bien que points de départ nécessaires et importants, ne nous permettent pas de modéliser ni de prendre en compte le processus complexe qu’est la tumorigenèse chez un être vivant complet, avec toutes les interactions entre organes.
Réduction
Notre projet n’étudie pas de caractéristiques quantifiables sur les animaux mêmes, mais sur des séquençages fais à partir de tissus récupérés sur ces animaux. De ce fait, les statistiques elles-mêmes sont fait sur les résultats de séquençage, et ne prennent pas en compte le nombre d’animaux. Nous avons besoin de 10 individus différents par génotypes et traitements pour rendre nos statistiques robustes sur l’analyse haut débit.
Raffinement
Afin de réduire, supprimer ou soulager l'inconfort, la douleur ou l'angoisse subis par les animaux, ceux-ci sont suivis quotidiennement par le même manipulateur et les mêmes animaliers. Pour les interventions et procédures des anesthésies seront effectuées. Un traitement d’appoint sous forme de crème analgésique est prévu en cas d’inflammation cutanée suite aux expositions aux ultraviolets. Des points limite et des critères d'arrêt de souffrance ont été définis et seront strictement appliqués.
Choix des espèces
Les 9 modèles nécessaires sont tous d’ores et déjà existants chez la souris sur un fond génétique C57BL/6 et/ou BALB/c. L’organisation du système vasculaire de la souris et les relations avec le microenvironnement tumoral sont très proches de celles observées chez l’Homme. L’utilisation de la souris permet d’obtenir des effectifs suffisants et des lots homogènes permettant une reproductibilité des résultats. Les stades choisis sont justifiés par les maladies qui peuvent apparaître, suivant les carcinogènes, à différents stades de la vie dans l'espèce humaine. Des femelles et mâles à maturité sexuelle (à partir de 8 semaines) pour les expériences sur les animaux adultes et pour permettre un maintien de la lignée. Des femelles pour les traitements au cours de la gestation. Pour analyser la mutagenèse prénatale après exposition aux différentes génotoxines, nous aurons besoin d'individus âgés de 2 à 3 semaines.
Etude des effets neuromodulateurs de la pregnénolone en réponse aux ligands endogènes et exogènes du récepteur aux cannabinoïdes de type-1 : Analyses comportementales et moleculaires chez des souris mutantes CB1-E134G.
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
1 264 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance allant de léger à modéré, trente-deux étant opérées sous anesthésie sans réveil. Elles reçoivent une injection de THC ou d'autres composés, puis 912 d'entre elles passent des tests comportementaux dont le RNT ne précise pas la nature, pour étudier l'effet neuromodulateur de la prégnénolone chez des souris mutantes. Le porteur indique que la mise en cage individuelle peut provoquer un stress d'isolement et que les mises à mort se font par inhalation de CO2. Les souris ne sont pas réutilisées pour éviter tout effet cumulatif des traitements.
Objectifs
Le cannabis est une des drogues d’abus la plus utilisée dans le monde (166 millions d’utilisateurs dont 15 millions de personnes dépendantes). Le ∆9-tétrahydrocannabinol (THC) est le composant principal du cannabis et est responsable des effets toxiques et addictifs observés lors de la prise de cannabis chez l’homme. Le THC fait partie de la famille des cannabinoïdes et agit au niveau du cerveau via les récepteurs aux cannabinoïdes de type 1 (CB1). Ces récepteurs CB1 participent à la régulation de nombreuses fonctions biologiques, comme la régulation de comportements liés à la cognition, à la régulation de l’équilibre énergétique, ou encore des réponses liés au stress et à l’anxiété. Une dérégulation de l’activité de ces récepteurs CB1 en réponse à la prise de cannabis (ou de THC), peut donc être à l’origine de désordres psychiatriques et comportementaux importants. Le développement de thérapies pouvant atténuer les effets neurologiques d’une sur-activation CB1 est donc un enjeu de santé publique majeur. Il a été montré, chez le rongeur de laboratoire, un nouveau mécanisme de régulation endogène qui se met en place dans le cerveau et permet de diminuer fortement les effets toxiques d’une telle sur-activation par le THC. De fortes concentrations de THC vont activer le récepteur CB1 de façon excessive et un stéroïde, la pregnénolone, va alors être libérée dans le cerveau et agir directement sur le récepteur CB1 pour réduire son activité et bloquer les effets toxiques du THC. Notre projet de recherche consiste à mettre en évidence le rôle physiologique de la pregnénolone dans la régulation des récepteurs CB1. Pour cela, notre stratégie a été de développer une souris mutante, chez laquelle la pregnénolone ne peut pas se lier au récepteur CB1. Cette souris ne comporte pas de phénotype dommageable. Nous envisageons d’étudier des comportements non invasifs, et les mécanimes moléculaires qui y sont liés, chez ces souris à l’âge adulte en comparaison à des souris ayant un récepteur CB1 intact.
Bénéfices attendus
Les récepteurs aux cannabinoïdes CB1 comptent parmi les récepteurs métabotropiques les plus abondants dans le système nerveux, et participent à la régulation de nombreuses fonctions cérébrales. La dé-régulation de l’activité de ces récepteurs est ainsi associée à l’apparition de troubles neurologiques majeurs tels que l’addiction, les psychoses, la depression, ou encore les troubles du comportement alimentaire. L’idendification de mécanismes de régulation endogènes aux récepteurs CB1 offre donc de nouvelles pistes de recherche dans le but de développer des stratégies thérapeutiques innovantes permettant une amélioration de la qualité de vie des patients concernés. Ce projet consistera ici à produire une meilleure connaissance des mécanismes fondamentaux sous-tendant la régulation des récepteurs CB1 par la pregnenolone. Cela sera rendu possible par l’utilisation d’un nouveau modèle de souris mutantes pour le récepteur CB1, chez lesquelles le site de fixation allostérique de la pregnenolone est invalidé.
Procédures
1) Traitement: Un total de 1264 animaux recevra un traitement par injection dans la limite des volumes d’injections préconisés pour la taille et l’espèce des animaux (10ml/kg pour la souris). L’ensemble des animaux ne recevra qu’une seule injection. 2) Tests d’étude des comportements : L’ensemble des tests prévus dans cette étude concernera 912 animaux. Les tests seront réalisés sur des animaux vigiles après administration aigüe d’un traitement (délai allant de 30 minutes jusqu’à 24h). 3) Procédure chirurgicale: La procédure sera réalisée chez 32 souris sous anesthésie générale sans réveil. 4) Mise à mort : elle sera réalisée chez l’ensemble des souris, soit pour faire des prélèvements de tissus pour des analyses ultérieures (chez 320 animaux), soit à la fin des expérimentations (chez 912 animaux), car les animaux ne pourront pas être réutilisés.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues sur les animaux pourraient survenir à leur mise en cage individuelle, qui pourrait entraîner un « stress » lié à l’isolement. Cependant, cet isolement sera fait sur un temps court et sera compensé par un enrichissement des cages et des contacts visuels et sonores entre chaque cage. Des effets indésirables pourraient survenir lors de l’induction de l’anesthésie. Les méthodes de mise à mort peuvent également entraîner des effets indésirables, cependant elles seront réalisées dans des conditions expérimentales appropriées afin de limiter toute souffrance ou angoisse pour l’animal.
Devenir
Procédures I à V et VIII : Les animaux des procédures ayant recours à l’injection de THC et l’analyse des effets comportementaux du traitement seront mis à mort par inhalation progressive d’un mélange air/CO2. Les animaux ne pourront pas être réutilisés ultérieurement afin d’éviter tout effet cummulatif des traitements sur le comportement des animaux. En outre, les effets cummulatifs de l’administration de THC chez les souris mutantes CB1-E134G n’est pas connu, en particulier sur les niveaux d’expression du récepteur CB1 et sur la synthèse de pregnénolone. Afin de pallier à ces éventuels biais expérimentaux, des groupes indépendants de souris seront utilisés. Procédure VII : Les animaux de la procédure VII seront mis à mort par injection d'euthanasiant couplé à une perfusion intracardiaque d’un mélange de paraformaldhéhyde (formaline 4%). La mise à mort des animaux et la fixation des tissus est ici nécéssaire pour l’analyse de l’expression du récepteur CB1 par des approches immunohistochimiques. Procédures VI et IX : Les animaux des procédures VI et IX seront mis à mort par décapitation rapide. La méthode de mise à mort par décapitation est nécessaire dans notre projet pour pouvoir prélever rapidement du sang afin de faire des analyses ultérieures. Nous ne pouvons pas utiliser d’autres méthodes, comme la dislocation cervicale, car la récupération ultérieure du sang serait difficile due à sa coagulation et ceci entraînerait un biais expérimental. Les études des voies de signalisations ainsi que la quantifications des endocannabinoïdes et neurostéroïdes ne pouvant être réalisées que sur des échantillons ex vivo. Ces procédures se feront sans utiliser d’anesthésie, celle-ci pouvant modifier les paramètres mesurés et induire ainsi des biais expérimentaux.
Remplacement
Dans le cadre de la stratégie de remplacement, des approches subsitutives à l’expérimentation animale ont été réalisées en amont de ce projet. Des analyses in silico nous ont permis d’identifier au préalable le site de fixation allostérique de la pregnenolone sur le récepteur CB1, ainsi que la probabilité d’invalider ce site de fixation par une mutation ponctuelle du gène codant pour le CB1. Cette mutation a ensuite été validée in vitro, nous permettant de vérifier que la pregnénolone ne pouvait pas se lier au récepteur muté. Ce projet s’applique maintenant à l’étude de systèmes intégrés qui ne peuvent être réalisés que chez l’animal. Nous utiliserons ici un modèle de souris mutantes pour le récepteur CB1, ce qui nous permet de connaitre la faisabilité et les conditions appropriées des procédures expérimentales.
Réduction
Un nombre de 8 à 10 souris par groupe expérimental sera nécéssaire pour les prélèvements et analyses ex vivo, afin d’obtenir des données représentatives de l’échantillon de population. Ce nombre sera porté à 12 souris par groupe pour les analyses comportementales, afin de pallier à la variabilité inter-individuelle et pouvoir réaliser des analyses statistiques cohérentes. De plus, nous utiliserons des souris mâles et femelles afin de déterminer d’éventuelles différences liées au sexe. Le cas contraire, les données des mâles et femelles seront regroupées de sorte à augmenter le nombre d’individu par groupe pour étudier les effets génotype. Les tests statistiques consisteront au préalable en un test de normalité, puis en un test d’analyse de variance à deux facteurs, suivi si besoin de tests post-hoc. Dans le cas où les données ne suivraient pas une distribution normale, des alternatives non-paramètriques aux tests cités ci-avant seront realisées. Enfin, les études réalisées en amont ainsi qu’une connaissance accrue de la bilbiographie sur le récepteur CB1 nous ont permis de déterminer les doses effectives pour les traitements pharmacologiques, en particulier pour les expériences ayant recours à l’utilisation de THC. Ceci nous permet de proposer des groupes expérimentaux pertinants avec des conditions témoins appropriées.
Raffinement
Les animaux feront l’objet d’une surveillance quotidienne et ce dès leur réception. La manipulation des animaux et les soins éventuels seront prodigués par des personnes habilitées à l’expérimentation animale et compétentes, en accord avec la grille de score des points limites (Voir Annexe 1 ; tableaux 3 A, B, C et Annexe 2, Tableau 1). De plus, une personne habilitée sera en charge de vérifier le pourcentage d’humidité dans l’air et la température, ainsi que le niveau sonore (si un bruit anormal survient) dans les pièces d’hébergement et d’expérimentation afin de détecter d’éventuelles nuissances et alerter les personnes compétentes pour pallier à celles-ci. A leur réception, les souris seront maintenues en cages d’hébergement collectives en présence d’enrichissement (carrés de cellulose, tunnels en carton), et ce jusqu’à une semaine avant le début des expériences. Les animaux seront alors placés dans des cages individuelles transparentes et rapprochées les unes des autres afin de maintenir des contacts olfactifs et visuels entre les animaux et en présence du même enrichissement. La mise en cage individuelle est ici nécéssaire afin de minimiser l’impact potentiel de la hierarchie sociale sur le phénotype des animaux (Varholick et al., ScientIfic Reports, 2019), et afin de reproduire les conditions d’hébergement des projets précédents. De plus, les animaux seront manipulés par un expérimentateur habilité à l’aide des tunnels en carton, afin de réduire le stress lié à cette manipulation (Gouvela & Hurst, Plos one, 2013). Les expériences seront réalisées dans une pièce dédiée dans l’animalerie, et les animaux seront transférés au minimum 1h avant le début des tests dans la pièce d’expérimentation afin de les familiariser à ce nouvel environnement. Le cas échéant, un enrichissement supplémentaire pourra être apporté dans les cages d’hébergement afin d’optimiser le bien-être des animaux.
Choix des espèces
La souris est un modèle animal communément utilisé pour réaliser des mutations génétiques, de par la similitude du génome de la souris et celui de l’homme. L’organisation du système nerveux central de cette espèce est assez proche de l’homme, ce qui permettra une possibilité de translation chez l'homme dans des études de recherche & développement des résultats obtenus dans le projet de recherche. De plus, les effets comportementaux des cannabinoïdes ont été bien décrits et validés chez la souris. Enfin, des études préliminaires réalisées in vitro ont démontré la conservation du site de fixation de la pregnenolone sur le récepteur aux cannabinoïdes CB1 chez le récepteur murin et humain; ce qui encourage l’utilisation de ce modèle dans notre étude. Les expériences seront réalisées sur des animaux jeunes-adultes (entre 2 et 5 mois de vie). Ce projet se fera dans la continuité de projets précédents chez ces souris au même âge et permettra de mieux appréhender les mécansimes de régulation endogène du récepteur aux cannbinoïdes CB1 par la pregnénolone.
Rôle d’un polluant environnemental (l’HBCDD) comme facteur de susceptibilité dans l’apparition des troubles du spectre autistique chez le rat.
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
458 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, la grande majorité tuée à l'issue et dix-huit réutilisés. Quarante rates gestantes sont gavées quotidiennement pendant quarante-deux jours avec un polluant retardateur de flamme, le HBCDD, et reçoivent une injection intrapéritonéale, pour étudier son rôle dans les troubles du spectre autistique de leur descendance. Le porteur indique que les mères sont tuées au sevrage des petits et que les ratons en surnombre, au-delà de dix par portée, sont prélevés au hasard et tués. Les descendants restants subissent des tests comportementaux puis sont mis à mort.
Objectifs
Les Troubles du Spectre de l’Autisme (TSA) se manifestent par des déficits de communication sociale associés à des intérêts restreints et des comportements stéréotypés. Alors que la prévalence de ces troubles est en augmentation dans les pays développés, seuls 25% des cas impliquent la composante génétique questionnant le rôle des facteurs environnementaux, dont les polluants chimiques, dans cette pathologie. Des résultats obtenus chez l’Homme et chez l’animal montrent des modifications des capacités motrices, de l’anxiété et de l’attention chez des individus ayant été exposés précocement à des niveaux environnementaux de retardateurs de flamme bromés dont l’HexaBromoCycloDoDecane (HBCDD), justifiant sa classification en Europe en tant que substance à très haut niveau de préoccupation. La neurotoxicité développementale de l’HBCDD a été montrée par l’équipe porteuse de ce projet qui se propose maintenant d’étudier les mécanismes sous-jacents de cette toxicité cérébrale induite par une exposition périnatale à l’HBCDD et le rôle que cette exposition pourrait jouer en tant que facteur de susceptibilité dans un modèle expérimental de Troubles du Spectre de l’Autisme. Il est donc proposé ici d’étudier l’incidence et les mécanismes sous-jacents de l’exposition précoce à l’HBCDD comme facteur de susceptibilité dans l’apparition des TSA induite par l’administration d’acide valproïque au cours de la gestation.
Bénéfices attendus
Les retombées scientifiques de ce projet visent donc à associer le modèle de Troubles du Spectre de l’Autisme précédemment validé à une exposition de la mère à deux doses d’HBCDD (HexaBromoCycloDoDecane) au cours de la période périnatale (Jour de gestation 1 à 21 jours postnataux) dans le but ultime d’étudier l’impact de l’HBCDD en tant que facteur de susceptibilité pour cette pathologie dans la descendance.
Procédures
Ce projet d’une durée de 3 ans inclura un total de 40 rats femelles Wistar gestantes ainsi que leurs descendants. Les 40 rates adultes seront réparties en 4 groupes expérimentaux (n=10 par groupe) et constitueront le lot 1. La voie orale étant la voie principale de l’exposition humaine à l’HBCDD, le polluant sera administré via la même voie par gavage. Les animaux du groupe C seront administrés quotidiennement avec le polluant à la dose de 0.1 µg/kg et le groupe D à une dose 100 fois supérieure à celle-ci. Les groupes A et B recevront le véhicule (huile neutre). L'administration durera 42 jours couvrant ainsi les périodes de gestation (21 jours) et de lactation (21 jours) de manière à mimer une exposition humaine dans un environnement contaminé pendant les 9 mois de grossesse et les 6 mois d’allaitement (durée établie par l’OMS). A l’issue de la naissance, les ratons de chaque portée seront sexés et marqués pour pouvoir être suivis individuellement et le poids mesuré tous les 3 jours jusqu’au 21e jour de vie postnatale (PND) puis 1 fois par semaine. Un suivi de l’ouverture des yeux sera réalisé entre les jours 14 et 16 de vie postnatale en tant que marqueur précoce dans les premières semaines. Le lot 1 concernera également les ratons (n=400) lors du suivi de leur développement jusque PND21 puis une partie de ces descendants (n=240) seront mis à mort. Plusieurs tests comportementaux seront effectués par le lot 2 (n=96) au cours des semaines 9 à 11 après la naissance et viseront à étudier l’expression des 3 critères comportementaux (somesthésie, activité/anxiété et interactions sociales/stéréotypies) caractéristiques d’un phénotype autistique tels que mentionnés plus avant. A la fin de l’évaluation comportementale, les animaux de ce lot seront mis à mort pour collecter des tissus. Le lot 3 (n=64) sera dédié à l’étude de la réactivité à un stress psychologique lors d’un test de stress de contention qui sera réalisé à PND90. Les animaux de ce lot seront ensuite mis à mort pour réaliser des prélèvements.
Impact sur les animaux
- L'administration orale du polluant chez les mères se fera par gavage, les effets attendus sur les animaux sont une gêne de courte durée due à l'administration de la canule de gavage. - Une injection intrapéritonéale est ensuite prévue au 12ème jour de gestation pouvant entrainer une douleur légère au point d'injection. - Le marquage, le suivi de l'ouverture des yeux et le suivi de croissance des animaux par pesée n'entrainent aucun effet indésirable. Ces interventions nécessiteront une séparation de la mère de courte durée lorsqu'elles seront réalisées sur les animaux à un jeune âge pouvant entrainer un stress de séparation. - Le test de la plaque chaude prévue dans ce protocole entrainera une sensation de chaleur sous les pattes de l'animal suffisamment importante pour qu'il exprime une gêne sans aller jusqu'à une brulure car le test est stoppé en amont. - Le test de la pince calibrée entrainera une gêne de l'animal au niveau des pattes postérieures qui seront pincées par le dispositif sans aller jusqu'à une douleur. - Les tests du labyrinthe en crois surelevé et de l'open-field mettent les animaux dans une situation stressante pour eux, l'effet attendu est donc le ressenti d'une anxiété. - Les tests de l'enfouissement des billes et celui de sociabilité de Crawley n'ont pas d'effets indésirables prévus. - Le test du résident-intrus peut amener l'animal à exprimer une certaine agressivité envers l'autre congénère réalisant le test. - Le stress de contention aura pour effet indésirable le ressenti d'une anxiété par l'animal puisqu'il sera placé dans une situation stressante pour lui. Des prélèvements sanguins seront réalisés au début et à la fin du test et entraineront alors une douleur légère liée à la piqure des aiguilles. Un suivi de température sera également réalisé par l'administration d'une sonde rectale causant chez l'animal une gêne le temps de ce suivi.
Devenir
Procédure 1 : Les 40 femelles allaitantes (groupes A, B, C et D) seront gardées en vie jusqu’au sevrage des jeunes à 21 jours, puis seront mises à mort. A la mise bas, dans le cas de portées avec un nombre de ratons trop important (>10), les animaux en surnombre seront prélevés au hasard et mis à mort. Une partie des descendants seront également mis à mort (n=240) à 21 jours postnataux. Procédure 2 : Tous les animaux seront mis à mort (n=96) à 80 jours postnataux. Les 18 rats (9 femelles et 9 mâles) ayant servi d'intrus dans les tests de sociabilité pourront être gardés en vie à l'issue des tests de comportement et réutilisés selon les besoins Procédure 3 : Tous les animaux seront mis à mort (n=64) à 90 jours postnataux. Les prélèvements réalisés sur les animaux de tous les lots serviront pour des dosages tissulaires et plasmatiques.
Remplacement
Seul le recours à l'animal peut permettre de mimer la complexité comportementale et cérébrale des Troubles du Spectre Autistique (TSA) tels qu'ils sont observés chez l'homme, justifiant le recours à un modèle animal pour cette étude. Le modèle de TSA développé chez les rongeurs par administration d'acide valproïque (VPA) est reconnu pour générer des phénotypes comportementaux comparables à ceux observés chez les autistes chez l'Homme. Aucun système alternatif ne permet de simuler le niveau de complexité de l'organisme entier nécessaire pour répondre aux objectifs du projet.
Réduction
Le nombre total d'animaux est le nombre estimé juste et nécessaire pour pouvoir atteindre les objectifs du projet dans des conditions de réalisation acceptables garantissant ainsi le bon déroulement de l'expérimentation, la prise en charge adaptée des animaux de façon à garantir au mieux leur bien-être et une exploitation statistique satisfaisante des résultats avec l'assurance d'une puissance statistique adéquate (60 à 80%). Le nombre d’animaux prévu pour cette étude est de 40 rats adultes (40 rates gestantes) ainsi que la descendance obtenue (400 ratons),18 rats (9 femelles et 9 mâles) qui serviront d’intrus pour les tests d’interaction sociale. Le nombre de 10 rates gestantes par groupe est estimé suffisant pour pouvoir s’affranchir d’un effet propre à la portée sur la variabilité des résultats. De plus, le nombre de descendants est ajusté à 10 par portée de façon à standardiser les effets de la taille de la portée sur la croissance et le développement dans l’ensemble des portées. Dans le cas d’un nombre de ratons supérieur à 10, les animaux en surnombre pourront être utilisés pour compléter des portées nées le même jour et comprenant moins de 10 ratons. Si ce n’est pas le cas, ces animaux surnuméraires seront mis à mort. En cas d’un nombre plus faible (inférieur à 10), l'ajout d'animaux excédentaires provenant d'autres portées du même groupe pourra être réalisé si les portées sont nées le même jour. Si cet ajout n'est pas possible, des portées de 8 ratons seront considérées comme de taille minimum. Les portées de taille inférieure seront écartées et les ratons mis à mort pour des prélèvements.
Raffinement
Les femelles gestantes puis allaitantes seront hébergées avec leurs jeunes jusqu’à 21 jours postnataux. Puis les jeunes rats seront hébergés ensemble par portée après retrait de la mère entre 21 et 28 jours de vie afin de maintenir les liens sociaux formés dans la portée. A 28 jours, les rats seront séparés par sexe. Les animaux seront finalement placés à 2 par cage selon les dispositions réglementaires en termes de rapport hauteur/surface au moment où leur poids et taille le nécessiteront. L'eau et la nourriture seront disponibles ad libitum durant tout le protocole. Les cages seront maintenues dans des conditions d'hébergement contrôlées en cycle lumineux inversé (lumière allumée à 19h). Le milieu sera enrichi avec des feuilles de papier absorbant de manière à éviter le grignotage des matières plastiques des objets habituellement utilisés qui contiennent des substances de toute sorte pouvant interférer avec le polluant (HBCDD). Les tests comportementaux se feront ainsi durant la phase d’activité naturelle (phase nocturne) des rats de manière à préserver leur période de repos. Les animaux seront surveillés quotidiennement et les points limites suivants relevés (diminution de la consommation alimentaire et hydrique, ralentissement de la prise de poids, modifications de l'apparence physique externe et du comportement de l'animal). Si l'un de ces points limites est atteint, l’animal sera isolé et surveillé, voire mis à mort selon une méthode réglementaire (injection létale) en cas de persistance de l’état de mal-être de l’animal. Tous les animaux seront traités par les mêmes personnes entrainées de manière à réduire le stress de l’administration des produits et de la manipulation.
Choix des espèces
Alors que le modèle de Troubles du Spectre Autistique (TSA) induit par l'acide valproïque (VPA) a été développé chez le rat et la souris, les caractéristiques comportementales du rat, en particulier au plan du comportement social diffèrent de celles de la souris et font que cette espèce est à privilégier pour induire des phénotypes comportementaux de type autistique. De plus, cette espèce est celle qui a été utilisée lors des expérimentations animales précédentes visant à mettre au point ce modèle de TSA dans un contexte de co-exposition au polluant environnemental (HBCDD) rendant nécessaire de poursuivre avec la même espèce pour cette étude. Les femelles qui seront utilisées pour la reproduction seront utilisées au même stade adulte (12-13 semaines) que dans les études précédentes de manière à obtenir des résultats comparables. Les femelles seront placées au moins une semaine avant la phase d’accouplement dans une salle d’hébergement en cycle inversé. L’œstrus (période pendant laquelle la femelle est fécondable) sera confirmé grâce à l’utilisation d’un moniteur de cycle œstral digital pour rongeur, par un personnel expérimenté et habitué à ce geste de contention manuelle légère. Une fois l’œstrus confirmé, les rates seront placées en accouplement. Pour cette étape, une seule femelle est placée en présence d’un seul mâle pendant la 2ème partie de la phase d’obscurité (après-midi). Si la femelle montre des signes de réceptivité sexuelle (comportement caractéristique de lordose c’est-à-dire d’une position permettant la copulation et frémissement des oreilles qui normalement précèdent l'acceptation de la monte), la femelle sera laissée en présence du mâle jusqu’au lendemain matin (soit une période d’environ 12h). Leurs descendants seront utilisés aux stades postnataux PND1 à PND90 afin de valider d’un point de vue comportemental, l’expression phénotypique des trois critères principaux de diagnostic des TSA qui sont : i) un déficit d’interactions sociales et une stéréotypie, ii) une atteinte de la sensibilité au niveau du système somesthésique et iii) une hyperactivité et une hyperanxiété.
Pose de cathéter veineux central chez le lapin
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
65 lapins vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, puis réutilisés dans d'autres expériences. Chaque lapin subit une chirurgie d'environ vingt minutes sous anesthésie pour la pose d'un cathéter veineux central, dans le but d'offrir ce dispositif à des chercheurs dans le cadre de prestations ou de collaborations. Le porteur affirme qu'aucune douleur n'est attendue et que les animaux supportent très bien le cathéter et le gilet. Le projet installe le cathéter pour faciliter les prélèvements et injections des expériences ultérieures auxquelles ces lapins seront soumis.
Objectifs
Un cathéter veineux central (CVC) est un tube mince et flexible, introduit dans une veine de la base du cou (jugulaire) ou du thorax (sous clavière) jusqu’à atteindre la veine cave supérieure. Ce dispositif, couramment mis en place chez l’homme en clinique, peut permettre l’injection de traitements par voie intra-veineuse (IV), la perfusion de sang ou de plaquettes, le prélèvement d’échantillons sanguins ou encore la mise en place d’une nutrition parentérale (injection d’éléments nutritifs par voie IV). Le but de ce projet est d’offrir les mêmes possibilités à notre modèle animal qu’est le lapin dans le cadre de prestations ou collaborations avec d’autres chercheurs. 65 lapins cathétérisés sont prévus pour l’année 2022.
Bénéfices attendus
La mise en place d’un CVC apporte plusieurs avantages : -réduction du nombre d’injections et de piqûres d’aiguille ; -atténuation de l’endolorissement/sensation de brûlure parfois causés par un traitement IV administré par une perfusion standard périphérique ; -accroissement du confort et réduction de l’anxiété chez les lapins nécessitant un traitement IV ou des prélèvements sanguins à répétition.
Procédures
Les animaux seront soumis à une procédure chirurgicale d’environ 20min sous anesthésie et analgésie pour la pose d’un cathéter veineux central.
Impact sur les animaux
La nuisance la plus importante est lié à l’opération chirurgical en elle-même. Cependant, tout sera mis en œuvre pour limiter au maximum la douleur des animaux (anesthésie + analgésie pré et post-opératoire). D’après notre expérience, les animaux supportent très bien le cathéter ainsi que le gilet. Aucune douleur n’est attendue.
Devenir
Au terme de la procédure, tous les animaux seront utilisés pour des expériences nécessitant des prélèvements ou des injections qui seront facilités par le cathéter limitant ainsi les effets néfastes pour les animaux.
Remplacement
Différents types d’étude seront réalisés chez les lapins cathétérisés : analyse pharmacocinétique d’un nouveau composé, tests de toxicité, évaluation de l’efficacité de nouvelles thérapies. L’ensemble de ces utilisations met en jeu l’organisme dans son entièreté et rend le remplacement du modèle animal difficile.
Réduction
Dans un objectif de Réduction, le nombre d’animaux choisi correspond au minimum de lapins qui nous est habituellement commandé sur une année. Cependant il est possible que ce chiffre varie à la hausse (demande d’industriels). Dans le cas d’une demande plus importante, une nouvelle demande d’autorisation de projet sera rédigée. Le nombre de lapins sera de 65 sur 1 an.
Raffinement
Dans un objectif de Raffinement, la procédure de pose de cathéter sera réalisée sous anesthésie générale par du personnel qualifié. Le design du gilet utilisé pour le maintien du cathéter permet la libre circulation de l’animal dans sa cage sans risque d’arrachement. Les conditions d’hébergement ont également été optimisées par l’enrichissement du milieu. Enfin, l’utilisation de l’analgésique buprénorphine a été mise en place pour réduire la douleur liée à l’opération.
Choix des espèces
Le lapin est un modèle de choix pour les essais impliquant des actes chirurgicaux. Sa taille facilite la mise en place de matériel médical tels que les cathéters. De plus, le lapin est en certains points (notamment immunitaire), plus proche de l’homme que la souris, notamment pour les études s’intéressant aux infections bactériennes. Les lapins seront utilisés lorsqu’ils auront atteint un poids compris entre 2,8 et 3,3kg, soit environ 10-12 semaines. Le poids et l’âge de l’animal sont primordiaux. En effet, l’état immunitaire de l’animal est dépendant de son âge et de son poids. Des animaux avec une immunité mature sont souvent nécessaires. Enfin, tous les animaux doivent avoir un profil identique afin de ne pas induire de biais dans la comparaison des groupes.
Preuve de concept de la valeur ajoutée de l’utilisation de l’IRM dans l’étude d’un modèle de lymphome implanté chez la souris immunocompétente
- Recherche appliquée
- Cancers
- Diagnostic des maladies
- Recherche fondamentale
- Oncologie
30 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une tumeur de lymphome leur est implantée sous la peau par chirurgie sous anesthésie, puis suivie par des séances d'imagerie IRM sous anesthésie, jusqu'à quatre par animal, pour démontrer l'intérêt de cette imagerie en oncologie. Le porteur indique qu'une perte de poids supérieure à 20 % entraîne la mise à mort de l'animal. Les souris sont tuées en fin de procédure pour congélation ou fixation des tumeurs.
Objectifs
Le projet présenté vise à démontrer l'intérêt et la valeur ajoutée de l'utilisation de l'imagerie par résonance magnétique (IRM) en oncologie . L'IRM est une technique d'analyse de tumeurs implantées chez l'animal qui est non invasive, précise et utilisée en clinique. Nous attendons de l'IRM qu'elle permette de raffiner les études précliniques et ainsi à terme d'optimiser la règle des 3R, mais également qu'elle permette de travailler avec des modèles tumoraux inaccessibles aux méthodes classiques. Le projet présenté rentre dans ce dernier cas de figure. Il porte sur le suivi par IRM d'un modèle de lymphome implanté en sous-cutané chez la souris immunocompétente. Ce modèle présente un intérêt fort pour comprendre les mécanismes d'apparition de résistances aux anticorps thérapeutiques, mais ne peut pas être étudié avec des méthodes conventionelles. En effet, après l'implantation sous cutanée du modèle tumoral, se développe à l'emplacement soit une masse tumorale, soit une masse inflammatoire, qui ne peuvent pas être discriminées par les méthodes d'observation et de mesure. L'IRM permettra de faire cette discrimination. Le projet prévoit d'utiliser 30 souris, 10 pour amplifier la modèle tumoral in vivo, 20 pour l'analyse IRM.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus concernent la santé humaine, à long terme. Ce projet permettra de caractériser un modèle de cancer du sang, le lymphome B, afin de développer un variant permettant de comprendre les mécanismes d’apparition de résistances à un anticorps thérapeutique. Il permettra aussi d'obtenir des données scientifiques afin de promouvoir l'utilisation d'une technique non invasive en oncologie préclinique, technique dont la précision permettra à terme d'optimiser les 3R dans ce contexte.
Procédures
-implantation par chirurgie et sous anesthésie de tumeurs sous cutanées, une 10aine de minute, administration d’antalgiques au préalable ; traitement si douleur post opératoire 20 minutes maximum -anesthésie fixe durant l’IRM durée maximale 30 minutes de kétamine/Xylazine sur un total de 2/semaine durant 2 semaines soit 4 injectionx maximum.
Impact sur les animaux
- Perte de poids constatée : plus de 10% non améliorée par ajout de nourriture humide en maximum 24h ; une perte de plus de 20% qui serait liée à l'évolution de la croissance entrainera une mise à mort de l’animal - implantation par chirurgie et sous anesthésie de tumeurs sous cutanées, une 10aine de minute administration d’antalgiques au préalable ; - croissance de tumeurs sous-cutanée au niveau du flanc - anesthésie fixe durant l'IRM pour une durée maximale de de 30 minutes,4 séances maximum espacées de 3 jours au minimum
Devenir
Les animaux seront mis à mort en fin de chaque procédure (soit pour congelation des tumeurs pour le stock soit pour fixation en formol).
Remplacement
Les interactions entre le système immunitaire et la tumeur sont complexes et impactées par différents organes lymphoïdes (la rate, les ganglions etc), ainsi que par différents paramètres de la tumeur (structure cellulaire, rigidité etc). L’étude par IRM du développement d’une tumeur ne peut se faire que sur l’organisme entier.
Réduction
Les procédures seront faites sur le nombre minimal d’animaux nécessaires afin de conclure de façon fiable statistiquement au taux d’anomalies de croissance tumoral. Nous utiliserons 10 souris + 20 souris soit 30 souris totales, et ferons une étude statistique d’analyse de contingence et un test de Fischer pour comparer avec une situation normale.
Raffinement
Pendant 7 jours avant la mise en place du protocole les souris seront acclimatées aux expérimentateurs du projet afin de limiter leur stress. Toutes les précautions seront prises pour détecter et minimiser la souffrance, la douleur et le stress des animaux (observation quotidienne, pesée des animaux, traitement antalgique si besoin). Les animaux auront accès à de la nourriture humide en cas de perte de poids légère. Des prélèvements en point final des tumeurs seront réalisés pour pouvoir obtenir le maximum d’informations des animaux utilisés. Pour les modèles implantés sous la peau par chirurgie, les animaux seront traités avec un antalgique avant la chirurgie qui se fera sous anesthésie. La procédure d’imagerie IRM se fera sous anesthésie.
Choix des espèces
Nous avons besoin d’animaux présentant un système immunitaire compétent, et de modèles tumoraux murins. La souris immunocompétente est un modèle de choix pour ce type d’étude car il existe un large panel de tumeurs murines représentatives de différentes indications oncologiques, ce qui n’est pas le cas chez les autres espèces de rongeurs de laboratoire. Nous avons choisi des souris âgées de 5 semaines, car la prise tumorale est meilleure sur les individus jeunes, ce qui permet de diminuer le nombre d’animaux à utiliser.
Réponses métaboliques précoces chez la souris axénique recevant par voie orale un microbiote intestinal de souris
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système cardiaque
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
32 souris axéniques vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Élevées sans microbiote, elles reçoivent un unique gavage de flore intestinale de souris, puis sont tuées entre six heures et trois jours après pour analyse des tissus. Le porteur décrit une intervention réduite, une sonde souple maniée par du personnel expérimenté, et n'attend pas de réaction inflammatoire. Il justifie le recours à l'animal par l'impossibilité d'étudier hors de l'organisme vivant les effets du microbiote sur le métabolisme.
Objectifs
Les maladies cardio-métaboliques (CMD) sont aujourd'hui la principale cause de maladie et de décès dans le monde. Elles causent non seulement des souffrances considérables aux millions de personnes touchées, mais aussi des coûts considérables pour la société et les systèmes de santé. Le terme CMD englobe différentes composantes telles que l'athérosclérose, la résistance à l'insuline / diabète sucré de type 2, la dyslipidémie et la stéatose hépatique / stéatohépatite non alcoolique. Cependant, il n'existe toujours pas de traitement efficace. Le microbiote intestinal, c'est-à-dire toutes les bactéries présentes dans notre intestin, est de plus en plus reconnu comme étant un facteur important dans de nombreuses pathologies, y compris les CMD. Cependant, les connaissances détaillées des mécanismes reliant le microbiote intestinal aux CMD font encore largement défaut. En particulier, on sait encore très mal comment, en conditions physiologiques, le microbiote régule le métabolisme et comment les organismes hôtes réagissent au contact du microbiote. Le projet actuel vise à étudier ce phénomène. L’étude de la dynamique d’adaptation du microbiote à l’hôte permettra de savoir quelles populations bactériennes sont impliquées dans la régulation du métabolisme. L’analyse des fluides et tissus biologiques par spectrométrie de masse donnera une image quasi-exhaustive des métabolites produits ou modifiés par le microbiote. La caractérisation approfondie du métabolisme des lipides et des voies inflammatoires sera particulièrement pertinente pour les CMD. En effet, le métabolisme des lipides et l’inflammation sont les deux voies menant à la maladie athérosclérotique, à l’épuisement des cellules pancréatiques beta (diabète de type 2) et à la stéatose hépatique non alcoolique. Les connaissances issues de ce projet permettront par la suite de concevoir des expériences ciblant des domaines spécifiques des CMD, en utilisant des modèles animaux ad hoc (ex : régime alimentaire riche en graisse pour étudier la stéatose hépatique).
Bénéfices attendus
Dans un premier temps, les bénéfices attendus sont un gain et un raffinement des connaissances fondamentales sur les interactions entre le microbiote intestinal et son hôte dans le domaine des régulations métaboliques. Il s’agit donc ici de contribuer à faire progresser les connaissances génériques sur la physiologie de l’organisme. Dans un second temps, nous escomptons qu’une meilleure compréhension des interactions mutuelles entre le microbiote et l'hôte aidera à mieux comprendre la physiopathologie des CMD et à développer de nouvelles stratégies thérapeutiques ciblées.
Procédures
Quatre groupes sur 7, soit 32 souris sur 56, seront soumis à un unique gavage en début d'expérimentation, avec une dilution de microbiote intestinal de souris.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues sont réduites. En effet, la seule intervention invasive sera une inoculation oro-gastrique avec 200 µL de dilution de microbiote intestinal. Ce geste technique sera effectué à l’aide d’une sonde souple, peu traumatisante, par du personnel très expérimenté, chez des souris préalablement habituées à être prises en main par le manipulateur. Le microbiote inoculé étant issu de souris SPF, il sera dépourvu de micro-organismes pathogènes, de telle sorte qu’une réaction inflammatoire systémique suite à cette inoculation est très improbable. Les souris seront mises à mort entre 6 heures et 3 jours après l’inoculation, ce qui exclut toute nuisance à long terme.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort pour collecte et analyse de tissus.
Remplacement
L'évaluation des effets du microbiote intestinal sur le métabolisme de l'hôte n'est possible que chez les animaux vivants, du fait notamment des interactions complexes entre différents organes qui déterminent les réponses métaboliques globales.
Réduction
Un test statistique a été utilisé pour estimer le nombre minimal d’animaux requis pour avoir des résultats exploitables. Ce nombre est de 8 par groupe. Le protocole comporte 7 groupes, ce qui aboutit à un total de 56 animaux.
Raffinement
Il n’y a pas de souffrance liée à l’hébergement en isolateur. Les souris seront hébergées en groupes sociaux de 4 individus par cage, sur une litière de copeaux. Nourriture et eau stériles seront distribuées à volonté. Un enrichissement de milieu sera apporté : papier à déchiqueter, bûchettes à ronger, tunnel dans lequel se cacher. Les animaux seront visités une fois par jour avant la procédure d’inoculation oro-gastrique, puis 2 fois par jour pendant les 3 jours qui suivront cette procédure. L’inoculation oro-gastrique sera effectuée à l’aide d’une sonde souple, peu traumatisante, par du personnel très expérimenté, chez des souris préalablement habituées à être prises en main par le manipulateur. A la fin de l’expérience, soit au plus 3 jours après le gavage, les souris seront anesthésiées profondément avec de l'isoflurane avant d’être mises à mort par dislocation cervicale. Ce geste sera effectué par le personnel expérimenté de l’animalerie.
Choix des espèces
La souris est un modèle établi pour la recherche sur le microbiote intestinal et les maladies cardio-métaboliques, avec une pertinence démontrée pour la situation humaine. Nous utiliserons des souris jeunes adultes âgées de 8-10 semaines.