Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Multisystémique
- Oncologie
- Organes sensoriels
- Système cardiaque
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
- Système musculosquelettique
- Système nerveux
- Système respiratoire
- Système urogénital
Analyse du rôle de gènes contrôlant la croissance tumorale et la dissémination métastatique
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
1 610 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une greffe de tumeurs bronchiques humaines, des gavages quotidiens jusqu'à deux fois par jour cinq jours sur sept et des scanners, pour étudier la résistance aux thérapies ciblées du cancer du poumon. Le porteur indique des difficultés respiratoires liées à la tumeur et des inconforts liés aux gavages répétés. Il affirme que la croissance tumorale ne peut s'étudier que sur un modèle vivant et que les données précliniques chez la souris sont une étape "nécessaire".
Objectifs
L’objectif du projet est de comprendre les mécanismes moléculaires à l’origine des résistances aux thérapies ciblées dans les cancers bronchiques, principalement les inhibiteurs tyrosine kinase de l’EGFR (ou EGFR-TKi) dans le but d’identifier des combinaisons thérapeutiques permettant de limiter ou de prévenir la rechute chez les patients.
Bénéfices attendus
Ce projet servira d'une part à apporter des connaissances scientifiques sur l'origine des mécanismes de résistance aux thérapies ciblées in vivo afin d'identifier de potentielles cibles thérapeutiques, et d'autre part de tester les cibles qui auront préalablement été validées in vitro en réalisant des combinaisons de traitement dans le but de prévenir l'émergence de résistances. Les bénéfices seront à moyen terme de développer des essais cliniques chez les patients.
Procédures
1) Implantation de tumeurs sous-cutanées (PDX et xénogreffes) ; 5 à 10 minutes/manipulation, 1565 souris; 2) Gavages ; une à deux fois/jour, 5 jours/semaine,
Impact sur les animaux
Les nuisances ou effets indésirables potentiels ainsi que les mesures prises pour réduire, éviter ou atténuer ces nuisances sont décrits dans les procédures expérimentales. Les principaux effets indésirables peuvent être : 1) Des difficultés respiratoires liées à la tumorigénèse bronchique du modèle CCSP-rTA-EGFRL858R 2) Des inconforts liés aux gavages quotidiens 3) Des effets potentiellement indésirables liés aux traitements, dont les potentiels signes de toxicité feront l’objet d’un suivi rapproché
Devenir
Procédure 1 (implantation de PDX) : une fois les tumeurs établies, les souris seront traitées par gavage (procédure 3) et les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure selon les critères fixés en 4.2. Procédure 2 (Implantation de cellules tumorales bronchiques humaines) : une fois les tumeurs établies, les souris seront traitées par gavage (procédure 3) et les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure selon les critères fixés en 4.2. Procédure 3 (Traitement des souris par gavage) : une fois les tumeurs établies, les animaux seront traités par gavage et mis à mort à la fin de la procédure selon les critères fixés en 4.2. Procédure 4 (Tumorigenèse pulmonaire du modèle CCSP-rtTA-EGFRL858R) : la croissance tumorale sera déterminée par CT-scan (procédure 5) et les souris seront traitées par gavage (procédure 3) puis mis à mort à la fin de la procédure selon les critères fixés en 4.2. Procédure 5 (CT-scan) : la croissance tumorale sera monitorée, les souris seront ensuite traitées par gavage (procédure 3) et les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure selon les critères fixés en 4.2.
Remplacement
L'étude des mécanismes à l'origine des résistances aux thérapies ciblées est en majeure partie réalisée in vitro sur des cellules en culture. Néanmoins, pour étudier la croissance tumorale, la dissémination métastatique et la réponse aux traitements qui sont des processus complexes, il faut prendre en compte plusieurs paramètres comme la présence du microenvironnement tumoral, le métabolisme in vivo, la circulation sanguine ou encore la présence du système immunitaire le cas échéant, ce qui n'est possible que via l'utilisation de modèles vivants. De plus, l’obtention de données précliniques chez la souris est une étape nécessaire pour l’établissement d’un protocole clinique chez les patients.
Réduction
Le nombre de souris utilisées fera l'objet d'une étude statistique préalable a fin de limiter au mieux le nombre d'animaux à utiliser tout en garantissant la fiabilité statistique des résultats
Raffinement
Les souris sont hébergés selon les conditions de la réglementation en vigueur. Afin de réduire au maximum le stress des animaux, ils seront manipulés avec précautions et calme durant toute la durée de l’expérience. Pour éviter le stress des animaux, le milieu environnemental et les conditions d’hébergement des souris seront optimisés (enrichissement, igloos, ajout de gels nutritifs, manipulation par personnel formé). Si besoin, nous utiliserons un agent analgésique (Buprecare, Buprénorphine) pour réduire la douleur liée notamment à l'implantation de tumeurs sous-cutanées. Quand nécessaire, les souris seront anesthésiées à l'isoflurane 3%. Les souris seront quotidiennement observées pour détecter d’éventuels signes de souffrance (difficultés à respirer, prostration, dos voûté, agitation, activité sociale anormale).
Choix des espèces
Les souris NSG sont classiquement utilisées en oncologie car elles favorisent l’implantation et le suivi des tumeurs d’origine humaines (PDX), et les souris nudes sont classiquement utilisées dans le cadre de l’implantation et le suivi de lignées cellulaires telle que les lignées PC9, HCC4006 ou H3122. Il existe de plus de nombreuses données bibliographiques sur ces modèles, ce qui permet d’une part d’optimiser les séquences techniques (protocoles d’implantation) et d’autre part d’ajuster les traitements en fonction des données publiées. Le modèle CCSP-rtTA-EGFRL858R a déjà été utilisé dans de nombreuses études et notamment au laboratoire, car il présente le double avantage d’avoir des caractéristiques histopathologies très similaires aux adénomes et adénocarcinomes humains (Politi et al. Genes Dev. 2006) et de reproduire l’évolution clinique observée chez les patients sous traitement aux EGFR-TKi (Politi et al, Dis Model Mech. 2010 ; Starrett et al., Cancer Res. 2020). Implantation PDX et xénogreffes réalisés sur des souris jeunes âgées de 6 et 8 semaines, ce qui permet d’une part de favoriser la prise des greffes et d’autre part de pouvoir réaliser des traitements pouvant aller jusqu’à 6 à 8 mois selon les modèles.
Etude animale sur l’endothélialisation des stents à diversion de flux chez le lapin
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
15 lapins vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils subissent plusieurs chirurgies sous anesthésie générale pour l'implantation puis le contrôle de stents utilisés chez l'humain contre les anévrismes intracrâniens, la dernière intervention n'étant pas suivie d'un réveil. Le porteur indique une anxiété, un stress et des douleurs postopératoires possibles, ainsi qu'un rare risque de paralysie de la patte. Il affirme que l'utilisation d'animaux est "indispensable" car aucune méthode in vitro ne reconstitue ces conditions.
Objectifs
Le projet consiste en l’étude chez le lapin de dispositifs implantables de neuroradiologie interventionnelle utilisés chez l’humain dans le traitement des anévrismes intracrâniens. L'objectif est de comparer quatre types de stents à diversion de flux (des dispositifs médicaux implantables utilisés dans le traitement des anévrismes intracrâniens par voie endovasculaire) sous des régimes différents d’anti-agrégation plaquettaire, et d’analyser l’endothélialisation et le risque thromboembolique de chacun des dispositifs. Une étude clinique rétrospective a suggéré que des stents à diversion de flux « actifs » pouvaient être mis en place sous simple anti-agrégation plaquettaire en phase de rupture d’un anévrisme, avec une occlusion satisfaisante de ces derniers, sans complication ischémique surajoutée. Le but de ce projet sera d'étudier l’endothélialisation des stents par des analyses radiologiques et histologiques, et nécessitera donc l'utilisation de l'animal pour être mené à bien.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra d’effectuer des analyses qui ne sont pas réalisables chez l’être humain afin évaluer la réponse biologique à l’implantation de stents à diversion de flux, ce qui n’a encore jamais été fait de façon indépendante in vivo. L’analyse de la prolifération tissulaire sur le dispositif et sa thrombogénicité, apportera des connaissances supplémentaires et une meilleure compréhension sur les principes du traitement des anévrysmes cérébraux par stents à diversion de flux, permettant d’opter pour les dispositifs les plus fiables pour l’Homme et de les développer.
Procédures
Les animaux seront soumis à un prélèvement de sang 5 jours avant l’implantation du stent, sous anesthésie locale (15 min environ). Un second prélèvement sera fait pendant la première chirurgie, sous anesthésie générale (1 h environ). Une deuxième chirurgie sous anesthésie générale sera effectuée 15 jours plus tard pour le contrôle (45 min environ). Le dernier contrôle à 1 mois demandera également une chirurgie sous anesthésie générale, pour laquelle l’animal ne sera pas réveillé à son terme (1 h environ).
Impact sur les animaux
L’anxiété et le stress sont des effets indésirables attendus avant, et après chaque procédure/prélèvement. Des douleurs peuvent également survenir en contexte post-opératoire, de même qu’une paralysie de la jambe du lapin en cas d’atteinte du nerf (très rare).
Devenir
Les animaux mis à mort à la fin de la procédure afin de prélever les pièces anatomiques à des fins d’analyse en histologie.
Remplacement
Ce projet vise à étudier la prolifération cellulaire et la thrombogénicité sur des stents à diversion de flux dans des conditions proches de ce qui est trouvé chez l'Homme. Aucune méthode alternative in vitro ou ex vivo ne permet de reconstruire un modèle proche de ces conditions. L'utilisation d'animaux dans le cadre de ce projet est indispensable.
Réduction
Une analyse intermédiaire effectuée en OCT (tomographie par cohérence optique, technique d’imagerie permettant d’obtenir des images en coupe du vaisseau) et angiographie à 15 jours après l’implantation des stents permettra d’étudier partiellement le processus d’endothélialisation du stent, et évite d’avoir recours à une analyse histologique intermédiaire qui nécessiterait un sacrifice. Par ailleurs, l’implantation de différents stents chez le même lapin permet de diminuer le nombre de lapins utilisés).
Raffinement
Les animaux seront hébergés dans le respect du bien-être animal. Les animaux seront gardés pendant une période d'acclimatation de 5 jours minimum entre leur entrée dans l’animalerie expérimentale, et leur première entrée en procédure. Leur environnement comportera un enrichissement (bûchettes à ronger...). Les animaux seront suivis quotidiennement et leur état de santé et de bien-être sera évalué tout au long du protocole expérimental. Les animaux seront anesthésiés et analgésiés pendant les procédures chirurgicales et seront suivis au cours de la procédure. Un suivi renforcé sera effectué durant les premiers jours après chaque procédure opératoire. Si un animal présente un signe de douleur ou de souffrance, des analgésiques pourront lui être administrés . Si une infection se présente, un traitement antibiotique adapté au lapin pourra être mis en place. Dans le cas où l'animal présenterait une souffrance, une maladie ou une altération physique sans qu'il soit possible de le soulager efficacement (atteinte d'un point limite), l'animal sera sorti d'expérimentation et mis à mort.
Choix des espèces
Le lapin est un animal dont l’élevage est aisé, et un modèle animal reconnu pour l’étude des anévrismes intracrâniens. La biologie de la néo-endothélialisation des stents est ainsi bien étudiée chez le lapin et similaire aux mécanismes humains. Par ailleurs, la taille des vaisseaux du lapin est similaire à celle des vaisseaux humains, où sont implantés les stents flow-diverter étudiés. Les animaux utilisés seront des adultes de plus de 3 kg pour la taille des artères et la taille des dispositifs du commerce utilisés.
Etude de molécules pharmacologiques à visée thérapeutique sur un modèle de souris de la Trisomie 21.
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système nerveux
144 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent 23 injections intrapéritonéales quotidiennes d'un inhibiteur enzymatique, puis des tests comportementaux de mémoire, pour comparer trois composés candidats sur un modèle génétique de trisomie 21. Le porteur décrit la douleur des injections répétées comme la principale nuisance. Il affirme que l'étude de ces déficits d'apprentissage "nécessite un modèle vivant et suffisamment proche de l'homme".
Objectifs
Le Syndrome de Down (SD) aussi appelé Trisomie 21 (T21), est dû à la présence d’un chromosome 21 surnuméraire. Ce syndrome touche 1 nouveau-né pour 600-800 naissances et représente environ un tiers des déficiences intellectuelles chez les enfants d’âge scolaire. C’est la forme la plus fréquente de retard mental, qui est également associée à un large panel de dysmorphies ou malformations. Parmi les gènes candidats à l’apparition de ces symptômes, un gène présent sur le chromosome 21 humain et donc en 3 copies chez les sujets porteurs de la T21, est aujourd’hui une des cibles privilégiées pour le développement de traitements thérapeutiques. Les études de ce gène chez la souris ont démontré son implication dans le développement crânio-facial et le développement et la maturation du cerveau. En effet, les souris ayant une copie supplémentaire de ce gène présentent des anomalies crânio-faciales ainsi qu’une une altération des capacités d’apprentissage et un déficit de la mémoire similaires à celles observée dans la T21. Arriver à déplacer de quelques dizaines de points le quotient intellectuel des patients atteints de la T21 leur permettrait d’avoir une vie plus autonome et socialement intégrée et constituerait un progrès très important pour la qualité de vie des patients et de leur entourage. L’objectif de la recherche sur la T21 est donc de mettre au point un traitement améliorant les fonctions intellectuelles des patients. Des collaborateurs proposent 3 nouveaux composés ayant la propriété d’améliorer les capacités cognitives qui sont altérées dans cette pathologie en ciblant l’activité de notre protéine d’intérêt. Durant ce projet, nous souhaitons déterminer le composé parmi ces 3 candidats (composés 1,2 et 3) qui se révélera le plus efficace en termes de restauration des fonctions intellectuelles. Ces composés ont été synthétisés et testés pour l’ADME pharmacologique (administration, distribution, métabolisation et excrétion) par nos collaborateurs. Ces composés seront ainsi administrés par notre équipe à des souris modèles de T21. Les souris traitées feront l’objet de différents tests comportementaux afin de détecter une amélioration de leurs performances cognitives.
Bénéfices attendus
Nous esperons obtenir une amelioration significative des performances cognitives (notamment dans 2 types de mémoires, memoire de travail et mémoire sementique)
Procédures
Les animaux seront injectés quotidienement par voie intraperitonéale avec des molécules inhibitrices de l'enzyme kinase Dyrk1A.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues sont l'introduction d'une aiguille pour l'injection en intraperitoneale. Cette douleur sera accentuée à cause de la repetition des injections, 23 au total, soit 1 par jour.
Devenir
Tous les animaux seront Euthanasiés à l'issue de l'unique procédure décrite dans ce projet.
Remplacement
L’utilisation de la souris dans cette étude est justifiée par le fait que les anomalies à observer (altération des capacités d’apprentissage et déficit de la mémoire) nécessitent un modèle vivant et suffisamment proche de l’homme pour pouvoir être transposées à l’espèce humaine.
Réduction
Pour ces tests, des rongeurs mâles et femelles seront utilisés à partir de 12 semaines, âge équivalent au jeune adulte. Nous utiliserons et testerons les 3 composés sur les deux sexes afin de vérifier qu’il n’y a pas de différence entre mâle et femelle. Le test statistique utilisé sera le test de Student pour des groupes non appariés avec comparaison de moyennes des différents groupes à une constante spécifiée, ici 50% correspondant à une performance au hasard. 16 animaux par groupe sont nécessaires pour avoir une puissance statistique suffisante. Nous utiliseront également un test ANOVA « génotype » x « traitement ». L'étude de se déroulera en 3 groupes d’expérience (1 groupe par composé) comme détaillées ci-dessous : Pour chacun des différents composés nous aurons besoin de 3 lots d’animaux : - 16 Souris contrôles sauvages non traitées - 16 Souris contrôles trisomiques non traitées - 16 Souris trisomiques traitées. Ici, nous aurons donc un maximum de 48 x 3 =144 souris.
Raffinement
Les animaux bénéficieront d’un suivi quotidien à partir du début de leur traitement jusqu’à la fin de l’expérience. Et dans le cas où les animaux présenteraient des signes de souffrance, de mal-être, ou de douleur, ils seront exclus des analyses et soignés ou euthanasiés selon leur état.
Choix des espèces
La compréhension des mécanismes physiologiques et moléculaires ainsi que des origines développementales des pathologies génétiques associées à des retards mentaux requièrent l’étude d’un organisme vivant dans son intégrité et sa globalité et il n’existe donc pas de méthode autre que l’étude in vivo. La souris et egalement une espèces physiologiquement et génétiquement proche de l’Homme dans laquelle nous pouvons réaliser les manipulations génétiques pour obtenir ces modèles de pathologies humaines. De plus, les études dans le modèle humain sont limitées tandis que le modèle murin permet d’accéder à tous les tissus et à toutes les étapes du développement.
DeltaPath – La transduction du signal induite par le VHD et le VHB comme cible antivirale et accélérateur de la pathogenèse virale
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
76 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles reçoivent une greffe de cellules de foie humain, une inoculation des virus des hépatites B et Delta et des prélèvements sanguins répétés pendant douze semaines, pour identifier des voies de signalisation et des cibles antivirales. Le porteur indique que l'échec de la greffe peut faire perdre du poids aux souris ou entraîner leur mort par insuffisance hépatique. Il décrit la souris au foie humanisé comme une alternative "indispensable", le chimpanzé, seul autre modèle naturellement infectable, étant interdit.
Objectifs
Le virus de l’hépatite Delta (VHD) est un virus satellite qui repose sur la présence du virus de l’hépatite B (VHB) pour sa multiplication. Les co-infections VHD-VHB représentent la forme la plus sévère des hépatites virales entraînant une accélération la progression de la fibrose hépatique vers la cirrhose et le carcinome hépatocellulaire (CHC) ou cancer du foie. La progression de la maladie hépatique implique une dérégulation des voies de signalisation cellulaires avec des conséquences sur l’inflammation et sur l’environnement entrainant le développement du cancer. Le but de ce projet est d’identifier les voies de signalisation dérégulées par le VHD et le VHB dans les hépatocytes, ou cellules du foie, afin de découvrir de nouvelles protéines conduisant à la progression de la maladie et de mettre au point de nouvelles molécules antivirales permettant de prévenir la progression de la maladie hépatique et le développement du cancer du foie.
Bénéfices attendus
Afin d’identifier les voies cellulaires dérégulées lors de co-infections VHB-VHD, nous souhaitons établir un atlas des changements cellulaires induits lors des infection VHB et VHD au sein des hépatocytes, ce dans le but d’identifier les voies de signalisation pertinentes pour les virus et la maladie ainsi que leurs régulateurs. Nous pensons ainsi pouvoir découvrir de nouvelles cibles thérapeutiques antivirales ainsi que des candidats-médicaments pour un futur développement préclinique de nouveaux antiviraux et concepts de chimio-prévention.
Procédures
Les animaux recevront tout d’abord une injection intraveineuse afin d’améliorer la prise de greffe. Cette injection est réalisée sur animaux anesthésiés et ayant reçu une analgésie locale. Les animaux seront ensuite soumis à une petite chirurgie permettant la greffe de cellules de foie humain susceptibles à l’infection par le VHB et le VHD. L’injection de cellules de foie humain est réalisée dans la rate des animaux. L’infection par le VHB et le VHD sera réalisée par inoculation des virus par une injection unique dans le péritoine sur animaux vigiles après désinfection à l’alcool de la zone à piquer. Les animaux seront également soumis à un prélèvement de sang une fois toutes les 2 semaines pendant 12 semaines, soit un prélèvement avant l’inoculation et 5 prélèvements après l’inoculation, soit un total de 6 prélèvements. Les prélèvements sont réalisés sur animaux anesthésiés et ayant reçu une analgésie locale.
Impact sur les animaux
Nous utilisons et maîtrisons ce modèle murin depuis plus de 6 ans et la procédure de greffe depuis plus de 10 ans. La greffe de cellules de foie humain est réalisée suite à une petite chirurgie nécessitant une exposition de la rate Cette chirurgie n’induit pas d’effets indésirables chez les animaux. Il est néanmoins possible que la greffe soit inefficace et que les cellules de foie humain transplantées ne repeuplent pas le foie des souris. Dans ce cas, les animaux vont perdre du poids et peuvent mourir d’hépatodéficience aigüe. Suite à la greffe, les animaux ont recouvré un état de santé et de bien-être compatible avec leur utilisation dans ce projet. Les infections par le VHB et le VHD n’entraînent pas de phénotype particulier ni de douleur ou souffrance chez l’animal. Les animaux infectés peuvent vivre plusieurs mois sans problème.
Devenir
Les animaux de la colonie de reproducteurs seront mis à mort lorsque la qualité de reproduction déclinera. Les 2 animaux d’un couple sont mis à mort si aucune portée n’est obtenues depuis plus de 3 mois. Les animaux greffés chez qui la prise de greffe n’est pas efficace seront mis à mort car ils ne pourront pas être utilisés pour d’autre procédures. Les animaux inoculés avec les virus de l’hépatite B et Delta ainsi que les animaux contrôles non infectés sont mis à mort à la fin de la procédure afin de prélever le foie et le sang qui nous permettront de réaliser les différentes analyses nécessaires à ce projet.
Remplacement
Afin de remplacer l’utilisation d’animaux, une majorité d’expériences sont menées en amont, in vitro sur des lignées cellulaires et sur des hépatocytes primaires humains afin de nous assurer de la réelle nécessité de poursuivre sur ces modèles animaux greffés avec des hépatocytes humains. Il est toutefois nécessaire d’utiliser des animaux pour ce projet car les lignées cellulaires sont dérivées de cellules cancéreuses avec un phosho-protéome fortement altéré par rapport à des cellules primaires. De plus l’utilisation d’hépatocytes primaire nécessiterait un nombre très élevé de cellules fraichement isolées, les cellules congelées étant très difficiles à infecter in vitro. L’utilisation de biopsies humaines n’est également pas envisageable car les patients diagnostiqués avec une infection VHD sont très rares, et leur condition de conservation n’est pas compatible avec nos besoins permettant d’analyser le phospho-protéome. Dès lors, notre modèle de souris au foie humanisé est une alternative indispensable à l’identification de nouvelles voies dérégulées par les virus et potentiellement cibles thérapeutiques.
Réduction
Afin de réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés, seul le nombre requis de souris seront greffées pour ce projet. Nous avons déterminé au préalable le nombre d’animaux nécessaire à ce projet sur la base de 2 critères principaux à savoir le taux de repeuplement du foie par les hépatocytes humains greffés, déterminés par dosage de l’albumine humaine sérique, et les charges virales VHB et VHD qui peuvent être très variables. Nos études de corrélation charge virale/albumine humaine montrent une corrélation positive pour VBH, mais pas de corrélation pour VHD. De plus la co-infection VHB-VHD réduit significativement la charge virale VHB, le VHD interférant avec le cycle viral du VHB. Nous avons donc estimé qu’un nombre de 8 souris par groupe est le minimum requis afin d’obtenir des résultats intra et inter-groupes comparables et interprétables.
Raffinement
Afin de raffiner au mieux notre méthodologie, le protocole expérimental est planifié en amont, l’environnement des animaux est enrichi avec des tube de coton pour nidifier et des briques de tremble pour ronger, les animaux sont maintenus en groupe de 3 minimum afin d’éviter tout stress de l’animal isolé, les souris greffées auront un suivi quotidien adapté et tous les moyens nécessaires seront mis en œuvre pour éviter tout stress ou douleurs des procédures expérimentales (anesthésie, analgésie), des points limites adaptés et précoces ont été établis afin de soustraire les animaux à toute forme de souffrance inutile.
Choix des espèces
Seul le chimpanzé peut-être naturellement infecté, comme l’homme, par les virus VHB et VHD. L’utilisation du chimpanzé étant interdite depuis la nouvelle directive européenne relative à l’utilisation d’animaux en expérimentation animale, l’étude de ces virus in vivo est donc restreinte. Seuls les modèles de souris chimériques au foie humanisé peuvent maintenant être utilisés. De plus ces souris au foie humanisé permettent d’étudier précisément l’impact des maladies hépatiques et virales sur les hépatocytes humains et de tester des approches thérapeutiques pertinentes pour les patients. Les animaux seront utilisés à un âge adulte d’environ 8 semaines pour la greffe d’hépatocytes et un âge d’environ 20 semaines au moment de l’inoculation des virus.
Evaluation de candidats médicaments sur la récupération physique et mentale après un modèle d’inflammation du péritoine
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
- Tests réglementaires
- Toxicologie et autres tests de sécurité
300 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Une septicémie leur est provoquée par injection intrapéritonéale de matière fécale, puis un candidat médicament est testé, avec cinq batteries de tests comportementaux mesurant force musculaire, équilibre, résistance à l'effort, exploration, dépression et mémoire. Le porteur indique une perte de poids et une chute de température attendues, une variation de deux degrés ou de 15 % du poids déclenchant la mise à mort. Il affirme qu'aucun essai sur culture cellulaire ne peut remplacer ce modèle pour évaluer l'efficacité des molécules.
Objectifs
L'objectif scientifique de l'étude est d'évaluer l'amélioration (ou l'absence d'amélioration) des capacités de récupération physiques, mentales et comportementales des souris suite à une septicémie grâce à un traitement pharmaceutique. La septicémie sera induite par injection intra-péritonéale de matière fécale. Nous pourrons également étudier, à différents temps, l'infiltration des cellules (quantification et identification des sous-populations leucocytaires) dans le péritoine après lavage de la cavité. Le sang et d'autres organes seront également prélevés en fonction des demandes du sponsor pour quantifier la synthèse de médiateurs cytokiniques ou lipidiques, telles que les lipoxines ou les résolvines. Le poids, le comportement et les capacités physiques des animaux seront évalués en fonction de la demande du sponsor tout au long de l’étude. Les résultats obtenus vont permettre d’étayer les mécanismes cellulaires et moléculaires fins controlant l’inflammation et sa résolution. L’étude de ces différents paramètres va également fournir des indications sur l’efficacité d’un composé pharmaceutique à mieux induire ou au contraire inhiber la résolution.
Bénéfices attendus
Les résultats obtenus vont permettre d’étayer les mécanismes cellulaires et moléculaires fins controlant l’inflammation et sa résolution. L’étude de ces différents paramètres va également fournir des indications sur l’efficacité d’un médicament à mieux induire ou au contraire inhiber la résolution en association avec les capacitées physiques, mentales et comportementales des animaux.
Procédures
Les animaux seront soumis à des injections intra-péritonéales et sous-cutanées sur animaux vigiles pour l'induction de la septicémie (1) et le traitement de celle-ci (1 injection intra-péritonéale à 24h, 48, 72h post-induction et 1 injection sous-cutanée à 24h, 48h, 72h post-induction). Les animaux pourront être soumis selon la demande du sponsor à une procédure de gavage journalière pour l'administration du composé si besoin lors de l'étude principale. L'évaluation physique, mentale et comportementale des animaux sera réalisée à l'aide de 5 procédures de tests comportementaux standardisées selon les recommandations de la plateforme partenaire. Ces tests permettront d'évaluer la récupération physique des souris grâce aux 3 tests comportementaux physiques mesurant respectivement la force musculaire des 4 pattes, l'équilibre des souris et la résistance à l'effort. Et la récupération mentale grâce aux tests cognitifs et comportementaux, mesurant respectivement, entre autre, la capacité d'exploration des souris, la dépression et la mémoire. L'ensemble de la procédure durera 14 semaines, 7 pour l'étude pilote et 7 pour l'étude principale.
Impact sur les animaux
Les principaux effets indésirables attendus sont une perte de poids et une baisse de la température corporelle. C'est pourquoi les souris seront surveillées toutes les 2 heures pendant 8h post induction, puis 2 fois par jour les jours suivants. La température corporelle ainsi que le poids des souris seront évalués quotidiennement. Une variation de 2 degrés de la température initiale et de 15% du poids de la souris entrainera la mise à mort des animaux concernés. Durant la septisémie induite par injection de matière fécale, les animaux seront traités 24h, 48h et 72h après injection par un antibiotique injecté en intrapéritonéal et une réhydratation par voie sous cutanée sera réalisée. De plus, on reportera l'aspect général de l'animal sous la forme d’un score prédictif de la douleur.
Devenir
A l'issue de l'ensemble du projet les animaux seront mis à mort dans le but d'étudier les composés de l'inflammation et de la résolution de l'inflammation présent dans la plasma des animaux.
Remplacement
Le remplacement de l'expérimentation animale par des essais sur culture cellulaire n'est pas possible dans ce modèle. En effet, les modifications physiopathologiques nécessaires au développement de l'inflammation sont très complexes et nécessitent la mobilisation d'effecteurs moléculaires et cellulaires nombreux. Il est impossible d'explorer l'ensemble de ces événements par une approche subsitutive de culture cellulaire. Il est donc important de pouvoir disposer de modèles physiologiques pertinents pour permettre une recherche fondamentale et appliquée sur l’inflammation tout en évaluant l'efficacité de nouvelles molécules à visée thérapeutique.
Réduction
Au sein de cette étude, nous avons réduis le nombre d'animaux utilisés en utilisant un nombre très proche du nombre minimal de 15 nécessaire à une étude statistique.
Raffinement
Des soins et une observation accrue aux animaux suite à l'induction des maladies seront apportés, ceux ci comprennent une aide à l'alimentation et à la réhydratation. Ces pathologies étant basées sur l'inflammation, un traitement pharmacologique visant à réduire la souffrance de l'animal ne pourra être envisagé sans compromettre les résultats de l'étude. L'état de santé des animaux sera évalué quotidiennement selon des critères d'apparence physique et comportementaux selon le tableau détaillé dans le paragraphe 3.4. L'enrichissement pourra être augmenté si nécessaire par l'ajout surnuméraire d'enrichissment.
Choix des espèces
La souris est largement décrite pour être une espèce de choix dans ce modèle compte tenu des outils cellulaires et moléculaires existants. La majorité des expériences seront réalisées chez la souris C57BL/6 fonction des souhaits des sponsors. Ce modèle a déjà été utilisé dans des publications similaires étudiant la récupération physique et le comportement des animaux suite à une septicémie. Ce modèle répond parfaitement au besoin scientifique du projet qui est d'évaluer l'effet de la molécule du sponsor sur la récupération physique et comportementale des animaux suite à une septicémie. Les animaux utilisés seront adultes (7-12 semaines) car il est nécessaire que leur système de défense immunitaire soit mature. Selon demande du sponsor, nous utiliserons des animaux plus agés (10-14 semaines).
Effet des pesticides sur les conséquences d’une agression rénale aigue.
- Recherche fondamentale
- Système urogénital
216 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles sont nourries pendant six mois avec des croquettes contenant des pesticides, subissent des prélèvements et des mesures de fonction rénale, puis une chirurgie qui provoque une agression rénale aiguë et une détérioration de leur fonction rénale. Le porteur indique une perte de poids, une prostration ou une léthargie possibles, déclenchant la mise à mort au-delà de 24 heures. Il affirme qu'aucune méthode sans animaux ne permet aujourd'hui de tenir compte de la physiologie d'un "organisme entier".
Objectifs
Les maladies rénales chroniques et aigues sont en augmentation constante dans le monde et représentent un problème important de santé publique. Les reins sont des organes sensibles à certaines molécules toxiques. Parmis celles-là, les pesticides sont largement utilisés en agriculture et peuvent parfois ne pas être totalement spécifiques des organismes nuisibles mais pourraient affecter aussi la faune et l’Homme. Nous voulons donc savoir si une exposition chronique à de faibles doses de pesticides modifie la fonction rénale et rend ces organes plus fragiles.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus de ce projets sont de mieux caractériser les effets rénaux des pesticides, afin de savoir s'ils fragilisent les reins et peuvent les faire évoluer vers une insuffisance rénale.
Procédures
Les animaux seront nourris pendant 6 mois avec des croquettes contenant des pesticides. Pendant ces 6 mois de régime, des prélèvement d’urine, de selles et de sang pourront être effectués à 2 reprises, chez les animaux vigiles. Des mesures de la fonction rénale seront réalisées 3 fois . Cette intervention nécessite une courte anesthésie d'environ 5 minutes suivie d'une mesure de 45 minute sur animal vigile grâce à un dispositif fixé sur le dos de l'animal qui est ensuite retiré. Enfin, à l'issue des 6 mois de régime, les animaux subiront une intervention chirurgicale d'environ 30 minutes (sous anesthésie générale et analgésie) pour induire une agression rénale.
Impact sur les animaux
Les animaux subiront une agression rénale aigue, résultant en une détérioration de leur fonction rénale.
Devenir
Les animaux sont euthanasiés à la fin du projet.
Remplacement
Étant donné la complexité des mécanismes pathologiques mis en jeu, les procédures expérimentales ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants qui ne tiennent pas compte de la physiologie d’un organisme entier. Il n’existe pas à l’heure actuelle de méthodes alternatives pour obtenir des résultats exploitables et pertinents par rapport à la pathologie humaine.
Réduction
les modèles expérimentaux sont bien maitrisés par les expérimentateurs impliqués, ce qui évite les étapes de mise au point couteuses en animaux. Le nombre d’animaux utilisé est calculé au plus juste d’après notre connaissance du modèle pour permettre d’identifier statistiquement des différences intergroupes scientifiquement interprétables pour chaque paramètre principal et chaque modèle. Il est prévu d’utiliser un maximum de 216 souris
Raffinement
Les animaux seront hébergés par groupes de 4 dans des cages comprenant des éléments d’enrichissement (papier, tunnels...), avec alimentation et eau ad libitum. Ils seront observés quotidiennement afin de s’assurer de leur bien-être. Les personnels intervenant dans ce projet sont formés à l’expérimentation animale et à la chirurgie et les procédures sont optimisées de façon à limiter au maximum la souffrance des animaux (anesthésie, analgésie, suivi attentif des animaux tout au long des différentes procédures). Des points limites ont été définis: 1) Perte de poids supérieure à 20% du poids initial ; 2) Posture de prostration ou léthargie au-delà de 24 heures après l’ARA ; 3) Signes de souffrances (comportement ou apparence anormaux, présence de lésions, absence de toilette…) sans amélioration pendant plus de 24h. Si un de ces points est atteint au cours du protocole, les animaux concernés seront euthanasiés
Choix des espèces
L’espèce utilisée permet d'utiliser le moins d'animaux possible pour atteindre les objectifs du projet. De plus, la littérature indique qu’elle est celle qui fournit les résultats les plus satisfaisants et qu’elle est la moins susceptible de ressentir de la douleur, de la souffrance, de l'angoisse ou de subir des dommages durables dans les conditions de la procédure expérimentale. Nous utilisons la souris car elle est déjà l’origine d’un grand nombre de données dans la littérature et qu’il existe un nombre important de modèles de souris mutantes et transgéniques ciblant des protéines d’intérêt dans la régulation de la fonction rénale. Nous utiliserons des souris adultes âgées de 8 à 12 semaines au début de l'expérience, à ces âges les reins sont pleinement développés, ce qui permet de modéliser au mieux les conditions cliniques adultes.
Inhibition précoce des récepteurs 5-HT6 de la sérotonine comme nouvelle stratégie thérapeutique pour prévenir l’apparition des troubles cognitifs dans un modèle génétique de schizophrénie
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
5 140 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance allant jusqu'à modéré, une partie opérée sous anesthésie sans réveil. Elles reçoivent des injections intrapéritonéales quotidiennes pendant l'adolescence, parfois une chirurgie du cerveau en stéréotaxie et des tests comportementaux, avant d'être tuées pour analyse du cortex. Le projet cherche à savoir si un inhibiteur des récepteurs 5-HT6 administré tôt préviendrait les déficits cognitifs d'un modèle génétique de schizophrénie. Le porteur présente ce résultat comme une "preuve de concept" et renvoie les retombées cliniques à d'autres pathologies et au long terme.
Objectifs
La schizophrénie est une pathologie psychiatrique d’origine neuro-développementale très invalidante, qui touche environ 1% de la population mondiale et dont le poids économique est très important. Elle est caractérisée par la présence d’un large spectre de symptômes cognitifs comme des troubles de l’attention et de la mémoire, l’incapacité à résoudre les problèmes du quotidien et la désocialisation. Les antipsychotiques actuellement disponibles traitent principalement les symptômes positifs et dans une moindre mesure les symptômes négatifs, mais ils sont inefficaces sur les symptômes cognitifs. Améliorer leur prise en charge reste donc un enjeu important et passe par la mise au point de traitements précoces capables d’enrayer la progression de la maladie. Cette étude a pour objectifs de déterminer les mécanismes cellulaires et moléculaires à l’origine des déficits cognitifs observés dans un modèle génétique de schizophrénie. Nous appliquerons au mieux la règle des 3R tout au long de ce projet pour lequel nous utiliserons 5140 souris.
Bénéfices attendus
L’objectif est de déterminer si les inhibiteurs des récepteurs 5-HT6 de la sérotonine peuvent être considérés comme des traitements curatifs capables de prévenir l’émergence des déficits cognitifs observés dans la schizophrénie lorsqu'ils sont administrés pendant l'adolescence, une phase critique du développement cérébral. Au cours des dernières années, il est devenu évident que les déficits cognitifs observés dans la schizophrénie reposent sur des anomalies neuro-développementales qui affectent progressivement les circuits neuronaux et sont difficilement réversibles à l'âge adulte. Mon projet constituera une preuve de concept sur la pertinence de cette stratégie de modification de la maladie basée sur l'administration précoce d'inhibiteurs 5-HT6 dans un modèle préclinique de schizophrénie, stratégie qui pourrait être étendue à d'autres pathologies telles que les troubles du spectre autistique, qui partagent avec la schizophrénie, de nombreuses caractéristiques neurodéveloppementales. Une telle stratégie représente un intérêt grandissant face aux progrès récents qui ont été réalisés dans la détection des patients présentant un risque élevé de transition vers la schizophrénie.
Procédures
En fonction des procédures, les animaux recevront des injections intrapéritonéales quotidiennes pendant l'adolescence (administration du traitement précoce) +/- une procédure chirurgicale en stéréotaxie pour injection des outils moléculaires (une seule intervention de 20min maximum) +/- analyse comportementale des animaux sur plusieurs jours. L'ensemble des animaux seront ensuite mis à mort pour prélèvement du cerveau.
Impact sur les animaux
Dans des travaux précédents où nous avons étudié l'impact d'une consommation chronique de cannabis pendant l’adolescence, nous avons utilisé certaines des molécules qui vont être testées dans ce projet. Ni les antagonistes 5-HT6, ni la rapamycine n’ont entrainé d’effets secondaires sur les phénotypes que nous avons étudiés. Les injections quotidiennes pendant les 15 jours de l’adolescence n’ont entrainé aucune réaction inflammatoire ou infection au niveau du site d’injection réalisé du côté droit de l'abdomen pour être sûr de cibler le péritoine et éviter d'injecter dans la vessie ou le caecum. Nous ne pouvons cependant pas exclure un effet minime dû à l’injection et à la légère gène que pourrait occasionner la piqure.
Devenir
A l'issue de chaque procédure, les animaux seront mis à mort pour des analyses immunohistochimiques, biochimiques ou électrophysiologiques.
Remplacement
Une recherche bibliographique approfondie a été réalisée afin de nous assurer qu’il n’existait aucune approche alternative in vitro qui aurait pu être utilisée pour reproduire les altérations de développement ou de maturation corticale provoquées dans notre modèle d’étude. Les méthodes in vitro essentiellement basées sur les cultures cellulaires, ne permettent pas de maintenir l’intégrité des réseaux cellulaires et ne présentent donc pas les systèmes de communication multicellulaires nécessaires pour la réalisation de ce projet.
Réduction
Mâles et femelles seront utilisés sans distinction dans ce projet. De plus, plusieurs informations seront obtenues grâce à différentes mesures possibles sur le même animal: i) analyses comportementales; ii) puis analyse immunohistochimique ou prélèvement du cortex préfrontal ou du raphe dorsal pour analyse biochimique.
Raffinement
les méthodologies utilisées lors des expérimentations seront optimisées afin de réduire la douleur et la détresse des animaux. Ainsi, lors des injections des traitements, les animaux seront observés quotidiennement. En cas de circonstances imprévues dans lesquelles un des sujets montrerait des signes de détresse ou souffrance, une grille d’évaluation de l’état général de chaque animal sera remplie avec identification de points limites où une prise en charge adaptée sera effectuée. En fonction de l’état de l’animal, la prise en charge soit un traitement analgésique, soit une sortie de protocole jusqu’à la mise à mort si nécessaire.
Choix des espèces
Notre projet nécessite l'utilisation de différentes lignées transgéniques qui ont été générées chez la souris d'où l'importance de réaliser notre étude chez la souris. Les premiers symptômes de la schizophrénie apparaissent pendant l'adolescence qui est une période critique dans le développement cérébral, c'est une période de grande plasticité neuronale. Notre hypthèse est que l'administration d'un traitemennt pendant cette période pourrait permettre de prévenir les altérations cognitives observées à l'âge adulte dans le modèle génétique de schizophrénie. Ainsi, les animaux recevront le traitement en injection intrapéritonéale de J30 à J45 (période correspondant à l’adolescence chez la souris donc à la période de maturation du cortex préfrontal, structure d’intérêt du projet) puis ils seront utilisés pour les expérimentations (électrophysiologie, inmmunohistochimie, biochimie et comportement) à partir de J60 (stade jeune adulte).
Caractérisation du réseau de la neurohormone pro-sociale ocytocine : approche comportementale chez la souris
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
140 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, la plupart tuées pour prélever leur cerveau. Le protocole applique aux nouveau-nés une séparation maternelle répétée de trois heures par jour, pour reproduire un facteur de risque de troubles du développement et étudier le réseau de l'ocytocine. Le porteur indique que les souris devenues adultes peuvent être plus anxieuses, effet recherché par les tests comportementaux qui suivent. Il précise que les souris servant de stimulus social sont réutilisées dans un autre projet, et revendique la souris comme modèle "essentiel".
Objectifs
Contexte de l’étude : L’ocytocine largement distribuée dans le cerveau, est fortement impliquée dans les interactions sociales à l’âge adulte (par exemple en favorisant la reconnaissance et la perception des émotions, la mémoire sociale, ou encore la confiance en autrui), mais est également soupçonnée de participer à l’établissement de la sociabilité au cours du développement de l’enfant. Il a été récemment mis en évidence l’existence de deux réseaux de l’ocytocine, l’un inné et constitutif, présent dès la naissance, l’autre acquis précocement après la naissance, et qui se développerait avec l’expérience. Ces résultats indiquent que le développement cérébral est soumis à une plasticité ciblée du système ocytocinergique. Objectif principal : Ce phénomène de maturation neuronale qui se prolonge dans l’enfance, est donc susceptible d’être affecté par l’environnement, et modifié par l’expérience sociale et pourrait constituer un facteur de risque précoce dans les troubles du développement. En effet, parmi les nombreux facteurs génétiques, anténataux et environnementaux, l’hypothèse d’un lien entre des évènements stressants de vie au cours des premières années constitue un facteur de susceptibilité. Ce présent projet vise à vérifier l’hypothèse selon laquelle l’expression des réseaux de l’ocytocine est 1) influencée par l’expérience sociale précoce, et 2) que cela se traduit par des comportements sociaux inadaptés à l’âge adulte. Ainsi afin d’étudier les effets cellulaires et comportementaux des interactions socio-parentales, nous prévoyons d’utiliser un modèle de séparation maternelle précoce. En effet de précédentes études ont permis de montrer que l’isolement maternel néonatal, qui influence le lien d’attachement entre la mère et ses petits, peut entrainer plus tardivement des comportements associés à l’autisme. Cette étude a donc pour objectif principal de comparer le développement postnatal du réseau ocytocinergique et ses conséquences sur le comportement social chez des souris issues de portées élevées en condition standardisée, avec des souris séparées transitoirement de leur mère et de leur fratrie.
Bénéfices attendus
Les résultats de ces travaux permettront dans un premier temps d’approfondir la connaissance du système ocytocinergique et son implication dans le développement des troubles du neurodeveloppement affectant la dimension sociale du comportement. Les données obtenues chez le rongeur ont considérablement accrue notre compréhension du système nerveux central. Ainsi ces travaux de recherche permettront également d’identifier les bases neuronales du comportement social et permettrait de développer de nouvelles approches thérapeutiques ciblées. A moyen et long-terme, ces expériences pourraient avoir des applications cliniques pour des pathologies telles que l’autisme et l’anxiété sociale.
Procédures
Les animaux ne subiront pas d'intervention, seulement un stress potenitel lié a la séparation maternelle de 3H par jour.
Impact sur les animaux
L’accès à la nourriture et à l’eau se fera ad libitum (à l’exception des heures de séparation maternelle), quelle que soit les conditions expérimentales. Suite aux procédures de séparation maternelle (de 3, 7 ou 14 jours), il n’y a pas d’effet indésirable attendu concernant le poids. Pour autant, les animaux seront pesés quotidiennement par les expérimentateurs pendant la durée de la séparation, puis toutes les semaines le cas échéant (protocole à long terme), afin d’effectuer un suivi régulier de poids. Il est possible que les animaux devenus adultes soient plus anxieux que les portées élevées en condition standard, ce qui pourrait se ressentir lors des tests expérimentaux. Nous n’attendons pas d’anxiété excessive lors de l’hébergement. Une surveillance quotidienne, puis hebdomadaire de la qualité du pelage sera effectuée en parallèle de celle du poids. Nous n’attendons cependant pas d’anxiété excessive car ce sont des fratries ayant toujours vécues ensemble dans la cage d’accueil d’origine. En cas de pelage d’apparence détérioré du a un toilettage excessif, aucune médication n’est prévue. En revanche, un enrichissement supplémentaire (tunnel, briquettes de bois) pourra être alors fourni afin d’atténuer le stress des animaux.
Devenir
Tous les animaux seront mis a mort à l’issu des procédures 1 et 2, car la collecte du cerveau est nécessaire à l’étude anatomique du système ocytocinergique. Les animaux étrangers utilisés pour les tests comportementaux seront replacés dans un autre projet de l’établissement utilisateur.
Remplacement
Notre projet de recherche porte sur l’anatomie du réseau de l’ocytocine et la fonction de plusieurs régions cérébrales. Par conséquent, les études in vitro ou la modélisation ne peuvent pas constituer des modèles expérimentaux satisfaisant et le recours aux a l’expérimentation animale est nécessaire pour cette étude. De plus l’analyse fonctionnelle du réseau ocytocinergique par la mise en place de tests comportementaux ne peut se faire que par une approche in vivo.
Réduction
Approche statistique pour réduire au minimum le nombre d’animaux : Le nombre d’animaux a été calculé statistiquement par un test anova afin de limiter le nombre d’animaux et de n’utiliser que le nombre nécessaire. Une étude pilote est également prévue afin de déterminer le nombre de jours adéquat de séparation maternelle pour obtenir un effet. Cela également dans un but de réduction de groupes expérimentaux qui seront utilisés, par identification de la période nécessaire de séparation à mettre en place pour l’étude à long terme. Nous groupons également les analyses histologiques et comportementales afin de réduire le nombre d’animaux nécessaire à l’étude. Pour les tests comportementaux incluant l’utilisation d’animaux étrangers (test 3 chambres et résident-intrus), nous utiliserons si possible des animaux de l’animalerie d’accueil déjà inclus dans d’autres protocoles, et ce dans un but de réduction afin de ne pas commander d’animaux supplémentaires pour un seul test comportemental. Si cela n’est possible les animaux utilisés pourront être replacés à la fin du protocole.
Raffinement
Ces travaux de recherche fondamentale nécessitent des observations sur des animaux vivant dans de bonnes conditions psychophysiologiques. Les souris utilisées pour ce projet sont nées et ont été élevées dans des établissements agrées. Le bien-être des animaux est impérativement pris en compte à chaque étape de l’expérimentation. Les conditions d'élevage, d'hébergement, de soins et les méthodes utilisées sont les plus appropriées pour réduire le plus possible toute douleur, souffrance, angoisse ou dommage que pourraient ressentir les animaux. De plus le bien-être animal conditionne le bon déroulement et les résultats de nos tests comportementaux, nous sommes donc extrêmement exigeants sur la qualité de vie des animaux. De plus, dans un objectif de raffinement, nous procéderons à une étude pilote, qui permettra de déterminer la durée de séparation maternelle. Nous laissons notamment une période d’acclimatation pour les animaux dans la salle de comportement avant de démarrer les tests afin de diminuer le stress causé par un nouvel environnement. Nous surveillons en temps réel les bébés lors de la séparation et nous filmons les retrouvailles avec la mère afin de s’assurer du bon déroulement de l’étude par ailleurs ceci nous permet de pouvoir intervenir si besoin directement. Des mesures de suivi de poids et de pelage seront aussi effectuées quotidiennement afin de s'assurer du dévelopememnt normal des animaux.
Choix des espèces
Dans le cade de ce projet, la souris (Mus musculus) est le modèle de choix, en raison de ces similarités génétiques et physiologiques avec l'homme. Les souris apparaissent comme essentiel dans l’étude anatomique et fonctionnelle de l’ocytocine, puisque les réseaux de ce peptide sont très conservés, y compris chez les rongeurs. De façon intéressante, le rôle fonctionnel et comportemental de l’ocytocine est conservé dans de nombreuses espèces animales, y compris la souris, rendant l’étude de ce modèle animal pertinent pour la compréhension des mécanismes neuronaux sous-jacents. De plus, les études de référence sur le système ocytocinergique porte sur cette espèce, ce qui permettra d’inclure ces données dans celles de la littérature . Par conséquent, ce modèle animal offre la possibilité de caractériser l’anatomie des systèmes mis en jeu lors de perturbations environnementales précoces et leurs liens avec les troubles de la sociabilité observés ultérieurement. La souris est donc l’espèce animale susceptible de fournir des résultats fondamentaux très satisfaisants
Etude des réponses inflammatoires des lymphocytes T dans un modèle d’EAE (sclérose en plaque) chez la souris
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
360 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Une maladie proche de la sclérose en plaques ou du neuropaludisme est induite, provoquant une paralysie progressive de la queue vers les membres, les animaux étant tués lorsqu'ils atteignent une paralysie complète des membres postérieurs. Le porteur décrit une grille de score allant jusqu'à l'état pré-morbide et teste un inhibiteur censé bloquer le mécanisme inflammatoire. Il indique avoir réalisé des expériences in vitro préalables, mais mène l'essentiel du travail sur l'animal.
Objectifs
Les cellules lymphocytaires T initient la réponse immunitaire adaptative et leur trafic dans le cerveau est relativement faible par rapport aux autres organes. Cela protège le cerveau contre les ravages potentiels causés par une réponse inflammatoire systémique contre des agents pathogènes tels que des parasites, des virus ou des bactéries. Néanmoins, les cellules T spécifiques de l'antigène doivent pénétrer dans le cerveau pour exercer leur effet protecteur. Cette migration peut provoquer des manifestations neurologiques dans des pathologies telles que, la sclérose en plaques (SEP) le paludisme cérébral (CM). Ce projet vise à étudier les événements inflammatoires conduisant à l'apparition d'une pathologie neurodégénérative scléreuse en plaques et aussi du paludisme cérébral dans deux modèles de souris bien définis, la EAE (Experimental Autoimmune Encephalomyelitis) et la ECM (Experimental Cerebral malaria). Nous nous appuyons sur nos études précédentes sur la cytokine pro-inflammatoires MIF (macrophage Migration Inhibitory Factor) et son récepteur CD74. Lors de nos derniers travaux publiés sur un modèle murin ECM nous avons montré que lors de la malaria cérébral les cellules CD8 T qui migrent vers le cerveau sont activées par les cellules de l’endothélium cérébrale exprimant CD74. Ceci provoque une réaction inflammatoire accrue qui se traduit dans une paralyse progressive avec prostration, troubles de l’équilibre, détresse respiratoire, ataxie et éventuellement la mort. L’absence de MIF, de son récepteur CD74 ou le blocage de leur interaction inhibe la maladie. Le projet a pour objectif global d’étudier l’importance des réponses immunitaires T dans deux pathologies affectant le système nerveux central; une maladie neurodégénérative comme la sclérose en plaque et une maladie infectieuse, le neuropaludisme, qui produisent les mêmes symptômes. Le deuxième objectif sera d’analyser l’effet thérapeutique sur l’établissement des maladies de l’inhibition pharmacologique de l’interaction entre CD74 et MIF. Nous allons pour cela utiliser deux modèles murins ; l’EAE le modèle murin pour la sclérose en plaque, et le modèle pour le neuropaludisme; l’ECM. Le projet comporte deux parties : 1) Évaluation des réponses lymphocytaires T dépendant des facteurs pro-inflammatoires dans l’établissement de la maladie 2) Étude de l’efficacité thérapeutique de l’inhibition pharmacologique des mécanismes pro-inflammatoires
Bénéfices attendus
La recherche qui est proposée dans ce projet a pour objet d’améliorer nos connaissances actuelles sur les mécanismes moléculaires qui sont à l'origine de la sclérose en plaque. Nous proposons d'étudier si le mécanisme que nous avons récemment décrit comme étant responsable d'une autre maladie neurodégénérative, le paludisme ou malaria cérébral, est aussi responsable de la sclérose en plaque. Nous avons développé des agents thérapeutiques capables d'inhiber ce mécanisme et nous espérons pouvoir montrer que son inhibition peut améliorer le mauvais pronostique actuelle de la maladie. Nous possédons tous les outils nécessaires pour le succès de ce projet avec la collaboration de laboratoires leaders mondiaux dans le domaine de la vectorisation de nos inhibiteurs de MIF. Les résultats qui découleront de ce projet et permettront d'accroitre nos connaissances sur la pathologie de la sclérose en plaque en particulier et les maladies neurodégénératives en général.
Procédures
Aucun prélèvement ne sera fait sur animaux vigiles et aucune procédure chirurgical ne sera pratiquée. Toutes les procédures seront interrompues lorsque les points limites seront atteints.
Impact sur les animaux
Pendant le déroulé de ce projet toutes les mesures nécessaires seront prises pour éviter les effets indésirables et les nuisances pour les animaux utilisés. Nous utiliserons lors de l’induction de l’EAE et de l’ECM une grille de score qui nous permettra d’évaluer la gravité de la maladie et établir le point limite. Cette grille prendre en compte les symptômes de paralysie progressive commune aux deux maladies. 0 aucun déficit clinique ; 1 faiblesse de la queue ; 2 parésie des membres postérieurs ; 2,5 paralysie partielle des membres postérieurs ; 3 paralysie complète des membres postérieurs ; 4 paralysie complète des membres postérieurs et parésie des membres antérieurs ; 5 pré-morbide ou mort. Les souris sont mises à mort si elles atteignaient un score de 3. Lors des injections sous-cutanée et intraveineuses les animaux seront endormis avec une anesthésie à l’isoflurane. Également lors de la mise à mort par dislocation cervicale les animaux seront endormis au préalable avec de l’isoflurane Un autre point du protocole où les effets indésirables peuvent apparaître et qui seront évités est au moment de la perfusion intracardiaque. La souffrance des animaux sera évitée par l’anesthésie profonde avec de la Kétamine (50 mg/kg) et de la xylazine (7,5 mg/kg) dans un volume de 100 µl après laquelle les animaux seront mis à mort par perfusion intracardiaque avec du PBS.
Devenir
A l’issue de chaque procédure, lorsque les points limites seront atteints, tous les animaux seront sacrifiés. Dans la procédure n° 3 dans laquelle l’effet thérapeutique est étudié, les animaux qui n’auront atteint le point limite seront considérés protégés et seront mis à mort également par anesthésie à l’isoflurane et dislocation cervicale.
Remplacement
Nous avons réalisé des expériences in vitro (remplacement) au préalable qui nous ont permis de déterminer l’importance de MIF et CD74 dans notre modèle.
Réduction
Les expériences ne seront réalisées que deux fois et les rates, les ganglions et les prélèvements d’organes seront analysées sur les mêmes animaux ce qui permettra de réduire les nombre d’animaux de l’étude car les mêmes groupes seront utilisés pour analyser l’impact de MIF et CD74 ou de leur inhibition dans l’établissement de la maladie et pour analyser les réponses immunitaires
Raffinement
Les souris chez lesquelles l’EAE ou l’ECM aura été induite seront examinées tous les jours pour limiter leur inconfort. De plus les animaux seront hébergés à raison de 10 souris par cage en présence des éléments nécessaires à la fabrication d’un nid. De la nourriture et un de l’eau seront ajoutés à la cage pour que les souris perdant une partie de leur mobilité puissent continuer à se nourrir et à s’hydrater. L’enrichissement d’environnement sera utilisé dans toutes les cages (tuyau en plastique ou copeaux de papier. Ces mesures assureront le raffinement de l’étude
Choix des espèces
L’utilisation de la souris nous permet d’avoir accès à des modèles transgéniques. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte (entre 6 et 12 semaines d’âge) pour la mise en œuvre de modèles expérimentaux stables et reproductibles avec des animaux possédant un système immunitaire mature.
Amendement: Influence d’un traitement de souris mdx sur la fonction respiratoire
- Recherche fondamentale
- Système respiratoire
164 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Modèles de myopathie de Duchenne, elles subissent des mesures de la fonction respiratoire, dont une technique nécessitant une trachéotomie, une ventilation mécanique et une injection de curare sous anesthésie sans réveil, pour tester une molécule sur la respiration. Le porteur indique que les 144 souris passées à cette technique sont systématiquement tuées, la trachéotomie et les oscillations forcées lésant l'appareil respiratoire. Il affirme qu'il n'existe pas d'alternative pour étudier la fonction respiratoire au niveau d'un "organisme entier".
Objectifs
La souris MDX (X-linked muscular dystrophy) est un modèle spontané de la myopathie de Duchenne, myopathie héréditaire et fatale due à l'absence de dystrophine. Un médicament administré dans l'eau de boisson permet de restaurer la fonction musculaire et la mobilitée. Dans ce projet, nous evaluerons donc l'influence d' un traitement (molécule BIO101- 50mg/ml*jr) sur la fonction respiratoire. Deux nouveaux groupes contrôles C57BL6/J seront mis en place pour tester l'effet de la molécule BIO101 : ils nous permettront de vérifier que les différences observées chez les souris Mdx ne sont pas dépendantes du fond génétique du groupe expériemental.
Bénéfices attendus
Le bénéfice attendu est que la molécule BIO101 améliore la fonction respiratoire quelque soit le fond génétique du modèle expérimental.
Procédures
Pour l'analyse de la fonction respiratoire : - par plethysmo: n= 144 souris . Cette technique dure en moyenne 45 minutes et sera répétée au maximum 4 fois. - par flexivent n= 144 souris . Cette technique dure en moyenne 30 minutes. Pour les souris de référence, aucune intervention sera faite sur les souris au cours du traitement. Il y aura uniquement un changement de biberon et de litière pour ces animaux.
Impact sur les animaux
Pour explorer la capacité respiratoire de nos animaux, pour ce projet, deux approches seront utilisées : 1-la pléthysmographie, qui permet de mesurer l'ensemble des volumes pulmonaires de façon non-invasive. Pour cela, les souris, libres de leur mouvement, sont placées dans des enceintes de pléthysmographie, hermétiquement fermées, à l'exception de l'arrivée d'air contrôlée. Les souris pourront ressentir du stress, dû à leur manipulation et à un nouvel environnement plus restreint pendant un temps limité. 2- la technique d'oscillation forcée (FlexiVent), nécessitant une trachéotomie et une ventilation mécanique adaptée, est réalisée sous anesthésie générale profonde sans réveil, évitant toute souffrance aux animaux tout au long de l'expérience. Concernant les groupes contrôles, les 20 animaux ne recevront que le traitement par eau de boisson et ne subiront aucune procédure décrite dans cette DAP. Seules les bronches seront prélevées post-mortem donc pas d'effets indésirables prévus.
Devenir
Tous les animaux soumis à la technique du flexivent (soit 144 souris) sont systématiquement sacrifiés en raison de la trachéotomie, l’injection de curare et des oscillations forcées induisant des lésions tissulaires au niveau de l’appareil respiratoire.
Remplacement
Nous travaillons sur la fonction respiratoire et il n’existe pas d’alternative pour étudier les phénomènes mis en jeu au niveau d’un organisme entier mis à part les modèles animaux.
Réduction
Les principes de raffinement et de remplacement contribuent à réduire le nombre d’animaux utilisés tout au long du protocole. Le modèle animal utilisé a été soigneusement conçu et évalué pour permettre de réduire au maximum le nombre d’animaux du fait de la connaissance et la précision des paramètres observés selon la règle des 3R. Le projet étudiera l'effet du traitement sur les souris mdx dont la souche est connue et caractérisée. Seul le personnel expérimenté et qualifié effectuera les expérimentations animales. Ces exigences visent à s’assurer que les procédures nécessaires à l'expérimentation sont exécutées efficacement, avec les soins appropriés afin de minimiser la souffrance des animaux. Un test non paramétrique et non apparié de type Student test, Mann-Whitney ou une analyse de la variance par un test de Bonferroni sera réalisé. Une pvalue inférieure à 0.05 sera considérée comme significative.
Raffinement
Tout au long de cette procédure, les animaux seront surveillés quotidiennement par les animaliers et seront en plus surveillés tous les 2 jours par les expérimentateurs (traitement en eau de boisson nécessitant un changement ou un réajustement des volumes tous les 2 jours). Les souris seront stabulées dans les cages d’un portoir ventilé avec un cycle jour/nuit de 12h (température, humidité). Les animaux seront hébergés à raison de 4 mâles par cage dans un environnement enrichi pour limiter le stress et faciliter les relations sociales. En cas d'agressions répétées, des mâles pourraient être isolés de façon transitoire. Si une souffrance de l’animal est détectée et jugée trop importante, alors la souris sera mise à mort sans délai. Si un seul signe clinique spécifique ou 2 signes notables sont détectés alors le responsable de la SBEA et le responsable de l’étude seront prévenus et la souris sera mise à mort sans délai. Les signes spécifiques et notables sont les suivants : - Les signes notables, définis sur l’aspect extérieur de l’animal, seront les suivants : pelage sale, pâleur (yeux, oreilles, peau), isolement, position recroquevillée, faciès contracté, yeux larmoyants. - Les signes cliniques spécifiques seront surtout visibles à la manipulation : zone urogénitale souillée, réticent à se déplacer, respiration difficile, évolution pondérale anormale (Perte de poids >10%). Concernant les groupes contrôles, les 20 animaux ne recevront que le traitement par eau de boisson et ne subiront aucune procédure décrite dans cette DAP. Seules les bronches seront prélevées post-mortem donc nous n’attendons aucun effet indésirable pour ce dernier groupe.
Choix des espèces
Au cours de cette étude seront utilisées des souris de souche mdx mimant la pathologie étudié et des C57BL10 comme controles. Ces souris constituent un modèle de choix, reconnu, dans le cadre d’étude de la pathologie Deux nouveaux groupes contrôles C57BL6/J seront mis en place pour tester l'effet de la molécule BIO101 : ils nous permettront de vérifier que les différences observées chez les souris Mdx ne sont pas dépendantes du fond génétique du groupe expériemental. Les souris seront utlisées à un âge avancé (12 semaines) pour se rapprocher de la situation clinique.
Rôle des plaquettes et des récepteurs plaquettaires dans la thromboinflammation au niveau de l’oreille
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
432 souris vont être utilisées dans une procédure menée sous anesthésie, les animaux étant tués avant tout réveil. Elles reçoivent des injections d'anticorps et une induction de l'inflammation de l'oreille par une huile irritante, une cytokine ou une lésion des vaisseaux au laser, suivie d'une imagerie puis d'une mise à mort par dislocation cervicale, pour étudier le rôle des plaquettes dans la thrombo-inflammation. Le porteur présente le modèle comme peu invasif et n'attend "pas d'effets indésirables majeurs". Il affirme que les modèles in vitro ne reproduisent pas la complexité du processus et que les plaquettes, cellules sans noyau, ne peuvent être cultivées.
Objectifs
Les plaquettes jouent un rôle principal dans l’arrêt des saignements et elles sont aussi impliquées en thrombose artérielle. De plus, les plaquettes sont impliquées dans l’inflammation puisqu’elles peuvent interagir directement (interaction physique) ou indirectement (via la sécrétion de cytokines et des chimiokines) avec les cellules immunitaires. Ces processus de thrombose artérielle et d’inflammation sont largement imbriqués, conduisant à un processus global appelé thromboinflammation. Le rôle des récepteurs plaquettaires comme la GPIb, la GPVI et les intégrines dans ce processus est encore mal connu à ce jour. Comprendre leur rôle permettrait ainsi d’identifier des approches thérapeutiques afin de limiter la thromboinflammation et la formation de thrombi qui en découle. Le projet a pour but d’une part de développer un nouveau modèle de thromboinflammation au niveau de l’oreille couplé à de l’imagerie intravitale non invasive permetant l’observation des interactions entre les plaquettes et le système immunitaire inné ; et d’autres part d’évaluer le rôle des plaquettes et de récepteurs plaquettaires (GPIb, GPVI, intégrines) dans ce processus. Cette méthode non invasive a pour avantage de limiter au strict minimum les manipulations qui pourraient engendrer une réaction inflammatoire non spécifique, comme une chirurgie par exemple, mais aussi réduire la souffrance animale.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus du projet portent sur deux aspects différents : •Premièrement la mise en place d’un nouveau modèle utile à la communauté scientifique permettant l’étude de la throboinflammation in vivo et de manière non invasive chez la souris. •Deuxièmement, l’étude de la formation de la thromboinflamation à l’échelle cellulaire et l’identification des mécanismes mis en jeux. •Troisièmement, l’identification d’acteurs clés impliqués dans la thromboinflamation pouvant s’avérer être de futur cibles thérapeutiques.
Procédures
L’ensemble de la procédure expérimetale est réalisée sous anesthésie générale et elle est sans réveil. Tous les animaux subiront : •Une anesthésie par injection intraperitoneal d’un mélange Kétamine/Xylazine •Nettoyage de la peau de l’oreille ainsi qu’une brève dépilation à la crème dépilatoire •Une injection rétro-oribtale pour les : a.Souris WT traitées avec l’anticorps anti-GPIbα R300 à 2,5 mg/kg. b.Souris hGPVI traitées avec l’anticorps anti-hGPV1 ACT017 à 8 mg/kg. c.Souris hGPIb traitées avec l’anticorps anti-hGPIb Alma12 à 1mg/kg. Pour les souris thrombopéniques traitées au R300, un prélèvement sanguin sera réalisé avant injection de l’anticorps R300 et un second prélèvement sera réalisé 30min après injection de l’anticorps R300 pour s’assurer de la thrombopénie. Le volume de sang prélevé au niveau de la veine de la queue est de 10 µL à chaque prélèvement. •Une injection dans la veine de la queue d’une solution de bleu evans pour le marquage de vaisseaux,de DioC6 pour le marquage des plaquettes ainsi que d’anticorps pour le marquage des cellules immunitaires. •Maintien de l’anesthésie par inhalation d’isoflurane •Imagerie par microscopie multiphonique
Impact sur les animaux
Nous ne nous attendons pas à des effets indésirables majeurs sur les animaux etant donné que nous cherchons à mettre en place une technique là moins invasive possible. De plus les souris seront anesthésiées tout au long de la procédure qui est sans réveil. Nous pouvons cependant nous attendre lors de l’expérimentation à une baisse de la fréquence cardiaque, respiratoire ainsi qu’une baisse de température dû à l’anesthésie de l’animal. Ces paramètres seront surveillés, la concentration d’anesthésique gazeux sera ajustée si nécessaire et l’animal sera réchauffé tout au long de la procédure L’inflammation sera quant à elle induite par déposition sur la peau de l’oreille de souris d’huile de croton irritante ou par injection intradermique de TNFα ou par ablation laser contôlée au niveau du vaisseau d’intérêt. La thromboinflammation induite étant localisée au niveau de l’oreille de la souris, nous ne nous attendons pas à l’apparition d’effets indésirables majeurs, éventuellement une réaction inflammatoire localisée.
Devenir
A l’issue de la procédure expérimentale les animaux seront mis à mort par dislocation cervicale sous anesthésie générale. En effet, le projet porte sur l’étude de l’initiation de la thromboinflammation et de l’interaction des plaquettes avec les cellules immunitaires lors de ce processus, les temps tardifs ne seront pas étudiés dans ce projet.
Remplacement
Le but de ce projet est d’évaluer le rôle des plaquettes et de la GPIb, de la GPVI ainsi que des intégrines β1 et β3 dans un processus complexe et intégré qu’est la thromboinflammation. Les modèles in vitro n’étant pas assez sophistiqués pour reproduire toute la complexité de ce processus, un modèle in vivo sera utilisé. De plus, les plaquettes sont des cellules anucléées qui ne peuvent être cultivées, empêchant tout modèle reposant sur la culture cellulaire.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés lors de cette étude sera réduit au minimum sans impacter la validité des résultats. Les effectifs sont calculés suivant la loi normale N(µ ; σ). Le critère recherché est la comparaison de moyennes. On aboutit à n=16/d² avec d=|µ1 - µ2|/σ Pour cette étude in vivo, le nombre d’animaux par lot est n=16. Nous utiliserons des tests de Mann-Whitney pour la comparaison de 2 groupes et un test Kruskal-Walis post-test Dunn pour les comparaisons multi-groupes. De plus, le modèle expérimental sera validé sur un groupe maximum de 48 souris avant l’utilisation d’autres lignées de souris d’intérêts. Suite à la mise au point du modèle expérimental, seules les 2 techniques d’induction de la thromboinflammation les plus efficaces seront conservées pour la suite du travail afin de limiter au maximum le nombre d’animaux utilisés.
Raffinement
Les conditions d’hébergement des animaux sont optimisées par l’enrichissement des cages avec des carrés de cellulose, bâtonnets de coton, frisure de papier, ce qui leur permet de compartimenter leur environnement selon leurs besoins. Les animaux, entre 2 et 5 par cage, ont un accès permanent à l’eau de boisson et à la nourriture. Les conditions de travail pour l’utilisation de modèles animaux ont été raffinées afin de limiter leur angoisse, stress et douleur lors des manipulations. Pour ce faire, des points limites spécifiques ont été établis pour chaque procédures. Ces points limites permettront de soustraire l’animal aux procédures expérimentales et ainsi limiter la souffrance et l’inconfort de l’animal. Lors des procédures, les animaux sont anesthésiés, maintenus à une température de 38°C par l’utilisation d’une plaque chauffante (tout au long de la procédure). Pendant toutes les expérimentations, les animaux sont surveillés par du personnel qualifié. Cette étude nécessitera l’utilisation de 432 souris.
Choix des espèces
La souris est un animal pour lequel les modèles d’étude in vivo sont largement répendus et maitrisés. Les techniques de mutagenèse ont permis de générer des souris sur un même fond génétique (C57BL/6J ) : - N’exprimant pas la GPVI : souris GPVI-/- - Exprimant la GPVI humaine : souris hGPVI, permettant de tester des anticorps anti-GPVI humaine chez la souris - N’exprimant pas L’intégrine β1 plaquettaire : souris PF4Cre+/ β1flox/flox (PF4Cre-β1-/-) - N’exprimant pas L’intégrine β3 plaquettaire : souris PF4Cre+/ β3flox/flox (PF4Cre-β3-/-) - N’exprimant pas Les intégrines β1 et β3 plaquettaires : souris PF4Cre+/ β1β3flox/flox (PF4Cre-β1β3-/-) - Exprimant la GPIb humaine : souris hGPIb, permettant de tester des anticorps anti-GPIb humaine chez la souris. Ces lignées sont parfaitement adaptées à cette étude et constituent des outils originaux et uniques. La déficience des gènes des récepteurs GPVI, β1 et/ou β3 ainsi que l’expression de la GPVI ou de la GPIb humaines n’induit pas d’effet indésirable notable chez les souris. Ces souris seront utilisées en comparaison de souris contrôles Wild-Type (WT) et PF4Cre+. Les animaux seront utilisés au stade adulte entre 8 et 24 semaines. Cet âge correspond à la période permettant l’utilisation de souris pubères et ne présentant pas encore syndrome de vieillissement. Nous réaliserons des groupes homogènes en âge.
Rôle de GPS2 dans la polarisation des macrophages sur la fibrose hépatique
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système immunitaire
440 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Selon les groupes, elles subissent des régimes gras, des injections d'un composé toxique pour le foie ou une chirurgie de ligature des voies biliaires, pour étudier une protéine impliquée dans la fibrose du foie liée au diabète. Le porteur reconnaît que la ligature des voies biliaires "entraîne des douleurs" et que certains régimes font perdre du poids aux animaux, suivis jusqu'à un point limite. Il affirme que l'usage de souris génétiquement modifiées est "nécessaire" et ne peut être remplacé par des méthodes sans animaux vivants.
Objectifs
Des études épidémiologiques ont établi un lien entre l’accumulation de tissu adipeux dans la région intra-abdominale (obésité viscérale), la stéatose et la fribro-inflammation du foie avec le risque de développer un diabète de type-2. L’accumulation anormale de lipides dans le foie va induire un stress inflammatoire provoquant le développement d'une fibrose hépatique. L’état d’inflammation chronique, est considéré comme un facteur important de la détérioration de l’homéostasie glucidique. Il est bien établi aujourd'hui que les macrophages hépatiques (cellules de kupffer) jouent un rôle important dans la mise en place de cette fibrose. Récemment la protéine GPS2 (G-protein pathway suppressor 2) a été identifiée comme un modulateur de l'activation des macrophages dans le contexte du diabèté et de l'obésité́. Son rôle dans l'inflammation hépatique reste cependant énigmatique. Ce projet a pour but de démontrer le rôle de cette protéine dans les processus cellulaires impliqués dans le développement de la fibrose hépatique. Pour ceci, des souris invalidées pour GPS2 spécifiquement dans les macrophages et des souris contrôles subirront différents modéles d’induction de fibrose hépatique (régimes, traitement pharmacologique et chirurgie).
Bénéfices attendus
Nous devrions démontrer l’importance de GPS2 dans un programme transcriptionnel orchestrant les altérations cellulaires et structurales du foie qui favorisent la fibrose hépatique et le développement du diabète de type-2. Ce projet de recherche fondamental a pour objet de définir et d’identifier l’implication du facteur de transcription GPS2 dans les altérations du foie associées au diabète de type-2. A terme, réduire l’activité de GPS2 pourrait être proposé comme une nouvelle approche thérapeutique pour contrôler l’inflammation afin d'atténuer le risque de diabète de type-2.
Procédures
Les animaux seront soumis à différents régimes (régime riche en graisse HFD, régime déficient en méthionine et en choline MCD, régime gras déficient en choline CD-HFD), à des injections de CCL4, à une procédure chirurgicale de ligature des voies biliaires et enfin à des tests métaboliques. 30 min avant la chirurgie, les souris reçoivent une injection de buprénorphine (0,09mg/mL) en SC. Puis elles sont anesthésiées par isoflurane (5% d’isoflurane et 2L/min d’air) dans une chambre d’induction, puis maintenues sous anesthésie sur une plaque chauffante munie d’un masque d’anesthésie (2,5% d’isoflurane, 0,5L/min d’air et 0,2L/min d’oxygène). Une injection de buprénorphine est réalisée 2 fois par jour le lendemain et le surlendemain de l’opération.
Impact sur les animaux
Les animaux placés sous régimes enrichis en lipides (HFD et CD-HFD) vont prendre du poids tout au long des semaines de régime et vont devenir un peu moins active. Les souris placés sous régime MCD vont perdre du poids, elles seront surveillées de près pour ne pas qu'elles dépassent une perte de poids de 20%. La chirurgie de la ligature des voies biliaires entraine des douleurs chez la souris.
Devenir
L'ensemble des animaux seront euthanasié à la fin de leur procédure afin de récupèrer différents organes pour phénotyper les altérations fibro-inflammatoires du foie par histologie, cytométrie en flux, expression de gènes…
Remplacement
Afin de prouver l'implication de notre protéine d'intérêt, dans le développement de la fibrose et de l'inflammation hépatique, nous avons utiliser la strégie d'invalidation génique dans des cellules spécifiques comme les macrophages. Pour ceci, nous avons utilisé le systéme "Cre-Lox" chez la souris. Ces souris sont actuellement disponibles. De plus, la souris est un des meilleurs modéles avec le rat dans l'étude de la fibrose hépatique. Les procédures expérimentales ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants. En effet, dans le but de répondre à notre étude du rôle de la protéine GPS2 dans la régulation de voies de signalisation métabolique et inflammatoire, l’utilisation des modèles murins génétiquement modifié est nécessaire. Le nombre d'animaux utilisés dans ce projet est réduit à son minimum sans compromettre les objectifs du projet.
Réduction
Le nombre d'animaux utilisé est de 440. Afin de réduire le nombre d’animaux dans l’étude, nous avons développé des protocoles permettant l'analyse de plusieurs paramètres sur un même animal, comme par exemple l’évaluation de la tolérance au glucose et l’évaluation de la sensibilité à l’insuline. Avec une période de récupération d’au moins 3 jours entre chaque test, chaque animal sera soumis aux 2 évaluations. Pour chaque condition expérimentale, des groupes de 20 souris seront créés. La taille des effectifs a été établie grâce à un calcul de puissance. De plus, des tests statistiques seront nécessaires pour une interprétation fiable des résultats.
Raffinement
Les animaux sont stabulés en portoirs ventilés et ont un accès ad libitum a la nourriture. Les conditions de température et d'hygromètrie sont controlées et monitorées tous les jours. Le cycle d'éclairage est de 12h par jour (8h-20h). Les animaux sont hébergés avec leurs congénères (5 par cage maximum) et l'isolement est évité au maximum. Si, pour des raisons de protocole, une souris devait se retrouver seule dans une cage, l’enrichissement sera augmenté. Pour s’assurer du « bien être » des souris, elles bénéficieront de coton et de « maisons » en carton afin de les occuper et afin qu’elles puissent se construire un « nid ». Les souris seront sous surveillance journalière. Pour l'ensemble des procédures, des points limites ont été établis. Des protocoles d'anesthésie et d'analgésie ont été mis en place lorsque cela était nécessaire.
Choix des espèces
Le modèle murin est utilisé dans ce projet car les modèles génétiques ont été validés chez la souris. Les souris sont faciles à manipuler et la présence du centre d’explorations fonctionnelles sur le site nous permet d’utiliser ce modèle dans de bonnes conditions d’élevage. Les souris utilisées auront entre 8 et 10 semaines au début de chaque procédure.