Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Multisystémique
- Oncologie
- Organes sensoriels
- Système cardiaque
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
- Système musculosquelettique
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- Système respiratoire
- Système urogénital
Etude de nouvelles méthodes de ciblage de médicaments utilisés en cancérologie sur des modèles rongeurs.
- Recherche appliquée
- Diagnostic des maladies
- Recherche fondamentale
- Oncologie
608 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. On leur greffe une tumeur, puis elles reçoivent des médicaments par injection intraveineuse et intra-tumorale, avec des séances d'imagerie sous anesthésie et des prélèvements sanguins. Le projet teste des nanoparticules activées par ultrasons pour concentrer les médicaments anticancéreux au niveau de la tumeur. Le porteur affirme que le recours à l'animal est "indispensable" pour évaluer la biodistribution in vivo.
Objectifs
Aujourd'hui, de nombreux médicaments en oncologie souffrent d'une faible efficacité. Seul un pourcentage très faible de la dose atteint la cible à traiter lorsqu'ils sont administrés par voie orale ou intraveineuse, tandis que la majorité de la dose surcharge inutilement et dangereusement le corps du patient. En cancérologie, les traitements entrainent des effets indésirables difficiles à supporter pour les patients nécessitant de diminuer les doses et d’espacer les traitements. L’effet thérapeutique est alors fortement diminué. De nombreuses thérapies innovantes telles que l’ajout de transporteurs actifs tentent d’apporter une réponse à ce problème mais sont le plus souvent actives sur un nombre restreint de patients et ont un coût très élevé. Nous avons mis au point une nouvelle approche utilisant des nanoparticules pouvant être administrées chez les patients pour délivrer tout type de médicaments de façon ciblée au niveau de la tumeur. Cette délivrance peut être contrôlée par l’action d’ondes sonores (ultrasons) appliquées au niveau de la zone à traiter. Cette approche permettrait de traiter la zone cancéreuse chez un patient avec une plus grande efficacité thérapeutique tout en minimisant les effets indésirables au niveau des tissus sains. Elle permettrait ainsi d’éliminer les effets indésirables du médicament administré qui serait, de fait, mieux toléré et dont l’efficacité thérapeutique serait conservée. De nombreux médicaments utilisés aujourd’hui dans le traitement des cancers, peu tolérés en administration seule ou présentant certaines toxicités, pourraient être combinés à nos nanoparticules afin de limiter leurs effets indésirables et augmenter leur efficacité thérapeutique. Cette approche permet, en plus, d’exploiter des agents déjà développés ou en cours de développement et ayant fait leur preuve in vitro contre divers cancers avec des résultats mitigés in vivo. Nous avons montré en laboratoire (in vitro) que des ultrasons à des ondes bien précises entrainent la délivrance contrôlée de médicaments utilisés dans le traitement des cancers. Ces études en « tube à essai » sont une étape initiale importante mais doivent être validées dans un organisme vivant pour se rapprocher de la complexité rencontrée chez les patients. .
Bénéfices attendus
Ce projet avec un fort potentiel clinique doit permettre de tester cette nouvelle stratégie thérapeutique qui couple délivrance par ultrasons et médicaments anti cancéreux dans un modèle préclinique. Le recours à l’animal est indispensable pour l’évaluation in vivo sur la biodistribution et l’efficacité. Ces études auront pour but de vérifier et d’optimiser le ciblage de médicaments anti-cancéreux au niveau de la tumeur et d’étudier comment le médicament se distribue dans le reste du corps. Ces études sont une étape clé pour continuer le développement de cette technologie chez l’humain.
Procédures
Les effets interventions prévues sur les animaux sont listés ci dessous : o L’injection des médicaments en intra veineux et intra tumorale (2 fois par semaine maximum) peut induire une courte douleur (moins de 5min) qui sera réduite via l’utilisation d’anesthésiant local (Xylocaïne, gel 2%). Les injections de médicaments ne seront réalisées que sur une durée de moins de 3 semaines. o Les souris seront endormies lors des sessions d’imagerie (1h30 maximum) par voie gazeuse (isoflurane 1.5% à 2.5%). Lors du réveil, les souris peuvent être désorientées et stressées. Afin de minimiser le stress, la phase de réveil sera réalisée dans leur cage. Si un changement de cage est prévu, le transfert d’un peu de litière sera prévu dans la cage propre. o Des prélèvements sanguins seront réalisés pendant les différentes procédures. Un volume maximal de 50-100µL, lors de séance d’imagerie, soit une heure et 48h après l’injection des médicaments seront réalisés (durée totale : 5minutes). L’application de gel de Xylocaine (2%), sera effectué pour atténuer la douleur. o Les tumeurs peuvent impacter la mobilité de la souris. Suite à l’injection des xénogreffes, les souris seront examinées tous les deux jours afin de vérifier que le volume tumorale n’impacte pas la mobilité de la souris. Dès l’observation de cette mobilité réduite (dans les 24h), les souris seront euthanasiées.
Impact sur les animaux
La mise en place de modèles tumoraux peut induire une gêne au niveau du site d’implantation de la tumeur lors de l’injection de cellules pendant quelques heures. Une analgésie adaptée est mise en place (Xylocaine en gel) ainsi qu’un suivi régulier des animaliers. L’injection d’agents d’imagerie, toujours réalisée sous anesthésiant local (imagerie par tomographie par émission de positon, imagerie optique et /ou échographie) n’induit pas d’effets indésirables, étant donné que le traceur est à très faible dose. Le prélèvement sanguin n’est réalisé qu’une ou deux fois par semaine avec des volumes très faibles, ne perturbant pas le bien-être animal.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés à la fin de chaque procédure afin de réaliser des corrélations entre des analyses ex vivo et l’imagerie. L’analyse ex vivo est un point crucial afin de réduire dans les prochains projets le nombre d’animaux en validant la méthodologie appliquée. De plus, le volume tumoral à chaque fin de procédure serait trop important pour garantir les points limites sur le volume tumoral.
Remplacement
L’efficacité de la délivrance des médicaments augmentée par ultrasons sera dans un premier temps évalué in vitro afin de définir aux préalables les paramètres ultrasonores. La toxicité des nanoparticules et des médicaments associés seront évaluées in vitro également. Ces études sont essentielles afin de remplacer l’utilisation des animaux par des essais in vitro. De plus ces études permettent de réduire le nombre d’animaux que nous utiliserons pour l’évaluation sur le modèle murins.
Réduction
L’imagerie permet des études longitudinales en pharmacocinétique et par conséquent ne nécessite pas l’utilisation d’animaux à chaque temps, réduisant drastiquement le nombre de groupe d’animaux nécessaires pour des études classiques en pharmacologie. Chaque donnée d’imagerie, individuellement ou globalement, permettront après analyses de définir la distribution des agents thérapeutiques de manière longitudinale en gardant la puissance statistique de l’étude.
Raffinement
Toutes les interventions invasives, à savoir, les injections systémiques ou intra-tumorales seront réalisées sous anesthésie générale par voie gazeuse, complétées par une anesthésie locale et des soins post-opératoires adaptés afin de minimiser le stress de l’animal et les douleurs liés aux interventions. Des points limites sont définis pour éviter toute souffrance animale. Les souris seront hébergées par 4 ou 5 en milieu enrichi. Un suivi régulier permettra d’éviter toute souffrance animale.
Choix des espèces
Ce projet a comme objectif de suivre et d’évaluer une nouvelle stratégie thérapeutique sur la délivrance de médicaments anti-tumoraux associés à des nanoparticules augmentée par ultrasons. La souris est l’animal de choix pour la mise en place de modèle tumoraux, ayant une taille adaptée pour la manipulation. Les modèles sous-cutanés sont largement utilisés pour examiner rapidement de larges cohortes de tumeurs relativement homogènes dont la croissance et la réponse aux médicaments délivrés de façon standard ont déjà été évaluées.
Développement d’une obesité chez la souris par regime gras
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
240 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Génétiquement modifiées, elles sont soumises seize semaines à un régime gras jusqu'à devenir obèses, avec pesées, mesures de composition corporelle et tests de tolérance au glucose sur animaux vigiles. Un prélèvement sanguin rétro-orbital sous anesthésie précède la mise à mort et le prélèvement d'organes. Le porteur affirme que la dysfonction métabolique de l'obésité ne peut être étudiée que sur des animaux entiers.
Objectifs
Le but est d'evaluer la reponse metabolique des animaux porteurs d'anomalies de l'expression de certaines proteines a un regime obesogene , et d'evaluer l'importance des changements metaboliques par rapport a un groupe controle .Il s'agit de de tester la pertinence des cibles proteiques etudiées du point de vue physiopathologique/et/ou thérapeutique. Il s'agit d'un protocole de suivi metabolique standard, avec de légeres modifications qui ont pour seules consequences d'ameliorer le confort des animaux (elevage en thermoneutralité).
Bénéfices attendus
ce projet s'inscrit dans le contexte de l'etude de modeles de souris comme outil de comprehension des mecanismes physiopathologiques de l'obesité, qui necessite des etudes sur animaux vivants ne pouvant etre subsitues. Il permettra de demontrer l'importance de l'espression des proteines ciblées dans la dysregulation metabolique mise en jeu dans l'obesité, etape necessaire a la poursuite vers des essais therapeutiques.
Procédures
pendant l'etape 1 pendant 16 semaines: Changement de régime alimentaire et mise sous régime enrichi en graisse. Maintient a thermoneutralité (30°C) pendant l'etape 2: Pesée hebdomadaire. Mesure non invasive de la composition corporelle par RMN. Procedure realisée 2 fois a S0 et S15 sur animaux vigiles. Test de tolerance au glucose et a l'insuline comportant la mise a jeun pendant 4h suivie de prelevements de gouttes de sang a la queue (1 goutte x 6 pendant 180 minutes) sur animaux vigiles. Procedure realisée 2 fois a S0 et S15. pendant l'etape 3: (a S16) Anesthesie gazeuse pour prelevement sanguin retroorbital. Euthanasie pour prelevement d'organes post mortem.
Impact sur les animaux
Les animaux de ce protocole seront soumis a un regime alimentaire obesogene (riche en graisse) consommé avec grande appétence, qui conduit au développement d'une obésité expérimentale, ce qui peut etre considéré comme une nuisance a la santé. Egalement nous proposons dans ce protocole de maintenir les animaux a thermoneutralité (30°C) et non pas a temperature ambiante comme c'est generalement le cas dans la plupart des animaleries. Cette procedure peut constituer une nuisance dans le sens ou elle necessite l'utilisation d'une enceinte climatique pour la stabulation des animaux, cependant le confort thermique est amélioré, et plus proche des conditions de vie des humains qui vivent la quasi totalité dans des conditions de thermoneutralité.
Devenir
A la fin du protocole, tous les animaux sont euthanasiés en vue de prelever et d'etudier differents organes (tissu adipeux, foie, muscle etc). Les différents prélèvements sont nécessaires pour des analyses post-mortem et que cela implique l’euthanasie de l’ensemble des animaux
Remplacement
La dysfonction metabolique induite par l'obésité chronique est une situation impliquant de nombreux acteurs cellulaires, qui ne peuvent être étudiées dans leur intégralité que sur des animaux. L’évaluation de candidats therapeutiques potentiels nécessite l’utilisation des modèles murins génétiquement modifiés. Le nombre d'animaux utilisés dans ce projet est réduit à son minimum sans compromettre les objectifs du projet et permet d'explorer les males et les femelles.
Réduction
Pour chaque groupe experimental correpondant a un regime (standard ou enrichi en graisse) et un genotype (ko ou control), 12 animaux (6males et 6 femelles) seront utilisés. Au total par lignée transgenique 48 animaux seront nécessaires, soit 240 au totalpour les 5 lignées a étudier. C'est le nombre minimal pour prendre en compte la variabilité experimentale de la reponse au regime riche en graisse, qui permet d'obtenir des differences statistiquement significatives apres 16 semaines de regime. . La durée du regime (16 semaines) correspond au temps necessaire pour obtenir non seulement une augmentation du poids corporel mais aussi des effets metaboliques associées a l'obesité chronique. De plus il est necessaire d'evaluer a la fois des males et des femelles car il est connu que les risques metaboliques consecutifs a l'obesité sont differents selon le sexe.
Raffinement
Pour l’étape 1 : Le maintien es animaux a thermoneutraliré réduit le stress thermique par rapport a un élevage a température ambiante. Il est réalisé dans une enceinte a climat constant a 30°C avec éclairage led entre 6.00AM et 18.00PM, l'humidité est maintenue constante a 40-70%, les cages standard utilisées pour la stabulation a température ambiante avec l'enrichissement habituel (lanières de papier) ont utilisées avec des biberons pour l'accès a l'eau de boisson. 6 animaux par cage au maximum. Le type d'enrichissement (lanières de papier a disposition dans les cages tapissées de sciure) est identique pour tous les groupes. Les point limites de l'expérience sont définis sur les critère habituels de bien être des animaux (posture, état du pelage) mais aussi sur l'évolution du poids corporel et de la prise de poids induite par le regime enrichi en graisse. Toute perte de poids de plus de 10% constatée sur 2 pesées hebdomadaires consécutives entrainera le retrait de l'expérience. Pour l’étape 2 : La pesée hebdomadaire et la mesure non invasive de la composition corporelle sont réalisées dans un environnement calme pour minimiser le stress lié a la manipulation. Pour l’évaluation metabolique par le test de tolerance au glucose, la mise a jeun temporaire (4h) est réalisée en laissant les animaux dans leur cage habituelle. Après chaque prélèvement d’une goutte de sang a la queue, les animaux vigiles sont immédiatement remis dans leur cage habituelle avec leurs congénères. Pour l’étape 3 nécessitant un prélèvement sanguin retro orbital et le prélèvement d’organe post mortem, une anesthésie gazeuse sans réveil est réalisée immédiatement suivie de dislocation cervicale.
Choix des espèces
Les modèles murins utilisés sont pertinents car la souris est la seule espèce de mammifère dans laquelle des invalidations géniques ciblées et spécifiques de certains tissus peuvent être réalisées dans l’état actuel des connaissances techniques et scientifiques. Les souris sont faciles à manipuler et la présence du centre d’explorations fonctionnelles sur le site nous permet d’utiliser ce modèle dans de bonnes conditions d’élevage. Stade adulte (soit age de 6 semaines) pour induction d'une obésité nutritionnelle. Le suivi pondéral des animaux permet de détecter le phénotype obèse qui se traduit par une prise de poids superieure à celle des animaux en régime standard. Les modeles commerciaux sont elevés comme reproducteurs pour generer les groupes experimentaux, ils ne sont pas utilisés dans le protocole. Les animaux sont identifiés par un marquage aux oreilles. Le genotypage est effectué par PCR sur de l'ADN genomique extrait de fragments de queue prelevés par les personnels de l'animalerie avent le sevrage.
Etude de la régulation de la taille et de l’architecture du fuseau de division chez le Xénope
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
150 xénopes vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance déclaré léger. Les femelles reçoivent des injections hormonales répétées pour provoquer des pontes d'ovocytes, avec des périodes de repos de trois à six mois entre deux prélèvements, et 130 d'entre elles sont réutilisées. Les mâles sont tués pour prélever leurs testicules et préparer des noyaux spermatiques. Le porteur affirme que ces ovocytes fournissent un système d'étude "unique" du fuseau de division, qu'aucune culture cellulaire ne peut remplacer.
Objectifs
La mitose permet la division d’une cellule mère et la répartition fidèle du matériel génétique entre les deux cellules filles. La ségrégation fidèle des chromosomes repose sur le fuseau, une structure bipolaire composée de microtubules. La morphologie du fuseau, et notamment sa taille et son architecture, est essentielle pour sa fonction. Cependant, malgré des décennies d'étude, on ignore encore comment le fuseau adopte une morphologie optimisée pour sa fonction.
Bénéfices attendus
L'étude de l'assemblage et de la fonction du fuseau est particulièrement importante car des défauts de ségrégation des chromosomes sont à la base de diverses maladies humaines.
Procédures
Deux injections hormonales permettent l'obtention des ovocytes nécessaire à ce projet. L’hormone est injectées dans le sac lymphatique dorsal. L'injection se fait avec la plus petite aiguille possible et rapidement (moins d'une minute) pour éviter tout stress à l'animal. Les animaux femelles restent au repos entre les injections. Les animaux mâles, eux, sont sacrifié à la suite des stimulations hormonales afin de prélever les testicules pour réaliser la préparation de noyaux spermatiques.
Impact sur les animaux
Aucune procédure susceptible d'entrainer de la douleur n'est pratiqué dans le cadre de ce projet. La mise à mort des mâles se fait également en suivant la méthode règlementaire. Les points limites décrits ci-dessous sont utilisés dans le cadre du suivi post-manipulation (conséquences éventuelles à l'injection de l'hormone et à la contention des animaux) mais également de l'état sanitaires des animaux de la colonie. Ils sont communs aux espèce X. laevis et X. tropicalis. Points Critiques : amaigrissement d'un individu, dépigmentation, absence de réponse aux stimuli (passage main au-dessus des bacs), absence de pontes de qualité.
Devenir
Les animaux femelles restent au repos entre les injections avec un intervalle d'au moins 6 mois pour X. laevis et d’entre 3 et 4 mois minimum pour X. tropicalis. Les animaux mâles, eux, sont sacrifié à la suite des stimulations hormonales afin de prélever les testicules pour réaliser la préparation de noyaux spermatiques.
Remplacement
L’utilisation du modèle Xénope nous permet d’obtenir les ovocytes servant à la préparation d’extraits cytoplasmiques. Ces extraits sont uniques car ils sont capables de reproduire in vitro les évènements du cycle cellulaire et d’assembler des structures de microtubules, telles que les fuseaux de division, de tailles et de structures différentes. La génération in vitro de tel assemblages microtubulaires ne peut être réalisé qu'avec ces extraits d’ovocytes, de plus ce projet repose sur l'étude comparative entre X. laevis et X. tropicalis. C’est pourquoi aucune autre méthode, y compris les extraits de cellules en culture, ne peut être utilisée comme substitut.
Réduction
Les intervalles de repos entre les ovulations permettent d’obtenir une qualité et quantité d’ovocytes élevées, et ainsi d'utiliser moins d'animaux. De plus, le nombre de grenouilles utilisées par session est strictement adapté aux expériences prévues. Enfin, compte-tenu que les ovocytes de X. laevis génèrent plus d'extrait cytoplasmique par animal que X. tropicalis, ils seront utilisés en priorité pour optimiser les différents protocoles et ainsi minimiser le nombre total d’animaux utilisés.
Raffinement
Les installations qui héberge les grenouilles sont agréées et tous les efforts (soins optimaux, réservoir, eau, température, etc.) sont faits pour minimiser la souffrance, la détresse potentielle et améliorer le bien-être animal. Les animaux sont maintenus en bacs communautaire d'une vingtaine d'individus maximum dans un local ou la température de l'eau et de l'air est contrôlée et adaptée à l'espèce (18-20°C X. laevis, 23-25°C X. tropicalis). Ils sont maintenus avec une photopériode 12h/12h tamisée. La manipulation des animaux est minimale. Les animaux destinés aux expérimentations sont isolés au calme dans la pièce de stabulation dans des bacs individuels depuis l'injection de prime initiale jusqu'à 24h après le boost.
Choix des espèces
De par son mode de fécondation externe, il est possible de récupérer les ovocytes de Xénope dans le milieu de nage de l’animal, après une simple stimulation hormonale et sans chirurgie ni euthanasie. Ces ovocytes permettent la préparation d’un système d’étude unique, les extraits cytoplasmiques, permettant de reproduire le cycle cellulaire in vitro. Enfin, la possibilité de comparer ces deux espèces ouvre la voie à la compréhension des variations de la taille et de la morphologie du fuseau. En effet, ces deux espèces diffèrent non seulement au niveau de la taille de leurs corps, de leurs cellules et de leurs génomes mais egalement au niveau de la taille et de l’architecture de leurs fuseaux. Les mâles et les femelles utilisés pour les pontes sont des adultes. Un Xénope adulte femelle se conserve environ une dizaine d'année.
identification de cellules souches dans le myélome multiple
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
191 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 176 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles reçoivent une injection de cellules de myélome qui se développent dans la moelle osseuse. Le porteur indique que la tumeur provoque à un stade tardif une compression de la moelle épinière et une paralysie des membres postérieurs. Les souris sont mises à mort selon un score combinant perte de poids, posture anormale et paralysie.
Objectifs
Le myélome multiple est un tumeur d'origine hématopoiétique qui se développe dans la moëlle osseuse. Cette tumeur montre un taux de réponse au traitement supérieur à 90%. Cependant, son contrôle clinique est complexifié par de fréquentes rechutes. rendant cette tumeur incurable à l'heure actuelle. Une des hypothèses est la présence d'un pool de cellules myélomateuses chez les patients résistantes au traitement. Grâce à une collaboration avec un groupe norvégien, nous avons identifié une modification post-traductionnelle dans un modèle murin qui permet le développement des cellules tumorales dans la moëlle osseuse. Ces cellules montrent certaines caractéristiques de cellules souches tumorales (tumorigénèse en nombre limité, susceptibilité moindre au drogues, formation de sphéroide). Ce projet vise à mieux définir ces cellules portant la modification pots-traductionnelle sur la chaine heparan sulfate du syndecan-1.
Bénéfices attendus
La complétion de ce projet permettre de définir si les cellules MOPC-315BM remplissent les caractéristiques de cellules souches. Si c'est en effet le cas, nous pourrons allors envisager la détection de ces cellules chez les patients atteints de myélome mulitple et corréler leur présence en fonction de leur devenir clinique.
Procédures
Injection intraveineuse 1X au jour 0 de l'expérience. Injection intrapéritonéale de bortezomib
Impact sur les animaux
Le développement des cellules MOPC-315BM dans la moëlle osseuse s'accompagne à un stade tardif par une compression de la moëlle épinière et la survenue de paralysie des membres inférieurs.
Devenir
Les animaux auront tous été injectés avec des cellules tumorales. Dans ce cas, ils ne peuvent pas être réutilisés pour une autre expérience
Remplacement
Les cellules tumorales de myélome multiple sont très dépendantes de leur environnement médullaire. Pour étudier de manière précise la biologie de ces cellules il nous faut recourir à des expériences in vivo chez la souris
Réduction
Dans les expérineces de tumorigénèse (1,2,3,5), la taille minimale des échantillons pour obtenir une différence au moins équivalente à un ecart type avec une probabilité de 90% et un seuil de significativité de 5% a été calculé à 22. Pour les expériences de phénotypage (4) ce nombre a été réduit à 15. Seulement un clone transfectant et déficient (2,3) sera testé in vivo.
Raffinement
Les souris seront euthanasiées selon les critères suivants: manque de toilettage 1pt poils ébouriffés 2pt posture anormale 3 pt perte de poids 20% 3 pt paralysie membres inférieurs n=1 2pt n=2 3pt Un score total de 3 entrainera l'euthanasie de l'animal. A partir du jour 20, la surveillance passera à tois jours par semaine. Un gel aqueux et de la nourriture seront placés au sol.
Choix des espèces
Le modèle murin MOPC-315BM chez les souris syngénéiques Balb/C est l'un des deux seules modèles de myélome multiple obtenu par injection intraveineuse. Souris à l'age adulte immunocompétente
Preuve de concept du rôle d’un facteur de transcription dans la régénération musculaire chez la souris
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
16 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent une irradiation, une greffe de moelle osseuse, un prélèvement sanguin et une blessure musculaire provoquée par un agent chimique injecté dans la patte. Le porteur indique que l'irradiation entraîne une immunodépression, une fatigue et une perte allant jusqu'à 15 % du poids pendant quelques jours. Il présente cette étude comme une preuve de concept du rôle d'une protéine des macrophages dans la régénération du muscle.
Objectifs
Le muscle adulte a la capacité de régénérer complètement après une lésion, grâce aux cellules souches musculaires. Ces cellules doivent développer des interactions avec leur environnement pour assurer la réparation du muscle. Certaines cellules de l'immunité jouent un rôle important dans ce processus. Une protéine a été identifiée comme un candidat important impliqué dans le contrôle des fonctions de ces cellules au cours de la régénération musculaire, ce qui a été validé par des expériences réalisées sur des cellules in vitro. La validation du rôle de cette molécule dans les macrophages au cours de la régénération musculaire in vivo nécessite l’utilisation d’un modèle de souris présentant une inactivation du gène à l’origine de cette molécule. Une approche réductrice en nombre d'animaux qui permet de faire la preuve de concept du rôle de cette molécule au cours de la régénération musculaire consiste à transplanter les cellules de la moelle osseuse d’un animal déficient pour la molécule dans des souris receveuses normales. De cette manière, seules les cellules du sang sont inactivées pour la molécule dans les animaux transplantés. Ensuite, une blessure musculaire avec un agent chimique est réalisée afin de pouvoir analyser les muscles de ces souris. L’objectif de cette étude est de valider la preuve de concept de la pertinence de l’inactivation spécifique de la molécule dans les cellules immunitaires au cours de la régénération musculaire en réalisant des expériences de transplantation de moelle et de lésion musculaire sur un petit nombre d’animaux.
Bénéfices attendus
Cette étude preuve de concept permettra d'identifier si la molécule est nécessaire dans les macrophages pour la régénération musculaire. Le cas échéant, des études plus complètes seront mises en place ultérieurement afin d'en analyser le fonctionnement moléculaire. A terme, la compréhension des mécanismes permettant la régulation de l'inflammation au cours de la réparation tissulaire sera bénéfique pour améliorer les conditions d'inflammation chronique en général, et les dystrophies musculaires en particulier.
Procédures
- irradiation (1 fois 10 minute) - injection intraveineuse de moelle osseuse (1 fois 10 minutes sous anesthésie) - prélèvement sanguin (1 fois 10 minutes sous anesthésie) - induction de blessure musculaire : injection d’un agent chimique dans le muscle situé le long du tibia (1 fois 10 minutes sous anesthésie)
Impact sur les animaux
L'irradiation puis la transplantation provoquent une immunodépression transitoire. Ceci induit une fatigue générale chez les animaux et entraine une perte de mobilité pendant environ 4 jours, conduisant à une perte jusqu'à 15% de poids de corps 5 jours après l'irradiation, et qui est récupérée à partir du 7ème jour. L'irradiation peut également, dans de très rares cas, induire une pousse des dents. L'induction de la blessure musculaire engendre un inconfort passager, au maximum de quelques heures, chez les animaux, qui recouvrent leur mobilité et leur comportement dans les 2-3heures suivant la lésion.
Devenir
Mise à mort pour des prélèvements tissulaires et cellulaires en vue d'analyses.
Remplacement
Les alternatives non animales ont déjà été utilisées en amont de ce projet. Il s'agit d’ expériences de culture cellulaire in vitro, qui montrent un rôle de la molécule dans la fonction des macrophages dans des modèles qui miment la régénération musculaire in vitro.
Réduction
Le modèle mis en œuvre dans ce projet a été choisi car il permet de répondre à la question et car c’est celui qui permet de réduire le plus possible le nombre d’animaux. Les études précédentes ont montré que 4 individus par point d’analyse est suffisant pour réaliser des statistiques. De plus, l'établissement d'une lésion au deux pattes de chaque souris permet de réduire par deux le nombre d'animaux.
Raffinement
Des mesures sont prises pour améliorer les conditions d’élevage et de bien-être afin d’enrichir l’environnement des souris. Le raffinement inclut l'anesthésie lors de l'injection de la moelle osseuse, de l'induction de la blessure musculaire et lors de la mise à mort des animaux. Le raffinement inclut le maintien des animaux dans des conditions prophylactiques strictes et une surveillance quotidienne des animaux après l'irradiation comprenant le dépôt de nourriture hydratée et de gel nourrissant directement dans la cage, une pesée trihebdomadaire, la surveillance d’une pousse des dents en plus de la surveillance de l'état général des individus. Ces mesures de raffinement sont issues de recommandations publiées issues de travaux de la communauté scientifique.
Choix des espèces
Le tissu musculaire de la souris est très proche de celui de l'Homme dans sa structure et son fonctionnement. Les mêmes séquences de l'inflammation chez la souris et chez l'homme sont observées au cours de la régénération musculaire. Le modèle murin permet des explorations moléculaires, cellulaires, tissulaires et fonctionnelles (évaluation de la fonction contractile du muscle). L'existence de lignées murines génétiquement modifiées et permettant le traçage des populations de macrophages est un argument supplémentaire pour l'utilisation de cette espèce. Les souris sont utilisées à l'âge adulte, soit entre 8 et 12 semaines car le projet concerne la régénération musculaire chez l'individu adulte.
Marquage en milieu naturel du bar européen et du lieu jaune pour améliorer nos connaissances sur leurs habitats et leurs mouvements.
- Conservation des espèces
- Protection de l’environnement
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
370 poissons sauvages, bars européens et lieus jaunes, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque individu subit une chirurgie abdominale sous anesthésie pour l'implantation de marques électroniques, avec prélèvement d'écailles et d'un fragment de nageoire. 350 poissons sont relâchés en mer après marquage et 20 sont tués en milieu contrôlé pour caler le protocole sur le lieu jaune. Le porteur indique que le traumatisme de la pêche, de l'anesthésie et de la chirurgie peut entraîner des mortalités, et juge ces connaissances "indispensables" à la gestion des pêches.
Objectifs
Un manque de connaissance existe sur les habitats dont les poissons ont besoin pour se reproduire, se nourrir ou grandir, et sur leurs connectivités, empêchant une mise en œuvre à grande échelle de l’approche écosystémique des pêches. Pour atteindre le double objectif d’optimisation des équilibres entre les différents usages des richesses de l’océan tout en préservant la biodiversité et de minimisation des impacts des activités humaines sur les écosystèmes marins, l’approche écosystémique des pêches doit pouvoir s'appuyer sur des connaissances relatives à l'écologie du mouvement des espèces et à la fréquentation des habitats essentielles et leur connectivité. Le projet cherchera à combler ces lacunes par le déploiement d’un réseau de télémétrie acoustique et le suivi par marquage des déplacements d’une sélection d’espèces d’intérêt halieutique. Nous analyserons les mouvements et migrations du bar européen (Dicentrarchus labrax) et du lieu jaune (Pollachius pollachius) au stade adulte en Manche. Ces espèces cibles sont des composantes importantes des écosystèmes littoraux étudiés et des espèces commercialement importantes pour la région. Ces connaissances participeront à la compréhension de la structure spatio-temporelle de ces populations et de la manière dont elles exploitent les habitats marins, éléments indispensables pour la mise en place de la gestion écosystémique des pêches. Dans ce cadre, notre étude prévoit de marquer 370 poissons sauvages adultes (bar européen (Dicentrarchus labrax) et lieu jaune (Pollachius pollachius)). Ces opérations de marquage se basent sur un protocole qui a été développé et validé sur le bar adulte lors d’une étude pilote (2010-2012) et d’une étude à grande échelle (2014-2016) pour suivre ses mouvements et migrations. La présente demande d’autorisation de projet concerne 2 procédures de classe modérée : la première concerne l’adaptation du protocole de marquage au lieu jaune (n=20 individus), qui se déroulera en milieu contrôlé à l’issue d’une période d’acclimatation d’individus sauvages aux structures expérimentales ; la deuxième procédure concerne le marquage en milieu naturel de poissons sauvages adultes (n=350 individus ; 50%-70% bar et 30%-50% lieu jaune).
Bénéfices attendus
A terme, les résultats de ce projet permettront de comprendre plus précisément l’écologie du mouvement des espèces suivies et ainsi de répondre aux questions suivantes : Comment se comportent-elles sur la verticale ? Dans quel but ? Quels sont les habitats fréquentés et quelles fonctions (alimentation, reproduction, croissance, etc.) permettent-ils de réaliser ? Existe-t-il des migrations saisonnières entre ces habitats ? Comment ces mouvements structurent-ils la population ? Existe-t-il des sous-populations démographiquement indépendantes ? Il existe très peu de connaissances à ce sujet sur le lieu jaune. Bien moins que pour le bar européen, pour lequel un gros effort de marquage a eu lieu dernièrement. Cependant, pour ce dernier, les résultats attendus de ce projet permettront de démontrer l’intérêt à moindre risque (en terme de maitrise du protocole de marquage) d’un réseau pérenne de télémétrie acoustique (inexistant en Manche), de préciser la délimitation de 2 sous-populations à la fois côté français et côté anglais de la Manche à l’aide de reconstructions validées. Ces connaissances relatives à l'écologie du mouvement de ces 2 espèces d’intérêt halieutique, que le marquage en milieu naturel rend possible, serviront de cas concrets pour implémenter l’approche écosystémique des pêches sur les sites suivis afin d’atteindre le double objectif de conservation et d'exploitation durable des espèces marines en général.
Procédures
La présente demande d’autorisation de projet concerne 2 procédures de classe modérée : la première concerne l’adaptation du protocole de marquage au lieu jaune (n=20 individus), qui se déroulera en milieu contrôlé à l’issue d’une période d’acclimatation d’individus sauvages aux structures expérimentales ; la deuxième procédure concerne le marquage en milieu naturel de poissons sauvages adultes (n=350 individus ; 50%-70% bar et 30%-50% lieu jaune). Lors de ces 2 procédures, bars et lieus jaunes seront soumis à une intervention chirurgicale nécessaire à l'implantation de marques électronique et acoustique dans la cavité abdominale. Il y aura une chirurgie par individu, sauf pour 10 individus de la procédure 1. Elle se fera sous anesthésie et des antalgiques seront donnés par injection intra-musculaire pour minimiser les douleurs post-opératoires. Des prélèvements auront lieu de 4 écailles et d'un fragment de nageoire caudale afin de déterminer l'âge des individus et faire des analyses génétiques respectivement.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables attendus du marquage en milieu naturel sont des mortalités liées au traumatisme de l’expérimentation (pêche, anesthésie et chirurgie) et à la cicatrisation de la suture (infection). Des problèmes de croissance, de comportement et de mouvement liés à l’encombrement des marques dans la cavité abdominale peuvent être aussi attendues, cependant le poids total des marques ne représentant pas plus de 2% de la masse corporel des poissons marqués, ces effets devraient être minimes. Les effets indésirables attendus du marquage en milieu controlé sont les mêmes qu'en milieu naturel, à la différence que les individus pourront être surveillés. En milieu controlé, il se rajoute le stress de la captivité et des conditions d'élevage.
Devenir
L'objectif de l'étude est d’analyser les mouvements et les migrations du bar européen (Dicentrarchus labrax) et du lieu jaune (Pollachius pollachius) au stade adulte en Manche afin de mieux comprendre la structure spatio-temporelle de ces populations et la manière dont elles exploitent les habitats marins, éléments indispensables pour la mise en place de la gestion écosystémique des pêches. Il est donc indispensable de travailler sur des animaux issus du milieu naturel et que nous relacherons dans le milieu naturel après leur marquage. 20 individus seront prélevés dans le milieu naturel et sacrifiés (euthanasie en fin d'expérimentation) pour adapter en milieu controlé un protocole de marquage, qui sera ensuite utilisé sur le terrain.
Remplacement
Dans le cadre d’une étude destinée à caractériser les mouvements individuels en milieu naturel, il n’est pas possible de faire appel à des méthodes de remplacement. Il est nécessaire de faire des marquages électroniques de poissons qui seront ensuite relâchés dans le milieu naturel. Deux sources de données seront utilisées pour reconstruire les mouvements des individus marqués : 1) des données de température et de profondeur acquise à haute fréquence temporelle par les marques DST permettent d’inférer les mouvements grâce à de la modélisation ; 2) des données de télémétrie acoustique permettent de détecter la présence de poissons marqués (émetteur acoustique) sur un réseau de récepteurs déployé en milieu côtier. La combinaison des deux approches permettra de valider les mouvements obtenus par modélisation. Du fait que nous ne disposons pas de retours d’expérience de marquage sur le lieu jaune en milieu naturel et que ce poisson soit une espèce plus fragile que le bar, il est indispensable d’évaluer en milieu controlé la survie des individus marqués et l’adaptation du protocole de marquage à cette espèce notamment en termes de sédation et d’anesthésie.
Réduction
Le nombre de poissons a été réduit au minimum et défini au seuil de la pertinence scientifique et statistique. Procédure 1 (adaptation du marquage au lieu jaune en milieu contrôlé): L'expérience sera conduite sur 2 lots de 10 poissons chacun. L'analyse consistera à la comparaison des taux de survie et d'indice de condition par traitement statistique pour petits échantillons. Procédure 2 (marquage en milieu naturel): Il est prévu de marquer, dans le milieu naturel, 350 poissons adultes (50%-70% bar européen et 30%-50% lieu jaune) sur 3 sites répartis en Manche. Ce nombre est un compromis entre le coût de l'opération et le nombre de recaptures escomptées de 15% en moyenne soit 17 poissons par site et 51 poissons au total, ces recaptures devant être considérées comme représentatives des populations étudiées.
Raffinement
Pour la phase de captivité, les mesures de raffinement tiennent compte des contraintes zootechniques et notamment de la densité minimale d’animaux requise pour permettre aux animaux d’exprimer les meilleurs répertoires physiologiques et comportementaux possibles. Lors du marquage, les poissons seront anesthésiés et seront surveillés de manière régulière. Ils seront retirés de la procédure dès qu'un point limite sera atteint. Les points limites sont identifiables à travers le comportement des poissons (activité de nage anormale), la perte de poids ou des signes extérieurs de stress (e.g. couleur de peau, plaies). La méthode de mise à mort envisagée est une euthanasie par administration d'une dose létale d'anesthésiant après sédation. Les expérimentations en mer utiliseront des techniques de pêche qui n’altèrent que peu l’état de santé des poissons capturés (ligne ou palangre). Si leur condition corporelle est bonne, les individus seront maintenus en groupe dans de grands bassins afin qu’ils s’y sentent bien (comportement calme). Lors du marquage, les poissons seront anesthésiés et seront surveillés au moins deux heure avant d’être relâchés dans le milieu naturel. Ils seront retirés de la procédure dès qu'un point limite sera atteint. Les points limites auront été affinées via la première procédure en milieu contrôlé. La méthode de mise à mort envisagée est une euthanasie par administration d'une dose létale d'anesthésiant après sédation.
Choix des espèces
Le projet se focalise sur le bar européen, poisson d'intérêt écologique, économique et sociale. La structure spatio-temporelle de cette ressource remet en cause la délimitation actuelle des stocks de bar. Il existe un besoin d’affiner nos connaissances sur l’espèce au niveau de la zone de mélange de stocks, i.e. en Manche. Le projet s’intéresse aussi au lieu jaune, poisson d'intérêt écologique, économique et sociale dont les stocks sont classés à données limitées, conjugué à un manque patent de connaissances sur l'écologie de cette espèce. Du fait, de son poids économique plus important et de ses enjeux de gestion omniprésents (reconstitution de la biomasse du stock Nord, et remise en cause des limites de stocks), le marquage de bars est jugé prioritaire. La proportion attendue des espèces marquées pourra être plus forte pour le bar, i.e. 50%-70% de bars et 30%-50% de lieus jaunes. Nous nous focaliserons sur le stade adulte, car il permettra d'améliorer nos connaissances sur les migrations de reproduction et les zones de frayère, habitats essentiels à protéger pour exploiter durablement ces espèces.
Étude des interactions entre un exercice physique pré-administration de l’immuno-chimiothérapie sur la croissance tumorale et le muscle squelettique dans un modèle pré-clinique de cancer colorectal chez la souris. EU 2/2
- Recherche fondamentale
- Oncologie
180 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. On leur greffe une tumeur sous la peau, puis elles reçoivent une immuno-chimiothérapie par injection et par gavage quatre jours sur cinq, tout en étant soumises à des séances de course sur tapis. Le porteur reconnaît que le gavage cinq jours sur sept est "reconnu comme stressant" et que la croissance tumorale ou une ulcération peuvent conduire à la mise à mort avant terme. Il affirme n'avoir "aucune autre possibilité que d'utiliser un organisme entier" pour étudier l'effet de l'exercice sur la tumeur.
Objectifs
Nous savons que réaliser de l’activité physique (AP) diminue la mortalité induite par différents types de cancer chez l’Homme. Cela a été montre dans des études chez l’humain et chez l’animal. Cependant, nous ne comprenons pas vraiment comment l’exercice agit pour diminuer la croissance de la tumeur. Notre projet chez la souris est associé à notre projet chez l’homme ou nous souhaitons voir si un exercice physique juste avant la prise des traitements anti-cancéreux améliorerait l’efficacité de ces traitements. Chez l’homme, nous ne pouvons pas souvent récupérer les tumeurs chez des patients en stade avances car il y a trop de risques pour les patients. Nous avons donc besoin de développer d’autres modèles pour étudier les effets sur la tumeur elle-même. L’exercice physique pourrait modifier la réaction du système immunitaire ou le nombre de vaisseaux sanguins sur la tumeur (vascularisation) et ainsi rendre la tumeur plus sensible aux traitements. Secondairement, nous savons que le cancer ainsi que les traitements contre cette maladie peuvent engendrer des effets secondaires. En particulier, il existe une fonte musculaire et une altération de leur fonctionnement. Cela diminue la qualité de vie des patients et serait synonyme d’un moins bon pronostic. Ainsi faire réaliser des exercices physiques aux patients permettraient de maintenir leur masse musculaire et améliorer les effets des traitements. Notre projet vise donc à étudier les effets d’un exercice physique aigu pré- traitements sur 1) le développement de la tumeur dans un modèle de cancer chez la souris ; 2) la fonte musculaire induite dans ce modèle.
Bénéfices attendus
Le développement de la recherche dans le domaine de l'exercice appliqué à l’oncologie a permis de constituer une base de données importante sur le rôle de l’exercice physique dans la prévention et la gestion des effets indésirables du cancer. Néanmoins, il est essentiel de comprendre comment l'exercice diminue la progression tumorale. Sur le plan scientifique, ce projet permettra donc d’apporter des nouvelles données scientifiques sur les interactions entre l’exercice physique et les traitements anticancéreux des patients ainsi que les mécanismes potentiels par lesquels l’exercice physique pré-administration de l’immunochimiothérapie pourrait potentialiser l’efficacité des traitements. Aujourd’hui pour des questions de réduction de technique invasive chez les patients, de moins en moins de biopsie de la tumeur sont réalisées ainsi il est nécessaire d’utiliser un modèle murin à visée scientifique pour comprendre l’interaction biologique et moléculaire entre un exercice physique réalisé juste avant l’injection des traitements et le microenvironnement tumoral. Ce modèle nous permet donc d’accéder aux tumeurs et d’évaluer l’effet de l’exercice sur la taille de tumeur, les mécanismes immunitaire et vasculaire sous-jacent ainsi que le muscle squelettique. Grâce à cette étude nous pourrons rapidement apporter de précieuses données sur les interactions entre exercice et cancer. Sur le plan clinique, les mécanismes mis en évidence au cours de cette étude permettront d’envisager des essais cliniques futurs grandes ampleurs étudiant plus spécifiquement les effets de ce type d’intervention combiné sur le développement tumoral et la cachexie musculaire associée au cancer, deux paramètres majeurs dans la survie des patients. Ces résultats permettront ensuite de concevoir des essais cliniques plus poussées afin de déterminer et affiner la prescription de la dose d’exercice (durée, intensité, modalités) à utiliser en combinaison à un traitement anti-cancéreux. Ces différentes études permettront d’améliorer la prise en charge des patients et l’efficacité de la thérapie.
Procédures
Les animaux utilises dans ce projet seront tout d’abord soumis à une seule injection sous la peau au niveau du flan gauche de cellules capables de former une tumeur. Après avoir attendu quelques jours pour que la tumeur se forme, les animaux commenceront leurs traitements bases sur une immuno et chimiothérapie. Certains des animaux ne seront pas injectes avec des cellules tumorales et ne développeront pas de tumeurs. Ceux-ci correspondront aux groupes Non-Tumoraux (NT). Pour cela, les animaux recevront une fois par semaine une injection au niveau du ventre pour atteindre les organes (intrapéritonéale) ainsi qu’un gavage (insertion d’une sonde dans l’œsophage) quatre jours sur cinq pour recevoir la totalité des traitements. Une partie des animaux eux ne recevront pas le traitement mais un placebo. Au moment du début des traitements, les animaux commenceront de réaliser de l’exercice physique. Le premier exercice sera réalisé avant même l’injection des tumeurs pour établir le niveau de d’endurance physique des animaux grâce a un test de vitesse maximal de course (VMC) qui permettra d’adapter les exercices suivants. Ces derniers seront réalisés juste avant les traitements anti-cancéreux quatre jours sur cinq et dureront 50 minutes à une vitesse correspondant a 60% de la VMC. Ensuite une partie des animaux, seront mis à mort afin de récupérer les tumeurs après quatre jours de traitement et/ou d’exercice. L’autre partie des animaux poursuivra le protocole (traitement + exercice) jusqu’à 30 jours. A la fin du protocole, une partie des animaux sera utilise pour évaluer si l’exercice a modifie la vascularisation des tumeurs, c’est-à-dire savoir si l’exercice a permis que la tumeur soit plus perfusée et reçoive plus de traitement. Pour cela, les animaux recevront une molécule capable de visualiser les zones qui ont une diminution de leur taux d’oxygène (hypoxie) qui est une caractéristique des tumeurs agressives. Après cette injection, soient les animaux resteront au repos soient ils seront mis à l’exercice, puis mis à mort pour récupérer les tumeurs. Une autre partie des animaux, sera utilise pour voir si la croissance tumorale et les traitements ont un impact négatif sur les muscles et étudier les mécanismes mis en jeu. Pour cela, nous testerons la capacite des souris à réaliser une contraction musculaire. Puis, les animaux seront mis a mort et les muscles récupérés pour être étudiés.
Impact sur les animaux
Le modèle de tumeur sous la peau ne présente pas de métastases ni d’atteintes musculaires trop importantes. De plus, la localisation sous-cutanée de l’implantation de la tumeur permet de minimiser les douleurs associées à la croissance tumorale de par l’espace disponible et l’élasticité de la peau. La douleur ou gêne occasionnée lors de celle-ci sera néanmoins surveillée, en particulier si les animaux en évaluant une possible gêne à se mouvoir ou a se nourrir. Il est possible que les animaux présentent une plaie au niveau de la tumeur et dans ce cas les animaux touches seront mis à mort dans les plus brefs délais pour arrêter leur souffrance. De même si la croissance tumorale est trop importante et que la tumeur atteint une taille trop importante, les animaux seront sacrifiés. Les intensités d’exercice sont modérées et se rapprochent des intensités utilisées chez des patients atteints de pathologies chroniques. Elles sont donc connues pour induire des adaptations physiologiques bénéfiques sans effets négatifs chez l’homme comme chez la souris. Les différents traitements utilisés au cours de ce protocole ont déjà été validés au cours d’études précédentes et permettent une réduction du volume tumoral tout en minimisant la toxicité liée au traitement. Les traitements sont administrés par gavage ou injection dans le ventre. Les animaux seront donc exposés au stress induit par la contention et à la douleur de la manipulation. Ces gestes seront de très courte durée pour minimiser l’impact négatif sur les animaux. Ces procédures ont été choisies car utilisées dans le modèle tumoral utilise et déjà valide et n’ont pas été modifié pour ne pas changer l’efficacité des traitements. Le gavage 5 jours sur 7 est reconnu comme stressant. L’injection IP altère les tissus autour de la zone d’injection mais celle-ci n’ayant lieu qu’une fois par semaine, cela limitera les effets délétères de ce geste. La mesure de la force chez l’animal est réalisée sous anesthésie générale afin de ne pas induire de stress chez l’animal. Les contractions des muscles induites lors du test n’entraînent pas d’altérations de la fonction et de l’intégrité du muscle squelettique (i.e. crampe et/ou déchirement musculaire).
Devenir
Les animaux seront mis à mort après l’expérimentation car l’utilisation des muscles et de la tumeur sont nécessaires pour répondre aux questions émises dans le projet.
Remplacement
Le but de ce projet est d’étudier les interactions complexes des traitements combinés immuno/chimiothérapie et de l’exercice physique au sein de la tumeur et le rôle joue par le système immunitaire. De plus le second objectif est d’évaluer l’altération des muscles induits par ces différentes interventions. Nous n’avons donc aucune autre possibilité que d’utiliser un organisme entier. Toutes les découvertes faites lors de ce projet feront ensuite l’objet d’approfondissement dans des modèles de cellules n’utilisant pas d’animaux.
Réduction
Le nombre d’animaux a été déterminé à partir de nos expériences passées pour mettre en évidence des différences en utilisant le minimum d’animaux. Dès lors que nous obtiendrons des différences entre nos conditions, nous arrêterons les expérimentations chez l’animal afin de maintenir le nombre d’animaux utilises au strict minimum.
Raffinement
Nous veillerons à améliorer au mieux les conditions d’hébergement des animaux en leur donnant accès a des zones cachées pour s’isoler, des jeux et en favorisant les interactions entre les animaux. Si leur condition physique rend difficile leur accès a la nourriture ou à l’eau en hauteur, nous adapterons leur environnement en leur mettant a disposition eau et nourriture au sol. Pour être sûr que la croissance tumorale reste acceptable pour l’animal, nous surveilleront le développement de la tumeur et mettrons a mort les animaux si la tumeur devient trop grosse. Nous surveillerons aussi le poids des animaux pour veiller à ce qu’ils ne subissent pas une perte de poids trop importante et synonyme de leur souffrance. Dans le cas d’une trop forte perte de poids, les animaux concernes seront mis à mort. Le protocole d’exercice physique est d’intensité modérée (60% des capacités maximales). A la suite du test de vitesse maximale de course, la récupération des souris sera vérifiée par observation de leur capacite à bouger le jour de l’intervention et le suivant avec un intervalles de 2h entre deux observations. Les différentes procédures peuvent induire du stress et nous veillerons donc à adapter au mieux nos manipulations pour limiter les actes stressants. Par exemple, nous limiterons le nombre de fois où nous toucherons les animaux en réalisant au même moment la mesure de la taille de la tumeur et les injections des traitements anti-cancéreux ; ou lors du transfert des cages au tapis de course et inversement ou nous pouvons les transférer sans les toucher avec l’aide d’une petite boite. Normalement le modèle ne devrait pas induire de douleur particulière sauf lors de l’atteinte d’un point limite (ulcération ou taille tumorale trop importante) menant à la mise à mort des animaux. Cependant, dans le cas où il semble que les animaux souffrent, nous prendrons contact avec le vétérinaire réfèrent pour évaluer les possibilités d’utiliser des médicaments pour réduire la douleur.
Choix des espèces
Le modèle de cancer sous la peau et les traitements anti-cancéreux que nous utilisons ont été valides préalablement sur les souris. Ces animaux sont très souvent utilisés dans les études en cancérologie ou dans les études portant sur l’exercice physique. Ce modèle permet donc d’obtenir des résultats nouveaux sans avoir à répéter des expériences déjà réalisées avant (nous limitons donc le nombre d’animaux ainsi que les procédures subites par ces animaux). De plus, les outils techniques dont nous avons besoin pour répondre aux questions ont bien été valides chez l’animal augmentant la probabilité d’obtenir de nombreux résultats en utilisant un minimum d’animaux. L’âge des animaux a été déterminé par des études précédentes qui ont valide le modèle que nous utilisons. Nous savons qu’a cet âge, nous obtiendrons un développement de la tumeur suffisant pour répondre à notre question. A cet âge, les animaux ont une fonction musculaire bonne qui permet de diminuer le nombre d’animaux ne voulant pas courir (pourcentage augmentant avec l’âge). Ainsi, a ce stade nous pouvons répondre aux différents questionnements du projet.
Protocole de production d’anticorps polyclonaux chez le cobaye
- Production de routine
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
- Cancers
- Diagnostic des maladies
- Maladies animales
- Maladies des plantes
- Maladies infectieuses
- Troubles cardiaques
- Troubles immunitaires
- Troubles nerveux
- Troubles urogénitaux
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
- Système cardiaque
- Système endocrinien
- Système immunitaire
- Système nerveux
- Système respiratoire
- Système urogénital
- Tests réglementaires
150 cobayes vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils reçoivent six injections sous-cutanées d'antigène associé à un adjuvant et trois prélèvements sanguins sous anesthésie gazeuse, pour produire des anticorps polyclonaux vendus comme réactifs à des équipes de recherche. Le porteur indique que les immunisations peuvent provoquer des ulcérations aux points d'injection. Il affirme qu'aucune méthode substitutive n'est aussi efficace et que le recours à l'animal vivant reste "indispensable" pour obtenir des anticorps spécifiques.
Objectifs
Les anticorps sont produits par le système immunitaire d'un animal comme moyen de défense contre un immunogène spécifique. Ces immunoglobulines constituent des ressources largement utilisées dans des applications analytiques et thérapeutiques. Les AcP sont notamment utilisés pour l’évaluation, la détection et la purification de protéines d’intérêts. Ils trouvent des applications en biologie et en biochimie, en tant que ligand de colonne d’immunoaffinité. Ils possèdent également de nombreux emplois en recherche tel que la détection de molécules dans les essais du type enzyme-linked immunosorbent assay (ELISA), les révélations de Western Blot, les procédures immunohistochimiques et d'immunoprécipitation, en immunofluoromicroscopie et en immunoélectromicroscopie. Notre processus de production assure la production d’AcP pour le compte de différentes équipes de recherche publiques ou privées. Les antisérums sont produits par injection à un animal de l'immunogène (antigène) cible, souvent combiné à un adjuvant qui accroît la réponse immunitaire. La réponse immunitaire peut par la suite être amplifiée par des injections de rappel d'antigène. On prélève des échantillons de sang de l'animal pour évaluer le niveau de production d'anticorps ; lorsque le titre est suffisamment élevé, on prépare un antisérum en effectuant une prise de sang suivie de l'isolement du sérum puis, si nécessaire, de la purification des anticorps à partir du sérum
Bénéfices attendus
Les anticorps polyclonaux (AcP) seront des auxiliaires et des réactifs employés non seulement dans des procédés relatifs à la biochimie, à la biologie moléculaire et à l’immunohistochimie, mais aussi à des fins diagnostiques voir thérapeutiques. Les anticorps développés de cobaye dans le cadre de projets de recherche, permettront de localiser, d’identifier ou de purifier des protéines synthétisées au sein des cellules d’un tissu ou d’un organe. L’utilisation du cobaye interviendra dans des projets particuliers pour lesquels, cette espèce présente un avantage par rapport à d’autres. En effet, les cobayes présentent dans certaines situations des avantages vis-à-vis du lapin, qui est l’animal le plus communément utilisé pour l’obtention d’AcP. Le cobaye étant phylogénétiquement plus éloigné de la souris que le rat, il permet l’obtention d’anticorps anti-protéines de souris. Plusieurs exemples ont montré l’intérêt des cobayes en comparaison d’autres espèces, notamment pour la production d’anticorps dirigé contre l’insuline porcine, où les cobayes ont permis d’obtenir d’une meilleure réponse en comparaison des lapins.
Procédures
Six injections aux cobayes en sous-cutané de l’antigène associé à un adjuvant. Trois prélèvements sanguins seront réalisés, au niveau de la veine saphène sous anesthésie par inhalation de gaz anesthésiant (gaz halogéné). Injection sous-cutanée : 8 minutes dont 4 minutes pour prendre avec délicatesse l’animal, le rassurer et le préparer, 30 secondes par injection et 30 secondes pour masser la zone injectée (4 injections), c’est-à-dire 4 min. Prélèvement : l’endormissement sous anesthésie gazeuse prend 10 minutes pour être effective. Le prélèvement sous anesthésie au masque est réalisé pendant 3 à 4 minutes. Le réveil de l’animal prend 1 à 2 minutes.
Impact sur les animaux
Les immunisations peuvent notamment conduire à l'apparition d'ulcérations aux points d'injection. Il n’y a pas d’opération chirurgicale dans les protocoles. Les prélèvements seront réalisés sous anesthésie.
Devenir
Tous les animaux sont concernés. Les projets étant spécifiques d’un antigène, nous ne pouvons pas réutiliser les animaux pour d’autres protocoles, les animaux sont donc tous euthanasiés en fin de protocole.
Remplacement
La méthode usuelle pour produire des AcP reste l’immunisation de l’animal avec des préparations antigéniques pures ou partiellement purifiées, souvent combinées à un adjuvant qui accroît la réponse immunitaire. Les AcP sont produits chez les animaux vivants, puisqu’il n’existe pas de méthode substitutive aussi efficace pour cette production. L’immunité humorale correspond à un processus complexe impliquant différents acteurs du système immunitaire in vivo. Ce processus se traduit par la production d’un répertoire diversifié d’immunoglobulines répondant à un grand nombre d’antigènes. In vivo, l’adaptation accrue du système immunitaire vis à vis de l’antigène au fur et à mesure des immunisations est indispensable pour obtenir des anticorps notablement plus spécifiques et pertinents que ceux obtenus avec des systèmes de développement in vitro. En effet, les techniques partant de banque naïve ne permettent pas une obtention aisée (en termes de temps, budget et matériels) d’une large gamme d’anticorps de hautes affinités ciblant différents épitopes.
Réduction
Réduction : Le nombre d’animaux (3 cobayes par protocoles) pour l’obtention de réactifs intervenant dans l’obtention des protéines médicaments dans le domaine de l’immunologie, de l’hémostase et des soins intensifs. Ce nombre a été adapté au plus juste par rapport au besoin de sérum pour les investigations et les recherches au regard de notre recul sur ce protocole.
Raffinement
Raffiner : L’environnement des cobayes est enrichi pour améliorer leur bien-être (tunnel de jeu, friandises, foin, jouets,…). Les animaux seront particulièrement suivis pendant les 24h suivant les injections, puis quotidiennement pour examiner leur état de santé. L'observation quotidienne des animaux par le personnel compétent permet une détection précoce de tout signe d'inconfort ou de douleur et permet ainsi une intervention adaptée au plus tôt. Les prélèvements réalisés, sous anesthésie, concerneront de faibles volumes afin de ne pas induire de souffrance chez l’animal. Il s'agit d'un protocole de simple vaccinations avec adjuvants.
Choix des espèces
Les cobayes présentent dans certaines situations des avantages vis-à-vis du lapin, qui est l’animal le plus communément utilisé pour l’obtention d’AcP. Etant phylogénétiquement plus éloigné de la souris que le rat, ils permettent l’obtention d’anticorps anti-protéines de souris. Plusieurs exemples ont montré l’intérêt des cobayes en comparaison d’autres espèces, notamment pour la production d’anticorps dirigé contre l’insuline porcine, où ils ont permis d’obtenir d’une meilleure réponse en comparaison des lapins. Ils permettent également l’obtention d’anticorps ayant une forte capacité à fixer le système du complément. Ils permettent en comparaison des souris de Réduire le nombre d’animaux engagés dans chaque protocole à 3 individus. La production d’anticorps chez le cobaye nécessite de faibles doses d’antigène. La meilleure production d’anticorps est obtenue chez les jeunes adultes. Les cobayes entreront en protocole à l’âge de 3 mois. Auparavant ils auront subi une période de quarantaine d’une semaine, sans incident durant ce temps, ils seront aptes à rentrer en protocole.
Effet de la matrice extracellulaire sur la transplantation de cellules musculaires humaines au cours de la régénération musculaire in vivo.
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
170 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles subissent quatre interventions chirurgicales, dont un dommage musculaire provoqué par le froid ou une toxine, l'injection de cellules musculaires humaines et une mesure de contractilité sans réveil. Le projet cherche à savoir si une protéine de la matrice extracellulaire améliore la greffe de cellules dans le muscle, en vue de traiter des myopathies comme la dystrophie de Duchenne. Le porteur affirme que la régénération musculaire ne peut être étudiée qu'in vivo et qu'aucun remplacement n'est possible.
Objectifs
Ce projet consiste à étudier l’utilité d’une protéine de la matrice extracellulaire comme facteur thérapeutique pour améliorer la transplantation de cellules dans le muscle en vue d’un traitement pour certaines maladies musculaires comme la dystrophie musculaire de Duchene. Plus précisément le projet consiste à étudier l’effet d’une lamininine (protéine de la matrice extracellulaire) ou de ses dérivés sur des cellules musculaires (myoblastes) humains. Egalement nous analyserons l’effet de ces molécules dans un contexte dystrophique in vivo en les injectant dans le muscle de souris dystrophiques.
Bénéfices attendus
La thérapie cellulaire représente une des stratégies thérapeutiques entre les plus innovantes et une approche thérapeutique envisageable pour des maladies génétiques comme les dystrophies musculaires, comme le montrent des essaies cliniques. Comprendre comment les molécules de la matrice extracellulaire peuvent améliorer la thérapie cellulaire par transfert de myoblastes devient une étape fondamentale pour améliorer cette stratégie thérapeutique utilisée dans des essais cliniques chez des patients atteints de dystrophie musculaire oculo-pharyngée. Egalement, nous allons étudier les effets de molécules de la matrice extracellulaire sur le muscle dystrophique dans le modèle murin de la Dystrophie musculaire de Duchenne
Procédures
Les animaux seront soumis à quatre procédures chirurgicales. L'induction d’un dommage musculaire (par le froid ou via une toxine), l'injection intramusculaire de cellules et l'injection intramuscualaire de protéines recombinantes sont des intérventions de très courte durée (1-10 minutes). La quatrième procédure, la mesure in situ de la contractilité du muscle squelettique, est une procédure sans réveil de la durée d'anviron 15 minutes.
Impact sur les animaux
Nous injectons des cellules en intramusculaire chez la souris (après avoir effectué un dommage musculaire du muscle tibialis anterior) depuis plusieurs années. Nous faisons particulièrement attention à des possibles infections au niveau de la peau du site d’injection, au relâchement des points de suture et au douleur post-dommage musculaire. En environ 20 ans nous avons eu très peu de cas (moins de 10 souris) pour lesquelles nous avons été obligés à effectuer une nouvelle suture. Même dans ces cas, nous n’avons pas observé de l’inflammation ou un œdème au niveau de l’incision de la peau. Afin de pallier la douleur due à l’effet de la toxine ou au cryodomage musculaire, à la souris est administré de façon systématique un antidouleur en peri-opératoire. Dans tous les cas, une fois terminé l’effet de l’anesthésie, les souris reprennent leurs comportements habituels (prise de nourriture et d’eau), se déplaçant dans la cage comme des animaux qui n’ont pas subi la chirurgie. Pour l’injection de protéines recombinantes, il s’agit d’une injection intramusculaire de très courte durée et nous n’avons jamais observé des effets indésirables
Devenir
Tous les animaux sont euthanasiés à la fin de la procédure N°1 et à la fin de la procédure N°2. L’analyse des muscles injectés est indispensable pour ce projet. L’euthanasie de l’ensemble des animaux est donc requise.
Remplacement
La thérapie cellulaire et la régénération musculaire sont des processus qui peuvent être investigués exclusivement in vivo et pour le quel un remplacement in vitro en respect de la règle de 3R n’est pas encore possible.
Réduction
Nous utiliserons le nombre minimum de souris nécessaire pour avoir des différences statistiquement significatives entre les groupes de souris. Chaque groupe sera constitué de 10 animaux pour obtenir des résultats statistiques dans le respect de la règle des 3R. Un nombre total de 170 animaux sera utilisé dans ce projet. Cela représente un nombre maximal. En autre, afin de réduire le nombre de souris utilisées (dans le respect de la règle des 3R) pour chaque souris les deux TA gauche et droite seront injectés. Des études préliminaires ont montré la faisabilité de cette approche (il n’y a pas d’interférence expérimentale entre l’injection de deux TA). Afin de comparer les groupes de sujets, nous réaliserons une analyse statistique.
Raffinement
Pour le raffinement, le milieu dans lequel les souris sont élevées est enrichi et suite au réveil, les animaux seront surveillés quotidiennement pendant toute la durée de l’expérience afin de déceler des signes de douleur. Pour les procédure opératoires, les souris sont anesthésiées. Un traitement analgésique est administré au moment de l’anesthésie afin de renforcer l’analgésie et en période post-opératoire. Les critères tels que l’activité générale, la prise de nourriture et d’eau, la perte de poids, des plaies au site d’injection, une croissance excessive des dents seront évalués régulièrement. Les animaux qui montrent un signe quelconque de détérioration de leur santé seront euthanasiés immédiatement.
Choix des espèces
Le modèle le plus commun utilisé dans les études précliniques de l’évaluation de la participation des myoblastes humains à la régénération musculaire est la souris (Mus musculus). De plus des animaux immunodéficientes sont indispensables pour pouvoir tester le comportement in vivo de cellules humaines sans adopter un régime d’immunosuppression de l’animale. Les modèles murins permettent une recherche appliquée qui représente une étape entre la cellule et le primate. Les animaux qui particeperont à cette étude seront des animaux adultes. Dans cette étude sera utilisée une lignée de souris immunodéficientes. Elles sont viables, fertiles, elles possèdent une longévité normale et ne présentent pas de formation spontanée de tumeurs. Pour étudier l'impact de la matrice extracellulaire sur le muscle atteint d'une maladie musculaire, des souris dystrophiques seront utilisées.
Impact du régime cétogène sur une lignée de Rat génétiquement modifiée utilisée comme modèle de troubles cognitifs
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
72 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils sont soumis huit semaines à un régime riche en graisses, à des prélèvements sanguins hebdomadaires à la queue et à une injection d'amphétamine, avant une perfusion terminale sous anesthésie profonde. Le porteur indique que les rats mutants sont aveugles et anosmiques et que l'amphétamine peut provoquer une hyperagitation ou des troubles moteurs transitoires. Il affirme qu'aucun modèle in vitro ou in silico ne permet d'évaluer l'effet d'une mutation sur les fonctions cognitives.
Objectifs
Le but du projet est de mettre en évidence l'impact bénéfique d'un régime cétogène sur les troubles cognitifs sur un modèle animal intelligent : le Rat. Le régime cétogène existe depuis une centaine d'année et a été longtemps utilisé dans plusieurs indications médicales. Au-delà de la perte de poids, le régime cétogène est utilisé dans le traitement de diverses pathologies : épilepsie, cancers, maladies inflammatoires, etc. Nous disposons d'un modèle animal d'une pathologie mentale et souhaitons analyser l'impact de ce régime sur les troubles de la mémoire observés. Dans ce projet, nous voulons comprendre si les troubles de mémorisation et les altérations des voies de signalisation neuronales (dopaminergiques principalement) présents chez les animaux génétiquement modifiés constatés chez ces animaux, sont impactés ou non par l'état de cétose.
Bénéfices attendus
Ce projet constitue une première approche fondamentale pour déterminer le rôle d'un gène identifié chez l'Homme, dans une population de malades. Nous pourrons accumuler des données permettant de mieux comprendre le rôle du gène et ses interactions avec le métabolisme, dans le cadre d'une cétose. Ce projet nous permettra de comprendre les voies d'action de cette cétose, mise en place par une régime lipidique, et de définir si les mécanismes impliquant gène modifié dans la lignée de Rat étudiée sont sensibles à cet état. Ce projet constitue une première étape dans la compréhension des maladies génétiques humaines impliquant ce gène et dans la mise en place de traitements permettant de réduire les symptômes.
Procédures
Chaque semaine entre 7 et 14 semaines d'âge, les animaux subiront un prélèvement de deux gouttes de sang à la queue sur animaux vigiles. Cela se réalise en quelques minutes. Durant l'une des expériences, les animaux recevront une injection d'une faible dose d'amphétamine, afin de mettre en évidence le fonctionnement des voies dopaminergiques. Ce protocole s'étale sur 2 heures environ En fin de protocole, les animaux seront anesthésiés de manière profonde pour une procédure de perfusion qui entraînera leur décès.
Impact sur les animaux
Les animaux mutants présentent une cécité et une anosmie complète. Néanmoins, ils présentent un état général tout à fait normal, aussi bien au niveau du poids, du toilettage, de l'activité. Durant ce protocole, ils recevront une diète spécifique dont la source principale de calorie est le gras. Le passage dans ce régime entraine rapidement un état cétogène qui est lié à une perte d'appétit et une baisse de poids. Néanmoins, sur la durée de l'étude (8 semaines sous ce régime), aucun risque pour la santé des animaux n'est attendu. La procédure d'amphétamine peut induire un état d'hyperagitation ou au contraire des troubles moteurs compulsifs. Ces effets sont transitoires et un retour à la normale se fait naturellement dans les 2 heures qui suivent l'injection. Par ailleurs, les animaux sont monitorés durant cette période.
Devenir
En fin de protocole, nous effectuerons des prélevements post-mortem pour étudier l'impact du régime et de la mutation au niveau hépatique et central.
Remplacement
Nous ne disposons actuellement d'aucun modèle in vitro ou in silico permettant de déterminer l'impact d'une mutation génétique sur les fonctions cognitives. Seul le modèle animal est suffisamment informatif pour pouvoir poursuivre la recherche dans ce domaine.
Réduction
Les effectifs utilisés dans ce protocole ont été établis par étude de puissance sur les tests concernés. Par ailleurs, nous avons constaté qu'ils convenaient dans les études antérieures. L'ensemble du protocole expérimental a été mis en place pour réduire autant que possible le nombre d'animaux utilisés pour conclure. Nous étudierons plusieurs paramètres dans ce projet : le poids de l'animal, sa glycémie, son niveau de cétogène circulant. Les mêmes groupes d'animaux effectueront plusieurs protocoles expérimentaux afin de limiter le nombre d'animaux employés.
Raffinement
Dans ce projet, nous nous assurerons que le bien-être des animaux sera respecté durant l'ensemble de sa réalisation. En respectant les conditions recommandées d'hébergement, en nous assurant de l'absence de signes de souffrance, de lésions liées à des combats entre animaux. Les rats seront suffisamment jeunes pour être maintenus à deux par cages afin d'éviter un stress d'isolement. Les cages seront changées régulièrement afin d'éviter que le gras du régime cétogène ne favorise des lésions cutanées. Si le cas se présentait ; un traitement local serait administré pour éviter une infection locale. Dans ce cas, nous pourrions êtes amenés à isoler les animaux concernés pour permettre une bonne cicatrisation des plaies. L'ensemble de ce protocole est encadré par un suivi hebdomadaire du bien-être des animaux : suivi du poids, de l'état général, toilettage, posture, vocalisation. Tous ces paramètres permettront de nous assurer de l'absence de souffrance des animaux. Néanmoins, en présence d'une souffrance estimée à l'aide de nos tableaux de scorage
Choix des espèces
Le Rat est une espèce intéressante pour modéliser des pathologies humaines. En effet, il s'élève facilement, présente des comportements élaborés et nous pouvons accéder à des animaux génétiquement modifiés. Nous travaillons avec des animaux jeunes adultes qui présentent déjà les troubles cognitifs observés et sont disponibles auprès de notre partenaire.
Performance de nage, métabolisme réspiratoire et tolérance aux stress environnementaux chez la daurade royale Sparus aurata et le loup Dicentarchus labrax
- Conservation des espèces
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système respiratoire
Autres poissons : 36
72 poissons, daurades royales et loups sauvages, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une marque électronique est implantée dans leur cavité péritonéale sous anesthésie, puis chaque individu est placé en tunnel de nage et exposé à un réchauffement, un refroidissement ou une hypoxie pour mesurer sa perte de performance. Le porteur indique que la mise à mort finale sert à récupérer la marque et les données enregistrées. Il présente ces seuils de tolérance comme utiles à de futurs plans de gestion des stocks de pêche.
Objectifs
Le Golfe du Lion est une des zones les plus productives de la Méditerranée. La zone côtière est constellée de lagunes qui sont de véritables nourriceries et zones d’alimentation pour la faune marine. Les lagunes sont aussi des écosystèmes vulnérables, particulièrement sensibles aux effets des changements globaux. Notamment, des vagues de chaleur et des épisodes d’hypoxie estivaux sont susceptibles de stresser les organismes résidents, entraînant une baisse de leur performance physiologique, voire même menaçant leur survie. De nombreuses espèces de poisson à haute valeur économique occupent les lagunes du Golfe de Lion au cours de leur cycle de vie, et l'altération anthropique de ces habitats pourrait largement affecter les dynamiques de ces populations. Dans ce contexte, la daurade royale et le loup représentent des cas d’étude par excellence. Ces espèces exploitent tous les ans les lagunes en tant que nourriceries estivales, permettant aux individus de constituer des réserves pour la saison hivernale en mer ouverte. Il est essentiel comprendre l’importance des lagunes pour le maintien des stocks de poissons à haute valeur économique dans le Golfe du Lion, afin de développer des plans de gestion. En particulier, pour mieux comprendre comment les effets du changement climatique affecteront le cycle biologique des espèces exploitant les lagunes. L'objectif général de ce projet est de mieux comprendre l’écophysiologie des daurades et loups sauvages, issus des lagunes en période estivale. En particulier, leurs performances physiologiques en termes de capacité de nage, et comment des changements de température et des épisodes d'hypoxie peuvent influencer cette capacité. Nous cherchons à établir des seuils de tolérance sous-létaux, en utilisant une perte de la performance de nage comme indicateur.
Bénéfices attendus
Les données du présent projet, sur les seuils sous-létaux au-delà desquels la température et l’hypoxie nuisent à la performance de nage, permettront de mieux interpréter des migrations saisonnières entre lagune et mer, mais aussi les migrations ponctuelles vers la mer en été, pour échapper à des conditions extrêmes dans les lagunes. Ces informations seront utiles pour informer le développement de plans de gestion, des stocks de daurade royale et loup, et des habitats clé pour leurs cycles de vie.
Procédures
Les poissons seront équipés avec une marque électronique dans leur cavité péritonéale, sous anesthésie générale. La durée de l'opération est moins de 30 minutes. Cette chirurgie sera suivie par 96 heures de récupération dans un bassin isolé des perturbations humaines. Puis, chaque individu sera placé dans un tunnel de nage pour 48 heures et subira deux procédures en séquence. Premièrement, un test de performance de nage, puis un test de tolérance à un stress (réchauffement, refroidissement, hypoxie). Chaque test dure entre 4 et 6 heures, avec 20 heures de récupération entre les deux tests.
Impact sur les animaux
Les nuisances et les effets indésirables devraient être limités, les procédures sont d'une sévérité modérée. Les 96 heures de récupération de la chirurgie permettent aux poissons de regagner une fréquence cardiaque baisse et stable, situation qui se met en place à partir de 72 heures. Les procédures en tunnel de nage ne sont pas douloureuses, et la performance de nage dans le tunnel n’est pas différente entre les poissons qui portent une marque et des poissons qui n’ont pas subi une intervention chirurgicale.
Devenir
A la fin des procédures, tous les animaux (72) seront euthanasiés pour récuperer la marque éléctronique et les données de fréquence cardiaque et d'accélération corporelle.
Remplacement
Il est impossible de remplacer les daurades et les loups sauvages par des autres modèles, l'intérêt du projet étant justement de regarder l'impact sur ces espèces.
Réduction
Le nombre total d'individus testés sera limitée à n = 36 de chaque espèce, parmi lesquels n = 12 seront exposés à chaque facteur environnementale (n = 72 animaux en total). Le nombre de 12 individus exposés à chaque facteur environnemental (réchauffement, refroidissement, hypoxie) permettra d'établir des réponses moyennes de chaque population d’étude, en tenant compte de la possibilité d'une variation interindividuelle. Les réponses seront évaluées statistiquement en utilisant des modèles linéaires mixtes et des analyses de variance.
Raffinement
Tout a été mis en place pour limiter la souffrance et le stress des animaux liés au placement des capteurs. Le capteur sera placé dans la cavité péritonéale sous anesthésie, en proximité du coeur afin de capter les signaux bioélectriques (électrocardiogramme) qui permettent de calculer la fréquence cardiaque. Le placement du capteur sera suivi par un minimum de 96h de récupération dans des bassins externes isolés des perturbations humaines, avec une alimentation journalière « ad-libitum ». Les procédures en tunnel de nage sont bien établies chez les poissons et sont des techniques largement maîtrisées et utilisées par l’ensemble de la communauté scientifique, ainsi que par notre équipe. L’objectif de nos protocoles est de limiter au maximum la souffrance et le stress des animaux pendant les manipulations, avec capture des poissons sous l’eau et placement dans les tunnels sans exposition à l’air, suivi par une durée minimale d’acclimatation de 4h. Les poissons sont à l’abri de toute nuisance visuelle et sonore pendant la récupération et les expériences. Cela permet d'obtenir des mesures valides et fiables de leurs réponses aux facteurs environnementaux, qui ne sont pas influencées par un état préalable de souffrance, stress ou agitation.
Choix des espèces
La daurade royale et le loup sont des espèces côtières de premier plan en Méditerranée française, tant pour l'importance de leur exploitation, leur valeur commerciale et leur aquaculture, que pour leurs aspects emblématiques. Aujourd'hui concernées par les plans de gestion des petits métiers en Méditerranée, de nombreux aspects de leurs cycles de vie restent pourtant inconnus. L’acquisition des connaissances sur leur capacité de nage et leur tolérance à la température et à l'hypoxie est primordiale pour une compréhension des migrations de ces espèces et leur utilisation des lagunes côtières. Ces informations seront un appui aux mesures de gestion de ces espèces en Occitanie. Les animaux seront tous adultes reproducteurs et auront une masse comprise entre 300 et 700g, une taille qui permet le placement des capteurs électroniques dans la cavité péritonéale.
Etude chez un modèle murin du rôle de la Nétrine-1 dans l’homéostasie rénale (développement et tumorigenèse)
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
660 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Une partie reçoit des injections pour modifier un gène pendant le développement du rein, une autre des greffes de cellules de cancer du rein humain et des injections d'anticorps, avant prélèvement des tissus. Le porteur indique que les tumeurs à croissance lente entraînent une gêne non douloureuse et qu'une perte de poids supérieure à 20 % déclenche la mise à mort. Il affirme que le développement du rein, trop complexe pour être reproduit in vitro, rend l'approche animale "indispensable".
Objectifs
Le rein par sa fonction est un élément central dans la régulation de l'organisme. Les reins ont pour tâche de filtrer le sang et de produire l'urine. En outre, Le rein produit un certain nombre d’hormones capitales dans la régulation de la tension artérielle. Les pathologies renales dont les cancers du rein sont un problème majeur de santé publique avec ~400 000 nouveaux cas par an dans le monde. Le Carcinome à cellules Rénales (RCC) est subdivisé en 3 grands sous-types histologiques et moléculaires : les RCCs à cellules claires (ccRCCs), les RCCs papillaires (pRCCs) et les RCCs chromophobes (chRCCs). Ils représentent respectivement ~75%, ~15% et ~5% des RCCs. Ce projet s’intéresse au rôle d’un facteur de guidage axonal au cours du développement et durant les processus de tumorigenèse. Ce facteur de guidage axonal est principalement connu pour contrôler le développement du cerveau et des organes branchés (poumon, glande mammaire). En outre, de plus en plus de preuves suggèrent que ce facteur de guidage est aussi impliqué dans le cancer. En effet, cette molécule de guidage axonal se comporte comme un facteur de survie pour les cellules cancéreuses. Il a été démontré que l’expression de ce facteur de guidage axonal est gagnée dans les neuroblastomes, les cancers du sein et du poumon. Une étude bioinformatique conduite au laboratoire a mis en évidence une très forte expression de notre facteur de guidage axonal dans un sous type de RCCs : chromophobe RCCs. Des études in vitro réalisé sur une lignée cellulaire de chRCCs, ont montré que ce facteur de guidage axonal favorise la survie des cellules cancéreuses. Afin de tester chez l'animal (in vivo) le rôle facteur de survie de notre molécule de guidage axonal sur les chRCCs, il sera réaliser des expériences de xénogreffes chez la souris « nude » de cellules de lignée chRCCs. En outre, il est intéressant de remarquer que le rein est aussi un organe branché. Le rôle de notre facteur de guidage axonal dans la morphogenèse du rein sera testé à l’aide de modèles murins génétiquement modifiés.
Bénéfices attendus
Ce projet devrait permettre d’une part de mieux comprendre le développement du rein (procédure 1). En effet, si nous voulons mieux comprendre les différentes pathologies touchant le rein, il est indispensable de bien caractériser son développement. La procédure 1 est donc à visée fondamentale et devrait permettre de mieux comprendre les contributions d’un facteur de guidage axonal dans le développement du rein. En revanche, les procédures 2 et 3 sont beaucoup plus appliquées. En effet, les chRCCs sont habituellement traités par une résection du rein malade. Toutefois, il n’existe pas de traitements spécifiques pour les patients métastatiques qui ont un très mauvais pronostique. Aujourd’hui, ces patients reçoivent les traitements conventionnels des ccRCC (les plus fréquents) avec peu de réussite. Dans le cas de résultats positifs avec l’utilisation de notre candidat médicament, nous apporterons la première thérapie spécifique au chRCCs.
Procédures
Dans la procédure 1: Les femelles receoivent une injection de tamoxifen. Cette procédure prend 20 seconde pour être réalisée. Dans la Procédure 2: les animaux sont xénogréffés avec une lignée cellulaire tumorale. Dans la Procédure 3: les animaux sont xénogréffés avec une lignée cellulaire tumorale et reçoivent 3 injections hébdomadaires d'un anticorps. Dans les procédures 2 et 3, la durée des procédures est de l'ordre de 30 secondes (injection de cellules tumorales ou d'anticorps et mesure de la croissance tumorale).
Impact sur les animaux
Dans le cadre de la procédure 1, il sera utilisé des modèles murins genetiquement modifiés dépendant de l'injection d'un analogue d'hormone. C’est une procédure très courante dans les études développementales afin d’étudier la contribution d’un gène à un mécanisme développemental. Dans les cadres des procédures 2 et 3: il sera réalisé des injections sous-cutanées de cellules de lignée tumorale de cancer du rein. Ces injections n’entraînent pas de nuisance particulière, elle est réalisée par un personnel qualifié qui maîtrise parfaitement le geste. Les tumeurs développées dans ce modèle ont croissance lente qui ne sont pas décrite pour être nécrosantes. Dans la littérature, il faut attendre 70jours pour atteindre le point limite (1500mm3) et aucune métastase n’est observée. Par conséquent, ce modèle peut entrainer une gêne non douloureuse chez les animaux.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort car nous préleverons des tissus post-mortem pour analyse ou si un point limite est atteint en cours de procédure. Dans le cadre des procédure 2 et 3: dès lors que l'un groupe ne comporte plus d'individus, les individus de l'autre groupe sont aussi mis à mort, car on considère que c'est la fin de la procédure pour le second groupe.
Remplacement
Le développement du rein est très complexe avec plus de 30 sous-types cellulaires. Ces sous-types cellulaires interagissent les uns avec les autres. Il est donc nécessaire d’étudier chez l’animal le de notre facteur de guidage axonal car il est aujourd’hui impossible de reproduire in vitro un tissu si complexe (procédure 1) . Le recours à l’expérimentation animale est nécessaire pour valider l’observation clinique et analyser les effets du gène d'intérêt (procédure 2 et 3). Ces méthodes sont complémentaires aux expérimentations sur des cellules en culture qui sont largement utilisées en parallèle pour cette étude. L’approche chez l'animal est donc indispensable dans le cadre de cette étude.
Réduction
Une attention particulière sera accordée à la règle des 3R afin de réduire le nombre d’animaux nécessaires tout en s’assurant de la reproductibilité des résultats. Pour l’étude développementale (procédure 1), nous utiliserons les 2 reins de chaque individu pour des analyses différentes. De la sorte, nous diviserons par 2 le nombre de femelle et embryons/souriceaux nécessaire à cette étude. Concernant les procédures 2-3, le nombre d’animaux a été déterminé afin de ne pas interférer avec l’objectif de la procédure (nombre suffisant d’animaux par condition pour la réalisation des tests statistiques).
Raffinement
Toute manipulation susceptible d’entraîner du stress sera réalisée par un expérimentateur formé aux techniques de contention et de manipulation des animaux. Les animaux seront hébergés avec dômes et boules de coton dans les cages. Les 3 procédures seront réalisées par un expérimentateur habitué à réaliser ces gestes. Dans le cadre de la procédure 1, le contrôle spatial et temporel de l’invalidation du gène étudié permet de restreindre à l'organe étudié la modification génétique, ce qui est un raffinement majeur de la procédure 1. Nous utiliserons aussi un rapporteur fluorescent qui nous permettra de bien visualisé la localisation de la modification génétique. Dans les procédures 2 et 3, si une perte poids supérieure à 20%/semaine du poids maximal (28g) survient, l’animal sera immédiatement mis à mort. Dès lors qu'un groupe ne comporte plus d'individus, les individus de l'autre groupe sont aussi mis à mort, car on considère que c'est la fin de la procédure pour le second groupe. De la sorte, nous éviterons que les animaux restants atteignent un point limite.
Choix des espèces
La souris est un organisme modèle qui partage 98% son patrimoine génétique avec l’homme. Ce modèle permet donc d’étudier les mécanismes biologiques que l’on retrouve chez l’homme. Procédure 1: Le développement du rein et les pathologies associées ne peuvent être abordées que chez l’animal vivant. En effet, le développement du rein est très complexe avec plus de 30 sous-types cellulaires. Ces sous-types cellulaires interagissent les uns avec les autres. Le developpement chez la souris commence à mi-gestation jusqu'à la fin de la première semaine après la naissance. Dans cette procédure les reins seront donc collecter durant cette période afin de comprendre le rôle du gène d'intérêt. Procédure 2-3: La souris immunodéficiente est le modèle le plus approprié pour greffer des cellules cancéreuses humaines afin qu’il n’y ait pas de rejet des cellules. Toutes les xénogreffes seront réalisées sur des souris de 5 à 7 semaines, qui est l'âge optimal d'utilisation des souches de souris immunodéprimées et pour lequels nos modèles de xénogreffes ont été validés lors d'études antérieures.