Oncologie

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Souris : 1200
Souffrances
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 1200

Jusqu'à vingt et une administrations espacées de huit heures et dix micro-prélèvements de sang à l'extrémité de la queue, sur quarante-huit heures au minimum : 1 200 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour recueillir les échantillons. Le projet mesure la concentration sanguine de quatre-vingts candidats médicaments par an pendant cinq ans, à raison de trois souris par condition testée. Le porteur écrit renoncer à toute grille de score parce qu'un score obligerait à maintenir la souffrance de l'animal pour en suivre l'évolution, et prévoit la mise à mort dès 2 à 5 % d'écart de poids. Le choix de la souris tient à ce qu'elle est l'espèce la plus utilisée pour cette mesure et à ce que sa petite taille consomme moins de composé, certains candidats médicaments étant difficiles à synthétiser.

Objectifs

Pour le développement de nouveaux médicaments, il est nécessaire d'étudier le devenir de la substance active dans l'organisme, dans le but de déterminer : l’absorption, la distribution, le métabolisme et l’élimination du composé (ADME), des propriétés qui vont influencer la posologie du candidat-médicament (dose administrée et fréquence d'administration). L’objectif scientifique est de suivre la concentration sanguine de produits pharmacologiques en cours de développement chez la souris. Les produits pourront être de différentes natures (chimique, peptidique, oligo-nucléotidique) et/ou pour diverses applications : analgésie, anti-inflammatoire, antibiotique, immunodépresseur, anticancéreux, cardio-protecteur, anti-arthrosique, antidépresseurs, neuro-protecteur…

Bénéfices attendus

La mesure de la concentration sanguine au court du temps des candidats-médicaments permettra de sélectionner les plus adaptés et d’en affiner la posologie (dose et fréquence d’administration) selon les résultats de l’ADME. Ce projet s'inscrit pleinement dans les étapes indispensables au développement des candidats-médicaments. Il permet de réduire drastiquement le nombre de candidat-médicament à tester dans les études d’activité et le nombre d'études nécessaires pour mesurer ensuite l’activité des candidats-médicaments sélectionnés, tout en augmentant les probabilités d'obtenir un médicament.

Procédures

Les animaux seront soumis à des injections pour l'administrer les candidat-médicaments étudiés. Les candidat-médicaments et médicaments étudiés seront administrés 1 à 21 fois avec un minimum de 8h entre chaque administration. Une anesthésie de quelques minutes est nécessaire pour le rasage des animaux et pour les administrations ID, IN, IT. Afin de suivre la concentration sanguine du candidat médicament au cours du temps, un maximum de 10 micro-prélèvements de sang (environ 1min) seront réalisés à l’extrémité de la queue et sur une durée minimum de 48h.

Impact sur les animaux

Les injections entraînent une douleur légère de courte durée, de même que la section de la pointe de la queue (moins d’un demi millimètre) utilisée pour permettre les prélèvements sanguins.

Devenir

Les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure expérimentale afin de recueillir les échantillons nécessaires aux analyses

Remplacement

Les candidats-médicaments auront été sélectionnés préalablement pour leur activité et leur innocuité sur les modèles cellulaires, ainsi que pour leur caractéristiques pharmacochimiques (solubilité, stabilité plasmatique et microsomale…). Cependant, tous les essais réalisés ne peuvent prédire avec exactitude l’ADME d’un composé car aucun modèle alternatif (bio-informatique, moléculaire et/ou cellulaire) n’est suffisamment intégré et complexe pour reproduire l’ensemble des phénomènes biologiques impliqués dans l’absorption, la distribution, la dégradation et l’élimination des médicaments. Ces phénomènes biologiques sont liés à la circulation sanguine, aux barrières biologiques et aux voies d'élimination (dégradation par le foie, élimination biliaire et rénale...) et régulent l’activité des médicaments. Pour ces raisons, une approche chez l’animale reste indispensable pour sélectionner les candidats-médicaments les plus prometteurs avant de poursuivre leur développement. La mesure de la pharmacocinétique sera réalisée chez le souris, car cette espèce est la plus utilisée pour cette approche dans le cadre du développement des candidats-médicaments.

Réduction

La réalisation des procédures par un technicien rompu à ces manipulations garantit une bonne reproductibilité et permet de limiter le nombre d’animaux à engager dans les protocoles. La procédure expérimentale parfaitement maîtrisée permet une mesure efficace à l’aide de 3 souris par condition testée. La mise en place de micro-prélèvements répétés chez un même animal permet de réduire drastiquement le nombre d’animaux utilisés pour suivre la concentration sanguine des candidats médicaments. Les résultats sont exploités sous la forme de courbes cinétiques et aucune comparaison statistique n’est requise. Il est prévu de mesurer la pharmacocinétique de 80 composés chaque année sur une période de 5 ans soit un maximum de 1200 souris.

Raffinement

La procédure expérimentale est conçue pour garantir le bien-être de l’animal et réduire au maximum l’inconfort, le stress et la souffrance. La souris étant un animal social, les souris seront maintenues en groupes sociaux, dans des cages enrichies d’un tube de change et de matériaux de « nidification ». Une période d'acclimatation et d'habituation de 2 semaines sera respectée mais pourra exceptionnellement être ramenée à une semaine minimum en cas de contraintes temporelles (délai de livraison, délai trop court avant une période de travaux ou avant le vide sanitaire suivant…). Le bien-être des animaux sera pris en compte tout au long de l’étude, avec un suivi journalier de l’état des animaux par l’expérimentateur. Les souris seront anesthésiées pour permettre certaines administrations (intranasale, intratrachéale, intradermique, intramusculaire). Les souris seront alors placées sur un tapis chauffant afin de prévenir une hypothermie durant l’anesthésie. La douleur liée aux injections est une douleur ponctuelle réversible qui fera l’objet d’une surveillance de l’animal. Les animaux seront particulièrement surveillés après l’administration des candidats-médicaments ou des sondes, pour mettre en évidence tous signes de toxicité imprévue qui nécessiterait la mise à mort de l’animal. Aucun animal ne sera maintenu en vie s’il présente des signes de douleur ou d’inconfort. Pour cette même raison, aucun « scoring » n’est envisagé, car il nécessite de maintenir la souffrance de l’animal pour en évaluer l’évolution. Il arrive cependant qu’aucun signe extérieur de douleur ne puisse être observé, et que seule une perte ou absence de prise de poids soit mise en évidence. Dans ce cas, les animaux seront mis à mort dès la mise en évidence d’une différence significative (généralement dès 2 à 5% d’écart). Les micro-prélèvements de sang sont réalisés sur les animaux vigiles et non contraints (sans boite ou tube de contention), à même de signifier librement tout manquement

Choix des espèces

La mesure de la pharmacocinétique est réalisée chez la souris, car cette espèce est la plus utilisée pour cette approche dans le cadre du développement des candidats-médicaments. Certain candidat-médicament sont très difficile à synthétiser et la petite taille de la souris nécessite beaucoup moins de composé. Enfin, ce choix permet aussi de mesurer l’ADME d’un composé chez la même espèce que pour les futures études d’activités, elles-mêmes nécessitant le plus souvent le recourt à des animaux génétiquement modifiés, plus facile à trouver ou générer chez la souris. L’âge des souris sera déterminé en fonction de l’objectif scientifique et de la pathologie visée. Les souris seront âgées d’au minimum 4 semaines afin que la procédure puisse être réalisée sans remettre en cause le bien-être de l’animal.

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Poissons zèbres : 1832
Souffrances
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 1832

Amputés d'un fragment de nageoire caudale sous anesthésie, baignés deux nuits dans un colorant sans nourriture, anesthésiés chaque semaine pendant trois semaines pour des séances d'imagerie, 1 832 poissons zèbres vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Tous seront tués à la fin du projet. Les poissons porteurs de la mutation étudiée développeront des malformations du crâne et de la colonne, que le porteur annonce sans en faire un critère d'exclusion, l'objectif étant de vérifier qu'une mutation repérée chez des enfants de petite taille cause bien la maladie. Il présente pourtant le poisson comme permettant des approches "largement non-invasives", tout en indiquant que le prélèvement de nageoire à trois jours entraîne aujourd'hui une importante létalité.

Objectifs

En étudiant 400 enfants de petite taille, il a été identifié une nouvelle mutation génétique responsable d'une maladie caractérisée par une petite taille et des malformations du squelette de la tête. Si le rôle de ce gène dans le développement squelettique a déjà été décrit, il n'a jamais été associé à une maladie humaine. Le développement d'un modèle animal est indispensable à la fois pour confirmer la pathogénicité de cette mutation et pour déterminer les mécanismes responsable de cette maladie. Par conséquent l’objectif de ce projet consiste à l’établissement et à la caractérisation d’un modèle de poisson-zèbre exprimant cette mutation afin d’étudier l’impact de la mutation sur le développement du squelette de la tête.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mieux définir le rôle d'une protéine au cours du développement squelettique. L’utilisation du poisson zèbre permet de développer une approche novatrice pour comprendre les mécanismes impliqués dans les maladies entrainant des défaut de la croissance osseuse . La compréhension de ces mécanismes est essentielle pour l’étude des pathologies osseuses et la mise en place de stratégies thérapeutiques permettant une meilleure prise en charge des patients.

Procédures

Un prélèvement d'un bout de nageoire, sera réalisé sous anesthésie (1 minute) sera effectué sur certains poissons. Certains poissons seront baignés 2 fois dans un colorant pendant une nuit à chaque fois hors flux sans nourrissage Certains poissons seront imagés 1fois/semaine pendant 3 semaines (3 minutes environs). Certains poissons subiront une injection intrapéritonéale sous anesthesie (5 minutes maximum).

Impact sur les animaux

Des malformations squelettiques sont attendues pour l’ensemble des poissons exprimant la mutation d'intérêt, l’apparition d’une déformation du squelette crâniofacial et axial ne sera pas un critère éliminatoire. D'autre part, les poissons au cours des différentes procédures subiront des stress relatifs 1/ aux anesthésies répétées lors de l’acquisition d’images hebdomadaires, 2/ aux colorations in vivo, 3/ aux isolements nécessaires pour les acquisitions d’images et pour le génotypage des poissons, 4/au prélèvement d’un fragment de 1mm de la nageoire caudale sous anesthésie générale et 5/ à une injection intrapéritonéale sous anesthésie générale.

Devenir

L'ensemble des poissons de ce projet seront mis à mort à la fin de ce projet car l’ensemble des analyses auront été réalisées soit au court des procédures soit seront réalysees en post mortem.

Remplacement

Le développement du squelette est un mécanisme complexe impliquant différent types cellulaires interconnectés. Son développement est une suite d’évènements influencé par de multiples paramètres physiologiques et environnementaux. De ce fait, il est pour le moment impossible de modéliser parfaitement son développement in vitro, et le recours à l’expérimentation in vivo reste incontournable. Néanmoins l'utilisation du poisson comme espèce modèle permet cependant des approches largement non-invasives sans nécessité d’intervention chirurgicale.

Réduction

Le nombre d’animaux prévu pour chaque manipulation est basé sur notre expérience au laboratoire. Ce nombre a été pour chaque protocole déterminé afin d’utiliser un nombre suffisant d’animaux pour l’obtention de résultats significatifs en prenant compte de la variabilité de la croissance des poissons observé au cours de précédents projets du laboratoire. Selon l'expérience, les tests d'ANOVA, de Mann Whitney et de Student seront réalisés. Au cours de la procédure 3 afin d’une part d’augmenter la puissance statistique et d’autre part de réduire le nombre d’animaux utilisé, les acquisitions d’image seront réalisées sur le même animal à différents temps. Nous mettons en place actuellement le prélèvement de la nageoire des poissons pour génotypage à 3 jours post fécondation au sein de l'animalerie. A l'heure actuelle ce geste entraine une importante léthalité et nécessite une amélioration. Néanmoins au cours de ces 5 prochaines années, la mise en place de cette technique permettra de réduire le nombre d'animaux par procédure.

Raffinement

Les poissons seront élevés à 28°C dans une eau ayant un pH de 7 avec des cycles jour/ nuit de 14/10h et nous veillerons à fournir un enrichissement aux poissons grâce à l'apport de nourriture vivante et à maintenir un enrichissement social. Des malformations squelettiques sont attendues pour l’ensemble des poissons exprimant la mutation d’interet, l’apparition d’une déformation du squelette crâniofacial et axial ne sera pas un critère éliminatoire. Dans le cas d’un défaut mandibulaire trop important, l’analyse des poissons se limitera à l’analyse des premières étapes du développement crâniofacial jusqu’à 5 jours post fecondation). Dans le cas d’un défaut mandibulaire modéré à faible, Les bacs à surveiller seront indiqués, le comportement des animaux face à la nourriture sera analysé quotidiennement lors du nourrissage par les animaliers. D’autre part l’apparition de symptômes morphologiques ou comportementaux sera suivie et les poissons seront scorés quotidiennement tout au long de leur croissance. Seuls les poissons nécessaires à la création, au maintien des lignées et à l’analyse du squelette post mortem aux stades adultes seront génotypés à 3mois post fécondation sous anesthésie générale en présence d’un analgésique. A la suite du génotypage, les poissons sont mis sous analgésiques pendant 48h. L’acquisition d'image nécessaire au cours des procédures d'imagerie in vivo sera réalisée avec un microscope permettant de réduire au maximum le temps d'acquisition (environ 1min) et par conséquent la durée de l'anesthésie. Le milieu aqueux utilisé pour maintenir les poissons dans la bonne position pendant l’acquisition permet de garder la peau humide, alimente les branchies en eau et oxygène, et limite l’impact sur la peau et les écailles évitant ainsi les suffocations.

Choix des espèces

Le poisson zèbre se révèle être un modèle de choix pour l’étude du développement du squelette dela tête. Le squelette de la tête présente de nombreuses similitudes entre le poisson zèbre et l’homme, aussi bien au niveau de sa structure, des mécanismes cellulaires et moléculaires impliqués au cours de son développement. De plus, l'existence de poissons exprimant des protéines fluorescences dans les cellules participant à la formation osseuse permettent d'observer par simple microscopie in vivo (méthode non invasive) les différentes populations cellulaires impliquées dans la formation osseuse. L’analyse du squelette se fera du stade larvaire (7jours post fécondation (jpf) ; formation du squelette pharyngé) jusqu’au stade adulte. Le poisson zèbre ayant une croissance continue tout au long de sa vie il est important d’observer l’evolution du phénotype squelettique à des stades tardifs ( 1 semaines, 2 semaines, 3 semaines, 1 mois, 3 mois et 6 mois).

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Souris : 4011
Souffrances
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 4011

Le poids, le comportement et l'apparence des souris porteuses de tumeurs sont contrôlés chaque jour pour décider du moment de leur mise à mort. 4 011 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. Un groupe de 2 100 subit une injection puis un unique prélèvement sanguin sous anesthésie terminale, un autre de 1 001 reçoit une incision du flanc, une greffe de cellules cancéreuses dans la glande mammaire, huit injections du produit testé puis, deux fois par semaine pendant quatre mois au plus, une injection de luciférine suivie d'un examen d'imagerie sous anesthésie. L'objet du projet est de comparer des nanoparticules ciblant HER2 selon leur taille et leur composition, et les souris chez qui la tumeur n'a pas pris sont tuées elles aussi, parce qu'elles ont reçu des cellules tumorales.

Objectifs

Le cancer du sein est le premier cancer chez la femme en France, dont 10 à 20% sont HER2 positifs (protéine exprimée à la surface des cellules positives). Cependant, des résistances aux traitements proposés actuellement se développent, et la toxicité systémique (toxicité qui affecte l’ensemble de l’organisme) des traitements existants reste problématique. Il reste donc indispensable de chercher de nouveaux traitements contre le cancer du sein. Dans ce contexte, l’objectif de ce projet est de valider l’efficacité thérapeutique de nouvelles molécules associées à des nanoparticules ciblant HER2, réduisant les effets secondaires dans le traitement du cancer du sein. Nous espérons ainsi ouvrir de nouvelles pistes pour résoudre cette problématique de santé publique. Ce projet se déroulera dans 2 établissements utilisateurs (EU1 et EU2).

Bénéfices attendus

Menée à bien, cette étude devrait permettre de connaître la place des différentes nanoparticules dans l’arsenal thérapeutique actuel du cancer du sein. La comparaison des différentes nanoparticules ciblées devrait permettre de mieux comprendre l’influence de la taille et de la composition des nanoparticules sur le ciblage de la tumeur, et de montrer leur intérêt d’un point de vue pharmacocinétique. Cela montrera l’intérêt des nanoparticules pour réduire les toxicités associées aux traitements du cancer du sein humain grâce à l’amélioration de la pharmacocinétique par rapport aux chimiothérapies classiques.

Procédures

- Un groupe de 700 souris subira 1 injection du médicament sur animal vigile d’une durée de 10 secondes, puis 2 prélèvements sanguin à deux jours d’intervalle, sous anesthésie (durée : environ 30 secondes). Les souris subiront cette séquence d’une semaine sur 4 semaines (4 injections et 8 prélèvements au total). - Un groupe de 2100 souris subira 1 injection du médicament sur animal vigile d’une durée de 10 secondes, puis un prélèvement sanguin sous anesthésie terminale (sans réveil) (durée : 30 secondes). - Un groupe de 210 souris subira 2 injections de cellules cancéreuses (10 secondes chacunes) sur animal anesthésié, puis une injection du médicament (7 à 15 jours après) sur animal vigile d’une durée de 10 secondes ; puis sera observée à 7 temps différents par imagerie sous anesthésie (durée : 30 secondes) réparties sur 3 jours. - Un groupe de 1001 souris subira 1 incision sous anesthésie et analgésique (durée 10 secondes) suivie d’une injection de cellules cancéreuses dans la glande mamaire sous anesthésie et analgésique (durée 10 secondes), puis 10 à 20 jours plus tard, huit injections du médicament (10 secondes) sur animal vigile, et deux fois par semaine jusqu’à la fin de l’étude (4 mois maximum), une injection de la luciférine (nécessaire à l’imagerie) sur animal vigile (durée 10 secondes) suivie de l’examen en imagerie (durée 1 min) sous anesthésie. Ce projet se déroulera dans 2 établissements utilisateurs. Les animaux concernés par l’étude de la dose maximale tolérée et de toxicité et de pharmacocinétiques seront réceptionnés, hébergés, injectés et sacrifiés dans l'EU1. Dans le cadre de l’étude de biodistribution ; la réception, hébergement, la greffe et la pousse tumorale se fera dans l'EU1, puis les animaux seront transférés dans l'EU2 pour l’injection des formulations et le suivis jusqu’à euthanasie. L’ensemble des animaux de l'étude d’efficacité thérapeutique sera réalisée dans l'EU2 (réception, hebergement, greffe/pousse tumorale, injection des formulations).

Impact sur les animaux

Il n’y a pas de nuisances attendues sur les souris saines autre que la toxicité éventuelle de la molécule à haute dose (perte de poids, perte de poils). Le poids, le comportement et l’apparence physique de la souris sera alors contrôlée quotidiennement pour l’euthanasier selon des points limites prédéfinis. Les nuisances attendues pour l’incision du flanc sont des douleurs au niveau de la zone incisée. Les nuisances attendues pour les souris porteuses de tumeurs sont la nuisance due à la tumeur : perte de poids, nécrose, etc. Le poids, le comportement et l’apparence physique de la souris sera alors contrôlée quotidiennement pour l’euthanasier selon des points limites prédéfinis. Après injection intraveineuse, des irritations au point d’injections peuvent apparaître et seront surveillés.

Devenir

Les souris sont prélevées post-mortem pour des analyses ultérieures, elles seront donc toutes mises à mort. Les souris dont la pousse tumorale n'a pas prise seront mises à mort car elles ont étés injectées avec des cellules tumorales.

Remplacement

Nous avons préalablement réalisé des études in vitro afin de remplacer en partie l’expérimentation in vivo autant que possible, mais à ce stade du projet, l’utilisation de modèles animaux reste inévitable pour examiner l’aspect translationnel de nos travaux. En effet, cette étude préclinique, visant à évaluer la pertinence clinique de l’utilisation des nanoparticules pour le traitement du cancer du sein nécessite obligatoirement l’utilisation d’animaux entiers pour déterminer la biodistribution des nanoparticules, leur pharmacocinétique et leur efficacité.

Réduction

Les effectifs sont justifiés par l’importante variabilité des résultats obtenus pour l’efficacité du traitement pour obtenir des résultats statistiquement significatifs. Le nombre de paramètres mesurés par animal a été optimisé et nous avons privilégié les études longitudinales lorsque cela était possible grâce au suivi par imagerie non invasive et non irradiante (croissance tumorale et biodistribution des formulations dans les modèles de souris porteuses du cancer du sein). Une étude préliminaire, avec un nombre restreint de groupes conditionnera la suite du projet, le nombre d’animaux annoncé est donc un nombre maximum.

Raffinement

Toutes les manipulations susceptibles de générer de l’inconfort ou de la douleur seront réalisées sous anesthésie générale. Un analgésique sera localement appliqué sur les sites d’ouverture de la souris. Les souris seront observées quotidiennement et la croissance des tumeurs sera mesurée tous les 3 jours. Des études préalables nous ont permis de définir les points limites les plus précoces afin d’éviter toute souffrance des animaux. Les animaux seront hébergés en portoir ventilés en groupe sociaux selon les normes en vigueur avec des conditions d’hébergement et d’enrichissement de leur environnement conformes à la validation de la structure du bien-être animale. Pour le transport des animaux, ces derniers seront installés dans des boites spécifiques assurant leur confort et leur sécurité (isolation thermique, filtre sanitaire, chaufferette) pour un temps de transport estimé entre 5 à 10 minutes. Une période d’acclimatation de 12 à 24h minimum sera observée suite à leur transferts.

Choix des espèces

La raison la plus importante du choix des souris pour nos études est leur similitude avec les organismes humains en ce qui concerne l’anatomie, la physiologie et la génétique. La plupart des antécédents génomiques de la souris sont similaire à ceux de l’homme (env. 95%), ce qui rend les souris particulièrement utiles pour la recherche sur les maladies humaines. Les souris seront utilisées à partir de l’âge de 6-8 semaines, âge adulte de manière à avoir un poids corporel plutôt stable d’environ 20g.

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Souris : 1596
Souffrances
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Une biopsie de l'extrémité de la queue puis l'implantation sous la peau d'une puce RFID sous anesthésie précèdent trois à huit semaines passées en colonie de douze à seize individus, où l'accès à la boisson change de place et d'horaire selon des règles que chaque souris doit apprendre. 1 596 souris porteuses de mutations modélisant la myopathie de Duchenne vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Le porteur présente ce dispositif comme évitant tout stress lié à l'isolement, à la restriction alimentaire ou à la manipulation, tout en indiquant que certaines souris peuvent se retrouver privées d'eau par la pression sociale du groupe ou parce que la règle à apprendre dépasse leurs capacités, et qu'une souris qui ne s'abreuve toujours pas au bout de douze heures est retirée et tuée. Les cerveaux sont prélevés après les tests, 80 femelles et mâles surnuméraires étant gardés en vie pour former de nouveaux couples.

Objectifs

La dystrophie musculaire de Duchenne (DMD) est causée par des mutations qui conduisent à une dégénérescence musculaire, mais également à des troubles cognitifs, comportementaux et neuropsychiatriques. Les patients atteints de DMD présentent en particulier des déficits d’apprentissage, de mémoire et de la flexibilité comportementale. La présence et la sévérité de ces troubles dépend de la position des mutations dans le gène responsable de la maladie et les études chez la souris impliquent donc la comparaison de plusieurs modèles porteurs de différentes mutations. Ces souris lorsqu’elles sont testées de manière isolée montrent fréquemment des réponses de stress et de longues périodes d’immobilité, alors que leur activité dans un environnement familier est comparable à des souris témoins. Ce projet a pour but d’évaluer le comportement et les capacités cognitives des souris modèles de DMD avec une approche plus éthologique, en plaçant des groupes sociaux dans une grande cage d’élevage dans laquelle les animaux peuvent apprendre différentes tâches pendant plusieurs semaines, à différents moments du cycle jour/nuit, et sans intervention d’un expérimentateur car les tâches sont programmées et la quantification des comportements est automatisée. Le projet permettra d’identifier des déficits comportementaux pouvant servir à évaluer l’efficacité de traitements, qui pourront être analysés rapidement sur des groupes importants d’animaux. Ce projet est donc important pour le diagnostic et le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques pour le traitement des troubles affectant le cerveau dans la DMD.

Bénéfices attendus

Les troubles comportementaux et cognitifs associée à la myopathie de Duchenne sont encore peu étudiés mais ne peuvent plus être aujourd’hui considérés comme secondaires, car vu l’évolution des thérapies et prises en charge dans cette maladie, la durée de vie des patients s’accroit considérablement et les troubles affectant le système nerveux prennent progressivement une place de plus en plus importante dans la vie des patients. De plus, certaines mutations ont un impact très handicapant (déficience intellectuelle, troubles neuropsychiatriques) chez environ un tiers des patients. Il est donc important d’apporter des réponses à ces questions au cours d’études sur des modèles animaux de la maladie, porteurs de différentes mutations. Les résultats de ce projet permettront de préciser les relations entre mutations et sévérité des déficits, et d’identifier des déficits comportementaux utiles pour de futures études précliniques évaluant l’effet de traitements pour compenser ces troubles. L’évaluation automatique des comportements et des capacités cognitives dans notre dispositif a aussi un intérêt majeur au niveau éthique, car il permet de tester les souris dans leur lieu d’hébergement familier, enrichi par le contexte social et par une activité naturelle de recherche de boisson dans des zones différentes de la cage, en évitant tout stress lié à l’isolement, à la restriction en aliment, à l’anxiété induite par un environnement nouveau, ou à la manipulation par l’expérimentateur. Ce dispositif permet aussi l’obtention rapide de résultats sur des cohortes conséquentes de souris dans des conditions expérimentales stables, à la fois pendant les périodes diurnes et nocturnes. Les protocoles développés dans ce projet permettent d’étudier des fonctions cognitives de haut niveau affectées dans de nombreuses autres pathologies neurodéveloppementales et neurodégénératives, et pourront donc s’appliquer à de nombreuses études et modèles dans notre institut.

Procédures

Une biopsie de l'extrêmité de la queue (1mm) est faite le à l’âge de 7-10 semaine pour identifier le génotype des souris. Une anesthésie gazeuse de courte durée (

Impact sur les animaux

Une légère douleur pourrait être ressentie au moment de la biopsie de la queue pour génotypage. Certaines souris pourraient avoir des difficultés d’accès à la boisson du fait de la pression sociale susceptible de s’instaurer dans un grand groupe, ou dans certains protocoles impliquant une compétition sociale ou quand la règle à apprendre pour accéder à la boisson s’avère trop compliquée pour certaines souris modèles présentant un sévère déficit cognitif.

Devenir

Suite à leur production la majorité des souris (1516) passent expérimentation, 80 souris sont gardées pour former de nouveaux couples. À la suite des tests comportementaux, les animaux seront euthanasiés pour prélèvements post-mortem de leur cerveau. Une partie des femelles et mâles surnuméraires sera gardée en vie et utilisée pour former de nouveaux accouplements (n=80), les autres seront utilisées pour des prélèvements d’organes hors champ, ou euthanasiés.

Remplacement

Les recherches précliniques pour ces pathologies n’ont pas de modèle in silico ou in vitro et sont initialement menées sur des souris. Notre projet a pour but d’effectuer des tests comportementaux qui nécessitent l’utilisation d’animaux vivants. Les souris sont utilisées à un âge où la maladie est à un stade précoce, sans symptômes moteurs et ne donnant pas lieu à des souffrances.

Réduction

Le nombre d’animaux par groupe correspond au minimum nécessaire pour une démonstration statistique convaincante des objectifs. Sur la base des publications utilisant des méthodes similaires d’analyse du comportement, la réussite des expériences nécessite 12-15 souris par groupe. Nous utilisons des tests statistiques adaptés aux petits échantillons. De plus, notre approche avec enregistrement de données 24/24h permettra d’obtenir de nombreuses données comportementales, tout en limitant la variabilité, et donc le nombre d’animaux, par la répétition des mesures qui sont ensuite moyennées au sein de chaque expérience. Les études seront initialement conduites sur les lignées dont les mutations conduisent chez l’Homme aux déficits cognitifs plus sévère, tandis qu’une autre lignée, dont la mutation a peu d’impact chez l’Homme sur la cognition, ne sera étudiée qu’à titre comparatif seulement avec les protocoles qui auront révélé des déficits dans les autres lignées. L’ensemble de ces mesures permet de réduire au minimum le nombre d’animaux utilisés dans l’ensemble du projet.

Raffinement

Une semaine avant l’étude, une courte anesthésie (

Choix des espèces

Les explorations précliniques dans le cadre de cette maladie sont menées sur des souris. D’autres modèles animaux de cette maladie existent (rat, chien, porc), mais seule l’espèce souris permet actuellement de disposer de différentes lignées porteuses de mutations représentatives des mutations retrouvées chez les patients et induisant des variations dans la sévérité des symptômes. Les souris jeunes adultes seront étudiées (minimum 8 semaines). Ceci est nécessaire pour comparer aux résultats obtenus dans des projets précédents au même âge. De plus, c'est à cet âge que des traitements sont habituellement testés chez ces souris. Les troubles comportementaux et cognitifs sont présents à cet âge ; tester des souris plus vieilles (>6 mois) pourrait biaiser nos conclusions car leurs performances seraient influencées par un handicap moteur avancé.

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Souris : 1050
Souffrances
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Jusqu'à douze séances d'imagerie hebdomadaires sous anesthésie générale, six prélèvements sanguins à la veine caudale et douze mesures de tumeur au pied à coulisse par animal. 1 050 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 150 d'entre elles et modéré pour 900, toutes tuées à l'issue pour prélèvement d'organes. Elles reçoivent des cellules tumorales sous la peau ou dans la veine de la queue, et font la navette entre le site d'élevage et celui des expériences, l'objet étant d'améliorer la persistance de lymphocytes T modifiés utilisés en thérapie cellulaire. Le porteur reconnaît que certaines pourraient souffrir de voir disparaître leurs congénères à mesure que les points limites sont atteints, jusqu'à se retrouver seules dans leur cage.

Objectifs

Les thérapies cellulaires basées sur l’utilisation des propres cellules immunitaires du patient révolutionnent le traitement de certaines leucémies et lymphomes. Cependant, une fraction des patients ne répond toujours pas efficacement à ces thérapies qui s'avèrent pour l'instant moins efficaces contre les tumeurs solides. Les essais cliniques ont montré que le principal facteur prédictif d'une faible efficacité thérapeutique est la faible persistance de ces cellules immunitaires, une fois génétiquement modifiées et ré-infusées chez les patients. Ces travaux de recherche devraient permettre d’améliorer la persistance et donc l’efficacité de ces thérapies.

Bénéfices attendus

Ce projet contribuera à améliorer notre connaissance des mécanismes responsables de l’efficacité de thérapies cellulaires anticancéreuses utilisant des lymphocytes T. Des bénéfices thérapeutiques importants sont attendus concernent le traitement de certains lymphomes, de leucémies, mais aussi de plusieurs tumeurs solides. En effet, la modification que nous proposons devrait permettre de lever certains mécanismes de résistance à ces thérapies en confèrent aux cellules immunitaires des propriétés fonctionnelles particulières leur permettant d'éradiquer plus efficacement des tumeurs à l'interieur d'un organisme . De plus, même au-delà du domaine du Cancer, les innovations thérapeutiques que nous proposons devraient aussi, à terme, améliorer l'efficacité de ces thérapies cellulaires qui commencent à être utilisées dans d’autres pathologies humaines comme les maladies auto-immunes. L’amélioration que nous proposons pourrait aussi éviter le besoin de recourir à des injections répétées

Procédures

Les animaux de ce projet seront élevés dans l’établissement 1 et toute expérience se déroulera dans l’établissement 2. Tous les animaux seront soumis à : -selon la durée de l’expérience, jusqu’à 12 séances d'imagerie hebdomadaires, comprenant aussi l'injection intraperitoneale d'un liquide traceur, (sous anesthésie générale) la durée de ce geste est évaluée à 7 minutes. - selon la durée de l’expérience, jusqu’à 6 prélèvements sanguins, une fois chaque deux semaines. Ce prélèvement sera réalisé par ponction de la veine caudale latérale sur souris vigile la durée de ce geste est évaluée à moins de deux minutes. En plus, selon les expériences, les animaux sauront soumis alternativement à : - Une séance de rasage du flanc droit la durée de ce geste est évaluée à moins de d’une minute. -Une injection sous-cutanée sur souris vigile de cellules tumorales, la durée de ce geste est évaluée à moins d’une minute. - jusqu’à 12 mesures de la tumeur à l'aide d'un pied à coulisse, sur animal vigile, la durée de ce geste est évaluée à moins d'une minute. Ou à: -Une injection intraveineuse(veine caudale) de cellules tumorales, sur des souris vigiles, la durée de ce geste est évaluée à moins de 2 minutes.

Impact sur les animaux

Les souris subiront un stress consécutif à la manipulation hebdomadaire des animaux pour l’ensemble des expériences. Elles subiront aussi un stress lié au transport entre les 2 sites, au moment du rasage des poils avant les injections en sous-cutanée et de l’immobilisation pendant les injections et lors des prises de sang. Elles subiront de plus une douleur légère lors des injections en sous cutanée et lors des injections intraveineuses et des prises de sang à la veine caudale. Les souris subiront une douleur du au développement de la tumeur. Enfin, certains animaux pourraient subir un stress de voir disparaitre leurs congénères en particulier en fin d’expérience (points limites atteints) jusqu’au point de se retrouver eux-mêmes isolés dans la cage.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort pour prélèvement d'organes et analyses

Remplacement

Un grand nombre d’expériences de culture cellulaire a été realisé, montrant une amélioration des fonctions antitumorales des cellules immunitaires humaines invalidées pour un gène decrit auparavant. En effet, cette invalidation améliore les capacités d’expansion, de survie, et de prolifération de ces cellules immunitaires. Le recours aux modèles animaux est maintenant incontournable car ils permettront de valider dans des modèles précliniques pertinents et reconnus de la communauté scientifique, ces différentes observations au sein d’un même organisme vivant.

Réduction

Un suivi longitudinal de la croissance des tumeurs sera réalisé par palpation des tumeurs et par imagerie afin de réduire le nombre d'animaux utilisés. Les groupes d'étude sont faits le plus souvent en même temps afin de réduire le nombre de groupes contrôles. Le nombre de souris utilisées a été estimé sur la base des travaux antérieurs et de la littérature scientifique montrant que 18 à 24 souris par groupe permettent de mettre en évidence des différences significatives, en termes de réduction de la croissance des tumeurs. Les variations seront comparées par des tests statistiques adaptés. La croissance tumorale sera suivie par imagerie, permettant un suivi dynamique de ce paramètre sans faire recours à la mise à mort des souris, ainsi réduisant le nombre de souris utilisées.

Raffinement

Les animaux sont hébergés avec un nombre de 6 souris maximum par cage contenant un enrichissement constitué de cotons et de maisonnettes en cartons. Lors du transfert entre les 2 sites, les souris seront dans des boites de transport avec de la nourriture et de l’enrichissement. Certaines interventions (imagerie) seront précédées d'une anesthésie générale, afin de prévenir la douleur ou le stress de l’expérience. Les souris seront surveillées pendant toute la durée des expériences afin de déceler et notifier précocement tout signe de changement de comportement ou d'état de santé des animaux. L’atteinte des points limites définis en amont entrainera une mise à mort anticipée.

Choix des espèces

La souris est un modèle de choix et de référence pour les études des réponses immunitaires contre la tumeur à l’intérieur de l’organisme. Les souris utilisées pour la reproduction seront mis en accouplement à partir de 7 semaines un stade de développement auquel ces souris sont considérées comme sexuellement matures. Les souris utilisées pour les expériences d’étude de la réponse immunitaire contre la tumeur seront âgées de 7 à 12 semaines en début d’expérience (au moment de l’injection tumorale), une tranche d’âge correspondant au jeune adulte, de choix pour ce genre d’études en vertu de la bonne forme physique et de l’absence de biais éventuels dûs aux changements physiques et hormonaux liés au développement autant qu’au vieillissement.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
    • Troubles gastrointestinaux
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système gastrointestinal
Souris : 537
Souffrances
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▲ 220
▲ 317
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Devenir
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 537

Une piqûre ou une incision de la veine caudale chaque semaine pendant huit semaines, un gavage, une injection, douze heures sans nourriture, deux mois de régime gras et une biopsie de queue à six jours. 537 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 220 d'entre elles et modéré pour 317, toutes tuées pour prélèvement. Le porteur indique établir des organoïdes intestinaux à partir de ces mêmes souris pour traiter ex vivo une partie des questions, tout en concluant qu'aucun modèle de remplacement n'existe à ce jour. Les champs du résumé désignent l'objet de l'étude comme "un gène" sans jamais le nommer, et ne disent pas ce que les souris développeront réellement.

Objectifs

Il s’agira de comprendre précisément le rôle d’un gène dans le métabolisme digestif et de déterminer les conséquences de son absence pour des maladies affectant l’intestin (cancer du côlon, maladies inflammatoires chroniques de l’intestin comme la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique). Ces deux objectifs nécessitent l’utilisation de modèles murins à même de récapituler la complexité de l’intestin et d’intégrer l’interrelation fonctionnelle des organes du système digestif en contexte physiopathologique.

Bénéfices attendus

Le projet apportera d'importants bénéfices en termes de compréhension de la biologie, de développement de traitements et d'étude des maladies humaines. En effet, il permettra de mieux comprendre les mécanismes biologiques qui garantissent le fonctionnement du système digestif et sont dérégulés lors de maladies (ex. cancer colorectal, maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, diabète, obésité). A terme, les nouvelles connaissances générées par le projet contribueront à améliorer la santé humaine en fournissant des pistes innovantes pour la prévention, le diagnostic et la prise en charge thérapeutique des maladies du système digestif.

Procédures

- Prélèvements sanguing : piqûre veine caudale sur animaux vigiles une fois par semaine pendant 8 semaines ou par incision veine caudale sur animaux vigiles une seule fois ou trois fois avec 20 jours d’intervalle. - Injection : 1 injection unique sur animaux vigiles. - Gavage : une seule fois sur animaux vigiles avec une canule de gavage. - Diète : pas de croquettes pendant 12 h, réalisé une seule fois. - Régime riche en graisse (20 %) : réalisé pendant 2 mois, une seule fois. - Biopsie de queue : une seule fois sur animaux vigiles âgés d’environ 6 jours.

Impact sur les animaux

Les procédures sont susceptibles d’entrainer un stress, des modifications du poids (gain/perte) et la douleur chez les animaux soumis aux expérimentations, mais elles ont été réfléchies afin de réduire au maximum ces effets indésirables. Les animaux seront surveillés très régulièrement durant les procédures pour détecter le plus précocement possible la douleur chez les animaux et y remédier. En cas d’apparition de signes de souffrance au cours des protocoles (ex. perte de poids importante, pelage dégradé, prostration), les animaux seront mis à mort.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort pour prélèvement.

Remplacement

Des observations faites chez les malades, ainsi que des expériences effectuées avec des cellules cultivées in vitro, suggèrent fortement que la disparition d’un gène étudié par l’équipe perturbe le fonctionnement du système digestif et conduit à des pathologies intestinales. Pour confirmer ces hypothèses et comprendre le rôle de ce gène, il est nécessaire d’utiliser un modèle animal : la perturbation du métabolisme digestif, l’apparition de lésions tumorales ou d’un syndrome inflammatoire intestinal ne peuvent survenir que dans un organisme entier, pourvu de l’interconnexion fonctionnelle des différentes acteurs (ex. organes, système immunitaire, microbiote), et sur le long terme. Il n’existe pas de modèle alternatif de remplacement disponible à ce jour pour atteindre les objectifs du projet.

Réduction

Seules les expériences absolument indispensables au succès du projet seront mises en œuvre. Le nombre d’animaux nécessaires pour chaque procédure a été défini sur la base de la littérature scientifique et de façon à permettre des analyses statistiques (calculs de puissance statistique). Pour ne pas utiliser des groupes d’animaux supplémentaires, les prélèvements seront stockés et pourront être utilisés par la suite s’il est nécessaire d’examiner des paramètres complémentaires. En outre, des organoïdes intestinaux seront établis à partir des animaux pour étudier lorsque cela est possible certaines questions scientifiques ex vivo et ainsi limiter le nombre d’animaux utilisés.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans des conditions sanitaires contrôlées et permettant un bien-être optimal (ex. groupes sociaux, carrés de coton pour la fabrication des nids, bâtonnets à ronger). Les procédures ont été réfléchies afin de réduire au maximum le stress et les souffrances des animaux soumis aux expérimentations. En outre, des points limites ont été prédéfinis permettant de soustraire l’animal à la souffrance. Les animaux seront surveillés très régulièrement durant les procédures pour détecter le plus précocement possible la douleur (ex. perte de poids, pelage dégradé, prostration, mimiques faciales) et y remédier. En cas d’apparition de signes de souffrance, les protocoles seront soit allégés (dose ou durée) si cela est possible, soit immédiatement arrêtés.

Choix des espèces

L'espèce utilisée est la souris (Mus musculus) qui permet de générer des modèles d’étude des maladies humaines pertinents et bien caractérisés. Les lignées de souris transgéniques nécessaires à la réalisation du projet ont été décrites dans la littérature scientifique comme n’ayant aucune altération grave de leur bien-être et de leur santé. En particulier, elles ne développent pas spontanément des tumeurs ou une inflammation intestinale. Certaines de ces lignées de souris produisent des selles d’aspect graisseux et développent un surpoids en vieillissant, mais leur espérance de vie, ainsi que leur comportement, sont similaires à ceux des souris normales. Les expériences seront réalisées avec des souris adultes au moins âgées de 8 semaines.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 2127
Souffrances
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▲ 2127
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Devenir
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 2127

Des parasites sont injectés dans l'abdomen de souris pour déclencher une toxoplasmose, suivis d'un gavage quotidien pendant sept jours et de quatre séances d'imagerie sous anesthésie. 2 127 souris vont être utilisées dans des procédures déclarées d'un niveau de souffrance modéré. Le porteur écrit pourtant que les souches de type I conduisent systématiquement à la mort des animaux infectés en l'absence de traitement, et que les kystes formés par les souches de type II persistent toute la vie de l'hôte. Toutes les souris seront tuées, notamment pour disséquer leur cerveau et y compter les kystes.

Objectifs

L'objectif principal de ce projet de recherche est double, visant à approfondir notre compréhension d'une maladie due à une infection par des parasites, et à développer des approches thérapeutiques innovantes. Dans un premier volet, l'équipe se concentre sur l'identification et la caractérisation des des protéines sécrétées par les parasites lors de l'infection de la cellule hôte. L'objectif ultime est de déterminer le rôle de ces protéines dans le processus de virulence du parasite chez son hôte intermédiaire naturel, la souris. Ce volet comprend une analyse in vivo, en se penchant particulièrement sur la phase initiale de la maladie et la formation de kystes pendant la phase persistante de la maladie. Dans un second volet, le projet a pour objectif d'évaluer l'efficacité in vivo de composés antiparasitaires, préalablement sélectionnés parmi des molécules approuvées par la "U.S. Food and Drug Administration" (FDA, fda.gov). La FDA veille à ce que des médicaments sûrs et efficaces soient disponibles pour améliorer la santé de la population des États-Unis. Ces composés sont donc déjà utilisés dans le traitement de différentes maladies, garantissant leur non-toxicité chez l'humain. L'objectif est de comparer leur efficacité à la sulfadiazine, un médicament antiparasitaire utilisé actuellement en clinique, tout en confirmant in vivo leur cible moléculaire. Notez que ce projet se déroulera dans deux Etablissements Utilisateurs (nommés EU1 et EU2).

Bénéfices attendus

Ce projet de recherche présente des avantages significatifs sur plusieurs aspects. Tout d'abord, il vise à répondre à des questions fondamentales sur les infections causées par les parasites, en éclairant le rôle des protéines sécrétées dans la virulence et le processus infectieux. À moyen terme, ces réponses permettront de mieux comprendre le dialogue établi entre le parasite et son hôte ainsi que les mécanismes permettant le contrôle de l'infection, guidant ainsi le développement de nouvelles approches thérapeutiques. En ce qui concerne le deuxième volet, l'évaluation in vivo des composés antiparasitaires présente un intérêt majeur. À long terme, si ces composés s'avèrent efficaces, cela pourrait ouvrir de nouvelles perspectives dans le traitement contre les infections parasitaires, offrant des alternatives potentielles aux traitements actuels, tout en minimisant les effets secondaires. Il est important de souligner ici qu'il n'existe jusqu'à présent aucun traitement contre les formes persistantes d’infections parasitaires. Une fois établis, les kystes persistent théoriquement pendant toute la durée de vie de l'hôte. Pour information, il est estimé que 30% de la population mondiale est infectée par un parasite. En somme, ce projet offre une approche globale, alliant une compréhension approfondie des mécanismes d'infection à des solutions thérapeutiques novatrices. Les connaissances générées et les avancées thérapeutiques potentielles contribueront à la lutte contre les maladies parasitaires, avec des implications positives pour la santé publique à moyen et long terme.

Procédures

Lors de ce projet, les interventions sur les animaux vivants seront de trois types : (i) Les injections au niveau abdominal (1 par expérience et par souris, durée du geste : quelques secondes) des parasites dans le but de déclencher l'infection parasitaire avec une charge parasitaire contrôlée. Cette étape sera réalisée dans l’Etablissement Utilisateur EU1. (ii) Traitement des animaux par administration par voie orale des composés à l'aide de sondes de gavage adaptées à la souris (1 gavage par jour pendant 7 jours consécutifs et par souris, durée du geste : quelques secondes à chaque gavage). Cette étape sera réalisée dans les Etablissements Utilisateurs EU1 et EU2. (iii) Pour les expériences d'imagerie in vivo, les animaux sont anesthésiés et le produit luminescent est injectée dans l’abdomen des animaux (4 fois par souris à J0, J2, J5, et J7, durée du geste : quelques minutes chaque jour). Cette étape sera réalisée dans l’Etablissement Utilisateur EU2.

Impact sur les animaux

Les infections parasitaires peuvent est caractérisées par deux phases distinctes : la première phase de l’infection, qui correspond à la phase de dissémination des parasites dans les différents organes de l'hôte (la souris ou l’homme). Celle-ci peut être mortelle chez la souris comme chez l'homme si elle n'est pas contenue et contrôlée par le système immunitaire. Les souches de type I sont particulièrement virulentes chez les souris de laboratoire et conduisent systématiquement à la mort des animaux infectés en l'absence de traitement. Les souches de type II, non-virulentes, induisent une première infection légère, conduisant systématiquement à une infection parasitaire persistante sans symptômes. Cette phase correspond à l'étape où la multiplication des parasites est contenue par le système immunitaire de l'hôte, et seuls les parasites capables de s'enkyster dans les muscles et le cerveau vont survivre. Cette étape se met en place plus tardivement, et les kystes vont persister pendant toute la durée de vie de l'hôte.

Devenir

Tous les animaux sont euthanasiés à la fin de la procédure afin de réaliser des prélèvements sur les animaux morts tels que le prélèvement du sang dans le but de détecter la présence d’une réaction immunitaire contre le parasite et la dissection du cerveau pour la détection et la quantification des parasites sous forme de kystes dans le cerveau des animaux.

Remplacement

Volet "étude des protéines sécrétées par les parasites" : Des études préliminaires réalisées in vitro en culture cellulaire nous ont permis d’identifier spécifiquement des gènes (24 gènes candidats) du parasite codant pour des protéines du parasite sécrétées dans la cellule infectée et ayant donc un rôle potentiel dans le contrôle de la virulence chez l’animal. De même, que des études de biochimie ont permis de montrer que ces protéines s’associent avec des protéines de la cellule hôte confirmant leur rôle potentiel dans la régulation des interactions hôte-parasite. Il est donc essentiel de pouvoir réaliser des expériences chez la souris afin de déterminer l’importance de ces gènes dans le contrôle de la virulence, ainsi que dans la capacité des parasites à persister chez l’animal sous forme de kystes (infection persistante). En effet, aucune autre approche alternative in vitro ou de culture cellulaire ne permet de répondre à ces questions. Le modèle murin d’étude des maladies parasitaires est communément utilisé par la communauté scientifique. En effet, la souris constitue un hôte intermédiaire naturel et privilégié étant donné que le cycle sexué du parasite s’effectue exclusivement chez les félidés en tant qu’hôte définitif, après ingestion de proies infectées. Contrairement aux études in vitro de culture cellulaire, la souris permet l’étude de l’infection parasitaire avec la formation de kystes dans les tissus. Volet "évaluation de l'efficacité de composés parasiticides" : L'activité antiparasitaire des composés (27) a été déterminée à travers des tests effectués sur des cellules in vitro. Il est maintenant essentiel de tester ces composés in vivo chez la souris afin de confirmer leur activité parasiticide chez un mammifère. En effet, des essais cliniques chez l'homme ne seront envisageables que si des études précliniques chez l'animal ont été réalisées.

Réduction

Volet "étude des protéines sécrétées par les parasites" : Dans le but de réduire le nombre d’animaux utilisés, 3 souches mutantes différentes seront testées en parallèle d’une souche sauvage parentale de référence. Par exemple, les souches mutantes de type I seront comparées entre elles et à la souche sauvage de référence de type I. Idem pour les souches parasitaires de type II. Concernant les souches de type I (virulentes), une première lignée des souris seront d’abord testées. Si une atténuation de virulence est observée, l’analyse sera poursuivie sur lignée différente de souris. Ces dernières étant plus sensibles, cette expérience permettra d'évaluer la robustesse de l’atténuation de virulence. Si aucun effet du mutant n’est observé sur la virulence avec la première lignée de souris, l’expérience ne sera pas poursuivie sur la deuxième lignée de souris, permettant ainsi de réduire le nombre d’animaux. Volet "évaluation de l'efficacité de composés parasiticides dans les phases initiale et persistante de l’infection parasitaire" : La première expérience sera conduite avec 2 à 3 animaux par condition à tester (totalisant 13 souris pour cette première expérience). L'objectif est d'assurer une efficacité totale des composés, et les expériences subséquentes ne seront menées que si la survie atteint 100% parmi les souris traitées avec les composés testés lors de cette première expérience. Si les composés se révèlent seulement partiellement efficaces, le protocole ne sera pas poursuivi. De plus, les contrôles sont mutualisés puisque les trois composés sont testés simultanément. En cas de réussite, les expériences ultérieures seront menées avec 2 à 5 animaux par condition à tester.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans un établissement utilisateur agréé par du personnel formé. Les souris seront maintenues en groupes autant que possible, dans des cages offrant un enrichissement du milieu de vie, et leur bien-être sera régulièrement contrôlé. Les animaux seront logés dans un environnement contrôlé, exempt de germes dangereux pour les animaux, afin d'éviter toute infection supplémentaire pouvant biaiser l'interprétation des résultats obtenus. Dès le début de chaque expérience, les souris sont observées 3 fois par semaine jusqu'à l'apparition des symptômes, puis quotidiennement (jusqu'à deux fois par jour) jusqu’à la fin de la procédure expérimentale et elles seront euthanasiées dès l'apparition des premiers signes cliniques dû à l’infection parasitaire, avec le point limite défini dans ce document. Les composés testés, non toxiques, seront mis en solution selon une formulation préalablement déterminée. Pour l'expérience d'imagerie in vivo réalisée dans une autre animalerie, les animaux seront transportés dans des conditions optimisées afin de limiter le stress lié au transport.

Choix des espèces

Le modèle murin utilisé pour étudier les infections parasitaires est largement adopté par la communauté scientifique. La souris, en tant qu'hôte intermédiaire naturel du parasite, offre un cadre privilégié, car le cycle sexué du parasite se produit exclusivement chez les félidés, en tant qu'hôtes définitifs, après l'ingestion de proies infectées. Les souris développent ainsi une infection parasitaire avec une réponse immunitaire comparable à celle observée chez l'homme. Les souches de souris utilisées présentent des niveaux de sensibilité variables aux parasites. Il est donc pertinent d'explorer le potentiel rôle des effecteurs parasitaires dans la virulence des différents types de parasites (Type I virulent et Type II non-virulent), ainsi que chez des souris présentant divers niveaux de sensibilité à cette infection. De plus, les modèles murins sont particulièrement adaptés pour étudier l'efficacité de composés antiparasitaires, car les souris peuvent reproduire les différentes phases de l’infection, tant infection initiale que persistante. Seules des expériences in vivo, réalisées sur des modèles murins, permettront de confirmer l'efficacité de ces composés au cours des différentes phase de l’infection parasitaire, et de répondre à la question cruciale : représentent-ils de véritables candidats médicaments ? Par conséquent, les expériences seront réalisées sur de jeunes adultes, car le système immunitaire doit être mature afin de pouvoir répondre à l’infection parasitaire.

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Organes sensoriels
    • Système nerveux
Autres poissons : 1920
Souffrances
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▲ 1920
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Devenir
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 1920

1 920 poissons cavernicoles aveugles, encore au stade larvaire, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, tous tués à l'issue pour l'étude de leur cerveau. Mis à jeun 72 heures puis isolés, ils sont exposés à une odeur alimentaire pendant trente minutes, quatre jours de suite, 1 440 élevés en lumière normale et 480 dans le noir. Le porteur attend de ces observations une meilleure compréhension des mécanismes évolutifs qui permettent à des animaux non-humains de survivre à un changement brutal d'environnement, sans autre retombée annoncée. Sur le remplacement, il écrit en une phrase que les comportements étudiés sont non prévisibles et que le recours à l'animal est "requis par définition".

Objectifs

Ce projet vise à comprendre comment certaines composantes biologiques participent à la modification du système nerveux central et des comportements qu’il gouverne dans le cadre de l’adaptation à des changements d’environnement.

Bénéfices attendus

Grâce aux résultats que nous espérons obtenir nous pourrons mieux comprendre les mécanismes évolutifs et biologiques qui seuls ou combinés permettent à des animaux de survivre à un changement brutal d'environnement (lumière, température, nourriture) puis comment au cours de l’évolution ces mêmes animaux deviennent adaptés à ce nouvel environnement.

Procédures

Test de comportement olfactif : animaux vigiles mis en présence d’une odeur alimentaire pendant 30 minutes, 4 jours de suite sur 1440 animaux élevés en condition normale et sur 480 animaux élevés dans le noir.

Impact sur les animaux

Nuisance 1 : Mise à jeun. Les alevins sont à jeun 72 heures. Pas d'effets indésirables attendus car les poissons supportent naturellement la mise à jeun. Nuisance 2 : Isolement. Une étude précédente montre que le niveau de cortisol des poissons après changement d'environnement et isolement revient à la normale après 24 heures. Nous effectuons une acclimatation de 3 jours pour que le jour du test, le niveau de stress de l'alevin soit au niveau basal. L'effet indésirable attendu est l'augmentation du stress pendant 24 heures suivi d'un retour à la normale.

Devenir

Dans les deux procédures les alevins sont euthanasiés pour études neuranatomique post-mortem.

Remplacement

Remplacement : Les comportements étudiés dans ce projet sur des poissons adaptés à des milieux différents sont non prévisibles, notre projet nécessite donc une approche in vivo.

Réduction

Réduction : afin de réduire les nombres nous utiliserons des tests statistiques non paramétriques qui permettent d’obtenir des résultats fiables avec moins d’animaux. Les tests d’observation du comportement étant non invasifs nous utiliserons les mêmes animaux dans différents tests de comportement ce qui contribuera aussi à réduire le nombre d'animaux utilisés. Nous ne nous attendons pas à observer des signes de souffrance autre que parfois un stress lié au changement d’aquarium. Cependant, nous suivrons les signes de stress éventuels des animaux et procéderons si nécessaire à une interruption de l’expérience

Raffinement

Raffinement : nous avons mis en place des conditions d’observation du comportement qui visent à minimiser au maximum le stress des animaux : ni contention humaine, ni immobilisation, ni contrainte dans un espace réduit.

Choix des espèces

Nous souhaitons décrire et quantifier des comportements animaux. Le recours à l'animal est requis par définition. De part l'existance des deux éco-morphotypes de cette espèce de poisson est un modèle idéale pour étudier l'évolution du système nerveux. Le système olfactif est complètement développé à partir de 4 semaines. Avant ce stade, les seuils de détection olfactifs sont très variables d'un individu à l'autre ce qui complique l'interprétation du comportement de réponse aux odeurs. Cependant la transparence des larves de 4 semaines rend difficile la détection des larves par un logiciel de tracking or à 6 semaines, les larves sont détectées. Nous étudions donc le comportement des larves de 6 semaines car les seuils de détection sont moins variables et les larves sont bien détectées par un logiciel de suivi de la locomotion.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 1824
Souffrances
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▲ 1824
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Devenir
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 1824

864 souris subissent une chirurgie d'environ vingt minutes pour se voir implanter une tumeur dans le cerveau, puis deux séances d'IRM sous anesthésie. Avec les 960 autres, injectées sous la peau, 1 824 souris sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue pour prélever leurs organes. Un groupe de 32 porte pendant six semaines un dispositif appliqué en continu sur l'abdomen, et l'ulcération ou la nécrose de la tumeur figure parmi les effets attendus. Le porteur qualifie la majorité des procédures de peu traumatisantes et annonce un vaccin thérapeutique contre le glioblastome, tumeur cérébrale pour laquelle il indique lui-même qu'aucun traitement connu ne fonctionne.

Objectifs

Le cancer reste une maladie souvent mortelle, pour laquelle la recherche de traitements innovants est requise. Le succès récent de l’immunothérapie dans divers cancers a renouvelé l'intérêt pour les vaccins anti-tumoraux. Actuellement aucun vaccin a montré une efficacité dans les cancers, probablement à cause de la faible activation de lymphocytes cytotoxiques capables d’attaquer les cellules du cancer par les formulations vaccinales classiques utilisant aluminium ou émulsions comme adjuvants. Nous avons développé une formulation vaccinale innovante qui permet de stimuler de façon exceptionnelle la réponse immunitaire lymphocytaire contre un antigène tumoral. Notre but est de poursuivre le développement de notre formulation afin d’obtenir à terme un vaccin thérapeutique pour le traitement des cancers humains, en nous concentrant plus particulièrement sur le glioblastome, la plus fréquente des tumeurs cérébrales, pour lequel il n’existe à l’heure actuelle aucun traitement satisfaisant. Devant la résistance du glioblastome à tout traitement connu à l’heure actuelle, la stratégie la plus prometteuse semble être l’association de plusieurs thérapies. Dans ce projet différentes combinaisons thérapeutiques de notre vaccin avec des traitements anti-cancéreux seront évaluées : chimiothérapie, traitements immunomodulants, thérapies qui permettent d’augmenter le passage de molécules thérapeutiques et lymphocytes dans le cerveau.

Bénéfices attendus

La réalisation de ce projet permettra la validation de l’efficacité de notre vaccin innovant dans un modèle intracrânien de glioblastome et de sélectionner les meilleures stratégies thérapeutiques de combinaison du vaccin avec des traitements couramment utilisés pour le glioblastome (chimiothérapie) et d’autres traitements immunomodulateurs ou potentiellement synergiques avec l’immunothérapie.

Procédures

960 Souris subiront des injections sous anesthésie générale (durée totale de la procédure de 5 minutes) et 864 Souris une intervention chirurgicale (durée de la procédure d’environ 20 minutes). Pour l’administration des traitements, toutes les Souris auront des injections à fréquence variable selon la molécule entre une fois par jour et une seule injection dans toute la durée de l'experience (durée d’environ une minute). Un groupe de 32 Souris sera traité avec un dispositif appliqué au niveau abdominal 24/24h pendant maximum 6 semaines. Afin d’évaluer l’effet des différents traitements sur la croissance tumorale, nous réaliserons 2 IRM aux Souris avec le modèle intracérébral (864 souris). Durée totale de la procédure : environ 30 minutes. 216 Souris seront mises à mort par chirurgie terminale sans réveil sous anesthésie générale profonde et analgésie. Aucun prélèvement sera réalisé chez l’animal vivant mais toujours après mise à mort.

Impact sur les animaux

Aucune de ces lignées de Souris ne présente de phénotype dommageable à l’état basal. Concernant les injections réalisées sous anesthésie générale (injection de cellules tumorales), les animaux subiront un léger stress pour l’induction de l’anesthésie. Un effet indésirable attendu, susceptible d'entrainer une douleur modérée, est l'apparition d'une ulcération ou d'une nécrose de la tumeur. En ce qui concerne les injections des médicaments, les animaux subiront un léger stress pour la contention et les effets indésirables sont une rougeur, un gonflement, une démangeaison ou une douleur au point d'injection. Les effets indésirables attendus pour le dispositif appliquant un courant sont une rougeur au niveau de la zone d’application du dispositif. Les examens d'imagerie réalisés sont non invasifs et atraumatiques et impliquent l'injection d'un agent de contraste utilisé en clinique. Néanmoins, le souris subiront un léger stress pour l’induction de l’anesthésie.

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort afin de limiter la souffrance (selon points limite) et aussi afin de prélever les différents organes et les analyser pour pouvoir comprendre les mécanismes d’efficacité ou échappement du cancer aux traitements.

Remplacement

Il s’agit d’une étude qui nécessite d’être réalisée in vivo pour évaluer la réponse immunitaire et antitumorale après immunisation par voie sous-cutanée. Aucun modèle in vitro n’est en effet prédictif d’une réponse immune chez l’animal ou chez l’Homme, en raison de la complexité des mécanismes biologiques impliqués. Cependant, les corrélations entre les résultats obtenus chez l’animal et les résultats des études in vitro menées en parallèle seront évaluées en permanence dans l’objectif de remplacer le modèle in vivo par la prédiction in vitro lorsque cela sera possible.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisé sera réduit au nombre minimum nécessaire et suffisant pour permettre l’analyse statistique des données. Afin de limiter le nombre de souris avec un modèle de tumeur intracrânien, uniquement les stratégies de combinaison thérapeutique les plus prometteuses selon les résultats des modèles sous-cutanées seront évaluées dans ce modèle. Les protocoles de ce projet utiliseront des modèles validés par la littérature, permettant d’obtenir des résultats reproductibles. De plus, les expériences sont conçues de façon à utiliser les mêmes groupes contrôles pour plusieurs traitements ce qui permettra de limiter encore davantage le nombre d’animaux. Au total, 1824 souris seront utilisées dans ce projet.

Raffinement

La majorité des expériences nécessiteront des procédures peu traumatisantes (injections sous-cutanées ou intra-péritonéales, traitements par voie orale). La bonne tolérance des formulations vaccinales a été préalablement démontrée dans notre laboratoire. Chez les animaux porteurs de tumeurs sous-cutanées, la croissance tumorale est mesurée 3 fois par semaine à l’aide d’un pied à coulisse, ce qui constitue une procédure non invasive, non douloureuse et peu perturbante pour l’animal. En ce qui concerne les animaux porteurs de tumeur intracrânienne, l’implantation sera réalisée sous anesthésie locale et générale et après analgésie locale. Afin de prévenir la douleur post-chirurgicale, un traitement analgésique pendant 3 jours après l’implantation sera également administré. Tous les animaux de toutes les procédures font l’objet d’une surveillance quotidienne afin de déceler précocement des signes de souffrance et d’y mettre un terme par une mise à mort anticipée si nécessaire, selon les points limite.

Choix des espèces

La souris est le modèle de choix pour l'étude du développement tumoral et de la réponse immunitaire. Le système immunitaire des souris est bien caractérisé et de nombreux outils pour l’analyse de la réponse immunitaire aux immunothérapies sont disponibles. Les animaux seront âgés de 5 à 7 semaines en début d’expérimentation, ce qui permet d’utiliser des animaux jeunes adultes dotés d’un système immunitaire mature.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 80
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 80
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 80

80 souris femelles au système immunitaire en partie défaillant reçoivent chacune deux greffes de tumeurs humaines, une par flanc, précisément pour qu'il en faille moins. Elles vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et seront toutes tuées, pour prélever les deux tumeurs et le maximum de sang. Le protocole prévoit la greffe sous anesthésie, dix jours consécutifs d'injections dans l'abdomen, des pesées et des mesures de tumeur au pied à coulisse. Le porteur annonce que ces travaux valideront le potentiel de certains gènes comme cibles thérapeutiques, la perspective de nouvelles thérapies contre le cancer colorectal restant renvoyée à une étape ultérieure.

Objectifs

Dans ce projet nous souhaitons étudier les mécanismes responsables de l'apparition du Cancer, et notamment du cancer colorectal. Le but est d’observer dans un modèle de greffe tumorale si la perte d’expression des gènes étudiés induit une diminution de la croissance tumorale. Cela mettrait en évidence ces molécules comme de futures cibles pour traiter le cancer.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à montrer l’impact de la perte d’expression de gènes sur la croissance tumorale. Cela permettra de valider alors le potentiel comme cible thérapeutique de ces gènes, le but étant de proposer ensuite de nouvelles thérapies curatives contre le cancer colorectal.

Procédures

Greffes de cellules tumorales d'origine humaine, durée de l'anesthésie au réveil environ 5 minutes. Une seule fois durant le protocole. Traitement par voie intra-péritonéale, tous les jours pendant 10 jours consécutifs. 30 secondes par traitement chaque jour. Les souris seront pesées régulièrement, nécessitant le transfert de la souris sur la balance et le retour dans la cage (15 secondes par souris). Les tumeurs seront mesurées régulièrement à l'aide d'un pied à coulisse électronique. Cela va nécessiter le maintien de la souris afin d'effectuer les mesures (environ 30 secondes par souris).

Impact sur les animaux

Les animaux pourront ressentir un stress modéré lors de la manipulation (pesée hebdomadaire, observation) et lors de l’initiation de l’anesthésie gazeuse. Les animaux pourront ressentir de la douleur lors de la greffe de cellules tumorales humaines ainsi que lors des injections en intra-péritonéale. Risque de plaie ou d’infection au point d’injection.

Devenir

A l'issu de la procédure tous les animaux seront mis à mort car nous souhaitons (1) prélever les deux tumeurs et (2) prélever un maximum de sang afin de pouvoir obtenir un maximum de sérum (pour pouvoir réaliser des dosages si besoin sur de nombreux marqueurs sériques).

Remplacement

Notre équipe développe un axe de recherche afin de mettre en évidence des cibles potentielles pour lutter contre le Cancer. Nous possédons une forte expertise dans les méthodes de criblages cellulaires et l’analyse des bases de données afin d’identifier les gènes impliqués. Nous possédons également une forte connaissance des outils de modification cellulaire et de validation in vitro. Toutefois, une fois la validation réalisée sur des méthodes in vitro nous devons alors vérifier nos hypothèses. Dans ce projet nous voulons étudier l'impact de la perte d'expression de protéines impliquées dans la régulation de gènes sur la croissance tumorale en lien avec l'induction de la sénescence cellulaire. Nous ne pouvons donc pas nous passer pour cette phase de notre recherche de modèles complexes comme les modèles murins.

Réduction

Pour ce protocole nous souhaitons réduire au minimum le nombre d’animaux utilisés. Pour cela nous grefferons deux tumeurs par souris. Des résultats préliminaires nous ont permis de connaitre le pourcentage de prises tumorales dans les conditions que nous souhaitons utiliser. Le volume des tumeurs étant petits nous ne pouvons utiliser qu'une tumeur par technique. C'est cela qui a donc conditionné le nombre de souris que nous devons utliser, soit vingt souris par groupe. Nous utiliserons également uniquement des souris femelles.

Raffinement

Dès leur arrivée dans l’animalerie, à l’âge de 6 semaines, les animaux bénéficieront d’une période d’acclimatation et d’habituation aux expérimentateurs de 7 jours. Les animaux seront pesés une fois par semaine, et observés à la fois par le personnel animalier (une fois par semaine lors du change) et les expérimentateurs (une à deux fois par semaine, hors geste expérimental) dans le cadre du suivi de l’état général des souris. Une liste précise permettant de scorer les signes éventuels de souffrance sera alors utilisée afin d’évaluer si les animaux présentent des signes de souffrance ou d’atteinte d’un point limite qui entrainerait leur mise à mort. Les animaux seront hébergés en groupe de 5 souris par cage et chaque cage présentera des enrichissements comme du coton de nidation, des batonnets de bois et éventuellement des tunnels.

Choix des espèces

Nous utiliserons le modèle murin car c'est un modèle classiquement utilisé dans les études de cancérologie, de par son homologie avec le génôme humain. De façon plus spécifique ici les souris possèdent un système immunitaire en partie défaillant. Cela facilite alors la prise de greffes de cellules tumorales d'origine humaine. Les animaux seront utilisés à un stade jeune adulte avec une arrivée à l'animalerie à 6 semaines et une greffe de cellules à 7 semaines. A ce stade de développment la prise tumorale est optimale. Avec des souris plus âgées le pourcentage de prise tumorale serait moindre.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Chèvres : 82
Souffrances
▲ -
▲ 70
▲ 12
▲ -
Devenir
 -
 82
 -
 -

Anesthésiées pour une ovariectomie d'une trentaine de minutes, puis saignées à la veine jugulaire douze fois pour les opérées et trente et une fois pour celles laissées entières, 82 chèvres sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 70 d'entre elles et modéré pour 12. Quinze reçoivent en plus une éponge vaginale imprégnée d'une hormone de synthèse, l'objet du projet étant justement de remplacer ces molécules de synthèse par de la progestérone extraite d'une plante. Le porteur écrit que les expérimentations n'occasionneront aucune invalidité permanente, alors que l'ablation des ovaires en est une. Les 82 chèvres retournent ensuite à l'unité expérimentale, où elles pourront servir à d'autres protocoles.

Objectifs

Mise au point, pour l'élevage caprin et ovin, d'une technique de synchronisation des oestrus et des ovulations à partir de progestérone et molécules associées, issues de plantes, en remplacement des techniques actuelles qui utilisent des substances de synthèse issues de l'industrie du médicament. Le projet se déroulera dans 2 établissements utilisateurs.

Bénéfices attendus

1. Mise au point d'une technique durable de synchronisation des oestrus et des ovulations chez la chèvre et la brebis. 2. Fin de l'utilisation de substances chimiques de synthèse, remplacées par des molécules naturelles issues de plantes 3. Meilleure connaissance des contenus de certaines plantes en progestérone et molécules associées et du déterminisme génétique de ces contenus

Procédures

1. Ovariectomies réalisées en une seule fois sous 1 anesthésie générale dans l'EU1. L'opération dure une trentaine de minutes. Elle est réalisée par un chirurgien expérimenté. 2. Prélèvements sanguins à la veine jugulaire réalisés par des techniciens expérimentés. Chacun de ces animaux fera l'objet de 12 (ovx) ou 31 (entières) prélèvements ponctuels. Chaque prélèvement dure quelques secondes et sera réalisé dans l'EU2. 3. Pose d'une éponge intra vaginale contenant du FGA sur 15 chèvres de la partie 2 (chèvres entières) réalisée dans l'EU 02.

Impact sur les animaux

Les animaux peuvent ressentir du stress lors des manipulations, de la phase pre opératoire, de l'induction de l'anesthésie, et de la phase de réveil. L'apparition de douleurs suite à la chirurgie est également possible, ainsi qu'une éventuelle infection qui entraînerait abattement, fièvre et anorexie. Lors de l'anesthsie, une irritation de l'appareil respiratoire supérieur (lié à lintubation) peut apparaître, mais c'est rare. Un hématome peut apparaître suite aux prises de sang à la veine jugulaire, ainsi qu'aux injections intramusculaires, mais c'est rare. Du fait que la progestérone, au contraire d'autres stéroïdes comme l'oestradiol, est plutôt connue par ses effets protecteurs que néfastes sur le fonctionnement cellulaire et sur le système nerveux central, nous n'attendons pas de nuisances ou d'effets indésirables sur les animaux liés à l'administration de progestérone. Toutefois, compte-tenu du fait qu'il y a des molécules associées à la progestérone et d'autres composés encore inconnus dans la plante étudiée, nous mettrons en place au cours de l'expérimentation, des observations précises (troubles comportementaux, digestifs ou autres manifestations visibles) sur les animaux recevant les préparations testées.

Devenir

Les expérimentations prévues n'occasionneront aucun désordre de long terme ni aucune invalidité permanente. Les animaux retourneront donc dans l'unité expérimentale où ils seront potentiellement réutilisables.

Remplacement

Nous nous intéressons à une réponse physiologique complexe. Des méthodes de remplacement, telles que des cultures de cellules ou une modélisation mathématique, ne peuvent, du fait de cette complexité extrême, être utilisées.

Réduction

Le nombre d'animaux utilisés a été rationalisé afin de ne pas utiliser plus d'animaux que nécessaire, tout en conservant une bonne mise en évidence statistique. Sur la base d’un test-t et avec les concentrations de P4 attendues et des effectifs de 15 (contrôle) et 15 (P4), on obtient une puissance de test de 100% .

Raffinement

Les animaux ovariectomisés recevront un traitement anti-douleur ; tous les animaux seront hébergés en groupe social sur paille et avec enrichissement (caisse en bois pour grimper). Le nombre de prises de sang a été réduit au minimum (ovx: 4 pour le premier jour et 2 par jour ensuite pendant 5 jours; entières : 1 par semaine pendant 3 semaines, puis 1 par jour pendant 4 semaines). Le transport des animaux entre l'EU1 et l'EU2, distants de 300 mètres, sera réalisé dans une bétaillère agréée, conduite par un chauffeur et un animalier diplômés et expérimentés. La vitesse sur le centre est limitée à 30 kms/heure et, de ce fait, n'occasionnera pas de trouble supplémenaire aux animaux. De la paille fraîche sera répandue sur le sol du véhicule prélablement nettoyé, ocassionnant ainsi un confort certain aux animaux transportés.

Choix des espèces

Les caprins sont une des espèces qui utilisent ces traitements en ferme sur le terrain. Aucun traitement de synchronisation analogue n’existe sur des espèces modèles de type souris, rat, poisson-zèbre ou C. elegans et l’effet mâle n’existe pas dans ces dernières espèces, ce qui justifie l’utilisation de l’espèce caprine choisie qui est, en même temps, l’espèce modèle et celle à qui s’adressera la technique si celle-ci débouche sur le terrain. Animaux adultes femelles et mâles (pour l'induction des ovulations), donc âgés de deux ans ou plus et qui sont choisis pour être dans la moyenne des âges des chèvres et boucs en production susceptibles, dans les élevages cibles, de recevoir le traitement utilisant la la plante de nos campagnes contenant de la progestérone naturelle.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système musculosquelettique
    • Système nerveux
    • Système respiratoire
Souris : 504
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 36
▲ 468
Devenir
 -
 -
 -
 504

Les souris de ce projet sont croisées à répétition pour rendre plus sévère la maladie qu'elles portent, jusqu'à obtenir une atteinte musculaire massive, des troubles cardiaques et respiratoires et une mort précoce. 504 souris vont être utilisées, 468 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère et 36 un niveau modéré, toutes tuées à l'issue. Elles subissent une biopsie de la queue pour génotypage, puis six tests fonctionnels de force et d'endurance dès l'âge de 20 jours. Le porteur ne décrit comme effets attendus qu'une légère cambrure de la colonne, un léger écartement des membres postérieurs et un dandinement, alors que l'objet déclaré du projet est d'obtenir un modèle plus grave que ceux qui existent. Toutes seront tuées pour doser le sucre accumulé dans leurs muscles et leur cerveau.

Objectifs

Le but de ce projet est de développer un nouveau modèle animal plus représentatif de la forme infantile de la maladie de Pompe. La maladie de Pompe est causée par une défaillance du métabolisme du sucre, qui va s’accumuler dans les muscles et induire une faiblesse musculaire importante, des problèmes cardiaquse et respiratoires. Cette maladie est causée par une mutation dans l'ADN qui va entrainer une absence de l'alpha-glucosidase acide (GAA). Cette enzyme permet, chez une personne saine, d'utiliser le sucre, stocké dans les muscles, lors d'un effort musculaire. Le déficit en GAA va induire une augmentation du sucre dans les muscles et ainsi les détériorer. La forme infantile, est la forme la plus sévère de la maladie. S'ils ne sont pas traités, les nouveau-nés, atteint d’une forte faiblesse musculaire, dès la naissance, meurent généralement avant la deuxième année de vie. Un traitement est actuellement disponible : ce traitement ne soigne pas la maladie mais ralenti son développement, son efficacité est réduite au cours du temps et il reste très contraignant (injection toutes les deux semaines). Avec ce traitement, l’espérance de vie de ces enfants varie entre 3 et 7 ans. Pour étudier correctement cette maladie et développer un médicament efficace, nous avons besoin d’un modèle animal ayant, comme les bébés, une atteinte musculaire très importante ainsi que des problème cardiaque et respiratoire et une mortalité précoce.

Bénéfices attendus

Ce projet a pour but de développer un modèle murin très sévère de la maladie de Pompe infantile. En effet, la forme infantile est la forme plus sévère, avec un décès du nouveau-né dès la deuxième année s’il n’est pas traité. Un traitement est actuellement disponible mais il reste très contraignant (injection toutes les deux semaines), couteux et perd en efficacité avec le temps (mortalité entre 3 et 7 ans). Le développement d’un modèle plus représentatif de la forme infantile de la maladie de Pompe nous permettra dans un second temps de valider le médicament que nous sommes en train de développer afin d’obtenir des data plus robuste en traitant des symptômes que nous n’avons pas dans les souris classiques de la maladie de Pompe.

Procédures

Les souriceaux seront génotypés grâce au prélèvement d'un petit bout de queue, cet acte durera moins de 15 secondes. Les souris réaliseront 6 différents tests d’évaluation fonctionnels afin de mesurer leur force, leur endurance, etc. Chaque test dure entre 30 secondes et 3 minutes.

Impact sur les animaux

Du stress lié à la manipulation est attendu sur les souris. Le génotypage des souris induira une légère douleur lors de la récupération d'un petit bout de queue. Chez les souris malades, des effets indésirables liés à la progression de la maladie de Pompe seront attendus (légère cambrure de la colonne vertébrale, léger écartement des membres postérieurs, dandinement lors de la marche, dos arqué, écartement des membres). Si l'atteinte musculaire des souris est trop importante, nous modifions l'agencement de la cage (boisson + nourriture au sol) pour faciliter le déplacement des souris et l'accès à la nourriture.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés, par une méthode réglementaire, à la fin de l’étude. Des prélèvements de différents tissus seront réalisés afin de mesurer la quantité de sucre dans les tissus (muscles, cerveau, etc.) signe de l'évolution de la maladie.

Remplacement

Les travaux réalisés précédemment sont encourageants pour développer un modèle plus sévère pour la maladie de Pompe infantile. Basé sur les résultats obtenus (accentuation du phénotype dès la première génération de souris), nous voulons poursuivre dans ce sens pour développer un modèle animal plus sévère. Nous ne pouvons donc pas remplacer le modèle murin dans ce contexte.

Réduction

Des tests statistiques ont été utilisé afin de calculer au plus juste le nombre d'animaux nécessaire pour conduire à des résultats suffisent fiable.

Raffinement

Une nourriture adaptée pourrait être mise en place si les souris sont trop faibles. Les souris ne réaliseront pas plus de deux tests d'évaluations fonctionnels par jour afin de ne pas les stresser et fatiguer. Comme nous mettons en place une nouvelle colonie avec une maladie potentiellement plus sévère, les souris seront observées régulièrement et les points limites pourront être adaptés en fonction de nos observations.

Choix des espèces

Le modèle murin est un bon modèle pour étudier la maladie de Pompe puisque, comme chez l’homme, l’absence de GAA entraine une augmentation de sucre dans les muscles, ainsi qu’il perte de la force musculaire. De plus, le changement de fond génétique que nous voulons apporter ici à déjà montrer une augmentation de sévérité dans d’autres modèle murin. Nous réaliserons des tests d'évaluations fonctionnels précoce (20 jours, 1.5 et 3 mois) car si la maladie est suffisamment sévère, la faiblesse musculaire devrait se voir dans les premières semaines.