Oncologie

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Souris : 1543
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1 543 souris génétiquement modifiées pour exprimer une protéine humaine vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent jusqu'à six injections hebdomadaires d'un candidat vaccin, des prises de sang hebdomadaires et, pour une partie, une greffe de cellules tumorales. Pour ces dernières, le porteur décrit une nécrose, une ulcération, des saignements de la tumeur, une difficulté à se déplacer et, en cas d'échappement métastatique, une cachexie et un isolement social. Il conclut que le modèle murin reste un "élément incontournable" du projet, seul à permettre d'étudier l'infiltration immunitaire dans les tumeurs.

Objectifs

Cette étude s’inscrit dans le cadre d’un projet de recherche fondamentale visant à développer et à mettre en place un protocole optimal de vaccination contre le cancer de la prostate. Le modèle murin de cancer permet de simuler le contexte de la réponse immunitaire, tout en offrant une certaine assurance que les effets observés pourraient, au moins partiellement, être transposables à l'humain. La stratégie vaccinale sera optimisée en explorant plusieurs aspects : 1) L’utilisation potentielle d’adjuvants pour renforcer la réponse immunitaire ; 2) La combinaison avec d’autres traitements immunothérapeutiques ; 3) L’optimisation de la fréquence et du calendrier des injections. Par ailleurs, l’efficacité de la vaccination sera évaluée dans deux contextes : a) Prophylactique : pour prévenir l’apparition du cancer ; b) Thérapeutique : pour traiter une maladie déjà installée.

Bénéfices attendus

Ce projet de recherche a pour objectif d’améliorer les stratégies thérapeutiques actuelles contre le cancer de la prostate. À l’aide d’un candidat vaccin, nous visons à induire une réponse immunitaire capable d’accroître l’infiltration des cellules effectrices dans les tumeurs, de surmonter les mécanismes de résistance aux immunothérapies actuelles et de transformer des tumeurs initialement réfractaires en tumeurs sensibles à ces traitements. Ce projet pourrait révolutionner les traitements des cancers solides en apportant de nouvelles perspectives pour dépasser les limitations des approches thérapeutiques actuelles, tout en ouvrant la voie à des traitements personnalisés plus efficaces.

Procédures

Les interventions réalisées sur les animaux sous anesthésie consisteront en des injections hebdomadaires pendant une durée maximale de six semaines, ainsi qu’en des prélèvements sanguins périodiques (hebdomadaires entre la sixième et la huitième semaine) après la vaccination. Chaque intervention durera entre 1 et 2 minutes sur des animaux anesthésiés. Les animaux anesthésiés pourront également recevoir une injection unique de cellules tumorales pour la greffe. Par ailleurs, des injections de cellules immunitaires pourront également être réalisées sous anesthésie.

Impact sur les animaux

Les animaux recevront un maximum de six injections de vaccin, à un intervalle d'une semaine (provoquant une nuisance légère au moment de l'injection), ainsi que des prélèvements sanguins réguliers, également à un intervalle hebdomadaire (nuisance légère au moment du prélèvement). La réponse immunitaire générée est sans conséquence pour l’animal tout au long de la cinétique expérimentale. En revanche, pour les animaux impliqués dans la greffe tumorale, des nuisances et effets indésirables sont attendus, principalement liés à la croissance tumorale. Tous les traitements administrés aux animaux ont été publiés dans la littérature comme étant bien tolérés dans les lignées de souris utilisées. Ainsi, hormis quelques nuisances sporadiques parfois observées chez les animaux sains, l’apparition des effets indésirables possibles se produit dès le début des expériences et peut donc être surveillée rapidement. Le mal-être des animaux en cas d’échappement métastatique constitue le principal risque d’effets graves, avec la formation de métastases dans les organes internes, pouvant entraîner des altérations physiologiques telles que la perte d’appétit (sans autres signes cliniques évidents), la cachexie, ainsi que des modifications comportementales comme l’agressivité et l’isolement social. Les nuisances liées à la croissance tumorale comprennent : nécrose, ulcération, saignements tumoraux, difficulté à la locomotion, perte de tonicité générale aux stades avancés de la maladie, ainsi qu'une perte de poids.

Devenir

Tous les les animaux seront mis à mort en raison des nombreux prélèvements d’organes effectués pour déterminer la réponse immunitaire.

Remplacement

Dès qu’il est possible de remplacer un modèle murin par une approche in vitro, comme la culture cellulaire ou la création d'organoïdes en 3D, nous opterons pour cette solution, comme nous l'avons déjà fait par le passé. Les candidats à vaccin seront systématiquement soumises à une validation in vitro avant toute autre étape que permettre de cribler laquelle sera utiliser sur étape suivante. Cependant, il est important de noter que ni les modélisations mathématiques ni les systèmes in vitro ne permettent actuellement d'étudier de manière exhaustive l'infiltration des cellules immunitaires au sein des tumeurs ainsi que les réponses immunitaires anti- tumorales qu'elles déclenchent. Par conséquent, le modèle murin demeure un élément incontournable de ce projet, puisqu'il est le seul à permettre l'étude approfondie de l'infiltration immunitaire au sein des tumeurs et des réponses anti-tumorales qu'elle engendre. L'utilisation de souris s'avère essentielle pour tester de nouvelles thérapies anti- cancéreuses qui réactivent le système immunitaire, ouvrant ainsi la voie à des avancées significatives dans le domaine de la lutte contre le cancer.

Réduction

Nous avons développé des méthodes permettant l'analyse d'un nombre élevé de paramètres immunologiques dans différents organes. Ces protocoles permettent de réduire le nombre d’animaux impliqués dans les expériences en augmentant le nombre de données par animaux. Les expériences de croissance de tumeurs seront effectuées conformément aux calculs de puissances statistiques.

Raffinement

Les animaux sont élevés avec soin et respect, en présence d’éléments d’enrichissements (bandelette de coton, neslets, tubes de carton) afin de réduire au maximum la souffrance animale qu’elle soit physique ou psychique. De plus, pour éviter des lésions sur les tumeurs palpables, de la litière à base de cellulose sera utilisée dans les cages, dès que la taille ou l’aspect de la tumeur le nécessitera. Du Diet Gel et/ou des réhydratations en sous- cutanée seront donnés aux animaux ayant du mal à se nourrir, s’abreuver ou avec des poils hérissés (signe d’un défaut d’alimentation). Nous avons créé une grille regroupant les symptômes caractéristiques et spécifiques de ce modèle tumoral. Cette grille nous permet comprend l'évaluation de signes cliniques et prend en compte des points limites pour bien agir ou anticiper la souffrance. L’animal sera surveillé sur la base de cette grille à partir du septième jour (quand la tumeur sera mesurable) après la greffe tumorale sachant que les symptômes décrits dans la grille ne doivent pas apparaitre sur l’ensemble de la cinétique expérimentale. La surveillance se fera tous les 2-3 jours, jusqu’à la mise à mort.

Choix des espèces

Nous avons choisi de travailler sur la souris, car notre projet nécessite l’étude des réponses immunitaires chez des animaux génétiquement modifiés pour exprimer un gène humain dans un type cellulaire spécifique. En effet, certains de nos vaccins sont constitués d’anticorps associés à de petits fragments de protéines cibles. Ces anticorps reconnaissent des protéines humaines exprimées à la surface de cellules clés impliquées dans l’activation du système immunitaire. Pour tester ces vaccins, il est donc nécessaire d’utiliser des animaux génétiquement modifiés exprimant ces protéines humaines, ce qui est réalisable chez la souris. Par ailleurs, les modèles murins de vaccination ainsi que les modèles tumoraux murins sont déjà bien établis et largement décrits dans la littérature. Toutes les expériences sont faites sur des souris adultes de 7 à 15 semaines, afin de limiter la variabilité liée à l’âge qui nécessiterait d’utiliser plus d’animaux. Cet âge constitue un compromis adéquat entre une maturité suffisante du système immunitaire et une mise en expérimentation à partir de 7-8 semaines de vie.

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Souris : 3200
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3 200 souris vont être utilisées, toutes tuées à différents points de la cinétique, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une injection par jour pendant cinq jours pour inactiver un gène, puis jusqu'à trois prises de sang au cours de leur vie, et développent des lésions précancéreuses de la prostate qui peuvent évoluer vers des tumeurs de taille importante. Le projet vise à cartographier cette progression et à repérer des biomarqueurs sanguins et urinaires d'un diagnostic précoce du cancer de la prostate. Deux seuils déclenchent la mise à mort avant terme, une perte de poids supérieure à 20 % et un volume de prostate qui gêne la miction.

Objectifs

Le cancer de la prostate (CaP) est le cancer viscéral masculin le plus fréquent et responsable de 350 000 décès en 2020. Les méthodes de diagnostic actuelles ne permettent pas d’identifier de façon précoce et fiable les patients qui développeront des formes agressives et métastatiques. De plus, les traitements existants ne sont pas efficaces contre les formes agressives et sont à l’origine des nombreux effets indésirables. Une meilleure connaissance des mécanismes moléculaires à l’origine de l’agressivité des tumeurs est donc requise afin d’améliorer les outils diagnostiques et de développer des approches thérapeutiques plus efficaces. Une stratégie privilégiée pour l’étude du cancer est l’utilisation des modèles animaux qui miment la maladie humaine. Les modèles murins du cancer de la prostate, développés au laboratoire, répliquent les mutations du gène le plus fréquemment muté dans les tumeurs humaines. Cela permet la génération de lésions précancéreuses aux caractéristiques très proches de celles observées chez l'Homme. L'objectif de ce protocole, qui se déroulera dans 2 établissements utilisateurs, est le suivi et la caractérisation des lésions précancéreuses de la prostate. Suite à l'invalidation du ou des gènes, des lésions, nommées néoplasies intraépithéliales prostatiques (PIN), se développent. L'évolution des PIN sera surveillée pendant une période suffisante afin de détecter l'apparition de formes agressives. En conclusion, cette étude permettra de caractériser les mécanismes d'apparition des formes agressives du cancer de la prostate afin d’identifier des nouvelles cibles thérapeutiques et des outils diagnostiques.

Bénéfices attendus

Cette étude permettra de cartographier l’évolution des lésions précancéreuses et l’implication des gènes étudiés dans cette évolution. Les prélèvements de fluides (urines et sang) nous aideront à mettre en évidence des biomarqueurs du cancer de la prostate permettant un diagnostic précoce de la maladie.

Procédures

Chaque animal utilisé dans cette étude sera soumis à 1 injection quotidienne réalisés pendant 5 jours successifs, une fois que cet animal aura atteint l’âge adulte (8 à 12 semaines après naissance). Ce geste ne nécessite pas d’anesthésie. Ces injections seront réalisées dans les 2 établissements utilisateurs. Ensuite, afin de réaliser les études des biomarqueurs circulants, du sang sera prélevé sur 20 animaux à chaque point de la cinétique (1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 9, 12 et 15 mois après inactivation du gène), un animal pourra être sujet à 3 prélèvements sanguins maximum au courant de sa vie, ces prélèvements seront espacés d’au moins 28 jours. Une injection prend 10 secondes de manipulation (contention+ injection) par souris. Le prélèvement sanguin prend 30 secondes de manipulation (contention+prélèvement+ injection) par souris.

Impact sur les animaux

Suite à l'injection, une infection peut se développer dans les journées qui suivent. Lorsque les souris transgéniques développeront les PIN, à partir de 4 semaines après injection, ces PIN pourront évoluer vers les tumeurs de taille importante dans les points de cinétique les plus tardifs établis. Ces tumeurs pourront conduire à une douleur abdominale chez l'animal qui sera manifestée par une posture inhabituelle, poil hérissé, dos vouté, perte de poids etc. La taille de tumeur, vérifiée par palpation abdominale, sera donc un point limite clé. Suite à la prise de sang, les souris pourront être déshydratées, cette déshydratation sera régulièrement vérifiée par le pincement de peau sur le dos de la souris. De plus, une infection peut se développer sur le lieu de prélèvement, manifestée par une rougeur et un gonflement. les injections et les prélèvements de sang entrainent une légère douleur de courte durée.

Devenir

Les animaux seront mis à mort à différents points de cinétique afin de récupérer la prostate et différents organes en vue de la caractérisation.

Remplacement

Aucun modèle cellulaire ne récapitule la cinétique et la complexité cellulaire impliquées dans la formation de lésions précancéreuses. Cette complexité rend nécessaire l'utilisation d'expériences in vivo pour comprendre ce phénomène et identifier d'éventuelles cibles thérapeutiques.

Réduction

L’effectif demandé a été calculé afin d’obtenir les groupes des souris mutantes à différents points cinétiques de taille suffisante pour réaliser les tests statistiques de sorte à pouvoir tirer des conclusions pertinentes de nos expériences. Pour un type de souris donné et un point cinétique donné, 20 souris seront utilisées. Afin de réduire le nombre d’animaux utilisés, les premières cohortes de souris seront divisées en sous-groupes pour étudier les différents stades de progression tumorale (stades précoces, intermédiaires et tardifs). Cette première étape permettra de déterminer les points cinétiques les plus intéressants pour réaliser les expériences. Le nombre d’expériences sur les points ne faisant pas partie de points clés pourra être réduit ce qui conduira à une réduction de nombre d’animaux utilisés. De plus, les cinétiques pourront potentiellement être raccourcies après cette première estimation, ce qui permettra de réduire encore plus le nombre d’animaux. En revanche, sur les points clés, des expériences supplémentaires pourront être réalisées, toujours dans la limite de 3200 souris maximum.

Raffinement

Durant la durée de l'étude, les souris seront gardées par groupes sociaux dans des cages agrémentées avec un enrichissement en animalerie. Pour l’ensemble des animaux, la surveillance sera visuelle, avec un suivi de l'aspect général de l'animal, sa posture et son comportement. Après injection, les souris seront observées pour détecter les éventuels signes de douleur ou de souffrance, à savoir la posture inhabituelle, le dos vouté, le poil hérissé, les grimaces, les vocalisations. Si ces signes persistent dans la journée suivant l'injection, les souris seront sorties de l'étude. De plus, lorsque les souris transgéniques développeront les PIN, à partir de 4 semaines après injection, elles seront observées par l'expérimentateurs et le personnel de l'animalerie d'hébergement chaque semaine afin de contrôler la taille de la prostate par palpation et l’apparence générale de la souris. Les points limites de l’expérience seront le volume de la prostate et le poids de la souris. Si le volume de la prostate gêne une miction naturelle, les souris seront mises à mort et disséquées pour analyse histologique. Si la perte de poids est supérieure à 20% et/ou si la souris présente des signes de souffrance ou de détresse (posture inhabituelle, poil hérissé, dos vouté, retrait et absence d’interaction avec les congénères, état défensif, léthargie), la souris sera retirée de l’expérience et sacrifiée. Après chaque prélèvement sanguin, un volume équivalent au prélèvement de sérum physiologique sera injecté en sous-cutanée. De plus, le lieu de l'injection sera surveillé dans les journées suivantes afin de détecter des signes d'une éventuelle inflammation (rougeur, gonflement).

Choix des espèces

La souris a été choisie comme animal modèle car l’expression des protéines jouant un rôle dans les développements du cancer de la prostate est similaire à celle de l’humain. Cela nous permet d’induire les mutations dans des gènes les plus fréquemment mutés dans les cancers de la prostate humain pour générer nos modèles. De plus, l’évolution des lésions précancéreuses dans notre modèle murin réplique de manière fidèle le développement du cancer de la prostate chez l’homme. Le système immunitaire murin est bien décrit dans la littérature et est proche de celui de l’humain, ce qui est crucial pour la mise en œuvre de notre projet d’étude sur l’interaction des cellules épithéliales de la prostate avec le microenvironnement tumoral. L’ensemble de ces facteurs nous permettra d’étudier l’évolution des lésions de CaP afin de développer des stratégies personnalisées de prévention, de surveillance active et/ou de traitement précoce. Les souris mâles seront utilisées de 8 semaines à 2 ans après naissance puisque le projet s’intéresse à l’organisme adulte. Les animaux utilisés seront adultes, les injections de tamoxifène se feront sur des jeunes adultes à partir de 8 semaines après naissance.

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Souris : 3024
Souffrances
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Greffées d'une tumeur colorectale puis traitées par chimiothérapie et thérapie ciblée, 3 024 souris sont toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré pour 1 872 d'entre elles et sévère pour 1 152. Des prélèvements sanguins encadrent chaque procédure, et le porteur décrit une gêne et une douleur au site d'implantation de la tumeur, une perte de poids et de la diarrhée. Le rythme des traitements est annoncé comme quotidien puis, dans la même phrase, comme deux fois par semaine pendant quatre semaines. L'objet reste de préciser le rôle de deux protéines dans la carcinogenèse colorectale, et le porteur affirme qu'il n'existe "pas d'alternative" au modèle animal pour y parvenir.

Objectifs

En Europe, on compte 500 000 nouveaux cas de cancer colorectal par an, responsables de plus de 170 000 décès. Le cancer colorectal se développe spontanément ou apparaît suite à un état d’inflammatoire chronique que l’on retrouve dans la maladie de Crohn et la colite ulcéreuse. Les modèles animaux permettent de comprendre le microenvironnement tumoral transposable à l’homme. Ils constituent des outils fondamentaux pour appréhender les mécanismes physiopathologiques ainsi que les traitements liés au cancer. Les protéines Mpzl1 et Slap1 régulent la carcinogenèse du cancer colorectal. Ainsi, nous avons pu précédemment montrer que la protéine Slap1 régule négativement la carcinogénèse et possède des fonctions suppressives de tumeurs remarquables dans des modèles in cellulo de cancer du côlon (inhibition de la prolifération et de l’invasion). Et, à l’inverse que la protéine Mpzl1 en réponse à certains facteurs du microenvironnement tumoral promeut l’invasion et la prolifération des cellules cancéreuses colorectales. L’objectif principal de notre étude est de mieux comprendre le rôle de ces protéines dans le développement du cancer colorectal afin de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques pour combattre cette maladie.

Bénéfices attendus

En conclusion, ce projet proposé vise à mieux comprendre la fonction des protéines anti-tumorale et pro-tumorale dans la physiologie de l’épithélium intestinal, la réponse à l’inflammation chronique, la régénération de l’épithélium intestinal et la carcinogenèse colorectale. A long terme, ce projet permettrait de développer de nouvelles thérapies et devrait permettre de mieux stratifier les patients répondeurs/non répondeurs à ces thérapies ciblée.

Procédures

Les animaux qui développeront des tumeurs colorectales recevront différents traitements (chimiothérapie et thérapie ciblée) quotidiennement par injections (2 fois par semaine pendant 4 semaines). Des prélèvements sanguins seront réalisés au début et à la fin de chaque procédure. Les différents gestes seront compris entre 20 et 90 secondes à raison de 1 à 2 fois.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables prévus sur les animaux : •La mise en place de modèles tumoraux peut induire une gêne au niveau du site d’implantation de la tumeur ainsi qu’une douleur, une perte de poids et provoqué de la diarrhée. •Lors du réveil après une anesthésie, les souris peuvent être désorientées et stressées. •Les traitements (chimiothérapie et thérapie ciblée) peuvent avoir une toxicité non-spécifique au niveau des organes sains.

Devenir

Mise à mort de tous les animaux en fin de chaque procédure afin de procéder au prélèvement et à l’analyse fine des organes et tumeurs.

Remplacement

Nous utiliserons des modèles ex vivo de tumoroïdes issus de cellules en culture pour étudier les effets des protéines étudiées et des traitements proposés dans les cellules épithéliales intestinales. Par contre, il n’existe pas d’alternative autre que l’utilisation des modèles animaux pour évaluer avec précision et pertinence, le rôle de ces protéines et l’effet de ces traitements dans un contexte mimant la physiopathologie et prenant en compte le dialogue entre les cellules tumorales et l’environnement de la tumeur, notamment avec la matrice extracellulaire et le système immunitaire.

Réduction

Selon nos études précédentes, les données de la littérature et des analyses statistiques, nous pouvons définir avec précision le nombre de souris suffisant par groupe pour chaque procédure. L’utilisation d’un animal dans plusieurs procédures réduit le nombre de souris à utiliser.

Raffinement

Les mesures destinées à réduire le stress et la douleur des animaux ont été prévues : stabulation des animaux en groupe, enrichissement du milieu (fibres de coton et cabanes en carton), injection d’anti-inflammatoires et analgésiques en cas de douleur. Des procédures expérimentales seront réalisés sous anesthésie afin de réduire au minimum le stress de l’animal. Tout au long du déroulement des expériences, une observation journalière de l’état clinique des souris utilisées sera assurée. Nous avons défini les points limites adaptés (perte de poids, saignement, diarrhée, isolement, tumeurs nécrosées et prostration de l’animal avec tremblements) pour permettre de limiter la douleur à son minimum. Tout animal présentant un signe de souffrance sera soigné ou euthanasié.

Choix des espèces

La souris immunocompétente est un modèle de référence pour étudier la tumorigenèse colorectale. Le protocole d'induction du cancer colorectal par l’administration d’une carcinogenèse et d’un agent inflammatoire est maintenant bien standardisé chez la souris. Ce modèle mime au plus près les étapes de la carcinogenèse colorectale suite à une inflammation chronique. Chez notre modèle murin génétique, les tumeurs se développent plus vite ce qui nous permet d’obtenir des résultats plus rapidement. La souris immunodéprimée est le modèle utilisé internationalement pour étudier la croissance tumorale des cellules humaines. Ne possédant pas de thymus, elle accepte la greffe de cellules tumorales humaines sans présenter de phénomène de rejet. Les animaux seront utilisés à partir de 2-3 mois d'âge selon le protocole établi dans la littérature ou lorsqu’ils auront atteint un poids minimum de 20g.

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    • Système nerveux
Souris : 2547
Souffrances
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 2547

Une césarienne de quarante-cinq à soixante minutes est pratiquée sur des femelles à 12,5 jours de gestation pour électroporer un gène dans le cerveau de leurs embryons. 2 547 souris vont être utilisées, 2 196 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger et 351 un niveau modéré. Le porteur indique que les femelles opérées peuvent ressentir une douleur modérée limitant leur mobilité pendant sept à dix jours, et que les souris porteuses de deux copies de la mutation étudiée meurent une dizaine de jours après la naissance. Tous les animaux électroporés sont tués pour analyse de leurs tissus, les femelles césarisées le sont au moment où l'on récupère leurs embryons ou leurs souriceaux, et seuls les mâles reproducteurs peuvent servir à d'autres accouplements.

Objectifs

Le Syndrome d’Atrophie Optique de Bosch-Boonstra-Schaaf (BBSOAS) est une maladie génétique qui affecte le développement du cerveau. Elle est causée par des mutations au niveau d’un gène particulier, qui est essentiel pour la formation et l'organisation des cellules du cerveau. Nous utilisons des souris génétiquement modifiées, qui vont porter des mutations retrouvées chez les patients, pour étudier cette maladie. Nos recherches montrent que certaines mutations provoquent une réduction de la taille d'une partie du cerveau appelée septum qui joue un rôle important dans la motivation, la mémoire ou encore l’apprentissage. En parallèle, les cellules immunitaires du cerveau, appelées microglie, ne semblent pas se déplacer correctement. La microglie est cruciale pour le développement normal du cerveau, aidant à la croissance des cellules nerveuses et à la formation de leurs connexions. Très tôt au cours du développement embryonnaire, des cellules précurseurs se déplacent et se développent pour former le septum. Au même moment, la microglie est recrutée dans le cerveau. Nous pensons que les cellules précurseurs, qui donnent naissance aux cellules du septum, jouent aussi un rôle dans le recrutement précoce de la microglie. Dans notre projet, nous utilisons une technique appelée électroporation in utero, qui permet d’introduire des gènes dans les cellules d’un embryon. Nous ciblerons les cellules précurseurs que nous pourrons suivre grâce à un marqueur fluorescent. Cela nous permettra d'étudier leur développement et de tester des molécules qui pourraient corriger les défauts observés chez les souris atteintes de BBSOAS. Notre objectif est de mieux comprendre les mécanismes de cette maladie et d'identifier des cibles potentielles pour des traitements futurs.

Bénéfices attendus

L'étude de modèle de souris mimant le BBSOAS a révélé des anomalies dans le cerveau, comme une réduction de la taille d'une partie appelée septum et un problème de recrutement des cellules immunitaires du cerveau. Ces différences dépendent des mutations portées et nous permettent de mieux comprendre leur implication dans le développement du cerveau. À moyen terme, en reliant les symptômes des patients atteints de BBSOAS à la mutation qu’ils portent, nous pourrons améliorer le diagnostic précoce et les soins, ce qui améliorera la qualité de vie des patients. À long terme, nous espérons identifier des cibles pour des traitements qui pourraient contrer les effets négatifs de ces mutations sur le développement du système nerveux.

Procédures

La césarienne est effectuée sur des femelle à 12.5 jours de gestation. Elle dure entre 45 et 60 minutes en fonction du nombre d'embryons portés à électroporer. Le poinçonnage au niveau des oreilles pour identification et génotypage des animaux servant aux accouplements se fera en une seule fois sur animal vigile sous contention et durera moins de 30 secondes par animal. La chirurgie terminale sera réalisée sur animaux ayant reçu une dose léthale d'anesthésique en une seule injection. Cette injection se fera sur animal vigile sous contention et durera moins de 30 secondes.

Impact sur les animaux

Les femelles gestantes ayant subi une cesarienne pour l’électroporation de leurs embryons pourront présenter une douleur ou une gêne de niveau modéré au niveau de l’incision pouvant réduire leur mobilité. Cette gêne est temporaire et devrait disparaitre après cicatrisation, entre 7 à 10 jours. Les souris porteuses d’une seule copie de nos mutations ne présentent aucun phénotype dommageable. Les souris porteuses de deux copies mutées meurent environ 10 jours après la naissance. Les mutations étudiées n’induisent donc pas effets indésirables avant la naissance, les embryons étant de taille comparable aux sauvages. Pour cette procédure nous prélèverons systématiquement avant la naissance les portées pouvant comporter des embryons présentant deux copies mutées évitant ainsi l’apparition de tout problème de santé sur nos souris. Chaque souris arrivant à terme ne sera porteuse que d’une seule mutation.

Devenir

L’ensemble des animaux électroporés sera mis à mort pour récupération et analyse des tissus post mortem. Les femelles gestantes ayant subi une césarienne ne pourront être réutilisées dans aucune autre procédure et seront donc mises à mort systématiquement au moment de la récupération de leurs embryons ou au moment de la mise à mort de leurs souriceaux. Les males ayant servi pour les accouplements pourront servir à d'autres accouplements.

Remplacement

Nous utilisons des cultures cellulaires in vitro, notamment des organoides de tissus cérébraux afin de remplacer autant que possible les expériences sur animaux vivants. Cependant, étudier le développement du système nerveux requiert un système biologique dynamique intégré tel qu’un organisme vivant. En effet, la microglie ne se forme pas dans le cerveau : elle tire son origine d’une structure extra-embryonnaire et colonise le cerveau en développement grâce au développement parallèle du système sanguin et à la vascularisation. Ainsi des facteurs spatiaux et temporels sont indispensables au bon développement du cerveau et impossibles à recréer à l’identique in vitro. C’est pourquoi le recours à un modèle animal reste indispensable pour comprendre les mécanismes qui mènent aux symptômes variés et complexes observés chez les patients.

Réduction

Nous avons estimé avec un outil statistique prédictif le nombre de souris nécessaire par groupe (9 souris) pour obtenir des résultats avec une puissance statistique suffisante (>80%) en se basant sur les analyses de nos précédents résultats. En considérant une perte potentielle de 10% d'animaux, incompressible et classique dans le cadre d'une chirurgie, 10 échantillons de chaque mutation étudiée seront analysés pour chaque lot expérimental. Pour obtenir cette taille d'effectif de 10 échantillons, il nous faudra 4 portées pour chaque stade de développement étudié. Les échantillons seront analysés au fil de l'eau et si le bon effectif d’embryons/souriceaux est obtenu avant d’atteindre le nombre de portées prévues, nous ne génèrerons pas de portée supplémentaire. Enfin, nous utilisons une stratégie de croisement qui permet d'utiliser tous les animaux générés que nous analyserons en parallèle.

Raffinement

Les conditions de réalisation de la chirurgie ont été optimisées afin de réduire au maximum la souffrance des animaux ; tapis chauffant avec sonde rectale pour maintien précis de la température, application d’anesthésique local, cage de réveil chauffée, traitements antalgiques et antiinflammatoire (pendant et après la chirurgie). Chaque femelle gestante ayant subi une césarienne sera suivie avec une évaluation de leur état réalisée selon une grille de score qui prévoit des critères d’arrêt précoce et des points limites adaptés. Pour la collecte d’animaux après la naissance, nous prévoyons d'utiliser des stratégies de croisement nous assurant de ne générer aucun animal porteur de deux copies de nos mutations. Chaque souris ne sera porteuse que d'un seul type de mutation. Les animaux électroporés seront tous génotypés post mortem.

Choix des espèces

Nous avons choisi la souris en raison de sa grande similarité génétique avec l'homme. De plus, le développement d’un embryon de souris est très similaire à celui d’un embryon humain et les mécanismes neurodeveloppementaux que nous souhaitons étudier sont les mêmes. Enfin, il existe déjà des lignées de souris transgéniques portant des mutations retrouvées chez les patients BBSOAS que nous possédons déjà au laboratoire et qui sont d’excellents modèles validés de cette maladie génétique. Pour cela, nous électroporerons les précurseurs neuronaux à 12,5 jours de gestation embryonnaire qui est un stade précoce où ces cellules précurseurs vont commencer à se différencier et à migrer pour aller former le futur septum. Le pic de recrutement des cellules immunitaires commence au même moment. Pour laisser le temps aux cellules électroporées de migrer et au gène électroporé de s’exprimer, nous analyserons les cerveaux embryonnaires 2, 4 ou 6 jours post électroporation ainsi qu'après la naissance.

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Souris : 963
Souffrances
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Les souris reçoivent une irradiation de 3 minutes et 4 secondes, une greffe de cellules de mélanome, de lymphome ou d'adénocarcinome, des injections tous les trois à quatre jours pendant quatre semaines, un gavage quotidien sur la même durée et un prélèvement de sang mandibulaire par semaine. 963 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le porteur qualifie la douleur induite par ces manipulations de "faible intensité" et "très transitoire", tout en décrivant des tumeurs sous-cutanées qui se nécrosent et des métastases pulmonaires provoquant un déficit d'oxygénation. Aucun analgésique ni anti-inflammatoire n'est prévu, au motif qu'ils interféreraient avec les processus inflammatoires étudiés.

Objectifs

En France, le cancer est la première cause de décès. Pour mieux le soigner, de nouvelles méthodes, comme l’immunothérapie, ont été développées. L’immunothérapie aide le système immunitaire à combattre le cancer, notamment grâce à des cellules appelées lymphocytes T. Ces cellules peuvent être modifiées en laboratoire (on les appelle alors cellules CAR-T) ou stimulées avec des anticorps pour mieux attaquer la tumeur. Cependant, il arrive que ces cellules n’arrivent plus à détruire les cellules cancéreuses et deviennent "épuisées". Comprendre ce phénomène d'épuisement des lymphocytes T est donc très important pour améliorer les traitements d'immunothérapie du cancer. Ce projet de recherche cherche à mieux comprendre ce phénomène d’épuisement des lymphocytes T, en étudiant le rôle de deux molécules , Id2 et Msc, qui pourraient influencer ce processus. Les objectifs sont : 1. Déterminer si modifier ces molécules dans les cellules CAR-T permet de mieux ralentir la croissance des tumeurs. 2. Comprendre comment Id2 et Msc agissent sur le fonctionnement et l'épuisement des cellules CAR-T. En résumé, ce projet vise à rendre les traitements par immunothérapie plus efficaces contre le cancer, en empêchant les cellules immunitaires de s’épuiser.

Bénéfices attendus

Les résultats attendus de ce projet contribueront à l’optimisation de nouvelles approches thérapeutiques visant à améliorer l’efficacité des immunothérapies contre le cancer et aussi potentiellement pourraient permettre la découverte de nouvelles cibles thérapeutiques.

Procédures

Les souris subiront un pré-condionnement correspondant à une irradiation non léthale à une dose de 350 rads (3.5Gy) pour une durée de 3 min 4 s dans un irradiateur à rayon X. Elles subiront des injections sur le flanc d’une lignée tumorale (mélanome, Lymphome, adenocarcinome) ou dans le coussinet graisseux mammaire (lignée tumorale mammaire), ainsi que des injections de lymphocytes T et d'anticorps (1 injection tous les 3-4 jours pour un maximum de 4 semaines), des gavages (1 par jour pour un maximum de 4 semaines) et des prélèvements de sang mandibulaire (1 par semaine-maximum de 3 semaines). Toutes les injections ne durent que quelques secondes et s'effectuent sur animaux anesthesiés à l'exception des injections d'anticorps et des gavages qui s’effectuent sur animaux vigiles.

Impact sur les animaux

Les souris subiront un pré-conditionnement correspondant à une irradiation non léthale (3 min 4s d'irradiation). Elles seront aussi soumises à des injections, des gavages ainsi que des prélèvements de sang. Ces manipulations peuvent potentiellement induire un stress, une angoisse ou un inconfort et/ou une douleur de faible intensité et de manière très transitoire (secondes) . Certaines tumeurs sous-cutanées peuvent se nécroser dans ce cas les animaux sont mis à mort, occasionnellement les animaux peuvent subir une perte de poids. L'immunothérapie peut induire un peu de diahrée et perte de poids transitoire. Dans le cas des tumeurs mammaires des métastases pulmonaires peuvent être observées à un temps tardif pouvant engendrer un deficit d'oxygénation.

Devenir

Tous les animaux intégrés dans chaque procédure expérimentale seront mis à mort en fin d’étude afin de prélever les organes nécessaires aux analyses.

Remplacement

Le recours à l’expérimentation animale dans le cadre de cette étude se fait après de nombreuses études in vitro dans des modèles cellulaires. Le principe de remplacement n’est pas applicable à ce projet car les études in vitro ne reproduiraient pas l’ensemble des voies impliquées dans des modèles physiologiques intégrés et par conséquent ne permettent pas l’obtention de résultats scientifiques exploitables et pertinents de cette pathologie humaine. En effet l’utilisation de modèles expérimentaux intégrés est essentielle à ce projet. En effet, l’environnement tumoral et l’organisation tri-dimensionnel de la tumeur sont des paramètres clés qui réguleront le recrutement, l'activation et les fonctions des lymphocytes T. A ce jour, cette complexité ne peut être entièrement reproduite in vitro. De même les différents types de cellule du système immunitaire patrouillent par voie sanguine dans l’ensemble de l’organisme et leur recrutement dans la tumeur est défini par l’anatomie de la tumeur. Cette régulation de l'adressage tissulaire des cellules immunitaires, n'est à ce jour pas reproduit fidèlement par les systèmes de microfluidique.

Réduction

Les expériences sont organisées de manière à réduire au maximum le nombre d’animaux. Afin de réduire le nombre d'animaux nous utilisons des modèles de tumeurs transplantées robustes dans des conditions expérimentales optimisées pour une prise de tumeur chez plus de 90% des animaux. Nous avons également pu valider certaines approches expérimentales in vitro permettant d’optimiser l’utilisation des animaux. Afin d’assurer la fiabilité de nos résultats, nous travaillerons avec des groupes tests et contrôles d’au minimum 5 animaux et répéterons nos experiences 3 fois. Le nombre d’animaux utilisés correspond dans nos expériences et dans celles des groupes travaillant sur des modèles équivalents au nombre minimal permettant une interprétation sans ambiguïté des résultats. Ceci garantira la valeur statistique de l'étude en intégrant les variations expérimentales et les variations inter-individus. Les tests statistiques varient suivant les expériences et sont réalisés avec un logiciel de statistique adapté.

Raffinement

Le bien-être de l’animal est un facteur de variabilité expérimentale. Nous prenons ceci en compte grâce au suivi rapproché quotidien des animaux par le personnel de la zootechnie qui évaluera leur état général (toilettage, mouvements), l’enrichissement de leur environnement et le respect de l’aspect social du groupe (pas d’isolement ni de changement de cage); et tous les deux jours-trois jours par l'expérimentateur qui vérifiera leur poids et apportera une aide à l’alimentation en cas de besoin (ajout dans la cage d'aliment et d'eau sous forme de gelée (gel-diet et water-gel)), et qui évaluera le développement de la tumeur et l'état de santé globale des animaux (comportement, prostration, plaies) . Des points limites ont été mis en place. Ainsi pour évaluer précisément l'etat général des animaux nous utiliserons une fiche de scoring afin de limiter la douleur, la souffrance ou l’angoisse de l’animal. L’expérimentation sera arrêtée en cas de dégradation trop importante de la santé d’un animal selon les points limites définis sur la fiche de scoring. Si immédiatement après ou le lendemain d’un gavage ou d’une injection, un animal cesse de s’alimenter et devient prostré, il sera mis à mort. Le projet ne prévoit pas l’utilisation d’analgésiques ou anti-inflammatoires, car ils risquent d’interférer avec les processus inflammatoires au cours de notre expérimentation. Même les anti-douleurs de type morphinique ont des propriétés immunomodulatrices.

Choix des espèces

La possibilité de générer des modèles soit sur-exprimant soit déficient pour une molécule d’intérêt font des souris un modèle de choix pour mieux comprendre les interactions entre le système immunitaire et les tumeurs naissantes. Par ailleurs, les modèles murins pré-cliniques ont montré leur pertinence dans la découverte et le développement de nouvelles immunothérapies. La disponibilité d'anticorps spécifiques d'un nombre conséquent de molécules permet d'analyser finement les différentes composantes du sytème immunitaire et de leur environnement par cytométrie en flux ou par imagerie. De plus, nombre de ces anticorps sont des agonistes ou antagonistes des voies de signalisations induites par ces récepteurs, ils peuvent donc être utilisés afin de moduler le système immunitaire ou de préciser les mécanimes impliqués dans le processus biologique étudié. Des souris adultes, agées de 2 mois seront utilisées afin de pouvoir étudier les effets des manipulations sur un système immunitaire mature. Les souris sont considérées comme adultes entre 6-8 semaines d’âge. Avant toute procédure elles auront une semaine d’acclimatation.

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système gastrointestinal
Souris : 452
Souffrances
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▲ 160
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Devenir
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 452

Des femelles gestantes reçoivent par gavage, quatre à cinq jours de suite, des molécules toxiques pour les canaux biliaires, et leurs petits sont injectés 48 puis 72 heures après la naissance. 452 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, 160 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger et 292 un niveau modéré. Les nouveau-nés sont tués à quatorze jours, âge auquel ceux qui développent la maladie présentent une jaunisse et un retard de croissance, tandis que la mort embryonnaire et le saignement vaginal figurent parmi les effets attendus chez les mères. Le bénéfice annoncé tient en deux phrases, autour de la mise au point de nouveaux modèles toxicologiques de la malformation des voies biliaires.

Objectifs

l’objectif de ce projet est la création de nouveaux modèles environnementaux de la malformation des voies biliaires lors du développement embryonnaire en utilisant des molécules potentiellement toxiques pour les canaux bilaires. Cela permettra d’étudier le développement de la maladie à des âges plus précoces.

Bénéfices attendus

Notre projet permettra le développement de nouveaux modèles toxicologiques de la malformation des voies biliaires chez la souris. Ils permettront d’étudier les mécanismes métaboliques et inflammatoires menant aux symptômes de la maladie.

Procédures

Toutes les interventions sont réalisées sur animal vigile. Gavages répétés (4-5 jours) de toxines chez la femelle gestante et le mâle adulte pendant quelques secondes. Injections répétées de toxines aux nouveaux nés 48h et 72h après la naissance pendant quelques secondes.

Impact sur les animaux

Les composés pharmacologiques peuvent être toxiques pour les animaux et entrainer une mort embryonnaire prématuré : risque de saignement vaginal et perte de poids pour la femelle gestante. Lors des procédures le gavage est un mode d’administration entrainant une douleur modérée et passagère. l’injection entraine une douleur légère et passagère sur un nouveau-né. Dans le cas où les animaux développent la maladie les symptômes seront une jaunisse et un retard de croissance (poids moins élevés).

Devenir

Tous les nouveaux nés seront mis à mort à 14 jours d'âge car ils sont nécessaires pour notre étude et tous les animaux adultes des croisements seront également mis à mort à la fin de la procédure.

Remplacement

Il n’est pas possible de remplacer ces animaux bien que nous utilisions des modèles de cultures cellulaires issus de foie de patients. Les modèles cellulaire ne permettent pas de modéliser la fibrose et l’inflammation et ils ne permettent pas d’évaluer l’impact des composés pharmacologiques sur le développement et la maturation des canaux biliaires lors de l’embryogénèse.

Réduction

Dans un souci de réduction des animaux nous utiliserons les deux sexes car nos études précédentes n’ont pas montré de différence en fonction des sexes pour le développement de cette maladie. Nous analyserons de multiples paramètres (moléculaires et histologiques) pour chaque souris. Afin de vérifier que nos résultats sont statistiquements significatifs nous utiliserons des tests adaptés.

Raffinement

Les animaux sont maintenus dans des groupes de plusieurs individus dans un environnement enrichi. Afin de limiter le stress des animaux seul l’expérimentateur du projet sera amené à manipuler les animaux durant les périodes de gestation et croissance des nouveaux nés. Les manipulations seront effectuées le plus rapidement et calmement possible. Pour les nouveaux nés l’utilisation d’une lampe chauffante durant les pesées permettra de limiter la perte de chaleur des animaux. L’injection et le gavage ne nécessite pas d’anesthésiants ou d’analgésiques néanmoins des sondes et des aiguilles adaptées à la taille de l’animal seront utilisées. Pendant toutes nos procédures des points limites spécifiques et adaptés ont été établis. Notamment l’expérimentateur fait un suivi du poids des souris deux fois par semaine pendant la grossesse et un suivi journalier pour les nouveaux nés. Une perte de poids rapide (femelles et nouveaux nés) ou saignement vaginal (femelles gestantes), si prolongées, conduiront à une mise à mort de l’animal.

Choix des espèces

Le choix de la souris est lié à la similarité du métabolisme et du développement du foie entre l'humain et la souris. En particulier, le développement des canaux biliaire est similaire entre les deux espèces. Par ailleurs, nous disposons également de nombreux outils spécifiques pour la souris. Les femelles enceintes seront gavés avec les différents composés pharmacologiques à différents âges de la gestation : 10 et 12 jours de gestation (développement du foie et formation de la vésicule biliaire et du canal biliaire extrahapétique) ainsi que 14 et 16 jours de gestation (maturation du canal biliaire extrahépatique et formations des canaux intrahépatiques). Les nouveaux nés développent les symptômes visibles de la maladie à la naissance comme chez l’Homme. Nous utiliserons donc les animaux entre 1 et 14 jours après la naissance pour évaluer le développement de la maladie.

  • Conservation des espèces
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres poissons : 570
Souffrances
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▲ 570
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Devenir
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 570
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Une marque acoustique est implantée dans la cavité abdominale par incision et suture, et un morceau de chair est prélevé à l'emporte-pièce de 4 mm. 570 raies et requins vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, puis relâchés vivants sur leur lieu de capture. L'objectif déclaré est de suivre par télémétrie leurs déplacements entre une réserve marine intégrale et un réseau plus large, afin d'évaluer l'efficacité des aires protégées. Les 19 espèces concernées ne sont pas nommées, la répartition des 570 individus entre elles n'est pas donnée, et le risque d'infection est qualifié de "très faible, voire nul" sans que rien ne l'étaye.

Objectifs

L’objectif principal du projet est d’approfondir la compréhension de l’usage d’une réserve marine intégrale par des espèces rares, vulnérables et menacées : les élasmobranches (requins et raies). Il vise également à évaluer la connectivité entre cette réserve marine et un réseau géographique plus large, afin de renforcer la protection de ces espèces emblématique dans un contexte de pressions anthropiques croissantes. Pour cela, ce projet se base sur la télémétrie acoustique passive comme méthodologie. Le suivi par télémétrie acoustique est devenu un outil de plus en plus utilisé pour étudier les déplacements de nombreuses espèces de poissons à grande échelle. Cette méthode permet de déterminer différents processus écologiques, notamment de comprendre comment une espèce utilise un habitat spécifique et se déplacent au niveau régional dans l’espace et dans le temps, information essentielle pour mieux comprendre son rôle dans l’écosystème ou de détermniner l’efficacité des moyens de protection et de gestion tels que les aires marines protégées.

Bénéfices attendus

Grâce à un important réseau d’écoute régional en place, l’analyse spatiale des déplacements des individus marqués sur la durée de vie de la balises (>2 ans) ou jusqu’à la recapture de l’individu permettra d’étudier l’utilisation spatiale de ces espèces, et plus particulierement les patrons de connectivité dans un espace géographique donné, l’utilisation des Aires Marines Protégées, leur niveau de fidélité d'une année sur l'autre et les variations saisonnières liées à cette dynamique spatiale. Les résultats seront pourront être exploités par les gestionnaires pour adapter leurs mesures de conservation.

Procédures

Un maximum de 570 individus issus d'une liste de 19 espèces seront soumis à une intervention chirurgicale courte pour implanter une marque acoustique dans la cavité intra-péritonéale. Un prélèvement de chair (biopsie) est effectué à l’aide d’un punch de 4mm afin de permettre des analyses génétiques. La durée de cette intervention est en moyenne entre 5 et 10 mn

Impact sur les animaux

Les nuisances ou effets indésirables attendus sur les animaux sont liés aux deux gestes techniques prévus : (1) Une piqûre locale et le poinçonnement de la nageoire caudale pour le prélèvement peu invasif de tissu à l’aide d’un emporte-pièce (biopy-punch), la zone étant principalement constituée de cartilage ; (2) la chirurgie pour l’implantation d’une marque interne qui implique une piqûre, une incision et une suture qui peut entraîner une gêne passagère. Le risque d’infection est très faible, voire nul.

Devenir

Tous les animaux seront relâchés vivant dans le milieu naturel sur leur lieu de capture.

Remplacement

Dans le cadre d’une étude destinée à caractériser les mouvements individuels en milieu naturel, il n’est pas possible de faire appel à des méthodes de remplacement.

Réduction

Le nombre d’individus a été réduit au minimum et défini au seuil de la pertinence scientifique et statistique. En télémétrie acoustique passive, la probabilité de détection des individus permettant d’analyser le comportement dépend grandement du réseau de récepteurs déployé sur le milieu ainsi que du nombre d’individu marqués. Le nombre optimal d’individus à suivre en télémétrie est très fortement dépendant de l’espèce, de son comportement spatial, de la structure des populations qui la compose et des questions auxquelles on veut répondre. Compte tenu du fait que ce nombre est très généralement supérieur à 20 pour de petites populations, nous estimons qu'un nombre de 30 individus par espèce devrait être suffisant pour obtenir des données statistiquement valides.

Raffinement

Plusieures mesures ont été mises en place afin de limiter la souffrance et le stress des individus lors du marquage, incluant la capture (engins sélectifs en direct, capture en plongée), pour limiter au maximum le temps où l’animal est en phase « capture », ainsi que des procédures d’immobilité tonique et anesthésiant local durant les phases pré opératoire, opératoire et post opératoire. Les individus seront surveillés de manière régulière avec une attention particulière à la respiration branchiale. Lors de leur manipulation, chaque individu sera placé en immobilité tonique afin de limiter son stress et potentiellement sa douleur. Un analgésique sera aussi utilisé conjointement. Le choix d’effectuer les sutures avec un fil résorbable en cas de chirurgie permettra à l’individu une meilleure cicatrisation et d’éviter toute infection et frottement lié à la présence d’un fil de façon permanente. Après avoir subi l’intervention chirurgicale, les individus seront maintenus dans le bac avant d’être relâchés. L’eau sera renouvelée régulierement durant toute la procédure. Ceci permet de garder une température ambiante proche du milieu naturel et un niveau d’oxygénation optimale. Les individus seront surveillés jusqu’à ce qu’il ait retrouvé leur capacité à nager par leurs propres moyens. Chaque individu ne sera relâché dans son milieu naturel que lorsqu’il sera capable de nager de manière autonome.

Choix des espèces

Les raies et raquins sont des espèces particulièrement vulnérables à la surexploitation dont les traits de vie particuliers (grande longévité, maturité tardive, faible fécondité) ont été responsables du déclin de leurs populations. L’importante méconnaissance sur l’écologie de ces espèces limite notre capacité de gérer avec efficacité leur populations. Ces espèces ont aussi été choisies pour leur taux de survie important post-capture et leur forte capacité de résilience après un traumatisme. Le marquage des individus se fera en suivant la règle selon laquelle la masse de la marque ne doit pas dépasser les 2% de la masse du poisson. Ainsi, plusieurs tailles de marques permettront de pouvoir cibler des individus de taille différentes (des marques plus petites étant implantées dans les individus les plus petits).

  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
    • Système cardiaque
Souris : 6915
Souffrances
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▲ 6915
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Devenir
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 6915

Chaque souris peut recevoir jusqu'à 26 injections, dont 21 quotidiennes d'affilée, avant 21 jours d'hébergement continu en hypoxie, une instillation nasale, une gonadectomie de trente minutes et deux poses de pellet sous-cutané. Viennent ensuite les échocardiographies sous anesthésie, cinq prises de tension en boîte de contention d'un quart d'heure chacune, deux contentions pour récolte d'urine, et une mesure de tension invasive qui achève l'animal. 6 915 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, pour décrire le remodelage des vaisseaux au cours de l'hypertension pulmonaire et systémique. Toutes sont tuées pour prélever les organes utiles à l'étude et, écrit le porteur, ceux "susceptibles d'un usage ultérieur".

Objectifs

Le remodelage vasculaire, c’est-à-dire le changement de structure (cellules et matrice) et de réactivités (vasoconstriction et vasodilatation) des vaisseaux sanguins apparait lors de développement d’hypertension (primaire, secondaire ou pulmonaire). Ce remodelage est une composante importante du développement de l’hypertension. L’hypertension artérielle pulmonaire est une maladie rare (avec une prévalence de 15 a 55 cas par millions) et très grave qui entraine une insuffisance cardiaque droite nécessitant à terme une transplantation cœur-poumon. Cette pathologie est caractérisée en particulier par une multiplication des cellules formant la paroi des vaisseaux (cellules endothéliales et cellules musculaires lisses vasculaires) ce qui diminue leur diamêtre et a amplifie l’hypertension artérielle pulmonaire. L’hypertension systémique induit à long terme des altérations de la fonction des organes, en particulier cœur, cerveau et rein, et c’est un facteur de risque d’évènements cardiovasculaires majeurs (accident vasculaire cérébral, infarctus…). Les mécanismes cellulaires impliqués dans ces remodelages artériels ne sont pas pleinement élucidés. Nous étudions le rôle de cellules souches vasculaires ou périvasculaires impliquées dans le développement du remodelage vasculaire associé à l’hypertension.

Bénéfices attendus

Nous espérons que cette étude nous permettra de comprendre les mécanismes de remodelage artériel suite à une hypertension (pulmonaire ou systémique), de la phase de déclenchement à celle de stabilisation. Nous espérons décrypter le rôle des hormones sexuelles dans le déclenchement du remodelage artériel associé à la voie d'intérêt, précédemment mesuré par l’équipe et y corréler ou pas une éventuelle dysfonction rénale. Connaissant les mécanismes de remodelage artérielle menant à une hypertension, ainsi que les cofacteurs, favorisera le diagnostic (biomarqueur) et la précocité de la prise en charge. De plus nous pourrons espérer stabiliser le remodelage pour prévenir des formes plus grave. De même nous espérons améliorer la compréhension général de l'hypertension, et contribuer à comprendre pourquoi prés de 40 pourcent des patients traités pour, sont mal répondants aux traitements existant.

Procédures

Certains animaux subiront de 5 à 26 injections (vigile, 21 fois quotidiennement en continu au maximum, durée de la manipulation de 30 secondes). Ainsi qu’une une mise en hypoxie (animal vigile, 21 jours maximum en continu). Nous leur pratiquerons une instillation nasale (anesthésie gazeuse, dépôt de goutte immédiat). Et il y aura aussi une mesure de tension invasive (anesthésie, analgésie, procédure terminale, 10 minutes). D’autre animaux subiront une chirurgie (anesthésie, analgésie, gonadéctomie une fois, 30 minutes, et une pose de pellet sous-cutanée 5 minutes, deux fois). Puis une échocardiographie (anesthésie gazeuse). Ensuite il y aura une contention pour récolte d’urine (vigile, 2 fois, une minute). Ainsi que des prises de tension (vigile, 15 minutes en boite de contention, 5 fois). Et il y aura une mesure de tension invasive (anesthésie, analgésie, procédure terminale, 10 minutes).

Impact sur les animaux

L’injection d’une molécule pour induire le modèle expérimentale peut provoquer une inflammation péritonéale chronique et des dépôts, du côté du diaphragme ou du péritoine. Les injections peuvent provoquer une douleur légère de courte durée et une inflamation peritonéal. L'hébergement en hypoxie peut générer un stress passager pour les animaux. L'hypertension pulmonaire induite pourrait induire dans de rare cas un arrêt cadio-respiratoire. Les anesthésies pour chirurgie ou pour des analyses peuvent induire des effets tels que l’hypothermie, des difficultés respiratoires ou dans les cas les plus critiques un arrêt cardio-respiratoire. La chirurgie peut conduire à des risques hémorragique ou à de douleurs post-opératoires ou encore à un risque infectieux jusqu'a une semaine. Un stress des animaux est possible lors de l’acclimatation à la prise de pression systémique vigile. Les mesures de pression systolique et les prélèvements de sang peuvent provoquer des hématomes ou dans de rares cas une hémorragie. Les instillations intranasales peuvent provoquer un arrêt momentané de la respiration et un éternuement. La castration/ovariectomie n'entraine pas de nuisances particulière, l'effet principal étant une augmentation de l'appétit.

Devenir

Toutes les souris en procédures sont euthanasiés pour prélever les organes d’intérêts direct necessaires (biochimie, histologie, culture cellulaires) et ceux susceptibles d’un usage ultérieur.

Remplacement

L'objectif du projet est d’une part de mettre en évidence les mécanismes du remodelage artériel lors d'une hypertension pulmonaire. D’autre part de déterminer l’importance des hormones sexuelles et d’une dysfonction rénale dans l’installation de l’hypertension artérielle suite à un remodelage artériel médié par la voie d'intéret. Pour cela, il est nécessaire de conserver l’ensemble des phénomènes intervenants dans la régulation des vaisseaux pulmonaires et systémique : inflammatoires (interactions cellules immunes et cellules vasculaires), vasculaires (interactions des cellules vasculaires entre elles), cardiaques (retentissement éventuel d’altérations de la fonction cardiaque gauche et droite), respiratoires (hypoxie), dus système renine-angiotensine et éventuellement nerveux. Cela ne peut être réalisé que par une étude sur organisme entier, nous avons donc choisi un modèle de souris, pour leurs susceptibilités à l’hypoxie et du fait de l’existence des lignée transgéniques d’intérêt. Si nous caractérisons les voies biochimiques, leurs mécanismes seront prioritairement étudiés ou sur lignée cellulaires.

Réduction

Au total, 6915 animaux seront utilisés dans ce projet, la taille des effectifs a été établie grâce à un calcul de puissance et des tests statistiques seront utilisés pour une interprétation fiable des résultats. Le nombre d’animaux par lot a été adapté à ces calculs. De multiples organes seront prélevés, comme le mésentère et le rein, pour une étude annexe sur le remodelage vasculaire systémique.

Raffinement

Les animaux seront stabulés avec leurs congénères (2 à 6 par cage), par fratrie pour les mâles, avec du matériel d'enrichissement : lanières de papier, morceau de bois, maison en carton. Ils seront observés quotidiennement par du personnel compétent et informé des paramètres à contrôler et de façon hebdomadaire par les membres de l’équipe de recherche. Les animaux seront stabulés en portoirs ventilés avec eau et nourriture ad libitum. La température et l’hygrométrie seront contrôlées et monitorées. Le cycle d’éclairage est de 12heure par jour (6heure-18heure). La profondeur de l'anesthésie sera vérifiée en testant l'absence de réflexe de retrait de la patte (après pincement). Les animaux sous anesthésie sont toujours placé sur un tapis chauffant a 37 dégré, avec de l'ocrigel sur les yeux pour éviter qu'ils ne deviennent trop sec. Un suivi La douleur sera soulagée par l’administration d’analgésique systémique en péri-opératoire puis en post-opératoire et pourra être renouvelée en cas de souffrance de l’animal. Les infections éventuelles seront traitées localement par application de crème desinfectante et antiseptique. Après chirurgie cardiaque, la 1ère semaine, les animaux seront nourris avec de la bouillie et l'apport d'eau sera facilité. Des points limites suffisament prédictif ont été définis et seront quotidiennement évalués avec des annotations sur les etiquettes de suivi post-opératoires.

Choix des espèces

Les souris (Mus Musculus) sont un modèle classique à la fois pour l'étude du développement de l'hypertension artérielle pulmonaire et systémique. Les lignées choisies nous permettront d'étudier nos modéles avec une suractivation de la protéine ou une absence de celle-ci ainsi que le devenir des cellules progéntrice d'intérêt avec le modéle de tracking fluorescent. De plus les lignées nécessaires n'existent pas dans d'autres espèces animales, à notre connaissance. Les animaux seront impliqués dans le projet a 6-12 semaines, soit le début de l’âge adulte, l'étude ne portant ni sur le développement, ni sur les ages avancées.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 60
Souffrances
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▲ 60
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Devenir
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 60

Les 60 souris de ce projet sont immunodéficientes, donc exposées aux infections opportunistes, condition posée pour qu'elles acceptent la greffe de cellules leucémiques humaines. Toutes sont tuées à l'issue, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Chacune reçoit une injection de cellules leucémiques puis jusqu'à six prises de sang en trois mois, pendant que la maladie provoque anémie, amaigrissement et grossissement de la rate. Le porteur consacre une longue rubrique aux organoïdes de moelle osseuse, aux cultures en trois dimensions et aux bases de données de patients qui permettraient de se passer d'animaux, avant de conclure que "certaines questions scientifiques nécessitent encore un modèle biologique complet".

Objectifs

Il s’agit d’étudier l’impact de l’absence d’une enzyme sur le développement des leucémies aiguës myéloblastiques.

Bénéfices attendus

Bénéfices attendus du projet Ce projet vise à améliorer la compréhension et le traitement des leucémies aiguës myéloblastiques (LAM), un type de cancer du sang. 1 - Avancées scientifiques • Mieux comprendre comment l'absence d’une enzyme influence le développement des leucémies. • Étudier l’impact de cette enzyme sur la survie des cellules cancéreuses. • Tester ces découvertes dans un modèle de souris pour confirmer les résultats obtenus en laboratoire. 2 - Développement de nouveaux traitements • Identifier de nouvelles cibles pour des traitements contre la leucémie. • Concevoir des médicaments capables de ralentir la progression de la maladie. 3 - Amélioration du diagnostic et du suivi des patients • Trouver de nouveaux indicateurs permettant de mieux prédire la résistance aux traitements. • Adapter les soins en fonction du profil biologique de chaque patient. 4 - Impact pour les patients • Développer de nouvelles options thérapeutiques pour les patients qui ne répondent pas aux traitements actuels. • Réduire les effets secondaires des chimiothérapies en combinant différents types de traitements. • Mettre en place une meilleure surveillance après le traitement pour éviter les rechutes. • Proposer des soins plus personnalisés et adaptés à chaque patient. 5 - Retombées sociétales et économiques • Faire avancer la recherche sur les leucémies et d'autres cancers. • Réduire les coûts des traitements en diminuant les hospitalisations et en évitant l'utilisation de médicaments inefficaces. Conclusion En résumé, ce projet pourrait permettre de mieux comprendre la leucémie, d'améliorer les traitements actuels et de proposer de nouvelles approches thérapeutiques plus ciblées.

Procédures

1 - Contention • Les souris seront manipulées avec précaution pour minimiser le stress lors des différentes interventions, en utilisant des techniques adaptées de contention douce. • Une attention particulière sera portée à la durée de la contention afin de limiter son impact sur les animaux. 2 - Greffe de cellules leucémiques • Les souris recevront une injection de cellules leucémiques pour reproduire un modèle de la maladie. • Nombre d’animaux concernés : 60 souris • Durée : une seule injection, environ 1 minute. 3 - Suivi de la maladie • Des prises de sang seront réalisées toutes les deux semaines (jusqu’à 3 mois après l’injection des cellules leucémiques) afin de surveiller l’évolution de la leucémie et d’analyser la réponse immunitaire. Nombre total maximum de prélèvements : 6. • Nombre d’animaux concernés : 60 souris • Durée : environ 1 minute par prise de sang

Impact sur les animaux

Malgré toutes les précautions prises pour assurer leur bien-être, certains effets secondaires sont attendus en raison de la nature de l’étude. Effets liés aux interventions expérimentales • Les traitements administrés avant l’injection des cellules leucémiques peuvent provoquer une fatigue passagère et une légère perte de poids. • Les prises de sang régulières, nécessaires au suivi de la maladie, peuvent entraîner un certain stress. Pour limiter cet inconfort, des techniques adaptées seront utilisées. Effets liés au développement de la maladie • La progression de la leucémie peut causer une anémie (diminution des globules rouges), une perte d’énergie, un amaigrissement et une augmentation de la taille de certains organes comme la rate. Effets liés à l’immunodéficience • Les animaux utilisés dans cette étude sont des souris immunodéficientes, ce qui les rend particulièrement sensibles aux infections opportunistes.

Devenir

Mise à mort des animaux pour analyses scientifiques Toutes les souris seront mises à mort pour des analyses approfondies qui concernent principalement la moelle osseuse et le sang, éléments essentiels pour comprendre l’évolution de la maladie. • Justification : ces examens sont indispensables pour valider les hypothèses scientifiques du projet et pourraient aider à identifier de nouvelles stratégies thérapeutiques contre la leucémie. • Méthode : la mise à mort sera réalisée selon des protocoles stricts garantissant une mort rapide et sans douleur, conformément aux réglementations en vigueur sur le bien-être animal.

Remplacement

Stratégies de remplacement de l’expérimentation animale Afin de limiter autant que possible le recours aux animaux, plusieurs méthodes alternatives seront utilisées pour mener cette étude sur la leucémie. 1. Expériences en laboratoire sur des cellules humaines • Des cultures de cellules leucémiques humaines seront utilisées pour observer comment une enzyme influence leur croissance et leur évolution. • Des modèles plus avancés, appelés cultures 3D et organoïdes de moelle osseuse, seront développés pour recréer un environnement proche de celui du corps humain. Cela permettra d’obtenir des résultats plus réalistes sans utiliser d’animaux. 2. Analyses informatiques et exploitation des données existantes • Des bases de données contenant des informations sur des patients atteints de leucémie seront analysées afin de repérer d’éventuels liens entre l’expression d’une enzyme et la progression de la maladie. • Ces approches bioinformatiques permettront de générer des hypothèses solides avant de tester de nouveaux traitements, réduisant ainsi le besoin d’expériences sur des animaux. 3. Études sur des cellules humaines en dehors du corps (ex vivo) • Des cellules souches du sang seront cultivées dans des conditions spécifiques pour étudier le rôle d’une enzyme sans passer par des tests sur des souris. • Des échantillons de moelle osseuse prélevés chez des patients atteints de leucémie permettront de valider les résultats obtenus en laboratoire. Conclusion L’objectif est d’utiliser autant que possible ces alternatives avant d’envisager l’expérimentation animale. Cependant, certaines questions scientifiques nécessitent encore un modèle biologique complet pour être étudiées, ce qui justifie l’utilisation de souris lorsque les autres méthodes ne suffisent pas.

Réduction

Ce projet met en place plusieurs approches pour limiter au maximum le nombre d’animaux utilisés, tout en garantissant des résultats fiables et exploitables. 1. Optimisation des protocoles expérimentaux • Une planification minutieuse des expériences permettra de réduire le nombre de souris nécessaires tout en obtenant des données statistiquement significatives. • Chaque animal sera utilisé pour plusieurs types d’analyses afin de maximiser les informations obtenues, évitant ainsi d’avoir recours à un plus grand nombre de sujets. 2. Expériences préliminaires avant les tests sur animaux • Des tests seront d’abord réalisés sur des cultures cellulaires (in vitro) et des échantillons biologiques (ex vivo), afin d’identifier les conditions expérimentales les plus pertinentes avant de passer à des essais sur animaux. • Cela permettra d’éviter des expériences inutiles et de limiter le nombre de souris impliquées. 3. Utilisation de méthodes statistiques avancées • Des outils statistiques performants seront employés pour garantir des résultats fiables avec le plus petit nombre d’animaux possible. • Ces méthodes permettent d’optimiser les groupes expérimentaux en veillant à ce que chaque test apporte un maximum d’informations. 4. Partage des ressources et des résultats avec d’autres laboratoires • Une collaboration avec d’autres équipes de recherche permettra d’éviter de répéter des expériences déjà réalisées ailleurs. • L’exploitation de bases de données existantes sur la leucémie permettra d’affiner les hypothèses sans multiplier les tests sur animaux. Conclusion Grâce à ces stratégies, le recours aux animaux sera limité au strict nécessaire. Ces mesures s’inscrivent dans une démarche responsable et éthique, visant à réduire l’impact de l’expérimentation animale tout en poursuivant des avancées scientifiques essentielles pour la lutte contre la leucémie.

Raffinement

Afin de limiter le stress et la souffrance des animaux tout en garantissant des résultats scientifiques fiables, plusieurs mesures seront mises en place. 1. Techniques expérimentales adaptées pour minimiser l’inconfort • Les injections et prélèvements sanguins seront réalisés avec des techniques optimisées pour réduire la douleur et le stress des animaux. • Les expérimentateurs seront spécialement formés pour effectuer ces manipulations rapidement et avec le plus grand soin. 2. Surveillance attentive pour prévenir la souffrance • Les animaux seront observés régulièrement afin de détecter rapidement tout signe de détresse ou de douleur. • Des critères stricts seront appliqués : si un animal montre des signes avancés de souffrance ou de détérioration de son état de santé, il sera mis à mort de manière éthique et sans douleur pour éviter toute souffrance prolongée. 3. Amélioration des conditions de vie • Les souris seront élevées dans un environnement enrichi, comprenant des tunnels, des cachettes et une litière adaptée, afin de favoriser leur bien-être et de réduire leur stress. • Elles seront logées en petits groupes compatibles pour éviter l’isolement et favoriser un comportement naturel. • Les souris utilisées étant immunodéficientes, elles seront hébergées sous couvercle filtrant pour limiter le risque infectieux, qui pourrait altérer leur bien-être ainsi que les résultats expérimentaux. 4. Formation et encadrement des chercheurs • Tous les chercheurs impliqués recevront une formation continue aux meilleures pratiques en expérimentation animale, pour garantir des manipulations respectueuses et éthiques. • Un dialogue constant sera maintenu avec le comité d’éthique et les spécialistes du bien-être animal, afin d’améliorer en permanence les protocoles et de s’assurer qu’ils respectent les dernières recommandations en matière de protection animale. Conclusion Grâce à ces mesures, l’impact des expériences sur les animaux sera réduit au minimum, tout en garantissant des conditions de vie optimales et un suivi rigoureux de leur bien-être.

Choix des espèces

La souris a été choisie pour cette étude car elle représente un modèle particulièrement adapté à la recherche sur la leucémie humaine. Pourquoi utiliser la souris ? • Une grande similarité avec l’humain : le système de production des cellules sanguines (hématopoïèse) chez la souris fonctionne de manière très proche de celui de l’être humain. Cela permet de reproduire fidèlement les mécanismes impliqués dans le développement de la leucémie. • La possibilité de modifier son patrimoine génétique : grâce à des modèles génétiquement modifiés, les chercheurs peuvent étudier avec précision l’effet de l’absence d’une enzyme sur la maladie. • Une expérimentation contrôlée : la souris permet de tester l’évolution de la leucémie dans un organisme vivant, en réalisant des injections de cellules leucémiques, des traitements et des analyses de sang dans des conditions proches de celles utilisées en milieu clinique. • Un modèle rapide et efficace : les souris ont une durée de vie courte et se reproduisent rapidement, ce qui permet d’obtenir des résultats en un temps relativement réduit et d’évaluer l’évolution de la maladie sur plusieurs générations de cellules. Pourquoi utiliser des souris adultes ? Les études seront débutées sur des souris à un âge compris entre 8 et 12 semaines, car : • À cet âge, leur système sanguin est totalement formé et stable, ce qui permet d’obtenir des résultats fiables et reproductibles. • Leur taille et leur maturité physiologique facilitent les procédures expérimentales, comme les prélèvements et injections.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 5464
Souffrances
▲ -
▲ 1308
▲ 4156
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 5464

Pour savoir si le microbiote intestinal déclenche l'arthrite juvénile, 5 464 souris colonisées par une flore humaine développent une arthrite chronique et sont examinées chaque semaine à mesure que leurs articulations gonflent, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger à modéré. Elles subissent des gavages, des injections, des prélèvements d'urine et de selles toutes les deux semaines, une ligature de l'iléon sous anesthésie pour certaines, et une exsanguination cardiaque à la fin. Le porteur indique que l'arthrite limite leur mobilité au point de gêner l'accès à la nourriture et à l'eau, et prévoit de la litière douce et du gel alimentaire posé dans la cage. Aucune n'est gardée vivante, le RNT précisant qu'elles ne peuvent être "ni réutilisées, ni replacées, ni adoptées".

Objectifs

L’arthrite juvénile idiopathique (AJI) est une maladie caractérisée par la présence d’une ou plusieurs arthrites d’origine inconnue chez l’enfant de moins de 16 ans, sur une durée supérieure à 6 semaines. Les causes de l’AJI restent inconnues. Nous formulons l’hypothèse que la composition du microbiote, le dysfonctionnement de la barrière intestinale et la translocation de composants bactériens seraient des éléments déclencheurs du développement d’arthrite. Nos objectifs sont les suivants : 1. Comprendre si le microbiote intestinal des patients atteints d'AJI peut moduler la sévérité de l'arthrite. 2. Étudier l'impact spécifique de composants bactériens intestinales sur l'apparition et la gravité de l'arthrite chronique 3. Comprendre quelles molécules ont cet effet, et si des changements de leur absorption dans l'intestin de l'hôte pourraient avoir un impact sur l'arthrite. L'exploration de cette hypothèse doit tenir compte des interactions complexes entre le contenu du tube digestif et de nombreuses structures mécaniques, chimiques et immunologiques qui forment la barrière intestinale. Ainsi, l'exploration de notre hypothèse nécessite l'expérimentation dans le contexte d'un être vivant. Dans la mesure du possible, les mécanismes pathologiques mis en évidence par ces études sur les animaux seront explorés plus avant à l'aide de modèles in vitro ou ex vivo.

Bénéfices attendus

Ce projet étudiera un lien de causalité entre la composition du microbiote intestinal et le développement de l'arthrite. Nous aurons une meilleure compréhension d'un mécanisme important de la maladie, la modulation de l'inflammation chronique de l'arthrite par la présence systémique de fragments de paroi provenant des bactéries intestinales. Ainsi notre projet ouvrirait la voie vers de nouvelles approches thérapeutiques de l'arthrite inflammatoire, basées sur la modulation de l’immunité intestinale, ou des thérapies ciblant spécifiquement les fragments de paroi bactérienne systémique afin de les inactiver ou de les éliminer des hôtes sensibles à l'arthrite. Globalement, nous comprendrons mieux un groupe spécifique de molécules communes à presque toutes les bactéries et dont l'effet sur l'hôte est mal compris.

Procédures

Interventions non-invasifs effectués sur des animaux vigiles : Prélèvement de l'urine/selles, toutes les 2 semaines, Quelque secondes Évaluation de la sévérité de l'arthrite , Hebdomadaire, moins d’une minute Gavage, 1 à 4 fois par souris , quelque secondes Injection, 3 à 4 fois par souris, quelque secondes Chirurgie de ligature de l'iléon sous anesthésie, 30 minutes Exsanguination cardiaque et perfusion cardiaque sou anesthésie, moins de 5 minutes

Impact sur les animaux

Les principales nuisances attendues sur les animaux tout au long du projet sont : 1) Le stress et inconfort léger de courte durée, lié à la préhension, contention et au gavage ou injection. 2) Inconfort et douleur physique liés à la présence d'inflammation modérée dans les articulations, due à l'arthrite. 3) L’arthrite limitant la mobilité des souris, et peut avoir un impact sur l'accès à la nourriture et à l'eau. 4) L'intervention chirurgicale : de douleur et inconfort modérée contrôlés par l'analgésie.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure car ils ne peuvent être ni réutilisés, ni replacés, ni adoptés. Les animaux doivent être mis à mort pour prélèvements ou lorsqu’un point limite est observé.

Remplacement

Il existe des systèmes que nous pouvons utiliser pour nos études, notamment des organoides et les systèmes de micro-support 3D tels que les intestins-sur-puce, qui nous permettent de reproduire la barrière épithéliale intestinale et de réaliser des études précises sur les mécanismes de transport, en comparant les cellules provenant de plusieurs types de souris. Cela nous permet de réduire le nombre de souris nécessaires, puisque les cellules récupérées à partir d'un petit nombre de souris (après la mise à mort) peuvent être utilisées pour lancer les cultures ex vivo. Nous ferons des tests dans ces systèmes ex vivo qui nous permettront d'évaluer, par exemple, le transport de fragments spécifiques de la paroi bactérienne. D'autre part, nous devrons éventuellement réaliser les expériences sur des animaux vivants pour valider nos études. Autant que possible, les expériences sur les animaux auront été affinées par nos données obtenues en ex vivo. D'autre part, les méthodes ex vivo ne suffisent pas à démontrer le rôle causal entre le microbiote intestinal et le développement d'arthrite chez l'hôte. La relation de causalité entre le microbiote intestinal et l'arthrite chez les hôtes implique de multiples paramètres en interaction complexes qui sont répartis dans l'organisme (par exemple, l'intestin, la circulation, les articulations, les cellules épithéliales, les cellules immunitaires, etc), que nous ne pouvons pas reproduire in vitro ou ex vivo. Par conséquent, les procédures expérimentales décrites ici nous permettent soit de collecter du matériel pour des études ex vivo, soit d'étudier des paramètres physiologiques, immunitaires et pathologiques complexes qui ne peuvent être étudiés en dehors d'un hôte vivant.

Réduction

Afin de réduire le nombre de souris à un minimum garantissant une puissance statistique suffisante, le nombre optimal d’animaux pour chaque procédure a été décidé en tenant compte des connaissances sur la variation naturelle de l'arthrite entre les souris, et du nombre de souris nécessaire pour produire des résultats statistiquement significatifs, déterminée à l'aide d’un logiciel. Nous avons estimé qu’un maximum de 5464 souris au total sera nécessaires pour réaliser ces 5 procédures. Pour chaque procédure, nous avons prévu tous les groupes expérimentaux possibles qui pourraient être nécessaires pour répondre à notre question scientifique. Pour maintenir l'élevage, nous utilisons l'accouplement des souris à microbiote humanisé. Nous obtiendrons uniquement les génotypes nécessaires aux expériences, sans produire inutilement des souris de type sauvage. En ce qui concerne l'élevage, nous ne pouvons pas prévoir avec précision le nombre de souris générées et leur génotype. Nous proposons un nombre qui nous permettrait raisonnablement d'obtenir les groupes requis, mais nous nous efforcerons également d'élever et d'utiliser les souris aussi efficacement que possible, afin de minimiser le nombre de souris qui ne peuvent être incluses dans une expérience ou pour la collecte de biomatériaux. En outre, au fur et à mesure que nous recueillons des données, nos résultats peuvent montrer que tous les groupes de souris proposés dans un protocole ne sont pas nécessaires pour réaliser une expérience robuste. Par exemple, en fonction des résultats obtenus, un groupe de contrôle particulier peut ne pas être nécessaire. Dans ce cas, nous supprimerons ces groupes de l'étude, ce qui réduira le nombre de souris nécessaires. Par conséquent, le nombre total d’animaux pourrait être inférieur à notre estimation de départ.

Raffinement

Nous établirons des groupes reproducteurs de souris colonisées naturellement par le microbiote humain transmis par la mère. Il n'est donc plus nécessaire de gaver les souris avec du microbiote humain au début de chaque expérience, ce qui réduit le stress, la douleur et la souffrance. Pour les procédures expérimentales débutant sur des souris adultes, deux semaines d'acclimatation sont programmées pour le bien-être des souris, une fois qu'elles sont transférées dans leurs groupes expérimentaux. En outre, pour établir des groupes de reproduction colonisés par le microbiote humain, certaines souris sont utilisées car elles ne développeront pas d'arthrite, ce qui évite des souffrances inutiles. L’évaluation des animaux est effectuée rigoureusement à l’aide d’une grille d’évaluation avec les pointes limites précis. L'évaluation de l'arthrite n'est pas effectuée avant l'âge du sevrage, car l'arthrite n'apparaît jamais avant ce stade. Le renforcement d’enrichissement des cages, le nombre d’animaux par cage et les soins médicaux à fournir dépendront des signes cliniques observés. Lorsque les signes cliniques d’arthrite apparaissent, pour minimiser la douleur, nous mettons de la litière douce et la nourriture ou du gel alimentaire directement dans la cage. Pour l'évaluation de l'arthrite, nous avons mis au point un système de photographie des articulations des animaux pour éliminer la nécessité de mesurer physiquement les membres inflammés, ce qui peut provoquer des douleurs, et de réduire le temps de contention des animaux. Pour les animaux qui vont subir de la chirurgie, la douleur sera gérée de manière rigoureuse : les souris recevront une analgésie, une anesthésie générale, et une réhydratation injectable. Les souris seront maintenues sur un tapis chauffant tout au long de la procédure pour éviter l’hypothermie, et leur état sera rigoureusement suivi. Chaque procédure du projet sera réalisée dans un environnement calme, avec un nombre limité de personnel dans la pièce dédiée aux expérimentations afin de ne pas stresser les animaux.

Choix des espèces

La souris est un mammifère avec une physiologie et un système immunitaire très proches de l’homme et pour laquelle il existe une lignée mutante, permettant des études mécanistiques approfondies. Elles nous permettent d'imiter l'aspect juvénile de l'arthrite, ce qui est le but de notre étude. Les souris peuvent également être maintenues dans des conditions stériles et être recolonisées avec des microbiotes humains, ce qui permet d'étudier les effets spécifiques des microbiotes associés aux maladies humaines. Ainsi, les résultats expérimentaux seront très probablement transposables à l’homme. Pour établir les groupes des souris d'élevage colonisés avec la flore intestinale provenant de selles humaines, la recolonisation sera faite en utilisant les adultes (souris à maturité sexuelle) âgés de minimum 8 semaines. Pour toute autre procédure, étant donné que l'arthrite peut être due à des effets du développement immunitaire survenant au début de la vie et que notre modèle murin peut développer de l'arthrite dès l'âge de 5 semaines, nous étudierons le développement de l'arthrite chez les souris entre 4 semaines d'âge et l'âge adulte (15 semaines d'âge maximale).

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Souris : 960
Souffrances
▲ 192
▲ 672
▲ 96
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 960

960 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, 192 d'entre elles opérées sous anesthésie sans jamais se réveiller, les autres dans des procédures d'un niveau de souffrance léger à modéré. Un régime gras les rend obèses et hyperglycémiques, avant des jeûnes d'une nuit, des tests de tolérance au glucose et à l'insuline d'une heure et jusqu'à dix prélèvements sanguins à la queue en une demi-journée. Pour mesurer la prise alimentaire, certaines vivent seules en cage jusqu'à un mois, le porteur renvoyant l'évaluation de ce stress à un "barème de mal-être". Seuls des mâles sont utilisés, le RNT expliquant que travailler sur des femelles obligerait à caler les expériences sur le cycle œstrien et augmenterait le nombre d'animaux.

Objectifs

La SELENOT est une nouvelle protéine anti-oxydante impliquée dans le contrôle du stress des cellules neuroendocrines. Elle est notamment impliquée dans la production des hormones la pro-opiomélanocortine (POMC) et de l’insuline, suggérant que cette protéine anti-oxydante pourrait jouer un rôle dans le maintien de l’homéostasie énergétique et qu’un défaut de son activité pourrait contribuer au développement de l’obésité et ses comorbidités. En effet, il est maintenant bien établi que le cerveau obèse est stressé et que le stress cellulaire dans l'hypothalamus joue un rôle central dans la résistance à la leptine et le développement de l'obésité. Lors d'un régime riche en graisses (high fat diet, HFD) chronique, les neurones hypothalamiques développent un stress cellulaire qui induit une résistance à la leptine et à l'insuline, et conduit à un gain de poids. Les données récentes ont permis d’établir que le développement des neurones POMC et la maturation de la POMC sont altérés par le stress cellulaire qui est associé à l'obésité, entraînant une diminution de la production et de la sécrétion d'alpha-MSH dérivé de la POMC, le régulateur central de l'équilibre énergétique. Ces observations suggèrent que les neurones POMC hypothalamiques pourraient être avantageusement ciblés pour le traitement des dysfonctionnements des neurohormones causés par le stress du RE et associés à l'obésité.

Bénéfices attendus

L'obésité et le diabète de type 2 connaissent une progression significative et synchrone depuis 30 ans de sorte que la pandémie de "diabesity" actuellement observée au niveau mondial constitue un réel enjeu de santé publique. Des études récentes ont révélé que l’hypothalamus de sujets obèses est soumis à un stress oxydatif et inflammatoire permanent, suggérant que des facteurs de contrôle de ce stress pourraient être impliqués dans l’homéostasie énergétique et constituer des cibles thérapeutiques potentielles pour le traitement de l’obésité associée au diabète de type 2. La SELENOT que nous avons mise en évidence pour ses fonctions protectrices des cellules sécrétrices présente plusieurs avanatges qui peuvent en faire une cible thérapeutique très intéressante pour combattre l'obésité et le diabète de type 2 qui lui est associé. En effet, la SELENOT réduit le stress du reticulium endoplasmique et le stress oxydant en général. Elle peut agir aussi bien au niveau central que dans des tissus périphériques impliqués dans le contrôle du métabolisme énergétique. Les études intégrées que nous projetons de réaliser avec les souris d'intérêt requièrent des analyses in vivo qui pourront déboucher sur des applications chez des patients atteints d'obésité et de diabète de type 2.

Procédures

La perfusion intracardiaque durera environ 20 min par animal. Les injections intrapéritonéales dureront moins d'une minute par animal. Les tests de tolérance au glucose et à l'insuline dureront environ 1 h. Des prélévements de sang seront effectués à partir de la queue des animaux vigiles comme décrit dans les différentes procédures (10 maximum par animal sur une demi-journée, chacun des prélévements prendra moins d'une minute). Pour la mesure de la tolérance au glucose, les souris reçoivent une injection de glucose par voie intrapéritonéale. Après anesthésie, une goutte de sang est prélevée au niveau caudal et est déposée sur une bandelette glycémique pour la lecture de la glycémie. Pour la mesure de l’insulinosensibilité, le même type de méthode de mesure de la glycémie est effectué après administration d’insuline.

Impact sur les animaux

Le protocole de nutrition qui sera utilisé entraine un surpoids et une hyperglycémie chez la souris constituant un modèle d'obésité et de diabète de type 2 chez l'animal. Ce modèle est très largement utilisé dans la littérature scientifique. Les souris seront mises à jeun pendant une nuit, une procédure largement utilisée pour la mesure de la glycémie basale et de tolérance au glucose et qui est bien tolérée par l'animal qui récupère son poids normal au bout de quelques heures post-jeûne. Pour les mesures de prise de nourriture, les animaux sont placés individuellement dans des cages de vie normales avec sciure et enrichissement pendant toute la durée de l'expérimentation (jusqu'à 1 mois). L'éventuel stress relatif à l'individualisation des souris peut être évalué selon un barême de mal-être.

Devenir

Toutes les souris seront mises à mort à la fin des expérimentations afin de prélever des organes.

Remplacement

Seule l’utilisation d’un modèle mammifère intégré, donc in vivo chez l’animal entier, peut nous permettre de comprendre, de façon globale, le rôle de la SELENOT dans le contrôle de l’homéostasie énérgétique au cours de l’obésité associée au diabète de type 2 et d’établir des comparaisons pertinentes avec des données qui pourraient être obtenues chez l’homme.

Réduction

En accord avec des expériences antérieures et pour limiter le nombre d'animaux utilisés, les processus physiologiques étudiés seront analysés sur des lots de 12 souris par condition de traitement. Ces effectifs nous assureront d’obtenir des données statistiquement analysables. De plus, les procédures, n’impliquant pas d’effet néfaste à long terme, pourront être menées successivement sur les mêmes animaux intercalées avec une période de repos de 5 jours au cours desquelles les paramètres physiologiques et le bien-être des souris seront régulièrement évalués.

Raffinement

L’ensemble des actes pouvant entrainer une douleur (pose des puces de traçabilité, incision, actes chirurgicaux) sera réalisé sous anesthésie (locale ou générale selon la méthode la plus adaptée) afin d’en minimiser l’impact au maximum. De plus, les animaux recevront un traitement analgésique avant l'acte qui peut être poursuivi après l'acte si nécessité pour prévenir la douleur. Le bien-être de l’animal sera évalué quotidiennement par la mesure des prises de nourriture et de boisson, et le suivi du poids de chaque animal. Au cours des expérimentations, une observation continue des animaux nous permettra d’arrêter le protocole en cas de souffrance.

Choix des espèces

Seule l’utilisation d’un modèle mammifère intégré, donc in vivo chez l’animal entier, peut nous permettre de comprendre, de façon globale, le rôle physiologique de la SELENOT dans le contrôle de l’homéostasie énérgétique au cours de l’obésité associée au diabète de type 2 et d’établir des comparaisons pertinentes avec des données qui pourraient être obtenues chez l’homme. La souris présente de nombreux avantages pour l’élevage en animalerie : taille et coûts d’entretien réduits, fortes performances reproductives. De plus, la souris est un modèle animal largement utilisé pour les études physiopathologiques permettant une comparaison aisée de nos données avec celles d’autres équipes. Au cours de cette étude, la physiologie adulte sera étudiée. Les souris seront donc âgées d’au moins 8 semaines lors des expérimentations. Les protocoles seront mis en place chez des souris mâles et non chez des femelles pour nous affranchir de toutes variations dues aux modifications de sécrétion des hormones gonadiques au cours du cycle oestrien qui peuvent impacter significativement les résultats. L'utilisation de souris femellles nous obligerait à effectuer toutes les expériences à un stade précis de l'oestrus, ce qui complixiefirait lourdement l'étude et augmenterait fortement le nombre d'animaux.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 221
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 113
▲ 108
Devenir
 -
 -
 -
 221

Quatre-vingt-quatre souris reçoivent un cathéter jugulaire reposé entre chaque séance, puis jusqu'à vingt perfusions d'une heure, éveillées, en quatre semaines. Sur 221 souris au total, toutes tuées à l'issue, 48 subissent en plus une implantation de cellules tumorales dans le cerveau, cinq injections de chimiothérapie par semaine pendant quatre semaines et trois séances d'irradiation, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré à sévère. Le porteur attend une perte de poids, de motricité et de sensibilité chez les animaux développant un glioblastome. La rubrique consacrée aux objectifs ne décrit aucune question scientifique et se limite à indiquer que l'étude s'inscrit dans les thématiques de l'unité, qu'elle a été validée par son conseil scientifique et qu'elle fait l'objet d'une collaboration industrielle.

Objectifs

Ce projet s’inscrit dans les thématiques de recherche de l’unité. Il a été validé par le Conseil Scientifique de l’unité et fait l’objet d’une collaboration industrielle ayant elle-même validé l’importance scientifique de l’étude.

Bénéfices attendus

Le bénéfice attendu est une amélioration de l’efficacité des stratégies thérapeutiques actuelles pour les tumeurs cérébrales (Glioblastome et Métastases cérébrales) (Radiothérapie+Chimiothérapie). En effet, dans les premiers temps (à court terme) nous évaluerons un débit d’administration optimal et nous nous assurerons que l’administration répétée de la molécule n’engendre pas de conséquences néfastes à l’animal. Puis à long terme nous évaluerons les effets de cette molécule en présence de radiochimiothérapie sur la croissance tumorale dans des modèles de glioblastome murins et métastases cérébrales.

Procédures

Les animaux sont soumis à plusieurs types d’interventions : -Pose de cathéter jugulaire : 20 minutes par animal, réalisée une seule fois sur chaque animal, 84 animaux sont concernés. -Injection lente (animal vigile): 60 minutes par animal, réalisées au maximum 20 fois sur un animal pendant une période de 4 semaines, 84 animaux sont concernés. -Prélèvements sanguins : 2 minutes par animal, réalisées au maximum 3 fois sur un animal , 12 animaux sont concernés. -Chirurgie (implantation cérébrale de cellules tumorales sous anesthésie générale) : 30 minutes maximum par animal, réalisée une seule fois sur chaque animal, 48 animaux sont concernés. -Injection de la chimiothérapie (animal vigile) : 5 fois sur 5 jours consécutifs pendant maximum 4 semaines ; 5 minutes maximum par animal, 48 animaux sont concernés. -Irradiation (sous anesthésie générale) : 3 séances de 4 Gy sur 3 jours consécutifs : 10 minutes maximum par animal, 48 animaux sont concernés. -Injection pour les 60 animaux de la procédure métastase cérébrale. -Injection d'analgésique (animal vigile) : 1 fois avant la mise à mort pour tous les animaux ; 2 minutes maximum par animal, tous les animaux sont concernés. -Imagerie IRM pour suivi de croissance tumorale

Impact sur les animaux

Suivant l’expérience du laboratoire concernant les procédures expérimentales, nous nous attendons à avoir une perte de poids, de motricité et de sensibilité chez les animaux qui auront un développement de glioblastomes ; ces effets indésirables surviennent en fin de protocole et grâce au respect des points limites, leur durée est de maximum 24h. La nuisance est considérée comme sévère. Les séances fractionnées de radiothérapie et les séances d’imagerie (IRM) n’induisent pas en elles-mêmes de douleurs, de perte de poids ou de comportement anormal, un autre point limite est ainsi défini par une diminution de la fréquence respiratoire en dessous de 30 respirations / min lors de l’irradiation. S’il est atteint, le pourcentage d’isoflurane sera légèrement diminué et si la fréquence n’augmente pas à nouveau, la procédure sera arrêtée. Cette fréquence est mesurée en continu par un ballonnet abdominal, ce qui nous permet d’être très réactif. Ces nuisances sont très courtes de moins d’une minute. La nuisance est considérée comme légère. Comme l’infusion de la molécule est prévue quotidiennement (5/7 j), le cathéter jugulaire sera replacé entre chaque session d’infusion. Cela occasionnera probablement une gêne pour l’animal sans toutefois lui induire une souffrance.

Devenir

A la fin de chaque procédure, les animaux sont mis à mort dans le but de récupérer différents organes pour analyses post-mortem.

Remplacement

Les tumeurs sont connues pour être multi-compartimentales, c'est-à-dire qu’au-delà du simple compartiment de la cellule tumorale existent la vascularisation, l’hypoxie et l’inflammation qui influent fortement sur la croissance tumorale. L’utilisation de modèles in vivo permet d’intégrer ces différentes composantes, indispensables à la compréhension des mécanismes de développement tumoral et de réponses aux différents traitements. Ce projet intervient après plusieurs étapes de validation in vitro ayant permis de retenir la meilleure conformation de la molécule mais ne peut pas s’effectuer intégralement sur des modèles de remplacement in vitro ou in silico.

Réduction

L’utilisation des méthodes d’imagerie non invasive se conforme à la réglementation en vigueur dans le respect de la réduction du nombre d’animaux car elles permettent de suivre à différents temps l’évolution de la tumeur chez le même animal sans nécessité d’euthanasier plusieurs animaux à chacun des temps. Chaque animal est dans ce cas son propre contrôle et permet de réduire le nombre total d’animaux nécessaires pour l’étude. Concernant les troisième et quatrième procédures et afin de pouvoir réaliser des analyses statistiques, nous estimons qu’au minimum, 12 animaux par groupe de traitement pour le Glioblastome et 15 animaux par groupe pour les métastases au départ sont nécessaires afin de réaliser des tests statistiques , et ainsi comparer les effets des différents traitements et ce, en fonction du temps. Ces 12 et 15 animaux sont calculés sur la base d’un test de puissance connaissant la variabilité intrinsèque des modèles tumoraux basés sur nos travaux antérieurs et en espérant une valeur statistique. Il est important de noter ici que le nombre d’animaux calculé est un nombre maximal. Grâce notamment aux études en imageries qui sont quantitatives, nous réaliserons des analyses séquentielles. Ainsi, les expériences seront réalisées par plusieurs lots et si les seuils statistiques sont atteints alors le protocole sera stoppé.

Raffinement

A leur arrivée, les animaux seront placés en groupe sociaux (4 souris par cage) dans des cages standards répondant aux normes européennes. Ils bénéficieront d’un temps d’adaptation (au minimum 7jours) avant toute expérimentation et bénéficieront également d’enrichissement (roue d’activité, stimulation sensorielle). Les animaux seront surveillés de leur arrivée à la fin du protocole par un personnel compétent afin de déterminer leur état (poids, apparence physique) et la mise en place, si nécessaire, de mesures afin d’améliorer le bien-être animal. Cette évaluation sera réalisée quotidiennement pendant les phases critiques (implantation, irradiation) et 3 fois par semaine par la suite. Pour remédier à la perte de poids, les souris disposeront de croquettes humidifiées dans le fond de la cage ainsi que du complément alimentaire. Le poids de chaque animal sera mesuré avant, pendant et après les procédures d’implantation tumorale et d’injection du traitement. Si une perte de poids supérieure à 15% est observée, la procédure sera arrêtée. La procédure chirurgicale pour l’établissement du modèle de tumeur cérébrale et/ou l’injection du traitement peuvent induire des douleurs. Pour limiter ces douleurs, les souris reçoivent une injection d'analgésique 20min avant la chirurgie et les anesthésies locales sont réalisées par application d'un gel Les souris sont ensuite anesthésiées pendant la chirurgie. Les animaux sont surveillés jusqu’à leur réveil et ensuite replacés dans leur cage et rentrés à l’animalerie tous les soirs. Ils sont ensuite surveillés quotidiennement et grâce à l’échelle d’évaluation « Grimace scale », nous pouvons évaluer efficacement les éventuelles douleurs de l’animal. Dès qu’une observation de l’expression faciale de l’animal atteint un seuil critique sans que pour autant les points limites entrainant la mise à mort ne soient atteints, une couverture analgésique sera mise en place par une injection quotidienne d'analgésique. Les infusions de la molécule ayant lieu quotidiennement (5/7j), cela minimise fortement le risque de bouchage du cathéter jugulaire. Si cela arrive, un flux d’héparine sera réalisé pour le déboucher.

Choix des espèces

Les modèles tumoraux in vivo sont nécessaires afin d’évaluer l’effet du traitement sur les cellules tumorales tout en prenant en compte toutes les composantes du microenvironnement tumoral qui peuvent modifier l’effet thérapeutique du traitement. Nous utiliserons donc des souris immunocompétentes C57Bl/6 car ces souris présentent la composante inflammatoire et notamment macrophagique. Le modèle de tumeur cérébrale utilisé repose sur l’implantation de cellules de gliome GL261, cellules issues de souris C57Bl/6 qui permet alors d’éviter toute inflammation aberrante due au rejet de « greffe » par la souris souche utilisée. Ce projet consiste en une évaluation de l’effet d’un traitement sur un modèle animal de glioblastome. Le choix de la souris est alors idéal pour obtenir des résultats fiables et reproductibles, permettant de réduire à un minimum le nombre d’animaux utilisés. De plus, ces modèles sont déjà maîtrisés dans notre laboratoire. Concernant le modèle de métastases cérébrales, ce dernier est réalisé sur souris Nude (immunodéficiente) car ce sont des cellules humaines qui sont injectées. L’ensemble des animaux utilisés dans cette étude seront de jeunes adultes, âgés de 8 à 12 semaines en début de protocole. Cela permettra le développement de tumeurs plus reproductibles. De plus, à ce stade, le cerveau est mature et il est possible de suivre l’évolution des animaux sur des temps longs. Cet âge leur confère également une résistance aux protocoles expérimentaux utilisés.