Éthologie / comportement / biologie animale

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Rats : 484
Souffrances
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484 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le porteur implante des fibres optiques ou des électrodes dans leur cerveau lors d'une chirurgie d'une heure et demie, puis les soumet à une restriction alimentaire les maintenant à 90-95 % de leur poids pendant jusqu'à quatre mois pour les motiver à une tâche comportementale. Il présente cette faim imposée comme n'affectant que "très peu" le bien-être des animaux non-humains, tout en la décrivant comme le ressort de leur motivation. Ce projet fondamental cartographie des circuits de la prise de décision, avec une "perspective translationnelle" vers les pathologies mentales, et le porteur affirme que seuls des "organismes entiers" permettent d'en étudier les bases neuronales.

Objectifs

La prise de décision est un processus essentiel du comportement humain. Ce processus complexe nécessite d’apprendre de son environnement afin d’emmagasiner des connaissances mais également de s’adapter aux changements. Une prise de décision adaptée nécessite ainsi un équilibre entre les comportements d’exploitation (utilisation des connaissances acquises) et d’exploration (recherche d’options plus favorables) qui peuvent être fidèlement modélisés chez le rat afin d’en établir les bases neurales. Le projet vise à étudier les circuits cérébraux qui permettent une prise de décision adaptée dans un environnement changeant chez le rat. Nous souhaitons dans ce projet étudier la connectivité de plusieurs régions connues pour être impliquées dans la prise de décision mais dont le rôle précis n’est pas connu. Dans un premier temps nous réaliserons une étude descriptive de la connectivité entre ces différentes régions, puis nous testerons leur implication fonctionnelle en procédant à une déconnexion ou une activation réversible, afin de déterminer leur rôle précis.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de préciser la connectivité des différentes régions impliquées dans la prise de décision ainsi que de préciser leur rôle . Une hypothèse majeure actuelle est que la prise de décision maladaptive qui caractérise un grand nombre de pathologies mentales est associée à un syndrôme de dysconnectivité de ces régions, ce projet fondamental a donc une claire perspective translationnelle.

Procédures

Les animaux subiront une chirurgie d’injection intra cérébrale de composés et d’implantation à demeure de fibre optique ou d’électrode d’enregistrement d’une durée maximale d’une heure et demie. Ils seront soumis également à une restriction légère d’accès à la nourriture (rationnement afin de conserver 90-95% de leur poids initial) qui durera maximum 4 mois ainsi qu'à une tâche comportementale dont les sessions durent entre 20mn et 1h15 par jour pour une durée maximale de 4 mois.

Impact sur les animaux

Les chirurgies d’injection intra cérébrale de composés et d’implantation de fibres ou d’électrodes présentent un risque de diminution du bien-être animal dans les moments/jours qui suivent la chirurgie (inconfort, fatigue et parfois douleur). Afin de garantir la motivation des animaux pour la tâche comportementale ils seront mis en restriction alimentaire légère (90-95% de poids corporel) ce qui impacte très peu leur bien-être (légère sensation de faim garantissant la motivation des animaux à obtenir une récompense alimentaire).

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure.

Remplacement

Elucider les bases neuronales de fonctions cognitives ne peut, par définition, s’étudier que chez des organismes entiers. L’approche cognitive chez l’homme n’autorise pas la manipulation fine des circuits neuronaux qui est nécessaire à la compréhension de leur fonctionnement. De même, l’approche neurocomputationnelle faisant appel à la modélisation est utile mais reste complémentaire des approches interventionnelles in vivo qui permettent de valider la véracité des modèles prédictifs.

Réduction

Nous cherchons à utiliser le nombre minimal d’animaux permettant d’obtenir des données exploitables lors de l'utilisation des tests statistiques. Le recours à des méthodes réversibles permet de diminuer le nombre d’animaux nécessaire. De plus, nous effectuerons les différentes procédures dans un ordre logique permettant de ne pas réaliser les expérimentations sur les voies n’ayant pas été validées par les procédures précédentes, ce qui permettra de réduire le nombre d’animaux.

Raffinement

Le bien-être animal étant essentiel pour garantir des données comportementales exploitables, toute souffrance sera évitée. Les animaux bénéficieront d’un enrichissement adapté (matériel de nidification, tunnel et barre à ronger) et seront hébergés en cage collective, même après les chirurgies. Les protocoles de chirurgie ont été optimisés afin de garantir des conditions optimales (analgésie centrale, locale, gel oculaire, tapis chauffant, scoring post-opératoire). Des points limites généraux et spécifiques ont été identifiés afin de permettre une prise en charge optimale de la douleur et de l’inconfort.

Choix des espèces

D’une façon générale les rongeurs sont un bon modèle d’étude du système nerveux. Les principes fonctionnels à l’œuvre dans ces circuits sont transposables à l'homme. De plus de nombreuses épreuves comportementales spécifiques permettent de modéliser chez le rat des aptitudes cognitives complexes. Les animaux utilisés pour ce projet seront des jeunes adultes âgés d’environ 3 mois au début des expériences afin de limiter la variabilité de taille.

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Bovins : 42
Souffrances
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42 vaches laitières vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis gardées vivantes et réutilisées pour le renouvellement du troupeau. Le porteur leur impose une restriction alimentaire d'environ 20 % pendant quatre à six semaines et réalise cinq prises de sang à la queue, pour mesurer l'effet de la sous-alimentation sur la lactation et l'ingestion. Il indique que ce déficit reste inférieur à celui que les vaches connaissent en début de lactation et ne devrait pas provoquer d'effet indésirable. Il inscrit l'objectif dans une meilleure modélisation des rations et une "efficience alimentaire" accrue, et juge impossible de se passer de la vache laitière pour ces réponses zootechniques.

Objectifs

La disponibilité en aliments au cours du cycle de lactation chez la vache laitière n’est pas constante et peut conduire en élevage à des périodes de sous-alimentation. Cette situation est fréquente dans les systèmes d’élevages laitiers dans lesquels l’essentiel de l’alimentation est dépendant de la production de fourrages sur l’exploitation. Les périodes de sous-alimentation conduisent à des baisses de production et peuvent entraîner une mobilisation des réserves corporelles. Cependant, nos connaissances actuelles ne permettent pas de quantifier l’importance de ces évolutions de production et de mobilisation à moyen terme. De plus, lorsque l’offre alimentaire redevient à volonté, l’ingestion pourrait être stimulée par un besoin de reconstitution des réserves corporelles, après la mobilisation qui a pu avoir lieu pendant la période défavorable. En effet, on sait déjà que l’ingestion des brebis au cours du cycle est liée aux variations de l’état des réserves. Il est donc intéressant de vérifier si c’est aussi le cas chez les vaches laitières, et surtout de vérifier si cette influence est proportionnelle à l’importance ou à la durée de la mobilisation des réserves corporelles. L’objectif du projet est donc de quantifier l’effet de deux durées (4 et 6 semaines) de restriction alimentaire (environ 20% de la quantité ingérée à volonté des vaches laitières) sur l’évolution de l’ingestion, de la production laitière et des réserves corporelles pendant et après la phase de restriction. Les résultats nous permettront de mieux nourrir les animaux en tenant compte de l’évolution de la production et de la capacité d’ingestion. Et ainsi, assurer une meilleure nutrition et efficience alimentaire.

Bénéfices attendus

Les résultats de ce projet nous aideront à mieux modéliser les courbes de lactation et de capacité d’ingestion des vaches laitières, en particulier en fonction de la disponibilité en énergie, puisque ces éléments sont essentiels lors du calcul de ration. En effet, la prévision de l’ingestion est statique aujourd’hui (selon l’état de l’animal au temps T). Notre objectif à long terme est d’envisager une prévision dynamique, tenant compte du passé nutritionnel des vaches. Cela nous permettra de mieux alimenter les animaux en tenant compte de l’évolution de la production et de la capacité d’ingestion.

Procédures

Cette expérimentation concerne des animaux vigiles, élevés conformément aux règles d’élevage et de bonnes pratiques. La majorité des mesures ne demande pas plus d’intervention que celles réalisées en routine sur les vaches laitières (mesure de l’ingestion et de la production laitière). Les vaches laitières auront une prise de sang à la queue en semaine 3 de pré-expérience, 4 et 6 de restriction alimentaire, et 2 et 5 de post-restriction, soit 5 prises de sang au total pour toute l’expérimentation.

Impact sur les animaux

La diminution des apports alimentaires de 5 kg (en matière sèche) représente en moyenne environ 20% de la quantité ingérée à volonté des vaches laitières en milieu de lactation. Or, le déficit alimentaire est assez fréquent chez les bovins : quelques fois, l’éleveur décide volontairement de sous-alimenter certains animaux pour avoir une meilleure efficience alimentaire. Les animaux sont habitués à des phases de sous-alimentation. C’est notamment le cas pour les vaches laitières en début de lactation, période pendant laquelle elles mobilisent leurs réserves corporelles pour satisfaire à leurs besoins. L’importance du déficit alimentaire induit par la restriction alimentaire du présent projet sera inférieure à la limite de ce que les vaches ont l’habitude de vivre au début de lactation et ne devrait donc pas induire des effets indésirables sur les animaux. La prise de sang est peu douloureuse et dure peu de temps (quelques secondes). Toutefois, la peau peut être légèrement sensible lorsque l'aiguille la traverse. Le volume de sang prélevé est très faible par rapport au volume sanguin total d’une vache.

Devenir

Les animaux, n’ayant subi aucune intervention invasive, ni traitement susceptibles d’avoir des effets importants sur leur santé et/ou survie, seront conservés afin de participer au renouvellement ultérieur du troupeau et pourront être réutilisés dans de nouveaux essais. Ceci se fera sous la responsabilité du responsable des installations expérimentales. Le suivi sanitaire régulier par le vétérinaire traitant permettra de garantir que ceci est possible.

Remplacement

L’expérimentation concerne directement les réponses zootechniques de capacité d’ingestion et de production de lait des vaches laitières. Il est donc impossible de se passer des vaches laitières qui ingèrent la ration et qui produisent du lait. Les modèles de prévision disponibles prédisent assez mal ces réponses sur des rations restreintes telles que celles offertes dans ce projet expérimental.

Réduction

Le nombre de vaches laitières de chaque lot a été calculé pour pouvoir mettre en évidence des différences entre les traitements. Compte tenu du schéma expérimental en continu, il est difficile de diminuer le nombre d’animaux sans risquer de perdre trop en puissance statistique.

Raffinement

Les seuls actes invasifs seront des prises de sang réalisées à la queue, partie de l'animal peu douloureuse : : 5 prélèvements au total. Les vaches seront maintenues dans leur environnement d’élevage habituel qui est parfaitement adapté à leurs besoins comportementaux, environnementaux, sanitaires. Elles ne seront jamais en isolement social. Les prélèvements et la surveillance des animaux se feront par des personnes compétentes et habilitées.

Choix des espèces

La problématique de l’étude, assez spécifique aux vaches laitières, nécessitera de travailler avec cette espèce. Les vaches seront de race Prim’Holstein. Il s’agit de la race de vache laitière la plus répandue en France et dans le monde. Les résultats de ce projet ont vocation à être diffusés au niveau international. Les vaches laitières seront des vaches adultes en milieu de lactation (vêlages compris entre septembre et novembre). Au cours de l’expérimentation, ces vaches seront à différents stades de gestation.

Mesures de la capacité d’ingestion des brebis

(NTS-FR-830614v1 – 06/10/2023)
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Moutons : 48
Souffrances
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48 brebis de race Romane vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, gardées en vie et renvoyées dans le troupeau d'élevage à l'issue. Chaque animal est placé en case individuelle sur caillebotis pendant les huit semaines de fin de gestation, avec des auges peseuses mesurant la quantité de fourrage ingérée. Le porteur indique que les agneaux mâles rejoindront le circuit de commercialisation et les femelles le renouvellement du troupeau. Il présente ce projet comme visant à actualiser des références d'alimentation vieilles de quarante ans, au service de la production ovine.

Objectifs

Dans un contexte de changement climatique mondiale, l'élevage ovins doit être autonome et résilient. Ce projet a pour objectif d'accompagner l'adaptation des systèmes de production face aux aléas et à ces changements climatiques en développant leur autonomie protéique et azotée. Un des enjeux principaux est d'adapter, au plus juste, l'alimentation aux besoins des animaux. Ces besoins sont couverts par les apports énergétiques et protéiques des rations alimentaires mais conditionnés par la capacité d'ingestion de l'animal. L'estimation de la capacité d'ingestion des animaux est donc déterminante pour le calcul des rations, elle varie en fonction de plusieurs facteurs (âge, taille, poids, race, stade physiologique...). Les références actuelles sur le sujet datent de plus de 40 ans et s'avèrent aujourd'hui parfois obsolètes car sous-estimées. Ce projet vise donc à réactualiser ces références sur des races précises en fonction de plusieurs types de fourrages. Dans cette étude, nous nous intéresserons plus particulièrement à la capacité d'ingestion de brebis de race Romane durant le dernier tiers de gestation et la phase d'allaitement, elles seront alimentées avec des fourrages secs aux caractéristiques contrastées (stades de récolte, valeurs d'encombrement et nutritionnelles).

Bénéfices attendus

L'enjeux de ce projet est d'optimiser l'utilisation des fourrages pour l'alimentation des brebis allaitantes, il permettra de : - créer de nouvelles équations de prédiction de l'ingestion - actualiser les références de capacités d'ingestion, durant des phases physiologiques clés (gestation et lactation) et sur différentes races (à l'échelle globale du projet) - tester différents facteurs de variation (poids de l'animal, taille de la portée de la brebis, qualité des fourrages). In fine, ce projet permettra aux éleveurs ovins de disposer de références actualisées quant aux capacités d'ingestion des ovins et d'assurer une couverture optimale des besoins des animaux en fonction de leur stade physiologique et de la qualité des fourrages proposés.

Procédures

Les brebis seront conduites en cases individuelles sur caillebotis pendant la période de fin de gestation (8 semaines) avec accès à deux auges peseuses automatisées. Les cases étant mitoyennes et les barrières ajourées, les interactions entre les animaux seront possibles (contacts visuels, olfactif, auditif et physique).

Impact sur les animaux

La procédure de mesure d'ingestion implique une période de mesures individuelles sur un dispositif de case individuelle sur caillebotis, ces cases sont équipées d'auges peseuses électroniques permettant une pesée automatique du fourrage. Afin de limiter tous risques d'inconfort pour la brebis des tapis en caoutchouc sont installés sur une partie des caillebotis assurant ainsi une zone de couchage confortable. Toutes les stalles individuelles sont installées dans une même pièce pour limiter l’isolement des animaux et réduire le stress éventuel, les animaux sont séparés par des barrières ajourées entre chaque case permettant des interactions sociales avec les congénères placés à proximité (les animaux peuvent se voir, s'entendre et se toucher).

Devenir

Pas d'abattage expérimental, les animaux seront gardés en vie. Les brebis retourneront dans le troupeau expérimental en conditions d'élevage classiques. Concernant les agneaux, les mâles rentreront dans la chaîne de commercialisation classique et les femelles seront gardées pour le renouvellement du troupeau.

Remplacement

Il n'existe pas de méthode alternative à l'utilisation d'animaux qui nous permettent de répondre aux enjeux de ce projet et c'est pour cela que nous avons recours à des animaux. Le projet porte sur les capacités d'ingestion de la brebis de race Romane et permettra de produire des références qui seront étendues à l'élevage. Le contexte du projet est l'élevage ovin où l'animal est, par conséquent, au centre des préocupations. Centré sur les pratiques alimentaires en lien avec les performances zootechniques, ce projet necessite donc d'utiliser des ovins et plus précisément des brebis avec leurs agneaux.

Réduction

Compte tenu de la variabilité interindividuelle des mesures réalisées (ingestions, pesées, note d'état corporel...), le nombre minimum d'animaux nécessaire pour mettre en évidence une différence au moins égale à 2 fois la valeur de l'écart-type des fidélités intermédiaires des mesures est de 6 avec une probabilité de 0.05. 6 individus sont donc nécessaires par lot, 4 traitements contrastés étant appliqués avec 2 répétitions, 8 lots de 6 brebis seront nécessaires par schéma expérimental, sur deux années. 48 brebis sont concernées par la procédure expérimentale.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans un bâtiment d'élevage éclairé naturellement. Les parcs d'élevage adjacents seront séparés par des barrières à claire-voie permettant un contact visuel entre animaux de différents parcs et diminuant l’angoisse possible liée au cloisonnement. La taille des cases est adaptée au gabarit de l’animal. Elle lui permet de se lever, se déplacer et de se coucher sans entrave et leur disposition permet aux animaux de se voir et de s’entendre. Chaque brebis dispose d'une surface de 2.55 m². Des tapis en caoutchouc de 1m par 2m sont installés sur les caillebotis afin d'améliorer le confort des animaux. Les animaux seront préalablement habitués aux stalles pendant la période pré-expérimentale de 2 jours. Les animaux seront alimentés à volonté, deux fois par jour, et disposeront d’eau à volonté et d’une pierre à sel afin d'éviter l'apparition de maladies métaboliques ou de carences. Les moutons seront suivis tous les jours lors de la distribution de l’alimentation par un animalier habilité, responsable de la mise en oeuvre du protocole.

Choix des espèces

Le projet porte sur les capacités d'ingestion de la brebis de race Romane et permettra de produire des références qui seront étendues à l'élevage. L'expérimentation porte sur l'étude des capacités d'ingestion sur des stades physiologiques précis, dans cette procédure les brebis seront gestantes. Les animaux du reste de l'expérimentation, hors procédures car conduits en lot en condition d'élevage classique seront en gestation puis à l'allaitement.

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Souris : 410
Souffrances
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Devenir
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410 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Elles subissent une fracture fermée du tibia, une résection de tissu adipeux, une perfusion dans les ventricules du cerveau et des tests comportementaux dont la nature n'est pas précisée, pour relier troubles cognitifs après une opération et obésité. Le porteur annonce des douleurs, une baisse de mobilité et une perte de poids après les chirurgies. Il affirme que l'approche intégrée in vivo est la seule à rendre compte du caractère systémique de ces dysfonctions.

Objectifs

L’objectif du projet est de mettre en évidence un lien entre dysfonctions cognitives post-opératoires et obésité. Afin d’étudier la réponse physiologique et systémique d’un organisme atteint d'obésité et une chirurgie, le modèle murin est le plus adapté à la compréhension des mécanismes et le plus transposable à la clinique. La démonstration et compréhension de ce lien permettra une translation a la clinique avec 1) une surveillance renforcée des patients obèses en pré et post-opératoire 2) la mise en place de mesures hygiéno-diététiques renforcées en prévention des chirurgies 3) l’utilisation de molécules pharmacologiques ciblées en pré et post-opératoire.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus de ce projet sont doubles. Le premier, à court terme, est de pouvoir valider un modèle animal qui conjuguera dysfonctions métaboliques et troubles cognitifs post-opratoires. Ainsi, ce modèle nous permettra de valider l'hypothèse selon laquelle les troubles cognitifs post-opératoires (TCPO) peuvent être influencés par l'état métabolique de l'animal. A moyen et long terme, l'objectif de ce projet est de mieux comprendre les mécanismes sous-jaccents à l'origine d'une aggravation de la survenue du TCPO chez les individus obèses et/ou atteint de dysfonctions métaboliques et ainsi de permettre de proposer des stratégies therapeutiques et/ou préventives innovantes.

Procédures

Les animaux seront soumis aux procédures suivantes pouvant apporter une nuissance - fracture fermée du tibia droit : cette procédure durera au minimum 1h et au maximum 14j - tests comportementaux pour évaluer les performances cognitives des animaux : cette procédure durera au maximum 3 jours - résection de tissu adipeux : cette procédure durera maximum 4 semaines - perfusion intracérébroventriculaire : cette procédure durera maximum 4 semaines

Impact sur les animaux

Plusieurs nuisances et/ou effets indésirables sont attendus au cours de ce projet: -stress des animaux au moment de leur réception -stress au moment des manipulations pour les tests de comportement. -douleur à court terme engendrée par les chirurgies. -baisse temporaire d’activité et de mobilité attendue avec les chirurgies. -perte de poids attendue consécutive à la chirurgie.- isolement/individualisation en cas d'aggressivité.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure afin de collecter les tissus et procéder à des analyses histologiques, biochimique, biologie moléculaire, cytométrie en flux. Ces études permettront de comprendre les mécanismes tissulaires et cellulaires mis en jeu dans les phénomènes observés.

Remplacement

L’étude des dysfonctions métaboliques et cognitives, et l'analyse de leur déroulement, nécessite de prendre en compte le caractère systémique et la contribution relative des différents organes (circulation sanguine, cerveau, tissu adipeux), ce qui ne peut être réalisé que par une approche intégrée in vivo. Les procédures expérimentales présentées à l’appui de ce projet ne peuvent donc pas être remplacées par d'autres méthodes n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants et susceptibles d'apporter le même niveau d'information

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés pour les études de comportement sera au préalable calculé suite à la réalisation d’études pilotes nous permettant d’estimer le nombre d’animaux nécessaires pour obtenir une puissance suffisante. Des travaux antérieurs montrent que le nombre d’animaux nécessaires aux études histologiques, biochimique, biologie moléculaire, cytométrie en flux est de 5 par groupes. Une partie de l’étude sera faite sur lignée de cellules de cerveau de souris afin de répondre à des questions ne nécessitant pas de réaliser de la culture primaire.

Raffinement

Les animaux sont placés en pièce d'acclimatation lors de leur arrivée à la zootechnie. Ils sont pris en charge par du personnel de la zootechnie compétent qui vérifie leur état et place de l'enrichissement dans les cages pour amoindrir le stress du transport et permettre aux animaux de faire un nid. Les animaux issus de différents cartons de transport ne sont jamais mélangés lors de la répartition dans les cages d'hébergement. Les cages sont passées en revue quotidiennement pour repérer les blessures éventuelles, comportement anormal (isolement, pas de reflexe de fuite lorsque l'on vient attraper l'animal), maigreur, problème de dentition, et pesés 1 fois par semaine. Les tests de comportement seront réalisés suite à une habituation des animaux aux expérimentateurs et au expériences afin de réduire le stress engendré. De plus, toutes les procédures engendrant de la douleur sont réalisées sous anesthésie chirurgicale et un analgésique est utilisé en parallèle de ces procédures.

Choix des espèces

Les souris représentent un modèle bien établi pour l’analyse des fonctions métaboliques, et constituent l’espèce mammifère la moins susceptible de ressentir de la douleur, de la souffrance, de l'angoisse ou de subir des dommages durables lors des procédures expérimentales/chirurgicales mises en oeuvre dans ce projet. La souche C57BL/6J réagit très bien aux régimes alimentaires déséquilibrés, nous maîtrisons ce modèle depuis de nombreuses années. Les animaux seront étudiés à l’âge adulte, à partir de 8 semaines, pour ne pas interférer avec les mécanismes mis en jeu au cours du développement.

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    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres poissons : 4500
Souffrances
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▲ 4500
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Devenir
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4 500 poissons sauvages au maximum vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, la quasi-totalité relâchée après capture et une mortalité annoncée sous 0,5 %. Ils sont capturés par pêche électrique ou au filet, anesthésiés pour la mesure et un prélèvement de nageoire, afin d'évaluer l'effet des centrales photovoltaïques flottantes sur les peuplements de poissons. Le porteur indique que la capture peut altérer le mucus et les écailles et qu'un piégeage prolongé peut être fatal. Le projet répond au développement rapide de ces installations dont les impacts écologiques restent mal connus.

Objectifs

Les centrales photovoltaïques flottantes constituent une nouvelle alternative aux centrales photovoltaïques terrestres pour la production d’énergie, en vue de la transition énergétique. Les prédictions de croissance de ces installations sont exponentielles, ces dernières représenteront d’ici 2030 une part importante de la production d’énergie photovoltaïque. Ainsi, ces installations et projets d’installations sur les plans d’eau connaissent un fort développement sur le territoire national, sans que les impacts écologiques potentiels, négatifs ou positifs, sur la biodiversité aquatique et le fonctionnement des écosystèmes lacustres ne soit connus. En particulier, les plans d’eau de gravière, écosystèmes artificiels, sont spécifiquement utilisés par les développeurs de ces technologies. Or, à ce jour, il n’existe aucune étude scientifique qui quantifie les effets écologiques de ces installations sur les écosystèmes aquatiques ni sur les plans d’eau de gravière en particulier. Le projet vise donc à combler ce manque de connaissances et de répondre aux attentes des différents services de l’état sur cette question. Le projet a pour objectif d’évaluer les effets des centrales photovoltaïques flottantes sur la biodiversité et le fonctionnement des écosystèmes lacustres. En particulier, il s’agit de quantifier ces effets sur le peuplement de poissons. Les observations porteront sur l’abondance, la structure en classe de taille, et la biomasse. L’analyse des isotopes stables des tissus des différentes espèces de poissons sera effectuée pour reconstituer le réseau trophique de chaque lac.

Bénéfices attendus

Ce projet apportera des connaissances essentielles sur les effets des panneaux solaires flottants sur la structure des peuplements de poissons et la structure du réseau trophique. Les connaissances aquises auront des répercussions opérationnelles sur la configuration et le déploiement de nouvelles centrales. Elles permettront de répondre, par des données scientifiques, aux questionnements des services de l’Etat en vue du déploiement de cette technologie.

Procédures

L'objectif est d'évaluer l'identité, la densité, et le régime alimentaire des poissons de lacs équipés de centrales photovoltaïques flottantes et des lacs contrôle. Des pêches scientifiques (pêche à l'électricité ou pêche au filet) seront effectuées dans 10 lacs chaque année. Les filets seront posés une fois pendant 1h30 au lever du jour. Dans chaque lac, 15 individus maximum par espèce (maximum de 5 individus pour chacune des 3 classes de taille - juvénile de l'année, juvénile et adulte ) seront mesurés et feront l'objet d'un prélèvement d'un fragment de nageoire (pelvienne). Ces poissons seront anesthésiés pour effectuer la mesure de taille et le prélèvement. Chaque lac contient en moyenne 6 espèces de poissons différentes et la pêche ne garantie pas de pouvoir collecter systématiquement toutes les classes de taille et 5 individus par classe de taille et espèce. Un maximum de 900 poissons sera soumis à la procédure chaque année, soit un maximum de 4500 poissons.

Impact sur les animaux

La capture des poissons par pêche électrique et filets maillants, malgré des poses très courtes, peut induire des altérations du mucus et des écailles. Le piégeage du poisson dans un filet peut entrainer sa mort. Lors de la stabulation, le maintien du poisson en vie peut être compromis si l'eau est chaude et peu oxygénée. Le renouvellement de l’eau très régulier (entre chaque point de pêche électrique et entre chaque filet) dans les seaux permet cependant de limiter très fortement les risques de mortalité. La mesure de la taille des poissons implique un stress léger dû à la manipulation des animaux. Le prélèvement d’un petit fragment de nageoire pelvienne (‘fin clipping’) implique une douleur de sévérité moyenne.

Devenir

Seuls les poissons n'ayant pas subi de dommages au cours des opérations de capture seront utilisés pour l'expérimentation. Les poissons seront remis à l'eau à l'issue de la procédure. Nous pouvons prévoir une faible mortalité consécutive à cette procédure (largement inférieure à 0,5%) représentant moins de 5 poissons pour 10 lacs (0,5% x 900) et donc moins de 25 poissons au cours des 5 ans du projet sur les 4500 poissons utilisés au maximum.

Remplacement

Le projet a pour but de comprendre comment l’installation des panneaux solaires modifie la structure des communautés de poissons présents dans les plans d’eau de gravière. Les réponses observées sont susceptibles de différer selon l’espèce de poisson et sa classe de taille. Il s’agit aussi d’évaluer les conséquences des installations de panneaux sur la niche trophique occupée par les poissons et sur l’ensemble du réseau trophique. Toutes les espèces présentes dans l’écosystème doivent être caractérisées, aucune espèce n’est donc remplaçable ni substituable, car nous en intégrons l’ensemble de la diversité piscicole.

Réduction

Il existe une forte variabilité trophique intraspécifique chez les poissons, en partie associée à des changements ontogéniques. Notre projet repose sur une approche à l’échelle des communautés de poissons tout en prenant en compte la variabilité trophique, notamment ontogénique, au sein des populations. L’objectif d’un nombre de 5 individus par classe de taille et donc de 15 individus par espèce permettra de disposer d’un effectif de qualité pour prendre en compte cette variabilité interindividuelle, tout en limitant le nombre d’animaux concernés par le prélèvement pour l’analyse des isotopes stables. Ce nombre de 15 individus est un compromis optimal qui permettra, si besoin, de mesurer la taille de la niche trophique des populations à l’aide d’approches bayésiennes (SEAb), et sera très robuste au niveau de la communauté. L’analyse du peuplement de poissons dans chaque lac (c’est-à-dire la richesse spécifique et l’abondance) sera effectuée en identifiant et comptabilisant l’ensemble des poissons capturés lors de la pêche. Entre 3 et 11 espèces de poissons sont présentes dans les 20 lacs étudiés, avec une moyenne de 6 espèces par lac. Un maximum de 900 individus sera donc échantillonné annuellement (10 lacs) x (6 espèces) x (3 classes de taille) x (5 individus) parmi environ 7500 poissons capturés annuellement (750 poissons échantillonnés par pêche scientifique par lac). En particulier, les 15 individus seront prélevés pour les espèces les plus abondantes du lac. 20 lacs seront suivis dans ce projet en suivant une approche Before-After-Control-Impact (BACI) qui est particulièrement robuste pour modifier les conséquences des changements environnementaux. Nous utiliserons 9 sites avec centrales (Impact) et 11 sites sans centrales (Control). Chaque lac sera échantillonné une fois tous les 2 ans, limitant ainsi l’impact potentiel de la capture et des prélèvements sur la communauté d’un lac.

Raffinement

Notre groupe de recherche possède une très forte expérience de plus de 10 ans de suivis dans ces plans d’eau et de leurs communautés de poissons. Lors des suivis des plans d’eau, nous réalisons pour chaque plan des mesures de multiples paramètres physico-chimiques (température, pH, conductivité, oxygène…). Par expérience, nous savons que lors de ces échantillonnages, le taux de saturation en oxygène dissous est élevé dans les plans d’eau. Les conditions physico-chimique seront contrôlées régulièrement dans les bacs (Sonde YSI proDSS) et l’eau renouvelée dès qu’elles dévieront des valeurs observées dans le plan d’eau au moment de l’échantillonnage. Aussi, lorsque la température sera trop élevée, nous annulerons nos échantillonnage (e.g. vague de chaleur). Néanmoins, ces conditions météorologiques seront ont évitées en travaillant sur la période allant de mi-septembre à mi-octobre. Les poissons seront anesthésiés (densité inférieure à 20 individus par bac) dans des bacs de 50 L. Une fois une dizaine d’individus capturés (sauf dans le cas de gros spécimens dépassant 800 g (extrêmement rares) qui seront anesthésiés et mesurés individuellement), les animaux seront anesthésiés avant la mesure de taille et le prélèvement du fragment de nageoire pelvienne pour limiter le stress et la douleur liés à la manipulation et au prélèvement avant d’être réveillés dans un bac de 50 L puis relâchés. L’exondation (mesure et prélèvement) est particulièrement courte et dure, en générale, moins de 30 secondes. Le niveau de cicatrisation n’est pas connu précisément en milieu naturel mais lors de la recapture de poissons, nous constatons que le recouvrement de la plaie par du mucus permet une cicatrisation des nageoires pelviennes au bout d’une saison en milieu naturelle. Sur une durée de deux ans, les nageoires pelviennes prélevées repoussent totalement et il n’est pas possible de reconnaitre un individu prélevé deux ans plus tôt. La probabilité de recapture est excessivement faible mais, si elle arrive, elle n’a pas de conséquence ni sur le poisson ni sur les résultats.

Choix des espèces

Le projet vise à analyser la réponse des poissons à l’échelle de la communauté dans son ensemble et vise à prendre en compte la variabilité trophique au sein des espèces de poissons. Ainsi, i) toutes les espèces de poissons présentes dans chaque plan d’eau seront prises en compte pour évaluer la structure de la communauté et du réseau trophique et ii) des individus aux différents stades de vie (juvénile à adulte) seront inclus dans les analyses car ils sont susceptibles de présenter des réponses différentes selon les espèces.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Macaques à longue queue : 40
Macaques rhésus : 40
Autres primates : 40
Souffrances
▲ -
▲ 120
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 120
 -

120 macaques de trois espèces vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis réutilisés, chaque animal subissant un examen IRM d'une à quatre heures sous anesthésie générale. Le projet compare la neuroanatomie et les comportements sociaux des espèces pour étudier l'hypothèse du "cerveau social" des primates. Le porteur affirme qu'il n'existe pas d'alternative non animale et que les rongeurs ne conviennent pas, l'étude de cerveaux post-mortem ne suffisant pas selon lui. Les retombées annoncées relèvent de la connaissance fondamentale, avec la constitution d'atlas anatomiques.

Objectifs

L'hypothèse du "cerveau social" évoque la possibilité que certaines parties du cerveau des primates soient dédiées à la gestion des interactions sociales et la représentation abstraite de la structure du groupe social. En étudiant l'évolution biologique du système nerveux de différentes espèces de macaques montrant des comportements sociaux différents (ici Macaca mulatta, M. fascicularis et M. tonkeana), le but ultime de nos recherches est de participer à l'étude du fonctionnement et des origines du cerveau social des primates. À terme, notre projet de recherche permettra de comparer les comportements et la neuroanatomie de différentes espèces de primates non-humains. Un maximum de 120 macaques (jusqu’à 40 individus de chaque espèce de macaques) sera étudié. Leurs comportements sociaux seront étudiés par des observations éthologiques classiques et des prises de données semi-automatisées. Leur neuroanatomie fonctionnelle sera étudiée par une technique d’imagerie par résonnance magéntique peu invasive (IRM). Des études complémentaires sont déjà effectuées par notre équipe sur des échantillons post-mortem de cerveaux de macaques. L’étude de macaques vivants est indispensable pour étudier, entre autres, l’activité cérébrale au repos des macaques (accessible dans le cadre d'acquisitions de données IRM chez le primate non-humain anesthésié). Nos recherches permettront de mieux comprendre l’architecture du système nerveux des primates en relation avec leurs comportements sociaux. Ces connaissances fondamentales pourraient apporter de nouvelles perspectives concernant les cibles biologiques dans la prise en charge des maladies mentales humaines se caractérisant par des comportements sociaux inadaptés à la vie en société.

Bénéfices attendus

Les retombées potentielles de ce projet scientifique seront multiples. Elles permettront de mieux comprendre l’évolution et l’architecture du système nerveux des primates en relation avec leurs comportements sociaux. D’un point de vue fondamental, elles permettront d’émettre de nouvelles hypothèses concernant les causes biologiques des différences de socialité observées au sein du genre Macaca. Nos recherches participeront à établir des atlas de l’anatomie du cerveau pour des espèces de macaques, encore actuellement inconnue comme c’est le cas du macaque de Tonkean. D’un point de vue pratique, nos recherches pourraient nourrir de nouvelles perspectives quant aux cibles biologiques en lien avec des maladies mentales humaines, se caractérisant par des comportements sociaux maladaptés à la vie en société.

Procédures

Les animaux seront soumis à un examen IRM non invasif d’une à quatre heures sous anesthésie générale.

Impact sur les animaux

Toutes les nuisances sont considérées comme légères. Les nuisances sont limitées au stress, en lien avec la capture, séparation des congénères, au transport et à l’anesthésie (nausée, hypothermie, désorientation).

Devenir

Les animaux impliqués dans ce projet de recherche vivent en semi-liberté en groupe naturalistique multi-mâles, multi-femelles. L’utilisation des animaux dans le présent projet n’a pas d’impact sur leur santé physique et mentale future, d’où la possibilité de les garder en vie.

Remplacement

Il n’existe pas d’alternative non-animale à ce projet. Au vu des différences comportementales, neuroanatomiques et phylogénétiques, l’utilisation de rongeurs n’est pas une alternative envisageable pour décrire les différences de neuroanatomie fonctionelle corrélant avec les différences de socialité au sein du genre Macaca. Notre équipe étudie aussi des échantillons de cerveau post-mortem de différentes espèces de macaques. Toutefois, cette étude post-mortem ne permet pas d’acquérir des données de neuroanatomie fonctionelle, impliquant ainsi la nécessité d’étudier des individus vivants dont nous pouvons observer les comportements sociaux et les corréler aux images neuroanatomiques.

Réduction

D’après la littérature, un nombre raisonnable d’individus pour étudier la neuroanatomie d’une espèce de primates non-humains, mâles et femelles, est de 30-40 individus. Notre projet impliquera donc un maximum de 40 individus par espèce considérée. Nos données seront comparées aux acquisitions IRM existante en libre accès web. La neuroanatomie de certaines espèces que nous étudierons (macaques rhésus et macaques crabiers) est déjà décrite dans la littérature. Toutefois, ces études concernent des sujets vivants dans des environnements peu ouverts et au sein de groupes sociaux peu nombreux – ce qui influence la neuroanatomie des individus. Les aménagements du site offrent des configurations de groupes sociaux unique, permettant ainsi d’avoir accès à des données neuroanatomiques plus fidèles et plus représentatives des conditions écologiques dans lesquelles ces animaux vivent à l’état sauvage.

Raffinement

Les animaux vivent en groupe social dans des parcs en semi-liberté. L’examen d’imagerie (IRM) auquel ils sont soumis est non invasif et sera réalisé sous anesthésie générale avec surveillance vétérinaire. L’examen IRM n’occasionne pas de capture supplémentaire des animaux, il sera réalisé à la faveur de leur contrôle sanitaire périodique.

Choix des espèces

Afin d'étudier l'évolution du cerveau social des primates, il est nécessaire d'impliquer différentes espèces de primates non-humains. En effet, les différences interspécifiques ont une importance cruciale concernant des mécanismes d'évolution biologique étudiés. De plus, nous savons qu'il existe un lien entre la phylogénie et les comportements sociaux au sein du genre Macaca. Ainsi, il existerait une dimension héréditaire et génétique, entre socialité et neuroanatomie chez ces différentes espèces de macaques. Par conséquent, l’utilisation du modèle macaque en IRM est indispensable et pleinement justifié par la nature et les objectifs de notre projet de recherche. Les animaux seront impliqués dans notre procédure à partir de l’âge de 18 mois, ce qui correspond à un âge supérieur où le sujet serait sevré en condition naturelle.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 2104
Souffrances
▲ -
▲ 32
▲ 1320
▲ 752
Devenir
 -
 -
 -
 2104

2 104 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance allant de léger à sévère. Elles subissent une ou deux chirurgies du cerveau, implantation d'électrodes de deux à six heures et injection de virus, suivies d'enregistrements de l'activité neuronale et de tests de mesure de l'anxiété et de la peur. Le porteur décrit une recherche fondamentale sur des récepteurs au glutamate et affirme qu'aucune méthode alternative n'existe pour préserver un réseau neuronal intact chez le rongeur. Les applications thérapeutiques pour les troubles anxieux sont annoncées à long terme, l'euthanasie servant à des analyses histologiques post-mortem.

Objectifs

Le projet, qui se déroulera dans deux établissements, a pour but d’étudier des récepteurs activés par le glutamate et fortement présents dans le système nerveux central des vertébrés. Ces récepteurs jouent un rôle central dans la communication et le fonctionnement de nos neurones, ainsi que dans les mécanismes associés à l’apprentissage et la mémoire. Ces récepteurs au glutamate étant également impliqués dans de nombreuses pathologies neurologiques et psychiatriques (épilepsie, neurodégénérescence, troubles cognitifs), ils constituent des cibles thérapeutiques à fort potentiel. L’objectif de ce projet est d’évaluer et comprendre le rôle et l’importance de la régulation d’un des récepteurs au glutamate dans le fonctionnement des circuits neuronaux et le comportement, dans un cadre physiologique et pathologique. Il s’agira notamment de comprendre l’importance de ces récepteurs dans la formation et la stabilisation des souvenirs associant un contexte à une émotion donnée et leur implication dans les comportements liés à l'anxiété. Nous voulons comprendre si et comment ces récepteurs participent à la réactivation et la coordination de plusieurs structures cérébrales pendant l'exécution et la consolidation des souvenirs aversifs dépendante du sommeil. Pour cela, nous réaliserons des enregistrements in vivo chez des souris libres de leurs mouvements et endormies. L'identification des processus de formation de souvenirs émotionnels est essentielle pour comprendre comment ces processus sont affectés dans la maladie. Ce projet devrait permettre des avancées scientifiques sur les mécanismes et la diversité des récepteurs du glutamate, sur la régulation des signalisations neuronales et des fonctions cérébrales et comportementales associées. Notre travail ouvrira de nombreuses perspectives tant avec des implications importantes sur notre compréhension de la neurotransmission et le développement de nouveaux agents protecteurs contre les troubles neurologiques et psychiatriques. Ainsi des retombées sont attendues tant dans le domaine fondamental qu’appliqué (développement de nouvelles stratégies thérapeutiques).

Bénéfices attendus

Les troubles anxieux sont des troubles psychiatriques très répandus et constituent une préoccupation croissante pour la santé publique mondiale. Ces troubles touchent environ 15 à 20 % de la population à un moment ou un autre de leur vie. Ils sont aussi systématiquement associés à des troubles du sommeil, considérés soit comme une cause, soit comme une conséquence des symptômes. Ce projet de recherche fondamentale utilisera des modèles animaux pour développer nos connaissances sur les mécanismes neurophysiologiques précis potentiellement affectés chez les patients humains. A long terme, il permettra ainsi de développer et de mettre en œuvre des stratégies thérapeutiques précises de prévention et de guérison axées sur le sommeil dans les troubles anxieux.

Procédures

Selon la procédure considérée, les animaux seront soumis à un ou deux types de chirurgie au niveau du cerveau (implantation d’électrodes (2-6h) et/ou injection de virus (1h30)) avec ou sans enregistrement de l’activité des neurones pendant l’éveil et le sommeil sur animal vigile (2 à 8 h, 1x/jr) avec ou sans comportement (1h maxi / jr). Ainsi, 3 options peuvent se présenter : 1) comportement (mesure de l’anxiété ou de la peur), 2) injection de virus + comportement, 3) injection de virus + implantation d’électrodes + enregistrement de l’activité des neurones + comportement. A la fin de chaque procédure, il sera réalisé sur chaque individu une euthanasie selon une méthode réglementaire qui, selon les besoins, pourra permettre des prélèvements et analyses ultérieurs (10min). L’ensemble des actes (hors enregistrement de l’activité neuronale et comportement) est réalisés sous anesthésie et analgésie.

Impact sur les animaux

Nous détaillons ci-dessous l’ensemble des dommages prévus dans ce projet. Nuisances induites par les actes effectués : chirurgie du cerveau : implantation d’électrodes et injection de virus (légère perte de poids, problème de cicatrisation et douleur post-chirurgicale pendant 48h ; risques anesthésiques (hypothermie, détresse respiratoire, arrêt cardio-respiratoire, etc) ; isolement nécessaire à la préservation des électrodes implantées (stress modéré) ; comportement (stress modéré).

Devenir

Les animaux seront euthanasiés à l’issue de chaque procédure afin de réaliser des analyses histologiques (prélèvements et analyses sont nécessaires post-mortem).

Remplacement

Un impératif concernant les études sur récepteurs natifs est de conserver l’intégrité d’un réseau neuronal afin de préserver les connections synaptiques. A ces fins, il n’existe, à ce jour, aucune méthode alternative à l’utilisation de modèle rongeurs. Les techniques d'enregistrement chroniques sont invasives et ne peuvent être effectuées chez l'homme chez le sujet sain. Elles sont utilisées chez des patients épileptiques dont l'activité cérébrale est par conséquent anormale. Ceci ne permet pas d'effectuer des études systématiques car le placement des électrodes est dicté par l'impératif médical. D'autre part, l'état des connaissances actuelles et la puissance requise d'un point de vue technologique ne permettent pas de modéliser le fonctionnement de ces réseaux sur ordinateur.

Réduction

Les enregistrements électrophysiologiques de grande ampleur in vivo permettent d'enregistrer un grand nombre de neurones simultanément, ce qui augmente la puissance statistique des analyses et permet de réduire le nombre d'animaux utilisés. Pour les tests comportementaux, le nombre d'animaux proposé reste standard par rapport à la littérature existante. Le couplage entre électrophysiologie in vivo et comportement permet également de corréler les résultats comportementaux des individus avec leur activité neurale. Ceci permet de s'affranchir partiellement du problème de variabilité individuelle et de réduire le nombre d'animaux. Le calcul du nombre d’animaux a également été réalisé en fonction des travaux précédents. Au total, sur 5 ans, ce projet de recherche impliquera 2104 animaux.

Raffinement

Après leur réception, les animaux sont habitués aux expérimentateurs par une manipulation bienveillante pendant 5jrs (5min) de manière à réduire le stress lors des procédures. Sauf si cela n’est pas approprié, toutes les procédures expérimentales du projet sont pratiquées sous anesthésie générale ou locale en recourant à des analgésiques. Les enregistrements en soi ne sont pas douloureux. Les administrations et prélèvements seront effectués conformément aux bonnes pratiques vétérinaires. Les animaux seront hébergés en groupes ou individuellement et disposeront d’un enrichissement de nidification. Une surveillance quotidienne sera réalisée pour vérifier la bonne santé des animaux et les points limites définis. Avant le début de chaque procédure l’animal sera pesé et son état général contrôlé. En cas de signe de douleur, les animaux seront exclus du protocole. Les procédures comportementales sont modérément aversives et brèves et n'induisent pas d'angoisse sur le long-terme.

Choix des espèces

Le choix de la souris est scientifique : il s’agit d’un mammifère de petite taille, au cycle de vie reproductif rapide et qui possède un système nerveux central ‘développé’. La souris est un modèle classique pour l'étude de la physiologie des réseaux neuronaux en lien avec le comportement. Sa robustesse et ses capacités d'apprentissage la qualifient comme un modèle idéal d'étude de la mémoire chez les mammifères. Nous utiliserons des souris non génétiquement modifiées et des souris génétiquement modifiées dans le cadre de ce projet. Ces souris se développent normalement et ont un comportement général sans anomalies évidentes. Seules des souris au stade adulte seront utilisées pour ce projet (à partir de 6 semaines), plus alertes et plus prompts à explorer leur environnement que les animaux âgés.

  • Protection de l’environnement
  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Bovins : 54
Souffrances
▲ -
▲ 54
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 54
 -

54 vaches laitières vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, le porteur prévoyant de les réintégrer au troupeau à l'issue plutôt que de les tuer. Atteintes de mammite subclinique, elles reçoivent des huiles essentielles et subissent cinq prises de sang à la veine caudale par procédure. Le porteur affirme que ces huiles "ne présentent aucun effet indésirable" sur leur santé, sans décrire d'autre contrainte. Il justifie le recours aux vaches par l'objet même de l'étude, une pathologie de la vache laitière, et vise aussi les qualités du lait pour la production.

Objectifs

Au cours des trois dernières décennies, la production mondiale de lait a augmenté de plus de 58%, passant de 522 millions de tonnes en 1987 à 828 millions de tonnes en 2017. Cependant, cette activité, comme toutes les productions animales, est soumise à diverses difficultés. Ces dernières peuvent être d’ordre économique comme l’augmentation des coûts de production ou sanitaire avec les problématiques liées à l’élevage bovin. Du point de vue sanitaire, l’infection la plus importante en élevage bovin laitier est la mammite. Le coût moyen d’une mammite clinique revient à 230€ par vache et par an. Ce coût est composé de 52% de pertes directes (baisse de production, lait écarté, réforme prématurée, traitements, etc.) et de 48% de pertes indirectes (temps consacré aux soins, pénalités sur le paiement du lait, etc.) Le traitement des mammites chez les vaches en lactation s’effectue par l’utilisation d’antibiotiques. Cependant, leur utilisation prolongée développe une résistance antimicrobienne, contamine le lait et les autres productions animales et est à l’origine d’une pollution environnementale liée aux résidus d’antibiotiques. Dans ce contexte, les éleveurs recherchent de nouvelles solutions leur permettant de limiter l’apparition de mammites et l’utilisation des antibiotiques. L’objectif du projet est d’explorer l’utilisation d’huiles essentielles et d’extraits de plantes médicinales avec des activités antibactériennes et antiinflammatoires en thérapie contre les mammites subcliniques qui se traduisent sans symptômes apparents par une augmentation du taux de leucocytes dans le lait et d’évaluer leurs conséquences sur la qualité du lait.

Bénéfices attendus

Ce projet concernera donc des animaux atteints de mammite subclinique c'est à dire ayant une numération cellulaire dans le lait supérieure à 250 000 cellules par ml.

Procédures

Les animaux seront hébergés et logés selon les normes en vigueur dans les élevages laitiers. Les vaches seront nourries à volonté et traitent 2 fois par jour. Pour chaque procédure, 5 prises de sang seront réalisées à la veine caudale (9 ml) au cours des jours suivants la mises en présence d'huile essentielle. J0, J4, J7, J14 et J28 pour la procédure 1 et J0, J7, J21, J28 et J35 pour la procédure 2

Impact sur les animaux

L’utilisation des huiles essentielles ne présente aucun effet indésirable sur la santé des vaches laitières.

Devenir

Suite à l'estimation de l'état général des animaux en fin d'essai, la décision pourra être prise par le responsable de l'installation exprimentale de réintégrer les vaches dans le troupeau non expérimental. Si une alerte au niveau de l'état général d'un animal le justifiait, la cellule bien-être (SBEA) et le vétérinaire seraient consultés.

Remplacement

Il n'est pas possible de remplacer l'utilisation d'animaux pour étudier les effets thérapeutiques des huiles essentielles sur les mammites chez la vache.

Réduction

Nous limitons au maximum le nombre d’animaux par groupe de façon à obtenir des résultats statistiquement fiables. A cause des variabilités inter-animales et intergroupes, un nombre trop restreint d’animaux engendrerait des résultats trop variables et non valides. Compte tenu des données de la littérature (variabilité attendue) et des effets espérés, un test de puissance statistique a été utilisé pour déterminer le nombre minimum d’animaux nécessaire pour cette étude.

Raffinement

Dans la réalisation de ce projet, l’ensemble des procédures ont été mises au point afin de permettre une interprétation fiable dans le respect du bien-être animal, Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation, les animaux disposent de nourriture et d’eau ad libitum. Nous nous efforçons à chaque instant de raffiner nos procédures afin de garantir le bien-être des animaux en cours de procédure grâce à une surveillance attentive des animaux tout le long des expériences.

Choix des espèces

Il s’agit d’un travail sur une pathologie chez la vache laitière (mammite). Les bovins sont donc le modèle optimal pour cette étude. La race de vache laitière utilisée sera la Prim' Holstein. Il s'agit de la race de vache laitière la plus répandue dans le monde. Les résultats de ce projet ont vocation à être diffusés au niveau international. Les vaches laitières seront des vaches adultes en lactation et non gestantes

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Souris : 760
Souffrances
▲ 268
▲ 492
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 760

760 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, une partie menée sous anesthésie sans reprise de conscience. Elles reçoivent des composés et une puce, et une délétion sélective du récepteur à l'ocytocine réduit selon le porteur leur sociabilité et leur bien-être. Après des tests comportementaux, une perfusion cardiaque termine les procédures. Le porteur affirme qu'il "n'y a aucune méthode de remplacement" pour l'étude des comportements sociaux et de la reproduction, et travaille sur des souris jeunes adultes.

Objectifs

L’ocytocine contrôle les grandes fonctions physiologiques permettant la survie des mammifères, depuis la reproduction, la mise-bas, la lactation jusqu’aux comportements sociaux. La libération de l’ocytocine au niveau du cerveau, permet de réguler tous les comportements sociaux, comme les comportements sexuels et parentaux, la mémoire sociale ou l’interaction sociale entre individus. Pour cela, l’ocytocine, en tant que neurotransmetteur, se fixe sur son récepteur exprimé dans différentes populations de neurones du cerveau. En tant qu’hormone libérée dans le sang, l’ocytocine est bien connue pour agir sur son récepteur situé dans les muscles de l’utérus et des glandes mammaires, pour la mise-bas et l’éjection du lait maternel. Le récepteur OXTR est aussi présent dans un sous-type de cellules des testicules, les cellules de Leydig, dont la fonction reste inconnue à ce jour. Récemment, nous avons mis à jour in vitro dans deux lignées transformées de neurones et de cellules de Leydig que le récepteur à l’ocytocine contrôlait directement l’expression et la traduction des gènes impliqués dans l’adaptation cellulaire au sein de ces deux types de cellules. Ayant fait la preuve de concept in vitro, nous voulons mettre en évidence 1) le rôle exact du récepteur OXTR dans les neurones et les cellules de Leydig dans un organe naturel au sein d’un organisme entier et 2) son impact sur les fonctions de reproduction et des comportements sociaux in vivo en l’inactivant spécifiquement dans chacune de ces cellules.

Bénéfices attendus

Ce projet a pour but de comprendre le rôle du récepteur à l'ocytocine, un des cibles thérapeutiques majeurs de l’interaction sociale chez la souris. Ces expériences vont significativement contribuer à l’augmentation des connaissances scientifiques des troubles de l'interaction sociale , et également à plus long terme de développer une nouvelle approche pharmacologique pour soulager ces troubles.

Procédures

administration de composés (1 fois, 5 sec), puçage des animaux (1 fois, 10min par animal)

Impact sur les animaux

administration de composés et puçage des animaux : légère inflammation des tissus localement au site d'injection. délétion sléective du récepteur à l'ocytocine : diminution légère de la sociabilité entre congénères et du bien-être des animaux. Tests de comportement: léger stress des animaux dans un nouvel environnement.

Devenir

administration de composés, puçage des animaux, délétion spécifique du récepteur à l'ocytocine : les animaux sont gardés en vie afin de pouvoir réaliser les tests de comportement. Après les tests de comportement et perfusion cardiaque, les animaux sont euthanasiés.

Remplacement

Nous avons montré par des études préliminaires in vitro dans des cellules immortalisées et transformées en culture, la faisabilité de notre étude. Il n’y a aucune méthode de remplacement pour l’étude des comportements sociaux et la reproduction des animaux.

Réduction

Nous avons mis au point in vitro dans nos lignées de cellules les conditions expérimentales permettant de mettre en évidence des effets statistiquement significatifs, tout en minimisant le plus possible le nombre d’animaux utilisés. De plus, les différents tissus sont utilisés afin de pouvoir faire plusieurs méthodes d’analyse avec le même tissu d’un seul animal, réduisant le nombre d’animaux.

Raffinement

Les animaux sont gardés dans des conditions classiques d’élevage avec deux types d’enrichissement, un igloo en carton et des frisures de papier kraft pour diminuer le stress des animaux et améliorer leur thermorégulation. Les procédures expérimentales, majoritairement des tests de comportements, sont les plus brèves possibles (< 1 heure par animal) et réalisées dans le calme et sous des éclairages faibles afin de minimiser l’inconfort et l’anxiété des animaux. De plus, la plupart des tests de comportement mettent en jeu des interactions avec d’autres animaux et/ou des odeurs sociales dans les appareils de comportement ou cage, différents de leur cage d’élevage, satisfaisant leur curiosité naturelle envers leurs congénères et l’exploration spatiale de leur environnement. Ainsi, les tests de comportement permettraient de renforcer l’enrichissement des animaux. Les tests de fertilité consistent à mettre des animaux mâles avec des femelles de génotype sauvage en reproduction et ne varient pas des conditions d’élevage classique des animaux. Le suivi des animaux sera quotidien et assuré par les soigneurs et expérimentateurs habilités.

Choix des espèces

Les souris sont des petits animaux sociaux qui se reproduisent bien et vite et dont les comportements sont mesurables par des tests bien décrits. Les expériences seront réalisées chez la souris jeune adulte (7-12 semaines) à un stade post-pubère.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Souris : 3424
Souffrances
▲ -
▲ 3392
▲ 32
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 3424

3 424 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Un déficit de sociabilité leur est imposé par invalidation de gènes ou par isolement, avant une longue batterie de tests comportementaux dont le test de la nage forcée, l'enfouissement de billes, l'exposition à des odeurs de prédateur et le test d'intrusion. Le porteur décrit ces atteintes comme "légères" et une perfusion intracardiaque terminale clôt les procédures. Il affirme qu'il "n'y a pas de méthode de remplacement" du comportement animal in vitro, seul l'animal vivant permettant selon lui d'évaluer l'interaction sociale.

Objectifs

L’ocytocine, plus communément appelée « l’hormone de l’amour » est un petit peptide qui régule les comportements sociaux chez les mammifères. Bien qu’elle soit bien connue pour son rôle dans la lactation et l’accouchement, l’ocytocine est également sécrétée dans le cerveau pour moduler les interactions sociales (parent-enfant, fraternel, avec un congénère inconnu, …). Le système ocytocine est en réalité beaucoup plus complexe et encore mal connu. En effet, l’ocytocine, et la vasopressine, un peptide apparenté, se lient sur les récepteurs à l’ocytocine et à la vasopressine, et l’ensemble de ces acteurs contrôle les interactions sociales. L’administration d’ocytocine comme de la vasopressine restaure l’interaction sociale chez les mammifères souffrant de déficits d’interaction sociale, dont l’Homme (autisme, schizophrénie, addiction). De plus, il semblerait que les déficits d’interaction sociale soient liés à des dysfonctions dans le système ocytocine-vasopressine. L’objectif de cette étude est de 1) déterminer les dérégulations (communes) du système ocytocine-vasopressine dans des modèles de souris souffrant de déficits d’interaction sociale (fraternel et avec un congénère inconnu) et 2) d’identifier quels récepteurs de ce système restaure l’interaction sociale.

Bénéfices attendus

Ce projet a pour but de déterminer quelle est la cible thérapeutique la plus importante au sein de la famille ocytocine-vasopressine permettant d'améliorer l’interaction sociale chez la souris. Dans un second temps, le meilleur agent pharmacologique va être identifié sur cette cible. Ces expériences vont significativement contribuer à l’augmentation des connaissances scientifiques des troubles de l'interaction sociale, et de développer des nouvelles approches thérapeutiques pour soulager ces troubles.

Procédures

Les procédures sont : induction d'un déficit de sociabilité par invalidation de gènes ou par isolement; administration de composés (1-14 fois, 5 sec) par voie intranasale, intrapéritonéale ou sous-cutanée, puçage des animaux (1 fois, 10min par animal), tests de comportements (1-14 fois, 5 à 40 min), perfusion intra-cardiaque (1 fois, procédure sans réveil, 30 min). Le comportement social sera évalué en utilisant le test d’interaction sociale directe et le test des trois chambres pour la sociabilité, le test de monte pour le comportement socio-sexuel et le test de déplacement du nid et l'agression maternelle pour le comportement maternel. Enfin, la préférence et la détection olfactives seront mesurées pour la préférence des odeurs sociales. Les comportements stéréotypés, persévérants et répétitifs sont évalués par le scorage des stéréotypies motrices, et en mesurant les alternations dans un petit labyrinthe en Y. Les comportements de type anxieux sont mesurés dans le test de l’enfouissement de billes, le test de suppression de prise de nourriture induite par la nouveauté, le test de reconnaissance des odeurs de prédateurs et le test de la nage forcée. L’agressivité et la dominance seront évalués en utilisant le test d’intrusion d’un mâle résident et le test du tube.

Impact sur les animaux

administration de composés et puçage des animaux : légère inflammation des tissus localement au site d'injection. Modèles de déficit de sociabilité (génétique ou par isolement) : diminution légère de la sociabilité entre congénères et du bien-être et éventuellement une augmentation légère du stress de ces animaux. Tests de comportement: léger stress des animaux dans un nouvel environnement.

Devenir

Les animaux à l'issu des procédures sont euthanasiés pour prélèvement des organes.

Remplacement

Il n’y a pas de méthode de remplacement du comportement animal in vitro. Le comportement animal et les conséquences fonctionnelles de l’interaction sociale ou des déficits ne peuvent être évalués que sur des animaux vivants. Bien que les déficits d’interaction sociale ne menacent pas la durée de vie, ils entravent la qualité de vie et la capacité à concevoir des animaux d’élevage et pour l’homme.

Réduction

Notre étude vise à réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés et le temps d’expérimentation. Les expériences en aigu (jour 1) et en chronique (jour 8) sont réalisées sur les mêmes groupes expérimentaux. Tous les cerveaux des animaux sont conservés et utilisés afin de ne pas sacrifier de nouveaux animaux. Des conditions de réussite sont appliquées à l’utilisation de certains groupes. En effet, le nombre d’animaux sera réduit de moitié si aucun effet genre n’est mis en évidence.

Raffinement

Pour la procédure nous amenant à isoler certains animaux, les animaux auront plus d'enrichissement (matériau de nid) à leur disposition et seront élevés en contacts visuels, olfactifs et sonores avec les autres animaux pour minimiser leur inconfort. Les animaux sont très vite habitués aux procédures, menées dans les délais les plus courts possibles, dans le calme et sous des éclairages faibles afin de minimiser la contrainte et l’anxiété des animaux. Les animaux sont surveillés avant et après chacune des procédures et quotidiennement par les expérimentateurs et le personnel de l'animalerie. De plus, les tests de comportement permettent de satisfaire les comportements de curiosité naturelle des souris à explorer leur environnement et interagir avec leurs congénères. D’après notre expérience, les animaux ne subissent aucune altération de leur état de santé. Si un animal est blessé ou atteint un point limite (pelage négligé, posture anormale, diminution de poids ou diminution d'activité), l'animal sera traité (antiseptique et/ou analgésique) en accord avec le vétérinaire référent et sa surveillance sera renforcée. Si l'animal atteint des signes cliniques inquiétants ou une combinaison de points limites, l'animal sera euthanasié.

Choix des espèces

Les souris sont des animaux sociaux et hiérarchisés. Les souris expriment les mêmes déficits d’interaction sociale et de comportement stéréotypés que les mammifères de plus grosse taille ou les humains. De plus, leur comportement social est régulé par l’ocytocine et la vasopressine et leurs récepteurs qui sont extrêmement bien conservés chez tous les mammifères. Cette espèce est donc un très bon modèle pour étudier les conséquences moléculaires et les effets de composés sur l’interaction sociale. De plus, la souris est un petit mammifère, une taille compatible avec l’utilisation de petites quantités de composés. Les études seront menés chez le jeune adulte (7-10 semaines), le souriceau nouveau-né (0-1 semaine) ou l’animal après sevrage (3-4 semaines).

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Moutons : 40
Souffrances
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▲ -
▲ 40
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Devenir
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 40
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40 agneaux vont être utilisés, accompagnés de 20 brebis non comptées comme cibles, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous gardés vivants. Ils subissent des tests comportementaux, la pose répétée de ceintures à capteur cardiaque, deux prises de sang et des prélèvements de laine, pour évaluer l'effet d'un enrichissement du milieu sur leur bien-être et leur développement. Le porteur décrit un stress de courte durée lié aux manipulations et aux isolements. Il inscrit cette étude sur le bien-être dans une visée d'élevage "durable" et de recommandations pour l'élevage commercial.

Objectifs

L’objectif scientifique de ce projet est de tester l’effet d’un enrichissement multimodal des agneaux, dès le plus jeune âge et jusqu’à 2 mois après sevrage sur le bien-être des agneaux, le développement de leurs capacités cognitives et leur réactivité à une phase d’élevage classique source de stress pour les agneaux : le sevrage. L’hypothèse est que l’enrichissement du milieu de vie des agneaux sera pertinent (induisant donc bien un bénéfice comportemental pour les agneaux, selon la définition de Bloomsmith, 1991), qu'il les placera dans un état émotionnel positif leur permettant de mieux affronter une situation stressante (le sevrage), tout en leur offrant une diversité d’activités possibles pouvant détourner leur attention de l’absence de la mère, et qu’il entraînera un meilleur développement cognitif leur permettant d’être plus efficace lors d’un test de type labyrinthe (test de flexibilité comportementale). Pour ce faire, deux lots d’animaux seront constitués : un lot témoin (T) avec des animaux élevés classiquement, avec leurs mères jusqu’au sevrage, et un lot enrichi (E) avec en plus de l’élevage classique appliqué au lot témoin l’apport de différents objets d’enrichissement afin d’offrir aux agneaux une diversité de stimulations, touchant plusieurs de leur sens, dont le toucher et l’olfaction, et couvrant différents types d’enrichissements. Les objets d’enrichissements prévus sont au nombre de 8 : une brosse en L avec ressort, une brosse fixe simple, une plateforme multi-niveaux, un ballon suspendu, une boîte diffusant des odeurs à valence positive pour les agneaux accompagnée d’une barrière de séparation, et trois objets suspendus pour des manipulations orales.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra, le cas échéant, de faire la preuve de concept que l’enrichissement multimodal dès le plus jeune âge des agneaux est pertinent, permettant d’améliorer le bien-être des agneaux tout au long de leur croissance, et notamment au cours de phases d’élevage stressantes comme le sevrage, en favorisant leurs émotions positives, en stimulant et en développant leurs capacités cognitives et en améliorant leur robustesse. Ce projet permettra aussi de formuler des recommandations pour la mise en place d’objets d’enrichissement du milieu pour les agneaux en élevage commercial.

Procédures

Les 20 brebis ne seront soumises à aucune intervention. Les 40 agneaux seront soumis à : - 3 tests comportementaux, impliquant de les manipuler pour les sortir du parc d’élevage et de les isoler, au moins partiellement, de leurs congénères - 5 mises en place et 5 retraits des ceintures nécessaires pour maintenir le capteur de l’activité cardiaque, impliquant de les manipuler pour les sortir du parc d’élevage et de les isoler, au moins partiellement, de leurs congénères, de les mettre en contention pour la pose / retrait du matériel. - 2 prises de sang, réalisées à l’occasion de la mise en place du matériel de mesure de l’activité cardiaque, évitant ainsi des manipulations supplémentaires sur les animaux, hormis bien sûr la prise de sang. - 3 prélèvements de laine, réalisés pour 2 d’entre eux à l’occasion de la mise en place du matériel de mesure de l’activité cardiaque, évitant ainsi des manipulations supplémentaires sur les animaux, hormis bien sûr la tonte de la zone concernée. Le 3e prélévèment implique de les manipuler pour les sortir du parc d’élevage et de les isoler, au moins partiellement, de leurs congénères, et de les mettre en contention pour réaliser la tonte de la zone concernée.

Impact sur les animaux

Les animaux pourront ressentir un stress de courte durée dans quelques phases du projet : manipulation par l'homme pour mesures physiologiques, tests de réactivité émotionnelle, test de flexibilité comportementale du fait d'une brève contention, d'une exposition à un environnement nouveau et/ou d'un isolement social. Les enrichissements du milieu peuvent éventuellement être source de compétition pour les animaux (et donc d’une augmentation des comportements agonistiques), mais dans le cas de cette étude le nombre d’objets d’enrichissement (8 pour 20 agneaux) mis à disposition des animaux est suffisant pour que ce phénomène de compétition ne soit pas négatif pour les animaux.

Devenir

A l’issue de chacune des 2 procédures les animaux sont maintenus en vie et poursuivent l’expérimentation.

Remplacement

Ce projet a pour vocation de déterminer l'influence de l'apport d'enrichissements multimodaux sur le bien-être et sur le développement du comportement. Il est donc nécessaire d’étudier les animaux cibles, dans notre cas des agneaux, pour pouvoir appréhender leur comportement. NB : Le manque de connaissances scientifiques sur l’enrichissement multimodal dès le plus jeune âge chez les agneaux empêche la construction de modèles in silico pour cette étude.

Réduction

Au total 40 agneaux accompagnés de leurs mères, soit 20 brebis, sont utilisés dans l’expérimentation. Notre effectif statistique est donc de 20 agneaux par lot (les mères n’étant pas la cible de l’expérimentation). Cet effectif est nécessaire pour appréhender la variabilité inter-individuelle du comportement et des paramètres physiologiques (activité cardiaque et cortisolémie) ainsi que l’effet maternel (agneaux appairés à leur frère/sœur). Les modèles statistiques (modèles de regression linéaires et non linéaires généralisés mixtes) tiendront compte de l’effet du traitement (avec ou sans enrichissments), de l’effet de la mère et de l’effet de la période/répétition des mesures. Afin de minimiser le nombre d’animaux en expérimentation, les agneaux de ce projet serviront aussi à la mise au point méthodologique de dosage de cortisol dans la laine. Cette méthode de dosage n’est pas encore complétement au point et plutôt que de réaliser une expérimentation supplémentaire les prélèvements réalisés dans ce projet serviront à affiner la méthode d’extraction et de dosage. Si la méthodologie se révèle être réalisable et fiable au niveau des résultats, ces derniers seront utilisés pour répondre aux objectifs de l’étude. Si ce n’est malheureusement pas le cas, les prélèvements réalisés sur les agneaux auront permis de faire avancer le développement méthodologique sans avoir à faire appel à d’autres animaux expérimentaux. NB : L’absence d’études préexistantes similaires (enrichissement multimodal dès 15 jours d’âge chez l’agneau et jusqu’à 130 jours d’âge) ne permet pas de s’appuyer sur des données de variablité préexistantes pour affiner le nombre d’individus afin de maximiser les chances de voir des différences significatives entre nos deux lots (témoin vs. enrichi).

Raffinement

L’objet même de l’étude est de valider la possibilité de raffiner par l’enrichissement multimodal du milieu de vie des animaux en comparant deux lots : un lot témoin (environnement classique d’élevage) et un lot enrichi. Dans tous les cas, les agneaux vivent en groupe social (avec la mère jusqu'au sevrage). Le sol est paillé pour améliorer leur confort. De même, les animaux sont hébergés dans des salles chauffées dont les paramètres d’ambiance sont contrôlés. La surveillance des animaux (brebis et agneaux) des deux lots sera quotidienne afin de détecter le plus précocément possible tout problème de santé, indépendant de notre protocole. Les prises de sang seront réalisées sur des agneaux déjà habitués à la manipulation et à la contention par l’homme (via les trois périodes d’habituation à la pose des ceintures et capteurs pour les mesures d’activité cardiaque), ce qui permettra de minimiser le stress des agneaux et d’avoir ainsi des cortisolémies pertinentes pour l’étude. Le stress induit par les tests en environnement nouveau sera réduit par un passage avec un congénère connu lors de la prémière exposition. A terme, les analyses de cortisol dans la laine, si leur mise au point au cours de cette expérimentation se révèle faisable et pertinente, permettra de réduire le stress subi par les agneaux dans de futurs projets en limitant le recours aux prises de sang.

Choix des espèces

L'objectif est de contribuer à améliorer les connaissances et les recommandations sur l'élevage des ruminants, plus particulièrement en bâtiment, via l'apport d'enrichissements. Ceci dans une optique d’élevage durable et d'amélioration du bien-être. Le projet s’intéresse aux agneaux allaités par leurs mères, ce qui correspond à la très grande majorité des agneaux élevés en France en élevage ovin allaitant. Les ovins apparaissent donc comme étant à la fois une espèce cible (représentant une part importante de l’économie agricole française avec plus de 3,7 millions de brebis allaitantes en 2019 et environ le double d’agneaux) et une espèce modèle pertinente pour l’étude sur les ruminants. Le projet vise à déterminer l'influence de la présence d'enrichissement au jeune âge sur le développement comportemental et le bien-être des individus. Au regard de cet objectif, nous suivrons 40 agneaux de leur naissance jusqu'à la fin de la période d’engraissement (environ 130 jours).

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres primates : 20
Souffrances
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▲ 20
▲ -
▲ -
Devenir
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 -
 20
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20 primates d'une espèce de cercopithèque vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, tous gardés vivants et réutilisables ensuite. L'étude observe leurs échanges vocaux puis diffuse des enregistrements après un isolement de quelques minutes, pour décrire d'éventuelles règles de conversation entre individus. Le porteur qualifie ce stress d'isolement de "négligeable" et présente le protocole comme strictement non invasif. Il justifie le maintien de ces primates en captivité par une visée de connaissance fondamentale sur la communication.

Objectifs

L’objectif de ce projet de recherche fondamentale est de décrire les possibles règles de conversation chez une espèce de primate non-humain. Il s’agit, dans un premier temps, de réaliser une étude observationnelle et non interventionnelle de manière à décrire les différentes formes possibles d’interactions vocales et les contextes sociaux associés. Dans un second temps, nous chercherons à savoir ces patterns temporels et/ou sociaux structurant les échanges précédemment observés sont pertinents pour les individus étudiés : une expérience de repasse d'échanges vocaux artificiellement créés permettra de savoir si les individus testés ont connaissance des ces patterns, et donc s'ils agissent comme des règles sociales à respecter.

Bénéfices attendus

Au regard de la littérature disponible sur le sujet, nous émettons l’hypothèse de trouver des règles temporelles dites conversationnelles (i.e. évitement de la coupure de parole, respect d’un tour de parole, délai minimum et maximum de réponse vocale…) lors de l’utilisation des cris de contact. Ces cris sont émis dans des contextes sociaux positifs et ont une fonction de maintien du lien social. Etant donné la structure sociale complexe multi-mâles multi-femelles et l’organisation sociale dite semi-tolérante / semi-despotique de l'espèce en question, nous pensons aussi que le statut social des interlocuteurs influencera la participation à ces échanges.

Procédures

Les animaux ne subiront pas d'interventions autre qu'un isolement de quelques minutes pour la phase d'expérience de repasse. Une seule repasse est effectuée par jour par sujet et les repasses sont espacées de quelques jours afin de limiter le risque d’habituation.

Impact sur les animaux

La première phase d’observation spontanée n’induit aucun stress car les animaux sont libres de leurs mouvements et habitués à la présence d’un observateur humain. La seconde phase expérimentale nécessite une brève séparation sociale (physique mais pas auditive) de l’animal étudié, ce qui pourrait induire un stress léger chez certains individus. Néanmoins, étant donné la courte durée de l’isolement (quelques minutes) et la familiarité avec le lieu d’isolement, nous considérons ce stress comme négligeable. De plus, les isolements temporaires sont fréquents (autres expérimentations, soins, nettoyage des box…) et systématiquement effectués par un animalier familier de l’animal. La situation ne sera donc pas nouvelle pour l’animal. Concernant le matériel d’enregistrement (caméra, trépied, haut-parleur…), les animaux sont là encore totalement habitués.

Devenir

Tous les animaux sont gardés en vie, dans les conditions normales d'hébergement de notre établissement utilisateur. Ils pourront être réutilisés pour des observations ou des expériences non-invasives futures.

Remplacement

L’objectif étant d’étudier les comportements sociaux et vocaux, il est obligatoire de travailler sur des animaux vivants.

Réduction

Du fait de la variabilité des mesures enregistrées, l’effectif des animaux présents est un minimum requis pour détecter d’éventuelles différences de profils tout en ayant des résultats significatifs d’un point de vue statistique.

Raffinement

Nos observations et repasses acoustiques sont strictement non invasives et ne perturberont en rien les habitudes de vie des primates vivant dans la station biologique. Les paradigmes envisagés sont également bien décrits dans la littérature.

Choix des espèces

L’utilisation de cette espèce est justifiée par le fait qu’il s’agit d’une espèce forestière, et donc pour qui les échanges vocaux sont importants (habitat naturel avec visibilité réduite). De plus, cette espèce vit à l’état naturel dans des groupes multimâles/multifemelles avec un dimorphisme sexuel physique et comportemental, ce qui la rend intéressante pour l’étude des conversations et des différences liées au sexe. Enfin, des études similaires ont déjà été réalisé sur des espèces proches phylogénétiquement (cercopithèques, macaques, babouins…), ce qui, à plus grande échelle, permettra une analyse phylogénétique. L’âge des animaux étudiés va de 6 à 29 ans. Cette variabilité en âge est imposée par la disponibilité des animaux. Cela permet également de décrire de possibles influences de l’âge sur les échanges vocaux.