Éthologie / comportement / biologie animale

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Souris : 240
Souffrances
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240 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Un gène de l'autophagie est invalidé, puis les animaux passent des tests d'interaction sociale et d'ultrasons avant une perfusion intracardiaque sous anesthésie ou une dislocation cervicale. Le porteur indique que les nuisances tiennent à une période d'isolement, au stress des tests et aux contentions. Il affirme que l'étude d'un défaut d'autophagie sur le comportement "ne peut se faire autrement" qu'in vivo, la retombée contre les troubles du neurodéveloppement restant renvoyée au long terme.

Objectifs

Les troubles du développement sont en augmentation constante, avec un nombre de cas estimé par exemple pour les troubles du spectre autistique (TSA) à 1 enfant sur 54 aux Etats-Unis pour l'année 2014 et 1 enfant sur 89 en Europe. Les troubles du spectre autistique se caractérisent notamment par une perturbation du comportement social. Parmi les causes récemment décrites dans la littérature scientifique, l’hypothèse d’un défaut d’un processus cellulaire appelé autophagie, au sein des cellules du cerveau, lors du développement chez l’enfant, est émise. Des études récentes ont ainsi démontré, chez l’homme et chez l’animal, un rôle de la dérégulation de ce mécanisme dans la survenue de comportements de type autistique. Par ailleurs l’autophagie est le moyen par lequel les cellules éliminent des composés d’origine environnementale. Un défaut dans ce mécanisme d’élimination apparaît alors crucial dans le cadre de l’apparition de troubles du développement, reconnus comme étant le résultat d’une combinaison « gènes x environnement ». Dans ce contexte, notre projet vise alors à étudier entre autre les capacités d’interaction sociale et d’ultravocalisations, à différents âges, chez des souris pour lesquelles un gène de l’autophagie a été invalidé. Les échantillons prélevés à l’issue des tests nous permettront d’étudier les mécanismes d’autophagie et de mise en place des connexions nerveuses, par des techniques complémentaires.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra à court terme la compréhension du rôle de l’autophagie dans le développement du système nerveux central et dans la survenue de troubles du neurodéveloppement, en constante augmentation dans la population générale. A plus long terme, ce projet servira de point de départ à des tests précliniques visant à déterminer l’efficacité de molécules pharmacologiques modulant ce mécanisme cellulaire pour atténuer la survenue de ces troubles.

Procédures

Les animaux sont soumis à des tests de comportement non invasifs. Ils sont ensuite soumis à un protocole de quelques minutes (perfusion intracardiaque sous anesthésie se finissant par l’euthanasie de l’animal).

Impact sur les animaux

A notre connaissance, cette souris n’a jamais été étudiée d’un point de vue de son développement cérébral ou de son comportement. Le phénotype n’est à ce jour pas connu comme étant dommageable. Dans la procédure du présent projet, les animaux subissent des tests non invasifs de comportement, jusqu’à la perfusion intracardiaque (n = 120), pour laquelle un protocole d’anesthésie est mis en place ou jusqu’à l’euthanasie par dislocation cervicale (n = 120). Des nuisances et effets indésirables classés comme modérés sont attendus, en lien avec notamment la mise en place d’une période d’isolement pour les animaux, le stress induit par les tests de comportement, la réalisation de contention et d’injection de molécules anesthésiques.

Devenir

La procédure décrite dans ce projet sera réalisée sur des souris. C’est une procédure modérée qui concerne les 120 animaux issus de la lignée (animaux résidents) et les 120 animaux naïfs (visiteurs WT). L’ensemble des animaux sera euthanasié en fin de procédure.

Remplacement

L’étude de l’effet d’un défaut de l’autophagie sur le comportement de l’individu ne peut se faire autrement que par des explorations fonctionnelles menées in vivo. Ainsi, même si nous ne pouvons pas remplacer les études prévues sur ce modèle in vivo, nous veillerons à réduire le nombre d’animaux et raffiner notre protocole.

Réduction

Ce projet nécessite l’utilisation d’un total de 240 souris. Le nombre d’animaux est réduit en combinant plusieurs approches expérimentales sur une même lignée de souris. De même, les animaux femelles et mâles générés sont utilisés. D'une manière générale, conçu les lots sont conçus pour que soit généré le nombre optimal d’animaux compatible avec la réalisation des tests et des analyses des prélèvements. Enfin, nos connaissances des protocoles nous ont permis d’évaluer le nombre d’animaux au plus juste pour chaque procédure, en tenant compte de l’importance de l’effet attendu pour assurer une parfaite robustesse des résultats. Les données obtenues seront ultérieurement étudiées statistiquement de manière classique. Par ailleurs, pour chacune des approches expérimentales, ce travail servira de base pour de futurs travaux intégrant une exposition précoce à un facteur environnemental afin de calculer le nombre juste d’animaux requis pour comparer d’une manière statistique et robuste les conditions mutantes à la condition contrôle avec une excellente reproductibilité.

Raffinement

Nos activités impliquent toujours une attention particulière sur le soin et le bien-être de l’animal. Les animaux sont surveillés quotidiennement et une grille de suivi (annexe) est en place. Paramètres environnementaux : humidité comprise entre 45 % et 65 %, température constante entre 20 à 24 °C. L’éclairage est circadien (8h/20h) pour respecter le rythme biologique des animaux. Ils ont accès à l’eau et à la nourriture ad libitum. Le milieu est enrichi avec du matériel de construction de nid. Les souris sont hébergées en groupe sociaux et des observations du bien-être sont réalisées quotidiennement. Les jeunes animaux sont surveillés, afin de s’assurer que la mère s'occupe bien d'eux. Pendant toutes nos expériences, nous prenons toutes les précautions nécessaires afin d’éviter toute douleur, en utilisant des pratiques adaptées. En cas de comportements anormaux (manque de toilettage, manque d’intérêt pour la nourriture), l’état des animaux est surveillé plusieurs fois par jour. Un aliment enrichi et de l’eau sont mis à disposition directement dans la cage pour les animaux apathiques, surveillés 1 ou 2 fois/ jour. Si l’état général de l’animal atteint les points limites définis dans la procédure expérimentale (douleur manifeste, dégradation de l’état de la fourrure et manque de toilettage, manque d’intérêt pour la nourriture, perte de poids de plus de 20 % par rapport au poids normal attendu selon la courbe de croissance standard de la souche C57BL/6Ncrl), alors il sera euthanasié. Pour le protocole de perfusion intracardiaque suivi des prélèvements de tissus, un protocole d’anesthésie adéquat est mis en place. Afin d’éviter une souffrance de la souris, les animaux sont anesthésiés et euthanasiés conformément aux bonnes pratiques vétérinaires et à la réglementation en vigueur. Ce projet nécessite l’utilisation d’un total de 240 souris.

Choix des espèces

L’obtention d’un modèle génétique pertinent visant à étudier un facteur génétique, ici Irgm1, est souvent complexe et long à mettre en œuvre pour de nombreuses espèces. Néanmoins le modèle Irgm1 KO existe depuis 2001 chez la souris. Par ailleurs, de nombreux outils ont été conçus et sont disponible pour étudier le comportement, les paramètres physiologiques et biologiques chez la souris et nous maitrisons l’utilisation des outils à disposition. Ce modèle animal fait partie des animaux les plus étudiés et caractérisés aux différentes échelles de la biologie. Par ailleurs, les modèles génétiques murins de déficience autophagique sont pertinents dans l’étude des troubles du neurodéveloppement. Plusieurs stades de développement seront analysés pour comprendre les conséquences de la mutation sur l’élagage synaptique et sur la fonctionnalité de l’autophagie, qui sont des événements majeurs du développement du système nerveux central. Pour cela plusieurs stades de développement, seront étudiés : jeune (test à 20 jours de vie), adolescent (test à 33 jours de vie) et adulte (tests avant 90 jours de vie).

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Bovins : 20
Souffrances
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Devenir
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20 vaches laitières vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, puis réintégrées au troupeau selon leur état en fin d'essai. Pendant quinze semaines, elles reçoivent des additifs à base d'algues destinés à réduire leurs émissions de méthane et subissent huit prises de sang à la veine caudale. Le porteur indique que ces additifs peuvent réduire l'appétence et donc l'ingestion et la production laitière, effets qu'il qualifie de réversibles et sans conséquence sur la santé. Il affirme qu'il "n'est pas possible de remplacer" l'expérimentation in vivo, l'enjeu déclaré étant de diminuer les gaz à effet de serre de l'élevage bovin.

Objectifs

L'objectif de ce projet expérimental est de tester les effets d’additifs alimentaires à base d’algues marines sur les performances zootechniques (ingestion, production et composition du lait) et les émissions de méthane entérique de vaches laitières en lactation. Cette expérimentation in vivo permettra de démontrer l'intérêt éventuel de 3 additifs différents basés sur différentes espéces d'algues (algues rouges, algues vertes et extraits d'algues brunes seuls ou en association) pour la réduction des émissions de méthane entérique, sans effet délétère pour les performances animales.

Bénéfices attendus

L’agriculture représente 17,4% des émissions de gaz à effet de serre (GES) en France. L’élevage bovin émet 60,4% des ces GES agricoles. La réduction de ces émissions polluantes ets donc un enjeu majeur pour la durabilité des élevages. Le méthane entérique (CH4) représente 50-55% émissions de gaz à effet de serre (GES) en élevage bovin. En moyenne, les émissions de CH4 d'une vache laitière se comptabilisent à environ 400 g par VL/jour, soit environ 150 kg/an. L'alimentation est un des leviers majeurs pour réduire les émissions de CH4 entérique chez les bovins. D'après la bibliographie et les essais in vitro (assez peu d'essais in vivo pour l'instant), les attentes pour ce projet sont de diminuer de 10 à 20% les émissions de méthane entérique des vaches laitières, soit 5 à 10% des GES d’un élevage.

Procédures

Cet essai concerne des animaux vigiles qui seront herbergés et logés selon les normes en vigueur dans les élevages laitiers, durant 15 semaines (3 semaines de mesures de référence, puis 4 périodes de 3 semaines). Les vaches seront nourries à volonté et traitent 2 fois par jour. Des échantillons de lait seront prélevés à la traite (6 traites par semaine). Les seules prélèvements invasifs seront des prises de sang à la veine caudale, à raison de 2 par périodes (soit 8 au total). Les mesures de méthane sont réalisées à l'aide de dispositifs assimilés à des distributeurs d'aliments concentrés, comme ceux rencontrés dans les élevages bovins.

Impact sur les animaux

Les quelques essais in vivo de la littérature font parfois état d'une faible appétence des additifs à base d'algues, selon l'espèce, le mode de présentation et le taux d'incorporation dans la ration. Cela peut entrainer une baisse des quantités d'aliments ingérées et donc une baisse de production laitière. Par ailleurs, certaines algues sont connues pour fortement diminuer les fermentations ruminales (donc pour fortement réduire les émisisons de CH4 associées) ce qui peut avoir pour conséquence de réduire la digestibilité de la ration. L'objectif de cet essai sera justement de quantifier ces potentiels effets négatifs, néanmoins réversibles et sans conséquence sur la santé des animaux.

Devenir

Suite à l’estimation de l’état général des animaux en fin d’essai, la décision pourra être prise par le responsable de l'installation de réintégrer ces vaches dans le troupeau non expérimental. Si une alerte au niveau de l’état général d’un animal le justifiait, la cellule bien-être (SBEA) et le vétérinaire seraient consultés.

Remplacement

Il n’est pas possible de remplacer l’utilisation d’animaux pour étudier l'impact de stratégies d'alimentation sur les performances zootechniques (notamment l'ingestion, la production laitière et la composition du lait) et les émissions de méthane entérique réelles. Les études in vitro ne peuvent que renseigner sur un potentiel antiméthanogène mais doivent être confirmées par des essais in vivo.

Réduction

20 vaches laitières seront utilisées pour ce projet, nombre minimum pour tester 4 traitements selon un carré latin (4 lots, 4 traitements, 4 périodes) et mettre en évidence des différences statistiques. Ainsi, chaque vache recevra chaque traitement dans un ordre différent, permettant de tenir compte des effet rémanents potentiels. Les vaches recevant également la ration témoin (sans additif), chaque vache sera son propre témoin pour réduire le plus possible le nombre d’animaux en gardant une puissance statistique suffisante pour montrer l’effet des traitements expérimentaux. Les tests statistiques utilisés seront des analyses de variance (ANOVA, intégrant l'effet période et l'effet lot) pour comparer les performances des animaux (ingestion, production laitière, composition du lait, poids vif...) et les émissions de méthane entérique entre les 4 traitements. Chacun des traitements expérimentaux sera d'abord comparé au traitement témoin pour attester de l'effet significatif ou non de l'additif offert. Le cas échéant, les traitements expérimentaux seront comparés entre eux (comparaison deux à deux) pour déterminer lequel serait le plus efficace.

Raffinement

La conduite d’élevage sera conforme aux règles d’élevage en vigueur. Un suivi régulier du comportement des animaux sera mis en place pour détecter le plus rapidement possible tout signe de souffrance ou de douleur. Des points limites adaptés ont été définis afin d’éviter au maximum toute forme de souffrance des animaux.

Choix des espèces

Les vaches laitières utilisée sont de race Prim’Holstein. Pour diffuser les résultats, la race Prim’Holstein, qui est la race la plus répandue dans le monde en bovin lait, est la race appropriée. Les vaches seront en lactation afin de déterminer les effets des traitements sur les performances zootechniques et la composition du lait.

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Souris : 204
Souffrances
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204 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent une chirurgie stéréotaxique avec injection de vecteurs viraux et implantation de fibres optiques ou de lentilles, un test d'évitement de lieu associé à des chocs électriques, puis une perfusion intracardiaque létale pour fixer le cerveau. Le porteur relie ce travail à l'évitement observé dans le stress post-traumatique et espère y trouver des cibles thérapeutiques. Il affirme qu'un "organisme vivant intègre" est nécessaire, aucun modèle in vitro ou informatique ne pouvant selon lui le remplacer.

Objectifs

Ce projet a pour objectif général d’identifier les circuits neuronaux impliqués dans la persistance de l’évitement de place chez la souris. Ce projet se focalisera sur les circuits liant l’hippocampe au noyau accumbens via le septum latéral. L’hippocampe a déjà été impliqué dans la persistance d’évitement de place et le noyau accumbens joue un rôle clef dans la génération du comportement d évitement. Or, aucune étude à ce jour n’a cherché à comprendre comment l’hippocampe contrôle la persistance de l’évitement de place chez la souris. Pour atteindre l’objectif général, nous réaliserons une caractérisation neuroanatomique et optogénétique des circuits neuronaux activés pendant l’encodage et le reversal de l’évitement de place. Un point clé de cette étude est l’aspect longitudinal indispensable à la caractérisation de ces circuits neuronaux. Ce projet nécessitera ainsi l'utilisation de différentes lignées de souris transgéniques permettant la manipulation et enregistrement de l’activité au sein de ces différents circuits.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à identifier comment les souris apprennent à éviter un lieu dangereux et à cesser d’éviter un lieu qui ne l’est plus. Ce phénomène, autrement appelé persistance d’évitement est couramment observé dans le syndrôme de stress post traumatique. Cet évitement comportemental et cognitif excessif limite l’efficacité de la thérapie comportementale. Comprendre son corrélat neuronal pourrait donc permettre d’identifier des cibles thérapeutiques pour le traitement de l’évitement persistant chez les patients atteints de stress post-traumatique.

Procédures

Ce projet implique 4 procédures expérimentales décrites en item 4. Chaque procédure (classe modérée) comprend la chirurgie stéréotaxique pour des injections de vecteurs viraux (30-45 min), le comportement d’évitement de place (10-30 min par jour pendant 3-4 jours) et la perfusion intracardiaque (10 min). La procédure 3 comprend également une chirurgie stéréotaxique pour l’implantation de lentilles à gradient d’indice (30-45 min) et la pose d’une baseplate qui n’implique pas de chirurgie stéréotaxique (30-45 min) pour les études d’imagerie calcique. La procédure 4 comprend également une chirurgie stéréotaxique pour l’implantation de fibres optiques (30-45 min) pour les études d’optogénétique.

Impact sur les animaux

Le comportement d’évitement de place et la perfusion intracardiaque n’engendrent ni douleur ni stress. L'intensité du choc électrique choisie (maximum de 0.2 mA) est largement inferieure aux intensités de chocs classiquement utilisées dans la littérature (0,7 mA). Par ailleurs, ce protocole a été démontré comme n’étant pas plus stressant que l’exploration délibérée d’un environnement familier. Les approches de chirurgie stéréotaxique sont des procédures douloureuses, l’usage d’anesthésiques et analgésiques est prévu, avant, pendant et après la chirurgie (jusqu’à 8 jours).

Devenir

Notre étude nécessite d’une part de fixer les tissus cérébraux afin d’y réaliser des marquages immunohistochimiques. Ce but expérimental nécessitant la mise en place d’une méthode de mise à mort de perfusion intracardiaque. A l’issue de chaque procédure, les souris recevront une dose létale d’anesthésique et perfusées avec une solution fixatrice (4% paraformaldéhyde). Ces souris ne seront donc pas impliquées dans une autre procédure.

Remplacement

L’utilisation d'animaux vivants se justifie par la nécessité d’identifier des phénomènes physiologiques complexes au sein des circuits neuronaux impliqués dans le comportement d’évitement chez la souris, ainsi que leur interaction fonctionnelle. De nombreuses structures cérébrales entrent en jeu et communiquent entre elles. Il est donc nécessaire d’étudier un organisme vivant intègre, qui ne peut être remplacé à ce jour par des techniques in vitro. De plus, le niveau de complexité dans une telle étude est si important qu’aucun modèle informatique n’existe à l’heure actuelle pour remplacer l’animal, d’autant que de nombreux mécanismes biologiques contrôlant la persistance de l’évitement actif restent inconnus.

Réduction

Nous prévoyons d’utiliser un maximum de 204 souris adultes (mâles et femelles) sur un période de 5 ans. Nous avons optimisé les protocoles afin de réduire au maximum le nombre de souris utilisées en respectant les règles de bonnes pratiques de laboratoire pour le respect des animaux. De plus, ce chiffre comprend le nombre d’animaux utilisés pour des études préliminaires (pilotes), afin de 1) déterminer les conditions optimales lors des tâches comportementales de conditionnement et 2) mettre en place de nouvelles techniques, ce qui permettra de diminuer la quantité d’animaux utilisés à long terme. Les animaux mâles et femelles seront utilisés pour toutes les expériences. L'analyse des données se fera en tenant compte du sexe car dans de nombreux cas le niveau basal dans les tâches comportementales est différent. Ceci nous permettra d'utiliser toutes les souris générées.

Raffinement

Enfin, en vue du raffinement des procédures, un soin particulier est apporté aux questions relatives au bien-être animal. Le manque d’interactions sociales pour les expériences ou les souris sont stabulées individuellement est compensé par un enrichissement des cages avec des cylindres de coton permettant de stimuler l’activité naturelle, diminuer le stress et faciliter la thermorégulation. En outre, les cages, transparentes, sont rapprochées les unes des autres afin que chaque animal puisse avoir un contact visuel avec ses congénères. Avant chaque procédure expérimentale, les animaux sont manipulés fréquemment afin de les habituer aux expérimentateurs et réduire ainsi leur stress. Enfin, pour les procédures impliquant une neurochirurgie, un protocole d’anesthésie et d’analgésie péri-opératoire est en place afin de garantir la bonne prise en charge de nos animaux. La santé des animaux sera surveillée tout au long de l'expérience et évaluée grâce à une grille codifiant le niveau de bien être. Cela nous permettra d'intervenir immédiatement et de manière appropriée si un premier signe de souffrance est détecté.

Choix des espèces

La souris représente un modèle de choix pour notre projet par la possibilité d’étudier des individus génétiquement modifiés (la souris est une espèce de prédilection pour la création d’animaux transgéniques, d’autant que son cycle de reproduction court permet d’avoir un nombre suffisant d’animaux rapidement) et dont la physiologie générale est suffisamment proche de celle de l’être humain pour que les informations obtenues soient pertinentes sur un plan médical. Toutes les souris C57Bl6/j arriveront dans notre animalerie expérimentale à l’âge de 11 semaines. Les souris transgéniques seront élevées dans notre animalerie. Les procédures expérimentales débuteront après 1 semaine d’habituation. Il est admis qu’à 12 semaines, la croissance des os est achevée, ce qui facilite les procédures impliquant une chirurgie stéréotaxique (car les points de repère anatomiques se situent sur le crâne). Les souris ne seront plus utilisées au delà de 10 mois.

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Souris : 250
Autres rongeurs : 250
Souffrances
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▲ 500
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Devenir
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500 rongeurs, 250 souris domestiques et 250 souris glaneuses, vont être utilisés et tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Aucun acte invasif n'est prévu, seulement des mesures comportementales et de la thermographie infrarouge pour comparer le développement émotionnel des jeunes selon un environnement parental monogame ou polygame. Les couples reproducteurs sont maintenus vivants le temps des tests successifs, puis les parents comme les jeunes sont mis à mort après le sevrage. Le porteur affirme que ces conséquences comportementales ne peuvent être évaluées autrement que sur des animaux, sans autre justification du choix.

Objectifs

La monogamie est rare chez les mammifères, mais existe chez quelques espèces de rongeurs, dont la souris glaneuse. Chez cette espèce, si les unités familiales biparentales sont les plus fréquentes, il n’est pas exceptionnel de trouver dans la nature des unités familiales composées de 2 voire 3 femelles et 1 mâle. Cette structure familiale polygame a un fort impact sur le succès reproducteur des femelles, qui auront moins de jeunes par portée et des portées plus espacées dans le temps comparativement à des femelles vivant seules avec un mâle. Par ailleurs, chez cette même espèce, le mâle s'impliquant fortement dans les soins parentaux, son départ ou sa mort constituent une perte en terme de soins aux jeunes difficilement compensable par la femelle. Chez les rongeurs polygames tels que la souris domestique, la structure familiale la plus commune dans le milieu naturel est composée d'un mâle adulte et de plusieurs femelles apparentées ou non, celles-ci contribuant à l’élevage des différents jeunes naissant au sein du groupe familial. Chez cette espèce, les soins paternels sont généralement peu intenses. Ces différentes structures familiales dans lesquelles naissent les jeunes mammifères constituent une diversité d’environnements précoces dont les conséquences sur le développement émotionnel et comportemental de la progéniture demeurent mal comprises. L'objectif de notre projet est d'en évaluer les effets sur les profils émotionnels de la progéniture. Ces profils seront caractérisés par une série de tests effectués à différents âges où des paramètres comportementaux constitueront la base de cette caractérisation. Ceux-ci seront toutefois complétés par des mesures physiologiques non invasives par l'emploi de la thermographie infrarouge. Les tests comportementaux seront répétés afin d'évaluer la stabilité des caractéristiques émotionnelles des animaux.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus du projet sont d'apporter des informations d'une part sur les conséquences d'une monogamie contrariée chez les espèces monogames, du fait par exemple de la mort du partenaire, et d'autre part sur les conséquences d'une polygynie contrariée chez les espèces polygames, du fait par exemple de la non disponibilité de multiples partenaires lorsques les conditions écologiques dans lesquelles ces animaux évoluent se trouvent perturbées. Un autre bénéfice attendu est d'apporter des informations sur les traits émotionnels des rongeurs, et en quoi leur environnement précoce peut affecter ces traits. Une meilleure connaissance des caractéristiques émotionnelles de ces animaux peut notamment apporter des informations pertinentes relatives à l'appréciation de leur bien-être.

Procédures

Les animaux ne seront soumis à aucun traitement invasif. Seules des mesures comportementales seront effectuées et des mesures non invasives de réponses émotionnelles par thermographie infrarouge.

Impact sur les animaux

Aucun acte invasif n'est prévu dans le cadre de ce projet. Les effets indésirables pouvant survenir sont ceux que l'on peut occasionnellement observer ches les rongeurs hébergés en animalerie (apathie, stéréotypie, ou intolérance sociale). Des enrichissements continus (tubes de carton, barres de bois, nids) sont prévus pour palier à ces nuisances.

Devenir

Procédure 1: Les unités parentales (140 individus - 70 par espèce) sont maintenues jusqu’à la procédure n°3, où les jeunes individus sont alors sevrés. Les jeunes individus issus de la reproduction de ces unités parentales (360 individus – 180 par espèce) sont maintenus en vie pour être testés dans les procédures suivantes. Le projet portant sur les conséquences de l'environnement parental précoce sur développement comportemental et émotionnel des individus ceux-ci doivent être maintenus vivantpour les différentes procédures où les animaux sont testés à des âges différents. Procédure 2: idem. Les parents sont maintenus avec leurs jeunes, ces derniers ont alors 8 à 10 jours. Procédure 3: Après la reproduction et le sevrage de leurs jeunes, les animaux constituant les unités parentales seront mis à mort (140 individus - 70 par espèce). Les femelles potentiellement gestantes une seconde fois sont isolées des mâles, et mises à mort ainsi que leurs jeunes lorsque ces derniers atteignent l’âge du sevrage. Les jeunes sevrés sont conservés en vie pour les procédures suivantes (360 individus - 180 par espèce). Procédure 4: Tous les animaux testés ici sont maintenus en vie (360 individus – 180 par espèce). Ils serviront de sujets pour les procédures suivantes. Des études corrélationnelles sont prévues afin de relier les profils obtenus par ces individus lors de cette procédure et les profils comportementaux identifiés dans les autres procédures. Procédure 5: Tous les animaux testés ici sont maintenus en vie (360 individus – 180 par espèce). Ils serviront de sujets pour la procédure suivante. Des études corrélationnelles sont prévues afin de relier les profils obtenus par ces individus lors de cette procédure et les profils comportementaux identifiés dans les autres procédures. Procédure 6: Sur les 360 individus, 120 individus (60 au sein de chacune des deux espèces) seront utilisés dans cette procédure, les autres seront mis à mort dès que leurs congénères seront mis en couple reproducteur. A l'issue de cette procédure, ces 120 individus seront eux aussi mis à mort. Les individus mis en couple s'étant reproduits seront mis à mort ainsi que leur jeunes après leur sevrage.

Remplacement

Les conséquences des l’environnement parental précoce sur le développement des caractéristiques comportementales et émotionnelles des individus ne peuvent être évaluées par d’autres moyens que ceux où l’utilisation d’animaux est requise.

Réduction

Le projet sera mené sur deux espèces distinctes: l'une monogame, la souris glaneuse, l'autre polygame, la souris domestique. Trois conditions parentales seront testées pour chacune d’elles : la monoparentalité (la femelle élève seule ses jeunes), la bi-parentalité (le mâle et la femelle élèvent le jeunes), la pluriparentalité (2 femelles et un mâle élèvent les jeunes). Une dizaine d'unités parentales par condition sont nécessaires afin d'obtenir une représentativité acceptable des conditions parentales testées. Pour chacune des deux espèces, cette trentaine d'unités parentales (10 mono-, 10 bi-, 10 pluri-parentales, soit 70 individus au total par espèce) produira un nombre moyen estimé de 6 jeunes par portée. Sur cette base, 70 individus parents produiront 180 souris glaneuses et 70 individus parents produiront 180 souris domestiques, soit un total de 500 animaux seront utilisées pour la globalité du projet. Ce projet est une étude longitudinale. Les différentes caractéristiques émotionnelles, sont évaluées sur les mêmes individus permettant ainsi de relier ces caractéristiques les unes aux autres, mais également de réduire considérablement le nombre d’individu testés si celles-ci devaient être évaluées indépendamment.

Raffinement

Des enrichissements environnementaux (matériels de construction de nid, rondins de bois à ronger) seront constamment fournis aux animaux, et un système de surveillance vidéo placé au dessus des cages pour notamment quantifier les comportements parentaux sans perturbations externes et permettra également de veiller à l'absence d'agressions au sein des cages. Tous les transferts des animaux d'une cage à une autre ou à un dispositif de test se feront sans manipulation directe mais par l'emploi d'une petite boite dans laquelle l'animal sera incité à entrer. Les différents tests auxquels seront soumis les animaux seront brefs (10 minutes maximum), et non invasifs. Ces tests laissent généralement aux sujets la possibilité d’adopter une solution comportementale qui leur convient. C’est cette solution comportementale adoptée par l’animal qui constitue généralement la mesure expérimentale qui nous intéresse.

Choix des espèces

La souris glaneuse Mus spicilegus est une espèce monogame et la souris domestique Mus musculus domesticus est une espèce polygame. L'objectif de l'étude étant d'évaluer les conséquences du milieu parental et des soins parentaux sur le comportement et les profils émotionnels de la progéniture, et l'une de nos hypothèses étant que les environnements parentaux ont des effets différents selon que l'espèce soit monogame ou polygame, nous avons choisi deux espèces de rongeurs relativement voisines au système d'appariement différent. L'objectif du projet étant d'évaluer les conséquences des conditions de vie précoce des animaux sur leurs profils comportementaux, les indivdus seront testés tout au cours de leur développement: - des tests précoces, avant le sevrage, auront pour objectif d'évaluer la nature sécurisante que constitue l'environement parental. Les premiers tests auront lieu quand les animaux auront 9-10 jours, où les vocalisations ultrasonores des animaux lors de la séparation seront quantifiées. Des tests de ce type plus tardifs risquent de compromettre les productions ultrasonoes caractéristiques des jeunes souriceaux. A l'âge de 19 jours, les animaux seront testés selon un protocole différent, où les réponses comportementales à un situtation anxiogène seront évaluées en présence et en absence de membres de 'lunité parentale. Ces tests seront brefs et les animaux rejoindront leur unité parentale aussitôt après le test effectué. - des tests après le sevrage jusqu'à la maturité sexuelle seront éffectués pour évaluer les profils émotionnels des individus. - des tests sociaux de rencontre avec un congénère étranger de même sexe et de sexe opposé, et une évaluation des comportements reproducteurs seront effectués chez les ainmaux ayant atteint l'âge adulte (80-90 jours).

  • Conservation des espèces
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres mammifères : 160
Souffrances
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▲ 160
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Devenir
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160 baleines à bosse (30 adultes et 10 baleineaux par an sur quatre ans) vont être biopsiées dans leur milieu naturel puis laissées sur place, dans des procédures classées en souffrance légère. Le prélèvement de peau, réalisé par tir d'un emporte-pièce à courte distance sur animal vigile, provoque une réaction de surprise, un spasme et une accélération de la nage, que le porteur présente comme sans conséquence importante d'après la littérature. Le projet vise à évaluer l'état de santé de la population face au réchauffement climatique et au dérangement lié au whale-watching. Le porteur affirme qu'aucun autre modèle ne peut se substituer au prélèvement sur ces baleines sauvages.

Objectifs

Les baleines à bosse de l’Hémisphère sud sont des espèces sentinelles de l’écosystème antarctique, dont les caractéristiques biochimiques tels que les indices d’adiposité, de fécondité et du régime alimentaire (isotopes stables et acides gras) sont intimement corrélés aux conditions environnementales. Dans le contexte du réchauffement climatique, ce programme se propose d’échantillonner 40 individus (30 adultes et 10 baleineaux) par an sur une période de 4 ans (2023-2026), dans le but de contribuer à une vision d’ensemble sur l’état de santé des populations de baleines à bosse de l’Hémisphère sud et d’évaluer leur vulnérabilité face au changement climatique. Au niveau local, ces données apporteront des connaissances importantes pour évaluer le niveau de vulnérabilité des individus venant se reproduire dans la zone d'étude, face aux dérangements répétés et aux perturbations liés à l’activité croissante du « whale-watching ». Ces données permettront également de mieux interpréter les modèles visant à expliquer l’influence de facteurs environnementaux sur le niveau de fréquentation de la zone d'étude par les baleines.

Bénéfices attendus

Ce programme se propose d’échantillonner au maximum 40 baleines à bosse (30 adultes et 10 baleineaux) par an sur une période de 4 ans (2023-2026) en vue d’analyser divers paramètres biochimiques (indices d’adiposité, de fécondité et marqueurs de régime alimentaire-isotopes stables et acides gras). Les baleines à bosse de l’Hémisphère sud sont des espèces sentinelles de l’écosystème antarctique, dont les paramètres biochimiques pré-cités sont intimement corrélés aux conditions environnementales. L’évaluation de ces paramètres biochimiques pour cette population permettra de disposer d’un état de référence pour ce stock, tout en suivant son évolution temporelle. De plus, la comparaison de ces paramètres biochimiques avec ceux des autres stocks permettra de disposer d’une vision globale de l’état de santé des populations de baleines à bosse à l’échelle de l’Hémisphère sud. Ces données seront également pertinentes pour la mise en place de mesures de gestion à l’échelle locale afin de préserver la quiétude des animaux venant se reproduire dans la zone d'étude.

Procédures

Les biopsies cutanées seront effectuées sur animaux vigiles. Un animal sera prélevé une seule fois. La biopsie cutanée dure généralement quelques secondes.

Impact sur les animaux

Les biopsies cutanées sont réalisées sur de nombreuses espèces de cétacés, des plus petits delphinidés aux plus grands mysticètes. De nombreuses publications scientifiques sont disponibles sur l’impact de la pratique des biopsies sur les individus et les populations. Sur les grands cétacés, il a été montré que la pratique de biopsies n’a pas de conséquences importantes. De plus, bien qu’il y ait généralement une réaction de surprise lors de l’impact (spasme du corps, accélération de la nage), les animaux reviennent rapidement à leur activité initiale.

Devenir

Les objectifs du projet impliquent le prélévement de biopsie cutané sur des animaux vivants dans leur milieu naturel. Les individus prélevés seront laissés dans leur habitat naturel

Remplacement

Les objectifs du programme imposent le prélèvement de biopsie cutanée sur des baleines à bosse dans le but d’évaluer l’état de santé la population par l’analyse de divers paramètres biochimiques (indices d’adiposité, de fécondité et marqueurs de régime alimentaire) en vue notamment de leur conservation. Aucun autre modèle ne peut être substitué.

Réduction

Dans un souci de comparaison des paramètres biochimiques analysés avec les autres stocks de baleines à bosse de l’Hémisphère sud, ce programme se propose d’échantillonner, via une biopsie cutanée un maximum de 40 baleines à bosse (30 adultes et 10 baleineaux) par an, sur une période de 4 ans (2023-2026) dans la zone d'étude. Le nombre choisi permet de disposer d’un nombre suffisant de biopsies pour des analyses statistiques fiables, tout en permettant d’échantillonner une portion restreinte de la population. Le nombre d’échantillons prélevés sera adapté en fonction de la fréquentation annuelle des baleines à bosse (rabaissé en cas de faible fréquentation). La photo-identification des individus biopsiés permettra d’éviter de prélever le même individu à deux reprises.

Raffinement

Les groupes de baleines à bosse seront approchés lentement et progressivement par les ¾ arrière, non seulement pour éviter l’effet de surprise et minimiser l’angoisse, mais aussi pour permettre à l’équipe d’attribuer un indice comportemental à chaque individu. Le point limite le plus précoce correspond à un indice de 2. Si le groupe est difficile à approcher (individus farouches ou score >2, état de la mer mauvais), ou que plus de 3 tentatives d’équipement auront été infructueuses, un autre groupe sera recherché. Seuls les individus en bonne condition physique seront prélevés. De même, les mères accompagnées de très jeunes baleineaux ne seront pas prélevées. Le prélèvement de biopsie sera réalisé : •après la désinfection préalable de l’emporte-pièce, afin de minimiser l’infection de la plaie et d’éviter la contamination de l’échantillon de biopsie, •perpendiculairement au corps de l’animal, à une distance courte (4 à 10 m), afin de disposer d’une puissance de tir optimale permettant le prélèvement d’une quantité suffisante de peau et de lard sous-cutané, et évitant toute rétention de la flèche de prélèvement sur l’animal, responsable d’angoisse et de réactions fortes. •Au niveau de la zone située sous la nageoire dorsale, zone connue pour induire le moins de réaction physique et physiologique •par des personnes formées et expérimentées, afin de limiter les tentatives en autorisant un taux de réussite optimal. La réaction de l’individu cible, ainsi que du groupe auquel il appartient, sera suivie pendant 15 minutes et les comportements seront consignés. La présence d’un vétérinaire et de membres de la structure chargée du bien être au sein de l’équipe permettra le contrôle du respect du principe des 3 R et des points limites. L’identification des individus prélevés par la méthode de photo-identification permettra d’éviter de prélever deux fois le même animal et autorisera le suivi de sa cicatrisation à plus ou moins long terme, lors des diverses prospections ultérieures

Choix des espèces

Les baleines à bosse de l’Hémisphère sud sont des espèces sentinelles de l’écosystème antarctique, dont les marqueurs biochimiques tels que les indices d’adiposité, de fécondité et les marqueurs de régime alimentaire sont intimement corrélés aux conditions environnementales. L’analyse de ces paramètres biochimiques des différents stocks de l’Hémisphère sud et leur suivi temporel permet non seulement de dresser l’état de santé de ces populations, de disposer d’un état de référence et de suivre l’évolution temporelle de ces indices dans un contexte global de réchauffement climatique. L’évaluation de leur état de santé et de leur condition physique permettra de mieux comprendre les mécanismes qui influence leur migration et leur niveau de vulnérabilité face aux interactions avec les activités anthropiques. Au niveau mondial, le statut de conservation de cette espèce est identifié comme « préoccupation mineure » sur la liste rouge UICN. Nous souhaitons prélever 30 baleines adultes et 10 baleineaux. Une partie des analyses consistent en l’estimation de la concentration en Polluants Organiques Persistants (POPs) chez les mâles adultes. Le prélèvement sur les baleineaux permettra de disposer d’un état initial de concentration en POPs afin d’étudier la bioaccumulation chez les adultes.

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Souris : 64
Souffrances
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▲ 64
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Devenir
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 35
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64 souris vont être utilisées, 29 tuées à l'issue pour analyse du cerveau et 35 réutilisées dans d'autres projets, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Des souriceaux sont séparés de leur mère de façon répétée, caressés brièvement puis soumis à des tests de développement, avant l'implantation d'une puce sous anesthésie, pour calibrer une batterie de tests comportementaux sur des animaux sains. Le porteur indique que la séparation mère-petit peut faire chuter la température des souriceaux jusqu'à 20 %, seuil qu'il fixe comme maximum tolérable, et prévoit de les réchauffer après chaque test. Il présente ce calibrage comme un moyen de réduire le nombre d'animaux dans de futures études sur les cancers pédiatriques.

Objectifs

Le projet s’inscrit dans la continuité des études menées par l’équipe sur l’impact comportemental et neurobiologique des cancers et de leurs traitements. Sa finalité est de déterminer l’impact comportemental à court et long termes de gènes de prédisposition à certains cancers pédiatriques associés ou non à la présence d’une tumeur durant la phase de développement post natale. Il permettra également de différencier cet (ces) impact(s) de ceux liés aux traitements proposés actuellement (chirurgie, chimiothérapies, thérapies ciblées) dans le cadre des tumeurs pédiatriques cérébrales. Le recours au modèle animal permet de mesurer, sur un lapse de temps réduit et grâce à une étude longitudinale l’impact des facteurs de risques potentiels et de proposer des méthodes alternatives aux traitements actuels. Il s’agit donc ici de développer de nouvelles compétences en matière d’analyses comportementales animales traitant du développement périnatal. Il s’agit, en outre, d’enrichir la batterie de tests d’analyse comportementale chez l'animal pré adulte et l’adulte afin d’affiner les données recueillies jusqu’alors. La présente demande concerne exclusivement la mise en place et le calibrage de ces tests comportementaux chez des animaux de souche sauvage, non porteurs de gène de prédisposition, non porteurs de tumeurs et non traités avec des substances.

Bénéfices attendus

La présente demande a pour objectif de permettre la mise en place de tests comportementaux évaluant le neurodéveloppement de souriceaux et de tests effectués à l'âge adulte et pré-adulte pour évaluer l'activité exploratoire, l'équilibre et la coordination motrice, la force, l'anxiété, les interactions sociales. Les manipulations permettront de poursuivre prochainement des études portant sur la modélisation de l’impact des cancers pédiatriques et leurs traitements sur le développement, chez la souris. En incluant ces manipulations dans un projet translationnel : de l’Homme à l’animal et de l’animal à l’homme, nous pourrons appréhender les effets d’interventions complémentaires, précoces, non médicamenteuses sur le développement pour contrer les désordres neuro-cognitivo-affectifs induits par les cancers et /ou leurs traitements.

Procédures

Les animaux seront identifiés à partir de leur 3ème jour post-natal (J3) à l’aide de marques au feutre sur la peau, quotidiennement jusqu’à J6, puis quand ils auront grandi, une puce électronique d’identification sera implantée sous la peau, à l’aide d’une aiguille, après anesthésie générale gazeuse. Il n'y a pas de prélèvements effectués sur les animaux vigiles ni de procédures chirurgicales. Une stimulation tactile douce sera réalisée à J3, 5, 7, 9 et 11 sur une partie des animaux (10 mâles et 10 femelles pour le lot de souris stimulées et 10 mâles et 10 femelles pour le groupe « contrôle »), au moment de la pesée : chaque animal du groupe "stimulé" est déposé dans le creux de la main gantée de l’expérimentateur et délicatement caressé sur le dos avec l'autre main gantée pendant 15s. Les animaux du groupes contrôles sont simplement déposés dans la main de l’expérimentateur durant une période identique. L’évaluation du développement et de l’effet de la stimulation précoce seront d’abord analysés au cours d’une phase précoce. Les souriceaux seront observés quotidiennement pendant deux semaines afin de mesurer leur développement physique (ouverture des yeux, décollement des oreilles, soutien de la tête, acquisition de la marche…). Tous les deux jours, des tests comportementaux permettront d'évaluer l'évolution de leur motricité, de leur réactivité et de leur système de communication : chaque test ou manipulation durera 5 minutes maximum. Une phase d’analyse tardive sera entreprise à partir de J30 : mesure de l’anxiété pendant 5 min (J30), de l’exploration pendant 5 min (J32), évaluation de la coordination motrice et apprentissage moteur (2 séries de 3 essais de 60s maximum, tous les 2 jours, pendant 3 jours maximum), évaluation de la mémoire (J38-40 : un test de 5 min par jour pendant 3 jours successifs), test d’interactions sociales avec des animaux naïfs (7 mâles et 7 femelles) (J42-43)pendant 5 min. Puis les animaux seront mis à mort par décapitation après anesthésie gazeuse profonde.

Impact sur les animaux

Les tests périnatals nécessitent une séparation mère-petit qu’il convient de limiter. Le temps maximum cumulé de séparation mère-petit estimé avant sevrage (entre J1 et J16) est de 62 min par petit, s’il échoue à tous les tests. Il n'est pas possible d'estimer précisément et a priori l'amplitude de la baisse de température. Ce projet permettra d'obtenir ces précisions pour les manipulations futures. En fonction des résultats nous pourrons ajuster la durée des séparations mère- petit. La température corporelle des animaux sera vérifiée pendant les manipulations et à distance grâce à un thermomètre infrarouge avant et pendant la séparation. Nous ne disposons pas, à l’animalerie de l’information concernant les variations de température chez les souriceaux, en fonction des conditions d’élevage et de manipulation. C’est notamment l’objet de ce projet de quantifier de telles perturbations. D’après la littérature, dans le nid, les petits souriceaux, bien qu’incapables de thermoréguler, peuvent maintenir leur température corporelle entre 33° et 37°C. Ces oscillations sont sous la dépendance de nombreux facteurs, comme le nombre de congénères, la qualité du nid et le comportement maternel. La littérature indique également une baisse de température de l’ordre de 15 à 20 % lors d’une séparation mère/petit de 7 minutes. Nous considèrerons que 20% sera la variation maximale, tolérable dans cette expérience. Cette amplitude a déjà été observée sans provoquer de séquelle. Dans tous les cas, après chaque séparation, même de moins d’une minute, les animaux seront réchauffés avant le retour au nid, pour atteindre les 33°C. Une nuisance potentielle à prendre en compte concerne le puçage des animaux au jour 6 post-natal. Pour restreindre cette l’impact de nuisance, les animaux bénéficieront d’une anesthésie générale gazeuse avant l'implantation de leur puce d'identification. La séparation avec les petits peut être une source de stress pour la mère, c'est pour cela que les petits seront enlevés un par un du nid pour être testés avant d'être remis à la mère de manière à ce qu'elle en ait toujours plusieurs avec elle.

Devenir

Les cerveaux des animaux impliqués dans l'étude développementale individuelle (20 males et 20 femelles maximum) seront analysés afin de déterminer les effets des stimulations périnatales sur les structures nerveuses. Afin de limiter dans son ensemble le nombre d'animaux utilisés en expérimentation animale, les 14 souris naïves ayant été utilisées pour les tests d'interactions sociales ainsi que les 10 femelles utilisées pour produire les souriceaux seront utilisées dans d'autres projets autorisés. Les souris réutilisées incluent donc les 10 femelles gestantes, les 14 souris naïves utilisées pour le test d’interaction sociale et les 11 souris surnuméraires (selon un calcul effectué en se basant sur une moyenne de 6,5 souris par portée). Ainsi, 29 animaux seront euthanasiés pour prélèvement et 35 animaux seront réutilisés.

Remplacement

L’approche comportementale renseigne sur le fonctionnement cérébral et vient donc répondre à une problématique qui ne peut pas être abordée avec la plupart des modèles in sillico ou in vitro actuels.

Réduction

L’utilisation de mâles et de femelles et d’une batterie de test suffisamment complète, fine et calibrée permet de réduire le nombre d’animaux utilisés par la suite dans les expérimentations. Elle nécessite une mise au point rigoureuse afin d’anticiper de futures erreurs potentielles de protocole. Ce faisant, le travail en amont de calibrage du matériel, des durées d’expérimentations et de planification des manipulations permet, in fine, de limiter le nombre d’animaux qui seront intégrés dans les futures expérimentations. De plus, une bonne maitrise du protocole permet de limiter les durées de séparation mère-petits dans les futures manipulations et, de fait, l’éventuel stress associé à cette séparation. Contrairement aux projets transversaux, l’avantage des projets longitudinaux est de permettre un suivi individualisé des animaux. Il permet, en outre de réduire considérablement le nombre des animaux utilisés dans les protocoles. L’effectif par groupe expérimental a été estimé à partir d’un test de puissance et à partir de données sur le développement de la littérature pour mettre en évidence une différence significative. Le nombre 10 par groupe est la valeur limite basse pour observer des différences significatives. L’étude des comportements sociaux chez les animaux adultes nécessite d’exposer un animal expérimental à un animal naïf, n’ayant pas été manipulé au préalable. Ces animaux naïfs seront au maximum au nombre de 7 mâles et 7 femelles et pourront être utilisés dans un autre projet. Les stimulations périnatales ont un effet qui est la plupart du temps bénéfique sur le développement de souris porteuses de lésions cérébrales précoces. Il demeure néanmoins important de déterminer l’intensité de cet effet chez des animaux sains, ceci afin de limiter, là encore, le nombre d’animaux dans les futures études.

Raffinement

Les analyses comportementales entreprises visent notamment à isoler l’impact de différents facteurs sur la réactivité émotionnelle. Le but ultime du projet est de définir une méthode de remédiation des désordres neuro-cognitivo- affectifs induits par le cancer ou les traitements actuels des tumeurs pédiatriques. Le projet nécessite par essence de réduire au maximum tout facteur induisant un stress chez les animaux. Les périodes de séparation mère-petit bien que nécessaires pour les manipulations et pour reproduire au mieux les périodes périnatales humaines, seront limitées à leur maximum. Cette réduction du temps de manipulation nécessite une bonne maitrise du protocole et des manipulations. Les animaux ne seront pas soumis à des à des environnements sonores ou olfactifs identifiés comme stressants (odeurs de prédateur par exemple). Les tests comportementaux décrits plus loin ne font pas usage de contraintes importantes (i.e. pas de contention, de privation alimentaire, de chocs électrique ou manipulation de longue durée). Ils sont, pour la plupart, basés sur de l’exploration spontanée et/ou des comportements naturellement exprimés par les animaux (retournement, orientation olfactive, marche rythmée, évitement d’obstacles lors de la déambulation, exploration libre d’un environnement…). Une surveillance du comportement de la mère envers ses petits après toute séparation sera appliquée. Les gants seront plongés dans la litière du nid avant toute manipulation des petits et seront changés entre chaque portée. Un suivi de la température des animaux sera fait à plusieurs reprises avec un thermomètre infrarouge afin de détecter l’apparition d’une éventuelle hypothermie (voir 3.3.2.4). De plus, des tapis chauffants seront utilisés lors des séparations et les animaux seront réchauffés au creux des mains de l'expérimentateur après chaque test effectué jusqu'à ce qu'ils aient acquis une fourrure suffisante. A partir du 3ème jour post-natal (J3), les souriceaux seront identifiés à l’aide de marquages cutanés avec des feutres permanents non toxiques. A partir de J6, les souris seront identifiées grâce à une injection sous-cutanée d'une puce d’identification faite sous anesthésie gazeuse afin de réduire le stress des animaux. Un suivi des animaux sera réalisé quotidiennement, et permettra ainsi de déceler d’éventuels signes de souffrance (perte de poids de plus de 15%, exclusion du nid, hypothermie non résolue non alimentation), considérés comme point limite.

Choix des espèces

Le travail entrepris a pour but de développer une batterie de test chez la souris car les gènes de prédisposition aux cancers pédiatriques qui seront étudiés dans les prochains travaux sont proposés avec ce modèle animal. La demande d'autorisation de projet a pour objectif de mettre en place une batterie de tests pour analyser le développement chez la souris : nous mesurerons plusieurs items de développement au cours des 16 jours postanatals, avant le sevrage des animaux. Cette période est par ailleurs critique pour la mise en place des structures d’intérêt qui seront étudiées dans les futurs protocoles. les animaux seront ensuite retestés lors d'une période correspondant à la période d'adolescence chez l'humain (entre le jour 30 et le jour 45) car les futurs projets cibleront cette période critique de développement.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système nerveux
Hamsters dorés : 219
Souffrances
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▲ 219
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Devenir
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 219

219 hamsters dorés vont être utilisés, tous tués à l'issue pour prélèvements, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque hamster est hébergé seul seize semaines en conditions hivernales, exposé au froid à 8 °C pour entrer en hibernation, et subit deux chirurgies, la pose d'un capteur de température puis d'une pompe diffusant des hormones, la moitié des animaux étant en plus castrés. Le porteur indique que des injections pratiquées pendant la torpeur peuvent provoquer une douleur aiguë et le réveil de l'animal, et que la castration peut entraîner une hémorragie et des douleurs supplémentaires. Il affirme que l'hibernation met en jeu l'organisme entier et qu'aucun moyen de substitution ne permet de la modéliser, justifiant le recours au hamster syrien.

Objectifs

L’hibernation est une adaptation physiologique et comportementale qui permet la survie de l’espèce pendant les périodes saisonnières défavorables (en hiver : température extérieure basse et pénurie des ressources alimentaires). Tout au long de l’hibernation, afin d’économiser de l’énergie, l’animal va réaliser des cycles d’éveil/sommeil, alternant entre des phases actives avec une température corporelle à 37°C et des épisodes de torpeur, caractérisés par un endormissement profond associé à une hypothermie corporelle sévère. La température corporelle s’ajustant sur les températures extérieures froides de l’hiver peut descendre à 5°C. Des travaux antérieurs suggèrent que les hormones thyroïdiennes du cerveau seraient impliquées dans ces processus d’hibernation. Nous allons vérifier cela chez une espèce hibernante : le hamster syrien.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus de ce projet concernent les connaissances obtenues en recherches fondamentales sur le système nerveux central, le métabolisme ainsi que sur la biologie d'un animal hibernant.

Procédures

Les hamsters syriens seront hébergés seul pendant 16 semaines dans des conditions où les jours sont courts comme en hiver mais également exposés au froid afin d'obserser les comportements hibernatoires des animaux. Les animaux subiront deux actes chirurgicaux à 2 semaines d'intervalle. Le premier acte durera moins d'une heure 1 h pour l'insertion d'un capteur télémétrique de température corporelle, permettant le suivi à distance de l'hibernation des animaux. Le deuxième acte, d'une durée de 2h30 maximum pour la mise en place d'une mini-pompe diffusant des hormones. Ils seront exposés au froid (8°C) pour entrer en hibernation. Lors d'utilisation de pompe rechargeable, des injections transcutanées sont réalisées en phase de torpeur (animaux profondément endormis). Une castration est ajoutée à la première chirurgie pour la moitié des animaux. L'évolution de l'hibernation des animaux est surveillée pendant 6 semaines environ.

Impact sur les animaux

Lors des chirurgies, l’anesthésie générale peut induire une hypothermie, de la sécheresse occulaire et une légère déshydratation. Au niveau du site d’incision, il y a des risques de douleur, d’inflammation et d’infection de la plaie. Une perte de poids légère (inférieure à 5%) sur 24h est attendue, mais devrait être transitoire. Elle pourrait se maintenir en cas de complications post-chirurgicales (inflammation, infection, douleur). L’insertion de la pompe sous la peau du dos pourrait éventuellement gêner la motricité de l’animal (encombrement, frottements) si celle-ci est trop proche du cou ou des membres antérieurs. Dans le cas d'utilisation de la pompe rechargeable, lors d'un épisode de torpeur, des injections transcutanées sont réalisées et peuvent induire une douleur aigüe légère et son réveil. La castration peut induire une hémorragie et de douleurs supplémentaires.

Devenir

Les animaux seront tous mis à mort pour prélèvements en fin d'expérience.

Remplacement

L’expérience doit être réalisée sur l’animal entier. Les processus impliqués dans l’hibernation font intervenir l’ensemble de l’organisme, aussi est-il impossible, en l’état actuel de nos connaissances, de réaliser une telle étude sur des organes isolés. Aucun moyen de substitution ne permet de modéliser les différentes étapes de l’hibernation et les processus liés à chaque étape ni les relations entre les organes périphériques et le cerveau.

Réduction

Le nombre d'animaux (8 par groupe) a été calculé pour obtenir des résultats statistiquement robustes et de faible variance pour comparaisons inter-groupe.

Raffinement

Pour éviter les agressions dans les jours courts comme en hiver, les animaux seront hébergés en cages individuelles enrichies avec de la frisure de nidation et un bâton à ronger. Lors des chirurgies, les animaux bénéficieront d'une anesthésie générale et d'analgésiques locaux. La température corporelle sera maintenue à l’aide d’un tapis chauffant. Un anti-inflammatoire non stéroïdien sera administré en post-chirurgie. La longueur du cathéter entre la canule et la pompe est tout particulièrement ajustée afin de pas gêner le hamster syrien dans ses mouvements. Des points limites ont été établis afin de soustraire l'animal à la souffrance.

Choix des espèces

Le modèle animal choisi est le hamster syrien (Mesocricetus auratus) car c’est un animal hibernant. Les animaux sont des adultes mâles (entre 3 et 9 mois ; poids corporel moyen 120 g) car notre expérience requiert qu’ils soient sexuellement matures et ce sexe nous permet de voir facilement si le système reproducteur de l'animal est activé ou inhibé grâce à la taille des testicules.

MOTORHEAD

(NTS-FR-139758v1 – 12/09/2023)
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 750
Souffrances
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▲ 750
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Devenir
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 750

750 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Après la pose d'un implant sous anesthésie, elles subissent une restriction d'eau à un millilitre par jour et une contention tête fixée trente minutes par jour pendant environ trente jours, avant d'être tuées pour un contrôle du cerveau. Le projet étudie les bases cérébrales du choix entre exploration et exploitation, le porteur mettant surtout en avant la visibilité internationale attendue. Il affirme que ces mécanismes ne s'étudient que chez l'animal vigile en situation de choix, sans modèle in vitro possible.

Objectifs

La prise de décision est un processus crucial qui régit chacun de nos comportements les plus évolués. Tandis que nous apprenons de notre environnement et prenons des décisions sur la base de ces connaissances, nous conservons également la capacité d’adapter notre comportement face aux modifications soudaines de l’environnement. Cette adaptation serait favorisée par l’équilibre entre les comportements d’exploitation (c'est-à-dire l'utilisation des connaissances déjà disponibles pour obtenir un gain connu) et ceux d’exploration (c'est-à-dire la recherche d’options plus favorables). Cette hypothèse résulte des études cognitives menées chez l'homme, les primates non humains et les rongeurs. L’objectif général de ce projet est d’étudier les mécanismes cérébraux responsables de la transition entre comportements d’exploitation et d’exploration chez la souris. De nombreuses structures corticales et sous-corticales pourraient participer à ce phénomène. En particulier, des recherches récentes proposent que le cortex moteur secondaire (M2) des rongeurs constitue un nœud critique permettant le contrôle flexible des actions volontaires. Ce constat est étayé par la spécificité de cette structure ayant un rôle démontré dans les comportements flexibles. Ce projet vise donc à éclairer le rôle du M2 pour décider quand explorer ou quand exploiter l'environnement. Pour cela, nous utiliserons l’imagerie cérébrale des structures d’intérêts lorsque la souris est soumise à un test comportemental permettant de quantifier les comportements d’exploitation et d’exploration. Enfin, nous testerons le rôle causal des connexions neuronales identifiées pendant l'exploration et l'exploitation en effectuant des manipulations sélectives des différentes voies sous-corticales.

Bénéfices attendus

Cette étude est avant tout un projet de science fondamentale visant à comprendre les principes neuronaux permettant l’adaptation de la prise de décision dans des environnements changeants. Ce champ de recherche est en effet devenu un domaine extrêmement compétitif au niveau international, et pourtant n'est que faiblement représenté en France. Ce projet améliorera significativement la visibilité internationale de la recherche académique française et placera le porteur en position de force pour réévaluer les rôles complexes des régions motrices et leur connexions aux régions corticales. Au-delà de cet aspect fondamental, ce projet possède une forte composante translationnelle. En effet, l'accent mis sur l'exploitation-exploration des actions volontaires est central dans les neurosciences cognitives, en particulier pour la recherche sur les primates humains et non humains. En outre, l'incapacité à résoudre efficacement le compromis exploitation-exploration est une caractéristique frappante de plusieurs troubles mentaux.

Procédures

1) Anesthésie chimique sans chirurgie pour la procédure 1 d'implantation. Elle sera realisée une seule fois par souris, pour une durée maximale d'une heure. 2) Restriction hydrique (1 ml/ jour) et contention « tête-restreinte » (30 min/jour) pendant environ 30 jours consécutifs.

Impact sur les animaux

1) Anesthésie chimique sans chirurgie pour la procédure 1. 2) Restriction hydrique (1 ml/ jour) et contention « tête-restreinte » (30 min/jour) pendant environ 30 jours consécutifs. Ces nuisances sont indispensables pour l’imagerie biphotonique et motiver les souris à la tâche expérimentale.

Devenir

A l’issue des procédures les animaux sont mis à mort. Il est nécessaire de réaliser des contrôles histologiques ou des expériences d’immunohistochimie sur les cerveaux fixés afin de valider les coordonnées des sites d’injection des virus et des sites d'enregistrement.

Remplacement

L’étude des mécanismes de la prise de décision est un enjeu sociétal et économique majeur des neurosciences modernes, comme le relèvent de nombreuses situations humaines inadaptées (prise de risque, addiction au jeu, compulsivité, troubles psychiatriques). Par définition, ces mécanismes ne peuvent être étudiés que chez des animaux vigiles confrontés à une situation de choix. Dès lors, aucun des modèles in vitro ne peut être utilisé ici. Par ailleurs, les mêmes mécanismes comportementaux (transition exploitation / exploration) sont en jeu chez les primates humains, non-humains, et les rongeurs, ce qui permet une extrapolation des résultats obtenus chez le rongeur à l’espèce humaine pour mieux comprendre les mécanismes synaptiques en jeu dans la prise de décision et permettra de jeter les bases d'études plus appliquées.

Réduction

La nature innovante des méthodes utilisées (imagerie biphotonique chronique, et optogénétique chronique), ainsi que la qualité de la mise en œuvre des procédures (basée sur une expertise reconnue de l’expérimentateur) permettront de réduire significativement le nombre des animaux. En effet, certains tâches dans les procédures mettent en jeu des techniques non invasives et non douloureuses qui seront réalisées de façon quotidienne pendant le comportement chez le même animal. Ces techniques modernes permettent donc de façon intrinsèque de réduire dramatiquement le nombre d'animaux utilisés, avec une qualité de mise en pratique assurant la reproductibilité des expérimentations entre les laboratoires. Par ailleurs, afin de réduire autant que possible les erreurs statistiques qui pourraient être le résultat d'un nombre insuffisant d'animaux, tout en limitant le nombre d’expériences et donc d’animaux, la taille de nos groupes expérimentaux est définie par l’utilisation de tests statistiques pairés sur la base des données préliminaires déjà obtenues (moyenne et ecart-type) afin de satisfaire les conditions statistiques de puissance et de significativité (puissance (beta) de 0.8 et un seuil de significativité (alpha) de 0.05).

Raffinement

Les compétences techniques et expérimentales du porteur du projet sont reconnues internationalement, comme prouvé par la qualité élevée des financements obtenus faisant suite à une évaluation exhaustive du projet par de multiples comités d’expert scientifique du domaine scientifique, et garantissent la qualité des procédures expérimentales et de leur raffinement (habituation des animaux, optimisation du comportement et des techniques d’enregistrement, points limites, …). Le projet ne comprend pas de chirurgies. Cependant, la procédure d’implantation, bien que non invasive et non douloureuse se fera malgré tout sous anesthésie générale avec une couverture antalgique qui agira dès le réveil de l’animal et qui sera maintenue si l’animal montre des signes de souffrance. La procédure d’anesthésie a été raffinée et permet d'être rapidement inversée par l’injection d’une solution de réveil, permettant ainsi d’éviter au maximum les problèmes et inconforts liés à une anesthésie pharmacologique. Les animaux ne sont jamais isolés mais maintenus en groupe sociaux (5 par cage avec nourriture adaptée et enrichissement : nid, maison et tunnel) et manipulés/habitués quotidiennement par le même expérimentateur. L’ensemble des animaux est surveillé quotidiennement avec une surveillance renforcée (2 fois par jour) après la restriction hydrique. Des points limites spécifiques suffisamment précoces sont définis pour éviter des souffrances aux animaux : 1) Déshydratation (persistance au test de pli) et/ou perte de poids supérieur à 25 % du poids mesuré au jour 1 avant restriction ; 2) Infection de l’implant (plaie purulente, rougeur, tuméfaction, abcès) ; 3) Qualité de l'implant (perte ou dégradation) ; 4) Neurologie (tremblements, ataxie marquée, tête penchée, crises convulsives). Ces points sont vérifiés deux fois par jour selon un tableau de suivi simplifié (absence/présence) permettant la mise en place de mesures rapides et ciblées (et d’arrêt si nécessaire) si ces points sont observés, respectivement : 1) arrêt immédiat de la restriction hydrique et sortie du protocole le temps nécessaire pour une prise de poids ; 2) analgésie générale (Buprenorphine) pendant 3 jours ; 3 et 4) euthanasie immédiate.

Choix des espèces

La souris est une espèce de choix pour les études sur le système nerveux central des Vertébrés. L’organisation du système central de cette espèce est assez proche de celle de l’homme, les propriétés du néocortex de la souris ont de nombreuses similitudes avec le néocortex des autres mammifères, y compris les humains. Par ailleurs, les mêmes mécanismes comportementaux qui nous intéressent ici (transition exploitation / exploration) sont en jeu chez les primates humains, non-humains, et les rongeurs, ce qui permet une extrapolation des résultats obtenus chez le rongeur à l’espèce humaine sans avoir recours à des primates non-humains. Les enseignements tirés de l'étude des tissus de la souris seront donc largement transférables à l'homme, et permettront de mieux comprendre les mécanismes synaptiques en jeu dans la prise de décision en général tout en jetant les bases d'études plus appliquées chez les humains. Le projet sera réalisé sur des animaux de 6 semaines ce qui correspond chez cette espèce à l’âge adulte où l’animal est en pleine capacité d’apprentissage. Leur poids et leur taille sont stables le temps de nos protocoles, et la taille du cerveau est homogène garantissant ainsi une bonne reproductibilité des sites d'injection.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Multisystémique
    • Oncologie
Autres amphibiens : 314
Xénopes : 40
Souffrances
▲ -
▲ 354
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 14
 340
 -

40 xénopes et 314 autres amphibiens vont être utilisés, gardés en élevage et réutilisés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils reçoivent deux injections sous-cutanées d'hormones pour induire la reproduction, geste pouvant provoquer une blessure ou une réaction cutanée. Le projet étudie les mécanismes évolutifs de grenouilles aquatiques, les femelles étant induites à pondre de nombreuses fois sur une vie longue. Le porteur affirme que la fécondation in vitro est la seule méthode pour obtenir des embryons en nombre, tout en indiquant explorer des lignées cellulaires pour éviter des mises à mort.

Objectifs

L’évolution des espèces met en jeu des mécanismes qui agissent à des niveaux biologiques différents : génétiques, cellulaires, comportementaux etc Notre projet cherche à mieux comprendre certains de ces mécanismes qui sont à l’œuvre chez les amphibiens, un groupe d’animaux vertébré comme l’homme. Un aspect central des recherches pour ce projet porte sur la génétique des amphibiens, la génétique de leur développement embryonnaire et l'écologie moléculaire en particulier au travers de l'étude des microbiomes d'amphibiens. Ces sujets sont développés depuis plusieurs années dans le laboratoire et font l’objet de collaborations scientifiques internationales.

Bénéfices attendus

Les travaux réalisés devraient permettre de mieux comprendre les mécanismes génétiques de l'évolution des amphibiens anoures, et de comprendre l'impact de l'environnement sur leurs caractéristiques génétiques. Cette étude devrait permettre de mieux comprendre les mécanismes évolutifs liés aux changements du nombre de chromosomes chez ces amphibiens.

Procédures

L'intervention consistera en deux injections sous-cutanées dans la région dorsale et postérieure du tronc avec contention de l'animal vigile. La durée de chaque procédure d'injection est d'environ une minute. Les deux injections doivent être réalisées à 72h d'intervalle.

Impact sur les animaux

La procédure d'injection sur l'animal vigile en contention peut entraîner une blessure de l'animal avec l'aiguille, avec possibilité de saignement. Une réaction cutanée ou systémique à l'injection de la solution d'hormone peut également appararaître.

Devenir

Les animaux adultes seront maintenus en élevage.

Remplacement

Pour notre projet, l’utilisation d’animaux vivants revêt un caractère de stricte nécessité car la reproduction induite par fécondation in vitro constitue la seule méthode pour élever les espèces étudiées, obtenir des embryons et des têtards à développement synchrone, de stade précis, et en nombre suffisant pour satisfaire aux analyses statistiques, et étudier les éventuelles barrières de reproduction entre ces espèces. Des méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux ne sont donc pas susceptibles d'apporter le même niveau d'information. En revanche nous explorerons la possibilité d'obtenir des lignées cellulaires des différentes espèces étudiées afin d'avoir une source de matériel biologique ne nécessitant pas l'euthanasie d'animaux.

Réduction

La réalisation de notre projet implique notamment l'injection d'hormone chez des femelles xénopes adultes pour la production d’ovocytes afin d’obtenir des embryons. Pour réduire à son minimum le nombre d’animaux utilisés, nous prenons en compte que i) Les femelles, ayant une période reproductive longue (15 ans), peuvent être induites à pondre de nombreuses fois; ii) les testicules des mâles euthanasiés disséqués pour la fécondation in vitro sont utilisés pour plusieurs expériences et par plusieurs expérimentateurs minimisant ainsi le nombre de mâles mis à mort; iii) nous réalisons des fécondations naturelles évitant le sacrifice du mâle à chaque fois que c'est possible.

Raffinement

Dans le but de réduire la douleur, souffrance ou angoisse, nous utilisons des conditions d’élevage conformes à la directive 2010/63/UE et à la STE123. Nous appliquons des points limites stricts et spécifiques aux amphibiens. L’utilisation des femelles et des mâles se fera par roulement tous les quatre mois permettant le renforcement positif lors des manipulations. Nos conditions d’élevage sont régulièrement améliorées en fonction de nos connaissances sur l’écologie et la biologie de nos espèces mais aussi en fonction des connaissances sur le bien-être, le comportement et l’éthologie des espèces aquatiques qui se diffusent dans la communauté scientifique.

Choix des espèces

Le xénope est un organisme modèle important pour l’étude du développement des vertébrés. Il occupe une place phylogénétique clé (vertébré tétrapode non-mammifère). Nous disposons des génomes pour les deux espèces (X.tropicalis et X.laevis) et l’analyse montre d’importantes similitudes avec le génome humain : 79% des gènes identifiés dans des maladies humaines ont leurs orthologues chez le xénope. Par ailleurs, ces espèces sont faciles à élever et à maintenir en laboratoire et des pontes peuvent être obtenues à demande. X. tropicalis est diploïde avec un temps de génération plus court que X. laevis. Tout comme le poisson zèbre, le xénope fait partie d’une sélection de modèles pour lesquels les approches de génomique fonctionnelle sont couramment utilisées. Nous utilisons des animaux aux stades adultes car c'est le seul stade de développement permettant leur reproduction sexuée. La reproduction induite par fécondation in vitro constitue la seule méthode pour élever les espèces étudiées, obtenir des embryons et des têtards à développement synchrone, de stade précis, et en nombre suffisant pour satisfaire aux analyses statistiques, et étudier les éventuelles barrières de reproduction entre ces espèces.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Poules : 379
Souffrances
▲ -
▲ 379
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 379

379 poulets de chair vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils reçoivent par voie orale la bactérie Salmonella Typhimurium, avec ou sans huiles essentielles dans l'eau de boisson, puis sont mis à mort par dislocation cervicale ou saignée pour prélever leurs caeca. Le projet teste l'effet d'huiles essentielles sur la colonisation par Salmonella en élevage, le porteur signalant qu'aucun signe clinique n'est attendu. Il présente en parallèle un modèle in vitro sur nématode comme piste pour réduire à terme le recours aux animaux.

Objectifs

Ce projet vise au déploiement d’une stratégie de gestion Salmonella en élevage de poulet de chair, grâce à des alternatives naturelles telles que les huiles essentielles (HE). Cette procédure visera à étudier l’effet d’HE et leur mode d’administration sur le microbiote et la colonisation de Salmonella Typhimurium en poulet de chair. De plus, ce projet a également pour but de tester en parallele un nouveau modèle prédictif in vitro reposant sur le modèle de colonisation digestive du modèle nématode Caenorhabditis elegans. Le développement de cette méthode alternative à l’expérimentation animale, pourrait permettre de réduire à terme l’utilisation d’animaux à des fins scientifiques et ainsi de satisfaire à la règle des 3R : Réduire, Remplacer, Raffiner. Les HE sont connues pour leurs propriétés antimicrobiennes, antioxydantes et anti-inflammatoires en élevage. Le complément testé comportera un mélange des huiles essentielles de Cannelle (Cinnamomum cassia), Origan (Origanum vulgare), Girofle (Syzygium aromaticum) et Citron (Citrus limon). Le mode d’administration de ces HE (encapsulées ou non) dans l'eau de boisson sera évalué pour essayer de maximiser l’effet des HE sur la colonisation de Salmonella.

Bénéfices attendus

Ce travail permettra de valider les effets bénéfiques des huiles essentielles sur la colonisation du poulet de chair par Salmonella et notamment l’effet de differents modes d’administration des huiles essentielles sera étudié pour proposer un moyen de lutte plus efficace contre la contamination à Salmonella dans les élevages.

Procédures

Les animaux seront soumis à une inoculation par voie orale de Salmonella Typhimurium ou de Tryptone Sel. Le prélèvement de caeca aura lieu après mise à mort des animaux. Des pesées des animaux seront réalisées toutes les semaines.

Impact sur les animaux

Il n’est pas attendu d’effet indésirable tout au long de cet essai lié à l'infection par Salmonella et l'ajout d'HE dans l'eau de boisson. Les infections à Salmonella chez les volailles passent généralement inaperçues. Principalement asymptomatiques, elles peuvent provoquer parfois une réduction des performances de ponte chez les poules, une perte d’appétit, de la prostration et des diarrhées liquides. Les salmonelles se multiplient dans le tube digestif des oiseaux et peuvent être excrétées en grande quantité dans les déjections. Toutefois, la souche de S. Typhimurium utilisée dans cette étude a déjà fait l’objet d’essais in vivo et aucun effet indésirable n’a été observé. Les HE sont considérées d’un point de vue réglementaire comme des additifs sensoriels et sont classées parmi les produits GRAS (Generally Recognized As Safe) par la FDA (US Food & Drug Administration) et dans la pharmacopée Française. Les HE seront ajoutées dans l'eau de boisson des animaux à des doses respectant les apports totaux journaliers maximums pour les poulets en engraissement, aussi aucun effet n'est indésirable n'est attendu. De plus, aucun effet indésirable n’est attendu avec l’encapsulation Pickering (à base de fibre de pomme avec action prébiotique potentielle) et l’encapsulation par relargage pH dépendant qui sera utlisée pour la préparation des HE.

Devenir

Les prélèvements de caeca nécessitent la mise à mort des animaux. C’est pourquoi tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure expérimentale, par dislocation cervicale les jeunes poussins (poids < 250 g) et pour les poussins plus âgés et les poulets adultes après une anesthésie par électronarcose suivie d’une saignée à la veine jugulaire.

Remplacement

La volaille et notamment le poulet de chair représente une source importante de salmonelloses pour l’Homme. Ainsi, il est nécessaire de contribuer au développement d’un moyen de lutte contre Salmonella dans la filière avicole afin de réduire in fine le risque d’infection humaine par Salmonella.

Réduction

Cette étude s’interesse à l’effet du mode d’administration d’huiles essentielles sur la colonisation de Salmonella chez le poulet de chair. Huits lots d'animaux seront nécessaires pour évaluer les différents modes d'administration des huiles essentielles. En raison de la variabilité interindividuelle importante du microbiote intestinal et des niveaux de colonisation par Salmonella, il a été déterminé qu’un nombre minimum de 10 animaux par condition était nécessaire pour chaque temps donné afin d’assurer la robustesse des tests statistiques. Dans le but de réduire le nombre d’animaux utilisés dans cette procédure, seulement 3 animaux par lot seront mis à mort dans trois lots au premier point de prélèvement car ils présenteront les mêmes conditions. Ainsi, 379 animaux seront utilisés.

Raffinement

L’inoculation des bactéries à la pipette par voie orale et les pesées seront réalisées par le personnel expérimenté qui apportera la même attention à chaque inoculation de sorte à éviter/limiter les inconforts au moment de l’administration. Le protocole a été établi pour limiter les gestes invasifs et le stress chez les animaux. Les animaux seront observés quotidiennement. Si toutefois, une altération de l’état de santé était observée quelle que soit la raison, les animaux concernés seront mis à mort en cas d’atteinte des points limites (blessure grave, prostration, absence de réaction après sollicitation, anorexie ou impossibilité de s’abreuver ou de s’alimenter). Le raffinement des conditions d’hébergement visera à assurer des conditions d’hébergement limitant l’inconfort potentiel des animaux. Les animaux recevront à volonté, de l’eau et de l’aliment réservé aux poulets de chair spécifiques à leur âge. Afin de stimuler les poussins à s’alimenter dans leurs premières heures de vie, des alvéoles en carton de plateaux d’oeufs seront disposés sur les copeaux de bois avec de l’aliment et des cartons seront apposés sous les mangeoires. Les alvéoles en cartons servent également d’éléments de grattage et de picotage. Les paramètres d’ambiance utilisés sont préconisés pour les élevages de poulets de chair. Les installations sont équipées de lumières électriques programmables, d'un chauffage électrique automatisé et d'une ventilation.

Choix des espèces

Les salmonelloses humaines sont principalement attribuées à la filière avicole. Ce projet à pour objectif de développer une stratégie de lutte efficace pour limiter la colonisation des animaux par Salmonella dès l’élevage afin de réduire la charge qui arrive sur la chaine alimentaire. Par conséquent, le poulet de chair est l’espèce adaptée aux objectifs et aux conditions de notre procédure. Des poussins de 1 jour seront utilisés et élevés jusqu’à 34 jours (âge d’abattage des poulets de chair pour la consommation). Le but est de suivre l’effet du mode d’administration des huiles essentielles sur la colonisation de Salmonella.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 300
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 300
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 300

300 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles sont exposées à des périodes d'hypergravité en centrifugeuse, qui provoquent stress, baisse d'activité et perte de poids les premiers jours, puis soumises à une série de tests comportementaux, boîte noir et blanc, reconnaissance d'objet, labyrinthe en Y et piscine de nage. Elles sont ensuite mises à mort pour prélever le cerveau. Le porteur relie le projet aux troubles cognitifs des astronautes et affirme que l'effet de la gravité sur un organisme entier ne peut être modélisé in vitro ou in silico.

Objectifs

Lors des voyages spatiaux, les astronautes sont soumis à des modifications de gravité qui compromettent leurs performances cognitives, et qui représentent encore l’un des principaux écueils concernant les vols de longue durée. Ce projet consiste à comprendre les mécanismes cérébraux, en particulier hippocampiques, induisant ces perturbations provoquées par des changements de gravité. En effet, si le système vestibulaire est le système sensoriel initialement impliqué dans le mal de l’espace, l’hippocampe, structure centrale auquel il est étroitement connecté, représente une cible potentielle de choix. Notre hypothèse est qu’une partie des troubles cognitifs des astronautes seraient liés à des modifications de la plasticité fonctionnelle des réseaux neuronaux hippocampiques, propriété reconnue comme support biologique des processus mnésiques.

Bénéfices attendus

Les données qui seront recueillies grâce à ce projet apporteront des informations essentielles sur le rôle de la gravité dans le fonctionnement de l’hippocampe et des structures associées. En effet, on sait que le système vestibulaire, qui est l’organe sensoriel sensible à la gravité est indirectement connecté à l’hippocampe et participe ainsi non seulement à l’orientation dans l’espace mais aussi à la mémoire spatiale et aux autres fonctions contrôlées par l’hippocampe. Comprendre comment la gravité modifie le fonctionnement et la plasticité de l’hippocampe, et indirectement comment elle affecte les fonctions cognitives servira de base pour trouver des contre-mesures pour aider les astronautes à éviter la désorientation et l’altération des fonctions cognitives qu’ils subissent lors de changements de gravité au cours des vols spatiaux. En utilisant différentes durées d’exposition à l’hypergravité, nous cherchons à évaluer à la fois les adaptations qui s’opèrent dans les premiers jours mais aussi sur le plus long terme et comment s’effectue la réadaptation à 1G post-exposition à l’hypergravité.

Procédures

Les animaux seront exposés à une période d’hypergravité . Ensuite, 96 animaux seront mis à mort dès la sortie de la centrifugeuse pour permettre des prélèvements de tissus (expositions de 24h, 48h, 15j). Les autres seront soumis à des tests comportementaux. Les animaux effectuant des tests comportementaux seront divisés en 2 lots avec des protocoles de comportement différents (exposition à 24h, 15 j ou 30 j d’hypergravité). Pour le premier lot, le premier jour après la sortie de la centrifugeuse, les souris feront un test de la boite noire et blanche (10 min par souris). Ce test vise à évaluer l’anxiété des souris. Le deuxième jours le test de reconnaissance de place d’objet sera utilisé (test qui permet d’évaluer la mémoire spatiale et de reconnaissance à long terme) (2 sessions de 10 min à 4h d’intervalle par souris). Le 3ème jour la sociabilité et la reconnaissance sociale des souris sera évaluée grâce à un dispositif comportemental (2 sessions de 10 min par souris). Le 4ème jour les souris effectueront la première session d’un test d’évitement passif, la seconde partie du test sera effectuée une semaine plus tard (entre 1 et 5 min par souris)(mémoire émotionnelle). Après ces différents tests, soit 2 semaines après la sortie de la centrifugeuse les souris seront mises à mort pour permettre des prélèvements de structures et des enregistrements électrophysiologiques. Pour le lot 2, le jour de la sortie de la centrifugeuse les animaux effectueront le test d’enfouissement de billes (évaluation de l’anxiété,20 min par souris). Le jour 2, les souris effectueront un test d’alternance spontanée dans un labyrinthe en Y (mémoire de travail, 5min par souris). Le 3ème jour les souris commenceront un protocole en piscine de Morris. Ce test, réparti sur 5 jours donnera des indications sur la mémoire spatiale et l’apprentissage (4x4 essais de 1min max par jour). Une semaine après la sortie de la centrifugeuse les souris seront mises à mort pour permettre des prélèvements de structure et des enregistrements électrophysiologiques. Ces études vont nous permettre d’évaluer si les modifications sont concomitantes au niveau comportemental (mémoire) et au niveau cérébral (propriétés électrophysiologiques de l’hippocampe).

Impact sur les animaux

La mise en hypergravité des animaux induit une sensation d’alourdissement qui provoque une augmentation du niveau du stress chez le rongeur, lié à la perturbation de perception de la gravité, et à la difficulté initiale à se déplacer. Par conséquent, et comme cela a été montré dans la littérature, les animaux vont présenter une faible activité motrice pendant une période de quelques heures avant de s’habituer au nouveau référentiel gravitataire et reprendre une activité normale. Une baisse de la température corporelle due à l’inactivité des animaux se produira lors des 3 premiers jours d’exposition. De nombreuses études ont aussi montré une diminution de la masse corporelle les premiers jours de centrifugation. Cette perte de poids est due à une hypophagie médiée par une réaction au stress vestibulaire induit par la centrifugation, au bout de 3 à 4 jours les animaux recommenceront à s’alimenter normalement et reprendront du poids.

Devenir

Les animaux de l’étude seront mis à mort à la fin de la procédure (soit 300 souris) pour la réalisation d'analyses post-mortem.

Remplacement

Des études in vitro ou in silico ne permettent pas de mettre en évidence l’impact de l’hypergravité sur un organisme entier. En effet, la gravité exerce des effets sur l’intégralité de l’organisme (systèmes sensoriels, système musculosquelettique, viscères etc.), et les effets de ses modifications et de leurs interactions ne peuvent, à l’heure actuelle, pas être modélisés autrement que sur un organisme dans son intégralité. Par ailleurs, étant donné que nous effectuons des tests comportementaux, nous avons besoin des animaux vivants. Pour les enregistrements électrophysiologiques nous avons besoin de tranches de cerveaux d’organismes ayant été exposés à une hypergravité, qui ne sont pas encore modélisables in vitro ou in silico. Nous avons choisi le modèle souris afin de pouvoir utiliser les données de la littérature sur ce même modèle, car il est de petite taille et peut être maintenu en groupes sociaux dans des cages standards placées dans les nacelles de la centrifugeuse. De plus, le modèle souris est un mammifère suffisamment proche de l’homme pour pouvoir transférer les données obtenues entre ces deux espèces.

Réduction

Tous les animaux utilisés pour les études comportementales seront utilisés pour les études post-mortem ce qui permet de réduire considérablement le nombre d’animaux utilisés. Nous avons défini le nombre d’animaux dans chaque groupe à n=12 en nous basant sur la littérature disponible sur le sujet et sur les travaux du laboratoire utilisant les mêmes méthodes. En effet, un calcul d’effectif sur le site biostatgv.sentiweb.fr nous a permis d’aboutir à ce nombre sur la base de données précédentes acquises au laboratoire. Dans une optique de réduire le nombre d’animaux nous avons décidé de n’utiliser qu’un seul groupe d’animaux témoins et non pas un groupe témoins pour chaque temps d’exposition à l’hypergravité. Aussi, les animaux serviront en plus de la récupération de leur cerveau à des prélèvements sanguins afin d’en réduire leur nombre.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en groupes sociaux stables tout au long de l’expérimentation. La stabilité des groupes permettra de réduire une éventuelle agressivité. Une semaine de manipulation des animaux sera réalisée avant les expérimentations afin de réduire le stress lié à la manipulation. Pendant cette semaine les animaux des groupes utilisés pour l’étude comportementale seront aussi habitués à être transportés dans un tunnel en polycarbonate rouge. Le tunnel sera placé à demeure dans la cage puis la souris sera encouragée à entrer dans le tunnel qui sera soulevé afin de faire ensuite délicatement glisser la souris dans la main. Cette méthode permet de ne pas soulever les souris par la queue et enlève par conséquent un facteur important d’anxiété. Lors des tests comportementaux les souris seront placées dans la pièce expérimentale 30 minutes avant le début des tests afin de leur permettre de s’habituer à ce nouvel environnement. De la nourriture humidifiée sur le sol ainsi que de la gélatine seront mis dans les cages pour permettre aux animaux de se nourrir et de s’hydrater facilement au début de l’exposition à l’hypergravité (il en sera de même pour les animaux témoins). Leur environnement est enrichi par des frisures de carton et un igloo en papier mâché. Les animaux seront surveillés par un système vidéo dans la centrifugeuse. De plus, à chaque arrêt de la centrifugeuse un responsable des animaux vérifiera quotidiennement leur état de santé et particulièrement d’éventuelles variations de poids, leur apparence physique externe (poils hérissés, blessures…) ou des changements de comportement (attitude de prostration, animal ne répondant plus à son environnement ou réagissant de manière inhabituelle à l’expérimentateur, réduction importante de l’activité motrice…). Un animal présentant un tel état de mal-être ou de souffrance sera immédiatement exclu de l’étude et une discussion sera entreprise avec des membres de la SBEA concernant son éventuelle euthanasie (cf grille de points limites).

Choix des espèces

Les données bibliographiques les plus récentes sur ce sujet ont portés sur le modèle souris, il parait donc judicieux de poursuivre avec cette espèce pour pouvoir confronter nos résultats et apporter de nouvelles données. Nous avons également choisi le modèle souris car il est de petite taille, peut être maintenu en groupes sociaux dans des cages standards placées dans les nacelles de la centrifugeuse et supporte bien une modification de la gravité jusqu’à 2G. Nous avons également choisi d’utiliser des souris C57BL6 car leur génome est connu et que des modifications de leur génome est possible et pourrait nous être utile par la suite (OGM sans otoconies par exemple). C’est aussi une souche qui est beaucoup étudiée au laboratoire et sur laquelle nous avons donc une importante base de données. Nous utilisons des souris adultes entre 3 et 5 mois car pour étudier la plasticité synaptique hippocampique, nous souhaitons que la croissance et le développement cérébral soient atteints. De plus, les astronautes sont toujours adultes, nos données seront donc plus facilement transposables à l’humain.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres amphibiens : 436
Xénopes : 436
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 872
▲ -
Devenir
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 436
 -
 436

872 amphibiens vont être utilisés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, les grenouilles vertes relâchées et les xénopes tués. Des adultes capturés dans la nature reçoivent une injection d'hormone sous anesthésie pour obtenir des pontes, puis les têtards sont soumis à des tests de comportement face à un prédateur, en cages flottantes ou en mésocosmes. Les 436 grenouilles vertes et leurs têtards sont relâchés, tandis que les 436 xénopes et leurs têtards reçoivent une surdose d'anesthésique, cette espèce classée envahissante ne pouvant être remise dans le milieu. Le porteur présente l'étude comme utile à la conservation de la grenouille verte, quasi menacée, et affirme qu'aucun modèle ne peut remplacer l'observation directe des interactions.

Objectifs

L’objectif de cette étude est d’apporter des éléments de connaissance sur la sensibilité des populations d’amphibiens autochtones comme la grenouille verte à des changements environnementaux majeurs auxquels l’espèce est confrontée. Si les études scientifiques sur l’écologie de la grenouille verte sont nombreuses, l’impact de la présence de potentiels compétiteurs et/ou prédateurs invasifs sur la dynamique des populations de grenouille verte restent très mal documentés. L’étude se propose ici de tester l’impact de la présence des têtards de xénopes lisses Xenopus laevis sur la grenouille verte Pelophylax spp. Le xénope lisse est une espèce d’amphibien originaire d’Afrique australe introduite et envahissante depuis une vingtaine d’années dans les mares, cours d’eau et rivières. Cette espèce au stade adulte est aujourd’hui connue pour menacer la biodiversité locale par de la compétition directe avec les amphibiens ou encore par la transmission de maladies. Cependant, il n’a pas encore été décrit l’impact indirect de la présence du xénope lisse dès les premiers stades de vie sur la faune locale. Ce projet visera à étudier l’impact de la présence du xénope sur la croissance (durée de la période larvaire), la survie, la taille à la métamorphose et le comportement de la grenouille verte. Pour ce faire, il est nécessaire d’obtenir des pontes de grenouilles vertes et de xénopes à partir d’adultes capturés en milieu naturel puis injectés à l’aide d’une hormone. Une fois les pontes obtenues les adultes de grenouilles vertes seront relâchés et les adultes de xénopes seront mis à mort (dû à son statut d’espèce exotique envahissante) puis les têtards seront soit placés en cages flottantes dans une mare, soit en mésocosmes placés en laboratoire. Dans les deux situations, les têtards seront placés sous des conditions de compétition différentes (intra- et interspécifique) et sous une ou deux densités différentes (1 et 3 têtards.L-1). Ce projet apportera des informations essentielles sur l’impact du xénope lisse sur une espèce locale d’amphibien, la grenouille verte qui est aujourd’hui classée en quasi-menacée sur la liste rouge de l’IUCN en France. Ce classement implique que si des mesures rapides ne sont pas prises, leur statut de conservation sera menacé.

Bénéfices attendus

Ce projet s’insère dans les problématiques de conservation et gestion de la biodiversité. Il s’inscrit dans le défi scientifique actuel visant à comprendre les mécanismes en lien avec la sensibilité des organismes à l’altération spatio-temporelle de leur habitat dont la présence des espèces exotiques envahissantes est annoncée comme l’une des principales causes de l’érosion de la biodiversité. Ce projet nous permettra de tester pour la première fois l’impact de la présence du xénope sur la croissance, la survie, la taille à la métamorphose et le comportement des grenouilles vertes. Nous émettons l’hypothèse que la présence de têtards de xénope dans le milieu de vie des grenouilles vertes pourrait induire une diminution de leur croissance et survie en affectant des fonctions écologiques vitales chez la grenouille verte. D’un point de vue comportemental, nous émettons l’hypothèse que la présence de xénope induirait des comportements anti-prédateurs. Ces résultats permettraient une meilleure compréhension de la biologie et de l’écologie de ces deux espèces et plus encore sur leur interaction. De manière plus globale, cette étude permettra d’apporter des éléments scientifiques qui viendront enrichir les discussions sur les stratégies de gestion/conservation de ces espèces à l’échelle du territoire notamment depuis que le xénope a colonisé beaucoup de zones humides du Maine-et-Loire.

Procédures

Le transport durant 30 minutes sera assuré dans une double boite réduisant les risques de chocs. Femelles et mâles seront injectés d’hormones pour induire l’ovulation et stimuler l’accouplement. Avant l’injection, les amphibiens seront anesthésiés dans un bain de sédatif (endormissement en 15 minutes, réveil en 10 minutes). Après l’accouplement et l’ovulation, les œufs seront laissés dans les bacs et les adultes seront déplacés dans un autre mésocosme avec les mêmes conditions environnementales. Une partie des têtards obtenus (n=250 têtards de grenouilles vertes et n=250 têtards de xénopes) seront répartie dans les cages flottantes dans la mare et une autre partie des têtards obtenus (n=180 têtards de grenouilles vertes et n=180 têtards de xénopes) seront répartis en mésocosmes sous conditions contrôlées. Ces têtards élevés en milieu contrôlé seront au bout de trois jours (stade 25) passés en tests de comportement. Ces tests seront au nombre de trois (avec 48h entre chaque test), deux face à un prédateur (xénope adulte et grenouille verte adulte) et un face à un contrôle (grenouille en plastique). Les tests seront filmés et dureront 30 minutes (15 minutes d’acclimatation puis 15 minutes de test). Chaque groupe expérimental passera une fois le test dans chacune des trois conditions. Une fois les tests passés, les adultes et les têtards seront replacés dans le milieu naturel pour les grenouilles vertes après avoir été pêchés de leur bac d’élevage, placés dans une double boite de transport puis rapportés sur leur site d’origine après 30 minutes de transport. Les xénopes ne pouvant pas être libérés dans la nature seront en revanche placés dans un bain de sédatif pour être anesthésiés puis une surdose d’anesthésiant sera ajoutée pour la mise à mort des xénopes adultes.

Impact sur les animaux

Il est envisageable qu’un individu soit blessé lors de la capture ou de la manipulation et par conséquent développe une maladie. L’effet indésirable le plus probable est le stress lié au transport et aux conditions d’hébergements. De plus, à leur arrivée dans le laboratoire, certains animaux pourraient ne pas s’acclimater à leur environnement.

Devenir

Les six grenouilles vertes adultes et les 180 têtards seront remis en liberté avec une acclimatation à leur milieu naturel en ouvrant les boites de transports à côté de leur mare d’origine. Les animaux seront observés le temps qu’ils sont visibles après l’ouverture des boites afin de s’assurer de leur bonne acclimatation à leur milieu. Les six xénopes adultes et les 180 têtards seront mis à mort avec une surdose d’anesthésiant après une anesthésie en balnéation car il est impossible de relâcher dans le milieu naturel cette espèce classée comme espèce exotique envahissante. Les 250 têtards de xénope placés dans les cages seront après métamorphose mis à mort avec une surdose d’anesthésiant et les 250 têtards de grenouille verte après métamorphose seront libérés dans la mare.

Remplacement

L’objectif de l’étude étant d’étudier la survie, la croissance et le comportement des premiers stades de vie de la grenouille verte face à la présence d’un compétiteur et d’un prédateur, il n’est pas possible de remplacer les animaux prévus pour cette expérimentation. Il est donc nécessaire de recourir à des animaux. De plus, il est impossible de modéliser les réponses des têtards face à la compétition et face à la prédation car c’est la première fois que cette question sera posée pour ces deux espèces dans un contexte semi-contrôlé et en testant la compétition indirecte. Par conséquent, aucun modèle ne pourra permettre de prédire ce qu’il va se passer.

Réduction

Les trois couples de grenouilles vertes et les trois couples de xénopes soit trois femelles et trois mâles Pelophylax spp. et trois femelles et trois mâles Xenopus laevis seront amenés au laboratoire et injectés d’hormones permettant d’induire la ponte et de stimuler l’accouplement. Les trois couples de chaque espèce sont le minimum pour assurer la quantité d’œufs et donc la quantité de têtards nécessaire pour l’expérimentation en cages flottantes et en mésocosmes. Pour l’étude sur les têtards en mésocosmes, les trois réplicats par modalité (grenouilles vertes ; xénopes ; grenouilles vertes – xénopes) sont le minimum pour obtenir des résultats statistiques viables (modèle linéaire permettant d’étudier les interactions statistiques sur le comportement des individus testés). Par ailleurs, la densité de têtards (3 têtards.L-1), nous semble appropriée pour pouvoir observer des interactions entre les individus. Les triplicats permettent de rendre compte de la variabilité interindividuelle existante au sein des groupes tout en obtenant une moyenne au plus proche de la réalité.

Raffinement

Le transport de la zone de prélèvement en milieu naturel vers le laboratoire sera effectué dans des bacs fermés à l’abri de la lumière pour limiter le stress des animaux. Les amphibiens étant des espèces proies, il est important de leur fournir un abri. Des tuyaux en plastiques et des objets flottants seront disposés dans les bacs permettant aux amphibiens de se cacher. De plus, afin d’apporter un environnement plus complexe aux amphibiens, des pierres seront disposées dans les bacs. Avant, l’expérimentation, la qualité de l’eau (dureté et chlore) sera testée. Chaque jour, une personne habilitée et formée sera en charge de vérifier le comportement des amphibiens avant et après l’injection d’hormones (en dehors des périodes de nourrissage). La qualité d’eau, c’est-à-dire les paramètres physico-chimiques sera mesurée une fois par semaine. En cas de mauvaise qualité d’eau (au-delà des seuils précités), un changement d’eau sera effectué puis une mesure deux jours après sera reprise pour s’assurer que les amphibiens sont dans un environnement stable. Enfin, l’anesthésie en balnéation avant l’injection d’hormone permettra de limiter tout stress. Les différentes phases de réveil seront surveillées ainsi qu’un retour à l’alimentation 24h après l’injection. Pour la phase expérimentale en mésocosme, le transport de la zone d’élevage à la zone expérimentale sera effectué dans des bacs couverts permettant de placer les individus dans le noir limitant le stress des amphibiens lors du transport. Une mauvaise qualité d’eau reportera le test prévu jusqu’à ce que la qualité d’eau revienne aux seuils exigés ci-dessus. Enfin, les tests de comportement seront toujours précédés d’un temps d’acclimatation (15 minutes) au dispositif afin que les individus puissent revenir à un taux d’activité normal après le transfert des mésocosmes vers le dispositif de test. Il est prévu également un repos de 48h entre chaque test. Le bien-être sera évalué par une grilles déterminant les points limites à la continuité du projet. Infections, blessures, comportement, dépigmentation et prise alimentaire seront évalués grâce à une échelle de score donnant un score global compris entre 0 (normal – aucune action) à supérieur à 7 (mise à mort de l’amphibien avec une surdose d’anesthésique).

Choix des espèces

Les deux espèces choisies sont : la grenouille verte Pelophylax spp. et le xénope Xenopus laevis. L’objectif de cette étude est de comprendre l’impact de la présence des têtards de xénopes lisses Xenopus laevis sur la grenouille verte Pelophylax spp. Le xénope lisse est une espèce d’amphibien originaire d’Afrique australe introduite et envahissante depuis quelques années dans les mares, cours d’eau et rivières de Maine-et-Loire. Cette espèce au stade adulte est aujourd’hui connue pour menacer la biodiversité locale par de la compétition directe avec les amphibiens ou encore par la transmission de maladies. Cependant, il n’a pas encore été décrit l’impact indirect de la présence du xénope lisse dès les premiers stades de vie sur la faune locale. Ce projet apportera des informations essentielles sur l’impact du xénope lisse sur une espèce locale d’amphibien, la grenouille verte qui est aujourd’hui classée en quasi-menacée sur la liste rouge de l’IUCN en France. Ce classement implique que si des mesures rapides ne sont pas prises, leur statut de conservation sera menacé. Aujourd’hui, il apparaît donc nécessaire de comprendre l’impact de la colonisation du xénope dans sa globalité dès les plus jeunes stades de vie.