Éthologie / comportement / biologie animale
- Autre recherche fondamentale
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Neurophysiologie du chant
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système nerveux
750 diamants mandarins vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Placés en isolement acoustique, ils subissent chacun une chirurgie intracérébrale de trois à sept heures pour recevoir des injections, des électrodes ou des lésions du cerveau, puis sont tués pour l'analyse de leur cerveau. Le porteur présente le chant de ces oiseaux comme un modèle du langage humain et justifie les enregistrements électrophysiologiques par le fait qu'ils sont impossibles chez l'humain. Il indique que l'IRM n'offre pas la résolution recherchée et que les oiseaux sont maintenus au contact de congénères pour limiter les effets de l'isolement.
Objectifs
Le chant des oiseaux chanteurs est un comportement social acquis par imitation d'un tuteur et faisant appel à des processus sensorimoteurs. L'apprentissage du chant des oiseaux se déroule en deux phases : une phase de mémorisation du chant du tuteur, dite phase sensorielle, précède une phase de pratique du chant, dite sensorimotrice, au cours de laquelle une forme de babillage va progressivement laisser place à des éléments vocaux produits précisément, appelés « syllabes ». Une fois adultes, les oiseaux produisent des chants dit cristallisés qui possèdent les caractéristiques acoustiques et l'organisation syntaxique propres à leur espèce. Chez certaines espèces comme le diamant mandarin (Taeniopygia guttata), le chant ne varie que très peu une fois l'âge adulte atteint. Un diamant mandarin apprend de plus son chant rapidement, en trois mois environ, permettant un suivi des mécanismes impliqués tout au long du développement du chant. Un oiseau chanteur adulte doit s'entendre pour maintenir la stabilité de son chant et peut le modifier quand le retour auditif est perturbé ou absent. Le chant présente donc des points communs avec la parole chez l'humain : structure acoustique et organisation syntaxique qui varient d'une espèce à l'autre, nécessité d'un apprentissage par imitation des congénères et nécessité d'un retour auditif venant du propre chant de l'oiseau. Comme la parole chez l'humain, le comportement de chant des oiseaux chanteurs est sous le contrôle d'un vaste réseau de structures cérébrales interconnectées dénommé « système du chant » et spécialisé dans l'apprentissage, la production et la perception du chant. Pour l'ensemble de ces raisons, les oiseaux chanteurs sont un modèle de choix dans l'étude des bases neurobiologiques du langage.
Bénéfices attendus
Ce projet de recherche fondamentale bénéficera en premier à la communauté spécialisée dans le domaine de recherche de la neuroéthologie du chant des oiseaux. Il apportera aussi des connaissances essentielles pour mieux comprendre les potentiels déficits observés dans la parole humaine. En effet, de nombreusess études ont mis en avant les analogies du comportement de chant des oiseaux chanteurs et du langage humain. Ces analogies ont été identifiées d'un point de vue comportemental (l'acquisition du chant et du langage mettant en jeu les mêmes étapes) et neurobiologiques (analogies moléculaires et cellulaires). Par ailleurs, des lésions ou perturbations des structures cérébrales dédiées au comportement de chant induisent des déficits comportementaux semblables à ceux observés chez les humains, tels que des bégaiements ou des retards d'apprentissage. Nombre de ces déficits chez les oiseaux chanteurs rappellent les troubles de la parole observés chez les humains atteints de pathologies neurodégénératives touchant les ganglions de la base (maladie de Parkinson ou de Huntington par exemple). Enfin, les méthodologies d'étude et d'analyse déployées permettront des avancées technologiques en lien avec le traitement de grand jeu de données (big data) et pourront nourrir des projets de recherche computationnelle et de modélisation future.
Procédures
Les oiseaux seront placés en isolement social et seront soumis à diverses procédures chirurgicales intracérébrales. Chaque oiseau ne subira qu'un seul type d'intervention chirurgicale et qu'une seule fois. Suivant l'opération chirurgicale, effectuée sous anesthésie générale, la durée varie de 3 à 7h.
Impact sur les animaux
Ce projet impliquera de placer une partie des oiseaux utilisés pour les expériences en isolement dans des caissons d'isolation acoustique individuels afin d'enregistrer leurs vocalisations. Certains oiseaux subiront par ailleurs des chirurgies intracérébrales (sous anesthésie générale) afin de réaliser des injections, de poser des électrodes d'enregistrement ou des électrodes de stimulation électrique. Ces opérations sont susceptibles de générer de la douleur pendant les premières heures qui suivent la chirurgie.
Devenir
A l'issue des différentes procédures, tous les oiseaux ayant subi une opération chirurgicale seront euthanasiés. La collecte du cerveau à la fin de chacune de ces procédures est essentielle afin de 1/pouvoir identifier les projections entre les structures cérébrales d'intérêt, 2/ pouvoir identifier les points d'insertion des électrodes d'enregistrement ou de stimulation électrique, 3/pour caractériser l'étendue de la lésion cérébrale
Remplacement
Le but de nos recherches est de déterminer les mécanismes neurobiologiques mis en jeu dans l’apprentissage, la production et la perception de vocalisations. Pour cela, les oiseaux constituent un remarquable modèle d’étude, leurs vocalisations présentant des points communs avec la parole humaine et un ensemble de structures cérébrales étant dédié à la perception, la production et au contrôle des vocalisations. Les technologies actuelles (IRM) ne permettent pas d'avoir un niveau de résolution suffisamment fin pour analyser l'activité de neurones à des échelles temporelles de l'ordre de la milliseconde. Mener ces expériences reposant notamment sur des enregistrements électrophysiologiques de l’activité neuronale et des stimulations intracérébrales, qui ne sont pas possibles chez le sujet humain (sauf dans certaines conditions particulières), permet d’avancer dans la compréhension des processus neurobiologiques en général et dans le comportement vocal des oiseaux en particulier
Réduction
Afin de limiter au maximum le nombre d’animaux à utiliser et d’adapter le protocole expérimental, nous conduirons les expériences sur un seul oiseau à la fois. Cela nous permettra de traiter les éventuelles difficultés les unes après les autres. Par ailleurs, cela nous permettra de ne collecter que le nombre de données nécessaires pour obtenir suffisamment de puissance statistique.
Raffinement
Avant toute procédure chirugicale, les oiseaux reçoivent une administration d'un analgésique. La chirurgie s'opère sous anesthésie générale. Lorsqu’un oiseau aura subi une opération chirurgicale, celui-ci sera maintenu seul dans une cage jusqu’à récupération (que nous estimons à 48h) mais de façon à ce qu’il puisse voir et entendre ses congénères. Des oiseaux stressés ou en souffrance ne vocalisant pas, ils seront contrôlés au quotidien. Un antalgique sera administré lors de l’opération chirurgicale et tant que l’oiseau montre des signes de douleur (inactivité, absence de vocalisations, posture prostrée). Les oiseaux seront régulièrement mis au contact de congénères pendant toute la durée des expériences afin de pallier les effets liés à l'isolement. Des points limites précoces ainsi que des procédures d'arrêt d'expériences ont été définies en fonction des observations faites quotidiennement sur les animaux.
Choix des espèces
Pour comprendre les processus sous-tendant le contrôle vocal, les oiseaux chanteurs constituent un modèle de choix. Ils présentent des capacités remarquables de modulation et de contrôle de leurs vocalisations. Ils possèdent un ensemble de structures cérébrales spécialisées dans ce comportement. Plusieurs parallèles avec l'apprentissage vocal chez l’humain existent (période sensible pour l'apprentissage, répertoire de gestes moteurs vocaux). Notons que si cette capacité d'apprentissage vocal est fréquente chez les oiseaux, elle est beaucoup plus rare chez les mammifères, et, en l'état actuel des connaissances, absente chez les invertébrés. Nous nous proposons d’étudier en particulier les diamants mandarins (Taeniopygia guttata). Ces oiseaux apprennent à produire des chants relativement rapidement, permettant de réaliser un suivi longitudinal de l'acquisition du chant. De plus, la stabilité de leur chant d'adulte permet de conduire des protocoles comportementaux efficaces pour induire de la plasticité vocale. Ces oiseaux s’adaptent parfaitement à la vie en captivité. Enfin, le réseau de structures cérébrales mis en jeu dans leur comportement vocal est très précisément connu et décrit dans la littérature, permettant une comparaison fiable des données et une mise en perspective des résultats obtenus. Tous les animaux utilisés dans cette étude seront âgés d'au moins 15 jours, mais toutes les procédures chirurgicales seront effectuées qu'après leur 40ème jour minimum. A cet âge, les diamants mandarins sont sortis de leur nid et indépendant. Ils commencent à pratiquer leur chant à cet âge là, ce qui nous intéresse tout particulièrement dans cette étude.
Développement d’un dispositif de détection automatisée des chaleurs chez la chèvre
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système urogénital
30 chèvres vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, toutes maintenues dans l'élevage et réutilisables ensuite. Chaque chèvre reçoit deux injections dans le muscle, avec des prélèvements de lait faits à la traite, pour mettre au point un dispositif à puce RFID détectant automatiquement les chaleurs. Le porteur décrit une douleur légère de quelques secondes à l'injection et un stress léger à la contention. Il présente ce dispositif comme un moyen de faciliter l'insémination après "effet mâle" et de réduire le recours aux hormones dans l'élevage caprin.
Objectifs
Chez les ovins et caprins, il existe au cours de l’année une période d’activité sexuelle maximale (saison sexuelle), en général d’août à janvier, et une autre d’activité minimale ou de repos sexuel, en général de février à juillet. Cette saisonnalité de la reproduction conduit à des variations annuelles dans la disponibilité des produits (lait/viande), la reproduction hors saison sexuelle (désaisonnement) est alors une solution pour maintenir l’offre toute l’année. Le traitement hormonal d’induction et de synchronisation des chaleurs et des ovulations est aujourd’hui la pratique la plus efficace pour désaisonner la reproduction. Or, le contexte sociétal et réglementaire incite fortement à la recherche de méthodes alternatives réduisant voire excluant l’utilisation d’hormones, pour synchroniser les chaleurs des femelles. La pratique de « l’effet mâle » est une solution alternative permettant l’Insémination Animale (IA) hors saison sexuelle. En effet, « l’effet mâle » consiste à induire l’activité ovulatoire des femelles en anoestrus saisonnier (repos sexuel) par leur exposition à des mâles sexuellement actifs. Toutefois, son utilisation en élevage est freinée par la moindre synchronisation des chaleurs obtenue (en comparaison à celle obtenue après un traitement hormonal). C’est pourquoi la détection des chaleurs est recommandée après « effet mâle », afin d’inséminer les femelles au bon moment du cycle sexuel et obtenir une fertilité satisfaisante. Or cette détection est chronophage pour les éleveurs. L’objectif du projet est de développer un dispositif permettant d’automatiser la méthode de détection des chaleurs préconisée sur le terrain afin de pratiquer l’IA.
Bénéfices attendus
Nous cherchons à faciliter la mise en oeuvre par les éleveurs caprins d’une mise à la reproduction des chèvres par insémination animale (IA) après induction et synchronisation des chaleurs par « effet mâle ». Nous développons un dispositif simple et utilisable sur le terrain, permettant de détecter la boucle d'identification réglementaire portée par les chèvres à l’oreille (boucle contenant une puce RFID = identification par radio-fréquence) afin d'automatiser la détection des chaleurs et ainsi déterminer le moment d’IA optimum pour une bonne fertilité. En effet, Les chèvres en chaleurs sont attirées par les boucs : ceux-ci sont placés derrière une barrière avec l'antenne de lecture du dispositif, ce qui permet d'enregistrer automatiquement toutes les visites (nombre et durée) des chèvres en chaleurs auprès des boucs.
Procédures
Trente chèvres recevront chacune 2 injections par voie intra-musculaire à la base de l'encolure (une injection dure quelques secondes).
Impact sur les animaux
Lors des injections par voie intra-musculaire (au total 2 injections/chèvre), les chèvres pourront ressentir une douleur légère de très courte durée (quelques secondes), sans altération de leur état général (parfois, un hématome peut se former, régressant spontanément). Un stress léger pourra être ressenti par les chèvres lors de la contention pour les injections.
Devenir
Tous les animaux restent dans l'élevage. Ils pourront être réutilisés dans d'autres projets sous réserve d'un avis favorable du vétérinaire sanitaire de l'établissement utilisateur.
Remplacement
Ce projet concerne la détection des chaleurs lors de la mise à la reproduction de chèvres en conditions d’élevage. Il ne peut être réalisée qu’avec l’utilisation d’animaux vivants.
Réduction
Le projet utilisera 30 chèvres. Dans la conduite habituelle de l’élevage caprin de l’établissement utilisateur, un lot physique est un groupe de chèvres élevées ensembles dans un même enclos et mises à la reproduction au même moment. L’effectif de 30 chèvres/lot est donc choisi en fonction du nombre de chèvres habituellement hébergées/lot physique. Nous décrirons la cinétique des venues en chaleur de ces 30 chèvres.
Raffinement
Les chèvres seront dans leurs conditions d’élevage habituelles (en groupes) dans un bâtiment d’élevage conventionnel sur litière paillée (respectant une surface minimale de 1.5 m²/chèvre) et feront l’objet d’une surveillance journalière pendant toute la durée du protocole. Le milieu d’élevage est enrichi avec une brosse rotative par lot, des tapis (Grat'o gratte®) positionnés sur les claies pour se gratter les flancs et des disques suspendus à mordiller. Pour les injections par voie intra-musculaire (concernant 30 chèvres), la contention sera faite par des expérimentateurs animaliers, dont la présence journalière répétée en interaction positive (alimentation, traite, soins) est associée à une diminution du comportement de fuite des chèvres et donc de leur stress face à la contention. Les prélèvements de lait seront faits manuellement en salle de traite, ne nécessitant pas de contention supplémentaire. Une surveillance journalière de l’état général des animaux sera aussi réalisée. En cas de signes de maladie (fièvre >40°C, problèmes respiratoires, décubitus prolongé sur 48 h, anorexie, perte de poids >15%...) un traitement adapté (antidouleurs, antiinflammatoires, antibiotiques) sera mis en place par les animaliers selon le protocole de soins établi par le vétérinaire conseil de l’installation expérimentale ou avec son intervention si nécessaire.
Choix des espèces
Les caprins sont la cible d'application en élevage de ce dispositif de détection automatisée des chaleurs. Les animaux seront des chèvres adultes primipares et multipares en lactation.
Effets d’une carence gestationnelle en vitamine A sur la transmission dopaminergique mésocorticolimbique dans le contrôle de la prise de décision
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système nerveux
Après douze semaines de conditionnement opérant sous restriction alimentaire, 120 souris subissent une chirurgie stéréotaxique et 60 reçoivent des injections intrapéritonéales d'amphétamine. Au total, 936 souris vont être utilisées pour étudier les effets d'une carence en vitamine A pendant la gestation : la déclaration en classe 480 dans des procédures d'un niveau de souffrance léger et 456 sans réveil, dont 270 reproductrices tuées au sevrage des petits. Le porteur range pourtant lui-même l'amphétamine et la chirurgie stéréotaxique en "classe modérée", une classe absente de tous les chiffres déclarés. Toutes les souris sont tuées à la fin de leur procédure pour prélever des régions du cerveau. Les tests du comportement "de type anxieux" imposés à 120 souris, que le porteur dit générateurs d'un stress aigu, ne sont pas nommés.
Objectifs
La carence en vitamine A au cours de la période périnatale, causée par un régime appauvri en vitamine A, reste un enjeu majeur de santé publique dans les pays en voie de développement. En effet, l’acide rétinoïque (AR), métabolite actif de la vitamine A est indispensable au développement cérébral du foetus et du nouveau-né mais joue également un rôle très important dans les fonctions cérébrales à l’âge adulte. En se fixant sur ses récepteurs nucléaires les RARs (Retinoic Acid Receptors) et les RXRs (Retinoid X Receptors) qui jouent le rôle de facteur de transcription, l’AR régule l’expression de nombreux gènes impliqués dans les processus de plasticité cérébrale. Ainsi, de faibles apports en vitamine A pendant la période périnatale conduiraient à une hypoactivité de la voie de signalisation de l’AR et des modifications d’expression de certains gènes comme le récepteur dopaminergique D2 (D2R) avec des conséquences néfastes sur les fonctions cérébrales associées (fonctions exécutives, planification motrice). Nous faisons l’hypothèse qu’un déséquilibre d’apports alimentaires en vitamine A durant la période périnatale altère le développement de la transmission dopaminergique et pourrait participer à l’étiologie de pathologies neurodèveloppementales qui impliquent des déficits des fonctions exécutives et motrices.
Bénéfices attendus
cette étude vise à proposer de nouvelles stratégies pour la prise en charge des maladies psychiatriques dont l’arsenal thérapeutique reste insuffisant. Ce projet va permettre de tester l’effet potentiellement protecteurs de molécules d’intérêts et donc de proposer de nouvelles stratégies curatives dans le contexte des maladies psychiatriques. Il va aussi permettre d’explorer les mécanismes par lesquels ces métabolites influencent la fonction cérébrale et le comportement. Cela permettra donc d’accroitre les connaissances dans un champ de recherche nouveau et prometteur.
Procédures
270 souris reproductrices seront euthanasiées au sevrage des animaux et 120 souris descendantes seront euthanasiés pour réaliser des enregistrements électrophysiologiques (390 sans réveil). 540 souris descendantes seront soumises à un conditionnement opérant (classe légère). Pour le test de conditionnement opérant, les animaux seront maintenus en restriction alimentaire légère (moins de 10% de perte par rapport au poids ad libitum) pendant toute la durée des expériences comportementales (12 semaines). Sur les 540 souris descendantes ayant été soumises au conditionnement opérant , 60 seront soumises à des injections intrapéritonéales d'amphétamine (classe modérée) et 120 seront soumises à des chirurgies stéréotaxiques (classe modérée). Afin d’évaluer le comportement de type anxieux, 120 souris descendantes seront soumises à des tests comportementaux qui peuvent engendrer un stress aigü (classe légère). Néanmoins l’état général de la souris n’est pas altéré. 240 souris descendantes (dont 120 soumises au conditionnement opérant) seront perfusées pour réaliser des analyses immunohistochimiques (classe légère). Cette intervention dure 15 min par souris (480 classe legère).
Impact sur les animaux
De part sa nature et son objectif les tests comportementaux évaluant le comportement de type anxieux que nous allons utiliser entraine un stress aigü chez la souris. Néanmoins l’état général de la souris n’est pas altéré. Les souris seront de toute façon suivies comme suit : les animaux en cours de protocole sont surveillés chaque jour par l’expérimentateur et 2 fois par semaine par les animaliers. Pour le test de conditionnement opérant, les animaux seront maintenus en restriction alimentaire légère (moins de 10% de perte par rapport au poids ad libitum) pendant toute la durée des expériences comportementales (12 semaines). Pour cela, les animaux seront pesés chaque jour et la quantité de nourriture ajustée en fonction. Les chirurgies stéréotaxiques présentent un degré de sévérité modéré durant la période entourant l'opération.
Devenir
En fin de procédure 1, tous les animaux seront euthanasiés et différentes régions cérébrales seront prélevées (comme tissu frais) et congelées pour des analyses moléculaires. En fin de procédure 2, tous les animaux seront euthanasiés pour collecter des tissus fixés afin de réaliser de l'immunomarquage sur les tranches de cerveau. En fin de procédure 3 tous les animaux seront euthanasiés et le cerveau sera prélevé (comme tissu frais) afin de réaliser des enregistrements électrophysiologiques. En fin de procédure 4, tous les animaux seront euthanasiés et différentes régions cérébrales seront prélevées (comme tissu frais) et congelées pour des analyses moléculaires. En fin de procédure 5 et 6 , tous les animaux seront euthanasiés et différentes régions cérébrales seront prélevées (comme tissu frais) et congelées pour des analyses moléculaires.
Remplacement
L’objectif général du projet vise à comprendre chez l’animal les conséquences comportementales et neurobiologiques d’une carence gestationnelle en vitamine A . Dans ce contexte de recherche, le recours à des modèles animaux pertinents et adaptés à l’étude de la cognition reste donc une nécessité expérimentale afin d’appréhender la réalité physiologique de nos résultats. L’objectif à long terme du projet étant de tester les effets comportementaux d’une supplémentation nutritionnelle en vitamine A dans le contexte des maladies neurodéveloppementales. Une recherche d’alternatives et d’autres méthodes dans des bases de données démontre par ailleurs que les solutions de rechange appropriées à ces procédures ne sont pas disponibles ou applicables.
Réduction
Pour réduire le nombre d'animaux, nous effectuons plusieurs mesures sur le même animal dans un ordre précis afin qu'une première mesure n'influence pas la seconde. De même, un maximum de mesures biologiques (périphériques et cérébrales) sera réalisé sur chaque animal dans la limite de compatibilité entre les différentes techniques. Ceci permettre de réduire au maximum le nombre de souris nécessaire à l'étude. Aucun dupliqua du travail proposé n'est aujourd'hui identifié
Raffinement
Concernant le raffinement différentes approches seront mises en œuvre. Les animaux seront hébergés en cages collectives avec un environnement enrichi (bâton à ronger, igloo, sizzle nest). Les animaux seront observés quotidiennement et pesés au moins 1 fois par semaine. Les animaux seront inspectés et si des blessures apparaissent, elles seront immédiatement soignées (Dakin et coton), les animaux recevront une injection sous-cutanée d'analgésique si nécessaire et seront surveillés deux fois par jour. Concernant la chirurgie stéréotaxique, des analgésiques et anesthésiques seront administrés. Les animaux seront observés jusqu'au réveil puis 2 fois par jour pendant 3 jours. Si l’animal apparaît malade ou avoir des douleurs (voir définition des points limites dans les procédures expérimentales), il sera immédiatement isolé et surveillé. Si l’animal ne montre pas d’amélioration significative, il sera mis à mort dans les 24h. Pour limiter le stress lié au tests comportementaux les souris seront manipulées régulièrement en amont afin de limiter le stress induit par l’expérimentateur. Par ailleurs pour les procédures induisant de la douleur comme la perfusion intracardiaque nous utiliserons des associations d’anesthésiques et analgésiques afin de limiter la douleur chez l’animal. Le nombre d'animaux utilisé est calculé afin d'avoir des tests statistiques robustes n'obligeant pas à répéter l'expérience. Enfin, les protocoles réalisés sur les animaux sont au préalable soumis puis approuvés par l'équipe en charge de l'animalerie afin d'assurer les bonnes conditions d'expérimentation.
Choix des espèces
Nous utiliserons des souris car ce sont des animaux de petite taille et peuvent donc être facilement hébergés à l’animalerie dans de bonnes conditions d’élevage. Les expériences de comportement et d’électrophysiologie sont facilement mises en oeuvre d’un point de vue technique sur les souris. La souche de souris utilisée (C57/Bl6J) constitue un modèle d’étude particulièrement intéressant et informatif dans le cadre des études sur l'impact des carences gestationnelles de nutriments sur la prise de décision , de ce fait les résultats de ce projet seront donc plus faciles à intégrer dans la littérature déjà existante. Nous choisissons de travailler chez la souris plutôt que chez le rat car de nombreuses souris transgéniques sont disponibles ce qui n’est pas le cas chez le rat, ce qui sera nécessaire pour la continuité du présent projet.
Phénotypage comportemental de souris n’exprimant pas le gène ARNTL2 (ou BMAL 2)
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système nerveux
96 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Souris dont le gène ARNTL2 est inactivé, elles passent jusqu'à onze tests comportementaux répartis sur cinq semaines, évaluant mémoire, motricité, sociabilité, anxiété, dépression et sensibilité à la douleur, avec un jeûne de vingt-quatre heures pour l'un des tests. Le porteur indique que ces tests peuvent induire un stress léger à modéré et révéler de l'anxiété ou de la dépression, et prévoit la mort de toutes les souris pour analyser leurs tissus cérébraux. Il affirme qu'aucune méthode alternative ne convient, l'évaluation comportementale exigeant l'animal vigile.
Objectifs
Le gène Arntl2 a été montré dans une précédente étude comme impliqué dans la régulation des rythmes biologiques circadiens. Dans ce projet, nous voulons voir si ce gène a aussi un impact sur les fonctions cérébrales, et notamment sur les capacités mnésiques. C’est pourquoi nous testerons des souris transgéniques pour lesquelles ce gène a été inactivé dans un large éventail de tests comportementaux. En comparant ces souris transgéniques à des souris contrôles, nous évaluerons les performances motrices, mnésiques, cognitives, émotionnelles, mais aussi de sociabilité, ou l’état de bien-être, d’anxiété ou à d’état dépressif et de susceptibilité à la douleur. Les souris adultes mâles et les femelles seront utilisées pour éventuellement mettre en évidence des effets dépendants du sexe.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de mieux comprendre l’implication des horloges cérébrales dans les processus de mémoire mais également dans d’autres fonctions telles que la nociception, la coordination motrice ou les troubles de l’humeur. Il pourrait aussi permettre de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques (chronothérapeutiques en se basant sur les rythmes circadiens) dans la prévention et le traitement des troubles de la mémoire et/ou de l’humeur chez l’humain, voir dans les processus douloureux.
Procédures
Les animaux sont soumis à des tests comportementaux servant à évaluer les performances mnésiques, motrices, senosrielles, sociales et émotionnelles. Chaque test dure durant de 3 à 10 minutes par jour répartis sur 1 à 4 jours. 24h au minimum sépareront ces tests. Certaines cohortes d' animaux réaliseront aux maximum 11 tests répartis sur 5 semaines alors que d'autres effectueront 6 tests répartis sur 4 semaines.
Impact sur les animaux
D’après les premières études préliminaires, l’inhibition génétique du gène ARNTL2 ne semble pas induire d’effet délétère. Les tests comportementaux peuvent induire des stress légers à modérés et de l’anxiété ou de la dépression pourraient être révélées potentiellement. Pour l’un des tests, les animaux réaliseront un jeûne préalable de 24h.
Devenir
Les animaux sont mis à mort en fin de procédure afin de réaliser des analyses post-mortem des tissus cérébraux.
Remplacement
Nous ne pouvons pas avoir recours à des méthodes alternatives pour réaliser un tel projet. Il est nécessaire d’évaluer les différents paramètres comportementaux sur l’animal vigile. En effet la plupart des tests comportementaux réalisés dans le cadre d'un criblage comportemental impliquent une réponse motrice et mais également intégrée de l’animal. Il nous est donc impossible pour cette étape de travailler sur un modèle autre que l’animal.
Réduction
Le nombre d'animaux a été déterminé pour obtenir des résultats fiables et robustes tenant compte de la variabilité interindividuelle, de l'inactivation ou non du gène ARTNL2 et du sexe. Un maximum de test est réalisé sur un même groupe d'animaux tant que cela n'entrave pas la fiabilité des résultats expérimentaux et le bien-être animal.
Raffinement
Les animaux sont hébergés dans des animaleries dont le fonctionnement a été conçu pour maximiser le confort et limiter la souffrance des animaux. En particulier, les souris sont hébergées groupées. Elles font l’objet d’observations régulières tout au long de l'expérience. De l'enrichissement (carrés de coton pour favoriser la nidation, barreaux de bois à ronger et tunnel) est systématiquement disposé dans toutes les cages. Les animaux seront observés tous les jours et leur comportement sera suivi afin de déceler tout signe d’inconfort ou de stress. Les animaux entreront en procédure doucement après habituation à l'expérimentateur et à la manipulation. Des points limites ont été établis afin de soustraire l’animal à la souffrance. En cas de signe de mal- être, des décisions seront prises en accord avec le vétérinaire, la Structure chargée du Bien-Etre des Animaux (SBEA) et/ou le personnel zootechnique.
Choix des espèces
Nous ne pouvons pas utiliser un autre modèle que la souris car le gène d’intérêt ARTNL2 dont nous voulons connaître les caractéristiques comportementales physiologiques et/ou éventuellement physiopathologiques n’est inhibé actuellement que chez la souris. Les animaux seront tous utilisés à l’âge adulte (âge au moins 8 semaines) avec un système nerveux ayant atteint sa pleine maturité fonctionnelle.
Effet de perturbations environnementales sur le comportement de reproduction des souris femelles
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
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- Système endocrinien
- Système nerveux
- Système urogénital
346 souris femelles vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, 336 tuées à l'issue et 10 réutilisées comme femelles-stimulus. Elles sont soumises à un régime obésogène et à un mélange de phtalates, à des suivis de glycémie, à une ablation des ovaires puis à des tests comportementaux de cycle œstral, de lordose, de locomotion et de préférence olfactive. Le porteur indique que l'ablation des ovaires entraîne des douleurs post-opératoires et que gavages et injections provoquent un inconfort. Il précise que des mâles intacts sont utilisés pour les tests sans être comptés dans les effectifs, et conclut qu'aucune méthode alternative ne permet ces analyses comportementales et physiologiques.
Objectifs
Les facteurs externes ou environnementaux, tels que l'exposition à des perturbateurs endocriniens ou le régime alimentaire peuvent interférer avec les effets liés aux stéroïdes sexuels, issus des gonades, sur différents comportements et notamment avec les comportements de reproduction. Les phtalates, dont le principal est le DEHP (Di (2-éthylhexyl) phtalate), sont des perturbateurs endocriniens entrant dans la composition des plastiques et qui contaminent ainsi les aliments ou les produits d’hygiène et de cosmétique. L’exposition orale à l’âge adulte de souris femelles au DEHP, à des doses correspondant à une contamination environnementale, provoque une altération des comportements de reproduction. Ces effets sont associés à une modification des réseaux neuraux de l’hypothalamus impliqués dans le contrôle de ces comportements. Les données concernant l’influence du régime alimentaire, et plus particulièrement de l’obésité, sur les comportements de reproduction sont moins nombreuses bien que l’obésité soit souvent associée à un dysfonctionnement de l’axe hypothalamus-hypophyse-gonades. L’objectif de ce travail s’inscrit dans la perspective de créer un nouveau modèle de « malbouffe » des pays occidentaux en y intégrant les interactions entre le contenant (récipient plastique contenant des phtalates) et le contenu (alimentation riche en lipides et en sucres). Il s’agit d’explorer les effets comportementaux, moléculaires et cellulaires de l’association de ces deux types de perturbation environnementale : l’exposition à des perturbateurs endocriniens et le régime alimentaire obésogène/diabétogène.
Bénéfices attendus
Le projet se place dans la perspective d’étudier les conséquences d’une des caractéristiques du mode de vie occidental, les effets combinés de l'alimentation et des phtalates, sur la santé reproductive et son contrôle, dans un modèle murin adulte. Il permettra ainsi de faire émerger de nouvelles hypothèses concernant l’origine des altérations de la santé reproductive auxquelles sont confrontées les sociétés occidentales en combinant deux facteurs de l’exposome (régime alimentaire et exposition aux polluants chimiques).
Procédures
336 femelles seront soumises pendant 16 semaines à un régime obésogène/diabétogène et une exposition à un mélange environnementale de phtalates. Ce régime n’induit pas de nuisance particulière si l’accès à la nourriture et à la boisson n’est pas restreint. Ces souris seront soumises à des suivis de glycémie effectués par prélèvement d’une goutte de sang au niveau de la queue (durée du suivi : 180 minutes maximum et 4 tests de tolérance au glucose et 4 tests de sensibilité à l’insuline répartis sur les 16 semaines de traitement). Parmi ces souris (240), ainsi que pour un groupe-stimulus (10), subiront une ovariectomie et une supplémentation en oestradiol et progestérone. La durée de la chirurgie est au maximum de 10 minutes et elle est pratiquée une seule fois. Les femelles d’étude sont soumises à différents tests comportementaux afin de suivre leur cycle oestral (1 frottis par jour de la semaine 12 à la semaine 16), et d’étudier les paramètres de leur comportement d’accouplement (2 tests de lordose de 30 minutes en semaines 12 et 14, 1 test de locomotion de 2h en semaine 13 et 1 test de préférence olfactive de 3 fois 10 minutes en semaine 15) avant d’examiner les modifications des structures cérébrales les contrôlant.
Impact sur les animaux
Lors des tests de tolérance au glucose le gavage oral peut engendrer un inconfort, tout comme l’administration d’insuline IP (douleur au point de piqure) lors des tests de sensibilité à l’insuline. Le suivi de la glycémie se fait par prélèvement d’une goutte de sang au niveau de la queue qui peut engendrer une douleur légère et passagère au moment de l’incision. La procédure d’ovariectomie donne lieu à des douleurs post-opératoires. L’administration sous-cutanée de progestérone peut entrainer une légère douleur au point de piqure. Les souris-stimulus utilisées pour les expériences de comportement peuvent subir une légère douleur au point de piqure lors de l’anesthésie par voie IP.
Devenir
souris euthanasiées pour prélèvement de tissus et dosages biologiques (total : 336).
Remplacement
Il s'agit d'un projet comportant des analyses comportementales et des mesures de paramètres physiologiques : il n'est pas possible de le développer par des méthodes alternatives et/ou substitutives.
Réduction
Les effectifs (total : 346 femelles) ont été calculés au plus juste afin de pouvoir obtenir une analyse statistique significative le cas échéant, compte tenu de la variabilité interindividuelle. Les analyses statistiques seront effectuées à l'aide de tests pertinents. Cohorte 1 : 4 groupes de 8 femelles, expériences répétées 3 fois soit un total de 96 femelles Cohorte 2 : 4 groupes de 10 femelles, expériences répétées 3 fois pour l’étude des modifications protéiques et 4 groupes de 10 femelles, expériences répétées 3 fois pour l’étude des modifications des acides nucléiques, soit un total de 240 femelles. A ces deux cohortes expérimentales, s’ajoute un groupe supplémentaire constitué de femelles-stimuli (femelles ovariectomisées et supplémentées en œstradiol et progestérone) nécessaires au test de préférence olfactive : 10 femelles. Les procédures de comportement sexuel et de préférence olfactive nécessitent d'utiliser des mâles intacts : ce sont des mâles qui ne subissent aucune contrainte ; ils n’ont donc pas été inclus dans le décompte des animaux.
Raffinement
Les animaux sont hébergés dans des locaux ad hoc, respectant la Directive 2010/63/UE. Les animaux sont surveillés quotidiennement et tout signe de mal-être est immédiatement signalé aux responsables du projet qui prennent la décision sur leur devenir, en accord avec le vétérinaire référent si nécessaire. Dès leur arrivée, les animaux sont manipulés régulièrement. La durée du jeûne lors des tests de glycémie a été réduite afin de limiter l’hypoglycémie. Pour les animaux subissant une procédure chirurgicale, des points limites adaptés permettent de gérer la douleur post-opératoire.
Choix des espèces
La souris est le modèle choisi pour ces études : c'est un des modèles les mieux caractérisés pour les études métaboliques et il existe de nombreux outils biotechniques disponibles pour ce modèle animal (anticorps, lignées transgéniques...). Cela permet ainsi de comparer les résultats obtenus avec la littérature et d'affiner nos hypothèses de travail. Il s’agit d’une étude chez l’adulte.
Impact à long terme de la mutation de la protéine FUS dans les neurones à projections longues chez les souris adultes
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système musculosquelettique
- Système nerveux
504 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Modèles de sclérose latérale amyotrophique et de démence fronto-temporale par mutation de la protéine FUS, elles reçoivent des gavages et passent des tests moteurs et cognitifs répétés à quatre, huit, douze et seize mois, puis un examen des muscles sous anesthésie en fin de procédure. Le porteur indique que le gavage peut provoquer des fausses routes suivies d'une mise à mort immédiate, et prévoit la mort de toutes les souris pour analyser leurs tissus. Il affirme qu'aucun modèle cellulaire ne reproduit la complexité comportementale et structurelle du système nerveux nécessaire à l'étude.
Objectifs
La sclérose latérale amyotrophique (SLA) et la démence fronto temporale (DFT) sont deux maladies neurodégénératives incurables encore mal comprises à ce jour. Nous avons dans notre laboratoire un modèle de souris qui mime ces maladies en reproduisant la mutation d’une protéine mutée (la protéine FUS) chez les patients. Après avoir valider notre nouveau modèle (objectif 1), nous voulons analyser l’effet de la mutation de FUS aussi bien sur la perte des neurones dans le temps (objectif 2) que son impact à l’échelle comportementale (objectif 3)..
Bénéfices attendus
A l’heure actuelle, un seul traitement est proposé aux patients atteints de SLA. Il s’agit du Riluzole, dont l’efficacité est très faible puisqu’il ne permet d’augmenter la durée de vie des patients que de quelques mois. Ce projet vise à mieux comprendre les mécanismes en œuvre dans le développement et la progression de la SLA et de la DFT afin d’élaborer de nouvelles stratégies thérapeutiques qui pourraient aider à la mise en place de nouveaux traitements.
Procédures
Tous les animaux seront soumis à une procédure d’administration par gavage à raison d’un gavage par jour, d’une durée maximale de 1 minute, durant une période de 5 jours. Les animaux suivront des tests moteurs (3 session de 3 minutes maximum, entrecoupées de phases de repos de 5 minutes) et des tests cognitifs. Le premier test dure 5 minutes, le second est composé de 4 sessions 5 minutes (entrecoupées de 8 minutes). Un troisième test est réalisé sur une période de 4 jours consécutifs, à raison de 4 essais par jour (durant maximum 1 minute chacun). Un quatrième sera réalisé sur une nuit et enfin le cinquième, sur une période de 5 jours, à raison d’un essai unique de 10 minutes par jour. Nous réaliserons ces différents tests de manière successive, en respectant des pauses d’un moins un jour entre chacun aux âges de 4 mois, 8 mois, 12 mois et 16 mois. L’examen du fonctionnement des muscles (EMG) durera environ 20 minutes et sera réalisée en fin de procédure, sur les souris endormies afin d’éviter toute souffrance.
Impact sur les animaux
Nous pourrions observer chez les souris traitées des fausses routes liées à l’administration du traitement par gavage mais aussi des signes de stress liés à la contention obligatoire pour réaliser ce geste de gavage. Nous pourrions également observer un léger stress causé par la passation des tests comportementaux. Nous avons mis en place des points précis et spécifique à chacun de ses risques pour sortir les animaux de la procédure en cas de besoin. Ainsi, après l’administration par gavage du traitement, nous réaliserons une évaluation scorée de l’état de la souris en remplissant la grille présentée en annexe 7. Nous évaluerons les items suivants (+ 1 point / - 1 point) : Prise/perte de poids, poils propres/sales, interaction/isolement, déplacement/prostration, respiration normale/sifflement. Si la somme des points est comprise entre 3 et 5, la souris sera replacée dans sa cage sans surveillance particulière, si la somme est comprise entre 1 et 3 points, nous demanderons un avis vétérinaire, si la somme est inférieure à 1, la souris sera mise à mort. En cas de fausse route, l’animal sera mis à mort immédiatement.
Devenir
Les animaux seront tous mis à mort à l’issue des procédures car nous avons besoin d’étudier les tissus prélevés afin d’étudier les impacts au niveau microscopique (moléculaire, cellulaire et biologique) de notre intervention.
Remplacement
Ce projet a pour but de déterminer si le changement de la localisation de la protéine FUS dans la cellule (qui sort du noyau pour aller dans le cytoplasme chez les patients souffrant de SLA et de DFT) entraine 1) une perte des neurones dans le temps et 2) des troubles cognitifs et moteurs. Pour répondre à ces questions, il est nécessaire d’utiliser un modèle animal qui récapitule à la fois la complexité comportementale (des comportementaux sociaux, des processus cognitifs) mais aussi celle structurelle du système nerveux (les différents intervenants cellulaires retrouvés dans le système nerveux central) que l’on retrouve chez les patients atteints de ces maladies. Les modèles cellulaires ne nous permettraient de réaliser des études comportementales ni de reproduire cette complexité structurelle.
Réduction
Le nombre d'animaux nécessaires à la bonne réalisation de ce projet a été calculé, d’après nos travaux préliminaires, de manière à obtenir des résultats statistiquement fiables et robustes. Par ailleurs, pour limiter le nombre total d’animaux générés, nous proposons ici de réaliser les études sur les muscles sur les mêmes animaux que ceux prévus pour réaliser les expériences histologiques et moléculaires. Pour limiter le nombre total d’animaux générés et améliorer nos connaissances de la maladie, nous proposons d’utiliser les mâles et les femelles. Par ailleurs, nous avons décidé de réaliser une première étude afin de valider les groupes expérimentaux et potentiellement réduite le nombre de groupes contrôles que nous utiliserons. Si cette étude pilote est validée sur ces deux aspects, nous pourrons réduire de plus de la moitié les animaux nécessaires à la réalisation de ce projet.
Raffinement
L’enrichissement de l’environnement des animaux (bâtonnets à ronger, coton compressé pour faire des nids, maisons de carton blanc), le maintien des interactions sociales (les souris sont gardées à plusieurs par cage tout au long de leur vie) et la surveillance quotidienne des animaux permettront d’assurer de leur bien-être et de détecter rapidement tout changement de comportement associé ou non à la pathologie étudiée afin qu’il puisse être pris en charge. Nous avons établi des points-limites clairs afin de pouvoir soustraire l’animal à la souffrance si nécessaire. Les expérimentateurs en charge sont formés à chaque procédure et nous avons une très bonne connaissance du modèle utilisé. Nous pourrons ainsi facilement déceler un éventuel comportement anormal. Toutes les approches expérimentales que nous souhaitons utiliser dans ce projet sont couramment réalisées dans notre laboratoire, ce qui limite fortement les risques de perte de tissus pour des raisons purement techniques. Par ailleurs, la procédure d’étude du muscle sera réalisée sous anesthésie gazeuse afin de réduire toute souffrance de l’animal et de réduire le stress lié à la manipulation.
Choix des espèces
Les modèles de souris transgéniques sont les plus appropriés à notre étude car ils présentent le niveau de complexité structurelle du cerveau et de la moelle épinière adéquat, une séquence de notre gène d’intérêt (Fus) bien concernée d’un point de vue phylogénétique et des capacités cognitives et motrices qui nous permettent d’évaluer des troubles retrouvés chez les patients. Les études seront réalisées sur des souris adultes (début de l’expérience à 2 moi et fin prévue à 17 mois) car les patients souffrant de SLA liée à FUS présentent très rarement des formes juvéniles. Nous avons décidé d’étudier aussi bien les femelles que les mâles car les deux maladies qui nous intéressent touchent de la même manière les hommes et les femmes.
Impact des pesticides sur le neurodéveloppement et leur rôle dans l’apparition de troubles du spectre autistique
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système nerveux
2 376 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, pour étudier le lien entre pesticides et troubles du spectre autistique. Les femelles gestantes reçoivent un cocktail de trois pesticides à faible dose et subissent une chirurgie pour insérer des marqueurs fluorescents dans le cerveau des embryons, et la descendance passe des tests comportementaux nommés, vocalisations, interaction sociale et tests moteurs. Le porteur indique attendre chez les petits des retards de développement, des défauts d'interaction sociale et des stéréotypies, qu'il juge sans souffrance, et tue la descendance pour prélever les cerveaux. Il affirme que l'expérimentation animale est "indispensable", aucun modèle alternatif ne reproduisant selon lui la complexité du développement cérébral.
Objectifs
Une altération durant le développement du cerveau peut mener à l’émergence de troubles du neurodéveloppement parmi lesquels figurent les Troubles du Spectre Autistique (TSA) dont la grande variété des symptômes suggère une origine multifactorielle. Chez les individus atteints de TSA, des anomalies du développement du cerveau, et en particulier d’une partie appelée « cortex cérébral », ont été mises en évidence. L’objectif de notre projet de recherche est de déterminer l’influence de facteurs environnementaux, tels qu’une exposition chronique à des résidus de pesticides, sur le développement de ce cortex cérébral, dans un contexte de prédisposition génétique. Il consiste donc plus particulièrement à traiter des animaux susceptibles de développer un TSA avec un cocktail de pesticides à faible dose (dose réglementaire autorisée dans l’eau du robinet en Europe). Nous déterminerons ainsi l’impact de ces pesticides dans l’évolution de cette maladie. Notre étude permettra de mieux comprendre l’action de pesticides ingérés quotidiennement à faible dose sur le développement cérébral de souriceaux sains ou prédisposés à développer un TSA, et d’identifier les cibles pour lutter précocement contre les potentielles malformations cérébrales induites par les pesticides.
Bénéfices attendus
Ce travail permettra de caractériser l’impact d’une exposition à faible dose de pesticides sur le développement du cerveau pendant la gestation et la lactation sur des individus génétiquement prédisposés à développer un TSA (gpTSA). Cette étude aura un impact significatif car elle permettra d’identifier les stades du développement et les cibles cellulaires particulièrement sensibles aux facteurs environnementaux tout en caractérisant les défauts induits par ces polluants à l’échelle cellulaire ainsi que leur impact sur le comportement. De plus, elle offrira de nouvelles perspectives sur la précocité et l’étendue des effets délétères des polluants environnementaux sur le développement cérébral des individus sains ou gpTSA. Ces travaux permettront d’alerter sur l’impact délétère de l’ingestion chronique des polluants environnementaux même à des doses résiduelles tout en fournissant des pistes diagnostiques et/ou thérapeutiques pour lutter contre la survenue ou l’aggravation des symptômes associés aux TSA.
Procédures
Traitement des femelles/ femelles gestantes/ progénitures à une faible dose de 3 pesticides, 2 mois avant la mise en reproduction et jusqu'à la fin de l’expérimentation (environ 6mois). La première portée des femelles servira exclusivement à tests comportementaux : enregistrement des vocalisations à 3 jours et 7 jours (3x3min/souris), test d’interaction sociale à 21 et 60 jours (15 min), tests moteurs à 21 et 60 jours (10 min/souris). Durant la seconde gestation, il y aura une procédure chirurgicale sur la femelle gestante (environ 35 min) qui permettra d’insérer des marqueurs fluorescents dans le cerveaux des embryons. La progéniture sera utilisée pour : soit i) Tests comportementaux (vocalisations, interaction sociale, tests moteurs) de J3 à J60, soit ii) Imagerie à travers le crâne sur animal anesthésié (environ 30 min), soit iii) directement mise à mort pour prélèvement du cerveau.
Impact sur les animaux
En ce qui concerne le traitement aux pesticides, d'après de précédentes études conduites chez la souris, même à long terme (10 mois), aucune souffrance, perte de poids, stress, ou comportement anormal n'a été relevé chez les animaux sauvages traités. Cependant en débutant les traitements dès la gestation, nous nous attendons à avoir un retard de développement (yeux, oreilles, motricité), des défauts d'interaction sociale ou encore des comportements répétés associés à l’autisme (stéréotypies), sans que cela n'induise de souffrance. Concernant la chirurgie sur femelle gestante, pour éviter la souffrance, l'animal bénéficie d'une anesthésique générale et d’une couverture analgésique (anti-douleur). Une grille de suivi est mise en place évaluant : la complexité du nid, la présence de sang dans la cage, la posture, la mobilité et l'état du pelage. Ces critères sont évalués quotidiennement durant les trois jours suivant l'acte chirurgical. En fonction du score obtenu durant cette évaluation, l'état de souffrance de l'animal est défini, ce qui va permettre de statuer sur la conservation de la femelle jusqu'à la date initialement prévue ou sur l’obligation d’abréger sa souffrance immédiatement.
Devenir
Mise à mort de la progéniture pour prélèvement des cerveaux afin d’explorer l’impact des pesticides au niveau cellulaire (morphologie, nombres, anomalies diverses). Les géniteurs seront également mis à mort dès lors qu'ils ne pourront être réutilisés pour reproduction (âge trop avancé, chirugie ou fin du projet).
Remplacement
L'expérimentation animale est indispensable dans ce travail car aucun modèle alternatif ne nous permet actuellement de reproduire la complexité du développement cérébrale des mammifères. De plus l'étude sur l'animal est indispensable afin de pouvoir associer des défauts au niveau cellulaire à des déficits comportementaux tels que des défauts d'interaction sociale.
Réduction
Nous limitons au maximum le nombre d'animaux pour ce projet en ne générant que les animaux au type génétique d’intérêt pour la mise sous traitement. Nous avons également décidé de ne pas réaliser de chirurgie sur la première portée des femelles et de garder la progéniture pour des analyses de comportement afin d'éviter que la perte associée à la primiparité (première portée) des femelles ne se mêle à la perte associée à la chirurgie. Ainsi les femelles ne sont pas utilisées que pour une seule et unique portée (car une femelle ayant subi la chirurgie ne pourra servir qu’une seule fois pour nos expériences), cela réduit le nombre de femelles à utiliser mais également la perte estimée au sein de la portée en comparaison à la combinaison primiparité + chirurgie. Le nombre d’animaux à utiliser a été déterminer grâce à des calculs statistiques permettant de définir le nombre d’individus par groupe nécessaire à la mise en évidence de différences significatives entre les groupes non-traités et traités aux pesticides et les différents types génétiques. De plus la moitié des cerveaux collectés sera envoyé à nos collaborateurs de manière à réduire le nombre d’animaux générés pour l’ensemble du projet de recherche incluant la collaboration.
Raffinement
Le bien-être animal est au cœur de nos préoccupations, c'est pourquoi tout au long du projet, les souris seront quotidiennement et étroitement surveillées par un personnel qualifié. Chacune des procédures chirurgicales sera réalisée sous couverture anesthésique et analgésique. Une grille de suivi permettra de mesurer l’état de bien-être général des animaux suite à un acte chirurgical en se basant sur des indicateurs physiques et comportementaux permettant de mettre des limites strictes à la douleur potentiellement endurée par celles-ci. Le comportement sera réalisé par un seul manipulateur qui aura habitué les animaux à sa présence pour éviter toute forme de stress dû à la présence de l’expérimentateur. Avant chaque test de comportement, une étape d'habituation à la manipulation et à l'environnement sera effectuée afin de réduire le stress des animaux durant l’expérience. La manipulation des animaux sera faite dans le calme et avec douceur. La séparation mère/souriceaux sera réduite au maximum avec des temps de présence de la mère entre chaque expérience nécessitant une séparation.
Choix des espèces
La souris présente une grande similarité avec l'Homme. En effet, 98% de son génome trouve son équivalent dans le génome humain ce qui permet, dans la majorité des cas de pouvoir mimer une pathologie humaine via des modèles génétiquement modifiés. De plus c'est une espèce de petite taille et sa courte durée de gestation et l'importance de ses portées en fait un modèle mammifère idéal pour les projets de recherche. Les différentes étapes du développement cérébral chez la souris étant maintenant bien décrites, ce modèle est pertinent pour la recherche neurodéveloppementale. La taille des embryons de souris est suffisante pour l'injection des marqueurs fluorescents qui nous permettent de suivre le développement du cerveaux ainsi que pour toutes les analyses qui vont en découler. De plus, il existe chez la souris de nombreux tests comportementaux spécifiques et bien décrits permettant de dissocier un comportement "normal" d'un comportement lié à un trouble du spectre de l'autisme (interaction sociale, comportement répété). L'injection des marqueurs fluorescents dans les embryons aura lieu au jour 13 de gestation afin de pouvoir marquer l'ensemble des cellules d’intérêt afin de suivre leur développement dans le cerveau. Le temps le plus précoce d'analyse est le stade embryonnaire E18 (jour 18 de gestation) qui correspond à la migration des cellules d’intérêt vers leur lieu de prédilection, ensuite il y a le stade J3 (3e jour post-natal) qui correspond au pic de prolifération des cellules d’intérêt, J7 qui correspond à la fin de leur prolifération et à la migration d’une population de neurones qui nous intéresse, J21 qui correspond à la période de maturation des différents types cellulaires d’intérêt et la quasi-finalité de la mise en place des interfaces entre les vaisseaux et les populations cellulaires d’intérêt. Nous analyserons également le stade J60 afin de déterminer si les dommages précoces induits par les pesticides sont maintenu ou spontanément rétabli après la maturation du cerveaux.
Les maladies infectieuses comme menaces de populations d’oiseaux longévifs en France: surveillance et mécanismes de transmission d’agents infectieux
- Conservation des espèces
- Protection de l’environnement
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
1 200 oiseaux sauvages, fous de Bassan et vautours fauves, vont être utilisés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, avant d'être relâchés sur le lieu de capture. Chaque individu subit une prise de sang, deux écouvillonnages cloacaux et deux buccaux, et pour une partie la pose d'une balise GPS externe, pour étudier l'exposition à l'influenza aviaire et la transmission d'agents infectieux. Le porteur indique attendre très peu d'effets indésirables, la manipulation ne durant que quelques minutes. Il affirme qu'il n'est "pas possible de remplacer" ces espèces, choisies parce qu'elles ont été fortement touchées par l'influenza aviaire en 2022.
Objectifs
Les objectifs du projets sont d'acquérir des données sur les processus de transmission d'agents pathogènes dans les populations d'oiseaux sauvages et leurs implications pour ces populations. En particulier, dans le contexte de l'émergence récente de l'influenza aviaire hautement pathogène dans les populations de nombreuses espèces d'oiseaux de la faune sauvages, il s'agit d'acquérir des données sur les proprotions d'individus exposés aux virus et les modalités de transmission des virus. Les acquisitions de données et d'échantillons seront insérée dans des suivis démographiques déjà pré-existants de deux espèces emblématique, le fou de Bassan _Morus bassanus_ et le vautour fauve _Gyps fulvus_.
Bénéfices attendus
Est attendue un meilleure connaissance de l'exposition d'espèces d'oiseaux sauvages aux virus de l'influenza avaire hautement pathogène, ainsi qu'à d'autres agents infectieux, ainsi que du rôle de certains individus dans la transmission des agents infectieux. Les résultats ont vocation à être publié dans articles scientifiques et pourront être utilisés pour des décisions concernant la protection de la biodiversité. Le projet apportera spécifiquement des informations sur l'expositon des fous de bassan et des vautours fauves des populations françaises aux virus de l'influenza aviaire hautement pathogène. Les données seront acquise dans le cadre de suivis intégrés des populations concernées, c'est-à-dire des suivis incluant aussi l'acquisition de données fines sur la démographique et l'écologie du déplacement des populations.
Procédures
Les animaux font l'objet de prélèvements sur animaux vigiles (1 prise de sang, 2 écouvillonnages cloacaux et 2 écouvillonnages buccaux) et pour une part d'entre eux la pose d'un GPS (balise externe) afin d'acquérir des données sur leurs déplacement. Ces interventions dure quelques minutes de manipulation, l'individu étant ensuite relâché en nature au point de capture.
Impact sur les animaux
Très peu d'effets idésirables ou nuisance attendus sur les oiseaux, car la manipulation ne va consister qu'en la réalisation d'une prise de sang de 1 ml et la réalisation d'écouvillonnages cloacaux et buccaux.
Devenir
Tous les individus seront relâchés libres dans leur population en milieu naturel, sur le lieu de capture, quelques minutes après la réalisation des prélèvements. Les individus n'auront pas été affectés par des effets indésirable et des mesures de biosécurités sont prises pour ne pas risquer de dissémination d'agents infectieux.
Remplacement
Les objectifs étant de déterminer l'exposition de populations des espèces considérées, le fou de bassan et le vautour fauve, aux virus de l'influenza aviaire, il n'est pas possible de remplacer les espèces considérées. En revanche, les résultats obtenus avec ces espèces emblématiques pourront avoir des implications pour d'autres espèces.
Réduction
Les tailles d'échantillons considérées ont été déterminées afin de réduire au maximum le nombre d'animaux utilisés tout en s'assurant d'obtenir des données informatives. Les données qui pourront être collectées plusieurs années de suite permettront d'optimiser l'utilisation des informations, notamment celles concernant le statut sérologique des individus.
Raffinement
Les techniques de capture et de prélèvements ont fait l'objet d'un raffinement afin de provoquer le moins d'effet négatifs sur les oiseaux.
Choix des espèces
Les espèces choisies l'ont été car elles ont été fortement affectées par l'émergence de l'influenza aviaire hautement pathogène en 2022 et qu'elles ont des traits d'histoire de vie les rendant particulièrement susceptibles à des maladies infectieuses affectant la survie des adultes. Il est aussi tout particulièrement important d'obtenir des informations sur les modes de transmission des virus de l'influenza aviaire au sein et entre colonies de ces espèces sociales qui se reproduisent en colonies. Les individus capturés pour faire l'objet de prélèvements seront majoritairement des adultes. Des prélèvements sur des jeunes au nid pourront être effectués lorsque les conditions le permettront (bonne accessibilité, dérangement limité).
Effets de l’exposition précoce à un toxique issu de particules d’usure de pneu couplée à une hausse de température durant les premiers stades de vie d’un poisson lacustre patrimonial sténotherme froid, l’omble chevalier
- Conservation des espèces
- Recherche appliquée
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
1 664 ombles chevaliers vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, pour étudier les effets d'un toxique issu des particules d'usure de pneu et d'une hausse de température. Les poissons sont exposés dès les premiers stades de vie à la molécule 6PPD-quinone par balnéation, puis filmés par groupes de cinq pour mesurer leur activité et leur vitesse de nage. Le porteur indique attendre une mortalité d'environ 10 % liée à la température et une hausse supplémentaire liée au toxique, et tue tous les individus, ces stades précoces étant jugés les plus sensibles. Il affirme que le modèle poisson n'est "pas remplaçable ni substituable" pour cette question.
Objectifs
Les lacs péri-alpins tiennent une place particulière en raison de leur réserve en eau douce, et des nombreux services écosystémiques rendus. Néanmoins, ces derniers constituent également une zone importante de stockage des micro-plastiques, dont la majorité serait des résidus de pneus dus à un intense trafic routier. Une étude a mis en évidence une forte contamination du lac Léman aux micro-plastiques dont 60% sont des particules de pneus (TWP pour tire wear particles). La connaissance des impacts de ces micro-plastiques sur la faune aquatique reste encore parcellaire, en particulier sur les poissons. Quelques études ont porté sur les produits issus de la dégradation de la gomme des pneus et de ses additifs, dont beaucoup sont toxiques pour les poissons. En effet, les 2/3 des TWP et autres débris déposés sur la route peuvent ruisseler avec la pluie. La molécule 6PPD-quinone (6PPD-Q), dont la source principale dans les milieux aquatiques provient du lessivage des particules de pneus à partir des routes, est connue pour sa forte toxicité pour les organismes piscicoles et sa présence en quantité non négligeable (jusqu’au mg/L) dans l’eau de ruissellement de chaussée. Elle a récemment été identifiée comme responsable du « syndrome de mortalité par ruissellement urbain » chez le saumon coho adulte et semble particulièrement toxique pour les salmonidés. Le mode d'action précis de la 6PPD-Q est toutefois encore inconnu sur les stade embryo-larvaire, même s’il semble être lié à une perturbation de la barrière hémato-encéphalique. Les effets de la 6 PPD-Q sur les premiers stades de vie de ces salmonidés sont encore indéterminés à notre connaissance. Les effets sont connus chez les larves de zebra fish, ou cette molécule n’entraine pas d’augmentation de la mortalité mais à des effets neurotoxiques et entraine de nombreuses malformations cardiaques. A ce titre, nous nous proposons d’explorer les effets de cette molécule sur les premiers stades de vie de l’omble chevalier qui est un salmonidé vivant dans les lacs péri-alpins. De plus, l’omble chevalier est un bon candidat pour ce projet car il possède un temps de vie embryolarvaire long (4-5 mois), connu et maitrisé par le laboratoire. De plus, l’étude de l'impact d'une molécule toxique est classiquement analysée au stade juvénile, stade qui permet plus facilement de mettre en évidence des effets sur la mortalité, le développement, effets tératogènes.
Bénéfices attendus
Ce projet vise donc à produire des connaissances et un seuil de toxicité des effets de la contamination à la 6PPD-Q durant premiers stades de vie de l’Omble Chevalier, salmonidé vivant dans les lacs peri-alpins dans un contexte de réchauffement climatique.
Procédures
Les animaux feront l’objet de prise vidéos pour l’observation de leur comportement lors des stades d’alimentation exogéne (750 DPF) et juvénile (840 DPF). Ainsi, les animaux seront testés par groupe de 5, ils seront acclimatés durant 2h dans le système expérimental et seront filmés à l’aide d’une webcam connectée à un ordinateur placé hors de la salle de test (afin de ne pas déranger les poissons durant le test) durant 10 minutes. Ces tests permettent d’évaluer différents comportements, tels que l’activité, la vitesse de nage, grâce à un logiciel de suivi vidéo. Ainsi, la prise de vidéo ne devrait impliquer qu’un léger stress du au changement de bac.
Impact sur les animaux
Compte tenu du peu de connaissance de l’impact de la 6PPD-Q sur les poissons non modèle aux stades embryolarvaires, nous pouvons supposer que les effets devraient être modérés car les doses de 6PPD-Q testées sont des doses environnementales. La seule étude à notre connaissance portant sur les premiers stades de vie a été réalisée sur les larves de zebra fish, où peu de mortalité (2.26% de mortalité à 1ng/L et 7.5% de mortalité à 10ng/L) pour les concentrations testées dans ce projet. De plus, pour les animaux incubés à 8,5°C nous pouvons nous attendre, au vue de la littérature, à une hausse de la mortalité de 10%.
Devenir
Les animaux seront mis à mort à la fin de l’expérimentation car d’après la littérature, les premiers stades de vie sont les plus sensibles aux molécules toxiques ainsi il sera inutile de poursuivre les expérimentations au-delà des stades de développements cruciaux choisis.
Remplacement
Le modèle animal ne peut pas être remplacé pour répondre à la problématique posée (règle des 3 R : Remplacement) étant donné le peu de connaissance sur les premiers stades de vie de poisson et en particulier sur les salmonidés qui semble particulièrement sensible à la 6PPDQ. Ainsi, le modèle poisson est pertinent pour cette étude car il n’est pas remplaçable ni substituable.
Réduction
mixtes (GLM). L’effectif de 60 individus par temps de prélèvement est un minimum pour avoir la quantité de matière nécessaire à nos analyses, mais également pour prendre en compte la variabilité interindividuelle, tout en limitant au maximum le nombre d’individus mis à mort (Règle des 3 R : Réduction). 1 440 individus seront utilisés et mis à mort (60 individus prélevés par temps de prélèvement * 2 conditions thermiques) * 6 conditionnements (témoin eau 0ng/l, témoin éthanol 1.5ng/l stade 200 DPF puis eau claire, 1.5ng/l avec balnéation de la 6PPD-Q durant le développement embryo-larvaire, 3ng/l stade 200 DPF puis eau claire ; 3ng/l avec balnéation de la 6PPD-Q durant le stade embryo-larvaire) * 2 stades de développement (740 DPF et 820 DPF) = 1 440 individus. Au total pour l’expérimentation, nous aurons besoins de 1 440 individus pour les mesures morphologiques et comportementales. Nous pouvons prévoir une mortalité maximum au cours de l’expérimentation d’environ 10% dû à la hausse de température durant le développement embryo-larvaire . Ainsi, 1584 (1440+1440*0,1) individus seront utilisés pour l’effet température. Si nous nous basons sur la seule étude de toxicité de la 6 PPD-Q réalisée au stade larvaire sur les larves de zébra fish à nos concentrations nous pouvons nous attendre à avoir de faible hausse de mortalité (2.26% de mortalité à 1ng/L et 7.5% de mortalité à 10ng/L) , les expérimentations sur l’omble chevalier adultes à nos doses ne montrent pas de mortalité , nous pouvons nous attendre à une hausse de 5% en raison de son affinité présumé pour les salmonidés. Ainsi, 1664 (1584+1584*0,05) individus seront utilisés au cours de l’étude
Raffinement
L’eau sera renouvelée au 2/5 (soit 16 L) tous les 2 jours à partir du commencement du nourrissage soit à 700 DPF pour éviter une accumulation de déchets métaboliques, favorable aux pics azotés et à la survenue de pathogènes. Les animaux seront visités au minimum 1 fois par jour durant la semaine et une fois durant les weekends, une surveillance rapprochée sera mise en place en cas de perturbation (hausse de la mortalité, sous-alimentation). De plus, dans chaque bassin, des galets seront installées pour permettre aux alevins de se cacher (règle des 3 R : Raffinement). Un couvercle sera également mis sur les bacs afin d’éviter tout stress dû à la lumière, les stades embryo-larvaire vivant dans des gravières à 50m de fond. Les animaux seront nourris ad libitum pendant toute la durée de l’expérience à partir de 700 DPF.
Choix des espèces
L'omble chevalier est une espèce sentinelle du changement climatique des lacs alpins qui sont concernés par une forte pollution aux particules de pneu (responsable de 60% de molécules plastiques présente dans le lac léman). Ainsi, cette espéce est à la fois exposé aux particules plastiques et à la hausse des températures dans nos lacs alpins et péri-alpins. De plus, les stades embryonaires choisis pour cette étude sont connus pour être plus sensibles aux polluants.
Suivi en télémétrie de la dévalaison de l’anguille argentée en lagune
- Conservation des espèces
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
160 anguilles européennes vont être utilisées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, avant d'être relâchées dans le milieu naturel. Chaque individu est capturé, anesthésié, puis équipé par chirurgie d'un émetteur acoustique et d'une marque RFID implantés sous la peau avec un à trois points de suture, pour suivre en télémétrie la migration de dévalaison en lagune. Le porteur indique que le stress de la capture et du marquage peut retarder la migration, et écarte les individus déjà blessés ou en mauvais état sanitaire. Il affirme qu'il est "indispensable" d'étudier des anguilles sauvages capturées dans le milieu, l'espèce étant présentée comme menacée d'extinction.
Objectifs
Ce projet a pour objectif (i) de mieux connaître la dynamique de dévalaison à l'intérieur d'un système lagunaire, (ii) d'étudier la diversité des comportements migratoires et (iii) d'évaluer le succès de deux projets de restauration de la continuité hydrobiologique.
Bénéfices attendus
L'analyse des détections enregistrées par les stations d'écoute fixes et mobiles permettront de : i) S'assurer du bon déroulé de l'opération de marquage et de la survie des individus, -ii) Etudier le comportement des individus relâchés après l'opération de marquage : sont-ils immédiatement mobiles ou non ? - iii) Etudier comportements migratoires des individus : est-ce qu'ils dévalent tous ou certains remontent-ils au contraire le cours d'eau ? -iv) Connaître à quel moment les individus prennent la direction de la mer -v) Evaluer combien d'individus parmi ceux qui ont été détectés partis des bassins amont parviennent jusqu'aux portes de la mer - vi) Estimer la durée nécessaire pour les individus de parcourir la distance entre l'embouchure des bassins et les portes de la mer -vii) Evaluer si les voies de connexion restaurées sont utilisées par les anguilles pour rejoindre la mer -ix) Mieux connaître la diversité des comportements de dévalaison. Les résultats obtenus pourront éventuellement permettre de formuler des préconisations pour la gestion des ouvrages de connexion, afin d'optimiser le retour en mer des anguilles.
Procédures
Capture dans un vereux (nasse) : relève toutes les 24h approximativement. Facultatif : Si trop de captures, mise en couve jusqu'à 3 jours maximum. Stabulation dans un bac obscur et aéré : de 5 min à 4h Bain anesthésiant: 5 à 15 min Injection analgésique : 2 s Marquage avec une fermeture de la plaie à l'aide de 1 à 3 points de suture : 2 à 5 min Phase de réveil sous surveillance : de 10 à 30 min Stabulation avant relâcher : de 5 min à 2h
Impact sur les animaux
Le stress de la capture et du marquage est susceptible de retarder la migration des individus.
Devenir
L’ensemble des animaux sera remis en liberté à la suite de leur marquage, ce qui est primordial pour répondre à l’objectif de l’étude.
Remplacement
L’étude portant sur le comportement de poissons en milieu naturel, l’expérimentation doit être réalisée avec des individus capturés dans le milieu, et ne peut donc s’affranchir de l’emploi de poissons sauvages.
Réduction
Le milieu étudié présentant des densités d'anguilles élevées, il est nécessaire de suivre un maximum d'individus afin de pouvoir obtenir des résultats robustes et représentatifs de l'ensemble des deux sous-populations ciblées. De plus, au niveau des embouchures des bassins ciblés, des individus peuvent se faire éventuellement prédater par des silures. Et entre l'embouchure des bassins ciblés et les portes de la mer, les anguilles peuvent être prélevées par les pêcheurs professionnels ou la prédation aviaire. Par conséquent, un nombre suffisamment élevé d'individus doivent être marqués pour optimiser les probabilités d'avoir suffisamment d'individus qui parviennent jusqu'aux sorties de l'hydrosystème du Vaccarès. Dans le cadre de cette étude pilote, un total de 40 individus par bassin et par saison de dévalaison (octobre à mai), soit un total de 80 pour une année de suivi, et 160 si deux années de suivi sont réalisées, seront marqués. Le choix de ce nombre est un compromis entre avoir suffisamment d'individus pour obtenir des résultats robustes (n>>30 par bassin et par saison de suivi) et avoir suffisamment de moyens financiers pour y parvenir (coût des marques acoustiques relativement élevées >400€). Si les retours d'expérience sont favorables, un déploiement à plus grande échelle sera éventuellement envisagé.
Raffinement
Un individu qui présente des marques externes de blessures prononcées (souvent d'origine de prédateurs aviaires) ou d'autres signes d'état sanitaire dégradé (kystes, parasites, opacité des yeux, etc.) ne sera pas utilisé dans le cadre de cette procédure. Le marquage des individus s'effectue sous anesthésie et analgésie pour limiter au maximum la douleur. Un individu qui présente un comportement anormal lors de son anesthésie: des signaux d'hyperventilation ou de tremblements sera immédiatement placé dans le bac de réveil et ne sera donc pas traité. Les bacs de stabulation seront noirs, de manière à favoriser l'obscurité et diminuer le stress des individus pendant les phases de stabulation (avant leur traitement et pendant la phase de réveil). La densité des individus par bac sera limitée à 40kg/L. Et les bacs seront brassés par des aérateurs pour favoriser le brassage et l'oxygénation de l'eau. Les bacs seront placés à l'ombre pour éviter que l'eau se réchauffe excessivement. Une fois un individu marqué, il pourra être détecté en continu à plusieurs points de passage, aux points de sorties des bassins ciblées ainsi qu'aux portes de la mer, de manière continue. Ces suivis télémétriques (RFID et acoustique) constituent un moyen de raffiner le suivi en capture-marquage-recapture, puisqu'il permet de suivre à distance le déplacement d'individus marqués (de recapturer leur signalement) sans avoir à les manipuler à nouveau.
Choix des espèces
L’anguille européenne est une espèce migratrice amphihaline catadrome qui présente un cycle de vie unique, et qui est actuellement menacée d'extinction. Afin de mieux comprendre ses déplacements et en particulier de mettre en place des dispositions pour optimiser son retour en mer, il est indispensable d’étudier des individus de cette espèce. Dans le cadre de cette étude, uniquement des anguilles femelles argentées de plus de 50 cm, ayant un poids suffisamment important (>400g) pour supporter l’implantation de transpondeurs sans affecter leurs constantes vitales, seront utilisées. L'implantation de transpondeurs correspond à un lestage total de 5.1g dans l'air, avec une marque RFID de 23 mm de long qui pèse 0.6 g et un émetteur acoustique de 9mm de diamètre qui pèse 4.5g dans l'air (et 2.7g dans l'eau). L’impact des implants est négligeable lorsque leur masse est inférieure à 2.5% de celle du poisson, ce qui se vérifie ici.
Evaluation épigénétique des bovins laitiers : vers de nouveaux critères de santé, de bien-être dans des environnements diversifiés
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
6 000 vaches laitières vont être utilisées, gardées en vie dans les élevages à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chacune subit une unique prise de sang à la veine caudale, d'environ une minute, présentée comme une gêne légère et transitoire. L'objectif est de constituer une large cohorte de vaches Holstein pour identifier leur épigénome et créer un nouvel index de gestion de l'élevage. Le porteur qualifie cette étape d'"absolument incontournable" et affirme que la démarche "ne peut être conduite qu'au niveau de l'animal entier".
Objectifs
Globalement le projet établira les relations entre variations phénotypiques observables, la génétique, l’épigénome et l’environnement. La démarche mise en œuvre va contribuer à mieux définir les caratéristiques de chaque individu et offrira de nouveaux modèles d’évaluation plus fiables. Pour l’élevage et les éleveurs, une retombée de l’outil consistera dans l’identification de nouveaux indicateurs de gestion intégrant des données épigénétiques. Cet outil sera aussi utilisé pour rechercher des animaux capables de s'adapter aux changements environnementaux de par leur plus grande plasticité épigénétique et génomique. Ces connaissances aideront à définir de nouvelles stratégies de sélection visant des animaux plus robustes aptes à exprimer leur potentiel dans des conditions variables tout en maintenant leur santé et bien-être pour un élevage durable.
Bénéfices attendus
La collection d’échantillons biologiques ainsi que l’ensemble des données fourniront pour la première fois l’opportunité de traiter une large cohorte de vaches Holstein et d’en identifier l’épigénome. Cette étude originale est une première pour le monde de l’élevage. Cette étape est absolument incontournable pour déterminer la puissance de l’outil d’épigénotypage que nous développons et définir un nouvel index de management apte à prendre en considération tout l’historique de vie de l’animal. Cette démarche met les derniers progrès technologiques et méthodologiques de la biologie au service d’un élevage responsable et durable.
Procédures
Les vaches seront soumises à une seule prise de sang à la veine caudale pour le projet. La durée de l'intervention sur chaque animal dure environ une minute.
Impact sur les animaux
Les prélèvements sanguins seront effectués lors de contensions prévues : soit au moment de l’alimentation aux cornadis soit au cours de la traite (robot de traite). La douleur occasionnée par l’aiguille de prélèvement est légère et transitoire. La ponction de sang est très limitée (2 x 5 ml) en proportion du volume sanguin de l’animal (de l’ordre de 50 litres total ; soit 1/10000ème).
Devenir
Les animaux restent dans les élevages à l'issue de la prise de sang.
Remplacement
Le projet est conduit sur l’espèce bovine pour l’espèce bovine. Il ne peut donc y avoir de remplacement. Il s’agit d’une démarche de biologie intégrative pouvant prendre en compte tous les processus biologiques et ne pouvant être conduite qu’au niveau de l’animal entier. Le choix de la race Prim’Holstein tient à sa prépondérance dans la production de lait française : nous étendrons l’étude à d’autres races laitières et allaintantes dès obtention des financements.
Réduction
Le nombre de vaches à inclure dans l’analyse est de l’ordre de 6000. Il est donc nécessaire d’inclure non seulement des vaches Holstein issues des fermes expérimentales qui offrent un suivi de conduite d’élevage mais aussi des vaches de fermes commerciales . Notre démarche s’apparente aux analyses épidémiologiques menées chez l’homme, le nombre important d’individus à inclure dans le protocole permet d’appréhender la grande variabilité phénotypique.
Raffinement
Une prise de sang à la queue représente une gène légère pour les vaches, et sans conséquences vu le volume de sang prélevé. Cependant, les animaux prélevés seront surveillés suite au prélèvement pour vérifier qu'il n'y a pas de problème. Le cas échéant, le vétérinaire de l'élevage sera appelé pour prendre en charge ledit problème.
Choix des espèces
Le projet s’interesse à l’espèce bovine et toute la démarche expérimentale proposée doit aboutir à la création d’un nouvel index de management permettant une intégration de l’historique de vie de l’animal. Cet index doit être un indicateur du bien-être et de la santé des vaches. L’établissement de cet index sera associé à une série de recommandations dont l’objectif final est l’expression du potentiel génétique de l’animal dans le respect de ses besoins. Une simple prise de sang reste un geste très peu invasif et peu douloureux, n’occasionnant qu’une gène transitoire. Toutes les vaches des élevages commerciaux identifiés et fermes expérimentales seront incluses dans le protocole, quelques soient leur âge, parité ou stades physiologiques (en cycle, en gestation, en lactation, tarie). Néanmoins leur statut sera noté avec précision.
Composition des microbiotes et génétique de deux lignées porcines en lien avec leur santé
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
480 porcs vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis remis en élevage. Ils sont pesés cinq fois et immobilisés dans un hamac en position dorsale pour des prises de sang vigiles, des prélèvements de mucus nasal et des collectes de fèces, afin d'étudier le lien entre la génétique de deux lignées porcines et la composition de leurs microbiotes. Le projet vise à terme à utiliser le microbiote comme critère de sélection pour la filière porcine. Le porteur affirme que le porc est l'"espèce cible" et qu'aucun modèle in vitro ou in silico ne peut atteindre ces objectifs.
Objectifs
Le terme microbiote désigne une communauté bactérienne qui occupe une niche écologique, qui peut être décrite par l'ensemble des genres bactériens qui la compose. Les organismes vivants cohabitent avec de telles communautés. Chez les animaux, elles colonisent un certain nombre de surfaces et notamment les cavités orales, nasales ou intestinales. Un des microbiotes qui a plus particulièrement été étudié ces dernières années est celui de l'intestin, puisqu'il participe au processus de digestion et contribue à la santé de son hôte. Pour les animaux d'élevage, la compréhension des mécanismes qui interviennent dans l'installation, le maintien ou l'évolution du microbiote intestinal au cours de la vie d'un animal est essentielle. Dans ce projet, notre objectif est d'établir si la génétique du porc est un facteur qui intervient dans la composition des microbiotes de la cavité nasale et des intestins. Dans ce but, nous réaliserons différents prélèvements dans deux lignées de porcs connues pour avoir des microbiotes différents. Du sang sera prélevé pour l'étude de marqueurs génétiques et métaboliques du porc ainsi que du mucus nasal pour vérifier le microbiote dans ce site. Les fécès produits spontanément seront utilisés pour vérifier la composition du microbiote intestinal. Ces paramètres seront mis en regard de l'état de santé global des animaux.
Bénéfices attendus
A court terme, le projet amènera des informations sur la composition de différents microbiotes, leur évolution avec l'âge du porc et leur association à des marqueurs génétiques et métaboliqes du porc. A plus long terme, d'un point de vue plus appliqué, ces connaissances pourront être utilisées en sélection pour améliorer, via la prise en compte de la composition du microbiote, la santé des animaux.
Procédures
Les 480 animaux du projet dont pesés 5 fois, à la naissance, à 21 jours, à 28 jours au sevrage, à 68 jours en fin de post sevrage, et en fin d'engraissement vers 140 jours d'âge, avec une mesure de l'épaisseur de gras dorsal par ultrasons. Une pesée dure une quinzaine de secondes. Au sevrage et en fin de post sevrage, elle est réalisée durant le changement de local des animaux. Une prise de sang est réalisée sur 480 porcelets vigiles. Au même moment, il y a une collecte de fèces suite à une défécation spontanée et un prélèvement de mucus nasal. L'intervention impliquant la saisie de l'animal, sa contention et son isolement dans un hamac en position dorsale pour réaliser tous les prélèvements dure environ 3 minutes. Une collecte de fèces est réalisée à 120 jours à partir d'une défécation spontanée.
Impact sur les animaux
La saisie de l'animal provoque un stress léger et temporaire pour l'animal attrapé et pour ses congénères au niveau de la case d'hébergement. Le prélèvement de sang provoque une douleur légère et transitoire. Le prélèvement de mucus occasionne une gène légère au moment du raclement de la paroi nasale. Chaque pesée génère un stress léger et transitoire en raison de l'isolement et de la contention de l'animal nécessaire à une pesée individuelle.
Devenir
Les animaux sont remis en conditions d'élevage.
Remplacement
Les mesures sur le porc sont requises car il s'agit de l'espèce cible. L'objectif est d’explorer dans cette espèce l'influence génétique de l'hôte sur le microbiote intestinal et nasal, et les relations avec les paramètres sanguins. Il n'existe ni modèle in vitro ni modèle in silico permettant d'atteindre les objectifs fixés.
Réduction
Le nombre d'animaux est réduit au minimum pour obtenir des résultats exploitables et fiables en terme statistique.
Raffinement
Les animaux sont élevés avec un enrichissement du milieu adapté au porc incluant des cordelettes, des sacs en toile de jute, des pierres de sel à lécher, des chainettes et des ballons. Pour la prise de sang, la saisie et la contention des animaux sont réalisées par les membres du personnel expérimenté en charge du soin des animaux, auxquels les animaux sont familiarisés. Les prélèvements de sang et de mucus se font par des techniques maitrisées qui limitent la durée de contention de l'animal. Les points limites ont été établis en fonction d'une grille d'observation des animaux. Lorsqu'un point limite est atteint, le responsable d'élevage agit selon le plan établit avec le vétérinaire d'élevage, en accord avec le porteur du projet.
Choix des espèces
Le porc est l'espèce cible. Afin d'améliorer les conditions d'élevage du porc (bénéfice à long terme du projet), il est essentiel d'utiliser cette espèce. Les animaux sont étudiés entre la naissance et la fin d'engraissement. L'âge de 60 jours retenus pour le prélèvement de sang, de fèces et de mucus, correspond à une phase précoce de stabilisation du microbiote intestinal après le passage à l'aliment solide au moment du sevrage. L'âge de 120 jours retenu pour le deuxième prélèvement de fèces correspond à la fin d'engraissement à un stade où les animaux ne sont pas encore pubères.