Système nerveux

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Souris : 320
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320 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles subissent une restriction alimentaire pouvant durer cinq semaines, une chirurgie cérébrale, des injections et un isolement, pour reproduire la dénutrition de l'anorexie mentale. Le porteur étudie un gène associé aux comportements compulsifs, la compréhension de la maladie restant présentée comme un enjeu de santé publique. Il affirme que ces explorations comportementales sur animal vigile ne peuvent pas être remplacées par des approches in vitro.

Objectifs

L’anorexie mentale est un trouble des conduites alimentaires qui se caractérise par une restriction alimentaire et une activité physique compulsives aboutissant à une dénutrition chronique et à une détérioration de la santé physique et mentale. Elle a le taux de mortalité le plus élevé de tous les troubles psychiatriques et il n’existe, à ce jour, aucun traitement pharmacologique efficace. La compréhension des mécanismes qui sous-tendent l’anorexie mentale et son évolution est donc essentielle et représente un enjeu de santé publique. L’objectif de ce projet, mené chez la souris, est de déterminer les mécanismes neurobiologiques impliqués dans la pathologie et plus spécifiquement l’implication d’un gène, qui, chez l’humain, a été associé à une vulnérabilité accrue à développer des comportements compulsifs, caractéristiques de l’anorexie mentale. Nous évaluerons, dans un contexte expérimental qui mime l’état de dénutrition des patientes, les déficits comportementaux, neurochimiques et physiologiques liés à la modulation de l’expression de ce gène. Ces modèles permettront de mimer l’aspect plurifactoriel de l’anorexie mentale et de mieux appréhender les mécanismes neurobiologiques de l’installation et du maintien de cette psychopathologie.

Bénéfices attendus

Dans ce projet, nous évaluerons comment un modèle murin innovant, rassemblant des facteurs de risque génétiques et environnementaux, peut apporter des éléments de compréhension des mécanismes neurobiologiques des comportements compulsifs et addictifs caractéristiques de l’AM et comment ils interviennent dans l’installation et la chronicisation de cette pathologie.

Procédures

Prélèvements de sang à la queue : 2 à 3 fois par semaine en cours de restriction alimentaire, durée 5 secondes. Injection intra-péritonéale : 4 injections, durée 5 secondes. Injection sous-cutanée : 5 fois pour la chirurgie stéréotaxique et une fois pour la restriction alimentaire, 5 secondes.. Durée de la restriction alimentaire : 5 semaines maximum.

Impact sur les animaux

Perte de poids lors de la restriction alimentaire ou du jeune. Stress lors des prélèvements de sang à la queue ou de l’anesthésie pré-opératoire. Douleur et stress associés aux injections d’analgésiques et à la chirurgie. Perte de mobilité transitoire (quelques minutes) lors du test de catalepsie. Stress dû à l'isolement des animaux.

Devenir

Tous les animaux des deux procédures seront mis à mort pour permettre d'explorer l'expression de gène d'intérêt d'une part ou de mesurer par imagerie la présence de protéines d'intérêt en post-mortem.

Remplacement

Ce projet met en jeu des approches intégrées sur animal entier, des explorations fonctionnelles et comportementales complexes (cognition, comportement alimentaire, activité motrice) sur animal vigile, mimant la pathologie humaine et qui ne peuvent donc pas être substituées par des approches in vitro.

Réduction

Une analyse de puissance statistique permet de déterminer le nombre d'animaux minimum nécessaire. Les résultats obtenus sont analysés avec des tests statistiques adaptés à chaque procédure.

Raffinement

Les animaux sont surveillés quotidiennement par un personnel compétent pour vérifier leur état physique et comportemental et leur poids est mesuré tous les jours (hors week-end). Pour réduire le stress lié à l’isolement, les animaux sont hébergés dans un environnement enrichi en cages ouvertes permettant de sentir et entendre leurs congénères. L’ajout de la roue d’activité constitue un enrichissement. La chirurgie est effectué sous analgésie et anesthésie générale. Pour le test de catalepsie, les animaux sont surveillés jusqu’à récupération complète de leur capacité motrice. D’autre part, des grilles de points limites gradés et un arbre décisionnel adaptés à chaque procédure sont mis en place. En fonction des observations faites, des mesures sont prises, à savoir soit des soins quand ceux-ci peuvent être mis en place, soit l’arrêt de l’expérience.

Choix des espèces

Le modèle murin est un modèle de choix pour l'exploration du comportement alimentaire et des comportements motivés permettant l’étude d’altération du système de la récompense. Les régulations mises en jeu ont été bien caractérisées dans cette espèce et une littérature abondante existe montrant une similitude avec les observations chez l’Homme. L’organisation anatomique et fonctionnelle du cerveau est relativement proche de celle de l’Homme, ce qui permet des études anatomiques et fonctionnelles. De plus, les modèles génétiquement modifiés utilisés dans ce projet ont été créés chez la souris et nous permettent de réaliser des études phénotypiques comparatives pour caractériser les voies moléculaires ou mimer certains aspects de pathologies humaines. L’anorexie mentale fait partie des pathologies neuropsychiatriques qui touchent principalement des sujets adolescents et jeunes adultes. Dans ce projet, les procédures sont initiées au cours de l’adolescence et chez de jeunes adultes

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Souris : 640
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640 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles sont infectées par le virus de l'encéphalite à tiques, par voie alimentaire ou sous-cutanée, l'infection pouvant provoquer des troubles neurologiques, une perte de poids et la mort. Le porteur cherche à mettre au point un modèle d'infection alimentaire, en lien avec des cas humains liés à des fromages au lait cru, et double l'effectif "afin de répliquer l'expérience si nécessaire". Il affirme que l'étude "ne peut se faire que sur un modèle animal" et qu'il n'existe pas d'alternative.

Objectifs

Le virus de l’encéphalite à tiques (TBEV) est un virus transmis principalement par la tique. TBEV est retrouvé en Europe et en Asie. Il existe une autre voie de contamination par TBEV : ingestion de produits laitiers non pasteurisés. Il est responsable, chez l’Homme, de l’encéphalite à tiques (TBE), une infection du système nerveux grave dont le taux de mortalité est d'environ 1 % et qui entraîne des séquelles graves chez 10 à 30 % des patients. Le nombre de cas de TBE en France est en constante augmentation depuis quelques années, avec notamment les premiers foyers dus à des fromages frais de chèvre contaminés survenus en 2020 (44 cas) et 2021(2 cas). L’infection par la piqûre de tique a été très étudiée et des modèles animaux d’infection sont déjà bien établis. Cependant, un manque de connaissances est observé sur l’ensemble des facteurs conduisant à l’apparition d’encéphalites suite à la consommation de produits laitiers crus contaminés. L’objectif global de notre projet est de mettre en place un modèle animal d’infection pour TBEV par la voie alimentaire dans le but d’identifier les facteurs pouvant influencer le pouvoir infectieux de TBEV lors d’une infection à la suite d’une ingestion de produits laitiers contaminés. Pour la mise en place de ce modèle d’infection, il est d’abord nécéssaire d’identifier la souche de souris qui répondra au mieux à nos interrogations (reproduire la maladie observée chez l’Homme). Pour aller plus loin, nous suivrons ensuite la progression au sein des tissus du virus à la suite d’une ingestion et nous comparerons cette progression avec celle observée à la suite d’une piqûre de tique. En effet, il a été observé que les symptômes neurologiques apparaissaient plus tôt lors d’une infection par la voie alimentaire et nous tenterons d’expliquer la raison en testant différentes hypothèses. Parmis les différentes hypothèses, l’implication de la flore intestinale de l’hôte et des composants chimiques et biochimiques des produits laitiers dans la virulence de TBEV est à investiguer.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de combler un manque de connaissances sur les facteurs impliqués dans l’apparition plus précoce d’encéphalites suite à l’ingestion de produits laitiers crus contaminés. Il permettra la mise en place d’un modèle animal d’infection pour TBEV par la voie alimentaire et d’investiguer le rôle de la flore intestinale et des composants chimiques et biologiques des produits laitiers dans la virulence de TBEV. Ce projet apportera des données permettant une prise de décision et l’instauration de mesures de prévention dans le cadre de la réglementation alimentaire sanitaire.

Procédures

Les souris seront infectées soit par la voie sous-cutanée soit par la voie alimentaire. Pour cela une contention de quelques secondes sera nécessaire (environ 30 secondes). Des prélèvements sanguins seront réalisés sur souris vigiles par des personnes formées à cette pratique. Le prélèvement sanguin ne dure que quelques secondes – manipulation de 30 secondes à 1 minute).

Impact sur les animaux

Les souris « contrôles positifs d’infection » peuvent ressentir de la douleur lors de l’injection du virus par la voie sous-cutanée. Un stress peut être induit lors de l’administration per os (contention). Les souris sont sensibles à l’infection par TBEV. Les signes cliniques décrits sont l’apparition de signes neurologiques (troubles de l’équilibre, motricité…), la perte de poids, l’inactivité et la mort. Les animaux seront contrôlés tous les jours.

Devenir

Dans le cadre de nos interrogations (multiplication et progression de TBEV dans les tissus,…), nous avons besoin, pour nos analyses, des organes des souris nécessitant la mise à mort de tous les animaux.

Remplacement

L’étude de l’infection de TBEV à la suite d’une contamination par la voie alimentaire ne peut se faire que sur un modèle animal. Il n’existe pas de modèle alternatif.

Réduction

Un total de 640 souris sera utilisé pour cette étude. L’infection expérimentale de souris par la voie alimentaire avec TBEV a très peu été étudiée (2 études jusqu’à ce jour), le nombre de souris a été doublé afin de nous permettre de répliquer l’expérience si nécessaire et de pouvoir faire face à tout aléa. Le nombre de souris par groupe est un compromis pour utiliser le moins de souris possible tout en ayant assez pour avoir des résultats robustes statistiquement.

Raffinement

Les souris seront plusieurs par cage (5/cage) avec un enrichissement de leur milieu (petite cabane, papier,..). Au cours de l’expérimentation, une surveillance quotidienne des souris sera mise en place. Un point limite adapté pour l’infection expérimentale de souris par TBEV a été défini.

Choix des espèces

Les souris (comparativement à d’autres modèles animaux) sont sensibles à l’infection par le virus de l’encéphalite à tiques (TBEV). Les rongeurs sont notamment impliqués dans le cycle de transmission naturel de TBEV. Les souris représentent donc le modèle idéal en laboratoire. Les souris auront entre 8 et 12 semaines afin d’avoir un système immunitaire mature et d’être assez grosses pour permettre des prélèvements sanguins sans altération de leur état de santé.

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Souris : 110
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110 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent une ou deux chirurgies cérébrales d'environ une heure, puis des tâches comportementales de locomotion fine. Le porteur utilise une lignée porteuse d'une mutation humaine reproduisant la sclérose latérale amyotrophique, qui développe une paralysie progressive du train arrière, et vise à enregistrer l'activité de certains neurones avant l'apparition des symptômes. Il indique que ces neurones, parmi les plus longs de l'organisme, sont impossibles à reconstituer en culture ou à modéliser, d'où le recours à l'animal.

Objectifs

La sclérose latérale amyotrophique (SLA) est une maladie affectant le système moteur, qui se caractérise par la dégénérescence de plusieurs populations de neurones : ceux contrôlant l’activité des muscles (les motoneurones, situés dans la moelle épinière), ainsi que ceux transmettant l’information provenant du cerveau vers la moelle épinière (les neurones corticospinaux). Notre projet a pour but d’étudier l’activité fonctionnelle des neurones corticospinaux afin de mieux comprendre leur rôle dans l’évolution de la pathologie, dans un modèle murin de sclérose latérale amyotrophique. Plus précisément, nous avons pour objectif de : 1) identifier les neurones corticospinaux sur les enregistrements électrophysiologiques 2) comparer l’activité de ces neurones chez l’animal sain vs. dans un modèle de sclérose latérale amyotrophique, et 3) évaluer le rôle de cette voie dans divers comportements locomoteurs, à un stade peu avancé de la pathologie.

Bénéfices attendus

Chez certains patients SLA, une activité électrique anormale a été détectée dans le cortex moteur. Celle-ci est susceptible de nuire à la communication neuronale vers la moelle épinière, et d’endommager par conséquent les neurones qui, en bout de circuit, contrôlent l’activité des muscles. Grâce à l’analyse de l’activité électrique de neurones dans le cortex moteur d’animaux éveillés libres de leurs mouvements, notre projet va nous informer, avec un degré de détail jamais encore égalé, sur les propriétés électriques de ces neurones et leurs éventuels changements anormaux dus à la sclérose latérale amyotrophique. Notre objectif est de quantifier ces changements internes avant l’apparition des symptômes moteurs. Il est attendu que ce projet améliore de façon significative la compréhension des mécanismes de la sclérose latérale amyotrophique.

Procédures

Les animaux subiront soit une chirurgie unique durant environ 1,5 heure, soit deux chirurgies à 2 semaine d'écart, chacune durant au plus 1 heure. Au minimum une semaine après la dernière chirurgie, les animaux effectueront des tâches comportementales de locomotion fine.

Impact sur les animaux

Les chirurgies entrainent inévitablement un stress et des douleurs chez la souris. Une perte de poids est souvent constatée les jours suivant la chirurgie mais l’animal récupère son poids initial en 3-4 jours. Les sutures peuvent aussi entrainer une gêne ou des démangeaisons qui poussent l’animal à se gratter et, très rarement, à endommager sa cicatrice. Cette gêne disparait également en quelques jours. La lignée SOD1 G93A développe un phénotype dommageable avec des premiers signes cliniques (non invalidants, membre postérieur partiellement affaissé dans le test de suspension de la queue) à P90, puis avec une partie du pied arrière qui traine à partir de P110. Si les animaux seront utilisés avant l’apparition de ces signes dans les procédures 2 et 3, ils seront maintenus au-delà dans la procédure 1 d’élevage, jusqu’à l’apparition d’une atteinte sévère (paralysie du train arrière à P120, âge médian).

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort pour prélèvement.

Remplacement

Les expériences de ce projet ont pour but d'étudier l’atteinte des circuits locomoteurs chez la souris dans un modèle pathologique. Les neurones étudiés sont parmi les plus longs de l’organisme, allant du cortex à la partie lombaire de la moelle épinière. Ils sont impossibles à reconstituer avec des techniques de remplacement de type culture cellulaire et doivent être intacts pour pouvoir être étudiés. Ils sont impossibles à modéliser numériquement car leur évolution au cours de la pathologie est encore méconnue. Nous devons donc recourir à l’animal pour atteindre les objectifs du projet.

Réduction

Les mesures pour réduire le nombre d’animaux ont été étudiées en adéquation avec le projet. Le nombre d’animaux utilisé a été défini au plus juste pour nous permettre d’atteindre nos objectifs scientifiques et être statistiquement valides. Nous utiliserons des individus des 2 sexes afin de réduire le nombre d’individus à produire et produire des résultats spécifiques de genre. Afin de diminuer au maximum le nombre d’animaux utilisés, les procédures regroupent un ensemble de tests comportementaux dont l'enchaînement est compatible avec le bien-être de l'animal, ce qui permet de réduire grandement l’effectif.

Raffinement

Les souris sont hébergées en cohorte, elles font l’objet d’observations quotidiennes et l'enrichissement des cages est systématique (bâton à ronger, matériaux de nidification). Les chirurgies sont réalisées sous anesthésie générale et analgésie pré et post-opératoire et la température de l’animal est maintenue grâce çà un tapis chauffant thermostaté relié à une sonde rectale. Les yeux sont hydratés avec un gel oculaire. L’état de santé des animaux est surveillé quotidiennement après la procédure chirurgicale et estimé selon une grille de score pondérée qui évalue l'apparence générale de l'animal, l'apparence de la plaie, le comportement spontané, le comportement provoqué et le poids. Des points limites ont été établis pour chaque item permettant de soustraire l’animal à la souffrance. L’âge médian d’apparition des premiers signes de la pathologie est de 90 jours après la naissance, mais il existe toutefois une variabilité individuelle autour de cette date. Nous prévoyons donc un suivi avec observation bi-hebdomadaire des animaux à partir de 76 jours après la naissance. De plus, à partir de cette date, des croquettes alimentaires seront placées dans le fond de la cage, ainsi que de l’aliment gélifié et un biberon à tétine longue afin de faciliter la prise d’eau et d’aliment.

Choix des espèces

Le modèle choisi est basé sur une forme familiale de la SLA chez l’homme, due à une mutation de la protéine SOD1 (G93A). Cette mutation (gène humain), introduite chez la souris entraîne une série de symptômes proches de la SLA. Il s’agit donc d’un modèle pré-clinique bien documenté de la sclérose latérale amyotrophique. Animaux utilisés à partir de 30 jours après la naissance, car c’est l’âge à partir duquel la voie de communication entre le cortex et la moelle a fini son développement

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Souris : 1260
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1260 jeunes souris mâles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Irradiées au cerveau dès l'âge de dix jours sous anesthésie, elles subissent des imageries et des prélèvements de sang, puis sont euthanasiées à différents délais pour prélever le cerveau. Le porteur indique attendre surtout une hypothermie et un stress liés à l'anesthésie et à l'irradiation. Il justifie l'étude par l'évaluation du risque des scanners et opérations sous rayons X pratiqués chez les enfants, un bénéfice présenté comme lointain.

Objectifs

Des millions de scanners de la tête sont pratiqués chaque année chez des enfants. De même des opérations de chirurgie de la tête sous radio sont réalisées chez des enfants. Ces pratiques apportent un bénéfice considérable en termes de santé publique. Néanmoins, le risque lié à ces actes, nécessitant l’utilisation de rayons X, chez des enfants nécessite d’être évalué. D’un point de vue épidémiologique, les conséquences au niveau du développement du cerveau de l’exposition cérébrale d’enfants à des doses de rayonnements ionisants inférieures à 2 Gy ne sont pas clairement établies et sont peu documentées. En ce qui concerne les connaissances scientifiques dans ce domaine, elles restent limitées. Dans ce contexte, nous avons développé des modèles d’irradiation du cerveau ou de structures cérébrales chez la souris âgée de 10 jours afin d’évaluer : (i) les seuils d’apparition des troubles du comportement chez les souris adultes, (ii) les mécanismes liés à ces effets et (iii) la manière dont l’irradiation impacte le cerveau en développement selon la zone irradiée. Des troubles (comportement, mémoire) ont pu être observés à l’âge adulte par suite de ces irradiations dans des projets précédents. Afin d’évaluer les mécanismes liés à ces effets, la formation de nouveaux neurones au niveau de certaines parties du cerveau a été étudié ainsi que l’inflammation au niveau du cerveau chez les souris adultes. Pour compléter nos résultats, nous souhaiterions étudier, dans le temps, l’effet de l’irradiation (dans des doses faibles à modérées) du cerveau ou d’une partie du cerveau de jeunes souris sur la vascularisation et l’inflammation du cerveau.

Bénéfices attendus

Tout d’abord, l’étude des vaisseaux et de l’inflammation après irradiation permettra d’améliorer notre compréhension sur les mécanismes d’action de l’irradiation pouvant avoir des effets sur les fonctions cérébrales. Ce projet est un complément de projets déjà réalisés avec ces mêmes modèles expérimentaux. Ensuite, ce projet permettra d’apporter de nouvelles connaissances scientifiques sur les effets de l’irradiation sur la vascularisation cerveau dans le cadre d’exposition à des stades jeunes. Ainsi à plus long terme nos résultats pourraient contribuer à une meilleure évaluation du risque encouru par les enfants ayant été exposés à des dans des procédures médicales.

Procédures

Les jeunes souris mâles seront anesthésiées pour l’irradiation, les imageries éventuelles, le prélèvement de sang et les perfusions au moment de l’euthanasie (solution pour fixer les tissus et/ou pour colorer certains tissus).

Impact sur les animaux

Les effets indésirables de l’anesthésie et de l’irradiation peuvent être une hypothermie, un réveil plus long de l’anesthésie ou un stress lors de la journée d’irradiation. Aux doses d’irradiation utilisées, il n’est pas attendu et il n’a pas été observé de lésions de brulure pour les animaux.

Devenir

Tous les animaux du projet seront euthanasiés afin de réaliser les prélèvements de cerveaux et des imageries.

Remplacement

L’impact de l’irradiation sur la mise en place de la vascularisation cérébrale ainsi que sur la réponse inflammatoire du cerveau et les conséquences potentielles à l’âge adulte nécessite d’être étudiés in vivo au sein d’un système complexe intégré qui évolue dans le temps. Ce type d’études n’est pas actuellement possible avec des méthodes non animales.

Réduction

Nous utiliserons des tests statistiques. D’après nos études précédentes, il est nécessaire d’avoir 8 ou 10 animaux pour chaque groupe selon les analyses réalisées afin d’obtenir des résultats exploitables et robustes.

Raffinement

Avant la mise bas, les femelles gestantes seront mises une par cage afin d’éviter tout stress avec du papier kraft et du coton pour qu’elles puissent faire un nid et également une petite maison. Le jour de l’irradiation, les souriceaux sont mis ensemble dans une cage à 37°C, puis anesthésiés pour l’irradiation. Au réveil, ils sont remis dans leurs cages avec leurs mères. Puis, les petits resteront avec leurs mères jusqu’au moment du sevrage. Les animaux seront ensuite hébergés par groupe de 5 maximum dans des cages adaptées avec un enrichissement. Un suivi strict des animaux sera réalisé au quotidien. Leur comportement, leur poids, et tout signe clinique seront évalués afin d’identifier les points limites qui nécessiteront leur euthanasie anticipée.

Choix des espèces

Nous souhaitons utiliser des souris dans ce projet. Elles ont été notamment choisies car elles ont déjà été largement étudiées en neurobiologie. De plus, nos modèles d’irradiation ont déjà été développés et validés dans ce modèle au sein de notre laboratoire. Les animaux seront irradiés 10 jours après leur naissance. Cet âge correspond à une période critique de sensibilité du cerveau aux effets de l’irradiation et autres chimiques. Les euthanasies seront réalisées pour plusieurs temps post-irradiation : 6 heures, 3 jours, 1 semaine, 4 semaines et 3 mois. Les effets préalablement observés l’ont été majoritairement au temps 3 mois post-exposition. D’une part, ce projet complétera les données pour ce temps. D’autre part, l’étude à différents temps post-irradiation permettra de mieux comprendre les mécanismes d’action de l’irradiation pouvant conduire aux effets observés à 3 mois post-irradiation.

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Macaques rhésus : 5
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5 macaques rhésus vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, réutilisés à l'issue plutôt que tués. Après plusieurs mois d'habituation, ils subissent une chirurgie possible d'implantation d'un plot de tête, une restriction hydrique, des injections d'un agent de contraste à base de fer et des séances d'IRM fonctionnelle vigile avec prélèvements sanguins. Le porteur reconnaît un stress lié à l'immobilité, au bruit et à la restriction hydrique, et un risque de troubles hépatiques dû au fer. Il affirme que le modèle primate est "essentiel" pour cette recherche fondamentale et évoque un sanctuaire, la mise à mort restant le dernier recours.

Objectifs

La perception de l'environnement construite par le cerveau est fondamentalement multi sensorielle et basée sur la combinaison de l'information sensorielle allocentrique (prend sa source en dehors du sujet, e.g. visuelle, auditive, olfactive) et égocentrique (prend sa source en référence au sujet lui-même, e.g. tactile, vestibulaire). Afin d’au mieux refléter le monde, le cerveau doit intégrer les informations multi sensorielles associées à une même source tout en séparant celles provenant de sources différentes ou encore les associer sur la base du contexte (ainsi un groupe qui s’enfuit prédit un cri ou une explosion, et un objet qui s’approche de nous à grande vitesse prédit un impact sur le corps). La combinaison des différents sens permet d’améliorer notre perception en réduisant les ambigüités notamment lorsqu’une modalité sensorielle ne donne pas suffisamment d’information (ex : pour se déplacer dans le noir). Comprendre les mécanismes neuronaux sous-jacents à ces processus cognitifs est essentiel pour mieux comprendre la compensation sensorielle et cognitive qui se mettent en place lors du vieillissement normal (compensation adaptative) ou encore les hallucinations ou les difficultés sensorielles qui s’expriment lors de troubles psychiatrique (compensation mal-adaptative; e.g. schizophrénie, autisme). Par ailleurs, ce projet s’inscrit dans le cadre d’une étude plus large, comparant les bases neurales de la cognition chez différentes espèces : l’homme, le macaque, le marmouset et le chien.Ici, nous utiliserons l’IRM fonctionnelle (IRMf) pour étudier les mécanismes neuronaux sous-jacents au traitement de stimuli sensoriels à connotation sociale (e.g. pour la modalité visuelle : une scène de grooming) en comparaison avec le traitement de stimuli socialement neutres (e.g. pour la modalité visuelle : un objet). Dans la modalité visuelle, nous nous intéresserons au traitement des scènes sociales complexes. Nous nous intéresserons également à la façon dont les animaux intègrent une information de récompense pour modifier la façon dont ils explorent une scène visuelle dynamique. Dans la modalité auditive, nous nous intéresserons au traitement des vocalisations y compris entre espèces. Enfin, dans la modalité olfactive, nous intéresserons à la spécificité du traitement des phéromones. Ce projet s’inscrit dans un projet comparatif plus large impliquant des sujets humains (bases de données accessibles), des macaques et des chiens.

Bénéfices attendus

Ce projet est conçu pour enrichir nos connaissances fondamentales concernant le fonctionnement cérébral et son évolution à travers les espèces. Grâce à ce projet, nous pourrons comprendre comment les macaques interprètent des scènes sociales dynamiques et comment leur cerveau traite ce type d’informations, en comparaison à l’homme. Par ailleurs, nous serons en position de comparer le traitement de vocalises entre trois espèces : homme, macaque et chien, permettant ainsi de mieux comprendre d’une part la spécificité du traitement auditif dans chaque espèce à l’histoire évolutive différente. Enfin, nous seront en position de comparer les bases neuro-cognitives du traitement olfactif d’odeurs et de phéromones entre ces trois espèces. Cette comparaison est rendue possible grâce à l’utilisation de l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle chez des sujets éveillés chez ces trois espèces, permettant ainsi la comparaison directe entre les activations cérébrales obtenues. Il est à noter ici que les aspects éthiques de l’imagerie chez le chien sont traités à part. Ces questions relèvent clairement du domaine des neurosciences fondamentales, et notre principale ambition est de mieux comprendre comment le cerveau met en œuvre ces fonctions cognitives chez l'homme et les primates non humains et d’autres espèces plus éloignées phylogénétiquement. Cependant, nous pensons que les réponses que nous apporterons pourront alimenter de nombreux domaines des sciences appliquées, des neurosciences cliniques, des sciences vétérinaires à l'intelligence artificielle. A titre d’exemple, ce projet pourrait permettre de mieux comprendre les mécanismes à l’origine d’hallucinations ou de déficits sensoriels et sociaux chez des patients atteints de maladies psychiatriques et définir des cibles de traitement de maladies comme la schizophrénie ou l’autisme.

Procédures

Habituation à la sortie de cage (3 mois) ; 1 Chirurgie potentielle sur deux animaux maximum, sous anesthésie générale (3h); Habituation aux tâche comportementales (6 mois); Habituation à l’injection d’agent de contraste (2 mois) comprenant 1 injection vigile; Campagnes d’acquisitions IRMf vigile comprenant (3 semaines, 1 session par jour, maximum de 3 campagnes d’acquisition par an): 1 injection pour chaque session, 3 prélèvements sanguins pour chaque campagne d’acquisitions IRM pour contrôler les niveaux de fer circulants. La procédure dans son ensemble est considérée comme modérée.

Impact sur les animaux

L’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) ne constitue pas une source potentielle de nuisances importantes. Les animaux peuvent toutefois subir un stress de par l’immobilité imposée ainsi que de par le bruit important généré par la machine. La restriction hydrique peut s’avérer stressante. Des injections de produit de contraste seront effectuées en vigile (Molday Ion®). Ce produit de contraste est un oxyde de fer supra-magnétique, qui peut induire des élévations du taux de fer sanguin et potentiellement des troubles hépatiques.

Devenir

A la fin du protocole, en concertation avec le vétérinaire réfèrent et dépendamment du degré réel de sévérité de la procédure pour chaque animal, les singes seront préférentiellement réutilisés pour une autre étude. Ces animaux auront acquis une grande valeur scientifique, du fait de leur entrainement à réaliser des taches cognitives. Les animaux ayant un plot implanté seront préférentiellement réutilisés pour une autre étude nécessitant des approches IRMf. De ce fait, nous ne prévoyons pas de désimplantation chirurgicale à la fin de notre protocole. Également, notre protocole ne nécessite pas l'euthanasie de ces animaux pour des fins scientifiques. Si la décision est prise d’une sortie de protocole, le plot de tête sera désimplanté. A la fin du protocole, en concertation avec le vétérinaire et dépendamment du degré réel de sévérité de la procédure pour chaque animal, les singes pourront être réutilisés pour une autre étude, ou un replacement dans un sanctuaire sera envisagé. En dernier recours, si aucune solution alternative n’est possible, les animaux seront sacrifiés.

Remplacement

L’utilisation du macaque s’inscrit dans un projet comparatif plus large impliquant plusieurs espèces (humain, macaque, marmouset, chien) dont le but est d’étudier l’évolution des différentes fonctions cognitives. Le macaque possède une place phylogénétique cruciale pour la compréhension de processus évolutif des modalités sensorielles humaines et non-humaines. L’utilisation du modèle primate non-humain apparait essentiel pour la réalisation de cette étude de recherche fondamentale et comparative, utilisant des approches d’imagerie IRMf. Nous cherchons à comprendre le fonctionnement cérébral dans des taches comportementales variées ne pouvant être réalisées que par des animaux (aucun model in silico, in vitro ou ex vivo ne permet pour l’instant de reproduire le fonctionnement d’un cerveau de mammifère dans des situations comportementales). La connaissance produite par ce projet participera à la construction de modèles in silico des fonctions cérébrales. Nous privilégions l’utilisation du macaque car phylogénétiquement, ce modèle d’étude pré-clinique est le plus proche de l’humain dans l’expression de ses comportements et dans son organisation anatomo-fonctionnelle. Ainsi, les informations obtenues seront plus facilement comparables (approche évolutive) transposables et identifiables à une application chez l’humain. De plus, des taches comportementales variées peuvent être réalisées par ces animaux permettant ainsi l’étude d’un large spectre de comportements complexes. Enfin, le projet scientifique porte spécifiquement sur la comparaison des fonctions cognitives chez l’homme et le macaque. A terme, cela permettra donc de préciser les circonstances expérimentales et cliniques dans lesquelles le macaque peut être utilisé comme un modèle de la cognition humaine, et les conditions où il ne le peut pas.

Réduction

Le nombre d’animaux est réduit à la valeur minimale permettant d’atteindre une significativité et reproductibilité des observations. Au total, nous prévoyons la possibilité d’inclure 5 animaux dans le protocole (3 en réutilisation et deux en nouvelle inclusion). Ce nombre a été choisi sur la base du nombre minimum standard d’animaux (n=3) défini par la communauté scientifique abordant des problématiques comportementales avec des méthodes d’imagerie chez le primate non-humain, et sur la possibilité d’avoir à remplacer des animaux en cours de protocole (n=2). Tous les protocoles seront lancés sur les mêmes animaux ce qui nous permettra de comparer différentes acquisitions sur les mêmes sujets et ainsi optimiser la puissance statistique de notre étude. Les animaux en réutilisation, pour cette étude, suite à des recherches peu invasives, sont déjà entrainés à l’IRM et hébergé dans le laboratoire. Cette réutilisation est d’autant plus importante que ces animaux doivent être entraînés sur une longue durée de temps, avec renforcement positif, pour arriver à un comportement stable, avant de pouvoir passer à la phase de collecte de données. Nous prévoyons de lancer 9 campagnes d’acquisitions par animal (15 sessions par animal, chaque sessions incluant de 2 à 15 scans en fonction de la motivation des animaux).

Raffinement

Notre méthodologie expérimentale a été planifiée afin de minimiser l’impact de notre étude sur la santé et le bienêtre des animaux. Par exemple, l’imagerie constitue une approche non-invasive qui va nous permettre d’étudier l’activité cérébrale dans le cerveau entier des animaux sans engendrer d’effets délétères. L’implantation du plot, réalisée chirurgicalement sera réalisée avec les meilleures techniques d’asepsie possible, par un neurochirurgien, afin de réduire le risque d’infection ou de désimplantation. En dehors des sessions d’imagerie qui seront réduites le plus possible sans compromettre les résultats scientifiques, les animaux seront hébergés dans un environnement social, incluant du matériel de fourrageage et de multiples formes d’enrichissement (selon un protocole défini en SBEA et implémenté par les chercheurs et les techniciens animaliers). Pour favoriser des interactions sans stress excessif entre l’animal et l’expérimentateur, les animaux seront entrainés à la technique d’association positive entre un son (clicker), une action, et une récompense alimentaire. Une sortie de cage vers la chaise sans canne est également à l’étude dans notre structure. Les points limites gradés, précis et adaptés ont été défini et permettrons en fonction des observations la prise de décisions selon un arbre décisionnel. Les critères d’arrêts sont définis et appliqués selon les mêmes critères que les points limites.

Choix des espèces

Pour cette étude, le modèle primate non-humain (macaque) apparait essentiel pour plusieurs raisons : - Cette étude s’intéresse à des mécanismes neurobiologiques chez le macaque pour des raisons de connaissance fondamentale. - Phylogénétiquement, ce modèle animal est le plus proche de l’humain dans l’expression de ses comportements et dans son organisation anatomo-fonctionnelle la rendant notamment plus « facilement » comparable pour des études évolutives - Cette étude s’inscrit explicitement dans une perspective comparative entre espèces, la comparaison homme macaque étant un point clé de cette étude. En plus des connaissances fondamentales générées cela va permettre de préciser l’opportunité d’utiliser le macaque comme un modèle de la cognitive humaine et de ses dysfonctions. -Des taches comportementales variées peuvent être réalisées par ces animaux permettant ainsi l’étude d’un large spectre de comportements complexes du point de vue des neurosciences fondamentales. -Toutes informations physiologiques ou physiopathologiques obtenues chez le primate non-humain est plus facilement transposable à une application chez l’humain. Les trois animaux réutilisés sont des animaux matures. Les animaux reçus de nos fournisseurs sont de jeunes adultes (3.5-4 ans). Ils arrivent généralement déjà en groupe et sont socialement compatibles permettant de les pairer pour leur hébergement. L’étude portant sur des sujets adultes, les variations de maturation ou de vieillissement au sein de cette tranche d’âge restes minimes et ne devrait pas engendrer de variations significatives des réponses neuronales dans les taches étudiées. Les données recueillies abonderont PrimeDRE, une initiative de partage de données d’imagerie fonctionnelle de primates non-humains. A terme, des analyses portant sur un possible effet âge sur les traitements cognitifs qui nous intéressent pourront être entreprises à plus large échelle.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 320
Souffrances
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Devenir
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320 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent une chirurgie stéréotaxique créant une lésion cérébrale, un test comportemental du cylindre, puis des injections quotidiennes de lévodopa pendant trois à quatre semaines qui provoquent des mouvements involontaires. Le porteur décrit ces dyskinésies, rotations, mouvements excessifs des pattes et de la langue, toilettage excessif, ainsi qu'une perte de poids et de poils. Il justifie le modèle par l'impossibilité de reproduire in vitro la complexité du réseau neuronal en jeu.

Objectifs

La maladie de Parkinson est causée par la mort progressive des neurones dopaminergiques, qui se manifeste par des tremblements et la perte progressive de la mobilité du patient. Le traitement le plus courant consiste à administrer un précurseur de la dopamine, la lévodopa (L-DOPA), qui compense dans un premier temps le manque de dopamine. Malheureusement, au fil des années de traitement, l’administration de la lévodopa, nécessaire au patient pour son activité motrice, déclenche également des mouvements involontaires (dyskinésies). Ces dyskinésies s’amplifient progressivement au point d’amener à l’arrêt du traitement. Des études récentes sur des modèles animaux ont permis de mieux comprendre comment la répétition du traitement lévodopa génère ces dyskinésies. Ces travaux indiquent que, au fil du traitement, certains neurones développent une hypersensibilité à la levodopa, qui est directement la cause des dyskinésies. Nous proposons une nouvelle approche pour modérer la réponse neuronale à la dopamine en modifiant l’action d’une enzyme, ce qui pourrait prévenir les dyskinésies chez les patients. L’objectif de ce projet est d’établir la preuve de concept de cette nouvelle stratégie thérapeutique, et comporte deux volets. D’une part, nous validerons le mécanisme d’action thérapeutique sur des préparations de neurones in vitro ; d’autre part, nous testerons l’effet thérapeutique in vivo. Ces deux volets seront réalisés à partir de souris parkinsoniennes, traitées par la lévodopa pour l’induction de dyskinésies. L’effet thérapeutique sera validé in vivo en administrant des activateurs ou inhibiteurs de l’enzyme ciblée, et en mesurant l’effet de ces molécules sur la production de dyskinésies chez la souris. L’imagerie de biosenseurs permet de mesurer in vitro la réponse des neurones à la dopamine. Nous mesurerons avec cette méthode, sur des neurones provenant des mêmes animaux, l’efficacité des molécules thérapeutiques pour réduire la réponse à la dopamine.

Bénéfices attendus

Alors que l’administration de lévodopa plusieurs fois par jour reste la thérapie la plus courante, il reste malheureusement peu d’option thérapeutique lorsqu’un patient parkinsonien développe des dyskinésies trop invalidantes. La recherche de nouvelles stratégies thérapeutiques apparaît donc comme un impératif de santé publique. Sur la base d’études fondamentales d’une part, et de données obtenues sur des modèles animaux de la maladie, nous mettons en avant une hypothèse tout à fait originale pour modérer la réponse neuronale excessive à la dopamine qui survient lors de l’administration de lévodopa, et qui est la cause des dyskinésies. Ce projet vise à tester cette hypothèse in vitro et in vivo : si elle se vérifie, notre travail apportera des arguments solides qui motiveront le lancement de nouvelles recherches pharmacologiques pour développer de nouveaux médicaments. Si notre hypothèse est invalidée, cela forcera à reconsidérer nos connaissances dans ce domaine et à affiner nos modèles théoriques, ce qui pourra alors orienter les recherches vers d’autres cibles thérapeutiques. Par ailleurs, la partie imagerie in vitro de notre étude apportera des données tout à fait nouvelles quant à la réponse à la dopamine dans les neurones provenant de souris parkinsoniennes. Ce nouveau jeu de données, avec une précision spatiale et temporelle encore jamais atteinte, amènera des nouvelles connaissances sur les changements subis par les neurones au cours des différentes phases de la maladie de Parkinson et de son traitement par la lévodopa. Enfin, ces mesures seront extrêmement utiles pour établir des modèles numériques de neurones, ce qui permettra d’avancer dans la direction d’études physiologiques «in silico».

Procédures

Tous les animaux seront impliqués dans les actes suivants : - une chirurgie stéréotaxique afin d’induire le modèle hémi-parkinsonien ; effectué sous anesthésie/analgésie (1h). - 3 semaines après la chirurgie : l’étendue de la lésion est évaluée par le test comportemental du cylindre réalisé 1 fois pendant 3 minutes (l’animal est placé dans un cylindre en verre transparent pendant 3 minutes et un expérimentateur compte le nombre de fois où l’animal touche la paroi du cylindre avec sa patte avant droite ou gauche) - Traitement quotidien sur animal vigile pendant 3 à 4 semaines par injection intra-péritonéale, avec ou sans les molécules pharmacologiques à tester (quelques secondes par souris) - Une euthanasie en vue des différents prélèvement et analyses sous anesthésie Une partie des animaux subira une étape supplémentaire juste avant l’euthanasie : - une deuxième chirurgie sous anesthésie/analgésie (1h20) pour injecter un virus nécessaire pour de l’imagerie de biosenseurs. L’animal est euthanasié le lendemain.

Impact sur les animaux

A l’inverse du patient parkinsonien, chez qui la perte de dopamine a lieu dans l’ensemble du cerveau, le modèle animal utilisé dans ce projet présente une lésion seulement dans l’hémisphère droit. Des symptômes moteurs sont visibles dans les jours suivant la chirurgie, ce qui se manifeste par une activité motrice amoindrie, associée à une perte de poids. L’hémisphère cérébral gauche non lésé compense progressivement et après une à deux semaines, seuls des tests spécifiques peuvent révéler l’existence de la lésion. Le traitement répété par la lévodopa induit progressivement l’apparition de dyskinésies. Celles-ci peuvent apparaître entre 10 min et 3 h après injection de la lévodopa. La lésion étant effectuée à droite, les mouvements anormaux se produisent uniquement du côté opposé à la lésion. Ces mouvement anormaux apparaissent sous diverses formes : rotation à gauche, rotation du buste de l’animal vers la gauche, mouvement excessif des pattes, sortie excessive de la langue, toilettage excessif. Ce traitement quotidien peut mener chez certains animaux à une faible perte de poids ainsi qu’une perte de poils au niveau du flanc gauche suite aux mouvements et toilettages répétés à gauche.

Devenir

L'objectif étant d'effectuer des mesures par imagerie sur des neurones ou bien des analyses biochimiques sur le cerveau, tous les animaux sont nécessairement euthanasiés à l'issue de la procédure, pour le prélèvement du cerveau.

Remplacement

Ce projet vise à analyser les mécanismes neuronaux à l’origine des dyskinésies induites par le traitement à la lévodopa, et à tester une nouvelle stratégie thérapeutique pour limiter ces mouvements involontaires. L’effet de la lévodopa et le développement des dyskinésies impliquent de nombreuses adaptations au sein d’un réseau de neurones impliquant diverses régions du cerveau. Il est à notre connaissance impossible de reproduire la complexité des effets du lévodopa sur des cultures de neurones. Les études par modélisation «in silico» ne sont pas non plus possibles pour étudier les dyskinésies induites par la lévodopa car le fonctionnement de neurones n’est pas encore connu avec suffisamment de précision pour pouvoir développer des modèles numériques fiables. Un des objectifs de notre projet est justement de produire des données qui permettront ensuite de concevoir des modèles numériques plus fiables et représentatifs de la maladie. Enfin, ni des observations sur cultures cellulaires, ni des modélisations numériques, ne prédisent avec une fiabilité suffisante l’efficacité éventuelle d’un traitement pour des patients. Pour que la nouvelle stratégie thérapeutique que nous suggérons puisse déclencher des recherches pharmaceutiques ultérieures, il est indispensable de démontrer cet effet dans une situation expérimentale qui reproduit les aspects critiques du phénomène, ce qui, à ce jour, ne peut être obtenu que dans un modèle animal. C’est pourquoi nous proposons d’utiliser des souris avec une lésion d’un seul hémisphère, une situation dans laquelle cette moitié lésée du cerveau reproduit de nombreux aspects des dyskinésies induites par la lévodopa.

Réduction

Les souris seront utilisées pour l’étude comportementale in vivo ainsi que pour l’étude mécanistique ex vivo par l’approche d’imagerie de biosenseurs. Cette double utilisation permet de valoriser au mieux les animaux utilisés dans ce projet. De plus, pour l’étude mécanistique, nous avons optimisé la méthode d’imagerie afin d’effectuer en moyenne deux enregistrements à partir d’une même souris. Les mesures effectuées à l’aide des biosenseurs sont comparées entre animaux test et contrôles, et les différences sont validées par des tests statistiques pour une interprétation fiable des résultats. La taille des effectifs est établie grâce à un calcul de puissance et permet d’estimer le nombre de répétitions de chaque mesure à 6. Ce projet utilisera un total de 320 souris. Les résultats issus de cette étude seront partagés avec la communauté scientifique par une ou plusieurs publications. Par ailleurs, l’ensemble des données obtenues à partir de ces expériences sera mis à disposition de la communauté scientifique sur un site d’archivage en ligne. Cela évitera de répliquer l’expérimentation dans d’autres laboratoires. Ces données pourront être analysées par d’autres chercheurs pour répondre à d’autres questions scientifiques.

Raffinement

Les souris sont hébergées dans une animalerie adaptée avec nourriture et eau à volonté, matériel pour édifier le nid. L’animal est suivi quotidiennement pendant toute la procédure par un personnel compétent. La lésion des neurones dopaminergiques est réalisée uniquement dans un hémisphère du cerveau ce qui induit peu de perturbations motrices après récupération. Pour contrôler la douleur : injection sous-cutanée d’un anti-douleur opiacé le matin et le soir de la chirurgie. Avant le début de la chirurgie : injection sous-cutanée d’un produit protégeant les neurones non dopaminergiques. Pour la chirurgie, l’animal est anesthésié et placé sur tapis chauffant pour éviter l’hypothermie. Il reçoit une injection locale d’un anti-douleur au niveau de la peau du crâne et une injection sous cutanée de sérum physiologique glucosé pour prévenir la déshydratation. Les yeux sont protégés du dessèchement par un gel oculaire. Le lendemain de la chirurgie, l’animal reçoit une injection d’anti-inflammatoire non stéroïdien. Pendant trois jours, l’animal est pesé et reçoit des injections sous-cutanées quotidiennes de sérum physiologique sucré. Pendant toute la durée de récupération, l’animal est placé sur un tapis chauffant et une nourriture enrichie est à sa disposition. Au delà des trois premiers jours, le poids de l’animal et la présence de signe de douleur sont évalués. Des points limités sont définis au préalable et un suivi quotidien permet de garantir le bien être des animaux. Dans le cas contraire, des mesures sont mises en œuvre pour y remédier (utilisation d’analgésique, d’anti-inflammatoire non stéroïdien ou euthanasie).

Choix des espèces

Notre projet doit faire appel à un modèle animal qui représente avec un maximum de fidélité les aspects de la maladie de Parkinson que nous souhaitons étudier. En particulier, notre modèle doit reproduire les dyskinésies produites par l’administration de L-DOPA, ce qui est le cas avec le modèle murin hémiparkinsonien. Ce modèle animal présente une lésion d’un seul côté du cerveau, ce qui minimise les dommages infligés à l’animal. De plus, les symptômes parkinsoniens et dyskinésies sont obtenus sur un laps de temps de quelques semaines, ce qui est court par-rapport à d’autres modèles de maladie de Parkinson : la durée des procédures est donc réduite. Ce modèle animal est bien décrit pour des souris mâles de 8 à 12 semaines au début du protocole, ce qui détermine notre choix.

Mécanismes neuronaux de l’attention tactile

(NTS-FR-302818v1 – 19/01/2023)
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 1750
Souffrances
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Devenir
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 1750

1750 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent une injection de virus dans le cerveau et l'implantation d'une fenêtre crânienne, puis une tâche de détection tactile la tête fixée, avant la mise à mort en fin de projet. Le porteur décrit un risque de douleur postopératoire et d'infection lié aux chirurgies et aux implants. Il présente les retombées pour la santé humaine comme lointaines et justifie le recours à l'animal vivant éveillé par la nécessité d'un cerveau intact.

Objectifs

L'attention spatiale régule la réactivité sensorielle et la perception, agissant comme un "projecteur" qui rend le stimulus plus significatif et plus visible. L’attention facilite galement les processus d'apprentissage. L'activité neuronale est modulée par l’attention dès les premières étapes du traitement sensoriel au niveau cortical. Il a été proposé que le substrat neuronal véhiculant l’information attentionnelle serait porté par des connexions descendantes (top-down), c’est-à-dire depuis des aires corticales secondaires ou associatives vers le cortex sensoriel primaire. Dans le cas de la perception tactile, ces informations attentionnelles descendantes seraient projetées sélectivement vers l’aire du cortex somatosensoriel primaire (S1) traitant des informations de la partie du corps concernée. Bien qu’il existe des données appuyant cette hypothèse, aucune démonstration directe de la transmission des signaux attentionnels par ces connexions descendantes n’a été faite. De même, les mécanismes permettant à ces connexions descendantes de moduler la perception et l'apprentissage sensoriel restent inconnus. Je propose de tester cette hypothèse chez des souris effectuant une tâche de détection tactile guidée par l'attention.

Bénéfices attendus

Dans nos sociétés vieillissantes, les problèmes d’attention liés à des conditions pathologiques ou à l’âge prennent une place grandissante. Il devient donc crucial de comprendre les mécanismes de l’attention pour améliorer les diagnostics médicaux et développer de futurs traitements. Les résultats issus de nos travaux auront donc des implications importantes dans le domaine de la santé, pour l’amélioration des conditions de vie humaine.

Procédures

- 1 procédure chirurgicale pour injection de virus :sur des animaux P0 et animaux adultes entre 10 et 20 min - 1 procédure chirurgicale avec implantation fenêtre cranienne : entre 1 et 2H

Impact sur les animaux

Les procédures postopératoires et l'analgésie se feront sans douleur. Le stress sera limité avec une habituation progressive à l'expérimentateur. Toutes les procédures ont été régulièrement utilisées en laboratoire. Les expérimentateurs auront une solide expérience dans l'exécution des procédures. Les effets indésirables attendus sur les animaux comprennent: 1/ un risque de douleur durant la chirurgie et douleur aiguë lié à la récupération post-chirurgie implantatoire, ce risque est compensé par l’analgésie. 2/ un risque d'infection lié aux chirurgies et aux implants 3/ un risque de stress à court terme induit par notre paradigme expérimental de tête restreinte.

Devenir

Les animaux seront maintenus en vie après les protocoles de chirurgie et comportement ensuite ils seront mis à mort à la fin du projet

Remplacement

Ce projet vise à comprendre les mécanismes qui sous-tendent une fonction cognitive complexe : l’attention tactile. Le cerveau doit donc être intact pour que les connections entre les différentes aires cérébrales soient maintenues et que nous puissions étudier leur interactions réciproques. De plus, nous étudions les mécanismes neuronaux qui sont engagés au moment précis de l’attention. Le projet ne peut donc se faire que sur des animaux vivants éveillés. Cependant, la tâche comportementale est totalement non douloureuse et non stressante, et la chirurgie sera réalisée sur des souris anesthésiées dont le niveau de souffrance est contrôlé pharmacologiquement.

Réduction

Nous avons adopté des mesures visant à réduire le nombre d'animaux lié à leur mode production: en utilisant pour la réalisation de ce projet tous les animaux quel que soit leur sexe (i.e mâle et femelle). La force de notre hypothèse, les expériences pilotes précédentes ainsi que la qualité de nos procédures basées sur des années d'expérience, nous permettront de réduire significativement le nombre d'animaux utilisés. Le nombre d'animaux a été calculé par l'estimation de la variance observée avec ce type de donnée permettant d'atteindre une signification statistique.

Raffinement

Le bien-être des animaux sera pris en compte tout au long du projet : logement sur des racks ventilés, dans des cages adaptées, enrichissement de l'environnement (matériel de nidification et tunnels) et points limites adaptés pour éliminer ou réduire toute douleur. Nous utilisons des anesthésiques et analgésiques adaptés aux procédures de chirurgie. L'expérimentateur a une forte expérience pour toutes les procédures proposées.

Choix des espèces

La souris est une espèce de choix pour les études sur le système nerveux central des Vertébrés. L’organisation du système central de cette espèce est assez proche de celle de l’homme, ce qui permet une extrapolation des résultats obtenus chez cette espèce à l’espèce humaine pour mieux comprendre les mécanismes cellulaires à l'échelle comportementale. Les propriétés du néocortex de la souris ont de nombreuses similitudes avec le néocortex des autres mammifères, y compris les humains. Cela rend les enseignements tirés de l'étude des tissus de la souris largement transférables à l’homme. Les injections de virus seront réalisées sur des animaux de 1 semaines à 6 mois. Le reste des procédures expérimentales sera réalisé sur des animaux de de plus de 5 semaines ce qui correspond chez cette espèce à l’âge adulte où l’animal est en pleine capacité d’apprentissage. Leur poids et leur taille sont stabilisés, et la taille du cerveau est homogène garantissant ainsi une bonne reproductibilité des sites d'injection et/ou d’implantation.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 60
Souffrances
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Devenir
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60 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles subissent une chirurgie du crâne avec injection d'un lentivirus dans l'hippocampe, puis un conditionnement de peur reposant sur des chocs électriques aux pattes suivi d'un test de rappel, avant d'être euthanasiées pour prélever le cerveau. Le porteur décrit ces chocs comme de "faible intensité" et de courte durée. Il indique viser à terme de nouvelles approches thérapeutiques du syndrome de stress post-traumatique chez l'Homme, un bénéfice renvoyé à des recherches ultérieures.

Objectifs

La mémoire est un processus permettant aux êtres vivants de stocker des informations afin de mieux s’adapter à leur environnement. Les souvenirs sont formés grâce à des changements à long terme dans les neurones du cerveau appelés cellules engrammes. L’objectif de ce projet est de mieux évaluer les propriétés électriques des cellules spécifiques de la mémoire, situées au niveau de l’hippocampe, région cérébrale de stockage de la mémoire, en lien avec une tâche d’apprentissage.

Bénéfices attendus

La formation de souvenirs mal contrôlée peut devenir traumatique, comme c’est le cas lors du développement du syndrome de stress post-traumatique. Ce projet permettra de mieux comprendre les propriétés électriques des cellules de la mémoire, dans le but de développer de nouvelles approches thérapeutiques chez l’Homme afin de traiter le syndrome de stress post-traumatique.

Procédures

Procédure chirurgicale: -Administration en sous cutanée d’anti inflammatoire (par exemple, Type Carprofene, 20 mg/Kg SC) ou de morphinique (Type Buprénorphine, Buprecare, 0,1 mg/kg; SC) 30 minutes avant l’anesthésie (maximum 30 secondes) -Anesthésie de la souris par inhalation (induction : 4-5% isoflurane et maintien 0.5-1.5% d’isoflurane) (maximum 5 minutes) -Application d’un gel ophtalmique (type Ocrygel) dès que l’animal est endormi afin d’éviter le dessèchement de la cornée. (maximum 2 minutes) -Injection d’un analgésique local en sous-cutané au niveau de la zone à inciser (maximum 30 secondes) -Placement de la souris profondément endormie dans un appareil spécifique et adapté pour ce type de chirurgie (maximum 5 minutes) permettant le maintien fixe de l’animal. -Vérification du niveau d’anesthésie de l’animal en permanence en observant son rythme respiratoire et l’absence de réflèxes(maximum 15 secondes) -Incision de la peau (envion 1.5 cm) au-dessus du crâne et désinfection de l’épicrâne (Type Vétédine) (maximum10 minutes). -réalisation de 2 trous au niveau du crâne au dessus de notre structure d'intérêt (30 secondes) -injection du lentivirus (maximum 15 minutes) -Fermeture de la plaie à l’aide d’agrafes (maximum 5 minutes) Conditionnement de la peur : 5 minutes (au maximum 3 chocs électriques de 2 secondes de faible intensité au niveau des pattes), test de rappel de la mémoire (3 minutes)

Impact sur les animaux

Ce projet sera réalisé sur des souris qui ne présentent pas de symptôme de maladie. Suite à l’injection de virus dans le cerveau, les animaux peuvent présenter des signes de douleur malgré les précautions prises pendant la phase de chirurgie (analgésiques, anesthésiques) et en post-opératoire. Lors du conditionnement à la peur, les chocs électriques sont de faible intensité et de courte durée, permettant ainsi de minimiser le stress induit tout en assurant des résultats robustes et reproductibles et en limitant ainsi le nombre d’animaux utilisés.

Devenir

Les animaux seront tous euthanasiés afin de réaliser les coupes cérébrales et procéder aux enregistrements de l’activité cérébrales sur ces coupes.

Remplacement

L'organisation des réseaux neuronaux peut être étudiée sur des coupes cérébrales de rongeurs par des enregistrements électriques. Ces expériences ne peuvent pas être reproduites, ni étudiées dans des modèles de cultures cellulaires in vitro. Nos expérimentations au sein de la société, même si elles nécessitent l’utilisation d’animaux, sont pratiquées avec un souci permanent de réduction du nombre d’animaux et de bien-être pour nos animaux en expérimentation.

Réduction

Le nombre de souris a été réduit autant que possible, tout en étant suffisant pour l'obtention de résultats exploitables. L'évaluation du nombre d'animaux nécessaire a été effectuée par un programme adapté. Les résultats seront analysés par des tests statistiques. Nous adapterons les tests statistiques en fonction des observations.

Raffinement

Avant la chirurgie, une période d’acclimatation des animaux d’au moins 5 jours sera respectée. Pendant la chirurgie, des mesures seront mises en place afin de réduire au maximum la douleur : anesthésiques (en pré-opératoire) et analgésiques (en pré- et post-opératoire), gel ophtalmique, maintien d'une température constante (tapis chauffant). Une période de récupération post-chirurgicale d’au moins 10 jours sera respectée. Dès réception des animaux, une observation journalière sera mise en place. Des points limites préalablement définis et adaptés permettront d’assurer un suivi de l’état général des animaux (souffrance, angoisse…) et de préserver leur bien-être. En cas d’altération de l’état de l’animal, la surveillance sera rapprochée et les animaux seront soignés en fonction de la sévérite de la douleur observée. L'atteinte d'un point limite entraînera la mise en place d'interventions précoces et adaptées et des procédures de modifications de soins pourront être mises en œuvre en cas de besoin . Les animaux exprimant des signes permanents de douleur seront exclus de l’étude et euthanasiés immédiatement, sur décision du directeur de l'étude et/ou du vétérinaire désigné.

Choix des espèces

Nos expérimentations sont réalisées chez la souris, dont l’étude est extrêmement répandue au sein des laboratoires de recherche en Neurosciences, rendant les résultats pertinents pour la communauté scientifique nationale et internationale. Au laboratoire, le syndrome de stress post-traumatique peut être facilement modélisé chez la souris par l’utilisation du conditionnement contextuel de peur qui consiste à associer un évenenement ou un contexte neutre à une stimulus aversif. Ainsi, La présentation du stimulus neutre parvient alors au bout d’un certain temps à déclencher à lui seul l’anxiété. De plus, nous pourrons utiliser une lignée particulière de souris qui permet un marquage spécifique d’une population de neurones, associés au conditionnement. Les animaux seront utilisés à partir de 8 semaines d’âge minimum (âge de maturité sexuelle).

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 3120
Souffrances
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▲ 320
▲ 1280
▲ 1520
Devenir
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 3120

3 120 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance allant de léger à sévère. Elles sont soumises à trois protocoles de stress chronique, dont un modèle de défaite sociale fondé sur des agressions physiques répétées, que le porteur décrit comme le plus sévère, induisant douleur physique et psychique et un état de stress durable. Les deux autres protocoles enchaînent des situations désagréables provoquant peu ou pas de douleur physique. Toutes les souris sont tuées pour prélever le cerveau, l'objectif déclaré étant de comparer ces modèles de dépression et, à terme, de réduire le nombre d'animaux utilisés au laboratoire.

Objectifs

Les troubles dépressifs sont la principale cause d’invalidité dans le monde. Cependant l’efficacité des antidépresseurs est insuffisante chez un grand nombre de patients, ce qui nécessite une meilleure caractérisation des mécanismes neurobiologiques de la maladie ainsi que l’investigation de thérapies alternatives. Il est donc essentiel de développer des modèles précliniques liés à l’exposition à des événements stressants (« stresseurs ») générant des phénotypes comportementaux récapitulant au mieux certains aspects de la pathologie humaine. Nous proposons de comparer trois protocoles de stress chez la souris : le stress de défaite sociale (SDS), le stress variable chronique (SCV), et le stress chronique imprédictible (SCI). Ces trois protocoles diffèrent par la nature, la durée et l’intensité des stresseurs appliqués. La littérature suggère qu’ils ont également des conséquences qui peuvent être différentes sur l’expression des comportements anxiodépressifs selon les individus et le sexe. L’objectif est donc de comparer ces modèles au niveau des comportements anxiodépressifs qu’ils provoquent à différents points dans le temps. Si ces modèles s’avèrent pertinents pour l’étude de la dépression, nous explorerons leur profil de réponse à un antidépresseur couramment utilisé. Ces recherches permettront d’instaurer une diversité de modèles d’étude sur la dépression dans notre laboratoire, et ont le potentiel de mener au développement de thérapies innovantes et différenciées selon le sexe et l’individu. Nous attendons que ces modèles génèrent des résultats différents : par exemple, il est attendu que le SDS ait un impact plus important sur les phénotypes liés à l’interaction sociale étant donné la nature du stresseur par rapport au CVS ou au SCI. Ces différences sont une richesse, le but étant de modéliser différents symptômes présents chez les patients humains en utilisant plusieurs modèles précliniques. Concrètement, le développement et la validation de ces modèles nous servira dans la plupart de nos études postérieures : par exemple, dans nos études sur la neurostimulation ultrasonore et magnétique, qui sont des traitement alternatifs potentiels aux antidépresseurs. Tester ces nouveaux traitements dans ces modèles de stress nous permettra d’une part d’évaluer l’efficacité de ces traitements par rapport aux antidépresseurs, d’autre part de tester ces traitements dans différents types de stress.

Bénéfices attendus

Ce projet pourra permettre une meilleure utilisation utilisation des modèles précliniques de maladies neuropsychiatriques murins grâce à une caractérisation plus détaillée de trois modèles de stress différents couramment utilisés. Il pourra également identifier de potentielles différences dans les effets du stress ou du traitement antidépresseur selon le protocole, le sexe et les individus. De manière importante, il réduira l’utilisation d’animaux sur le long terme dans notre laboratoire en établissant des protocoles de stress reproductibles et en éliminant des protocoles peu reproductibles. Ces modeles seront par ailleurs essentiels à une meilleure compréhension des substrats neurobiologiques sous-tendant les atteintes aux différentes dimensions comportementales observées dans les pathologies psychiatriques liées au stress. En effet ces études nécessitent la mise en place d’outils d’imagerie de précision (exemple : imagerie calcique), combinés à des approches mécanistiques (modification d’expression de gènes, optogénétique, électrophysiologie, etc), pour la plupart nécessitant des chirurgies stéréotaxiques, et pour lesquelles il est essentiel de disposer d’un modèle comportemental fiable et reproductible.

Procédures

Le modèle de SDS (stress de défaite sociale) est le plus sévère des trois modèles proposés. Celui-ci étant fondé sur des agressions physiques répétées, il induira de la douleur physique (de très courte durée, sauf en cas de blessure où elle sera prise en charge par les expérimentateurs) et psychique, ainsi qu’un état de stress aigu pendant la procédure qui deviendra durable après les répétitions (l’impact comportemental constaté dans la littérature est présent jusqu’à 3-4 semaines). Cela induit des comportements anxio-depressifs chez les souris exposées au modèle. Les deux autres modèles provoquent peu ou aucune de douleur physique et consistent en des enchaînements répétés de situations désagréables. L’objectif final de cette étude étant de comparer les modèles puis d’étudier les substrats neurobiologiques des changements comportementaux pertinents pour nos études ayant été validés par la littérature dans ces modèles, il est essentiel de les caractériser. Ces comportements anxio-dépressifs seront évalués par différents tests : l'apathie est mesurée par un test d'éclaboussement du pelage par une solution de sucrose sur 5 minutes, l'état du pelage évalue les mêmes symptômes (mesure hebdomadaire avec préhension des animaux), le test d'hyponéophagie évalue l'anxiété (privation de nourriture 12-24h puis mise en présence de nourriture pendant 5 minutes), l'open field, la boîte claire obscure et le labyrinthe en croix surélevé également (5 minutes dans l'arène), le test de préférence au sucrose évalue l'anhédonie (24h d'accès à une solution sucrée sur 5 jours), le test de nage forcée évalue les symptômes d'abandon (6 minutes). Les tests d'interaction sociales ont lieu sur des plages de 10 minutes qui peuvent être répétées sur 3 jours. De plus, si ces modèles de stress s'avèrent être pertinents, nous caractériserons également leur profil de réponse à un antidépresseur (fluoxétine dans l'eau de boisson 5 semaines) afin de pouvoir comparer avec les réponses aux traitements chez l'humain.

Impact sur les animaux

Le modèle de SDS est le plus sévère des trois modèles proposés. Celui-ci étant fondé sur des agressions physiques répétées, il induira de la douleur physique (de très courte durée, sauf en cas de blessure où elle sera prise en charge par les expérimentateurs) et psychique, ainsi qu’un état de stress aigu pendant la procédure qui deviendra durable après les répétitions (l’impact comportemental constaté dans la littérature est présent jusqu’à 3-4 semaines). Les deux autres modèles provoquent respectivement peu et aucune douleur physique. L’objectif final de cette étude étant de comparer les modèles puis d’étudier les substrats neurobiologiques des changements comportementaux induits par chaque modèle, et des comportements anxio-dépressifs pertinents pour nos études ayant été validés par la littérature dans ces modèles, il est essentiel de les caractériser. L'administration d'antidépresseurs chez les animaux modèles et contrôles se fera dans l'eau de boisson sur 5 semaines. Aucun effet indérisable de l'antidépresseur n'est attendu : en effet, il sera administré directement dans l'eau de boisson afin d'éviter le stress lié aux injections répétées, et sera utilisé à une dose standard qui ne provoquera pas de nuisances visibles chez l'animal. De fait, l'effet d'un tel traitement est souvent bénéfique : il a été observé dans de mutiples études chez la souris un rétablissement des comportements liés au stress (diminution voire disparition des comportements anxio-dépressifs obtenus suite aux modèles de stress) à la suite d'un traitement chronique.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à l'issu des expériences afin de récupérer les cerveaux pour des études histologiques. Ces études histologiques permettront de décrire les effets de chaque protocole de stress au niveau cérébral afin de mieux comprendre les mécanismes en jeu.

Remplacement

Aucune méthode alternative in vitro n’est disponible à ce jour pour répondre à la problématique posée. Le stress chez l’animal, comme modèle de pathologie psychiatrique humaine, repose sur l’observation du comportement de l’animal vivant. L’étude de la réponse cérébrale et comportementale nécessite également l’utilisation d’animaux.

Réduction

Les effectifs sont optimisés, les analyses comportementales nécessitent une taille d’effectifs suffisante compte tenu de la variabilité inter-individuelle. Les effectifs seront adaptés en fonction de la taille des effets et deux cohortes seront utilisées au lieu de trois dans la première partie si nous trouvons les conditions adéquates dès la première cohorte. Egalement, la seconde partie sera abandonnée si nous n’obtenons pas de résultats dans la première partie. La stratégie des trois cohortes suit une analyse statistique a priori utilisée de manière standard dans la communauté scientifique.

Raffinement

Les conditions d’élevage des animaux seront optimales au regard des normes en vigueur avec enrichissement du milieu. Les animaux sont hébergés une semaine avant l’initiation des expériences. Des habituations à la pièce d’expérimentation d’au moins une heure sont réalisées avant les tests comportementaux pour diminuer le stress des animaux. En cas de blessure, les animaux recevront un traitement analgésique . En cas d’hypothermie, chaque animal est placé sur une couverture thermorégulée pour éviter toute hypothermie. Une surveillance accrue d’une semaine est réalisée pour suivre chaque souris montrant des signes de mal-être et intervenir si nécessaire . Les éxpérimentateurs sont experts dans la préhension et la contention des souris, et sont soucieux d’éviter tout stress inutile lors de la réalisation des procédures. Des points limites gradés sont appliqués et la décision d’euthanasie est prise s’il n’y a pas d’amélioration au bout d’une semaine.

Choix des espèces

Les similarités entre la neurobiologie humaine et celle de la souris, ainsi que l'expérience du laboratoire dans l'évaluation comportementale des rongeurs, l’implémentation d’un modèle de dépression et de neurostimulation, ainsi que la possibilité d’utiliser des technologies permettant l'étude détaillé du cerveau. Les animauxseront adultes au début de l’étude car il s’agit de comprendre ces phénomènes comportementaux associés à un cerveau adulte.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 210
Souffrances
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Devenir
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 210

210 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Des femelles gestantes et leurs petits sont exposés à des nanoplastiques de polystyrène dans l'eau de boisson jusqu'à dix mois, puis les descendants reçoivent des électrodes implantées dans le cerveau et une injection d'un composé déclenchant des crises. Le porteur indique que les nanoplastiques provoquent une nuisance faible, mais que la chirurgie d'implantation et les crises peuvent être douloureuses ou stressantes. Toutes les souris sont tuées pour prélever le cerveau, l'objectif étant de tester si l'exposition aux nanoplastiques favorise l'épilepsie.

Objectifs

L'épilepsie est une maladie qui se traduit par une activité électrique anormale du cerveau. Elle touche surtout les enfants, les adolescents et les personnes âgées à des degrés divers. Les causes peuvent être génétiques, mais dans la plupart des cas, elles ne sont pas identifiées. Dans 60% des cas d'épilepsie, on suspecte des lésions du cerveau qui ne sont pas détectées par les méthodes de diagnostiques actuelles. Notre hypothèse est que les résidus de polluants environnementaux pourraient altérer le cerveau au moment de sa formation et induiraient de l'épilepsie qui apparaitrait plus tard dans la vie de l'individu. Notre objectif est de comprendre si une exposition aux nanoplastiques de polystyrène peut induire de l'épilepsie ou une sensibilité accrue à des stimulants pro-épileptiques chez les souris. Pour cela, nous allons faire des mesures de l'activité électrique cérébrale via des électroencéphalogrammes (EEG) et des observations du comportement dans ces 2 cas. Indépendamment de l'apparition de crises (ou pas), les enregistrements pourront mettre en évidence des modifications de l'activité cérébrale qui pourraient sous-tendre aux troubles du neurodéveloppement liés à l'exposition aux nanoplastiques, ainsi qu'une sensibilité accrue aux stimuli pro-épileptiques. Ceci sera évalué grâce à une injection d'un composé convulsivant, qui, à faibles doses, n'induit pas de réponse chez l'animal sain mais provoque une crise épileptique chez les animaux susceptibles, indicative d'une fragilité du réseau neuronal.

Bénéfices attendus

Le projet aura des bénéfices sur la santé humaine : (i) identification d'un lien entre l'exposition aux nanoplastiques et l'épilepsie; (ii) si les souris développent de l'épilepsie, cela permettrait d'expliquer, en partie, l'origine de certains cas d'épilepsie; (iii) au vu de la quantité de plastiques rejetés dans l'environnement, il a été évalué que les êtres humains ingèrent l'équivalent d'une carte bancaire par semaine (5 g par personne et par semaine). Nos recherches pourraient pousser les autorités à prendre des mesures plus drastiques pour limiter l'usage des plastiques dans les emballages alimentaires et protéger la santé des populations les plus fragiles étant donné que des études récentes ont montré que les nanoplastiques pénètrent dans le cerveau.

Procédures

Trois interventions : 1) Exposition aux nanoplastiques de polystyrène dans l'eau de boisson sur femelles gestantes et leurs petits jusqu'à 10 mois d'âge. Nombre femelles gestantes = 36 et progéniture = 156. 2) Implantation d'électrodes dans le cerveau des souris (progeniture) en vue d'enregistrements électro-encéphalogrammes (EEG). Durée de la chirurgie = 40 minutes maximum. 7-10 jours entre l'implantation et les enregistrements. Nombre d'animaux = 156. 3) Une seule injection de composé pro-épileptique lors de la deuxième session d'enregistrement EEG. Durée du geste: 30 s maximum. Nombre d'animaux = 156.

Impact sur les animaux

D'après nos résultats préliminaires, l'administration de nanoplastiques dans l'eau des biberons induit une nuisance faible, voire inexistante. L'éventuelle survenue de crises épilepsies peut être source de stress pour l'animal. Il est difficile de savoir si une douleur est associée aux crises motrices (secousses) mais chez l'humain il n'y a pas de douleur rapportée en cas de crise. Concernant l'implantation des connecteurs EEG, la chirurgie en soi pourrait induire une douleur, bien que tout soit mis en place pour minimiser ces effets. La chirurgie sera effectuée sous anesthésie générale après injection d'anesthésiants. Ces injections peuvent engendrer une légère douleur locale. Un spray anesthésiant est également appliqué dans les oreilles afin d'éviter une douleur locale au réveil. Concernant les suites post-opératoires, et d'après notre expérience, ce type de procédure n'engendre pas de signes de douleur, ni d'infection. L'enregistrement des EEG pourrait engendrer un léger stress dû au changement d'environnement.

Devenir

A l'issue de la procédure tous les animaux seront euthanasiés et leur cerveau prélevé pour des analyses ultérieures.

Remplacement

Dans le cadre de ce projet, il nous est impossible de remplacer l'animal vivant pour l'étude de l'épilepsie induite par l'exposition chronique aux nanoplastiques. En effet, les phénomènes physiopathologiques que nous souhaitons étudier sont très complexes et ne sont pas reproductibles à ce jour par des modèles in vitro, ni par modélisation. La souris demeure le meilleur choix, surtout en vue de l'existence de souris modèles d'épilepsie.

Réduction

Pour ce projet nous envisageons d'utiliser 210 souris sur la durée du projet. Le nombre d'animaux adéquat a été calculé grâce à un logiciel permettant d'avoir des analyses robustes. Nous avons également tenu compte de notre expertise de manière à réduire au maximum le nombre d'animaux utilisés tout en en gardant un nombre suffisant d'animaux pour ne pas compromettre la validité statistique des expériences qui seront menées. Seules les expériences considérées comme absolument indispensables seront réalisées.

Raffinement

Concernant le traitement par les polluants, les industriels ne sont pas tenus de faire des tests de toxicité pour les résidus de plastiques car à ces faibles doses, il n'est pas attendu de toxicité. Par ailleurs, des études préliminaires conduites au laboratoire n'ont pas montré de signes de souffrance chez les animaux exposés pendant 10 mois à ces concentrations de nanoplastiques. La chirurgie sera effectuée sous anesthésie générale, après injection d'anesthésiants. Un spray anesthésiant est également appliqué dans les oreilles afin d'éviter une douleur locale au réveil. Les animaux seront hébergés en groupe, sauf lors de l'implantation des dispositifs nécessaires pour enregistrer l'activité cérébrale, afin d'éviter le risque de blessure mutuelle (par ex. connecteurs arrachés). L'environnement sera enrichi (copeaux, morceaux de coton, papier, maisonette). Afin de diminuer le stress, les souris seront manipulées quotidiennement par les expérimentateurs avant chaque étape de la procédure expérimentale (chirurgie, enregistrement EEG). L'état de santé des animaux sera surveillé tout au long de l'expérience et évalué grâce à une grille codifiant le niveau de bien-être, utilisée sur notre plateau d'expérimentation. Cela nous permettra d'intervenir immédiatement et de manière appropriée en fonction de la grille de score établie et si des signes de souffrance sont détectés (détresse, souffrance, prostration, perte de poids supérieure à 15%, poils ébouriffés) .

Choix des espèces

Dans les modèles d'expositions in utéro aux polluants environnementaux, la souris représente un modèle de choix, pour les raisons suivantes: - ce sont des mammifères donc le mode de transmission des polluants via le placenta et le lait est similaire à l'humain; - des études précédentes sur l'exposition aux plastiques ont permis de mettre en évidence que les nanoplastiques affectent le cerveau et le comportement des souris; - la reproduction et la gestation sont relativement rapides ce qui permet de générer les groupes nécessaires à l'étude assez rapidement; - le nombre de petits par portée est élevé, ce qui permet d'avoir une robustesse dans nos études comportementales, de prendre en compte le sexe dans les groupes et d'avoir des échantillons en nombre suffisant pour les analyses. Les mères (6-8 semaines) seront traitées avec les nanoplastiques de polystyrène à faibles doses avant l'accouplement pendant 1 mois, puis pendant l'accouplement et la gestation. Elles seront en permanence sous traitement à une concentration résiduelle, comme c'est le cas de la population humaine exposée chroniquement aux plastiques tout au long de leur vie. Les petits issus de ces portées seront également soumis aux nanoplastiques de polystyrène à faibles doses pendant le développement (stade foetal), pendant la lactation et jusqu'à la date d'euthanasie prévue des animaux.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 160
Souffrances
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Devenir
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 160

160 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles subissent une chirurgie de lésion cérébrale d'environ une heure trente reproduisant la maladie de Parkinson, puis sept tests comportementaux évaluant les seuils de douleur et les déficits moteurs. Le porteur indique que la douleur liée au modèle "ne peut être soulagée, car c'est l'objectif de l'étude", et attend perte de poids, déficits moteurs et douleurs post-chirurgicales. Il affirme que la caractérisation de la douleur dans Parkinson nécessite une observation comportementale "uniquement possible chez l'animal vivant et vigile".

Objectifs

La maladie de Parkinson est caractérisée par une perte progressive des neurones dopaminergiques localisés dans la substance noire compacte. Cette maladie est classiquement associée à des symptômes moteurs, cependant il est maintenant reconnu que de nombreux symptômes non moteurs, incluant la douleur, sont très communs. Les symptômes douloureux peuvent être observés chez environ 85 % des patients Parkinsoniens. Le seuil de douleur est également altéré chez les patients Parkinsoniens, présentant ou non des symptômes de douleur. Ces douleurs sont négativement associées avec la qualité de vie des patients, en ayant un impact plus fort que les symptômes moteurs. Ces symptômes de douleurs sont donc un souci majeur dans la prise en charge de la maladie. Les douleurs centrales dans la maladie de Parkinson suggèrent que les circuits cérébraux permettant de percevoir et traiter les informations douloureuses pourraient être dysfonctionnels. Cependant, bien que des traitements nociceptifs anormaux aient été reportés dans certaines structures cérébrales impliquées dans la douleur, il n’y a à ce jour aucune hypothèse pathophysiologique permettant de les expliquer. Notre objectif est d'étudier les mécanismes physiopathologiques corticaux et sous-corticaux à l'origine de la douleur liée à la maladie de Parkinson, en utilisant des approches lésionnelles et comportementales.

Bénéfices attendus

le but de se projet est de révéler de nouvelles cibles thérapeutiques, potentiellement différentes chez le mâle et la femelle, pour traiter les douleurs associées à la maladie de Parkinson chez l'homme.

Procédures

Les animaux subiront une chirurgie lésionnelle d'une durée d'1h30 environ et 7 test comportementaux. Après un repos post chirurgical de 3 semaines les animaux subiront au maximum 1 test par jour et l'ensemble des tests sera reparti sur 3 semaines. Ces tests auront pour objectif d'évaluer les seuils de nociception ou bien les déficites moteurs. La durée des tests peut aller de 10 minute à 20 minutes.

Impact sur les animaux

La présence de douleur liée à la modélisation de la maladie de Parkinson ne peut être soulagée, car c'est l'objectif de l'étude. Les lésions dopaminergiques peuvent entrainer une perte de poids attendue et des déficits moteurs eux aussi attendue. Des douleurs post-chirurgicales au niveau du crâne sont également attendus aini que des douleurs inflammatoires.

Devenir

les animaux seront mis à mort pour prélèvement

Remplacement

Au vu de notre thématique d’étude, il nous est malheureusement impossible de remplacer notre modèle in vivo par un modèle in vitro ou in sillico. En effet, la caractérisation de la douleur dans la maladie de parkinson nécessite une observation comportementale, uniquement possible chez l’animal vivant et vigile.

Réduction

Les expériences seront réalisées avec la volonté de réduire autant que faire se peut le nombre d’animaux par condition expérimentale, mais toujours dans l’optique d’obtenir le maximum d’information scientifique par test. Chaque groupe expérimental explorant les comportements douloureux et moteurs liés à la maladie de Parkinson sera constitué afin d’assurer d’un échantillonnage intra groupe suffisant et au moins deux séries d’expérience par test seront réalisées afin de s’assurer de la reproductibilité de nos résultats. Au regard de la littérature, de la variabilité phénotypique interindividuelle, le nombre d'animaux a été établi pour obtenir des résultats statistiquement fiables et robustes.

Raffinement

Les animaux sont hébergés en animalerie dont la température, l’humidité et le cycle jour/nuit sont contrôlés. La nourriture et boisson sont disponibles ad libitum. Ils seront hébergés en cohorte de 4 ou 5 individus pour respecter leurs besoins sociaux. Des carrés de coton seront placés dans la cage pour favoriser la nidation, et des barreaux de bois à ronger pour limiter les comportements d’agressivité. Nous travaillerons en cycle jour/nuit (lumière allumée de 8h à 20h). Les animaux seront observés tous les jours et leur comportement sera suivi afin de déceler tout signe d’inconfort ou de stress. Lors des chirurgies des méthodes d’anesthésie et d’analgésie sont utilisées. Des points limites ont été etablis permettant de soustraire l'animal à la souffrance . Si de nouvelles approches moins stressantes ou douloureuses pour l’animal venaient à être mises au point, une concertation avec la structure du bien etre animal pourra être réalisée afin d’intégrer ces nouvelles pratiques.

Choix des espèces

Le modèle lésionnelle de maladie de Parkinson utilisé dans cette étude a été caractérisé et validé pharmacologiquement chez la souris. De plus, pour de futures études, de nombreuses lignées de souris transgéniques existent et sont disponibles ce qui nous permettra de répondre de façon précise la question des mécanismes physiopathologiques impliqués dans cette comorbidité maladie de Parkinson/douleur. Etant donné que l’étude de comportements nécessite des systèmes neurobiologiques totalement matures, des animaux adultes seront utilisés pour les tests comportementaux

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 240
Souffrances
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Devenir
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240 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Issues d'une lignée qui répond à 100 % par une crise convulsive, elles reçoivent une injection d'un médicament anti-épileptique puis une stimulation sonore pouvant déclencher une crise potentiellement mortelle. Le porteur indique que ce modèle sert à mesurer si trois molécules réduisent le risque de mort subite lié à l'épilepsie, et que les souris sont ensuite tuées car le médicament reçu interférerait avec toute autre étude. Le stress provoqué par la stimulation sonore est reconnu, que l'animal réponde ou non par une crise.

Objectifs

Le risque de mort subite chez les patients épileptiques (SUDEP pour SUdden Death in Epileptic Patients ou mort subite chez les patients épileptiques) est trois fois plus élevé que chez les personnes saines. Le meilleur modèle de SUDEP actuel chez la souris correspond à une crise épileptique induite par un stimulus sonore et possiblement suivi du décès. L'objectif du projet vise à évaluer si trois molécules connues pour leurs effets anti-épileptiques et couramment employées chez des patients présentant des épilepsies à fort risque de décès, ont aussi des effets bénéfiques pour directement réduire les risques de décès.

Bénéfices attendus

Une validation d'un bénéfice de ces molécules pour réduire la mortalité devrait permettre d'obtenir une extension de l'AMM (autorisation de mise sur le marché) de ces médicaments pour d'autres formes d'épilepsies à fort risque de décès.

Procédures

Une injection d'un médicament anti-épileptique pratiquées aux 240 souris du projet. Une stimulation auditive d'une durée maximale de 60 sec pratiquées aux 240 souris du projet.

Impact sur les animaux

Un stress induit par la stimulation sonore pour les animaux, qu'ils répondent à la stimulation sonore par une crise ou qu'ils ne répondent pas.

Devenir

Les animaux seront mise à mort puisqu'ils ne peuvent pas être réutilisés pour une autre étude, puisqu'ils ont reçu une injection d'un médicament pouvant interférer avec une quelconque étude.

Remplacement

Ce projet vise à évaluer la capacité de certaines médications avec AMM (Autorisation de Mise sur le Marché) ou de certaines molécules innovantes en développement, à bloquer ou réduire les risques de décès lors d'une crise d'épilepsie humaine. Les procédures de validation d'une efficacité attendue sont légalement très contraintes et elles reposent sur la capacité objective à supprimer ou réduire le risque de décès mesurée sur un animal vivant modélisant une situation homologue chez l'Humain.

Réduction

Ce projet sera réalisé sur une lignée qui présente 100 % de souris répondeuses au test de la crise audiogène létale. Cette situation permet de minimiser le nombre (n=20) de sujets expérimentés par groupe. Il n’est pas envisageable de descendre en dessous de 20 sujets par groupe car les scores analysés statistiquement sont des moyennes et des pourcentages ; ce dernier représentant le facteur limitant. Enfin, un effet dose à 3 points (puisque 3 doses par AED) correspond au nombre minimal possible de doses, sachant que les laboratoires ont une bonne connaissance des doses à envisager pour évaluer un effet anti-épileptique mais pas pour évaluer un effet ant-létal.

Raffinement

Notre protocole suit des procédures standardisées soucieuses de minimiser le stress et toute souffrance des animaux avec une détermination précise des points limites. Sur le plan de l'élevage et du maintien des souris à l'animalerie, ceci se traduit par une visite quotidienne pour contrôler le bien-être des animaux, l’enrichissement des cages autant que faire se peut, le respect des normes liées aux surfaces/volumes des cages pour éviter la surpopulation ainsi que celles liées aux plages acceptables pour la température et l’hygrométrie. Sur le plan du test lui-même, ceci se traduit par une durée limitée de stimulation auditive (max 60 sec), une utilisation d'une arène circulaire pour éviter des cognements dans les angles. Il faut aussi mentionner que la convulsion en elle-même ne dure pas plus de 8 sec dans 99 % des cas.

Choix des espèces

Les travaux sur l'évitement des décès dans l'épilepsie ne peuvent pas, par essence, s'affranchir de l'expérimentation animale qui nécessitent d'expérimenter l'animal et d'observer possiblement son décès. L'AGS est un modèle de choix pour l'étude de la SUDEP car aucun facteur systémique (chimique ou électrique) n'est pas l'origine de la crise létale, pouvant être co-responsable du décès de l'animal. L'AGS n'est pas létale chez le rat, rendant impossible l'emploi de ce modèle. Enfin il n’est pas envisageable d’instrumenter (ECG, EEG, respiration) sur des animaux plus petits que l’espèce souris. Ces approches ne sont pas envisagées dans ce projet mais elles ne seront dans des projets ultérieurs visant à comprendre comment les AED pourraient réduire les décès dans les modèles expérimentaux. Les animaux seront testés à 30-40 jours d'âge, au moment où ils devraient être sevrés.