Système nerveux

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Rats : 27
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27 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dont 20 opérés sous anesthésie puis tués avant tout réveil et 7 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Ces 7 rats subissent une lésion de la moelle épinière puis quinze jours de paraplégie avant l'enregistrement de nerfs du système nerveux autonome, les 20 autres ne subissant que la chirurgie finale. Le porteur affirme que réveiller les animaux après la pose d'électrodes autour des nerfs sympathiques ne serait pas éthique, ce qui justifie leur mise à mort. Il décrit des tests préliminaires menés in vitro sur des moelles de ratons mais indique que l'enregistrement des nerfs ne peut se faire que sur un système intégré vivant.

Objectifs

Les lésions spinales (SCI) sont parmi les atteintes les plus invalidantes et répandues dans le monde, avec une incidence de 15 à 52,5 cas par million (soit 12000 nouveaux cas par an aux Etats-Unis d’Amérique et 40000 patients en France), affectant majoritairement des individus jeunes et en bonne santé (80% sont des hommes âgés entre 15 et 35 ans), avec un impact dramatique sur tous les aspects de la vie quotidienne. En plus des effets sur le système sensori-moteur bien connus et identifiés (paralysie, insensibilité), les sujets SCI présentent une détérioration importante de l’activité de leur système nerveux autonome, système nerveux en charge des grandes fonctions de l’organisme (rythmes respiratoire et cardiaque, pression artérielle, thermorégulation…) entrainant des troubles cardiovasculaires majeurs (atteinte du rythme cardiaque et de la régulation de la pression artérielle). Le but de notre projet de recherche est d’élucider les dysfonctions cardiovasculaires chez l’animal lésé médullaire. Lors d’une lésion spinale, les commandes envoyées par le cerveau vers la moelle sont perdues. Des travaux ont proposé que pour partie, le contrôle du tonus vasculaire pouvait être réalisé par un système « décentralisé », localisé dans la moelle épinière. En accord avec ces données, il a été découvert récemment l’existence d’un circuit rythmogène au sein de la moelle épinière qui réaliserait le couplage entre les activités somatique (qui achemine les informations provenant des organes sensoriels) et sympathique (qui permet une réponse adaptée du corps). De plus, les résultats in-vivo d’une étude faite sur l’activation pharmacologique d’un couplage sympathico-somatique au sein de la moelle épinière est porteuse de perspectives de traitements afin de réduire la gravité des symptômes vasculaires chez les patients lésés

Bénéfices attendus

Ce projet éthique fait partie d'une étude visant à identifier de nouvelles molécules permettant le rétablissement des ondes de Mayer (oscillation de la pression artérielle de nature vasomotrice). Cela pourra être une avancée dans le traitement des dysreflexies autonomes (épisodes soudains et brutaux d’hypertension et de bradycardie, déclenchés par des stimuli nociceptifs) survenant chez les personnes présentant des lésions hautes de la moelle épinière. Ce projet en particulier a pour but de définir si l'oxotremorine joue un rôle sur dans l’activation sympatique de la moelle épinière.

Procédures

7 animaux subiront une lésion haute de la moelle épinière (chuirurgie d'environ 1 heure). Ils resteront paraplégiques pendant 15 jours avant d'être endormis une dernière fois et permettre l'enregistrement de certains nerfs du système nerveux autonome (système nerveux qui régulent de façon automatique - sans en être conscient (maximum 2h30 avec la chirurgie et l'enregistrement du nerf) – les grandes fonctions de notre corps telle que la respiration, la pression artérielle, le rythme cardiaque…). 20 autres animaux subiront uniquement la dernière chirurgie sans réveil (enregistrements des nerfs).

Impact sur les animaux

Les animaux tout comme les humains présentant des lésions de la moelles épinières présentent des difficultés locomotrices du train arrière pouvant être largement compensées par les pattes avant et une cage d'hébergement adaptée en hauteur.

Devenir

Le placement d'électrodes autour des nerfs sympatiques peuvent les abimer. Il n'est donc pas éthique de réveiller ces animaux dont les fonctions vitales pourront être impactées.

Remplacement

Des tests préliminaires à cette grosse étude, ont été faits sur des moelles épinières de rats nouveaux nés in vitro avant d’envisager des études in-vivo. Concernant l'enregistrement des nerfs sympathiques (nerfs du système nerveux autonome - défini précédemment - qui induisent des augmentations de fréquence cardiaque, respiratoire, sécrétion d'adrénaline ou encore diminution de l'activité digestive), il n'est pas possible de faire cette étude ex-vivo car l'enregistrement de l'activité des nerfs est la résultante d'un système intégré

Réduction

Nous réduisons au maximum le nombre d'animaux par lots (n=5) afin de pouvoir finaliser une grosse étude sur les lesions hautes de la moelle épinière. Nous utiliserons les tests de Mann-Whitney pour comparer nos résultats.

Raffinement

(alimentation semi-liquide pour pallier au ralentissement de la vidange gastrique), ajout de paraffine dans celle-ci (pour pallier au ralentissement de la motricité intestinale), cage sur tapis chauffant (pour pallier aux problèmes de thermorégulation), vidange de la vessie plusieurs fois par jour par des expérimentateurs expérimentés, alimentation et eau au fond de la cage (cage avec un biberon bas et des coupelles d'aliment posées au sol. Le tunnel est en plastique rouge rainuré pour permetre une meilleur mobilité dedans, tapis aggripant au fond de la cage (pour facilité la mobilité). De même, le protocole analgésique a été validé par 2 vétérinaires. Seul un nombre minimum de personne (1 ingénieur - niveau concepteur et chirurgie et 1 chercheur - niveau concepteur et chirurgie - 1 animalier - niveau expérimentateur + le vétérinaire en cas de besoin) seront amenés à rentrer dans la pièce où se trouveront les animaux afin de s'assurer que les animaux soient manipulés par peu de personne (personnes habituées à leur conditions particulières, pouvant s'adapter aux problématiques éventuelles).

Choix des espèces

Les premières études de ce projet ont été faites sur des rats sprague-dawley. Le choix initial de l'espèce est lié à la taille de l'animal facilement hébergé dans une animalerie mais pas trop petit comme la souris afin de pouvoir facilement pratiquer la lésion de la moelle épinière. Nous gardons la même espèce ici dans un soucis de continuité de projet. Nous utiliserons des rats adultes d'environ 300gr (âge : 70 à 80 jours)

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Souris : 384
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384 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Nouveau-nées, elles reçoivent une injection d'un virus dans le cerveau, puis sont évaluées à quatre mois par des tests comportementaux, l'open field et le labyrinthe en Y, avant perfusion intracardiaque et prélèvement du cerveau. Le porteur affirme n'attendre aucun effet indésirable des traitements et décrit les manipulations comportementales comme indolores. Il juge encore "indispensable" le recours à l'animal, les modèles cellulaires iPS ou CRISPR n'offrant selon lui que des informations partielles.

Objectifs

Ce projet répond à des interrogations scientifiques qui sont essentielles au développement de nouvelles stratégies anti-Alzheimer innovantes ciblant MT5-MMP. Les objectifs du projet sont les suivants :

Bénéfices attendus

Nous espérons que ce projet nous apportera: A court/moyen terme : Une meilleure compréhension des mécanismes fondamentaux impliquant MT5-MMP dans : 1) le métabolisme de l’APP et plus précisément celui de ses fragments neurotoxiques, C99 et Abêta ; 2) le métabolisme de Tau ; et 3) les processus inflammatoires dans le cadre de la MA. A moyen/long terme : Le développement de stratégies thérapeutiques originales et innovantes basées sur la régulation des activités de MT5-MMP qui pourraient apporter des solutions chez l’homme.

Procédures

Le projet est organisé sur une seule procédure car les animaux de départ (nouveau-nés au stade P1) seront utilisés jusqu'à la fin de l'expérimentation (5 mois). La procédure est organisée en 4 étapes : 1) injection intracérébroventriculaire d'AAV9 dans des souris nouveau-nées. Nous injecterons par voie intracérébroventriculaire (ICV) des souris nouveaux-nées 5xFAD et leurs contrôles sauvages à P1 avec des AAV9 qui codent pour différents variants de la protéase MT5-MMP. Cette étape d'injection est d'une durée de 30 sec. 2) Génotypage des nouveaux-nés. Une biopsie de la queue (< 1 mm) est réalisée et les petits sont remis avec leur mère. Le génotypage permettra l'identification WT (sauvages) ou 5xFAD (Alzheimer). Cette étape est réalisée dans la durée de l'anesthésie. 3) Analyse comportementale. Quatre mois après l’injection, les capacités cognitives des souris seront évaluées dans des tests comportementaux, notamment l’open field et le labyrinthe en Y. La durée des manipulations dans l'open field est de 2x5min pendant 5 jours, et la durée des manipulations dans le labyrinthe est de 8min pendant 5 jours. 4) Perfusion intracadiaque et prélèvements. La durée de cette étape est d'environ 15min. Suite aux tests comportementaux, les animaux seront euthanasiés, leurs cerveaux récupérés pour des analyses histopathologiques ou microdisséqués pour des analyses biochimiques. Ces analyses porteront sur différents marqueurs de la pathologie, notamment en relation avec le métabolisme de l’APP et de ses fragments les plus toxiques (e.g., C99, peptide Abêta), l’accumulation de la protéine tau, ainsi que sur des marqueurs cellulaires et moléculaires de la neuroinflammation.

Impact sur les animaux

Il n’y pas d’effets indésirables attendus sur les animaux liés à l’utilisation des traitements proposés. Les interventions telles que l'injection ICV chez le jeune et la biopsie de la queue sont réalisés sous anesthésie. En ce qui concerne le comportement, il s'agit de manipulations répétées qui sont indolores et non invasives.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure par surdosage anesthésique en injection IP d’un mélange Kétamine (150 mg/kg) et Xylazine (15 mg/kg) suivi d'une perfusion intracardiaque. La mort survient par les effets du surdosage anesthésique.

Remplacement

Bien que des progrès considérables aient été faits dans la modélisation des pathologies à l’aide de systèmes cellulaires et moléculaires innovants (cellules iPS et système CRISPR/Cas9), ces modèles n’offrent que des informations "physiopathologiques" très partielles. Il est encore à ce jour indispensable d’utiliser des animaux pour mieux appréhender la complexité des interactions cellulaires et moléculaires et développer de nouvelles thérapies adéquates pour traiter des maladies neurodégénératives comme la maladie d'Alzheimer. En ce sens, pour compléter nos observations in vivo (compréhension des effets bénéfiques de l’absence de MT5-MMP), nous avons développé des approches expérimentales in vitro comme des cultures primaires ou des cultures HEK ou iPS, avec des sous-expression/sur-expression de MT5-MMP, en parallèle du développement de modulateurs d’activité de MT5-MMP. Nos résultats obtenus doivent à présent être confortés in vivo. L’efficacité de futurs traitements originaux anti-MT5-MMP dans la MA doit se traduire par une amélioration biologique/histologique et comportementale dans des modèles murins, notamment le modèle 5xFAD. Ces souris 5xFAD représentent un modèle de choix pour l’étude de la maladie car elles développent rapidement une MA expérimentale (dès 2 mois), laquelle est très similaire à celle observée chez l’homme, comparée à la MA développée par d’autres modèles des souris (9-12 mois).

Réduction

Le nombre de lots expérimentaux et d'animaux au total est décrit en détail au paragraphe 4.2. - WT (mâles+ femelles)n= 6 groupes x32 souris = 192 - 5xFAD (mâles+ femelles)n= 6 groupes x32 souris = 192 Soit 384 animaux Ce nombre d'animaux a été réduit au minimum pour pouvoir être validé d’un point de vue statistique notamment pour les études comportementales, d'autant que nous travaillons sur des souris issues de plusieurs reproductions et prend également en compte un certain nombre d’échec dès l’étape d’injection des AAV à P1.

Raffinement

Les animaux seront observés quotidiennement et une attention particulière sera accordée aux procédures de raffinement. Les souris disposeront de nids végétaux à base de fibres courtes de coton, utilisés comme enrichissement de l'environnement et matériau de nidification afin de réduire l'ennui et de diminuer le stress en stimulant l'activité tout en procurant un sentiment de sécurité chez l'animal.

Choix des espèces

Les souris constituent des modèles de choix pour notre travail car elles sont couramment utilisées comme modèles de la MA, ainsi que, comme modèle pré-clinique pour tester les effets in vivo de molécules thérapeutiques potentielles. Pour étudier l’impact de MT5-MMP sur les marques de la pathologie nous utiliserons des souris sauvages et des souris génétiquement modifiées (5xFAD) exprimant les gènes humains codant pour l’APP et la PSEN1 (préséniline 1) portant, respectivement, 3 et 2 mutations familiales de la MA, d’où leur nom 5xFAD. Toutes les souches possèdent le même fond génétique C57/BL6 et seront générées à l'animalerie. Les animaux seront utilisés à deux stades : 1) Stade post-natal P1, dans lequel les injections d’AAVs seront faites, permettant ainsi l’expression des variants de MT5-MMP dès les premiers jours de vie post-natale. 2) Stade adulte à l’âge de 4 et 5 mois. Cet âge représente une phase précoce de la maladie dans laquelle on peut déjà observer des marques évidentes de la pathologie, aussi bien au niveau comportemental que biochimique et histopathologique.

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    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
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Rats : 289
Souffrances
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289 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils subissent une chirurgie d'implantation d'électrodes cérébrales, puis des inhalations répétées de solvants organiques comme le toluène en chambre, avec des tests comportementaux et un test du nystagmus post-rotatoire. Le porteur indique que de fortes concentrations peuvent provoquer troubles de l'équilibre et tremblements, censés disparaître dans l'heure suivant l'exposition. Il rattache le projet à la fixation de valeurs limites d'exposition des salariés et écarte le remplacement, l'électrocorticographie n'étant pas réalisable in vitro.

Objectifs

Ce projet a pour objectif la mise en place d'une méthode de suivi en temps réel de l’action des solvants organiques sur le cerveau par une mesure de l’activité cérébrale. Cette méthode d’enregistrement sans fil permettra de mesurer ces effets chez des animaux vigiles et libres de leurs mouvements lors de l’inhalation des solvants dans des chambres à atmosphère contrôlée. En outre, divers tests comportementaux seront réalisés en fin d’exposition afin de mettre en relation les modifications de l’activité du cerveau avec d’éventuelles déficiences motrices et/ou sensorielles. Ceci permettra d’avoir une vue d’ensemble sur les effets neurotoxiques aigus d’une exposition aux solvants organiques volatils.

Bénéfices attendus

L’e xposition des salariés à des solvants peut conduire à une dépression du système nerveux central et mener à une altération de leurs performances psychomotrices. L’exposition aux solvants peut donc être responsable de d’accidents du travail. Ainsi, afin de protéger la santé des salariés et limiter l’exposition de ces derniers à de fortes doses de solvant, des valeurs limites d’exposition ont été mise en place. Néanmoins, les relations doses/réponses des solvants sur l’activité cérébrale sont mal connues. Ce projet vise à proposer une méthode de mesure objective de l’effet des solvants sur le système nerveux central et d’améliorer les connaisances sur les risques liés aux expositions aiguës aux solvants organiques.

Procédures

Procédure 1 : Etude pilote (N=16) : N=12 : Chirurgie (1h) ; Inhalation « contrôle » + électrocorticographie (4 x 8h) ; inhalation « toluène » + électrocorticographie (4 x 8h) ; mise à mort et prélèvement de tissus N=4 : Mise à mort et prélèvement de tissus Procédure 2 : Mesure de l'activité cérébrale par électrocorticographie et analyse du comportement suite à l’exposition aux solvants (N=56) N=14 par dose de solvant : Chirurgie (1h) ; [Inhalation « contrôle » + électrocorticographie (4 x 8h) ; Comportement (30min) ; Inhalation « solvant » (4 x 6h) ; Comportement (30min)]* ; mise à mort et prélèvement de tissus * La séquence entre crochets est répétée trois fois sur les mêmes animaux lors de la phase expérimentale 2 (dose incrémentales) Procédure 3 : Mesure du nystagmus post-rotatoire suite à l’exposition aux solvants (N=48) : N=12 par dose de solvant : Chirurgie (45min) ; [Inhalation « contrôle » (4 x 8h) ; Test du nystagmus post-rotatoire (10min) ; Inhalation « solvant » (4 x 6h) ; Test du nystagmus post-rotatoire (10min)]* ; mise à mort et prélèvement de tissus * La séquence entre crochets est répétée trois fois sur les mêmes animaux lors de la phase expérimentale 2 (dose incrémentales) Procédure 4 : Analyse du comportement suite à l’exposition aux solvants (N=48) : N=12 par dose de solvant : [Inhalation « contrôle » (4 x 8h); Comportement (30min); Inhalation « solvant » (4 x 6h) ; Comportement (30min)]* ; mise à mort et prélèvement de tissus * La séquence entre crochets est répétée trois fois sur les mêmes animaux lors de la phase expérimentale 2 (dose incrémentales) Procédure 5 : Prélèvement sanguin et de tissus neuronaux suite à l’exposition aux solvants (N=96) N=8 par temps de prélèvement (temps 1 : à la fin du 4ème jour des périodes « solvant » ; temps 2 : à la fin de la semaine post-exposition). Les animaux seront mis à mort par prélèvement final du sang et du cerveau (5 minutes maximum, sous anésthésie profonde). Dans le cas où les quantités de solvant dans le sang ou le cerveau sont égales à zéro après une semaine de récupération lors de la phase expérimentale 1, le nombre de rats mis à mort au temps 2 pourra être réduit à n=4 pour les expérimentations suivantes.

Impact sur les animaux

Certains animaux seront exposés à des concentrations élevées de solvant. Ils pourront présenter des signes cliniques tels que des troubles de l'équilibre ou des tremblements. Ces signes cliniques devront, néanmoins, disparaître dans l'heure qui suivra la fin de l'exposition.

Devenir

La totalité des animaux prévus dans ce projet seront mis à mort à la fin des procédures les concernant, afin de récupérer les tissus biologiques d’intérêt pour les analyser.

Remplacement

Le modèle animal est indispensable pour obtenir des résultats exploitables puisque : - notre approche expérimentale, qui vise à étudier l’activité cérébrale par électrocorticographie, n’est pas possible in vitro. - notre projet étudie les atteintes au niveau comportemental et neuro-sensoriel, expérimentations qui ne peuvent être réalisées que sur l'animal vivant.

Réduction

Le protocole a été construit de telle sorte que le nombre d’animaux requis soit réduit à son minimum. Autant que possible, l’utilisation de chaque animal a été optimisée pour récolter un maximum de mesures, à la fois fonctionnelles, comportementales et histologiques. Sont décrites ci-dessous les mesures prises pour réduire le nombre d’animaux : 1) Les animaux seront leurs propres contrôles : Ils seront exposés initialement à une période de 4 jours d’air ambiant (période « contrôle ») puis 4 jours à des vapeurs de solvants organiques (période « solvant »). Les mêmes mesures fonctionnelles et comportementales seront réalisées pendant et à la fin de ces deux périodes pour comparaison. 2) Lors de la phase expérimentale 2, les effets fonctionnels et comportementaux de trois doses incrémentales du même solvant seront testés sur les mêmes animaux. Chaque exposition à une dose de solvant sera précédée d’une période « contrôle » afin de s’assurer que les animaux sont bien à leur niveau basal en terme de fonction cérébrale et de comportement. 3) Les animaux dont l'activité cérébrale sera mesurée pendant l'exposition aux solvants réaliseront également certains tests comportementaux, et seront ensuite mis à mort pour analyse histologique des tissus d’intérêt. 4) Les animaux dédiés aux tests comportementaux, mais dont l’acitivité cérébrale n’est pas enregistrée, seront également utilisés pour le dosage des solvants dans les tissus d’intérêt afin de réduire au maximum le nombre d’animaux concernés par la procédure de prélèvement seule.

Raffinement

1. Pe ndant toute la durée du projet, les animaux seront traités avec douceur et compassion par le personnel compétent. Des caresses seront prodiguées lors de chaque manipulation. Les animaux seront surveillés quotidiennement par les expérimentateurs ou les zootechniciens de façon à évaluer leur état physiologique et leur comportement. Les animaux seront hébérgés (si possible) par deux. Leur environnement sera enrichi par un tunnel en carton. 2. Concernant les chirurgies : - Afin d'atténuer la douleur, les animaux recevront un analgésique pré-opératoire et un anti-inflammatoire non stéroïdien sera délivré à l'animal (deux fois à 24h d’intervalle) après les chirurgies. - Pendant l'intervention chirurgicale : o Un gel ophtalmique sera appliqué pour éviter le dessèchement oculaire o La température corporelle de l'animal sera maintenue à l’aide d’une couverture chauffante thermorégulée. - A la fin de l'intervention chirurgicale : o Une pommade sera appliquée afin d’accélérer le processus de cicatrisation. o Une injection de sérum physiologique sera faite afin de palier la déshydratation de l’animal, inhérente à la chirurgie - Suite à l’intervention : o Le réveil des animaux se fera dans une armoire chauffante ; ils bénéficieront d’une surveillance accrue avant le retour dans leur pièce d'hébergement. o De la nourriture sous forme de bouchon et sous forme gélifiée sera mise à disposition à l'intérieur de la cage. o Les animaux bénéficieront d'une période de suivi post-opératoire de 5 jours pendant laquelle ils seront observés (afin de déceler tout signe de douleur ou toute modification comportementale) et pesés quotidiennement. o Les animaux seront hébergés individuellement afin d'éviter l'exploration de sites d'incision et de suture par leurs congénères et la détérioration du dispositif implanté, mais seront mis dans des cages transparentes afin de garder un contact visuel entre eux. 3. Concernant les inhalations de solvants : - Les animaux seront habitués progressivement à être placés dans les enceintes d'inhalation afin de diminuer le stress lié à ce nouveau lieu. - Pendant la période d'exposition, les animaux seront observés toutes les 2 heures et une fiche de suivi clinique individuelle sera remplie en cas d'observation de signes de souffrance chez un animal. 4. Concernant les tests comportementaux : - Les animaux seront habitués progressivement aux divers dispositifs au moins deux semaines avant le début des expositions.

Choix des espèces

Le choix du modèle animal s’est porté sur les rats Long Evans. En effet, le rat présente un métabolisme des solvants proche de celui de l'Homme. De plus, les tests comportementaux utilisés ici visent à évaluer les atteintes des solvants sur le fonctionnement de l’oreille interne. Les expérimentations, donc, doivent être menées sur des souches de rat pigmentées car, comme chez l'Homme, la mélanine est présente au niveau de l'oreille interne (les souches albinos sont dépourvues de mélanine ce qui les rend plus sensibles aux solvants). Les rats seront utilisés à l'âge adulte (à partir de 3 mois) car l'oreille interne ainsi que les cytochromes présents dans le métabolisme des solvants doivent être matures.

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Souris : 292
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292 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une injection intracérébrale d'un virus exprimant une forme mutée de l'alpha-synucléine pour induire une lésion type Parkinson, puis une injection d'amphétamine avec observation du comportement rotatif, avant perfusion intracardiaque. Le porteur indique que la chirurgie cérébrale peut provoquer stress, douleur locale et variations de poids, et que les cerveaux seront prélevés pour analyse. Il présente le projet comme un préalable à une demande d'essai clinique de thérapie génique et écarte le remplacement, l'in vitro n'offrant pas le contexte physiologique.

Objectifs

La maladie de Parkinson se caractérise notamment par une dégénérescence progressive des neurones dopaminergiques de la substance noire. Via le recours à de multiples modèles animaux de cette pathologie, notre laboratoire a démontré le rôle essentiel de la protéine EN1 pour la survie de ces neurones. Il est à noter qu’une seule et unique injection de EN1 permet une activité neuroprotectrire pendant >12 semaines, suggérant que son mécanisme d’action repose sur des leviers épigénétiques. Ce projet a pour objectif d’évaluer si faire exprimer EN1 de façon durable via des vecteurs viraux de type AAV permettrait de prolonger son effet neuroprotecteur. Pour ce faire, nous prévoyons de développer un modèle murin de lésion progressive et chronique des neurones DA de la substance noire via l’utilisation d’un vecteur viral (type AAV) codant pour une forme mutée de l’alpha-synucléine humaine. L’expression durable de EN1 sera induite grâce à l’injection d’un second AAV. Afin de soutenir une prochaine demande d’essai clinique pour l’utilisation de vecteurs viraux permettant une expression durable de la protéine thérapeutique hEN1 chez les patients atteints de la maladie de Parkinson, ce projet a deux objectifs. Objectif 1 : développer un modèle murin de lésion progressive et chronique des neurones DA de la SN via l’utilisation d’un vecteur viral (type AAV) codant pour une forme mutée de l’alpha-synucléine humaine. Objectif 2 : Utiliser des vecteurs viraux (type AAV) pour permettre une expression durable d’EN1 dans le but de prolonger son effet neuroprotecteur.

Bénéfices attendus

Ce projet s’inscrit dans le cadre d’investigations précliniques qui devront permettre la soumission d’une demande d’essai clinique pour l’utilisation d’un outil de thérapie génique chez les patients atteints de la maladie de Parkinson. Ce projet développe un modèle murin de lésion chronique qui permettra de mieux rendre compte de l’aspect évolutif de la pathologie humaine. Quant à l’utilisation de vecteurs viraux permettant une expression durable de EN1, elle devrait permettre une action neuroprotectrice prolongée et offrir de nouvelles perspectives pour le traitement de la maladie de Parkinson.

Procédures

Ce projet contient 3 procédures avec plusieurs interventions par procédure. Un maximum de 292 souris seront utilisées dans ce projet. 1) Injection stéréotaxique intracérébrale : La chirurgie se déroule en conditions d’asepsie et d’anesthésie et analgésie générale sur des souris âgées de 60 jours au minimum. Un maximum de 292 souris seront injectées d’un adeno-associated virus. La procédure dure moins d’une heure. Les souris seront gardées un maximum de 16 semaines après injection. 2) Injection intrapéritonéale d'amphétamine pour stimulation du système nigrostriatal et suivi du comportement rotatif : La procédure se déroule sur animal vigile. Après une injection intrapéritonéale d’amphétamine, l’animale est filmé pendant 10 min dans une boite ouverte. Un maximum de 204 souris seront soumis à cette intervention. La procédure dure moins de 30 minutes. 3) Perfusion intracardique : La procédure se déroule en conditions d’anesthésie et analgésie générale. Un maximum de 292 souris seront soumis à cette intervention. La procédure dure moins de 20 minutes.

Impact sur les animaux

Nos expériences nécessitent des procédures de classe modérée. Pour toutes nos expériences, les souris sont anesthésiées selon les bonnes pratiques vétérinaires. Cependant, et même si notre laboratoire a acquis une solide expérience en la matière, des souris peuvent ne pas supporter la chirurgie ou avoir un mauvais placement du site d’injection stéréotaxique. Aussi, suite à une injection stéréotaxique intra-cérébrale, il est possible que les animaux soient stressés, sujets à des fluctuations de poids ainsi que de la douleur locale, ceci pouvant se traduire par une activité/mobilité réduite. Après une période de surveillance post anesthésique, les animaux sont remis dans leurs cages d’origine avec leurs congénères. Nous ne nous attendons pas à une certaine mortalité dû aux molécules injectées. Dans le cadre du suivi des animaux selon les paramètres définis dans une grille d’évaluation du bien-être, à la suite d’une injection intracérébrale, les animaux seront observés quotidiennement pendant 5 jours (puis 2 fois par semaine), afin de détecter au plus vite les signes de perturbations du bien-être animal et d’intervenir dans les plus brefs délais.

Devenir

A l’issue de chacune des procédures, les animaux seront euthanasiés et leur cerveau collecté afin de permettre des analyses histochimiques permettant d’évaluer la lésion induite par la surexpression de la synucléine et/ou l’effet protecteur de EN1 sur les neurones DA de la SN.

Remplacement

Ici, nous chercherons à développer un modèle murin de la maladie de Parkinson avec des AAVs dont l’expression a été déjà validé. Nos expériences devant permettre de soutenir une demande d’essai clinique, il est nécessaire qu’elles soient réalisées sur l’animal. L’expérimentation in vitro ne présente pas le contexte tridimensionnel et physiologique nécessaire à la caractérisation de l’activité neuroprotectrice de EN1. Enfin, le développement d’un modèle chronique de la maladie de Parkinson n’est pas réalisable in vitro car la diffusion et toxicité de la protéine synucleine mutée ne peuvent être évaluées que dans le contexte physiologique.

Réduction

Sur la base de notre expérience antérieure, nous prévoyons d'utiliser 8 souris par condition expérimentale afin d'obtenir une puissance statistique satisfaisante. Pour les analyses histologiques, nos résultats préliminaires indiquent que 6 souris par groupe constituent un nombre minimum d’animaux pour avoir suffisamment de puissance statistique (www.stasticalsolutions.net/pssTtest_calc.php). Nous proposons n=8 pour maintenir la puissance statistique en cas de décès au cours de la chirurgie ou de mauvais placement du site d’injection stéréotaxique. Les données quantitatives obtenues feront l’objet d’une analyse de variance, suivie de tests post hoc. Si les distributions des moyennes sont normales, nous utiliserons des tests statistiques paramétriques (Student ou Anova). Si ce n’est pas le cas, nous opterons pour un test non-paramétrique (i.e. Mann-Whitney). Les procédures ont été optimisées afin de minimiser le nombre d’animaux, la caractérisation de nos différents lots/type de virus étant notamment réalisée sur des effectifs réduits. En effet, dans le cadre des expériences visant à optimiser les conditions d’utilisation de nos AAVs, nous prévoyons d’avoir recours à des injections bilatérales afin de minimiser le nombre d’animaux à utiliser.

Raffinement

Toutes les expériences invasives sont réalisées sous anesthésie générale, combinée à un traitement analgésique. Après une chirurgie, les animaux seront transférés dans une cage elle-même chauffée grâce à un matelas chauffant jusqu’à leur réveil. Ils sont ensuite hébergés dans leurs groupes d’origine afin d’éviter le stress lié à l’isolement et observés et pesés chaque jour pendant cinq jours. Ensuite, en plus d’une inspection visuelle quotidienne, des relevés de poids seront réalisés au moins 2 fois par semaine et d’éventuels signes de douleur seront recherchés. Si les animaux montrent de tels signes, ils recevront un traitement adapté.

Choix des espèces

La souris est une des espèces majoritairement utilisées dans le domaine scientifique pour l'étude des maladies neurodégénératives. Son utilisation permet ainsi une comparaison directe des résultats obtenus avec les données disponibles dans la littérature scientifique. De plus, un grand nombre de modèles de maladie de Parkinson ont été générés et caractérisés chez la souris. La génétique de la souris est très documentée et proche de l’homme ce qui en fait un modèle privilégié pour nos travaux visant à préparer une demande d’essai clinique. Ce projet vise à caractériser le rôle neuroprotecteur de EN1 dans un modèle murin de maladie de Parkinson, une maladie neurodégénérative pour laquelle l’âge moyen d’apparition des premiers symptômes est de 57 ans en France. Nous utiliserons donc exclusivement des souris adultes dont l’âge sera voisin de 60 jours.

  • Recherche fondamentale
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    • Système nerveux
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 432

432 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles reçoivent une injection abdominale cinq jours de suite avant mise à mort et prélèvement de tissus cérébraux, pour étudier une protéine des cellules immunitaires du cerveau. Le porteur décrit un projet de recherche fondamentale dont les bénéfices annoncés relèvent de la connaissance générale et d'une "potentielle cible pharmacologique". Il indique avoir développé un modèle de culture cellulaire pour limiter le recours à la souris entière, tout en jugeant les expériences in vivo non modélisables.

Objectifs

Les cellules immunitaires résidentes du système nerveux central façonnent les réseaux de neurones au cours du développement. Chez l’adulte elles participent à la surveillance et l’entretien du cerveaux en éliminant les cellules mortes ou inutiles. Dans le cerveau sain, les cellules immunitaires ont une morphologie complexe caractérisée par des prolongements ramifiés en perpétuelles mouvements. Ces mouvements sont importants car grâce à eux les cellules peuvent explorer le cerveau à la recherche de dysfonctionnements. Il se trouve que dans la plupart des pathologies du cerveau le mouvement de ces prolongements s’arrêtent et il est difficile de savoir si l’arrêt de ces mouvements est une cause ou une conséquence de la pathologie. De plus les mécanismes cellulaires contrôlant ces mouvements sont pour la plupart inconnus. Il est donc important de comprendre le fonctionnement de ces mouvements et leur rôle exact pour mieux comprendre leurs impacts sur les pathologies du cerveau. Nous avons identifié une molécule exprimée par ces cellules immunitaires qui pourrait être impliquées dans ces mouvements, nous proposons de la supprimer pour étudier les effets sur le fonctionnement des cellules et la réponse cellulaire lors d’une inflammation mimant une pathologie. Ce projet a deux objectifs principaux. 1) Caractériser le rôle de cette protéine dans la physiologie des cellules immunitaires du cerveau. 2) Etudier les répercussions de l’invalidation de la protéine sur la neuro-inflammation, et le fonctionnement du cerveau. Ces expériences nous permettront de mieux comprendre la fonction de cette protéine mais également de d’appréhender le rôle que jouent les cellules immunitaires aux cours des pathologies du système nerveux central.

Bénéfices attendus

Il s’agit d’un projet de recherche fondamentale dont les résultats bénéficieront à la connaissance générale du système nerveux central tant chez l’homme que l’animal, et permettront de mieux comprendre les interactions entre le système nerveux central et le système immunitaire. Les résultats attendus de cette recherche permettront de mieux comprendre les processus cellulaires conduisant aux pathologies neurodégénératives du système nerveux central et aux troubles engendrés par l’auto-immunité. Il permettra surtout de mieux comprendre les voies de signalisations associées à notre protéine d’intérêt et d’en faire une potentielle cible pharmacologique.

Procédures

Une Injection abdominale 5 jours consécutifs/ animal. Chaque injection se fait en 30 secondes max/animal. Prélèvement de tissus sur des animaux morts (432).

Impact sur les animaux

Inconfort lié à des injections répétées

Devenir

Mise à mort pour récolter les tissus et faire des analyses morphologique et transcriptomiques

Remplacement

Il s’agit d’un projet de recherche fondamental visant à étudier le rôle d’une protéine jusqu’alors inconnue. Les expériences réalisées dans ce projet ne peuvent donc pas être modélisées. Nous travaillons sur des cultures de cellules primaires provenant d’animaux nouveaux nés ou réaliserons des études histologiques sur des cerveaux de souris pour obtenir nos données.

Réduction

Les lots et procédures ont été élaborés de manière à optimiser les groupes contrôles et à éviter la redondance. Les effectifs ont été déterminés et les analyses réalisées avec des test statistiques appropriés. Il s’agit de travaux originaux jamais réalisés à notre connaissance dans la littérature.

Raffinement

Afin de limiter le nombre d’expériences et l’inconfort lié aux expériences in vivo, nous avons développé un modèle de culture dans lequel la morphologie de nos cellules d’intérêt est préservée. Ceci nous permettra de limiter l’utilisation de souris entière pour réaliser nos expériences. De façon générale le bien-être des animaux sera évalué de façon quotidienne. Les souris seront observées dans leurs cages pendant plusieurs minutes puis pesées. L’évaluation se fera selon un scorage établi (posture, poids, toilettage) de sorte à identifier les points limites.

Choix des espèces

Nous avons choisi la souris comme modèle car couramment utilisée au laboratoire. Les souris permettent d’avoir recours à des animaux transgéniques. Il existe une abondante littérature sur le fonctionnement synaptique chez la souris ce qui évitera de reproduire certaines expériences pour valider notre modèle. Pour la culture cellulaire les animaux seront âgés de 2 à 5 jours lors des injections stomacales de tamoxifène et de 10 jours lors de la mise en culture. Cet âge permet d’obtenir une résistance suffisante aux conditions d’hypoxie et d’ischémie des cellules rencontrées lors de la mise en culture et une maturation suffisamment avancée pour obtenir des cellules ramifiées. Les expérimentations in vivo seront réalisées sur des animaux adultes âgés de 6-10 semaines.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Rats : 1000
Souffrances
▲ -
▲ 200
▲ -
▲ 800
Devenir
 -
 -
 -
 1000

1 000 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dont 800 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Leur nerf sciatique est écrasé chirurgicalement, puis des composés sont administrés et l'état évalué par un test de répartition du poids et une mesure de conduction nerveuse, sur trois mois au plus. Le porteur indique que la chirurgie et l'écrasement du nerf peuvent provoquer des douleurs et que les effets secondaires des composés en développement ne sont pas connus. Il qualifie d'"incontournable" le recours à l'animal et conclut que les cultures cellulaires n'apportent que des réponses partielles.

Objectifs

La neuropathie périphérique désigne l'ensemble des maladies des nerfs périphériques issus de la moelle épinière. Ces pathologies peuvent avoir des causes variées comme le diabète, la carence en vitamine, des phénomènes inflammatoires, les traitements anti-cancéreux ou des traumatismes. Au vu de l’incidence de ces pathologies et de leur impact sur la qualité de vie des patients de nombreuses recherches sont menées pour prévenir les neuropathies ou favoriser la réparation des nerfs périphériques. Dans ce projet nous nous intéressons aux neuropathies induites par un traumatisme mécanique. Chez l’homme, ce phénomène se produit lors d’un accident qui provoque la section ou l’écrasement d’un nerf. Afin de mimer ce qui se passe chez l’homme, l’écrasement du nerf sciatique chez le rat est un modèle largement utilisé pour décrire les processus de neurodégénérescence mis en oeuvre mais aussi évaluer des moyens de favoriser la réparation nerveuse. Dans ce projet nous utiliserons ce modèle d’écrasement du nerf sciatique pour évaluer l’effet de traitement qui améliore la récupération du nerf lésé. Nous utiliserons plusieurs tests pour évaluer l’état clinique des animaux afin de déterminer si les nouveaux traitements en cours de développement peuvent être bénéfiques ou non pour les patients.

Bénéfices attendus

Il est attendu que ce projet permette de mettre en évidence le potentiel de nouvelles molécules pour la régénération nerveuse. Cela serait une grande avancée pour les patients ayant subit des dommages invalidant lors d’accident par exemple.

Procédures

L'ensemble des animaux subiront une chirurgie (durée 30min maximum) sous anesthésie. Les douleurs peri-opératoires sont prises en charge par un traitement antalgique et anti-inflammatoire. Après la chirurgie les animaux pourront être traité par le composé à étudier (4 administrations par jour maximum incluant les traitements antidouleurs) puis ils seront évalués dans deux tests différents : un test de répartition pondérale lors de déplacement libre (durée 7 min) et une mesure de conduction nerveuse sous anesthésie gazeuse (durée 10 min). Chaque test est réalisé au maximum une fois par semaine pendant 3 mois maximum. A la fin de l’expérience un prélèvement sanguin peut être effectué juste avant la mise à mort de l’animal.

Impact sur les animaux

Ce projet faisant appel à une chirurgie, les douleurs péri-opératoires sont probables. Il n’est pas exclu que l’écrasement du nerf engendre des douleurs. Comme nous administrons des composés qui sont en phase d’études pré-clinique leurs effets secondaires potentiels ne sont pas connus et peuvent apparaitre au cours de l’étude. De plus les traitements qui sont souvent appliqué de façon chronique peuvent engendrer des contraintes sur nos animaux.

Devenir

Tous les animaux sont tous mis à mort à la fin de la procédure soit parce qu’ils subissent des prélèvements de sang ou de tissus soit en raison de la procédure sévère qu’ils viennent de subire.

Remplacement

Ce projet a pour but de développer des molécules à visée thérapeutique. Dans ce domaine, l’utilisation des animaux demeure incontournable. En effet, beaucoup de facteurs sont mis en jeu pour aboutir à une réponse globale de l’animal. Ainsi, les systèmes réduits comme les cultures cellulaires ou les modèles in-silico n’apportent que des réponses sur les mécanismes cellulaires ou moléculaires étudiés. De plus, ces expérimentations permettent de mettre en évidence des effets secondaires qui sont par principe non recherchés et difficiles à prévoir. Ces études restent incontournables avant une étude clinique et ne peuvent être remplacées par des expérimentations in vitro.

Réduction

Nous envisageons d’utiliser 10 animaux par groupe après analyse de puissance statistique. Les différents groupes de l’études seront comparés réalisées à l’aide de tests statistique permettant d’évaluer l’effet de nouveau composés sur la régénérescence nerveuse consécutive à une lésion par écrasement du nerf sciatique chez le rat. De plus, nous cherchons toujours un compromis expérimental qui permet de réduire le nombre d’animaux utilisés. Par exemple, nous favorisons le test de plusieurs conditions expérimentales en parallèle afin de ne pas multiplier les groupes témoins. Quand c’est possible nous utiliserons la patte contra-latérale de chaque animal comme contrôle de la patte lésée . Sur une période de 5 ans, nous envisageons de mettre en oeuvre 4 études par an. Pour chaque étude, nous prévoyons un design expérimental comportant 3 différents groupes test en plus du groupe témoin contrôle sans chirurgie et du groupe témoin avec chirurgie. Chaque groupe expérimental comporte 10 animaux.

Raffinement

Le bien-être des animaux est primordial durant les expérimentations. Ainsi un certain nombre de mesures sont mises en oeuvre notamment une inclusion de phase d’acclimatation (minimum 1 semaine) avant toute expérimentation. Les animaux sont hébergés dans des conditions optimales afin de réduire au maximum le stress lié à la captivité et aux expérimentations : nourriture et eau ad libitum, température et hygrométrie strictement contrôlées, enrichissement important du milieu, soins. Nous portons une attention particulière à ce que les animaux puissent exprimer certains de leurs comportements propres. L’enrichissement du milieu comporte des tunnels en carton pour permettre aux animaux de se cacher et des boules de bois pouvant servir de jeu et de matériel à ronger. Les animaux sont hébergés en groupe sociaux. Les manipulations sont faites par du personnel compétent. Le nombre et durée des tests sont réduits et espacés autant que possible. Le projet comprend une gestion de la douleur par rapport à l’intervention chririgicale réalisées. Un traitement antalgique et anti-inflammatoire est réalisé an amont et en aval de l’opération qui elle-même se déroule sous anethésie gazeuse.

Choix des espèces

Dans le cadre de ce projet, nous utilisons des rats non transgéniques. Nous n’utilisons que des modèles fiables qui présentent une bonne reproductibilité et dont l’extrapolation des conclusions à l’homme est largement admise. Dans ce projet, nous utilisons des jeunes adultes car les pathologies modélisées dans ce projet ne sont pas des pathologies liées au vieillissement. De plus les animaux doivent pouvoir supporter une intervention chirurgicale sans altération de leur état général.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Rats : 175
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 175
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 175

175 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils subissent une chirurgie de lésion de la substance noire puis huit injections de venin d'abeille, avec des tests moteurs (cylindre, labyrinthe en croix, rotameter), pour évaluer un effet antiparkinsonien. Le porteur indique que la chirurgie et les injections répétées peuvent provoquer perte de poids, inflammation de la suture et lésions cutanées, et que tous les cerveaux seront prélevés après mise à mort. Les retombées annoncées restent un préalable à une éventuelle étude chez l'homme, tandis qu'une partie des données servira à un travail dirigé d'étudiants.

Objectifs

Chez l'homme, la MP engendre des déficits moteurs tels que l'akinésie , la bradykinésie, la rigidité musculaire et le tremblement de repos. Chez l'animal, la catalepsie peut être mesurée et est un bon indice du symptome d'akinésie de la MP : une étude pilote sur le modèle pharmacologique nous a permis de connaître la dose efficace ainsi que la cinétique de différentes molécules candidates antiparkinsoniennes : le venin d'abeille (Bee Venom, BV 1/3/5 µG/kG)/ et le venin d'abeille sans son composé allergène, le deltaBV (1/3/10 µG/kG). Toutefois, il est nécessaire de valider les effets de cette molécule dans un autre modèle animal de la MP (modèle chirurgical) imitant la dégénérescence des neurones dopaminergiques. Ce modèle consiste en la lésion unilatérale totale de la substance noire. Ce modèle nous permettra d'aller plus loin dans la connaissance de l'effet thérapeutique des diverses molécules au moyen de plusieurs tests moteurs.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus sont multiples : - Reproduction de l'effet bénéfique de la première étude utilisant un autre type de BV (alyostat)- Mise en évidence de l'effet bénéfique du dBV : pré-requis à une étude ultérieure chez l'homme. - Collecte de données pour la réalisation d'un TD

Procédures

Dans le modèle chirugical de la MP, les rats seront opérés (chirurgie de 45 min) puis seront injectés 2 semaines après en ip avec le BV ou le dBV selon le groupe. Ils seront injectés au total 8 fois : en J16/J19/22/25/28/31/34/37 et 40. En J40 les groupes lésés (soit 8 groupes) recevront une dose d'apomorphine (0.1 mG/kG). Les animaux seront testés ensuite en comportement , au niveau du test du cylindre et du cross maze (J16/J22/J28/J34) et au niveau du rotameter (J40)

Impact sur les animaux

La lésion induit plusieurs effets indésirables : une perte de poids après la chirurgie, une possibilité d'inflammation au niveau de la suture. De plus, les injections ip ou sc répétées peuvent induire des lésions cutanées au site d'injection.

Devenir

L'ensemble des animaux (175) sera euthanasié et leur cerveau sera prélevé afin d'effectuer des vérifications histologiques de la lésion.

Remplacement

Ce projet de recherche repose sur la modélisation de déficits comportementaux chez le rat qui ne peuvent être abordés via l’étude d’organismes modèles phylogénétiquement moins évolués, ou à fortiori des outils moléculaires in-vitro. Le modèle chirurgical de lésion unilatérale de la substance noire chez le rongeur induit des symptômes moteurs (assymétrie posturale)qui ne peuvent être observés que sur l'animal vigile.

Réduction

56 rats proviennent d'une étude antérieure. Les données collectées lors de cette étude vont pouvoir servir de base pour de nombreuses promotions d'étudiants de 2ème année de BUT. De plus, cette étude repose sur l’utilisation d’un modèle chirurgical de la MP et de tests comportementaux validés par la communauté scientifique internationale, ce qui permet d’utiliser le minimum d’animaux necessaire pour obtenir des données fiables. Des études statistiques en amont (GPower) ont été effectuées pour aboir une significativité de 5% avec le nombre d'animaux étudiés.

Raffinement

Tout au long de cette étude, les animaux seront observés, pesés et manipulés. Ils seront maintenus par 2 dans un environnement enrichi avec eau et nourriture ad lib. Lors de la chirurgie, ils seront anesthésiés avec un mélange de Kétamine (100 mG/mL) à la dose de 60 mG/kG et Métomidine (1 mG/mL) à la dose de 0.25 mG/kG. Après s'être assuré de l'efficacité de l'anesthésie (retrait de la patte après pincement), les yeux sont recouverts d'une pommade occulaire. De la lidocaîne est introduite également au niveau des oreilles 15 minutes avant la mise en place de l'animal dans le cadre stéréotaxique. Le rat est ensuite positionné dans le cadre sur une couverture chauffante pour maintenir sa température ( contrôlé par sonde anale). Après désinfection de la peau du scalp à la bétadine et injection sous-cutanée d'un anesthésique local (0.1 mL/ de lidocaïne 0.4 % 15 minutes avant), une incision est effectuée afin de révéler le crâne. Après avoir injecté la neurotoxine ou son solvant, la peau est agrafée. De la bétadine est appliquée sur la suture et le rat reçoit une injection sc d'analgésiques (Buprénorphine 0.05 mG/kG). L'animal est ensuite laissé au calme pendant 2 semaines et observé régulièrement (grille de score binaire et note état corporel en annexe). Lors de l'étude pharmacologique, si un abcès apparaît après les injections intrapéritonéales, l'expérimentateur nettoiera la plaie à la bétadine et reportera les injections pour le/les animaux concernés.

Choix des espèces

Le rat représente le modèle de choix dans cette pathologie au regard des différents tests comportementaux qu'il peut effectuer. Par ailleurs, la plupart des études portant sur cette neuropathologie repose sur le modèle rat de la MP, ce qui permet de disposer d'une littérature abondante sur laquelle s'appuyer. Enfin, nos travaux antérieurs sur le venin d'abeille ont été réalisés chez le rat, ce qui permet de comparer les résultats issus de nos projets. Le projet vise à établir l'effet bénéfique du BV et du dBV chez le sujet jeune adulte. Comme pour tous nos travaux précédents, nous utiliserons des animaux d'environ 4 mois (matures sans être âgés), nous permettant de comparer les résultats avec nos données antérieures. De plus, les coordonnées stéréotaxiques (atlas de Paxinos et Watson) ont été établies pour des rats de ce poids.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 950
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 120
▲ 830
Devenir
 -
 -
 -
 950

950 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 830 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère et 120 un niveau modéré. Elles subissent une chirurgie sous anesthésie de deux heures, onze injections d'opioïdes en six jours puis des tests comportementaux, l'arrêt des injections provoquant un sevrage avec tremblements, diarrhées et signes d'anxiété. Le porteur indique que cet état de sevrage ne peut être atténué puisqu'il est l'objet même de l'étude. Les retombées pour la prise en charge de l'addiction humaine sont renvoyées au long terme.

Objectifs

Les opioïdes sont des drogues puissantes, qui représentent les traitements antalgiques les plus efficaces et les plus utilisés. Cependant, leur usage prolongé est associé à des effets indésirables sévères, tels que l’émergence d’un trouble de l’usage d’opioïdes (ou addiction). Ce trouble représente actuellement un problème de santé publique majeur, au point qu’on parle à ce sujet d’une ‘épidémie’, dont on pense qu’elle contribue à la diminution de l’espérance de vie constatée dans certains pays industrialisés. Les processus épigénétiques, notamment la méthylation de l’ADN, sont des mécanismes moléculaires capables de modifier à long terme l’expression des gènes. Il est possible de faire l’hypothèse que la méthylation de l’ADN pourrait contribuer aux conséquences chroniques et sévères des opioïdes, y compris l’addiction. Ainsi, notre objectif est de déterminer comment les modifications de la méthylation de l’ADN induites par la morphine contribuent aux effets comportementaux de cette drogue. En parallèle nous souhaitons approfondir les connaissances concernant les effets des opioïdes dans le cerveau sur les neurones ciblés par les opioïdes.

Bénéfices attendus

Ce projet est un projet de recherche fondamentale à visée préclinique, qui devrait permettre à court terme d’approfondir les connaissances sur les mécanismes moléculaires épigénétiques impliqués dans les effets comportementaux des opioïdes. A long terme, les résultats pourraient avoir des retombées positives sur la santé humaine, en ouvrant de nouvelles pistes thérapeutiques dans le contexte de la prise en charge de l’addiction aux opioïdes.

Procédures

Aucun prélèvement sur animal vigile ne sera réalisé. Les animaux subiront une chirurgie sous anesthésie générale (durée : 2 heures), des injections d’opioïdes (11 injections pendant 6 jours) ou de tamoxifène (3 injections pendant 3 jours), qui seront réalisées sur animal vigile, puis des tests comportementaux. Chaque animal ne sera utilisé que pour la réalisation d’un seul test comportemental. Lors de ces tests, les injections d’opioïdes induisent un sevrage, avec des signes physiques et émotionnels négatifs qui durent de 3 à 5 jours lors d’un sevrage spontané (test de sensibilisation au sevrage), et environ 30 minutes lors d’un sevrage précipité (test d’aversion de place conditionnée, durée : 20 minutes ; test de quantification du sevrage physique précipité, durée : 30 minutes). Les injections d’opioïdes induisent également une augmentation de l’activité de locomotion des animaux (dans tous les tests ; durée : environ 1 heure). Lors du test du champ ouvert (durée : 20 minutes), l’exploration d’un environnement nouveau induit un comportement apparenté à l’anxiété. Lors du test de réponse à des stimuli récompensant ou aversif (durée : 15 minutes environ), la consommation de sucrose a un effet hédonique bref, celle de quinine induit un inconfort transitoire (ces effets durant quelques secondes dans les 2 cas).

Impact sur les animaux

Les injections répétées de tamoxifène (3 injections pendant 3 jours) induisent un inconfort transitoire avec risque de réaction inflammatoire locale aux points d’injection. Les chirurgies réalisées sous anesthésie générale induisent une douleur post-opératoire qui sera soulagée par des antalgiques. Les injections répétées d’opioïdes (11 injections pendant 6 jours) induisent un inconfort transitoire avec risque de réaction inflammatoire locale aux points d’injection, et s’accompagnent d’une perte de poids. L’effet aigu des injections d’opioïdes correspond à une activation de la fonction de récompense, alors que l’interruption de ces injections induit un état de sevrage désagréable se manifestant par des signes physiques (piloérection, tremblements, diarrhées) et une modification des réponses émotionnelles (anxiété). Cet état de sevrage ne peut être atténué puisque c’est l’objet de notre étude. Les tests comportementaux réalisés visent à le caractériser.

Devenir

Tous les animaux dans l’ensemble des procédures seront mis à mort pour évaluer l’efficacité ou les résultats des différentes études réalisées.

Remplacement

Les effets moléculaires des opioïdes sur le cerveau ne peuvent pas être étudiés en utilisant des modèles cellulaires qui, par nature, ne récapitulent pas la complexité de l’organisation cérébrale. C’est pourquoi l’étude de ces effets nécessite l’analyse d’organismes vivan

Réduction

La comparaison de 2 stratégies génétique et virale pour la délétion des protéines responsables de la méthylation de l’ADN permettra de diminuer le nombre d’animaux nécessaire pour répondre à notre question biologique. Nous avons réalisé une étude de puissance statistique tenant compte du fait que les animaux utilisés sont consanguins et présentent une variabilité phénotypique limitée. Les groupes expérimentaux destinés à caractériser les effets comportementaux des opioïdes seront constitués d’un nombre d’animaux permettant de détecter des effets statistiquement significatifs au regard de la variabilité interindividuelle attendue,. Chaque expérience sera menée en parallèle chez des souris mâles et femelles. Alors qu’on sait peu de choses sur les effets neurobiologiques différents des opioïdes selon le sexe, cela nous permettra de maximiser la relevance des données obtenues pour la compréhension du trouble de l’usage d’opioïdes chez l’Homme et la Femme, tout en utilisant l’ensemble des animaux obtenus lors de la reproduction des lignées de souris.

Raffinement

Nous utilisons des protocoles expérimentaux qui minimisent l’inconfort des animaux. Les conditions d’hébergement sont optimisées en fonction des comportements naturels des rongeurs : les souris sont hébergées en groupe sociaux (3 à 5 animaux par cage), et chaque cage est enrichie avec un barreau à ronger et des papiers absorbants pour faire un nid. Les animaux seront observés tous les jours et leur comportement sera suivi afin de déceler tout signe d’inconfort ou de stress. Durant les chirurgies des méthodes d’anesthésie et d’analgésie pré- et post-opératoire seront systématiquement utilisées. Nous avons établi des points limites pour soustraire les animaux à toute souffrance pour l’ensemble des procédures expérimentales.

Choix des espèces

Cette étude porte sur les effets épigénétiques et comportementaux des opioïdes sur le cerveau adulte. Elle nécessite l’utilisation de souris génétiquement modifiées pour supprimer à l’âge adulte les protéines impliqués dans les processus épigénétiques. Il n’existe pas à l’heure actuelle d’outils génétiques similaires disponibles dans une autre espèce animale, à notre connaissance. Afin de caractériser la contribution de ces protéines aux effets comportementaux des opioïdes, il est nécessaire d’utiliser des tests impliquant une réponse motrice et l’expression d’un état émotionnel. Pour ces raisons il n’est pas possible de travailler sur un modèle autre que l’animal vivant. Les souris utilisées seront âgées de 8 à 30 semaines. Sachant que notre objectif est de caractériser le rôle de la méthylation de l’ADN dans les effets des opioïdes sur le cerveau adulte, il est nécessaire d’utiliser une approche expérimentale qui n’interfère pas avec l’accumulation de la méthylation de l’ADN au cours de la maturation cérébrale (jusqu’à 6 semaines après la naissance). C’est la raison pour laquelle les souris utilisées seront âgées de 8 à 30 semaines.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
    • Système nerveux
Souris : 135
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 135
▲ -
Devenir
 -
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 135

135 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Un accident vasculaire cérébral leur est provoqué, puis leur mémoire spatiale est évaluée par le test du labyrinthe de Barnes, répété plusieurs fois par jour sur plusieurs jours, pour étudier le rôle des plaquettes dans la réparation cérébrale. Le porteur décrit un déficit moteur et sensoriel faible et transitoire, qui disparaîtrait en trois jours. Les retombées pour les patients victimes d'AVC sont renvoyées au conditionnel, l'objectif immédiat restant de comprendre la contribution des plaquettes.

Objectifs

En France, l'accident vasculaire cérébral (AVC) ischémique, c’est à dire l’occlusion d’un vaisseau cérébral par un caillot sanguin, touche une personne toutes les 4 minutes. Les conséquences d’un AVC sont sévères : 25% des patients décèdent de leur AVC, 40% garderont un handicap et 25% développeront une démence. Les seuls traitements disponibles sont soit l’administration d’un médicament permettant de dissoudre le caillot de sang soit un dispositif médical permettant de le retirer mécaniquement. Malheureusement, ces traitements ne sont possibles que lors des 6 premières heures après la survenue de l’AVC ce qui limite considérablement leur utilisation. Il est donc essentiel de développer de nouveaux traitements pour étendre la fenêtre thérapeutique à la phase aiguë de l'AVC, mais aussi pour améliorer la réparation et /ou la récupération des dommages neurologiques post AVC. Des études récentes ont montré que des thérapies ciblant l’inflammation cérébrale pouvaient stimuler la modification structurale ou fonctionnelle du réseau neuronal (remodelage cérébral) et favoriser la récupération post-AVC à long terme, sur le plan de la motricité mais aussi en limitant/empêchant la démence. Un caillot sanguin est formé essentiellement de plaquettes. Ces dernières jouent un rôle essentiellement dans la coagulation du sang mais sont de plus en plus reconnues comme des modulateurs pertinents d'autres processus physiopathologiques, tels l'inflammation et la régénération tissulaire. A ce jour, leur contribution à la réparation neurovasculaire n’a été que très peu étudiée et uniquement à la phase aiguë. Étant donné que les plaquettes peuvent produire des facteurs favorisant le remodelage cérébral et/ou neuroprotecteurs, elles pourraient être impliquées dans les processus de remodelage cérébral après un AVC. L’objectif de ce projet vise à étudier le rôle des plaquettes dans la réparation cérébrale à long terme, et en particulier les conséquences d’un déficit en plaquettes sur la mémoire et l’apprentissage à long terme dans un modèle murin d’AVC.

Bénéfices attendus

L’AVC ischémique est aujourd’hui la 2nde cause de démence dans le monde, faisant d’elle une maladie chronique. Les plaquettes étant des réservoirs de facteurs neurotrophiques (protéines responsable de la croissance et de la survie des neurones) et de réparation cérébrale, facteurs connus pour être impliqués dans les processus de remodelage cérébral à long terme, il est nécessaire de comprendre leur contribution dans le développement de ces troubles de la mémoire. L’étude des mécanismes de mémoire et d’apprentissage dans des modèles d’AVC à long-terme nous permettrait ainsi d’obtenir une première réponse quant au rôle des plaquettes dans les processus de réparation post-AVC à long terme et dans le développement de ces troubles de la mémoire.

Procédures

Le Barnes maze consiste à explorer la mémoire spatiale, c’est-à-dire le temps mis par la souris pour se souvenir de l’endroit où a été placée une boite noire sous un labyrinthe circulaire de 20 trous. C’est une procédure observationnelle sans geste technique. La souris est placée dans un labyrinthe de Barnes permettant d’évaluer le temps nécessaire à une souris pour se souvenir de l'emplacement d'une zone cible. La souris sera simplement observée pendant 4 minutes. Cette phase d’observation sera réalisée 3 fois par jour pendant 4 jours, puis renouvelée 1 fois sur une journée après 2 jours de repos (même zone cible) et enfin pendant 3 jours en changeant l’emplacement de la zone cible. Entre chaque essai sur une journée, les souris seront laissées 1h au repos.

Impact sur les animaux

Ce modèle d’AVC conduit à un faible déficit et transitoire de la fonction motrice et sensorielle. Ces troubles disparaissent en quelques jours (3 jours en général)

Devenir

Les animaux seront euthanasiés en fin de projet dans un autre établissement pour lequel une autorisation a déjà été obtenue.

Remplacement

Aucun modèle in vitro ne permet de rendre compte de la complexité des évènements qui se mettent en place de manière intégrée au cours du temps après l’accident vasculaire cérébral, en particulier le comportement de la souris tels l’apprentissage et la mémoire.

Réduction

Les modèles d’AVC développés chez la souris sont parfaitement connus et maitrisés par les membres de l’équipe impliqués dans ce projet, ce qui permet l’évaluation précise du nombre d’animaux nécessaire afin de réaliser des statistiques ayant une puissance suffisante pour interpréter les résultats.

Raffinement

Le soin et le suivi des animaux seront faits par des personnes compétentes et expérimentées, journalière par l’animalier et bi-hebdomadaire par l’expérimentateur. Le bien-être de l’animal est également assuré par un enrichissement de son milieu environnemental (coton pour nidification). La douleur sera évaluée par la mise en place de points limites bien définis à l’aide d’une grille de score. En cas de douleurs, l’administration d’antalgique et d’analgésie sera réalisée. Si la douleur persiste, l’animal sera euthanasié. L’évaluation du comportement neurologique n’est pas douloureuse ; il s’agit de données d’observation. Toutes les précautions environnementales sont prises pour éviter le stress de l’animal. Les souris seront isolées dans une pièce calme adaptée à l’évaluation cognitive réservée exclusivement aux animaux de ce projet.

Choix des espèces

En se basant sur les nombreuses publications au sein de notre laboratoire, Les souris mâles seront évaluées sur le plan cognitif à l'âge adulte (fin des tests à 6 semaines après l'induction de l'accident vasculaire cérébral réalisée chez des souris adultes de 12 semaines). Nous utilserons que des souris mâles pour eviter des interférences avec le cycle hormonal des femelles.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Rats : 48
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 48
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Devenir
 -
 -
 -
 48

48 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils subissent une microchirurgie du cerveau sous anesthésie puis des enregistrements EEG sous contention répétés sur vingt-trois jours, avant d'être tués pour prélever sang et cerveau, afin de tester une molécule anti-épileptique. Le porteur indique des douleurs liées au cadre stéréotaxique et un stress lié à la contention. Il présente ce modèle génétique d'épilepsie absence comme "incontournable" pour évaluer un nouveau médicament.

Objectifs

L'épilepsie est le syndrome neurologique le plus répandu, avec environ 70 millions de patients dans le monde. Elle se caractérise par des crises pouvant se manifester sous des formes diverses, comme une absence de manifestation visible caractérisant les épilepsies absences, ou des convulsions généralisées très spectaculaires dans beaucoup de formes d’épilepsies. Il existe de nombreux médicaments anti-épileptiques (MAEs) sur le marché, dont l’objectif est de contrôler (supprimer) les crises d’épilepsie. Néanmoins, 30 % des patients ne peuvent pas être libérés des crises malgré le large panel de MAEs disponibles. Le développement de nouvelles molécules, est donc nécessaire. C’est le sens de ce projet, visant à évaluer une nouvelle molécule dont les bénéfices ont déjà été démontrés in vivo. Il envisage de tester l’effet de la molécule sur un modèle rat d’épilepsie absences reconnu comme un modèle classique d’épilepsie généralisée d’origine génétique.

Bénéfices attendus

Les épilepsies absences affectent majoritairement les jeunes enfants. Le nombre journalier de crises peut être très élevé. Au-delà de l’impact immédiat que ces crises peuvent avoir au moment où elles se produisent (le jeune patient apparaît pour l’extérieur comme « dans la lune »), les crises peuvent altérer profondément les performances scolaires, via des mécanismes de défaut de consolidation mnésique durant le sommeil, induisant de ce fait des retards importants dans les différents apprentissages. Le développement de MAEs pertinents dans ce syndrome pourrait permettre de maintenir à un bon niveau les capacités d’apprentissage et de mémoire. De surcroît, au-delà de l’intérêt direct pour cette forme d’épilepsie, l’épilepsie absences est un modèle d’épilepsie généralisée d’ordre génétique incontournable pour l’évaluation d’un nouveau MAE.

Procédures

Micro Chirurgie cérébrale sous anesthésie général et analgésie, 30 min par rat sur 48 rats. Limitation de mobilité légère (monitoring EEG), 10 X 3h étalé sur 23J sur 48 rats.

Impact sur les animaux

Des douleurs (prise en charge par l’anesthésie et l’analgésie) liées au placement de l’animal dans le cadre stéréotaxique et à l'incision de la peau au dessus du crâne. Stress momentané (quelques minutes) dû à la contention de l’animal nécessaire pour connecter le système électroencéphalographique au rat.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure pour le prélèvement du sang et du cerveau

Remplacement

Les processus physiopathologiques conduisant à la récurrence des crises épileptiques sont différents d’un syndrome à un autre. Il n’est pas donc pas envisageable d’utiliser une approche in-vitro, encore moins in-silico, en remplacement de l’approche in-vivo puisque le trait évalué (fréquence des crises épileptiques) correspond à la réponse mettant en jeu tout un processus physiologique intégré chez un sujet respirant.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés dans ce projet a été réduit autant que possible tout en garantissant l’atteinte de l’objectif scientifique visé. Ainsi, la taille des échantillons a été calculée de sorte à mettre en évidence de façon statistique une réduction de 30% de la fréquence des crises épileptiques.

Raffinement

Le protocole suit des procédures standardisées soucieuses de minimiser le stress et toute souffrance des animaux avec une détermination précise des points limites. Ceci se traduit par une visite quotidienne à l’animalerie pour contrôler le bien-être des animaux, l’enrichissement des cages autant que faire se peut, le respect des normes liées aux surfaces/volumes des cages pour éviter la surpopulation ainsi que celles liées aux plages acceptables pour la température et l’hygrométrie. En outre, avant les procédures chirurgicales et les enregistrements EEG, les rats seront emmenés aux salles d’expérimentation, pour habituation et diminution du stress induit par la nouveauté.

Choix des espèces

Ce modèle génétique d’épilepsie absences établi chez le rat a été validé aussi bien pour la période d’installation de l’épilepsie (épileptogénèse) que pendant la période où l’animal est considéré comme présentant une épilepsie stabilisé. Dans ce modèle d’épilepsie absences, les crises apparaissent spontanément et progressivement à partir de l’âge de 2-3 mois chez tous les rats et se stabilisent à l’âge de 6 mois, atteignant alors un plateau. Nous réaliserons donc les chirurgies et les enregistrements EEG à partir de l’âge de 6 mois.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Rats : 390
Souffrances
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Devenir
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 390

390 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Ils subissent une lésion ischémique du cortex moteur par chirurgie, des cartographies du cerveau de plusieurs heures, une restriction alimentaire et des tests comportementaux, avant d'être tués pour analyse du cerveau. Le porteur indique que le modèle provoque une paresthésie de la patte antérieure qu'il juge inévitable et affirme minimiser l'inconfort. Il conclut que ces approches invasives ne peuvent pas être menées chez l'homme et justifie le recours au rat par trente ans de travaux du laboratoire.

Objectifs

L’AVC constitue la première cause de handicap physique acquis de l’adulte, la deuxième cause de démence et la deuxième cause de mortalité, avec 20% des personnes qui décèdent dans l’année suivant l’AVC. En dépit d’importants progrès survenus depuis 50 ans, tant au plan diagnostique que thérapeutique, les AVC demeurent un véritable fléau, d’abord pour les patients, puis en termes de coût de santé publique et d’incidence socioprofessionnelle. Ils entraînent des dysfonctionnements cérébraux responsables de graves déficiences physiques et intellectuelles. Les symptômes des AVC dépendent de la localisation et du volume de la lésion, chaque région du cerveau étant spécialisée dans des fonctions particulières (mouvement, sensibilité somatique, vision, audition, langage…). Les séquelles les plus fréquentes et invalidantes sont l’hémiplégie et l’aphasie (troubles du langage oral et écrit, affectant l’expression et la compréhension). En cas d’atteinte motrice, la majorité des patients récupèrent partiellement leur capacité à marcher, mais le contrôle de la motricité du bras et de la main reste souvent altéré. Les troubles de la marche et de l’équilibre sont très fréquents après un AVC. Ils sont associés à un risque élevé de chute. Une prise en charge précoce après un AVC limite la gravité des séquelles. Une fois la phase d’urgence passée, le patient bénéficie d’une rééducation commencée le plus tôt possible et d’un traitement adapté à ses facteurs de risque. Notre projet de recherche fondamentale est centré sur une meilleure compréhension de la neuroplasticité corticale qui sous-tend la récupération comportementale après une lésion vasculaire ischémique du cortex moteur. Il inclut une composante translationnelle. En effet, il s’articule avec des préoccupations majeures dans les domaines médical et sociétal, et plus particulièrement celui des méthodes de rééducation fondées sur des connaissances neurophysiologies précises. Il existe des lacunes dans ce domaine et une meilleure connaissance des mécanismes neuronaux de la réadaptation doivent permettre d’optimiser et de standardiser les approches thérapeutiques au bénéfice des patients AVC, afin qu’ils retrouvent plus rapidement leur autonomie et qu’ils puissent renouer avec leur vie sociale antérieure. Ce projet est le prolongement d’une recherche qui a été évaluée positivement par l’HCERES dans le cadre du renouvellement du laboratoire accordé pour la période 2018-2022.

Bénéfices attendus

Le premier bénéfice attendu de cette étude originale est une meilleure compréhension des interactions neurophysiologiques dynamiques entre les réseaux sensorimoteurs corticaux au cours de la récupération post-AVC. Le remodelage des cartes somatotopiques du cortex est un témoin fiable des réorganisations cérébrales qui sous-tendent la récupération comportementale après lésion corticale, comme en atteste une littérature abondante. Par ailleurs, l'investigation immunohistochimique apportera un éclairage précis sur les mécanismes neurochimiques impliqués dans les réorganisations corticales. Le deuxième bénéfice attendu consiste en un étayage neuronal d'une pratique clinique (thérapie par mouvement contraint) dont les mécanismes cérébraux restent largement incompris. Cette méthode thérapeutique consiste en une immobilisation temporaire du membre sain chez les patients cérébrolésés, en vue d'encourager l’utilisation du membre parétique et réactiver ainsi les circuits neuronaux de suppléance dans l’hémisphère lésé. Les mécanismes neuronaux sous-jacents restent méconnus, ainsi que la période et la durée optimales d'application de cette thérapie, sachant qu'elle peut être compromise par des processus d'excitotoxicité si elle est initiée trop tôt et avec un régime trop intense. Une meilleure compréhension des mécanismes de neuroplasticité qui sous-tendent la thérapie induite par mouvement contraint permettra une meilleure standardisation de cette approche thérapeutique chez les patients cérébrolésés.

Procédures

Cette étude inclut différentes interventions (procédures de chirurgie, de cartographie corticale, d’évaluation comportementale, de réhabilitation fonctionnelle et d’immunohistochimie). Les interventions chirurgicales (durée d’environ 2h) constituent une étape préliminaire aux enregistrements corticaux réalisés en vue d’étudier la malléabilité des cartes somatotopiques du cortex somesthésique primaire (S1), consécutives à la lésion ischémique corticale dans le cortex moteur (M1), au cours du temps postlésionnel. Les cartographies électrophysiologiques et optiques seront réalisées après la lésion à différents délais. Elles dureront environ 5h. L’approche en cartographie électrophysiologique inclut, pour un sous-groupe d’animaux, une méthode d’inactivation temporaire de l’activité des neurones du cortex somesthésique par application de muscimol (agoniste du neuromédiateur inhibiteur GABA), en vue d’établir des relations causales entre les réorganisations corticales attendues et la récupération des déficits sensorimoteurs. La première méthode d’inactivation par injection ponctuelle de muscimol dure environ 2h. La seconde méthode consiste en une diffusion chronique de muscimol durant quelques jours au cours de la période de récupération postlésionnelle s’étalant sur 2 mois. Nous analyserons quantitativement, à l'aide de tests comportementaux, l’évolution postlésionnelle des déficits sensorimoteurs induits par la lésion ischémique. La durée des tests quotidiens est d’environ 2h par animal en début d'apprentissage, puis elle se réduit à 45-60 min après apprentissage, chez les animaux lésés. De plus, nous chercherons à améliorer les réorganisations corticales, ainsi que la récupération fonctionnelle, par deux méthodes de réadaptation sensorimotrice incitant l’animal à utiliser son membre parétique. L’application de chacune de ces méthodes ne dépasse pas 2h par séance. Au stade final de cette étude, une analyse immunohistochimique sera effectuée afin d'explorer des mécanismes neurochimiques du remodelage des aires corticales (étude de l’expression des récepteurs inhibiteurs GABAA et B, des récepteurs excitateurs glutamatergiques NMDA…). Cette procédure est réalisée en post-mortem, après une étape de perfusion du cerveau dont la durée est d’environ 1h.

Impact sur les animaux

Dans une exploration neurophysiologique et comportementale des conséquences d'une atteinte cérébrale, l’apparition de déficits fonctionnels (dans notre étude une paresthésie de la patte antérieure) est inévitable. Dans notre étude, toutes les précautions sont prises pour supprimer la douleur durant les approches invasives, et neutraliser les risques d'infection. De plus, notre approche vise à réduire au mieux l'impact du syndrome postlésionnel, qui régresse rapidement au cours du temps, sur les fonctions physiologiques, l'état psychologique et la vie relationnelle et des animaux. Les effets indésirables sont liés à l'état de l'animal cérébrolésé qui ne dispose pas de ses fonctions sensorimotrices normales pour maintenir une posture optimale et réguler correctement ses déplacements. Par ailleurs, comme indiqué, la méthode de contention est relativement contraignante pour l'animal, mais elle est temporaire et rapidement réversible selon la méthode que nous avons mise au point. Elle contraste avec les méthodes d'immobilisation par plâtrage du membre antérieur communément utilisée dans la littérature. De plus, le comportement de l'animal lorsqu'il est à nouveau libre de ses mouvements ne révèle aucun signe d'inconfort ou de souffrance, l'animal se déplaçant immédiatement avec sa mobilité habituelle, compte tenu de l'état d'avancement du processus de récupération fonctionnelle. Par ailleurs, la perte de poids liée à la restriction alimentaire reste dans les limites recommandées, car elle n'excède pas 10 % du poids mesuré en début d'étude, sur une période de 72h.

Devenir

Les animaux seront réveillés après les procédures de chirurgie et de première cartographie pour un suivi comportemental de l’évolution de leurs déficits sensorimoteurs. Ils seront mis à mort après la session finale de cartographie intervenant au terme de cette évaluation comportementale, avant ou après la procédure de perfusion en vue de l’étude en immunohistochimie. Les animaux de la procédure d'inactivation transitoire du cortex seront mis à mort à la fin des observations comportementales.

Remplacement

Les objectifs même de cette étude, axés sur la compréhension des mécanismes de plasticité mis en jeu après une atteinte ischémique et leur corrélation avec la récupération fonctionnelle nécessitent le recours à des animaux. En effet, nos questionnements impliquent des approches invasives in vivo (1 : cartographies électrophysiologiques ; 2 : optiques) qui permettent une résolution spatiale et temporelle (1: 100 microns; 2: 50 microns, 0,3 ms) qui ne peuvent être obtenues par une exploration fonctionnelle chez l’homme que cela soit en électrophysiologie ou en neuro-imagerie. Par ailleurs, l’étude des mécanismes neurochimiques nécessite une approche post-mortem sur coupes histologiques.

Réduction

Le nombre de rats par groupe expérimental sera limité à son strict minimum compte tenu des contraintes de chaque technique expérimentale, avec des analyses statistiques adaptées. Nous limiterons notre étude de la réorganisation corticale après lésion à des délais post-lésionnels cruciaux, que nous avons établis au regard de la littérature dans le domaine. Une médication adaptée (anesthésiques, analgésiques, anti-inflammatoires, antibiotiques) sera mise en œuvre pour éviter toute douleur ou souffrance des animaux. En ce qui concerne les conditions d’hébergement, et selon les nouvelles directives européennes, sera rajoutée dans les cages de la litière foisonnante à base de frisure de papier qui sera renouvelée lors de chaque change.

Raffinement

Au cours de l’expérimentation, le maintien d’un niveau d’anesthésie stable prévient la souffrance des animaux. L’efficacité de l’anesthésie sera vérifiée, à intervalles réguliers, par l’absence de réaction au pincement de la queue ou d’une patte ; la surveillance d’un éventuel mouvement des vibrisses, des modifications des rythmes cardiaque (enregistré lors des enregistrements optiques) et respiratoire sera également effectuée. Après son réveil, la douleur et/ou la détresse de l’animal sera évaluée par l’expérimentateur et les zootechniciens dès son réveil puis au minimum 2 fois par jour en observant son apparence (poil, propreté), son comportement spontané (posture, locomotion, alimentation, toilettage), ou son comportement provoqué après stimulation/incitation comportementale. Des mesures adaptées sont alors entreprises. Un traitement analgésique immédiat (carprofène, 5mg/kg; 0,1ml/100g ; SC) sera prodigué si des signes de douleur apparaissent ; Une euthanasie sera réalisée si des signes neurologiques anormaux sont constatés ou si un comportement apathique persiste pendant les 1ères 24h après le réveil de l’anesthésie.

Choix des espèces

Les études antérieures dans le domaine de la plasticité post-lésionnelle du système somesthésique ont été menées chez l’homme, le primate non humain et majoritairement chez le rat, surtout pour celles qui utilisent des approches en cartographie électrophysiologique, en imagerie optique et immunohistochimie. Par ailleurs, le système somesthésique et ses représentations corticales chez le rat sont particulièrement bien documentés dans la littérature scientifique. De plus, les études développées dans notre laboratoire dans ce domaine depuis plus de 30 ans, ont été réalisées sur la même espèce, constituant des travaux de référence pour l’avancée de notre projet. De même, les tests comportementaux visant à évaluer les déficits sensorimoteurs et leur récupération sont bien standardisés dans les études conduites chez le rat, et sont maîtrisés dans notre équipe de recherche. Cette étude sur la plasticité post-lésionnelle du cortex cérébral, en relation avec la récupération fonctionnelle après atteinte ischémique corticale sera réalisée sur des rats Long-Evans âgés de 3 mois (± 15 jours), chez qui le système nerveux est considéré comme mature.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 320
Souffrances
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▲ 320
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Devenir
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 320

320 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent une chirurgie d'injection dans le cerveau puis l'implantation d'une micro-LED sur le crâne, avant des tests moteurs et des injections de L-dopa destinées à reproduire les mouvements anormaux des patients parkinsoniens. Le porteur indique que le modèle provoque hypoactivité, perte de poids et mouvements involontaires, qu'il décrit comme non douloureux. Il affirme qu'aucune simulation informatique ne reproduit la physiopathologie cérébrale et sa traduction comportementale.

Objectifs

Ce projet a pour but de tester le potentiel thérapeutique d'une méthode peu invasive de stimulation du cerveau dans la maladie de Parkinson. Le traitement symptomatique de la maladie de Parkinson repose sur la substitution de la dopamine manquante par la L-Dopa. Cependant, après plusieurs années sous L-Dopa, les patients développent des complications motrices : les dyskinésies (mouvements anormaux involontaires). Une alternative thérapeutique non médicamenteuse peut alors être proposée à certains patients: la stimulation cérébrale profonde à haute fréquence du noyau subthalamique (HFS-STN), un des noyaux des ganglions de la base. Il s’agit d’un traitement neurochirurgical symptomatique très efficace, mais qui présente l’inconvénient majeur d’être invasif et de ne profiter qu’à une minorité des patients du fait de critères d’éligibilité stricts (environ 10%). Certains types de neurones dans le cortex moteur sont activés par la HFS-STN, et la stimulation directe de ces neurones par la lumière (grâce à une fibre optique implantée dans le cerveau) dans des souris transgéniques parkinsoniennes permet de reproduire partiellement les effets bénéfiques de la HFS-STN sur les symptômes moteurs dans un modèle murin de la maladie de Parkinson. Ces résultats ouvrent une nouvelle voie thérapeutique moins invasive que la stimulation cérébrale profonde, donc pouvant potentiellement bénéficier à plus de patients. Dans cette étude, nous optimiserons cette voie thérapeutique chez des souris modèle de la maladie de Parkinson sur deux axes : 1) en mettant au point une méthode d'activation neurones moins invasive : illuminer à travers le crâne à la place d'insérer une fibre optique dans le cerveau 2) en comparant les effets de la stimulation sur de nouvelles localisations pour sélectionner celle qui induit les meilleurs effets bénéfiques sur les symptômes parkinsoniens.

Bénéfices attendus

Cette étude s'insère dans un projet plus large de mise au point de techniques alternatives à la stimulation cérébrale profonde dans la maladie de Parkinson. En effet cette technique est très invasive et ne peut donc bénéficier qu'à environ 10% des patients. Certains types de neurones du cortex moteur, activés par la stimulation cérébrale profonde, constituent des cibles thérapeutiques plus superficielles donc moins invasives. La stimulation par la lumière de ces neurones améliore les symptômes moteurs dans un modèle de la maladie de Parkinson chez la souris, mais nécessite l'insertion d'une fibre optique dans le cerveau. Cette étude permettra de tester et mettre au point une méthode moins invasive de stimulation par la lumière des neurones du cortex : à travers le crâne intact.

Procédures

Les souris du lot de mise au point subiront 1 chirurgies d'injection cérébrale sous anesthésie générale de courte durée (

Impact sur les animaux

Les souris utilisées pour la mise au point technique et dans le groupe contrôle non parkinsonien n'auront que peu d'effets indésirables : en effet, les lignées transgéniques utilisées n'ont pas de phénotype dommageable, et toutes les mesures sont prises pour prendre en charge la douleur péri-opératoire. Pour les souris modèles de la maladie de Parkinson, nous nous attendons à diminution de l'activité et une perte de poids durant les deux premières semaines, pendant lesquelles elles bénéficieront d'un suivi renforcé pour minimiser au maximum les nuisances. Après stabilisation, ces souris présenteront également des modifications à long terme du comportement moteur (légère hypoactivité, asymétrie de l'usage des membres). Ces modifications sont inhérentes au modèle parkinsonien, et nécessaires pour tester les effets bénéfiques de la stimulation, et ne causent pas de douleur. Après induction des dyskinésies (mouvements anormaux involontaires), les souris présenteront temporairement après chaque injection des mouvements involontaires (rotations, posture tournée d'un côté, tics des pattes et tics faciaux). Là aussi ces nuisances sont non douloureuses et nécessaires pour pouvoir tester les effets bénéfiques de la stimulation dans les conditions les plus proches de celles vécues par les patients parkinsoniens.

Devenir

Il est nécessaire de mettre à mort les animaux dans toutes les procédures pour pouvoir effectuer une vérification histologique des aires corticales ciblées et du modèle parkinsonien.

Remplacement

Pour étudier le bénéfice des stimulations proposées sur les symptômes moteurs de la maladie de parkinson, il est nécessaire d'utiliser des animaux produisant un comportement moteur (et modèles de cette maladie). Aucune méthode de simulation informatique ne permet de récapituler la complexité de la physio-pathologie cérébrale, et encore moins sa traduction comportementale. Les structures cérébrales étudiées ne sont pas présentes chez les invertébrés.

Réduction

Trois conditions sont testées sur les mêmes animaux (Parkinson, et 2 états dyskinétiques) pour réduire le nombre total d'animaux utilisés.

Raffinement

Toutes les mesures sont prises pour minimiser les nuisances subies par les souris: une anesthésie et analgésie appropriée lors des chirurgies, un suivi post-opératoire quotidien et adapté tout au long de l'utilisation des animaux, et renforcé dans le cas des modèles de la maladie de Parkinson (maintien au chaud, nourriture appétante et hypercalorique, surveillance et maintien de l'hydratation, analgésique selon nécessité), pendant tout le temps nécessaire à la stabilisation (en général 2 semaines). Les souris sont hébergées dans une animalerie agréée et disposent de matériel d'enrichissement (coton pour faire des nids, petites maisons ou tubes pour se cacher).

Choix des espèces

Il est nécéssaire d'utiliser un modèle animal mammifère pour obtenir des résultats potentiellement transposables à l'Homme, car les structures étudiées ne sont pas présentes, ou sont organisées différement chez les autres vertébrés (et absentes chez les invertébrés). Parmi les modèles animaux mammifères, nous utilisons le modèle souris qui permet l'utilisation de lignées transgéniques nécessaires à cette étude. adulte : il est nécessaire d'étudier l'effet de la stimulation cérébrale sur un animal dont le cerveau est complètement développé