Système musculosquelettique
- Autre recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Multisystémique
- Oncologie
- Organes sensoriels
- Système cardiaque
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
- Système nerveux
- Système respiratoire
- Système urogénital
Prélèvement de tissus pour sélection génétique et identification de lignées Poisson-zèbre
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
- Organes sensoriels
- Système musculosquelettique
- Système nerveux
Pêchés à l'épuisette, anesthésiés par balnéation, amputés d'un morceau de nageoire caudale en cinq minutes, 3 750 poissons zèbres vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Le prélèvement sert à génotyper des lignées génétiquement modifiées et à repérer celles qui portent la combinaison de gènes attendue. Le porteur affirme que la nageoire se régénère complètement en vingt jours et que la douleur au réveil reste légère, et il pratique aussi ce prélèvement sur des larves de trois jours. 2 812 poissons au bon génotype sont gardés comme géniteurs, les 938 autres sont mis à mort.
Objectifs
Ce projet a pour objectif de garantir la sélection et l’identification par génotypage de lignées de "poisson-zébre" génétiquement modifiées, à phénotype non dommageable.
Bénéfices attendus
Le bénéfice attendu est l’optimisation des effectifs des animaux et la gestion des élevages d’animaux génétiquement modifiés nécessaires aux expérimentations des chercheurs. L'élevage de ces modèles permettra de valider de nouveaux traitements contre des maladies neurologiques.
Procédures
Après anesthésie par balnéation, un prélèvement de la nageoire caudale sera réalisé, ce prélèvement est limité au minimum de tissus nécessaire, la nageoire caudale est capable de régénération complète en 20 jours. Temps de la biopsie (anesthésie incluse): 5 minutes.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables suite au prélèvement de tissus de la nageoire caudale sont un stress léger au moment de la pêche par épuisette, de l’anesthésie et une douleur légère suite au réveil associée à la coupure. Ce projet a pour but de minimiser au maximum tout signe de nuisances.
Devenir
Les poissons présentant le génotype d'intérêt sont gardés et utilisés comme géniteurs, les animaux ne présentant pas la bonne combinaison de gènes seront mis à mort.
Remplacement
Le développement du modèle animal poisson-zèbre est pour nous un choix incontournable car l'étude des maladies humaines comme les maladies neurodégénératives nécessite de considérer l'organisme entier. Il n'existe pas de méthode de remplacement pour le génotypage des animaux.
Réduction
Les animaux produits, issus de ce projet, et utilisés en expérimentation font tous l’objet d’une analyse statistique pour permettre la détermination des lots expérimentaux et l’analyse des résultats. Chaque chercheur a défini ses outils et échantillons pour ses expérimentations qui sont évalués indépendamment. L’enjeu et l’objectif majeur d’une réduction consistent à optimiser les élevages et à limiter la surproduction d’animaux non utilisés dans les projets scientifiques. Pour cela, les chercheurs définissent et mettent en place les accouplements avec les zootechniciens pour des objectifs de production adaptés aux projets scientifiques. La production est suivie avec des rapports trimestriels avec des indicateurs de productivité adaptés. Chaque trimestre, la production peut donc être revue et réajustée. Elle sera réduite au strict besoin, limitant le nombre de prélèvements de tissus pour génotypage. Les effectifs pour chaque lignée sont discutés avec les utilisateurs, qui ont estimé leurs besoins par des méthodes statistiques. Nous nous appuyons également sur l’expérience zootechnique d’élevage, c’est-à-dire la variabilité individuelle des performances de reproduction. Afin d’améliorer nos pratiques, nous avons également mis au point un protocole de génotypage pour les larves de 3 jours, ce qui permet de sélectionner les animaux portant le génotype correct avant le stade de larve autonom. La croissance de la larve n’est pas altérée du fait des capacités de régénération de la queue en quelques jours. Le nombre d’animaux en élevage est donc réduit. Ce protocole à un stade précoce est limité au génotypage simple, sans séquençage des mutations, soit 1/4 des lignées.
Raffinement
Chez le poisson-zèbre, bien que la cicatrisation et la régénération des tissus de la queue soient rapides, les conditions d’isolement seront maintenues au strict minimum et les capacités de nage et de prise alimentaire seront contrôlées dès les premières heures après la biopsie. Une surveillance accrue au cours des 24h suivantes se fera en surveillant les points limites définis et validés avec la Structure du Bien Etre Animal: la prise alimentaire , le comportement de nage et l'activité globale .
Choix des espèces
Le poisson-zèbre est un modèle incontournable pour la création de modèle de pathologie humaine. Son développement embryonnaire rapide et externe, permet de modifier facilement son génome qui présente plus de 70% d’homologie avec celui de l’homme. La possibilité d’étudier les mécanismes biologiques dès les stades larvaires permet de suivre en microscopie à fluorescence et en comportement sensori-moteur, le développement des maladies modèlisées. Ce modèle permet de tester et valider de nouvelles stratégies thérapeutiques, qui pourront être appliquées chez l’Homme. La procédure s'applique aux animaux adultes.
Etude de l’activité expiratoire chez des modèles murins du syndrome d’hypoventilation alvéolaire centrale congénitale
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
- Système nerveux
- Système respiratoire
Mutées sur un gène qui rend non fonctionnels les neurones sensibles au dioxyde de carbone, les souris de ce projet présentent une hypoventilation marquée et aucune réponse à l'hypercapnie, atteintes qui peuvent selon le porteur causer leur mort avant l'âge adulte. 2472 souris vont être utilisées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré ou menées sous anesthésie sans réveil. Une biopsie de la queue est prélevée entre 7 et 10 jours de vie pour génotypage, la ventilation est mesurée une heure en enceinte fermée, des nouveau-nées sont anesthésiées puis tuées pour isoler leur système nerveux central, et des adultes reçoivent des électrodes dans les muscles respiratoires avant un challenge hypercapnique de dix minutes ou une stimulation des nerfs sciatiques répétée deux fois. Toutes sont tuées après le dernier enregistrement pour prélèvements, ou lorsqu'elles atteignent un âge limite pour la reproduction.
Objectifs
Le syndrome d’hypoventilation alvéolaire centrale congénitale est une pathologie associée à une dérégulation du fonctionnement du système nerveux autonome. Il se caractérise par une ventilation insuffisante pendant le sommeil, et dans les cas les plus sévères également pendant l’éveil. Cette hypoventilation est associée à une diminution voire à l’absence de la réponse à l’hypercapnie (trop de CO2/protons). Ainsi, les personnes atteintes de ce syndrome doivent tout au long de leur vie supporter une aide ventilatoire dès qu’elles s’endorment et dans les cas les plus graves 24h/24h. La mutation d’un gène est à l’origine de ce syndrome, la protéine issue de ce gène muté présente une mauvaise conformation la rendant non fonctionnelle, les cellules nerveuses exprimant cette protéine ne fonctionnent pas correctement. Ces cellules sont dans une structure de l’encéphale qui est impliquée à la fois dans la réponse à l’hypercapnie mais également dans la genèse de l’activité expiratoire. Notre projet a pour objectif de déterminer s’il existe une défaillance de l’expiration dans le syndrome d’hypoventilation alvéolaire centrale congénitale, chez un modèle de souris mutantes et de déterminer si elle peut être atténuée par un agent pharmacologique capable de corriger ou de potentialiser la réponse respiratoire à l’hypercapnie. Une première approche expérimentale sera utilisée pour enregistrer la respiration des souris nouveau-nées et adultes de façon non invasive. Elle permettra d’identifier la présence précoce du déficit expiratoire. Une seconde approche expérimentale permettra d’étudier à la fois la commande centrale inspiratoire et la commande centrale expiratoire. Ces deux approches permettront d’identifier l’origine de ce déficit expiratoire. Chez les souris adultes, nous évaluerons dans des situations différentes, qui stimulent la ventilation, si les muscles expiratoires sont mobilisés de façon identique chez les souris. In fine, les données obtenues devraient permettre d’identifier le déficit expiratoire comme un marqueur physiologique du syndrome d’hypoventilation alvéolaire centrale congénitale.
Bénéfices attendus
Notre étude pourrait révéler un nouveau biomarqueur de l'atteinte centrale rencontrée dans le syndrome d’hypoventilation alvéolaire centrale congénitale, une maladie très rare (prévalence 1/550000), le coût sociétal a été éstimé à 10 millions sur la durée de vie d’un patient par l’ancienne présidente de l’association des familles du syndrome d’Ondine. Si tel est le cas, ce résultat devrait guider les cliniciens vers la recherche d'une anomalie génétique chez tout patient présentant ce schéma respiratoire à l'effort sans explication d'origine périphérique, un point important cliniquement au regard des patients qui ne sont diagnostiqués que tardivement dans des conditions de fonction pulmonaire limitée ou suite à la découverte d'un cas de mutation dans leur descendance. Il est également à noter que le test génétique utilisé pour documenter les mutations liées à la maladie peut nécessiter du temps et l'implication de laboratoires spécifiques et peut donc ne pas être disponible dans certaines institutions. La recherche de défauts de recrutement expiratoire dans ces conditions pourrait être une solution pour poser le diagnostic.
Procédures
Un rapide prélèvement au niveau de la queue est réalisé entre 7 et 10 jours de vie pour génotypage. Des souriceaux et des souris adultes seront utilisés pour la mesure des variables ventilatoires qui sera réalisée de façon non invasive pendant 60min (1 fois, et nécessite une habituation de 10 jours minimum chez l’adulte) dans une enceinte hermétiquement fermée et alimentée par un flux d’air en continu. Des souris nouveau-nées sont anesthésiées (quelques minutes) puis euthanasiées afin d’isoler rapidement une partie du système nerveux central afin de mesurer l’activité de la commande respiratoire. Des souris adultes sous anesthésie chimique et analgésie chimique auront des électrodes insérées au niveau des muscles respiratoires. Ces souris seront exposées à un challenge hypercapnique de 10 minutes et l’activité des muscles respiratoires sera enregistrée. Des souris adultes sous anesthésie chimique et analgésie chimique auront des électrodes insérées au niveau des muscles respiratoires et des électrodes de stimulations seront placées au niveau des nerfs sciatiques des membres postérieurs. Sous anesthésie, les nerfs qui contrôlent l’activité des muscles des pattes postérieures seront stimulés pendant 10 minutes afin de mimer une activité physique, et l’activité des muscles respiratoires sera enregistrée. Ce challenge est répété 2 fois avec un intervalle de 20 minutes. Tous les animaux sont euthanasiés après le dernier enregistrement en vue des prélèvements.
Impact sur les animaux
La séparation des souris nouveau-nées et juvéniles de leur mère pourra engendrer un stress. Le prélèvement au niveau de la queue pour génotypage est un stress. La manipulation des animaux pourra engendrer un stress. L’anesthésie pourra entrainer un stress, ainsi qu’une détresse respiratoire chez les souris utilisées dans ce projet, connues pour présenter une sensibilité exacerbées aux anesthésiques. La contention et l’administration orale est une source de stress pour l’animal qui sera limité par une habituation à la contention et l’utilisation de sonde de gavage en matière souple (palstique). L’instabilité respiratoire suite à la mise en place des électrodes indiquera un état de stress. Les dommages attendus sont au minimum une altération de la fonction respiratoire avec une hypoventilation marquée et une absence de réponse à l’hypercapnie. Il pourrait y avoir une atteinte de la prise alimentaire, avec une prise de masse plus lente chez une des lignées de souris mutantes par rapport aux souris congénères sauvages. Ces dommages attendus pourraient être à l’origine d’une mort prématurée avant que les souris n’atteignent l’âge adulte.
Devenir
Tous les animaux sont euthanasiés à la fin des actes en vue des prélèvements et analyses nécessaires à l’étude post mortem ou lorsqu’ils ont atteints un âge limite pour la reproduction.
Remplacement
L’utilisation de neurones isolés en culture ne permet pas d’appréhender les relations entre les structures neuronales et de mettre en évidence le développement de réseaux substitutifs nécessaires à la correction de la pathologie. L’utilisation de culture de cellules musculaires ne permet pas de mesurer les volumes expiratoires ou l’activité expiratoire. La fonction respiratoire nécessite l’utilisation de modèles murins ex vivo et in vivo. Le projet nécessite d’avoir accès à la commande respiratoire et au volumes inspiratoires et expiratoires dans des conditions qui ne peuvent être obtenues autrement que par un travail sur des souris vivantes.
Réduction
Nous utilisons aussi bien les mâles que les femelles dans nos travaux afin de limiter le nombre d’animaux. Le nombre total de souris impliquées est de 2472. La taille des effectifs a été établie grâce à un calcul de puissance et permet de mettre en évidence des différences biologiquement significatives dans les variables respiratoires. Des tests statistiques seront réalisés a posteriori pour procéder à une interprétation fiable des résultats.
Raffinement
Les souris sont stabulées en portoirs ventilés avec eau et nourriture ad libitum. La température, l’hygrométrie et le cycle d’éclairage sont monitorés. Le milieu est enrichi : lanières de papier Kraft et maisons/tunnel en carton. Les souris sont hébergées avec leurs congénères, 6 par cage maximum. Leur isolement est évité au maximum. Certaines pourront être isolées (seul mâle d’une portée, agression entre congénères, …). Elles auront alors un double enrichissement, vérifié par la structure chargée du bien-être animal. Les souris seront habituées pendant 10 jours aux enceintes de mesure non invasive de la ventilation pour diminuer les épisodes de respiration accélérée et les mouvements des souris. Sous anesthésie, une surveillance accrue des souris est assurée et l’expérience arrêtée en cas de détection d’une détresse respiratoire. Si défaillance, l’anesthésie est stoppée, la souris est réanimée. Des petits saignements peuvent être constatés lors du prélèvement de la biopsie caudale, cela ne dure que quelques secondes à raison d’une goutte à peine, les animaux cicatrisent sans problème. Une attention particulière sera portée aux nouveau-nés après le prélèvement pour génotypage pour vérifier qu’ils soient bien regroupés sous leur mère et qu’ils s’alimentent (présence de lait dans l’estomac).Pour l’ensemble du projet, un suivi quotidien des animaux est assuré et des points limites précis ont été définis en fonction des actes mis en oeuvre pendant les procédures.
Choix des espèces
Les rongeurs (sont depuis de nombreuses années les espèces animales de choix pour l’étude des mécanismes associés à la genèse et à la régulation de la respiration par la commande centrale respiratoire. Le modèle animal du syndrome d’hypoventilation alvéolaire centrale congénitale n’existe, de nos jours, que sur modèle de souris mutées pour un gène sur des neurones impliquées dans la sensibilité au dioxyde de carbone. Ces souris mutantes ont été validées par des études antérieures. Le projet nécessite d’avoir accès à la commande centrale respiratoire à plusieurs âges dans des conditions qui ne peuvent être obtenues que par un travail sur les souris mutantes et sauvages ; étude de la commande centrale respiratoire; étude de la ventilation de façon non invasive chez des souris mutantes et sauvages nouveau-nées et adultes chez animal vigil ; études de l’activité des muscles expiratoires chez des souris adultes mutantes et sauvages sous anesthésie.
Repositionnement d’inhibiteurs de la voie WNT dans le traitement d’une maladie osseuse rare
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
Gavage quotidien, trois injections dans l'abdomen par semaine ou implantation d'une pompe sous la peau, radiographies sous anesthésie, deux heures en cage métabolique et prélèvement de sang par ponction du cœur : 284 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le projet teste trois inhibiteurs déjà développés pour d'autres maladies sur un modèle murin d'ostéopathie striée avec sclérose crânienne, maladie osseuse rare sans traitement. Le porteur écrit n'envisager "aucun autre dommage" que la manipulation et l'isolement, puis conclut avec la structure chargée du bien-être des animaux non-humains que l'accumulation de ces nuisances légères occasionne une souffrance modérée. Toutes les souris sont tuées pour prélever leurs os et leur cæcum, et le porteur affirme qu'aucune alternative ne remplace le traitement d'un "organisme entier".
Objectifs
L’ostéopathie striée avec sclérose crânienne (OSSC) est une maladie osseuse génétique caractérisée par une augmentation de la formation osseuse par suractivation des ostéoblastes, cellules fabriquant le tissu osseux. Cette activation incontrôlée des ostéoblastes est due à une mutation d'un gène particulier. Les patients présentent du fait de la formation osseuse exagérée, des compressions de structures vasculaires et nerveuses, notamment au niveau du crâne, de la mâchoire ou encore du rachis. Il n’existe à l’heure actuelle aucun traitement à proposer aux patients, qui subissent des interventions chirurgicales à répétition pour lever ces compressions. Un modèle murin de la pathologie a été généré. L’objectif de ce projet est de tester dans le traitement de l’OSSC 3 molécules qui ont déjà été développées et utilisées dans le traitement d’autres pathologies. Grâce à nos précédents travaux, nous avons défini la fenêtre thérapeutique à laquelle nous allons tester 3 inhibiteurs pour traiter les conséquences de la mutation dans le modèle murin de l'OSSC. Entre 8 et 11 semaines, les animaux mutés seront traités avec l'un des trois molécules. A l’issue de ces trois semaines de traitement, les conséquences de l'utilisation de ces 3 molécules seront évaluées par l’analyse du phénotype osseux (analyse par radiographie et microtomographie de l'architecture osseuse).
Bénéfices attendus
L’OSSC est une maladie rare caractérisée par une augmentation de la densité osseuse s’accompagnant de compressions vasculaires et nerveuses. Cette pathologie, causée par des mutations dans un gène identifié et impliqué dans une voie de signalisation impliquée dans le développement osseux, ne bénéficie pour le moment d’aucun traitement efficace. L’objectif de ce projet est de tester dans le traitement de l’OSSC 3 inhibiteurs de cette voie de signalisation déjà développés et utilisés dans le traitement d’autres pathologies. Si l’un ou plusieurs de ces inhibiteurs se révèlent efficaces, ces travaux permettront d’entamer les démarches pour le repositionnement de ces inhibiteurs dans le traitement de l’OSSC.
Procédures
L’identification d’un potentiel traitement pour l’OSSC nécessite soit 3 injections intrapéritonéales par semaine, soit l’implantation de pompes osmotiques soit le gavage quotidien des animaux. A l’initiation du traitement, à mi-chemin et à la fin du traitement, le phénotype osseux des souris est exploré par un examen radiographique qui nécessite une anesthésie et qui dure 5 minutes, 2 h maximum d'isolement en cage métabolique pour le recueil d'urines pour l’analyse des marqueurs osseux urinaires, l’injection de 2 molécules pour analyser la formation dynamique de l’os (2 minutes par injection) et enfin, le prélèvement sanguin intracardiaque pour l’analyse des marqueurs osseux sanguins.
Impact sur les animaux
Aucun autre dommage que d’être manipulé pour l’injection (anesthésies et injections de fluorochromes) et isolé pendant 2h maximum n’est envisagé dans le cadre de la caractérisation du phénotype osseux. Les injections, peuvent éventuellement provoquer une gêne très passagère mais qui ne nécessite pas de médication particulière. Cependant, en concertation avec la SBEA locale, nous estimons que l'accumulation de nuisances légères occasionne une souffrance modérée.
Devenir
Les animaux concernés par cette procédure sont mis à mort pour réaliser des prélèvements post-mortem des os et des caecum qui permettront de caractériser le phénotype osseux et de définir une fenêtre de traitement.
Remplacement
L’OSSC est une maladie rare caractérisée par une augmentation de la densité osseuse s’accompagnant de compressions vasculaires et nerveuses. Cette pathologie, causée par des mutations dans un gène identifié et impliqué dans une voie de signalisation impliquée dans le développement osseux. La culture de cellules mutées in vitro a déjà fourni des informations sur les voies de signalisation impliquées dans le développement de cette pathologie mais toutes ces études préalables in vitro sont menées sur des cellules de patients. Or, ces derniers ne peuvent être diagnostiqués que quand l’ostéosclérose est déjà installée, celle-ci n’apparaissant que lorsque le gène est muté. C’est pourquoi un modèle de souris où le gène est invalidé a été généré. Ce modèle nous a permis de définir la fenêtre thérapeutique (entre 8 et 11 semaines) où les animaux vont être traités. Aucune alternative ne peut remplacer le traitement systémique d’un organisme entier, ici le modèle murin de la maladie, par des inhibiteurs de cette voie de signalisation.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés est optimisé pour obtenir des résultats statistiques. Leur nombre (284) a été restreint au minimum indispensable de façon à obtenir des données nécessaires à l’éventuel repositionnement d’inhibiteurs déjà existants pour d'autres applications dans le traitement de l’OSSC. L’analyse initiale du modèle à 6 semaines ainsi que nos travaux précédents permet d’estimer la puissance statistique de nos analyses et l’échantillonnage nécessaire pour caractériser les effets biologiques souhaités.
Raffinement
Les animaux seront hébergés dans les conditions standards de l’animalerie. L’utilisation de pompes osmotiques remplace les injections intra-péritonéales ou sous cutanées quotidiennes et réduit donc le stress que représentent la contention et les injections nécessaires sur des périodes prolongées. Le volume libéré par les pompes est beaucoup plus faible que lors d’une injection, puisqu’il diffuse au cours de la journée, et la pompe contient un volume nécessaire pour un traitement chronique sur 4 semaines. Ainsi cela nous permettra de nous affranchir de la clairance et de la demi-vie de la molécule testée. Ce mode d'administration est un mode que nous souhaiterions développer au sein du laboratoire pour limiter le stress des animaux. Sous anesthésie gazeuse, les pompes seront placées sur le côté de l’animal, sous la peau, après avoir effectué une légère incision, puis suturé à l’aide d’agrafes chirurgicales. Ce mode de suture est préféré aux points de sutures avec un fil chirurgical en raison de sa solidité dans le temps et de sa rapidité à mettre en place de manière à diminuer le temps d'anesthésie de l'animal. Les animaux se verront administrer un analgésique au moyen d’une injection sous cutanée ou en intra-péritonéale toutes les 12h pendant 2 jours. Les mesures de densité minérale osseuse, seront effectuées tous les 15 jours sous anesthésie avec analgésie. Le temps de radiographie sera d’environ 5 minutes par animal et il sera surveillé jusqu’à son réveil. Le personnel de l’animalerie et les expérimentateurs assureront une surveillance quotidienne. Nous ne prévoyons pas de complications pour les animaux aux différents temps de la procédure qui se résument à 6 injections intrapéritonéales (anesthésies et injections de fluorochromes dilués dans du sérum physiologique qui sont nécessaires au suivi de la formation dynamique de l’os), 2h maximum d’isolement en cage métabolique pour un recueil d'urines. Cependant, dans l’éventualité d’apparitions de signes de souffrance, les mesures préalablement définies dans le projet - surveillance plus fréquente, traitement analgésique et apport de nourriture gélifiée - seront appliquées. En cas d'impossibilité à réduire ou stopper la douleur, l'animal sera euthanasié.
Choix des espèces
L’identification de potentiels traitement de l'OSSC, maladie rare osseuse, nécessite l’administration systémique dans un organisme entier, ici le modèle murin de la pathologie. Avant l’initiation du traitement, à 8 semaines, à mi-chemin de la durée du traitement et à la fin du traitement à 11 semaines, le phénotype osseux de toutes les souris traitées sera analysé afin de pouvoir analyser l’effet du traitement sur les animaux.
Entretien d’une lignée de souris avec une dystrophie musculaire
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
- Système musculosquelettique
Les souris de cette lignée portent une dystrophie musculaire, maladie qui atteint le muscle squelettique et le cœur. 2 277 d'entre elles vont être élevées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, avec une biopsie de la queue sur quelques animaux pour l'identification génétique. Le porteur indique que le phénotype se déclare vers vingt mois et que les souris utilisées entre trois et six mois ne devraient pas l'exprimer, tout en prévoyant la mise à mort de tout animal blessé ou en situation d'inconfort. Une partie des souris est transférée vers d'autres demandes d'expérimentation, dont certaines ne sont pas encore écrites, les animaux au mauvais génotype et les anciens reproducteurs étant tués.
Objectifs
Des souris à phénotype dommageable sont nécessaires pour réaliser des projets de recherche : ces souris sont dystrophiques. Les recherches ciblent le muscle squelettique et le coeur et en particulier la régénération et la fibrose musculaire. La lignée de souris dystrophique est essentielle pour pouvoir étudier la régénération musculaire, la fonction cardiaque et la fibrose dans sa globalité en condition pathologique et pour pouvoir mettre au point des stratégies thérapeutiques. L’objectif est donc la génération de lots de souris dystrophiques pour mener à bien les projets de recherche.
Bénéfices attendus
Les souris générées dans ce projet permettront de réaliser des projets d’étude centrés sur la régénération musculaire et la réduction de la fibrose dans les dystrophies musculaire chez l’homme, des maladies qui touchent le muscle et le coeur et permettront ainsi de proposer des nouvelles stratégies thérapeutiques. La régénération musculaire et le développement de la fibrose sont des processus qui sont altérés notamment dans la dystrophie musculaire de Duchenne (la dystrophie la plus fréquente des maladies neuromusculaires chez l’enfant qui affecte l’ensemble des muscles du corps et qui touche un garçon sur 3500 nés).
Procédures
Une biopsie caudale pour identification génétique sera réalisée sur un nombre limité d'animaux (quelques animaux) vigiles (1x par animal concerné, acte de 1minute).
Impact sur les animaux
Les animaux peuvent développer un phénotype de dystrophie musculaire vers l'âge de 20 mois. Les animaux dont le phénotype se déclare pourront avoir une atteinte musculaire légère pouvant induire une mobilité réduite et une douleur légère. Une biopsie caudale pour l’identification génétique des animaux sera réalisée sur quelques animaux, ce qui pourra engendrer un léger stress de courte durée.
Devenir
Une partie des animaux seront transférés pour expérimentation et affectés à d’autres demandes d’expérimentation animale (utilisation continue). Un projet est déjà en cours, d’autres sont en cours d’écriture pour soumission au comité d’éthique et d’autres encore le seront dans l’avenir. Les animaux ne portant pas le génotype d’intérêt et les anciens reproducteurs seront euthanasiés par une méthode réglementaire .
Remplacement
Il n’est pas possible de recréer in vitro la complexité d’un organisme entier avec tous les acteurs cellulaires et moléculaire participant à la régénération musculaire et à la mise en place des pathologies musculaires et cardiques. Un modèle animal est donc nécessaire pour étudier tous ces aspects.
Réduction
2277 animaux seront utilisés dans ce projet. Les protocoles expérimentaux des projets seront rigoureusement élaborés et réfléchis en avance pour que les expériences soient interprétables et pour éviter de les répéter. Afin de réduire le nombre d'animaux générés dans cet elevage, nous contrôlons le nombre de couple afin de ne pas générer d'excédent de stock en fonction des projets en cours autorisés et les croisements sont optimisés pour obtenir uniquement les animaux du génotype d'intérêt. En effet les croisements se feront entre souris homozygotes afin d'obtenir 100 pour 100 de descendance avec le bon génotype. Si les lots produits sont suffisants pour assurer les expériences dans le cadre des projets actuels et futurs, les accouplements seront arrêtés et une cryopréservation sera envisagée.
Raffinement
Dans la réalisation de ce projet, l’ensemble des procédures a été mis au point afin de permettre une interprétation fiable dans le respect du bien-être animal, en limitant la douleur et le stress. Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation avec un cycle jour nuit automatique : les animaux sont hébergés avec leurs congénères en portoirs ventilés avec un système d’abreuvement automatique et un accès ad libitum à la nourriture et l’eau. Le milieu est enrichi avec un des enrichissements ci-après : carré de lanière kraft, carré de coton, bâtonnet en bois, rouleau en carton ou maisonnette. Les animaux sont maintenus sous un statut sanitaire exempte de pathogènes et d'opportunistes, tout le matériel est stérilisé par autoclavage (enrichissement, cages) et l'eau est osmosée. Les conditions de températures et d’hygrométrie sont contrôlées et monitorées. Une période d’acclimatation de 10 jours est prévue pour les animaux fondateurs en provenance d’un fournisseur extérieur avant de mettre en place les accouplements.Les animaux sont vérifiés quotidiennement. Les animaux ne devraient pas développer de phénotype aux âges utilisés dans ce projet, si une déclaration précoce se présente, de la nourriture hydratée sera disposée au fond de la cage pour améliorer la prise alimentaire. Tout animal blessé ou montrant des situations d'inconfort sera euthanasié. Si un signe clinique anormal est observé, nous utiliserons une grille de scoring générale basée sur les 4 critères principaux (apparence, alimentation, respiration, comportement). Une surveillance accrue sera réalisée lors des prélèvements de tissu pour génotypage : une compression de la zone d'incision sera effectuée pour stopper les petits saignements, le regroupement et la prise en charge des souriceaux par la mère seront vérifiés. Nous nous efforçons à chaque instant de raffiner nos procédures afin de garantir le bien-être des animaux en cours de procédure grâce à une surveillance attentive (point limite) et des soins adaptés.
Choix des espèces
Le modèle le plus commun utilisé dans les études précliniques dans le domaine musculaire et cardiaque est la souris due à la facilité d'élevage, le coût relativement peu élevé ainsi que la disponibilité d'outils analytiques. Des animaux dystrophiques sont indispensables pour étudier le muscle et le coeur in vivo dans un système pathologique. Les animaux seront mis en accouplement entre 2 et 8 mois, ils seront utilisés dans le cadre de projets autorisés entre l'âge de 3 à 6 mois car les souris sont considérées comme ayant accompli leurs croissances musculaires et cardiaques à cet âge. Les accouplements seront échelonnés dans le temps afin d’obtenir des portées tout au long de l’année et d’arrêter les croisements si un nombre suffisant d’animaux est obtenu.
Traitement de l’inflammation par Plasma enrichi en plaquettes (PRP) en cas de discopathie dégénérative mécanique sur modèle murin
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
Une injection de collagénase dans un disque de la queue, sous anesthésie, en vingt minutes, provoque chez chaque rat une discopathie mécanique. Sept jours plus tard un millilitre de sang est prélevé, le plasma enrichi en plaquettes en est extrait puis réinjecté le même jour dans le disque abîmé, et une pompe est implantée sous la peau pour délivrer un analgésique en continu. Suivent douze semaines d'examens IRM de deux heures, à raison d'un par semaine, sur 12 rats utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. D'après le porteur, la discopathie provoque une douleur intense et longue si elle n'est pas soignée, avec enflure de la queue, prostration et pilo-érection, les rats étant tués dès l'atteinte d'un point limite ou au terme des douze semaines, pour prélever leurs queues.
Objectifs
Chez l’homme, les discopathies entrainant des lombalgies sont très fréquentes, estimées entre 15 et 50% dans la population générale. Caractérisée par une atteinte multifocale du complexe disque-vertèbre au niveau du squelette, la maladie se manifeste habituellement après 50 ans. Le retard diagnostique s’explique donc essentiellement par des plaintes cliniques aspécifiques évoluant par crise chez des patients. La prise en charge est généralement symptomatique par repos, kinésithérapie voire infiltration rachidienne de dérivés cortisonés. Dans une précédente étude, nous avons développé une méthode IRM permettant la détection des différentes zones de la vertèbre chez le rat sain et pathologique. Désormais, nous souhaitons traiter l’inflammation discale, évènement précoce de la maladie, chez le rat par du plasma enrichi en plaquettes (PRP). L’IRM permettra d’évaluer l’efficacité de l’injection de PRP sur la régénération discale.
Bénéfices attendus
Les bénéfices seront de deux ordres : 1) si l’injection de PRP permet une régénération discale chez le rat, ceci pourra être facilement transféré en clinique pour aider au traitement des discopathies humaines. 2) l’IRM est une méthode d’imagerie non-invasive qui devrait permettre d’évaluer l’efficacité thérapeutique du PRP sans biopsie et à des temps précoces.
Procédures
Toutes les procédures décrites dans ce document seront réalisées sous anesthésie générale. Chaque rat de ce projet subira une discopathie mécanique dans 1 disque de la queue grâce à une injection de collagénase. Cette chirurgie dure en moyenne 20min. Sept jours plus tard, 1mL sang sera prélevé en quelques secondes pour extraire le plasma contenant les plaquettes sanguines, qui sera injecté dans le disque pathologique la même journée (étape durant environ 10 minutes). Puis, une pompe sera implantée en sous-cutané pour libérer un analgésique en continu (procédure de 10 minutes environ). Finalement, des examens IRM de 2 heures seront réalisés 1 fois par semaine pendant 12 semaines.
Impact sur les animaux
La discopathie mécanique entraine une douleur intense et longue si elle n’est pas soignée, comme c’est le cas chez l’humain. Ainsi les nuisances peuvent inclure une enflure de la queue, une perte de poids temporaire, une prostration, une pilo-érection.
Devenir
Les animaux seront mis-à-mort lorsque les points limites seront atteints ou lorsqu'ils auront subi les 12 semaines de suivi IRM. Cette euthanasie est nécessaire pour prélever les queues et réaliser des coupes histologiques pour détecter la présence de sites inflammatoires, valider la régénération du complexe disco-vertébral et ainsi corréler avec le signal IRM obtenu.
Remplacement
Il est indispensable d’utiliser les animaux vivants, car nous souhaitons traiter une inflammation discale. Ces pathologies ne sont pas reproductibles in vitro car elles nécessitent un système immunitaire complet.
Réduction
Notre étude précédente a permis de suivre par IRM l’inflammation discale sans traitement par plaquettes sanguines. Nous souhaitons donc désormais utiliser principalement des rats traités avec des plaquettes sanguines, comme ceci est déjé réalisé chez l'humain. Nous analyserons la différence de vitesse de réparation du disque entre les 2 groupes. Le nombre d'animaux nécessaire à ce projet a été déterminé par une approche statistique.
Raffinement
Les 12 rats seront répartis dans 6 cages avec des tubes en carton, de la litière, de la paille, du coton, un bois à ronger, de la nourriture et de l’eau à volonté. Des observations quotidiennes et des scorages d’évaluation de la douleur hebdomadaires seront pratiqués dès le début de l’expérimentation pour évaluer l’évolution de la maladie. De ce fait, des points limites ont pu être établis. La cellule bien-être du laboratoire sera impliquée quotidiennement dans l’évolution du protocole. L’analgésie sera appliquée dès le début de l’expérimentation sur l’animal, et sera administrée tout au long des 12 semaines d’observations IRM.
Choix des espèces
Les rats seront utilisés du fait de leur utilisation courante dans la littérature pour ce modèle pathologique. De plus, nous avons réalisé une première étude sur cette espèce, qui nous servira dans les analyses en fin de projet. Comme nous souhaitons transférer les séquences IRM 3D nouvellement développées à l’homme, les animaux seront utilisés à l’âge adulte (250g pour les rats) car la croissance est terminée et le prélèvement veineux de 1 mL possible.
Elevage et maintien de souris et de rats variants et transgéniques à des fins de recherche biomédicale à visée thérapeutique
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche appliquée
- Troubles musculosquelettiques
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
Rats : 6500
25 600 souris et 6 500 rats vont être produits et génotypés sur la durée du projet, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Chaque animal subit une seule intervention, un prélèvement de queue ou d'oreille sur animal éveillé accompagné d'un tatouage des phalanges, moins de cinq minutes en tout. Les animaux issus de ces quinze lignées génétiquement altérées, treize de souris et deux de rats, sont destinés à d'autres projets sur les dystrophies musculaires, puis tués, gardés pour la reproduction ou transférés vers une utilisation continue. Le porteur indique développer en parallèle des muscles artificiels dérivés de cellules de patients, tout en qualifiant les expériences prévues d'"absolument indispensables".
Objectifs
Ce projet a pour but de produire et de génotyper des animaux. Ce projet permettra l’élevage de 13 souches de souris et de 2 souches de rats génétiquement altérées nécessaires à la mise en oeuvre de différents projets de recherche ayant pour but de comprendre la physiopathologie des maladies étudiées et de trouver des approches thérapeutiques innovantes pour des dystrophies musculaires.
Bénéfices attendus
Les bénéfices devant découler de ce projet concernent le domaine de la santé humaine. Ils visent à valider l’effet thérapeutique de molécules d’intérêt ou de produits de thérapie génique pour un groupe de maladies humaines sur des modèles de la maladie. L’observation d’un effet thérapeutique permettra d’envisager un essai clinique qui, s’il est probant, devrait permettre de stopper l’évolution de la pathologie chez les patients atteints de dystrophie, et donc de valider une thérapie pour des maladies qui n’en n’ont pas à ce jour (maladies orphelines de traitement).
Procédures
Les prélèvements de tissus (queue et/ou oreille) se font sur animaux vigiles. Cet acte se fait en même temps que le tatouage des phalanges et n’est pratiqué qu’une seule fois. Au total, moins de 5 minutes sont nécessaires pour réaliser tous les actes. En effet, les prélèvements de tissus se font en moins d'une minute, mais les instruments sont nettoyés entre chaque animaux ce qui augmente un peu le temps total. Les tatouages se font également en quelques minutes. Pour une durée total (néttoyage compris) n'excédant pas 5 min.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues sur les animaux sont liées à la méthode de prélèvement de tissu (queue ou oreille) sur jeunes animaux vigiles. La contention d’animaux jeunes peut entrainer un stress et une douleur légère passagère ne dépassant pas quelques heures.
Devenir
Euthanasie des animaux ou gardé en vie pour la reproduction ou une utilisation continue.
Remplacement
Un effort de remplacement est réalisé en amont et en parallèle de ce projet. En effet, nous essayons dans un premier temps de répondre aux questions scientifiques dans des modèles cellulaires et nous développons des muscles artificiels dérivés notamment de cellule de patient. L’utilisation d’animaux dans des études scientifiques ne se fait que lorsque les modèles cellulaires ne peuvent pas répondre aux questions. Par exemple quand il est nécessaire d’étudier les symptômes de perte de la locomotion typiques des dystrophies musculaires. Enfin, dans le but de diminuer le nombre d’animaux à produire, certaines de nos lignées ayant le même fond génétique, les animaux contrôle peuvent être utilisés comme contrôles pour plusieurs lignées.
Réduction
Nous avons prévu d’utiliser un total de 25600 souris et 6500 rats pour fournir les animaux nécessaires à l'ensemble des expériences in vivo. Ce projet se limite aux expériences considérées comme absolument indispensables et prévoit l'exploitation maximale des données obtenues.
Raffinement
Le raffinement du projet inclut la sélection des modèles : la souris est un modèle déjà utilisé et bien étudié pour les maladies musculaires. En cas d’observation de la moindre douleur, définit par des points limites stricts en fonction des procédures, les souris recevront un traitement analgésique, et si cette douleur devait persister, les animaux seraient euthanasiés pour éviter toute souffrance. Les animaux sont élevés dans un environnement enrichi, ils sont observés quotidiennement pendant les jours ouvrés. Les souris et rats étant des animaux sociaux, aucun animal n’est seul dans une cage, sauf si problème d’agressivité.
Choix des espèces
Pour ce projet, nous utiliserons les espèces souris et rat car les modèles existants des pathologies étudiées sont sur ces espèces. Pour évaluer les effets des fortes doses, nous utiliserons l’espèce rat car elle est plus sensible au niveau cardiaque, ce qui nous permet d’avoir une meilleure sensibilité de l’expérience. Les animaux seront utilisés au stade adulte. Après le sevrage, les animaux présentent une taille de muscle et des conditions physiques suffisantes pour évaluer les fonctions musculaire ou cardiaque et présentent déjà des signes histologiques pour les modèles pathologiques les plus sévères.
Prise en charge de mutations induisant des nuisances chez des modèles murins génétiquement modifiés.
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
- Troubles musculosquelettiques
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
- Système immunitaire
- Système musculosquelettique
- Système nerveux
Des souris porteuses de mutations qui leur causent des douleurs, des difficultés à se déplacer et parfois la mort avant terme sont élevées ici pour d'autres projets. 7 500 d'entre elles sont concernées, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, la seule intervention décrite étant une biopsie de quelques secondes pour le génotypage. Le porteur affirme que l'élevage de ces lignées ne peut pas être remplacé, ces animaux constituant selon lui "le cœur même" des projets des utilisateurs. Celles dont le génotype n'intéresse aucun projet sont transférées vers un autre établissement quand c'est possible, tuées sinon, tandis que les autres partent en expérimentation ailleurs ou servent de reproducteurs.
Objectifs
Dans le cadre de la production de modèles murins génétiquement modifiés, l'objectif du projet est de décrire la prise en charge des pathologies induites par les mutations de ces modèles.
Bénéfices attendus
Ce projet permet de raffiner la production de souris génétiquement modifiées et de gérer l'apparition de pathologies induites par ces modèles en anticipant leur prise en charge et en permettant ainsi une réaction immédiate et adaptée. Il y a également un bénéfice indirect, car les modèles précliniques génétiquement modifiés permettent de reproduire chez l’animal des pathologies humaines.
Procédures
Des mutations chez des souris génétiquement modifiées peuvent entrainer des nuisances (phénotype dommageable) durant l’élevage chez l’animal. La biopsie pour génotypage ne prend que quelques secondes.
Impact sur les animaux
En fonction du modèle de pathologie, les mutations entrainant un phénotype dommageable induisent en général et à des degrés divers des douleurs, de l’inconfort, des difficultés à se déplacer et pour certaines des mortalités selon le génotype. Le génotypage des animaux requiert un prélèvement qui peut occasionner une gêne de très courte durée.
Devenir
Les animaux d'intérêt sont utilisés dans des procédures epxérimentales dans d'autres établissements utilisateurs (utilisation continue) ou peuvent servir en tant que reproducteurs. Les animaux dont le génotype n'a pas d'intérêt pour les projets expérimentaux initiaux peuvent être soit utilisés pour d'autres projets expérimentaux dans d'autres établissements utilisateurs si c'est possible, soit euthanasiés s'l n'y a pas de possibilité de les utiliser dans d'autres procédures.
Remplacement
Différentes stratégies de remplacement peuvent être appliquées par les chercheurs en amont de l'élevage des souris (expériences préparatoires in vitro, modélisations, veille scientifique) ou en aval des expérimentations (modélisation, raffinement des méthodes statistiques). Pour ce projet précis, il n'est pas possible de remplacer l'élevage de lignées de souris car ces animaux correspondent au coeur même des projets des utilisateurs.
Réduction
La réduction en pratique d'élevage nécessite une optimisation de l'âge des animaux géniteurs afin d'obtenir la plus grande descendance avec un minimum de cages d'accouplement. Elle nécessite aussi un choix approprié des génotypes des géniteurs (choix du mâle vs femelle; utilisation hétéro/homozygote, etc). La production sera rationnalisée par l’établissement de programmes d’élevage afin de ne pas produire plus d'animaux que nécessaire pour la production de lots expérimentaux.
Raffinement
Le raffinement concernant l'évaluation et l'entretien de lignées à phénotype dommageable ou potentiellement dommageable est obtenu en appliquant scrupuleusement les consignes des chercheurs concernant l'apparition des points limite attendus ou supposés pour chaque lignée considérée. Le raffinement des conditions d'élevage se traduit par un enrichissement des cages de production et de stabulation des animaux (par exemple : batonnets de coton, maison en carton si besoin, frisottiss si besoin,mise à disposition de l'aliment et/ou de la source hydratée sur la litière si besoin , etc... adaptation du nombre d'animaux / Cage au phénotype). Les conditions environnementales sont très élevées afin de protéger les animaux d'infections.
Choix des espèces
La souris est un animal permettant un grande variété de techniques génétiques permettant d'établir des relations entre gènes, fonctions, comportements et pathologies. Tout âge : animaux jeunes à âgés selon le type de procédures expérimentales dans lesquelles ces animaux sont par la suite utilisés en utilisation continue.
Capacité de régénération des différents types de cellules satellites
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
316 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, dont 36 seulement subiront la lésion musculaire et la greffe de cellules satellites qui font l'objet du projet. Les 280 autres sont gavées de tamoxifène et analysées au repos. Le porteur écrit qu'aucun phénotype dommageable n'est attendu, tout en reconnaissant qu'une paralysie ou une nécrose de la patte lésée reste possible. Toutes sont tuées au plus tard 28 jours après la lésion, pour prélever les muscles et comparer la capacité de régénération de deux sous-populations de cellules souches.
Objectifs
Parmi les tissus des organismes vertébrés, le muscle squelettique est l’un des plus remarquables parce qu’il possède de grandes capacités régénératrices, faisant de lui un organe très plastique. À l’origine de cette plasticité musculaire se trouve un réservoir de cellules souches, les cellules satellites qui, comme leur nom l’indique, se localisent en périphérie des fibres musculaires. Il a été démontré qu’une partie d’entre elles a une capacité de se différencier plus rapidement que d’autres, ce qui suggère des mécanismes cellulaires sous-jacents conférant cette disparité. Ceci interroge désormais sur le rôle respectif de ces deux sous-populations quant à la réparation du muscle squelettique. Comme notre projet s’intéresse à des processus biologiques qui reposent sur l’évolution au cours du temps et l’interaction entre de nombreux types cellulaires nous ne pouvons pas mettre en place une méthode alternative au vivant. Avec ce projet nous voulons comparer dans le contexte du vivant les greffes de ces cellules dans un muscle en régénération et identifier s’il y a une sous-population avec une capacité régénérative plus importante. Ces expériences nous permettront d’analyser la capacité des sous-populations des cellules satellites à régénérer un muscle lésé, comme c’est le cas dans un contexte de maladie musculaire. Notre étude nécessitera un total de 316 souris réparties sur 2 procédures expérimentales, dont seulement 36 animaux seront soumis aux lésions et greffes musculaires.
Bénéfices attendus
Il a des études qui ont montré qu’il y a une hétérogénéité des cellules souches musculaires, les cellules satellites, associé à l’expression de certaines protéines. Pendant la régénération musculaire, la présence de d’une protéine importante pendant le développement musculaire chez les cellules satellites est associé avec plus de prolifération et différenciation plus rapide. Avec ce projet nous avons comme objective comprendre si dans le contexte de l’in vivo, les cellules satellites qui expriment cette protéine sont capables de mieux régénérer le tissue. La régénération musculaire est perturbée dans le contexte des dystrophies musculaires. Mieux comprendre les mécanismes de régénération par les cellules souches musculaires, les cellules satellites, va permettre d’approfondir sur la possibilité de la réussite de nos cellules candidates dans les thérapies cellulaires pour les maladies musculaires humaines.
Procédures
Dans cette étude 36 de la totalité des animaux (316) seront anesthésiés et soumises à des injections intramusculaire et greffé avec des cellules satellites dans ces muscles. Les 280 autres animaux seront traités avec de la tamoxifène par gavage et analysés en homéostasie, donc non-soumis à des injections.
Impact sur les animaux
Il n’est pas attendu un phénotype dommageable. L’induction de la régénération musculaire peut entrainer des contraintes au niveau du mouvement de la patte pendant quelques heures. Nous n’attendons pas de complications majeures liés à la régénération musculaire mais nous ne pouvons pas négliger la possibilité qu’une éventuelle paralysie ou nécrose de la patte puisse se manifester.
Devenir
Tous les animaux sont mis à mort au plus tard 28 jours post-lésion intramusculaire pour prélèvement des tissus nécessaires à l’analyse.
Remplacement
Nos projets s’intéressent à des processus biologiques qui reposent sur l’évolution au cours du temps et l’interaction entre de nombreux types cellulaires. De fait, l’étude de ces processus au sein d’un organisme dans son ensemble où toutes les cellules impliquées sont en étroite communication est nécessaire. Cependant, nous faisons tous les tests d’optimisation du protocole in vitro et seulement dans un deuxième temps nous ferons les greffes avec un minimum d’animaux nécessaire aux analyses.
Réduction
Dans un but de suivre le principe des 3R (Remplacer, Réduire, Raffiner) et de réduire l’utilisation d’animaux, le nombre d’animaux a été calculé sur la base de protocoles déjà publiés avec 10 animaux par lot ce qui est le minimum pour obtenir suffisamment de matériel biologique pour réaliser l’ensemble des analyses nécessaires.
Raffinement
Pour essayer de minimiser la souffrance et le stress induit aux animaux, des analgésiques seront administrés avant et après d’induction de la régénération musculaire. De plus, pour l'enrichissement du milieu de la nourriture humidifiée sera ajoutée dans les cages les 3 premiers jours après induction de la régénération musculaire pour améliorer les conditions d’alimentation des animaux. Tout au long du projet, il y aura une surveillance quotidienne du comportement et le poids des souris afin de détecter tout signe de douleur ou d'inconfort. Les animaux qui présenteraient des signes anormaux associés à des points limites seront immédiatement mis à mort.
Choix des espèces
Nous avons choisi la souris pour des raisons multiples. En plus d'être un mammifère, le fait d'avoir des souris transgéniques et immunodéprimées est essentiel pour permettre l'analyse de cellules greffées tardivement sans avoir une réponse immunitaire. Ce modèle murin étant couramment utilisé, nous permettra d’avoir une idée plus approfondie sur la possibilité de la réussite de nos cellules candidates dans les thérapies cellulaires pour les maladies musculaires humaines. Nos expérimentations concernent les jeunes adultes de 8 semaines. Passé 8 semaines, le muscle adulte est complétement formé et il est donc possible de faire la distinction entre le processus de régénération et la croissance musculaire.
Evaluation de la capacité d’un peptide d’intérêt à rétablir le couplage excitation / contraction des cellules musculaires squelettiques dans un modèle de souris.
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
Tuées sans réveil à la fin des mesures de contraction musculaire, 200 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Un vecteur viral injecté dans le muscle tibial d'une seule patte y fait progressivement disparaître la contraction, ce qui affecte la mobilité de l'animal pendant une durée que le porteur dit ne pouvoir fixer qu'après la première phase du projet. S'ajoutent deux à cinq prélèvements de sang sous anesthésie gazeuse, une injection du peptide testé par voie intraveineuse ou intrapéritonéale, puis une chirurgie pour atteindre le muscle et en mesurer les propriétés contractiles. Le porteur affirme que le recours à l'expérimentation animale est "nécessaire", les modèles cellulaires ne donnant pas selon lui de cellules musculaires assez matures.
Objectifs
La contraction des muscles squelettiques nécessite une augmentation de la concentration intracellulaire de calcium qui est contrôlée par l’interaction de deux protéines, A et B. L’interaction de ces deux protéines permet le déclenchement de la contraction musculaire et le dérèglement de cette interaction entraine des troubles graves de la contraction musculaire. L’objectif de ce projet est de tester la capacité d’un peptide d’intérêt à restaurer la contraction lorsque l’interaction entre ces deux protéines est perturbée par l’absence de l’une d’entre elles. L’absence dans tous les muscles de l’une ou l’autre de ces deux protéines entrainant la mort de l’animal, nous supprimerons l’expression de la protéine A dans un seul muscle de la patte. Une fois constatée une diminution significative de la contraction de ce muscle nous injecterons le peptide d’intérêt dans le muscle et observerons le retour de la contraction. Cette étude permettra d’approfondir la compréhension des mécanismes qui commande le couplage excitation-contraction du muscle squelettique. Différentes myopathies humaines ont pour origine un dérèglement des mécanismes de contrôle du déclenchement de la contraction. La caractérisation de molécules permettant de contrôler les différentes étapes de ce processus revêt donc une importance majeure non seulement au niveau fondamental mais également dans la mise au point de traitement de ces pathologies. Cette étude représente la première preuve de concept de l’utilisation « in vivo » de peptides capables de moduler au niveau intracellulaire les acteurs du déclenchement de la contraction.
Bénéfices attendus
Bénéfices attendus du projet. Ce projet devrait permettre : 1) De démontrer in vivo la capacité du peptide d’intérêt à rétablir le couplage entre l’excitation et la contraction des cellules musculaire squelettiques lorsque la protéine située à la surface de la cellule fait défaut. 2) D’établir la preuve de concept que le peptide d’intérêt est capable in vivo d’interagir avec sa cible et d’en contrôler l’activité. Cette démonstration ouvrirait la possibilité d’utiliser ce peptide dans différentes situations pathologiques causées par une déstabilisation de l’interaction entre les protéines A et B (RYR1 et CACNA1S).
Procédures
Les souris recevront une injection unique dans le muscle tibial crânial avec 30 µl de PBS ou d’un vecteur viral de type AAV (Adeno Associated Virus). La durée totale d’intervention est d’environ 10 mn.Des prélèvements sanguins sous anesthésie gazeuse seront réalisés régulièrement pendant toute la durée du protocole soit de 2 à 5 préléments maximum selon les groupes et leurs durée de suivi. Le temps d’intervention est d’environ 5 mn. Selon les groupes, les souris recevront une injection unique du peptide soit en Intra Veineuse, qui sera réalisée au niveau de la veine caudale sous anesthésie gazeuse (environ 5 mn) soit en IP qui sera réalisée sous contention en moins d’une minute. Pour les mesures de contraction du muscle, les animaux seront anesthésiés. Après une petite chirurgie pour atteindre le muscle squelettique EDL, celui-ci sera soumis à un protocole de contraction musculaire afin d'évaluer les propriétés contractiles de ce muscle d'intérêt. À la fin de ces mesures et afin de réaliser des analyses post mortem, les animaux seront immédiatement mis à mort.
Impact sur les animaux
Pour les injections en intramusculaire (IM) et en intraveineuse (IV) ainsi ques les prélèvements sanguins, les souris seront sous anesthésie gazeuse. Une légère douleur au point de ponction pourrait être ressenti après le réveil. L’injection en intra péritonéale (IP) sera réalisée sur animaux vigiles. Elle engendre une légère douleur au moment de la piqure. Une fois le muscle tibial crânial injecté avec le vecteur, les animaux subiront de façon progressive une diminution puis la disparition de la contraction de ce muscle. La mobilité en sera donc affectée, et cela, dans un temps qui sera défini lors de la Phase 1 du projet. C’est sur la base de cette nuisance que le choix d’injecté qu’un seul membre a été décidé. Pour les mesures contractiles du muscle, les animaux seront anesthésiés puis mis à mort (acte expérimental sans réveil).
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés à la fin de la procédure pour des études post mortem.
Remplacement
La capacité du peptide d’intérêt à rétablir la contraction du muscle a été testé sur des cellules musculaires en culture. Cependant les modèles cellulaires ne permettent pas d’obtenir des cellules musculaires totalement matures et donc d’approcher la complexité des interactions entre protéines en place dans la cellule musculaire adulte. L’utilisation de la souris est donc justifiée pour évaluer ces différents paramètres physiologiques de la contraction musculaire et l’effet du peptide d’intérêt sur ces différents paramètres.
Réduction
Dans le contexte de cette étude, et en se basant sur notre expérience des données d’expression après injection d’un vecteur AAV dans le muscle chez la souris, le nombre d’animaux est réduit au strict minimum. Ainsi, un maximum de 200 souris réparties sur 3 phases sera utilisé afin d’avoir suffisamment de données pour déterminer dans un premier temps, la fenêtre d’injection possible du peptide, dans un second temps la voie d’administration et le temps de pénétration dans le muscle de ce peptide et dans un dernier temps, son efficacité ou non, in vivo. Selon les paramètres analysés, des tests statistiques de type non paramétriques (Mann & Whitney) pourront être utilisés pour comparer les souris traitées et non traitées.
Raffinement
Le bien-être animal et le raffinement des procédures passera par de bonnes conditions d’hébergements, un suivi quotidien des animaux, l’instauration de points limites pertinents et précoces ainsi que la mise en place de mesures adaptées (anesthésie, analgésie etc.) En cas d’observation d’un mal être de la part de l’animal, un examen clinique sera réalisé à l’aide d’une grille de score afin d’évaluer le degré de souffrance de l’animal. Ainsi, sera observé l’aspect physique global (poil, morphologie général, pertes de poids), l’aspect physique du facies (Paupières, Aspect des larmes, colorations des muqueuses/oreilles), l’aspect comportemental (agressivité, comportement, activité) et la respiration. Pour ce projet, l’observation se portera également sur les capacités motrices de l’animal ainsi que sa capacité à pouvoir se nourrir. Cette grille d’évaluation décisionnaire est générique et mis à disposition par notre SBEA. Selon le score enregistré, certaines actions seront mises en place selon le schéma suivant : score de 0, aucune action ; de 1 à 6, signes cliniques légers, réflexion sur l’environnement (milieu, social). Si un animal présente 3 signes associés, utilisation d'AINS ou analgésique faible ou anesthésique local ou opioïdes dose faible; de 7 à 13, signes cliniques modérés, utilisation d’opioïdes dose faible à moyenne, réflexion sur l’environnement (milieu, social…) et observation régulière (min 1f/j) ; de 14-20 signes cliniques sévère, observation (min 2f/j) et utilisation d’opioïde de dose moyenne à forte, s’il n’y a pas d’évolution dans les 24h malgré la prise en charge de la douleur, alors l’animal sera euthanasié ; ≥ 21, euthanasie de l’animal.
Choix des espèces
Afin de répondre aux objectifs de ce projet, le recours à l’expérimentation animale est nécessaire. En effets, les modèles « in vitro » ne peuvent reproduire la complexité du mécanisme qui commande le couplage excitation-contraction du muscle squelettique. Les vecteurs AAV sont fréquemment utilisés avec succès chez la souris. Ainsi nous allons utiliser ce modèle afin de pouvoir mimer grâce au vecteur AAV le dérèglement du couplage excitation-contraction et faire preuve de concept de la capacité d’un peptide à rétablir le déclenchement de la contraction « in vivo ». Afin de pouvoir réaliser notre étude sur des muscles tibiaux et EDL homogènes et de tailles adultes, des souris adultes d’environ 14 semaines seront utilisées.
Effets d’une restriction sensorimotrice sur le système neuromusculaire
- Recherche appliquée
- Troubles musculosquelettiques
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système musculosquelettique
- Système nerveux
1 760 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, chacun voyant ses pattes arrière immobilisées par un adhésif seize heures par jour, de la naissance au vingt-huitième jour. Les ratons sont séparés de leur mère cinq heures au douzième jour, certains sont ensuite soumis à une course forcée sur tapis roulant trente minutes par séance, trois jours par semaine pendant quatre semaines, d'autres à des vibrations du corps entier quinze jours de suite. Une injection de marqueur dans le muscle après ouverture de la peau, une étude électrophysiologique d'une heure trente et un prélèvement de sang par section du bout de la queue complètent le protocole, avant la mise à mort pour prélever les tissus. Le porteur annonce des contremesures qui permettraient aux enfants alités ou atteints d'un trouble de la coordination un développement harmonieux, quand ce qui est acquis ici est l'immobilisation quotidienne de rats nouveau-nés.
Objectifs
Les premières années de la vie sont déterminantes pour le développement de l’enfant et de la santé de l’adulte qu’il deviendra, et elles programment sa santé future (cf. concept des « 1000 premiers jours » lancé par l’Unicef). La jeune enfance est donc une période critique du développement au cours de laquelle les individus vont développer les compétences motrices et cognitives essentielles pour leur existence. Or, certains enfants sont contraints à l’hypoactivité parce qu’ils sont alités (maladie, accident, paralysie cérébrale…). D’autres, qui souffrent d’un trouble développemental de la coordination, présentent des atypies sensorimotrices. L’hypoactivité ou les troubles moteurs précoces sont à l'origine d'un développement anormal et durable de l'organisation et des fonctions du système nerveux. Ils conduisent à des troubles cognitifs et à un risque accru d’émergence de maladies civilisationnelles à l’âge adulte (diabète, hypertension...). Les objectifs de ce projet sont 1/ de fournir des preuves d'une altération du dialogue muscle-cerveau dans les déficits neurodéveloppementaux induits par l'hypoactivité et 2/ dans une perspective translationnelle, de développer des stratégies innovantes pour restaurer un dialogue efficace et robuste entre le muscle et le cerveau afin de contrecarrer les déficits. L’étude sera réalisée sur un total de 1760 rats dans le respect du principe des « trois R » (remplacement, réduction, raffinement). L’une de nos priorités majeures sera de minimiser l'inconfort, le stress ou la douleur des animaux et de maintenir le nombre d'animaux utilisés dans les procédures expérimentales au minimum. Les interventions invasives seront menées dans les conditions appropriées d'anesthésie et toutes les mesures nécessaires seront prises pour minimiser la douleur pendant et après les interventions. Dans le cas où la vie d'un animal devra être interrompue, cela sera effectué rapidement pour minimiser la douleur et dans le respect des procédures éthiques.
Bénéfices attendus
Ce projet a pour objectif d’avancer dans la compréhension des effets de l’hypoactivité au cours du développement (enfance) et de proposer des contremesures efficaces pour permettre un développement sensorimoteur et cognitif harmonieux.
Procédures
- La procédure de restriction sensorimotrice consiste à immobiliser les pattes postérieures pendant 16h chaque jour, de la naissance à P28. La pose de l'adhésif chaque soir dure env 1 min et le retrait chaque matin 1-2 min. - Prise alimentaire : les ratons sont isolés de la mère pendant une durée de 5 heures le 12e jour postnatal. - L'analyse IRM est réalisée une seule fois et dure env. 1 heure, depuis l’anesthésie jusqu’à l’euthanasie finale. - Les animaux du groupe "exercice" seront entrainés à marcher sur la tapis 10 minutes / jour, 5 jours consécutifs, puis seront soumis à une course sur tapis roulant pendant 30 min, 3 jours /semaine, 4 semaines consécutives. - Vibration corps entier : pendant 15 jours consécutifs, avec un maximum de 15 min / jour. - Avant l’euthanasie, une goutte de sang sera recueillie par section de la pointe de la queue pour mesures de paramètres sanguins au moyen de bandelettes. Cette procédure très rapide ne génère pas plus de douleur pour l’animal que, pour les personnes diabétiques, le fait de se piquer le bout du doigt pour obtenir une goutte de sang. En outre, une pommade anesthésique sera appliquée préalablement. - Injection de marqueur rétrograde dans le muscle : cette procédure, réalisée sous anesthésie, nécessite d'ouvrir la peau pour injecter une petite quantité de marqueur dans le muscle au moyen d'une aiguille très fine. L’animal recevra une injection d’analgésique. La durée totale de l’intervention n’excèdera pas 30 min. - Une étude électrophysiologique (réflexe H) et mécanique (propriétés contractiles) : le niveau d’anesthésie sera vérifié tout au long de la procédure, en veillant toujours à ce que l'animal ne présente aucun signe d'inconfort. La durée totale de l’ensemble de cette procédure est de l’ordre de 1h30. À la fin, les animaux seront mis à mort par euthanasiant chimique et différents tissus seront alors prélevés. - tests comportementaux : réalisés chaque semaine pendant 2 mois. Ils sont répartis sur 5 jours consécutifs, l'ensemble des tests réalisés les 3 premiers jours n'excède pas 30 minutes / jour. Le 4e jour, le test de fatigue dure jusqu'à ce que l'animal refuse de courir. La durée est de l'ordre de 30 min à 1h. Le 5e jour, le test dure toute la nuit mais l'animal est laissé dans sa cage d'hébergement.
Impact sur les animaux
Pour les animaux du groupe RSM (soumis à une restriction sensorimotrice), la peau des pattes postérieures peut se trouver sensibilisée par l’application quotidienne d’adhésif médical. En outre, l’immobilisation peut induire des contractures musculaires. Lors du retrait du système d’immobilisation chaque matin, la peau est soigneusement inspectée et les mouvements de flexion et extension des pattes postérieures sont réalisés délicatement. L’ensemble des tests réalisés pour l’évaluation de la fonction motrice peuvent générer un stress modéré dû à la manipulation et au changement d’environnement. La durée de cette étude est estimée à 1h au maximum. En outre, la course forcée sur tapis roulant peut générer un stress et de possibles douleurs musculaires. Les animaux seront habitués à la course sur tapis roulant à faible vitesse pendant au minimum trois séances préalablement à l’exercice proprement dit. L’étude des propriétés musculaires peut générer de la douleur mais cet effet indésirable sera prévenu par l’utilisation d’une anesthésie gazeuse et analgésie chimique.
Devenir
Les animaux des différents groupes expérimentaux seront mis à mort afin de prélever des tissus.
Remplacement
L'analyse comportementale nécessite d'être réalisée in vivo et ne peut être remplacée par des méthodes alternatives. L'analyse des propriétés musculaires pourrait être réalisée ex vivo. Cela nécessite un appareillage particulier, onéreux, et une longue période de tests. Des travaux préliminaires seront intégrés à cette étude, en parallèle de l’approche in vivo. Notre objectif est de privilégier cette alternative dans l'avenir.
Réduction
Le calcul du nombre d’animaux par groupe se base sur la nécessité d’avoir suffisamment d’animaux pour que l’analyse statistique soit possible entre les deux groupes. La plupart des interventions sont non invasives et peuvent être réalisées sur les mêmes animaux. Toutefois, lors de l’euthanasie, deux types de perfusion différentes seront nécessaires pour prélever les tissus, ce qui oblige à prévoir deux lots d’animaux. En outre, pour éviter un effet éventuel de la portée (dû par exemple au comportement maternel), il faut diversifier les portées d’origine au sein d’un même groupe (par exemple, 10 animaux seront obligatoirement issus de 5 portées différentes au minimum).
Raffinement
Les rats seront hébergés en cage collective dans des condition de température et d’hydrométrie contrôlée avec une alimentation et un apport en eau à volonté. Ils bénéficieront d’une surveillance quotidienne et de pesées bi-hebdomadaires. Les expérimentations et les prélèvements seront effectués dans des pièces réservées à cet effet et différentes des locaux d'hébergement. Des anesthésiques et antalgiques adaptés au protocole seront utilisés. Des points limites adaptés seront appliqués. Les animaux présentant au minimum un point limite seront immédiatement retirés de l’étude et euthanasiés.
Choix des espèces
Les rongeurs sont les modèles animaux les plus couramment utilisés en recherche fondamentale ou appliquée chez les mammifères, notamment pour l’étude de pathologies humaines. Le laboratoire dispose du savoir-faire et des dispositifs expérimentaux nécessaires à l'étude de la fonction sensorimotrice chez les rongeurs. Les rats seront utilisés de la naissance jusqu’à l’âge de 3 mois, ce qui permettra d'étudier les conséquences chez le jeune adulte d'une restriction sensorimotrice subie au cours de l'enfance.
Évaluation de l’importance du tissu adipeux médullaire dans l’homéostasie osseuse au cours de l’arthrose et la régénération après fracture dans un modèle murin transgénique
- Recherche appliquée
- Troubles musculosquelettiques
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
Opérées sous anesthésie en moins de quinze minutes pour installer une arthrose ou une ostéoporose, 440 souris transgéniques dépourvues de tissu adipeux subissent des procédures d'un niveau de souffrance modéré pour 400 d'entre elles et léger pour les 40 autres. Leur glycémie est contrôlée tous les quinze jours par une piqûre à la queue, et une partie passe par des tests de douleur et d'activité physique, deux fois avant l'induction du modèle et deux fois après, sur animal vigile et pendant une demi-heure. Sept jours puis deux jours avant leur mise à mort, elles reçoivent deux injections intrapéritonéales. Toutes sont tuées pour prélever des tissus, une partie sans jamais être analysée puisqu'elle est mise à mort au titre de l'entretien de la lignée.
Objectifs
L’ostéoporose et l’arthrose sont deux maladies osseuses liées au vieillissement. L’ostéoporose se caractérise par une diminution de la qualité et de la quantité d’os qui entraîne un risque élevé de fracture et une faible capacité de régénération osseuse. L’arthrose inclut une disparition du cartilage et une modification de l’os sur lequel il repose. Ces dernières peuvent précéder les lésions du cartilage, suggérant que le contrôle de l’intégrité osseuse est important pour la physiologie des articulations. Un symptôme majeur des patients souffrant d'arthrose est la douleur qui est déclenchée par des changements périphériques et centraux dans les voies de la douleur. Cependant, les mécanismes impliqués dans la douleur aiguë et chronique ne sont pas encore bien compris dans l'arthrose. Le tissu adipeux de la moelle osseuse a peu été étudié jusqu’à présent et ses fonctions demeurent très mal connues. Des données récentes suggèrent qu’il contribue à réguler l’intégrité de l’os. Toutefois, son rôle dans la régénération osseuse en cas de fracture et celui dans l’arthrose n’ont jamais été investigués. Nous pensons que le tissu adipeux de la moelle osseuse pourrait jouer un rôle dans les altérations de l’os associées à l’arthrose et à la régénération osseuse après fracture. Les souris transgéniques que nous souhaitons étudier présentent une absence de tissu adipeux, notamment celui de la moelle osseuse. Nous voulons déterminer si cette absence est associée à des modifications de l’intégrité osseuses lors de l’arthrose et dans la régénération osseuse en cas de fracture. Nous voulons déterminer si l’absence d’une protéine spécifique jouant un rôle clef dans la fabrication du tissu adipeux et le stockage de lipides chez la souris est associée à des modifications de l’intégrité osseuses lors de l’arthrose et dans la régénération osseuse en cas de fracture.
Bénéfices attendus
Grâce à cette étude nous pourrons déterminer les conséquences de l’absence de tissu adipeux de la moelle osseuse sur l’homéostasie et la vascularisation osseuses au cours du vieillissement et dans deux contextes de pathologies osseuses : l’arthrose et l’ostéoporose. D’un part l'ostéoporose est la maladie osseuse la plus courante, touchant une femme sur trois et un homme sur cinq de plus de 50 ans dans le monde. D’autre part l'arthrose est la maladie inflammatoire et dégénérative des articulations la plus courante, touchant près de 528 millions de personnes en 2019. La majorité des personnes touchées ont plus de 55 ans, et environ 60 pourcents d'entre elles sont des femmes. Par ailleurs, la lipodystrophie congénitale généralisée (absence de tissu adipeux, notamment dans la moelle osseuse) est une maladie rare, dont la prévalence est estimée à 1-10 cas pour 10 millions. Les patients qui présentent une lipodystrophie congénitale généralisée ont des problèmes osseux. Le modèle utilisé récapitule le phénotype observé chez l'homme, ce qui permettrait de poursuivre les recherches sur l’arthrose et la régénération osseuse post-fracture chez ces patients. Enfin, tester l'effet de l'absence de tissu adipeux de la moelle osseuse au cours du vieillissement ouvrirait les possibilités de traitements thérapeutiques et/ou pharmacologiques visant à moduler ce tissu chez les patients à haut risque de fracture et d’arthrose.
Procédures
Le modèle murin transgénique utilisé présentent une faible masse de tissu adipeux (lipodystrophie), elles peuvent également développer une insulinorésistance et un diabète. Nous mettrons en œuvre deux modèles expérimentaux : un modèle d’arthrose et un modèle d’ostéoporose. Les procédures opératoires seront effectuées sous anesthésie et analgésie (pré- et post-opératoire) pour une durée inférieure à 15 minutes en incluant toute la préparation. Pour ces animaux, un suivi de la glycémie sera mis en œuvre tous les 15 jours par un prélèvement d’une goutte de sang (très faible volume) au niveau de la veine caudale (quelques secondes par animal). Nous réaliserons une évaluation de la douleur et de l’activité physique sur une partie des animaux avant l’induction des modèles d’arthrose (2 fois) et après (2 fois). Ces évaluations seront effectuées sur animal vigile non contraint pour une durée d’environ 30 minutes (temps de préparation/nettoyage compris). Les animaux recevront également deux injections intrapéritonéales d’une solution 7 jours et 2 jours avant l’euthanasie sur animal vigile (quelques secondes par animal). A l’issue de la période de maintien les animaux seront euthanasiés par une méthode réglementaire afin de réaliser les différents prélèvements pour répondre à la question scientifique.
Impact sur les animaux
Les souris transgéniques utilisée présentent une faible masse de tissu adipeux (lipodystrophie), elles peuvent également développer une insulinorésistance et un diabète. La mise en œuvre des modèles d’arthrose et d’ostéoporose pourront entrainer des douleurs post-opératoires, une altération de la locomotion et une perte de poids associé. L’anesthésie nécessaire à la mise en place des modèles représente un risque de complication possible mais faible (hypothermie, hypoventilation, arrêt cardio-respiratoire, etc.). Le suivi de la glycémie au cours du temps par un prélèvement d’une goutte de sang (faible volume) de manière régulière ainsi que les injections intrapéritonéales de solution pourront entrainer une douleur et un stress de courte durée. Enfin, l’évaluation de la douleur et de l’activité physique peuvent provoquer un stress et un inconfort de courte durée.
Devenir
À la fin de l’étude, tous les animaux seront euthanasiés selon des méthodes réglementaires adaptée afin de prélever des tissus pour analyse. Une partie des animaux ne seront pas analysés puisqu’ils seront euthanasiés dans le cadre de l’entretien de la lignée.
Remplacement
Un organisme vivant est indispensable pour étudier les acteurs mis en jeu dans le développement de l’arthrose et de l’ostéoporose nécessaire dans la mise en œuvre de ce projet. Il n’est pas possible de recréer in vitro la complexité d’un organisme entier avec tous les acteurs cellulaires rentrant en jeu dans ces pathologies complexes et multifactorielles. Notre projet se concentre sur le rôle du tissu adipeux de la moelle osseuse dans les altérations de l’os et de l’articulation au cours de ces maladies osseuses liées au vieillissement. Nous pensons qu’il joue un rôle essentiel dans le contrôle du microenvironnement osseux ce qui implique des interactions fonctionnelles étroites entre les cellules du tissue adipeux de la moelle osseuse et celles de son microenvironnement. Certains aspects de ces interactions peuvent être mimés par des co-cultures. Néanmoins dans une vision plus intégrée de ces maladies et dans un souci de comprendre leur développement et leur progression, aucun modèle cellulaire ou moléculaire actuel ne peut remplacer l’approche in vivo.
Réduction
Le projet impliquera un total de 440 animaux. Nous limitons au maximum le nombre d’animaux par groupe de façon à obtenir des résultats statistiquement fiables. A cause des variabilités inter-animales et intergroupes, un nombre trop restreint d’animaux engendrerait des résultats trop variables et non valides. Compte tenu des données de la littérature (variabilité attendue) et des effets espérés, un test de puissance statistique a été utilisé pour déterminer le nombre minimum d’animaux nécessaire pour cette étude. Les procédures expérimentales ont été affinées pour éviter l'utilisation inutile de souris. Compte-tenu que les caractéristiques du tissu adipeux de la moelle osseuse sont différentes selon le sexe, les expériences seront réalisées sur des animaux des deux sexes. Afin de limiter le nombre d’animaux utilisés, la définition des groupes/temps choisis sont basés sur les résultats d’études antérieures permettant connaître la cinétique d’apparition de l’arthrose. Par ailleurs, l'analyse statistique sera réalisée et nous adapterons chaque test statistique en fonction du type de résultats et d’analyse à effectuer.
Raffinement
Dans la réalisation de ce projet, l’ensemble des procédures a été mise au point afin de permettre une interprétation fiable dans le respect du bien-être animal, en limitant la douleur et le stress en utilisant de l’analgésie pré et post opératoire et de l’anesthésie. Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation, les animaux disposent de nourriture et d’eau à volonté. Le milieu est enrichi à l’aide de coton de nidification ou de maison de type igloo. Nous nous efforçons à chaque instant de raffiner nos procédures afin de garantir le bien-être des animaux en cours de procédure grâce à une surveillance attentive (point limite) et des soins adaptés (anesthésie, analgésie, etc.). Par exemple dans ce projet, le choix de la litière est adapté au modèle mis en œuvre afin que celle-ci soit la moins désagréable possible et n’augmente pas les potentiels douleurs liées au développement de l’arthrose. De même l’accès à l’alimentation sera facilité et son appétence améliorée notamment durant les phases post-opératoires. Le traitement analgésique sera prolongé au-delà de la période de couverture standard en cas de signe de douleur ou de difficulté dans les déplacements des animaux.
Choix des espèces
Justification de l’espèce/modèle : Le projet est mis en œuvre sur un modèle murin transgénique présentant une faible masse de tissu adipeux (lipodystrophie), et pouvant développer une insulinorésistance. Une telle déficience n’est disponible que chez la souris. De plus, les modèles d’arthrose et d’ostéoporose sont développés chez la souris. Justification des stades : Les études se feront avec des animaux adultes. Le modèle d’arthrose utilisé est le modèle expérimental le plus fréquemment utilisé pour étudier la physiopathologie de l'arthrose et l'efficacité des médicaments contre cette maladie. La chirurgie sera réalisée sur des souris de 12 semaines matures sur le plan squelettique. Le modèle d’ostéoporose sera mis en œuvre sur des souris de 6 à 7 semaines. Il permet de récapituler certains aspects du développement et de la croissance du squelette et de s’affranchir afin des problèmes associés au syndrome métabolique.
Maintien et élevage de lignées de souris dans le cadre de l’étude de gènes candidats impliqués dans le développement musculaire
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
3 600 souris seront transférées vers des projets expérimentaux du laboratoire ou gardées pour maintenir les lignées, les 1 200 autres étant tuées parce qu'elles n'ont pas le génotype attendu ou qu'elles ne sont plus en âge d'être accouplées. 4 800 souris génétiquement modifiées vont ainsi être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Au sevrage, à trois semaines, chacune est immobilisée le temps de la pose d'une boucle à l'oreille et du prélèvement de l'extrémité de la queue pour le génotypage. Le porteur justifie le recours à cette espèce en affirmant que la souris partage 99 % de ses gènes avec l'humain.
Objectifs
L’objectif de ce projet est de caractériser le génotype des souris génétiquement modifiées pour des gènes connus ou candidats pour leur implication dans le développement musculo-squelettique. Ces animaux sont générés pour être, par la suite, utilisés dans des projets de recherches expérimentaux autorisées.
Bénéfices attendus
Ce projet permet d'identifier les génotypes des animaux pour maintenir les différentes lignées de souris génétiquement modifiées nécessaires aux différents projets de recherche au sein du laboratoire et pour optimiser au mieux la gestion des élevages.
Procédures
Au moment du sevrage, les animaux vigiles seront pris en contention pour réaliser l'identification par pose de boucle à l'oreille et la biopsie caudale pour le génotypage. Ce geste ne dure que quelques secondes et n'est répété qu'une seule fois au cours de la vie de l'animal.
Impact sur les animaux
Les nuisances sont liées au prélèvement de l'extrémité caudale de queue pour le génotypage pouvant entrainer une sensation d'inconfort et une douleur légère. Les animaux peuvent également ressentir un stress au moment de la contention de l'animal indispensable pour effectuer la pose de la boucle pour l'identification et le prélèvement pour le génotypage.
Devenir
Les animaux présentant le génotype souhaité seront utilisés pour le maintien des lignées ou intégreront les projets expérimentaux du laboratoire autorisés. Les animaux qui ne seront plus en âge d'être accouplés ou qui présenteront un génotype non souhaité seront euthanasiés selon la réglementation en vigueur.
Remplacement
Il n'est pas possible de modéliser in vitro la complexité d'un organisme entier avec tous les acteurs cellulaires rentrant en jeu. Les gènes impliqués dans le développement musculaire peuvent également avoir un impact sur le développement osseux et le métabolisme lipidique en particulier. La souris est un bon modèle pour étudier les fonctions biologiques et les pathologies liées au développement musculaire et retrouvées chez les mammifères.
Réduction
Le nombre d'animaux est calculé de manière à maintenir la lignée au sein de l'animalerie et de fournir les animaux nécessaires pour les différents projets d'étude au sein du laboratoire. Les schémas d'accouplement ont été optimisés pour ne produire que les animaux génétiquement modifiés nécessaires pour alimenter les projets de recherche. En fin d'expérimentation, une cryoconservation des lignées sera effectuée de manière systématique par congélation de sperme.
Raffinement
L'ensemble des procédures expérimentales sera réalisé de manière à limiter le stress et la souffrance des animaux. Le prélèvement de l'extrémité caudale de la queue est réalisé par du personnel qualifié maitrisant ces gestes techniques au moment du sevrage. Nous nous efforçons à chaque instant de raffiner nos procédures afin de garantir le bien-être des animaux en cours de procédure grâce à une surveillance attentive et quotidienne des animaux. En cas d'apparition d'une souffrance inattendue, d'un changement comportement, les animaux seront mis à mort dans les 24 heures suivants l'apparition des signes. Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation avec un cycle jour nuit automatique : les animaux sont hébergés avec leurs congénères (l’isolement est limité au maximum) en portoirs ventilés avec un système d’abreuvement automatique et un accès à volonté à la nourriture et l’eau. Le milieu est enrichi avec un des enrichissements ci-après : carré de lanière kraft, carré de coton, batônnet en bois, rouleau en carton ou maisonnette. Si un animal se retrouve isolé de manière imprévue, il bénéficiera de deux enrichissements. Les conditions de températures et d’hygrométrie sont contrôlées et monitorées.
Choix des espèces
Le modèle murin est un modèle de choix dans l'étude du développement musculaire du fait de la parenté génétique et d'un développement embryonnaire proche des mammifères dont l'homme. En effet, la souris possède 99% d’identité de gènes avec l’Homme (et forte identité également avec d’autres mammifères sujets de nos travaux de recherche). De plus, les mécanismes cellulaires et moléculaires mis en œuvre au cours du développement musculo-squelettique sont similaires entre la souris et l’Homme. Dans ce projet, les animaux seront mis en reproduction à partir de l’âge de 6 semaine pour les femelles et de 8 semaines pour les mâles, âges auxquels les animaux sont sexuellement matures et jusqu’à ce que les animaux commencent à présenter des difficultés à se reproduire (20 à 24 mois). Le génotypage des animaux sera réalisé au moment du sevrage, c’est-à-dire à l’âge de 3 semaines.