Système musculosquelettique
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étude du rôle des mécanismes moléculaires et facteurs hormonaux liés aux troubles locomoteurs chez la souris 2/2
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système musculosquelettique
- Système nerveux
Deux injections dans le canal rachidien espacées de quatre semaines, une pompe osmotique implantée sous la peau, un enregistrement musculaire sous anesthésie et jusqu'à trois injections dans l'abdomen. 7 046 souris vont être utilisées, toutes tuées pour prélever leur moelle épinière et leurs muscles, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. L'objectif déclaré est de comprendre le déclin locomoteur lié à l'âge et aux maladies neurodégénératives, les retombées thérapeutiques restant annoncées au conditionnel. Le porteur écrit qu'aucun effet indésirable n'a été décrit chez les animaux utilisés, tout en indiquant que le modèle de sclérose latérale amyotrophique reproduit la perte des cellules nerveuses du mouvement et la dégradation des muscles. Les souris sont réparties entre 10 jours, 3 mois et 16 mois, pour comparer un stade jeune et un stade âgé.
Objectifs
Le projet vise à comprendre les mécanismes moléculaires à l'origine du déclin locomoteur dans le contexte du vieillissement et des maladies neurodégénératives. La découverte de nouvelles stratégies thérapeutiques, en lien avec le mécanisme chargé de la dégradation de composants intercellulaires et les neurones, pourrait permettre de prévenir/traiter le déclin de nos fonctions locomotrices lié à l'âge et des maladies associées aux problèmes moteurs. Ces travaux de recherche devraient permettre de tester l’efficacité de ces thérapies. Le projet se déroule sur 2 établissements utilisateurs.
Bénéfices attendus
Ce projet contribuera à améliorer notre connaissance des mécanismes impliqués dans le vieillissement et les maladies dégénératives. D'un point de vue biomédical, il pourrait conduire à l'identification de nouvelles stragégies thérapeutiques pour prévenir et/ou traiter le déclin lié à l'âge ou les maladies neurodégénératives, ce qui constitue actuellement un défi prioritaire pour les systèmes de santé du monde entier. Enfin, d’un point de vue thérapeutique, cette étude pourrait conduire à l’identification de cibles thérapeutiques dans le traitement de ces troubles.
Procédures
Les interventions subies par les animaux sont: - Deux injections intrathécales (10 minutes sous anesthésie par intrapéritonéal et sous analgésique en pré (30 minutes avant le début de la procédure) chirurgie puis 24 et 48 heures plus tard) espacées de 4 semaines. Pose d'une pompe osmotique sous-cutanée sous anesthésie et sous analgésie (en pré (30 minutes avant le début de la procédure) chirurgie puis 24 et 48 heures plus tard). Des tests de locomotion seront effectués, ainsi qu’un enregistrement musculaire sous anesthésie par voie intrapéritonéale. Au total, les souris recevront un maximum de 3 injections intrapéritonéal (durée totale de 15 secondes). Ces interventions seront fait dans l'établissement utilisateur 1. De plus, des biopsies de la queue seront effectuées dans l'établissement utilisateur 2 pour génotyper les souris.
Impact sur les animaux
Mobilité altérée liée au modèle sclérose latérale amyotrophique. Injection intrapéritonéale: peut causer une douleur légère due à la piqûre. Chirurgies (injections intrathécales ou pose de pompe osmotique): peut provoquer du stress dû à l'anesthésie et au dessèchement des yeux. Aucun effet indésirable n'a été décrit chez les animaux qui seront utilisés. La biopsie peut provoquer une douleur légère.
Devenir
Chaque animal sera mis à mort afin de prélever des tissus pour l'analyse moléculaire (moelle épinière et muscle).
Remplacement
La souris est le modèle le plus pertinent pour notre étude, car elle présente des similarités physiologiques avec les pathologies humaines. Il n'existe pas de modèle in vitro.
Réduction
Le nombre de souris est réduit à son minimum. De nombreux tissus seront collectés après mise à mort, afin d'approfondir les études moléculaires, cellulaires et protéomiques. Chaque souris génèrera donc de nombreuses informations. De plus nous avons déterminé le nombre de souris par groupe en fonction de données de la littérature et grâce à l'utilisation d'un outil statistique.
Raffinement
Les souris bénéficieront de coton, de tunnels et de bâtonnets de bois à ronger afin de les occuper et afin qu’elles puissent se construire un nid. Les souris seront surveillées quotidiennement par les membres qualifiés de l'animalerie afin de détecter tout signe de douleur. La chirurgie sera réalisée sous anesthésie générale et un analgésique sera administré en pré- et post-opératoire. A la suite de la chirurgie la souris sera réveillée au chaud et surveillée pendant les heures qui suivent et la bonne cicatrisation sera observée tous les jours durant la semaine qui suit l’opération par la personne en charge du protocole. Des points limites spécifiques à chaque étape ont été définis. Tout animal en souffrance sans possibilité de le soulager sera mis à mort.
Choix des espèces
La souris a été choisie pour notre étude sur les problèmes de locomotion dans un modèle de sclérose latérale amyotrophique (SLA). Ce modèle, créé en modifiant un gène spécifique, reproduit bien les troubles moteurs observés dans cette maladie. Il permet d’étudier à la fois les formes familiales et non familiales de la SLA, et simule la perte des cellules nerveuses responsables du mouvement, ce qui conduit à une dégradation des muscles. Ce modèle nous aide aussi à étudier comment certains processus biologiques, comme le fonctionnement des cellules, influencent la locomotion à différents stades de vieillissement. Le projet consiste à utiliser des souris âgées de 3 mois et de 16 mois, soumises à des tests pour observer leurs comportements. Ces deux âges ont été choisis pour représenter les stades jeunes et âgés des souris, ce qui permettra de comparer leurs capacités de mouvement et de mieux comprendre comment le vieillissement affecte ces fonctions. À 3 mois, les souris sont en pleine forme physique, tandis qu’à 16 mois, des signes de déclin moteur liés à l’âge commencent à apparaître. Parallèlement, des souris porteuses d’une mutation génétique associée à la SLA (sclérose latérale amyotrophique) seront utilisées à 10 jours et à 3 mois. À 10 jours, l'objectif est de vérifier leur génotype pour déterminer si elles portent ou non la mutation génétique. À 3 mois, les premières altérations motrices liées à la SLA commencent à se manifester, ce qui permet de suivre l’évolution de la maladie au fur et à mesure.
Utilisation de nanoparticules non virales pour le traitement des maladies génétiques du muscle
- Recherche appliquée
- Troubles musculosquelettiques
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
Soumises à une ou deux injections intraveineuses de nanoparticules lipidiques ou de vecteurs de thérapie génique sous anesthésie gazeuse, 160 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance légère, toutes tuées à l'issue. Une partie d'entre elles passe un test de force où la queue est reliée à un capteur qui enregistre leurs réponses d'échappement pendant cinq minutes. Le projet vise à valider l'effet de ces nanoparticules contre la fibrose musculaire dans des myopathies génétiques comme la dystrophie de Duchenne, et le porteur écrit qu'un essai clinique concluant "devrait" alors permettre de stopper la progression de la maladie chez les patients. Sur le remplacement, il affirme qu'il n'existe "pas de modèle in vitro de fibrose musculaire" et que l'élimination des cellules fibrotiques par les lymphocytes T exige un milieu physiologique complet.
Objectifs
Notre laboratoire cherche à traiter un certain type de myopathies (maladie des muscles) qui comprennent en particulier la dystrophie musculaire de Duchenne et les dystrophies musculaires des ceintures. Ces myopathies sont des maladies génétiques rares, progressivement invalidantes et conduisent à la perte de la marche. Le muscle sans ses protéines structurales finit par se détruire puis l’apparition de la fibrose rigidifie le tissu et entraîne de sévères complications. Dans la myopathie de Duchenne, la protéine déficiente s'appelle la dystrophine. Cette protéine joue un rôle d'amortisseur au cours des cycles de contraction/relaxation du muscle et un rôle fonctionnel dans la membrane musculaire. Aucun traitement curatif n'est actuellement disponible. Les stratégies visant à ajouter une copie fonctionnelle du gène et/ou à réduire la fibrose constituent l’approche la plus prometteuse pour le traitement de ces myopathies. Des approches de thérapie génique sont en cours d’étude et consistent à introduire un gène médicament dans l’organisme du patient à l’aide d’un vecteur viral inoffensif pour remplacer le gène malade et rétablir le fonctionnement de la protéine. Néanmoins, les tests cliniques utilisant l'administration de versions courtes de la protéine dystrophine (micro-Dystrophine) via un virus adéno-associé (AAV), ont mis en évidence seulement une efficacité partielle du traitement et ont révélé des risques pour la sécurité des patients, tels qu'une réponse immunitaire associée à la dose élevée d'AAV utilisée. C’est pourquoi, dans ce projet, nous souhaitons explorer la technologie des nanoparticules, utilisées dans la formulation de certains vaccins, pour délivrer les ARN messagers de gènes thérapeutiques et réduire la fibrose dans le tissu musculaire. Ces nanoparticules sont le plus souvent lipidiques et permettent un transfert efficace et ciblé de protéine ou d’acide nucléique dans les cellules d’intérêts. Nous souhaitons donc tester dans un premier temps l’immunogénicité de ces particules chez la souris et dans un second temps, tester l'efficacité des nanoparticules pour le transfert de gènes et pour la reprogrammation de cellules T en cellules T anti-fibrose. L'étude permettra en outre de tester l'efficacité thérapeutique de grandes versions de dystrophine ou de dystrophine complète pouvant être logées dans les nanoparticules, ce qui ne pourrait pas être possible dans les AAV étant donné leur capacité de cargo limitée.
Bénéfices attendus
Ce projet se place dans le cadre de la recherche de traitements pour des maladies génétiques humaines touchant le muscle squelettique. Il vise à valider l’effet thérapeutique de nanoparticules lipidiques pour un groupe de maladies humaines sur un modèle murin de la maladie. L’observation d’un effet thérapeutique pourrait permettre d’envisager un essai clinique qui, s’il est probant, devrait permettre de stopper l’évolution de la pathologie chez les patients atteints de dystrophie, et donc de valider une thérapie pour des maladies qui n’en n’ont pas à ce jour.
Procédures
Les animaux seront soumis à des prélèvements de sang sous anesthésie gazeuse d'une durée maximum de 5 minutes pour vérifier la présence des nanoparticules lipidiques et analyser la réponse immunitaire. Ils seront aussi soumis à l'injection de nanoparticules lipidiques et ou de vecteurs de thérapie génique en intraveineux sous anesthésie gazeuse. Pour la PE1, il y aura 2 prélévements de sangs et une seule injection de nanoparticules lipdiques. Pour la PE2, les souris auront un prélévements de sang et deux injections en intraveineux, soit deux injections de nanoparticules lipidiques à deux semaines d'intervalle, soit une injection de nanoparticules lipidiques et 15 jours après une injection de vecteurs de thérapie génique. La durée d'anesthésie et le temps de d'injection durent moins de 5 minutes par souris. Pour le test de force musculaire, la queue des animaux est reliée à un capteur de force qui va enregistrer les réponses d’échappements des animaux. Ce test est limité à 5 min et ne peut être réalisé qu’une seule fois.
Impact sur les animaux
Les nuisances (douleur ou stress) attendues sur les animaux sont liées en particulier à la nature des différents actes réalisés. Les nuisances de classe légères sont liées à l’acte d’anesthésie lors de l’injection : du traitement et des prélèvements de sang. Il y a une possibilité de sécheresse oculaire au cours des anesthésies. Les nuisances attendues pour le test de force sont de classe legère. Cet acte ne sera fait qu’une fois. En ce qui concerne le modèle utilisé, même s’ils portent une anomalie génétique correspondant à une dystrophie musculaire chez l’homme, ils présentent un phénotype moins important que les patients.
Devenir
Les animaux de chaque procédure seront tous euthanasiés pour collecter les muscles squelettiques, la rate et les ganglions pour analyser au laboratoire les effets de nos traitements.
Remplacement
Nous réalisons systématiquement des tests préalables in vitro pour exclure les nanoparticules de mauvaise qualité. Nous vérifions la présence de l’ARN messager du gène d’intérêt après infection cellulaire en mesurant l’expression des protéines d’intérêts. Afin de valider l’effet des nanoparticules anti-fibrose sur la fibrose in vivo au préalable à une application chez l’homme, nous souhaitons utiliser un modèle animal (souris), car aucun modèle in vitro n’est capable de développer cet aspect de la pathologie. En effet, il n’existe pas de modèle in vitro de fibrose musculaire et l’interaction et l’élimination des cellules fibrotiques par les lymphocytes T nécessite un milieu physiologique où la réponse immunitaire peut avoir lieu.
Réduction
Au cours des 5 années du projet, nous avons prévu d’utiliser un total de 160 souris pour faire l'ensemble des expériences in vivo. Ce projet se limite aux expériences considérées comme absolument indispensables et prévoit l'exploitation maximale des données obtenues. Lorsque ce sera possible, nous utiliserons les mêmes souris contrôles pour des expériences différentes en tant que contrôle pour les différents modèles évalués. De plus, un maximum d’analyses sera réalisé sur organes prélevés après la mort des animaux pour éviter des doublons de procédures expérimentales. Nous administrerons les nanoparticules lipidiques par voie sanguine car c’est le moyen le plus efficace et le moins invasif pour cibler tous les muscles de l’organisme. Le nombre d’animaux utilisés par groupe est optimisé pour obtenir des résultats statistiquement significatifs.
Raffinement
Les animaux sont élevés dans un environnement enrichi. Aucun animal n’est seul dans une cage, sauf si problème d’agressivité. Des mesures pour augmenter le confort des animaux sont également appliquées telles l’application de gel oculaire pour éviter le dessèchement des tissus lors des anesthésies. Les prélèvements de sang à la veine submandibulaire se font sous anesthésie de courte durée. Les doses de nanoparticules injectées sont faibles par injection et d'après les données de la littérature scientifique aucune toxicité n’est attendue. Néanmoins une surveillance de l’état général des animaux sera effectuée régulièrement. Nous appliquons les points limites établis préalablement et utilisons les procédures d’euthanasies appropriées.
Choix des espèces
Ce projet se place dans le cadre de la recherche de traitements pour des maladies génétiques humaines touchant le muscle squelettique. Les modèles murins inclus dans ce projet portent des anomalies génétiques ciblant le gène de la pathologie chez l’homme qui va entraîner le plus souvent des désordres musculaires sans impact sur l’activité naturelle de la souris. Ces modèles permettent d’analyser les perturbations de la fonction musculaire et sont donc pertinents pour nos études. Nous utiliserons pour ce projet des souris jeunes d’environ 2 mois- 3 mois car c’est à cet âge que les muscles sont les plus permissifs au traitement de thérapie génique. Le développement de la fibrose qui est un frein majeur au transfert de gène musculaire est progressif et la cinétique de dépôts de collagène varie d’un muscle à l’autre. Nous avons vu également dans nos précédents résultats que pour réduire la fibrose de manière significative dans le muscle via des cellules T anti-fibrose, il faut cibler et éliminer le plus tôt possible les cellules fibroblastiques sécrétrices de collagène, soit environ à l’âge de 2 mois.
Analyse des effets de deux antalgiques après une blessure musculaire chez la souris
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
Toutes tuées pour que leur tissu musculaire passe en analyse histologique, 70 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une toxine leur est injectée dans la patte arrière pour provoquer une lésion du muscle, avec jusqu'à trois injections sous-cutanées et deux injections intramusculaires, puis huit jours d'isolement en cage individuelle dont quatre-vingt-seize heures en cage à roue d'activité. Le protocole prévoit jusqu'à quatre évaluations de la sensibilité mécanique, dont la mesure sert justement à estimer la douleur que la lésion provoque. L'objet du projet est de comparer deux antalgiques pour raffiner ce modèle de blessure, et le porteur conclut que "l'expérimentation animale est indispensable" pour y parvenir.
Objectifs
Le muscle squelettique peut se réparer complètement après une blessure grâce au processus de régénération musculaire. Ce processus, habituellement efficace, peut être compromis dans certaines conditions (maladies métaboliques, vieillissement, myopathies). Le modèle standard de blessure musculaire est celui de l'injection d'une toxine dans la patte arrière de l'animal. Ce modèle est très courant et très standardisé. La lésion musculaire induit une douleur qui n'est pas quantifiable en analysant le comportement de l'animal. En vue de raffiner le protocole, l'étude vise à analyser l'effet de deux antalgiques sur l'activité motrice des animaux, indicative de la douleur, à la suite de l'induction de la lésion.
Bénéfices attendus
Cette étude permettra de définir le meilleur protocole pour raffiner le modèle expérimental. Il s'agit d'une part de valider l'impact de la blessure sur l'activité et la nociception des animaux, d'analyser l'impact des analgésiques sur cette activité (les analyses seront réalisées en aveugle) et d'autre part de s'assurer que la prise d'antalgique n'impacte pas le processus de régénération musculaire.
Procédures
Les souris seront installées dans des cages individuelles équipées de roues d'activité pendant 96h puis maintenues en cages individuelles jusqu’à la fin du protocole expérimental (soit une durée totale de 8 jours). Les souris subiront des injections de faible volume en sous cutané (3 au maximum) et en intramusculaire (2 au maximum). La durée de ces injections est d'environ 10-20 secondes (contention totale 30-40 secondes). Les souris seront soumises à une évaluation de la sensibilité mécanique (4 maximum, durée maximale du test: 15-20 minutes).
Impact sur les animaux
Des nuisances et effets indésirables modérés sont attendus du fait d’un cumul d’actes (injections intramusculaire, injections sous-cutanées, anesthésies, blessure musculaire), qui induisent du stress et une douleur et de l'isolement des animaux pendant 8 jours.
Devenir
Les animaux sont mis à mort en vue de récupérer le tissu musculaire pour des analyses histologiques et cellulaires
Remplacement
L'analyse de la régénération musculaire peut être en partie étudiée in vitro. Cependant, la coordination des processus biologiques qui la régule ne peut se faire qu'in vivo. L'étude de composés favorisant la régénération musculaire ne peut se faire qu'in vivo, justifiant le recours à l'expérimentation animale. En outre, cette étude ayant pour but de raffiner un protocole expérimental in vivo, l'expérimentation animale est indispensable.
Réduction
L'expérience du laboratoire permet de réduire au maximum le nombre d'animaux utilisés pour les analyses. Les deux pattes des animaux sont utilisées, réduisant par deux le nombre d'animaux utilisés, car des analyses différentielles peuvent être réalisées sur les deux pattes (e.g., histologie pour une patte, cytométrie pour l’autre).
Raffinement
L'étude vise à évaluer la meilleure prise en charge de la douleur à la suite d'une induction de lésion musculaire. L'évaluation de la douleur sera donc estimée par la mesure de l'activité physique des souris et en réponse à une évaluation de la sensibilité mécanique. Lors de l'induction de la lésion, des anesthésiques sont utilisés, et différents analgésiques seront comparés. Des points limites suffisamment prédictifs et précoces sont mis en place pour limiter la douleur.
Choix des espèces
Des travaux précédents ont montré que les processus mis en œuvre au cours de la régénération musculaire chez la souris sont proches de ceux observés chez l'homme. Les animaux sont utilisés entre 6-8 semaines, à l'âge adulte car nos précédents travaux et ceux de la littérature ont été majoritairement conduits à ce stade de maturation.
Maintien de lignée murine hémophile A et B sous forme respirante
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
- Troubles musculosquelettiques
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
- Système musculosquelettique
Un poinçon dans l'oreille au quinzième jour de vie, deux minutes de contention comprises : 312 souris nées hémophiles A ou B en passent par là. 270 d'entre elles subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance léger et 42 un niveau modéré, 270 sont tuées et 42 réutilisées, les reproducteurs des trios renouvelés tous les quatre mois finissant en banque de tissus. L'objet est l'entretien de l'élevage lui-même, pour alimenter en souris hémophiles A et B d'autres expériences sur la destruction des articulations. Le porteur précise que la souris hémophile, contrairement à la forme humaine de la maladie, ne saigne pas spontanément et ne saigne qu'après un traumatisme, et que les souris de génotype non hémophile sont mises à mort.
Objectifs
L’hémophilie est une maladie hémorragique héréditaire rare liée à déficit en facteur VIII (FVIII) de la coagulation pour l’hémophilie A et le facteur IX (FIX) pour l’hémophilie B. La sévérité de l’hémophilie est définie par les taux de FVIII ou FIX plasmatiques. La forme sévère, où le taux du FVIII ou FIX est
Bénéfices attendus
Une meilleure compréhension des mécanismes de la destruction articulaire induite par l’hémophilie permettra d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques mais également de disposer de nouveaux outils de diagnostic précoce. Ce projet nous permet donc d’obtenir des souris hémophile A et hémophile B en bonne santé et sans manifestations hémorragiques pour assurer la continuité de la lignée. Ce projet nous permet également d’acquérir des informations d’élevage spécifique aux modèles employés afin de mieux répondre aux critères des 3R.
Procédures
Durant la phase de maintien de la lignée, les souris ne subissent aucunes procédures, lors du bacrossing et génotypage, un prélèvement à l’oreille est réalisé au 15ème jour de vie, durée éstimée à 2min : contention + prélèvement.
Impact sur les animaux
Au cours du maintien, le modèle est maintenu sous la forme hémophile homozygote KO pour les modèles d’hémophilies A et B et ne fait attendre aucune nuisance de type saignement, mortalité foetale ou post-natal, seul les portées des souris hémophiles A sont réduites (4-6 animaux par portée) par rapport aux souris hémophiles B (8-10 animaux par portée). Le poiçon réalisé à l'oreille à 15jours de vie des animaux, selon les bonnes pratiques vétérinaires, se superpose avec l'opération d'identification et ne nous fait attendre aucune douleur. Seule la contention des animaux peut engendrer un léger stress chez les animaux, stress compatible avec la survie des animaux.
Devenir
Au cours de la procédure 1 : les souris sont mise en reproduction et tous les 4 mois les trios sont renouvelés. Les souris issus des anciens trios sont mis à disposition pour la réalisation de prélèvement post mortem et ainsi constituer une banque de tissus contrôle. A la fin de la procédure 2, les animaux sont mis en reproduction et les animaux de génotype non hémophiles sont mis à mort.
Remplacement
Le recours aux modèles in vitro ou in silico est impossbile dans l'étude de l'arthropathie hémophilique, en effet, le modèle d'étude nécessite un système vasculaire et locomoteur fonctionnel et en lien direct.
Réduction
Les animaux nécessaires au maintien de la lignée sous forme respirante sont limités à 3 trios reproducteurs maximum par modèle d’hémophilie soit 6 trios au total la première année. A la fin de cette première année, les données acquises nous permettrons de réviser le nombre de souris.
Raffinement
Toutes les mesures seront prises pour préserver le bien-être de l’animal par l'application des points limites stricts et spécifiques du projet et l'utilisation d'anesthésie et d'antalgie lors des gestes expérimentaux.
Choix des espèces
La souris représente la seule espèce animale, après le chien hémophile, à permettre la mesure de l’activité des médicaments de l’hémophilie et d’étudier la destruction articulaire induite par la maladie. Il est important de préciser que la souris hémophile, paradoxalement à la forme humaine de cette maladie, n’est pas victime de saignement spontané et les saignements sont provoqués que par des traumatismes. Pour cette étude, les souris sont maintenues en élevage jusqu’à leur puberté avant d’être mises en reproduction.
Rôle du microenvironnement stromal dans les lésions musculaires-2/2
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
- Système cardiaque
- Système immunitaire
- Système musculosquelettique
Un infarctus du myocarde provoqué en trente minutes chez l'adulte et en quinze chez le souriceau d'un jour, une artère fémorale ligaturée ou excisée, un muscle lésé par une anse refroidie appliquée trois fois quinze secondes : 7 110 souris vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à la fin de chaque procédure. Certaines reçoivent en plus une injection quotidienne de toxine. Les échographies obligent à les transporter vers un second établissement, transport que le porteur compte lui-même parmi les sources de stress. Le projet vise à comprendre le rôle des cellules du microenvironnement musculaire dans la régénération, et le porteur justifie le choix de la souris par la disponibilité d'animaux génétiquement modifiés et par la consanguinité des lignées, qu'il présente comme un gage de reproductibilité et donc de réduction des effectifs.
Objectifs
Le projet se déroule dans 2 Etablissements utilisateurs. Ce projet a pour objectif de caractériser les mécanismes cellulaires impliqués dans les pathologies affectant le muscle squelettique et cardiaque, y compris les pathologies cardiovasculaires comme l’infarctus du myocarde, les myopathies et les blessures chroniques du muscle squelettique. Par ailleurs, le manque d’irrigation locale des membres inférieurs sont fréquentes dans différentes pathologies chroniques y compris le diabète. Malgré le succès de certains traitements, ces maladies chroniques restent encore aujourd’hui fréquentes et très peu soignables, elles ont donc un impact majeur sur la qualité de vie des patients. Ce projet a pour but de répondre à un sujet de santé publique et de besoins scientifiques et cliniques afin d’améliorer la compréhension de ces pathologies affectant le muscle et le traitement des patients.
Bénéfices attendus
L’objectif de ce projet est de mieux comprendre les mécanismes biologiques menant aux lésions musculaires. Notre étude permettra notamment de comprendre le rôle de certaines cellules dans la régénération ou les lésions chroniques des muscles. Ces avancées pourraient, à terme, permettre de développer de nouvelles thérapies pour réparer ou régnérer les muscles. Ceci pourrait concerner, par exemple, l’infarctus du myocarde, qui est la première cause de mortalité en France.
Procédures
- Infarctus du myocarde chez la souris adulte anesthésiée (1x par souris) durée = 30 minutes. Réalisé par EU1 - Infarctus du myocarde chez le souriceau anesthésié (1x par souris) durée = 15 minutes. Réalisé par EU1 - Échocardiographie chez la souris et le souriceau anesthésié (1x par souris) durée = 15 minutes ainsi que le stress lié au transport vers le site n°2 pour l’échocardiographie. Réalisé par EU2 - Constriction puis excision d’un segment d’artère fémorale sur souris adulte anesthésiée = 15 minutes. Réalisé par EU1. - Ligature de l’artère fémorale chez la souris adulte anesthésiée (1x par souris) durée = 15 minutes. Réalisé par EU1 - Dans certaines expériences, injection de toxine: quotidien, 10 secondes. Réalisé par EU1 - Blessure localisée du muscle par anse refroidie (1x par souris) = 3x 15 secondes. Réalisé par EU1 - Ligature de l’artère fémorale et injection de toxine chez la souris adulte anesthésiée = 15minutes. Réalisé par EU1 - Chirurgie terminale sous anesthésie pour prélèvement d’organes. Réalisé par EU1.
Impact sur les animaux
Effets indésirables liés aux procédures : inconfort lié à la préhension des animaux, douleur aux points d'injections. Effets de la chirurgie cardiaque : douleur modérée post-opératoire de quelques jours. Effets de la chirurgie des membres inférieurs : Douleur, inconfort léger de courte durée liés à la ligature de l’artère fémorale et au point d’injection. Stress lié au transport des souris vers l'EU n°2 pour les échocardiographies. L’induction de l’anesthésie gazeuse pour la réalisation de l’échocardiographie est stressant pour l’animale.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure pour analyse des organes.
Remplacement
Notre projet s’intéresse à l’interaction de différents types de cellules du microenvironnement musculaire, y compris les cellules immunitaires, stromales et endothéliales. Comme l’étude de ces interactions cellulaires est multicellulaire et multi-organes (réponse immunitaire, inflammation, régimes), elle ne peut pas être effectuée sur des cellules isolées in vitro et nécessite un modèle murin in vivo, qui a un système immunitaire similaire à l’homme.
Réduction
Le nombre de souris à utiliser a été calculé avec l’objectif de réduire le nombre d’animaux autant que possible tout en assurant des résultats significatifs, qui seront confirmés par des analyses statistiques appropriées, en fonction des questions posées. Ce nombre tient compte d’un minimum de cellules à collecter pour l’analyse et inclut pour chaque série d’expériences le nombre nécessaire de contrôles. Il tient également compte de la nécessité de reproduire les résultats, afin de pouvoir identifier et exclure des artéfacts expérimentaux et ainsi des erreurs d’interprétation. Un grand nombre de données de transcriptomiques étant déjà disponible pour la communauté scientifique, des analyses informatiques pilotes ont déjà été performées pour étayer nos hypothèses.
Raffinement
La souffrance animale sera réduite au maximum par le raffinement des méthodes expérimentales et la mise en place de points limites spécifiques et précoces. Pour l’ensemble des procédures chirurgicales, une supplémentation hydrique par injection sera effectuée en pré et post opératoire. Une analgésie pré et post opératoire sera réalisée le cas échéant. Pour la procédure d’infarctus du myocarde, le maintien au chaud de la cage sera effectué sur les 48h per-opératoire. Un renforcement de l’enrichissement par de la litière douce (cellulose) et du gel hydrique sera apporté. Le transport des animaux vers le site numéro 2 pour les échocardiographies sera effectué par un transporteur agrée. Les animaux seront dans des boites de transport contenant des croquettes, de l’hydrogel et du coton (ainsi que de la litière).
Choix des espèces
La souris est un bon modèle pour étudier les pathologies musculaires, car des modèles sont bien établis et récapitulent les pathologies chez l’homme. Le choix de l'espèce murine nous permet également d’avoir accès à des animaux génétiquement modifiés cruciaux dans l’étude précise des cellules d’intérêt de ce projet. La consanguinité des modèles utilisés permet une reproductibilité des résultats et une réduction du nombre d’animaux utilisés. Les souris seront âgées de 1 jour à 30 semaines, car nous étudierons ces pathologies chez le souriceau et à l’âge adulte.
Identifier les gènes responsables de la dégradation ou de la réparation du neurone et du muscle
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
- Système nerveux
5 040 poissons-zèbres vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués puis conservés à -80 degrés pour analyses. Les interventions ont lieu sur des larves de 48 à 72 heures : lésion du cartilage de la mâchoire, de la moelle épinière ou de la nageoire caudale, ou injection de cellules, sous anesthésie et en moins de quinze minutes. Le porteur annonce une récupération complète en cinq à six jours grâce aux capacités de régénération de l'espèce, et prévoit la mise à mort des larves trop affectées par l'intervention, le suivi allant jusqu'à trente jours pour les gènes dont la suppression tue précocement. Il présente cet usage de larves comme un moyen de "remplacer l'utilisation de modèles mammifères, en ligne directe avec les recommandations des 3R", alors que le projet en mobilise 5 040.
Objectifs
Le projet global vise à identifier les zones de notre ADN responsables des maladies génétiques qui contrôlent la locomotion. Nous cherchons notamment à découvrir les mécanismes qui poussent un tissu à dégénérer, ou qui au contraire, permettent sa réparation (c’est-à-dire sa régénération). Pour ce faire, nous supprimerons chez le poisson-zèbre, les gènes qui sont mutés chez des patients atteints de maladies neuromusculaires. Nous observerons alors comment l'absence de ces gènes peut impact les neurones, les muscles et les cartilages du poisson. Objectif 1: Découvrir les zones de l'ADN impliquées dans les maladies du système nerveux et musculaire. Objectif 2: Déterminer l'impact de ces gènes sur les mécanismes de réparation de tissus (régénération). Objectif 3: Tester des molécules potentiellement thérapeutiques sur ces modèles pour identifier de nouveaux traitements.
Bénéfices attendus
Notre projet permettra de mieux comprendre les gènes qui assurent le fonctionnement de nos neurones et de nos muscles, et plus généralement, de l’appareil locomoteur. Notre étude permettra surtout de mettre en avant les processus qui ont lieu au cœur de nos cellules, en regardant les compartiments qui sont à l'intérieur même de nos neurones ou de nos myocytes. Enfin, l'identification de nouveaux agents thérapeutiques permettra de mettre en place de nouveaux traitement pour les maladies qui affectent la capacités des patients à se déplacer.
Procédures
Les larves de 48 et 72heures post-fertilisations seront soumises à des injections cellulaires ou à des lésions des tissus locomoteurs (lésion du cartilage, de la moelle épinière ou de la nageoire caudale). Chaque intervention n'excèdera pas 15 minutes et sera effectuée sous anesthésie totale. Les procédures de lésion pourraient engendrer un défaut de locomotion transitoire qui perdurera de 2 à 3 jours avant réparation des tissus. Etant donnée les capacités régénératrices du poisson-zèbre, une récupération totale est observée entre 5 et 6 jours post-fertilisation. Au stade où la larve acquiert un comportement de chasse et de prise alimentaire, la locomotion de l’animal n’est donc plus altérée. Les différentes interventions seront effectuées sous anesthésie et les larves trop affectées par l’intervention sont mises à mort.
Impact sur les animaux
En mimant certaines pathologies humaines, la suppression ou la surexpression de nos gènes d’intérêt pourrait mener à la diminution de la locomotion de la larve, comme décrit chez les patients. Les différents modèles utilisés dans ce projet (mutants ou transgéniques), ne seront conservés au-delà de 6 jour post-fertilisation que si la prise alimentaire de l’animal n’est pas compromise. Toute apparition de point limite entrainera la mise à mort du poisson. La lésion de la moelle épinière et de la nageoire à 3 jours post-fertilisation pourraient entraîner une réduction transitoire de la locomotion chez la larve. Ce défaut ne devrait pas dépasser 6 jours post-fertilisation étant donnée les capacités de réparation tissulaire existant chez le poisson-zèbre. La lésion de la mâchoire quant à elle, ne devrait pas affecter la prise alimentaire de la larve au-delà de 6jours post-fertilisation.
Devenir
Afin de réduire au maximum le nombre de poissons utilisés dans notre étude, chaque procédure prendra fin avec la mise à mort de l'animal puis le stockage des tissus à -80°c pour des analyses ultérieures. Ceci permettra d'utiliser une même larve pour les procédures in vivo puis pour les analyses histologiques et biochimiques.
Remplacement
Afin de décrypter les pathologies qui affectent le système locomoteur, il est important d’utiliser un modèle qui modélise à la fois les systèmes nerveux, musculaires et cartilagineux, tout en reproduisant les interactions complexent qui les lient. Des modèles cellulaires seront utilisés autant que possible dans notre étude, mais nous seront contraints de faire appel à des modèles animaux pour prendre en compte l’appareil locomoteur dans son ensemble. Dans ce cadre, le modèle du Danio rerio représente la meilleure stratégie. L’utilisation de la larve de poisson-zèbre permet de remplacer l’utilisation de modèles mammifères, en ligne directe avec les recommandations des 3R. La caractérisation des nouveaux modèles de pathologies humaines proposée dans notre étude représente autant de nouveaux outils pour comprendre les désordres génétiques sans recourir aux modèles rongeurs.
Réduction
En travaillant sur le meilleur design possible pour notre étude, nous avons pu faire en sorte que chaque animal participe à plusieurs parties du protocole, via des approches non-invasives. Ainsi, nous pouvons, à partir d’une même larve, assurer le suivi de la morphologie globale de l’animal, l’analyse microscopique de ses tissus, le suivi locomoteur, puis l’étude biochimique après euthanasie des individus. Ceci permet de réduire drastiquement le nombre de larves utilisées dans le projet global.
Raffinement
Lors de notre étude, chaque procédure sera effectuée sous anesthésie, avant un retour rapide dans les conditions d'élevage. Après chaque intervention, un suivi quotidien des animaux sera effectué tout au long de l’étude. Les nourrissages manuels assurés chaque jour permettront une observation régulière de chaque individu tout au long des procédures pour détecter une altération de la nage ou de la prise alimentaire. La mise en place de points de contrôle et de critères d’arrêt bien définis permettra d’assurer le maintien des animaux dans les meilleures conditions.
Choix des espèces
Le poisson-zèbre donne accès à de nombreuses procédures non-invasives pour suivre les structures locomotrices chez l’embryon et la larve (à la fois d’un point de vue anatomique et fonctionnel). De plus, le modèle est totalement adapté aux études thérapeutiques, aux suivis microscopiques et aux approches génétiques décrits dans le projet. En outre, l’utilisation du poisson-zèbre, notamment à l’état larvaire, permet de remplacer l’utilisation de modèles mammifères. Enfin, de par sa transparence et son développement externe, le poisson-zèbre représente un modèle unique pour visualiser ce qui se passe au cœur de nos cellules, pour explorer des processus impossibles à voir chez d'autres modèles. Pour l’étude de l’appareil locomoteur, les animaux seront étudiés entre 24 heures post-fertilisation et 6 jours post-fertilisation. Ceci permet de prendre en compte la totalité du développement de la mandibule et des structures neuromusculaires, et de considérer le temps nécessaire à leur régénération. Pour les gènes présentant une potentielle létalité développementale, le suivi sera prolongé jusqu’à 30 jours, stade auquel la plus part des défauts génétiques conduisent à la mort prématurée de la larve.
Restriction alimentaire modérée chez la truite arc en ciel
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
Ralentir la croissance de jeunes truites pour disposer de poissons de 5 à 25 grammes sur une plus grande partie de l'année : telle est la raison déclarée de ce projet, qui répond à une contrainte de calendrier du laboratoire. 2 500 truites arc-en-ciel y sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, toutes tuées. Elles sont nourries deux jours par semaine, le lundi et le jeudi, ce que le porteur traduit par une "sensation modérée de faim" pendant au maximum cinq jours par semaine. Cinq cents poissons par an permettent dix extractions de cellules musculaires, soit cinquante truites par extraction, sans que ce rapport soit justifié autrement dans le résumé.
Objectifs
Les cellules souches musculaires qui sont des précurseurs myogéniques, sont indispensables à la croissance du muscle. Pour déterminer précisément la régulation de l'activité de ces cellules souches, nous utilisons un modèle d'étude in vitro de la myogénèse basé sur la culture primaire de ces cellules. La quantité de ce ces cellules dans le muscle diminue rapidement avec la croissance, ce qui nous conduit à devoir utiliser des poissons d'un poids compris entre 5 et 25 g. Néanmoins, la croissance des truites est très rapide à ces stades là et les animaux passent de 5 g à 25g en 2 mois ce qui limite considérablement nos capacités d'expérimentation puisque la truite est une espèce saisonnière qui pond une fois par an. Le projet a pour objectif de ralentir la croissance des animaux pour obtenir des poissons de 5-25 g en décalé et ainsi pouvoir réaliser des expérimentations sur une plus grande partie de l'année. Une fois réalimentés pour être en pleine croissance, ces animaux seront euthanasiés et le muscle sera prélevé pour étudier les modalités de croissance.
Bénéfices attendus
Grâce à ce modèle in vitro de myogénèse, nous cherchons à élucider les mécanismes moléculaires qui régulent l'activité des cellules du muscle. A termes, ces recherches devraient permettre une meilleure maîtrise de la croissance des poissons, et de la qualité de la chair des poissons.
Procédures
Les animaux seront soumis à une restriction alimentaire légère afin de ralentir leur croissance, puis ils seront euthanasiés pour réaliser des prélèvements. Nous prélèverons 500 animaux de 5-25g par an.
Impact sur les animaux
Les animaux vont être nourris 2 jours par semaine (lundi et jeudi) ce qui va potentiellement engendrer une sensation modérée de faim pendant au maximum 5 jours par semaine.
Devenir
A l'issue de chaque procédure les animaux seront mis à mort par une personne compétente désignée par les responsables de projet. En effet, l'extraction des cellules du muscle nécessite l'euthanasie des animaux. Les responsables du bien-être des animaux sont bien sûr informés.
Remplacement
Il n'existe pas de lignée cellulaire de muscle de truite capable de proliférer et de se différencier in vitro. Il est donc nécessaire de prélever les cellules couches musculaires à partir de muscle de truite.
Réduction
Nous limiterons le nombre de poissons restreints à 500 poissons par an, ce qui nous permet de faire 10 extractions de cellules par an.
Raffinement
Les animaux seront élevés dans un environnement optimal pour l’espèce (photopériode, qualité d’eau, densité, enrichissement). Les paramètres physico-chimiques de l’eau (température, O2, NH4+) seront également régulièrement contrôlés.
Choix des espèces
La truite arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss) est une espèce robuste dont l’élevage, la croissance et la reproduction sont bien maîtrisées en pisciculture. Il s’agit d’une espèce d’intérêt agronomique puisqu’elle représente 95% de la production française piscicole en eau douce. Elle est par ailleurs un modèle biologique largement diffusé dans la communauté scientifique (>50 000 références). C’est une espèce avec une très grande plasticité de croissance. Cette espèce n'est pas incluse dans la liste des espèces identifiées comme devant provenir d’élevage ou de fournisseurs agréés. Les poissons utilisés auront un poids compris entre 5 et 25g, car c'est à ce poids qu'il y a le plus de cellules souches musculaires dans le muscle de truite.
Impact des rythmes de croissance sur l’activité des cellules souches musculaires chez la truite arc en ciel
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
Privées de nourriture pendant sept jours d'affilée pour cent d'entre elles, nourries deux jours par semaine seulement pour deux cents autres, les truites arc-en-ciel de ce projet sont d'abord marquées par une puce magnétique. Elles sont 400 au total, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le porteur ramène cette privation à une "sensation modérée de faim" pendant cinq à sept jours par semaine, et annonce qu'aucune nuisance n'est attendue pour les poissons nourris à satiété. Toutes sont tuées par une dose létale pour prélever leur muscle, l'enjeu déclaré étant de mesurer l'effet des rythmes de croissance sur les cellules souches musculaires et d'en tirer des recommandations pour les pisciculteurs.
Objectifs
En fonction de la température et de la disponibilité en eau, les pisciculteurs adaptent leurs pratiques en réduisant fortement le nourrissage pour assurer la survie des animaux et maîtriser l’impact environnemental de leur production. Ces pratiques ont pour conséquences d’altérer le rythme de croissance des animaux.
Bénéfices attendus
Dans le cadre de ce projet, nous pourrons déterminer si les rythmes de croissance au cours de la phase exponentielle de croissance affectent l'activité des cellules myogéniques et le nombre de fibres musculaires qui sont déterminantes pour le potentiel de croissance ultérieure. Par ailleurs, cette connaissance permettra de faire des recommandations aux pisciculteurs quant à la gestion des rythmes de croissance dans leur élevage.
Procédures
Après avoir été marqués à l'aide d'une puce magnétique (procédure 3, modérée), les animaux seront soumis à une restriction alimentaire (procédure 1) ou à un jeûne d'une semaine (procédure 2) afin de ralentir leur croissance. Nous utiliserons 200 poissons dans la première procédure et 100 poissons dans la deuxième (1 semaine de jeûne). Les prélèvements qui seront réalisés seront faits après euthanasie à dose létale.
Impact sur les animaux
Certains animaux vont être soit nourris 2 jours par semaine (lundi et jeudi) soit privés de nourriture pendant 7 jours maximum ce qui va engendrer une sensation modérée de faim pendant au maximum 5-7 jours par semaine. Pour les animaux nourris à 80% de la satiété et à satiété aucune nuisance n'est attendue.
Devenir
A l'issue de chaque procédure, pour réaliser des prélèvements de muscle, les animaux seront euthanasiés à dose létale par une personne compétente désignée par les responsables de projet. Les responsables du bien-être des animaux sont bien sûr informés.
Remplacement
L'objectif du projet étant de déterminer l'impact des rythmes de croissance sur la plasticité des cellules souches, cela implique nécessairement de réaliser des tests sur animaux vivants.
Réduction
Pour réduire le nombre d'animaux utilisés, nous allons utiliser des bacs avec un volume modulable pour maintenir une densité optimale (entre 5 et 20kg/m3) et un effectif de 100 poissons/bac pour éviter les comportements agressifs. Avec cette quantité, nous pouvons prélever 15 poissons à chaque prélèvement ce qui est suffisant pour atteindre les objectifs scientifiques de l'étude et détecter des différences de plasticité des cellules souches musculaires.
Raffinement
Les animaux seront élevés dans un environnement optimal pour l’espèce (photopériode, qualité d’eau, densité, enrichissement). Les paramètres physico-chimiques de l’eau (température, O2, NH4+) seront également régulièrement contrôlés. Les manipulations sont réalisées par du personnel compétent le plus rapidement possible pour limiter le stress.
Choix des espèces
La truite arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss) est une espèce robuste dont l’élevage, la croissance et la reproduction sont bien maîtrisés en pisciculture. Il s’agit d’une espèce d’intérêt agronomique puisqu’elle représente 95% de la production française piscicole en eau douce. Elle est par ailleurs un modèle biologique largement diffusé dans la communauté scientifique (environ 50 000 références). C’est une espèce avec une très grande plasticité de croissance. Cette espèce n'est pas incluse dans la liste des espèces identifiées comme devant provenir d’élevage ou de fournisseurs agréés. Nous allons utiliser des poissons de 5g à 250g car c'est durant cette période que la croissance est exponentielle et avec la plus grande plasticité. Par ailleurs, pour évaluer l’effet sur la qualité du produit (texture), il faut des poissons d'un poids minimal de 250g, qui correspond à la taille commerciale « portion ».
Etude des fonctions d’un gène dans le développement, la régénération et la maintenance des fonctions musculaires chez la souris
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
2 280 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Au sevrage, chaque animal subit une biopsie de la queue sous anesthésie, et une partie reçoit quatre injections à un jour d'intervalle, une injection provoquant une lésion musculaire, ou une stimulation avec mesure de force sous anesthésie générale. Le porteur reconnaît que le phénotype dommageable de ces lignées peut altérer la qualité de vie et conduire à la mise à mort des animaux les plus atteints, les retombées annoncées restant la compréhension de mécanismes fondamentaux et l'identification éventuelle de pistes thérapeutiques. Sur l'effectif, il écrit qu'aucun test statistique préalable n'était possible et que le nombre a été calculé "au plus juste" d'après les projets précédents.
Objectifs
Le muscle est la cible de maladies génétiques affectant les fibres musculaires, les cellules souches musculaires, ou la jonction entre le nerf et le muscle. Ces atteintes sont responsables d'une perte progressive des fonctions motrices, d’invalidité et/ou de mortalité anticipée. Si les mécanismes aboutissant à l’altération des fonctions musculaires sont divers, il apparaît que certaines fonctions cellulaires constituent des cibles importantes pour lesquelles les mutations ont un effet particulièrement délétère. C’est notamment le cas des mitochondries, les usines énergétiques cellulaires qui produisent l’énergie à partir du glucose et des acides gras. Des perturbations des fonctions mitochondriales sont associées à une moins bonne formation du tissu musculaire, ainsi qu’à une moins bonne régénération lors des microtraumatismes entraînant un vieillissement musculaire prématuré. Ce projet a pour finalité de caractériser les fonctions d’un gène dans le maintien du fonctionnement des mitochondries dans les cellules musculaires. Nous avons précédemment généré des modèles animaux et décrit les conséquences sur le fonctionnement musculaire. La présente demande vise à poursuivre ces travaux, afin d’identifier le mécanisme d’action du gène d'intérêt et notamment caractériser les fonctions métaboliques (=liées aux mitochondries) perturbées. A terme, le projet permettra de mieux comprendre les mécanismes liant la régulation des mitochondries et les myopathies, et de tester des thérapies ciblant notre gène d'intérêt.
Bénéfices attendus
Ce projet a pour but de mieux comprendre les mécanismes fondamentaux impliqués dans le développement et la régénération des muscles . Les gènes impliqués dans ces mécanismes sont généralement impliqués dans les maladies du système neuromusculaire comme les myopathies. Ils peuvent aussi être cibles pour l’identification de biomarqueurs ou de pistes thérapeutiques potentielles.
Procédures
Au moment du sevrage, les animaux subiront une biopsie à la queue, sous anesthésie (1 fois, le geste dure 1 minute). Des animaux subiront des injections (4 injections à un jour d'intervalle) pour inhiber le gène d'intérêt. Des animaux subiront l'injection d'un composé qui induit une blessure musculaire, sous anesthésie et analgésie (une seule fois). Des animaux subiront une stimulation musculaire et une mesure de force musculaire sous anesthésie générale (une seule fois).
Impact sur les animaux
Le phénotype dommageable chez certains animaux peut altérer la qualité de vie et dans les cas les plus sévères entraîner la mise à mort des animaux pour raison éthique. La piqure d'aiguille pour les injections intrapéritonéales entraînera une douleur légère de courte durée, et la contention au moment de l'injection entraînera un stress physique de courte durée. Certains animaux subiront une procédure de stimulation musculaire, sous anesthésie générale, qui entraînera un stress lié à la contention et une douleur légère suite à la stimulation musculaire. Certains animaux subiront une injection qui entraîne une lésion musculaire qui peut être douloureuse.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort car il s'agit de lignées transgéniques qui ne peuvent pas être remises en liberté ni réutilisées.
Remplacement
Des travaux ont été conduits dans l’équipe dans des modèles in vitro (cultures de lignées cellulaires) afin de valider nos hypothèses avant l’utilisation d’animaux. Le recours à l’animal et notamment aux modèles transgéniques permet d’identifier le rôle de certains gènes dans les processus de dégénération et remodelage tissulaire. Ces modèles offrent la possibilité de réaliser des analyses de tissus et même de l’organisme entier pour développer des stratégies thérapeutiques. Par ailleurs, la physiologie et le fonctionnement du système neuromusculaire impliquent des interactions complexes entre le muscle et les nerfs qui ne peuvent pas être reproduit in vitro à l’heure actuelle.
Réduction
Chaque fois que ce sera possible, nous coordonnerons les expériences réalisées par plusieurs expérimentateurs et dans la mesure du possible, nous procéderons à des prélèvements multiples sur le même individu. Les accouplements seront optimisés pour produire strictement le nombre d’individus nécessaires. Les animaux de génotype inutile à la reproduction seront incorporés dans les groupes contrôles, la majorité de nos lignées ayant le même fond génétique. Pour ce projet, il n’est pas possible de réaliser un test statistique préalable à la génération de cohortes, car pour l’ensemble les animaux seront utilisés pour des prélèvements de tissus et des expériences in vitro. Nous avons calculé au plus juste le nombre d’animaux nécessaires sur l’ensemble du projet, sur la base des expériences prévues et de nos projets précédents. Pour l’analyse des résultats, un test statistique adapté sera choisi.
Raffinement
Les animaux reproducteurs seront habitués à l’expérimentateur par une routine d’élevage qui permet de diminuer le stress des animaux. Une manipulation régulière, par contention douce (dans le creux de la main ou dans un tube en carton servant d’enrichissement) sera privilégiée comme méthode de manipulation des animaux. La taille de la biopsie, à l’extrémité de la queue, sera limitée à deux millimètres. Lors des différentes procédures, un suivi régulier des animaux sera réalisé et pour toute manipulation susceptible d’entraîner du stress ou de la douleur, nous aurons recours systématiquement aux techniques d’anesthésie ou d’analgésie. Des points limites adaptés, prédictifs, permettront de détecter rapidement toute souffrance inutile des animaux. Nous utilisons un dispositif expérimental qui permet de réaliser une stimulation musculaire mais également de mesurer la force musculaire de manière concomitante sur les mêmes animaux pour l’ensemble du protocole. Cette innovation réduit la variabilité expérimentale inter-animale. On peut estimer que, grâce à ce dispositif, le nombre d’animaux nécessaire à la conduite de ce projet est réduit et que la qualité des résultats est accrue.
Choix des espèces
Le tissu musculaire de la souris est très proche de celui de l’Homme dans sa structure et son fonctionnement. Le modèle murin permet d'évaluer la fonction contractile du muscle. Certains travaux ont montré que les étapes de la formation et de la régénération du muscle après induction d’une inflammation sont identiques chez la souris et chez l’Homme, rendant pertinent ce modèle pour notre étude. Les animaux pour la reproduction seront sélectionnés à l’âge de maturité sexuelle et utilisés en reproduction préférentiellement jusqu’à l’âge de 6 mois, après quoi la fertilité diminue et les animaux seront réformés. En cas de besoin les animaux pourront être mis en reproduction après 6 mois, en l’absence de reproducteurs plus jeunes disponibles. Les tissus seront prélevés majoritairement sur des animaux prélevés à des âges standards dans la communauté scientifique : entre 8 et 12 semaines (jeune adulte). Une petite partie des animaux seront utilisés à l’âge de 64 semaines afin d’étudier l’effet du vieillissement sur la fonction musculaire. Cet âge est basé sur des études précédentes dans l’équipe où nous pouvons observer des lésions microscopiques du muscle sans altération marquée de la qualité de vie de l’animal.
Traitement pour améliorer le bien-être de souris modèles de myopathie
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
715 souris génétiquement modifiées pour perdre progressivement leur force musculaire vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour la collecte de tissus. 238 d'entre elles relèvent d'un niveau de souffrance sévère, alors que les interventions décrites se limitent à une biopsie de l'oreille, une injection anesthésique et un prélèvement de sang de vingt secondes : l'essentiel de ce qu'elles subissent tient à la myopathie elle-même. Le projet, intitulé "Traitement pour améliorer le bien-être de souris modèles de myopathie", consiste à ajouter une molécule dans l'eau de boisson pour relancer le nettoyage cellulaire des muscles atteints. Le porteur affirme que le modèle murin est "l'unique moyen" d'étudier ces mécanismes chez les mammifères et qu'il est "essentiel" pour cette étude.
Objectifs
Ce projet repose sur deux types de souris de laboratoire dont les muscles s'affaiblissent progressivement. Ces souris imitent ce qui se passe dans plusieurs maladies musculaires chez l'humain, que ce soit des maladies génétiques, liées au vieillissement ou causées par certains médicaments. Le premier type de souris développe une maladie musculaire qui s'aggrave lentement à l'âge adulte. Le deuxième type est touché plus tôt et plus rapidement, dès le jeune âge. L'objectif est de comprendre comment ces maladies fonctionnent pour trouver de nouveaux traitements. Il semblerait que le "nettoyage cellulaire" (appelé autophagie) ne fonctionne plus correctement dans les muscles malades. Cela provoque l'accumulation de déchets toxiques dans les cellules musculaires. Pour vérifier cette idée, ce projet propose de relancer ce "nettoyage cellulaire" par l’utilisation d une molécule naturelle qu'on trouve dans certains aliments et qui a déjà montré des effets positifs sur les muscles de souris dans d'autres études, sans effets secondaires négatifs. En donnant ce traitement aux souris dans leur eau de boisson, cela pourrait permettre de réactiver le "nettoyage cellulaire" et d'améliorer la santé des muscles des souris malades.
Bénéfices attendus
La perte d’intégrité musculaire s’observe dans de nombreuses conditions (vieillissement, myopathie, traitement médicamenteux). De nombreuses recherches sont en cours pour identifier des composés visant à rétablir l’intégrité musculaire pour une application clinique. Nous nous attendons à ce que le traitement des souris modèles de myopathie étudiées dans ce projet permette une récupération musculaire significative. Cette recherche pourrait révéler le potentiel thérapeutique de ce traitement pour de nombreux patients, jeunes et adultes, atteints de pathologies neuromusculaires.
Procédures
Les animaux seront soumis aux interventions suivantes : - biopsie à l'oreille pour le génotypage (1 fois, courte durée) - injection pour l'anesthésie (1 fois, courte durée) et prélèvement de sang (1 fois, durée de 20 secondes environ).
Impact sur les animaux
Les deux modèles murins génétiquement modifiés dans les muscles qui sont étudiés dans ce projet développent une myopathie induisant une perte progressive de force musculaire. Le traitement pourrait induire une diminution transitoire de la consommation de boisson au début du traitement due à un goût inhabituel. La consommation de boisson sera donc attentivement surveillée pendant le traitement. La biopsie à l'oreille induira une douleur légère de courte durée. L’injection pour l’anesthésie induira une douleur transitoire et du stress.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de l’expérimentation afin de collecter différents tissus pour des analyses.
Remplacement
Le modèle murin est l’unique moyen pour étudier les mécanismes induisant une myopathie et de caractériser les conséquences physiologiques chez les mammifères. En effet, les modèles in vitro ne représentent pas l’organisme entier dans lequel les interactions inter-organes sont nombreuses et nécessaires en particulier pour le métabolisme. Le modèle murin est donc essentiel pour cette étude, d’autant plus que les processus étudiés sont très conservés au cours de l’évolution. Le modèle murin permet aussi d’évaluer l'efficacité des traitements potentiels dans un contexte physiologique complet.
Réduction
Nous ciblons notre étude sur un mécanisme précis dans la progression de la myopathie des souris, nous réduisons ainsi les pistes d’exploration et donc le nombre d’animaux utilisés. Nous travaillons avec des lignées pures réduisant ainsi la variabilité entre animaux et donc le nombre d’animaux nécessaire pour l’étude. Nous prélèverons les organes, tissus et liquides biologiques sur un même animal réduisant ainsi le nombre d’animaux nécessaires. Nous utiliserons le nombre d’animaux minimal permettant d’obtenir des résultats statistiquement significatifs. Nous utilisons les outils permettant de calculer le nombre d'animaux nécessaires pour l’étude de chaque paramètre, en tenant compte de l’amplitude des effets attendus.
Raffinement
- Nous plaçons de la nourriture à l’intérieur des cagées et des grandes tétines sur les biberons, ainsi qu'un ustensile appelé Nombrero qui permet de faciliter l'accés à la nourriture et à l'eau aux jeunes souris atteintes de la myopathie. -Le traitement proposé aux souris myopathes devrait améliorer leur bien-être. - Nous avons choisi d’utiliser l’eau de boisson pour traiter les souris afin de limiter le stress chez l’animal et reproduire un comportement naturel, plutot que le gavage ou l’injection qui sont sources de stress. -Une surveillance régulière des animaux sera réalisée pour détecter les signes de mal-être ou de souffrance. Nous nous assurerons que la prise d'eau n'est pas modifiée (pesée biberons) et que les animaux ne présentent pas de signe de déshydratation par la surveillance de la tonicité de la peau. La durée du traitement pourra être ajustée en fonction du comportement, du poids et de l'état des animaux. - Des points limites suffisamment prédictifs seront mis en place pour éviter toute souffrance des animaux et au-delà desquels la procédure sera arrêtée. Les animaux seront mis à mort immédiatement si nous constatons des signes de souffrance.
Choix des espèces
Les chercheurs utilisent des souris pour étudier les maladies musculaires car c'est le meilleur moyen de comprendre comment ces maladies se développent chez les mammifères, dont font partie les humains. Les muscles des souris ressemblent beaucoup à ceux des humains dans leur structure et leur fonctionnement. De plus, les scientifiques peuvent modifier les gènes des souris pour créer des modèles de maladies spécifiques, ce qui leur permet de comprendre le rôle de certains gènes dans ces maladies. Avec les souris, ils peuvent étudier la maladie à différents niveaux, allant des molécules jusqu'au corps entier. Dans cette étude, deux types de souris sont utilisées. Le premier type développe une maladie musculaire rapidement, dès le jeune âge. Ces souris recevront un traitement entre 4 et 6 semaines de vie pour essayer de ralentir la progression de la maladie. Le deuxième type développe une maladie musculaire plus lentement, à l'âge adulte. Ces souris recevront le traitement entre 10 et 25 semaines de vie pour tenter d'empêcher l'apparition de la maladie. Par l’observation des souris en réponse au traitement, de nouvelles pistes pourraient être trouvées pour soigner les maladies musculaires chez les humains.
Cibler les macrophages dans un modèle murin de Sclérose Latéral Amyotrophique (SLA) pour ralentir la progression de la maladie.
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
- Système musculosquelettique
- Système nerveux
165 souris atteintes d'un modèle de sclérose latérale amyotrophique reçoivent chacune jusqu'à 45 injections intrapéritonéales en neuf semaines, auxquelles s'ajoutent trois prélèvements sanguins et onze mesures de force musculaire. Cent cinquante-cinq d'entre elles relèvent d'un niveau de souffrance sévère, et toutes sont tuées à l'issue pour prélever tissus nerveux, muscles et cellules sanguines. La maladie leur fait perdre leur force musculaire puis les paralyse progressivement, et le critère de jugement principal retenu est leur durée de vie, en moyenne 165 jours sans traitement. Le passage en essai clinique chez l'humain reste envisagé "à plus long terme" et "en cas d'efficacité".
Objectifs
La sclérose latérale amyotrophique (SLA) est une maladie neurodégénérative grave, caractérisée par la mort des motoneurones (cellules nerveuses qui contrôlent la contraction des muscles) entrainant une paralysie et le décès des patients en 2 à 5 ans. Le seul traitement utilisé en clinique, le Riluzole, ne permet de prolonger la survie que de 3 mois en moyenne. Etant donné que les macrophages (cellules immunitaires présentes dans les tissus) sont impliqués dans la progression de la maladie, l’objectif de notre projet est de moduler l’activation des macrophages périphériques grâce à 2 molécules qui ciblent une voie activée spécifiquement dans les macrophages et les cellules microgliales (cellules immunitaires du système nerveux) et qui peuvent ainsi réduire leur réactivité. Cette approche a une visée thérapeutique directe si nous montrons qu’elle peut ralentir la progression de la maladie. Ces molécules ont déjà été utilisées dans d’autres modèles de maladies neurologiques et ont montré des résultats encourageants avec une diminution de l’activation des cellules microgliales. Notre hypothèse est que cette voie pourrait être impliquée dans la progression de la SLA et la cibler par l'intermédiaire de ces 2 molécules pourrait ralentir de façon importante la progression de la maladie.
Bénéfices attendus
La Sclérose Latérale Amyotrophique (SLA) est une maladie neurodégénérative actuellement incurable entrainant une paralysie progressive et la mort des patients en moyenne en 2 à 5 ans. La SLA touche 8000 personnes en France avec une prévalence de 4/100000 personnes. L’objectif de cette étude est de chercher à ralentir la progression de la maladie dans un modèle de souris de SLA, en modulant une voie du système immunitaire présente dans les macrophages, cellules immunitaires des tissus, par l’injection de 2 molécules régulant cette voie. Un bénéfice du remplacement des macrophages des souris SLA par des macrophages moins toxiques a été montré dans ce modèle. L’utilisation de molécules pharmacologiques pour moduler la réponse toxique des macrophages pourrait donc être bénéfique et rapidement transférable en clinique. Ces molécules ont déjà été utilisées dans des modèles de souris d’autres maladies neurologiques et ont montré un bénéfice. Notre hypothèse est que ces molécules pourront permettre de ralentir la progression de la maladie en ciblant les macrophages chez les souris SLA. Le critère de jugement principal (et communément reconnu dans la littérature) sera ainsi la durée de vie des souris, sachant que les souris SLA vivent en moyenne 165 jours sans traitement (5,5 mois). Les critères de jugements secondaires seront la détection, par des marquages dans les tissus nerveux, de la survie des motoneurones (cellules qui meurent au cours de la maladie) et de la réponse des cellules immunitaires (macrophages) du système nerveux et du sang en fonction du traitement par les 2 molécules testées. Ces molécules ont des propriétés capables de réduire l’activation des macrophages ce qui pourrait leur conférer des propriétés remarquables pour la SLA. A plus long terme, en cas d’efficacité, un passage en essai clinique chez l’humain est envisagé pour cette maladie sans traitement curatif.
Procédures
Les animaux modèles de la Sclérose Latérale Amyotrophique (SLA) et leurs contrôles seront soumis à des traitements par injections intra-péritonéales (animal vigil, 45 fois sur 9 semaines, 1 minute), des prélèvements sanguins (animal vigil, 3 fois en 11 semaines , 1 minute) et des mesures de force musculaire (animal vigil, 11 fois sur 11 semaines , 5 minutes).
Impact sur les animaux
Les souris auront : 1) un phénotype dommageable entrainant la perte de force musculaire et la paralysie progressive de l'animal, 2) des injections répétées intrapéritonéales qui pourront induire une douleur légère de courte durée au site d'injection et une inflammation au niveau du péritoine (rare), 3) des prélèvements sanguins pouvant induire une douleur légère de courte durée au point de prélèvement et dans de rare cas un hématome, puis 4) un léger stress lors du test comportemental de force musculaire.
Devenir
L’euthanasie est nécessaire afin de collecter les tissus nerveux, les muscles et les cellules sanguines affectés par la maladie afin de les étudier au laboratoire.Tous les animaux seront utilisés à la fin des procédures pour des études d’histologie ou de leurs ARN et protéines et seront donc euthanasiés.
Remplacement
Nous avons déjà mis en œuvre des expériences utilisant des cultures cellulaires pour montrer l’intérêt des molécules que nous souhaitons tester avant de passer à l’expérimentation sur le modèle de souris. Ces modèles animaux sont actuellement les seuls qui permettent de reproduire la paralysie progressive chez l’adulte dans le cadre de la sclérose latérale amyotrophique et donc de modéliser la physiopathologie humaine. Ils sont aussi le seul modèle permettant d’étudier un effet sur la progression de la maladie, raisons pour lesquelles notre projet nécessite l’utilisation de souris modèle de la pathologie.
Réduction
Nous utiliserons le nombre d’animaux maximal de 165 souris nous permettant d’obtenir un résultat statistiquement significatif et afin de pouvoir obtenir une conclusion scientifique à l’ensemble de nos travaux. Nous utiliserons le même groupe d’animaux témoins pour toutes les concentrations des molécules à tester afin de réduire le nombre d’animaux utilisés.
Raffinement
Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation. Les animaux sont hébergés en portoirs ventilés avec un système d’abreuvement automatique et un accès ad libitum à la nourriture et l’eau. Pour la stimulation environnementale, un programme d’enrichissement sera suivi, nous utilisons toujours des petites maisons en carton « Mouse house » et des fibres en carton ou carrés de coton permettant de faire des nids dans chaque cage. Les femelles seront hébergées ensemble à 5 souris par cage. Si la maladie des souris n’est pas synchrone d’une souris à l’autre, les souris ayant du mal à se déplacer (pour cause de paralysie engendrée par la maladie SLA) seront séparées pour éviter que les souris plus vives ne les piétinent. Elles seront dans ce cas hébergées avec les autres souris paralysées (2 à 5 souris par cage sauf cas exceptionnel et peu probable où il n’y aurait qu’une souris dans cet état). Un mélange de poudre de nourriture et d'eau (bouillie) sera proposé dans la cage aux souris ayant des difficultés à se déplacer afin d'éviter une déshydratation et une dénutrition. Une attention particulière sera portée aux yeux des souris qui seront fréquemment nettoyés (à l’eau stérile) en cas de suintement, pour éviter toute infection. De la solution antiseptique sera utilisée si les yeux paraissent trop souillés comme désinfectant. Proche de la fin du projet, les souris seront surveillées 1 à 2 fois par jour, tous les jours de la semaine (week-ends inclus). Toutes les précautions seront prises afin de n’imposer aucune souffrance ou une contrainte minimale aux souris utilisées et nous avons, pour chaque procédure, défini des points limites.
Choix des espèces
Il existe différents modèles animaux utiles pour étudier la Sclérose Latérale Amyotrophique ou SLA : souris, rats, poissons, mouches, vers. Cependant, nos questions concernent les interactions entre motoneurones et cellules immunitaires dans un système nerveux central mammifère. Par conséquent, poissons/mouches/vers ne sont pas de bons modèles pour répondre à nos questions. Nous utilisons aussi des cultures cellulaires mais, celles-ci ne peuvent pas permettre d’évaluer un effet sur la progression de la maladie dans un modèle intégré et de mesurer un infiltrat cellulaire dans le système nerveux central. Nous avons une grande expérience des souris et le modèle est mieux établi chez la souris que chez le rat; C’est pourquoi nous avons décidé d’utiliser les souris comme modèle pour ce projet. Les souris SLA seront utilisées à l’âge adulte, de 7 semaines à 24 semaines maximum.
Rôle du microenvironnement stromal dans les lésions musculaires-1/2
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
- Système cardiaque
- Système immunitaire
- Système musculosquelettique
Un infarctus du myocarde est provoqué chirurgicalement sur des souris adultes en trente minutes et sur des souriceaux en quinze, quand d'autres subissent la ligature ou l'excision d'un segment d'artère fémorale, une injection quotidienne de toxine ou une blessure du muscle par anse refroidie. 7 110 souris vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, toutes tuées lors d'une chirurgie terminale pour prélever leurs organes. Le porteur annonce l'étude des mécanismes cellulaires des maladies du muscle squelettique et cardiaque, dont l'infarctus, les myopathies et le défaut d'irrigation des membres inférieurs. Les bénéfices attendus pour les patients ne sont énoncés nulle part, le porteur reprenant à leur place la liste des douleurs et des stress infligés aux souris.
Objectifs
Le projet se déroule dans 2 Etablissements utilisateurs. Ce projet a pour objectif de caractériser les mécanismes cellulaires impliqués dans les pathologies affectant le muscle squelettique et cardiaque, y compris les pathologies cardiovasculaires comme l’infarctus du myocarde, les myopathies et les blessures chroniques du muscle squelettique. Par ailleurs, le manque d’irrigation locale des membres inférieurs sont fréquentes dans différentes pathologies chroniques y compris le diabète. Malgré le succès de certains traitements, ces maladies chroniques restent encore aujourd’hui fréquentes et très peu soignables, elles ont donc un impact majeur sur la qualité de vie des patients. Ce projet a pour but de répondre à un sujet de santé publique et de besoins scientifiques et cliniques afin d’améliorer la compréhension de ces pathologies affectant le muscle et le traitement des patients.
Bénéfices attendus
Effets indésirables liés aux procédures: inconfort lié à la préhension des animaux, douleur aux points d'injections. Effets de la chirurgie cardiaque : douleur modérée post-opératoire de quelques jours. Effets de la chirurgie des membres inférieurs : Douleur, inconfort léger de courte durée liés à la ligature de l’artère fémorale et au point d’injection. Stress lié au transport des souris vers le site n°2 pour les échocardiographies et la réalisation de l’imagerie (anesthésie et manipulation).
Procédures
- Infarctus du myocarde chez la souris adulte anesthésiée (1x par souris) durée = 30 minutes. Réalisé par EU1 - Infarctus du myocarde chez le souriceau anesthésié (1x par souris) durée = 15 minutes. Réalisé par EU1 - Échocardiographie chez la souris et le souriceau anesthésié (1x par souris) durée = 15 minutes ainsi que le stress lié au transport vers le site n°2 pour l’échocardiographie. Réalisé par EU2 - Constriction puis excision d’un segment d’artère fémorale sur souris adulte anesthésiée = 15 minutes. Réalisé par EU1. - Ligature de l’artère fémorale chez la souris adulte anesthésiée (1x par souris) durée = 15 minutes. Réalisé par EU1 - Dans certaines expériences, injection de toxine: quotidien, 10 secondes. Réalisé par EU1 - Blessure localisée du muscle par anse refroidie (1x par souris) = 3x 15 secondes. Réalisé par EU1 - Ligature de l’artère fémorale et injection de toxine chez la souris adulte anesthésiée = 15minutes. Réalisé par EU1 - Chirurgie terminale sous anesthésie pour prélèvement d’organes. Réalisé par EU1.
Impact sur les animaux
Effets indésirables liés aux procédures : inconfort lié à la préhension des animaux, douleur aux points d'injections. Effets de la chirurgie cardiaque : douleur modérée post-opératoire de quelques jours. Effets de la chirurgie des membres inférieurs : Douleur, inconfort léger de courte durée liés à la ligature de l’artère fémorale et au point d’injection. Stress lié au transport des souris vers l'EU n°2 pour les échocardiographies. L’induction de l’anesthésie gazeuse pour la réalisation de l’échocardiographie est stressant pour l’animale.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure pour analyse des organes.
Remplacement
Notre projet s’intéresse à l’interaction de différents types de cellules du microenvironnement musculaire, y compris les cellules immunitaires, stromales et endothéliales. Comme l’étude de ces interactions cellulaires est multicellulaire et multi-organes (réponse immunitaire, inflammation, régimes), elle ne peut pas être effectuée sur des cellules isolées in vitro et nécessite un modèle murin in vivo, qui a un système immunitaire similaire à l’homme.
Réduction
Le nombre de souris à utiliser a été calculé avec l’objectif de réduire le nombre d’animaux autant que possible tout en assurant des résultats significatifs, qui seront confirmés par des analyses statistiques appropriées, en fonction des questions posées. Ce nombre tient compte d’un minimum de cellules à collecter pour l’analyse et inclut pour chaque série d’expériences le nombre nécessaire de contrôles. Il tient également compte de la nécessité de reproduire les résultats, afin de pouvoir identifier et exclure des artéfacts expérimentaux et ainsi des erreurs d’interprétation. Un grand nombre de données de transcriptomiques étant déjà disponible pour la communauté scientifique, des analyses informatiques pilotes ont déjà été performées pour étayer nos hypothèses.
Raffinement
La souffrance animale sera réduite au maximum par le raffinement des méthodes expérimentales et la mise en place de points limites spécifiques et précoces. Pour l’ensemble des procédures chirurgicales, une supplémentation hydrique par injection sera effectuée en pré et post opératoire. Une analgésie pré et post opératoire sera réalisée le cas échéant. Pour la procédure d’infarctus du myocarde, le maintien au chaud de la cage sera effectué sur les 48h per-opératoire. Un renforcement de l’enrichissement par de la litière douce (cellulose) et du gel hydrique sera apporté. Le transport des animaux vers le site numéro 2 pour les échocardiographies sera effectué par un transporteur agrée. Les animaux seront dans des boites de transport contenant des croquettes, de l’hydrogel et du coton (ainsi que de la litière).
Choix des espèces
La souris est un bon modèle pour étudier les pathologies musculaires, car des modèles sont bien établis et récapitulent les pathologies chez l’homme. Le choix de l'espèce murine nous permet également d’avoir accès à des animaux génétiquement modifiés cruciaux dans l’étude précise des cellules d’intérêt de ce projet. La consanguinité des modèles utilisés permet une reproductibilité des résultats et une réduction du nombre d’animaux utilisés. Les souris seront âgées de 1 jour à 30 semaines, car nous étudierons ces pathologies chez le souriceau et à l’âge adulte.