Recherche appliquée

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    • Troubles sensoriels
Lapins : 15
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Tous tués au vingt-et-unième jour pour prélever la peau le long des lignes de suture, 15 lapins vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal reçoit deux incisions dans le dos sous une anesthésie de trente à quarante-cinq minutes, refermées l'une par du fil, l'autre par une colle mise au point par le laboratoire, puis quatre injections d'anti-inflammatoire. Un gilet de protection sur mesure les empêche de toucher leurs plaies, et les points limites prévoient la mise à mort en cas d'infection purulente, d'absence de selles pendant cinq jours ou de perte de poids supérieure à 15 % persistant après cinq jours. Trois animaux par formule, effectif que le porteur présente comme "le minimum acceptable pour pouvoir conclure statistiquement", sont utilisés pour préparer le marquage CE du produit.

Objectifs

L’objectif de cette étude est de déterminer l’efficacité de différentes formules de suture nouvelle génération développées par notre laboratoire (comparativement à des techniques utilisées couramment) pour la suture d’incision chirurgicale. 1 – évaluer la qualité de la cicatrisation en fin du processus cicatriciel :un prélèvement histologique sera réalisé à J21 à la fin de la phase de ré-épithélialisation de la plaie. 2 – évaluer la durée de cicatrisation : un contrôle visuel 2 fois par semaine permettra d’évaluer le stade de cicatrisation de la plaie. Par ailleurs, les tests précliniques sont indispensables à l’évaluation d’un dispositif médical avant le passage aux tests cliniques chez l’Homme. La formule sélectionnée pourra alors passer à l’étape suivante du marquage CE : l’étude clinique.

Bénéfices attendus

La suture de plaie traumatique ou d’incisions chirurgicales est réalisée soit par colles chirurgicales, soit par un fil de suture, soit une agrafe. La suture par fil/agrafe créé des lésions du derme et implique la présence d’un corps étranger dans la suture, engendrant un risque d’apparition d’une infection cutanée post-opératoire. Ils ont également comme inconvénient de ne pas stabiliser parfaitement la plaie lorsque des tensions sont exercées dessus. Le bord à bord des berges cutanées est maintenu uniquement au niveau du point de suture. Ceci a pour conséquence de rouvrir la plaie, gênant la cicatrisation et laissant une cicatrice fibreuse voire des cicatrices hypertrophiques ou chéloïde. Des rapports montrent que l’incidence de la formation d’une cicatrice hypertrophique après une chirurgie se trouve entre 33% et 91% . En 2006, la prévalence des patients présentant une infection nosocomiale était de 4,97% (au niveau du site opératoire dans 14% des cas). Ainsi, l’utilisation d’une colle chirurgicale ayant une force d’adhésion équivalente à une suture permettrait de résoudre les limites détaillées ci-dessus (bord à bord parfait, pas de corps étranger, pas de lésion, une parfaite stabilisation des berges de la plaie…). Les seuls produits actuellement utilisées pour cette application sont les colles de cyanoacrylate (Leukosan). Elles ont pour avantage d’avoir un temps de prise rapide et une haute résistance au déchirement. Cependant leurs faibles propriétés adhésives à la peau font qu’elles ne sont indiquées que pour les sutures de petites plaies avec un taux de déhiscence de 20% . Elles ne peuvent ainsi pas être utilisées en alternative d’une suture par fil ou agrafe. L’étude des propriétés adhésives de colles chirurgicales innovantes montre que la faible adhérence de ces colles est due au fait qu’elles se fixent sur la surface desquamante des tissus biologiques. Or, il s’avère que l’adhésion à un tissu biologique repose sur un ancrage à son extrême surface. La colle testée dans cette étuderepose sur ce principe. Cet ancrage à la superficie du tissu permet d’atteindre des performances techniques inégalées (équivalente à une suture par fil et dix fois supérieures aux colles chirurgicales). Au travers de cette étude, nous espérons observer une diminution du temps de cicatrisation avec nos formulations comparativement aux techniques par colle de cyanoacrylate et fil de suture.

Procédures

Procédure chirurgicale d’incision et suture cutanée sous anesthésie générale. L’anesthésie durera 30-45 min. 1 injection d’anethésique 4 injections d’anti-inflammatoire 2 incisions cutanées Suture par fil Suture par collage

Impact sur les animaux

Hypothermie liée à l'anesthésie Douleur post opératoire Perte d’appétit, deshydratation

Devenir

Tous les animaux de l’étude seront mis à mort. A 21 jours, à la fin de la phase de ré-épithélialisation de la plaie, les animaux seront mis à mort et des prélèvements seront réalisés le long de la ligne de suture pour évaluer la qualité de la cicatrisation.

Remplacement

Les plaies traumatiques et les incisions chirurgicales sont des plaies complexes qui touchent les différentes structures de la peau (allant de l’hypoderme à l’épiderme) et qui subissent des forces mécaniques qui peuvent être importantes en fonction de la localisation de la plaie. Par ailleurs, nous souhaitons évaluer la qualité de la cicatrisation in vivo. Il n’existe donc pas de modèles in vitro permettant de prendre en compte tous ces paramètres. Par ailleurs dans le développement d’un nouveau dispositif médical, il est nécessaire de tester les formulations sélectionnées sur des modèles animaux afin d’appréhender la biocompatibilité des matériaux avant le passage chez l’Homme.

Réduction

Cette étude est une étude pilote qui nous permet principalement de faire de l’imagerie pour observer les différences sur le processus cicatriciel en fonction de la solution de suture utilisée. Pour chaque formule trois réplicas seront réalisés afin de pouvoir observer et comparer la cicatrisation sur 3 individus (lapins). Ces 3 réplicas nous permettrons également de comparer la différence de temps de cicatrisation entre différentes solutions de suture. 3 animaux par groupe est le minimum acceptable pour pouvoir conclure statistiquement sur l’étude. Le t test sera utilisé pour évaluer statistiquement les différences de temps de cicatrisation.

Raffinement

La peau du dos de l’animal va être incisée à 2 endroits lors de la chirurgie. L’animal sera placé sous anesthésie générale pour la chirurgie. Les animaux recevront un traitement anti-inflammatoire et antalgique les 3 premiers jours post opératoire qui permettra de réduire la douleur ressentie. Le traitement pourra se poursuivre en fonction des signes cliniques observés quotidiennement les jours suivants. Les animaux seront suivis environ 21j le temps de la cicatrisation puis seront mis à mort. Au cours de l’anesthésie, l’animal pourrait se refroidir. Pour pallier cet inconfort qui pourrait engendrer une mauvaise récupération des suites de l’anesthésie, l’animal sera placé sur un tapis chauffant tout le long de la chirurgie, jusqu’à son réveil. Les animaux bénéficient de plateforme dans leurs cages, de jouets et de morceaux bois à ronger dans leur environnement de vie. Les points limites suivants son suivi tout au long de la durée de l’étude : • Apparition d’une inflammation au niveau du site opératoire : examen quotidien à la recherche d’une infection, désinfection de la plaie avec une solution de Bétadine dermique 10%, application d’un pansement si sécrétions non purulente • Apparition d’une infection purulente au niveau du site opératoire : mise à mort. • Anorexie et perte de poids supérieure à 15% : reprise de l’antalgie, mise à disposition de foin dans la cage, ou un gel de réhydratation par voie orale. Mise à mort si persistance après 5 jours. • Absence de selles après 5 jours : mise à mort. • Troubles respiratoires après 2 jours : mise à mort

Choix des espèces

Les modèles animaux préférentiellement utilisés dans la littérature dans ce type d’expérimentation sont les rongeurs, le lapin ou encore le porc. Les rongeurs ont tendance à retirer/arracher tout corps étranger présent sur leur peau, ce qui empêche toute chance de conclusion sur l’efficacité d’un système de suture de plaie. Chez le lapin, il est possible de protéger la zone lésée grâce à un gilet de protection conçu sur mesure. Ce gilet permet à la plaie de cicatriser sans que l’animal ne sollicite sa suture. Par ailleurs, chez un lapin adulte de 2.5kg, la surface (cm²) du dos adaptée à la réalisation des incisions prévues dans cette étude. Enfin, un animal mature dispose de structures anatomiques cutanée et système immunitaire adaptés aux besoins de l’étude.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
    • Troubles urogénitaux
Souris : 220
Souffrances
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220 souris porteuses d'une invalidation du gène col4a3 vont être utilisées dans un élevage classé en souffrance légère, expédiées à quatre ou cinq semaines vers un autre établissement où l'expérimentation aura lieu. Celles qui ne portent pas la mutation sont gardées pour maintenir la lignée, et les homozygotes non transférées sont mises à mort avant six semaines, avant que la maladie rénale ne se déclare. Le porteur indique que ces souris développent une perte auditive vers six à huit semaines puis une fibrose rénale vers dix semaines, tout en écrivant qu'elles ne devraient pas en souffrir pendant la période d'élevage. Sur le remplacement, il affirme que la fibrose ne peut s'étudier que sur "organisme entier" et conclut qu'il faut recourir à l'expérimentation animale.

Objectifs

La fibrose est définie comme une cicatrisation anormale des tissus (durcissement et perte d’élasticité) constatée après agression desdits tissus. Cette affection est irréversible et s'aggrave au cours du temps. Ce phénomène peut affecter la plupart des organes dont les poumons, les reins, le foie ou encore le coeur et représente un problème majeur de santé publique. En effet, 45% des décès dans les pays industrialisés seraient liés à la présence d’une composante fibrotique. Cependant, les mécanismes à l'origine de ce processus restent actuellement largement méconnus. L’objectif de cet élevage est de produire des souris déficientes de manière homozygote pour le gène col4a3. En effet, le gène col4a3 code pour la chaîne α3 du collagène IV, un composant majeur de la membrane basale des glomérules (unités fonctionnelles du rein). L’invalidation de ce gène chez les souris conduit au développement d’une glomérulonéphrite progressive sur un temps court (environ 10 semaines). Cette déficience permettra d’obtenir des animaux mimant phénotypiquement le syndrôme d'Alport, une néphropathie héréditaire conduisant au développement d'une fibrose rénale qui seront par la suite utilisés dans un projet déposé visant à étudier les causes et les mécanismes de cette fibrose afin de développer de nouveaux marqueurs diagnostiques, pronostiques et d'identifier de nouvelles cibles thérapeutiques.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus de cet élevage est l’obtention de souris déficientes pour le gène col4a3 qui seront des modèles de fibrose spontannée utilisés dans le cadre d’un projet plus large visant à étudier les causes et les mécanismes de cette fibrose afin de développer de nouveaux marqueurs diagnostiques, pronostiques et d'identifier de nouvelles cibles thérapeutiques.

Procédures

Afin de réaliser le génotypage, un poinçonnage de l’oreille sera effectué. Cette méthode consiste à prélever un petit échantillon de tissu sur la périphérie du pavillon de l’oreille où le tissu est le plus mince, à l’aide d’un poinçon. Cette intervention n’est réalisée qu’une fois par animal et dure moins de 30 secondes.

Impact sur les animaux

Les souris déficientes pour le gène col4a3 présentent à 6-8 semaines une perte auditive neurosensorielle modérée et développent à 10 semaines une glomérulosclérose associée une fibrose rénale. Cependant, les animaux ne devraient pas souffrir de ces nuisances pendant la période d’élevage. Les souris pourraient ressentir une légère nuisance due au prélèvement effectué pour le génotypage mais également lors de la pose de la bague d’identification sur l’autre oreille (douleur légère de courte durée).

Devenir

Les animaux portant le génotype d’intérêt (col4a3 KO et contrôles col4a3 WT) seront expédiés et utilisés dans un projet de recherche déposé dans un autre établissement utilisateur. Les animaux ne portant pas la mutation de manière homozygote et les animaux col4a3 WT non expédiés ne présentent pas de phénotype dommageable, ils seront utilisés pour maintenir l’élevage

Remplacement

Des résultats préliminaires in vitro obtenus au sein du laboratoire demandeur pour la lignée générée ont permis d’obtenir de nombreux résultats. Cependant, les modèles cellulaires ne permettent pas de refléter de manière satisfaisante le développement des lésions de fibrose. En effet, le processus de fibrose étant un processus dynamique mettant en jeu de nombreux types cellulaires, son étude ne peut se concevoir que sur organisme entier et de ce fait nécessite de recourir à l’expérimentation animale.

Réduction

Afin de respecter la règle des 3R, une réduction du nombre d'animaux utilisés est appliquée pour répondre aux différentes questions du projet scientifique. Un nombre total de 220 animaux au phénotype dommageable est nécessaire pour l’expérimentation pour le projet scientifique associé. La production des animaux sera planifiée et suivie par l’expérimentateur et les zootechniciens de l’établissement utilisateur afin de limiter le nombre d’animaux générés au strict nécessaire pour les besoins expérimentaux et l’élevage. Le nombre de reproducteurs, le schéma de croisement et la durée d’accouplements seront définies en amont de la mise en place des croisements. Ces paramètres seront définis en fonction des objectifs et des différentes caractéristiques connues des lignées (taille de portées, viabilité, phénotype, etc.). L'élevage sera suivi via le fichier de l'élevage.

Raffinement

Les souris seront hébergées en groupes sociaux dans des cages de taille réglementaire (4 maximum par cage) comportant des enrichissements (nids). Tous les animaux mutés de manière homozygote pour le gène col4a3 et susceptibles de développer le phénotype dommageable à partir de 6-8 semaines seront suivis quotidiennement à partir du sevrage réalisé à 3-4 semaines et ce jusqu'à leur envoi à 4-5 semaines vers l’établissement où sera réalisée l’expérimentation : une observation individuelle sera réalisée chaque jour de la semaine selon les critères d’une grille de score. En fonction du score total, des mesures seront mises en place et, notamment, chaque animal sera mis à mort dès que le score correspondant au point limite est atteint. La production des animaux sera planifiée et suivie par l'expérimentateur et les zootechniciens de l'établissement utilisateur afin de limiter le nombre d’animaux générés au strict nécessaire pour les besoins expérimentaux et l'élevage. Dans le cas où les animaux homozygotes ne sont pas transférés vers l’EU pour l’expérimentation, ces derniers seront mis à mort avant 6 semaines soit avant que le phénotype dommageable ne s’exprime.

Choix des espèces

Le modèle murin constitue un modèle de choix pour l’étude de la fibrose tissulaire de par notamment les nombreuses similitudes avec la pathologie observée chez l’homme. Les souris déficientes pour col4a3 vont notamment être particulièrement adaptées pour l’étude la fibrose rénale car il s'agit d’un modèle mimant le syndrôme d’Alport, une néphropathie héréditaire conduisant au développement d'une fibrose rénale. Des souris adultes, en âge de procréer pour maintenir l’élevage, seront utilisées. Les animaux envoyés pour expérimentation auront un âge de 4-5 semaines (avant les premiers signes d’expression du phénotype dommageable et du commencement de la fibrose rénale).

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
    • Maladies animales
Saumons : 1330
Souffrances
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Plongés vingt-quatre heures dans un volume d'eau réduit et non renouvelé contenant la bactérie de la furonculose, 1 330 alevins de truite arc-en-ciel de deux grammes vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, tous tués à l'issue. Le protocole vise une mortalité d'environ 50 %, qui survient en général dans les 24 à 72 heures après l'infection. Le porteur écrit que cette méthode "reste néanmoins moins stressante" qu'une injection intrapéritonéale, et prévoit une mise à mort dite compassionnelle pour les poissons qui nagent sur le flanc, saignent au niveau de la face ou montrent une détresse respiratoire. L'enjeu du projet est un dossier d'autorisation de commercialisation auprès de l'EFSA, pour une gamme d'aliments probiotiques destinée à l'aquaculture.

Objectifs

La finalité de ces travaux est de mettre sur le marché une nouvelle génération d’aliments à destination des principales espèces aquacoles (truites arc-en-ciel, daurades royales, bars européens, maigres), utilisable de la larve au stade adulte, qui sera composée de bactéries marines encapsulées dans un support issu de ressources marines locales, dans une logique d’économie circulaire « de la mer à la mer ». L’objectif de cet essai est l’évaluation de l’efficacité de ces bactéries candidates probiotiques sur une espèce d’eau douce, la truite arc-ciel, face à la furonculose, une infection bactérienne qui provoque d’importantes mortalités en élevage.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à développer des probiotiques adaptés pour les élevages de poissons d’eau douce comme la truite arc-en-ciel, avec l'objectif d'améliorer les taux de survie et de croissance des stades larvaires et leur capacité de défense à des infections. Les résultats obtenus seront couplés à ceux déjà disponibles et en cours d'acquisition sur d’autres espèces de poissons marins (bar commun, daurade royale et maigre) et permettront d'établir un dossier de demande d'autorisation de commercialisation de ces probiotiques pour ces différentes espèces auprès de l'Agence Européenne de Sécurité Alimentaire (EFSA).

Procédures

Les poissons seront pesés et mesurés sous anesthésie à l’issu de la phase de supplémentation avec les probiotiques. L’infection expérimentale sera réalisée post-supplémentation par balnéation avec la bactérie pathogène dans un volume réduit d’eau pendant 24h. 12 individus par condition (4/bassins) seront prélevés et mis à mort à J0 (avant l’infection), 24h et 15 jours après l’infection.

Impact sur les animaux

Les poissons seront pesés et mesurés sous anesthésie à l’issu de la supplémentation avec les probiotiques. L’infection bactérienne nécessite une balnéation de 24h dans un volume d’eau réduit et non-renouvelé pouvant induire un stress chez les animaux. Cette méthode d’infection reste néanmoins moins stressante qu’une injection intrapéritonéale qui nécessite une anesthésie. L’infection provoque une mort rapide des animaux les plus sensibles, en général dans les 24 à 72h post-infection. Aucun effet néfaste des probiotiques aux concentrations utilisées dans un support algal n’est attendu.

Devenir

L'ensemble des animaux seront mis à mort à l'issu de la procédure.

Remplacement

Le potentiel de ces bactéries marines comme probiotiques contre des pathogènes aquacoles a été mis en évidence par des essais in vitro et par l’analyse de leurs génomes (identification de gènes codant pour des protéines antimicrobiennes , absence de gènes codant pour une résistance à un antibiotique ou un biocide, …). Afin de valider ce potentiel, des essais In vivo sur des espèces cibles telle que la truite arc-en-ciel - reflétant la complexité du système d’interaction hôte/pathogène - sont nécessaires afin d’obtenir une autorisation de commercialisation de ces probiotiques pour la pisciculture auprès de l’Agence Européenne de Sécurité Alimentaire (EFSA).

Réduction

Cette procédure expérimentale sera menée en réduisant au maximum le nombre d’animaux utilisés tout en conservant une pertinence scientifique et statistique. Le nombre d'animaux nécessaires prend en compte la variabilité fréquemment observée entre des bassins (5 à 10%), qui nécessite de réaliser les essais à minima en triplicat. Les prélèvements à effectuer en cinétique (qui réduisent le nombre de poissons / bac) et les mortalités induites par l'agent pathogène lors de l'épreuve infectieuse (environ 50%) ainsi que les densités. La sélection de la souche pathogène virulente et la concentration bactérienne permettant d'atteindre une mortalité d'environ 50% seront réalisées sur un maximum de 130 animaux. L'épreuve infectieuse avec la souche pathogène choisie sera ensuite menée sur 400 poissons supplémentés par condition, chiffre permettant de suivre la mortalité générée et de réaliser des prélèvements. Le nombre total d’alevins de truite sera donc au total de 1330 individus.

Raffinement

Les mesures de raffinement viseront à assurer des conditions optimales d’hébergement des animaux, à savoir, un volume d'eau adapté en circuit ouvert avec une oxygénation suffisante en fonction du nombre d'animaux par bassin, un rythme jour/nuit naturel, la présence de suffisamment de congénères pour exprimer un répertoire comportemental riche, une distribution d’aliment adapté à leur stade de développement deux fois par jour. Une importance particulière sera donnée à l’observation des animaux, 3 fois par jour (1 fois/jour le week-end, sachant que les infections auront lieu en début de semaine pour limiter les mortalités sur les week-end), pour identifier les animaux en détresse et réaliser, si nécessaire, une mise à mort compassionnelle. Les infections bactériennes expérimentales peuvent provoquer une mort rapide sans qu'il soit possible d'observer des symptômes cliniques. Pour éviter toute souffrance, les animaux présentant un comportement de nage anormal marqué avec des périodes sur le flanc / sur le ventre et/ou des signes de détresse respiratoire avancée et/ou des hémorragies faciales / au niveau des flancs et/ou des signes nerveux seront mis à mort de manière compassionnelle selon une grille de points limites.

Choix des espèces

La truite arc-en-ciel est une des espèces d’eau douce la plus produite en Europe et en France. Chez les salmonidés, et en particulier chez la truite arc-en-ciel, la furonculose est une infection bactérienne qui provoque d’importantes mortalités et des pertes économiques marquées dans les élevages. Il s’agit d’alevins de truites arc-ciel de 2-3 mois (immatures à ce stade) qui feront environ 2g. C’est lors de leur premier stade de vie que les alevins sont les plus fragiles. Ces alevins auront été supplémentés en probiotiques dès l’ouverture de leur bouche, étape à laquelle leur microbiote intestinal se forme. La supplémentation en probiotiques sur ces 1ers stades de vie apparait pertinente pour mettre en évidence leurs effets sur la formation du microbiote intestinal et leur résistance à une infection bactérienne expérimentale.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
    • Troubles endocriniens
    • Troubles musculosquelettiques
Souris : 313
Souffrances
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Porteuses d'une mutation qui reproduit le syndrome NARP, ces souris présentent un déficit de poids d'environ 20 %, un défaut cardiaque et un défaut musculaire attendus. 313 d'entre elles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour des prélèvements terminaux de sang et d'organes, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent des prélèvements de sang et d'urine à un, deux, quatre et six mois, des tests de force musculaire, de coordination et d'endurance sur tapis de course, rotarod et grip test, ainsi que des IRM et des échocardiographies sous anesthésie. Une grille de score commande la suite : entre 6 et 7, un antidouleur puis la mise à mort si rien ne s'améliore en vingt-quatre heures, entre 8 et 9, la mise à mort immédiate.

Objectifs

Le syndrome NARP (Neuropathie Ataxie Rétinite Pigmentaire) est une pathologie rare qui affecte majoritairement les fonctions cardiaques, musculaires, et neurologiques et pour laquelle il n'y a toujours pas de traitement. Au laboratoire nous avons identifié des candidats médicaments efficaces sur les cellules de patients atteints du syndrome NARP. Afin de pouvoir proposer le traitement à des patients il nous faut prouver leur efficité dans un animal entier (ici le modèle murin). Avant, il est nécessaire d'identifier des déficits clairs dans le modèle souris du syndrome de Barth. Ce projet vise donc à caractériser finement le modèle souris du Syndrome NARP d'un point de vue cardiaque, musculaire, comportementale etc.... Ceci permettra ensuite de tester si les candidats médicaments efficaces en cellules de patients sont capables de diminuer les défauts mis en évidence dans l'étape de caractérisation du modèle murin. Si tel est le cas, on aura la preuve de leur efficacité dans un animal entier. L'objectif ultime étant de proposer les candidats médicaments efficaces dans les cellules de patients et le modèle murin du syndrome NARP à des patients atteints du syndrome NARP.

Bénéfices attendus

Avant de tester des candidats médicaments, il est nécessaire de caractériser la lignée murine, modèle du syndrome NARP, dans nos animaleries afin d'identifier les meilleurs paramètres pour les futurs tests médicamenteux. Cela n'a jamais été fait auparavant de manière détaillée. Seront analysés, le comportement, le poids, la fertilité, les portées, les avortements spontanés, la mortalité périnatale, l'acidose, la force musculaire, l'endurance, la coordination, les fonctions cardiaques, les fonctions mitochondriales sur tissus et des dosages sanguins et urinaires.

Procédures

Prélèvements sanguins et urinaires aux âges de 1 mois, 2 mois, 4 mois et 6 mois. Chaque intervention n'excédera pas 10 minutes. Tests comportementaux (force musculaire, motricité, équilibre et endurance) aux âges de 2 mois, 4 mois et 6 mois. Chaque intervention n'excèdera pas 15 minutes. IRMs et echocardiographies aux âges de 2, 4 et 6 mois. Chaque intervention n'excèdera pas 30 minutes et les souris subiront des anesthésies.

Impact sur les animaux

Des nuisances liées aux souris présentant un phénotype dommageable peuvent être attendues. Comme d'autres modèles murins similaires (avec des déficits mitochondriaux) nous pouvons attendre, à l'echelle de l'animal entier un déficit de poids d'environ 20 pourcents, un défaut cardiaque et un défaut musculaire. Les nuisances/effets indésirables causés par les expérimentations (manipulations/gestes expérimentaux sur l'animal) sont classées de sévérité modéré. L'analyse par IRM et échocardographie nécesite une anesthésie. Il n'y a pas de conséquence sur le bien être de l'animal au delà de la période entourant le recueil des données IRM ou échocardiographiques. Le suivi des performances sur tapis de course, rotarod ou grip test teste les capacités motrices de l'animal vigile. Il n'y a pas de conséquence sur le bien être de l'animal au delà de la période entourant le recueil des données de la course.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés pour prélèvement terminaux de sang et organes. Ces prélèvements permettront de faire différentes analyses afin de caractériser à différents niveaux le modèle murin.

Remplacement

Nous utilisons des modèles cellulaires eucaryotes pour répondre à certaines questions, cependant, ces méthodes alternatives restent incomplètes pour l’étude de phénomènes physiologiques aussi complexes que les mécanismes impliqués dans le syndrome NARP, puisqu'elles ne tiennent pas compte de l’ensemble des interactions existantes au sein d’un organisme tout entier. L'utilisation du modèle animal est donc une nécessité pour compléter nos résultats in vitro mais également avant de procéder aux essais cliniques chez l'homme.

Réduction

Seules les expériences indispensables seront réalisées. Il n'y aura pas de répétition inutile d'expérience. Le nombre d'animaux nécessaires a été réduit au minimum, tout en permettant de garantir l’analyse statistique des résultats. Les mêmes animaux seront utilisés pour tous les gestes cités. Des travaux antérieurs ont montré des écarts types importants pour les différents paramètres analysés (analyse cardiaque, analyses biochimiques mitochondriales, expression des gènes). Cette variabilité impose de travailler avec des effectifs minimum de 8 animaux par groupe. Afin de palier une éventuelle mort prématurée des animaux (suite à une blessure par exemple), nous prévoyons 20-25 pourcents d’animaux en plus, soit 10 souris par groupe.

Raffinement

Nous raffinons nos conditions d'expérimentation et d'hébergement pour le bien-être de nos animaux. En concertation avec la Structure chargée du Bien Etre des Animaux (SBEA), les animaux sont hébergés dans des cages aux normes (au minimum par 2 et au maximum par 5) suivant l’âge et le poids des animaux. De plus les cages sont enrichies par des jouets. Les animaux sont surveillés quotidiennement. Le poids sera suivi 1 fois par semaine. Si l'animal perd entre 10 et 15 pourcents par rapport à son poids le plus haut, on rajoutera du gel alimentaire et on augmentera la fréquence de surveillance, et en cas de perte de 25 pourcents l'animal sera euthanasié. Si un animal montre un problème de comportement, de locomotion ou autre, des mesures conservatoires seront prises: nourriture mouillée dans la cage, biberon à longue tétine. Nous raffinons nos expérimentations en utilisant les animaux de chaque groupe pour recueillir plusieurs types de données. Sur chaque animal, l’ensemble des organes et tissus pouvant être recueillis sont prélevés afin d’anticiper les expérimentations futures. Pour toutes les procédures, les animaux seront observés quotidiennement, et les points limites seront évalués en détail: Plaie/Traumatisme, Comportement/Mouvement, Aspect général, Evolution pondérale. Un score sera attribué, qui déterminera les traitements/observations à suivre: Score 0-2 = aucune douleur => pas de traitement. Score 3-5 = Observation plus importante et gel diet et croquettes humides au fond de la cage. Score 6-7=douleur légère à modérée=>Nettoyer d'éventuelles plaies et injection en sous cutanée d'un anti douleur et euthanasie si pas d'amélioration sous 24H. Score 8-9 = euthanasie de l'animal pour ne pas attendre et laisser souffrir l’animal. Les animaux seront transférés dans différentes animaleries selon les analyses. Les animaux seront transférés par nos soins en voiture, en prenant toutes les précautions nécessaires (température adéquate et stress diminué au mieux en adaptant une conduite souple et non rapide). Le transfert ne durera pas plus de 30 minutes. Les animaux seront dans des cages de transport adaptées contenant copeaux, cotons et nourritures. Les souris contrôles seront toujours séparées des souris modèle de la maladie. Les transferts seront effectués une semaine avant les analyses pour laisser un temps d'acclimatation dans la nouvelle animalerie.

Choix des espèces

Nous avons choisi la souris comme modèle pour plusieurs raisons : - animal de petite taille, facile à héberger et à contentionner - modèle idéal pour la création de lignée : temps de gestation court (19 à 21 jours), - 6 à 15 souriceaux par portée - modèle très utilisé pour mimer les maladies humaines de par les 99 pourcents d'homologies entre son génome et le génome humain - modèle très bien maitrisé en terme de manipulation génétique. Les animaux seront suivis de leur naissance (mortalités, suivi des portées, génotypage, avortements spontanés) à l'âge de 2 ans. Les animaux seront caractérisés dès l'âge de 10 jours pour un suivi de poids hebdomadaire, aux âges de 2, 4 et 6 mois pour des tests d'endurance, de force musculaire, de coordination et de fonction cardiaque et aux âges de 1, 2 ,4 et 6 mois pour des dosages sanguins et urinaires, et des prélèvements d'organes.

  • Recherche appliquée
    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Souris : 70
Rats : 70
Souffrances
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Devenir
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140 rongeurs mâles, 70 souris et 70 rats, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Chacun reçoit une injection intrapéritonéale par jour pendant sept jours et peut être saigné une fois par jour à la queue, à la saphène ou sous la langue, puis est tué pour l'autopsie de ses organes. Le composé testé a déjà tué ou conduit à mettre à mort des animaux à partir du soixantième jour lors d'une étude antérieure de quatre-vingt-dix jours, et la durée est ici limitée à moins de trente-cinq jours pour "garantir l'absence d'effets indésirables". Les animaux écartés après randomisation peuvent être gardés vivants et replacés, ou utilisés pour entraîner le personnel aux gestes techniques. Sur le remplacement, le porteur affirme que seule une mesure dans un "organisme entier" permet d'établir une dose sans effet.

Objectifs

Le projet consiste en des études mécanistiques pour étudier chez le rongeur des changements physiopathologiques lié au métabolisme des lipides (notamment en sphingolipides et céramides) potentiellement induites par un composé en développement. Dans cette série d’étude, on cherche à confirmer in vivo la modulation lipidique observée sur des modèles in vitro et à établir éventuellement une relation dose-réponse. Ce projet s’inscrit dans une investigation globale des effets du composé d’intérêt pour comprendre les effets cliniques toxiques observés après dosage répété dans des études chez l’animal et prévenir le risque chez l’homme.

Bénéfices attendus

Les bénéfices de ces études sont de confirmer, in vivo, une modulation des lipides suite à un traitement puis d’établir pour le composé d’intérêt une dose sans effet sur le métabolisme lipidique, ainsi que l'établissement d’une relation dose-réponse tissulaire et éventuellement plasmatique. Ainsi les études menées pourront répondre à la question suivante : quelle méthode et quels marqueurs moléculaires peuvent être utilisés pour prédire un effet clinique néfaste chez les animaux pour établir une dose sans effet ? Ces études mécanistiques apporteront des informations sur la méthodologie à utiliser pour prédire l’origine d’effets toxiques liés à des modulations lipidiques pour des molécules de la même famille ou avec le mode d’action biologique. Au final, ces études courtes avec un nombre réduit d’animaux permettront de décider si la molécule peut être développée dans un contexte de risque chez l’homme avec une forte probabilité de réussite. En cas de réponse négative, les études longues avec un plus grand nombre d’animaux ne seront pas réalisées.

Procédures

Les animaux pourront être soumis à une injection péritonéale quotidienne sur 7 jours, l'injection ne dure que quelques secondes et la manipulation des animaux moins de 2 minutes. Les animaux pourront également être soumis à des prélèvements sanguins en accord avec les recommendations éthiques (effectué 1 fois par jour au maximum via la veine caudale ou la veine saphène, ou bien la sublinguale sous anésthesie, en moins de 3 minutes). Tous les autres prélèvements seront réalisés post-mortem.

Impact sur les animaux

Aucun effet toxique majeur n’est attendu sur ce projet, la sélection des doses étant fondée sur les résultats des études précédentes notamment de l’étude de 90 jours chez le rat. Une attention particulière sera portée à l’apparition d’effets toxiques potentiellement liés à la diminution de l’efficacité de l’alimentation et aux points limites observés dans l’étude 90 jours ayant mené à la mort ou au sacrifice des animaux à partir du soixantième jour. La forte dose choisie ne doit pas excéder la dose maximale tolérée chez l’animal (et définie au préalable). La forte dose choisie est fondée sur les résultats des études 28 jours et 90 jours. A cette dose, pendant 35 jours, aucun signe clinique n’a été constaté ce qui n’avait pas été le cas au-delà (diminution de l’efficacité alimentaire, puis signes clinique pouvant conduire à des points limites et à la mort. Pour les études de ce projet, le choix des doses et la durée limitée des études (moins de 35 jours) doit garantir l’absence d’effets indésirables. Les injections intrapéritonéales prévues pour l’étude 1 et l’éventuelle étude 4 peuvent induire une douleur légère et de petits hématomes qui disparaissent rapidement. En cours d’étude, un prélèvement de sang pourra être effectué 1 fois par jour au maximum via la veine caudale ou la veine saphène, ou bien la sublinguale sous anésthesie. Ces derniers peuvent induire une douleur légère et de petits hématomes qui disparaissent rapidement.

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort en fin d’étude pour évaluer l’effet des subtances chimiques sur les organes lors de l'autopsie. Les animaux excédentaires exclus de l'étude après randomisation peuvent être gardés en vie et être replacés ou seront intégrés dans le processus de formation du personnel aux gestes techniques.

Remplacement

Des essais in vitro et in vivo ont été réalisés pour déterminer le profil toxicocinétique et le profil toxico-dynamique de la molécule d’intérêt et de certains métabolites mais ces essais ne permettent pas de répondre à l’établissement d’une dose réponse fondée sur les changements lipidiques dans un organisme entier. Les résultats des essais mécanistiques in vivo seront analysés en regard des résultats des essais in vivo exploratoires et réglementaires.

Réduction

Ces études se font dans le respect des 3Rs avec un nombre restreint d'animaux. Un minimum de 5 animaux par groupe est prévu d’après l’expérience du laboratoire et de la littérature. Ce nombre pourra être affiné en fonction des résultats. Un total estimé de 140 animaux pourra être utilisé pour ce projet, seulement sur les mâles afin de limiter l'emploie d'animaux (les éventuels effets attendus devraient être plus ou moins similaires entre les deux sexes). De plus, en fonction des résultats obtenus dans ce projet les études de cancérogenèse pourraient ne pas avoir lieu.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en groupe dans des cages appropriées avec un enrichissement du milieu adapté à leur âge et à leur espèce. Les animaux sont alimentés par une nourriture contrôlée et adaptée, les certificats concernant cette nourriture sont archivés par le laboratoire. Les animaux sont observés tous les jours (week-ends compris). Ils sont pesés à intervalle régulier pour vérifier leur croissance et leur bien-être. Toutes ces observations sont réalisées par des techniciens confirmés qui suivent des périodes régulières de maintien des compétences. Des points limites ont été identifiés par le laboratoire, qui peuvent nécessiter la mise à mort précoce de l’animal. Une évaluation rétrospective sur le bien-être animal est réalisée par la structure du bien-être animal sur toutes les études. La priorité est de garantir le bien-être des animaux en administrant les produits à des doses appropriées basée sur la littérature ou sur les précédentes études conduites. On retiendra donc des doses inférieures à la dose maximale tolérée chez l’espèce utilisée.

Choix des espèces

Les études sur les animaux décrites dans ce document sont réalisées chez le rongeur mâle pour permettre d’établir une dose sans effet sur le métabolisme des lipides. Le rat et la souris sont les espèces les plus appropriées pour étudier les aspects abordés dans le projet actuel, les autres études de toxicologie étant réalisées sur ces espèces. Toutes les études décrites dans ce projet utilisent en général de jeunes adultes (à partir de 6-7 semaines et jusqu’à 15 semaines) conformément aux recommandations pour les études de toxicité réglementaire.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Poules : 84
Souffrances
▲ -
▲ 84
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 84

Élevés au sol jusqu'à quarante-deux jours avec huit régimes alimentaires différents, 84 poulets de chair subissent une unique prise de sang au sinus occipital, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Le porteur reconnaît que l'aiguille peut provoquer une douleur, un hématome et, si elle est enfoncée trop profondément, des lésions cérébrales. Tous sont tués aussitôt après, pour la collecte de leur contenu digestif et de leurs tibias. L'effectif inclut quatre poussins supplémentaires au titre d'une mortalité attendue de 5 %, et l'équation mathématique testée ici est présentée comme un moyen futur de réduire le recours aux animaux non-humains.

Objectifs

L’alimentation des animaux est un élément déterminant de la durabilité des systèmes d’élevage avicoles. Dans ce contexte, de nombreuses études sont menées pour définir des régimes alimentaires au plus proche des besoins des animaux. Ici, nous souhaitons nous intéresser particulièrement au besoin en calcium et en phosphore des animaux, important chez la volaille de chair pour la minéralisation des os et des coquilles chez la poule pondeuse. En effet, les stocks de minéraux et surtout de phosphore sont une ressource limitée sur Terre et dont les rejets ont un impact négatif sur l’environnement. Bien définir les besoins des animaux pour ces constituants a donc des enjeux multiples. Notre étude se focalise ici sur la volaille de chair. Notre objectif est donc d’évaluer la réponse du poulet de chair en finition (dernier stade d’élevage) à la quantité de phosphore disponible dans son aliment en termes de performances de croissance, de minéralisation des os et de digestibilité. Pour cela, nous utiliserons plusieurs aliments divergeant par leur concentration en phosphore et en calcium. Nous souhaitons aussi utiliser cette expérience pour valider un modèle mathématique prédisant la fraction de phosphore, dans l’aliment, absorbable par l’animal en fin de croissance.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à générer des résultats directement valorisables en termes de recommandations alimentaires pour le poulet de chair en finition, tout en permettant d’évaluer la validité d’un modèle mathématique développé pour prédire le phosphore digestible des aliments. En fin de compte, si cette équation atteint un niveau de validation satisfaisant, elle permettra de réduire l’utilisation des animaux en expérimentation animale pour traiter ce type de problématique, en favorisant le recours à un modèle in silico.

Procédures

Les 84 animaux de ce projet seront soumis à une unique prise de sang réalisée sur un animal vigile, d'une durée inférieure à une minute.

Impact sur les animaux

La réduction des teneurs en phosphore dans les régimes les moins riches peut entraîner un ralentissement de la croissance en raison d'une diminution de la consommation alimentaire. La prise de sang effectuée au niveau du sinus occipital peut causer de la douleur en raison de l'introduction d'une aiguille sous la peau et peut même provoquer des lésions cérébrales si l'aiguille est introduite trop profondément. Elle peut également entraîner la formation d'un hématome. La contention des animaux durant la prise de sang est susceptible de provoquer un léger stress dû à la manipulation des individus.

Devenir

À l’issue des prises de sang, tous les animaux seront euthanasiés pour permettre la collecte de leur contenu digestif et de leurs tibias, afin d'évaluer à la fois dans quelle mesure l'intestin absorbe les minéraux des aliments et le lien avec la minéralisation des os.

Remplacement

La validation d’un modèle mathématique sous la forme d’une équation prédictive de la réponse du poulet de chair au phosphore digestible demande de confronter les résultats de celui-ci à des données enregistrées chez l’animal dans un cadre expérimental contrôlé. À ce jour, seule l’expérimentation animale permet de répondre à ce critère.

Réduction

Au total, 84 animaux sont requis pour ce projet. Nos effectifs ont été calculés sur la base de données publiées dans des journaux scientifiques reconnus. Nous avons estimé que 84 animaux répartis en 8 régimes alimentaires sont nécessaires pour estimer la réponse du poulet de chair à différentes teneurs en calcium et en phosphore. Il est important de noter que notre effectif total inclut un taux de mortalité des poussins de 1 jour de 5 %, ce qui représente 4 animaux supplémentaires.

Raffinement

Raffinement des procédures : Afin de réduire les risques de lésions cérébrales pouvant être associées à la réalisation d’un prélèvement de sang au sinus occipital, le préleveur utilisera une garde qu’il positionnera sur son aiguille afin d’éviter toute possibilité d’enfoncer l'aiguille trop profondément. La facilité de visualisation de ce site d’injection évite l’arrachage de plumes douloureux pour les animaux. Un point de compression de 30 à 60 secondes sera effectué pour limiter également la formation d’un hématome. Deux expérimentateurs seront mobilisés pour une prise de sang afin de permettre la réalisation d’une contention appropriée par l’un, pendant que le second réalisera la prise de sang. Ceci permettra de limiter les mouvements erratiques des animaux susceptibles d’engendrer un échec de la prise de sang. L’ensemble du personnel affecté à cette tâche sera composé de personnes habituées à la contention et à la prise de sang sur volaille. Les personnes en charge du prélèvement de sang au sinus occipital auront reçu une formation spécifique à ce geste et seront des personnes le réalisant régulièrement afin de maximiser la fluidité des gestes. Le prélèvement au sinus occipital permettra de laisser à disposition les veines alaires qui seront utilisées pour l’administration de l’euthanasiant à la suite de la prise de sang. Raffinement de l’hébergement : Les animaux seront élevés au sol avec une litière en copeaux de bois en groupes sociaux pendant toute la durée de l’expérience. Des boîtes en carton offrant des cachettes aux poussins et des perchoirs aux poulets en croissance seront mises à disposition des animaux afin de diversifier leur environnement de vie. Des balles en plastique seront ajoutées dans les parquets pour stimuler un comportement de jeu.

Choix des espèces

Le projet s’inscrit dans une thématique d’alimentation minérale de précision pour le poulet de chair. À ce titre, nous avons choisi de travailler directement sur notre espèce cible. Nous avons donc fait le choix d'utiliser ici des poulets domestiques de leur naissance à 42 jours, ce qui correspond à la durée d’élevage classique d’un poulet de chair en France.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système gastrointestinal
Souris : 640
Rats : 320
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 960
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 960

Mis à jeun douze heures, gavés une fois par voie orale, saignés à l'extrémité de la queue deux minutes plus tard : 640 souris et 320 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, sans anesthésie jusqu'à la mise à mort. Le protocole vérifie si des peptides vecteurs franchissent la paroi intestinale pour passer dans le sang, une technologie que la société veut étendre du cerveau à l'intestin. Le porteur reconnaît un risque de fausse route et de complication respiratoire si le gavage est mal exécuté, et présente le recours aux animaux non-humains comme le "principal désavantage" de sa demande. Tous reçoivent une dose létale d'anesthésique, puis leurs tissus sont prélevés.

Objectifs

Ces dix dernières années, notre société et ses partenaires académiques ont réussi à identifier et développer une stratégie de vectorisation innovante, afin de proposer de l’adressage spécifique de médicaments au niveau du système nerveux central après administration parentérale. Ce transport est réalisé à l’aide de protéines ou peptides cargos qui ciblent spécifiquement les récepteurs membranaires situés aux niveaux des barrières cellulaires de l’organisme, dans notre cas, la barrière Hématoencéphalique (BHE) du cerveau. Le succès de ces travaux et les dernières collaborations internationales ont démontré tout le potentiel de notre technologie sur le développement de nouveaux traitements contre certaines neuropathies. Cet engouement a permis de développer de nouveaux axes de recherches, notamment sur certaines maladies chroniques liées à l’hygiène de vie (Cancers, Diabètes, obésités), devenues le fléau de ces 20 dernières années. C’est dans ce contexte que nous souhaitons relever de nouveaux défis et utiliser notre technologie pour franchir de nouvelles barrières cellulaires de l’organisme, cette fois-ci au niveau intestinal, en améliorant l’adressage de médicaments administrés par voie orale. Il s’agira dans cette demande de démontrer qu’après administration orale chez le rongeur, nos protéines et peptides vecteurs seront capables de résister aux contraintes et attaques du tube digestif (Enzymes, pH), puis de valider leur passage spécifique à travers la barrière épithéliale, de l’intestin vers le sang.

Bénéfices attendus

Nous souhaitons tester le potentiel d’action de nos vecteurs sur de la délivrance systémique par voir orale. Notre objectif sera donc de relever ce nouveau challenge et de transposer notre savoir-faire et technologique sur de l’application « Drug-Delivery » par voie orale. Ainsi, nous pourrions proposer de nouveaux concepts et alternatives thérapeutiques facilitant le quotidien des soignants et des patients par un meilleure accessibilité (traitements devenus trop coûteux ou trop contraignants), conservation et praticité. L’application de notre stratégie de vectorisation pourrait également servir de levier dans bon nombre de pathologies à enjeux de santé publique.

Procédures

Au cours de cette procédure, nous n'aurons pas d'anesthésie, ni d'étape chirurgicale. Les animaux seront uniquement manipulés éveillés et de manière délicate. L'absence de stress est ici un garant du succès et bon déroulement de la procédure. En point final, les animaux seront d'abord mis à mort avant le prélèvement tissulaire final. -Constitution des cohortes d'animaux : Manipulation douce et unique pour la pesée et l'annotation codale des animaux, pour une durée de 2 minutes. -Administration par voie orale : Gestes et manipulations ultra-précis pour réaliser correctement cette étape. Administration simple et unique sans intervention parentérale, pour une durée de 1 minutes. -Prélèvements sanguins intermédiaires : A l'extrêmité de la queue afin d'y collecter quelques gouttes de sang. Geste contentionné expert et précis qui réduit considérablement le stress. Durée Approximative 2 minutes. -Mise à mort pour prélèvements (sédatoin à dose létale + contastation du décès) : Contention manuelle rapide et précise pour réaliser l'injection intrapéritonéale du mélange d'anesthésique à dose létale.

Impact sur les animaux

Les possibles effets ou effets indésirables sont ici listés pour chacunes des manipulations/expérimentations. -Transport et adaptation : Le transport est une source de stress non négligeable dont il faudra tenir compte avant d'envisager les tests. -La stabulation peut engendrer un temps d'adaptation, du stress, ayant un impact sur l’alimentation et le comportement, donc la prise de poids. -Mise à jeun des animaux : Nécessaire à la bonne réalisation de l'étude, les animaux seront mis à jeun 12h avant le début des administrations. Cette phase relativement courte, induira un léger stress transitoire, mais n’aura pas de réel impact sur la santé des animaux. En effet, les données de la littérature démontrent une absence d’effets significatifs sur le poids et l’activité métabolique en cas de mise à jeun inférieure à 18h. -Administration per os (Gavage par voie orale) : Réalisée sur animal éveillé et contentionné manuellement, il est ainsi immobilisé, ce qui génère un certain stress. L'acte de gavage est une gêne évidente mais très brève. Si le geste n’est pas bien réalisé, il y a cependant un risque notable de fausse route et de complication respiratoire. -La manipulation pour la réalisation des prélèvements sanguins intermédiaires : De même que pour le gavage, cette étape sera réalisée sur animal éveillé, après immobilisation en contention spécialisée. L'animal n'aimant pas être coincé, c'est une source de stress (≤2 min). -La manipulation pour l’administration d’une dose létale d’un mélange d’anesthésique : Source de stress au moment de l'injection intrapéritonéale, le geste rapide sera totalement maîtrisé par le manipulateur.

Devenir

L'issue de l'étude étant le prélèvement de tissus, tous les animaux seront mis à mort en point final, par administration d'un anesthésique à dose létale.

Remplacement

Afin de mener à bien notre projet, nous n’utiliserons que nos vecteurs préalablement investigués sur des études in vitro (cellules) ainsi qu’in vivo sur des récents suivis pharmacocinétiques et de biodistributions. Ces premières séries de tests amonts ont notamment permis de vérifier le maintien des interactions avec les récepteurs cellulaires cibles (cultures cellulaires, mesure d'affinité pour le réceptuer cible), mais restaient insuffisantes pour prendre en compte l'intégralité des paramètres physiologiques (mécanistiques, immunitaires, métaboliques et d'éliminations). Afin de transposer notre modèle de pharmacologie pour de la voie orale nous devrons absolument envisager de réaliser notre administration orale sur le petit animal de laboratoire, ici le rongeur (rat et souris). En effet, la physiologie complexe du tube digestif nous impose l’utilisation de modèle vivo. Des modèles prédictifs ex vivo existent mais nécessitent également le sacrifice d’animaux, sans pour autant intégrer l’ensemble des mécanismes physiologiques périphériques précédemment cités. Afin d’éviter une utilisation encore plus importante d’animaux, notre procédure simple, sur de courtes cinétiques, avec des prélèvements optimisés (intermédiaires et finaux), restera la plus avantageuse en termes de résultats scientifiques pour un nombre d’individus utilisé. Le choix du modèle rongeur se justifie comme étant pour l’heure le 1er modèle animal disponible se rapprochant de l’homme pour l’étude des mécanismes physiologiques, sans trop de contraintes d’hébergement, ni de manipulations. Son utilisation sous forme de faibles cohortes permet d’exploiter au maximum les résultats par l’obtention de données statistiques significatives. Malheureusement, il n’existe pour le moment aucun modèle prédictif de bio-informatique capable d'apporter toutes ces réponses ou suffisamment complexe et informel tel que les organoïdes ou sphéroïdes. Dans notre cas, le principal désavantage de cette demande reste donc le recours indispensable à l’utilisation d’animaux. Il s’agit maintenant de définir à minima et au plus juste le nombre d’individus à utiliser.

Réduction

Le nombre total d’animaux sera réparti sur de petits groupes de n=4 (2 mâles/2 femelles), à raison de maximum 5 groupes par test et 8 études par an, ce qui représente 160 individus/an (80 mâles + 80 femelles) pour chacun des fonds et espèces utilisées. Tel que largement décrit dans la littérature pour un modèle « oral delivery », nous utiliserons dans un premier temps le modèle souris sur fond albinos, à raison de 160 individus par an. En parallèle nous voudrons vérifier nos données obtenues sur un autre modèle souris, de fond consanguin, pour un nombre équivalent d’animaux (maximum 160/an). En effet ce modèle utilisé dans nos précédentes études Pharmacologiques sera précieux pour de futurs essais sur récepteurs humanisés en vue d’une transposition à l’homme. Enfin, le modèle souris présentant certaines divergences fonctionnelles et un modèle plus développé, sera indispensable dans nos investigations. Nous travaillerons à la suite des deux précédents, sur rats de fond albinos standard, pour un gros maximum de 160 individus/an. Il est important de noter que pour chaque espèce, ce nombre total d’animaux sera mixte à 50/50 entre mâles et femelles (cages séparées). Pour une analyse statistique, le faible « n » (4 individus), sera suffisant et nous orientera vers des modèles non-paramétriques. Sur de l’expérimentation in vivo, tous les paramètres ne sont pas maîtrisés, et sont basés sur des populations aléatoires de souris ou chaque animal présente des variables individuelles. En fin de procédure, une liste ciblée de tissus à prélever nous évitera une utilisation abusive et inutile d’animaux et permettra d’optimiser la procédure sur plusieurs types de post-expérimentations. La réalisation de prélèvements sanguins intermédiaires (Maximum 1 prélèvement caudal/individu ≤50 μl) en cours de cinétique, permet d'obtenir des données précieuses sur le passage systémique de nos candidats, en plus du prélèvement en point final, ce qui va également dans le sens d'une optimisation et réduction du nombre d’animaux.

Raffinement

La formation initiale et l’expérience du personnel sont nécessaires pour appréhender les moindres signes et/ou comportements caractéristiques d’une douleur ou gène chez l’animal (Annexe 2 : grille scores et points limites). Nous porterons une attention particulière à la préparation amont de l’expérimentation. Elle regroupe l’ensemble des préparatifs, l’adaptation, le conditionnement et la stabulation des animaux, laquelle sera au minimum de 14 jours dès réception. 7 jours avant les administrations, les animaux seront sortis de l’hébergement conventionnel pour aller dans une pièce cyclée spécifique rats ou souris (cyclée12h/12h), insonorisée, en armoire ventilée, sous température et hygrométrie contrôlées, avec nourriture et boisson ad libitum. Ils sont maintenus dans un contexte familier (pour les odeurs), dans la même cage (taille standard pour portoir ventilé + couvercle à filtre), un maximum de 2 individus par cage (car groupes n=4 mixtes de 2 mâles + 2 femelles), litières (copeaux de bois) et double raffinement (maison en plastique + cartons déchirés). Les animaux y seront visités régulièrement afin d’être sensibiliser à l’expérimentateur. A J0, les manipulations et administrations se feront sur animaux éveillés, il n’y aura pas d’anesthésie en cours d’étude jusqu’à la mise à mort en point final. En cours d’étude, les pesées, administrations et prélèvements intermédiaires de sang seront précis et rapides (≤ 2min). Des points limites seront malgré tout établis, afin de pouvoir répondre à une situation d’urgence. En point final, une injection létale d’anesthésiques en intrapéritonéale permettra une mise à mort rapide des animaux sans stress ni douleur. Nous n’utiliserons ici que des animaux couramment utilisés en recherche pour des études de pharmacocinétiques, sur fonds albinos ou consanguins et non génétiquement modifiés.

Choix des espèces

Les rongeurs représentent cette famille de petite taille, facile d'utilisation et d’élevage, pratique pour les études de pharmacologies et comportementales, elle est donc idéale pour la mise en place de premières études de pharmacocinétiques (groupes de 4 individus). A l’heure actuelle, faute d’alternatives de remplacement, le modèle rongeur (souris et rat), reste le seul modèle accessible de « petit mammifère » dont la physiologie est bien connue et relativement proche de l’homme. Par sa petite taille, Il devient également très intéressant pour la balance pharmacologie/toxicologie (bénéfices/risques) et une diminution des posologies. Les animaux seront utilisés pour réaliser des cinétiques pharmacologiques périphériques et des échantillonnages de sang et tissus. Pour notre procédure et les trois lignées d’animaux (rat x1 et souris x2) nous utiliserons des animaux dits « jeunes adultes », ayant une moyenne de 8 à 10 semaines pour les souris et 6 à 8 semaines pour les rats. A cet âge, nous limitons les variations inter individus qui peuvent avoir un impact sur les mécanismes physiologiques et les modulations de l'expression de certaines protéines. Cet âge présente un poids moyen de 25-27g environ chez la souris et 120-140g chez le rat, ce qui s’avère plus économique et mois risqué en termes de posologies par rapport à des animaux plus âgés (réduction des doses).

  • Production de routine
  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
    • Maladies infectieuses
    • Troubles nerveux
    • Troubles respiratoires
  • Tests réglementaires
Équidés : 100
Souffrances
▲ -
▲ 100
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 30
 70
 -

Réformés de la compétition ou de l'élevage et destinés à la boucherie, 100 chevaux vont être hyperimmunisés contre des agents infectieux, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chacun reçoit des injections d'antigènes toutes les trois à quatre semaines pendant environ douze mois, puis est saigné trois fois par semaine, jusqu'à 1 % de son poids vif par prélèvement, sur dix à douze mois. Quand leur hématocrite descend sous un seuil fixé avec le vétérinaire, leurs globules rouges leur sont réinjectés pour que les saignées continuent. Soixante-dix sont annoncés comme réutilisés et trente comme replacés, ceux qui ne peuvent l'être étant mis à mort, et le porteur affirme qu'aucune méthode alternative ne remplace aujourd'hui cette production à l'échelle "industrielle".

Objectifs

Le nombre croissant de maladies infectieuses émergentes et ré-émergentes, la mondialisation et la propagation rapide des épidémies, l'absence de traitements et/ou de vaccinations satisfaisants, le développement des menaces liées au bioterrorisme et l'augmentation de la résistance aux antimicrobiens ont conduit à une augmentation significative des risques de menaces biologiques. Le développement, l'accès et le déploiement rapides de contre-mesures médicales adéquates sont essentiels pour anticiper de telles urgences de santé publique, et constituent des enjeux nationaux et internationaux critiques pour la mise à disposition de thérapeutiques efficaces. Le projet vise à développer et à produire des traitements contre des maladies infectieuses émergentes (par exemple COVID-19, grippe aviaire H5N1, Ebola et la Fièvre Hémorragique de Crimée Congo (CCHF)). L’objectif de ce projet est de produire, à partir de chevaux hyperimmunisés, des plasmas qui sont ensuite utilisés pour la fabrication pharmaceutique d’anticorps polyclonaux purifiés. Les anticorps de ce projet seront induits contre différents types d’antigènes spécifiques (protéines virales et/ou toxines (bactériennes, animales ou végétales) et/ou bactériennes).

Bénéfices attendus

Les fragments d’anticorps hautement purifiés (fragments F(ab’)2 apportent une solution thérapeutique sûre à des problématiques majeures de santé publique pour lesquelles il n’existe pas d’autre solution. Le projet vise plus particulièrement à développer des produits destinés au domaine de la bio-défense au sens large, mais aussi des thérapeutiques pour le traitement des maladies infectieuses émergentes. Ce projet nécessitera l’utilisation de 100 chevaux sur 5 ans. Ces chevaux permettront globalement de produire des plasmas qui donneront in fine l’équivalent de 135000 à 215000 traitements individuels contre les risques bio-défense et les maladies infectieuses. La production de plasma par cheval étant assez importante, une partie de ces plasmas sera utilisée pour la mise au point de développement de nouvelles thérapies (développement pré-clinique et clinique avec essais chez l'Homme). Une autre partie constituera une banque de plasmas pour répondre à des besoins de stocks stratégiques.

Procédures

Deux ensembles de gestes techniques sont effectués chez tous les chevaux du projet. Tous les gestes techniques sont réalisés sur le cheval vigile : → Gestes associés à la technique d’hyperimmunisation: des injections de petits volumes sont effectuées par voie intra-dermique ou sous-cutanée et intra-musculaire toutes les 3 à 4 semaines en moyenne pendant environ 12 mois. La durée de l’injection est de 2 à 10 secondes par animal. → Gestes associés aux prélèvements de sang pour la production des plasmas: • des prélèvements de sang (1% du poids vif maximum) par voie veineuse (à la veine jugulaire) d’une durée de 10 minutes par animal sont réalisés 3 fois par semaines toutes les 3 à 4 semaines sur une période moyenne de 10 à 12 mois une fois que le titre d’anticorps spécifique a atteint le plateau maximum. • Si l’hématocrite du cheval prélevé a atteint un seuil bas prédéfini avec le vétérinaire désigné, il y a ré-administration des globules rouges par voie intraveineuse d’une durée de 20 minutes par animal (technique de « plasmaphérèse ») au maximum 3 fois par semaines toutes les 3 à 4 semaines sur une période moyenne de 10 à 12 mois.

Impact sur les animaux

Il n’y a pas d’effet indésirable attendu associé aux administrations des antigènes car les chevaux utilisés pour le projet suivent un parcours d’habituation avant d’être intégrés dans une procédure d’hyperimmunisation. Une nuisance potentielle attendue, mais rare en pratique, est la baisse d’hématocrite consécutive à la répétition dans le temps des prélèvements sanguins de volumes importants, qui ne dépassent cependant pas les normes réglementaires pour le bien-être animal (1% du poids au maximum).

Devenir

En fin de procédure, si les animaux sont en bonne santé, ils pourront être replacés après concertation des responsables du projet et en accord avec le vétérinaire. Si les animaux ne peuvent pas être replacés ou réutilisés en interne, ils seront mis à mort après anesthésie. Les animaux ne pourront pas être reconduit dans la filière alimentaire.

Remplacement

Compte tenu de la variabilité biologique (plusieurs types ou plusieurs variants) des cibles, il est essentiel que les thérapeutiques développées dans le cadre de ce projet aient des efficacités de neutralisation indépendantes des types ou des variants. Cet objectif ne peut être atteint que par la production d’anticorps polyclonaux spécifiques provenant de plusieurs chevaux (synergie d’une réponse polyclonale naturelle avec le mélange de différentes réponses polyclonales individuelles = « polyclonalité polyvalente »). La production en grand volume d’anticorps polyclonaux pour de tels produits pharmaceutiques n’est possible que par l’hyperimmunisation d’animaux de grande taille : bovins ou chevaux. Aucune méthode alternative n’est aujourd’hui connue pour remplacer industriellement la production d’anticorps polyclonaux avec des titres élevés. Un mélange de plusieurs monoclonaux ne peut remplacer aujourd’hui la « polyclonalité polyvalente » recherchée car cela supposerait la production simultanée de plusieurs dizaines d’anticorps monoclonaux différents.

Réduction

Ce projet inclut plusieurs éléments visant à réduire le nombre de chevaux nécessaires pour chaque cible thérapeutique du projet : • Utilisation d’adjuvants commerciaux permettant une présentation plus efficace de l’antigène et favorisant la mémoire immunitaire, se traduisant par des titres spécifiques élevés. • Utilisation d’un calendrier d’injections optimisant le niveau moyen des titres d’anticorps spécifiques et maintenant le plateau de production d’anticorps le plus longtemps possible • Impact des titres élevés d’anticorps permettant d’augmenter le rendement de purification et donc de réduire indirectement le nombre de chevaux nécessaires à la production des lots de produit thérapeutique. • Le nombre de chevaux utilisés pour un projet est calculé au plus juste selon l’avancée du projet afin de réduire au maximum le nombre d’animaux nécessaires. Pour chaque nouvelle indication du projet : 2 à 4 animaux seront immunisés afin de tester et déterminer l’efficacité de l’immunisation. Après cette étape pilote, le volume de plasma nécessaire pour la production des lots thérapeutiques sera calculé précisément. Ce volume permettra de déterminer le nombre d’animaux nécessaires pour l’ensemble du développement de chaque produit du projet.

Raffinement

Les animaux sont hébergés dans des conditions adaptées à leur espèce, logés dans des box en groupes sociaux de maximum 12 chevaux fixes dans le temps présentant une aire paillée et une aire d’exercice ouvertes sur l’extérieur. Un suivi quotidien leur est apporté par un personnel qualifié, avec une surveillance intensifiée, dans des conditions conformes à la réglementation et assurant leur bien-être. L'observation de signes cliniques déclenche des soins spécifiques sur les conseils d'un vétérinaire qui assure par ailleurs un suivi régulier. Les animaux ont accès à la nourriture via un distributeur automatique de concentrés en plusieurs fois, au foin et à l’eau à volonté dans une ambiance musicale. Les contacts répétés avec l’homme contribuent à l’enrichissement. De multiples essais d’accessoires variés n’ont pas été concluants. Ce projet met en œuvre des procédures maîtrisées qui ont déjà fait la preuve de leur efficacité pour la production d’immunoglobulines polyclonales équines. Une amélioration notable par rapport aux projets autorisés précédemment depuis 2017 est l’utilisation d’adjuvants très bien tolérés chez le cheval. Des procédures optimisées sont en place pour l’habituation des chevaux aux injections et aux prélèvements de sang pour réduire le stress lors des opérations de production. Des points limites sont définis.

Choix des espèces

Le cheval est une espèce animale qui produit en général des titres élevés d’anticorps et qui permet, compte tenu de sa grande taille, de récolter une quantité importante de plasma (respectant pour chaque prélèvement un maximum de 1% du poids vif). Il présente très peu de risques zoonotiques, ce qui limite fortement les problématiques de biosécurité virale dans les plasmas. Les chevaux utilisés pour ce projet sont des adultes de plus de 3 ans car à partir de cet âge la production d’anticorps spécifiques est optimale. Ce sont des animaux de réforme (capacité compétition, infertilité…) destinés initialement à la boucherie.

  • Production de routine
  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Souris : 120
Souffrances
▲ -
▲ 12
▲ 108
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 120

Trois instillations oculaires sous anesthésie, une injection de cellules de mélanome sous la peau, une injection intraveineuse de produit radioactif et jusqu'à six examens d'imagerie en deux jours : 120 souris C57BL6J femelles vont être utilisées, dont 108 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le porteur écrit n'attendre aucune nuisance de l'instillation oculaire, ni de l'imagerie, ni des anesthésies, et classe pourtant la quasi-totalité de l'effectif en souffrance modérée. Leur litière devenue radioactive est changée vingt-quatre heures après l'injection, puis chaque semaine, pour limiter leur surexposition aux rayonnements. Aucune n'est gardée vivante, en raison du produit radiomarqué qu'elles ont reçu et du prélèvement de leurs organes.

Objectifs

La mélanine représente une cible de choix dans le traitement du mélanome. De ce fait, un radiopharmaceutique (médicament contenant un radioisotope à usage médical) a été développé afin de permettre le traitement des cibles tumorales de petite taille, nombreuses et dispersées grâce à son injection par voie intraveineuse. Cette molécule qui fait actuellement l’objet d’un transfert clinique (autorisé par l’agence du médicament) semble montrer des résultats prometteurs. Cependant, la mélanine est exprimée également au niveau de cellules non tumorales telles que celles situées au niveau de la rétine de l’oeil. Aussi, afin de prévenir la fixation du radiopharmaceutique et réduire sa toxicité au niveau de l’oeil, nous souhaitons évaluer une méthode qui empêcherait/limiterait sa fixation au niveau de l’oeil. Une piste envisagée est d’appliquer par dépôt de gouttes ophtalmiques la molécule non radioactive au niveau de l’oeil, avant le traitement par voie intraveineuse, afin d’y bloquer la fixation de la molécule radioactive. Ce projet permettra de tester cette possibilité dans un modèle expérimental de mélanome. En complément, une étude de la distribution dans l’organisme de cette molécule sera réalisée selon différentes voies d’administration. Si ce projet démontre la pertinence de cette approche, il sera adapté pour être proposé en complément de l’approche clinique chez le patient. Ces expériences seront réalisées dans le respect de la règle des 3Rs, utilisant des conditions de stabulation, de bien-être animal et un nombre de souris optimisé. L’ensemble du projet inclura 120 souris sur 5 ans.

Bénéfices attendus

L’objectif de ce projet est d’évaluer la pertinence d’une méthodologie (par instillation oculaire sous la forme de gouttes) visant à empêcher la fixation du radiopharmaceutique administré par voie intraveineuse, au niveau de la mélanine des yeux, afin de limiter une potentielle toxicité oculaire du traitement. Ce projet expérimental est complémentaire d’une étude clinique en cours visant à adresser spécifiquement vers les cellules tumorales (mélanome) un radiopharmaceutique (médicament contenant un radioisotope à usage médical) permettant le traitement des cibles tumorales de petite taille, nombreuses et dispersées. Si ce projet démontre la pertinence de cette méthode, il sera adapté pour être proposé en complément de l’approche clinique chez le patient.

Procédures

Les animaux seront soumis à : * Inoculation sous cutanée de cellules de mélanome : une injection par animal (durée < 3 minutes) sur animal sous anesthésie gazeuse. * instillation ophtalmique de la solution : 3 administrations par animal (durée : environ 10 minutes/animal sous anesthésie gazeuse. * administration iv du radiopharmaceutique : 1 administration/animal (durée < 3 minutes). * imagerie : 5 à 6 examens / animal sur 2 jours et pour 6 animaux de chaque groupe (durée= 30 à 40 minutes/animal sous anesthésie gazeuse. * prélèvement des organes après mise à mort.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sont un inconfort modéré lors de l’injection intraveineuse de la molécule (réduite à quelques dizaines de secondes car réalisée par un expérimentateur expert). A ce jour, nous pensons que l’instillation oculaire de la molécule thérapeutique n’engendrera pas de nuisances, de par sa formulation, son pH et sa faible concentration. Aucune nuisance liée à l’imagerie in vivo ou aux anesthésies n’est attendue. Pour les animaux porteurs de tumeur, les nuisances peuvent être relatives à une gêne fonctionnelle liée à la présence de la tumeur.

Devenir

Ce projet comporte 2 procédures : aucun animal n’est maintenu en vie car les animaux recevront un produit radiomarqué et dans la majorité des groupes, des prélèvements d’organes sont réalisés.

Remplacement

Dans la mesure où ce projet a pour objet d’évaluer la distribution in vivo d’une molécule dans l’organisme, suivant différentes voies d’administration, il n’existe aucune méthode de remplacement. Ici, l’objet est d’évaluer l’inhibition la fixation oculaire de la molécule, sans pour autant compromettre sa fixation tumorale, ce qui nécessite de travailler sur organisme entier. L’utilisation d’animaux est nécessaire pour atteindre les objectifs du projet, les méthodes in vitro (sur cellules) ne rendant pas compte des phénomènes d’absorption, de distribution, d’élimination et de ciblage des molécules administrées. L’imagerie in vivo permettra de visualiser et de quantifier simultanément ces phénomènes.

Réduction

Le modèle animal comme la molécule étudiée ont déjà fait l'objet de nombreuses études au sein du laboratoire. Le nombre d’animaux par groupe a été réduit au maximum tout en permettant l’exploitation des résultats. Le nombre d’animaux est calculé de façon à pouvoir réaliser des observations permettant de mettre en évidence une différence significative entre les groupes, avec un risque de première espèce de 0,05 et une puissance statistique de 0,9. Ce nombre a été calculé afin de garantir une signification statistique à l'étude menée (les données seront évaluées sur le plan statistique par test t). Dans la procédure 1, il est prévu de tester notre hypothèse chez des animaux sains, permettant ainsi i) de valider l'approche sans induire inutilement des tumeurs chez les souris et ii) de justifier l'utilité de la procédure 2 chez des animaux porteurs de mélanome. De plus, les examens d’imagerie permettent également de réduire le nombre d’animaux grâce à la possibilité d’un suivi longitudinal où un animal est son propre contrôle au cours du temps. Le nombre total d’animaux est de 120 souris maximum sur une période de 5 ans.

Raffinement

Afin de raffiner l’expérimentation, et de limiter le stress des animaux, les souris seront soumises à un processus d’habituation à l’expérimentateur et à la procédure (chauffage et contention) quotidiennement la semaine précédant la réalisation de la procédure. Les animaux seront hébergésdans des cages contenant de l’enrichissement de milieu (cabane coton bois à ronger) afin de favoriser leur comportement naturel et de limiter ainsi leur angoisse. Les cages seront placées dans des portoirs ventilés respectant les normes d’ambiance optimale pour l’espèce. Un changement fréquent (minimum 1/semaine) des litières sera réalisé afin de limiter le risque infectieux. Un changement des litières devenues radioactives (via le circuit des déchets radioactifs) sera également réalisé 24h après injection puis une fois par semaine afin de limiter la surexposition inutile des animaux aux rayonnements La surveillance quotidienne permettra également de réagir rapidement en cas de signe d'inconfort, de stress atteinte des points limites, ou de souffrance des animaux. Si besoin, une injection d'antalgiques sera réalisée (Rimadyl 5mg/kg sous-cutané 1 fois par jour pendant 5 jours maximum). Les examens d’imagerie permettent de raffiner l’étude grâce d’une part au caractère non invasif de la technique et d’autre part à la possibilité d’un suivi longitudinal ou un animal est son propre contrôle au cours du temps.

Choix des espèces

Ce projet sera réalisé sur le modèle murin syngénique de mélanome pigmenté B16. Ce modèle est développé et validé par les experts chez la souris C57BL6J. Ce projet sera réalisé sur des souris C57BL6J femelles, âgées de 4-6 semaines et ayant un poids moyen de 20 g. Les animaux utilisés seront des adultes ayant atteint leur maturité sexuelle afin d'éviter l'influence des variations hormonales liées à la puberté. Des souris femelles seront utilisées du fait d’une moindre agressivité, permettant de garder plusieurs animaux dans la même cage et donc de favoriser leur hébergement en groupe afin de respecter leur instinct grégaire. Le stade de développement correspond à celui fréquemment utilisé pour ce modèle et pour lequel la prise tumorale a été validée au cours de nos différentes études.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 1800
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 1500
▲ 300
Devenir
 -
 -
 -
 1800

Jusqu'à trois injections intraveineuses par semaine, deux administrations orales par jour, une pompe osmotique posée sous la peau et une injection intrapéritonéale hebdomadaire pour l'imagerie : 1 800 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 300 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Neuf cents d'entre elles subissent une chirurgie d'implantation de cellules cancéreuses dans l'organe d'origine de la tumeur, avec un suivi allant jusqu'à huit semaines. Le porteur écrit que la croissance des tumeurs "n'entraîne pas de gêne" et décrit par ailleurs des nécroses, des dysfonctions d'organe et des difficultés à se déplacer. Les souris utilisées sont immunodéprimées pour accepter des lignées humaines sans rejet, et âgées de cinq semaines, avant le pic de production des lymphocytes NK.

Objectifs

Selon l’OMS, on estime à 19 millions le nombre de nouveaux cas de cancer et à 10 millions le nombre de décès liés au cancer survenus en 2020. Les cancers les plus fréquemment diagnostiqués dans le monde sont ceux du poumon (avec 2,2 million de cas), du sein (2,3 million de cas) et le cancer colorectal (1,9 million de cas). Dans ce cadre, nous proposons d’évaluer l’effet thérapeutique de composés choisis dans des modèles murins de cancers. Ces modèles animaux fournissent un moyen de simuler le développement du cancer chez les humains dans un environnement contrôlé et permettent d'obtenir des données préliminaires avant les essais cliniques sur les humains. Ces tests préliminaires aident à identifier les candidats médicaments les plus prometteurs, à déterminer les doses efficaces, et à minimiser les risques potentiels pour les patients.

Bénéfices attendus

Développement de nouveaux traitements pour le cancer.

Procédures

Dans le cadre des études de toxicité, les animaux subiront des injections intraveineuses (jusqu’à 3 fois par semaine) ou intra-péritonéales (jusqu’à une fois par jour) ou des administrations de produits per os (jusqu’à 2 fois par jour). Ils pourront également subir une intervention chirugicale de pose de pompes osmotiques sous la peau ou dans le péritoine (durée environ 10 minutes, au maximum 300 animaux). Les tests de toxicité durent en moyenne 3 semaines (5 semaines au maximum). Dans le cadre des tests d'effets thérapeutiques sur souris porteuses de tumeurs sous-cutanées, les animaux subiront une injection sous-cutanée de cellules cancéreuses puis le traitement comme décris lors des études de toxicité (au maximum 600 animaux, sur une durée maximale de 5 semaines post implantation). Dans le cadre des tests d'effets thérapeutiques sur souris porteuses de tumeurs dites orthotopiques, les animaux subiront des procédures chirurgicales d'implantations de cellules cancéreuses dans leur environnement d’origine, sous anti-douleurs et sous anesthésie gazeuse (durée de 10 à 20 minutes, au maximum 900 animaux). Ces souris subiront ensuite le traitement comme décris lors des études de toxicité (au maximum 900 animaux, durée maximum 8 semaines post implantation). Ces animaux subiront également une injection intrapéritonéale par semaine pour l'imagerie de bioluminescence (durée 10 minutes, au maximum 900 animaux), et une anesthésie pour le rasage et l'épilation du ventre avant imagerie échographique (durée environ 15 minutes, au maximum 900 animaux).

Impact sur les animaux

Toute forme de nuisance ou effets indésirables des procédures expérimentales seront attentivement surveillées. Risques d'effets indésirables liés à la toxicité directe des molécules testées ou celle des solvants utilisés. Risques d'effets indésirables liés à la croissance d'une tumeur sous-cutanée (gêne, nécrose.. ). Risques d'effets indésirables liés à la croissance d'une tumeur orthotopique (gêne, dysfonction de l'organe d'intérêt..)

Devenir

Les animaux issus des procédures seront mis à mort, afin de prélever leurs organes, les imager et les conserver pour des analyses anatomopathologiques.

Remplacement

A partir d’une chimiothèque (collection de molécules chimiques), nous aurons par une série de tests sur cellules en culture in vitro, sélectionné les molécules d’intérêt. Grace à des tests complémentaires (dont des tests de génotoxicité in vitro) ainsi qu’une analyse approfondie de la littérature disponible concernant la toxicité des classes chimiques des molécules considérées, nous nous focaliserons sur une trentaine de composés, constituant les candidats les plus prometteurs. Les paramètres de toxicité et d'efficacité thérapeutique sont obtenus uniquement par l’emploi d’animaux. Ces études précliniques sont nécessaires avant de réaliser des essais cliniques chez l’homme. Il n’existe pas de modèle non biologique ou in vitro permettant de réaliser ces travaux sans perte d’informations scientifiques.

Réduction

Les tests in vitro permettront de réduire le nombre de composés/particules à tester ainsi que le nombre de lignées de cellules. Cela nous permettra d’éviter de tester toutes les molécules candidates sur animal. Concernant les tests sur animaux, nous nous efforcerons de faire en sorte que l’effectif utilisé soit minimal. Cela permettra ainsi de réduire le nombre d’animaux employé autant que possible tout en obtenant des informations scientifiques avec une validité statistique suffisante. La toxicité des molécules sera au prélable testée sur un petit nombre d'animaux. Les molécules qui seront validées après cette première étape seront injectées chez des souris porteuses de tumeurs afin de tester leur efficacité thérapeutique. Dans chaque procédure le nombre d’animaux pourra être réduit jusqu’à 50% si l’effet attendu est suffisamment important pour obtenir des résultats statistiquement fiables avec la première moitié d’animaux ou si les données se révèlent non pertinentes (arrêt alors des expérimentations). Les groupes expérimentaux sont constitués de n = 10 individus pour le suivi de croissance tumorale afin de disposer d’une puissance statistique suffisante pour l’évaluation de l’effet du traitement. Les molécules dont le principe actif et/ou la formulation s'avèrent toxiques, ne seront pas retenues pour être évaluées sur des animaux porteurs de tumeurs.

Raffinement

Toutes les procédures expérimentales seront réalisées dans un établissement autorisé et en stricte conformité avec le comité local de protection des animaux, les lignes directrices de l'UE (directive 2010/63/UE) et le Comité national français (2010/63). Les animaux seront hébergés et surveillés dans des conditions répondant aux critères relatifs aux soins et à l’hébergement des animaux de l’Annexe II du 1er février 2013 de l’arrêté fixant les conditions d’agrément. La conception et l’application des procédures expérimentales, le soin et l’hébergement des animaux seront effectuées par du personnel compétent et formé. Les animaux seront hébergés en groupes sociaux, dans un environnement contrôlé dépourvu de pathogènes, enrichi avec des tunnels en carton et morceaux de papier pour y faire un nid. La nourriture et l’eau de boisson stérile sont fournies ad libitum. Les souris les plus immuno-déprimées seront hébergées dans des cages stériles. Les chirurgies implantatoires se feront sous anesthésie générale et la douleur sera gérée par une analgésie adaptée. L’application de critères d’arrêt et le suivi quotidien des animaux garantiront leur bienêtre, et nous permettront d’intervenir immédiatement de manière appropriée dès le moindre signe de souffrance. Toute forme de nuisance ou effets indésirables des procédures expérimentales seront attentivement surveillées lors de l'observation des animaux. Ces effets indésirables sont listés parmi les points limites de chaque procédure. Nous utiliserons des souris immuno-déprimées qui permettent l'étude de lignées cancéreuses humaines sans phénomène de rejet. La croissance des tumeurs n’entraîne pas de gêne et sera suivie régulièrement au pied à coulisse et par imagerie de bioluminescence.

Choix des espèces

Les souris immunodéprimées permettent le développement de modèles tumoraux humains sans phénomène de rejet. Les méthodes utilisées pour induire une tumeur sont rapides et reproductibles et la bonne connaissance de ces modèles de pathologie chez la souris fait que les limites éthiques de ce type d’expérimentation sont bien connues. Souris immunodéprimées de 5 semaines. Ce stade de développement permet d’avoir des souris adultes, facilement manipulables, avec une prise tumorale optimale, avant le pic de production de leucocytes NK natural killer à l’âge de 8 semaines. Pour les animaux qui porteront des pompes osmotiques (sous-cutanées ou péritonéales), le poids minimum devra être de 20g.

  • Protection de l’environnement
  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Bovins : 56
Souffrances
▲ -
▲ 56
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 56
 -
 -

Neuf prises de sang à la veine de la queue en neuf mois, chacune doublée d'un prélèvement de bouse par fouille rectale au cornadis : 56 vaches vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis replacées dans le troupeau. Ces mesures doivent alimenter une base de données nationale sur le méthane que les bovins rejettent en digérant, et valider des indicateurs plus simples à prélever en ferme. Le porteur justifie le choix de l'espèce par le poids des élevages bovins, près de la moitié des émissions agricoles françaises de gaz à effet de serre, face à l'objectif européen d'une baisse de 30 % du méthane d'ici 2030. Réduire le nombre de bovins élevés n'est pas évoqué.

Objectifs

L’objectif de ce projet est de contribuer à la création d’une base de données nationales incluant des données phénotypiques de bovins de methane entérique obtenues avec un outil de mesure de reference commun à tous les partenaires du projet, et des prédicteurs des émissions de methane (spir fécale, abondance naturelle isotopique, …). Les prédicteurs issus des matrices prélevées sur les animaux du projet permettront de valider les modèles de prediction construits.

Bénéfices attendus

Les bénéfices du projet est d’ordre environmental en réduisant de 30% les émissions de methane issues du tube digestif des ruminants d’ici 2030. Le methane contribue à hauteur de 50% aux émissions de gaz à effet de serre à l’échelle d’une ferme.

Procédures

Au cours des 9 mois d'expérimentation (stabulation et pâturage), les animaux seront soumis à 9 reprises à des prélèvements de sang. L'ensemble de la manipulation avec prélèvements (contention + prélèvement) sur un animal durera moins de 10 minutes.

Impact sur les animaux

Différents prélèvements peu invasifs sont prévus tout au long de l'essai pour caractériser la réponse physiologique, métabolique et digestive des vaches. Il s'agit notamment de prises de sang, effectuées à la veine caudale, de prélèvements de fèces par fouille rectale. Ces prélèvements seront réalisés au cornadis et sont susceptibles d'induire de l'inconfort pendant la manipulation, qui sera toutefois effectuée par du personnel compétent et habitué à ces procédures. La fréquence de prélèvements sera limitée au minimun nécessaire soit 1 prelèvement de chaque matrice en simultané sur le même animal lorsqu’il est au cornadis toutes les 3-4 semaines.

Devenir

Les procédures mises en oeuvre sur les animaux étant de classe légère, les animaux seront gardés en vie et replacés dans le troupeau à la fin de l'expérimentation.

Remplacement

Les expérimentations porteront sur la réponse individuelle zootechnique (ingestion, croissance) et digestive (émissions entérique de méthane, paramètres fermentaires et microbiens) des bovins (vaches allaitantes avec leur veaux) conduits en stabulation ou au pâturage. La mise en place des prédicteurs issus de matrices faciles d’accès sur le terrain pour une utilisation à grande échelle contribue à réduire les contraintes des animaux expérimentaux.

Réduction

D'un point de vue statistique, un calcul de puissance sur la base de données acquises dans de précédentes expérimentations portant sur les émissions de méthane entérique a permis de calculer un nombre minimum d'animaux nécessaire pour pouvoir mettre en avant des différences de réponses zootechniques d'une part et en terme d'émissions de méthane entérique. Afin de ne pas remettre en cause la validité statistique des tests prévus, un effectif de minimum 22 vaches par lot est nécessaire. Pour pallier quelque éventuel problème pouvant affecter le nombre d'animaux (impossibilité de réaliser un prélèvement, maladie...) à inclure dans les analyses qui suivront l'expérimentation, nous recruterons deux lots de 28 vaches.

Raffinement

Les conditions de logement des animaux en stabulation répond aux exigences réglementaires et va même au-delà grâce à des équipements pemettant un confort optimum des vaches (matelas, brosses) et un suivi fin de leur santé et de leur bien-être (outils d'élevage de précision). Lors de la saison de pâturage, les animaux seront logés en extrieur, ce qui correspond à leur besoin "normal", tout en leur assurant un confort optimal. Le recours a des procédures faiblement invasives, mises en oeuvre par du personnel formé et habitué à ces prélèvements, assure que ceux-ci se feront dans les meilleures conditions possibles pour les animaux. En cas de souffrance ou de douleur prolongée à l'issue des prélèvements, les animaux concernés recevront un analgésique en vue d'en atténuer l'intensité.

Choix des espèces

L’objectif de l’Union Européenne de réduire de 30 % les émissions de méthane d’ici 2030, puis d’atteindre la neutralité « carbone » en 2050, nécessite de faire porter les efforts sur l’ensemble des gaz à effet de serre et des secteurs d’activités. En France, l’agriculture représente 19% des émissions de gaz à effet de serre dont près de la moitié provient des élevages bovins lait et viande. Les émissions de méthane entérique, coproduit de la digestion de la cellulose par les ruminants, représentent environ 50% des émissions de gaz à effet de serre d’une exploitation bovine. Le méthane entérique des bovins représente donc près de 5% des gaz à effet de serre totaux français. Les élevages bovins lait et viande sont ainsi confrontés aux objectifs de décarbonation des activités.

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Souris : 280
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 280
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 280

Pour indiquer à des laboratoires clients quel antibiotique perturbe le moins le microbiote, 280 souris vont être gavées chaque jour pendant dix jours, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles sont pesées quotidiennement à l'état vigile, isolées trois minutes dans une cage vide pour la récolte des fèces, puis tuées pour le prélèvement de leur côlon. Le nombre de groupes varie selon les molécules et les doses que le partenaire souhaite tester. Le porteur prévoit une irritation possible de l'œsophage par l'aiguille de gavage et écrit qu'aucun analgésique ne pourra être administré, au motif que cela biaiserait la réponse cellulaire mesurée.

Objectifs

Les différents laboratoires privés et publics pour lesquels nous réalisons des prestations cherchent à connaître l’impact de différents traitements antibiotiques sur la composition du microbiote intestinal et vaginal. Ils souhaitent grâce à cela définir le traitement et sa dose qui perturbe le moins la composition des microbiotes.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à évaluer de façon qualitative et quantitative la qualité du microbiote intestinal et vaginal en réponse à différents traitements antibiotiques. Ainsi, le partenaire pourra connaître quel traitement perturbe le moins les microbiotes. Il pourra ajuster les doses pour proposer un traitement efficace tout en préservant le microbiote du patient

Procédures

Les souris seront régulièrement manipulées quotidiennement lors de ce projet pour différentes raisons : - Les suivis de poids auront lieu tous les jours pendant 10 jours sur souris vigile (souris manipulées et déplacées dans une balance à pesée dynamique) - Les administration per os par gavage des composés antibiotiques et de l’eau auront lieu tous les jours pendant 10 jours sur souris vigile. La contention sera utilisée ) - Le prélèvement des féces aura lieu une fois le 10ème jour sur souris vigile dans une cage propre et vide pour récupérer les féces déposés dans la cage (isolement de l’animal d’environ 3 minutes avant sa mise à mort)

Impact sur les animaux

Les effets indésirables liés à l’administration quotidienne des composés par voie orale (gavage) sont : - Stress dû à la contention quotidienne pour l’administration orale (les contentions seront réalisées par du personnel expérimenté et expert dans ces actes afin de limiter les contraintes subies par l’animal) - Une potentielle perte de poids liée aux modifications des microbiotes - Légère irritation potentielle dûe au passage de l’aiguille de gavage dans la cavité orale Les effets indésirables seront limités grâce à l’utilisation de matériel adéquat ainsi que grâce à l’expérience du personnel correctement formé. La mise en place de points limites et d’une grille de score permettent de suivre et de réduire la gêne et l'inconfort des animaux. Les animaux entrant en expérimentation seront clairement identifiés et feront l’objet d’une surveillance quotidienne part le personnel de l’animalerie.

Devenir

Tous les animaux sélectionnés pour immunophénotypage seront mis à mort afin de procéder au prélèvement des colons et à leur analyse.

Remplacement

Dans ce type de projet, aucune méthode substitutive ou alternative ne nous permettrait de nous placer dans des conditions physiologiques similaires. En effet, le modèle testé dans le cadre de cette demande doit être évalué à l’échelle de l’organisme entier, permettant ainsi la mise en place de toutes les boucles de régulation impliquées dans ce type de réponse. Le modèle murin est donc un modèle de choix pour l'étude du système immunitaire grâce aux connaissances acquises et au nombre d'outils disponibles.

Réduction

Des expériences antérieures ont permis de déterminer la « variabilité de la mesure » afin de pouvoir calculer par un test de puissance le nombre d’animaux nécessaires pour atteindre la significativité statistique selon la nature continue ou discontinue de la variable concernée. Le nombre utilisé pour ces expériences sera de 7 animaux par groupe afin d’avoir des données statistiques robustes et de limiter le nombre d’expérience. Le nombre de groupe sera amené à varier selon les besoins du partenaire, notamment si plusieurs molécules ou doses sont à tester. Les résultats seront ensuite analysés à l’aide du logiciel GraphPad Prism et nous appliquerons selon la taille des groupes différents tests statitistiques.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en zone d’expérimentation. Dans chaque cage, le milieu sera enrichi par l’ajout de deux éléments : - une maison en carton pour leur procurer un abri, - un nid compact de lanières de papier Kraft, que les souris pourront grignoter afin de se confectionner un nid. Un temps d’acclimatation à leur nouvel environnement d’une semaine sera respecté entre la réception des animaux et le début du protocole expérimental. Les souris seront observées quotidiennement par du personnel. Une grille de score sera utilisée prenant en compte différents critères tel que le comportement de l’animal et la variation du poids. Des points limites seront établis pour chaque observation (valeur maximale de la grille de score) qui entraineront la mise à mort de l’animal s’ils sont atteints. Nous savons que chez l’homme, ces antibiotiques peuvent provoquer des diarrhées en effet secondaire. Si nous observons la même chose chez les souris, nous donnerons une solution de réhydratation aux animaux et effectuerons plus régulièrement le change des litières. Enfin, les gavages quotidiens peuvent entrainer une irritation de l’œsophage chez la souris. Toute administration d’analgésique ou autres substances ne pourra être réalisé car entrainerait un biais sur la réponse cellulaire observée lors de l’étude. En revanche, nous pourrons suppléer les souris avec de la pâtée énergisante afin de leur faciliter l’accès à la nourriture et les réalimenter.

Choix des espèces

Mammifères dont 99% des gènes sont orthologues à l’homme, la souris est un animal de petite taille, à reproduction rapide et facile d’élevage. De plus, la communauté scientifique dispose de bonne connaissance anatomique, physiologique et biologique de ce modèle. La physiopathologie de la souris est suffisamment proche de celle de l’homme pour que son étude soit riche d’enseignements permettant d’accroître nos connaissances sur le fonctionnement du microbiote des 2 espèces, avec des applications cliniques potentielles pour l’homme. Par ailleurs, le modèle murin est un modèle de choix pour l'étude des microbiotes grâce aux connaissances acquises et au nombre d'outils disponibles. Nous utiliserons uniquement des animaux adultes, de plus de 8 semaines, avec un poids supérieur ou égal à 20g. Les animaux doivent en effet avoir un système immunitaire mature et un poids suffisant pour être stable au début du protocole et éviter les variations physiologiques non dues au protocole.