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    • Alimentation animale
Saumons : 72
Souffrances
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Devenir
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 72

Tuées trois par bassin à chacun des six temps de prélèvement, pour que le tissu cicatriciel soit analysé, 72 truites arc-en-ciel sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque poisson reçoit un transpondeur dans le muscle du dos, puis une lésion cutanée pratiquée au trépan à biopsie. Six prises de sang suivent sur 56 jours, avec une anesthésie cumulée pouvant atteindre soixante-dix minutes et une sortie de l'eau cumulée de treize minutes trente. Le projet sert à caler un modèle de cicatrisation pour tester ensuite des additifs alimentaires, dans une filière d'élevage où les blessures cutanées sont fréquentes et traitées aux antibiotiques.

Objectifs

Les poissons interagissent directement avec leur environnement par leur peau, et la fonction d'homéostasie de la muqueuse cutanée dépasse de loin celle des organismes terrestres. La peau des poissons est constituée d'un grand nombre de cellules sécrétrices de mucus, de macrophages et de divers lymphocytes, permettant la fonction de barrière primordiale au maintien de l'homéostasie. En condition industrielle, des lésions cutanées, des abrasions et des ulcères apparaissent fréquemment chez les poissons d’élevage. Cela entraine des pertes de sang et la contamination des tissus sous-jacents par des particules étrangères et des agents pathogènes. Dans ces situations, les plaies cutanées doivent être traitées rapidement afin d'éviter des conséquences encore plus négatives pour les poissons. Cela entraine un accroissement de l’utilisation de traitements et notamment d’antibiotiques. Si le processus de cicatrisation est très bien décrit chez les mammifères, les travaux chez les poissons sont beaucoup plus récents. La principale différence est une inversion des phases d’inflammation et de ré-épithélialisation dans les premiers jours après une blessure chez les poissons. Des travaux ont également démontré qu’ il était possible d’améliorer le processus de cicatrisation par l’ utilisation d’additif alimentaire. Ces travaux sont importants pour améliorer les conditions d’élevage des poissons et participer au développement d’une filière plus durable limitant l’utilisation d’antibiotiques. Ce projet pilote propose de (1) mettre au point un model expérimental subclinique de suivi des processus de cicatrisation du filet après utilisation d’un trépan de biopsie (2) de déterminer la variabilité individuelle et inter-bassin de la mesure des différents paramètres dans nos conditions expérimentales. Cela permettra par la suite, si le modèle est validé, de mener des expériences utilisant ce modèle pour prévenir de la dégradation des lésions par l’utilisation d’additifs alimentaires.

Bénéfices attendus

Ce projet exploratoire s’inscrit dans l’amélioration des conditions d’élevage des salmonidés. Il permettra, en premier lieu, de suivre et de caractériser toutes les phases de la cicatrisation chez la truite arc en ciel dans les conditions de nos installations. A l’issu de cette étude exploratoire, il sera possible de déterminer quels sont les paramètres à suivre les plus pertinents et d’optimiser le nombre d’animaux nécessaires pour utiliser ce modèle. Enfin, ce projet permettra à terme d’évaluer le bénéfice réel des additifs alimentaires sur l’amélioration de la cicatrisation cutanée chez la truite arc en ciel dans le cadre d’essais ultérieurs.

Procédures

Les animaux seront soumis à la procédure pou une durée de 56 jours. Au début de la procédure, les poissons (12) seront identifés par un transpondeur (durée introduction 3 secondes) placé dans le muscle du dos après anesthésie, et tous les poissons seront soumis à une lésion à l'aide d’un trépan à biopsie (durée 15 secondes). Aux jours 0, 3, 7, 14, 35 et 56 post-lésion des prises de sang seront réalisées. A chaque temps, un volume sanguin nécessaire et suffisant pour l'analyse des paramètres biochimiques sera prélevé sur chaque poisson anesthésié. Pour chaque prise de sang, le temps ne dépassera pas 1 minute. En fonction du poisson et de la cinétique d'échantillonnage, la durée totale de l'anesthésie durera entre 8 et 70 minutes, et la mise hors de l'eau totale entre 3 et 13 minutes 30 secondes sur trois mois (durée cumulée).

Impact sur les animaux

Changement du comportement alimentaire, saignement localisé au niveau du site de ponction du tissu. Réaction inflammatoire dans les premiers jours de la cicatrisation, guérison anormale de la lésion.

Devenir

Les animaux seront mis à mort au fur et à mesure de la procédure (soit 3 animaux par bassins , 6 temps de prélèvements) afin de réaliser les prélèvements de tissus cicatriciels. Plus d'animaux à la fin de la procédure.

Remplacement

La procédure expérimentale est nécessaire et ne peut pas être remplacée par une autre stratégie n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants. Il n'existe pas de modèle in vitro ou in silico capable de mimer l’intégralité des acteurs cellulaires et acellulaires participant à la complexité des processus de cicatrisation et à la modulation de cette réponse par la nutrition.

Réduction

Des calculs statistiques détaillés ont été réalisés afin de déterminer le nombre minimum d'animaux à utiliser pour évaluer ce projet exploratoire. Le nombre d'animaux a utilisé permettra d'obtenir une densité adéquate pour favoriser une hiérarchie sociale essentielle au bien-être des animaux. Des analyses post mortem seront réalisées sur les tissus de chaque animal afin de générer un maximum d'information possible par animal afin de valider le modèle exploré dans ce projet. Le nombre d'animaux et la conception expérimentale de ce projet ont été établis en suivant une approche statistique validée par un biostatisticien.

Raffinement

Les conditions d’hébergement des animaux sont définies afin que la densité des animaux par bassin, les paramètres environnementaux, l'enrichissement des bassins ou encore la qualité d’eau procurent le maximum de confort aux animaux, et restent supérieurs ou égaux à la législation en vigueur. Aucun animal ne restera isolé sans contact visuel ou tactile avec ses congénères, ceci afin de réduire au minimum l’angoisse et le stress des animaux. Avant toute manipulation (pesée ou prélèvement) au cours de cette étude, les truites arc en ciel sont anesthésiées. La capture et le stress dus à la sortie des bassins sont réduits au maximum par une manipulation délicate des animaux par les applicateurs lors des pesées, des prises de sang et des mesures. Les conditions expérimentales sont également raffinées par un séchage modéré des poissons, le port de gants, l’utilisation d’une mousse humide pour faire reposer l’animal sur un support de contention adapté, d'un point de pression sur le site de prélèvement comme décrit dans une procédure interne qui définit le volume limite de prélèvement sanguin et les périodes de récupération nécessaires. Un analgésique sera utilisé par voie intramusculaire afin de réduire la douleur après l’introduction du transpondeur et lors de la réalisation des lésions et de permettre une meilleure récupération et une réduction des effets secondaires comme les frottements de l'animal contre les murs. Utilisation de pansement hydrorésistant antiseptique et antifongique après la réalisation de la lésion pour éviter l'infection de la lésion. Un minimum de deux observations quotidiennes des animaux est réalisé afin de détecter prématurément des signes cliniques de dommages corporels et pour vérifier que les poissons s’alimentent correctement. Dès l’observation d’un signe clinique, les animaux sont suivis au moyen d’une grille de score de point limites.

Choix des espèces

L'espèce utilisée est la truite arc-en-ciel, en tant que modèle animal de salmonidé. La truite est un bon modèle pour les salmonidés car elle est taxonomiquement proche du saumon et les résultats pourront être transposés chez le saumon. La truite est également un animal plus résistant aux conditions d'élevage, aux maladies, avec un taux de croissance plus élevée permettant de rester dans le cadre du développement d’un modèle de cicatrisation subclinique. Au début de l’étude les truites pèseront 50 grammes. Elles seront élevées pendant 4 semaines, puis, à 100 g les poissons seront blessés et un suivi de cicatrisation sera réalisé pendant 56 jours. Le poids final à la fin de l’étude sera de 320g.

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Poules : 224
Souffrances
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▲ 80
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Devenir
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 40
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 184

Enfermés seuls en cage grillagée pendant neuf jours pour que leurs fientes soient collectées individuellement, 224 poulets de chair mâles Ross 308 sont utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. 184 sont tués, dont les 144 placés en cage individuelle, envoyés à l'équarrissage parce qu'ils ont ingéré un marqueur ou des enzymes non autorisées en Europe, et 40 poulets surnuméraires repartent dans le circuit de consommation. Le projet mesure la digestibilité d'aliments enrichis en xylanases, des enzymes destinées à valoriser des matières premières fibreuses dans l'alimentation des volailles. Le porteur reconnaît que ce confinement peut provoquer prostration et boiteries et que les poulets peuvent ressentir de la frustration, et présente comme enrichissement une ficelle par cage.

Objectifs

Parmi les matières premières utilisées pour la formulation des aliments pour poulets, certaines d’entre elles, très intéressantes pour leur apport en énergie, contiennent également des fibres, dont les parois cellulaires sont indigestibles pour cette espèce animale. Les parois cellulaires végétales encapsulent le contenu cellulaire, réduisant la disponibilité des nutriments (acides aminés, phosphore, …) et augmentent également la viscosité de l’aliment, conduisant à une moindre digestion jusqu’à l’iléum. Les xylanases sont des enzymes capables de dégrader les parois cellulaires ; leur utilisation permet donc d’améliorer la digestibilité des aliments contenant des fibres. L'objectif de ce projet est l’évaluation de la digestibilité des aliments chez le poulet mâle Ross 308 en croissance par l’incorporation de nouvelles xylanases, non enregistrées en Union Européenne, pour lesquelles doivent être établies des mesures de digestibilité de l’énergie et de la protéine. Les digestibilités permises par ces xylanases pourront également être comparées à celles de xylanases disponibles sur le marché européen.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus du projet sont la sélection de nouvelles xylanases permettant d’améliorer la digestibilité de régimes alimentaires riches en fibres pour les poulets/volailles. Cette solution permettra de diversifier les sources de matières premières dans les aliments.

Procédures

En démarrage, de J0 (jour de l’éclosion) à J15, 8 aliments avec ou sans enzyme seront distribués. En croissance, de J15 à J23, 8 aliments avec ou sans enzyme avec marqueur seront distribués. De J15 à J23, les poulets seront soumis à un hébergement en cages individuelles sur une durée maximale de 9 jours, permettant une collecte individuelle des fientes (d’une durée de 4 jours) nécessaire aux évaluations de digestibilité.

Impact sur les animaux

Le confinement des animaux dans des compartiments de surface réduite pendant la période en cage individuelle de 9 jours peut être à l’origine de réactions physiologiques ou comportementales au stress (morbidité, prostration,…). Les animaux peuvent ressentir un sentiment de frustration d’être logé en cage individuelle. Le logement sur grillage pourra entrainer dans de rares cas des boiteries. L’incorporation du marqueur et de l’enzyme dans les aliments ne présente pas de nuisances pour les animaux.

Devenir

A la fin de l’essai, les 144 animaux en cage individuelle seront euthanasiés puis envoyés à l’équarrissage, car ils auront consommé un marqueur, ce qui ne leur permet pas d’entrer dans le circuit de consommation. De plus, certains animaux auront consommé des enzymes non enregistrées en Europe, ce qui ne leur permet pas d’entrer dans le circuit de consommation. Les animaux surnuméraires élevés au sol et n’ayant pas consommé d’enzyme non enregistrée en Europe ni de marqueur seront remis dans le circuit de consommation.

Remplacement

Des études préalables d’évaluation de différentes souches de nouvelles xylanases ont été réalisées in vitro, afin de sélectionner les souches les plus efficaces, dans ces conditions. L’évaluation de la digestibilité des aliments supplémentés avec ces enzymes n’a encore jamais été réalisée. L’effet d’une xylanase dans un aliment pour poulet sur sa digestibilité est la résultante d’une série de mécanismes et régulations physiologiques (digestives, métaboliques, endocrinologiques) interagissant entre elles. La complexité de ces interactions ne permet donc pas d'utiliser des modèles alternatifs comme la modélisation ou la mise en place d'études in vitro.

Réduction

Les animaux choisis seront issus du même parquet de reproducteurs, et seront tous des mâles, afin de limiter la variabilité individuelle. En effet, le sexe fait partie des variables indépendantes qui peuvent influencer la digestibilité des nutriments. La méthode de référence en Europe pour la détermination de la digestibilité de l’énergie en volaille est basée sur l’utilisation de poulets mâles. Le nombre de répétitions (de mesures de digestibilité) est estimé à 18 par groupe expérimental, avec 8 groupes au total. En effet, la mise en cage individuelle permet de récupérer 144 échantillons de fientes, soit 18 échantillons de fientes par traitement expérimental. Il y a donc 18 répétitions de digestibilité par traitement. Ceci correspond au nombre de répétitions nécessaires pour obtenir : - une différence significative de 1.56 point en digestibilité de la protéine, avec un coefficient de variation de 2% sur ce paramètre, en prenant en compte une valeur seuil de significativité de 5%, - une différence significative de 71.6 kcal en digestibilité de l’énergie (énergie métabolisable apparente), avec un coefficient de variation de 2.2% sur ce paramètre, en prenant en compte une valeur seuil de significativité de 5%. La distribution des données sera évaluée selon des diagrammes en boite à moustache afin d’identifier les données aberrantes. Après élimination des données aberrantes, les données zootechniques seront soumises à des analyses statistiques.

Raffinement

L’état de santé des animaux sera vérifié quotidiennement par les techniciens animaliers de l’établissement utilisateur. Des points limites stricts et définis à l’avance seront appliqués tout au long du projet. Chaque cage disposera d’une ficelle, afin que les animaux puissent la manipuler. Les poulets ont la possibilité de se voir, de s’entendre et d’émettre des vocalises.

Choix des espèces

L’espèce choisie pour la réalisation du projet est le poulet car les phénomènes physiologiques (digestifs, métaboliques, endocrinologiques) étudiés dans le cadre de ce projet lui sont spécifiques. Les animaux seront utilisés du jour de l’éclosion jusqu’à 23 jours d’âge. Ils pèseront environ 42g à leur arrivée, et environ 1,4 kg à 23 jours. Le projet porte sur l'évaluation de la digestibilité chez le poulet en croissance, autrement dit chez le poulet âgé de quelques semaines.

  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
    • Troubles cardiaques
    • Troubles respiratoires
Souris : 210
Souffrances
▲ 90
▲ -
▲ -
▲ 120
Devenir
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 210

210 souris vont être utilisées, dont 120 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, les 90 autres opérées sous anesthésie et tuées avant tout réveil. Le modèle d'embolie pulmonaire, que le porteur qualifie de bien caractérisé, présente un taux de mortalité très élevé dans les heures qui suivent l'injection. Les autres souris subissent un accident vasculaire cérébral provoqué chirurgicalement, avec douleur et stress les premières heures, affaiblissement de la patte avant gauche et difficulté à mâcher liée à des lésions du muscle masséter, avant des séances d'imagerie puis la mise à mort par perfusion transcardiaque. Le bénéfice annoncé, mieux diagnostiquer la microthrombose chez les patients, reste une perspective, quand les caillots et les lésions cérébrales sont provoqués dès maintenant.

Objectifs

La microthrombose se caractérise par la présence de petits caillots (

Bénéfices attendus

Cette étude permettra de comprendre le rôle de la microthrombose dans les pathologies étudiées. Grâce à la détection par les microparticules d’oxydes de fer (MPIO), elle permettra d'établir un diagnostic efficace de la microthrombose et d'évaluer à terme les bénéfices/risques de différents traitements thrombolytiques sur cette condition. En conclusion, les résultats obtenus contribueront significativement à améliorer la prise en charge des patients présentant une microthrombose lors d’un AVC ou une microthrombose pulmonaire.

Procédures

Un modèle d’AVC (ischémie thromboembolique cérébrale focale) sera induit chez les souris et la microthrombose induite sera observée immediatement par Imagerie par Résonnance Magnétique (IRM) , puis à 24h ou par Imagerie par Particules Magnétiques (IPM). Deux modèles d’embolie pulmonaire seront réalisés chez les souris par injection intraveneuse, puis la microthrombose sera observée en IPM. Les animaux seront mis à mort par perfusion transcardiaque pour étude supplémentaire des tissus.

Impact sur les animaux

Pour le modèle d’AVC, certains animaux peuvent montrer des signes de douleur et de stress dans les premières heures après la chirurgie. Un affaiblissement transitoire de la patte avant gauche (correspondant à la zone cérébrale lésée par l'AVC) qui disparaît dans la première semaine après l'AVC. Une gêne est observée dans les 6 premieres heures après l'AVC pour se nourrir normalement (difficulté à mâcher suite à des lésions du muscle massicateur). Les modèles d’embolie pulmonaire, bien qu’ils soient bien caractérisés, présentent un taux de mortalité très élevée, et plus précisément dans les heures qui suivent le modèle. Ainsi les animaux seront monitorés dès l’injection des produits (Fibrinogène ou Thrombine), pour évaluer les gênes respiratoires pouvant être causées par le modèle, et tout le long des imageries jusqu’à la mise à mort des animaux (sans réveil). Nous n'attendons pas d'autres effets indésirables dans ce modèle.

Devenir

A l'issue de chaque procédure, les animaux seront mis à mort, ce qui permettra de prélever les tissus du cerveau et des poumons.

Remplacement

Une approche in vitro a été réalisée au préalable à l’aide de chambre microfluidique. Les MPIO synthétisées ont été injectés dans les chambres microfluidiques après formation d’un caillot à l’aide de sang humain. Cette technique a permis de montrer la bonne fixation des particules au microthrombi sans l’utilisation de l’expérimentation animale. Les procédures expérimentales présentées ici ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants car des techniques de remplacement ne sont pas susceptibles d'apporter le même niveau d'information.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisé a été déterminé en fonction de la spécificité/sensibilité des méthodes utilisées, nos travaux précédemment publiés et la littérature. En fonction de l'expérimentateur (habileté, expérience, prédisposition pour ce type de gestes), et du taux de mortalité obtenue au début de notre étude (pour les modèles d'embolies pulmonaires), le nombre d'animaux pourra être revu à la baisse. De plus, l'utilisation de techniques d'imagerie non invasives nous permet de réduire le nombre d'animaux utilisés.

Raffinement

Le bien-être des animaux sera suivi quotidiennement par du personnel qualifié 7j/7, cela pendant toute la durée du projet. Les animaux seront hébergés dans des cages standards répondant aux normes européennes actuelles (Directive 2010/63/UE). Pour éviter de stresser les animaux, les cages seront isolées de tout bruit extérieur et l’accès à l’eau et à la nourriture sera ad libitum. Des dômes de cellulose (permettant aux souris de s'isoler) et des carrés de cotons seront placés dans chaque cage. Après le modèle d'AVC, les animaux se reveilleront dans des cages de réveils spécifiques (chauffées à 30°C et dans l'obscurité), avant de rejoindre leur cage d'origine une fois réveillés. La douleur des animaux sera évaluée suivant une échelle de douleur des souris (Mouse Grimace Scale). Une pâtée de croquettes ainsi qu'une gelée alimentaire seront déposées dans la cage des animaux après la chirurgie, afin d'assurer un apport hydrique suffisant.

Choix des espèces

La souris (mus musculus) est l’espèce de référence utilisée pour l’étude des pathologies cardio-vasculaires la littérature. L’anatomie et la physiologie de la circulation cérébrale sanguine de la souris sont également bien connues et sont semblables par leurs grands traits à celles de l’homme. Les propriétés tissulaires des artères cérébrales sont identiques chez l’homme et la souris. L’ensemble des connaissances et des acquis dont nous disposons au laboratoire et dans la littérature rend cette espèce particulièrement intéressante pour étudier la microthrombose dans l’AVC et l’embolie pulmonaire. Le stade de développement des animaux est de 8 à 10 semaines soit un poids de 35-40g. Nous effectuons donc notre modèle sur des jeunes adultes.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Rats : 96
Souffrances
▲ 96
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▲ -
Devenir
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 96

Le rat est retenu parce que les autorités réglementaires réclament la même espèce pour les études de toxicité et d'efficacité, et parce que les deux modèles sont déjà validés dans la littérature. 96 rats vont être utilisés, anesthésiés profondément puis opérés sans jamais se réveiller. Chacun subit une chirurgie d'occlusion de la carotide ou un prélèvement sanguin d'une dizaine de minutes, réalisés une seule fois, pour mesurer si un peptide candidat retarde la formation du caillot. Tous sont tués à l'issue, l'enjeu affiché étant de répondre aux questions de l'agence du médicament et de faire accepter la molécule en étude clinique.

Objectifs

Ce projet a pour but d'évaluer l’effet d’un candidat médicament sur l’activité/activation des plaquettes.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus par notre candidat médicament sont une augmentation du temps nécessaire à une occlusion totale de l’artère et une diminution du pourcentage d’agrégation plaquettaire. La réalisation de ce projet d’expérimentation animale permettrait de répondre aux questions de l’agence de régulation du médicament et de permettre l’acceptation de notre candidat médicament en étude clinique

Procédures

Chaque animal sera anesthésié profondément avant la chirurgie ou le prélèvement sanguin. Dix minutes plus tard, une procédure chirurgicale sera pratiquée afin de pouvoir évaluer l’occlusion vasculaire ou réaliser un prélèvement sanguin. Ces étapes prendront chacune environ 10 minutes et seront réalisées une seule fois sur chaque animal

Impact sur les animaux

Les effets indésirables peuvent être un stress physique ou thermique de courte durée, et une douleur de courte durée à l’endroit de l'injection de l'anesthésique.

Devenir

A l'issue des procédures, les animaux seront euthanasiés.

Remplacement

Les autorités réglementaires demandent d’évaluer l’efficacité de notre candidat médicament dans un modèle d’occlusion vasculaire et d’agrégation plaquettaire chez le rat pour des raisons d’homogénéité des espèces entre les études de toxicité réglementaire et d’efficacité. Ces études ne peuvent être substituées.

Réduction

Nous avons déjà réalisé des expériences portant sur l’induction de thrombose carotidienne chez la souris ou étude d’activités plaquettaires de souris pour d’autres projets. Le nombre d’animaux utilisé dans cette procédure a été évalué en se basant sur des données statistiques permettant une interprétation fiable des résultats.

Raffinement

Une observation quotidienne des rats sera réalisée afin de garantir leur bien-être et détecter d’éventuels signes de douleur ou de stress. L’utilisation d’antidouleurs et d’anesthésiants permettra de prévenir et/ou traiter toute douleur éventuelle. Un soin sera apporté aux conditions d’hébergement permettant de limiter le stress (enrichissement du milieu de vie, respect de leur vie en groupe, surveillance quotidienne). Puis, au cours de l’anesthésie, les signes vitaux seront surveillés.

Choix des espèces

Les rats qui seront utilisés dans ce projet répondent à la demande des autorités règlementaires et les deux modèles d'études sont déjà validés dans la littérature pour cette espèce. Les autorités réglementaires demandent d’évaluer l’efficacité de notre candidat médicament dans un modèle de thrombose et d’agrégation plaquettaire chez le rat pour des raisons d’homogénéité des espèces entre les études de toxicité réglementaire et pharmacologie. Dans le but de se placer dans des conditions expérimentales les plus représentatives de la réalité, les rats seront utilisés à un stade adulte

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 1500
Souffrances
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▲ -
▲ 1500
▲ -
Devenir
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 1500

Un agent cancérigène dans l'eau de boisson pendant seize semaines, ou une injection de cellules cancéreuses dans la bouche suivie d'une tumeur buccale qui gêne l'alimentation. 1 500 souris vont être utilisées ainsi, toutes tuées à l'issue pour prélèvement des tumeurs et des organes, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. L'objet déclaré est de comprendre comment un composant de la matrice extracellulaire bloque les cellules immunitaires autour des cancers de la tête et du cou. Les atteintes décrites se limitent à l'anxiété et à la douleur transitoire des injections buccales, sans que soit précisé ce que quatre mois d'ingestion d'un cancérigène font subir aux 419 souris du modèle chimique.

Objectifs

Les cancers de la tête et du cou (ORL) représentent la 6ème cause de cancer humain avec une espérance de vie à 5 ans de 50%. On distingue ceux liés à une infection virale préalable et ceux provoqués par une exposition aux agents cancérigènes (tabac/alcool). La défense immunitaire permet de lutter contre le développement du cancer. Comprendre l’impact de l’environnement immédiat de ces cancers sur la défaillance immunitaire est donc cruciale. La Matrice Extra Cellulaire (MEC) structurant les tissus cancéreux a une constitution et une organisation spécifique qui favorise la progression cancéreuse. Nous avons identifié qu’un composant de la MEC des cancers ORL impacte la position des cellules immunitaires et la sévérité du cancer humain et d’un cancer ORL murin. Lorsque ce même modèle de cancer ORL se développe chez des souris qui n’expriment ce composant structurant, le cancer est moins grave et les cellules immunitaires ne sont pas séquestrées dans l’environnement de la tumeur. Notre objectif est de comprendre la nature des relations de contact entre les cellules immunitaires et ce composant au cours du développement du cancer et de déterminer quand et comment ce composant modifie les performances immunitaires. Ceci permettra d’améliorer nos connaissances sur les relations de proximité au sein des cancers ORL et sera important pour la recherche préclinique en identifiant de nouveaux traitements pour stimuler la défense immunitaire. Sur cinq ans, nous développerons trois modèles de cancers mimant les cancers ORL humains chez la souris normale, sans ce composant structurant ou sans un type immunitaire pour dévoiler les relations entre la défense immunitaire et notre composant structurant au cours de la croissance tumorale: Le premier modèle consiste en l’administration pendant 16 semaines d’un dérivé de la nicotine dans la boisson des souris pour mimer le cancer lié au tabac. Les tumeurs collectées en fin de procédure permettront d’identifier les défaillances de la défense immunitaire à différents stades du cancer; Deux modèles de greffe tumorale buccale par injection de cellules cancéreuses indépendantes d’une infection virale ou dépendante d’une infection virale. Ils permettront de comparer les mécanismes de défense immunitaire dans les cancers dépendant ou non d’une infection virale et leur défaillance. Ces modèles courts seront utiles pour déterminer le rôle de cellules particulières de la défense immunitaire et pour l’évaluation de nouveaux traitements.

Bénéfices attendus

Ces travaux permettront d’identifier les relations microscopiques entre la défense immunitaire et un composant structurant et les conséquences de ces interactions sur la nature, la fonction des cellules immunitaires, la croissance cancéreuse et la structure du tissu malade. A terme, ces travaux permettront d’identifier des pistes nouvelles de stimulation du système immunitaire dans les cancers ORL afin de stimuler la défense immunitaire. Les modèles murins de développement de cancer ORL que nous proposons de développer et caractériser représente un outil indispensable pour déterminer les relations complexes et temporelles en place au sein des tumeurs. Ces études chez la souris poseront les bases d'une étude translationnelle chez l'Homme. Les résultats de cette étude serviront aussi au developpement de modèles in vitro pertinents.

Procédures

1 Modèle chimique: Administration d'un agent cancérigène dans l'eau de boisson pendant 16 semaines n'ayant pas d'impact direct sur l’alimentation (16 semaines par souris, 419 souris maximum). 2 Modèles de greffe buccale: 1 injection de cellules cancéreuses dans la bouche et une injection dans l'abdomen pour l'anesthésie pour contrôler la douleur et l’anxiété due à l'injection des cellules cancéreuses dans la bouche (2 injections totales par souris, 780 souris maximum). Elimination d'une population de la défense immunitaire pour évaluer son rôle dans la croissance cancéreuse par injection dans l'abdomen d'une drogue: 8 injections dans l'abdomen par souris (modèle chimique) sur 80 souris maximum et 2 injections dans l'abdomen par souris (modèles de greffe tumorale) sur 160 souris maximum.

Impact sur les animaux

les injections de cellules cancéreuses dans la bouche peuvent générer de l'anxiété et une douleur transitoire correspondant à une nuisance modérée. Lla croissance des tumeurs buccales peut avoir un impact sur l'alimentation correspondant à une nuisance modérée

Devenir

TOUS mis à mort en fin d'expérimentation afin de réaliser des gestes post-mortem (prélèvementsde tumeurs et d'organes pour analyses biologiques)

Remplacement

Ce projet a pour but de comprendre les relations complexes des cellules immunitaires avec l'environnement immédiat du cancer. Ce type d'étude est difficilement envisageable chez l'Homme car les prélèvements de cancer accessibles pour la recherche sont de très petites tailles et la rareté de nos cellules nous oblige à travailler sur du matériel biologique suffisamment important. Par ailleurs, nous ne pouvons pas étudier l’effet de traitements innovants visant soit à éliminer ou bloquer l’infiltration des tumeurs par certaines cellules dans des modèles in vitro. Or ce type d'analyse est un pré-requis pour pouvoir valider de nouvelles cibles d'immunothérapie chez l'homme. Ces travaux permettront également de mieux comprendre les relations complexes responsables de la croissance cancéreuse, ce qui permettra dans le futur de développer des modèles alternatifs in vitro découlant de nos résultats par ingenierie du tissu.

Réduction

Nous avons déterminé les effectifs de nos groupes de manière à obtenir une forte validité statistique (avec puissance de 0.8) avec un minimum d’individus et notre projet a été conçu pour optimiser la quantité d’informations analysables. Le nombre total d'animaux requis est de 1500 pour l'ensemble et la durée totale du projet. Afin de réduire au mieux le nombre d’animaux, nous procéderons à une analyse séquentielle. Une première série d’expériences permettra de développer les modèles murins et de définir les conditions optimales d'expérimentation (n: 260 souris/an sur deux ans). Nous utiliserons ensuite trois modèles tumoraux optimisés dans des souris sans composant structurant et leur contrôle. Le schéma d'accouplement de ces souris a été optimisé pour obtenir 50% de souris avec et sans composant structurant par couplage et les males et les femelles seront utilisés pour réduire le nombre d'animaux inutiles (n: 150 souris par an pendant 4 ans). De plus, nous utiliserons également des souris males et femelles dans laquelle une population immunitaire est éliminée et leur contrôle dans les trois modèles tumoraux (n: 480 souris maximum). Nous réduirons ce nombre de 160 souris si nos résultats antérieurs démontrent que le modèle chimique et un modèle de greffe ont des caractéristiques similaires. Dans ce cas les expériences ne seront menées que sur deux des trois modèles tumoraux.

Raffinement

Afin d’améliorer les conditions d’hébergement réglementaires des animaux (porteurs ventilés, 5 animaux par cage, objets déplacés régulièrement pour stimuler la curiosité) dans le contexte de cette pathologie buccale, du gel nutritif est ajouté dans la cage afin de faciliter l’alimentation après les injections de cellules cancéreuses. Les injections de cellules cancéreuses sont réalisées sous anesthésie en présence d'un médicament anti-douleur afin de contrôler l'anxiété et la douleur liée à l'injection. Les signes de l'évolution du cancer, le suivi des animaux seront effectués conformément à une grille d’évaluation permettant de définir un niveau de douleur/souffrance à partir duquel les animaux concernés seront mis à mort. Plus particulièrement, il est à noter que les modèles cancéreux seront établis de façon à limiter la croissance tumorale a un volume de 20% en deça du point limite éthique afin d’éviter une souffrance liée à un problème nutritionnel et le suivi quotidien du comportement et une pesée bi-hebdomadaire des animaux permettra de détecter les signes précoces de souffrance. Enfin les souris dans lesquelles notre population immunitaire d'intérêt peut être éliminée par injection d'une drogue ont un phénotype attendu non dommageable mais le bien-être des souris (poids, posture et mobilité) sera documenté hebdomadairement dès le début de l'expérimentation afin d'éviter toute souffrance.

Choix des espèces

Les modèles murins de tumeurs ORL que nous proposons de développer et d'utiliser permettront de caractériser un environnement complexe qui mime les tumeurs humaines. Ce type d’analyse détaillée est un pré-requis pour pouvoir identifier de nouvelles cibles thérapeutiques et identifier de nouvelles approches d’immunothérapie chez l’homme. Les souris seront mises en expérimentation à un âge de 8 semaines, âge auquel le système immunitaire est mature.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 320
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 320
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 320

320 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent un tatouage des phalanges et le prélèvement d'un morceau d'oreille, cinq jours de gavage quotidien, une restriction alimentaire, puis un test comportemental de trente minutes par jour pendant onze semaines consécutives. L'enjeu déclaré est de savoir si des souris porteuses d'une mutation du gène FUS présentent des troubles de la motivation et de l'impulsivité, et si remettre la protéine dans le noyau des neurones les atténue. Le porteur affirme qu'il est "nécessaire" de recourir à un modèle animal reproduisant la complexité comportementale et structurelle du système nerveux central humain.

Objectifs

La démence fronto-temporale (DFT) est une maladie maladie neurodégénérative incurable caractérisée par l’atteinte de deux structures majeures dans le cerveau. Les symptômes des patients atteints de DFT sont multiples et peuvent inclure des troubles liés au jeu d’argent, à l'hyperphagie et à la consommation de drogue. Tous ces comportements peuvent résulter d'une altération de la motivation et/ou de l'impulsivité. Ce type d’altérations est peu étudiée. Nous avons dans notre laboratoire un modèle de souris qui mime cette maladie en reproduisant la mutation d’une protéine mutée chez les patients. Ce projet a deux buts. Le premier est de regarder si ces souris présentent des problèmes de motivation et/d’impulsivité. Le second but est de voir si le fait de relocaliser cette protéine dans le noyau des neurones est suffisant pour atténuer ces problèmes comportementaux.

Bénéfices attendus

A l’heure actuelle, les troubles des comportements compulsifs dans la DFT sont très peu étudiés alors qu’ils peuvent être à l’origine de souffrances physiques (alcoolisation, hyperphagie) et/ou mentale importantes. Ce projet pourrait permettre de mieux comprendre ces comportements. Par ailleurs, si le fait de remettre la protéine mutée à sa place s’avère efficace, cela pourrait orienter les prochaines recherches pharmacologiques ou pharmaceutiques vers une stratégie visant à relocaliser cette protéine à sa place normale chez les patients souffrant de maladie qui affectent le cerveau.

Procédures

Les animaux recevront un traitement (administration par gavage sur animal vigil afin de limiter les risques de fausse route) durant 5 jours, à raison de 1 fois par jour. La durée du gavage est d’environ 20 secondes. Nous réaliserons une tâche d’apprentissage qui nécessite que les souris soient motivées pour la réaliser. Pour atteindre ce niveau de motivation, la seule chose connue à ce jour est la mise en place d’une légère restriction alimentaire (qui vise à réduire le poids cible de l’animal est à 5%). Les souris passeront un test (non invasif) tous les jours pendant 11 semaines consécutive à raison de 30 minutes par jour.

Impact sur les animaux

6 types de nuisances sont attendues au cours de cette étude : 1- L’administration par gavage du traitement peut entrainer un stress lié à la contention transitoire et à l’administration du traitement ainsi que des fausses routes. 2- Le traitement en tant que tel pourrait avoir des effets secondaires mais de nombreuses études utilisent ce composé et aucune n’a fait remonter un effet secondaire notoire et délétère. 3- Le stress que pourrait causer la réalisation de la tache comportementale. 4- La restriction alimentaire nécessaire pour la réalisation de la tâche 5- Afin d’identifier les souris et de réaliser le génotypage, nous devons effectuer un tatouage (aux niveaux des doigts) et un prélèvement d’un morceau d’oreille (trou d’environ 1 mm de diamètre). Ceci entraine une douleur aiguë et transitoire.

Devenir

Les animaux seront tous mis à mort à l’issue des procédures car nous avons besoin de prélever les tissus pour vérifier que notre protéine d’intérêt (FUS) soit à nouveau à sa place (dans le noyau des neurones) mais aussi pour étudier les impacts au niveau microscopique (moléculaire, cellulaire et biologique) de notre intervention.

Remplacement

Ce projet a pour but d’étudier si la DFT est associée à des troubles motivationnels et compulsifs et si l’on peut modifier l’apparition de ces troubles en annulant une mutation. Pour répondre à ces questions, il est nécessaire d’utiliser un modèle animal qui reproduit à la fois la complexité comportementale mais aussi celle structurelle du système nerveux central, notamment avec les différents intervenants cellulaires retrouvés dans le système nerveux central chez l’Homme.

Réduction

Le nombre d'animaux nécessaires à la bonne réalisation de ce projet a été calculé, d’après nos travaux préliminaires, de manière à obtenir des résultats statistiquement fiables et robustes. Par ailleurs, pour limiter le nombre total d’animaux générés, nous proposons ici de réaliser les analyses histologiques et moléculaires sur les mêmes animaux que ceux chez qui auront réalisé une des procédures. Pour limiter le nombre total d’animaux générés et améliorer nos connaissances de la maladie, nous proposons d’utiliser les mâles et les femelles. Par ailleurs, nous avons décidé de réaliser une première étude pilote qui sera un point de décision entre la suite de la réalisation, un non, du projet.

Raffinement

L’enrichissement de l’environnement des animaux (bâtonnets à ronger, coton compressé pour faire des nids, maisons de carton blanc), le maintien des interactions sociales (les souris sont gardées à plusieurs par cage tout au long de leur vie) et la surveillance quotidienne des animaux permettront d’assurer de leur bien-être et de détecter rapidement tout changement de comportement associé ou non à la pathologie étudiée afin qu’il puisse être pris en charge. Nous avons établi des points-limites clairs afin de pouvoir soustraire l’animal à la souffrance si nécessaire. Les expérimentateurs en charge sont formés à chaque procédure et nous avons une très bonne connaissance du modèle utilisé. Nous pourrons ainsi facilement déceler un éventuel comportement anormal.

Choix des espèces

Les modèles de souris transgéniques sont les plus appropriés à notre étude car ils présentent le niveau de complexité structurelle du cerveau adéquat, une séquence de notre gène d’intérêt (Fus) bien concernée d’un point de vue phylogénétique et des capacités cognitives qui nous permettent d’évaluer des troubles retrouvés chez les patients. Les études seront réalisées sur des souris adultes (âgées de 2/3 mois au début des procédures) car les patients souffrant de DFT liée à FUS sont toujours des patients adultes.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 4372
Souffrances
▲ 54
▲ -
▲ 4318
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 4372

Une partie des souris utilisées porte des modifications qui les font développer spontanément des tumeurs : mélanomes chez 25 à 60 % d'entre elles à partir de deux mois, tumeurs de l'ensemble des glandes mammaires après une latence moyenne de 92 jours. 4 372 souris vont être utilisées, toutes tuées, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré pour la quasi-totalité, 54 étant tuées sans réveil. Elles reçoivent quatre à six injections sous anesthésie, trois à six injections intrapéritonéales vigiles, des prélèvements de sang à la queue ou en rétro-mandibulaire, et une irradiation de 2 grays ou une injection de busulfan, avec nécrose, ulcération et saignements des tumeurs annoncés. L'élevage croise des femelles sauvages avec des mâles qui ne développent leurs tumeurs mammaires qu'après leur période de reproduction, ce que le porteur compte au titre du raffinement.

Objectifs

L’immunothérapie connaît un grand essor depuis ces dernières années et est de plus en plus utilisée pour traiter différents cancers. Cette thérapie consiste à réactiver le système immunitaire du patient afin qu’il puisse lui-même reconnaître et éliminer les cellules cancéreuses. Malgré de nombreux succès cliniques, l’efficacité des immunothérapies est encore limitée à un sous-ensemble de patients répondeurs. Une des principales limites réside dans l’infiltration de la tumeur par les cellules immunitaires. En effet, un faible effet thérapeutique corrèle avec une tumeur dite « froide », c’est-à-dire peu infiltrée et pauvre en cellules immunitaires. Il est donc crucial de comprendre les mécanismes permettant l’infiltration des cellules immunitaires au sein de ces tumeurs et de développer des stratégies pour manipuler ce processus afin de contourner la résistance thérapeutique aux points de contrôle immunitaire (ICB). Ce projet a pour but de développer de nouvelles thérapies capables de remodeler le microenvironnement tumoral afin de rendre répondante une tumeur qui ne l’est pas initialement. Utiliser ces nouvelles thérapies en combinaison avec les immunothérapies déjà existantes pourrait ainsi permettre de surmonter la résistance primaire observée chez de nombreux patients. Ce projet nécessite la modélisation du contexte immunitaire dans des modèles vivants. Au fur et à mesure de l’avancement du projet, des modèles pré-cliniques (tumeurs endogènes et souris humanisées) seront utilisés afin d’imiter au mieux les effets présents chez l’Homme. Ainsi les modèles précliniques permettent de sélectionner les stratégies immuno-thérapeutiques les plus efficaces à tester dans le cadre d'essais cliniques et par conséquent réduire les risques associés aux essais cliniques infructueux.

Bénéfices attendus

Ce projet a pour objectif fondamental d'approfondir notre compréhension des mécanismes sous-jacents à l'infiltration des cellules immunitaires au sein des tumeurs solides. En parallèle, il cherche à développer des thérapies innovantes capables de réguler et de maîtriser ce processus complexe. En réalisant cette double démarche, nous espérons ouvrir de nouvelles perspectives dans le domaine de la lutte contre les tumeurs solides, en exploitant ces connaissances pour élaborer des approches thérapeutiques plus efficaces et ciblées. Ces traitements seront conçus pour surmonter la résistance initiale souvent observée vis-à-vis des immunothérapies. Ils agiront en transformant une tumeur qui, au départ, ne répondait pas favorablement envers ces traitements en une tumeur réceptive, permettant ainsi une meilleure efficacité des immunothérapies. Cette approche novatrice vise à contourner les obstacles initiaux et à ouvrir la voie à des réponses positives là où elles étaient auparavant limitées, potentiellement révolutionnant ainsi le traitement des tumeurs.

Procédures

Les animaux seront soumis à ces types d’interventions : - 4 à 6 injections en intraveineuse/sous-cutanée/intra-tumoral, sur animaux anesthésiés. Cet acte ne dure que quelques secondes. - 3 à 6 injections en intra-péritonéal, sur animaux vigiles. Cet acte ne dure que quelques secondes. - 1 à 3 prélèvements sanguins au niveau de leur queue, sur animaux vigiles. Cet acte dure quelques minutes. - 1 à 3 prélèvements sanguins en rétro-mandibulaire, sur animaux anesthésiés. Cet acte dure quelques minutes. - 1 prélèvement sanguin en rétro-orbital ou rétro-mandibulaire, sur animaux anesthésiés. Cet acte dure quelques minutes et est sans réveil. - 1 injection intra-péritonéale de buprénorphine. Cet acte dure quelques secondes. - 1 à 3 injections intra-péritonéales d’un anesthésique. Cet acte dure quelques secondes. - 1 anesthésie locale par injection sous cutanée d'une solution d’anesthésique. Cet acte dure quelques secondes. - 1 irradiation (générateur X, dose 2 Gy) ou 1 injection de busulfan dilué en solution saline. Cet acte dure quelques minutes.

Impact sur les animaux

Les nuisances et effets indésirables attendus sur les animaux sont particulièrement liés à la croissance tumorale. En effet, l’ensemble des traitements utilisés sur les animaux ont été déjà publiés dans la littérature comme étant bien tolérés par les animaux dans les lignées de souris que nous utilisons. Ainsi, hormis les nuisances sporadiques parfois observées sur les animaux saints, l’initiation des possibles nuisances se fera à partir du début des expériences et pourra donc être promptement suivie. Certaines souris sont viables et fertiles, mais 25 % à 60 % ou plus développeront spontanément des mélanomes avec un début à l'âge de 2 à 12 mois. L'application topique d’une molécule entraîne le développement de lésions cutanées pigmentées en 21 à 28 jours, qui évoluent en mélanomes. D’autres souris développant des tumeurs mammaires spontanément, les animaux seront suivis régulièrement afin d’assurer leur bien-être et poursuivre les éventuels signes de souffrance ou de stress. Les souris femelles d’un certain génotype développent des tumeurs au niveau de toutes les glandes mammaires (m1 à m10) avec un temps de latence moyen de 92 jours. Les tumeurs apparaissent progressivement à partir de 15 semaines jusqu’à un point limite vers 25 semaines. Les nuisances attendues en lien avec les croissances tumorales en sous-cutanées (cancer du sein, mélanome) sont : nécrose, uclération et saignements de la tumeur, gène à la locomotion et baisse de la tonicité générale dans les derniers stades de la maladie, perte de poids. Les nuisances attendues en lien avec les croissances tumorales du cancer du poumon sont : perte de poids, difficultés respiratoires, baisse de la tonicité dans les derniers stades de la maladie. Les nuisances liées aux injections des thérapies et aux prélèvements sont égales à la douleur causée par l’insertion d’une aiguille. Cet inconfort est léger et passager. Les traitements utilisés n’induisent pas de réaction adverse chez la souris. Une autre lignée (phénotype dommageable) sera hébergée dans des conditions la protégeant de toute infection, dans une cage individuelle sur portoir ventilé, la litière sera autoclavée, l’eau et les aliments irradiés, le matériel en contact avec les animaux sera au préalable autoclavé ou décontaminé.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure car ils ne peuvent être ni réutilisés, ni remplacés, ni adoptés car la plupart d’entre eux seront porteurs de tumeurs. De plus les animaux “contrôles”, non porteurs de tumeur, devront être mis à mort car nous nous intéressons aux cellules présentent dans les organes et nous devons absolument mettre les animaux à mort pour récupérer ces organes.

Remplacement

Dès qu’il est possible de remplacer un modèle murin par une approche in vitro, comme la culture cellulaire ou la création d'organoïdes en 3D, nous opterons pour cette solution, comme nous l'avons déjà fait par le passé. Les diverses thérapies cellulaires seront systématiquement soumises à une validation in vitro avant toute autre étape. Cependant, il est important de noter que ni les modélisations mathématiques ni les systèmes in vitro ne permettent actuellement d'étudier de manière exhaustive l'infiltration des cellules immunitaires au sein des tumeurs ainsi que les réponses immunitaires anti-tumorales qu'elles déclenchent. Par conséquent, le modèle murin demeure un élément incontournable de ce projet, puisqu'il est le seul à permettre l'étude approfondie de l'infiltration immunitaire au sein des tumeurs et des réponses anti-tumorales qu'elle engendre. L'utilisation de souris s'avère essentielle pour tester de nouvelles thérapies anti-cancéreuses qui réactivent le système immunitaire, ouvrant ainsi la voie à des avancées significatives dans le domaine de la lutte contre le cancer.

Réduction

Nous avons développé des méthodes permettant l'analyse d'un nombre élevé de paramètres immunologiques dans différents organes. Ces expériences permettent de réduire le nombre d’animaux impliqués dans les expériences en augmentant le nombre de données par animaux. Les expériences de croissance de tumeurs seront effectuées avec 7 animaux en accord avec les calculs de puissance statistiques. Les résultats seront analysés par tests statistiques non paramétriques ou l’analyse de la variance . En outre, nous utiliserons des animaux mâles et femelles pour réduire le nombre d’animaux respirant non impliqués dans des expérimentations dans les lignées de souris génétiquement modifiées.

Raffinement

Une lignée de souris étudiée développe des tumeurs mammaires très progressivement sur 5 mois. La stratégie d’élevage participe au raffinement du projet, elle repose sur le croisement de femelles sauvages avec des mâles hétérozygotes qui développent tardivement des tumeurs mammaires (donc sans phénotype dommageable pendant la période d’utilisation comme reproducteurs. Les expérimentations avec une lignée de souris seront réalisées avant que les tumeurs se développent spontanément (à partir de 2 à 12 mois). Dans ce cadre nous utiliserons les souris mâles et femelles pour l'expérimentation. Les animaux seront régulièrement surveillés, et en cas d'apparition inattendue de tumeurs, ils serviront à standardiser

Choix des espèces

La souris se révèle être le modèle privilégié pour les expérimentations dans le domaine de l'onco-immunologie et de la thérapeutique du cancer. Ceci est principalement dû à la connaissance approfondie du génome murin, ce qui permet de tirer parti de nombreux outils soigneusement caractérisés. Parmi ceux-ci figurent les souris génétiquement modifiées pour exprimer des protéines spécifiques d'intérêt, ainsi qu'une variété étendue de modèles de tumeurs transplantées. La souris présente des avantages pratiques significatifs. Elle est aisément manipulable, dispose d'une courte période de gestation et peut donner naissance à plusieurs individus par portée, ce qui crée des conditions d'élevage optimales pour les expériences. Grâce à sa grande similitude génétique avec l'Homme, il est envisageable de transférer les résultats obtenus chez la souris vers des applications cliniques. Cette corrélation renforce la pertinence des découvertes réalisées avec les souris, ouvrant la voie à des avancées cliniques prometteuses dans la lutte contre le cancer. Les animaux seront mis en expérimentation entre 8 et 14 semaines après leur naissance, car c’est l’âge à partir duquel ils auront atteint le stade « adulte » et que leur système immunitaire sera pleinement développé.

  • Recherche appliquée
    • Troubles urogénitaux
Cochons : 8
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 8
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 8

Une partie de la vessie retirée puis remplacée par un implant du commerce, huit cochons miniatures subissent des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Ils sont ensuite hébergés seuls pendant trois à six mois, le porteur reconnaissant que l'isolement d'une espèce grégaire peut créer stress et anxiété, avant une cystoscopie sous anesthésie puis la mise à mort pour analyse de la vessie, du foie et des reins. Il s'agit de vérifier qu'un implant de 4 à 8 cm de diamètre régénère du tissu vésical à une taille jugée transposable à la chirurgie humaine, deux essais précédents ayant porté sur des implants plus petits. Le texte du RNT décrit six animaux répartis en deux groupes, alors que huit sont déclarés au titre des atteintes attendues, sans que cet écart soit expliqué.

Objectifs

Le projet porte sur le développement d'un implant tissulaire pour la reconstruction de la vessie. La reconstruction de la vessie est nécessaire dans certaines malformations congénitales. La référence en matière de remplacement de la vessie est l’utilisation d’un segment d’intestin mais le contact entre les urines et l’intestin entraîne des complications telles qu'une production excessive de mucus, des calculs urinaires, des troubles métaboliques et, à long terme, même une tumeur maligne. C’est pourquoi les chirurgiens recherchent de nouvelles méthodes de reconstruction de la vessie. L’ingénierie tissulaire constitue une approche prometteuse pour fabriquer des substituts de novo à la vessie. Plusieurs stratégies peuvent être envisagées mais nous pensons que la médecine régénérative guidée avec laquelle on fournit un « squelette » implanté qui fournit une structure architecturale temporaire et orchestre l'attachement/la croissance cellulaire et la régénération du tissu in vivo est plus attractive avec des produits disponibles dans le commerce et prêts à l'emploi. Jusqu'à présent, ces implants ont été utilisés avec succès pour la réparation d'urètre chez le lapin et le chien et la sécurité des implants a été confirmée dans une étude préliminaire chez l’Homme sur la réparation des sténoses urétrales. Ces implants ont également démontré une régénération tissulaire dans un modèle d'augmentation vésicale de lapin (2,5 cm x 2,5 cm) et un modèle d’augmentation vésicale de porc (2 porcs, implant de 4,5 cm de diamètre). Par contre, la taille de l’implant était trop petite par rapport aux besoins cliniques chez l’Homme. Il est donc nécessaire de poursuivre nos recherches avec des implants de plus grandes tailles qui représentent mieux la réalité clinique. Ainsi, l'objectif de cette étude est de démontrer la capacité des implants de 4 et 8 cm de diamètre (taille d'implant cliniquement pertinente) de régénérer du tissu vésical dans un modèle d’augmentation vésicale de porc.

Bénéfices attendus

Une intégration réussie de l'implant suivie d'une régénération tissulaire au site d'implantation confirmerait le potentiel de l’implant régénératif à devenir une option thérapeutique pour les patients nécessitant une augmentation ou une reconstruction vésicale partielle de la vessie. Un implant du commerce et prêt à l'emploi permettrait d'éviter un deuxième site chirurgical en chirurgie reconstructive de la vessie et réduirait ainsi tous les risques liés au prélèvement de tissu intestinal actuellement utilisé pour la reconstruction de la vessie. Les avantages de l'implant peuvent être résumés par des risques moindres de complications postopératoires, des durées chirurgicales plus courtes et une récupération plus rapide.

Procédures

Les animaux seront soumis à une procédure chirurgicale de type cystectomie partielle (opération qui consiste à enlever seulement une partie de la vessie) avec réparation par implant régénératif. Après la chirurgie, les animaux seront hébergés pour une durée de 3 mois (n = 2) ou 6 mois (n = 4) avant euthanasie. Avant l'euthanasie des animaux, ils seront soumis à une cystoscopie (réalisés sur animaux anesthésiés).

Impact sur les animaux

Le premier effet indésirable potentiel est en lien avec la chirurgie subie par les animaux. Parmi les effets indésirables possibles en lien à la chirurgie, il est possible que l’animal éprouve une douleur malgré le protocole d’analgésie, la plaie chirurgicale peut aussi saigner, s’infecter ou mal cicatriser. Le second effet indésirable potentiel est lié l’hébergement des animaux. En effet, suite à la chirurgie et pendant une durée de 3 à 6 mois, les animaux seront hébergés individuellement. Les porcs étant une espèce grégaire cela pourrait créer un stress et une anxiété chez les animaux.

Devenir

Les animaux sont mis à mort suite à la procédure car des prélèvements post-mortem doivent être réalisés pour analyse histologique (vessie, foie, rein).

Remplacement

Les implants ont subi de nombreux tests in vitro pour démontrer leur sécurité, leur conformité chirurgicale et leurs interactions favorables avec les cellules. Les tests in vivo sur le site clinique pertinent sont la seule possibilité d'évaluer la régénération fonctionnelle des tissus. La régénération tissulaire est une interaction complexe entre l'implant et le tissu environnant du site d'implantation avec ses cellules vivantes et ses processus médiés par les intégrines. Par conséquent, il est important de tester un implant d’une taille cliniquement pertinente sur le site d’implantation clinique ciblé.

Réduction

Ce projet est une étude de faisabilité. L'étude est donc réalisée avec un nombre réduit d'animaux (n = 6 avec 2 tailles d'implants testés 4 (n = 2) et 8 cm (n = 4).

Raffinement

La chirurgie est réalisée par des chirurgiens spécialisées en collaboration avec des personnels scientifiques et techniques formés à l’expérimentation animale et à la chirurgie sur modèle porcin. L'anesthésie et l’analgésie durant les interventions ont été conçues pour supprimer la douleur induite par une chirurgie et la manipulation des viscères. Après la chirurgie, les animaux bénéficieront d’un suivi assuré par les techniciens en expérimentation ainsi que par les différents intervenants. Toute intervention potentiellement douloureuse ou stressante sera contrôlée, et les animaux suivis dans les minutes ou heures qui suivent. En cas de souci de santé, le vétérinaire sera consulté et les animaux traités en conséquence.

Choix des espèces

Le miniporc est très proche de l’Homme en terme de physiologie et d’anatomie. La taille de sa vessie est appropriée pour réaliser une cystectomie avec une taille d’implant cliniquement pertinente. Le recours au mini-porc est donc pertinente pour pouvoir transposer les résultats à l’humain. Les animaux seront adultes. La croissance d’un animal jeune pourrait interférer avec la reconstruction de la vessie.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 4800
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 4800
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 4800

4 800 souris vont être utilisées sur cinq ans, toutes tuées pour les prélèvements finaux, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Chacune est refroidie jusqu'à 32 °C par hypothermie provoquée, avec dix à quinze prises de température rectale espacées de quinze à trente minutes sur trois à cinq heures, une à trois administrations intraveineuses ou sous-cutanées et jusqu'à quatre prélèvements de sang, sans anesthésie ni analgésie. Cette hypothermie sert de signal pour mesurer si des molécules attelées à un médicament franchissent les barrières de l'organisme, sur une lignée dont le récepteur cible a été humanisé. Le porteur écrit travailler "faute d'alternatives de remplacement" et présente la souris comme "le seul système physiologique" intégrant les paramètres qu'il veut mesurer.

Objectifs

Les maladies neurologiques, musculaires et les maladies rares font partie des causes majeures de handicaps sévères dans le monde. À l'heure actuelle, les besoins médicaux actuels restent malheureusement très insatisfaits, sans aucun traitement curatif, ou palliatif. Une des raisons majeures réside dans l’inefficacité de nombreux médicaments à passer la barrière protectrice du cerveau et ainsi à accéder aux régions à traiter. Dans ce contexte, notre avons développé un savoir-faire qui consiste en l’association de molécules à des pro-drogues ou médicaments, capables de passer les barrières biologiques protectrices de l’organisme et ainsi atteindre plus efficacement les tissus cibles (cerveau, muscles…). Notre technologie repose sur une stratégie de cheval de Troie : Nos médicaments sont capables de reconnaître des partenaires spécifiques, au niveau des barrières protectrices de l'organisme et utilisent leurs mécanismes naturels de passage cellulaire pour atteindre le tissu cible. À travers cette demande de projet, nous souhaitons développer et optimiser de nouveaux médicaments afin d’améliorer la délivrance d’agents au fort potentiel thérapeutique. Par différentes voies d'administration, nous tenterons de potentialiser l’effet de nos médicaments, sur une lignée murine humanisée pour le récepteur cible de ce projet.

Bénéfices attendus

Choix d’une lignée murine humanisée pour notre récepteur d'intérêt : La transposition de nos recherches sur un modèle de souris humanisées, permet d’appréhender les futurs développements pré-cliniques de nos molécules et les possibles effets secondaires ou toxicités associées. De plus, elle assure de développer au maximum les études sur le modèle souris avant la phase préclinique et la transposition à l’homme, qui aurait nécessité des séries de tests sur divers modèles animaux. Enfin, le fait de pouvoir humaniser notre cible chez la souris constitue un excellent outil stratégique et scientifique, se traduisant par une réduction importante du nombre d’animaux au sein des études, par un gain de temps considérable (et de coût), tout en réduisant par la suite de potentiels essais sur modèles animaux plus gros. D'un point de vue médical, sur du plus long terme, le potentiel de ciblage thérapeutique de nos médicaments constitue l'objectif majeur de nos recherches, avec à terme, un bénéfice attendu qui pourrait permettre des avancées majeures dans le milieu médical et sur le quotidien des patients.

Procédures

Les manipulations expérimentales seront réalisées sur animaux vigiles et de manière précises et rapides (≤ 2min). Elles incluent : L’annotation des queues au moyen d’un marqueur spécifique permettant l’identification des individus (1 fois /semaine). Les pesées : Une pesée sera réalisée avant chaque administration et une avant l’euthanasie des animaux. La prise de température rectale (10 à 15 prises espacées de 15 à 30 minutes sur une durée de 3 à 5 h). La mise en contention (avant toutes administrations (1 à maximum 3) ou prélèvements intermédiaires (maximum 4). Les administration(s) intraveineuse(s) ou sous-cutanée(s) : 1 à maximum 3. A noter : Dans le cas d’administration répétées, un délai de minimum 24 à 48h sera respecté entre deux administrations. Les administrations intrapéritonéales : 1 seul/individu (euthanasie). Les prélèvements intermédiaires : Des prélèvements sanguins intermédiaires seront réalisés en cours de cinétique (maximum de 4 prélèvements de 50µl/semaine). Cette procédure ne présente pas d’anesthésie, pas d’analgésie, ni de chirurgie avec réveil.

Impact sur les animaux

Les nuisances ou effets indésirables sont les suivants : Un stress physique peut être induit lors de la mise en contention des animaux, la réalisation des différentes administrations (une ou trois maximum par individu), l’introduction d’une sonde rectale (prise discontinue sur 5h maximum) lors du monitoring de la température et lors de la réalisation de prélèvements sanguins intermédiaires (au maximum 4 prélèvements /individus, n’excédant pas 10% de la volémie sur 7jours). Un stress thermique pouvant quant à lui être généré par l’hypothermie induite (jusqu’à 32°C).

Devenir

En fin de procédure, les animaux seront mise à mort pour réaliser les prélèvements tissulaires et sanguins finaux. Si, en cours de cinétique, un individu atteint un point limite, l'animal sera également mis à mort en urgence après validation du vétérinaire et porteur de projet.

Remplacement

Pour mener à bien nos projets, nous réalisons en amont de nos procédures toute une série de tests in vitro. Cette première série de tests permet notamment de vérifier le maintien des interactions avec les récepteurs cellulaires, mais en aucun cas de prendre en compte l'intégralité des paramètres physiologiques (mécanistiques, immunitaires, métaboliques et d'éliminations) qui conditionnent le succès de nos médicaments. Pour faire face à cette sélection physiologique, nous envisagerons donc de réaliser nos expériences sur le petit animal de laboratoire, ici la souris, 1er modèle animal disponible se rapprochant de l’homme pour l’étude des mécanismes physiologiques in vivo. Il n'existe à l'heure actuelle aucun modèle prédictif de bio-informatique capable d'apporter toutes les réponses aux problématiques de la pharmacocinétique, ou suffisamment informel. Le modèle vivant, ici la souris, reste pour l'instant le seul système physiologique qui intègre la complexité de l'ensemble des paramètres mécanistiques précédemment cités, indispensables à l’étude d’une efficacité pharmacologique chez les mammifères. Dans notre cas, le principal désavantage concerne donc le recours à l’utilisation d’animaux. Il s’agit alors de définir à minima et au plus juste le nombre d’individus. L’utilisation de faibles cohortes d'animaux permettra d’aller en ce sens, tout en allant exploiter un maximum de résultats et par l’obtention de données statistiques significatives.

Réduction

L’optimisation de nos vecteurs en fonction de la voie d’administration permet d'envisager une médication optimisée et réduite (doses moins importantes), limitant de ce fait les possibles effets secondaires non souhaités (Raffinement), mais aussi de limiter le nombre d’individus au sein de la procédure (Réduction). Le nombre total d’animaux sera réparti sur de petits groupes mixtes 4 individus (2 mâles/2 femelles), à raison de maximum 8 groupes par étude et 15 études par an, sur chacune des deux lignées de souris. Aussi, nous n’aurons besoin que de 960 animaux par an (4 *8*15*2), soit un total de 4800 souris sur 5 ans (960*5). Il est important de noter que ce nombre total d’animaux sera mixte (50%mâles et 50% femelles (cages séparées). Le faible nombre d’individus (4, ici) sera suffisant pour obtenir une analyse statistique robuste. Les prélèvements de tissus en fin de procédure, nous permettrons d’optimiser cette dernière sur plusieurs types de post-expérimentations en apportant des données supplémentaires et ainsi, nous permettront d’éviter une utilisation abusive et inutile d’animaux (Réduction). De façon identique, la réalisation de prélèvements sanguins en cours de cinétique permet d'obtenir davantage de données pharmacocinétique, permettant ainsi de renforcer et d’optimiser l’étude et in-fine de réduire le nombre d’animaux.

Raffinement

La formation initiale et l’expérience du personnel sont nécessaires pour appréhender les moindres signes et/ou comportements caractéristiques d’une douleur ou gène chez l’animal. Nous porterons une attention particulière à la préparation en amont de l’expérimentation. Elle regroupe l’ensemble des préparatifs, l’adaptation, le conditionnement et la stabulation des animaux (7 à 14 jours avant expérimentation). 48h à 72h avant les administrations, les souris sont sorties de l’animalerie dans une pièce avec un cycle de lumière obscurité (12h/12h), insonorisée, en armoire ventilée, sous température et hygrométrie contrôlées, avec nourriture et boisson ad libitum. Un maximum de 4 individus de même sexe par cage, maintenus dans un contexte familier (pour les odeurs), dans la même cage (taille standard pour portoir ventilé + couvercle filtrant), litières (copeaux de bois) avec un triple enrichissement. Les animaux sont ainsi isolés du lieu d’expérimentation (odeurs et bruits) pour éviter toute communication de stress et angoisse. Le choix des cinétiques sera également affiné au plus juste pour éviter de longs tests inutiles et de possibles angoisses supplémentaires. De plus, travaillant sur animal sain, la simplicité des administrations uniques ou répétées sur animal vigile et le court laps de temps d’exposition des molécules, nous permettent d’éviter toute apparition potentielle de phénotypes dommageables chez les animaux. Dans cette procédure, nous utiliserons des animaux issus d’élevages extérieurs issus de deux fournisseurs différents.

Choix des espèces

Les rongeurs représentent cette famille de petite taille, facile d'utilisation et d’élevage, pratique pour les études de pharmacologies et comportementales, elle est donc idéale pour la mise en place de premières études précliniques (groupes de 4 individus). À l’heure actuelle, faute d’alternatives de remplacement, le modèle rongeur, ici la souris, reste le seul modèle accessible de « petit mammifère » dont la physiologie est bien connue et relativement proche de l’homme. Par sa petite taille, il devient également très intéressant pour la balance pharmacologie/toxicologie (bénéfices/risques et diminution des posologies). Notre modèle de transposition sur la lignée humanisée est particulièrement avantageux, car il présente une cible humanisée (récepteurs) tout en gardant les avantages cités précédemment. Les données obtenues sur ce modèle permettront notamment une extrapolation plus pertinente au modèle humain, d’envisager un gain de temps dans le développement futur du projet, mais aussi, d’éviter un certain nombre d’études et une utilisation significative d’animaux. Les animaux seront utilisés pour réaliser des suivis pharmacologiques, des échantillonnages de tissus, d'organes ou de liquides physiologiques, ceci à des fins scientifiques. Pour notre procédure, nous utiliserons pour les deux lignées, des animaux dits « jeunes adultes », âgés en moyenne de 8 à 12 semaines. A cet âge, nous limitons ainsi les variations inter-individus qui peuvent avoir un impact sur les mécanismes physiologiques et les modulations de l'expression de certaines protéines. Ce stade « jeune adulte » présente un poids moyen de 27-30g environ, ce qui s’avère plus intéressant en termes de posologies (réduction des doses).

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
Chèvres : 39
Souffrances
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▲ 39
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Devenir
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 39
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Toutes rendues à l'élevage à la fin, 39 chèvres laitières en lactation vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Les tests prévus, six séances d'une dizaine de minutes, mesurent leur peur face à des objets, des congénères ou des humains inconnus, leur sociabilité et leur capacité à résoudre des tâches contre une récompense alimentaire, et sept chèvres sont ajoutées pour jouer le "congénère inconnu". Le porteur s'attend à des tentatives de fuite par-dessus les barrières, à des comportements de défense répétés ou, à l'inverse, à un état "prostré, immobile et en retrait". Il dit vouloir valider des capteurs et une intelligence artificielle capables de repérer un "meilleur bien-être" en élevage, et juge l'utilisation des chèvres "irremplaçable dans ce contexte".

Objectifs

La transition agroécologique vise à rendre les pratiques agricoles plus durables et respectueuses de l'environnement en intégrant les principes de l'agroécologie : la conservation et l'utilisation de la biodiversité, le recyclage pour une meilleure efficacité, l’adoption de leviers pour atténuer ou s'adapter aux changements climatiques. Dans le cas des systèmes d’élevage, cette transition aura des répercussions sur le bien-être des animaux. Ceux-ci seront, en effet, exposés à des conditions environnementales plus variables et moins contrôlées, ce qui pourrait accroître leur bien-être en leur permettant d’exprimer plus librement leur comportement naturel. Cependant, l’exposition possible aux aléas climatiques ou alimentaires pourrait au contraire dégrader d’autres aspects de leur bien-être. Il est donc important d’identifier les indicateurs de bien-être et d’être capable de les évaluer objectivement. Ce projet propose d’associer les progrès technologiques de l’élevage de précision aux méthodes de l'intelligence artificielle pour relever ce défi. Le comportement est un élément clé pour l’évaluation du bien-être. Notre équipe a déjà développé un modèle qui permet de caractériser automatiquement et de façon dynamique de nombreux comportements en utilisant des capteurs et des outils numériques. Une approche complète intégrant également observations et des tests comportementaux est maintenant nécessaire pour valider l’utilisation de ces outils numériques pour l’évaluation du bien-être, et plus particulièrement son amélioration. Notre objectif est de mettre en place un dispositif expérimental permettant de suivre les comportements de chèvres laitières dans un milieu enrichi et de caractériser ainsi, d’un point de vue numérique, la signature comportementale associée à un meilleur bien-être grâce aux données issues des capteurs et de leur analyse par intelligence artificielle. Des observations et tests comportementaux seront conduits en parallèle afin de valider cette caractérisation numérique. Ainsi, ce projet interdisciplinaire intégrant Ethologie, Modélisation et Intelligence artificielle permettra de faire la preuve de concept de l’existence de profils comportementaux associés à l’amélioration de l’état de bien-être et détectables à l’aide des outils de l’élevage de précision. Cela est d’un intérêt majeur pour évaluer, à terme, la perception des chèvres dans des environnements non-contrôlés liés à la transition agroécologique des élevages.

Bénéfices attendus

Cette étude est une étape importante de notre projet plus large portant sur l’identification et la détection d’indicateurs de bien-être grâce aux nouveaux outils numériques, dans le but de mieux surveiller et donc d’améliorer in fine le bien-être des animaux d’élevage dans le contexte de la transition agroécologique. En outre, l’intérêt scientifique est important car notre étude permettra d’aborder le bien-être des animaux avec une vision intégrative allant du suivi dynamique du comportement dans le milieu de vie habituel, y compris dans sa dimension sociale, jusqu’à la réponse des animaux lors de défis cognitifs (tests comportementaux). Elle contribue ainsi à la compréhension du bien-être animal jusqu’à la prise en compte des états mentaux des animaux d’élevage, en accord avec les évolutions conceptuelles les plus récentes dans le domaine des sciences du bien-être animal. Enfin, la méthodologie développée ici sera applicable à notre espèce d’intérêt, la chèvre, mais pourra également s’appliquer à d’autres modèles animaux. Elle ouvrira ainsi la voie à de futures études.

Procédures

L’ensemble des animaux de l’étude sera soumis à une série de six tests comportementaux (environ 10 min / test) pour lesquels nous réalisons cette demande. Chaque test sera réalisé une seule fois par animal. Il s’agit de tests permettant l’évaluation de la réactivité émotionnelle, de la sociabilité et de la flexibilité cognitive des animaux (sur la base de récompenses alimentaires appétantes). La "réactivité émotionnelle" fait référence à la manière dont les animaux réagissent à différents stimuli ou situations (par exemple, s’ils expriment de la peur face à une situation nouvelle). La "sociabilité" concerne la capacité des animaux à interagir et à se comporter avec leurs congénères de manière positive et adaptée (par exemple, sans agressivité excessive). Enfin, la "flexibilité cognitive" se refère à la capacité des animaux à s'adapter mentalement à des situations changeantes ou nouvelles. Cela peut inclure leur capacité à apprendre de nouvelles tâches ou à résoudre des problèmes. En cas de bien-être accru, une diminution de la réactivité émotionnelle, ainsi qu’une augmentation de la sociabilité et de la flexibilité cognitive sont attendues.

Impact sur les animaux

Malgré les précautions que nous prenons (ex. utilisation de récompense alimentaire, aire de test proche du lieu de vie), nos tests peuvent constituer une source de stress pour certains animaux. Il est en effet nécessaire de les confronter à des éléments nouveaux pour évaluer leur néophobie. En termes de manifestation comportementale, cela pourrait se traduire par des tentatives de fuite (ex. tenter de sauter par-dessus les barrières), des comportements de défense répétés, une absence d’habituation (i.e. pas de diminution des comportements de stress au fil des expositions) ou au contraire un animal prostré, immobile et en retrait, non réactif à son environnement. Les tests étant ponctuels et de très courte durée (maximum 10 min par test), nous ne nous attendons pas à des effets à long-terme comme un état de stress chronique.

Devenir

Les tests de comportement n’impliquent aucune mesure invasive sur les animaux. Les animaux retournent dans l’élevage à la fin.

Remplacement

Le projet vise à caractériser les profils de comportements des chèvres dans un milieu enrichi et à étudier l’impact de cet enrichissement sur leurs réponses aux différents tests. L’utilisation des chèvres est irremplaçable dans ce contexte.

Réduction

Le choix de nos effectifs (N=2x14) constitue un bon compromis entre la puissance statistique nécessaire à nos futures analyses et la faisabilité expérimentale. Des comparaisons statistiques avec des tests adaptés aux paramètres mesurés seront en effet possibles avec une répartition de 14 animaux par lot expérimental, en tenant compte de la variabilité inter-individuelle attendue et y compris en cas de données manquantes chez quelques animaux. Des groupes sociaux de 14 individus sont, par ailleurs, en adéquation avec la pratique d’élevage habituelle pour les animaux que nous étudions. Enfin, le suivi de 28 animaux simultanément grâce à une approche combinant observations, tests et capteurs constitue un effectif important pour une telle étude. Les quatre animaux supplémentaires permettant les tests préliminaires, ainsi que les sept animaux permettant de réaliser les tests de sociabilité (pour jouer le rôle du « congénère inconnu ») contribueront à l’efficacité et au bon déroulement de nos protocoles.

Raffinement

L’étude porte sur l’amélioration des conditions de vie et de l’état de bien-être des chèvres en condition d’élevage. Le principe expérimental repose donc sur une amélioration du milieu des animaux sans intervenir sur les autres aspects de leur vie habituelle (i.e. conditions standards). Les conditions standards sont cependant déjà favorables puisqu’elles impliquent notamment une vie en groupe social stable, une alimentation équilibrée sans restriction particulière et une litière adaptée et appréciée par les animaux d’après l’état des connaissances actuelles. Seuls nos tests comportementaux pourraient être perçus comme stressants par certains animaux, surtout pour les premiers tests qui visent à évaluer leur niveau de peur de la nouveauté face à différentes catégories d’éléments nouveaux, physiques, sociaux et humains. Cependant, ces tests sont conçus pour ne pas induire des états de stress trop intenses mais uniquement des réponses légères. Nous réduisons ce potentiel stressant à son strict minimum grâce à plusieurs mesures comme le fait de tester les animaux dans une aire de test proche de leur lieu de vie, d’éviter les situations d’isolement social grâce à la présence constante de congénères, d’utiliser des renforcements alimentaires et de porter une attention particulière aux techniques de manipulation des animaux, grâce à la mise en place de couloirs par exemple. Enfin, des points limites ont été mis en place et seront appliqués.

Choix des espèces

Ce projet s’intègre dans le programme de recherche de l’unité de recherche qui consiste à associer les progrès technologiques (capteurs, intelligence artificielle, ...) pour identifier et évaluer les indicateurs de bien-être des animaux d’élevage (caprins, porcins, ovins). Nous utiliserons l’animal modèle de l’unité : la chèvre laitière. Dans cette étude nous n’utiliserons que des femelles adultes en lactation. Notre projet possède en effet une forte composante appliquée et cherche à répondre à des enjeux sociétaux majeurs liés aux pratiques d’élevage actuelles et futures. Nous nous sommes donc placées dans une situation fidèle à la pratique étudiée, à savoir l’élevage de chèvres laitières maintenues en groupes de femelles adultes. Cependant, la méthodologie que nous développons grâce à cette étude (e.g. utilisation de capteurs) sera transférable à d’autres catégories d’animaux de la même espèce et à d’autres espèces.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Macaques à longue queue : 3
Souffrances
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▲ 3
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Devenir
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 3
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Non mis à mort à l'issue mais rendus disponibles pour une prochaine expérience après une période de repos, trois macaques à longue queue déjà utilisés dans un projet antérieur subissent des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Une sonde est introduite dans leurs narines jusqu'à l'œsophage pour administrer deux fois, à trois semaines d'écart, un candidat médicament contre le cancer du foie. Leur sang est ensuite prélevé sans anesthésie à la veine ou à l'artère fémorale, jusqu'à 10 % du volume circulant, avec un risque d'hématome et d'anémie transitoire. Le donneur d'ordres n'attend aucun effet indésirable puisqu'il a déjà testé la molécule sur des primates non humains à doses plus élevées, et le porteur décrit cette étape comme "indispensable" à la poursuite des essais réglementaires chez l'être humain.

Objectifs

Ce projet repose principalement sur la réalisation de prélèvements sanguins pour l’isolement de plasma et de cellules mononuclées du sang périphérique après administration d’un candidat médicament chez le primate non humain. Le candidat médicament servira dans le traitement des carcinomes hépatocellulaire, une forme de cancer primitif du foie. Les doses qui seront testées dans ce projet sont des doses que l'on sait non toxiques car déjà testées à des concentrations plus élévées sur le primate non humain par le doneur d'ordres. L’objectif sera double : tout d’abord l’étude pharmacocinétique de la molécule et l’étude de sa pharmacodynamie dans le sang du primate non humain.

Bénéfices attendus

L’étude de la pharmacocinétique d’une molécule à une concentration donnée permettra de prédire la dose administrable à l’homme. Réaliser ces tests sur un petit nombre d’animaux permet de déterminer les doses qui seront utilisées par la suite dans des études réglementaires plus conséquentes, mais permet également de réduire le nombre d’animaux et de raffiner leur utilisation en administrant une molécule dont on a déjà établi un profil, ce qui va permettre d’adapter le suivi.

Procédures

Les animaux de cette étude recevront un candidat médicament pour le traitement des carcinomes hépatocellulaire par voie orale à deux reprises espacées d’environ 3 semaines. Pour ce faire, la contention de l’animal se fera dans son hébergement à travers les barreaux dans le module d’isolement. Ce mode de contention permettra d’éviter de sortir l’animal complètement, réduisant son stress, et la durée de contention. Pour l’administration par voie orale, une sonde sera insérée dans l’œsophage de l'animal via les narines. Une seringue sera ensuite adaptée sur la sonde et la solution sera administrée à l’animal. L’administration durera quelques secondes. Les volumes administrés aux animaux seront en accord avec les procédures internes validées par le vétérinaire et avec les recommandations éthiques en vigueur. Tous les animaux de cette étude seront soumis à des prélèvements sanguins au niveau des veines et/ou artères fémorales et/ou céphaliques, sans anesthésie, d'une durée de quelques secondes (de 10 secondes à 30 secondes) en fonction du nombre de tubes à remplir. Les prélèvements de sang seront réalisés à hauteur du volume maximum prélevable en fonction du pourcentage du volume sanguin circulant, selon les recommandations éthiques et ne dépasseront pas 7mL/Kg soit 10% du volume sanguin circulant suivi d'une période de repos de 2 semaines.

Impact sur les animaux

Les prélèvements sanguins peuvent provoquer du stress et/ou l’apparition d’hématome(s) au niveau de la zone de ponction. Lors de prélèvements fréquents ou en grande quantité, une anémie transitoire peut également apparaître. Une réaction systémique de type fièvre peut éventuellement apparaître les jours suivants les administrations. Un suivi de la température corporelle sera donc réalisé pendant plusieurs jours post-administration. Pour ce protocole, le donneur d’ordres n’attend aucun effet indésirable spécifique lié à son candidat médicament car celui-ci a déjà été testé sur le primate non humain à des doses plus élevées que celles qui seront utilisées dans ce protocole.

Devenir

A la fin de cette procédure, les animaux ne seront pas mis à mort et pourront être réutilisés après une période de repos selon les recommandations éthiques, selon l’avis du vétérinaire et de la structure du bien être animal.

Remplacement

Dans le cadre de ce projet il n’est pas possible de remplacer l’utilisation de l’animal. En effet, déterminer le profil pharmacocinétique et pharmacodynamique de la molécule en fonction de la dose administrée permettra d’obtenir des informations sur le candidat médicament chez l’animal, indispensable au développement de nouvelles molécules pharmaceutiques. L’évaluation clinique des animaux effectuée avant et après administration de la molécule permettra d’observer et d’anticiper d’éventuels effets secondaires. Tous ces résultats permettront d’ajuster la dose optimale qui pourra être administrée chez l’homme, indispensable à la poursuite des essais réglementaires en clinique.

Réduction

Le nombre d’animaux prévus pour ce projet est de 3 (1 mâle et 2 femelles) non naïfs. Il a été réduit au minimum afin de tout de même obtenir des résultats interprétables et transposables à l’homme. En raison du faible nombre d’animaux, seules des analyses statistiques descriptives seront réalisées. Les animaux utilisés dans ce protocole sont non naïfs, donc issus d’un projet antérieur, de classe légère. Ils ont bénéficié d’un temps de repos adéquat et le vétérinaire ainsi que la structure du bien être animal ont autorisé leur réutilisation.

Raffinement

Afin d’optimiser le bien-être des animaux et de leur permettre d’exprimer leurs besoins comportementaux primaires, les animaux sont hébergés en groupes sociaux, avec des congénères qui ne seront pas inclus dans cette procédure, (mâles et femelles hébergés séparément) sur de la litière pour leur permettre de fourrager. Des jouets sont mis à leur disposition (rotation des jouets une fois par semaine). Des friandises sont distribuées quotidiennement (après les manipulations et en fin de journée) dans la litière et dans des dispositifs à friandises (tube, jouets...). De la musique est diffusée dans les salles d’hébergements en continu pendant la journée à un volume raisonnable, afin d’avoir une homogénéité sonore de leur environnement et contribue à diminuer le stress lié aux activités du personnel ou autres animaux des autres salles de l’animalerie. La température et l’hygrométrie des hébergements sont suivies et contrôlées quotidiennement. Les animaux disposent d’eau de boisson à volonté, d’une quantité quotidienne d’aliment adaptée à leur poids et de fruits et/ou légumes frais pour compléter et diversifier leur régime alimentaire. Les animaux sont suivis quotidiennement par le personnel d’étude, formé et compétent. Deux observations sont faites quotidiennement avec prise en compte du stress et de la douleur potentiels. Enfin, un suivi pondéral des animaux est fait au minimum une fois par semaine pour suivre leur état de santé. Des points limites sont définis, adaptés aux besoins physiologiques des animaux. Un vétérinaire attitré est, au besoin, appelé afin d’évaluer l’état des animaux et de prescrire tous les soins nécessaires. Les animaux sont non naïfs, ils sont donc habitués à leur environnement et aux interactions avec les techniciens. Cependant, ils auront 28 jours d’acclimatation avant le démarrage de l’étude pendant lesquels ils auront des séances d’entrainement aux différents actes de l’étude avec un renforcement positif. Enfin, les animaux auront des temps de repos entre les prises de sang et les administrations du candidat médicament (environ 3 semaines). Les prélèvements de sang seront réalisés à hauteur du volume maximum prélevable en fonction du pourcentage du volume sanguin circulant, selon les recommandations éthiques.

Choix des espèces

Par leur origine phylogénétique, les primates non humains présentent une forte proximité avec les humains en termes de patrimoine génétique, de processus épigénétiques, d’organisation fonctionnelle de leur système nerveux et immunitaire, et de leurs principales caractéristiques physiologiques, cognitives et comportementales. Le candidat médicament en développement étant à visée humaine, il est important d'avoir recours à un modèle animal pertinent. Enfin, la séquence d'acides aminés cible et déterminante dans le mécanisme d'action du candidat médicament n'a pas de différence significative entre l'homme et le primate non humain. De jeunes adultes seront utilisés de préférence pour des raisons de maturité du système immunitaire.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
    • Troubles musculosquelettiques
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
    • Système musculosquelettique
Souris : 980
Souffrances
▲ -
▲ 980
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 980

Les souris homozygotes de cette lignée développent à partir de quatre mois une cardiomyopathie qui évolue en insuffisance cardiaque vers sept mois, accompagnée d'une cyphose, d'une atteinte des muscles squelettiques et d'une perte d'environ 20 % de leur poids. 980 souris vont être utilisées pour entretenir cet élevage, dans des procédures déclarées d'un niveau de souffrance léger, 106 d'entre elles subissant une biopsie de queue pour génotypage. Le porteur indique que les animaux sont mis à mort systématiquement à l'âge de sept mois, pour limiter la contrainte de ce phénotype qu'il qualifie lui-même de dommageable. Les reproducteurs sont tués en fin de période de reproduction pour prélèvement d'organes, les souriceaux alimentant les projets de l'équipe déjà en cours ou à venir.

Objectifs

Le but de ce projet est d’entretenir une lignée transgénique de souris, modèle murin d’une pathologie neuromusculaire héréditaire. Cette pathologie est une maladie rare et à l’heure actuelle il n’existe pas de thérapie curative pour les patients. Cette lignée générée par notre équipe est un outil essentiel pour approfondir nos connaissances sur la physiopathologie et le développement de thérapies innovantes pour cette pathologie. Cette lignée, n’est pas commercialisée et n’est donc pas disponible en dehors de notre établissement utilisateur. Ce projet permettra le maintient de cette lignée, pour fournir les animaux, pour ce projet et pour les autres projets de l’équipe déjà en cours et approuvés par le ministère ou à venir qui feront l’objet d’un dépôt de dossier afin d’obtenir les autorisations nécessaires.

Bénéfices attendus

Le bénéfice premier de projet est de maintenir notre lignée de souris transgénique en évitant la dérive génotypique afin de fournir des animaux pour les projets en cours ou à venir de l’équipe. Cette production d’animaux permettra de fournir des lots expérimentaux qui seront utilisés pour mettre en évidence des nouveaux mécanismes de signalisation moléculaire impliqués dans le développement d’une pathologie neuromusculaire héréditaire ou de tester de nouvelles stratégies thérapeutiques. On estime la prévalence de cette pathologie est environ 1 à 2 cas pour 100 000 personnes dans la population générale, les futurs traitements pourraient donc bénéficier à plusieurs milliers de personnes.

Procédures

Une biopsie de queue d’environ un millimètre sera réalisée sur une partie des animaux (106) pour lesquels une identification génétique est nécessaire. Le phénotype dommageable des souris homozygotes débute à 4 mois avec l’apparition progressive d’une cardiomyopathie dilatée d’abord légère et qui évolue vers 7 mois en insuffisance cardiaque. Cette progression de l’atteinte cardiaque est corrélée à une atteinte progressive et moins sévère des muscles squelettique de type oxydatif, l’apparition d’une cyphose légère et une perte de poids d’environ 20 pour cent par rapport au poids de l’animal à 4 mois (environ 20 g). Ce phénotype réduit l’espérance de vie des animaux.

Impact sur les animaux

Le phénotype dommageable des souris homozygotes débute à 4 mois avec l’apparition progressive d’une cardiomyopathie dilatée d’abord légère et qui évolue vers 7 mois en insuffisance cardiaque. Cette progression de l’atteinte cardiaque est corrélée à une atteinte progressive et moins sévère des muscles squelettique de type oxydatif, l’apparition d’une cyphose légère et une perte de poids d’environ 20 pour cent par rapport au poids de l’animal à 4 mois (environ 20 g). Ce phénotype réduit l’espérance de vie des animaux. La biopsie pour le génotypage d’une partie des animaux qui constitue une nuisance (douleur et stress) de courte durée.

Devenir

Les animaux reproducteurs seront euthanasiés en fin de période reproductive pour prélèvement d'organe. Les souriceaux issus des accouplements serviront d’une part comme animaux reproducteurs, et d’autre part ils serviront en utilisation continue au sein des projets de recherche en cours ou à venir préalablement autorisés

Remplacement

Nous sommes toujours dépendant de l’utilisation de modèles animaux car les questions que nous abordons, ne peuvent pas être abordées uniquement avec des modelées cellulaires. Effectivement, les cardiomyocytes ayant atteint un état de différenciation terminale ne se divise pas et ne peuvent pas être maintenues en cultures. Il est par conséquent impossible d’en dériver une lignée cellulaire stable. D'autre part, les quelques modèles cellulaires existant ne reproduisent pas les conditions physiologiques spécifiques des cellules cardiaques. Ils seront toutefois utilisés pour tester certaine de nos hypothèses qui ne nécessitent pas de modèle animal.

Réduction

Pour n’utiliser que le nombre d’animaux nécessaire à ce projet (980), nous avons recourt au service d’un biostatisticien pour nous épauler dans l’élaboration de notre plan expérimental. Le nombre d’animaux inclus dans ce projet est évalué à partir de la connaissance et l’expérience approfondie de l’investigateur principale en matière d’entretien de lignée de souris. Le nombre d’accouplement par an et par génotype est évalué en fonction de la durée d’un accouplement, le temps moyen entre deux portés, du nombre de portées moyen par femelle, la taille moyenne d’une portée (sevrée), du taux de sevrage, du taux de mortalité, du sexe ratio, de génotype ratio, de l’indice de reproductivité.

Raffinement

Les animaux seront observés tous les jours par les membres qualifiés de l'animalerie et tout comportement anormal sera directement communiqué à la personne responsable du projet. Les animaux sont stabulés en portoirs ventilés avec un système d'abreuvement automatique et un accès ad libitum à la nourriture. Les conditions de température et d'hygrométrie sont contrôlées et monitorées. Le cycle d'éclairage est de 12h par jour (6h-18h). Les animaux sont hébergés avec leurs congénères, 6 par cage maximum pour les cages après sevrage, jusqu'à 15 (souriceaux et reproducteur) pour les cages de reproduction. Les conditions d'élevage, d'hébergement, de soins et les méthodes utilisées seront les plus appropriées pour réduire au maximum toute douleur, souffrance ou angoisse que pourraient subir les animaux: enrichissement du milieu (lanières de papier Kraft, maisons en carton), acclimatation d'une semaine avant toute manipulation, hébergement en groupe, formation technique des utilisateurs. L’isolement des animaux est évité au maximum, cependant il est possible que certains animaux se retrouvent isolés de manière imprévue (seul mâle d’une portée, animal arrivé seul d’un fournisseur, agression entre congénères, dernier animal dans la cage…). Dans ce cas, l’animal bénéficiera d’un enrichissement supplémentaire dans sa cage. Afin de réduire la contrainte liée au phénotype dommageable, une fiche de scoring est utilisée pour suivre l’évolution du phénotype et les animaux sont mise à mort systématiquement à l’âge de 7 mois.

Choix des espèces

La souris est l’animal choisi pour ce projet en raison des similitudes de son système cardiovasculaire et musculaire avec celui des humains et de l’existence d’une lignée génétiquement modifiée portant responsable à l’état homozygote d'une pathologieneuromusculaire. Cette mutation est aussi présente dans notre modèle cellulaire iPS que nous pouvons dériver en cardiomyocyte ou en myoblaste, ce qui rend comparable les résultats obtenus dans les deux modèles d’études. De plus, la souris est le modèle animal le plus utilisé dans ce champ de recherche, permettant ainsi des comparaisons avec d’autres études ou d’utiliser les résultats d’autres études afin de limiter le nombre d’animaux utilisés. Les animaux seront utilisés à maturité sexuelle entre 3 et 6 mois avant l'apparition des stymptomes dommageables et entre 5 et 7 jours de vie pour les biopsies caudales pour génotypage.