Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Autres troubles humains
- Bien-être animal
- Cancers
- Diagnostic des maladies
- Maladies animales
- Maladies des plantes
- Maladies infectieuses
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
- Troubles cardiaques
- Troubles endocriniens
- Troubles gastrointestinaux
- Troubles immunitaires
- Troubles musculosquelettiques
- Troubles nerveux
- Troubles respiratoires
- Troubles sensoriels
- Troubles urogénitaux
Identification de marqueurs moléculaires sanguins de la maladie dans un modèle murin de la maladie de Parkinson
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
48 souris génétiquement modifiées vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une inoculation d'alpha-synucléine agrégée dans le cerveau par chirurgie stéréotaxique sous anesthésie, pour accélérer une pathologie proche de la maladie de Parkinson et chercher des marqueurs de la maladie dans leur sang. Le porteur indique que les souris développent une démarche saccadée et des troubles de l'équilibre, signes à l'apparition desquels elles sont tuées avant que ne survienne une paralysie du train postérieur. Sur le remplacement, il affirme que le projet ne peut être réalisé qu'in vivo et qu'il n'existe "pas de méthode alternative" à l'expérimentation animale.
Objectifs
Le projet vise à identifier des marqueurs moléculaires de la maladie dans le sang de souris modifiées génétiquement pour développer une maladie associée à l’agrégation de l’alpha-synucléine, une protéine qui est le constituant principal des lésions cérébrales dans la maladie de Parkinson.
Bénéfices attendus
Le projet vise à rechercher si de nouveaux marqueurs moléculaires de la maladie peuvent être identifiés dans ce modèle expérimental à partir d’un prélèvement de sang. Réalisable du vivant de l’animal et au cours de l’incubation de la maladie, cette identification ouvrirait la voie à des recherches de marqueurs précoces de la maladie.
Procédures
Les souris font l’objet d’une inoculation par stéréotaxie dans le cerveau de jeunes souris M83 (6-8 semaines) réalisée sous anesthésie générale et locale chez les 48 animaux prévus dans l’étude. L’intervention chirugicale dure 30 à 45 minutes.
Impact sur les animaux
L’inoculation d’alpha-synucléine agrégée est réalisée afin d’accélérer l’apparition des signes cliniques moteurs, qui se manifestent par une démarche saccadée de l’animal et une perte d’équilibre. La confirmation de ces anomalies de locomotion détermine la décision de mise à mort des animaux, avant la survenue d’une paralysie du train postérieur.
Devenir
Les animaux sont mis à mort à la fin du protocole d’expérimentation. En effet, les souris modifiées génétiquement M83 utilisées dans ce projet développent des signes cliniques lors de leur vieillissement qui conduiraient irrémédiablement à leur mort suite à la progression d’une paralysie. Leur mise à mort dès l’apparition des premiers symptômes permet de leur éviter des souffrances ultérieures.
Remplacement
Le projet ne peut être réalisé qu’in vivo, visant à rechercher des biomarqueurs dans le sang. Il n’existe pas aujourd’hui de méthode alternative permettant de remplacer l’expérimentation animale.
Réduction
Dans le cadre de cette étude pilote, les nombres de 12 animaux par lot sont déterminés afin de permettre la collecte d’une quantité de sang suffisante chez au moins 8 souris, pour isoler une quantité suffisante de vésicules extracellulaires d’origine neuronale. Concernant la détection d‘alpha-synucléine pathologique dans les vésicules extracellulaires neuronales, le test t de Student bilatéral non apparié et l'ANOVA bidirectionnelle avec le test de comparaison multiple de Sidak seront appliqués. Concernant les analyses des microARN, les tests P-value, test exact de Fisher et FDR (False Discovery Rate) seront utilisés.
Raffinement
Pour les inoculations par voie stéréotaxique, l’anesthésie de la peau est réalisée chez un animal soumis à une anesthésie générale, permettant de limiter la douleur post-opératoire. Les animaux sont hébergés dans un portoir ventilé et maintenus dans un environnement enrichi (igloos, nestlets ou sizzles) pendant toute la durée de l’expérimentation. Ces enrichissements, comme les cachettes et les éléments de nidification, sont doublés en cas de dépilations qui peuvent être observées chez quelques souris femelles au delà de l’âge de 7 mois. Les souris sont suivies quotidiennement et de façon individuelle lorsque la maladie apparaît dans le lot expérimental. La maladie se manifeste d'abord par des signes de démarche saccadée et des troubles de l’équilibre dont la manifestation constitue le stade auquel les animaux sont mis à mort, afin d’éviter des difficultés d’alimentation et un mal-être chez la souris. Une fiche individuelle de suivi pour chaque souris est renseignée, consignant les signes cliniques observés et justifiant la mise à mort de l’animal.
Choix des espèces
Le projet prévoit des inoculations dans le cerveau chez des souris, espèce qui peut être modifiée génétiquement pour produire une forme de la protéine alpha-synucléine humaine entraînant le développement d’une pathologie de cette protéine accompagnée d’une symptomatologie motrice. L’expresssion de cette protéine dans cette espèce permet l’accélération de la maladie après inoculation d‘alpha-synucléine agrégée. Les souris sont adultes lors de l’inoculation, âgées de 6 à 8 semaines, permettant l’inoculation des extraits cérébraux dans une région précise du cerveau, et sont ensuite entretenues et surveillées cliniquement jusqu’à l’apparition de la maladie avant son délai d’apparition normale lors du vieillissement spontané de cette lignée, lors de laquelle les souris sont mises à mort sous anesthésie par perfusion intra-cardiaque sans réveil afin de pouvoir réaliser des prélèvements de sang.
Comparaison entre un prélèvement de contenu ruminal par sonde œsophagienne et par canule dans le but d’alimenter des fermenteurs en continu
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
50 vaches laitières vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, puis réintégrées à leur élevage pour poursuivre leur lactation. Chaque vache subit, sous contention au cornadis, un prélèvement mensuel de contenu ruminal par sonde œsophagienne pendant deux ans, geste qui "peut" provoquer des lésions de l'œsophage ou des voies respiratoires et une toux si la sonde passe par la trachée. Le projet compare cette méthode à la pose d'une canule chirurgicale, pour alimenter des fermenteurs in vitro servant à tester des additifs alimentaires chez la vache laitière. Le porteur affirme qu'accéder au contenu ruminal "constitue une nécessité" et présente la sonde comme le choix respectant le mieux le bien-être de l'animal.
Objectifs
L’objectif de ce travail est de comparer l’activité bactérienne et fermentaire du contenu ruminal prélevé par sonde œsophagienne et par canule ruminale. Ce liquide ruminal est source d’inoculum de fermenteurs en continu qui serviront à étudier l’effet d’additifs alimentaires chez la vache laitière.
Bénéfices attendus
Cette méthode de prélèvement évitera la mise en place de canules ruminales chez l’animal. La pose d'une canule chez un bovin adult nécessite une anesthésie et actes de chirurgie menant à une période de convalescence d'au moins 3 semaines et une surveillance sanitaire irreprochable. Cette dernière est donc classée comme procédure "sévère" contrairement au prélèvement par sonde oesophagien où ni chirurgie ni anesthésie ne sont pratiquées et est donc considéré comme "modéré".
Procédures
Le prélèvement par sondage oesophagien sera effectué sur des animaux en contention (au cornadis) au nombre d'un prélèvement par vache et par mois durant 2 ans. Le temps de prélèvement varie entre 2-5 min par animal.
Impact sur les animaux
Risques pour l’animal : lésions dans l’œsophage et les voies respiratoires supérieures Les risques de lésions de l’œsophage sont extrêmement faibles car nous utilisons du matériel médical suffisamment souple pour ne pas léser un organe élastique tel que l’œsophage. La cavité buccale, le pharynx et l'œsophage possède un épithélium malpighien soit un épithélium pavimenteux pluristratifié résistant l’abrasion. Néanmoins, même si le risque est très faible il faudra vérifier que les animaux mangent bien après le prélèvement. Même si toutes les précautions seront prises pour atténuer les effets indésirables sur les vaches, il se peut que les animaux soient dans un état d'inconfort lors de leurs contentions pour les prélèvements de liquide ruminal.
Devenir
Les animaux réintègreront leurs élevages respectifs pour continuer leur lactation.
Remplacement
Avoir accès au contenu ruminal constitue une nécessité pour notre expérimentation afin d’évaluer les conditions physico-chimiques, le microbiote et l’activité fermentaire de cet écosystème. A ce jour, de manière générale 4 possibilités s’offrent aux chercheurs pour accéder au contenu ruminal : 1-L’abattage des animaux : il n’est pas envisageable sur des animaux expérimentaux à haute valeur comme les vaches laitières et ne répond pas aux exigences d’éthique en expérimentation animale. 2-La ruminocentèse, pratiquée le plus souvent à l’aiguille pour recueillir quelques millilitres de liquide ruminal ou la pose d’un trocart, largement pratiquées (Doreau, 2008) en cas de météorisation, sont très peu employées en recherche. Les sévères complications qui peuvent être rencontrées avec cette technique ne justifient pas son utilisation en routine sur des animaux en élevage (Rault, 2007) et encore moins pour des animaux utilisés en recherche scientifique. C’est le plus souvent une mesure d’urgence pour éviter la mort d’un animal en élevage mais elle présente des risques élevés d’infection. 3-La pose d’une canule ruminale à demeure : cette technique nécessite une chirurgie. Cette canule permet donc d’avoir un accès au contenu ruminal de manière répétée, sans souffrance pour l’animal car il n’a pas de plaie. 4-Le prélèvement par sonde oesophagienne qui consiste à introduire une sonde flexible par voie orale jusqu'au rumen et aspirer le contenu à l'aide d'une pompe. Cette dernière option a été choisie pour respecter le bien être de l'animal.
Réduction
Le nombre d'animaux a été réduit de sorte à ne pas influence sur les résultats ainsi que la robustesse du schéma expérimental. Pour cela, un calcul d’effectifs a été réalisé (epiR package, BioStatTGV, https://biostatgv.sentiweb.fr/ ?module=etudes/sujets#), compte-tenu de la variance connue à ce jour (Camila Flavia de Assis Lage et al., 2020), 6 animaux par groupe permettent de détecter une différence significative (critère continu gaussien) avec un risque de 1ere espèce (faux positifs) de 5% et un risque de 2eme espèce (faux négatifs) de 20%. En ce qui concerne la différence tolérée de 8% pour la teneur en acides gras volatils totaux (principal paramètre fermentaire), nous avons donc choisi d’évaluer 25 animaux par groupe, donc 50 animaux au total.
Raffinement
Pendant les prélèvements expérimentaux, le confort de l'animal est toujours privilégie à savoir que ces prélèvements seront réalisés par du personnel qualifié et habitué aux gestes. Les animaux seront maintenus à l’aide d’un cornadis adapté à la contention de bovins adultes et auquel les vaches sont habituées. Après chaque prélèvement, la vache est surveillée 20 min et si elle ne tousse pas elle repart dans le troupeau. Une surveillance sur 48 heures sera automatiquement réalisée surtout sur les animaux ayant eu un problème lors du prélèvement (sonde passée par la trachée), et signaler toute toux persistante à la structure bien-être animale qui prendra les dispositions nécessaires pour faire soigner l’animal.
Choix des espèces
La mise en place de protocoles in vitro nécessite l’utilisation d’inoculum (contenu ruminal par exemple) provenant de l’animal dans le but d’alimenter les systèmes in vitro. Pour cela, l’utilisation de bovins adultes est obligatoire. Dans ce projet, les animaux sont adultes et en phase de lactation ou taries.
Formation à l’anesthésie sur modèle porcin
- Recherche appliquée
- Maladies animales
90 cochons vont être utilisés, à trois stades de croissance, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis renvoyés à l'élevage pour être abattus en boucherie. Chaque animal subit une anesthésie complète, avec injection intramusculaire, pose d'un cathéter à l'oreille et intubation, non pour la recherche mais pour entraîner trois nouveaux personnels au geste d'anesthésie après le départ en retraite de deux agents. Le porteur reconnaît que ces manipulations, souvent réalisées par des stagiaires peu habitués aux porcs, "peuvent engendrer" stress, douleur, hématome et irritation de la trachée. Il affirme que l'entraînement sur animal mort ne suffit pas et revendique le "besoin de pratiquer sur des animaux non expérimentaux" pour maîtriser le geste sur animal vivant.
Objectifs
L’anesthésie vétérinaire est une discipline à part entière, qui constitue le cœur de métier du pôle péri-chirurgie de la plateforme concernée par ce projet. En effet, la plateforme dispose des locaux, du matériel, et du personnel compétent pour anesthésier, monitorer et assister des chirurgies, et gérer les animaux en phase de réveil et en post-intervention. Les espèces les plus communément accueuillies sont les ovins et les porcins. L’équipe de péri-chirurgie, composée d’un responsable et d’un technicien, est forte d’une expérience de plus de 30 ans, sur différentes espèces, à différents stades physiologiques, et maîtrise différents protocoles d’anesthésie (voie gazeuse, perfusion). Cependant, ces agents vont partir en retraite en juin 2023. L’arrivée de nouveaux personnels sur la plateforme pour les remplacer nécessite de les former à l’anesthésie, notamment sur le porc, une des espèces principalement représentées sur la plateforme, afin qu’ils soient totalement autonomes en 2023.
Bénéfices attendus
Le bénéfice principal attendu est d’assurer le maintien des compétences de l’équipe de la plateforme après le départ en retraite de 2 agents expérimentés en 2023, et ainsi de permettre à la plateforme de continuer ses activités dans de bonnes conditions.
Procédures
Une procédure d’anesthésie par animal, comprenant une injection par voie intramusculaire pour tous les animaux, la pose d'un cathéter veineux auriculaire pour les plus gros animaux, une intubation orotrachéale, d’une durée totale de 30 minutes environ.
Impact sur les animaux
Les manipulations et la contention, notamment par des stagiaires peu habitués à l’espèce porcine, peuvent engendrer du stress pour les animaux. L’induction de l’anesthésie par injection intramusculaire peut engendrer une douleur, et possiblement un hématome. La pose du cathéter auriculaire peut elle aussi engendrer une douleur et un hématome. L'intubation peut engendrer une irritation de la trachée.
Devenir
Tous les animaux du projet sont destinés à être commercialisés en boucherie.
Remplacement
Les stagiaires auront accès à des ressources bibliographiques et théoriques avant la phase pratique. Ils auront également assisté à plusieurs anesthésies dans le cadre d’expérimentations en amont de la formation, et pourront s’entraîner sur animal mort selon les possibilités, notamment pour l’intubation. Cependant, la mise en condition réelle est nécessaire pour appréhender les spécificités de l’animal vivant, mettre en œuvre les techniques présentées, et maîtriser le geste. De même, le test en condition réelle permet d’optimiser l’utilisation des appareils afin d‘adapter les réglages aux conditions physiologiques.
Réduction
Il y aura 3 personnes à former, 3 stades d’animaux à étudier. Les agents formateurs estiment qu’il faut pratiquer sur au moins 10 animaux pour commencer à intégrer les gestes techniques, ce qui fait 3 personnes * 3 stades * 10 animaux = 90 animaux maximum au total. Le choix de faire la formation sur le site d’élevage et non sur la plateforme se justifie par le fait que tout porc qui sort de l’élevage ne peut y retourner pour des raisons sanitaires. L’animal serait donc condammé à être euthanasié. En opérant à l’élevage sur des animaux destinés à la boucherie en respectant les délais d’attente, cela permet de ne pas mettre à mort d’animaux uniquement pour la formation.
Raffinement
La formation se tiendra sur le site d’élevage, les animaux ne subiront pas le stress lié au transport. Ils seront maintenus en groupe dans des cases collectives. Les manipulations se feront dans le calme. Lors de la phase de réveil, nous nous assurerons du bon état de santé des animaux. Le raffinement sera assuré par les bonnes pratiques lors de l’anesthésie et du réveil. Les porcs seront maintenus sous oxygène à la fin de l’anesthésie pour améliorer la qualité et la rapidité du réveil. Dès que l’animal présentera les premiers signes de déglutition ou de clignement des paupières, il sera extubé. Pré-anesthésie: les animaux seront mis à jeun 12h avant l’intervention, avec abreuvement adlibitum. Différents protocoles médicamenteux seront testés : le principe sera le même (prémédication par voie intramusculaire, puis induction par voie intramusculaire ou intraveineuse selon le poids de l'animal, relai gazeux après intubation), mais en testant des molécules différentes. Les animaux sont logés en case collective sur caillebotis, avec enrichissements (chaînes qui pendent, jeux à mâchouiller). En cas d’irritation de l’appareil respiratoire supérieur (liée à l’intubation), un anti inflammatoire non stéroïdien sera administré par voie intramusculaire.
Choix des espèces
Les modèles porcins et ovins sont les plus utilisés au sein de l’institut et également en recherche biomédicale. Notre plateforme est donc régulièrement amenée à anesthésier et intervenir chirurgicalement sur ces animaux. La formation des nouveaux agents sur les ovins peut être assurée « au fil de l’eau » lors des expérimentations déjà programmées sur la plateforme. Malheureusement il n’y a pas assez d’expérimentations sur porcins prévues d’ici le départ des 2 agents expérimentés, ce qui explique le besoin de pratiquer sur des animaux non expérimentaux. Les animaux seront utilisés à 3 stades différents, correspondants aux cas les plus rencontrés sur la plateforme : post-sevrage (15-30 kg), en croissance (60-70 kg) et adulte (plus de 100kg).
Etude de traitements pharmacologiques du syndrôme de Alport sur modèle murin.
- Recherche appliquée
- Troubles urogénitaux
- Recherche fondamentale
- Système urogénital
140 souris mâles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles subissent un gavage quotidien sous contention pendant 30 jours, puis une injection rétro-orbitaire d'un fluorochrome et deux heures de mesure de la fonction rénale, avant d'être tuées par dislocation cervicale pour prélever leurs reins. Le projet teste des médicaments censés stimuler l'activité d'un gène impliqué dans une maladie rénale génétique, la maladie d'Alport, et le porteur affirme viser un traitement pour une maladie aujourd'hui sans traitement pharmacologique. Il décrit un modèle où les souris ne présentent pas de symptômes douloureux et conclut que le recours à la souris est "absolument nécessaire" pour reproduire un processus "difficile, voire impossible" à récapituler in vitro.
Objectifs
Nous étudions un gène qui joue un rôle important dans la morphogenèse du rein ainsi que le maintien des fonctions rénales chez l’adulte. Chez l’homme, des mutations dans ce gène sont responsables de pathologies rénales diverses et graves comprenant des anomalies du développement rénal (dysplasie, hypoplasie) et des atteintes de la différenciation tubulaire plus tardive (kystes). Il s’avère que nous avons constaté que le développement des dysfonctionnements liés à l'apparition d'une maladie rénale, en générale, s’accompagne par une profonde diminution de l'activité de notre gène d'étude. Nous émettons donc l’hypothèse qu’une partie des dysfonctionnements observés dans l'insuffisance rénale chronique puissent être expliqués par la baisse soudaine de l’activité de notre gène. Nous allons tester cette hypothèse en traitant des souris qui soufrent d'insuffisance rénale par des médicaments qui stimulent l'activité de notre gène d'étude.
Bénéfices attendus
Le bénéfice susceptible de découler de ce projet est le développement et la validation d'un nouveau traitement pour une maladie génétique qui n'a pas de traitements pharmacologiques disponibles. Nous attendons pouvoir mesurer l’effet du traitement par ces médicaments sur le degré d’avancement du disfonctionnement rénal. Ces mésures seront effectué par 1) analyse d’image de sections histologiques (quantification de fibrose interstitielle par analyse de coupes histologique coloré au Sirius Red et PAS) 2) par mesure de la fonctione rénale en se basant sur la clearence de la sinistrine. 3) par mesure de l'expression génique liée au dysfonctionnement rénal dans l'ARN rénal.
Procédures
Nous allons traiter 140 souris males. Chaque souris sera soumise à un gavage quotidien pendant 30 jours (en état vigile en contention) d'un médicament (ou du placebo). Chaque procédure de gavage va durer moins de 2 minutes. A la fin des traitements, une injection retrorbitale d'un fluorochrome pendant moins d'une minute. Une mesure de la fonction rénale sera effectuée avec un photodiode pendant la durée de deux heures.
Impact sur les animaux
En dépit de la présence d'une insuffisance rénale progressive liée à un défaut génétique, au stade du developpement de la maladie qu'on étudie dans ce protocole, les souris ne souffrent pas de nuisances évidentes. D’autre part, pour ce qui concerne les médicaments qu'on doit tester, des études récentes ont montré que ces composés, administrés par gavage à ces doses, ne provoquent pas de conséquences visibles sur le bien-être des animaux. Les souris seront exposées au stress lié à un gavage quotidien pendant 30 jours.
Devenir
Tous les animaux utilisés dans ce protocole seront mis à mort à la fin de procédure. En effet, le prélèvement des reins nécessite la mise à mort des souris.
Remplacement
Remplacement : La complexité du rein et de la maladie rénale nécessite l’utilisation d’un modèle animal. Mais les molécules à l'étude de ce protocole ont préalablement été testées sur des cultures cellulaires ce qui nous permet d’envisager une gamme d’efficacité sans toxicité pour les animaux.
Réduction
Réduction : nous utiliserons le nombre minimum d’animaux requis pour obtenir des résultats statistiquement interprétables et atteindre l’objectif scientifique du projet. En effet, nos résultats antérieurs ont montré que le nombre d'animaux qu'on a choisi pour effectuer nos expériences nous garantit que par rapport à l’effet biologique attendu, la variabilité expérimentale qui inévitablement va accompagner nos mesures, va nous permettre d’atteindre une puissance statistique suffisante pour pouvoir tirer une conclusion scientifiquement acceptable. Le test statistique adopté sera le ANOVA.
Raffinement
Comme chez l’homme, les maladies rénales restent longtemps silencieuses et le modèle murin qu'on va adopter ne comporte pas de souffrance spécifiquement liée à la déficience rénale. En tout cas, les animaux seront mis à mort avant l’apparition de symptômes douloureux. Une surveillance quotidienne sera effectuée auprès des animaux afin de s’assurer de leur bien-être constant en se référant à une grille de points limites. Pour compléter cette surveillance les souris seront pesée chaque jour pendant le traitement. Si les souris dépassent un niveau de score 1 pour l'évaluation de leur apparence physique ou de leur comportement, on mettra en place l’administration d’un antalgique. En cas d'atteinte d'un point limite, on choisira la mise à mort de l’animal.
Choix des espèces
Le développement de l'insuffisance rénale dans les modèles murins représente un excellent modèle experimental qui se rapproche de celui de l'homme. En effet, en néprologie experimentale, la souris représente l' animal le plus adapté pour ce qui concerne l'études des organismes génétiquement modifiés. La complexité du système étudié (la fonction rénale) est très importante. L'utilisation d’un modèle animal est absolument nécessaire car il nous permettra de démontrer l’efficacité de certains médicaments pendant le développement des lésions rénales, un processus hautement complexe qu’il est difficile, voire impossible, de récapituler in vitro. De plus, le développement des lésions rénales chez la souris Alport est un excellent modèle expérimental qui se rapproche de celui de l'homme. Le traitement des souris sera effectué à partir du 30eme jour après la naissance, à un stade de developpement de la maladie assez précoce où les lésions rénales sont à peine visibles. Normalement, ce modèle génétique va developper des lésions rénales plus sévères 1 mois après le début du traitement pharmacologique. En fin de traitement (au 60eme jour après leur naissance), la fonction rénale sera mesurée et par la suite les mâles seront mis à mort par dislocation cervicale et les reins prélevés pour analyse histologique (par une coloration des coupes histologiques en PAS et SyrusRed) et d’expression génique. Le traitement des souris sera effectué à partir du 30eme jour après la naissance, à un stade de developpement de la maladie assez précoce où les lésions rénales sont à peine visibles. Normalement, ce modèle génétique va developper des lésions rénales plus sévères 1 mois après le début du traitement pharmacologique. En fin de traitement (au 60eme jour après leur naissance), la fonction rénale sera mesurée et par la suite les mâles seront mis à mort par dislocation cervicale et les reins prélevés pour analyse histologique (par une coloration des coupes histologiques en PAS et SyrusRed) et d’expression génique.
Efficacité thérapeutique anti-tumorale de la combinaison entre un inhibiteur de topoisomerase 1 et un inhibiteur de la voie PARP sur une lignée cellulaire de cancer du sein HER2+ chez la souris immunodeficiente et PARP
- Recherche appliquée
- Cancers
194 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une ou deux greffes de tumeurs mammaires puis des injections et des administrations orales répétées de médicaments, pour tester une combinaison de deux molécules contre le cancer du sein HER2+. Le porteur affirme que les modèles cellulaires ne rendent pas compte du microenvironnement tumoral, rendant selon lui le modèle in vivo "indispensable". Toutes les souris sont porteuses de tumeurs et euthanasiées pour analyse des tissus.
Objectifs
Les anticorps conjugués aux médicaments sont une classe émergente de produits thérapeutiques en oncologie. Ils sont capables de délivrer une concentration élevée de molécule thérapeutique spécifiquement aux cellules cancéreuses. Ce projet vise à mieux comprendre les mécanismes d'action et de régulation de ces anticoprs conjugués et du médicament qui lui est liée. Ceci a pour objectif de définir de nouvelles stratégies thérapeutiques qui allieront l'utilisation de ces nouveaux médicaments à d'autres traitements afin de potentialiser leurs effets. Dans ce contexte, nous étudions des combinaisons thérapeutiques de notre molécule dans le traitement du cancer du sein. Des résultats prometteurs obtenus sur des lignées cellulaires du cancer du sein, montrent que la combinaison de notre molécule avec un autre inhibiteur de croissance des cellules cancéreuses a un effet synergique. Ainsi, la combinaison de ces 2 molécules permettrait une amélioration de l'efficacité thérapeutique tout en limitant les doses d'anti-cancéreux administrés, donc les effets secondaires du traitement.
Bénéfices attendus
Ce projet apportera les caractérisations précliniques en vue de préparer l’étude sur des modèles de greffes de tumeurs de patientes puis l’étude clinique chez des patientes atteintes de cancer du sein triple négatif.
Procédures
Injections de cellules : 1 à 2 par souris. Administrations de médicaments : 3 injections (1 fois par semaine pendant 2 semaines), durée 1 minute. Administration par voie orale 10 par animal (5 fois/semaine pendant 2 semaines). L'administration orale d'un animal dure 30 secondes.
Impact sur les animaux
Nuisances liées à la présence de tumeurs sur les flancs des animaux et aux administrations orales répétées de médicaments non toxiques aux doses utiliséees.
Devenir
En fin de procédures, tous les animaux sont euthanasiés car ils seront tous porteurs de tumeurs et pour pratiquer des analyses post-mortem sur certains tissus.
Remplacement
Les modèles cellulaires alternatifs ne permettent pas d’appréhender le comportement tumoral dans toute sa complexité, en particulier les interactions avec le microenvironnement ou encore la réponse aux traitements impliquant souvent différents systèmes au sein de l’organisme (système vasculaire, endocrine…), l’utilisation des modèles appliqués in vivo et donc indispensable. Ces modèles vont à la fois nous permettre d'étudier l’efficacité de la moléculetestée seule et en combinaison afin de proposer le meilleur traitement aux patientes lors d’éventuelles futures études cliniques.
Réduction
Si le schéma de croissance tumorale le permet et que la croissance tumorale est rapide et homogène, il pourra être envisagé de greffer les animaux sur chacun des 2 flancs afin de réduire le nombre d'animaux. Afin de réduire le nombre d'animaux utilisés, les doses seront calibrées en fonction des données de la littérature et des résultats obtenus in vitro. Concernant l'analyse des critères d'évaluation de l'efficicaité anti-tumorale, une étude statistique préliminaire a permis d'établir le nombre d'animaux greffés pour chaque étape du projet.
Raffinement
Les souris sont greffées sous anesthésie générale par inhalation ou par anesthésie locale par application cutanée d'un analgésique. Les animaux seront surveillés quotidiennement afin de détecter précocement le développement de la tumeur ou l'apparition de signes cliniques. Des points limite précis ont été définis et seront strictement appliqués. Si des signes de douleurs sont détectés un analgésique adapté sera administré. Les animaux seront stabulés en groupe, aliment et eau ad libitum. Un enrichissement adapté sera présent dans toutes les cages. En cas de suspicion de mal-être, un enrichissement supplémentaire sera ajouté.
Choix des espèces
La souris est le modèle le plus utilisé en oncologie, notamment du fait de l'existence de souches immunodéficientes permettant le développement de tumeur d'origine humaine. Le cancer du sein est un cancer de l'adulte. Les animaux seront donc utilisés à l'âge adulte.
Imagerie par résonance magnétique de tumeurs cérébrales.
- Recherche appliquée
- Diagnostic des maladies
58 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, 12 réutilisés en l'absence de tumeur et le reste tué. Ils reçoivent une injection de cellules tumorales dans le cerveau puis jusqu'à six séances d'IRM par semaine, avec cathéters dans la veine caudale, pour comparer des agents de contraste. Le porteur classe la procédure sévère faute de pouvoir garantir l'absence de signes cliniques liés au développement tumoral. Les rats non réutilisés sont tués une fois le suivi terminé ou à l'atteinte d'un point limite.
Objectifs
Le Gold Standard en imagerie diagnostique concernant les pathologies cérébrales est l’Imagerie par Résonance Magnétique (IRM) avec injection d’agents de contraste (AC) à base de gadolinium. En effet, les tumeurs cérébrales sont mises en évidence via l’accumulation des AC au sein des tumeurs selon les caractéristiques de ces dernières (nécrose, vascularisation…). La détermination de l’efficacité de nouveaux ACs sur la détection tumorale est primordiale pour permettre de détecter le plus tôt possible les tumeurs afin de mettre en place les traitements appropriés. Dans cette étude, l’utilisation d’un modèle oncologique rongeur va permettre de déterminer l’efficacité de divers agents de contraste de nouvelle génération en comparaison avec des ACs de référence d’ores et déjà utilisés en clinique chez l’Homme. Dans le cadre de ce projet d’une durée de 3 ans, un total de 58 animaux (rats) sera utilisé. L’expertise du centre expérimental ainsi que les compétences/expériences des intervenants dans ces différentes procédures garantissent une prise en charge optimale du bien-être de l’animal.
Bénéfices attendus
Sur le court terme, ce projet va permettre de documenter l’efficacité de nouveaux AC sur la détection de tumeurs in vivo. La comparaison de nouveaux AC entre eux et par rapport à des agents déjà commercialisés ou en développement dans ce modèle animal a pour but de déterminer leurs performances et leurs limites. Sur le plus long terme, ce projet s’inscrit dans l’intérêt clinique des patients. En effet, il va permettre de déterminer l’efficacité de nouveaux produits de contraste utilisés à doses réduites pour la détection de tumeurs cérébrales.
Procédures
Injection de cellules tumorales au niveau cérébral (une fois) et imagerie par résonance magnétique (jusqu'à 6 par semaine).
Impact sur les animaux
Les effets indésirables potentiels qui pourront être observés sur les animaux seront principalement dû à la répercussion du modèle oncologique mis en place. En effet, des signes cliniques peuvent apparaître à partir 3 semaines post-implantation tumorale. Cependant, le développement tumoral n’est pas obligatoirement associé à l’apparition de signes cliniques. L’état général des animaux sera suivi quotidiennement et une grille d’évaluation par scoring sera mise en place (2fois/semaine). Concernant les produits qui seront injectés aux animaux, ce sont des agents de contraste destiné à l’usage chez l’Homme. Les produits de contraste ont globalement un excellent profil de tolérance, avec une élimination rapide très majoritairement par les reins. Concernant les effets potentiels chez l’animal, ils sont considérés comme très faibles : ces produits ont en effet suivi toutes les phases de développement et présentent un excellent profil de sécurité. Par conséquent, il n’est pas attendu de toxicité particulière dans cette étude chez le rat. Concernant les voies d’administration intraveineuses choisies. La mise en place de cathéters au niveau de la veine caudale à plusieurs reprises pour l’injection des produits de contraste peut entraîner un hématome.
Devenir
La procédure sera considérée modérée en cas d’absence de pousse tumorale. La pousse sera contrôlée par 2 ou 3 sessions d’imagerie différentes. Dans le cas d’une absence de pousse tumorale, l’animal pourra être réutilisé. Tous les animaux non réutilisés seront euthanasiés une fois que leur suivi en imagerie sera considéré comme terminé ou lors de l’atteinte d’un point limite.
Remplacement
Pour limiter l’utilisation d’animaux dans l’étude, un modèle vitro sera mis en place pour étudier les propriétés de diffusion des différents agents de contraste. Cependant, pour s'assurer de l'efficacité réelle des agents de contraste, des tests in vivo sont indispensables. En effet, le recours aux animaux permet de reproduire un modèle oncologique proche de l’Homme soulignant ainsi l’aspect translationnel des résultats. Une telle étude permet de standardiser un protocole pour comparer dans les meilleures conditions possibles différents agents de contraste au sein de mêmes individus. En effet, ce projet évaluera l’efficacité de plusieurs agents de contraste injectés chez un même animal. La conception du protocole de cette étude se base sur de précédentes études effectuées en interne pour évaluer l’efficacité d’agents de contraste. Le projet sera conduit sur des rats Sprague Dawley à partir de 150 g.
Réduction
Les procédures seront réalisées par du personnel expérimenté, ayant une expertise de l'anesthésie, de la chirurgie et de l’euthanasie chez le rat. En se basant sur la littérature des groupes de 8 animaux sont suffisants pour conclure de façon statistiquement pertinente sur les propriétés d’efficacité d'un agent de contraste. De plus, le modèle oncologique utilisé est un des plus référencés dans la littérature. Cela nous permettra de comparer nos résultats à ceux obtenus avec d’autres agents de contraste utilisés à diverses doses.. Cette approche permet de limiter les biais liés à la variabilité intrinsèque d’un modèle tumoral (ex : taux de nécrose, micro-architecture tumorale..) Le calcul du nombre d’animaux nécessaire a été déterminé selon l’expertise du laboratoire et en s’appuyant sur des analyses rétrospectives d’études similaires. Ces retours d’expérience permettent de s'assurer d’une meilleure inclusion des animaux. Un total de 58 rats sera nécessaire sur la durée totale du projet de 3 ans.
Raffinement
Des actions seront mises en place pour assurer le suivi et le bien-être des animaux. Lors de la chirurgie, la prémédication pré-opératoire ainsi que le suivi peropératoire et post-opératoire sont mis en place afin de limiter au maximum la douleur pouvant être infligée aux animaux entrant dans ce projet. Dans ce modèle, l’apparition des premiers signes cliniques s’effectue à partir de 3 semaines post implantation. Les animaux seront imagés dans les 21 jours suivants l’induction tumorale, aucun signe clinique n’est donc attendu. Cependant, un suivi régulier des animaux sera mis en place. Si toutefois des signes cliniques apparaissent, cela conduira à la mise en place d’actions pouvant aller jusqu’à l’euthanasie pour soulager l’animal en cas de souffrance. Pour déterminer les actions à mettre en place, un scoring clinique de l’état de l’animal sera réalisé 2 fois par semaine à partir d'une grille d’évaluation comprenant plusieurs catégories (apparence, abreuvement et alimentation, comportement naturel, comportement provoqué). Selon le score obtenu lors de l’examen clinique, des actions thérapeutiques peuvent être mises en place en accord avec le directeur d’étude et/ou le vétérinaire.
Choix des espèces
L’utilisation des modèles rongeurs permet d’intégrer les caractéristiques de la pathologie humaine ou au moins un grand nombre de ces caractéristiques (expansion tumorale, caractère invasif de la tumeur, vascularisation…). Le modèle de gliome C6 chez le rat est un modèle très référencé dans la littérature par conséquent très utilisé en expérimentation animale dans le domaine de la recherche en cancérologie pour l’évaluation de nouvelles molécules qu’elles soient à portée du diagnostic ou thérapeutique. Dans ce modèle, l’objectif sera d’évaluer l’efficacité de nouveaux AC à détecter une tumeur tout en recherchant la dose de produit de contraste minimale à injecter pour permettre l’obtention d’une performance de détection équivalente aux agents de contraste utilisés à dose clinique. Ces nouveaux agents de contraste seront comparés aux agents de contraste déjà existants et reconnus sur le marché comme les plus efficaces et les mieux tolérés dans l’indication ‘’tumeur cérébrale’’. Les rats seront utilisés à partir d’un poids de 150g g.
Etude de l’effet de la fibrose sur la croissance du cancer du poumon
- Recherche appliquée
- Cancers
- Troubles respiratoires
Opérées sous anesthésie générale pour qu'une molécule provoquant une fibrose pulmonaire leur soit injectée dans la trachée, après incision de la peau, puis intubées deux semaines plus tard pour recevoir des particules virales qui déclenchent un cancer du poumon, 640 souris génétiquement modifiées vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le projet doit établir si la fibrose favorise la croissance de ces cancers, plus fréquents chez les patients atteints de fibrose pulmonaire idiopathique. Le porteur prévoit des difficultés respiratoires, une posture de repli et une perte de poids, sans nommer la molécule fibrosante, et tient compte dans ses effectifs d'un "risque de mortalité si les points limites sont atteints". Toutes sont tuées à trois temps différents pour le prélèvement de leur sang et de leurs poumons.
Objectifs
La fibrose pulmonaire idiopathique (FPI) est une maladie chronique grave, entrainant la mort en 3 à 5 ans. La fibrose est la formation d'une quantité anormalement abondante de tissu cicatriciel. La cause et les mécanismes qui sous-tendent le développement et l’évolution de cette maladie dans le poumon sont inconnus. Elle se manifeste par une perte d’élasticité du tissu de soutien pulmonaire, résultant en une altération des échanges entre les alvéoles contenant l’oxygène et les vaisseaux sanguins. Le poumon devient progressivement trop abimé pour assurer l'oxygénation du sang et le patient développe une insuffisance respiratoire chronique conduisant au décès. Les médicaments disponibles sont uniquement capables d’en ralentir la progression. Ces traitements permettent d'augmenter la survie de ces patients mais on peut craindre l’apparition de cancer du poumon. En effet, les patients atteints de fibrose pulmonaire sont plus susceptibles de développer des cancers du poumon. Avec l'émergence de nouveaux traitements prometteurs contre la fibrose pulmonaire, il est donc crucial de mieux comprendre les mécanismes favorisant la survenue de ces cancers, menaçant potentiellement les patients atteints de fibrose pulmonaire. Les mécanismes conduisant à l'apparition du cancer chez les patients FPI sont encore mal connus. Notre hypothèse est que la fibrose va favoriser la croissance des cancers chez ces patients atteint de fibrose pulmonaire. Nous étudierons des souris génétiquement modifiées pour modéliser le développement du cancer pulmonaire dans le contexte de la fibrose pulmonaire. Ainsi, nous utiliserons des modèles de fibrose pulmonaire établis chez la souris, impliquant une injection au niveau de la trachée sous anesthésie générale de différentes molécules favorisant le développement de la fibrose pulmonaire.
Bénéfices attendus
Les patients atteints de fibrose pulmonaire sont plus enclins à développer des cancers du poumon (une des formes de cancers les plus courantes et mortelles dans le monde). Nos travaux de recherche permettront d’identifier le rôle de la fibrose sur le développement de ces cancers afin 1) d'identifier de nouvelles thérapies potentielles et 2) de permettre une meilleure prise en charge de ces patients fragiles.
Procédures
En début de procédure, les souris recevront, sous anesthésie générale, une injection unique d'une molécule induisant la fibrose pulmonaire. Cette molécule sera injectée directement au niveau de la trachée chez les souris endormies, après dissection de la peau et des tissus sous cutanés : la visualisation directe de la trachée permet une meilleure chance de succès de la procédure. Après injection, la lésion sera suturée par un ou deux points de suture (la totalité de la procédure de l’incision de la peau à la suture durera de 5 à 7 minutes) : la souris recevra un antalgique au cours de la procédure, et qui pourra être répétée. Deux semaines plus tard, les souris recevront une injection unique de particules virales qui activera la formation du cancer du poumon. L’injection se fera via la trachée, après intubation, sous anesthésie générale gazeuse (durée de la procédure: 5 minutes) avec des suites post-opératoires similaires à l’injection du produit fibrosant. A l'issue de la procédure, les souris seront euthanasiées à 3 temps différents après anesthésie profonde, après quoi un prélèvement de sang sera réalisé ainsi que le recueil des poumons sur l'animal euthanasié.
Impact sur les animaux
Il faut noter que l'induction de la fibrose pulmonaire et d'éventuelle lésions cancéreuses chez les animaux peut déclencher des difficultés respiratoires et une possible altération de l'état général (posture de repli...) avec perte de poids. Un risque d'irritation au niveau de la cicatrice suite aux procédures est également possible et constitue un point de surveillance en post-opératoire.
Devenir
L'ensemble des animaux seront euthanasiés en fin de procédure en suivant une méthode réglementaire. L'euthanasie de l'animal est nécessaire pour le prélèvement des poumons. Ces prélèvements sont nécessaires pour l’analyse des tissus afin d'étudier et de mieux comprendre les mécanismes impliqués dans le développement des cancers associés à la fibrose pulmonaire.
Remplacement
Dans le cadre de ce projet, nous utilisons des modèles alternatifs comme des cultures d'alvéoles pulmonaires reconstituées en laboratoire ou de tranches de poumon. Cependant, ces méthodes alternatives ne permettent pas de modéliser la réponse d’un organe entier vivant dans le cas du développement de la fibrose pulmonaire et du cancer du poumon.
Réduction
Nous avons réduit le nombre de souris utilisées au minimum nécessaire et suffisant pour valider scientifiquement notre étude du point de vue de l’analyse statistique, tout en tenant compte du risque de mortalité si les points limites sont atteints. De plus, les prélèvements obtenus grâce à une seule souris permettent de mener de multiples mesures.
Raffinement
1) Surveillance quotidienne: nous veillerons à ce qu'il n'y ait pas d'animaux isolés dans les cages durant les expériences afin de préserver les groupes sociaux. L'enrichissement consistera en la mise en place de coton dans les cages, et d'une nourriture facile à ingérer en cours de protocole. Les souris auront un accès permanent à de la nourriture et de la boisson. 2) Surveillance clinique en lien avec les procédures: les animaux seront anesthésiés lors des procédures et recevront des antalgiques systématiquement en préopératoire. Une surveillance visuelle quotidienne des animaux est effectuée par l'expérimentateur et permettra de détecter une éventuelle souffrance. Selon la grille de surveillance mise en place, la douleur sera prise en charge par l'administration d'antalgiques si nécessaire. La fréquence de surveillance des animaux pourra être augmentée selon l'état général des animaux et leur poids. En post-opératoire, la douleur et la cicatrice seront également suivies de manière rapprochée. En cas de douleur et d'atteinte d'un point limite, les animaux seront euthanasiés (des antalgiques seront administrés avant l’euthanasie).
Choix des espèces
Les modèles de fibroses pulmonaires chez la souris sont largement décrits dans la littérature. Les souris offrent la possibilité de travailler sur des organismes génétiquement modifiés. Des animaux adultes d'au moins 8 semaines seront utilisés car la fibrose pulmonaire est une pathologie du sujet adulte. Le modèle murin est pertinent du fait de son système respiratoire très similaire à celui de l’Homme.
Le claustrum chez le PNH, centre de régulation des dynamiques du réseau cortical en fonction des états cérébraux EU 1/2
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
10 macaques à longue queue vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils subissent plusieurs chirurgies de six à sept heures, une injection de traceur dans le cerveau ou la pose d'une chambre d'enregistrement, puis sont entraînés à des tâches cognitives sous contrôle hydrique pendant des mois avant d'être tués pour analyse du cerveau. Le porteur revendique le primate non-humain comme "modèle de choix" pour comprendre le cerveau humain et présente ces recherches sur la conscience comme fondamentales. Il évoque des bénéfices thérapeutiques renvoyés au moyen et long terme, dans l'épilepsie ou les troubles de la conscience.
Objectifs
La connectivité étendue du claustrum avec le cortex suggère son implication dans les fonctions cognitives supérieures, y compris la conscience. Des résultats récents chez la souris remettent en question la globalité des interactions entre le cortex et le claustrum et donc leur implication dans les fonctions cognitives supérieures telles que la conscience. L’objectif du projet est donc de clarifier le role du claustrum dans les fonctions corticales chez le primate non-humain en réalisant des investigations anatomiques et physiologiques. Nos travaux préliminaires suggèrent que le macaque présente des caractéristiques inattendues propres aux primates concernant l'intégration du claustrum dans le réseau cortical global, il occupe une position centrale et est fortement connecté avec l’ensemble du cortex. L'achèvement de ces travaux dans le cadre du présent projet nous permettra de construire une matrice détaillée des connections entre le claustrum et le cortex afin de déterminer la centralité du claustrum dans le réseau cortical interaréal. En fonction du contexte, l’activité cérébrale transite rapidement entre deux états cérébraux fondamentaux en fonction du contexte : un état au repos et un état actif. Les transitions rapides entre différents états et leurs distributions spatiales en fonction des exigences comportementales sont une caractéristique majeure et encore mal comprise du cerveau. Notre hypothèse de travail est que la position centrale du claustrum dans le réseau cérébral lui confère un rôle privilégié en facilitant l'orchestration des changements rapides d'états du cerveau. Nous aborderons cette question en utilisant des enregistrements multisites de plusieurs aires corticales et du claustrum lors de différents états comportementaux chez le PNH. Nous mettrons en relation les modèles de connectivité fonctionnelle et anatomique à grande échelle. Ces résultats pourraient permettre des progrès sans précédent dans la compréhension des fonctions cognitives supérieures chez les primates.
Bénéfices attendus
Les questions scientifiques abordées dans le projet sont de nature fondamentale et, comme toute recherche fondamentale en neurosciences, ont une incidence sur les questions de santé et de maladie humaines. Le choix des animaux est significatif : Le macaque est un modèle de choix pour les neuroscientifiques du monde entier, il possède de nombreuses aires corticales similaires à celles de l’homme, avec des propriétés fonctionnelles et cognitives comparables. Seul le singe présente une hiérarchie des aires corticales qui ressemble étroitement à celle de l'homme. De plus, nos résultats préliminaires suggèrent que le claustrum des primates présente des différences significatives par rapport au claustrum des rongeurs, ce qui pourrait être directement pertinent pour les processus cognitifs, y compris les transitions entre différents états du cerveau, que nous abordons ici. Ainsi, les bénéfices immédiats de nos travaux chez le singe sont pour l'interprétation de la structure et de la fonction du cortex humain, où il est évident que les expériences invasives sur les circuits cérébraux ne peuvent être réalisées. Le projet étudie les mécanismes cérébraux à grande échelle qui sont probablement impliqués dans les fonctions cognitives les plus élevées, y compris les différents états de conscience, mais aussi dans l'épilepsie. Le lien avec l'épilepsie est plausible car une des hypothèses sur le rôle du claustrum est qu’il prévient la propagation incontrôlée de vagues d’activité excitatrice en stabilisant le réseau cortical par rétroaction inhibitrice. Ainsi les bénéfices à moyen et/ou long terme seraient l’utilisation de nos résultats à des buts thérapeutiques en médecine appliquée dans le traitement des troubles de la conscience et des épilepsies e.g. par stimulation du claustrum, après validation sur des modèles précliniques.
Procédures
Pour l’étude des connections anatomiques, les animaux seront soumis sous anesthésie générale à des examens d’imagerie (1 scanner de 10min et 2 sessions d’IRM de 3-5 heures chacune) puis à l’injection de traceur dans le cerveau (1 chirurgie de 6-7 heures) avant d’être euthanasiés pour analyser le marquage neuronal. Pour l’étude des connections fonctionnelles, les animaux seront soumis sous anesthésie générale à des examens d’imagerie (1 scanner de 10min et 2 sessions d’IRM de 3-5 heures chacune) puis à la fixation d’une chambre d’enregistrement (3 chirurgies de 6-7 heures à plusieurs semaines d’intervalle). Les animaux sont entraînés à effectuer des tâches comportementales cognitives et l’activité cérébrale est enregistrée pendant plusieurs mois sur animale vigile. Les animaux sont ensuite euthanasiés pour vérifier avec précision les sites d’enregistrements.
Impact sur les animaux
Le bien-être de l’animal suivant les procédures chirurgicales fait l’objet d’un suivi régulier afin d’adapter le niveau d’antalgiques au besoin . En dehors de la période post-opératoire, les effets indésirables potentiels sont principalement liés à l’hygiène de l’implant : en cas d’infection ou d’inflammation constatée autour de l'implant, lors des soins réguliers de l'animal par les expérimentateurs, une intervention rapide est prévue en consultation avec le vétérinaire (e.g. antibiogramme et traitement antibiotique). Il existe un risque rare que l’implant devienne non fonctionnel (casse, réaction de rejet tissulaire, infection non contrôlée par voie systémique), dans ce cas l’implant est retiré lors d'une procédure chirurgicale, la plaie nettoyée parfaitement et refermée, et l'animal traité par antibiotiques. Dans chacun de ces cas le protocole est interrompu et l’animal placé sous surveillance accrue. Toutes les expériences sur les animaux sont réalisées dans le souci du bien-être des animaux. La condition de base de toutes les expériences avec des singes éveillés et entraînés au comportement est la coopération de l'animal afin qu'il puisse accomplir les tâches comportementales de manière concentrée, persévérante et précise. Or, il n'est capable de le faire que s'il n'est ni malade, ni apeuré, ni distrait. D'autre part, l'ensemble de la situation d'élevage des singes joue un rôle décisif. En effet, seul un animal vivant dans un environnement intact et stimulant est motivé et curieux, et peut donc être entraîné. Il est réalisé un suivi régulier du poids et du niveau d’hydratation de l’animal (pendant la période de contrôle hydrique), de l‘hygiène de l’implant et du niveau de douleur suite aux actes chirurgicaux. En cas de signes cliniques de déshydratation (muqueuses sèches, perte d'élasticité de la peau (plie de peau), concentration de l'urine, réduction en humidité des fèces fraîches, perte de poids corporel), le supplément en eau est augmenté après le travail et discuté avec le vétérinaire. En cas de perduration des signes de déshydratation, nourriture et liquides en biberons sont mis à disposition jusqu'à ce que l'animal ait retrouvé son poids normal. Les causes seront recherchées et discutées avec le vétérinaire, et une adaptation de la procédure de contrôle hydrique sera alors mise en place.
Devenir
A l’issue de chaque procédure, les animaux seront euthanasiés. L’analyse post-mortem du cerveau et donc l’euthanasie des 10 animaux est nécessaire à la validation scientifique projet (quantification des connexions du claustrum et validation de la position anatomique de façon précise des sites d’enregistrements).
Remplacement
La mesure de l'électrophysiologie dans le cortex n'est possible qu'avec des méthodes invasives (enregistrements de cellules individuelles), car elles seules fournissent la résolution spatiale et temporelle nécessaire pour répondre à la question. Les méthodes non invasives telles que l'imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf), l'électroencéphalographie sont donc exclues. L'étude des activités unitaires neuronales in-vivo étant essentielle pour la question de recherche, il est impossible de réaliser les expériences sur des cultures in-vitro. Enfin, les simulations informatiques ne peuvent pas répondre à nos questions de recherche car il n'y aura pas de modèle informatique suffisamment précis du cerveau d'un primate dans un avenir prévisible. En ce qui concerne la connectivité anatomique, seul le traçage peut fournir la connectivité inter-aires dirigée et pondérée dont nous avons besoin. Nous avons démontré par ailleurs que la mise en évidence des voies neuronales par IRM de diffusion (tractographie) présente pour l’instant un grand nombre de faux positifs, et l'absence de directionnalité la rendent inadéquate pour le présent projet. Néanmoins, nous utiliserons plusieurs approches statistiques et paramétriques afin d'optimiser la correspondance entre le traçage des voies neuronales et la tractographie. Nous développons également de nouveau protocoles d’IRMd afin d’augmenter la résolution spatiale et donc la précision des mesures. Cela permettra, tant ici que pour de futures expérimentations, d'utiliser l’IRMd, méthode absolument non invasive. Nous utilisons des modèles statistiques pour modéliser les comptages et ainsi comparer la variabilité intra- et inter-individuelle, e.g. en utilisant des modèles linéaires généralisés. Ces modélisations devraient permettre à terme de valider ou du moins d’estimer le degré de validité des mesures réalisées avec de nouveaux protocoles d’IRMd en comparaison avec les mesures issues du traçage neuronal via des traceurs fluorescents rétrogrades.
Réduction
Notre approche pour la réduction du nombre d’animaux se base sur une amélioration des techniques utilisées, une approche statistique prospective et le partage des données acquises dans ce projet. Le nombre de traceurs pouvant être utilisé simultanément a été augmenté de 3 à 4, réduisant ainsi le nombre d'animaux utilisés. Notre expérience montre que le risque d’une mauvaise position du site d’injection (contamination de l’aire adjacente ou de la matière blanche sousjacente), liés aux limites de résolutions de l’IRM et de la caméra du système de navigation cérébrale (1mm), représente environ 25% des cas. Afin de réduire le nombre d’animaux utilisés, nous ne prévoyons pas d’utiliser plus d’animaux que nécessaire une fois que 8 régions différentes du claustrum auront été correctement ciblées (e.g. si toutes les injections de traceurs étaient correctement placées dans deux animaux, nous ne prévoyons pas d’utiliser plus d’animaux pour cette procédure). Le nombre d'animaux utilisés est déjà réduit au niveau indispensable (1 animal par site d’injection permet d’obtenir la connectivité empirique pour ce site pour des connexions impliquant plus de 8 neurones par région). Nous utiliserons plusieurs approches statistiques et paramétriques afin d'optimiser la correspondance entre le traçage de voie et la tractographie (IRMd) et les données de ce projet y seront intégrées afin d’augmenter la puissance statistique. Cela permettra, tant ici que pour de futures expérimentations, d'utiliser l'IRMd, absolument non invasive. La modélisation (modèles linéaires généralisés) des comptes issus du traçage de voie et de la tractographie, permettrons de caractériser la variabilité intra- et interindividuelle pour ces deux types de mesures de la connectivité. Pour l’étude de la connectivité fonctionnelle, deux animaux constituent le minimum internationalement reconnu pour la publication des résultats. D'autres animaux sont prévus uniquement si cela s'avérait absolument nécessaire, par exemple si l'un des animaux tombait malade et serait retiré de l'expérience. Toutes les données issues de ce projet seront partagées dans un premier temps avec les différents collaborateurs directement impliqués dans l’analyse des données et la modélisation et, dans un deuxième temps, via des sites de partage pour l’utilisation de ces données par la communauté scientifique (e.g. Zenodo).
Raffinement
Une attention particulière est portée à l'animal après la chirurgie. Une grille de score post-opératoire nous permet d’évaluer, en fonction de critères spécifiques à l'espèce, les signes indicateurs de gêne ou de souffrance plusieurs fois par jour et d'adapter le traitement antalgique si nécessaire. Ces critères prennent en compte l'apparence de l'animal, les signes cliniques (température et les fréquences cardiaque et respiratoire), son comportement, la prise de nourriture et de boisson et l'aspect de la zone opérée. Le suivi de la douleur est évalué par 2 ou 3 personnes indépendantes (expérimentateurs et zootechniciens). Par ailleurs, nous avons mis en place des techniques d’enrichissement de l’environnement. Concernant le conditionnement comportemental des animaux, nous faisons appel à une méthode d’entrainement progressive qui se base sur l’habituation et le volontariat de l’animal. Nous avons raffiné les étapes d’imagerie, en supprimant la procédure chirurgicale d’implantation d’un marqueur de navigation cérébrale, grâce au nouveau système de navigation cérébrale qui utilise le scanner CT (ou tomodensitométrie) pour aligner les images d’IRM avec un scan du crâne réalisé en per-opératoire par des caméras infrarouge pour la navigation cérébrale. Le fait d’utiliser un système d’enregistrement semi-chronique constitue également un raffinement de la procédure, les électrodes ne sont pas rétractées en dehors du cerveau après chaque session, évitant ainsi la pénétration répétée de la dure mère inévitable pour les enregistrements aigus et qui peut être douloureuse pour l’animal.
Choix des espèces
1) le cortex cérébral n’existe que chez les mammifères et 2) les fibres inter-aires sont limitées à la matière grise chez le rongeur et donc invisibles à l’IRM. Pour ces raisons, pour étudier simultanément les connexions en IRM et en microscopie, nous pouvons utiliser le carnivore ou le primate non humain. D’autre part, l’homologie entre l’homme et le carnivore est relativement pauvre mais beaucoup plus importante avec le primate non humain (PNH). Le primate non humain est donc un modèle de choix en neurosciences cognitives pour comprendre le cerveau humain. De nombreuses publications démontrent une forte homologie entre le connectome cortical de l’homme et du PNH mais également de nombreuses différences avec celui du rongeur. Nous utilisons des animaux adultes (post puberté) avec une connectivité complètement mature au moment de l’expérimentation.
Angiographie par résonance magnétique avec injection d’agents de contraste
- Recherche appliquée
- Diagnostic des maladies
27 lapins vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis réutilisés dans d'autres études internes. Ils reçoivent jusqu'à cinq injections d'agents de contraste par semaine, avec pose de cathéter dans la veine de l'oreille, pour évaluer ces produits en angiographie par IRM. Le porteur justifie le maintien en vie par l'élimination rapide des agents de contraste chez des lapins sains. Il décrit les tests in vivo comme "indispensables" pour établir des protocoles d'imagerie robustes.
Objectifs
Nous avons pour objectif d'évaluer de nouveaux agents de contraste afin d'optimiser l’imagerie par résonance magnétique (IRM) des vaisseaux sanguins. Le but est de déterminer les performances des agents de contraste de nouvelle génération sur la visualisation des vaisseaux sanguins. Leur utilisation dans les pathologies vasculaires n’a pas encore été évaluée, ni en clinique, ni en préclinique chez l’animal. Il apparait donc important d’évaluer leur efficacité en angiographie par résonance magnétique (ARM) en comparaison avec des ACs d’ores et déjà utilisés en routine clinique pour ce type d’application. En effet, différentes doses seront étudiées afin d'évaluer leur efficacité.
Bénéfices attendus
Sur le court terme, ce projet va permettre de documenter l’efficacité d’un nouvel agent de contraste en IRM sur le réhaussement des vaisseaux sanguins. La comparaison du nouvel agent de contraste par rapport à des produits déjà commercialisés et utilisés en clinique dans ce modèle animal a pour but de déterminer leurs performances et leurs limites. Sur le plus long terme, ce projet s’inscrit dans l’intérêt clinique des patients. En effet, il va permettre de déterminer l’efficacité de nouveaux agents de contraste utilisés à doses réduites pour la visualisation de la vasculature en IRM. Le praticien hospitalier pourra alors déterminer la meilleure posologie à attribuer aux patients tout en préservant les mêmes performances de détection des lésions vasculaires retrouvées chez des patients.
Procédures
Imagerie par résonance magnétique avec injection d'agents de contraste. Sur une semaine d'imagerie, les animaux pourront recevoir jusqu'à 5 injections d'AC ( =5 examens IRM). Ce plan expérimental pourra être renouvelé au moins 5 fois sur les 2 ans du projet.
Impact sur les animaux
Une diminution de la prise alimentaire et hydrique peut être observée suite aux anesthésies répétées chez des lapins sains. Concernant les produits qui seront injectés aux sujets, ce sont des agents de contraste destiné à l’usage chez l’homme. Les agents de contraste ont globalement un excellent profil de tolérance, avec une élimination rapide. Concernant les effets potentiels chez l’animal, ils sont considérés comme très faibles : ces produits ont en effet suivi toutes les phases de développement, incluant des études de toxicologie soulignant un excellent profil de sécurité des produits testés. Par conséquent, il n’est pas attendu de toxicité particulière dans cette étude chez le lapin. Concernant les voies d’administration intraveineuses choisies. La mise en place de cathéters au niveau de la veine auriculaire pour l’injection des produits de contraste ainsi que les médicaments administrés en IV peuvent entrainer un hématome.
Devenir
A la suite de l'unique procédure classée légère, les animaux pourront être réutilisés dans d'autres études en interne. En effet, l'élimination rapide des agents de contraste chez les lapins sains permet de les inclure dans d'autres études scientifiques.
Remplacement
Pour s'assurer de l'efficacité réelle des agents de contraste, des tests in vivo sont indispensables. En effet, le recours aux animaux permet d’établir des protocoles d’imagerie robustes. Cela permet également de prendre en considération la biodistribution et la cinétique des agents de contraste au sein des différents organes. Une telle étude permet de standardiser un protocole pour comparer dans les meilleures conditions possibles différents agents de contraste au sein de mêmes individus. Le projet sera conduit sur des lapins New Zealand matures (à partir de 8-10 semaines d’âge).
Réduction
La procédure sera réalisée par du personnel expérimenté, ayant une expertise de l'anesthésie et de l’euthanasie chez des modèles lapins. En se basant sur la littérature un groupe de 8 animaux est suffisant pour conclure de façon statistiquement pertinente sur les propriétés d’efficacité d'un agent de contraste. De plus, des lapins sains ont déjà été utilisés dans plusieurs études utilisant des protocoles d'imagerie par résonance magnétique des vaisseaux sanguiins. Le choix de cette espèce nous permettra de comparer nos résultats aux données de la littérature. Au total, 27 animaux ont été prévu en se basant sur la littérature et l’expertise de notre laboratoire.
Raffinement
L’unique procédure de l’étude n’entraine pas de nuisances majeures pour les animaux. En effet, nous avons fait le choix de passer par la veine auriculaire pour l’injection des produits de contraste afin de limiter au maximum la douleur pouvant être infligée à l’animal. En outre, les divers examens en ARM réalisés sur chaque animal seront espacés d'un délai minimum pour éviter des anesthésies trop rapprochées. Les séquences en angiographie par résonance magnétique dès l’injection du produit de contraste sont très courtes (20-30 sec) ce qui permet de répéter les mesures tout en limitant la durée totale de l’anesthésie. Des mesures seront prises dès la prise en charge de l’animal jusqu’à la réalisation de la procédure en imagerie in vivo. Puis, ils seront remis dans leur cage individuelle avec des cloisons ajourées pour qu’ils puissent voir leurs congénères. Une surveillance quotidienne sera effectuée.
Choix des espèces
Nous avons décidé d’utiliser des lapins New Zealand sains à partir de 8-10 semianes d’âge. Cette espèce du fait de sa taille permet une bonne visualisation des vaisseaux sanguins par imagerie IRM. En effet, des vaisseaux de multiple diamètre peuvent être étudiés. Dans notre étude nous allons nous intéresser à l’arbre artériel notamment l’aorte abdominale ce qui rend ce modèle d’étude pertinent. Cette espèce est une des plus grande utilisable dans des IRM préclinique. Des lapins New Zealand sains à partir 8-10 semaines d’âge seront utilisés dans l’étude.
Test d’absorption du fer au point d’injection chez le lapin selon la Pharmacopée Chinoise
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
- Maladies animales
- Tests réglementaires
- Contrôles de qualité
300 lapins vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils sont sédatés, reçoivent une injection unique de fer dans le muscle, puis sont tués pour prélever et analyser ce muscle, dans le cadre d'un test exigé par la Pharmacopée Chinoise pour commercialiser des produits vétérinaires en Chine. Le porteur affirme qu'aucune méthode substitutive n'existe, tout en indiquant qu'un objectif du projet est de démontrer que les contrôles physico-chimiques français suffiraient à s'affranchir de ces lapins. Le protocole prévoit deux lapins par lot testé, soit 300 animaux sur cinq ans.
Objectifs
Les injections de fer sont très souvent utilisées chez les jeunes animaux de rente (porcins, ovins, caprins, bovins…) dans le cadre de la prévention et du traitement de l’anémie ferriprive après la naissance. Dans le cadre de l’élevage porcin, les injections de fer sont presque systématiquement réalisées dans les 3 jours suivant la naissance. La Chine est le 1er producteur de porcs au monde et un marché important pour les industries pharmaceutiques vétérinaires. Ce projet est réalisé dans le cadre de demande d’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) en Chine de produits vétérinaires injectables composés de fer, possédant déjà des AMM en France. A chaque libération d’un nouveau lot de ces produits en France, un contrôle qualité est réalisé à l’aide de différents tests physico-chimiques décrits dans la Pharmacopée Européenne. Pour la commercialisation sur le marché chinois, les autorités chinoises demandent la réalisation d’un test in vivo d’absorption du fer au point d’injection chez le lapin. Ce test fait partie des tests de contrôle qualité réalisés lors de la libération de lots de produits contenant du fer en Chine. Il permet de valider la qualité du lot en analysant l’absorption du fer après une injection unique et de s’assurer que la quantité de fer non absorbée au niveau du point d’injection ne dépasse pas 20% de la quantité injectée. Le but de cette vérification est de s’assurer que chaque lot commercialisé est conforme, et que le produit est sûr, aussi bien pour la santé animale que pour la consommation humaine. Ce projet a donc 2 objectifs : 1) la réalisation du test d’absorption de fer au point d’injection demandé par les autorités chinoises dans le cadre d’une demande d’AMM. 2) démontrer que les contrôles physico-chimiques réalisés en France sont suffisants pour pouvoir s’affranchir de l’utilisation de lapins lors de la libération de chaque lot de produit commercialisé sur le marché chinois.
Bénéfices attendus
1) Obtenir l’autorisation de mise sur le marché en Chine des produits testés. Ainsi, chaque lot commercialisé et autorisé sera conforme et sûr, aussi bien pour la santé animale que pour la consommation humaine. En effet, ce projet va permettre de valider en Chine des produits permettant de lutter contre l’anémie ferriprive rencontrée dans les élevages. 2) Prouver que les contrôles physico-chimiques réalisés en France sont suffisants pour pouvoir s’affranchir de l’utilisation de lapin lors de la libération de chaque lot de produit commercialisé sur le marché chinois.
Procédures
Les animaux utilisés seront sédatés avant de recevoir une injection unique de produit testé. La sédation va permettre de diminuer le stress de l’animal et faciliter sa contention. Ceci facilitera également l’injection qui doit être réalisée précisément dans le muscle vaste médial. Après euthanasie des animaux, des prélèvements du muscle étudié seront réalisés afin d’analyser ce muscle et obtenir les résultats du test d’absorption. Les interventions seront de courte durée et ne seront réalisées qu'une seule fois par animal puisqu'ils seront in fine euthanasiés.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables attendus sur les animaux sont les suivants : stress dû à la mise à jeun la veille de la sédation et stress dû à la contention pour la réalisation de la sédation.
Devenir
Les animaux inclus dans ce projet seront mis à mort afin de pouvoir prélever et analyser le muscle injecté étudié. Ces prélèvements de muscle sont primordiaux pour répondre aux objectifs de ce projet.
Remplacement
Le test d’absorption du fer au point d’injection est une procédure expérimentale in vivo demandée par la réglementation chinoise, dans le cadre de la commercialisation sur le marché chinois de produits vétérinaires composés de fer. L’absorption de fer est un processus dynamique nécessitant le passage de la molécule étudiée du site d’absorption vers le sang pour pénétrer dans la circulation systémique. Ce type d’étude doit se réaliser sur animaux. Cependant, l’un des buts de ces études est de démontrer que les contrôles qualité réalisés en France sont suffisants pour permettre à terme de s’affranchir de l’utilisation d’animaux pour chaque nouvelle libération de lot. Afin de démontrer ceci, l’utilisation d’animaux est ici nécessaire et aucune méthode substitutive n’existe. En effet, l’utilisation des animaux dans le cadre de ce projet, ne peut pas être remplacée par des méthodes alternatives n’impliquant pas l’utilisation d’animaux.
Réduction
Le nombre d’animaux prévu pour ce projet a été calculé à partir des directives mentionnées dans la Pharmacopée Chinoise, dans laquelle il est stipulé qu’il faut utiliser 2 animaux par lot testé, et à partir des besoins pour le projet (estimation du nombre de lots à tester sur la durée du projet). Sur 5 ans, il a été estimé que 150 lots seraient testés (environ 30 par an) soit 300 lapins au total.
Raffinement
Méthodes de raffinement: 1) Tout au long de leur hébergement, les animaux auront des conditions d’hébergement adaptées et optimales (logement, environnement, alimentation, apport en eau, soins). Afin de les maintenir, les paramètres d’ambiance, l’aliment, l’abreuvement seront vérifiés quotidiennement. De plus, afin d’augmenter leur bien-être, les animaux seront hébergés collectivement dès que possible et disposeront d’un environnement enrichi (foin/paille, bois à ronger, chaînette, de quoi se cacher et grimper...). Si, selon les besoins, les animaux doivent être hébergés individuellement, ils auront un contact visuel et/ou olfactif avec leurs congénères. 2) Dans le but de repérer rapidement toute anomalie, les animaux seront suivis quotidiennement. Toute anomalie sera rapportée au vétérinaire qui jugera s’il est nécessaire de réaliser un examen clinique approfondi et interviendra dans le diagnostic, la prescription et mise en place d’un traitement thérapeutique adapté et/ou des soins divers, dans le but de soigner ou soulager l’animal. L’administration du traitement prescrit devra être réalisée par une personne habilitée. 3) Pour diminuer le stress de l’animal et faciliter la contention pour l’injection, l’animal sera sédaté avec un produit adapté. Il est primordial dans ce projet que l’injection soit réalisée précisément au niveau du muscle vaste médial et pour cela l’animal ne doit pas bouger durant l’injection. 4) Surveillance accrue de l’animal durant la sédation et l’injection. Grâce à ces différentes méthodes, le bien-être de l’animal sera respecté et sa douleur, souffrance et angoisse seront d’abord réduites puis supprimées. Ainsi, la manipulation sera réalisée dans les meilleures conditions possibles.
Choix des espèces
Le lapin a été choisi pour ce projet car c’est cet animal qui est demandé et décrit dans la Pharmacopée Chinoise pour la réalisation de tests d’absorption du fer au site d’injection. Conformément à la Pharmacopée Chinoise, les animaux utilisés seront des adultes pesants entre 1,5 et 2,5 kg.
Etude des gènes impliqués dans l’infiltration lymphocytaire des tumeurs du sein
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
370 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une greffe de tumeur sous la peau et des injections répétées, avec imagerie et prélèvement sanguin, pour étudier un gène impliqué dans l'infiltration lymphocytaire des tumeurs du sein triple-négatives. Le porteur décrit le modèle murin comme "incontournable" et affirme que l'étude de ces infiltrations immunitaires ne peut se faire que dans un "animal entier". Toutes les souris sont euthanasiées pour analyse du sang et des tissus.
Objectifs
Un traitement par des agents chimiothérapeutiques, notamment les anthracyclines, est souvent utilisé pour réduire la taille des tumeurs avant chirurgie ou radiothérapie chez les patients atteints de cancer du sein. Récemment, il a été montré dans notre laboratoire que la présence de lymphocytes infiltrants les tumeurs après chimiothérapie est associée à un meilleur pronostic chez les patientes atteintes de cancer du sein de type triple-négatif (TNBC) qui est particulièrement agressif. Des publications récentes montrent que le traitement des patientes par chimiothérapie, notamment par les anthracyclines, pourrait favoriser la réponse immunitaire en provoquant la mort des cellules cancéreuses et permettre ainsi la présentation d'antigènes tumoraux induisant l'activation d'une réaction immunitaire spécifique, qui se traduit notamment par l’infiltration de la tumeur par les cellules immunitaires. Une analyse génomique récente menée dans notre laboratoire sur des échantillons provenant de patients TNBC après chimiothérapie a conduit à l'identification d'une combinaison de quatre gènes liés au système immunitaire et dont le niveau d'expression est corrélé au niveau d’infiltrats lymphocytaires intratumoraux. Un des gènes appartenant à cette signature génomique, a été trouvé en relation négative avec la présence de TILs. En d’autres termes, une expression élevée de ce gène inhibe l’infiltration des cellules du système immunitaire dans la tumeur.
Bénéfices attendus
Amélioration de la prise en charge de certains cancers du sein (triple-négatifs) dans le cas ou l'attraction lymphocytaire est inhibée, si l'hypothèse est vérifiée.
Procédures
Injections: 5 par souris, durée 1 minute, sous anesthésie locale. Imagerie in vivo sous anesthésie générale: 1 fois, durée 15 minutes. Prélèvement de sang sous anesthésie 1 fois, durée 5 minutes.
Impact sur les animaux
Nuisances liées à la présence de tumeurs greffées sous la peau.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés pour analyses post-mortem sur le sang et les tissus.
Remplacement
Le but de ce projet est de déterminer l’implication du gène HLF (pour Hepatic leukemia factor) dans l’inhibition de l’infiltration des tumeurs du sein par les lymphocytes. Des études biostatistiques ont montré que lorsque ce gène est surexprimé dans les cellules tumorales de patientes souffrant de cancer de type TNBC, une inhibition de l’attraction lymphocytaire est constatée et corrélée à un mauvais pronostic. L’étude in vivo de l’infiltration lymphocytaires de tumeurs du sein induites chez la souris exprimant ou non HLF est indispensable afin de confirmer le rôle joué par ce gène dans ce processus et qui pourrait devenir une cible pour de nouvelles stratégies thérapeutiques. En effet, l'étude de ces infiltration en rapport avec l'immunité ne peut se faire que dans un animal entier.
Réduction
les lots d'animaux nécessaires seront réduits au nombre minimal nécessaire afin d'obtenir des résultats statistiquement valables. Un nombre minimum de 30 souris dans chaque lot a été déterminé comme nécessaire pour avoir des données fiables. Cependant, si les résultats obtenus avec une première série de 10 souris dans chaque série donnent des résultats significatifs et robustes, le nombre de souris utilisées sera diminué. Les résultats seront analysés statistiquement par analyse de variance.
Raffinement
Toutes les procédures expérimentales seront faites sous anesthésie générale (injections des tumeurs, imagerie in vivo) ou locale. Des points limites précoces ont été définis et seront strictement appliqués.
Choix des espèces
La lignée tumorale murine 67NR établie à partir d’une tumeur du sein spontanée chez la souris BALB/c est largement utilisée dans la littérature comme modèle d’étude des cancers de type TNBC. Cette lignée exprime le gène HLF et nous avons réussi à supprimer son expression par la technique CRISPR/Cas9. Le modèle murin est par conséquent incontournable dans notre projet pour l’étude in vivo du rôle joué par ce gène dans la réponse immunitaire antitumorale et en particulier dans l’infiltration des tumeurs par les lymphocytes. A partir de 6 semaines, pour que les souris aient un système immunitaire mature.
Alimentation du bar commun par un nouveau produit à base de plancton congelé
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Bien-être animal
1908 bars vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils subissent un stress de confinement d'une heure et un marquage par puce RFID sous anesthésie, pour tester un aliment à base de plancton congelé destiné à l'élevage larvaire. Le porteur présente ce projet comme visant à améliorer la pisciculture et affirme qu'il n'est pas possible d'éviter l'expérimentation zootechnique. Les 1908 poissons sont tués, dont 1800 à l'âge d'un an, le sexe ne pouvant être déterminé que par observation des gonades après mise à mort.
Objectifs
Le projet a pour objectif de tester un nouveau type d'aliment pour l'élevage larvaire du bar, le plancton congelé. Il consiste en des larves de crustacés cirripèdes conservées dans l'azote liquide qui après décongélation retrouvent leur mobilité et sont utilisables comme nourriture vivante pour la phase très délicate de l'élevage larvaire des poissons marins. Le plancton congelé présente une meilleure qualité nutritionnelle que les Artemia normalement utilisées pour cette phase d'élevage, et est utilisé avec succès dans l'élevage de morue, vieille et lompe. Nous souhaitons évaluer l'efficacité de cet aliment vivant novateur chez le bar, et étudier son effet sur la croissance, la survie et la robustesse des larves et des jeunes poissons.
Bénéfices attendus
Il est attendu du projet de montrer de meilleures survie, croissance et robustesse du bar lors de l'élevage larvaire avec l'utilisation de plancton congelé, du fait de sa valeur nutritionnelle très supérieure à celle des nauplii d'Artemia classiquement utilisées à ce stade: en particulier, le plancton congelé est beaucoup plus riche que les Artemia en acides gras oméga3 à chaîne longue, qui sont essentiels au stade larvaire. On attend aussi des effets potentiels sur le sex-ratio, qui se fixe pendant l'élevage larvaire chez le bar et dont on sait qu'il peut être influencé par les conditions d'élevage. D'une manière générale, la qualité de l'alimentation larvaire est capitale pour la qualité des juvéniles et des élevages aquacoles subséquents.
Procédures
Les animaux seront soumis à un stress de confinement, représentatif de procédures d'élevage classiques (pêche), d'une durée de 1 heure. Ils seront marqués par transpondeur RFID (30 secondes , sous anesthésie) pour pouvoir suivre leur développement jusqu'à l'âge de 1 an. Pendant cette période, ils seont mesurés 2 fois hors de l'eau (sous anesthésie, une minute à chaque fois).
Impact sur les animaux
Aucun effet indésirable n'est attendu pendant la phase larvaire, le protocole testé étant supposé mieux satisfaire les besoins du poisson que le protocole classique. Pour la phase de test de tolérance au stress/robustesse, les poissons subiront un test de confinement, qui mime des conditions couramment rencontrées en élevage, et dont l'effet sur les paramètres physiologiques (cortisol en particulier) ne dure pas plus de quelques heures. Pour le suivi de la croissance de 150 jours à 1 an, pour lequel il n'est pas possible techniquement de maintenir une structure de 9 réplicats, les poissons seront marqués avec des puces RFID afin de pouvoir regrouper les lots. Ceci sera fait sous anesthésie pour minimiser stress et douleur, et là aussi une récupération totale est attendue après 24 à 48 heures.
Devenir
Les 1908 animaux seront euthanasiés, dont 108 à l'issue de la phase d'évaluation du stress, afin de collecter les organes nécessaires ausx analyses. Les 1800 animaux restants seront euthanasiés à l'age de 1 an pour déterminer leur sexe (seule l'observation des gonades permet de déterminer le sexe chez cette espèce)
Remplacement
Dans l'étude de l'effet d'un régime alimentaire de type proies vivantes, il n'est pas possible d'éviter l'expérimentation zootechnique.
Réduction
Les nombres d'animaux marqués par bassin (200, soit 600 par traitement) sont évalués pour permettre de mettre en évidence des différences de taux de malformations ou de sex-ratio de 5% entre traitements, ce niveau de différence étant très significatif sur le plan économique Les effectifs prélevés pour l'étude de l'expression de gènes et du cortisol plasmatique (6 animaux par bassin et temps de prèlèvement) correspond aux bonnes pratiques expérimentales pour ce type de prélèvements
Raffinement
Pendant le marquage et les biométries lors des mesures de croissance, nous utiliserons une procédure d'anesthésie optimisée pour cette espèce: pré-anesthésie dans les bassins pour calmer les poissons et permettre un pêche non stressante, puis anesthésie plus profonde pour toutes les manipulations hors de l'eau (qui dureront moins d'une minute pour chaque poisson)
Choix des espèces
Dicentrarchus labrax (bar en Atlantique, loup en Méditerranée) est une espèce de poisson marin côtier, importante pour la pêche et la pisciculture. Le but de l'expérimentation est d'améliorer la phase d'élevage larvaire de cette espèce en pisciculture. Les animaux seront étudiés du stade juvénile à l'âge de 1 an, où l'observation visuelle des gonades sur poissons euthanasiés permet un sexage sans erreur, et où il est possible de dégager par filetage la colonne vertébrale pour qualifier finement les malformations de celle-ci.