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Conséquences du bruit sur l’audition

(NTS-FR-958625v1 – 04/01/2023)
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Gerbilles de Mongolie : 840
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840 gerbilles de Mongolie vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles sont exposées à des bruits de deux à huit heures par jour pendant jusqu'à 180 jours, exposition pouvant provoquer un stress chronique et des dommages de l'oreille, une partie subissant aussi la pose chirurgicale d'implants cardiaques ou neuronaux. Le porteur étudie les effets du bruit sur les circuits auditifs et choisit la gerbille pour son audition proche de celle de l'humain. Il affirme qu'aucune méthode alternative ne permet de simuler un système auditif entier de millions de neurones.

Objectifs

On distingue la surdité qui est un terme générique désignant la diminution de l’acuité auditive. La grande majorité des surdités sont neurosensorielles et ont essentiellement pour origine l'oreille interne et la transduction mécano-électrique de la vibration sonore en activité neurale. Actuellement, en l’absence de traitement curatif, la surdité neurosensorielle nécessite d’être compensée par une prothèse auditive. L’exposition à un bruit excessif est la première cause environnementale de surdité neurosensorielle. Une exposition supérieure à 105 dB d’une heure provoque ainsi des dommages irréversibles. Les dommages dépendent à la fois du niveau de l’intensité sonore et de la durée de l’exposition. La législation du travail a fixé des seuils de tolérance, en prenant comme base un niveau d’exposition moyen sur 8h : • Au-delà de 80 dB SPL (sound pressure level), des dispositifs de réduction du bruit doivent être proposés (casques par exemple). • Au-delà de 85 dB SPL, ces dispositifs doivent être utilisés et contrôlés. • Au-delà de 87 dB SPL (casques inclus), le bruit doit être réduit. La surexposition sonore dans les mégalopoles, constitue une menace grandissante pour l’audition à l’échelle planétaire. Les conséquences au niveau central des surexpositions au bruit sont peu étudiées. Les conséquences du bruit sur la santé des individus et leurs interactions sociales restent également un sujet de recherche actif. Il existe une grande variabilité individuelle dans la sensibilité aux atteintes auditives déclenchées par le bruit. L’objectif majeur de notre projet de recherche est le suivant : Etudier les conséquences sur les réseaux neuronaux auditifs et la santé des individus d’un son d’intensité moyenne/forte dans la durée. Nous caractériserons la façon une exposition sonore continue impacte les circuits auditifs centraux chez un modèle animal, la gerbille, dont les gammes de fréquences sont plus similaires à celles entendues par l’Homme que la souris habituellement utilisée. Cette analyse se fera à plusieurs échelles : i) modifications anatomiques, ii) modifications fonctionnelles des réseaux, iii) modifications comportementales et iv) modifications physiologiques. Le bénéfice attendu est une meilleure compréhension des effets globaux du bruit sur la santé en reliant pour la première fois les atteintes physiologiques, cérébrales et comportementales.

Bénéfices attendus

Le suivi des animaux pendant et après l’exposition sonore, du point de vue de l’activité neurale, des modifications anatomiques et de l’évolution des performances comportementales, permettra de mieux appréhender les effets physiologiques et cognitifs du bruit auquel sont confrontés les humains quotidiennement. La plupart des études précédentes ont étudié chaque variable séparément, mais c’est bien dans la relation entre ces différents effets que l’on développera une vision d’ensemble scientifiquement pertinente. Un point crucial est que faire plusieurs mesures sur un même animal est donc non seulement scientifiquement utile mais est éthiquement intéressant puisque cela permet de réduire drastiquement l’usage d’animaux. Certaines questions importantes mais peu étudiées comme l’adaptation des performances du cerveau à la présence durable de bruit environnemental quotidien seront ainsi résolues.

Procédures

Tous les groupes d’animaux subiront des expositions sonores de 2h à 8h par jour pendant au maximum 180 jours. Les études des cinquante dernières années sur des protocoles similaires n’ont pas mis en évidence de surmortalité liée au bruit chez les rongeurs. En parallèle de ces expositions sonores, deux groupes d’animaux sont soumis à trois interventions. Dans la première intervention, des chirurgies ponctuelles à poser des implants physiologiques (activité cardiaque, premier groupe), neuronaux (deuxième groupe) et une puce d’identification (les deux groupes) sont susceptible d’entrainer des douleurs post opératoires minorées par des antalgiques. La pose d’implants et la mesure préalable de l’audition des animaux nécessitent leur anesthésie pendant environ 4h. Si la procédure se déroule bien, les animaux récupèrent de ces chirurgies en quelques jours. La deuxième intervention est une phase d’habituation puis d’enregistrement de l’activité neurale ou cardiaque, elle est réalisée sur l’animal en liberté ou tête fixée, elle s’étale sur plusieurs jours, environ 1 à 2h par jours, sans douleur pour l’animal. La troisième intervention est un suivi comportemental de l’animal, il ne comporte aucune privation hydrique ou alimentaire ni douleur. L’animal est ensuite mis à mort. Pour un troisième groupe d’animaux, l’enregistrement neuronal est fait durant l’anesthésie, celle-ci dure 8h à 9h mais l’animal est ensuite mis à mort. Ces animaux ne subissent donc qu’une intervention.

Impact sur les animaux

Les gerbilles seront exposées à des bruits pendant 2h à 8h par jour. Ces expositions peuvent potentiellement induire un stress chronique et possiblement des dommages de l’oreille. Les études des cinquante dernières années sur des protocoles similaires n’ont pas mis en évidence de surmortalité liée au bruit, au moins à l’échelle de quelques semaines, chez les rongeurs. Des chirurgies ponctuelles visant à enregistrer l’activité cérébrale, à poser des implants physiologiques (activité cardiaque) ou neuronaux seront effectuées. Les animaux récupèrent de ces chirurgies généralement en quelques jours. Les nuisances associées sont des douleurs post-opératoires minorées par des antalgiques.

Devenir

Tous les animaux utilisés dans les procédures expérimentales seront mis à mort à la fin de chaque ou plusieurs procédures car ils ne peuvent être ni réutilisés, ni remplacés, ni adoptés.

Remplacement

A ce jour, aucune méthode alternative que ce soit des études au niveau cellulaire ou tissulaire ne sont connues et envisagées pour ce projet. En effet, il n’est pas possible actuellement de simuler de manière pertinente les effets des entrées sensorielles sur des circuits cérébraux composés de millions de neurones densément connectés, en interaction avec l’évolution des niveaux de stress des animaux.

Réduction

Les groupes sont constitués afin de garantir une puissance statistique de 80% pour des différences de 20%. Nous utilisons classiquement les tests de student, de Mann-Whitney, test du Xhi2, et ANOVA pour tester la significativité de nos résultats. Afin de réduire le nombre d’animaux, nous utilisons des mâles et des femelles indifféremment, et nous nous concentrerons sur le nombre limité d’animaux en fonction de la capacité des dispositifs expérimentaux et de l’application des mesures sur le même animal le cas échéant.

Raffinement

Les animaux seront regroupés pour réduire le stress d’isolement social et des jouets d’enrichissement seront disposés dans la cage. Les animaux du projet seront suivis quotidiennement. S’il apparaissait un état général de l’animal anormal (notamment suite aux chirurgies) en considérant tous les critères généraux de bonne santé d’un animal de laboratoire (poids - pesée tous les 1 à 2 jours la 1ère semaine de stimulation ou après chirurgie - stress, comportement, pelage), celui-ci sera mis à mort immédiatement. En particulier les points suivants entraineront une mise à mort immédiate : - Chirurgies ou implantation de puces : douleur au niveau des interventions (prurit sévère, saignement infection), absence de prise alimentaire et d’hydratation spontanée. - Stimulation sonore : prostration, douleur au niveau de la tête et des oreilles

Choix des espèces

Nous souhaitons recourir aux gerbilles, modèle de laboratoire dont le système auditif et les performances auditives sont très similaires à l’homme. En particulier, les gerbilles, contrairement aux souris ou rats sont capables d’entendre et traiter des sons basse fréquence correspondant aux signaux de parole chez l’homme. D’autre part, sa relative petite taille (deux à trois fois le poids d’une souris) rend la plupart des équipements existants pour la souris compatibles avec la gerbille. C’est donc un modèle animal très bien adapté à l’étude de l’audition au niveau central. Enfin, l’architecture des systèmes auditifs périphérique et central de rongeurs, similaire à celle de l’homme, permet d’étudier chez ces animaux l’audition. Aujourd’hui, il n’existe aucune alternative à l’expérimentation animale, car nous avons besoin d’étudier le système auditif dans son ensemble (de l’oreille interne au cortex auditif). Il n’est pas possible aujourd’hui de mettre en culture les systèmes auditifs périphériques et centraux. De plus, aucun modèle informatique n’existe pour simuler le fonctionnement du système auditif dans son ensemble. Le projet impliquera principalement des animaux adultes prioritairement ET/OU âgés d’au moins P90 (90 jours d’âge) afin de pouvoir étudier les effets du bruit sur le système auditif. Dans le cas d’expérimentations visant à établir l’effet des expositions bruyantes sur le développement du cortex auditif, les gerbilles seront éventuellement exposées (via des enceintes acoustiques) en portée avec leur mère avant le sevrage.

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Souris : 800
Souffrances
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800 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent des greffes sous-cutanées de cellules tumorales, une ablation des testicules pour une partie d'entre elles, puis des traitements par gavage et injections quotidiennes pendant 28 jours, la croissance des tumeurs pouvant provoquer douleur et irritation. Le porteur cherche à cibler des cellules responsables de la récidive du cancer de la prostate et affirme avoir mené en amont les études en culture 2D et 3D, aucun système in vitro ne reproduisant selon lui les stades du développement tumoral. Les souris atteignant un score de souffrance élevé seront mises à mort avant le terme.

Objectifs

Le cancer de la prostate est le cancer le plus diagnostiqué chez les hommes en France et le second en termes de mortalité par cancer. Pour les cancers de la prostate invasifs, la seule thérapeutique proposée est la castration chimique (déprivation en androgène) qui est efficace, dans un premier temps, mais dans 100% des cas la tumeur récidive en étant agressive (métastases). Dès lors, il n’existe aucun traitement efficace conduisant inéluctablement au décès du patient. Une équipe de recherche a identifié des cellules potentiellement initiatrices de cette récidive tumorale dans la prostate chez la souris, Dans un modèle de souris génétiquement modifié développant un cancer de la prostate résistant à la castration, la proportion de ces cellules est fortement augmentée. Ces cellules ont pu être isolées et caractérisées, ce qui a permis de déterminer deux cibles thérapeutiques théoriques exprimées par ces cellules. En utilisant deux drogues, chacune agissant sur une de ces cibles, nous montrons que ces drogues sont très efficaces pour tuer ces cellules et que leur effet est additif dans un modèle de culture en 3D, et ce en présence et en absence d’androgène. Ces cellules ont aussi été identifiées chez l’Homme. Sur une lignée cellulaire humaine de ce type de cellules issue d’une tumeur prostatique de patient, nous avons montrés la même efficacité de ces drogues. L’objectif de ce projet est d’évaluer/confirmer l’impact thérapeutique de ces deux composés chimiques, administrés seul ou en combinaison, sur le développement et la récidive tumorale chez la souris ayant reçue préalablement une greffe de ces cellules tumorales.

Bénéfices attendus

Pour améliorer la survie des patients développant des cancers de la prostate résistant à la castration, il est nécessaire d’identifier les cellules responsables de la récidive tumorale et de les cibler de façon thérapeutique. Les études préliminaires in silico et in vitro nous ont permis d’identifier une nouvelle population cellulaire possédant les propriétés requises à l’initiation de la récidive et en faisant donc une population cellulaire candidate. Des expériences in vitro, qui inhibent les capacités progénitrices et prolifératives de ces cellules nous ont permis de trouver deux protéines cibles. Ce projet permettrait de définir in vivo, chez la souris, si leurs inhibiteurs, administrés seuls ou en combinaison, sont capables d’inhiber le développement tumoral et/ou faire régresser une tumeur déjà établie dans un contexte naïf (présence d’androgènes) ou d’hormonothérapie (castration). Ces tests seront faits sur des tumeurs d’origine murine mais aussi humaine.

Procédures

Les interventions subies par les animaux seront : - 1- Des injections sous-cutanées de cellules tumorales primaires ou de lignées humaines. - 2- Des observations des tumeurs sous anesthésie gazeuse durant 30 min (isoflurane) après maximum trois mois de développement tumoral. - 3- Des chirurgies (ablations de testicules) de 15 min sous anesthésie gazeuse et sous analgésique (injection sous cutanée 30 min avant l’intervention puis à J+1 et à J+2 si nécessaire). - 4- Des traitements en injections (de moins d’une minute) intra péritonéal de drogues quotidiennement pendant 28 jours. - 5- Des traitements en gavage (de moins d’une minute) tous les quatre jours pendant 28 jours. Chaque animal subira une combinaison de ces interventions au cours des procédures : Pour la première partie, l’ensemble des souris (32), réparti en deux lots, sera soumis aux interventions 1 et 2. Pour les deux autres parties, les animaux seront soumis aux interventions 1 et 2 et les autres interventions dépendront ensuite des groupes : - le groupe A (96 souris) subira une chirurgie de castration (intervention 3) puis les animaux recevront des traitements comme suit : • 32 souris seront soumises à l’intervention 4 uniquement ; • 32 souris seront soumises à l’intervention 5 uniquement ; • 32 souris seront soumises aux interventions 4 et 5. - le groupe B (96 souris) recevront des traitements comme suit : • 32 souris seront soumises à l’intervention 4 uniquement ; • 32 souris seront soumises à l’intervention 5 uniquement ; • 32 souris seront soumises aux interventions 4 et 5.

Impact sur les animaux

Toutes les souris de la demande d’autorisation recevront par voie sous cutanée (bas du dos) deux injections (une à droite et une à gauche) mais toutes n’auront pas de développement de tumeur. S’il y a prise de greffe et formation de tumeur sous cutanée, les effets de la tumeur peuvent être indésirables et générer une certaine douleur lorsqu’elles dépassent un certain volume. La tumeur peut induire une tension de la peau à l’origine de démangeaison et d’irritation. L’ablation des testicules (procédures 2 et 3) est un acte non douloureux car réalisé sous anesthésie et analgésie mais il peut occasionner une hypothermie, une déshydratation et l’asséchement des yeux. Suite à la chirurgie, les animaux peuvent souffrir et la plaie chirurgicale peut présenter des signes d’inflammation ou d’infection. Les anesthésies lors des chirurgies et des séances d’imageries sont un stress. L’administration par gavage comporte un risque de perforation de l’œsophage ainsi qu’un risque d’arrivée de la solution dans les poumons, entrainant des signes de détresse respiratoire. Les injections intra péritonéales répétées peuvent induire une irritation et/ou une douleur au niveau de la zone d’injection.

Devenir

Chaque animal sera mis à mort : - soit parce qu’il atteint avant la fin un score supérieur ou égal à 3 de la grille d’évaluation indiquant une souffrance nécessitant sa mise à mort. - soit parce qu’il a dû être exclue (pas de prise de greffe tumorale). En revanche il ne sera pas mis à mort tout de suite si sa présence peut éviter l’isolement d’un individu encore en procédure. - soit parce qu’il est un animal d’intérêt ou contrôle pour lequel il est nécessaire à la fin de la durée de la procédure de prélever différents organes et la tumeur afin d’évaluer l’efficacité du traitement testé. Cet animal pourra appartenir soit à la branche des animaux témoins servant de référence, soit à une branche d’animaux traités.

Remplacement

Nous avons dans un premier temps mené l’étude par différentes approches pour aborder ces questions, incluant, des études de prédiction par analyse bio-informatiques de données transcriptomiques, des cultures cellulaires 2D et 3D in vitro, selon le principe de Remplacement. Pour remplir nos objectifs, nous sommes contraints d’utiliser des modèles murins, car aucun système in vitro et aucun modèle d’organismes plus simples ne permet de reproduire les différents stades du développement tumoral prostatique et de sa récidive post-castration.

Réduction

Selon le principe de Réduction, le nombre d'animaux utilisé est calculé de manière à obtenir la puissance statistique nécessaire à l’obtention de conclusions biologiquement pertinentes. En supposant une efficacité de greffe de cellules tumorales de 50%, il faudrait alors doubler l’effectif car une greffe sur deux ne se développera pas. Cependant, nous avons prévu deux injections de cellules par animal soit 1 prise de greffe par animal, ce qui compense cette efficacité faible. Comme indiqué précédemment, si la prise de greffe se montre plus élevée que 50%, nous ajusterons le nombre d’animaux à la baisse pour les étapes suivantes. Au contraire, si un des types cellulaires testés ne génère pas de tumeur, les expériences se basant sur l’injection de ces cellules ne seront pas réalisées. En revanche, des animaux pourraient être écartés de l’étude, il est donc nécessaire de prévoir un effectif supérieur à celui calculé dans cette section. C’est pour cette raison que nous avons fixé un nombre final de 16 animaux par condition, tenant compte de tous ces paramètres.

Raffinement

Pour s’assurer du bien-être des souris durant la croissance des greffes tumorales, elles bénéficieront de coton, de maisonnettes, de tunnels et de bâtonnets de bois à ronger afin de les occuper et afin qu’elles puissent se construire un nid. Les souris seront surveillées quotidiennement par les membres qualifiés de l'animalerie et lors des mesures de tumeur par la personne en charge du protocole afin de détecter tout signe de douleur. La chirurgie sera réalisée sous anesthésie générale et un analgésique sera administré en pré- et post-opératoire. A la suite de la chirurgie la souris sera réveillée au chaud et surveillée pendant les heures qui suivent et la bonne cicatrisation sera observée tous les jours durant la semaine qui suit l’opération par la personne en charge du protocole. Des points limites spécifiques à chaque étape ont été définis. Tout animal en souffrance sans possibilité de le soulager sera mis à mort. Si, pour des raisons de protocole (mise à mort de certains congénères ayant atteint un point limite), une souris devait se retrouver seule dans une cage, l’enrichissement sera augmenté.

Choix des espèces

La souris est préférée comme espèce car elle permet l’étude d’animaux génétiquement modifiés particulièrement informatifs pour la compréhension des mécanismes physiopathologiques. De plus, de nombreux outils d’analyses ont été développés et bien caractérisés dans cette espèce animale. Enfin, les modèles animaux créent le lien indispensable entre les tests in vitro et les études cliniques. Le modèle ici utilisé est préféré aux autres modèles de souris car c’est le meilleur modèle connu pour éviter toute réaction immunitaire et rejet de greffe de cellules tumorales tout particulièrement pour les cellules humaines.

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Souris : 280
Souffrances
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280 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, sur cinq ans. Issues de croisements, elles développent les symptômes de l'ataxie de Friedreich, démarche titubante, tremblements et parfois crises d'épilepsie spontanées servant de point limite, puis reçoivent une injection unique de vecteur et passent des tests comportementaux. Le porteur teste une thérapie génique visant à réintroduire une protéine manquante et affirme que le recours à l'animal est "obligatoire" pour avoir une vue globale des effets. Il indique avoir d'abord testé les vecteurs en culture cellulaire.

Objectifs

L’ataxie de Friedreich est une maladie génétique caractérisée principalement par une perte progressive de la coordination des mouvements volontaires, ce qui entraîne une démarche ébrieuse. Ce symptôme s’accompagne d’autres atteintes, comme des problèmes cardiaques entraînant souvent le décès des patients. Cette maladie touche 1 personne sur 30 000 et est à ce jour incurable, ce qui rend indispensable le développement de stratégies thérapeutiques. Au vu de la complexité de la maladie, le recours au travail sur animal est obligatoire afin d’avoir une vue globale sur tous les effets du traitement. Dans cet objectif, nous avons généré une souris modèle reproduisant les symptômes neurologiques de la maladie. Notre approche thérapeutique consiste en de la thérapie génique qui va permettre de réintroduire la protéine manquante, la frataxine. L’équipe a déjà mené des essais prometteurs, qui doivent désormais être optimisés avec de nouveaux vecteurs. Il est connu qu’un excès de frataxine entraîne une toxicité. Notre étude va se diviser en deux axes principaux : la validation de l’efficacité du vecteur après injection intraveineuse, et une étude de dose-réponse pour déterminer la quantité minimale de vecteur suffisante pour corriger les symptômes de manière significative. Le vecteur qui permet de restaurer un faible taux de frataxine sera injecté par voie intraveineuse. Deux cohortes seront utilisées : une traitée avant l’apparition des symptômes (60 souris) et une traitée après l’apparition des symptômes (100 souris). Les souris seront suivies au cours du temps par des tests comportementaux et de conduction nerveuse (procédures modérées). La dernière partie de l’étude consistera à étudier un éventuel effet dose-réponse du traitement, afin de déterminer la dose minimale efficace (120 souris). Aucune nuisance n’est attendue dans ces procédures, et les animaux seront surveillés de manière à détecter précocement tout éventuel effet délétère. Ce projet mobilisera au total un maximum de 280 animaux en procédure de classe « modérée ». Tous les animaux seront utilisés pour les analyses et il n’y aura donc pas d’animaux laissés en vie à la fin de ce projet.

Bénéfices attendus

L’ataxie de Friedreich touche environ 1 personne sur 30 000, et aucun traitement n’est développé à ce jour. Le but ultime de ce projet est donc de trouver une thérapie efficace pour l’ataxie de Friedreich afin d’améliorer la vie des patients et si possible de stopper ou au moins ralentir la progression de la maladie.

Procédures

Les animaux seront soumis à une injection unique, pratiquée sous anesthésie par inhalation d’isoflurane. Cette procédure dure quelques minutes du début de l’endormissement à la fin de l’injection. Les tests comportementaux pratiqués par la suite de façon hebdomadaire ne provoquent pas de douleur.

Impact sur les animaux

Les lignées utilisées pour l'élevage n'ont pas de phénotype dommageable, seuls les animaux issus de ces croisements présentent le phénotype ataxique à partir de 9 semaines et présentent un phénotype dommageable à partir de 19 semaines. Le phénotype exprimé se traduit par des difficultés progressives de mouvement et coordination qui apparaissent à partir de 4 semaines, mais non visible en cage d’hébergement. Les difficultés de mouvement sont accompagnées de tremblements qui s’intensifient avec l’âge. Le phénotype n’est toutefois pas considéré comme ataxique avant 9 semaines. A ce stade, les animaux présentent une démarche ébrieuse typique des ataxies, qui est retrouvée également chez les patients. A partir de 19 semaines, les souris mutantes peuvent présentér des crises épileptiques spontannées, ce qui est un point limite pour l’euthanasie. Aucun effet indésirable n’est attendu suite à l’injection ni aux tests de comportement.

Devenir

Les animaux sont euthenasiés pour prélever des tissues pour des analyses histologiques et moléculaires

Remplacement

Le but ultime du projet est de trouver une thérapie efficace pour l’ataxie de Friedreich afin d’améliorer la vie des patients et si possible de stopper ou au moins ralentir la progression de la maladie. Les nouveaux vecteurs utilisés ont d’abord été testé dans des cellules en culture afin de remplacer l’animal, mais afin de déterminer leur efficacité in vivo, il est indispensable de réaliser notre approche sur un modèle murin de la maladie.

Réduction

Il est estimé que le projet mobilisera sur 5 ans 280 animaux au maximum avec enchainement séquentiel et conditionnel des procédures. Cet effectif correspond au nombre d’animaux nécessaire afin d’obtenir une puissance statistique suffisante. Afin de réduire au minimum le nombre d’animaux, les mêmes animaux seront utilisées pour réaliser les analyses fonctionnelles, histologiques, moléculaires et biochimiques.

Raffinement

Un soin particulier sera apporté aux animaux et dès les premiers signes d’ataxie de la nourriture gélifiée sera mise à disposition dans la cage. Nous avons établi des points limites suffisamment prédictifs adaptés à notre modèle. De plus, nous avons mis en place une grille de suivi individuel pour suivre au plus près la santé de chaque animal.

Choix des espèces

La souris est l’espèce privilégiée pour ce projet en raison de sa proximité génétique avec l’Homme (98% d’homologie). Son anatomie et physiologie sont très bien caractérisées. De plus, plusieurs modèles de l’ataxie de Friedreich ont déjà été développés chez la souris.

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    • Maladies infectieuses
Cochons : 14
Souffrances
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Devenir
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14 cochons vont être utilisés, opérés sous anesthésie et tués sans réveil. Chaque animal subit une anesthésie d'environ douze heures et une chirurgie de deux heures pour poser des sondes de microdialyse dans les reins, un muscle et une veine, suivie de huit prélèvements de sang, avant d'être mis à mort pour prélever les reins. Le porteur étudie la diffusion de deux antibiotiques dans les tissus et affirme que les modèles in vitro disponibles sont "très imparfaits", d'où la "nécessité" de recourir à l'animal. Il choisit le cochon pour sa proximité anatomique avec l'humain.

Objectifs

L’objectif du projet est d’étudier la distribution tissulaire rénale de deux béta-lactamines-inhibiteurs de bétalactamases chez le porc par microdialyse en mesurant les concentrations libres rénales et musculaires obtenues par microdialyse, le tissu musculaire ayant été choisi comme tissu contrôle ne présentant pas de barrière physiologique. Ces concentrations tissulaires seront ensuite comparées aux concentrations totales et libres plasmatiques. L'exposition de l'antibiotique dans ces différents fluides et tissus sera caractérisée par le calcul de la surface sous la courbe. Ce projet vise donc à caractériser le comportement pharmacocinétique (PK) de ces molécules au site infectieux potentiel. La diffusion tissulaire des antibiotiques chez l’humain étant difficile à appréhender, la déterminer chez l’animal est un point important pour une meilleure compréhension du comportement des antibiotiques. Cette étude PK chez le porc est une étude incluse dans un projet plus conséquent, visant à étudier la diffusion tissulaire de ces antibiotiques dans plusieurs espèces animales (rat et porc) afin de simuler par modélisation pharmacocinétique physiologique (PB/PK) les concentrations tissulaires et notamment rénales obtenues chez l’humain lorsque ces antibiotiques sont administrés à des schémas posologiques usuels. Ce projet permettra d’apporter des informations nouvelles sur la PK tissulaire de ces antibiotiques au site d’infection et donc à terme d’optimiser leur utilisation dans le traitement des maladies rénales infectieuses sévères.

Bénéfices attendus

Les concentrations des antibiotiques au site infectieux chez l’humain n’étant pas accessibles, ce projet va permettre d’étudier le comportement pharmacocinétique au site d’infection rénal de deux antibiotiques de dernier recours utilisés dans le traitement des infections urinaires compliquées et résistantes. Cette étude PK chez le porc, associée à une étude identique de la diffusion tissulaire de ces deux antibiotiques chez le rat, actuellement en cours de réalisation au laboratoire, va permettre par des approches de modélisation PB/PK de simuler les concentrations humaines au site infectieux lorsque ces antibiotiques sont administrés à des schémas posologiques usuels. Ce projet permettra une meilleure compréhension de la PK au site d’infection de ces antibiotiques et donc à terme une optimisation de la prise en charge des patients.

Procédures

-Anesthésie générale et chirurgie de mise en place de sondes de microdialyse au niveau chaque rein, d'une veine abdominale et d'un muscle et pose d'un cathéter central à la veine jugulaire : tous les animaux du projet, 1 chirurgie par animal, sur animaux anesthésiés et sous traitement analgésique, durée de la chirurgie : environ 2h, durée de l'anesthésie : environ 12h. -Prélèvements de sang : Huit prélèvements sanguins de 1 mL seront réalisés à 0.5h, 1h, 1.5h, 2h, 3h, 4h, 5h, 6h post administration des ATB (2 min)

Impact sur les animaux

Lors des anesthésies de longue durée, les animaux peuvent avoir une hypotermie. Ils seront installés sur une table avec tapis chauffant. Une couverture chauffante pourra être mise sur eux, et la salle de chirurgie est également bien chauffée. Leur température est suivie tout au long de la procédure afin de réagir au plus vite. Une hyperthermie maligne en lien avec l'anesthésie générale à l'isoflurane peut exceptionnellement être observée. Parmi les complications précoces, citons un risque d'hématome, d'hémorragie lors de la pose du cathéter central veineux dans la jugulaire. Des réactions d’hypersensibilité peuvent être observées lors de l’administration de certains antibiotiques, ces réactions sont souvent ponctuelles et conduisent le plus souvent à l’apparition d’éruption cutanée.

Devenir

Les animaux à la fin de la procédure seront tous euthanasiés. Les reins seront prélevés à l’issue de la mise mort.

Remplacement

La diffusion tissulaire des antibiotiques chez l’humain est difficile à étudier, la déterminer chez l’animal est un point important pour une meilleure compréhension du comportement PK de ces antibiotiques. A l’heure actuelle, les modèles in vitro à notre disposition sont très imparfaits et ne permettent pas de mimer les concentrations tissulaires observées chez un être vivant, à la suite d’une administration de substance médicamenteuse, d’où la nécessité d’avoir recours aux animaux. De plus, ces données seront les premières décrivant la distribution de ces nouveaux antibiotiques dans le tissu rénal permettant une meilleure compréhension de leur PK au site d’infection, ce qui à terme permettra d’envisager d’optimiser leur utilisation dans le traitement des maladies rénales infectieuses sevères et résistantes.

Réduction

La microdialyse est considérée comme la technique de référence en pharmacocinétique pour l’étude de la distribution tissulaire des médicaments. C’est une technique très puissante puisqu’elle permet de réaliser des prélèvements en continu dans différents fluides ou tissus chez un même animal permettant d’obtenir des données PK riches et ainsi limiter le nombre d’animaux utilisés et donc la variabilité interindividuelle. De plus, la méthode correspondant à une perfusion continue d’une sonde à un débit très faible (1 µL/min en moyenne) par un liquide physiologique permet de réaliser un nombre important de prélèvements sans aucune déperdition de fluides chez les animaux. Des études de microdialyse menées sur une autre espèce, notamment le rat, montre une très faible variabilité des résultats de part le nombre de dialysats générés dans une étude. La fiabilité de cette technique nous permet d’utiliser un nombre limité d’animaux concernant ce projet. : 6 porcs par antibiotique seront suffisants Des manipulations préliminaires vont être nécessaires pour l'étude de microdialyse afin d’ajuster entre autres les débits de perfusion de sonde pour les rendements et les intervalles de collecte. Pour cela, 2 porcs supplémentaires seront nécessaires, et seront à ajouter au total des 12 porcs utilisés, ce qui nous fait un total de 14 porcs pour ce projet. sur le plan des statistiques, afin de pouvoir estimer l'aire sous la courbe (AUC) moyenne pour chaque antibiotique avec une précision de 15%, il nous faudrait 6 porcs par antibiotique.

Raffinement

Les porcs subiront une procédure sans réveil. Ils arriveront directement de leur site d’élevage au site d'expérimentation (les 2 bâtiments sont distants de moins de 5 km). Pour la procédure, les animaux seront sous anesthésie générale avec ventilation mécanique assistée et monitoring des paramètres physiologiques (température, saturation en oxygène, fréquence cardiaque…). Un traitement analgésique sera administré avant même le début de la chirurgie. Les animaux seront manipulés dans le calme et anesthésiés à leur arrivée.

Choix des espèces

Ce projet s’inscrit dans un projet plus vaste dont l’objectif est de simuler les concentrations rénales humaines obtenues chez des patients après administration de doses usuelles par des approches d’extrapolation inter-espèces utilisant la modélisation PK physiologique (PB/PK : le porc étant l’espèce présentant le plus de similitudes anatomiques avec l’humain, son utilisation apparait justifiée. Les porcs sont de race Large White. Les animaux seront âgés de 2 mois environ. A ce stade, les animaux pèsent 20 à 25 kg, ce qui facilite la manipulation et la chirurgie. La taille du rein est proche à ce stade de celui de l’humain.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
    • Troubles nerveux
Souris : 311
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 88
▲ 223
Devenir
 -
 -
 -
 311

311 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère, la gravité sévère concernant la majorité d'entre elles. Issues de lignées reproduisant la maladie de Huntington, elles présentent perte de poids et troubles moteurs, puis subissent une injection dans le cerveau de 70 minutes, des séances d'IRM et une mise à jeun avant prélèvements. Le porteur teste une thérapie génique visant à restaurer une enzyme déficiente et affirme que seuls les modèles murins miment "suffisamment fidèlement" la pathologie. Il indique que ces étapes précliniques sont requises par l'agence du médicament avant tout essai clinique.

Objectifs

Les maladies neurodégénératives comme la maladie de Huntington (MH) sont une préoccupation croissante en santé publique. Malgré d’importants efforts de recherche, il n’existe encore aujourd’hui aucun traitement capable de combattre de façon efficace la progression de ce type de maladies. De nouvelles approches thérapeutiques sont essentielles pour améliorer la qualité de vie des patients. Parmi ces nouvelles approches prometteuses se trouve la thérapie génique. Elle utilise l’ADN pour soigner ou prévenir de la maladie. Selon la pathologie, cet objectif peut être atteint en délivrant aux cellules un gène sain qui prendra le relai du gène déficient et un inhibiteur du gène qui permettra de réduire l’expression délétère de ce gène déficitaire. Un virus modifié (AAV ou virus adénoassociés) non pathogène nous permettra de délivrer cet ADN avec cette inhibiteur au cœur même des cellules. Nous avons déjà la preuve de concept de notre stratégie dans des modèles murins pour la maladie de Huntington : l’enzyme déficiente à l’origine de la pathologie est remplacée par cet ADN permettant la synthèse d’une enzyme assurant la fonction normale permettant de corriger les anomalies neuropathologiques et comportementales chez la souris malade.

Bénéfices attendus

Cette étude nous permettra une identification et quantification fines de biomarqueurs dont le profil est modifié à la suite de l’injection d’un AAV (virus adénoassociés) exprimant le gène thérapeutique chez deux modèles murins de la maladie d’Huntington. Le métabolite ou les métabolites identifies par imagerie par résonance magnétique : Spectroscopie par résonance magnétique nucléaire (spectro-RMN) pourront être utilisés comme marqueurs d’efficacité de ce traitement dans le cadre du futur essai clinique.

Procédures

A partir de 6 semaines d’âges et 6 mois, ces animaux issus de couples reproducteurs développeront un phénotype dommageable. Les souris utilisées recapitulent les atteintes pathologiques de la maladie d’Huntington, c’est-à-dire qu’ ils présentent une perte de poids, des défauts moteurs. Ils seront soumis à une injection intracérébrale sous anesthésie générale (Durée 70 minutes), avec prise en charge analgésique avant et après chirurgie. l’Imagerie par résonance magnétique sera pratique à 10 semaines d’âge ou 12 mois d’âge en fonction du model utilisé, avec un minimum d’1 heure de sessions par souris. Une mise à jeun des animaux pendant 6 heures sera respecté et afin de pouvoir analyser les prélèvement de sang, et de tissus. Les prélèvements de sang seront réalisés sur des animaux anesthésies et dure moins de 5 minutes. Les animaux seront euthanasies immédiatement après afin de pouvoir analyser les prélèvement de sang, et de tissus.

Impact sur les animaux

Une douleur peut survenir lors la mise en barre d’oreille des animaux. Un risque de saignement peut avoir lieu au moment de la craniotomie. Un risque traumatique mécanique local relativement faible peut être également être observe suite l’injection de l’aiguille dans le striatum des souris. Une perte de poids dû à l’injection de AAV pourrait être observé, 5 à 7% du poids total de l’animal, (selon nos précédentes études), bien que les concentrations des AAVs utilisées ont déjà été évaluées in vitro et dans nos précédentes études afin d’éviter toute toxicité chez la souris. L’injection de AAV avec le gène thérapeutique améliore l’état général de l’animal ; améliore les performances motrices, présente un effet trophique au niveau des neurones. La sècheresse de l’œil et l’hypothermie peuvent avoir lieu à la suite de l’anesthésie pendant l’injection stéréotaxique et la session d’imagerie. Les sessions d’imagerie ne nécessitent pas de chirurgie et aucune nuisance n’est attendue après le réveil.

Devenir

Les souris seront euthanasiées de 6 semaines à 10 mois après les injections décrites, pour continuer les différentes études moléculaires et cellulaires.

Remplacement

A ce jour, seuls les modèles murins de la MH permettent de mimer suffisamment fidèlement la pathologie et donc d'être utilisés dans des études d'efficacité de nouveaux traitements. Toutes les études in vitro possibles ont été effectuées en amont de ce projet, en particulier la démonstration de la fonctionnalité des AAVs. L’objectif de ce projet ne permet pas d’envisager de méthode évitant ou remplaçant l'utilisation des animaux. En effet, le développement de l’approche thérapeutique chez l’Homme, nécessite une preuve de concept chez les rongeurs (souris modèle). Ces étapes sont requises par l’ANSM pour toute demande d’autorisation d’étude clinique.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés est optimisé pour obtenir des résultats statistiques. Leur nombre ( 311 ) a été restreint au minimum indispensable de façon à obtenir des données nécessaires pour valider l’efficacité d’une stratégie thérapeutique innovante qui peut être considérée comme cible dans plusieurs maladies neurodégénératives. En effet, des travaux précédents ont permis d’établir les doses de vecteur à injecter. Une première étude pilote sur 21 animaux pour ajuster notre protocole avant le lancement de l’étude comportant un plus important d’animaux.

Raffinement

Afin de réduire la douleur lors de la mise en barre d’oreille nous enduisons préalablement les oreilles de l’animal de crème analgésique. Le geste réalisé pour la craniotomie est maitrisé au sein de l’équipe et les risques de saignement n’apparaissent que rarement. Pour limiter le risque de traumatisme mécanique local, relativement faible lié à l’injection, nous utilisons des aiguilles fines acquises avec l’expérience de nos études précédentes). Les protocoles d’anesthésie et d’analgésie ont été définis et validés par une équipe vétérinaire. De plus, en cas d’observation de la moindre douleur, les souris recevront un traitement analgésique et si cette douleur devait persister, les animaux seraient euthanasiés pour éviter toute souffrance; 6h après l’acte chirurgical, une première injection d’analgésique est réalisée pour éviter tout inconfort de l’animal. 24h après une fiche de scoring (fournie en annexe) est remplie pour tout animal et une deuxième est réalisée. 4h/5h après cette injection les animaux seront observés par l’expérimentateur pour examiner les animaux et vérifier qu’aucun signe de douleur est détecté. Si besoin, une injection d’analgésique est réalisée pour éviter tout inconfort de l’animal. La prophylaxie de la douleur sera donc adaptée à l’examen clinique de l’animal. Le protocole d’analgésie post opératoire a été décidé avec l’accord du vétérinaire. L’expérimentateur surveille la respiration de la souris et adapte si besoin l’analgésie et le dosage de l’anesthésique. Les animaux reçoivent un traitement analgésique approprié selon le geste chirurgical. L’application de critères d’arrêts en élevage/utilisation, et le suivi quotidien des animaux hébergés en groupe certifient le bien-être des animaux. Le suivi est renforcé au cours des 48h suivant la chirurgie puis celle-ci est ensuite allégé à 1 fois par semaine sauf à l’approche de points limites. De plus, le suivi du poids et les tests comportementaux étant réalisé de façon hebdomadaire (période de repos d’un jour entre chaque test, favorise un suivi renforcé). Les animaux seront hébergés en groupe et un igloo sera ajouté dans chaque cage stabulée en portoir ventilé.

Choix des espèces

L’objectif de cette étude est d’identifier et de quantifier de façon fines des biomarqueurs dont le profil est modifié à la suite de l’injection d’un vecteur exprimant un gène thérapeutique chez un model murin de la maladie d’Huntington. Ce métabolite ou ces métabolites identifiés pourront être utilisé comme marqueur d’efficacité de ce traitement dans le cadre du futur essai clinique. Les souris sont de bons modèle pour l’étude du cerveau par imagerie par résonance magnétique, car leur taille permet de les examiner dans des imageurs à résonance magnétique à haute performance, avec de nombreux modèles pathologique disponibles, ici deux modèles pour la maladie d’intérêt. Nous utiliserons des animaux jeunes adultes a un âge où il ne développe pas encore la maladie pour maximiser l'effet du traitement

  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
    • Troubles cardiaques
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Rats : 20
Souffrances
▲ -
▲ 20
▲ -
▲ -
Devenir
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 -
 -
 20

20 rats Zucker obèses vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils subissent des séances d'imagerie répétées sous anesthésie à 17, 25 et 32 semaines, avec injections intrapéritonéales et intraveineuses, avant d'être mis à mort pour prélever le cœur. Le porteur veut entraîner des outils d'intelligence artificielle à détecter une atteinte des petits vaisseaux du cœur, et présente les 20 rats comme le minimum permettant des résultats exploitables. Les retombées annoncées pour l'évaluation clinique de cette atteinte sont renvoyées au terme.

Objectifs

Les pathologies cardiovasculaires représentent la première cause mondiale de mortalité. La dysfonction coronaire microvasculaire (DCM) est de plus en plus reconnue comme un responsable majeur de la mortalité cardiovasculaire indépendamment de la présence ou de l'absence de maladie macrovasculaire. Bien que la DCM soit dorénavant considérée comme un marqueur clinique dont l'évaluation fournirait des informations primordiales pour la stratification du risque des patients avec ou sans maladie macrovasculaire, il n’existe pas à l’heure actuelle de technique non invasive et largement disponible pour l’évaluation de la DCM. L'imagerie nucléaire a un rôle majeur dans la prise en charge diagnostique et pronostique des patients coronariens avérés ou suspectés. L’objectif du projet est de réaliser le suivi longitudinal de l’évolution de la DCM chez le rongeur par imagerie nucléaire ainsi que par IRM, avec un double objectif. Il s’agit tout d’abord de développer des outils d’intelligence artificielle (IA) permettant d’améliorer la détection précoce de la DCM sur les images nucléaires à l’aide de l’IRM. L’objectif à terme est d’améliorer l’évaluation clinique de la DCM en imagerie nucléaire. Deuxièmement, nous souhaitons améliorer l’analyse du signal IRM pour la mesure de la DCM. Nous limitons le projet, qui se déroule en collaboration entre deux établissements, aux seules expériences considérées comme absolument indispensables chez l’animal. Au total 20 rats seront utilisés. Compte-tenu de l’utilisation de l’intelligence artificielle, il s’agit du minimum d’animaux permettant l’obtention de résultats exploitables. Le nombre d’animaux par cage (avec enrichissement du milieu de vie) sera adapté en fonction de leur poids. Les animaux seront suivis quotidiennement afin de contrôler leur bien-être. La mise en place de points limites adaptés permettra de limiter la souffrance de ces animaux. Les injections seront réalisées selon les bonnes pratiques vétérinaires.

Bénéfices attendus

Le projet permettra d’améliorer l’évaluation de la DCM en imagerie nucléaire grâce à la comparaison des données avec les valeurs de référence procurées par l’IRM et des analyses histologiques réalisées ex vivo. Il devrait permettre à terme d’améliorer l’évaluation clinique de la DCM en SPECT.

Procédures

A l’âge de 17 semaines les animaux seront placés sous anesthésie générale. Une injection intrapéritonéale sera réalisée pour mimer un effort avant l’acquisition IRM. La durée de l’acquisition sera de 60 min environ. A l’issue de l’anesthésie, les animaux seront replacés dans leurs cages. L’acquisition IRM sera répétée selon les mêmes modalités à 25 semaines et 32 semaines d’âge. A l’issue de l’acquisition à 32 semaines, une acquisition d’image nucléaire sera réalisée après anesthésie générale et pose d’un cathéter intraveineux pour l’injection de l’agent de contraste. La durée d’acquisition des images sera de 25 min, à l’issue de laquelle les animaux seront mis à mort avant prélèvement du coeur pour analyses post-mortem.

Impact sur les animaux

L’acquisition des images IRM est réalisée sans agent de contraste et ne nécessite qu’une anesthésie gazeuse et une injection intrapéritonéale dont les nuisances ou effets indésirables attendus sont très faibles. L’acquisition d’images SPECT nécessite une injection intraveineuse caudale et une injection intrapéritonéale, aux effets indésirables également très limités, d’autant plus que les animaux seront mis à mort sans réveil à l’issue de l’acquisition.

Devenir

Les animaux seront mis à mort à l’issue de l’unique procédure expérimentale pour analyses post mortem.

Remplacement

Cette étude vise à caractériser les conditions d’analyse des images précliniques SPECT de la perfusion myocardique pour permettre l’évaluation de la DCM sur les images cliniques. Le remplacement de l’expérimentation animale par un modèle alternatif n’apparaît pas envisageable.

Réduction

Au total 20 rats seront utilisés ici. Il y aura 10 animaux par groupe. Il s’agit du strict minimum d’animaux nécessaires afin de pouvoir obtenir des résultats exploitables en termes de classification des images SPECT comme correspondant à des animaux présentant ou non une DCM par machine learning ou deep learning en fonction des valeurs de référence procurées par les images IRM (vérité-terrain).

Raffinement

Les animaux seront suivis quotidiennement afin de contrôler leur bien-être. Le poids des animaux ainsi que la prise de nourriture seront surveillés une fois par semaine. Le nombre d’animaux par cage sera adapté en fonction de leur poids. Ils disposeront d’enrichissement de leur milieu de vie (bâton en bois, tunnels, etc…). Une surveillance particulière de la consommation d’eau de boisson sera effectuée considérant le statut pré-diabétique des animaux. Les expérimentations prévues lors de cette étude sont des procédures non invasives (IRM et SPECT). Lors de ces procédures, les animaux sont sous anesthésie générale par inhalation d’isoflurane. Une surveillance quotidienne des animaux reste cependant nécessaire et des points limites sont proposés. L’effet de l’agent pharmacologique permettant de mimer la situation d’effort pour l’acquisition des images SPECT est transitoire et sans effet secondaire attendu, mais une grille de surveillance sera toutefois ajoutée pour la surveillance respiratoire des rats. Si les points limites sont atteints, les animaux seront mis à mort.

Choix des espèces

Le rat Zucker obèse est très largement utilisé pour l’étude de pathologies métaboliques. Une étude préliminaire a permis de démontrer par imagerie échographique une atteinte microvasculaire (diminution de la réserve coronaire) chez les animaux obèses aux stades où nous prévoyons d’utiliser les animaux dans le présent projet. De plus, nous disposons de données préliminaires qui pourront être comparées à celles obtenues dans le cadre du présent projet. Enfin, le rat est particulièrement adapté au matériel d’acquisition (gamma-caméras) en termes de sensibilité et de résolution, par comparaison avec la souris. Les animaux seront accueillis à un âge compris entre 13 et 16 semaines. Ils seront hébergés dans des conditions standards pendant 1 semaine minimum avant inclusion dans le protocole. Cet âge correspond, d’après la littérature, au stade initial du syndrome métabolique (obésité, insulinorésistance, hyperlipidémie) développé par ces animaux. Ils seront suivis jusqu’à 32 semaines, âge auquel nous avons précédemment observé une DCM par imagerie échocardiographique.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
Lapins : 49
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 49
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 49

49 lapines vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent la pose d'un capteur télémétrique sous anesthésie, un tatouage, trois injections vaccinales et onze prélèvements de sang, deux groupes recevant des doses d'antigène plus élevées pouvant provoquer une réaction inflammatoire ou toxique plus forte. Toutes seront mises à mort au 84e jour pour analyse du site d'injection et récupération d'anticorps. Le porteur teste un vaccin contre Clostridioides difficile et indique que cette étude sur un "non-rongeur" est requise pour le dossier réglementaire de mise sur le marché.

Objectifs

Clostridioides difficile est une bactérie non pathogène, présente dans la flore intestinale. Elle est le principal agent étiologique de la diarrhée nosocomiale chez les patients sous antibiothérapie, des personnes immunodéficientes et les nouveau-nés. C. difficile se développe dans une flore intestinale affaiblie par l’antibiothérapie et secrète deux toxines, A et B. La toxine A est une entérotoxine, elle provoque l’altération de la perméabilité de l’épithélium intestinal. La toxine B est une cytotoxine qui s’attaque directement aux cellules de l’épithélium. L’effet combiné des deux toxines est la diminution du temps de transit intestinal et de l’absorption intestinale, ce qui provoque une diarrhée. Lors d’une étude réalisée en 2021, plusieurs combinaisons de vaccins ont été testées chez la lapine. Ces vaccins étaient composés des 2 toxines détoxifiées et d’adjuvant, de nature et dose différentes. Les résultats ont permis de définir une formulation vaccinale conférant une immunité protectrice contre C. difficile. L'objectif de cette étude est de compléter les résultats dans les même conditions expérimentales (modèle lapine de 8 semaines) en évaluant l’innocuité de cette formulation dans différentes conditions de stockage (durée et température). Après une validation chez la souris, ce projet permettra l'évaluation préclinique formelle de la toxicité chez les non-rongeurs.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de définir d’une part l’innocuité de la formule vaccinale mais également les conditions de stockage optimales (durée et température). Ce projet réalisé sur un modèle non rongeur est nécessaire pour la constitution du dossier réglementaire de mise sur le marché du candidat vaccin (le dossier requiert des études sur 2 modèles animaux : un rongeur et un non-rongeur). Ce projet permettra également de consolider les données obtenues lors des expérimentations précédentes en modèle murin.

Procédures

Les 49 animaux du projet seront soumis aux 4 gestes techniques suivants : 1) Pose capteur télémétrique 1 seule fois 7 jours avant la première injection du vaccin (J0). Moins de 5 minutes par animal. Il est possible que cette zone soit douloureuse localement dans les 24 à 48 heures. 2) Identification de la zone d’injection par tatouage 1 seule fois 7 jours avant la première injection du vaccin. 5 à 10 minutes par animal. Il est possible que cette zone soit douloureuse localement dans les 24 à 48 heures. 3) Immunisation : 3 injections intramusculaire de vaccin (volume de 0.5 mL) à J0, J14 et J28. Moins de 5 minutes par animal. Le site d’injection (cuisse) est nettoyé avec de la vétédine® savon puis désinfecté avec de la vétédine® solution ou de l’alcool 70° avant injection avec du matériel stérile Il est possible que cette zone soit douloureuse localement dans les 24 à 48 heures due à une réaction inflammatoire. 4) Prélèvements de sang : 11 prélèvements de sang seront réalisés à J-7, J0, J1, J14, J15, J21, J28, J29, J42, J63 et J84. Le volume maximal prélevé est de 6 ml/kg par prélèvement sanguin. Après avoir appliqué une crème anesthésiante et contentionné le lapin grâce à un gilet, une aiguille de 25-26G est insérée parallèlement à la veine. La veine peut être vasodilatée en appliquant un peu d'eau tiède ou sous une lampe (en vérifiant la température avec un thermomètre).

Impact sur les animaux

La formulation vaccinale utilisée dans les groupes 1 à 5 a déjà été testée dans la précédente étude : aucun effet indésirable n’a été notifié. Les animaux n’ont pas présenté de signes d’agressivité inhabituelle, ni de comportement de prostration ou de souffrance. Aucun retour négatif n’a été reporté de la part du personnel animalier qui était en charge des soins et du suivi quotidien des animaux. Les groupes 6 et 7 recevront des vaccins contenant des doses d’antigènes plus élevées. Il est possible que les animaux de ces groupes développent soit une réponse inflammatoire (locale et systémique) plus importante, soit une réaction liée à la toxicité. Des visites seront réalisées 2 fois par jour afin de surveiller l’état de santé des animaux ainsi que les points limites. La toxicité systémique pourra être évaluée en mesurant la température corporelle des animaux. Au moment de la pose des puces télémétriques, une petite douleur locale peut être observée dans les 24 à 48 heures après implantation. Les prises de sang peuvent induire une petite douleur localement et éventuellement un hématome.

Devenir

Tous les animaux (n = 49) seront mis à mort à la fin de l’étude (J84). Le site d’injection est prélevé pour analyses histologiques. Un maximum de sang est prélevé sur certains animaux pour constituer une réserve d’anticorps. Si, au cours du projet, un animal présente des signes de souffrance (anomalie physique, état de santé dégradé), la décision de les mettre à mort avant J84 sera prise en accord avec le responsable scientifique, les concepteurs du projet et la vétérinaire de l'établissement utilisateur. Cette décision sera également prise si 3 points limites sont observés dans un délai de 48h.

Remplacement

Aucun modèle in vitro ou ex vivo ne peut se substituer totalement à ce type d’expérimentation afin de tester l’innocuité et l’immunogénicité d’un vaccin et de son adjuvant. Des vaccins composés de toxines détoxifiées ont déjà été validés chez la souris, une évaluation préclinique formelle de la toxicité chez les non-rongeurs doit être réalisée. Une étude précédente a permis de tester différentes formulations vaccinales. Ce projet a pour objectif de valider l’innocuité de la formulation vaccinale retenue ainsi que les conditions de conservation optimales.

Réduction

Le nombre d’animaux a été réduit au maximum tout en permettant une étude de faisabilité. Le nombre d’animaux est calculé au plus juste à l’aide d’outils statistiques en s’appuyant sur les données de la littérature, sur les données expérimentales obtenues chez la souris et également sur celles obtenues lors de l’étude précédente réalisée dans les conditions identiques. Les résultats seront analysés avec des tests statistiques adaptés.

Raffinement

Les animaux sont hébergés en groupe (enrichissement social, caresses et voix douce zootechnicien) dans des parcs avec enrichissement du milieu de vie (repose-pattes, tunnel, tasseaux de bois à ronger et des nids). Au delà des conditions d'hébergement, plusieurs mesures de raffinement seront mises en place :1) Une période d’acclimation d’une semaine est prévue entre l’arrivée des animaux et les premiers actes (pose de puce télémétrique et prise de sang sous anesthésie générale) 2) De la crème anesthésiante sera appliquée sur la zone à tatouer, sur la zone d'implantation de la puce et avant chaque prise de sang 3) A J-7 (7jours avant la première injection de vaccin) : les animaux seront anesthésiés pour la pose de la puce télémétrique, la 1ère prise de sang et le tatouage. La taille de l’effraction cutanée est de 2-3 mm. Par mesure de précaution, un point de suture pourra être prévu en cas de rejet de la puce ou si la taille d’effraction est supérieure à 3 mm. 4) A l’issue de chaque prélèvement de sang, de petites poches de glace seront appliquées pour réduire l’hématome. Les prises de sang se feront sur l’oreille droite et gauche afin de ne pas aggraver d’éventuelles lésions. En cas d’apparition d’hématome, une crème décongestionnante pourra être appliquée. Une vigilance particulière sera mise en place lorsque les prises de sang sont réalisées de manière rapprochée (J0/J1, J14/J15 et J28/J29). Pour les autres prises de sang, un délai minimum d’une semaine est mis en place entre 2 prélèvements. 5)Pour chaque prise de sang, les animaux seront contentionnés à l’aide de gilets de contention spécifiques pour limiter le stress des animaux. 6) Une récompense alimentaire sera donnée après les prises de sang et les vaccinations.

Choix des espèces

Des études ont déjà été réalisées chez les rongeurs (souris) mais aussi chez le lapin (modèle utilisé pour tester l’innocuité de l’adjuvant) et le porc (modèle proche de l’homme au niveau immunitaire ; étude de l’immunogénicité). L’objectif de ce projet est de compléter les résultats de l’étude réalisée sur le lapin (test d’innocuité et évaluation de l’efficacité suite à différentes conditions de conservation). Les animaux seront âgés de 8 semaines à leur arrivée. Ils auront 10 semaines lors de la première injection. Il est en effet, considéré que les lapins sont immunocompétents à 10 semaines d’âge. L’allotement se fait en fonction des poids des animaux à leur arrivée.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 590
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 128
▲ 462
Devenir
 -
 -
 10
 580

590 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère, la gravité sévère concernant la majorité d'entre elles. Elles reçoivent une injection de vecteur viral dans le cerveau puis passent jusqu'à sept tests comportementaux, certaines femelles subissant des prélèvements d'urine et des frottis vaginaux. Le modèle d'Alzheimer utilisé peut provoquer des crises d'épilepsie spontanées entraînant une mortalité anticipée. La plupart seront tuées pour analyse des tissus, dix femelles servant de stimulus social étant proposées à d'autres projets, et le porteur teste une thérapie génique ciblant un gène candidat, le Transgelin3.

Objectifs

La maladie d’Alzheimer (MA) est une maladie neurodégénérative encore incurable, et dont l'apparition semble liée à des phénomènes d’inflammation dans le cerveau (ou neuroinflammation). Un nouveau gène candidat qui permet de réduire de façon sélective les phénomènes de neuroinflammation observés dans des cellules humaines dérivées de patients a récemment été identifié in vitro. Ce gène pourrait avoir des effets bénéfiques dans le contexte de la MA et ainsi représenter une nouvelle cible thérapeutique, ce qui doit maintenant être testévalidé in vivo. Ce projet va tester une approche de thérapie génique dans un modèle murin de la MA : en augmentant l'expression de ce gène candidat par certaines cellules du cerveau, une diminution de la neuroinflammation devrait être observée. Les cellules ciblées par la thérapie génique sont ici les astrocytes, des partenaires clés pour la survie des neurones et des régulateurs de la neuroinflammation. Ce projet cherche à évaluer l’efficacité de cette stratégie thérapeutique, visant une meilleure régulation de la neuroinflammation sur les atteintes comportementales, dans un modèle transgénique souris de la MA. L’objectif est de prévenir/ralentir le développement de certains symptômes comportementaux, déficits mnésiques et altérations des cellules et du cerveau caractéristiques de la MA.

Bénéfices attendus

Ce projet s’inscrit dans une démarche translationnelle, de la compréhension des mécanismes fondamentaux à une application clinique chez l'humain. Ce projet doit déterminer le potentiel thérapeutique du gène candidat, et fournir des données précliniques en faveur de son ciblage chez les patients ou comme marqueur du développement de la MA. À long terme, l'objectif est d'identifier des potentiels médicaments induisant l’expression du gène candidat chez des patients atteints de la MA.

Procédures

Les souris recevront une injection intracérébrale de vecteurs viraux (environ 30 min de chirurgie par souris). Ces injections seront réalisées sous anesthésie et analgésie. Après 1 mois minimum certaines souris passeront 7 tests de comportement (qui visent à évaluer la mémoire, la sociabilité, l’anxiété et l’anhédonie des souris (tests de 5 à 10 min chacun) ; en 2 sessions de 4-5 semaines et 2 semaines respectivement, en laissant 2-3j de repos entre chaque test, les 2 sessions étant espacées de 3 mois). Ces tests sont peu stressants. Certaines femelles seront prises en contention pendant 1 à 2 minutes pour prélever leur urine et réaliser un frottis vaginal.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables attendus sur les animaux utilisés dans ce protocole sont les suivantes : douleur liée à la chirurgie intracérébrale et faible stress lié aux test comportementaux. Douleur et stress seront pris en charge et réduits au minimum par des procédures adaptées (analgésie, anesthésie et habituation à l’expérimentateur, respectivement) Enfin certaines souris modèle de la maladie d’Alzheimer peuvent présenter des crises d’épilepsies spontanées très brèves (de 5 à 30 sec de durée) et assez peu fréquentes (1 par semaine en moyenne) entre 1 et 3 mois d’âge, qui peuvent conduire à une mortalité anticipée, sans que le bien-être des animaux semble altéré entre les crises, car les souris qui présentent une crise d’épilepsie soit en meurent immédiatement, soit s’en remettent immédiatement et sans anomalie mesurable.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés (à l’âge de 3 ou 10 mois) par des méthodes adaptées et validées, pour analyse post mortem complète des tissus. 10 souris femelles « sauvages » servant de stimulus pour les tests de comportement d’interaction sociale, n’ayant pas reçu d’injection ou de chirurgie seront proposées pour utilisation dans d’autres projets.

Remplacement

Ce projet est basé sur des résultats obtenus in vitro qui ont mis en évidence les effets anti-inflammatoires bénéfiques du gène candidat dans le contexte de la MA. Le cerveau est un organe complexe dans lequel interviennent de nombreuses interactions entre cellules. Ces interactions ne sont pour le moment pas fidèlement reproduites dans des modèles in vitro ou in silico, ce qui nécessite l’utilisation de modèles animaux. En particulier, il existe des souris modèles de la MA qui reproduisent de nombreux symptômes de la MA. Ces modèles permettent d’étudier les cellules cérébrales dans leur environnement normal, en interaction avec le système immunitaire périphérique, qui joue un rôle clé pour moduler l’inflammation dans le cerveau. Ces souris modèles ont également l’avantage de permettre l’’évaluation des symptômes cliniques très invalidants pour les patients MA (ex. déficits mnésiques, anxiété), ainsi que leur potentielle restauration par notre stratégie thérapeutique. Ces symptômes cliniques ne peuvent pas être reproduits dans un modèle ne représentant que partiellement un organisme. Au final, seules une approche sur un mammifère modèle possédant un cerveau complexe nous permet de faire la preuve de l’intérêt thérapeutique de notre stratégie, dans une approche translationnelle de validation préclinique.

Réduction

Le projet prévoit au maximum 590 souris nées dans notre élevage ou provenant d’un fournisseur agréé . Le nombre d’animaux dans chacun des groupes expérimentaux sera réduit au minimum nécessaire permettant une interprétation statistique fiable des résultats. Chaque animal sera analysé de manière approfondie, pour obtenir plusieurs mesures biologiques d’intérêt par animal ( certaines souris auront chacune 7 tests comportementaux suivie d’une analyse biochimique ou de biologie moléculaire post-mortem. Ceci permet de réduire le nombre total d’animaux nécessaires et d’obtenir le plus d’informations pertinentes pour un même animal. Les mâles et les femelles de l’élevage seront utilisés, pour étudier un éventuel effet du sexe. Tous les animaux nés de l'élevage seront ainsi utilisés dans cette étude.

Raffinement

Le suivi quotidien des animaux hébergés en groupe dans un milieu enrichi, et l’application de critères d’arrêt en élevage et en expérimentation, permettront de garantir leur bien-être. En cas d’apparition d’effets inattendus, le vétérinaire de l’installation sera alerté afin de mettre en œuvre des traitements appropriés. La gestion de la douleur et de l’inconfort liée aux procédures expérimentales mettra en œuvre des méthodes d’anesthésie et d’analgésie pré- et post-opératoire, un soutien nutritionnel et thermique, ainsi qu’un suivi clinique post-opératoire incluant la prolongation des traitements analgésiques si besoin. L’habituation des animaux à l’expérimentateur une semaine avant chacune des sessions de tests comportementaux permet de réduire le stress des animaux à la manipulation.

Choix des espèces

Les souris modèles de la MA permettent d’étudier les interactions entre cellules cérébrales dans le contexte génétique de la MA. Elles présentent des altérations cognitives et comportementales caractéristiques de MA. Elles seront étudiées à l’âge adulte, à différents stades de la pathologie, la MA étant une maladie se déclarant chez l’adulte et évoluant de façon très progressive.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Macaques à longue queue : 10
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 10
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 10

10 macaques à longue queue vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils subissent des séances d'imagerie sous anesthésie, l'injection de traceurs dans le cerveau ou la pose d'une chambre d'enregistrement par trois à quatre chirurgies de six à sept heures, puis des enregistrements cérébraux pendant plusieurs mois sur animal vigile entraîné à des tâches, sous contrôle de la boisson. Le porteur justifie ce contrôle hydrique par la coopération de l'animal et euthanasie les dix individus pour analyser leur cerveau. Les retombées annoncées pour les troubles humains de la conscience et l'épilepsie sont renvoyées au moyen et long terme.

Objectifs

La connectivité étendue du claustrum avec le cortex suggère son implication dans les fonctions cognitives supérieures, y compris la conscience. Des résultats récents chez la souris remettent en question la globalité des interactions entre le cortex et le claustrum et donc leur implication dans les fonctions cognitives supérieures telles que la conscience. L’objectif du projet est donc de clarifier le role du claustrum dans les fonctions corticales chez le primate non-humain en réalisant des investigations anatomiques et physiologiques. Nos travaux préliminaires suggèrent que le macaque présente des caractéristiques inattendues propres aux primates concernant l'intégration du claustrum dans le réseau cortical global, il occupe une position centrale et est fortement connecté avec l’ensemble du cortex. L'achèvement de ces travaux dans le cadre du présent projet nous permettra de construire une matrice détaillée des connections entre le claustrum et le cortex afin de déterminer la centralité du claustrum dans le réseau cortical interaréal. En fonction du contexte, l’activité cérébrale transite rapidement entre deux états cérébraux fondamentaux en fonction du contexte : un état au repos et un état actif. Les transitions rapides entre différents états et leurs distributions spatiales en fonction des exigences comportementales sont une caractéristique majeure et encore mal comprise du cerveau. Notre hypothèse de travail est que la position centrale du claustrum dans le réseau cérébral lui confère un rôle privilégié en facilitant l'orchestration des changements rapides d'états du cerveau. Nous aborderons cette question en utilisant des enregistrements multisites de plusieurs aires corticales et du claustrum lors de différents états comportementaux chez le PNH. Nous mettrons en relation les modèles de connectivité fonctionnelle et anatomique à grande échelle. Ces résultats pourraient permettre des progrès sans précédent dans la compréhension des fonctions cognitives supérieures chez les primates.

Bénéfices attendus

Les questions scientifiques abordées dans le projet sont de nature fondamentale et, comme toute recherche fondamentale en neurosciences, ont une incidence sur les questions de santé et de maladie humaines. Le choix des animaux est significatif : Le macaque est un modèle de choix pour les neuroscientifiques du monde entier, il possède de nombreuses aires corticales similaires à celles de l’homme, avec des propriétés fonctionnelles et cognitives comparables. Seul le singe présente une hiérarchie des aires corticales qui ressemble étroitement à celle de l'homme. De plus, nos résultats préliminaires suggèrent que le claustrum des primates présente des différences significatives par rapport au claustrum des rongeurs, ce qui pourrait être directement pertinent pour les processus cognitifs, y compris les transitions entre différents états du cerveau, que nous abordons ici. Ainsi, les bénéfices immédiats de nos travaux chez le singe sont pour l'interprétation de la structure et de la fonction du cortex humain, où il est évident que les expériences invasives sur les circuits cérébraux ne peuvent être réalisées. Le projet étudie les mécanismes cérébraux à grande échelle qui sont probablement impliqués dans les fonctions cognitives les plus élevées, y compris les différents états de conscience, mais aussi dans l'épilepsie. Le lien avec l'épilepsie est plausible car une des hypothèses sur le rôle du claustrum est qu’il prévient la propagation incontrôlée de vagues d’activité excitatrice en stabilisant le réseau cortical par rétroaction inhibitrice. Ainsi les bénéfices à moyen et/ou long terme seraient l’utilisation de nos résultats à des buts thérapeutiques en médecine appliquée dans le traitement des troubles de la conscience et des épilepsies e.g. par stimulation du claustrum, après validation sur des modèles précliniques.

Procédures

Pour l’étude des connections anatomiques, les animaux seront soumis sous anesthésie générale à des examens d’imagerie (1 scanner de 10min et 2 sessions d’IRM de 3-5 heures chacune) puis à l’injection de traceur dans le cerveau (1 chirurgie de 6-7 heures) avant d’être euthanasiés pour analyser le marquage neuronal. Pour l’étude des connections fonctionnelles, les animaux seront soumis sous anesthésie générale à des examens d’imagerie (1 scanner de 10min et 2 sessions d’IRM de 3-5 heures chacune) puis à la fixation d’une chambre d’enregistrement (3 chirurgies de 6-7 heures à plusieurs semaines d’intervalle). Les animaux sont entraînés à effectuer des tâches comportementales cognitives et l’activité cérébrale est enregistrée pendant plusieurs mois sur animale vigile. Les animaux sont ensuite euthanasiés pour vérifier avec précision les sites d’enregistrements.

Impact sur les animaux

Le bien-être de l’animal suivant les procédures chirurgicales fait l’objet d’un suivi régulier afin d’adapter le niveau d’antalgiques au besoin . En dehors de la période post-opératoire, les effets indésirables potentiels sont principalement liés à l’hygiène de l’implant : en cas d’infection ou d’inflammation constatée autour de l'implant, lors des soins réguliers de l'animal par les expérimentateurs, une intervention rapide est prévue en consultation avec le vétérinaire (e.g. antibiogramme et traitement antibiotique). Il existe un risque rare que l’implant devienne non fonctionnel (casse, réaction de rejet tissulaire, infection non contrôlée par voie systémique), dans ce cas l’implant est retiré lors d'une procédure chirurgicale, la plaie nettoyée parfaitement et refermée, et l'animal traité par antibiotiques. Dans chacun de ces cas le protocole est interrompu et l’animal placé sous surveillance accrue. Toutes les expériences sur les animaux sont réalisées dans le souci du bien-être des animaux. La condition de base de toutes les expériences avec des singes éveillés et entraînés au comportement est la coopération de l'animal afin qu'il puisse accomplir les tâches comportementales de manière concentrée, persévérante et précise. Or, il n'est capable de le faire que s'il n'est ni malade, ni apeuré, ni distrait. D'autre part, l'ensemble de la situation d'élevage des singes joue un rôle décisif. En effet, seul un animal vivant dans un environnement intact et stimulant est motivé et curieux, et peut donc être entraîné. Il est réalisé un suivi régulier du poids et du niveau d’hydratation de l’animal (pendant la période de contrôle hydrique), de l‘hygiène de l’implant et du niveau de douleur suite aux actes chirurgicaux. En cas de signes cliniques de déshydratation (muqueuses sèches, perte d'élasticité de la peau (plie de peau), concentration de l'urine, réduction en humidité des fèces fraîches, perte de poids corporel), le supplément en eau est augmenté après le travail et discuté avec le vétérinaire. En cas de perduration des signes de déshydratation, nourriture et liquides en biberons sont mis à disposition jusqu'à ce que l'animal ait retrouvé son poids normal. Les causes seront recherchées et discutées avec le vétérinaire, et une adaptation de la procédure de contrôle hydrique sera alors mise en place.

Devenir

A l’issue de chaque procédure, les animaux seront euthanasiés. L’analyse post-mortem du cerveau et donc l’euthanasie des 10 animaux est nécessaire à la validation scientifique projet (quantification des connexions du claustrum et validation de la position anatomique de façon précise des sites d’enregistrements).

Remplacement

La mesure de l'électrophysiologie dans le cortex n'est possible qu'avec des méthodes invasives (enregistrements de cellules individuelles), car elles seules fournissent la résolution spatiale et temporelle nécessaire pour répondre à la question. Les méthodes non invasives telles que l'imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf), l'électroencéphalographie sont donc exclues. L'étude des activités unitaires neuronales in-vivo étant essentielle pour la question de recherche, il est impossible de réaliser les expériences sur des cultures in-vitro. Enfin, les simulations informatiques ne peuvent pas répondre à nos questions de recherche car il n'y aura pas de modèle informatique suffisamment précis du cerveau d'un primate dans un avenir prévisible. En ce qui concerne la connectivité anatomique, seul le traçage peut fournir la connectivité inter-aires dirigée et pondérée dont nous avons besoin. Nous avons démontré par ailleurs que la mise en évidence des voies neuronales par IRM de diffusion (tractographie) présente pour l’instant un grand nombre de faux positifs, et l'absence de directionnalité la rendent inadéquate pour le présent projet. Néanmoins, nous utiliserons plusieurs approches statistiques et paramétriques afin d'optimiser la correspondance entre le traçage des voies neuronales et la tractographie. Nous développons également de nouveau protocoles d’IRMd afin d’augmenter la résolution spatiale et donc la précision des mesures. Cela permettra, tant ici que pour de futures expérimentations, d'utiliser l’IRMd, méthode absolument non invasive. Nous utilisons des modèles statistiques pour modéliser les comptages et ainsi comparer la variabilité intra- et inter-individuelle, e.g. en utilisant des modèles linéaires généralisés. Ces modélisations devraient permettre à terme de valider ou du moins d’estimer le degré de validité des mesures réalisées avec de nouveaux protocoles d’IRMd en comparaison avec les mesures issues du traçage neuronal via des traceurs fluorescents rétrogrades.

Réduction

Notre approche pour la réduction du nombre d’animaux se base sur une amélioration des techniques utilisées, une approche statistique prospective et le partage des données acquises dans ce projet. Le nombre de traceurs pouvant être utilisé simultanément a été augmenté de 3 à 4, réduisant ainsi le nombre d'animaux utilisés. Notre expérience montre que le risque d’une mauvaise position du site d’injection (contamination de l’aire adjacente ou de la matière blanche sousjacente), liés aux limites de résolutions de l’IRM et de la caméra du système de navigation cérébrale (1mm), représente environ 25% des cas. Afin de réduire le nombre d’animaux utilisés, nous ne prévoyons pas d’utiliser plus d’animaux que nécessaire une fois que 8 régions différentes du claustrum auront été correctement ciblées (e.g. si toutes les injections de traceurs étaient correctement placées dans deux animaux, nous ne prévoyons pas d’utiliser plus d’animaux pour cette procédure). Le nombre d'animaux utilisés est déjà réduit au niveau indispensable (1 animal par site d’injection permet d’obtenir la connectivité empirique pour ce site pour des connexions impliquant plus de 8 neurones par région). Nous utiliserons plusieurs approches statistiques et paramétriques afin d'optimiser la correspondance entre le traçage de voie et la tractographie (IRMd) et les données de ce projet y seront intégrées afin d’augmenter la puissance statistique. Cela permettra, tant ici que pour de futures expérimentations, d'utiliser l'IRMd, absolument non invasive. La modélisation (modèles linéaires généralisés) des comptes issus du traçage de voie et de la tractographie, permettrons de caractériser la variabilité intra- et interindividuelle pour ces deux types de mesures de la connectivité. Pour l’étude de la connectivité fonctionnelle, deux animaux constituent le minimum internationalement reconnu pour la publication des résultats. D'autres animaux sont prévus uniquement si cela s'avérait absolument nécessaire, par exemple si l'un des animaux tombait malade et serait retiré de l'expérience. Toutes les données issues de ce projet seront partagées dans un premier temps avec les différents collaborateurs directement impliqués dans l’analyse des données et la modélisation et, dans un deuxième temps, via des sites de partage pour l’utilisation de ces données par la communauté scientifique (e.g. Zenodo).

Raffinement

Une attention particulière est portée à l'animal après la chirurgie. Une grille de score post-opératoire nous permet d’évaluer, en fonction de critères spécifiques à l'espèce, les signes indicateurs de gêne ou de souffrance plusieurs fois par jour et d'adapter le traitement antalgique si nécessaire. Ces critères prennent en compte l'apparence de l'animal, les signes cliniques (température et les fréquences cardiaque et respiratoire), son comportement, la prise de nourriture et de boisson et l'aspect de la zone opérée. Le suivi de la douleur est évalué par 2 ou 3 personnes indépendantes (expérimentateurs et zootechniciens). Par ailleurs, nous avons mis en place des techniques d’enrichissement de l’environnement. Concernant le conditionnement comportemental des animaux, nous faisons appel à une méthode d’entrainement progressive qui se base sur l’habituation et le volontariat de l’animal. Nous avons raffiné les étapes d’imagerie, en supprimant la procédure chirurgicale d’implantation d’un marqueur de navigation cérébrale, grâce au nouveau système de navigation cérébrale qui utilise le scanner CT (ou tomodensitométrie) pour aligner les images d’IRM avec un scan du crâne réalisé en per-opératoire par des caméras infrarouge pour la navigation cérébrale. Le fait d’utiliser un système d’enregistrement semi-chronique constitue également un raffinement de la procédure, les électrodes ne sont pas rétractées en dehors du cerveau après chaque session, évitant ainsi la pénétration répétée de la dure mère inévitable pour les enregistrements aigus et qui peut être douloureuse pour l’animal.

Choix des espèces

1) le cortex cérébral n’existe que chez les mammifères et 2) les fibres inter-aires sont limitées à la matière grise chez le rongeur et donc invisibles à l’IRM. Pour ces raisons, pour étudier simultanément les connexions en IRM et en microscopie, nous pouvons utiliser le carnivore ou le primate non humain. D’autre part, l’homologie entre l’homme et le carnivore est relativement pauvre mais beaucoup plus importante avec le primate non humain (PNH). Le primate non humain est donc un modèle de choix en neurosciences cognitives pour comprendre le cerveau humain. De nombreuses publications démontrent une forte homologie entre le connectome cortical de l’homme et du PNH mais également de nombreuses différences avec celui du rongeur. Nous utilisons des animaux adultes (post puberté) avec une connectivité complètement mature au moment de l’expérimentation.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Bovins : 3
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 3
▲ -
Devenir
 -
 3
 -
 -

3 vaches laitières vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, puis réintégrées au troupeau de la ferme expérimentale. Elles subissent la pose chirurgicale d'une canule provisoire du rumen sous anesthésie locale, son retrait trois mois plus tard et entre 13 et 21 prélèvements de sang. Le porteur présente ce dispositif temporaire comme un raffinement des grosses canules permanentes posées à vie, et décrit un suivi de la douleur par grilles comportementales et dosages hormonaux. L'objectif déclaré est d'affiner les méthodes d'étude de la digestion pour le "rationnement" des vaches laitières.

Objectifs

L’élevage bovin laitier doit faire face à de nombreux enjeux, tels que limiter les impacts environnementaux et la compétition avec l’alimentation humaine. Ceci nécessite d'identifier des solutions d’alimentations plus diversifiées qu’auparavant et qui se doivent de favoriser les concepts d'agroécologie et une bonne santé pour l’animal, l’homme et la planète. Pour répondre à tous ces enjeux, il est important de continuer à développer des méthodes d’analyses fines des processus de digestion dans le rumen en recherche. En effet, la spécificité de la digestion microbienne des ruminants fait que la production en certains (micro)nutriments (acides gras volatiles, certaines vitamines et minéraux), l’ammoniaque qui est une source de pollution, et la moitié des acides aminés absorbés dans l’intestin, sont produits dans le rumen. Leur production et leurs éventuelles carences ou excès (sources de pollution) doivent être évaluées. L’objectif de ce projet est de proposer et tester une alternative à l’emploi de grandes canules permanentes du rumen sur vaches laitières. Il s’agit premièrement de mettre au point une technique moins invasive que la pose de canules permanentes, à savoir la pose et le retrait d'une mini canule provisoire du rumen (miniaturisation), et deuxièmement de tester la fonctionnalité de ce nouveau dispositif.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus sont à l’issue du projet de pouvoir continuer d’étudier les mécanismes fins de la digestion en recherche pour concevoir des solutions d’alimentation favorisant les concepts d'agroécologie tout en raffinant la procédure. Cette nouvelle technique permettra une récupération plus rapide des animaux du fait d’une intervention plus courte et moins invasive grâce à la miniaturisation. Enfin, les animaux ne seront équipés de ces dispositifs que pour la durée d'un essai et non toute leur vie. Ils pourront retourner ensuite dans un troupeau classique pour retrouver une vie de vache laitière similaire à celle que l’on peut observer dans les troupeaux commerciaux.

Procédures

Une intervention chirurgicale courte (environ 45 min) sera pratiquée sous anesthésie locale au maximum sur 3 animaux. Le retrait de la canule sera pratiqué 3 mois plus tard (intervention de moins de 10 min) sous anesthésie locale. Des prises de sang seront pratiquées sur ces animaux avant et après l’intervention chirurgicale (13 à 15 réparties sur 2 semaines et demi) et avant et après le retrait de la canule (13 à 21 prélèvements répartis sur 4 semaines) afin d’analyser des biomarqueurs du stress et de la douleur. Chaque prise de sang ne dure que 2 à 3 minutes.

Impact sur les animaux

Les principaux risques sont une douleur opératoire lors de la pose de la mini canule et post-opératoire temporaire ainsi qu’un léger risque d’infection après la pose. La pose de la canule nécessite également que l'animal soit mis à la diète alimentaire et hydrique pour 24 h au maximum. Au moment du retrait de la canule, un léger écoulement peut survenir durant quelques heures, ce qui pourrait retarder la cicatrisation naturelle. En dehors des phases de pose et de retrait de la canule, l'animal ne subira pas d’effet indésirable.

Devenir

Les trois animaux utilisés dans ce projet seront réintégrés dans le troupeau classique de la ferme expérimentale pour retrouver une vie de vache laitière similaire à celle que l’on peut trouver dans les troupeaux commerciaux.

Remplacement

Dans certains cas expérimentaux, notamment pour l'étude des mécanismes fins de la digestion qui nécessite des prélèvements fréquents en cinétique du contenu du rumen ou des perfusions continues de marqueurs de la digestion ou de nutriments absorbés dans le rumen, nous ne pouvons pas utiliser de méthodes alternatives à l'utilisation de vaches laitières provisoirement canulées du rumen.

Réduction

Ces procédures permettront de réduire le nombre de vaches canulées de façon permanente du rumen. Nous avons réduit au maximum les effectifs de cet essai avec seulement trois animaux utilisés dans cette demande d'autorisation. Pour vérifier toutes les étapes, nous devons les confirmer avec au moins une répétition. Il serait vraiment très difficile de tirer des conclusions robustes avec seulement un seul animal. Nous souhaitons faire la demande pour seulement pour 3 vaches, le vétérinaire maitrisant l'acte chirurgical. Deux animaux seront d’abord opérés. Un troisième animal est prévu soit si le vétérinaire souhaite modifier un peu sa technique opératoire, soit si nous décidons de modifier un peu la fonctionnalité pour des raisons de praticité.

Raffinement

Cette procédure vise à raffiner nos méthodes chirurgicales par un acte moins invasif avec une durée d'invention diminuée à 45 min, réalisée sous anesthésie locale et une diète hydrique et alimentaire réduite à 24 h ou moins. Tout ceci permettra une récupération plus rapide des animaux. Des perfusions de solutions réhydratantes et de nutriments sont apportées à l'animal pour éviter la gêne entrainée par la diète. Lors de la pose, en phase post-opératoire et lors du retrait de la mini canule, un protocole médicamenteux établi par les vétérinaires (des anti-inflammatoires ainsi que des antalgiques lors de la pose et du retrait et des antibiotiques lors de la pose) est adopté pour permettre une prise en charge optimale de la douleur. Pour vérifier l’efficacité de cette prise en charge, des grilles comportementales seront mises en œuvre (au moment de la pose et du retrait de la mini canule temporaire) sur 2 semaines ce qui permettra d'adapter si besoin le protocole médicamenteux (antalgiques et/ou anti-inflammatoire). Les grilles comportent des critères relatifs aux comportements (changements de comportements, postures antalgiques, etc.), des mesures de paramètres zootechniques (ingestion, production de lait etc.) et physiologiques (température rectale, fréquences cardiaque et respiratoire, etc.), et des critères relatifs à l’aspect de la cicatrice. Des prises de sang sont réalisées en parallèle des grilles comportementales pour vérifier l'évolution d'une hormone indicatrice du stress (cortisol sanguin) et des protéines de l’inflammation (haptoglobine et interleukines). Pour éviter toute irritation s’il y a un léger écoulement lors de la phase de cicatrisation, deux pommades cicatrisantes prescrites par un vétérinaire pourront être utilisées. Enfin, les prises de sang ne provoquent aucune gêne car elles sont réalisées via un cathéter posé sous anesthésie locale qui reste en place sur toute la durée des prises de sang.

Choix des espèces

La problématique de l’étude des mécanismes fins de la digestion ruminale est importante chez les ruminants, en particulier les vaches laitières adultes qui représentent la majeure partie des animaux des élevages bovins laitiers pour lesquels des recommandations alimentaires sont établies. Ceci nécessite de travailler sur cette espèce pour proposer des recommandations alimentaires. Les vaches seront de race Prim’ Holstein. Il s’agit de la race de vache laitière la plus répandue dans le monde.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 800
Souffrances
▲ -
▲ 80
▲ 720
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 800

800 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, sur cinq ans. Nourries dès le sevrage d'un régime gras, elles subissent des tests comportementaux, jusqu'à six injections intrapéritonéales, une chirurgie du cerveau et un stress aigu par choc électrique appliqué jusqu'à deux fois, pour étudier l'effet de l'alimentation adolescente sur la mémoire sociale. La plupart seront tuées pour analyse du cerveau, une partie non quantifiée pouvant être réutilisée dans d'autres projets. Le porteur affirme que ces tests sur animal vigile sont une "nécessité expérimentale" impossible à remplacer par des approches cellulaires.

Objectifs

Si l’obésité est un réel problème de santé publique, générant une diminution de l’espérance de vie en raison des maladies qu’elle entraîne (hypertension, cancers, diabète …), elle est également associée des déficits de mémoire. Nous avons récemment mis en évidence chez le rongeur que la consommation de régime riche en graisse pendant l'adolescence perturbe la mémoire dépendante de l'hippocampe, et en particulier la mémoire sociale. Nous avons également pu montrer que ces déficits semblaient être dus à une hyperactivité des neurones de l’hippocampe. L'objectif du présent projet est d’approfondir notre compréhension des effets de la consommation d'une nourriture riche en graisse pendant l'adolescence sur l’hippocampe et la mémoire. Nous souhaiterions nous pencher plus précisément sur la mémoire sociale chez la souris. L’olfaction de la souris étant primordiale dans la fonction sociale, nous souhaitons étudier en particulier les potentiels déficits de mémoire olfactive sociale des animaux nourris par un aliment riche en graisse. Nous nous pencherons plus particulièrement sur une zone précise de l'hippocampe pour son importance dans la construction de la mémoire sociale.

Bénéfices attendus

A l’heure où la prévalence de l’obésité juvénile est en forte hausse dans les sociétés industrialisées, comprendre pourquoi la consommation d’un régime obésogène à l’adolescence entraîne des perturbations de mémoire à l’âge adulte est important. En effet, avoir une vue d’ensemble des modifications physiologiques et neurologiques que ces régimes entraînent permettra à terme de mieux encadrer les patients, surtout lorsqu’on sait que prise alimentaire et fonctions cognitives et mnésiques sont intimement liées.

Procédures

Les animaux seront soumis à des tests comportementaux, éventuellement précédées d'injections intra-péritonéales lorsque cela est nécessaire, et cela dans une limite de 6 fois. La majeure partie des tests comportementaux durent de 5 à 10 minutes par jour et par souris, mais certains tests effectués plus rarement peuvent durer jusqu'a 30 minutes. Les animaux auront un repos d'au moins 24h entre chaque injection. Certains animaux devant servir de démonstrateurs pour tests sociaux seront positionnés dans des petites cages de 4500 cm3, mais dans un maximum de 45min par jour pendant 2 jours. Certains animaux seront soumis à une chirurgie stéréotaxique, d'une durée de 30 à 45 minutes. La recupération se fait sur deux à quatre jours. Afin de regarder l'impact du stress sur l'activité cérébrale et les capacités de mémoire en relation avec la diète, les animaux seront soumis à un stress aigu, un maximum de deux fois.

Impact sur les animaux

L’aliment riche en graisse et en sucre donné pendant 12 à 15 semaines entraîne un surpoids qui reste non délétère chez des animaux jeunes, comme c’est le cas dans notre étude. Les tests de comportement, ainsi que les injections intra-péritonéales peuvent induire un stress qui sera limité par une habituation à la manipulation et à l'injection avant expérimentation. La chirurgie stéréotaxique pourra entraîner une douleur et un stress se traduisant par une perte de poids qui doit se limiter à 13% du poids initial. Le choc électrique pourra entraîner un stress aigu qui peut se poursuivre pendant 1 à 2 jours, mais nos précédents tests n’ont pas montré d’effet sur le poids des animaux.

Devenir

La majeure partie des animaux, en particulier ceux ayant subi une injection stéréotaxique, seront euthanasiés car leur cerveau doit être récupéré pour analyses histologiques et biochimiques. Les animaux ne nécessitant pas de perfusion intracardiaque seront réutilisés lorsque cela est possible (nombre difficile à quantifier car dépend des besoin des autres chercheurs du laboratoire), ou euthanasiés sans récupération de matériel dans le cas contraire.

Remplacement

L’étude intégrée des effets de la nutrition sur des aspects comportementaux et de fonctionnement cérébral est permise grâce à l’utilisation du modèle de rongeur soumis à de la nourriture obésogène. En particulier, les tests comportementaux permettant d’évaluer chez l’animal vigile les dimensions cognitives sont une nécessité expérimentale pour évaluer la réalité physiologique de nos résultats. Le rôle primordial de l'olfaction dans les fonctions sociales chez la souris sera tout particulièrement exploité dans notre étude, et les tests comportementaux utilisés font appels à des comportements innés chez les rongeurs. Les approches pharmacologiques et biochimiques permettent, elles, d’appréhender les mécanismes physiologiques régissant l’effet de différents apports nutritionnels sur les fonctions cérébrales. Il n’est donc pas possible de remplacer ce modèle souris par des modèles in vitro ou in silico.

Réduction

Tous les efforts seront faits pour réduire le nombre d'animaux en effectuant plusieurs tests comportementaux chez les mêmes individus plutôt que des groupes différents, et de réduire les souffrances inutiles. En minimisant le nombre d'animaux nécessaires pour obtenir des résultats concluants et permettre des comparaisons statistiques fiables, nous estimons que 800 souris seront nécessaires afin de mener à bien le projet. Cela correspond à une durée de 5 ans.

Raffinement

Les recherches seront réalisées en accord avec les recommandations institutionnelles pour le bon traitement des animaux de laboratoire. Les souris seront hébergées tout au long de leur vie en cage collective avec un environnement enrichi dans une animalerie agrée comportant une régulation de la température et de l’hygrométrie. De plus, une analgésie adaptée sera utilisée pour chaque procédure expérimentale.

Choix des espèces

Le modèle de rongeur soumis à des régimes obésogènes permet l’étude intégrée de la nutrition sur des aspects comportementaux et de fonctionnement cérébral qu’il n’est pas possible de remplacer par des approches cellulaires. En particulier, les tests comportementaux permettant d’évaluer chez l’animal vigile les dimensions cognitives sont une nécessité expérimentale pour évaluer la réalité physiologique de nos résultats. Les approches pharmacologiques et biochimiques permettent d’appréhender les mécanismes physiologiques régissant l’effet de différents apports nutritionnels sur les fonctions cérébrales. De plus, les outils génétiques dont nous disposons pour la souris permettent de cibler les zones cérébrales et types cellulaires que nous souhaitons étudier. Les souris sont maintenues en cage collective (3 à 10 par cage) dès le sevrage. Les souris seront exposées aux régimes obésogène ou standard dès le sevrage (3 semaines) et ce pendant 12 semaines. Cette exposition commence dès le sevrage (jusquà l'âge adulte) afin de couvrir la période de l'adolescence. Après 12 semaines de régime HL, les souris seront intégrées dans les différentes procédures expérimentales. Les animaux soumis à un régime contrôle seront également testés à l'âge adulte afin de garantir la comparatibilité des résultats

  • Recherche appliquée
    • Troubles endocriniens
    • Troubles musculosquelettiques
  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Rats : 80
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 80
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 80

80 rats Wistar âgés de 18 mois vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils reçoivent chaque jour une solution bactérienne et subissent quinze prélèvements de sang sur animal vigile, une restriction alimentaire entraînant environ 10 % de perte de poids et une mise en cage individuelle. Le porteur teste un probiotique censé limiter la fonte musculaire, présenté comme un futur produit à destination des séniors. Il affirme qu'évaluer l'effet sur le muscle rend "nécessaire" le passage par l'animal.

Objectifs

Le projet vise à valider in vivo la capacité d'un probiotique (Limosilactobacillus muscosae seul ou en association avec L. casei) à limiter la fonte musculaire chez des rats dénutris, animaux modèles du syndrome de fragilité de l'Homme.

Bénéfices attendus

Le projet participera au développement d'un nouveau probiotique à destination des séniors favorisant la sensibilité à l'insuline et améliorant la régulation de la glycémie. Cet effet santé du probiotique permettra de limiter la fonte musculaire liée à l'âge (sarcopénie) et donc de limiter la dépendance des personnes âgées fragiles.

Procédures

Les animaux recevront une solution bactérienne quotidiennement et subiront des mesures de composition corporelle, de mesure de leur métabolisme protéique et l'analyse de leur sensibilité à l'insuline. ceci impliquera au total 15 prélèvements de sang sur animaux vigiles répartis sur la durée du projet de 1 mois.

Impact sur les animaux

Perte de poids (environ 10%) associée à une restriction alimentaire. Stress associé à une mise en cage individuelle.

Devenir

Les animaux seront mis à mort à l'issue de la procédure, des prélèvements d'organes devant être effectués pour analyses.

Remplacement

Ce projet vise à valider cette propriété in vivo et à tester son efficacité sur la masse musculaire. L'action d'un probiotique est à la fois directe (sur les cellules intestinales) mais aussi indirecte (sur d'autres organes via des médiateurs). Pour tester l'effet de ce probiotique sur le métabolisme musculaire, il est donc nécessaire de passer par une expérimentation sur animaux modèles.

Réduction

Pour ce projet 80 animaux seront utilisés. Ils seront répartis en 5 groupes de 16 animaux. Le nombre d'animaux a été limité au nombre minimum nous permettant d'avoir des résultats significativement différents entre les groupes, ce nombre a été déterminé par test statistique et grâce à l'expérience du laboratoire sur l'utilisation de ce modèle animal.

Raffinement

Les animaux bénéficieront d'un enrichissement de leur milieu de vie et seront observés quotidiennement, y compris le week-end et les jours fériés, par des animaliers expérimentés. En cas d’apparition d’un point limite l’animalier alertera les responsables de l’étude. Les animaliers et les responsables de l’étude effectueront une observation plus poussée de l’animal et renseigneront le tableau d’observation des points limites. Si 3 points limites notables ou 1 point limite grave sont observés, nous utiliserons l’arbre décisionnel afin de décider si l’animal sera soigné ou euthanasié.

Choix des espèces

Les animaux utilisés seront des rats Wistar âgés de 18 mois. Notre laboratoire possède une forte expérience d'utilisation du rat âgé en tant que modèle de la sarcopénie humaine. Le rat est un animal de choix pour les études sur le vieillissement, son espérance de vie étant de 24 mois.