Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Autres troubles humains
- Bien-être animal
- Cancers
- Diagnostic des maladies
- Maladies animales
- Maladies des plantes
- Maladies infectieuses
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
- Troubles cardiaques
- Troubles endocriniens
- Troubles gastrointestinaux
- Troubles immunitaires
- Troubles musculosquelettiques
- Troubles nerveux
- Troubles respiratoires
- Troubles sensoriels
- Troubles urogénitaux
Oncologie : modèles d’étude précliniques injecté en sous-cutané
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
Rats : 3300
13 200 souris et rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal reçoit une greffe de cellules ou de fragments tumoraux en sous-cutané, puis des administrations répétées de substances, pour tester l'efficacité d'anticancéreux pour le compte de clients industriels ou de laboratoires. Le porteur indique que le développement tumoral peut provoquer perte de poids, hypothermie, épanchement abdominal et difficultés respiratoires. Il décrit une activité de prestation commerciale et affirme que ce modèle ne peut "pas être remplacé" par des méthodes in vitro.
Objectifs
Le cancer est un problème de santé publique majeure et représente la deuxième cause de décès dans le monde. Les modèles animaux de cancer humain et murin demeurent des éléments critiques dans la compréhension de la physiopathologie du cancer, l’identification de nouvelles cibles et de nouveaux candidats médicaments et la compréhension des mécanismes de résistance. Le modèle d’injection de cellules en sous-cutané, dit hétérotopique, permet d’examiner de larges cohortes de tumeurs dont la croissance et la réponse aux médicaments peuvent facilement être évaluées grâce à un suivi cinétique de la croissance tumorale par des mesures au pied à coulisse. Bien que la greffe de cellules ou de tissu cancéreux n’est pas réalisée dans l’organe d’origine dont est issue la tumeur, ce type de modèle a pu montrer un caractère prédictif satisfaisant afin d’identifier des molécules à activité thérapeutique pour la clinique humaine, qui en fait un modèle standard de la recherche en oncologie. La procédure décrite dans ce projet correspond à la création de différents modèles de tumeurs chez le rongeur (souris ou rat). L’objectif est d’administrer des cellules tumorales issues de différents types de tumeurs et de mesurer différents critères (taille de la tumeur, survie...) afin d’évaluer l'efficacité ou la toxicité de molécules aux propriétés anticancéreuses décrites ou potentielles. La création de ce type de modèle dans ce projet ne peut pas être remplacée par des méthodes alternatives car l'induction de tumeur s'accompagne de modifications physiopathologiques et micro-environnementales spécifiques ne pouvant actuellement pas être reproduites in vitro, ces modifications étant nécessaires pour l'étude d'efficacité d'anticancéreux.
Bénéfices attendus
Le projet consistera à développer des modèles de tumeur chez le rongeur pour les différentes indications en oncologie, qui permettra de tester l'efficacité d'anticancéreux pour des clients du secteur industriel privé ou des laboratoires de recherche publique ou dans un contexte de recherche interne. De plus, il permettra aussi d'évaluer l'expression de certains biomarqueurs en amont d'une étude de pharmacologie ou de générer des modèles animaux pour des procédures de test dans un autre laboratoire dans le cas de collaboration. Dans ces buts, la procédure consistera à injecter des lignées cellulaires humaines (xénogreffes) ou murines (allogreffes), des cellules primaires obtenues à partir biopsies de patients ou d’explants tissulaires en sous cutané chez des animaux immunocompétents (souris ou rats), immunodéprimés (souris ou rats), transgéniques ou humanisés dépendant du modèle. Un suivi de la croissance du volume tumoral sera réalisé avec un pied à coulisse ou d’autres modalités d’imagerie par bioluminescence ou fluorescence (utilisant des cellules reportrices adaptées à ce type de modalité) mais aussi par rayons X ou échographie. De plus, le poids et l'état général des animaux seront suivis au cours du temps. Cependant les modèles de mélanome, aussi injectés en sous cutanés, ne seront pas considérés dans ce projet car induisent la formation de métastases agressives. Les animaux présentant une immunodéficience nécessitant un cloisonnement ou certains animaux transgéniques seront hébergés en condition Biosafety level 2 (BSL2) afin de maintenir leur statut Specific and Opportunistic Pathogen Free (SOPF) et éviter toutes contaminations chez ces animaux plus sensibles.
Procédures
Les animaux subiront une anesthésie d’environ 5 à 10 min pendant laquelle ils seront tatoués dans la pulpe de leurs doigts en utilisant une aiguille imbibée d’encre de tatouage pour animaux. Toujours sous anesthésie, les animaux subiront une injection rapide (
Impact sur les animaux
Plusieurs effets indésirables inhérents au développement tumoral pourront apparaître pendant une étude. - Une perte de poids corporel - Un comportement amorphe marqué pendant les périodes de vigilance. - Une hypothermie persistante - Une distension anormale de l’abdomen pouvant être le signe d’un épanchement - Des problèmes de respiration pour l’animal - Une incapacité de se nourrir ou boire L’ensemble de ces symptômes sera monitoré pendant l’étude afin d’appliquer des mesures pouvant amener à l'euthanasie de l’animal avant la fin de l’étude pour raison éthique.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés en fin d’étude car les animaux présentent des tumeurs et ne permettent pas un maintien des animaux en vie dans de bonnes conditions de santé.
Remplacement
Ce modèle ne peut pas être remplacé par des méthodes alternatives car l'induction de tumeur s'accompagne de modifications physiopathologiques et micro-environnementales spécifiques ne pouvant actuellement pas être reproduites in-vitro, ces modifications étant nécessaires pour l'étude d'efficacité d'anticancéreux. De plus, les traitements utilisés subissent toutes les différentes phases incluant administration, distribution, métabolisme et élimination, étapes ne pouvant être reproduites in-vitro.
Réduction
Des analyses in-vitro pourront être réaliser en amont de l'étude permettent de sélectionner des lignées/types de cellules présentant une sensibilité à la substance d'essai afin de limiter le nombre d'animaux. Le nombre d’animaux utilisés pour chaque test sera optimisé de façon à intégrer dans une même expérience la relation dose-effet, la comparaison par rapport à une substance de référence, et un effectif suffisant de façon à obtenir une puissance statistique suffisante pour interpréter les résultats de façon correcte, évitant ainsi une répétition des tests. Dans cet objectif, une analyse sera réalisée afin d’estimer le nombre d’animaux nécessaire pour observer une diminution du volume tumoral mesuré d'au moins 50%.
Raffinement
Le raffinement des méthodes expérimentales afin de réduire au maximum la souffrance animale est mis en œuvre grâce à l'utilisation de points limites clairement établis (incluant une surveillance de l'aspect général, un suivi de poids, …), permettant d'euthanasier tout animal présentant des signes de douleur, de souffrance ou d'angoisse. Le programme d’anesthésie, d’analgésie et de chirurgie (incluant oxygène à concentration ajustable et des tapis chauffants) est défini en accord avec un vétérinaire, afin de réduire au maximum toute douleur ou sensation de souffrance. Il est aussi mis en place un enrichissement complet dans leur hébergement, sous la forme de jouets, litière, objets de nidification, objets à ronger ou mastiquer, présence de congénères.... En cas de doute, une évaluation approfondie sera réalisée quotidiennement jusqu’à normalisation ou jusqu’à atteinte des points limites. Tous les points limites et leur cotation sont décrits dans un formulaire interne. Cette observation inclue une surveillance de l'aspect général, l’aspect du pelage, des yeux, la posture, les réactions de l’animal sous stimulation, la respiration l’appétit, l’état d’hydratation, les tremblements ou convulsions… Une évaluation interne incluant la cellule de bien-être animal pourra permettre de réévaluer et d’adapter à postériori la catégorie si nécessaire.
Choix des espèces
Les tumeurs présentent une accumulation de multiples aberrations génétiques qui transforment les cellules, entraînant une croissance anormale, une prolifération et des métastases des cellules. Des études de ces aberrations et la compréhension de leur contribution à la physiopathologie du cancer sont nécessaires pour améliorer le diagnostic et la thérapie. Aujourd’hui encore, les rongeurs rats et souris demeurent essentiel à étudier les tumeurs in vivo et à comprendre les mécanismes moléculaires de la pathogenèse du cancer. Tous les animaux utilisés seront utilisés à partir de 5 semaines développement que ce soit des rats ou des souris.
Etude des mécanismes d’initiation (CNV), de développement (JAK2V617F, CALRdel52/ins5) des néoplasmes myéloprolifératifs et traitements dans des modèles précliniques murins
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
Une prise de sang sous anesthésie toutes les deux à trois semaines, sur une durée pouvant approcher douze mois, et pour certains traitements une injection tous les un à deux jours : 2 654 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère, toutes tuées à l'issue pour l'étude de leur moelle osseuse, de leur rate et de leur foie. Greffées de moelle ou porteuses de mutations qui déclenchent des cancers du sang, elles développent une polyglobulie ou une thrombocytémie qui évolue en myélofibrose, et l'équipe teste sur elles de nouveaux traitements, tout en étudiant un facteur génétique qui favorise la transformation en leucémie aiguë. Au titre des effets néfastes, le porteur mentionne la polyglobulie et une "légère perte d'appétit" liée au gavage, sans dire quelles procédures relèvent du niveau sévère. Il affirme que ces lignées "miment parfaitement les divers NMP humains" et permettent de reproduire les résultats de thérapies obtenus chez l'humain.
Objectifs
Les néoplasmes myéloprolifératifs (NMP) sont des cancers hématologiques caractérisés par une prolifération incontrôlée de cellules sanguines. Les NMP regroupent 3 maladies : la polyglobulie de Vaquez (PV) caractérisée par une sur-production de globules rouges, la thrombocytémie essentielle (TE) qui présente un excès de plaquettes et la myélofibrose primaire (MFP), qui est la forme la plus sévère, caractérisée par une sur-production des lignées myéloïdes associée à la présence invalidante de fibres de collagène dans la moelle osseuse (Mo). La MFP présente plusieurs signes cliniques comme la splénomégalie et/ou l’hépatomégalie dues à une hématopoïèse extramédullaire suite à une Mo rendue non-fonctionnelle par la fibrose. Ces maladies, pourtant différentes, sont dues à l’acquisition au niveau du compartiment des cellules souches hématopoïétiques (CSH) de la Mo, de mutations affectant JAK2 (JAK2V617F), la calréticuline (CALR) et le récepteur à la thrombopoïétine (plus rares). Les patients peuvent présenter des complications hémorragiques et thrombotiques ainsi qu’à long terme, un risque majeur de transformation du NMP en leucémies aigües myéloïdes (LAM) qui sont de très mauvais pronostic avec une médiane de survie de 3 à 5 mois. Ces pathologies restent sans traitement curatif spécifique, excepté l’interféron alpha (IFNa) dans 8-20% des PV ou ET mais pas dans les MFP qui restent incurables et fatales à court terme. De plus, l’étape d’initiation de ces maladies reste mal comprise. Nous travaillons avec plusieurs modèles de souris exprimant (1) JAK2V617F qui miment une PV évoluant en myélofibrose, (2) des mutations de CALR qui développent une TE progressant en myélofibrose. Nous travaillons également sur un facteur de prédisposition (CNV) à des formes familiales de NMP se transformant rapidement en LAM et dont l’étude va nous permettre de mieux comprendre les mécanismes d’amplification du clone muté et et les étapes de transformation en LAM à l’aide (3) d’un modèle de souris CNV. Les objectifs de ce travail sont d’étudier par quels mécanismes JAK2V617F et les mutations de CALR induisent des NMP différents à partir de l’expansion des CSH mutées pour tester l’efficacité de traitements innovants dans ces différents types de maladies. Dans cet même optique, nous cherchons aussi à comprendre comment le CNV coopère avec ces mutations pour induire une LAM aussi rapide.
Bénéfices attendus
Les mutations responsables des NMP sont acquises au niveau du compartiment des CSH. Un de nos objectif est d’étudier comment JAK2V617F et les mutations de CALR affectent la composition du compartiment des CSH, ce qui permettrait d’identifier les cellules initiatrices de la maladie à cibler thérapeutiquement. Dans un second objectif nous allons tester l’efficacité de nouveaux traitements. Enfin, notre troisième objectif est de comprendre les mécanismes d’initiation des NMP en étudiant comment le CNV conduit à l’expansion d’un clone JAK2V617F et son rôle dans la transformation leucémique chez l’homme. L’un des bénéfices majeurs de ce projet est d’améliorer la prise en charge des patients souffrant de NMP en identifiant et testant de nouvelles thérapies.
Procédures
Nous allons générer des modèles de souris greffées en injectant des cellules de Mo (1 injection durant 10 secondes) à des souris receveuses anesthésiées. L’analyse du développement de la maladie se fait par prélèvements sanguins (1 prélèvement de 10 secondes/souris) des souris anesthésiées toutes les 2-3 semaines pendant 1, 3, 6 ou >6 mois
Impact sur les animaux
La greffe n’induit généralement pas d’effet particulier. Les souris JAK2V617F développent une PV, comme les patients. Le gavage pour induire l’expression des mutations CALR et JAK2V617F peut causer une légère perte d’appétit qui est prise en charge par la mise à disposition de compléments alimentaires énergétiques. Les divers traitements ont pour but de résoudre la maladie et devraient donc apporter une amélioration de la maladie développée par les souris.
Devenir
Le sort des souris étudiées dans les différentes procédures est la mise à mort de tous les lots afin d’étudier les organes hématopoïétiques (Mo, rate et foie).
Remplacement
L’utilisation d’animaux est incontournable car (1) ces mutations (JAK2V617F, CALRm) s’expriment dans les CSH dont les propriétés d’auto-renouvellement (à la base de la résistance et de la dominance clonale de ces maladies) requièrent l’environnement médullaire impossible à reproduire in vitro. De plus, la progression de la maladie s’accompagne d’une mobilisation des CSH de la Mo vers la rate dont nous souhaitons caractériser le rôle afin de le contrer. Enfin, (2) seuls les traitements des souris mimant les symptômes hématologiques des patients atteints de NMP permettront d’analyser leurs efficacités dans l’organisme dans sa globalité, incluant la réponse immunitaire contre les cellules mutées. Il n'est donc pas possible d'utiliser des méthodes in vitro telles que les organoïdes ni des méthodes de modélisation mathématique.
Réduction
Nous allons réaliser des greffes pour réduire le nombre d’accouplements et de souris à générer en élevage. Pour nos études ainsi que les traitements, nous réduirons au maximum le nombre de souris par groupe pour conserver cependant un pouvoir statistique permettant de valider leur efficacité (de 5 à 6 souris/groupe). Pour les greffes, nous considérons que 2 expériences indépendantes sont nécessaires pour confirmer les résultats. Les résultats des traitements comparés à la condition non traitée (véhicule) ou entre eux (dosages) seront statistiquement analysés pour deux conditions avec le Wilcoxon-Mann-Whitney et pour des conditions multiples avec une ANOVA paramétrique ou non paramétrique (Kruskal-Wallis)
Raffinement
Toutes les interventions invasives (greffes, prélèvements de sang) seront faites sous anesthésie générale. Une surveillance quotidienne sera effectuée pour s’assurer de leur santé physique et comportementale : un régime adapté haute énergie sera ajouté dans les cages en cas de diminution de la prise alimentaire et les points limites seront strictement appliqués L’hébergement de souris se fait en portoirs ventilés avec de l’enrichissement en permanence (cocons, maisons en carton). Un suivi hebdomadaire ou quotidien dans le cas des traitements est réalisé. En cas de besoin, une analgésie sera appliquée.
Choix des espèces
L’utilisation de souris nous permet d’obtenir dans un temps très court un nombre nécessaire d’animaux prêts à être expérimentés. Ces modèles de souris miment parfaitement les divers NMP humains et permettent de reproduire les résultats de thérapies chez l’homme (en particulier pour l’IFNa et les inhibiteurs de JAK2 dans le cas des NMP porteurs de JAK2V617F). Ce sont donc de très bons modèles pour les études proposées. La maladie survient chez l’homme à l’âge adulte. Nous avons la possibilité d’induire l’expression des mutations CALR ou JAK2V617F à un moment choisi (vers 3 mois après la naissance) pour mimer le développement de la maladie humaine.
Angiographie par résonance magnétique avec injection de produits de contraste chez le porc
- Recherche appliquée
- Diagnostic des maladies
6 porcs sains d'environ 40 kg vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Mis à jeun 24 heures, anesthésiés et intubés, ils reçoivent à 48 heures d'intervalle deux produits de contraste par la veine de l'oreille, lors de deux séances d'IRM d'environ deux heures. L'essai compare un produit utilisé en routine à un nouveau candidat, dont l'équipe veut confirmer l'efficacité à demi-dose avant son emploi en clinique humaine. Le porteur prête à ces produits destinés à l'humain "un excellent profil de tolérance, avec une élimination rapide", puis justifie la mise à mort des porcs ainsi : "aucun replacement ni adoption n'est possible après des injections d'agents de contraste".
Objectifs
L’angiographie par résonance magnétique (MRA) avec injection d’un agent de contraste est une technique qui permet de détecter des lésions vasculaires chez des patients atteints de pathologies artérielles, en utilisant l’Imagerie à Résonnance Magnétique (IRM). L’objectif de ce projet est de comparer 2 produits de contraste, un utilisé en routine et un nouveau candidat, potentiellement plus efficace à demi dose. Il s’agit ici de confirmer l’efficience de cette demi dose, afin de garantir son innocuité et sa sécurité d’emploi en clinique humaine, ainsi que son efficacité sur des lésions vasculaires. Dans cette étude le recours à l’animal (porc sain) a été choisi car l’imagerie peut s’effectuer avec des protocoles d’angiographie transposables directement à l’Homme.
Bénéfices attendus
Sur le court terme, ce projet va permettre de documenter l’efficacité d’un nouvel agent de contraste lors d’une angiographie par résonance magnétique et de déterminer ses performances et ses limites dans cette application médicale. Sur le plus long terme, ce projet s’inscrit dans l’intérêt clinique des patients, en effet le praticien hospitalier pourra déterminer la meilleure posologie à attribuer aux patients tout en préservant les mêmes performances que les agents de contraste actuellement sur le marché.
Procédures
Les animaux subiront 2 injections par la veine auriculaire, sous anesthésie générale, à 48 heures d'intervalle. La procédure totale dure environ 2h, répétée 2 fois.
Impact sur les animaux
Les complications d’une anesthésie sont rares. En cas d’irritation de l’appareil respiratoire supérieur (liée à l’intubation), un anti inflammatoire non stéroïdien sera administré. Des complications infectieuses pourraient également survenir : un antibiotique serait alors administré. L’injection des produits de contraste à la veine auriculaire ainsi que les médicaments par voie intraveineuse peuvent entrainer un hématome. Les produits qui seront injectés aux sujets sont des agents de contraste destinés à l’usage chez l’homme. Ils ont globalement un excellent profil de tolérance, avec une élimination rapide. Concernant les effets potentiels chez l’animal, ils sont considérés comme très faibles. Par conséquent, il n’est pas attendu de toxicité particulière dans cette étude chez le porc.
Devenir
Une fois la procédure d’imagerie effectuée, les animaux seront euthanasiés. En effet aucun replacement ni adoption n’est possible après des injections d’agents de contraste, et le retour à l'élevage d'origine est impossible pour des raisons sanitaires.
Remplacement
Pour s'assurer de l'efficacité réelle des agents de contraste, des tests in vivo sont indispensables. En effet, le recours aux animaux permet d’avoir des modèles ayant de fortes homologies avec l’Homme, soulignant ainsi le transfert possible des résultats vers l'Homme. Cela permet également de prendre en considération le comportement des agents de contraste au sein des différents organes. Le projet sera conduit sur des porcs ayant un poids d’environ 40 kg. Le modèle porcin est déjà validé pour les études cardiovasculaires. Le choix de cette espèce nous permettra de comparer nos résultats aux données de la littérature et d’avoir des résultats proches de ceux attendus chez l’Homme. Nous avons décidé d’utiliser des porcs sains de 40 kg car ils présentent des homologies avec l’Homme, notamment un rapport poids du cœur sur poids du corps équivalent. En effet, la majorité des études sur le système cardiovasculaire sont effectués chez des porcs compris dans cette fourchette de poids. De plus, l’étude en imagerie in vivo s’effectuera avec des protocoles d’angiographie par résonance magnétique directement transposables chez l’Homme.
Réduction
Un groupe de 6 animaux a été prévu. Le calcul du nombre d’animaux a été déterminé selon l’expertise du laboratoire d’accueil et de notre laboratoire. En effet, un groupe de 6 animaux est suffisant pour mettre en avant des différences significatives lors de l’évaluation d’un agent de contraste. Afin de limiter le nombre d’animaux, tous les animaux recevront deux injections de produits de contraste différents par voie intraveineuse. Ce protocole expérimental permettra de faire des comparaisons intra-individuelles. L’injection des deux agents de contraste (une référence et le nouvel agent) sera espacée dans le temps de 48H. Le volume d’injection de chaque composé sera ajusté pour être identique afin de ne pas apporter un biais à l’étude. Une telle étude permet de standardiser un protocole pour comparer dans les meilleures conditions possibles différents agents de contraste au sein des mêmes individus. En effet, ce projet évaluera l’efficacité de différents produits de contraste injectés chez le même animal.
Raffinement
La procédure sera réalisée par du personnel expérimenté, ayant une expertise de l'anesthésie et de l’euthanasie chez des modèles porcins. Nous avons fait le choix de passer par la veine auriculaire, et non la veine jugulaire, pour l’injection des produits de contraste afin de limiter au maximum la douleur pouvant être infligée à l’animal. En outre, les deux examens en imagerie réalisés sur chaque animal seront espacés de 48H pour éviter des anesthésies trop rapprochées. Les séquences en angiographie par résonance magnétique dès l’injection du produit de contraste sont très courtes (20-30 sec), ce qui permet de répéter les mesures tout en limitant la durée totale de l’anesthésie. Des mesures seront prises dès la prise en charge de l’animal jusqu’à la réalisation de la procédure en imagerie in vivo : Pré-examen imagerie/Anesthésie: les animaux arriveront la veille, et seront mis à jeun 24h avant l’intervention, avec abreuvement à volonté. - Anesthésie (induction par voie intraveineuse), puis intubation, ventilation et maintien de l'anesthésie par voie gazeuse - Per-imagerie - Anesthésie par voie gazeuse. Post imagerie - Les animaux sont logés en cases par groupes de 3 animaux et l’enrichissement du milieu sera réalisé à l’aide d’une quantité de paille suffisante pour qu’ils puissent jouer avec. Ils seront surveillés quotidiennement.
Choix des espèces
Nous avons décidé d’utiliser des porcs sains d’environ 40 à 50 kg car ils présentent des homologies avec l’Homme, notamment un rapport poids du cœur sur poids du corps équivalent. En effet, la majorité des études sur le système cardiovasculaire sont effectués chez des porcs compris dans cette fourchette de poids. Dans notre étude nous allons nous intéresser à l’arbre artériel, notamment l’aorte, ce qui rend ce modèle d’étude pertinent. De plus, l’étude chez le porc peut être effectuée avec des protocoles IRM directement utilisables chez l’Homme. Des porcs compris entre 40-50 kg seront utilisés dans l’étude. A ce stade de développement, le porc présente plus de caractéristiques communes avec l’Homme que le porc adulte pesant entre 80-100 kg.
Étude d’un dispositif innovant de réinstillation du chyme pour doubles entérostomies chez le gros animal : faisabilité, sécurité et bénéfices nutritionnels.
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
12 porcs Landrace d'environ 28 kg vont être utilisés, et chacun subit en quatorze jours trois anesthésies générales, une laparotomie avec création de stomies sur l'intestin, sept prises de sang, trois IRM, trois biopsies et la pose d'un dispositif médical changé toutes les 72 heures sous sédation. Ces procédures impliquent un niveau de souffrance modéré, et tous les porcs sont tués à J14, après la dernière IRM. Le porteur écrit que chaque porc "sera nutritionnellement affaibli par la mise en stomie puis bénéficiera de notre dispositif", ce qui fait de lui son propre témoin. Le but est de lever "les derniers risques" d'un appareil de réinstillation du chyme destiné aux patients porteurs d'une double entérostomie, avant une demande d'essai clinique puis la mise sur le marché.
Objectifs
L’objectif du projet est d’évaluer la sécurité et l’efficacité d’un nouveau dispositif médical intestinal. Cette étude sur le gros animal permettra de lever les derniers risques liés au dispositif et de confirmer son fonctionnement en conditions physiologiques. Les performances de l’appareil seront objectivées par l’évaluation des bénéfices nutritionnels et l’étude de la morphologie intestinale. Les conclusions de cet essai permettront également d’optimiser l’appareil afin de proposer aux patients un produit fini, sécurisé et adapté à leurs besoins.
Bénéfices attendus
Cet essai nous permettra de confirmer les bénéfices nutritionnels de la réinstillation sur un gros animal. Des données microscopiques (Biopsies intestinales) et macroscopiques (poids, selles, prise de sang) seront collectées afin d'observer le changement morphologique de la muqueuse intestinale et l'évolution d'état nutritionnel de l'animal. Nous confirmerons que l'hypothèse de la réinstillation est efficace pour corriger l'insuffisance intestinale en augmentant la capacité d'absorption intestinale. Cet essai sera également une opportunité de confirmer la tenue du dispositif médical en conditions physiologiques ainsi que ses performances.
Procédures
Tous les animaux subiront : - 3 anesthésies générales (J0, J7, J14) - La pose d’un cathéter lors du premier bloc opératoire (J0) - Prélèvements sanguins (7 prélèvements : J0, J2, J4, J7, J10, J12, J14) - 1 laparotomie avec mise en stomie et création d’une jéjunostomie d’alimentation (J0) qui resteront en place pendant tout l’essai -1 radiographie d’opacification (J7) -Pose du DM sous anesthésie générale (J7) et changement sous sédation -3 IRM (J0, J7, J14) -3 biopsies, pendant l'opération sous Anasthésie Genérale (J0, J7, J14)
Impact sur les animaux
Les effets indésirables correspondent aux points limites nécessitant l’euthanasie de l’animal, c’est-à-dire : L’observation simultanée de 3 points limites, qui persisteraient au-delà des 2 jours suivant l’intervention du vétérinaire ou du chirurgien. La présence d’une blessure OU d’une stomie bouchée, enflammée, gonflée OU un saignement au niveau de la muqueuse OU une température corporelle élevée qui persisterait au-delà des 2 jours suivant l’intervention du vétérinaire ou du chirurgien. Une respiration pénible nécessitant l’euthanasie immédiate de l’animal.
Devenir
Les procédures 1 et 3 seront réalisées dans le même temps opératoire. A l’issu de l’intervention, l’animal sera gardé en vie. La simulation du grêle court d’amont impose de maintenir l’animal en vie tout au long de l’expérience. Les procédures 4 et 5 regroupent la pose du DM et le changement toutes les 72h. L’animal doit rester en vie tout au long de la pose du DM afin d’observer l’évolution des différents paramètres nutritionnels, physiologiques et morphologiques. L’animal sera euthanasié à l’issu de la dernière IRM de masse graisseuse réalisée à J14 avant sacrifice (procédure 2).
Remplacement
Ce nouveau dispositif propose une nouvelle prise en charge thérapeutique qui doit être scrupuleusement validée. La mise à disposition d’une nouvelle technologie impose de rassembler des données pré-cliniques solides en termes de sécurité et de performances, notamment en vue d’une demande d’autorisation d’essai clinique sur l’Homme puis la mise sur marché. Ainsi, il est essentiel de réaliser des essais sur l’animal afin de valider le fonctionnement du dispositif en conditions physiopathologiques.
Réduction
Depuis le début du projet, aucun animal n’a été utilisé. Pour réduire le nombre d’animaux, nous avons réalisé un ensemble de tests sur banc d’essai (mannequin en plastique avec fabrication artisanale d’un système digestif). Aussi l’animal sera son propre témoin. Il sera nutritionnellement affaibli par la mise en stomie puis bénéficiera de notre dispositif. Les résultats obtenus dans les deux situations seront comparés. Cette stratégie nous évitera de construire un groupe témoin et un groupe de test. Enfin, nous reproduirons scrupuleusement les conditions d’un intestin interrompu avec carences nutritionnelles partielles selon un modèle déjà validé et publié par une équipe de chercheurs allemands. La mise en œuvre de ce protocole nous évitera une étape de validation préalable sur un modèle animal.
Raffinement
Une période d’acclimatation de 11 jours est prévue à l’arrivée du porc afin de réduire le stress de l’animal. En postopératoire, le porc sera extubé dès lors qu’il aura commencé à respirer spontanément. Les étapes chirurgicales seront réalisées sous lampe chauffante. Le porc sera ramené dans la cage lorsque la température corporelle physiologique sera atteinte (39–39.5°C). Les animaux auront un accès immédiat à l’eau et à la nourriture dès le premier jour postopératoire. Une voie veineuse centrale sera conservée en postopératoire à des fins de prélèvements sanguins. Pour éviter d'endommager le cathéter central, les animaux seront gardés dans des cages séparées, dans la même pièce. La voie centrale sera protégée par un pansement pour éviter toute blessure de l’animal. L'ensemble des procédures sera fait par du personnel formé, les animaux traités avec soin (traitement de la douleur lors du suivi, anesthésie) et dans un hébergement répondant à leurs besoins physiologiques (température, cycle de lumière 12h-12h, ...) et éthologiques (enrichissements, dimension des boxes...).
Choix des espèces
Pour une approche de recherche ciblée et spécifique d'un syndrôme de grêle court d'amont, un modèle animal approprié est nécessaire. Nous considérons les avantages et les inconvénients de chaque modèle afin de sélectionner le modèle le plus adapté. A cet effet, à la fois un petit modèle animal, tel que le rat, ou un grand modèle animal, tel que le porc, conviendraient. Nous considérons également la taille de notre dispositif. Les porcs ont de nombreuses similitudes anatomiques et physiologiques avec les humains. Le modèle porcin constitue le modèle expérimental le plus approprié pour la recherche sur le syndrôme du grêle court d'amont et utile pour tester l’efficacité et la sécurité de ce dispositif destiné à l’utilisation humaine. Ainsi, des porcs Landrace pédiatriques pesant environ 28-29 kg seront utilisés pour la réalisation de ce projet.
Etude de l’effet anti-inflammatoire d’hydrogels synthétisés à partir d’acide hyaluronique chargés en LipoxinA4 dans un modèle d’inflammation murin.
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
- Troubles immunitaires
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
84 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque souris reçoit sous anesthésie quatre injections sous-cutanées dorsales, dont une de LPS destinée à déclencher une inflammation, pour évaluer un hydrogel chargé en lipoxine A4. Le porteur indique que le dispositif peut gêner les mouvements des animaux et prévoit une mise à mort par dislocation cervicale afin de prélever la membrane. Il affirme qu'il est "nécessaire" de travailler sur des systèmes biologiques complexes, les applications en dentisterie restant renvoyées au long terme.
Objectifs
Le contexte clinique du projet est celui de maladies inflammatoires orales (inflammation pulpaire = pulpite et inflammation parodontale = parodontite). Les parodontites et les pulpites sont des maladies respectivement du parodonte (tissu de soutien de la dent) et de l’endodonte (tissu conjonctif situé à l’intérieur de la dent). Ces deux affections sont très fréquentes, génèrent des douleurs, des pertes dentaires, une altération de la qualité de vie et des coûts pour les individus et la société. Dans ces deux situations, des microorganismes sont à l’origine d’une inflammation des tissus conjonctifs constitués par le parodonte et par l’endodonte. Cette réaction inflammatoire est au départ normale et a pour objectif un retour à la normale appelée « homéostasie ». L’homéostasie fait intervenir des médiateurs spécialisés appelés « médiateurs lipidiques pro-résolutifs » tels que les « lipoxines ». Ces dernières ont été étudiées in vitro et in vivo, et ont montré́ une action efficace à différents niveaux de la réponse immunitaire.De plus, les lipoxines ont été étudiées dans différents contexte inflammatoire (maladies auto-immunes, cancers, parodontites...) sur des modèles animaux. Pour répondre à ces besoins, nous avons créé un dispositif (hydrogels) permettant la libération in situ des LXA4. L’objectif du projet est donc d’évaluer le caractère anti-inflammatoire de notre proposition thérapeutique. Pour cela, nous utiliserons le modèle murin de poche d’air sous-cutané (air pouch). Nous induirons la formation d’une cavité en injectant de l’air stérile en sous-cutané au niveau dorsal puis nous procèderons à l’injection de nos hydrogels plus ou moins chargés en LXA4 avant de simuler une inflammation. Ce modèle est pertinent car il permet d’étudier les composants de l'inflammation, la résolution de la réponse inflammatoire, la réponse au stress oxydatif et par conséquent les cibles thérapeutiques potentielles pour le traitement de l'inflammation.
Bénéfices attendus
Ce modèle nous permettra d’induire une inflammation dans un système global ce qui n’est malheureusement pas possible avec les expérimentations in vitro. Nous pourrons alors évaluer l’effet anti-inflammatoire de nos hydrogels chargés en LXA4. Les médicaments anti-inflammatoires actuellement disponibles, ont pour objectif d'atténuer une inflammation excessive sans compromettre la défense de l'hôte. Les nouvelles stratégies thérapeutiques utilisant des LXA4, qui améliorent la résolution de l’inflammation pourraient avoir un meilleur rapport bénéfice/risque. A court terme ce protocole nous permettra de répondre à plusieurs questions. Tout d’abord, nous pourrons choisir une formulation d’hydrogel, la plus efficace pour favoriser la résolution de l’inflammation. Nous pourrons également valider l’effet de la LXA4 in vivo dans un système complexe et non seulement in vitro sur les macrophages. Notre proposition peut également être avantageuse par rapport à d'autres systèmes d'administration de médicaments (tels que des nanoparticules synthétiques) qui ont des effets toxiques indésirables potentiels. A plus long terme, ce protocole marquera une avancée dans l’élaboration d’un système complexe permettant de relarguer des molécules anti-inflammatoires telles que la LXA4 de manière contrôlée dans le temps. En clinique, l’objectif final sera d’apporter une alternative supérieure en termes de cicatrisation et de régénération des tissus concernés dans le cadre des pulpites et parodontites. Bien que notre perspective se concentre sur le domaine de la dentisterie, l'utilisation de notre proposition thérapeutique pourrait être déployée afin de traiter de multiples maladies inflammatoires et/ou des défauts osseux.
Procédures
Injections sous cutanées sur animaux anesthésiés sous isoflurane : 4 injections / souris (2 injections d’air + 1 injection hydrogel / contrôle + 1 injection LPS). Chaque injection prendra quelques secondes. Les animaux seront observés après chaque injection pour s'assurer de leur bonne santé.
Impact sur les animaux
Ce modèle bien décrit, entrainera une inflammation contrôlée du tissu sous cutané au niveau de la poche dorsale. Ce protocole de classe modérée ne devrait pas conduire à des effets indésirables ou douloureux pour les animaux bien qu’ils peuvent néanmoins entraîner une gêne dans les mouvements et déplacements des animaux. La lipoxine A4 n’est pas un produit irritant (information vérifiée dans la fiche de données de sécurité du produit fourni par Cayman). Nous resterons bien évidemment très attentifs sur tout comportement anormal des animaux de manière à soulager leur douleur si celle-ci venait à apparaître.
Devenir
Mise à mort par dislocation cervicale pour tous les animaux. Les animaux doivent être mis à mort afin de pouvoir récupérer la membrane de la poche créée et ainsi d'effectuer les analyses histologiques post mortem nécessaires à notre projet.
Remplacement
Cette étude prend en compte la règle des 3R. Les expériences in vitro ne permettent malheureusement pas de mimer les interactions complexes intervenant entre les différents acteurs cellulaires (macrophages, neutrophiles, monocytes…) et les différents systèmes (immunitaires, vasculaires…). Il est donc nécessaire de travailler sur des systèmes biologiques complexes représentés par les animaux afin de mieux étudier les mécanismes mis en jeu lors de la réponse inflammatoire.
Réduction
Dans le but de réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés, les formulations d’hydrogels ont été testées et sélectionnées en amont pour leur biocompatibilité et leur caractère anti-inflammatoire in vitro. Compte-tenu d’études comparables déjà effectuées, le nombre d’animaux par groupe correspond au nombre minimal requis pour atteindre une significativité statistique (n=6). L’épaisseur de la membrane de la poche sera comparée dans les différents groupes par une analyse de variance puisqu’il s’agit de valeurs quantitatives indépendantes. Le même type de test sera utilisé pour la comparaison de la quantité de leucocytes présents dans l’exsudat. Le fait de répéter les expérimentations selon l’homogénéité des premiers résultats permettra d’étudier la reproductibilité des effets observés.
Raffinement
Pour réduire l’angoisse, les animaux seront manipulés plusieurs jours avant l’expérimentation dans un but d’habituation et leur environnement sera enrichi (alpha-dri). Les souris seront hébergées à raison de 5 souris par cage. Nous raffinerons également en réduisant les éventuelles douleurs via des antalgiques (buprénorphine) lors des expérimentations afin d’améliorer la reproductibilité et la qualité des résultats obtenus. Les souris seront observées et pesées quotidiennement jusqu’à la fin de l’expérimentation. Par ailleurs, des points limites ont été identifiés et les procédures de raffinement à mettre en œuvre lors de l’atteinte de ces points limites ont été décrites. Enfin, les analyses menées sur chaque animal seront complètes : d’une part l’exsudat sera récupéré pour analyse des cytokines et de l’expression génique des cellules, et d’autre part la membrane sera récupérée pour analyses histologiques
Choix des espèces
L’utilisation de souris est justifiée puisque le modèle d’injection d’air stérile sous-cutané a été développé chez cet animal de manière rapide et reproductible. Ces modèles sont décrits et reconnus dans le domaine de l’inflammation. Les animaux reçus auront 6 semaines, ils auront une semaine d’acclimatation dans l’animalerie avant le début du protocole. Les souris auront donc 7 semaines au début du protocole et 8 semaines à la fin du protocole. Ce choix correspond à notre volonté de travailler sur de jeunes adultes afin d’éviter les effets liés à la sénescence, de plus cela correspond aux protocoles standards retrouvés dans la littérature concernant ce modèle d’inflammation.
Pré-etude dans le cadre d’une mise au point d’un capteur embarqué pour mesurer le transit instestinal chez le porc
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
12 miniporcs vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, six tués pour vérifier la localisation des capsules et six gardés vivants pour mesurer la vitesse du transit. Ils sont anesthésiés pour un scanner et ingèrent cinq capsules successives, un gavage manuel étant prévu en cas de refus. Le projet met au point un capteur de transit digestif utilisant le porc comme "modèle pour l'homme". Le porteur affirme que le transit étant "dynamique" les mesures ne peuvent se faire sans animaux, tout en présentant le dispositif comme un moyen futur de s'en affranchir.
Objectifs
Le projet a pour objectif de mettre au point un dispositif autonome permettant de mesurer en temps réel la vitesse du transit digestif en utilisant le porc comme modèle pour l'homme.
Bénéfices attendus
Au delà des applications en santé humaine, ces nouveaux dispositifs devraient nous permettre de s'affranchir de l'utilisation d'animaux opérés et/ou de marqueurs indigestibles pour mesurer le transit digestif.
Procédures
Les animaux feront l'objet d'une anesthésie en vue de la réalisation d'une imagerie médical par scanner, l'animal devant être immobile pour avoir une image interprétable. Les animaux vont être anesthésiés deux fois une heure à 8 heures d'intervalle. Les animaux devront ingérés successivement 5 capsules à t0, t12h (12 h après l'ingestion de la première capsule), t20 h, t24h, t28 h. Les capsules seront dans un premier temps mélangées à un repas d'aliment pour faciliter l'ingestion volontaire du dispositif. Si l'animal venait à ne pas consommer spontanément les capsules, nous avons la possibilité de recourir à un gavage manuel qui demandera l'immobilisation de l'animal par du personnel dument formé à ce type de manipulation.
Impact sur les animaux
Les capsules seront placés dans le repas de l'animal pour une ingestion volontaire. Si cela ne devait pas être le cas, les capsules seront insérés par gavage. Dans ce cas, un risque est présent au moment de l'ingestion de capsules sachant que la taille de celles-ci sont adaptées à l'animal et que le gavage est réalisé par des personnes habilitées à pratiquer ce geste technique. Le second risque identifié est celui lié à l'anesthésie (anesthésie gazeuse avec un mélange d'oxygène / isoflurane) ; le protocole de monitoring des animaux est complètement maitrisé (suivis en continu du pouls et du rythme cardiaque).
Devenir
6 animaux ( 3 mâles et 3 femelles) mis à mort pour vérifier la localisation des capsules observée par imagerie 6 animaux ( 3 mâles et 3 femelles) gardés en vie pour mesurer la vitesse de transit maximale
Remplacement
Comme le transit est un processu dynamique, nous ne pouvons pas nous affanchir de faire des mesures sur des animaux. Le porc est un modèle reconnu pour l'homme sur les problématiques en lien avec la physiologie du tube digestif. Par ailleurs, à terme, nous envisageons d'utiliser ce type de capteurs dans les protocoles de recherche sur le porc destiné à mesurer l'impact de l'alimentation sur le transit et la physiologie digestive.
Réduction
Le nombre d'animaux utilisé dans ce projet prend en compte le fait qu'il existe une variabilité inter-individuelle importante pour la vitesse du transit digestif mais également le fait que chaque animal est son propre témoin.
Raffinement
La caspule a été developpée pour avoir une taille compatible avec une ingestion et pour ne pas perturber le transit normal de l'animal. Les mêmes systèmes sont actuellement utilisés pour faire du monitoring de la température interne des animaux.
Choix des espèces
Le porc est connu pour être une espèce modèle pour l'homme. Il reste un animal proche de l’Homme, avec de grandes similitudes anatomiques et physiologiques notamment digestif . Nous utiliserons dans cette étude des miniporcs de race Yucaatn dont, les organes présentent par exemple des tailles similaires qui sont pertinentes pour les recherches humaines. Son régime omnivore fait aussi de lui un modèle idéal pour la recherche en nutrition Nous utiliserons des miniporcs adultes car ce sont les animaux le plus couramment utiliser comme modèle pour l'homme afin d'étudier sa physiologie digestive
Système Nerveux Central – Technique de microdialyse cérébrale
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
Rats : 360
360 souris et 360 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une chirurgie cérébrale leur implante des canules profondes, suivie de sessions de prélèvement de trois à quatre heures reliées par des câbles et d'un isolement post-opératoire. Le projet mesure l'effet de candidats médicaments sur l'activité cérébrale, le porteur qualifiant la technique de "translationnelle". Il affirme que les cultures de neurones ne suffisent pas et que le retrait de la canule laisserait des lésions "non compatibles avec une vie dans de bonnes conditions".
Objectifs
La concentration de molécules (e.g. neurotransmetteurs) spécifiques dans des régions cérébrales précises est modifiée dans certaines conditions psychiatriques ou neurologiques ; étudier ces facteurs peut informer sur l'efficacité de candidats traitements dans le traitement de ces pathologies, ou sur leur mécanisme d'action. Le projet consiste à évaluer l'effet de nouveaux candidats médicaments sur l'activité métabolique cérébrale chez le rongeur. La méthode de microdialyse cérébrale peut être réalisée sur animal anesthésié ou vigile. Cette méthode consiste à recueillir et à analyser certaines substances chimiques présentes dans le milieu extra cellulaire interstitiel du parenchyme cérébral. Outre l'évaluation de l'efficacité de nouvelles thérapies, la microdialyse cérébrale peut aider à la compréhension d’événements neurologiques.
Bénéfices attendus
La recherche de nouvelles thérapies est indispensable pour améliorer les conditions ainsi que l’espérance de vie des patients atteints de maladies neurologiques. La technique de microdialyse est une méthode translationnelle qui permet d'évaluer l'effet de nouvelles substances pharmacologiques sur les concentrations de substrats cérébraux telles que des neurotransmetteurs ou des acides aminés sans avoir recours à une extraction tissulaire. Cette méthode permet de mieux comprendre les relations entre neurotransmission et modifications comportementales chez le petit animal.
Procédures
La collecte de dialysats cérébraux nécessite une intervention chirurgicale sous anesthésie générale (entre 1h et 1h30) afin de placer la ou les canules dans des régions cérébrales situées en profondeur. Lors de la collecte des microéchantillons ou dialysats, les animaux sont reliés à une seringue et un collecteur de fraction par l'intermédiaire de câbles/cathéters en polyéthylène (les durées de sessions de perfusion/prélèvement sont en général de l'ordre de 3 à 4 h). Les animaux recevront des administrations de candidats traitements en général par bolus (durée de l'ordre de la seconde), de manière aigue ou chronique.
Impact sur les animaux
Des douleurs peuvent être liées à l'implantation d'électrodes au niveau cérébral (ces animaux seront placés sous traitement analgésique qui sera adapté sous contrôle vétérinaire). Suite à la chirurgie, les animaux sont isolés pour protéger la canule de microdialyse (cependant, ils gardent un contact visuel, sonore et auditif avec leurs congénères). Les animaux peuvent perdre du poids ou une plaie peut se former au niveau de la zone d'implant en raison d'une infection post-chirurgicale. Lors du test, les animaux sont connectés pendant plusieurs heures à des cables pendant la diffusion du perfusat et la collecte du dialysat suite à l'administration d'une substance pharmacologique.
Devenir
Les rongeurs seront euthanasiés à la fin des expériences car des prélèvements de tissu (cerveau) seront réalisées, pour dosage de biomarqueurs ou pour vérifier le placement de la sonde. De même, le retrait de la canule implantée pourrait entraîner des lésions non compatibles avec une vie dans de bonnes conditions.
Remplacement
Afin de limiter le nombre d'animaux utilisés, des modèles alternatifs ont été développés au laboratoire mais ne permettent de mesurer que la présence de certaines molécules secrétées par des cultures primaires de neurones. Néanmoins, l'efficacité de nouveaux traitements doit également être démontrée sur des modèles plus complexes (modèles animaux) permettant ainsi d'évaluer l'effet de substances pharmacologiques sur l'activité métabolique cérébrale.
Réduction
Les analyses statistiques seront affinées pour utiliser le nombre minimum d'animaux; les tests qui seront appliqués ne sont pas encore connus (mise en place de la technique), des études de variabilité et d'homogénéité seront réalisées pour déterminer les analyses les plus pertinentes (paramétriques ou non paramétriques). Des prélèvements de sang ou d'organes peuvent être également ajoutés à la fin des expériences pour compléter les analyses et éviter l'utilisation d'autres animaux.
Raffinement
Les procédures décrites ont été optimisées pour limiter la douleur chez l'animal. Les animaux reçoivent un traitement analgésique général au début de la chirurgie puis pendant 48 h et un traitement analgésique local supplémentaire pendant la chirurgie. Lors de la chirurgie, l'implantation d'une canule peut induire une hémorragie. Si cette dernière ne peut être maitrisée, l'animal sera euthanasié. Suite à la chirurgie, les animaux vont être pesés quotidiennement pendant 48 heures pour évaluer leur récupération. Un rat montrant une perte de poids supérieure à 15%, des signes de souffrance (poil hérissé, manque de toilettage) ou une atteinte locomotrice (démarche anormale, chutes...) sera euthanasié. Les conditions d'hébergement sont également optimisées avec la présence d'un enrichissement adapté (bois à ronger par exemple). Les animaux isolés sont hébergés dans des cages transparentes leur permettant de voir, sentir et entendre leurs congénères. Dans certains modèles, l'activité métabolique permet de compléter l'analyse comportementale et raffiner le modèle. Il arrive que l’animal se gratte au niveau de l’implant, endommageant les tissus autour de l’implant. Dans ce cas, l’animal est désinfecté quotidiennement avec une solution antiseptique. Un antibiotique peut être administré, le cas échéant.
Choix des espèces
Les études de mesure de l'activité métabolique cérébrale sont effectuées chez le rongeur (souris ou rat) car ces modèles sont translationnels. Le choix de l’espèce (souris ou rat) est souvent lié aux études préalablement réalisées (études de pharmacocinétique par exemple) et à la disponibilité de la molécule. On utilisera de préférence la souris lorsque la molécule est en quantité limitée. Le choix de l'espèce peut aussi être lié au modèle expérimental choisi. Par exemple, certains modèles mimant la maladie de Parkinson ont été préférentiellement développés chez le rat. Les rongeurs (rats, souris) sont testés une fois sevrés, l’âge peut varier entre 3 semaines et 2 ans, conformément aux données historiques et à la bibliographie scientifique).
Tests précliniques d’efficacité d’anticorps monoclonaux dans le traitement ou la prévention d’une infection aiguë à Pseudomonas aeruginosa
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
1 056 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à sévère. Elles sont infectées par la bactérie Pseudomonas aeruginosa, sous forme pulmonaire ou généralisée, les groupes non traités étant maintenus jusqu'à 48 heures avec les signes de l'infection avant la mise à mort. Le projet teste des anticorps contre des bactéries résistantes aux antibiotiques, débouchés cliniques annoncés au conditionnel. Le porteur affirme que les tests in vitro ne rendent pas compte d'un "système immunitaire entier" et que le passage in vivo est requis.
Objectifs
La résistance des bactéries aux antibiotiques est un problème majeur de santé publique. On estime à plus d’1 million le nombre de décès dus à ces bactéries multirésistantes par an dans le monde. Parmi ces germes, Pseudomonas aeruginosa est un pathogène qui affecte particulièrement les patients hospitalisés. Cette bactérie est fréquemment responsable d’infections pulmonaires, de la peau, et parfois généralisée. L’augmentation du nombre de ces germes multirésistants fait craindre l’apparition et le développement de germes resistants à tous les traitements, alors qu’aucune nouvelle classe d’antibiotiques n’a été découverte depuis plus de 20 ans. Le développement de nouveaux médicaments est donc nécessaire et urgent. Il a récemment été montré que certaines souris vaccinées contre une protéine de P. aeruginosa produite en laboratoire étaient protégées vis-à-vis d’une infection à cette bactérie. De plus, il a été publié que les anticorps produits par cette vaccination pouvaient à eux seuls protéger les souris d’une infection létale à P. aeruginosa. Ces anticorps pourraient donc être utilisés comme thérapie contre des bactéries P. aeruginosa résistantes aux antibiotiques. Nous avons pour cela sélectionné et produit 2 anticorps. Le but du projet est de tester l’efficacité de ces anticorps dans un modèle murin d’infection à P. aeruginosa. Cette efficacité sera testée sur des animaux infectés par des bactéries sensibles et résistantes aux antibiotiques. Dans l’hypothèse où l’efficacité d’au moins 1 de ces anticorps est confirmée, la dose minimale efficace sera établie et des analyses complémentaires aideront à définir le mécanisme d’action de ces anticorps et à présager d’une efficacité semblable chez l’Homme. L’efficacité de ces anticorps pourra être évaluée en thérapeutique ainsi qu’en préventif. Ces 2 approches étant pertinentes dans un contexte de limitation de la mortalité due aux bactéries multirésistantes en soins intensifs. Si les résultats sont positifs, cette étude d’efficacité pourra rapidement ouvrir la voie vers des essais cliniques chez l’Homme.
Bénéfices attendus
L’objectif du projet est d’évaluer chez la souris l’efficacité d’anticorps dans le traitement ou la prévention d’une infection à P. aeruginosa résistante aux antibiotiques. Le projet permettra ainsi de déterminer sous quelle forme, à quelle dose, selon quel mode d’administration (thérapeutique et/ou préventif), contre quel type d’infection (pulmonaire et/ou généralisée) et contre quelles bactéries (résistantes à 1 ou plusieurs classes d’antibiotiques), ces anticorps pourraient être employés chez l’Homme. Les résultats de différentes analyses menées à l’issue du projet aideront également à définir le mécanisme d’action de ces anticorps et à présager d’une efficacité semblable chez l’Homme. Ces démonstrations d’efficacité chez la souris seront requises pour pouvoir effectuer les tests pré-cliniques réglementaires préalables à la réalisation des essais cliniques chez l’Homme. Si l’absence de toxicité et l’efficacité de nos anticorps sont confirmées lors des essais cliniques, nos anticorps pourraient être utilisés pour traiter ou prévenir la survenue d’infections à P. aeruginosa dont certaines sont multirésistantes aux antibiotiques et affectent fréquemment les patients hospitalisés en soins intensifs. Enfin, la démonstration d’efficacité de nos anticorps chez la souris servira également de preuve de concept validant le choix de leur cible, la technologie associée à leur développement ainsi que l’approche des anticorps pour traiter ou prévenir les infections bactériennes résistantes aux antibiotiques ; ce qui représentera une avancée majeure dans la lutte contre l’antibiorésistance. Notre plateforme de développement d’anticorps pourra alors être rapidement dédiée au développement de nouveaux anticorps dirigés contre d’autres bactéries multirésistantes.
Procédures
Des souris seront vaccinées au travers de 4 injections réalisées à 2 semaines d’intervalle l’une de l’autre sur animaux vigiles. Le sang des souris sera prélevé sous anesthésie générale. Des souris seront ensuite infectées par injection bactérienne. Les différents types de traitements seront administrés aux souris par injection. Induction de l’anesthésie générale : 10 min/souris (maximum 2 anesthésies par souris) ; Prélèvement sanguin : 2 min/souris ; Administration par injection : 1 min/souris (maximum 4 injections par souris).
Impact sur les animaux
Les souris subissent un stress léger dû aux contentions et une douleur légère due aux administrations par injections (maximum 4 injections).12h suite à l'inoculation bactérienne, les souris peuvent présenter des signes infectieux pendant maximum 96h, tels que prostration, fièvre, poils ébouriffés, dos voussé, inactivité et mouvements respiratoires rapides.
Devenir
Toutes les souris infectées seront gardés en vie jusqu’à 96h pour les souris des groupes traités, et jusqu’à maximum 48h pour les souris des groupes non traités. Toutes les souris seront mises à mort afin de récupérer le sang et les organes pour analyses post-mortem.
Remplacement
L’objectif du projet est de déterminer si les anticorps d'intérêt sont capables de neutraliser une infection à la bactérie Pseudomonas aeruginosa afin de pouvoir, le cas échéant, les utiliser à des fins thérapeutiques ou préventives chez l’Homme. Un certain nombre d'animaux a été remplacé par des expériences in vitro permettant de standardiser et d’optimiser les protocoles expérimentaux à appliquer chez l’animal. Dans le cas présent, deux anticorps d’intérêt particulier ont pu être sélectionnés in vitro. Cependant, ces tests ne rendent pas compte de la complexité d’un organisme vivant, et en particulier ne prennent pas en compte l’existence d’un système immunitaire entier. La fixation de nos anticorps à la surface de la bactérie est en effet la première étape d’un processus immunologique complexe menant à l’élimination par le système immunitaire du pathogène. Il fait intervenir de nombreuses cellules immunitaires ainsi que des médiateurs de l’immunité dont l’équilibre et l’action dans le temps sont consubstantiels de l’efficacité de la réponse immunitaire initiée par nos anticorps. Ces interactions et équilibres fins sont impossibles à ce jour à reproduire in vitro, d’autant plus que l’analyse de la maladie et de l’efficacité́ des anticorps se fondent sur l’étude de plusieurs tissus/organes (rate, ganglions lymphatiques) et des cellules immunitaires. La seule interprétation de résultats in vitro ne permettrait donc en aucun cas de conclure quant à la validité du traitement. C’est pour cette raison, qu’après un long processus de sélection in vitro, nous devons tester nos deux anticorps candidats in vivo.
Réduction
Il a préalablement été démontré que traiter des souris n’ayant jamais été infectées par la bactérie Pseudomonas aeruginosa avec le sérum de souris immunisées leur permettait de surmonter une infection généralisée à P. aeruginosa. Notre approche expérimentale vise à inclure tous les contrôles pertinents afin de valider définitivement chaque étape. Par ailleurs, notre stratégie consiste à tester séquentiellement, par ordre décroissant de pertinence, différentes options concernant la voie d’inoculation, la voie d’administration des anticorps, l’approche thérapeutique ou préventive, ou encore le type d'anticorps. Lorsqu’une option est validée, nous passons à la procédure suivante. En procédant de la sorte, nous limitons au maximum le nombre de conditions testées et donc le nombre d’animaux utilisés dans le cadre de cette étude. Des prélèvements de sang et d’organes seront également réalisés à l’issue de chaque expérience et conservés en cas de besoin, afin de ne pas avoir à reproduire ces expériences. Enfin, le nombre de souris nécessaire pour chaque expérience a été établi en tenant compte de la variabilité inter-individuelle dans la réponse à l’infection et au traitement et afin d’atteindre une puissance statistique suffisante. Le nombre de souris permettra de réaliser des tests statistiques nécessaires à l’interprétation des expériences.
Raffinement
Les souris seront hébergées à 6 par cage et elles évolueront dans un environnement enrichi. Le prélèvement sanguin réalisé notamment chez les souris immunisées se fera par ponction intracardiaque (procédure terminale) après anesthésie générale. L’inoculation de bactéries (P. aeruginosa), d’anticorps ou de fragments d’anticorps aux souris par voie orotrachéale se fera après anesthésie générale pour réduire leur stress, leur éviter de ressentir une quelconque douleur et faciliter la réalisation de la procédure par l’expérimentateur. Toutes les souris bénéficieront d’une surveillance accrue à partir de 12h après leur infection, durée à partir de laquelle les premiers signes cliniques de l’infection devraient apparaitre. L’apparence physique, le comportement, la dyspnée et la température corporelle de toutes les souris seront évalués toutes les 2h de 7h à 19h et un score leur sera attribué. Si le score d’une souris atteint la valeur limite fixée, celle-ci sera mise à mort. Afin d'éviter la mort spontanée, les points limites seront avancés le soir. Une étude rétrospective sera réalisée afin de mieux déterminer les futurs points limites lors de prochaines procédures ayant le même modèle infectieux.
Choix des espèces
Des souris ont déjà été utilisées pour démontrer l’efficacité d’un sérum (d’anticorps) provenant de souris vaccinées contre P. aeruginosa. Il s’agit d’un modèle approprié à l’étude de la réponse immunitaire et validé par la communauté scientifique. Les souris utilisées seront âgées de 6 semaines. Elles seront réceptionnées à l’âge de 5 semaines puis seront stabulées pendant 1 semaine d'acclimatation. A ce stade, les souris sont sevrées et disposent d’un système immunitaire mature, permettant leur étude.
Protection de la cytokines M-CSF contre les infections virales lors de transplantations allogéniques
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
1 200 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Après irradiation, elles reçoivent une greffe de cellules hématopoïétiques puis des infections à Pseudomonas, Aspergillus ou cytomégalovirus, l'allogreffe pouvant elle-même entraîner la mort. Les souris atteignant une perte de poids de 20 % ou un score de douleur élevé sont mises à mort. Le projet évalue une cytokine censée protéger des infections après greffe, et le porteur affirme que le modèle murin est "indispensable".
Objectifs
Plus de 80000 procédures de transplantation de cellules hématopoïétiques sont effectuées chaque année dans le monde entier, en particulier pour lutter contre la leucémie, les lymphomes, les syndromes myélo-prolifératifs et myéloplasiques. La procédure impliquant un conditionnement qui élimine le système hématopoïétique, les patients rencontrent une immunodéficience sérieuse après une greffe qui les rend très vulnérables aux infections, avant que la moelle osseuse du nouveau donneur ne commence à produire suffisamment de nouvelles cellules effectrices immunitaires. Bien que des améliorations ont été apportées dans la prise en charge des infections, elles sont encore à l'origine de 30 % des décès après transplantation. Nous avons observé précédemment que la cytokine myéloïde M-CSF a un bénéfice thérapeutique après une transplantation de cellules hématopoïétiques d'origine syngénique en augmentant la production de cellules immunitaire améliorant ainsi la protection contre les infections bactériennes et fongiques. La majorité des transplantations de cellules hématopoïétiques sont réalisées à partir d’allogreffe, c’est-à-dire que le donneur présente une incompatibilité génétique avec le receveur pouvant conduire à un rejet de la greffe ou à une attaque des tissus du receveur par les cellules immunitaires du donneur. Cela est appelé maladie du greffon est apparait dans environ 50% des allogreffes et rend les patients encore plus susceptibles à développer des infections après transplantation. Afin de se rapprocher au maximum des transplantations de cellules hématopoïétiques humaines, nous utiliserons un modèle murin préclinique de transplantation syngénique et allogénique de cellules hématopoïétiques afin d'analyser si ces cytokines protègent également des infections lors de transplantations syngéniques et allogéniques.
Bénéfices attendus
Le développement de nouvelles stratégies préventives contre les infections basées sur une reconstitution plus rapide de l'immunocompétence permettrait d'éviter les décès liés aux infections survenant après des transplantations et d'étendre l'utilité de la transplantation de cellules hématopoïétiques à d'autres pathologies. Étant donné le manque d'options thérapeutiques satisfaisantes, le développement de nouvelles thérapies répond à un besoin clinique clair et urgent, tant pour les traitements aigus que prophylactiques. Avant de proposer l'utilisation de certaines cytokines en clinique, il est nécessaire de confirmer que ces cytokines ne présentent pas d'effets indésirables, notamment en n'augmentant pas le risque de développer une maladie du greffon.
Procédures
Les animaux seront soumis à des irradiations par rayon X, une transplantation par injection intraveineuse de cellules hématopoïétiques et 3 injections de cytokines par injections en intraveineuse. Dans certains cas, elles seront également soumises à une infection (Pseudomonas aeruginosa (injection intra péritonéale) ou Aspergillus fumigatus (injection intra nasale) ou MCMV (injection intra péritonéale)). Du sang pourra être également récupéré par prélèvement retro-orbital. Chacune de ces procédures est très rapide (de l'ordre de quelques secondes ou de quelques minutes pour l'irradiation), elles sont indolores au moment de la manipulation car au besoin elles sont réalisées sous anesthésie générale par isofluorane (1-3 mn en boîte à anesthésie isofluorane 4%, débit 2L/mn). Nous vérifierons l’état de santé des souris quotidiennement : tout changement dans leur comportement ou l’apparition de signes cliniques (posture, prostration, difficultés à se déplacer et à s’alimenter, déshydratation) sera relevé et évalué.
Impact sur les animaux
Chacune des procédures n'induit que peu de souffrance car elles sont réalisées sous anesthésie générale par isofluorane au besoin. Cependant, la transplantation par allogreffe et/ou les procédures combinées peuvent entrainer la mort de l'animal. Les animaux seront donc surveillés étroitement et quotidiennement lors des procédures : tout changement dans leur comportement ou l’apparition de signes cliniques (posture, prostration, difficultés à se déplacer et à s’alimenter, déshydratation) sera relevé et évalué grâce à une grille d'évaluation de la douleur. Lorsque les souris présenteront une perte de poids supérieure ou égale à 20% de leur poids maximum ou si le score de la grille de douleur atteint 10-12, soit le cas sévère, les animaux seront alors mis à mort. Afin de réduire, d’éviter et d’atténuer toute forme de souffrance des animaux , durant l’ensemble de l’étude, les souris seront hébergées dans des conditions conformes à la réglementation européenne en vigueur (environnement contrôlé : température et ventilation régulées, lumière avec un cycle de 12h, hygrométrie), avec un accès continu à la nourriture et à l’eau. Les souris seront maintenues en groupes de 3 à 5 animaux par cage. L’environnement est enrichi par des dômes en carton ou du coton.
Devenir
Les animaux sont mis à mort durant ou à la fin de chaque procédure soit parce qu’ils atteignent le point limite soit pour permettre l'analyse du niveau d'infection ou du nombre de cellules immunitaires.
Remplacement
Afin d'établir une analyse préclinique de l'effet protecteur de certaines cytokines contre les infections survenant lors de transplantation de cellules hématopoïétiques et dans l'impossibilité de réaliser ces expérimentations chez l'humain, l'utilisation de modèles animaux est indispensable. De plus, nous ne pouvons pas analyser les cellules hématopoïétiques de moelle osseuse d'humains car elles nécessitent des prélèvements invasifs. Ne pouvant donc pas remplacer le modèle murin, nous réduirons autant que possible leur utilisation.
Réduction
Sur la base de nos données préliminaires et grâce à l’utilisation de tests statistiques adaptés, nous déterminerons le nombre minimum de souris nécessaire pour chaque expérimentation permettant d’obtenir un résultat statistiquement significatif.
Raffinement
Les expérimentations seront optimisées dans l’optique de réduire, supprimer ou soulager l'inconfort, la douleur ou l'angoisse subie par les souris afin d'améliorer le bien être de l'animal pour obtenir des données fiables. Une anesthésie générale par isoflurane sera utilisée durant les procédures expérimentales (prélèvement sanguin et transplantation). Nous vérifierons l’état de santé des souris quotidiennement : tout changement dans leur comportement ou l’apparition de signes cliniques (posture, prostration, difficultés à se déplacer et à s’alimenter, déshydratation) sera relevé et évalué grâce à une grille d'évaluation de la douleur. Lorsque les souris présenteront une perte de poids supérieure ou égale à 20% de leur poids maximum ou si le score de la grille de douleur atteint 10-12, soit le cas sévère, les animaux seront alors mis à mort. Durant l’ensemble de l’étude, les souris seront hébergées dans des conditions conformes à la réglementation européenne en vigueur (environnement contrôlé : température et ventilation régulées, lumière avec un cycle de 12h, hygrométrie), avec un accès continu à la nourriture et à l’eau. Les souris seront maintenues en groupes de 3 à 5 animaux par cage. L’environnement est enrichi par des dômes en carton ou du coton.
Choix des espèces
Mammifères dont 99% des gènes sont orthologues à l’homme. Animal de petite taille et à reproduction rapide. Bonne connaissance anatomique, physiologique et biologique de ce modèle. Des souris entre 6 semaines-15 semaines seront utilisées afin d'étudier la protection de ces cytokines sur l'adulte. Classiquement les transplantations de moelle osseuse du modèle murin sont réalisées chez l’adulte, c’est-à-dire âgées d'au moins 6 semaines. Nous n’avons pas observé de différences entre les souris âgées de 6 à 15 semaines, c’est pour cela que nous utiliserons des animaux dans cette fourchette d’âge.
Évaluation in vivo sur le modèle souris infectées par Plasmodium berghei des propriétés prophylactiques et thérapeutiques de candidats anti-paludiques.
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
3 180 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles sont infectées par le parasite du paludisme Plasmodium berghei, suivies par prélèvements sanguins répétés et traitées par gavage ou injection, puis tuées. Une partie est aussi utilisée pour des repas sanguins de moustiques et des exsanguinations. Le projet teste des candidats antipaludiques, dont des extraits d'Artemisia. Le porteur affirme que le recours à l'animal est justifié par la "nécessité" de tester ces composés dans un "organisme entier".
Objectifs
Le Paludisme (ou Malaria) est une maladie parasitaire qui reste un problème majeur de santé publique dans le monde. Elle sévit dans 87 pays au niveau de la ceinture intertropicale et concerne près de la moitié de la population mondiale. Le Paludisme est dû à un parasite eucaryote unicellulaire appelé Plasmodium dont 5 espèces infectent l’Homme, les 2 majoritaires étant Plasmodium falciparum et vivax. D’après le rapport de l’OMS 2021, il a été répertorié 241 millions de cas de paludisme en 2020 dont 82% en Afrique où en 2018, P. falciparum était responsable de 99,7% des cas, alors que 53% des cas en Asie du Sud-Est étaient dus à P. vivax. Le Paludisme a fait 627 000 morts en 2020, principalement des enfants de moins de 5 ans de par leur faible immunité face à la maladie et 95% en Afrique car P. falciparum est responsable de la quasi-totalité des cas graves. La mise en place de techniques préventives telles que la distribution de moustiquaires imprégnées à grande échelle mais aussi l’amélioration du diagnostic ainsi que la mise au point de traitements ont permis de diminuer l’incidence du paludisme au cours des années. Puis tout récemment, le 06 octobre 2021, un 1er vaccin, le RTS,S/AS01 (Mosquirix) a été approuvé par l’OMS pour les enfants de moins de 5 ans avec une efficacité d’environ 30% ce qui représente une 1ère étape en terme de vaccination mais ne suffira pas à contenir la maladie en l’état. Or, il faut faire face à l’apparition régulière de résistances aux différents traitements administrés dans toutes les zones où le paludisme sévit (chloroquine, sulfadoxine pyrimethamine, méfloquine, etc…). Les derniers traitements en date et recommandés par l’OMS sont des combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine (ART), ou ACTs. Mais des parasites résistants à l’ART et à ses partenaires sont apparus progressivement en Asie du Sud Est (Cambodge) depuis quelques années pouvant entraîner des échecs thérapeutiques avec ces traitements. Des parasites multi-résistants, dont à l’ART, ont récemment été mis en évidence au Rwanda et en Ouganda, ce qui est inquiétant quant à leur propagation en Afrique. Face à cette situation, il est urgent d’identifier des molécules innovantes et efficaces avec des modes d’action différents en ciblant de nouvelles cibles thérapeutiques. Puis, sur du plus court terme, d’évaluer l’efficacité des infusions à base d’Artemisia déjà largement utilisées, notamment en Afrique.
Bénéfices attendus
Des résultats antérieurs ont permis de sélectionner des produits inhibiteurs d’une enzyme parasitaire appelée SUB1 qui a été décrite comme une nouvelle cible thérapeutique. Parmi eux, certains ont également une efficacité sur le parasite Plasmodium falciparum cultivé in vitro aux stades spécifiques auxquels SUB1 joue un rôle essentiel ce qui prouve leur capacité à traverser les barrières physiques que sont les membranes cellulaires et donc leur possibilité d’atteindre leur cible pour pouvoir l’inhiber efficacement. L’objectif est maintenant de poursuivre l’optimisation, en collaboration avec nos collègues chimistes, afin de sélectionner au maximum une dizaine de composés intéressants de part ces premières étapes de validation biochimiques et biologiques et donc de les tester en conditions réelles dans un organisme entier. Ce projet nous permettra d’évaluer l’activité anti-parasitaire des inhibiteurs de SUB1 in vivo en vue de les qualifier, ou pas, comme susceptibles d’entrer dans les phases ultérieures d’évaluation pré-cliniques. Différents extraits de plantes Artemisia annua et afra ont été testés sur des parasites sensibles et résistants aux combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine (ART) venant de patients du Cambodge. Pour une concentration en ART équivalente, ces extraits de plantes sont tout aussi efficaces que l’ART synthétique. Une adaptation du protocole afin de se rapprocher des conditions réelles d’une prise de traitement sur 3 jours et d’un équivalent par infusion sur 7 jours a permis de constater que ça améliore l’effet thérapeutique voire permet d’éliminer complètement les parasites même résistants après 7 expositions consécutives. Il semblerait possible d’améliorer la demi-vie initialement courte de l’ART via des inhibiteurs de la métabolisation de celle-ci ou par d’autres composés présents dans Artemisia. L’évaluation d’extraits d’Artemisia apportera des réponses précieuses quant à leur efficacité thérapeutique et prophylactique in vivo chez des parasites sensibles ou résistants à l’artémisinine. Ces données participeront, avec nos travaux réalisés sur la culture ex vivo de parasites P.falciparum résistants et sensibles à l’ART, à mieux caractériser l’activité anti-parasitaire des d’infusions à base d’Artemisia.
Procédures
L’infection des souris avec des globules rouges murins infectés par une injection intra-péritonéale ou intraveineuse dure une dizaine de secondes. Le suivi de la parasitémie se fait par prélèvements sanguins à la queue à partir du 2ème jour après l’infection et tous les jours jusqu’à J7 ou J8 puis tous les 2/3 jours jusqu’à maximum J30. Le geste ne nécessite pas d’échauffement préalable des animaux et ne nécessite que quelques secondes. L’administration des traitements se fait soit par injection intra-péritonéale à l’aide d’une seringue à insuline (30G) ou gavage intra-gastrique à l’aide de canules de gavage adaptées car flexibles et nécessite une dizaine de secondes. En fonction des procédures le traitement est administré en une seule fois ou répété jusqu’à 3 fois par jour pendant 7 jours au maximum. L’anesthésie se fait par injection intrapéritonéale d’un mélange de Xylazine / Kétanime à l’aide d’une seringue à insuline 30G et ne dure que quelques secondes. Une fois anesthésiées les souris infectées vont soit subir une exsanquination totale soit être utilisées pour infecter des moustiques via un repas sanguin. Ces 2 interventions nécessitent quelques minutes. Les manipulations de bioluminescence nécessiteront l’injection en intra-péritonéale d’une solution de D-Luciférine à chacune des souris qui sont alors remises en cage pour 5 minutes suite auxquelles elles sont anesthésiées par 5 minutes d’exposition à l’isoflurane puis maintenues endormies le temps de l’acquisition des images de bio-luminescence (10 à 15 minutes). Les souris sont ensuite replacées dans leur cage et surveillées jusqu’à leur réveil complet. Cette procédure aura lieu à 3 reprises à plusieurs heures d’intervalle.
Impact sur les animaux
Les souris seront infectées par le parasite P. berghei via une injection intra-péritonéale ou intra-veineuse ce qui occasionnera une gêne légère due à l’injection. Les souris seront maintenues en vie jusqu’à l’apparition des premiers effets indésirables de la maladie qui apparaissent graduellement : poils hérissés, mobilité lente ou prostration, état flasque de la queue, perte de plus de 10% du poids initial, équivalent au score 1 de la grille d’évaluation de la douleur, du stress et de l’inconfort du SBEA. .
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure car ils ne peuvent être ni réutilisés, ni replacés, ni adoptés. Une fois infecté par P. berghei et même dans le cas où le traitement administré a été un succès, les animaux seront mis à mort en fin d’expérimentation et donc non réutilisés afin de ne pas apporter de biais expérimentaux car pour des raisons de reproductibilité, toutes nos expériences sont effectuées sur des animaux dont le poids est similaire et donc l’âge identique afin de standardiser la posologie des traitements administrés.
Remplacement
Le recours à l'expérimentation animale est justifié par la nécessité de tester des composés candidats médicaments (que se soient de nouveaux composés chimiques ou des extraits de plante) dans un organisme entier, première phase indispensable avant d’éventuels essais pré-cliniques, et notamment dans un premier temps chez les rongeurs, ayant à disposition le modèle P. berghei/souris. Ce modèle permettra d’illustrer la capacité des composés sélectionnés à atteindre leur(s) cible(s) et donc à franchir les différentes barrières physiologiques, mais aussi de tenir compte de la métabolisation des composés qui ne peut être abordée in vitro, et ainsi de mesurer leur efficacité in vivo. De plus, il n’existe pas de technique qui permet de réaliser l’ensemble du cycle de vie complexe du parasite in vitro : chez les espèces qui infectent les rongeurs, le cycle de multiplication de P. berghei dans les globules rouges ne peut pas être reproduit in vitro. Les parasites doivent donc être propagés dans le sang des animaux avec un suivi de la parasitémie pour nos expériences mais aussi afin d’éviter que soit atteinte la phase d’occurrence des complications. Il est à noter cependant que seuls les inhibiteurs de SUB1 et les extraits de plantes dûment testés in vitro sur la culture de P.falciparum et ayant montré une activité anti-parasitaire significative seront testés in vivo. Enfin, concernant la cytotoxicité : - La cytotoxicité des inhibiteurs de SUB1 sera au préalable évaluée sur différents types cellulaires in vitro ; - Les extraits d’Artemisia sont issus de pharmacopées traditionnelles et sont bus tous les jours par des millions de personnes depuis des siècles sans qu’aucune toxicité n’ait été observée.
Réduction
Une analyse statistique issue d’expériences réalisées par le groupe il y a plusieurs années et très similaires à celles que nous aurons besoin de réaliser dans le futur a permis d’établir qu’une taille d’échantillon de minimum 5 animaux par groupe permet de détecter les différences de parasitémies interprétables eu égard aux questions posées, ie effet anti-parasitaire observé significatif ou pas pour un tel groupe de souris infectées par P. berghei, comparativement aux contrôles positif et négatif et donc cohérent avec la problématique biologique. Nous utilisons le nombre minimal possible d’animaux pour nos expériences tout en gardant une marge de sécurité d’une ou 2 souris par groupe en cas de problèmes lors de l’expérimentation ou intrinsèque à l’animal. Nous estimons donc que des groupes expérimentaux de maximum 7 individus par condition testée permettent en toute circonstance une appréciation significative au sens statistique du terme. Notre expérience montre que ce nombre d'animaux génère des écart-types exploitables. Ceci permet aussi de réduire le nombre d'expériences à répliquer et par conséquent le nombre d'animaux utilisés. Puis la stratégie choisie est de tester une pré-sélection de composés chimiques et un nombre réduit d’extraits de plante selon des protocoles expérimentaux plus allégés et nécessitant donc moins d’animaux (groupe de 3 individus) pour ensuite ne sélectionner qu’un nombre réduit de 2 candidats "pre-leads" anti-SUB1 et 2 extraits d’Artemisia dont les effets thérapeutiques et prophylactiques seront caractérisés plus précisément. L’objectif de cette pré-sélection est donc de réduire le nombre de composés et extraits à caractériser de façon complète, étape nécessitant plus de conditions expérimentales et donc plus d’animaux. Le statut immunologique d’animaux naïfs, ie n’ayant jamais été infectés, versus d’autres ayant préalablement été infectés représenterait une variable expérimentale susceptible d’introduire un biais expérimental de nature à nuire à la reproductibilité des résultats d’une expérience à l’autre. En conséquence, une fois infectés par P. berghei, et même dans le cas où le traitement administré aura été un succès, ces animaux seront mis à mort en fin d’expérimentation et donc non réutilisés.
Raffinement
1) Les souris sont hébergées dans des animaleries agréées. La température et la photo-périodicité de ces animaleries sont contrôlées. L’accès aux animaleries est strictement contrôlé et les animaux sont manipulés par des animaliers qualifiés et par des expérimentateurs formés. Les cages, contenant au maximum 7 individus, sont changées de façon hebdomadaire et y sont ajoutées en plus du biberon de boisson et la nourriture, des enrichissements de bien-être tels que des cotons, etc… 2) Pour les souris auxquelles sont inoculées Plasmodium berghei, la souche ANKA utilisée est adaptée aux rongeurs de laboratoire. Les souris infectées sont suivies régulièrement et les parasitémies déterminées. Les animaux sont mis à mort avant que n’apparaissent des symptômes graves de la maladie, liés à des parasitémies importantes, à l’origine de dommages systémiques (prostration, poils hérissés, perte de poids). 3) Pour éviter l’inconfort, notamment lors des repas sanguins des moustiques puis lors de l’acquisition d’imagerie de bio-luminescence, et la souffrance de l’animal lors de l’exsanguination afin de récolter le sang parasité pour en faire des cryo-stabilats, les animaux sont anesthésiés avec un mélange de Xylazine/Kétamine administrés par voie intra-péritonéale.
Choix des espèces
L’espèce animale utilisée pour ce projet est la souris (souches Swiss, BALB/C, NMRI Swiss, C57BL/6). Les hôtes naturels des parasites P. berghei sont des espèces de rongeurs sauvages (Grammomys, Thamnomys) d’Afrique Centrale. Des isolats de ces parasites ont été transmis et adaptés aux souris et rats de laboratoire depuis de nombreuses années par plusieurs équipes. Il est reconnu dans la communauté scientifique que l’infection des rongeurs avec ces parasites est un modèle biologiquement pertinent pour étudier plusieurs aspects du paludisme chez l’homme. La plupart des concepts, en particulier lors de la recherche de molécules anti-palustres préventives et/ou thérapeutiques ainsi que dans les 1ères phases de la validation d’un médicament, issus des modèles rongeurs se sont révélés exacts chez l’homme. La preuve de l’intérêt d’une recherche rigoureuse chez le rongeur pour éclairer ou suggérer la recherche chez l’homme n’est plus à faire. Les inoculations de parasites aux souris Swiss pour l’obtention des stabilats seront réalisées sur des jeunes adultes femelles de 3-4 semaines car elles ne sont pas immunocompétentes ce qui favorise l’infection par le parasite. Les expériences de l’évaluation des effets prophylactique et thérapeutique in vivo seront réalisées respectivement sur des souris femelles adultes C57BL/6 âgées de 7-8 semaines et NMRI Swiss ou BALB/C de 6 semaines car nous souhaitons que le poids de départ de ces souris au début de l’expérience soit d’environ 20g, paramètre important pour l’administration des différents traitements testés.
Analyse comparative de méthodes de détection des neurotoxines botuliques
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
1 968 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chaque souris reçoit une injection de neurotoxine botulique qui provoque une paralysie motrice et une insuffisance respiratoire irréversibles, avant une mise à mort par dislocation cervicale. Le projet compare des méthodes de détection en s'appuyant sur le test de létalité DL50 chez la souris, présenté comme la méthode "de référence". Le porteur revendique un objectif de remplacement "à terme", tout en maintenant l'usage de la souris comme standard de sensibilité.
Objectifs
Dans son ensemble, ce projet a pour ambition de répondre aux trois questions scientifiques décrites ci-dessous et qui s’inscrivent plus largement dans le défi sociétal de diminuer ou proscrire le recours aux tests diagnostiques sur animaux : 1) Établir des recommandations sur la validité et les limites des principales méthodes de détection des neurotoxines botuliques (BoNT). Cette étude dans son ensemble apportera des éléments scientifiques factuels permettant de définir les méthodes les plus sensibles et les plus spécifiques vis-à-vis de matrices environnementales et cliniques et en fonction des principaux sérotypes et sous-types de BoNT isolés en clinique. 2) Harmoniser et valider des produits de référence et des méthodes partagées dans le plus grand nombre possible de laboratoires Européens. 3) Établir des recommandations sur les développements technologiques à poursuivre pour améliorer la sensibilité ou spécificité des méthodes de diagnostic des neurotoxines botuliques et en particulier pour les sous-types les plus rarement retrouvés en clinique.
Bénéfices attendus
Les résultats apportés par ce programme auront des retombées tant en santé humaine qu’en terme de réduction du nombre d’animaux utilisés pour le diagnostic du botulisme : Bénéfices à court terme : - Un progrès notable sera obtenu en Europe par l’évaluation comparative de différentes méthodes de détection des neurotoxines vis-à-vis des principaux sérotypes et sous-types de BoNT isolés en clinique. - Le test de létalité chez la souris servira de standard de sensibilité de détection de l’activité des neurotoxines botuliques dans différentes matrices. Bénéfices à long terme : - Ce projet est une étape nécessaire en vue de l’utilisation de méthodes de remplacement du test de létalité chez la souris pour le diagnostic des neurotoxines botuliques. Ce programme permettra une comparaison complète de cinq méthodes in vitro en s’appuyant sur des données comparatives de dose léthale 50 (quantité d'une matière, administrée en une seule fois, qui cause la mort de 50 % (la moitié) d'un groupe d'animaux d'essai) obtenues sur modèle souris. - L’amélioration des méthodes biochimiques de détection des neurotoxines botuliques contribuera à l’amélioration du diagnostic précoce du botulisme, point essentiel à la réussite du traitement par sérothérapie et des réponses à la menace biologique au niveau national et international. Ce projet permettra de réduire le risque biologique dans les sociétés civiles. - Ce projet va donc directement permettre l’implémentation de la Directive européenne 2010/63/EU pour la protection des animaux et la réduction drastique de leur utilisation.
Procédures
Les animaux sont soumis à une seule injection intrapéritonéale (geste validé 19A)
Impact sur les animaux
Les signes caractéristiques de paralysie due à l’activité des toxines botuliques sont une paralysie motrice et une insuffisance respiratoire avec discordance respiratoire se manifestant par un resserrement de la ceinture abdominale et un soulèvement de la cage thoracique non synchrone avec les mouvements des flancs. Des signes précurseurs peuvent être observés notamment l’attitude générale de l’animal et/ou sa fourrure moins lisse et soignée. Les signes peuvent apparaitre plus ou moins rapidement en fonction du sérotype et sous-type de toxine botulique. Une fois que les signes apparaissent, ils évoluent de façon irréversible sauf dans le cas de doses inférieures proche de la LD50 (léger creusement des flancs) pour lesquelles les souris peuvent survivre et récupérer. Il est donc essentiel de procéder à un suivi de l’évolution du processus d’intoxication chez l’animal jusqu’aux premiers signes de souffrance sur une durée de 4 jours (selon la directive Européenne de la pharmacopée 10.0 référence 01/2020:0085, https://pheur.edqm.eu/home). Nous avons mis en place une surveillance quotidienne des animaux injectés, pour que tout animal présentant les signes avancés caractéristiques de paralysie irréversible due à la toxine botulique (symptomatologie combinée de paralysie motrice, insuffisance respiratoire et resserrement majeur de la ceinture abdominale) soient mis à mort par dislocation cervicale pour éviter une souffrance prolongée.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure car ils ne peuvent être ni réutilisés, ni replacés, ni adoptés.
Remplacement
Les méthodes alternatives nouvellement développées pour la détection des neurotoxines botulique et leur sérotypage nécessitent pour un futur développement clinique une étape d’évaluation de leur sensibilité et spécificité par un groupe de laboratoires experts et ce vis-à-vis du test de létalité chez la souris qui est aujourd’hui la méthode standard de détection de l’activité des neurotoxines botuliques. A terme ce projet à pour ambition d’apporter des éléments rationnels pour progresser vers un remplacement des tests souris dans le diagnostique du botulisme et l’étude des toxines botuliques.
Réduction
La méthode de réduction est l’emploi du plus faible nombre de souris possible afin d’atteindre un coefficient de variation proche de 20% idéalement. Les conditions recommandées par les biostatisticien.ne.s ont conduit à : 1) l’utilisation de groupe de 2 ou 4 animaux et tests d’un minimum de dilutions encadrant les LD50. 2) bonnes pratiques de laboratoire et gestion des résultats pour permettre de limiter le nombre d’expériences nécessaires à l’obtention de résultats fiables tout en intégrant les recommandations de la pharmacopée Européenne 10.0 référence 01/2020:0085.
Raffinement
La surveillance des souris a été accrue afin de détecter le plus tôt possible les signes cliniques du botulisme. Nous cherchons à identifier des critères précoces notés sur la feuille d’observation qui nous permettront de prévoir l’apparition des symptômes de paralysie et donc mettre à mort l’animal. Des cotons « Dietgel » sont placés dans la cage dans le cas ou certaines souris auraient du mal à se déplacer. Si nous observons une déshydratation des souris nous leur injecterons 0.5 mL de sérum physiologique par voie sous cutanée.
Choix des espèces
Le test de référence de létalité sur souris est la seule méthode reconnue de référence dans la pharmacopée 10.0 référence 01/2020:0085 pour la détection et le dosage des toxines botuliques. Cette méthode doit être réalisée sur modèle souris afin d’obtenir la meilleure sensibilité de tous les sérotypes connus pour être pathogènes chez l’homme. Souris adultes swiss IOPS âgées de 4-7 semaines. La sensibilité des souris aux toxines botuliques dépend de leur âge et de leur poids. Le test de référence de létalité sur souris est la seule méthode reconnue de référence dans la pharmacopée pour la détection et le dosage des toxines botuliques, ainsi que pour la détermination d’anticorps neutralisants. Cette méthode doit être réalisée sur la souris à ce stade de développement afin d’obtenir la meilleure sensibilité.
Etude de la réponse d’un poisson plat estuarien, le Flet (P. flesus), à une exposition à un cocktail de pesticides.
- Recherche appliquée
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
135 flets vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Capturés en estuaire par pêche électrique, ils sont exposés un mois à un cocktail de pesticides par balnéation, puis tués pour prélever leur foie. Le projet vise à valider des biomarqueurs de la qualité des eaux estuariennes. Le porteur affirme qu'il est "indispensable" de recourir à des poissons vivants et qu'il n'a "pas d'autre alternative".
Objectifs
Le projet présenté vise à évaluer l’impact d’un mélange de pesticides sur le flet un poisson plat communément trouvé dans les estuaires. Le poisson sera exposé pendant un mois à des doses sublétales de pesticides reflétant les concentrations classiquement retrouvées dans un estuaire dont le bassin-versant est soumis à une forte pression agricole. La procédure expérimentale développée, incluant deux niveaux d’exposition et un groupe témoin non exposé, permettra d’isoler les effets des pesticides des différents stress naturellement subis par le poisson dans la nature. L’objectif est d’identifier les modifications métaboliques du flet en réponse à cette exposition aux pesticides. Les résultats obtenus permettront de valider des biomarqueurs dont la dérégulation, chez des poissons prélevés dans la nature, est le signe de la présence de pesticides. Ce projet permettra donc, à terme, d’améliorer les procédures d’évaluation de la qualité des eaux estuariennes.
Bénéfices attendus
La procédure expérimentale proposée permettra de décrypter les mécanismes moléculaires de la réponse, et les réorientations métaboliques mises en place par les poissons face à une contamination à des pesticides, à des concentrations classiquement observées dans des estuaires présentant des bassins versants dominés par les activités agricoles. La connaissance fine de ces mécanismes permettra de mieux comprendre les impacts des pesticides sur les espèces vivant en estuaire, mais également de développer de nouveaux biomarqueurs qui, caractérisés dans des poissons prélevés in natura, permettront d'augmenter l'efficacité des procédures d’évaluation environnementales applicables à ces écosystèmes qui revêtent une importance sociétale, écologique et économique considérable.
Procédures
Les nuisances prévues au cours de cette procédure expérimentale sont : - une session de pêche électrique (narcose légère) de 2-3 heures pour capturer les poissons en milieu naturel, - le transport jusqu’au laboratoire (1h30 maximum) dans des bacs de 150L, - les biométries effectuées en début d’expérience sur les individus sédatés et anesthésiés (1h en tout), - l’exposition par balnéation d’un mois à 2 concentrations de mélange de pesticides, une faible et une forte. Les poissons seront placés dans des bacs de 20L d’eau de mer, avec un renouvèlement de l’eau et des pesticides tous les 2 jours pour la moitié du volume d’eau, soit 10L.
Impact sur les animaux
Les juvéniles de flets subiront un choc électrique afin de permettre leur capture en milieu naturel. Il s’agit d’une narcose légère, de faible intensité pendant une dizaine de seconde, qui permet d’attraper les poissons avec un haveneau sans causer de stress majeur chez les individus. De plus, les poissons subiront un léger stress lors de leur transport jusqu'au site expérimental, mais cela ne durera qu’au maximum 1h30. Enfin, les poissons seront soumis à un léger stress pendant 1 mois, dû à la contamination aux pesticides.
Devenir
A la fin de l’exposition aux pesticides, l’ensemble des poissons de la procédure (contaminés et témoins) seront mis à mort afin de prélever les organes nécessaires aux analyses pour mener à bien la présente étude.
Remplacement
Ce projet a pour objectif d’étudier les dérégulations métaboliques des poissons exposés à un mélange de pesticides qui s’approche des conditions naturelles. L’organe ciblé pour approfondir les réponses moléculaires du poisson par une approche de protéomique est le foie. Il est donc indispensable d’avoir recours à des animaux vivants, les poissons ne pouvant être remplacés par un modèle informatique, des invertébrés ou un tissu isolé. Par ailleurs cette procédure expérimentale au laboratoire sur poissons doit nous permettre d'affiner nos interprétations sur la réponse du poisson in natura aux stress environnementaux; nous n'avons donc pas d'autre alternative.
Réduction
Dans le but de réduire le nombre d’animaux prévu pour ce projet, le nombre de poissons utilisés et mis à mort pour cette procédure expérimentale est de 15 poissons par bacs, pour 9 bacs de 20L, soit 135 individus. Ainsi, la densité de poissons par bassin d’élevage sera inférieure à 10kg/m3 ce qui n’est pas considéré comme une densité génératrice de stress. De plus, cela correspond au minimum nécessaire à la robustesse des tests statistiques qui seront utilisés pour comparer les différentes conditions expérimentales et pour limiter la variabilité individuelle. En outre, le prélèvement en milieu naturel de 135 poissons constitue un nombre relativement faible d’individus, ce qui n’aura aucun impact sur la démographie de la population naturelle de flets de l’estuaire où seront échantillonnés les poissons.
Raffinement
Avant le début de la procédure, les flets seront maintenus une semaine dans des grands bacs de 300L pour acclimatation et traitements antibiotiques, si nécessaire. Les poissons seront ensuite placés dans les bacs expérimentaux de 20L, par lot de 15, pendant 1 semaine avant de lancer la procédure dans lesdits bacs. Ces bacs sont partiellement opaques et sont oxygénés en continu grâce à des pompes à air. Les poissons seront par la suite exposés aux pesticides par balnéation en introduisant directement les pesticides dans les bacs, à partir d’une solution mère liquide. Une surveillance quotidienne de l’état de santé sera également mise en place lors de l’expérience. Elle aura lieu le matin, lors du nourrissage des poissons, et en fin de journée. Les flets présentent des marqueurs de stress tels que le changement de couleur ou une altération du comportement pour la prise de nourriture, pouvant être utilisés comme points limites. Ainsi, si un individu présente de couleur sombre et des difficultés de nage, reste plaqué au fond du bac et ne s’alimente pas pendant 3 jours consécutifs, il sera considéré en état de souffrance, et de facto sorti du protocole expérimental et mis à mort. Cette décision sera prise en concertation avec le responsable du projet et la responsable(s) du bien-être des animaux. Une feuille de suivi des poissons sera complétée quotidiennement tout au long de la procédure. Cette fiche comportera un suivi des paramètres physico-chimiques (température, concentration en oxygène, pH, salinité) ainsi que l’état des poissons (problèmes de nage, position dans la colonne d’eau, prise alimentaire, changement de couleur, perte d’écaille, état des nageoires, lésions cutanées et parasites). Le nombre de poissons morts, moribonds, prélevés et restant dans les bacs d’exposition sera également relevé. Enfin, afin de limiter le plus possible le stress des poissons lors des manipulations, ils seront sédatés et anesthésiés un bac opaque avec couvercle prévu à cet effet et manipulés sur un linge humide pour protéger les écailles et la peau.
Choix des espèces
Le flet a été choisi pour cette procédure expérimentale car cette démarche s’intègre au sein d’un projet visant à optimiser des méthodes d’évaluation de la qualité des eaux estuariennes Le flet est une espèce sentinelle de la qualité des eaux estuariennes, particulièrement étudiée à l’échelle de l’Europe ; cette espèce est présente en abondance dans les estuaires de la côte Atlantique. Le flet est considéré comme un très bon enregistreur de son environnement, en milieu naturel comme au laboratoire.