Recherche appliquée
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- Autres troubles humains
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- Cancers
- Diagnostic des maladies
- Maladies animales
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- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
- Troubles cardiaques
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- Troubles immunitaires
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- Troubles nerveux
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Rôle autonome de CAR hépatique dans la stéato-hépatite non alcoolique
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
128 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent un régime gras et sucré pendant 28 semaines induisant obésité et maladie du foie, une injection d'un virus AAV dans la veine de la queue, des prélèvements sanguins à la joue et à la veine porte, avant mise à mort par dislocation cervicale. Le projet étudie le rôle d'une protéine hépatique dans la stéato-hépatite non alcoolique, avec des stratégies thérapeutiques annoncées pour l'humain. Le porteur affirme que l'étude de l'axe intestin-foie nécessite un "organisme entier" et des souris génétiquement modifiées.
Objectifs
Le syndrome métabolique touche actuellement 18% des habitants en France. Au niveau du foie, les complications de ce syndrome se caractérisent par une accumulation de graisses dans l'organe, puis peuvent évoluer vers des stades plus avancés d'inflammation, de fibrose et de dysfonction du foie. Ces maladies représentent maintenant la deuxième cause de transplantation de foie et il n'existe pas de traitement de référence contre ces maladies. Dans ce projet, nous souhaitons approfondir les connaissances sur le rôle d'une protéine (le récepteur nucléaire CAR (Constitutive Androstane Receptor)) dans le développement de ces maladies chroniques du foie. Ce recepteur est impliqué dans le maintien des fonctions de détoxification et de métabolisme lipidique du foie et des études préliminaires montrent que son expression est très diminuée dans les maladies métaboliques du foie. Cependant, son rôle dans l'avancée de la maladie est inconnu. Ainsi pour cette étude nous utiliserons des souris dont le gène CAR a été supprimé et nous les nourrirons avec un régime induisant une obésité et une maladie hépatique mimant celle observée chez l'Homme. Nous étudierons le rôle de la protéine CAR dans le dialogue entre l’intestin et le foie lors de ce régime. Les institutions internationales recommandent de prendre en compte l’effet du sexe dans le métabolisme énergétique puisqu’il existe chez l’Homme une grande différence entre les hommes et les femmes. Nous étudierons donc le rôle de CAR dans les 2 sexes.
Bénéfices attendus
Avec ce projet nous souhaitons approfondir les connaissances sur le rôle hépatique de CAR dans le développement des maladies chroniques métaboliques du foie, pour pouvoir par la suite proposer des stratégies thérapeutiques chez l'Homme. En effet, il n'existe à ce jour aucun traitement de référence pour les patients atteints de ces maladies, qui représentent actuellement la 2e cause de transplantation de foie dans le monde. Ainsi, nos études permettront de mieux cibler les médicaments nécessaires à chaque sous-catégorie de patients, notamment en fonction de leur sexe.
Procédures
Après les 2 semaines d'acclimatation, les animaux seront placés sous régime (WD). Dans la même semaine, nous injecterons un volume 100 microlitres de solution contenant les AAV à chaque animal au niveau de la veine de la queue. L'AAV est un virus qui va véhiculer une séquence d'ADN qui code pour une protéine d'intérêt et qui permet de restaurer l'expression de cette protéine d'intérêt dans un organe cible chez des individus où la protéine a été supprimée par génie génétique dans tout l'organisme. Après 14 semaines de régime, nous exposerons aussi les animaux à 1 prélèvement de sang à la joue (représentant moins de 5% de leur volume de sang total), le geste durera moins de 1 minute par animal. Après les 28 semaines de régime nous procèderons à 1 prélèvement de sang à la veine porte et la veine cave sous analgésie et anesthésie générale. Ainsi, les animaux transgéniques seront exposés à un régime riche en graisse pendant 28 semaines.
Impact sur les animaux
Le régime WD, qui est un régime enrichi en graisse, en sucre et en cholestérol, mime le régime consommé par les populations occidentales dans lesquelles l'incidence de l'obésité atteint 30% de la population, ce régime induit donc une obésité chez les animaux, ainsi que les perturbations métaboliques généralement associées à l'obésité: intolérance au glucose (diabète), accumulation de triglycérides dans le foie, augmentation de la perméabilité intestinale, sans souffrance visible des animaux, ni changement drastique de leur comportement. L'AAV quant à lui est un virus qui va véhiculer une séquence d'ADN qui code pour une protéine d'intérêt et qui permet de restaurer l'expression de cette protéine d'intérêt dans un organe cible chez des individus où la protéine a été supprimée par génie génétique dans tout l'organisme. L'injection de l'AAV au niveau de la veine de la queue demandera une contention de l’animal qui peut entraîner un stress. Enfin, le prélèvement sanguin à la joue demandera une contention et peut entrainer un épanchement au niveau de la joue.
Devenir
A l'issu de la procédure tous les animaux seront euthanasiés par dislocation cervicale.
Remplacement
L’utilisation d’animaux de laboratoire est nécessaire car le projet implique le dialogue entre organes, en particulier entre le foie et l'intestin. Pour étudier l'interaction entre l'alimentation et le microbiote intestinal, ainsi que les voies moléculaires impliquées dans l'axe intestin-foie, l'utilisation de souris de laboratoire est appropriée avec la possibilité d'utiliser des animaux génétiquement modifiés. L'étude spécifique de l'axe intestin-foie justifie l'utilisation d'expériences in vivo car l'étude in vitro de lignées cellulaires clonales ne permet pas d'examiner les interactions complexes entre les différents compartiments et organes qui composent l'axe intestin-foie intact.
Réduction
Nous avons soigneusement conçu les expériences pour à la fois répondre à nos questions scientifiques et respecter la nécessité de réduire le nombre d'animaux dans la recherche scientifique. Nous utiliserons le plus petit nombre possible d'animaux requis pour cibler nos objectifs en fournissant des résultats statistiquement significatifs. Un nombre suffisant de souris sera utilisé dans toutes les expériences afin d'observer des effets biologiquement pertinents et statistiquement significatifs. Le nombre d'animaux a été déterminé par un calcul de puissance et basé sur les résultats antérieurs d'études similaires.
Raffinement
Le milieu d’élevage des souris est enrichi d’un abri en inox permettant aux souris de s'isoler de leurs congénères si besoin. Pour limiter le stress, les animaux sont manipulés régulièrement et habitués à la contention. Nous procèderons également à une surveillance accrue des souris (toutes les heures le premier jour puis 2 fois par jours pendant 1 semaine) après le prélèvement de sang à la joue et après l'injection au niveau de la queue. Concernant la gestion de la douleur nous appliquerons un analgésique local la queue avant l'injection au niveau de la veine de la queue. Pour le prélèvement à la veine porte et à la veine cave on réalise une pré-médication par voie intra-péritonéale afin d’induire l’analgésie des animaux. Ensuite après 2 minutes, l'anesthésie débute dans une cage à induction volatile. Le contrôle de l’efficacité de l’anesthésie est fait par vérification du réflexe de retrait à la patte. Pour l'évaluation de la souffrance, de la détresse et de l'inconfort des animaux, des points limites gradés seront mis en place basés sur l'évaluation de cinq aspects de l'état de l’animal: variation du poids de l'animal; apparence physique externe; signes cliniques mesurables; changement dans les comportements non provoqués; et, réponses comportementales aux stimuli externes. Pour chaque catégorie, un système d'évaluation avec indices de 0 (normal ou léger) à 3 (changements importants par rapport à la normale) est proposé. L'indice cumulatif obtenu en ajoutant les valeurs de chacune des catégories indique supérieur ou égal à 3, le critère d’arrêt sera atteint et l’animal sera retiré de l’expérimentation.
Choix des espèces
Nous souhaitons étudier le rôle du récepteur CAR dans la stéato-hépatite non alcoolique, pathologie qui met en jeu le dialogue entre plusieurs organes (tissus adipeux, intestin et foie notamment) ainsi il est impossible d'étudier cette pathologie via l'utilisation de modèles cellulaires. C'est la raison pour laquelle nos études nécessitent un organisme entier. De plus, afin d’étudier spécifiquement le rôle de la protéine CAR dans cette pathologie systémique, la souris est actuellement le meilleur modèle expérimental car il existe des modèles transgéniques dans lesquels cette protéine a été supprimée au niveau de tout l’organisme (modèle knock-out KO). Enfin, nous utilisons uniquement des souris adultes car il est nécessaire que la fonction hepatique ait pleinement atteint sa maturité physiologique (souris âgées de 7 semaines minimum)
Phénotypage de mutants de souris génétiquement modifiés modélisant le syndrome Bosch-Boonstra-Schaaf optic atrophy (BBSOA)
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Pendant les quatre semaines du test TouchScreen, des souris mutantes reçoivent une eau acidifiée progressivement jusqu'à un pH de 2,3, et pour un autre test elles sont enfermées environ 45 minutes dans un cylindre, exposées à des sons allant jusqu'à 110 dB. 60 souris issues de trois lignées mutantes et de deux groupes témoins vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes mises à mort en fin de projet pour des analyses histologiques et moléculaires. Elles subissent aussi l'implantation d'une puce sous la peau, puis, sous anesthésie, une tomographie par cohérence optique et une électromyographie par aiguilles avec stimulation électrique de 8 mA, ainsi qu'un suivi dans l'arène du Live Mouse Tracker. Les mutations étudiées sont celles du syndrome BBSOA, une maladie génétique rare de l'enfant, et le porteur renvoie les pistes thérapeutiques "à long terme". Il écrit avoir défini "des points limites éthiques", sans dire lesquels.
Objectifs
Les troubles neurodéveloppementaux (NDD) sont des maladies complexes et hétérogènes présentant des symptômes associés à un développement anormal du cerveau pouvant entraîner plusieurs déficits comportementaux, tels des troubles de l'attention/hyperactivité, les troubles du spectre autistique, une déficience intellectuelle, l'épilepsie ou encore les troubles d'apprentissage. Les NDD englobent plusieurs dysfonctionnements cérébraux développementaux, qui se manifesteront par des troubles neuropsychiatriques ou une altération de la fonction motrice, de l'apprentissage, du langage ou de la communication non verbale avec une grande variabilité et différents degrés de gravité. Des études récentes ont révélé un rôle essentiel du développement cortical embryonnaire dans la physiopathologie des NDD, mais la génétique et les mécanismes sous-jacents sont encore méconnus. En particulier, un gène joue un rôle crucial dans le développement du cerveau. Des mutations sur ce gène entraine l’apparition du syndrome Bosch-Boonstra-Schaaf optic atrophy (BBSOA), qui est une maladie génétique rare, décrite pour la première fois en 2014. Les patients présentent une multitude de symptômes neuronaux et comportementaux, y compris, un retard développemental, une déficience intellectuelle, un trouble du spectre autistique, un trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité, des convulsions, une déficience visuelle et auditive. L'objectif de ce projet est de mieux comprendre comment les mutations de ce gène peuvent causer le syndrome BBSOA. Certains des symptômes observés chez les patients BBSOA fournissent déjà des indices importants sur le rôle de ce gène dans le développement du cerveau. En outre, des corrélations entre la génétique et le comportement commencent à être caractérisées chez les patients atteints de BBSOA. Néanmoins il est nécessaire d’étudier de façon approfondie des modèles animaux qui permettront de reproduire les mutations génétiques décrites chez l’Homme. Au cours de ce projet nous caractériserons le comportement de 3 lignées de souris présentant des différentes mutations sur ce gène. Cela nous permettra de mieux comprendre comment les mutations contribuent aux différentes anomalies du développement neurologique chez les patients atteints du syndrome BBSOA.
Bénéfices attendus
Les troubles neurologiques du développement sont des maladies neuro-développementales qui impliquent un dysfonctionnement de l’apprentissage, la mémoire, la perception, le langage, la résolution de problèmes et/ou l’interaction sociale. Ces troubles sont principalement d’origine génétique et se manifestent au cours de la petite enfance. Ce projet de recherche expérimentale se focalise sur un gène dont le rôle clé pendant le développement cortical est bien connu et dont plusieurs mutations conduisent au syndrome appelé BBSOA. Les enfants atteints de cette maladie présentent des déficits cognitifs et comportementaux, des crises d’épilepsie au jeune âge et montrent des retards dans l’apprentissage et dans le langage. La majorité des patients (>80%) diagnostiquée présente des troubles du spectre autistique (TSA). Les études récentes à ce sujet ont permis de mettre en évidence des anomalies cérébrales, notamment dans les régions du cerveau impliquées dans le langage et l’abstraction. Pour approfondir la compréhension de l’impact fonctionnel des mutations de ce gène, le projet global vise à mieux caractériser les mécanismes dans le cerveau qui sous-tendent les déficits cognitifs des enfants malades. En particulier, cette étude comportementale qui sera comparée avec celle clinique permettra d’étudier l’impact fonctionnel des mutations du gène dans le contexte des TSA avec le but à long terme de déboucher sur des pistes thérapeutiques.
Procédures
Les animaux seront soumis aux interventions suivantes : - Implantation sous-cutanée d'une puce sera faite sur les animaux. Elle se fera sous anesthésie et avec une couverture antalgique (durée = 30 minutes) - Injection intra-péritonéale d'anesthésique (durée = 5 secondes) (deux fois)*. -Tomographie par Cohérence Optique (durée = 10 minutes). - Electromyographie permettant la mesure neurophysiologique de la fonction motrice et sensorielle (durée = 10 minutes), insertion d'électrodes à aiguille + stimulation électrique (0,1 ms, 8mA). Les aiguilles sont insérées à travers la peau de l'animal à une profondeur de 1 à 2 mm. - Injection sous-cutanée d'antidote de l'anesthésique (durée = 5 secondes). -Consommation d'eau acidifiée lors du test TouchScreen (4 semaines). - Contention des animaux dans un cylindre fermé lors du test d'altérations des capacités de filtrage de l'information. Dans ce test des sons de 110 dB pour une durée de 40 msec et d'autres plus faibles (65-70-75-85-90 dB ; durant 10 msec) sont présentés à l'animal. Chaque type de stimulus est présenté 10 fois aléatoirement durant le test. Un intervalle de 20 sec sépare 2 stimuli. Avec 11 types de stimuli présentés 10 fois, une session dure environ 45 min.
Impact sur les animaux
Les animaux subiront une implantation d'une puce d'identification par radiofréquence en sous-cutanée sous anesthésie gazeuse. Lors des périodes d'analyse du test Live Mouse Tracker, ils seront simplement transférés dans une arène de 50 cm de côté qui disposera de sciure, boisson et aliment qu'ils pourront explorer. Lors de la Tomographie par Cohérence Optique et de l'électromyographie ils auront une anesthésie chimique avec une injection intrapéritonéale. Pour le test du Touchscreen, l'eau des biberons des cages d'élevage sera acidifiée pendant les jours de test. . Il y une acidification progressive de l’eau (acide citrique 1,5%) de pH 7 à pH 2,3. Lors de la période précédant le test l’animal subit une habituation au lait fraise (12% de sucre) dans biberon pendant 15 min par jour ainsi qu’une variation du pH de 7 à 3 (semaine 1). Puis lors du test le pH varie de 2,8 à 2,3 (semaines 2 à 4). Pour le test d'altérations des capacités de filtrage de l’information, l’animal est placé dans un cylindre fermé.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin du projet afin de réaliser des analyses histologiques et moléculaires.
Remplacement
Cette étude comportementale sera complémentaire d'études in vitro sur des cellules de patients BBSOA porteurs des différentes mutations. Ceci permettra de décrypter les anomalies cellulaires et moléculaires à la base du trouble du développement BBSOA. Néanmoins, la présence d’anomalies comportementales des patients ne pourra pas être reproduite in vitro et nécessite donc l’utilisation d’animaux pour mieux comprendre l’impact/ le lien des mutations sur le phénotype neurodéveloppementale.
Réduction
Dans un souci de réduction, le nombre d'animaux pour chaque expérience sera limité à celui nécessaire à la validation d'un effet significatif. Nous utilisons une stratégie de croisement qui permet d'utiliser tous les animaux générés, et les mêmes animaux seront utilisés dans les différents tests comportementaux. Nos études antérieures nous montrent qu’un nombre minimal de 12 animaux par groupe est nécessaire pour obtenir une réponse significative. Enfin, pour réduire le nombre d’animaux seulement 2 groupes contrôles seront utilisés pour 3 groupes expérimentaux présentant des mutations.
Raffinement
Afin de réduire l'inconfort des animaux, la durée minimale sera appliquée pour chaque test, afin de réduire le stress auquel seront exposés les animaux. Des phases de récupérations entre les différents tests seront prévues. De plus, afin d'améliorer le bien-être animal au cours de notre étude, les besoins physiologiques des animaux seront respectés (cages propres, nids d'enrichissement) permettant une réduction du stress et de limiter au maximum la souffrance des animaux. Les animaux seront surveillés quotidiennement et auront un accès illimité à l'eau et à la nourriture. Ils subiront la pose d'une puce sous-cutanée sous anesthésie et avec une couverture antalgique suite à laquelle une attention particulière sera effectuée afin de vérifier la bonne cicatrisation. Nous utiliserons du gel ophtalmique hydratant durant les implantations pour éviter un dessèchement oculaire. Le réveil de l'animal se fera sur une couverture chauffante (37°C), qui permettra un retour progressif de la température corporelle de l'animal. Nous avons défini des points limites éthiques dans le cadre de la procédure expérimentale. Un antiseptique local par spray pourra être administré si besoin. De la même manière lors de l'Electromyographie et de la Tomographie par Cohérence Optique une anesthésie sera faite pour éviter tout stress. Les animaux seront injectés en sous-cutané avec un antagoniste de l'anesthésique après les tests et placés sur une couverture chauffante (37°C) jusqu’à leur réveil. Les animaux seront ensuite replacés dans leur cage d’hébergement et surveillés quotidiennement.
Choix des espèces
Nous avons choisi la souris en raison de ses similarités génétiques avec l'Homme, ainsi que la facilité avec laquelle son génome peut être manipulé et analysé. Grâce aux progrès des technologies de manipulation génétique, il est aujourd’hui possible d’introduire des mutations génétiques chez la souris et modéliser donc une maladie génétique humaine chez la souris. Les manipulations génétiques nous permettent de simuler in vivo des altérations de l’expression de gènes ou de la physiologie cellulaire, caractéristiques de pathologies humaines. La génération et l’analyse de ces modèles pourront nous être utiles dans la compréhension des mécanismes à la base de la maladie génétique et au développement de nouvelles thérapies. Les animaux utilisés seront des jeunes adultes et âgés de 6 à 9 semaines. Cet âge a été choisi car le développement du cortex est terminé, mais ce dernier est encore plastique. De plus les systèmes visuels et auditifs sont aussi matures.
ValvAO: Mise au point d’un modèle de dégénérescence de bioprothèses valvulaires cardiaques chez le cochon
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
70 cochons Yucatan, dont une partie génétiquement modifiée pour développer une hypercholestérolémie, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, les survivants étant tués en fin de protocole pour l'étude histologique de leur valve. Chacun subit le remplacement de sa valve aortique par une bioprothèse, sous circulation extracorporelle : six heures d'anesthésie, une dizaine d'heures sous sédation et ventilation, 48 à 72 heures de soins intensifs, puis des prises de sang et des échographies à un, trois et six mois, sous contention physique ou, si elle échoue, sous anxiolytique. L'équipe cherche pourquoi ces prothèses dégénèrent chez les patients humains au bout de 10 à 15 ans, et dit tenir compte d'une perte pouvant atteindre 50 %, faute de redémarrage du cœur, classique selon elle dans ces chirurgies chez le porc. Le porteur range la douleur, l'infection de la plaie thoracique et la pleurésie parmi les "Complications mineures pouvant être minimisées par des mesures préventives et thérapeutiques".
Objectifs
Aucun traitement médical n’est à l’heure actuelle disponible pour traiter les pathologies valvulaires cardiaques. La seule option offerte aux patients est le remplacement valvulaire par une nouvelle prothèse lors d’une chirurgie à cœur ouvert. Ces dernières années, l’utilisation de prothèses biologiques a pris le pas sur les prothèses mécaniques, principalement à cause de leur meilleure performence hémodynamique et du développment de techniques moins invasives (remplacement par transcatherter des valves). Par contre, ces prothèses ont une durabilité réduite : en effet, la dégénerescence de ces bioprothèses est observée 10 à 15 ans post implantation. Cette dégénrescence a une implication importante d’un point de vue clinique, pouvant entraîner des symptomes chez les patients, un besoin d’une ré-intervention valvulaire et peut aussi entrainer le décès. Cependant, à ce jour, les mécanismes physiopathologiques impliqués dans ce processus dégénératif sont inconnus. L’objectif de notre projet de recherche est d’étudier les mécanismes physiopathologiques impliqués dans la survenue de cette dégénérescence des bioprothèses. Ce projet s’appuie sur un modèle de chirurgie de remplacement valvulaire cardique chez le cochon. L’étude portera sur le rôle de l’hypercholestérolémie et de la thrombose dans le processus de dégénérescence des bioprothèses. Des cochons contrôles (Yucatan WT) et modifiés génétiquement (Yucatan avec gain de fonction de PCSK9), recevant ou non un traitement anticoagulant seront étudiés dans cette étude, qui permettra donc d’étudier les mécanismes physiopathologiques impliqués dans la dégénrescence des bioprothèse et l’effet synergique de l’hypercholestérolémie et/ou de la thrombose prosthétique.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra une meilleure compréhension des mécanismes physiopathologiques impliqués dans le processus de dégénérescence des bioprothèses, et ainsi aboutir à des modifications de prise en charge des patients subissant un remplacement valvulaire avec une bioprothèse, mais aussi modifier la préparation des bioprothèses (préparation et confection des matrices utilisées par exemple). L’un des avantages majeurs de l’étude est que nous pourrons identifier les processus précoces impliqués dans le dévelopement de la pathologie, dès l’implantation de la prothèse et donc proposer des interventions chez l’homme tôt, en per ou post chirurgie.
Procédures
Chirurgie de prothèse valvulaire avec circulation extracorporelle sous anesthésie générale (anesthésie durant 6 heures puis maintien sous sédation et ventilation pendant une dizaine d'heures), Soins intensifs post-opératoires sur 48 à 72 heures, Prélèvements sanguins intra et post-opératoires pendant la semaine de soins intensifs par aspiration de sang au niveau du cathéter veineux central (aucune contention de l'animal et aucune douleur), Prélèvement sanguin et échographie transthoracique à un mois, 3 mois et 6 mois jusu'à la fin du protocole sur animal vigile ou sous sédation selon la tolérance de l'animal (utilisation d'une contention physique minimale et si échec, utilisation d'une contention chimique anxiolytique à base de benzodiazépines), Anesthésie générale finale avant euthanasie
Impact sur les animaux
Complications mineures pouvant être minimisées par des mesures préventives et thérapeutiques : Douleur intra et post-opératoire (immobilité, perte d’appétit, agressivité, état de mal-être) Infection du site chirurgical (plaie thoracique, pleurésie); Complications graves susceptibles d’entrainer le décès de l’animal ou la prise de décision euthanasique : Complication per-opératoire (arythmies venticulaires ne répondant pas aux traitements médicamenteux ni aux chocs électriques de défibrillation, rupture de l’aorte et hémorragie massive incontrollable, réaction anaphylactique à la protamine ou à un autre médicment, défaillance cardiaque droite avec hypertension pulmonaire et œdème pulmonaire); Complications post CEC (syndrome inflammatoire systémique, coagulation intravasculaire disséminée, dysfonctionnement multiorganique, syndrome de détresse respiratoire); Hémorragie, dissection/rupture de l’aorte au niveau de la prothèse valvulaire avec potentiel choc hémorragique; Dysfonctionnement de la prothèse avec insuffisance cardiaque décompensée
Devenir
Euthanasie en fin de protocole pour prélèvement et étude histologique de la prothèse valvulaire
Remplacement
II n’existe pas de méthode in vitro ou in silico permettant de reproduire les phénomènes physiologiques et pathophysiologiques liés au fonctionnement et à la dégénérescence de la prothèse valvulaire. Les prothèses sont testées pour leur tolérance tissulaire sur des animaux de laboratoire plus petits (rats) avec une mise en place du tissue en sous-cutané. Cette méthode n’est pas adaptée à l’étude de la dégénérecence du tissu valvulaire, qui est implanté chez l’homme dans la circulation et fait face a des contrainte liées au flux sanguin et au pressions/tensions observées au niveau du système circulatoire central.
Réduction
Compte-tenu des connaissances sur les modèles de chirurgie intracardiaque avec circulation extracorporelle chez le porc et de la nécessité d’avoir un nombre d’animaux minimum pour avoir une significativité statistique, le nombre d’animaux comprend des animaux pour la mise au point et la standardisation du modèle chirugical de remplacement valvulaire aortique ainsi que 8 à 15 animaux par groupe pour chaque condition d’évaluation de la dégénérescence prosthétique (perte maximale classiquement attendue pour des protocoles de chirurgie cardiaque chez le porc de 50% par défaut de redémarrage du coeur). Au vu des résultats préliminaires obtenus, le nombre d’animaux pourra être réduit pour chaque groupe d’expérimentation et conditions.
Raffinement
En plus du raffinement des conditions d’hébergement et de manipulation des animaux, les procédures de préparation, d’induction de l’anesthésie, de mise en place de l’analgésie répondent aux exigences de l’analgésie multimodale pré-emptive et sont confiées à des anesthésistes/réanimateurs spécialistes. Une attention identique est portée au suivi des animaux pendant les interventions chirurgicales et le suivi postopératoire grâce à l’ensemble des moyens de monitorage du plateau technique. Les données de monitorage sont enregistrées fréquemment afin de relever à posteriori d’éventuelles réponses physiologiques chez les différents animaux. Des échantillons sanguins sont prélevés avant la chirurgie (après anesthésie), pendant la chirurgie et après la chirurgie (pendant le suivi post-opératoire) afin de collecter le maximum de données. Les besoins en données sont anticipés et ouverts aux analyses exploratoires afin de pouvoir effectuer des analyses sur des paramètres qui n’auraient pas été anticipés. Les chirurgies cardiaques avec CEC sont réalisées par des chirurgiens cardiaques humains, avec le support d’un perfusionniste, permettant de rafiner le protocole chirurgical selon les standards cliniques.
Choix des espèces
Le choix du mini-porc est fondé sur plusieurs critères : - Modèle animal bien décrit et largement utilisé pour la chirurgie intracardiaque avec CEC avec des aspects anatomiques et un fonctionnement physiologique proche de l’homme ; des paramètres hémato-biochimiques comparables et dont les variations sont accessibles par des techniques de dosages similaires à celle utilisées en médecine humaine, afin d’assurer la prédictivité des résultats. - Existence d’une lignée modifiée génétique (gain de fonction de PCSK9) présentant une hypercholestérolémie l’un des facteurs de risque de la dégénrescence des bioprothèses - Taille des animaux permet une gestion aisée de l’anesthésie et de l’analgésie, ainsi que l’utilisation d’instruments et de matériels identiques à ceux utilisés chez l’Homme. - Le mini-porc à l’âge adulte atteint un poids minimum de 40 kg et reste maitrisé par le rationnement (environ 50-60 kg) ce qui représente un avantage lors des manipulations comparativement au porc charcutier qui peut doubler de poids sur la même période et à âge égal. Animaux adultes afin d’avoir une taille de thorax et d’aorte compatible avec l’intervention chirurgicale
Validation de nouveaux biomatériaux à visée ostéogénique à base de verre bioactif et de particules à luminescence persistante chez le rat
- Recherche appliquée
- Troubles musculosquelettiques
200 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils subissent une chirurgie créant un défaut osseux dans la boîte crânienne, où sont implantés des biomatériaux, puis des scanners répétés sous anesthésie avant une mise à mort au CO2 pour analyses histologiques. Le projet teste des biomatériaux à base de verre bioactif censés favoriser la réparation osseuse et visibles par imagerie. Le porteur affirme qu'aucune méthode alternative n'existe pour ce modèle de défaut osseux du crâne chez le rat.
Objectifs
Les objectifs de ce projet sont de confirmer la biocompatibilité, l’ostéoinduction/conduction et le potentiel de réparation de ces nouveaux biomatériaux in-vivo, et d'établir l’impact de la minéralisation sur les particules à luminescence persistante. Ce projet nous permettra d’établir le temps de survie des particules, mais aussi d’en analyser la potentielle migration.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de développer des biomatériaux qui présenteront des compétences ostéogéniques par la présence de verre bioactif et qui pourront être visualisables directement par imagerie.
Procédures
Procédure chirurgicale : 10 min, tous les animaux. Scanner Haute résolution sous anesthésie Isoflurane (Induction 3%, maintien 1.5%) : 15 min, J0 (200 animaux), J15 (160 animaux), J30 (120 animaux), J60 (80 animaux), J90 (40 animaux). Mise à mort par inhalation progressive au CO2 dans un système dédié : 10 min, tous les animaux, 40 animaux à chaque temps histologiques.
Impact sur les animaux
L'estimation de la souffrance de cette procédure est estimée "modérée" mais brève et bien tolérée. Au sein de cette procédure, seul l'acte chirurgicale peut mener à des suites douloureuses avec la présence d'hématome, oedeme ou désunions des sutures. Le CT-scan et la mise à mort n'ayant pas d'actions iatrogènes douloureuses. Le nombre d'animaux par groupe et par temps (10) est justifié en fonction des effets observés et permet d'envisager une étude adéquate sur le plan statistique.
Devenir
Mise à mort pour analyses histologiques
Remplacement
La régénération osseuse présente une biologie complexe impliquant la participation et l’intéraction de différents types cellulaires. Ces processus complexes ne peuvent être mimés en utilisant uniquement des cultures in vitro ou des modèles informatiques. Ces biomatériaux ont été préalablement étudiés in vitro et in vivo et ne présente aucune toxicité. Le modèle de défaut osseux de calvaria chez le rat est un modèle in vivo classiquement utilisé et il n’existe à ce jour aucune méthode alternative. A terme, ces travaux permettront de mettre au point des matériaux utilisables en clinique pour la réparation de défauts osseux de la sphère cranio-faciale.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisé sera réduit par l’utilisation de tests statistiques déterminant la taille minimale des groupes expérimentaux (ici 10 animaux par groupe et par temps dû à l'implantation bilatérale des matériaux). Sur 3 ans un nombre maximum de 200 rats seront utilisés, des études par imagerie longitudinale seront effectuées à différents temps afin de réduire au maximum le nombre d’animaux par temps d’analyse. Tous les matériaux sont préalablement sélectionnés sur leurs propriétés ostéogéniques démontrées in vitro et une veille bibliographique sera systématiquement effectuée pour éviter toute expérience redondante. Si nous n’observons pas de différence entre les groupes à la moitié du nombre requis d’animaux, l’expérience sera arrêtée et les matériaux repensés.
Raffinement
La souffrance animale sera réduite au maximum par le raffinement des méthodes expérimentales notamment l'utilisation d’anesthésie et d’analgésique adaptée durant les procédures avec une médication anti-douleur systématique en per et également post-opératoire, et l’établissement de points limites adéquats. Une surveillance quotidienne des animaux sera effectuée. Les conditions d’élevage sont présentes pour le bien-être animal de façon à réduire le stress et l’anxiété dans un environnent enrichi au sein de groupes sociaux de plusieurs individus, avant et après les procédures.
Choix des espèces
Le rat est une espèce de laboratoire appropriée et classiquement utilisée pour l’étude de l’inflammation et du tissu osseux. Elle permet une faisabilité technique et la biologie du tissu est proche de celle de l’homme. Notre laboratoire possède une expertise sur cette procédure. Les animaux seront âgés de 8 semaines, les animaux étant alors des jeunes adultes. Les adultes jeunes supportant mieux les chirurgies et ayant un potentiel de cicatrisation/régénération plus important. A 8 semaines, ils ont la taille minimale requise pour pouvoir créer chez le rat des défauts critique de 5mm bilatéral dans la calvaria.
Mise au point d’un modèle de migraine induit par injection répétée intrapéritonéale de Nitroglycérine chez le rat
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
192 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Ils reçoivent cinq injections de nitroglycérine destinées à déclencher une migraine et cinq injections contrôle, avec un test de douleur au filament de von Frey sur la patte. Le projet vise à mettre au point un modèle de migraine qu'une société pourra proposer à ses clients pour développer des candidats médicaments. Le porteur indique que les effets à long terme de ces injections sont inconnus, ce qui justifie selon lui la mise à mort des rats en fin d'étude.
Objectifs
Ce projet a pour objectif de mettre au point un modèle de migraine chronique chez le rongeur. La Nitroglycérine est un déclencheur de migraine connu chez l’homme et est donc un bon candidat pour l'induction d'un tel modèle (injections intrapéritonéales répétées).
Bénéfices attendus
Le projet va permettre à la société de mettre au point un nouveau modèle au plus près des conditions clinique pour ainsi offrir à ses clients la possibilité de développer de nouveaux candidats médicaments. Le but est de permettre le développement d’analgésiques ciblés sur les mécanismes de ces douleurs causés par l’administration répétées de Nitroglycérine.
Procédures
Les animaux recevront 5 injections intrapéritonéales de Nitroglycérine (NTG) et 5 injections de produits contrôles et auront un test comportemental de douleur (monofilament de von frey) au niveau de la patte sur 4 jours (J0 ou J1, J5, J7, J9) à raison de 2 tests (avant et après injection) et de 6 à 9 stimulations par test.
Impact sur les animaux
Suite à nos recherches bibliographiques, peu d’informations sont données sur des effets secondaires de ce modèle. Nous serons donc particulièrement attentifs aux signes cliniques notables et sévères. Certaines nuisances sont connues : -Douleur aigue lors de l’injection intrapéritonéale de NTG ou de son véhicule (5 fois), -Isolement des animaux lors des tests (à J0 ou J1, 5, 7 et 9) durant 30 min à 2h30. -Douleur aigue lors de l’injection de produits contrôles (5 fois).
Devenir
Les effets de l’injection répétée de nitroglycérine chez le rat (5 injections) ne sont pas connus sur le long terme (après J11). De ce fait, dès la fin de la phase expérimentale, les animaux sont mis à mort par du personnel habilité selon les procédures recommandées..
Remplacement
Les possibilités de remplacement par substitution complète de l’expérimentation animale sont encore limitées dans le domaine de l’étude de la douleur, mais nous les mettrons en place dès qu’elles sont scientifiquement validées. La douleur est détectable au niveau physiologique et comportemental et elle est donc impossible à mesurer autrement que sur animal vigile.
Réduction
Pour chaque étude, le nombre d'animaux utilisé est réduit au minimum nécessaire pour l’obtention d’informations robustes et statistiquement pertinentes. Le nombre d’animaux par groupe de traitement a été fixé à n=12 en se basant sur les données bibliographiques disponibles. En fonction du design de chaque étude (groupes appariés ou indépendants, mesures répétées ou non) et de la distribution des valeurs (conformité à la loi normale), un test paramétrique ou non paramétrique sera réalisé.
Raffinement
Pour l’induction du modèle, nous avons choisi les doses les plus basses pour obtenir une allodynie mécanique au niveau des pattes postérieurs. Pour le test de douleur, nous avons choisi une gamme de monofilaments et un cut-off (monofilament avec le plus gros diamètre) adaptés (littérature + expérience professionnelle sur plusieurs études et différents modèles animaux). Les animaux sont stabulés durant 1 jour dans la salle d’expérimentation avant le jour de test afin de les habitués à l’environnement. De plus, ils sont habitués au dispositif de test durant 30 min avant le début du test, afin qu’ils soient calmes. De plus, les animaux sont stabulés dans des salles à atmosphère contrôlée (température : 22 ± 2°C) sous un cycle jour/nuit de 12 heures (lumière de 06:30 à 18:30) avec eau et nourriture ad libitum. Un enrichissement du milieu (briquettes à ronger et tunnel) est apporté aux animaux. Les expérimentateurs sont strictement formés au respect de l’animal et sensibilisés à la surveillance de signes de douleur ou de souffrance. La maitrise des gestes techniques est contrôlée régulièrement. Les animaux sont surveillés chaque jour, et un suivi spécifique (ex. : suivi pondéral et de l’état général journalier, recherche de comportements spécifiques de mal-être) est mis en place lorsque les animaux sont inclus dans des procédures le requérant. Le suivi est réalisé par le technicien en charge de l’étude ou à défaut par un autre technicien (formé à l’expérimentation animale niveau I ou II et spécifiquement au comportement des rongeurs dans le domaine de la douleur). Enfin, un arbre de décision comportant des points limites clairs est suivi strictement en cas d’observation d’angoisse ou de souffrance. Des points limites, précoces et spécifiques pour chaque protocole d’étude sont définis et résumé en un arbre décisionnel qui conduit si nécessaire l’interruption des expérimentations si les critères d’arrêts sont atteints
Choix des espèces
L’objectif de ce projet est le développement de modèles permettant de tester l’efficacité de candidats médicaments analgésique. Les modèles in silico et in vitro permettent seulement d’étudier les effets de ces molécules sur la nociception, c’est-à-dire les mécanismes biologiques encodant les stimuli endommageant, ou susceptibles d’endommager les tissus. Selon sa définition par IASP, la douleur est une « expérience sensorielle et émotionnelle ». L’étude de potentiels traitements analgésiques doit donc être conduite dans des modèles restituant à la fois la composante sensorielle et émotionnelle et permettant l’analyse du comportement en plus de la physiologie ; faute de quoi c’est la nociception et non la douleur qui est étudiée. L’étude des candidats médicaments analgésiques chez l’animal vigile reste la seule option pour démontrer l’efficacité sur la douleur avant le passage chez l’homme.
Comment les processus de mémoire émotionnelle liés au sommeil sont-ils affectés lors de la formation de souvenirs de peur pathologiques chez le rat ?
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système nerveux
1314 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère, dont 792 en gravité sévère. Ils subissent des chocs électriques aux pattes ou à la paupière, une restriction hydrique pouvant durer 50 jours et des chirurgies cérébrales de quatre à six heures avec implantation d'électrodes et de fibres optiques, le porteur indiquant que l'anesthésie est incompatible avec certains actes. Les rats implantés sont maintenus isolés pour préserver le matériel, ce que le porteur présente comme un moyen de maximiser les données par animal. L'étude porte sur le rôle du sommeil dans la formation des souvenirs de peur, avec des retombées thérapeutiques annoncées à long terme.
Objectifs
Notre projet de recherche a pour but d’approfondir notre connaissance du rôle du sommeil pendant la formation de souvenirs aversifs normaux ou pathologiques comme dans le cas du syndrome de stress post-traumatiques (SSPT). Nous testerons chez le rat si la coordination entre l'hippocampe et l'amygdale baso-latérale (BLA) est altérée pendant le sommeil suite à une expérience traumatique induisant des réponses inexactes aux indices et aux contextes. Nous chercherons également à comprendre comment les souvenirs associant un contexte à une valence émotionnelle donnée sont formés et stabilisés dans des conditions normales. En effet, l'identification des processus de formation de souvenirs émotionnels est essentielle pour comprendre comment ces processus sont affectés dans la maladie. Nous voulons notamment comprendre si et comment la coordination entre les hippocampes dorsal et ventral soutient l'acquisition et la consolidation dépendante du sommeil des souvenirs aversifs spatiaux. Pour cela, nous nous appuierons sur un processus en deux étapes. Pour identifier les mécanismes physiologiques potentiels, nous réaliserons des enregistrements in vivo à grande échelle, multi-structures chez des rats libres de leurs mouvements et endormis (corrélations). Ensuite, nous ciblerons spécifiquement ces mécanismes physiologiques grâce à l'enregistrement et la manipulation optogénétique de réseaux neuronaux (causalité). Notre projet se décompose comme suit : - Etude des réactivations hippocampe dorsal-BLA des associations lieu-menace dans dans un modèle rongeur de SSPT. - Interactions hippocampe ventral-BLA pendant le sommeil après une association lieu-menace normale ou de type SSPT. - Description physiologique approfondie de la coordination entre les parties dorsale et ventrale de l'hippocampe pendant l'exécution et la consolidation dépendante du sommeil d'une tâche spatiale aversive. - Etablir un lien de causalité entre la coordination dorso-ventrale de l'hippocampe et la consolidation des souvenirs aversifs.
Bénéfices attendus
Le syndrome de stress post-traumatiques (SSPT) et l'anxiété généralisée sont des troubles psychiatriques très répandus et constituent une préoccupation croissante pour la santé publique mondiale. Ils sont aussi systématiquement associés à des troubles du sommeil, considérés soit comme une cause, soit comme une conséquence des symptômes. De nouvelles approches thérapeutiques publiées récemment dans la littérature proposée pour la prévention et le traitement du SSPT incluent la privation de sommeil après un traumatisme et la stimulation cérébrale profonde pour le SSPT résistant aux médicaments. Il est essentiel que la recherche fondamentale suive ces évolutions médicales pour pouvoir affiner les cibles thérapeutiques. Ce projet utilisera des modèles animaux pour développer nos connaissances sur les mécanismes neurophysiologiques précis potentiellement affectés chez les patients humains. A long terme, il permettra ainsi de développer et de mettre en œuvre des stratégies précises de prévention et de guérison axées sur le sommeil dans les troubles anxieux.
Procédures
Les animaux seront soumis à différents tests de comportements et à différentes chirurgies. - comportement : - choc électrique léger au niveau des pattes (uniquement lors de la session de conditionnement, procédure sévère) - restriction hydrique/accès limité (maximum de 50 jours, procédure modérée) - restriction hydrique/accès limité et choc électrique au niveau de la paupière (maximum de 50 jours, procédure modérée) - prélèvement sanguin au niveau de la queue (une fois, procédure légère) - injection de corticostérone (une fois/jour, procédure légère) - chirurgie du cerveau (4 à 6h) pour implantation (procédure modérée) : - d’électrodes - injection de virus (4 à 6h) - de fibres optiques (4 à 6h) - chirurgie (4h, procédure modérée) : implantation d’une électrode au niveau de la paupière - fixation du tissu cérébral. L’ensemble des actes chirurgicaux ainsi que la fixation du tissu cérébral sont réalisées sous anesthésie/analgésie. Pour les autres actes, la pratique d’une anesthésie et/ou d’une analgésie est incompatible avec la finalité de la procédure expérimentale.
Impact sur les animaux
Le projet est conçu de manière à minimiser les dommages causés aux animaux. Nous détaillons ci-dessous l’ensemble des dommages prévus dans ce projet. Nuisance induite par les actes effectués : • Choc électrique léger au niveau des pattes → léger stress au moment du test • Restriction hydrique → perte de poids • Choc électrique léger au niveau de la paupière → possible irritation de la peau lié au grattage de l’animal suite au choc • Prélèvement sanguin au niveau de la queue et injection ip de substance → stress très léger dû à la contention et légère douleur liée à l’insertion d’une aiguille • Chirurgie stéréotaxique : implantation d’électrodes, de fibres optiques et injection de virus → légère perte de poids et douleur post-chirurgicale pendant 48h, isolement → stress léger • Chirurgie : implantation d’une électrodes au niveau de la paupière → légère perte de poids et douleur post-chirurgicale pendant 48h, isolement → stress léger
Devenir
Les animaux seront euthanasiés à l’issue de chaque procédure afin de réaliser des analyses histologiques (prélèvements et analyses sont nécessaires post-mortem).
Remplacement
Les techniques d'enregistrement chroniques sont invasives et ne peuvent être effectuées chez l'homme chez le sujet sain. Elles sont utilisées chez des patients épileptiques dont l'activité cérébrale est par conséquent anormale. Ceci ne permet pas d'effectuer des études systématiques car le placement des électrodes est dicté par l'impératif médical. D'autre part, l'optogénétique implique la modification génétique des neurones ciblés : elle est interdite chez l'humain. Enfin, l'état des connaissances actuelles et la puissance requise d'un point de vue technologique ne permettent pas de modéliser le fonctionnement de ces réseaux sur ordinateur.
Réduction
Les enregistrements électrophysiologiques de grande ampleur in vivo permettent d'enregistrer un grand nombre de neurones simultanément, ce qui augmente la puissance statistique des analyses et permet de réduire le nombre d'animaux utilisés. Pour les tests comportementaux, le nombre d'animaux proposé reste standard par rapport à la littérature existante. Le couplage entre électrophysiologie in vivo et comportement permet également de corréler les résultats comportementaux des individus avec leur activité neurale. Ceci permet de s'affranchir partiellement du problème de variabilité individuelle et de réduire le nombre d'animaux. Le calcul du nombre d’animaux a également été réalisé en fonction des travaux précédents. Notre équipe pratique les différents tests depuis quelques années, ce qui nous a permis de raffiner au maximum le nombre d’animaux du projet. Au total, sur 5 ans, ce projet de recherche impliquera 1314 animaux.
Raffinement
Après leur réception, les animaux sont habitués aux expérimentateurs par une manipulation bienveillante pendant 5 jours (5 min) de manière à réduire le stress lors des procédures. Sauf si cela n’est pas approprié, toutes les procédures expérimentales du projet sont pratiquées sous anesthésie générale ou locale en recourant à des analgésiques. Les enregistrements en soi ne sont pas douloureux. Les administrations et prélèvements seront effectués conformément aux bonnes pratiques vétérinaires. Les animaux seront hébergés en groupes ou individuellement et disposeront d’un enrichissement de nidification. Les animaux implantés seront maintenus en isolation : la présence d'un autre rat pourrait ralentir la cicatrisation et endommager les électrodes implantées chroniquement (grattage, rognage) entraînant l’euthanasie de l’animal et ne permettant pas de récolter des données. Le maintien en isolation permet donc de maximiser la quantité de données récoltées sur chaque animal et ainsi de minimiser le nombre total d'animaux pour le projet. Les animaux non-implantés servent de groupe contrôle et doivent donc être logés dans les mêmes conditions que les animaux implantés. Cependant, pour diminuer le stress lié à l’isolement les animaux implantés sont maintenus dans des cages contenant 2 compartiments séparés par une cloison transparente percée de trous permettant ainsi à l’animal isolé d’avoir des interactions avec l’animal isolé dans le second compartiment (contiguïté visuelle, olfactive et auditive). Lorsqu’un animal est implanté, pour éviter toutes blessures et d’endommager les électrodes, la nourriture ne sera plus placée dans la mangeoire au niveau de la grille de la cage, mais sera directement dispersée dans la sciure. Cette démarche aura pour avantage d’enrichir l’environnement de l’animal puisqu’il sera obligé de fouiller la sciure pour trouver les croquettes. Cet enrichissement sera également complété par le dépôt de morceaux de bois dans la cage de l’animal. Une surveillance quotidienne sera réalisée pour vérifier la bonne santé des animaux et les points limites définis. Avant le début de chaque procédure l’animal sera pesé et son état général contrôlé. En cas de signe de douleur, les animaux seront exclus du protocole. Les procédures comportementales sont modérément aversives et brèves et n'induisent pas d'angoisse sur le long-terme.
Choix des espèces
Les modèles murins sont habituellement utilisés pour l'étude de la physiologie des réseaux neuronaux en lien avec l'apprentissage. Ici, les rats sont privilégiés par rapport aux souris car ils permettent d'implanter plus d'électrodes simultanément et donc de réduire le nombre total d'animaux utilisés. Le rat est un modèle classique pour l'étude des réseaux neuronaux en comportement. Sa robustesse et ses capacités d'apprentissage le qualifient comme un modèle idéal d'étude de la mémoire chez les mammifères. Nous utiliserons des rats Long Evans pour leur vivacité sur les protocoles d'apprentissage (souche classique pour les études sur la mémoire). Nous utiliserons de jeunes adultes (2 à 6 mois), plus alertes et plus prompts à explorer leur environnement que les animaux âgés. Leur poids correspond également aux atlas stéréotaxiques disponibles pour cibler les structures d'intérêt.
Prélèvements multi-organes chez le porc et le macaque, en fin de protocoles expérimentaux autorisés. Amendement -2
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
Macaques à longue queue : 15
Babouins : 10
50 porcs, 15 macaques à longue queue et 10 babouins vont être utilisés dans des procédures menées sous anesthésie générale, les animaux étant tués avant tout réveil. Il s'agit d'animaux sortis de protocoles antérieurs, sur lesquels un prélèvement multi-organes terminal est réalisé lorsqu'un "besoin d'organes" est formulé, faute de réutilisation possible ou de placement. Le projet vise à progresser sur les techniques de prélèvement et de préservation d'organes en vue de la transplantation chez l'humain. Le porteur affirme que l'organogénèse et la fonctionnalité d'un organe ne peuvent encore être remplacées in vitro.
Objectifs
Cette demande d’autorisation ne correspond pas directement à une autorisation de projet expérimental mais correspond à une demande d’autorisation de prélèvements multi-organes terminaux, chez des animaux sortis de protocoles et qui ne peuvent pas être introduits dans un nouveau protocole pour des raisons scientifiques ou pour qui le placement n’aura pu être envisagé. Dans ces conditions, après qu’un besoin d’organes soit formulé, l’autorisation est demandée au responsable du projet antérieur et la décision est prise par le vétérinaire après examen clinique complet de l’animal et prise de connaissance de son historique et des procédures du futur projet dans lesquelles l’animal va être réutilisé. L’objectif de ce projet est de réaliser des prélèvements multi-organes ou de sang sous procédure complète d’anesthésie, en amont de l’euthanasie, dans des conditions physiologiques similaires au prélèvement d’organes chez l’homme, permettant d’éviter notamment la coagulation intravasculaire et une augmentation trop importante de l’inflammation.
Bénéfices attendus
Il s’agit de pouvoir étudier et progresser sur les techniques 1) de plélèvement d’organes, 2) de préservation d’organe, 3) d’évaluation de l’état physiologique de l’organe, 4) de pré-conditionnement d’organes : oxygénation, masquage, traitement anti-inflammatoire, immuno-thérapie, immunosuppression…., dans les phases qui précédent la transplantation d’organe, et ainsi progresser en transplantation d’organes chez l’homme, 5) sur des techniques in vitro d’analyse des tissus et cellules.
Procédures
Procédure chirurgicale unique sous anesthésie générale (2h)
Impact sur les animaux
Anesthésie profonde qui peut engendrer du stress
Devenir
Le prélèvement d’organes, nécessite l’euthanasie des animaux sous anesthésie complète en fin de procédure.
Remplacement
Bien que certains tests fonctionnels puissent être développés sur des cultures cellulaires in vitro, ou sur différents organoïdes nouvellement développés à partir de cellules souches (iPSC), l’organogénèse et la fonctionnalité d’un organe ne peut pour l’instant pas encore être remplacée, simulée ou égalée in vitro. Les animaux utilisés dans cette saisine seront des animaux issus de protocoles antérieurs pour lesquels la réutilisation par inclusion dans un nouveau protocole n’est pas envisageable d’un point de vue scientifique , ou pour lesquels le placement n’aura pu être envisagé.
Réduction
Les animaux de ce protocole seront des animaux réutilisés de protocoles antérieurs pour lesquels la réutilisation par inclusion dans un autre protocole n’est pas envisageable d’un point de vue scientifique, ou pour lesquels le placement n’aura pu être envisagé. Le nombre d’animaux inclus dans ce protocole correspond à d’une nombre maximum estimé.
Raffinement
La réutilisation de l'animal est à l’appréciation du vétérinaire car il dépend de la récupération de l’animal (examen clinique, comportemental, constantes physiologiques, hématologiques…), variable d’un animal à l’autre et lié aux procédures antérieures qui lui ont été appliquées. La procédure sans réveil envisagée dans cette autorisation sera réalisée sous procédure complète d’anesthésie générale et un traitement antalgique sera donné aux animaux en amont de l’anesthésie. Précédemment à la procédure, les primates sont hébergés en volière de façon à respecter leur mode de vie en communauté. Précédemment à la procédure les porcs, selon leur taille et leur comportement, sont hébergés par 1, 2 ou 3 par boxe, au sein d’une même pièce.
Choix des espèces
Les primates non humains (macaques et babouins) ainsi que les porcs, bien qu’à un autre degré, représentent des espèces animales de choix dans les modèles précliniques de par leur taille, leur anatomie, leur proximité phylogénétique, leur physiologie et leur similitude avec le système immunitaire de l’homme. Différents modèles chez ces animaux peuvent être ainsi développés pour mimer des situations cliniques connues et tester différents protocoles thérapeutiques innovants en conditions précliniques. -Macaque : Il s’agit d’animaux jeunes adultes (3 à 12Kg) -Babouin : il s’agit d’animaux jeunes adultes (4 à 12 Kg) dont le système immunitaire est mature ayant déjà été utilisés dans des protocoles antérieurs de sévérité légère ou modérée. -Porcs : il s’agit de porcs (de 20 à 120 Kg) dont la taille était un paramètre anatomique important dans les protocoles antérieurs, ayant déjà été utilisés dans des protocoles antérieurs de sévérité légère ou modérée.
Effets d’un composé client sur la cachexie dans un modèle murin de cachexie induite par l’inoculation de cellules LLC
- Recherche appliquée
- Troubles endocriniens
68 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles reçoivent une inoculation de cellules cancéreuses pulmonaires qui provoque une tumeur et une fonte progressive de la masse musculaire, des administrations quotidiennes pendant 21 jours, des prélèvements sanguins et une ponction cardiaque terminale. L'étude est commandée par une société cliente pour tester l'efficacité de ses composés contre la cachexie, débouché commercial et clinique formulé au conditionnel. Le porteur affirme qu'aucune méthode sans animal ne permet d'étudier cet état pathologique complexe.
Objectifs
Le projet faisant l’objet de la présente demande d’autorisation vise à étudier les effets d'un composé en développement chez un modèle de cachexie induite par des cellules pulmonaires cancéreuses, les cellules LLC (Lewis Lung Carcinoma). La cachexie correspond à une perte de masse corporelle, tout particulièrement de masse musculaire, telle qu'elle ne peut plus être inversée ni trouvée à l'aide d'une nutrition adaptée. Elle est observée au cours de plusieurs maladies comme l’anorexie mentale, l’insuffisance cardiaque ou hépatique, le SIDA ou encore le cancer. Dans le cas de la cachexie liée au cancer, cette dernière résulte d’altérations métaboliques liées à la présence d’une ou plusieurs tumeurs. Le modèle que nous utilisons est un modèle qui mime très bien l’étiologie de cette pathologie chez l’humain, puisque la perte de poids et de masse musculaire obtenue résulte également du développement d’une tumeur sous l’effet de l’inoculation des cellules LLC. Cette étude est commanditée par une société cliente dans le cadre de la recherche de l’efficacité de leurs composés dans ce domaine d’application.
Bénéfices attendus
Si la présente étude permet de mettre en évidence une efficacité des composés en développement sur la cachexie, ces deniers seront employés ultérieurement dans le cadre d'études cliniques et pourraient, à terme, obtenir une autorisation de mise sur le marché. Ils constitueraient ainsi les tout premiers traitements autorisés pour la prise en charge de la cachexie. Les patients atteints de cancer bénéficieraient ainsi d'un traitement permettant de bloquer ou de réduire le développement de la cachexie, améliorant ainsi considérablement leur pronostic vital ainsi que leur qualité de vie. Par ailleurs, dans un second temps, l'efficacité potentielle d'un tel traitement pourrait être testée dans d'autres pathologie induisant un état de cachexie tel que le SIDA ou les insuffisance cardiaques et hépatiques par exemple.
Procédures
Ce projet comporte 4 types d'interventions différents : (1) Inoculation de cellules LLC : Durée de 5 minutes environ. (2) Mesures de composition corporelle : Durée de 1-2 minutes (répétée 3 fois au cours du projet). (3) Administrations sous-cutanées et orales : Durée 10 secondes environ; administrations quotidiennes pendant 21 jours. (4) Prélèvements sanguins : deux prélèvements par la veine caudale à D0 et D7 (Durée de 2-3 minutes) et un prélèvement terminal par ponction cardiaque à l'issue de l'étude (durée 1 minute).
Impact sur les animaux
Le modèle employé dans le présent projet est un modèle de cachexie résultant du développement d'une tumeur sous-cutanée induite par l'inoculation de cellules Lewis Lung Carcinoma (LLC). Le développement tumoral induit un état de cachexie progressif s'accompagnant d'une réduction de masse maigre et d'une perte de poids corporel. Pour des raisons éthiques, le modèle est limité à 21 jours post inoculation des cellules LLC après lesquels les animaux seront euthanasiés. L'hébergement individuel est nécessaire de par la nécessité de la mesure individuelle de la prise alimentaire. L'anesthésie constituera une nuisance sur les animaux. Les mesures de tumeur peuvent générer un stress voire une douleur pour l'animal. L'ensemble des traitements (par sous-cutanée, par voie orale) ainsi que les pesées et les mesures de composition corporelle peuvent être source d'angoisse. Les prélèvements sanguins en vigile constituent également un effet indésirable attendu sur les animaux.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés à l'issue de la procédure. En effet, l'étude implique des anayses biochimiques et histologiques sur la tumeur, les muscles droits et gauches de la patte (gastrocnemius, soleus, EDL, plantaris, tibialis, vastus lateralis), le diaphragme, le coeur et le tissu adipeux blanc sous-cutané qui doivent ainsi être collectés à l'issue de la procédure.
Remplacement
L’utilisation d’animaux à des fins scientifiques se justifie ici car il n’existe aucune méthode de substitution n’utilisant pas l’animal de laboratoire et permettant l’étude de l’efficacité réelle d’un composé sur la cachexie. En effet, la cachexie est un état pathologiques complexes lié à un grand nombre d'altérations métaboliques, périphériques et centrales, et immunologiques. Ainsi, l'état de cachexie implique un défaut dans la communication cerveau-système musculaire ainsi qu'un déséquilibre hormonal majeur induisant de profondes modifications des voies de signalisation intracellulaires. Pour autant, les mécanismes intimes de mise en place de la cachexie restent assez largement méconnus à aujourd'hui. Ainsi, compte tenu de la complexité de l'étiologie de la cachexie, il n'existe pas aujourd'hui d'alternative non animal dans ce domaine permettant de modéliser correctement la pathologie et de tester des candidats médicaments. Nous avons choisi un modèle utilisant l'espèce souris qui est parfaitement caractérisé dans la littérature scientifique.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés par groupe a été défini comme le nombre minimum nécessaire pour être en mesure de mettre en évidence une différence statistiquement significative sur les paramètres étudiés avec une puissance à 0.80 et une erreur alpha à 0.05. Les paramètres étudiés sont les suivants : poids corporel, gain de poids corporel (en g et %), prise alimentaire cumulée, efficacité alimentaire, volume tumoral (longitudinal et terminal), poids de la tumeur, densité de la tumeur, poids corporel sans tumeur, composition corporelle (avec et sans tumeur), muscles droits et gauches de la patte, diaphragme, coeur, le tissu adipeux blanc sous-cutané et cytokines sur serum et sur tumeurs. Le groupe contrôle du modèle a été réduit à 8 animaux (contre 12 pour les groupes cachexiques) du fait d'une moindre variabilité des paramètres mesurés, ces souris ne développant pas de tumeur.
Raffinement
Le modèle animal qui sera utilisé est un modèle parfaitement caractérisé dans la littérature et couramment utilisé dans les études précliniques. Il s'agit d'un modèle de cachexie chez la souris induit par une inoculation de cellules LLC. Le protocole a été planifié de façon à limiter au maximum tout stress et tout inconfort pour les animaux. Les animaux seront hébergés en cage individuelle et un enrichissement du milieu sera assuré par l'ajout de petites maisons dôme (mouse house), de briquettes en bois et de matériel de nidification. Afin de réduire toute douleur au cours des procédures expérimentales, l'inoculation des cellules LLC sera réalisée sous anesthésie gazeuse (les animaux seront placés sur tapis chauffant) et les mesures de composition corporelle seront réalisées chez l'animal vigile (durée de la mesure : 2 minutes). Les administrations sous-cutanées et per os seront réalisées par des expérimentateurs rodés à ce type de pratique, et deux sites d'administration seront utilisés pour les injections sous-cutanées (zones scapulaires droite et gauche) en alternance d'un jour à l'autre). Enfin, compte-tenu du développement d’une tumeur et d’un état de cachexie progressif chez les animaux, le développement de cette dernière sera limitée à 21 jours post inoculation et un suivi journalier particulièrement étroit des animaux à l'aide d'une grille de score de souffrance permettra une action rapide en cas d'atteinte des points limites établis. Les animaux seront anesthésiés par l'administration d'un mélange de kétamine/xylazine (100mg/kg et 10 mg/kg respectivement; 10ml/Kg; i.p.) avant qu'une ponction cardiaque ne soit pratiquée et qu'ils soient euthanasiés par dislocation cervicale.
Choix des espèces
Le modèle souris C57BL/6 J est très bien documenté dans la littérature en tant que modèle de cachexie induit par une inoculation de cellules LLC. Le choix du modèle souris C57BL/6 a été validé avec le client et le chef de projet. Les animaux utilisés seront de jeunes souris adultes (5 semaines à réception ; 7 semaines au début du traitement). Le choix de ce stade de développement est guidé par la population humaine qui sera ciblée par les composés à tester, à savoir une population adulte présentant un état cachectique lié au cancer.
Nouvelles approches pour caractériser la valeur des aliments et leur digestion chez les vaches laitières pour une meilleure maitrise du rationnement
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Bien-être animal
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
2 vaches vont être utilisées, gardées vivantes, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent la pose chirurgicale d'un cathéter dans la caillette, huit semaines de perfusions digestives continues de nutriments, puis l'obturation chirurgicale du cathéter, avec un suivi comportemental et des prises de sang pour mesurer le stress et l'inflammation. Le projet cherche à mettre au point une chirurgie moins invasive que la canule permanente du duodénum, présentée comme un raffinement au service d'études futures sur la digestion des ruminants. Le porteur affirme que les systèmes in vitro et in silico ne peuvent reproduire la répartition des nutriments entre organes et justifie le recours à l'espèce bovine.
Objectifs
Ce projet porte sur le développement d’alternatives à l’utilisation de ruminants fistulés avec des canules permanentes pour développer de futurs essais sur la digestion et le métabolisme avec des vaches opérées par des techniques chirurgicales moins invasives. Il répond ainsi aux principes de réduction du nombre de bovins canulés de façon permanente et de raffinement des approches chirurgicales (règles des 3R). L’élevage des bovins doit faire face à de nombreux enjeux, tels que limiter les impacts environnementaux et la compétition avec l’alimentation humaine. Pour cela, il est nécessaire de bien connaitre les processus de digestion afin d’optimiser l’apport de nutriments (azotés, minéraux, vitamines) à l’animal et les processus métaboliques qui permettent à l’animal à la fois d'utiliser ces nutriments pour les différentes fonctions (immunitaire, reproduction, la synthèse de viande et de lait) et limiter leurs rejets dans l’environnement (pollutions). Du fait de la digestion microbienne dans le rumen, pour établir les recommandations sur les nutriments absorbés dans l’intestin grêle, il faut pouvoir maitriser leurs apports, ce qui ne peut se faire que par des perfusions de ces nutriments dans un compartiment post-rumen (comme la caillette ou le duodénum). L'objectif de cette demande d’autorisation est donc de soumettre à l’évaluation, une procédure chirurgicale moins lourde que la pose de la canule permanente du duodénum en la remplaçant par la pose d’un cathéter dans la caillette de petit diamètre. La chirurgie se fera sous anesthésie et analgésie locale. Une vérification de l’adéquation de la prise en charge de la douleur à la pose et de la bonne récupération des animaux à l’issue de la pose et après l’obturation du cathéter sera effectuée par un suivi multiparamétrique (grilles comportementales et paramètres sanguins du stress et de l’inflammation). Une vérification de la fonctionnalité du système de perfusion des nutriments dans la caillette sur un temps comparable à un essai de perfusions de nutriments dans le duodénum sera également réalisée.
Bénéfices attendus
Le bénéfice majeur de ce projet est de pouvoir réduire le nombre de bovins canulés du tube digestif de façon permanente et de raffiner les procédures en permettant de développer une approche chirurgicale (règles des 3R) moins invasive (anesthésie et analgésie multimodales locales vs. anesthésie et analgésie générale). Le bénéfice scientifique de la mise au point d’une telle procédure est de poursuivre le travail sur l’amélioration des systèmes d’alimentation des ruminants visant à calculer au plus juste les apports alimentaires en terme de nutriments absorbés dans l’intestin et leur effet sur le métabolisme. Ces différentes études nécessitent la connaissance / la maitrise des apports par perfusions digestives des nutriments étudiés. Pour éviter les modifications (transformations, utilisations, synthèses) dues à la digestion microbienne dans le rumen, ces perfusions doivent être réalisées dans les compartiments digestifs se situant en aval du rumen (comme la caillette équivalent de l’estomac chez les monogastriques). En effet, les recommandations alimentaires actuelles en acides aminés, vitamines et minéraux sont incomplètes en termes de composés et de situation d’élevage. Il est important, dans une démarche de transformation agroécologique des systèmes d’élevage, de pouvoir préciser les besoins des ruminants, les apports réels dans la ration, la biodisponibilité pour l’animal et le statut de déficit (carence en calcium, insuffisances en vitamine, acides aminés limitants), ou d’excès (pollutions) correspondant. Ces aspects ne peuvent être évalués qu’au travers d’expérimentations visant le plus souvent à relier des apports maitrisés de ces différents composés aux réponses de leurs biomarqueurs sanguins chez les ruminants. Ainsi, des projets sur l’étude de l’effet de certaines vitamines, minéraux et acides aminés (méthionine) sur la fourniture d’antioxydants et la santé des ruminants laitiers dans un concept d'une seule Santé (nutrition de l’animal et santé de l'animal et de l’homme par les produits laitiers) sont en cours d’évaluations. De plus, des études seront menées pour maitriser l’apports de nutriments tels que les acides aminés et le phosphore pour établir leurs recommandations tout en limitant leurs impacts environnementaux (excès d’azote ou de phosphore, deux sources de pollutions). Ces études nécessiteront le recours à l’apport de nutriments pour l’intestin par perfusions digestives dans la caillette.
Procédures
Les 2 vaches subiront 3 étapes décrites ci-dessus : - Etape 1 : Pose d'un cathéter dans la caillette sous anesthésie locale et analgésie. Dans cette procédure qui dure 14 jours, l’animal aura une intervention chirurgicale et la douleur sera gérée grâce à des antalgiques adaptés, et grâce à un suivi multiparamétrique (grilles comportementales et prises de sang pour dosage d’hormone du stress). - Etape 2 : Perfusions digestives de nutriments sur deux vaches munies d'un cathéter dans la caillette. Ces perfusions seront réalisées en continue (24h/24) durant 4 séquences de 7 jours (soit 8 semaines, ce qui correspond aux temps de perfusions de nutriments dans le duodénum). Ces perfusions ne sont pas douloureuses, et sont réalisées sur animal vigile. - Etape 3 : Obturation du cathéter de la caillette placé en sous-cutané sous anesthésie locale. Dans cette procédure qui dure 14 jours, le suivi de la bonne cicatrisation se fera par une approche mutiparamétrique (grilles comportementales et prises de sang pour dosage d’hormone du stress).
Impact sur les animaux
La présence d'un cathéter de la caillette n'engendre pas de nuisance pour les animaux, une fois qu'ils ont récupéré de la chirurgie (sous anesthésie locale, anti-inflammatoire et analgésique de type dérivé morphinique). La contention physique pour la réalisation des prises de sang (via des cathéters à la jugulaire) sera brève et très légère (tenue de la tête avec un licol) par des personnes formées et habituées à ces manipulations. Ce stress sera de courte durée et sans douleur pour les animaux. Lors des essais de perfusions de nutriments il existe un petit risque de développement d'un point d'infection à la sortie du cathéter au niveau de la peau. Pour pallier à ce risque, une surveillance quotidienne de cette zone sera effectuée avec un nettoyage par des antiseptiques de la zone deux fois par semaine. En cas de début d'infection, notre vétérinaire sera consulté. Ce cathéter ne peut pas être retiré car il est cousu à la caillette mais il peut être raccourci (coupé au raz de la peau) et obturé par un nœud avant d'être placé en sous-cutané. Ceci permet une cicatrisation complète de la peau au niveau du point de sortie. Pour éviter toute nuisance au moment de l'obturation du cathéter et de son placement en sous cutanée, les animaux seront de nouveau placés sous anesthésie locale et un suivi multiparamétrique sera effectué sur les jours suivants. Une fois le point de sortie du cathéter cicatrisé, nos collègues n'ont constaté aucun développement d'infection sous cutanée. Cependant, la zone sous-cutanée où se trouve placé le cathéter fera l'objet d'une surveillance hebdomadaire des animaux tout au long de leurs vies (par exemple au moment de la traite ou de l’alimentation) pour vérifier l’absence de rejets.
Devenir
A chaque étape (pose d'un cathéter à la caillette, perfusions de nutriments et obturation du cathéter en sous-cutanée) l'animal est gardé en vie. Cette décision sera prise par le responsable de l'établissement utilisateur ou son délégataire.
Remplacement
Il s’agit de mettre au point de nouvelles approches chirurgicales moins invasives en remplacement de la pose de canules permanentes du duodénum, pour pouvoir étudier in vivo la digestion et le métabolisme des nutriments absorbés par l’animal et les réponses de l’animal à ces variations de flux de nutriments digérés. Les réponses multiples des animaux en termes de digestion et répartition des nutriments entre différentes fonctions comme la synthèse de lait par la mamelle (ex : exportation de calcium dans le lait), la reconstitution des réserves (ex : calcification osseuse) et les fonctions de santé ne peuvent être étudiées que sur des animaux vivants ; les cultures cellulaires de différents tissus ne miment en effet pas la répartition des nutriments qui s’opère entre différents organes et fonctions. Des systèmes ayant été mis en œuvre par le passé pour étudier des phénomènes d’absorption épithéliale (type cellules ou chambres de Ussing) nécessitent d’utiliser des fragments de paroi du tube digestif fraichement prélevés mais sont peu reproductibles et donc peu utilisables pour des comparaisons entre groupes d’individus recevant des alimentations contrastées, par exemple. Leur intérêt repose plutôt pour l’étude de mécanismes biologiques d’absorption ou de transfert trans-épithélial. Enfin, les systèmes in vitro d’étude des phénomènes de digestion intestinale (comme le TIM gastro-intestinal system proposé par le TNO) ne sont pas adaptés aux modèles ruminants dont l’étape de digestion et fermentation ruminale entraine une modification trop importante du bol alimentaire pour le mimer dans un système in vitro de ce type et les spécificités des phénomènes biologiques d’absorption (liés à l’espèce ou au type de composés d’intérêt dont certains nécessitent des protéines de transport membranaires ou intracellulaires) ne sont pas transposables à des systèmes de membranes non biologiques. Compte tenu de l’absence presque totale de données dans la littérature pour certains de composés d’intérêt (vitamines par exemple), une approche in silico est actuellement impossible.
Réduction
Notre stratégie d’expérimentation est de réduire au maximum le nombre d’animaux participant à ces tests méthodologiques de raffinement des procédures chirurgicales. Pour la procédure de pose de cathéters dans la caillette, il s’agit d’adapter une technique pratiquée couramment en médecine vétérinaire, l'omentopexie, qui consiste en la fixation de la caillette sur le flanc droit. L’introduction d’un cathéter dans la caillette est pratiquée par nos collègues Canadiens (Doepel et al., 2006) qui nous ont guidé dans le développement du mode opératoire. Nous souhaitons faire la demande pour seulement 2 chirurgies pour 2 vaches, sachant que 2 autres vaches ont déjà été utilisées pour réaliser la même procédure sur un autre site. Notre vétérinaire maitrise à la fois la technique d’omentopexie et celle de poses de cathéters. Ce nombre de deux animaux a été raisonné avec notre vétérinaire pour rester faible mais suffisant pour être capable de reproduire le geste. Ainsi 4 animaux auront (2 par sites) été utilisés pour mettre au point cette nouvelle méthodologie sachant que les essais futurs nécessitant ces techniques utiliseraient également 3 à 5 animaux.
Raffinement
Tout est mis en œuvre pour le raffinement des conditions d'hébergement qui seront réduites au maximum individuellement et les surfaces par animal respectent les normes en expérimentation. De plus, lors de la pose du cathéter à la caillette, et de son obturation, le protocole médicamenteux est adapté afin de s'assurer de la prise en charge de toute douleur lors de ces actes. Pour cela des antiinflammatoires ainsi que des antalgiques sont administrés sur 9 jours post opératoires pour permettre à l'animal de se remettre dans de bonnes conditions. Pour vérifier que son bien-être n'est pas impacté, des grilles comportementales seront mises en œuvre (au moment de la pose et de l'obturation du cathéter à la caillette) deux fois par jour de J-2, J-1, J0, J1, à J2, puis une fois par jour à J3, J6, J8, J10 et J13, ce qui permettra d'adapter si besoin le protocole de prise en charge de la douleur (analgésie et/ou anti-inflammatoire). Elles comportent des critères relatifs aux comportements (changements de comportements, postures antalgiques, etc.), des paramètres zootechniques (ingestion, etc.) et physiologiques (température rectale, fréquences cardiaque et respiratoire, etc.), et des critères liés à l’aspect des cicatrices. Des prises de sang sont réalisées en parallèle des grilles comportementales pour vérifier l'évolution d'une hormone indicatrice du stress (cortisol sanguin) et des protéines de l’inflammation (Haptoglobine et interleukines) pour vérifier si une douleur résiduelle existait malgré l’analgésie multimodale pratiquée.
Choix des espèces
Ces techniques permettront de continuer de travailler sur les recommandations alimentaires en nutriments et micronutriments des vaches dans un concept d’évolution agroécologique. En effet, il s’agit de réduire certains apports nutritionnels pour diminuer les rejets polluant pour l’environnement tout en maitrisant le volume et la qualité technologique du lait. Il s’agit aussi d’intégrer dans ces conditions le concept d’une seule santé pour l’animal et l’homme en apportant les nutriments nécessaires à une bonne santé de la vache, du veau, tout en améliorant la qualité nutritionnelle des laits pour l’homme (protéine idéale, calcium, vitamines, antioxydants, micronutriments etc.). Pour cela, des études de digestion et métabolisme de certains nutriments et métabolites spécifiques sur les vaches laitières sont requises pour diffuser des recommandations d’alimentation d’animaux adultes. Il faut donc travailler sur l'espèce bovine. Le troupeau est constitué de vaches Prim'Holstein, la race de vaches laitières la plus utilisée.
Evaluation de l’efficacité antitumorale de particules d’oxyde d’hafnium après injection intra tumorale et activation par la radiothérapie dans des modèles de cancer chez les souris nude
- Recherche appliquée
- Cancers
1000 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une injection sous-cutanée de cellules cancéreuses humaines, puis pour une partie d'entre elles une injection intra-tumorale de particules d'oxyde d'hafnium et une à trois expositions aux rayonnements ionisants, la croissance tumorale ne permettant pas de les maintenir en vie dans des conditions confortables. Le projet vise à démontrer l'efficacité antitumorale de ces particules contre les cancers de la tête et du cou, bénéfice pour l'humain formulé au conditionnel. Le porteur affirme que le recours à l'animal est "incontournable" et "nécessaire" pour disposer d'un système immunitaire complet et se conformer aux standards réglementaires.
Objectifs
Notre objectif général est d’étendre les modalités du traitement des sarcomes des tissus mous (STS) par des particules d’oxyde d’hafnium aux cancers de la tête et du cou (Head &Neck abrégé en H & N). Plus précisément, l’objectif de ce projet est d’évaluer l’effet antitumoral de particules administrées par injection intra-tumorale (IT) unique et activées par les rayonnements ionisants, par comparaison avec la radiothérapie seule, en termes de retard de croissance tumorale et de survie, associés à une très bonne tolérance chez les animaux.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de démontrer l’efficacité d’un traitement par des particules d’oxyde d’hafnium activées par radiothérapie (retard de croissance tumoral, tolérance chez l’animal) sur un modèle de cancer supplémentaire (cancers de la tête et du cou). Plusieurs modèles de lignées cellulaires humaines sont prévus afin de couvrir un panel de situation dans lesquelles les particules d’oxyde d’hafnium activées pourront avoir un bénéfice concernant l’efficacité antitumorale et la tolérance par rapport à la radiothérapie seule : une efficacité tumorale plus forte associée à des effets indésirables plus faibles. Le bénéfice final du projet étant de prouver l’augmentation du temps et de la qualité de vie sur des souris porteuses de tumeur par rapport à un traitement par radiothérapie seul. Ce projet permet alors de mettre en exergue les bénéfices attendus pour un traitement chez l'homme sur des modèles similaires.
Procédures
Geste pratiqué n°1 : Contention manuelle et injection sous-cutanée de cellules cancéreuses sur animal vigile (une dizaine de seconde). Utilisation de lidocaïne localement sur la zone d'injection. Injection unique pour chaque animal. Tous les animaux de cette étude sont concernés par ce geste. Contention manuelle sur animal vigile pour mesure de la croissance tumorale (une dizaine de seconde par mesure) 2 à 3 fois par semaine, pendant une à deux semaines avant le geste pratiqué n°2. Geste pratiqué n°2 : Uniquement sur les souris dont les tumeurs se sont développées (taille environ 100mm3). Anesthésie gazeuse (isoflurane) et utilisation de lidocaïne localement sur la zone d'injection (tumeur). Injection intra-tumorale d'un contrôle (véhicule - glucose) ou de particules d'oxyde d'hafnium (10-15 secondes par injection). Injection unique pour les animaux sélectionnés. D’après les groupes établis, deux tiers des animaux de cette étude sont concernés par ce geste. Geste pratiqué n°3 : Contention de l'animal vigile dans un système de protection adapté (environ 1 minute). Exposition à des radiations ionisantes sur la zone tumorale (le reste de l’animal est protégé dans un système de contention). Chaque animal est exposé une à trois fois (une exposition par jour) selon la lignée cellulaire d’étude. Dans le cas de plusieurs expositions, elles se font sur des jours consécutifs. Chaque exposition dure en moyenne 5 minutes. Un suivi clinique est effectué sur l’animal afin de surveiller sa nutrition et son hydratation. D’après les groupes établis, près de la moitié des animaux de cette étude sont concernées par ce geste.
Impact sur les animaux
Angoisse et douleur peuvent être associées aux injections (injections sous-cutanées de cellules tumorales et injections intra-tumorale de particules d’oxyde d’hafnium). L’injection intra-tumorale de particules peut également entrainer une gêne liée à la pression intratumorale. L’anesthésie effectuée afin de limiter ces nuisances et de permettre les injections peut entrainer des conditions d’hypothermie chez l’animal. Une perte de poids peut être attendue à la suite de l’exposition aux rayonnements ionisants. Cette perte de poids peut être associée à une dégradation de l’état général (prostration, refus de s’alimenter ou de boire). La croissance tumorale peut aboutir à des volumes de tumeur important pouvant être une nuisance pour l’animal. Le risque de nécrose de la tumeur est à prendre en compte également. Enfin, la contention des souris (identification, suivi et mesures des tumeurs) peut également engendrer un stress.
Devenir
Les animaux dont les points limites sont atteints seront euthanasiés. Durant cette étude, les souris sont injectées avec des cellules tumorales et la croissance tumorale ne permet pas un maintien en vie dans des conditions confortables. De plus, des prélèvements et analyses post-mortem impliquent une euthanasie de l'ensemble des animaux.
Remplacement
Le recours à l’animal pour ce projet est incontournable. Les interactions avec un système immunitaire complet est nécessaire pour étudier les effets des particules d’oxyde d’hafnium dans le cancer de la tête et du cou, tout en déterminant et en évaluant les risques à prendre en compte pour un développement en thérapeutique humaine. De plus, le recours à l’animal est actuellement nécessaire pour être en conformité avec les standards internationaux exigés par les instances réglementaires.
Réduction
La première partie du projet permet d'optimiser les conditions d'étude (paramètres d'injection, croissance tumorale, état de la tumeur) avec deux lignées cellulaires de cancer de la tête et du cou actuellement non-renseignées dans la littérature et dans les projets précédents. Si cette première partie du projet ne permet pas d'isoler des conditions d'étude adéquates avec l'une de ces lignées cellulaires, celles-ci ne seront pas inclus dans la seconde partie du projet qui se fera sur 3 lignées cellulaires au lieu de 4, réduisant le nombre total de souris de 25% dans l'étude (passant de 1000 à 720 souris pour cette étude). La robustesse de l'étude en diminuant au maximum le nombre de souris inclus dans ces procédures a été assurée par un calcul de puissance (test statistique). Les résultats de cette étude seront interprétés par des tests statistiques.
Raffinement
Après leur réception à l’animalerie, les animaux ne seront pas utilisés pendant une semaine (période d’acclimatation). Les animaux seront hébergés en groupe de 5 animaux/cage maximum, dans des conditions sanitaires et environnementales contrôlées (nourriture stérilisée et eau disponible à volonté). De l’enrichissement sera prévu : du coton ou des lanières de Kraft (E-Kube) sera mis à disposition dans la cage afin que les souris puissent faire un nid ainsi que des maisons ou qui leur servent d’abri. L’inconfort, la douleur ou l’angoisse ressentie par les animaux seront pris en compte. Une anesthésie locale à la lidocaïne sera pratiquée systématiquement avant un geste pouvant occasionner une angoisse ou de la douleur (injection des cellules tumorales en sous cutané ou injection de particules par voie intratumorale). Une anesthésie gazeuse à l’isoflurane sera mise en place pour l’injection des particules par voie intratumorale afin de faciliter le geste et la rapidité d’exécution, et diminuer le stress et l’inconfort de l’animal. L’anesthésie gazeuse est privilégiée afin d’avoir un réveil rapide (1 à 2 minutes) de l’animal et de s’émanciper des risques d’hypothermie associés à une plus longue anesthésie générale. Néanmoins, l’animal sera placé sur un tapis chauffant afin de s’affranchir totalement de ce risque. La surveillance clinique quotidienne (examen de santé) lors des jours ouvrés permettra de détecter précocement tout signe clinique et de le traiter. Une mesure de l’évolution de la taille de la tumeur et du poids sera réalisée deux à trois fois par semaine. Pour les périodes de week-end, l’état de l’animal et son évolution seront évalués les jours précédents et il sera alors décidé si 1/ les points limites sont atteints ou sur le point de l’être 2/ si aucun risque n’est estimé pour le week-end ou 3/ si le doute nécessite un suivi au cours du week-end. Les points limites seront strictement appliqués.
Choix des espèces
Dans la recherche en oncologie, le modèle de tumeurs humaines xenogreffées chez la souris nude est le modèle de référence pour l’étude des traitements anti-cancéreux. En ce sens, cette espèce de rongeur a été choisi pour l’évaluation de l’efficacité antitumorale d’oxyde d’hafnium activé par la radiothérapie. Souris de 7 semaines, jeunes adultes. Pour des raisons techniques, le poids des animaux doit être au minimum de 20 grammes afin d’assurer de bonnes conditions de traitement par radiothérapie. Pour les irradiations localisées, les animaux sont disposés dans des systèmes de contention exposant uniquement la zone d’intérêt. Ces systèmes sont adaptés à des souris de taille adulte.
Evaluer l’efficacité thérapeutique d’un nouveau traitement contre les complications des radiothérapies cérébrales sur un modèle murin
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
225 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une irradiation cérébrale sous anesthésie, des administrations intra-nasales, une perfusion intracardiaque et des prélèvements sanguins, puis passent des tests comportementaux répétés (labyrinthe en Y, labyrinthe en croix surélevé, rotarod) avant d'être euthanasiées pour prélever leurs structures cérébrales. Le projet teste des vésicules extracellulaires censées limiter les troubles cognitifs provoqués par la radiothérapie chez les patients, retombées renvoyées au conditionnel. Le porteur affirme que les modèles in vitro ne permettent d'évaluer ni le réseau vasculaire ni les troubles cognitifs et conclut que le recours à la souris est "indispensable".
Objectifs
La radiothérapie dans le traitement des tumeurs cérébrales peut conduire à la mort de cellules non tumorales comme les cellules constituant les vaisseaux sanguins et les neurones. En effet, chez 50-90% des patients suite au traitement de tumeurs du cerveau par radiothérapie il est observé dans les 6 mois des troubles neurologiques avec des troubles de l’attention, de la mémoire ou de la résolution de problèmes. Il est donc indispensable de proposer de nouveaux traitements afin d’améliorer la qualité de vie des patients. Dans ce projet, nous allons évaluer l’efficacité thérapeutique des vésicules extracellulaires issues de cellules souches mésenchymateuses (CSM) pour limiter les impacts de la radiothérapie. Les CSM sont un type de cellules souches adultes très utilisées en médecine dite régénérative. Elles ont la capacité de se renouveler pour créer des cellules spécialisées capable de réparer la fonction d’un organe. Elles sont prélevées chez une personne à partir de la moelle osseuse ou de la graisse corporelle. Elles sont mises en culture puis administrées à l’homme. Cependant, cette stratégie thérapeutique cellulaire a ses limites telles que la transplantation autologue des CSM (prélèvement et administration chez la même personne). Cette technique limite le nombre de patients pris en charge en raison du temps nécessaire à la mise en culture. On note surtout une efficacité des cellules diminuées en fonction de l’âge et de facteurs de risques associés (hypertension, cholestérol). Les cellules peuvent être aussi inutilisables si elles ont été irradiées lors du traitement par radiothérapie. Des études ont démontré que l’effet thérapeutique des CSM serait majoritairement lié à la sécrétion de vésicules extracellulaires (VE). Elles sont produites en grand nombre par les CSM suite à leur activation par des facteurs stimulants. Une production de VE in vitro permet de s’affranchir des limites liées à l’utilisation des CSM via le patient. Les VE sont stockées et conservées sous forme lyophilisée simplifiant leur administration. Les VE permettent de limiter la destruction des vaisseaux sanguins (qui est observée après exposition aux rayonnements ionisants) et donc pourraient permettre de limiter le développement des troubles cognitifs. Dans le cadre de ce projet, la mesure du flux sanguin cérébral sera réalisée dans un autre établissement possédant expertise et équipement pour le réaliser de façon non invasive.
Bénéfices attendus
Les bénéfices que ce projet apportera sont multiples tel que - une nouvelle thérapie non-invasive - une réduction des troubles cognitifs (troubles de l’attention, de la mémoire ou de la résolution de problèmes) - une amélioration de la qualité de vie
Procédures
Prélèvement sanguin (80 microL) 1 fois sous anesthésie gazeuse isoflurane avant euthanasie, durée du prélèvement sanguin 15 secondes Perfusion intracardiaque sous anesthésique, durée 15 minutes Irradiation cérébrale sous anesthésie gazeuse : 10 min sous anesthésie gazeuse isoflurane Administration intra-nasale sous anesthésie gazeuse : environ 5 min par administration Les animaux subiront plusieurs fois les procédures qui suivent à différents temps. Tests comportementaux réalisés 4 fois (1, 2, 4 et 6 mois): - Labyrinthe en Y : 10 min, - Labyrinthe en croix surélevé : 5 min, réalisé 4 fois (1, 2, 4 et 6 mois) - Rotarod : 3 fois 3 min par séance (1h entre chacun des 3 passages) Analyse échodoppler sous anesthésie gazeuse : 10 min sous légère anesthésie gazeuse Ils seront transportés dans un autre établissement, anesthésiés et rasés entre la base de la nuque et les oreilles avec une tondeuse afin de pouvoir appliquer un gel et la sonde échographique pour évaluer la vasoréactivité cérébrale : mesure de la demande en sang du cerveau. Une diminution de ce flux sanguin nous renseigne sur une diminution du nombre de vaisseau et donc la mise en place des complications aux rayonnements ionisants et le développement des troubles cognitifs.
Impact sur les animaux
Pour les irradiations, les animaux étant anesthésiés pour limiter les mouvements, il peut y avoir un effet des anesthésies répétées et les effets potentiels de l’anesthésie sur les variables physiologiques. Pour les administrations, même si les animaux sont légèrement anesthésiés, il est possible de noter un inconfort transitoire après l’administration. Pour les transports, il peut être noté un stress chez les animaux suite aux changements des conditions environnantes. Après irradiation, un animal peut développer des difficultés à se déplacer et/ou une apparence extérieure piloérection, dos rond ou amaigri Après administration nasale, les effets indésirables peuvent être un écoulement nasal important et/ou une tête penchée, difficultés à se déplacer, amaigrissement
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés à la fin de chaque procédure afin de réaliser les prélèvements des structures cérébrales.
Remplacement
Le nouveau développement de stratégie thérapeutique doit être validé sur des modèles pré-cliniques (modèles animaux). De plus, les modèles in vitro (culture isolée de cellule en boîte de pétri) ne permettent d’évaluer le réseau vasculaire ni les troubles cognitifs. Par conséquent l’utilisation d’un modèle murin est indispensable pour valider notre approche thérapeutique.
Réduction
Les modèles d’expérimentation animal présentent une certaine variabilité de réponse. De plus le retour d’expérience des médecins, chercheurs et biostatisticien déterminent qu’un nombre de 12 ou 15 animaux comptabilisés dans chaque groupe expérimental est nécessaire et suffisant pour obtenir des résultats statistiquement robustes (Anova, Ttest) afin de valider notre nouvelle thérapie.
Raffinement
Les conditions de soins et d’hébergement des animaux sont adaptées aux procédures réalisées afin de limiter au minimum la souffrance animale (suivi des animaux, anesthésie pour les irradiations, administrations intra-nasales et imageries, hébergement en groupe avec enrichissement).
Choix des espèces
Afin de développer et proposer des thérapies, nous sommes dans l’obligation d’utiliser un modèle in vivo. Le modèle murin sélectionné pour ce travail est le plus pertinent puisqu’il est le plus utilisé dans les études précliniques. Également, nous avons déjà démontré dans différents modèles murins soumis aux rayonnements ionisants l’efficacité thérapeutique des VE-CSM dans les processus de néovascularisation et la réparation tissulaire. Enfin, nous maîtrisons les techniques indispensables afin d’évaluer les paramètres vasculaires, inflammatoires et cognitifs pour démontrer l’efficacité de notre traitement.
Etude de pharmacocinétique et d’évaluation précoce de toxicité de composés à visée thérapeutique
- Recherche appliquée
- Cancers
- Maladies infectieuses
- Troubles immunitaires
3 600 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Souvent humanisées ou immunodéficientes, elles reçoivent des injections répétées et jusqu'à 5 à 10 prélèvements sanguins par semaine, puis un prélèvement terminal d'organes, pour valider des modèles inscrits au catalogue de la société genOway. Le porteur indique que les prélèvements et injections répétés peuvent causer des douleurs et que les études de toxicité peuvent dégrader l'état général des animaux, une crème anesthésiante étant appliquée par endroits. Il affirme qu'aucune alternative non animale n'existe pour la pharmacocinétique et la toxicité, ces mécanismes ne pouvant selon lui être reproduits hors d'un animal.
Objectifs
Des modèles animaux génétiquement modifiés, exprimant des cibles thérapeutiques humaines ou reconstitués avec un système immunitaire humain sont développés pour la réalisation d’études précliniques transposables à l’homme et la sélection de nouveaux composés thérapeutiques innovants pour le cancer, les maladies infectieuses, les maladies inflammatoires. Leur validation avant commercialisation passe par l’évaluation de composés thérapeutiques commercialisé ou en développement pour montrer la pertinence des observations faites, comparé à ce qui est déjà décrit chez l’homme. Des études de preuves de concept sont réalisées dans ces modèles animaux pour démontrer leur pertinence et faire ensuite des criblages à plus large échelle, choisir la dose optimale du composé et/ou son schéma d’administration. Le projet décrit des études de pharmacocinétique évaluant la durée de vie d’un composé thérapeutique et sa vitesse d’élimination entre autres. La durée de vie d’un composé est un paramètre majeur de l’activité d’un nouveau traitement. Ce projet décrit aussi des études préliminaires de toxicité de nouveaux composés thérapeutiques dans des modèles animaux mimant des éventuels effets indésirables chez l’homme. Dans ces études, de nouveaux composés thérapeutiques ou des composés déjà connus seront administrés, des prélèvements de sang à différents temps après l’administration des composés seront réalisés pour mesurer la quantité de composé présente dans le sang ou détecter des facteurs liés à une éventuelle toxicité. Les souris recevront une ou plusieurs injections (maximum 3/semaine), ces dernières durant au maximum 1 minute chacune. Selon la voie d’injection les souris seront anesthésiées avant l’injection. Les prélèvements de sang seront au maximum de 5 à 10/semaine/souris suivis d’1 ou 2 semaines de repos sans prélèvement. Chaque prélèvement dure au maximum 1 minute. En fin d’études, les animaux seront euthanasiés pour analyser certains organes pouvant étudier la toxicité éventuelle du composé testé et sa durée de vie. La règle des 3R sera respectée en limitant au maximum le nombre d’animaux utilisés au strict nécessaire pour assurer les analyses souhaitées et la pertinence des informations scientifiques recherchées. Les procédures envisagées n’entraineront pas de souffrance aigue et longue. En cas de souffrance passagère, des analgésiques/anesthésiants locaux ou oraux seront administrés. L’environnement des animaux sera enrichi.
Bénéfices attendus
Le projet décrit ici vise à permettre la validation de nouveaux modèles animaux expérimentaux, rendus translationnels par l’humanisation de certaines cibles ou du système immunitaire des souris ou de facteurs impliqués dans la pharmacocinétique de composés thérapeutique. La validation de ces modèles permettra de les proposer dans le catalogue de genOway pour qu’ils soient à la disposition des équipes développant de nouveaux composés thérapeutiques. Cela permettra une évaluation translationnelle de leurs innovations thérapeutiques. Ces études d’évaluation de nouveaux composés thérapeutiques pourront aussi être conduites à genOway et sont décrites ici. Ces études permettront de faire avancer la recherche biolmédicale et de sélectionner les meilleurs candidats thérapeutiques pour de futurs développements cliniques.
Procédures
La nature des procédures inclues dans le projet nécessite des prélèvements sanguins multiples. Ces derniers peuvent être source de douleurs de courte durée, surtout s’ils sont répétés sur le même site de prélèvement. Les effets douloureux devraient être limités à quelques minutes ou heures. Un prélèvement sanguin tel que dure au maximum 1 minute. Les voies de prélèvements sanguins pourront être modifiées afin d’éviter une trop grande répétition au même site, tout apparition de dommages sur la peau ou de dommage de la veine, entrainera aussi un changement de site de prélèvements voire de voie. Enfin une crème anesthésiante pourra être appliqué avant les prélèvements pour limiter la douleur occasionnée. Dans certains cas, les administrations de composés pourront aussi être répétées et ces administrations répétées selon la voie choisie et si le site d’administration est conservé peuvent conduire à une souffrance passagère. Les effets douloureux devraient être limités à quelques minutes ou heures. La durée d’une injection n’excède jamais 1 minute. Dans la mesure du possible, le site d’administration sera changé entre 2 administrations et/ou l’application en local d’une crème anesthésiante sera réalisée afin de limiter lasouffrance animale. Dans le cas des études préliminaires de toxicité aigue ou chronique, la toxicité éventuelle des composés testés peut conduire à une dégradation de l’état général de l’animal pouvant se traduire par une modification du comportement, une perte de poids, une baisse ou une hausse de température. En cas de toxicité aigue, ces effets seront de courtes durée (24 à 72h). En cas de toxicité chronique, ces effets peuvent apparaitre plus tardivement et durer plus longtemps. Tous ces paramètres seront suivis quotidiennement pour ce type de procédures et les critères de points limites seront appliqués afin de veiller à ne pas laisser souffrir les animaux. Un analgésique par voie orale pourra être administré en cas de signes cliniques de souffrance avant l’atteinte des points limites.
Impact sur les animaux
La nature des procédures inclues dans le projet nécessite des prélèvements sanguins multiples. Ces derniers peuvent être source de douleurs, surtout s’ils sont répétés sur le même site de prélèvement. Les effets douloureux devraient limités à quelques minutes ou heures. Les voies de prélèvements sanguins pourront être modifiées afin d’éviter une trop grande répétition au même site, tout apparition de dommages sur la peau ou de dommage de la veine, entrainera aussi un changement de site de prélèvement voire de voie. Enfin une crème anesthésiante pourra être appliquée avant les prélèvements pour limiter la douleur occasionnée. Dans certains cas, les administrations de composés pourront aussi être répétées et ces administrations répétées selon la voie choisie et si le site d’administration est conservé peuvent conduire à une souffrance passagère. Les effets douloureux devraient être limités à quelques minutes ou heures. Dans la mesure du possible, le site d’administration sera changé entre 2 administrations et/ou l’application en local d’une crème anesthésiante sera réalisée afin de limiter la souffrance animale. Dans le cas des études préliminaires de toxicité aigue ou chronique, la toxicité éventuelle des composés testés peut conduire à une dégradation de l’état général de l’animal pouvant se traduire par une modification du comportement, une perte de poids, une baisse ou une hausse de température. En cas de toxicité aigue, ces effets seront de courtes durée (24 à 72h). En cas de toxicité chronique, ces effets peuvent apparaitre plus tardivement et durer plus longtemps. Tous ces paramètres seront suivis quotidiennement pour ce type de procédures et les critères de points limites seront appliqués afin de veiller à ne pas laisser souffrir les animaux.
Devenir
Les animaux seront mis à mort en fin de procédure afin de permettre des analyses sur les différents organes et compléter les observations faites sur le sang au cours de la procédure.
Remplacement
Il n’existe pas d’alternative non animales dans ce domaine car les études de pharmacocinétique et de toxicité préliminaire font intervenir des mécanismes physiologiques complexes qui ne peuvent être reproduits en dehors d’un être animal. Ces études doivent être conduites sur des animaux vivants afin de reproduire et prédire ce qu’il pourra se passer dans un être humain à qui sera administré les composés thérapeutiques ultérieurement.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés par lot est calculé pour obtenir des résultats qui soient statistiquement interprétables. Les volumes de prélèvements de sang seront limités pour obtenir la quantité nécessaire mais sans excès de sérum afin de faire les mesures voulues. Cela doit permettre de prélever plusieurs fois le même animal, dans la limite des règles d’éthique et limiter ainsi le nombre d’animaux par étude. Le nombre de souris ne sera augmenté que quand les volumes nécessaires seront trop élevés d’un point de vue éthique pour être fait sur les mêmes animaux tout au long de l’étude. Enfin, dans la mesure du possible, à la place d’animaux non traités qui seraient en plus dans les études, nous réaliserons un prélèvement avant l’administration des composés d’intérêt afin d’avoir un niveau basal des paramètres mesurés et ainsi réduire le nombre d’animaux utilisés. En fin d’étude à la mise à mort des animaux, plusieurs organes pourront être prélevés pour faire diverses explorations et ainsi mutualiser l’utilisation des animaux pour explorer différents questions et paramètres au sein de la même expérience et ainsi limiter le nombre global d’animaux utilisés pour répondre à la question scientifique posée en évitant les répétitions trop nombreuses des expériences.
Raffinement
Dans le cadre des études décrites ici, les animaux seront surveillés quotidiennement. Une crème anesthésiante pourra être appliquée au site d’injection en cas d’injection répétées sans changement de site et dans la mesure du possible, les injections répétées seront faites en changeant régulièrement de site d’injection pour limiter la douleur. Cette même crème pourra être appliquée pour les prélèvements sanguins répétés. Là encore le site de prélèvement voire la voie pourront être modifiés dans la mesure du possible et en cas d’apparition de lésion cutanée et de dommages au niveau de la veine prélevée. En cas de lésion, des soins seront réalisés (désinfectant et cicatrisantcutané) et l’évolution sera surveillée avec application des points limites le cas échéant. Lors des études préliminaires de toxicité, un monitoring clinique régulier et fréquent avec l’établissement d’un score clinique et la mesure fréquente de la température et du poids de l’animal vise à détecter au plus tôt des manifestations cliniques de la toxicité éventuelle des composés testés. L’apparition de ces signes conduira à une surveillance accrue des animaux concernés. En cas de signe de souffrance, un analgésique pourra être administré dans l’eau de boisson. En cas d’atteinte de signes cliniques sévères (point limite) ou de la combinaison de 3 signes cliniques modérés, les animaux concernés seront mis à mort pour limiter leur souffrance.
Choix des espèces
LLe rongeur par sa taille et sa manipulation aisée, est un modèle de choix pour l’humanisation de certaines cibles thérapeutiques, l’humanisation du système immunitaire par reconstitution ou l’humanisation de facteurs intervenant dans la pharmacocinétique et la pharmacodynamique de certains composés thérapeutiques. Aujourd’hui les conditions zootechniques et le niveau d’ingénierie génétique sont tels que la construction à façon de lignées profondément immunodéficientes ou présentant l’humanisation d’une ou plusieurs cibles thérapeutiques est possible. Ces animaux permettent des avancées majeures dans la compréhension des maladies humaines et de sélectionner des thérapies adaptées et performantes.Les souris humanisées pour certaines cibles thérapeutiques ou facteurs seront utilisées dans ces procédures dès l’âge de 6 semaines et jusqu’à un âge d’environ 16 semaines. En effet, il faut que les souris inclues dans ces études soient suffisamment matures notamment d’un point de vue du système immunitaire pour que les résultats observés soient pertinents. Les souris humanisées pour leur système immunitaire seront utilisées à un âge de 16 à 30 semaines, afin que la reconstitution du système immunitaire humain soit établie et stable, ce que nous avons précédemment établi pour la tranche d’âge citée ici. Les souris génétiquement modifiées pour les cibles ou facteurs humains seront utilisées dans ces procédures dès l’âge de 6 semaines et jusqu’à un âge d’environ 16 semaines. En effet, il faut que les souris inclues dans ces études soient suffisamment matures notamment d’un point de vue du système immunitaire pour que les résultats observés soient pertinents. Les souris BRGSF-HIS seront utilisées à un âge de 16 à 30 semaines, afin que la reconstitution du système immunitaire humain soit établie et stable, ce que nous avons précédemment établi pour la tranche d’âge citée ici.