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Effet d’extraits de plantes sur la coccidiose du poulet de chair
- Recherche appliquée
- Maladies animales
Arrivés à un jour d'âge, 1 728 poulets de chair sont pesés huit fois au cours de leur élevage, et 1 512 d'entre eux sont infestés à 15 jours par des coccidies, des parasites de l'intestin, puis suivis jusqu'à 84 jours, l'âge d'abattage de leur souche. Ces oiseaux sont utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, pour tester cinq solutions à base d'extraits de plantes destinées à remplacer les anticoccidiens et les vaccins de la filière avicole. Le porteur annonce des "signes subcliniques transitoires" pendant 24 à 48 heures, après avoir décrit la coccidiose par la diarrhée, l'apathie, le retard de croissance et des volailles qui se tiennent en boule. Les 1 512 poulets infestés, dont il écrit qu'ils "ne sont pas commercialisables", seront tués par électronarcose suivie d'une saignée, et les 216 témoins jamais infestés pourront être "replacés dans la chaîne commerciale".
Objectifs
La société actuelle est demandeuse d'une médication vétérinaire réduite (arrêt des antibiotiques, coccidiostatiques…), naturelle et respectueuse de l'environnement. De ce fait, la réduction de l’usage des traitements médicamenteux est aujourd’hui un enjeu majeur pour l’agriculture française. Parmi ces produits, les additifs coccidiostatiques (ou anticoccidiens) sont très utilisés en France et en Europe car ils sont le principal moyen de lutte contre la coccidiose. La coccidiose est une maladie parasitaire qui touche les volailles. Les symptômes peuvent être variés, mais la coccidiose se traduit souvent par une frilosité des volailles, une baisse de leur appétit, un retard de croissance, une apathie ou encore des diarrhées. Les animaux peuvent parfois se tenir en boule, avec leurs plumes ébouriffées, tous ces symptômes étant la résultante de dommages intestinaux qui induisent des pertes économiques significatives pour l’éleveur. Les vaccins actuellement disponibles, offrent une alternative aux coccidiostatiques mais présentent également des limites pour les éleveurs en termes de performances zootechniques et peuvent avoir un impact défavorable sur les résultats économiques. Ainsi, au regard des préoccupations sanitaires grandissantes et d’une probable évolution réglementaire les interdisant, il est important de trouver aujourd’hui une alternative aux anticoccidiens. Dans le cadre de ce projet, notre objectif sera de tester des solutions alternatives et naturelles aux coccidiostatiques.
Bénéfices attendus
La coccidiose est une des maladies les plus fréquentes chez les volailles. Les éleveurs peuvent utiliser des substances à titre préventif, appelées coccidiostatiques (ou anticoccidiens). Elles sont considérées comme des additifs par la législation et sont généralement administrés via l’aliment. Cependant, cette utilisation présente quelques limites puisque des phénomènes de résistances aux anticoccidiens ont été développés et leur utilisation continue et routinière a entraîné l’émergence de populations résistantes, qui nécessitent des rotations régulières quant au type d’anticoccidien utilisé. Par ailleurs, des résidus anticoccidiens sont parfois retrouvés dans les produits avicoles. Les limites des coccidiostatiques ont entraîné le développement des vaccins. Ils représentent cependant un coût non négligeable pour l’éleveur et ont tendance à entrainer des baisses de performances zootechniques, voire le développement de pathologies opportunistes. L’alerte sur les risques d’utilisation des substances médicamenteuses sur la santé et les limites de la vaccination motive aujourd’hui l’émergence de nouvelles offres de produits. Ainsi, la mise en place et le développement de solutions alternatives et naturelles à visée anticoccidienne apparaissent comme une nécessité pour la filière avicole française. Dans ce contexte, le plus gros bénéfice de notre projet est le développement de nouvelles solutions naturelles à visée anticoccidienne, en remplacement des anticoccidiens et des vaccins. Cette étude aura de ce fait également des bénéfices pour le consommateur et la santé humaine : naturalité, qualité sanitaire (absence de résidus dans les produits avicole), qualités nutritionnelles…
Procédures
1512 animaux sont soumis à une infestation coccidienne expérimentale unique. L’inoculation se fera à 15 jours d’âge car il s’agit de la réalité sur le terrain où les coccidioses cliniques apparaissent entre 12 et 15 jours d’âge. Et les animaux seront suivis jusqu’à 84 jours d’âge, âge d’abattage classique pour cette souche de poulets. Tous les poulets seront pesés individuellement à 8 reprises afin de connaitre et comparer leur performance de croissance. La durée moyenne d’une pesée d’un parquet de 36 animaux est estimée à 10min maximum.
Impact sur les animaux
Les effets négatifs sur les animaux sont principalement liés à l’infestation coccidienne expérimentale. Elle est néanmoins nécessaire pour évaluer l’effet anticoccidien des solutions que nous testons. La principale nuisance pour les animaux sera la présence de signes subcliniques transitoires, sur 24h (48h maximum), au moment du pic d’excrétion des coccidies, soit environ 4 à 7 jours d’après l’infestation. La pesée individuelle des animaux peut également représenter un stress pour ces derniers, mais reste nécessaire pour le suivi de la croissance des animaux.
Devenir
Les animaux ayant subi l’infestation coccidienne ne sont pas commercialisables ; ils seront euthanasiés par électronarcose suivie d'une saignée. Les animaux n’ayant pas subi l’infestation (lot témoin = 216 animaux), pourront, après vérification qu’ils ne soient pas contaminés par les coccidies, être replacés dans la chaîne commerciale.
Remplacement
Dans le cadre de notre projet qui vise à évaluer l’efficacité de solutions alternatives aux anticoccidiens, le remplacement n'est pas possible car il n'existe, à ce jour, aucune technique in vitro pour étudier les réponses physiologiques des individus face aux stimuli auxquels ils sont exposés. Cependant, en amont de ce projet, des tests ont été effectués en remplacement de l’utilisation des animaux : d’une part en laboratoire pour contrôler et quantifier l’efficacité des molécules vis-à-vis des parasites et l’absence de toxicité vis-à-vis des cellules de l’hôte (in vitro) et d’autre par simulation informatique (in silico)
Réduction
De nombreux tests en amont ont été effectués in vitro et in silico afin de réduire le nombre d’animaux total nécessaires au projet. Cependant, pour tester l’efficacité des 5 solutions alternatives aux anticoccidiens, nous avons besoin d’utiliser les animaux. Une analyse de variance sera faite sur les résultats individuels, avec comparaison de moyennes. L’effectif de 1728 animaux a été réduit à son maximum. Il reste cependant nécessaire pour évaluer statistiquement 8 modalités expérimentales et en tirer des conclusions significatives.
Raffinement
Les animaux seront élevés dans des parquets, au sol sur des copeaux et en groupe afin de créer des relations sociales. Des ficelles seront installées dans chaque parquet en tant que matériel d’enrichissement. Ils seront hébergés dans des parquets de 2.68m² selon les normes règlementaires définies par l’arrêté du 28 juin 2010 établissant les normes minimales relatives à la protection des poulets destinés à la production de viande et dans des conditions optimales d’alimentation et de soins. Des points limites sont déterminés et une grille d’évaluation du bien-être des poulets sera complétée quotidiennement par le personnel animalier pour permettre de détecter précocement toute altération de leur état de santé ou de leur comportement.
Choix des espèces
S'agissant d'un objectif finalisé sur la santé des volailles, le choix du poulet (gallus gallus) a été fait car il s’agit l'espèce majeure sur le terrain et un modèle reconnu par la filière. Les poussins arriveront à 1 jours d’âge, mais l’infestation coccidienne n’aura lieu qu’à 15 jours, âge à partir duquel les infestations aux coccidies apparaissent en élevage. Nous étudierons ensuite les animaux infestés sur toute la durée d’élevage, c’est-à-dire jusqu’à 84 jours qui correspond à l’âge classique d’abattage pour cette souche à croissance lente. Cela nous permettra par la suite de transposer nos résultats à un élevage commercial classique.
PREPARATION DE POUMONS DE RONGEURS (OU COBAYES) POUR LA FABRICATION DE MEDICAMENTS HOMEOPATHIQUES
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
Pour fournir des poumons de cobayes destinés à la fabrication de médicaments homéopathiques, selon un protocole inscrit dans l'autorisation de mise sur le marché du fabricant, 94 cochons d'Inde vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, tous tués à l'issue. Une partie d'entre eux reçoit deux injections d'ovalbumine dans l'abdomen pour les sensibiliser, puis une injection intraveineuse que le porteur décrit comme "menant à un choc anaphylactique", avant le prélèvement des poumons. Les autres sont utilisés pour déterminer la dose d'anesthésiant à injecter, puis tués par dislocation cervicale. Le porteur prévoit de tuer tout cobaye qui atteindrait un point limite, sans préciser lequel, et justifie le choix de l'espèce comme l'effectif par le "dossier de fabrication des médicaments homéopathiques". Le tribunal administratif de Paris a annulé le 2 février 2026 l'autorisation de ce projet, délivrée le 2 septembre 2022, à la demande de l'association One Voice (jugement n° 2302319), et le résumé ne figure plus sur ALURES.
Objectifs
L’objectif de ce test est de fournir des poumons de cobayes aux scientifiques afin de permettre la fabrication de médicaments homéopathiques. C’est un protocole qui est inscrit dans l’autorisation de mise sur le marché (AMM) du fabricant des médicaments homéopathiques.
Bénéfices attendus
Le bénéfice attendu de ce projet : fabrication de médicaments homéopathiques pour mise à disposition à des patients.
Procédures
Gestes techniques réalisés sur les cobayes : - contention lors des injections (le temps des injections – tous les animaux sont injectés) - injection en IP et en IV (durée du geste < 5 min, les animaux de la procédure 1 recoivent 1 injection IV, les animaux de la procédure 2 recoivent 2 injections IP et 1 injection IV) - dislocation cervicale (durée du geste < 1 min, 1 dislocation cervicale par animal pour la procédure 1) - prélèvements des poumons post-mortem (non applicable car post-mortem)
Impact sur les animaux
Les principales nuisances pour l’animal sont : Injection sensibilisante d’ovalbumine 10% en Intrapéritonéale (IP), Injection d’une solution d’ovalbumine 10% en Intra-veineuse (IV) menant à un choc anaphylactique, Identification de la dose d’anesthésiant (Alfaxan IV) appropriée, Euthanasie
Devenir
Tous les animaux utilisés seront euthanasiés en fin de procédure. Les animaux non utilisés pourront être réutilisés dans une procédure au dégré de sévérité équivalent.
Remplacement
Ce protocole in-vivo est décrit dans la demande d’autorisation de mise sur le marché (AMM) du scientifique.
Réduction
Deux procédures sont incluses dans ce projet éthique. La première vise à identifier la bonne dose d’anesthésiant à injecter aux animaux. La seconde vise à récolter les poumons des cobayes pour permettre la fabrication des médicaments homéopathiques. Concernant la procédure 1, le nombre d’animaux a été choisi afin de permettre une utilisation minimale de ceux-ci tout en permettant d’avoir des informations suffisantes pour identifier la dose d’anesthésiant appropriée. Concernant la procédure 2, le nombre d’animaux est conforme aux requis du scientifique (i.e. au nombre d’animaux requis par le dossier de fabrication des médicaments homéopathiques)
Raffinement
Les animaux sont hébergés en groupes sociaux pendant toute la durée du protocole. Les cobayes disposent d’un enrichissement de type tunnel afin de pouvoir se distraire et se cacher. Une observation quotidienne est réalisée : elle consiste à vérifier l’état clinique des animaux, leur alimentation et leur boisson. En cas de point limite observé, l’animal est euthanasié.
Choix des espèces
Espèce indiquée dans le dossier de fabrication des médicaments homéopathiques. Les cobayes auront entre 8 et 10 semaines à J0 comme requis dans l’autorisation de mise sur le marché du scientifique.
Test d’un dispositif médical pour l’ablation de prostate, impliquant un logiciel de thermométrie sous résonnance magnétique sur un modèle animal canin.
- Recherche appliquée
- Cancers
24 chiens vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, dix-huit tués à l'issue et six réutilisés pour d'autres projets. Chaque animal inclus subit une chirurgie d'ablation de la prostate au laser sous IRM d'une durée maximale de quatre heures, porte une sonde urinaire et reste isolé trois jours avant d'être tué pour prélever la prostate. Le porteur indique que le dispositif vise le cancer et l'hyperplasie de la prostate chez l'homme, et que cinq points de données sont exigés par la FDA. Il affirme qu'un organisme complet et vivant est "indispensable" pour valider le dispositif.
Objectifs
Le dispositif médical en développement est utilisé pour nécroser ou coaguler, de manière locale précise, les tissus mous par thérapie thermique interstitielle sous guidage par imagerie à résonance magnétique (IRM). Ce système de thérapie se compose d'une unité laser mobile et d'applicateurs laser. La lumière laser générée est appliquée localement au moyen d'applicateurs laser à usage unique. Le logiciel de thermométrie par résonnance magnétique est la troisième partie du dispositif médical et est conçu pour aider l'utilisateur à déterminer et à visualiser les changements relatifs de la température des tissus pendant la thérapie. Lorsqu'il est utilisé pour surveiller l'ablation thermique, le logiciel peut également calculer les dommages thermiques induits par les dispositifs d'ablation. Ce projet vise donc à évaluer l'utilisation de l’ensemble du dispositif à différents niveaux : 1) Démontrer la sécurité d'utilisation du système lors d’ablations de tissus mous prostatiques et fournir des données sur la précision et la prévisibilité de l'estimation de la dose thermique du système. 2) Démontrer que le logiciel permet de prédire avec précision l'étendue des lésions trois jours après le traitement, par rapport aux résultats histopathologiques. 3) Mesurer le taux de mise à jour et le décalage par rapport au temps réel avec des séquences de thermométrie par résonnance magnétique.
Bénéfices attendus
Ce dispositif permettra d’aider le clinicien utilisateur à déterminer et à visualiser les changements relatifs de température des tissus pendant le traitement. Lorsqu'il est utilisé pour surveiller l'ablation thermique, le logiciel peut également calculer les dommages thermiques induits par le dispositif d'ablation. L'évaluation précise des dommages thermiques immédiatement après le traitement n'est pas triviale en raison d'une variété de réponses cellulaires, vasculaires et inflammatoires qui se produisent au sein du tissu. Des lésions tissulaires au cours d'une intervention thermique peuvent provoquer une apoptose ultérieurement, d'où la nécessité de les évaluer avec précision afin de prédire et anticiper les dommages ultérieurs et adapter les soins post-opératoires nécessaires. L’utilisation de ce dispositif est particulièrement indiquée pour le traitement du cancer de la prostate ou l’hyperplasie benigne de la prostate. Ce dispositif médical pourra être appliqué à l’Homme, après avoir démontré sa sécurité chez l’animal, ainsi que sa capacité à prédire avec précision les dommages auxquels nous pouvons nous attendre.
Procédures
Sur animal vigile, des prélèvements sanguins pour analyses hémato-biochimiques pourront être réalisés avant l’intervention, puis pendant le suivi post-opératoire et en fin d’étude. Les volumes sanguins prélevés seront faibles (moins de 20mL) et représenteront moins de 3% du volume sanguin total de l’animal. Cependant, nous prendrons en compte le temps de repos nécessaire entre deux prélèvements, selon les recommandations en vigueur chez cette espèce. La procédure chirurgicale (unique) sera réalisée sous anesthésie générale et durera au maximum 4h. Ce test sera réalisé sous IRM.
Impact sur les animaux
Après réception des animaux, un prélèvement sanguin (environ 4mL) sera réalisé sur animal vigile via la veine jugulaire, dans le but de réaliser un bilan hémato-biochimique d’inclusion et donc s’assurer qu’il n’existe pas d’anomalie au niveau de ces paramètres sanguins. L’intervention sera réalisée sous anesthésie générale et ce temps d’anesthésie sera d’environ 4h (prise en compte de toute la partie préparation de l’animal, installation dans l’IRM et intervention avec le dispositif). Cette durée aura donc un impact sur le réveil des animaux. Nous pouvons nous attendre à une douleur après intervention (douleur qui sera prise en charge) et une inflammation des tissus environnants la prostate, provoquant une difficulté à uriner pour les chiens. Ainsi, en fin d’intervention, une sonde urinaire avec valve anti-reflux sera installée chez les chiens qu’ils garderont jusqu’à leur euthanasie 3 jours plus tard. Cela impliquera donc un hébergement en individuel après l’intervention pendant 3 jours. Des prélèvements sanguins pour analyses hémato-biochimiques pourront être réalisés avant l’intervention, puis pendant le suivi post-opératoire et en fin d’étude avant mise à mort des animaux. Les volumes sanguins prélevés seront faibles (moins de 20mL) et représenteront moins de 3% du volume sanguin total de l’animal. Cependant, nous prendrons en compte le temps de repos nécessaire entre deux prélèvements, selon les recommandations en vigueur chez cette espèce.
Devenir
Les animaux inclus dans les procédures expérimentales seront mis à mort, car des prélèvements d'organes, notamment de la prostate, devront être effectués pour analyses histopathologiques. En revanche, les animaux de réserve non inclus dans les procédures principales, seront gardés en vie et réutilisés pour d'autres projets. Le vétérinaire validera systématiquement le devenir des animaux, en tenant compte de leur utilisation, des leur état de santé, et des possibilités éventuelles de réutilisation.
Remplacement
Des premiers tests in vitro ont été réalisés en amont, afin de tester le dispositif avec le laser. En revanche, l’évaluation précise des dommages thermiques immédiatement après le traitement n'est pas triviale en raison d'une variété de réponses cellulaires, vasculaires et inflammatoires qui se produisent au sein du tissu, limitant ainsi notre capacité à le simuler in vitro. Le dispositif étant à visée clinique, il est nécessaire d’obtenir des données dans ces conditions réelles d’utilisation, ainsi l'utilisation d'un organisme complet et vivant est indispensable notamment pour le suivi post-opératoire.
Réduction
Une étude pilote sur 3 animaux sera réalisée en amont des études principales afin que la courbe d'apprentissage des opérateurs n'affecte pas les résultats finaux. Elle permettra d’être plus reproductible sur le traitement thermique et la prise de mesures, réduisant ainsi le nombre d’animaux nécessaires pour les études principales. À la demande de la FDA, au moins 5 points de données sont requis, afin d'obtenir une variation biologique suffisante et statistiquement significative. Par conséquent, nous prévoyons pour chacune des études principales, l’utilisation de 5 animaux + 2 animaux de réserve. Si les deux animaux de réserve ne sont pas utilisés, ils pourront intégrer une autre étude ou intégrer le troupeau permanant.
Raffinement
Les animaux auront une période d’acclimatation dans l’animalerie d'au minimum 14 jours avant le début des procédures expérimentales. Pendant cette durée, les chiens seront hébergés collectivement. Les animaux feront l'objet d'un conditionnement positif, basé sur des intéractions amicales avec les personnels en charge des soins, et l'administration de récompenses lors de différents exercices (monter sur la balance, s'immobiliser, se coucher, etc.), ceci afin de permettre des manipulations sans stress et avec un minimum de contraintes. Tous les animaux recevront un enrichissement du milieu adapté à leur espèce, régulièrement renouvelé (rotation des jouets par exemple). Des moments de récréation et de jeux avec les soigneurs seront mis en place. Utilisation de l’imagerie par IRM, qui est une modalité d’imagerie non-invasive et non-ionisante, contrairement à d’autres techniques. Tout au long de l’intervention sous anesthésie générale, les chiens seront monitorés par du personnel formé et habitué à travailler chez cette espèce animale. Une personne sera également présente en salle de réveil (salle chauffée), jusqu’au réveil complet des animaux. Après intervention et jusqu’à la fin de l’étude (pendant donc 3 jours), des traitements post-opératoires seront mis en place : analgésique, anti-inflammatoire, antibiotique et antispasmodique. L’intervention induira une inflammation des tissus environnants la prostate, avec possiblement une influence sur la capacité des chiens à uriner. Ainsi une sonde urinaire avec valve anti-reflux sera mise en place, impliquant donc un hébergement en individuel. Des techniciens et vétérinaires formés seront ainsi mobilisés pour gérer ces sondes et poches urinaires plusieurs fois par jour. De plus, un contact plus régulier avec le personnel sera mis en place pour les chiens hébergés en individuel. Un contact visuel et olfactif entre les chiens sera conservé en post-intervention. Toute observation sur la clinique des animaux sera remontée au vétérinaire désigné qui prendra les décisions adéquates. Des points limites suffisamment prédictifs sont mis en place, afin d’éviter toute forme de souffrance inutile.
Choix des espèces
Le modèle canin est l'un des rares modèles animaux qui offre une prostate de taille suffisante pour une thérapie thermique au laser, comparable en termes de taille à la prostate humaine. Adultes, pour garantir que la taille de la prostate est suffisante pour réaliser le traitement et être représentative d'un traitement chez l'Homme.
Reconstruction de l’urètre avec de la veine de cordon ombilical humain chez le lapin
- Recherche appliquée
- Troubles urogénitaux
10 lapins vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal subit une chirurgie de deux heures durant laquelle son urètre est sectionné puis reconstruit avec de la veine de cordon ombilical humain, un mini-drain étant laissé en place, suivie d'une endoscopie trois semaines plus tard. Le porteur indique des atteintes possibles de la fonction sexuelle et une rétention urinaire post-opératoire. Il affirme que le projet requiert le système urinaire et immunitaire et ne peut recourir à des méthodes alternatives, malgré une validation préalable sur cadavres.
Objectifs
Les sténoses urétrales correspondent à un segment rétréci de l’urètre, canal qui permet l’évacuation de l’urine vers l’extérieur. C'est une maladie fréquente ( 229-627 patients sur 100 000). Elles se manifestent principalement par des difficulté à vidanger la vessie entièrement et engendrer des infections urinaires et même être responsable d’insuffisance rénale. Pour corriger la sténose de l’urètre, il faut reconstruire l’urètre par chirurgie. Seule un prélèvement de la muqueuse de la bouche à ce jour permet de corriger corriger la sténose. Mais cette technique demande souvent plusieurs intervention chirurgicales et le prélèvement ed la muqueuse de la bouche fait souffrir. Le cordon ombilical est composé d’une veine et de deux artères. Ces vaisseaux qui ont entre autre été utilisés pour la régénération nerveuse, pourrait aussi être utilisés pour reconstruire l’urêtre rétréci. L’objectif de ce projet est donc de remplacer la muqueuse de la bouche par de la veine pour reconstruire l’urètre. Pour cela, des lapins seront opérés, leur urêtre coupés puis reconstruits.
Bénéfices attendus
Actuellement, pour réparer la sténose de l’urêtre, il faut la plupart du temps deux interventions chirurgicales espacées de 3 mois. De plus, le fait de prélever de la muqueuse de la bouche n’est pas sans problème (douleurs, saignements, difficultés alimentaires, troubles de la salivation et du goût, difficulté à articuler). Si la veine du cordon ombilical permet de reconstruire l’urêtre, cette reconstruction pourra être réalisée en une fois. Cette technique pourra être utilisée dans d’autres maladies.
Procédures
La chirurgie sous anesthésie générale et antidouleur va s’étendre sur environ 2 heures pendant lesquelles l’animal, après préparation (tonte, désinfection, mise en place du monitoring) va subir une incision d’environ 2-3 cm. Son urêtre sera externalisé, l’extrémité sera coupée (1.5 cm). Une autre incision sera effectuée plus haut dans le sens de la longueur et sera réparée avec soit l’extrémité coupée, soit avec du vaisseaude la veine de cordon ombilical. Un mini-drain sera laissé en place pour maintenir le canal ouvert. L’urêtre sera reconnecté sur l’exterieur et l’incision de la peau sera suturée. 3 semaines plus tard l’animal subira une endoscopie de l’urêtre pour observer la cicatrisation sous sédation (30 min). Les lapins seront sortis de leur cage pour être pesés 2 fois par semaine. 3 semaines plus tard l’animal sera sédaté et mis à mort (10 min).
Impact sur les animaux
Les nuisances/effets indésirable sur l’animal sont principalement marquées par : * nuisances liées à la chirurgie : - douleur possible au niveau de la zone chirurgicale - rétention urinaire post-opératoire possible - atteinte de sa fonction sexuelle * nuisances liées au suivi : - gêne liée à la présence du mini-drain - endoscopie prévues à 3 semaines (contention, anesthésie) - pesée deux fois par semaine (stress).
Devenir
L’ensemble des animaux sera mis à mort afin de prélever l’urêtre et d’effectuer des analyses histologiques pour vérifier la cicatrisation.
Remplacement
D’après les travaux antérieurs, les vaisseaux issus de cordons ombilicaux humains sont tolérés chez le lapin et le rat. Il reste donc à étudier la cicatrisation dans le cadre de la reconstruction de l’urètre. Bien que la technique ait été validée sur cadavres d’autres projets en amont, le projet nécessite le système urinaire et le système immunitaire et ne peut donc pas être réalisé avec des méthodes alternatives à l’expérimentation animale.
Réduction
Des études préliminaires sur cadavres issus d’autres projets ont déjà permis de valider la procédure chirurgicale sans utiliser de lapins vivants dédiés à cet objectif. La procédure sera réalisée séquentiellement en débutant d’abord par la chirurgie d’un animal qui sera greffé avec de l’urêtre afin de valider le modèle. Dans cette première étape, aucune statistique ne sera effectuée. Un effectif maximal de 4 animaux par groupe est prévu dans l’objectif d’obtenir 3 procédures réussies. 2 animaux de faisabilité sont prévus dans le groupe témoin afin d’effectuer les mises au point non réalisables sur cadavres ce qui porte à 6 animaux maximum pour ce groupe témoin. Par ailleurs, le nombre d’animaux a été réduit grâce à l’utilisation de l’endoscopie (et de biopsie), ce qui permettra d’évaluer la qualité de la prise de la greffe dans le temps chez le même lapin.
Raffinement
La technique chirurgicale a été élaborée et sera effectuée par des chirurgiens d’un service d’urologie. Pendant l’anesthésie l’animal recevra une perfusion d’un anti-douleur fort. Il sera réchauffé. L’animal recevra une combinaison de deux anesthésiques locaux (rapide et longue action) au moment des sutures qui permet de compléter l’action de l’antidouleur au réveil. Ainsi l’animal ne sentira aucune douleur pendant le réveil, ce qui réduira son stress post chirurgie. A réception, l’hébergement par deux sera testés. Si les animaux sont incompatibles, ils bénéficieront de temps dans un espace de « jeux » plus grand que leur cage comportant cabane, tunnel, hamac.. L’état des animaux est évalué par l’observation de leur état physique (ouverture des yeux, orientation des oreilles) et la quantité d’aliment consommée.
Choix des espèces
Le lapin est l’animal le plus petit permettant de réaliser la reconstruction de l’urètre. L’intérêt de l’urètre du lapin est son calibre proche de celui de l’homme, un trajet droit, la survenue d’érections qui permettra de tester l’élasticité du tissu. D’un point de vue technique, la chirurgie est facile à réaliser dans de bonnes conditions chez le lapin. Une endoscopie de contrôle est facile à réaliser. Les lapins seront choisis par l’éleveur en fonction de leur taille. Nous demanderons des animaux adultes de grande taille afin que l’urêtre soit le plus long possible.
Effet d’un traitement permettant la polarisation de macrophages de phénotype immunosuppresseur en macrophages pro-inflammatoires sur la croissance de glioblastomes dans des modèles murins.
- Recherche appliquée
- Cancers
1 680 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Des cellules de glioblastome sont injectées dans leur cerveau, puis un traitement liposomal est administré par voie intraveineuse, orale, intranasale ou directement dans la cavité de résection après chirurgie. Le porteur indique que la croissance tumorale peut provoquer perte de poids, immobilité, automutilation ou agressivité, entraînant la mise à mort ou l'isolement des animaux dans les 24 heures. Il affirme que le modèle murin est "indispensable" pour suivre une tumeur dans un cerveau vascularisé.
Objectifs
Le glioblastome (GBM) est la tumeur cérébrale la plus agressive chez l’adulte. Le GBM est non seulement composé de cellules tumorales, mais aussi de cellules immunitaires telles que des macrophages, qui par leurs fonctions pro-tumorigènes et immunosuppressives contribuent, après exérèse complète et radio/chimiothérapie (Protocole standard), à la récidive quasi-systématique. Malgré l’arsenal thérapeutique disponible incluant les nouvelles immunothérapies, la survie des patients atteints de GBM n’est pas significativement améliorée à ce jour. De fait les défis à relever pour améliorer cette survie et la qualité de vie des patients restent énormes. L’action des immunothérapies nécessite un statut inflammatoire/immunogène des tumeurs. Pour mieux stimuler le statut inflammatoire des glioblastomes, une stratégie vise à optimiser des agents ciblant les macrophages immunosuppresseurs qui ont une activité pro-tumorale en sécrétion de facteurs proangiogéniques et de cytokines immunosuppressives. Ces agents, à tester en préclinique, ont pour rôle de modifier le phénotype de ces macrophages pour qu’ils deviennent inflammatoires, ce qui pourrait favoriser la réponse immunitaire antitumorale et réduire la croissance des GBM. Dans ce contexte, nous avons pour objectif d’étudier l’effet d’un traitement (formulation originale) qui transforme les macrophages immunosuppresseurs en macrophages inflammatoires, sur la survie de souris porteuses de GBM et sur les mécanismes neurobiologiques associés.
Bénéfices attendus
A court terme, le projet a pour but d’optimiser les voies d’administration d’une formulation liposomale dans la prise en charge du glioblastome notamment l’intérêt d’une administration locale cérébrale versus intranasale, orale ou systémique, translationnelles chez les patients. A long terme, le projet a pour objectif la compréhension du rôle d’une formulation liposomale brevetable capable de diriger les macrophages pour lutter contre les tumeurs cérébrales et de conditionner l’environnement tumoral pour une réponse aux immunothérapies actuellement utilisées dans d’autres tumeurs solides.
Procédures
Des lignées de cellules humaines et de cellules issues de souris injectées dans le cerveau de souris immunodéprimées (Nude) qui peuvent tolérer la présence de cellules humaines mais pourvues de macrophages ou de souris immunocompétentes (C57Bl/6JRj), mâles et femelles afin de ne pas sélectionner un effet lié au genre. Après un délai de 15 jours, plusieurs voies d’administration seront testées : une voie intraveineuse à raison de 2 fois par semaine pendant 2 semaines, par voie orale (gavage) ou par voie intranasale 2 fois par semaine pendant 4 semaines, et enfin directement dans la cavité de résection (1 fois) chez les souris pour lesquelles une résection tumorale chirurgicale sera effectuée. Un groupe d’animaux sera utilisé après la période de traitements pour prélever le sang et les cerveaux afin d’étudier par immunohistochimie transformation des macrophages tumoraux et cérébraux, et le remodelage du tissu cérébral. Dans les groupes pour l’étude de la survie, les cerveaux des animaux seront aussi prélevés pour analyse.
Impact sur les animaux
Pour parer à une potentielle douleur liée à l’acte de chirurgie, les animaux reçoivent un antalgique morphinique. La croissance tumorale, en fonction des lignées cellulaires utilisées, peut s’accompagner entre 15 et 30 jours post-injection d’une inactivité, immobilité, d’une perte de poids importante ou de comportements anormaux (automutilation, agressivité exacerbée). A la survenue de ces critères, les animaux sont mis à mort (inactivité, immobilité ou une perte de poids importante) ou isolés (automutilation, agressivité exacerbée) dans les 24 heures.
Devenir
A l’issu de chacune des 4 procédures correspondant à l’étude des effets de l’injection du traitement X (administré selon une des 4 voies d’administration : intraveineuse, intranasale, per os, intracavité de résection) sur la survie de modèles murins de tumeurs cérébrales, l’ensemble des 420 souris de chaque procédure sera utilisé pour récupérer le sang et les cerveaux. Ces échantillons permettront de réaliser les études biologiques et neurobiologiques prévues.
Remplacement
Le modèle murin est indispensable afin de pouvoir travailler le développement d’une tumeur dans un environnement cérébral vascularisé présentant des infiltrats immunitaires.
Réduction
Le nombre de souris par groupe nécessaire pour réaliser chaque expérience a été estimé en fonction de test de puissance se basant sur des données préliminaires ou des résultats déjà publiés. Il tient compte de la variabilité inter-individuelle et de la mortalité estimée suite aux chirurgies.
Raffinement
Durant l’ensemble des opérations (injections de cellules, voies d’administration intraveineuse, intranasale ou intracavité), les souris seront anesthésiées. Une prise en charge de la douleur éventuelle sera systématiquement menée. Un suivi bi-quotidien (dans les 48h post-chirurgie) puis quotidien sera effectué par du personnel formé et expérimenté et permettra de détecter l’apparition d’un éventuel signe de souffrance. L’ensemble des conditions d’hébergement des animaux (cages, enrichissement et environnement) sera conforme à la règlementation. La mise à mort des souris permettant le prélèvement des échantillons biologiques sera réalisée après anesthésie et en accord avec le cadre règlementaire.
Choix des espèces
Les souris Nude utilisées dans ce protocole présentent une immunodépression qui évite le phénomène de rejet de xénogreffes de cellules humaines et constitue ainsi un modèle permettant d’étudier l’évolution tumorale chez l’Homme. Ces souris, d’après les données de la littérature, auraient conservé environ 20-30% d’astrocytes, de microglie et de macrophages à l’âge adulte. L’activation du système immunitaire étant une composante importante de la croissance tumorale ainsi que de la résection des tissus que nous souhaitons tester ici, il est essentiel de procéder à des expériences sur dans un modèle syngénique, avec des souris immunocompétentes (C57Bl/6J), xénogreffées avec des lignées murines de GBM. Les souris utilisées seront des jeunes adultes âgées de 8 à 10 semaines au moment de l’injection/xénogreffe des cellules de GBM.
Etude de pharmacocinétique chez le mini porc
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
Six mini-porcs vont être utilisés, gardés en vie à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal subit douze à treize prélèvements sanguins sur neuf jours après administration intraveineuse ou sous-cutanée de deux formulations, avec suivi de la température et des sites d'injection. Le porteur affirme qu'il est "indispensable" de recourir à l'animal entier pour évaluer les paramètres pharmacocinétiques. Les retombées annoncées, de nouveaux médicaments contre l'insuffisance cardiaque, sont renvoyées au long terme.
Objectifs
L'objectif de cette étude est d'évaluer les paramètres pharmacocinétiques de deux formulations test . La classe thérapeutique de ces formulations est: Cardiologie.
Bénéfices attendus
Il est necessaire de conduire ce projet pour déterminer les paramètres pharmacocinétiques de ces deux formulations test qui pourront être utiles pour de futurs projets. A long terme ce projet aura pour objectif de trouver de nouveaux médicaments candidats pour les personnes souffrant d'insuffisance cardiaque.
Procédures
Dans ce projet, des prélèvements sanguins sur animaux vigiles seront réalisés. Douze et treize prélèvements de sang prévus sur 9 jours aprés l'administration intraveineuse ou souscutannée ( 1 mL de sang par prélèvement Durée d'un prélèvement de l'ordre de la minute) Des prélèvements sanguins seront effectués aprés l'administartion intraveineuse aux temps suivants: pre-dose, 0.25h, 0.5h, 2h, 6h, 10h, 24h, 48h, 72h, 120h, 168h et 216h. Des prélèvements sanguins seront effectués aprés l'administartion sous cutannée aux temps suivants: pre-dose, 1h, 3h, 8h, 12h, 24h, 30h, 48h, 72h, 96h, 120h, 168h et 216h. Un suivi de la température corporelle sera effectuée sur 24h ( pre dose, 2h, 8h et 24h post administration). Durée d'une mesure de température: de l'ordre de la minute. Suite aux administrations souscutannées, un suivi des sites d'injections sera également fait sur 48h post administration (pre dose, 1h, 3h, 8h, 24h, 30h et 48h). L'observation macroscopique des sites d'injections est de l'ordre de la minute.
Impact sur les animaux
Des prélèvements sanguins sont prévus dans ce projet. Les prélèvements seront réalisés sur animal vigile par un personnel expérimenté, conformément aux bonnes pratiques vétérinaire. Les prélèvements seront fait au niveau des veines jugulaires. Le sites de prélèvement seront alternés, droite et gauche, autant que possible. De même, les sites d'administration pour la voie sous cutannée seront observés pendant 48 h pour le suivi de la tolérance post administration. Toutes manipulations sur les animaux seront faites avec un personnel expérimenté, cela minimisera le stress des animaux lors des diverses manipulations.
Devenir
A la fin de ce projet, comprenant qu'une seule procédure, tous les animaux seront gardés en vie.
Remplacement
Il est indispensable de recourir à l'animal dans son ensemble pour évaluer les paramètres pharmacocinétiques de ces deux formulations test.
Réduction
Deux groupes de 3 animaux sont prévus dans ce projet. C'est le nombre d'animaux minimal par groupe pour avoir des résultats interprétables.
Raffinement
Dans ce projet, les points limites sont: - Douleurs importantes au niveau des sites de prélèvements (zones des veines jugulaires) - Réactions locales sévères ( exemple: induration, chaleur, douleur, érythème) au niveau du site d'administration ( administration sous cutanée au niveau de la zone lombaire) - Modification du comportement général des animaux suite aux administrations. Il est possible d'observer une hypotonicité des animaux pendant les premières 24h. Cette hypotonicité peut devenir un point limite si elle se prolonge. - L'élément test administré est un peptide biologique (classe thérapeutique: cardiologie). Il est possible d'observer une réponse immunitaire. L'intensité de la réponse sera reflétée par le suivi de la température corporelle. Si cette température est supérieure à 42°C cela pourra être considéré comme étant une point limite. Si un des points limites est atteint, l'animal sera exclu du projet.
Choix des espèces
Espèce de choix pour ce type d'étude Jeune adulte . A ce stade les animaux sont plus faciles à manipuler.
Développement d’agents d’imagerie de l’athérothrombose
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
236 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Cent quarante souris nude reçoivent une greffe tumorale sous la peau et quatre-vingt-seize souris ApoE-/- un régime enrichi en cholestérol, puis toutes une injection de radiotraceur et une séance d'imagerie sous anesthésie. Le porteur indique qu'un criblage in vitro sur plus de mille anticorps a réduit à dix les candidats testés, mais affirme qu'aucun modèle alternatif ne remplace le test in vivo. Le projet vise à mettre au point un agent d'imagerie de l'athérothrombose transférable en clinique.
Objectifs
Le projet vise à développer un radiotraceur ciblant le processus d’athérothrombose, responsable de la majorité des évènements cardiovasculaires. Il a donc pour objectif de générer des fragments d’anticorps ciblant le facteur tissulaire, protéine impliquée dans l’activation de la cascade de la coagulation, de les radiomarquer et de sélectionner le candidat le plus pertinent pour l’imagerie de l’athérothrombose, avec pour finalité son transfert clinique.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra aux cliniciens de mieux stratifier et identifier les patients à très haut risque d’évènements cardiovasculaire par l’évaluation in vivo de la présence ou non de facteur tissulaire, marqueur de risque d’athérothrombose. De plus, cet agent d’imagerie contribuera à mieux comprendre la physiopathologie des plaques vulnérables et permettra l’évaluation de thérapeutiques ciblant directement ce mécanisme.
Procédures
Le protocole d’imagerie n’entrainera pas de douleur, souffrance ou angoisse supplémentaire en dehors d’un stress bref et modéré lié à l’injection intra veineuse du radiotraceur aux animaux vigiles. L’acquisition des images sera réalisée chez des animaux sous anesthésie volatile pour une durée inférieure à 1h. Un onguent sera appliqué sur la cornée pour éviter toute sécheresse oculaire. Une seule procédure d’imagerie sera effectuée par souris . L’implantation tumorale sur le flan des souris entrainera un léger stress à l’implantation, cependant ce geste bien maitrisé au laboratoire est très rapide (5 min maximum) et se fait sous anesthésie volatile. Un suivi régulier permettra d’éviter toute souffrance de l’animal si les tumeurs atteingnent un volume impactant le bien-être animal. Les souris ApoE-/- seront nourries avec un régime hypercholestérolémique contenant entre autre 0.5% de cholestérol.
Impact sur les animaux
Un léger stress sera induit lors de l’injection du radiotraceur dans la veine latérale de la queue sur souris vigiles. Durant la procédure d’imagerie, les souris seront anesthésiées par anesthésie volatile à l’isoflurane (1.5-2%). La formation de lésions athéromateuses accélérée par la mise sous régime hyperlipidémique des souris ApoE-/- ne s’accompagne pas de douleurs particulières ni d’un risque de mortalité plus élevée. En effet, contrairement à l’homme, ces lésions avancées ne sont pas sujettes à rupture, n’entrainant par conséquent aucun infarctus du myocarde et dans de très rares cas, des accidents vasculaires cérébraux. L’implantation de cellules tumorales sur souris vigiles entrainera un léger stress aux animaux. L’imagerie sera effectuée a des volumes tumoraux compris entre 50 et 500 mm3, ne provoquant peu ou pas de gêne pour l’animal. Des points limites ont été bien établits (volume tumorale>1000mm3, comportement,…) afin d’éviter toutes douleurs excessives.
Devenir
A la fin de la procédure d’imagerie, les souris seront euthanasiées. Des analyses post mortem seront effectuées afin de caractériser et sélectionner le clone au potentiel le plus important pour l’imagerie de l’athérothrombose.
Remplacement
Aucun modèle alternatif n’est disponible actuellement pour s’affranchir de ce type d’étude. Seuls les tests in vivo pourront nous permettre de valider le meilleur candidat pour l’imagerie de l’athérothrombose. Cependant, les études préliminaires réalisées in vitro sur protéine recombinante et sur cellules ont permis de se restreindre à 10 candidats pour ces tests in vivo, sélectionnés parmi une importante bibliothèque contenant >1000 anticorps dirigés contre le facteur tissulaire (FT).
Réduction
Nous limiterons notre étude au strict minimum requis dans le nombre de souris et les différents modèles murins à utiliser afin de sélectionner et de caractériser le clone présentant les meilleures propriétés pour l’imagerie de l’athérothrombose. Un premier criblage in vitro sur protéine recombinante et sur cellules, parmi une importante bibliothèque contenant plus de 1000 anticorps dirigés contre le FT, a permis de réduire à 10 le nombre de candidats à tester in vivo. Dans ce projet, ce nombre est fixé à 236 animaux, à savoir 140 souris nude et 96 souris femelles ApoE-/-. Le nombre d’animaux choisi est basé sur une étude permettant de détecter des différences de l’ordre de 25% en valeur moyenne.
Raffinement
Une attention particulière sera apportée au bien-être des animaux avec enrichissement du milieu de vie, un hébergement par groupe et un suivi de leur bien-être sera effectué quotidiennement. Les sessions d’imagerie seront réalisées sous anesthésie volatile, avec une anesthésie inférieure à 1h. Les animaux seront placés sur un lit thermostaté le temps de l’imagerie et la fréquence respiratoire sera monitorée en continu afin de contrôler le degré d’anesthésie et de le moduler si nécessaire. Le protocole d’imagerie n’entrainera pas de douleur, souffrance ou angoisse en dehors d’un stress bref et modéré lié à l’injection intra veineuse de radiotraceur.
Choix des espèces
Le protocole concernera uniquement des souris adultes. La souris nude est un modèle idéal pour réaliser un premier criblage in vivo des nanobodies dans le but d’évaluer la fixation de ces différents clones sur des cellules exprimant le facteur tissulaire murin et humain. Les souris nude seront implantées à l’âge de 6 semaines environ afin d’optimiser la prise tumorale en sous cutanée. La souris ApoE-/- est le modèle animal de référence pour l’étude de l’athérosclérose. Au laboratoire, nous connaissons déjà ce modèle puisque nous l’avons utilisé pour valider et caractériser un radiotraceur ciblant l’inflammation actuellement en essai clinique de phase I/IIa. En accord avec la littérature ces souris seront mis sous régime hyperlipidémique durant 20 semaines et ce à partir de leur 15ème semaine. Ces 2 modèles d’étude nous permettront également de comparer nos résultats aux données historiques du laboratoire.
Evaluation du potentiel antiarythmique d’une nouvelle classe de molécule dans un modèle de brebis en fibrillation auriculaire
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
28 brebis vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, six tuées à l'issue pour analyses et vingt-deux réutilisées dans d'autres projets. Chaque animal reçoit l'implantation chirurgicale d'un boîtier de stimulation cardiaque, d'une télémétrie et d'une chambre de perfusion lors d'une opération de quatre heures, puis des injections d'une molécule antiarythmique après induction d'une fibrillation auriculaire. Le porteur affirme qu'aucune stratégie de remplacement n'est reconnue et que la démonstration passe par l'animal. Il décrit une molécule qui se positionnerait sur le marché des antiarythmiques comme alternative aux traitements existants.
Objectifs
L'objectif du projet est de valider les effets bénéfiques d'une molècule sur la fibrillation auriculaire. La fibrillation auriculaire est le trouble du rythme cardiaque le plus fréquent et dont les conséquences peuvent être très préjudiciables pour les patients. L’effet visé par l’administration de la molécule étudiée, appelée AM001, est la restauration du rythme normal et ce serait donc une alternative aux anti-arythmiques aujourd’hui utilisés en clinique. La pharmacologie existante est très limitée et ancienne. Les anti-arythmiques utilisés de nos jours comme l’amiodarone (cordarone®) sont toxiques et peuvent induire des complications thyroïdiennes et des cardiopathies sous-jacentes aux personnes sous traitement. De plus, les antiarythmiques peuvent entraîner des effets pro- arythmiques (torsades de pointes, fibrillation ventriculaire, troubles conductifs sévères,…). La molécule étudiée se positionnerait sur le marché des anti-arythmiques et permettrait de traiter la cause et non plus la conséquence de la pathologie cardiaque. Le composé serait utilisable avec une cardiopathie sous-jacente et ce, sans les effets secondaires mentionnés ci-dessus et sans déprimer la contraction cardiaque. Le traitement présenterait donc l’avantage d’avoir un effet anti-arythmique puissant, sans les effets secondaires et les contre-indications (pathologies cardiaques sous-jacentes notamment) des anti-arythmiques actuellement utilisés.
Bénéfices attendus
La réalisation de ce projet revêt une importance particulière dans la mesure où l’obtention de résultats positifs pourrait réellement avoir des répercussions sur le développement d’un nouveau traitement de la fibrillation auriculaire chez l’homme. L’activité anti-arythmique de la molécule AM001 a été bien caractérisée chez la souris aussi bien au niveau moléculaire que fonctionnelle. Des études ont montré que l’AM001 provoque une totale inhibition de l’induction de la fibrillation auriculaire (par stimulation électrique) in vivo chez la souris et ex vivo dans l’oreillette gauche isolée de brebis. De manière importante, la molécule AM001 restaure le rythme sinusal in vivo chez la brebis anesthésiées et analgésiées en fibrillation auriculaire persistante après 15 minutes de perfusion. La validation d’un effet d’AM001 chez la brebis vigile en fibrilation auriculaire permettrait de proposer une nouvelle voie de traitement de la fibrilation auriculaire chez l’homme.
Procédures
Les animaux auront deux prises de sang (une lors de l’inclusion et une à la fin du projet) 10 minutes sont nécessaire pour faire la prise de sang et également deux prélèvements urinaires, 10 minutes également. 6 animaux auront une cartographie endocavitaire par cathéter, les procédures seront réalisées sous anesthésie et analgésie. Les animaux auront une implantation chirurgicale d’un boitier de stimulation cardiaque, d’un boitier de télémétrie et d’une chambre de perfusion, cette procédure dure environ 4 heures. Suite à la récupération post-chirurgicale, les brebis pourront recevoir plusieurs injections d’AM001 (maximum 3, perfusion durant environ 50 min via la chambre dédiée). Les animaux contrôles reçoivent une injection avec le véhicule (cyclodextrine) utilisée pour solubiliser l’AM001. Les effets du traitement seront évalués à distance grâce à la surveillance télémétrique.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables éventuels peuvent être liés aux anesthésies (hypothermie) réalisées aux différentes phases du projet notamment lors du réveil de l'animal (désorientation, apathie), ces effets disparaissent rapidement car les moyens nécessaires pour faciliter le réveil des animaux (lampe chauffante par exemple) sont mis en place. Les examens électrophysiologiques sont indolores pour les animaux. Des effets indésirables attendus sont liés à l’implantation des équipements électroniques localisés en sous-musculaire dans la zone du cou pour induire et enregistrer la progression de la fibrillation auriculaire mais ils sont maîtrisés et correspondent à des phases de cicatrisation prolongées. Le modèle de brebis est très bien maîtrisé au laboratoire et aucune brebis n’est décédée des suites d’une infection ou d’un problème lié à la cicatrisation. L’induction de la fibrilation auriculaire chez la brebis peut provoquer une fréquence ventriculaire cardiaque irrégulière mais il est à noter que celle-ci est asymptomatique chez la brebis. Lors des tests des effets de la molécule sur la progression de la maladie, les injections de cette molécule se feront à travers une chambre de perfusion, identique à celle utilisée chez les patients, localisée dans la zone du cou et implantée en sous-cutanée. Concernant les effets éventuels de la molécule, les données préliminaires laissent penser que l’injection de la molécule d’intérêt n’aura pas d’effets toxiques à la dose utilisée. Les effets indésirables peuvent être à ce stade : altération de la cicatrice du site d’implantation, infection dans la zone d’implantation ou rejet des équipements implantés. Pour minimiser l’inconfort de la brebis, les chambres à cathéter implantable par accès veineux sont de petite taille (poids 4.7g, dimensions 30x22x11 mm). La réalisation des injections nécessite l’isolement des brebis pour une durée de 50 à 60 min, ce qui peut induire un stress. Une récompense alimentaire sera donnée par les animaliers expérimentés à chaque injection afin de limiter l’angoisse liée à l’isolement mais également dans le but d’entrainer l’animal afin de faciliter la procédure et de diminuer le stress de la brebis.
Devenir
Six animaux seront utilisés en fin de projet pour réaliser des analyses en labotoire sur des prélèvements. Les autres animaux du projet (vingt deux) seront inclus dans d'autres projets étudiant la fibrilation auriculaire, dans l'objectif de diminuer l'utilisation d'animaux au sein de l'établissement.
Remplacement
Bien que les résultats collectés in vitro soient en faveur d’un effet inhibiteur dela molécule AM001 sur la progression de la fibrilation auriculaire, la démonstration de l’effet thérapeutique passe nécessairement par l’utilisation de l’animal. Aucune stratégie de remplacement n'est reconnue à ce jour permettant de répondre à la question scientifique posée dans ce projet.
Réduction
La stratégie de réduction repose principalement sur l’utilisation d’une quantité limitée d’animaux pour répondre aux questions scientifiques posées avec une puissance statistique suffisante. Pour favoriser la réduction du nombre d'animaux dans ce projet, chaque brebis est son propre contrôle au moins pour les paramètres de fonction cardiaque et le profil électrophysiologique, cette approche permet de limiter le nombre d’animaux utilisé en s’affranchissant de la variabilité interindividuelle. La stratégie de réduction repose également sur la redistribution des animaux étudiés dans ce projet vers les autres projets du laboratoire. Cette mutualisation permettra de réduire significativement le nombre de brebis utilisées au sein de l'établissement tout en répondant aux demandes des différentes équipes de l'établissement. Par exemple, le modèle de brebis est utilisé dans le développement de cathéters de diagnostic pour leur application chez l'Homme.
Raffinement
L’utilisation de la télémétrie pour surveiller la température, l’activité et le rythme cardiaque des brebis 24 heures sur 24 est une mesure de raffinement. En effet, cette approche nous permet de réagir très rapidement pour la réalisation de soins. Par exemple, lors du réveil de l’animal nous pouvons agir si nous observons que le retour de la température corporelle est trop lent. Cette surveillance renforcée permet également de mieux gérer les traitements antibiotiques et/ou analgésiques suite à une augmentation de température significative sans modification du comportement de l’animal ce qui est souvent le cas chez la brebis. Ainsi, cette méthode nous permet de récolter des données sans induire de stress chez la brebis et nous communiquons également les données à l’équipe de l’animalerie pour encore accroître la réactivité en cas de problèmes suite à la réalisation d’une chirurgie par exemple. Plus spécifiquement dans le cadre de ce projet nous entrainerons les animaux à rentrer dans le box d’isolement pour la réalisation de l’injection de l’AM001. L’utilisation d’une récompense alimentaire sous forme de granulés fonctionne très bien chez la brebis. Cet entrainement sera réalisé par les animaliers expérimentés qui s’occupent quotidiennement des animaux de façon à optimiser le processus d’apprentissage. Il est important de noter que la présence des animaliers lors de l’ensemble des procédures est indispensable dans le but de limiter le stress des brebis mais également de faciliter la réalisation des différentes étapes du projet. L’entrainement des brebis permettra de réduire l’angoisse et le stress lors des phases d’injections. Nous utilisons déjà cette méthode lorsque nous devons, 5 à 7 jours après la chirurgie, peser la brebis et allumer le boitier de stimulation, mais également lors des visites régulières à l’animalerie ou dans l’annexe de l’animalerie. Nous savons que des brebis entraînées ont un rythme cardiaque moins élevé lors de l’arrivée dans le box d’isolement que des brebis qui découvrent cet exercice pour la première fois. L’animal est placé dans les conditions d’hébergement initial avec les méthodes de raffinement adéquat à son espèce : groupe social, pierre à sel à disposition, foin et paille. Les animaux sont suivis quotidiennement par le personnel de l’animalerie.
Choix des espèces
Le cœur de la brebis a une anatomie, une électrophysiologie et une géométrie proche de celles du cœur humain. Ainsi, les méthodes cliniques d’imagerie et d’électrophysiologie peuvent être directement appliquées dans cette espèce. Les brebis utilisées seront adultes car les dimensions du coeur permettent l’utilisation d'outils cliniques notamment les cathéters permettant de faire la cartographie électrique in vivo. Lapathologie cardiaque de fibrilation auriculaire étant une pathologie majoritairement représentée chez les personnes âgées nous utiliserons des brebis âgées de 8 à 11 ans minimum.
Etude pilote d’un nouveau traitement chélateur de fer de neuroprotection dans l’accident vasculaire cérébral (AVC) ischémique chez le rat
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
18 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, huit dans une procédure menée sous anesthésie de trois heures sans réveil, les autres avec un suivi de 24 heures. Un accident vasculaire cérébral est provoqué par occlusion d'une artère cérébrale au moyen d'un filament, puis un chélateur de fer ou un placebo est administré à la reperfusion. Le porteur suit une grille de score assortie de points limites, la mise à mort pouvant être décidée à partir d'un score de 9. Il décrit cette phase pilote comme "indispensable" avant un essai préclinique et conclut qu'un remplacement total n'est pas possible.
Objectifs
L’accident vasculaire cérébral (AVC) constitue la première cause de handicap acquis chez l’adulte, la deuxième cause de démence et la troisième cause de mortalité : c’est donc un enjeu majeur de santé publique. Dans 85% des cas, l’AVC est d’origine ischémique, c’est-à-dire qu’il provient de l’occlusion d’une artère cérébrale. Le seul traitement disponible en phase aiguë d’un AVC ischémique (dans les premières heures) consiste à déboucher l’artère occluse (recanalisation). La recanalisation artérielle entraîne une restauration du flux sanguin au sein d’un territoire qui en était privé. La reperfusion du tissu cérébral est nécessaire, mais elle déclenche des cascades pathologiques qui contribuent aussi au déficit clinique global. Cette évolution clinique défavorable dénommée « recanalisation futile » concerne 50% des patients. A ce jour, aucun traitement visant à protéger le tissu cérébral (neuroprotection) n’a démontré d’efficacité chez l’Homme. Cette étude pilote a pour objectif d’évaluer la faisabilité et la sécurité du mode d’administration d’un nouveau traitement de neuroprotection dans les premières heures suivant la survenue d’un AVC ischémique. La molécule testée est en cours d’évaluation pré-clinique dans un modèle d’hémorragie cérébrale. L’évaluation de nouveaux traitements dans un modèle d’AVC ischémique chez le rongeur est une étape nécessaire pour concevoir correctement de futurs essais cliniques. Le modèle d’ischémie cérébrale transitoire par occlusion de l’artère cérébrale moyenne (tMCAO) à l’aide d’un filament chez le rat est largement utilisé en recherche préclinique afin de tester des traitements neuro-protecteurs pouvant diminuer la taille de la zone atteinte du cerveau et par conséquent de limiter les dommages cognitifs et moteurs. Dans cette phase pilote, il s’agit de positionner un traitement original qui vise à limiter les dégâts liés à l’ischémie-reperfusion en chélatant le fer. Pour évaluer la sécurité de la voie d’administration, les objectifs de cette phase pilote chez le rat sont : 1/ évaluer l’innocuité du traitement lors d’une administration intra-artérielle au moment de la recanalisation et sa biodistribution cérébrale en IRM avec une séquence T1 permettant d’évaluer l’effet d’un produit de contraste qui apparaît en blanc sur l’image. 2/ évaluer la possibilité d’administration locale par voie intra-cérébrale lors de la reperfusion pour limiter le développement de l’œdème malin.
Bénéfices attendus
Ce traitement peut être administré soit par voie systémique sous forme soluble, soit délivré localement sous forme d’un gel lors d’une intervention chirurgicale. Le traitement est marqué pour être suivi en IRM avec une séquence T1 permettant d’évaluer sa présence par l’image (un traitement pouvant être détecté par l’imagerie est dénommé théranostic). Ce traitement permettrait de limiter les risques d’hémorragie et de protéger des effets secondaires du stress oxydant et de l’inflammation. L’impact clinique potentiel pourra être un traitement protecteur administré directement dans l’artère traitée après le retrait du caillot en utilisant le guide et le cathéter de la thrombectomie. L’administration intra-cérébrale permettrait de limiter l’extension des lésions dans les cas graves d’œdème malin nécessitant un acte chirurgical.
Procédures
La procédure 1 d’induction d’un AVC ischémique par voie endovasculaire chez le rat (8 animaux) est de classe sans réveil avec une anesthésie d’une durée de 3h suivi d’une mise à mort. La procédure 2 d’induction d’un AVC ischémique par voie endovasculaire chez le rat et d’injection d’un traitement par voie intra-cérébrale avec un suivi à 24h est de classe modérée. La chirurgie d’une durée de 30 minutes réalisée sous analgésie et anesthésie générale. La durée de l’ischémie est de 90 minutes et le traitement ou le placébo sera administré à la reperfusion, d’où une anesthésie totale de 3 heures. Le suivi est limité à 24h post-AVC avec une analgésie en post-chirurgie, une surveillance au réveil et au minimum deux fois au cours des 24h et une évaluation selon les points limites pré-définis.
Impact sur les animaux
Selon la procédure, la durée totale est de 3h ou 24h. L’AVC ischémique n’induit pas de douleur en soi (de même que chez les patients) ; l’analgésie donnée de manière systématique vise à prévenir la douleur liée à la chirurgie et à d’éventuelles complications rares telles qu’un œdème cérébral malin. La durée de l’ischémie est de 90 minutes et le traitement sera administré à la reperfusion selon les modalités de chaque groupe, d’où une anesthésie totale de 3 heures. Pour la procédure avec suivi de 24h, une seconde injection de sous-cutanée de buprénorphine est réalisée avant le réveil. Nous utilisons une grille de score (en pièce jointe) associée à des points limites pré-définis, afin d’évaluer et de limiter au maximum une éventuelle souffrance liée à ces déficits sensoriels et/ou moteurs. Dans tous les cas, le post-AVC est limité à 24h, et immédiatement suivi de l’euthanasie des animaux.
Devenir
A l’issue des procédures, les animaux devront être mis à mort, par injection d’un produit euthanasiant (sous anesthésie), pour permettre le prélèvement, puis l'analyse, des tissus cérébraux d'intérêt.
Remplacement
Ce projet s’appuie sur des données in vivo déjà publiées. L’utilisation d’animaux vivants est justifiée par le rôle central de l’imagerie in vivo dans nos procédures, grâce à l’utilisation d’appareils d’imagerie par résonance magnétique (IRM) dédiés aux petits animaux, afin de reproduire la prise en charge de l’AVC chez l’Homme. Le nouvel agent thérapeutique que nous allons tester a des propriétés théranostiques, ce qui permet le suivi de sa biodistribution directement par l’imagerie. Une phase pilote est indispensable pour disposer de données préalables à un essai thérapeutique pré-clinique avec la modalité d’injection la plus adaptée. Il n’est pas possible de remplacer totalement mais la phase pilote avec un très petit effectif et l’imagerie in-vivo correspondante permet d’être décisionnel pour l’essai pré-clinique.
Réduction
L’imagerie in vivo permet un suivi longitudinal sans avoir à mettre à mort des animaux à intervalles donnés pour faire la même observation. Cette étude pilote sur un nombre réduit d’animaux a pour but de préparer l’essai pré-clinique en s’assurant de la sécurité de la voie d’administration et en garantissant l’optimisation du protocole. Nous avons prévu 18 animaux soit 6 animaux par groupe. Nous avons limité le nombre d’animaux dans la première procédure en supprimant le groupe contrôle (injection intra-artérielle de sérum physiologique) considérant qu’il n’apporterait aucune information dans cette procédure sans réveil puisque seul le traitement peut être détecté en imagerie dans la lésion.
Raffinement
La chirurgie et les examens d’imagerie sont entièrement réalisés sous anesthésie profonde avec couverture analgésique adaptée. L’imagerie in vivo permet un suivi longitudinal sans avoir à mettre à mort des animaux à intervalles donnés pour faire la même observation. Une grille de score (en pièce jointe) associée à des points limites pré-définis, a été mise en place afin d’évaluer et de limiter au maximum une éventuelle souffrance liée à ces déficits sensoriels et/ou moteurs. La grille de score comprend une observation de l’apparence de l’animal (pelage, yeux, poil, nez, toilettage), de l’évolution de son poids, de son état d’hydratation (normal ou pli de peau), de son comportement naturel (normal, modifié de manière mineure ou majeure), de signes cliniques (respiration) et propose un système de cotation détaillé pour chaque catégorie. En cas de score entre 4 et 8, un 2ème avis sera demandé pour observer plus attentivement l’animal et décider l’utilisation d’antalgiques. A partir d’un score de 9, la mise à mort de l’animal pourra être considérée (injection intrapéritonéale d’Euthasol à 140 mg/kg, sous anesthésie isoflurane).
Choix des espèces
L’évaluation de l’innocuité de la voie d’administration d’un nouveau traitement neuroprotecteur nécessite une expérimentation animale. L’utilisation du modèle animal adéquat (permettant une ischémie et une reperfusion) conditionne la validité de l’évaluation des traitements et la possibilité de transfert en clinique. Le rat (souche Sprague-Dawley) est utilisé en première intention car c’est sur cette espèce qu’ont été décrites les techniques d’occlusion endoluminale (via un filament carotidien), ne nécessitant pas de craniotomie et permettant un excellent contrôle de la recanalisation. De plus nos méthodes d’imagerie, d’administration intra-cérébrale et d’évaluation neurocomportementale sont bien validées entre nos mains chez le rat et pour cette souche. Les rats sont de jeunes adultes (poids de 250-300g). L’occlusion de l’artère cérébrale moyenne est réalisée via un filament dont le diamètre est calibré en fonction du poids de l’animal. Il est donc capital pour la réussite du modèle et l’inclusion des animaux que le poids soit strictement contrôlé. Les animaux jeunes sont préférés car la variabilité du modèle est moindre.
Caractérisation des fonctions musculaires, cardiaques et cognitive de modèles murins de dystrophies musculaires : évolution avec l’âge et effet du traitement, par transfert de gène à l’aide de vecteurs viraux
- Recherche appliquée
- Troubles musculosquelettiques
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
Rats : 300
1 272 souris et rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Ils reçoivent une injection de thérapie génique par voie intraveineuse, des prélèvements sanguins hebdomadaires sous anesthésie, une échocardiographie et une évaluation de la fonction musculaire sous anesthésie profonde, et courent sur un tapis stimulé par un léger courant électrique. Le porteur affirme qu'aucune méthode in silico ou in vitro ne reproduit la biodistribution d'un virus dans un "organisme entier" ni l'évolution sur plusieurs mois, et conclut au recours aux rongeurs. Les retombées annoncées pour les patients atteints de dystrophie musculaire restent renvoyées à de futures applications chez l'homme.
Objectifs
L'objectif de ce projet s’inscrit dans l’évaluation d’approches thérapeutiques pour des maladies génétiques rares, les dystrophies musculaires, pour lesquelles il n’existe, à l’heure actuelle, aucun traitement. Les dystrophies musculaires sont des maladies dégénératives du muscle qui conduisent à une perte progressive des fonctions motrices telle que la marche. L’évaluation de l’efficacité d’un traitement va nécessiter de pouvoir suivre l’effet de l’administration sur des modèles reproduisant le plus précisément la pathologie humaine. Aujourd’hui, la plupart de ces modèles sont des modèles de rongeurs, rat ou souris. Un prérequis avant toute évaluation thérapeutique est donc de bien connaitre les modèles. L’objectif de ce projet est de réaliser des études visant à mesurer différents paramètres aux niveaux musculaire, cardiaque et cérébral dans des modèles animaux de dystrophie et d’observer l’évolution de ces paramètres dans le temps et suite à un traitement de thérapie génique.
Bénéfices attendus
Dans ce projet, nous proposons de mieux caractériser des modèles murins de dystrophies musculaires afin de définir précisément des critères spécifiques à la pathologie et en particulier en condition d’exercice physique. L’identification de ces critères et les résultats liés à l’exercice permettront l’évaluation de l’effet thérapeutique de traitements pour de futures applications chez l'homme, et de proposer éventuellement une stratégie de physiothérapie pour améliorer la prise en charge des patients. Nous attendons que des résultats positifs sortent de ce projet sur au moins certains critères ou sur certaines évolutions. Les résultats négatifs permettront de mieux souligner les critères positifs spécifiques de la maladie et de comprendre de façon plus pertinente les conséquences des défauts génétiques entre les modèles animaux et l’homme.
Procédures
Le traitement par transfert de gène se fait par injection intraveineuse en une seule fois en moins de 5 minutes, soit sur animaux vigiles avec injection dans la veine caudale, soit sur animaux anesthésiés pour l’injection au sinus (cette technique n’est appliquée que chez la souris). Dans ce cas l’anesthésie est une anesthésie gazeuse de courte durée de moins de 5 minutes. Les prélèvements de sang se font au maximum une fois par semaine sur animaux sous anesthésie gazeuse de courte durée moins de 5 minutes. Les prélèvements de sang ne se font pas le même jour que les injections afin de ne pas induire de douleur supplémentaire. Pour certaines procédures permettant l’évaluation de la fonction du muscle en semi-isolé, les animaux sont analgésiés et anesthésiés. C’est une anesthésie par voie intrapéritonéale profonde de 15 à 30 minutes sans réveil de l’animal. Pour l’évaluation de la fonction cardiaque, les animaux sont soumis à une échocardiographie en fin de protocole. Les animaux sont anesthésiés et maintenus dans cet état tout au long de l’examen d'une durée de 20 minutes.
Impact sur les animaux
Les nuisances (douleur ou stress) attendues sur les animaux sont liées en particulier à la nature des différents actes réalisés : douleur de piqûres pour administration d’anesthésique ou d’intraveineuse pour injection du traitement par transfert de gène. Certains actes qui seraient susceptibles d’entrainer des douleurs sont réalisés sous anesthésie gazeuse, la nuisance sera donc liée à l’acte d’anesthésie. Il y a une possibilité de sécheresse oculaire au cours des anesthésies. Lors de l’’exercice de course sur tapis, un stimulus électrique de faible intensité est nécessaire pour stimuler l’animal En ce qui concerne les modèles utilisés, même s’ils portent une anomalie génétique correspondant à une dystrophie musculaire progressive chez l’homme, ils présentent un phénotype moins important que les patients. Ils ne présentent donc pas de phénotype délétère à l’exception des modèles les plus sévères au stade avancé de la pathologie où l’on peut observer une scoliose ou une atrophie musculaire. Cependant, dans ce projet, nous utiliserons des animaux à des âges où aucune conséquence sur le comportement n’est observée. L’ensemble des animaux ne présentent donc pas de phénotype délétère. Il n’y a pas de nuisances attendues dans ce projet par rapport à l’effet des traitements, qui sont tous de nature bénéfique et sont utilisés à des doses correspondant à la fenêtre thérapeutique.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés à la fin des procédures afin de réaliser le prélèvement des organes.
Remplacement
Aucun modèle alternatif ne nous permet d’étudier les symptômes de perte de la locomotion typiques des dystrophies musculaires, ni les conséquences de l’exercice, ou encore les fonctions cardiaque ou cérébrale. Théoriquement, les méthodes alternatives à l’expérimentation animale peuvent être de différentes natures : méthodes in silico ou in vitro. Les approches in silico utilisées en alternative à l’expérimentation animale à ce jour permettent uniquement des modélisations physico-chimiques comme la relation entre structure et activité biologique d’une molécule ou des modélisations toxico-cinétiques d’élimination de molécules. Des modèles in silico qui pourraient permettre de modéliser numériquement les expériences proposées dans ce projet à partir d’un ensemble de données n’existent donc pas à ce jour. Les méthodes in vitro les plus utilisées aujourd’hui comme alternative en expérimentation animale sont basées sur l’utilisation de cultures cellulaires. Elles présentent l’avantage d’offrir la possibilité d’utiliser des cellules humaines avec les considérations éthiques correspondantes bien sûr. Il est possible de réaliser des cultures cellulaires ou des organoïdes pour les organes considérés avec, même une certaine complexité, comme en co-culture avec certaines cellules additionnelles. Cependant, ces modèles ne permettent pas d’aborder les questions posées dans ce projet qui doivent prendre en compte des paramètres tels que les interactions avec le système immunitaire, l’évolution sur des périodes de plusieurs mois, la distribution du flux sanguin, la biodistribution d’un virus dans un organisme, les processus cognitifs, etc…
Réduction
Nous utiliserons les mêmes animaux contrôles pour des expériences différentes chaque fois que possible. Tous les modèles sont sur le même fond génétique, nous pouvons donc utiliser les mêmes souris de type sauvage comme contrôles pour tous les modèles. De plus, un maximum d’analyses sera réalisé sur organes prélevés après la mort des animaux pour éviter des doublons de procédures expérimentales. Le nombre d’animaux utilisés par groupe est optimisé pour obtenir des résultats statistiquement significatifs selon un critère défini pour chaque modèle.
Raffinement
Le format de cage pour les rats et le nombre d’animaux par cage sont adaptés en fonction du poids des animaux. Les tests d’évaluation fonctionnelle non invasifs sont réalisés dans une salle différente de celle de l’hébergement. Afin de diminuer l’angoisse de l’animal, une phase d’entrainement sur tapis de course est réalisée pendant plusieurs jours. Les animaux sont anesthésiés lorsque les procédures expérimentales sont jugées potentiellement douloureuses ou stressantes. Dans ce cas, les animaux reçoivent au préalable un traitement analgésique si nécessaire. Les prélèvements de sang sont effectués sous anesthésie de courte durée. Nous appliquons les points limites établis préalablement et utilisons les procédures d’euthanasies appropriées. Des mesures pour augmenter le confort des animaux sont également appliquées telles que l’utilisation d’une plaque thermostatée pour maintenir la température corporelle stable lors de la phase de réveil, ou l’application de gel oculaire pour éviter le dessèchement des tissus lors des anesthésies.
Choix des espèces
Pour ce projet, nous utiliserons les espèces souris et rat car les modèles existants des pathologies étudiées sont sur ces espèces. Les animaux seront utilisés au stade jeune adulte. Après le sevrage, les animaux présentent une taille de muscle et des conditions physiques suffisantes pour évaluer les fonctions musculaire, cardiaque ou cérébrale et présentent déjà des signes histologiques pour les modèles les plus sévères.
Etude pharmacocinétique avec prélèvement de LCR et tissus chez le miniporc
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
2 miniporcs vont être utilisés, tous deux tués à l'issue, dans des procédures de niveau modéré. Ils reçoivent une molécule par voie orale pendant cinq jours, subissent cinq prises de sang, un prélèvement de liquide céphalo-rachidien sous anesthésie et un séjour isolé en cage à métabolisme, avant d'être tués pour prélever leurs organes, afin de mesurer la diffusion d'une nouvelle molécule. Le porteur justifie l'étude par des données de pharmacocinétique jugées utiles pour de futurs projets. Il affirme qu'il est "indispensable" de recourir à l'animal entier, et présente le porc comme "espèce de choix" sans autre argument.
Objectifs
L'objectif de ce projet est de déterminer les paramètres pharmacocinétiques de la formulation test, de déterminer le passage de la barrière hémato encéphalique de l'élément test et enfin de faire des analyses macroscopiques et dosage de l'élément test aux niveau de certains tissus et organes comme le cerveau, le foie, les reins, le muscle, les poumons , le coeur et la rate.
Bénéfices attendus
Il est necessaire de conduire ce projet pour déterminer les paramètres PK et avoir également des données sur la distribution de cette nouvelle molécule test qui sera bénéfique pour de futur projets.
Procédures
Administration topique orale: Dépôt de la formulation directement sur les muqueuses de la gueule de l'animal, sur animal vigile, volume inférieur à 1 mL durée de l'ordre de la minute. Administrations répétées sur 5 jours 1 fois par jour. Recueil d'urine et de fécès: miction directe. Animal en cage à métabolisme sur 24h maximum. Contact visuel et auditif entre les animaux. Pas de geste particulier fait à l'animal. Prélèvement sanguins: 5 prélèvements maximum sur 5 jours (Pre-dose, 2h, 4h, 26h, 120h ), volume maximal 2 mL, sur animal vigile. Durée par prélèvement: inférieur à la minute Prélèvement de LCR (liquide céphalo rachidien): un seul prélèvement à 5 jours aprés la première administration. Animal anesthésié. Volume prélevé environ 1 mL. Durée du prélèvement: de l'ordre de la minute Euthanasie de l'animal pour prélèvement de tissus: sur animal anesthésié, temps inférieur à la minute. Toutes interventions sur l'animal sera faite avec un personnel expérimenté et conformément aux bonnes pratiques vétérinaire et à la réglementation en vigueur.
Impact sur les animaux
Dans ce projet, il est prévu : - Des administrations topiques par voie orales. Une attention particulière sera portée à la manipulation de l'animal plus particulièrement à la contention. Un entrainement par rapport à la manipulation de l'animal est prévu pendant la période d'acclimatation pour éviter au maximum le stress de l'animal. - Des prélèvements sanguins seront réalisés. 5 prélèvements de sang au maximum sur 120h ( pre-dose, 2h, 4h, 26h, 120h ) d'environ 2 mL. Une attention particulière sera portée au niveau des sites de prélèvements. Attention à ce qu'il n'y ait pas de douleur, gonflement au niveau des sites de prélèvement. Pour éviter cela, de la glace et un point de compression suffisament long sera fait aprés chaque prélèvement. - un recueil d'urine et de fécès sur 24h est également prévu. Pour cela les animaux seront placés en cage à métabolisme. Ils seront donc durant cet intervalle de temps (maximum 24h) dans des conditions individuelles et dans un espace restreint. Les animaux auront cependant un contact visuel et auditif entre eux. Toutes manipulations sur les animaux seront faites avec un personnel expérimenté, cela minimisera le stress des animaux lors des diverses manipulations.
Devenir
Dans cette procédure le prélèvement de tissus est nécessaire. Cela sera fait sur tous les animaux post mortem selon les bonnes pratiques vétérinaires et conformément à la réglementation.
Remplacement
Il est indispensable de recourir à l'animal dans son ensemble pour évaluer les paramètres pharmacocinétiques et les paramètres de distribution de l'élément test.
Réduction
Deux animaux sont prévus dans ce projet. Un seul animal par formulation ( 1 contrôle et 1 formulation test). C'est le nombre minimal possible pour avoir un résultat.
Raffinement
Les animaux seront hébergés par 2 et une attention particulière sera portée à l'enrichissement du milieu (apport de jouet: balles, cordes). Les animaux seront également hébergés en cage à métabolisme pour des recueils d'urine et de fécès sur une durée maximale de 24h. Les animaux auront un contact visuel et auditif entre eux. Les animaux seront observés à minima une fois par jour, voir plusieurs fois par jour si besoin.
Choix des espèces
Espèce de choix pour ce type d'étude Jeune adulte . A ce stade les animaux sont plus facile à manipuler.
Rôle du métabolisme tumoral sur la réponse aux thérapies adoptives de transfert de cellules (CAR-T)
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
640 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures de niveau modéré. Toutes reçoivent une greffe de cellules de lymphome puis des cellules CAR-T par voie intraveineuse, avec plusieurs prélèvements sanguins, et 320 d'entre elles sont irradiées, pour étudier comment le métabolisme de la tumeur influence la réponse à cette immunothérapie. Le porteur indique que la croissance tumorale ne provoque des signes de souffrance qu'à un stade avancé, où l'animal est alors mis à mort. Il présente comme bénéfice attendu de mieux sélectionner les patients éligibles, et affirme qu'aucune alternative in vitro ne reproduit ce dialogue immunitaire.
Objectifs
Le lymphome diffus à grandes cellules B (LDGC-B) est un cancer du sang très agressif et très fréquent dans les pays industrialisés. Cette maladie est très diverse et hétérogène, ce qui explique qu'environ 40 % des patients ne répondent pas au traitement de référence. S'ils sont éligibles, les patients qui échappent au traitement peuvent bénéficier d'une thérapie innovante appelée "thérapie par transfert de cellules adoptives" (ou cellules CAR-T). Pour cela, un type spécifique de cellules du système immunitaire du patient (lymphocytes) est prélevé puis génétiquement modifié en laboratoire pour leur permettre de reconnaître les cellules tumorales du patient. Une fois ces cellules immunitaires réintroduites chez le même patient, elles peuvent alors reconnaître et éliminer les cellules cancéreuses. Bien que très efficace dans le traitement du LDGC-B, environ 50 % des patients ne répondent pas à ce traitement ou rechutent rapidement (dans l'année qui suit). Il est donc important de comprendre comment améliorer la réponse à ce traitement. Les LDGC-B ont différentes façons de produire leur énergie cellulaire, un support essentiel à leur division constante et rapide. En effet, ces cellules tumorales utilisent soit la voie des sucres (glycolyse), soit l'usine de fabrication d'énergie de la cellule (la mitochondrie). Ainsi, l'objectif de ce projet est de déterminer si la façon dont la cellule tumorale produit son énergie va limiter ou favoriser la réponse des cellules CAR-T.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra à terme de mieux sélectionner les patients qui pourraient bénéficier de cette thérapie innovante.
Procédures
Toutes les souris (640) seront injectées par voie intra-veineuse dans la veine caudale 2 fois au cours de l’expérience pour 1/ recevoir les cellules de lymphome (allogreffe) puis 2/ 7 jours plus tard les cellules T (contrôle ou CAR-T). Chaque injection prendra environ 5 min par souris et sera réalisé sur souris vigile. Un prélèvement de sang (100 µl) sera effectué sur souris vigile 2-3 jours avant l’injection des cellules CAR-T puis une fois par semaine dans la veine caudale de la souris ou en sub-mandibulaire à l’aide d’une aiguille 25G (le volume maximal qui sera prélevé à chaque fois est de 100 µl). Ainsi chaque souris aura entre 4 et 6 prélèvements sanguin sur l’ensemble de la durée de l’expérience. Les souris de la procédure 2 (320) seront irradiées à une dose sublétale (4 Gy). Pour cela elles seront placées 5 par cages (cage spéciale pour l’irradiateur) et seront irradiées pendant 206 secondes (3 min et 26 secondes) pour atteindre 4 Gy (notre irradiateur dispense 1,16 gray par 60 secondes). Cette irradiation ne sera réalisée qu’une fois par souris.
Impact sur les animaux
Avant l’arrivée aux points limites décrits dans chaque procédure, les souris pourront subir des nuisances et des effets indésirables auxquels nous seront très attentifs. Ces effets indésirables pourront être causés soit par la croissance de la tumeur, soit par l’injection des cellules immunitaire (CAR-T), soit par l'irradiation modérée. Nous avons une grande expertise de ce modèle. Nous savons que la croissance tumorale n’entrainerait des comportements significatifs d’une gêne ou d’une souffrance (poils hérissés, dos voûté, perte de poids, mobilité réduite, absence de toilettage, une prostration et/ou une agitation) qu’à un stade avancé de la maladie. Cependant en cas de persistance des signes décrits ci-dessus, l’animal sera mis à mort. Les sites d’injections seront surveillés attentivement.
Devenir
mise à mort et mesure du poids des organes, analyses métabolomiques, cytométrie de flux, analyses moléculaires et immuno-histochimiques
Remplacement
Notre projet évalue l’importance de la source de production de l’énergie par la cellule tumorale sur la réponse au traitement par les CAR-T. Le métabolisme tumoral au sein de son environnement est profondément différent de celui observé in vitro et il n’existe pas à ce jour d’autre alternative à l’utilisation des souris pour l’étude in vivo des mécanismes métaboliques impliqués dans l’échappement des cellules tumorales aux thérapies proposées.
Réduction
Bien qu’il n’existe à ce jour pas de méthode de remplacement pour réaliser ces études, notre expérience des modèles utilisés nous permet de définir le nombre minimum de souris à utiliser afin d’être statistiquement significatif.
Raffinement
Une grande importance sera accordée au bien-être des souris. En terme de raffinement, les souris sont hébergées par groupe de 5 avec un milieu enrichi. Leur suivi permet de détecter tout signe de souffrance, de détresse et ainsi la prise immédiate des mesures adéquates grâce à l’application de points limites adaptés. La notion d’enrichissement du milieu des rongeurs utilisés est familière aux demandeurs. Tous les participants à ce projet sont dûment qualifiés et ont validé les compétences requises pour les manipulations proposées.
Choix des espèces
La souris est une espèce animale relativement proche phylogénétiquement de l’homme, et est le modèle de choix utilisé par la communauté scientifique pour étudier les acteurs moléculaires et cellulaires impliqués dans le cancer. De plus, la souris présente plusieurs avantages comme un cycle de vie relativement court, une natalité importante et un modèle facile à élever. Finalement, en absence de système pouvant reproduire in vitro la réaction immunitaire et le dialogue entre les différents médiateurs cellulaires, il n’existe pas de méthode alternative à l’expérimentation animale pour mener à bien ce projet. Les souris auront entre 5 et 20 semaines car c’est durant cette période qu’il y a la meilleure prise de tumeur.