Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Autres troubles humains
- Bien-être animal
- Cancers
- Diagnostic des maladies
- Maladies animales
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- Troubles respiratoires
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- Troubles urogénitaux
Etude de l’implication de la protéine ML-IAP dans la réponse des cellules souches tumorales au traitement au GDC-0152, dans le glioblastome
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
306 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 160 dans des procédures de niveau sévère. Elles reçoivent une greffe de cellules de glioblastome sous la peau ou dans le cerveau, puis des injections et une perfusion cardiaque, pour tester une molécule censée agir sur une protéine des cellules souches tumorales. Le porteur indique que la croissance de la tumeur cérébrale peut provoquer perte de poids, prostration, ataxie et difficultés respiratoires en fin de protocole. Sur le remplacement, il se borne à affirmer qu'aucune autre méthode ne pourrait se substituer à l'expérimentation animale dans ce domaine.
Objectifs
L’objectif du projet est de confirmer le rôle crucial de la protéine inibitrice de l'apoptose" Melanoma IAP ihnibitor" (ML-IAP) dans l’efficacité du la molécule candidat médicament "GDC-0152" in vivo dans la progression tumorale dans un modèle de cellules souches de glioblastoma.
Bénéfices attendus
Le glioblastome est une tumeur cérébrale dont le pronostic est sombre. Il n’existe aucun traitement curatif et la survie médiane des patients est d’un an avec un traitement combinant chirurgie, chimiothérapie et radiothérapie. Déterminer le rôle de la protéine inibitrice de l'apoptose "Melanoma Ihnibitor of Apoptosis Protein" (ML-IAP) dans la réponse à la chimiothérapie par les molécules mimetiques de la protéine "Second mitochondria-derived activator of caspase" (SMAC) s’inscrit dans la mise en place de nouvelles stratégies thérapeutiques.
Procédures
Les animaux seront soumis aux interventions suivantes: 1) Greffe sous-cutanée (128 animaux, une seule intervention de 1 minute environ); 2) Greffe intra-cérébrale (160 animaux, une seule intervention de 30 minutes environ); 3) Injection pour les traitements ou pour l'anesthésie (306 animaux, quelques minutes d'intervention ); 4) Injections sous-cutanées d'analgésiques lors des greffes intra-cérébrales (160 animaux, quelques secondes d'intervention); perfusions intracardiaques (160 animaux, 10 minutes d'intervention).
Impact sur les animaux
Les greffe cellulaires sous-cutanée et intracérébrale seront exécutée sous anesthésie donc la chirurgie ne devrait pas induire la souffrance de l’animale. L’injection sous-cutanée induit une douleur dont la durée est limitée à l’intervention. Les injections en intra-péritonéale retro-orbitale sont très rapides et sous anesthésie. La perte de poids est le paramètre principal qui reflète la progression tumorale et peut être associée à une diminution de l’activité motrice. Les déficits moteurs, caractérisés par une forte diminution ou manque de déplacement ainsi qu’une prostration, ataxie et difficultés à respirer peuvent être rencontrés pendant les derniers jours d’observation à cause du développement tumoral.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés à la fin de l'experimentation ou dès lors de l’apparition des points limites.
Remplacement
Il n’existe à l’heure actuelle, aucune autre méthode qui pourrait se substituer à l’expérimentation animale dans ce domaine
Réduction
Afin de minimiser le nombre d'animaux utilisés, un maximum d'expériences sera réalisé in vitro. Le nombre d’animaux utilisés dans les expériences a été estimé en fonction de protocoles précédemment décrits. Conformément aux exigences de réduction du nombre d’animaux, le nombre d'animaux prévus dans chaque groupe sera aussi basé sur un calcul d'effectif permettant de prédire que nous avons 80% de chance d’obtenir un résultat statistiquement significatif. A noter que l’utilisation de cellules souches tumorales modifiées génétiquement pour exprimer la protéine fluorescente IRFP, s’inscrit dans une démarche de réduction et raffinement
Raffinement
Les animaux seront surveillés quotidiennement et les cages changées et nettoyées toutes les semaines. Les souris seront hébergées en portoir ventilé à raison de 5 animaux par cage avec un enrichissement (« nestlets », nid végétal, igloos en polycarbonate). Après 7 jours d'acclimatation, les animaux seront anesthésiés avant la chirurgie et en postopératoire une analgésie est prévue. L'évaluation de la douleur sera effectuée en fonction de la perte de poids des animaux, du changement dans leur comportement, ou de l'apparition de signes cliniques de souffrance. En cas de souffrance de l’animal une analgésie sera envisagée. Une mise en place des points limites a été effectué pour éviter toute souffrance de l’animal.
Choix des espèces
Le modèle souris représente un des modèles le plus utilisés dans la recherche en oncologie pour l’étude des tumeurs cérébrales. Les modèles de greffes cancéreuses sous-cutanées et intracerébrales sont communément pratiqués chez cette espèce et bien maîtrisés. De plus, la prise tumorale est rapide (entre 15 jours et 2 mois). Selon les protocoles décrits pour ce modèle physiopathologique, les souris seront utilisées à l'âge de 6 semaine.
Absorption comparée d’immunoglobulines extraites du lactosérum et d’immunoglobulines colostrales chez le veau nouveau-né.
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
32 veaux vont être utilisés, dans des procédures déclarées de niveau léger, puis renvoyés dans l'élevage et réutilisés pour d'autres expériences. Dès leur naissance, ils reçoivent des immunoglobulines par voie orale et subissent six prises de sang sur trois semaines ainsi qu'un prélèvement de fèces, pour comparer l'absorption d'immunoglobulines issues du lactosérum et du colostrum. Le porteur indique une anesthésie locale avant chaque prise de sang et une contention de deux minutes. Il présente ce travail comme un moyen de valoriser une ressource industrielle, les immunoglobulines de lactosérum, pour l'élevage bovin et caprin.
Objectifs
Le projet vise à tester l’intérêt d’un apport d’immunoglobulines issues de lactosérum en complément du colostrum. Les immunoglobulines extraites du lactosérum constituent une ressource potentielle qui pourrait être distribuée aux veaux, agneaux et chevreaux dans le but d’améliorer le transfert d’immunité passive. D’un point de vue scientifique, il s’agit de déterminer dans quelle proportion les immunoglobulines, extraites du lactosérum et apportées par voie orale en complément du colostrum dans les 2 premières heures de vie, sont transférées vers la circulation sanguine. Cela pose notamment la question du rôle des cofacteurs permettant de protéger les immunoglobulines lors du passage dans le compartiment sanguin et/ou agissant sur la perméabilité intestinale. D’autre part, un apport en faible quantité d’IgG (Immunoglobuline G) issues de lactosérum durant les 20 jours suivants la naissance est testé dans le but de déterminer si un apport régulier d’IgG par voie orale permet de préserver le pool d’IgG circulantes du fait d’une remobilisation plus limitée de celles-ci en direction de la lumière intestinale. Deux procédés d’extraction/concentration des IgG lactosériques sont envisagés. Ces procédés ont potentiellement un effet sur l’activité immunologique des immunoglobulines et notamment leur capacité à être absorbées. L’étude comprend 2 essais, reposant sur le même schéma expérimental, afin de tester les IgG extraites selon les 2 procédés et choisir le procédé le plus pertinent.
Bénéfices attendus
L’échec de transfert d’immunité passive est fréquent chez les veaux laitiers ou les chevrettes. Ainsi, une étude réalisée aux Etats-Unis, estimait sa prévalence à 19,2% dans les troupeaux laitiers. Une étude réalisée en France et portant sur les chevrettes (416 animaux) a montré que 58% des chevrettes présentaient un transfert d’immunité passive insuffisant. L’échec de transfert immunitaire est défini par une concentration sanguine
Procédures
6 prises de sang par veaux (dans l’heure suivant la naissance, puis 8 heures, 24 heures, 72 heures, 8 jours et 21 jours après la naissance. - 2 pesées (naissance et 21 jours). Compte-tenu de l'expérience et de l'efficacité des personnels chargées des prélèvements, la durée de ceux-ci est réduite au minimum (la contention dure deux minutes et la prise de sang moins de quinze secondes) ce qui permet de limiter le stress des animaux. Prélèvements de fèces à 8 jours au niveau de l'anus après stimulation de l'animal via la spatule de prélèvement présente dans chaque tube Sarstead. Ce prélèvement a une durée très courte, de l'ordre de la minute.
Impact sur les animaux
Le risque lié à une faible absorption des immunoglobulines de lactosérum pour les 8 veaux du lot expérimental a été pris en compte : 1/ en apportant un colostro-remplaceur dont les IgG restent majoritairement d’origine colostrale (100 g sur 160 g) 2/ en utilisant un aliment d’allaitement supplémenté en IgG pendant les 20 jours suivant de façon à renforcer l’immunité locale des animaux durant la période la plus critique (« trou immunitaire »).
Devenir
Tous les animaux retournent dans l'élevage et seront réutilisé dans d'autres expérimentations.
Remplacement
Il n’existe pas de modèle in vitro robuste pour l’étude du transfert d’immunité passive chez le veau. Contrairement aux autres espèces, les bovins, ovins et caprins sont totalement dépourvus d’anticorps à la naissance en raison de l’absence de transfert d’anticorps transplacentaire. Les immunoglobulines G (IgG) présentes dans le colostrum permettent de transmettre l’expérience immunologique de la mère au nouveau-né (immunité passive) en attendant que celui-ci développe sa propre immunité (immunité active). Il est essentiel de réaliser l’expérimentation sur une des espèces cibles. L’espèce bovine a été choisie car la taille des animaux nouveau-nés permet de réaliser des prélèvements sanguins dès la naissance sans nuire à l’animal.
Réduction
Le nombre d’animaux par traitement est limité à 8 individus car il s’agit à ce stade des connaissances de valider que les immunoglobulines extraites du lactosérum peuvent être absorbées et rejoindre la circulation sanguine. Le pourcentage d’absorption des immunoglobulines du colostrum est généralement compris entre 20 et 35 %. Sur la base d’une absoption moyenne de 30 % et d’un apport de 160 g d’IgG, la teneur sanguine théorique en IgG du lot témoin est de 13.3 g/L. Pour obtenir des résultats statistiquement significatifs, le protocole nécessite 2 lots de 8 individus.
Raffinement
La contention des veaux et les prélèvements sanguins sont des éléments capitaux à la maîtrise de la douleur. Ces opérations sont toujours effectuées par les mêmes personnes formées et habituées à ces manipulations. Compte-tenu de l'expérience et de l'efficacité des personnels chargées des prélèvements, la durée de ceux-ci est réduite au minimum (la contention dure deux minutes et la prise de sang moins de quinze secondes) ce qui permet de limiter le stress des animaux. Pour toutes les prises de sang, nous prévoyons une anesthésie locale au niveau de la jugulaire 10 minutes avant la prise de sang. Ces prélèvements sont espacés dans le temps (à 1 heure, 8 heures, 24 heures, 72 heures, 8 jours et 21 jours après la naissance). Les équipements de distribution des aliments (distributeurs automatiques de lait et de concentré) permettent de détecter toute anomalie au niveau de la prise alimentaire. Les animaux qui présenteraient des problèmes (diarrhée, sous-alimentation...) seront examinés et traités par le vétérinaire référent de l’élevage. Concernant le lot expérimental, l’apport d’IgG durant les 20 jours suivants la naissance est une mesure permettant de compenser le risque d’une non-absorption des IgG issues de lactosérum lors de la première heure après la naissance.
Choix des espèces
Les espèces bovine et caprine sont les plus susceptibles de recevoir des immunoglobulines de lactosérum en complément des immunoglobulines colostrales. L’espèce bovine a été choisie car la taille des animaux nouveau-nés autorise des prélèvements sanguins dès la naissance sans nuire à l’animal. Les veaux sont intégrés à l’expérimentation dès la naissance de façon à pouvoir administrer le colostro-remplaceur durant la première heure de vie, période durant laquelle la perméabilité intestinale permet un passage optimal des immunoglobulines vers la circulation sanguine.
Etude du rôle de PCSK9 dans l’asthme allergique chez les souris BALB/c et C57Bl6/J
- Recherche appliquée
- Troubles immunitaires
- Troubles respiratoires
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
- Système respiratoire
400 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures de niveau modéré. Elles sont sensibilisées puis exposées à un allergène d'acarien par voie intranasale, ce qui peut provoquer inflammation pulmonaire et difficultés respiratoires, avant une ponction cardiaque terminale sous anesthésie, pour étudier le rôle de la protéine PCSK9 dans l'asthme allergique. Le porteur décrit une grille de points limites déclenchant l'injection de buprénorphine ou la mise à mort. Il affirme qu'aucun modèle cellulaire ne permet d'évaluer ce traitement et que seul un modèle murin asthmatique le rend possible.
Objectifs
Ayant déjà débuté un projet sur l’étude de PCSK9 dans l’allergie alimentaire, nous souhaitons continuer cette approche et vérifier l’impact de celle-ci dans un contexte d’asthme allergique. De plus, il n'existe pas de méthodes alternatives d'étude des mécanismes appondis de PCSK9 et de l'allergie respiratoire. Le modèle PCSK9 KO associé à l’allergie respiratoire n'est que peu ou pas décrit dans la littérature. C'est pourquoi un modèle d’allergie respiratoire à l’acarien permettra de se rapprocher de la physiopathologie présente chez l'homme tout en évaluant les effets de l'absence ou non de PCSK9 sur l'inflammation.
Bénéfices attendus
Actuellement, aucun traitement ne permet soigner la cause de l’asthme allergique, de plus, les effets secondaires liés aux corticoïdes sont notables et la désensibilisation n’est pas efficace chez tous les patients. PCSK9 devient une cible de plus en plus privilégiée dans le cadre de maladies inflammatoires, de plus, notre première étude sur le traitement anti-PCSK9 soigne les symptômes de l’allergie alimentaire chez la souris. Étant donné les fortes similitudes entre l’asthme allergique et l’allergie alimentaire, nous pensons que le traitement anti-PCSK9 chez des souris asthmatiques sera bénéfique.
Procédures
Les souris sont soumises à des sensibilisations par voie percutanée ( 4 sensibilisations de 45 minutes), et à des déclenchements par voie intranasale (2 déclanchements de 45 minutes). A la fin du protocole, un prélèvement du sang terminal sera effectué par ponction intracardiaque après anesthésie sous isoflurane.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables possibles sont une perte de poids, une inflammation pulmonaire ou difficultés respiratoires au moment des challenges intranasaux.
Devenir
A la fin du protocole d'allergie au jour 35 post sensibilisation, toutes le souris seront mises à mort pour analyses. Les souris seront anesthésiées à l’isoflurane et un maximum de sang sera prélevé.
Remplacement
Il n’existe pas de modèle cellulaire permettant d’évaluer le bénéfice du traitement anti-PCSK9 dans le cadre de l’asthme allergique. Seul un modèle murin asthmatique nous permettra de mesurer l’amélioration des symptômes via ce traitement et comprendre les effets de PCSK9 dans la physiopathologie de l’asthme. Les principes de raffinement et de remplacement contribuent à réduire le nombre d’animaux utilisés tout au long du protocole. Le projet étudiera l’allergie respiratoire dans des modèles déjà établis dans le laboratoire.
Réduction
Le modèle animal utilise a été soigneusement conçu et évalué pour permettre de réduire au maximum le nombre d’animaux du fait de la connaissance et la précision des paramètres observés selon la règle des 3R. Le projet étudiera l'allergie respiratoire dans des modèles déjà établis dans le laboratoire. Un test non paramétrique et non apparié de type Student test, Mann-Whitney ou une analyse de la variance par un test de Bonferroni sera realisé. Une p-value inferieur a 0.05 sera considérée comme significative.
Raffinement
Au cours de la procédure d’induction de l’asthme allergique, les souris sont anesthésiées sous isoflurane. Elles sont surveillées jusqu’à leur réveil. Durant la phase de réveil les souris elles sont placées sur un tapis chauffant afin de limiter l’hypothermie et sont hébergées en groupe dans des cages enrichies par des frisottis ou une petite maison en carton. Une observation quotidienne des souris sera effectuée, et les souris seront pesées 3 fois par semaine ce qui permettra de détecter tout changement de comportement. Si une souffrance de l’animal est détectée et jugée trop importante, alors la souris sera euthanasiée sans délai. Si un seul signe clinique spécifique ou 2 signes notables sont détectés alors le responsable du SBEA et le responsable de l’étude seront prévenus et la souris sera sacrifiée sans délai. Les signes spécifiques et notables sont les suivants : - Notables : Aspects extérieur : Pelage sale, Position recroquevillée à la manipulation Réticent à se déplacer, Zone urogénitale souillée, respiration difficile Évolution pondérale : Perte de poids10% En présence d'un signe notable: administration de buprénorphine à 0,1 mg/kg en sous-cutanée 2 fois/jour.
Choix des espèces
Au cours de cette étude seront utilisées des souris de souche C57/Bl6 et Balb/c. Ces souris constituent un modèle de choix, reconnu, dans le cadre d’étude du système immunitaire et du métabolisme lipidique du fait de la caractérisation approfondie de ces souches. Des analyses phénotypiques des populations lymphocytaires et métaboliques seront réalisées. L’utilisation de souris nous donne accès à de nombreux outils immunologiques, notamment les anticorps nécessaires aux marquages ainsi qu'à de nombreux outils de biochimie (ELISA, dosage colorimétrique...). Souris C57/B6 et Balb/c femelles âgées de 5 semaines au début du protocole ce qui correspond à des souris sevrées donc adultes ayant un système immunitaire mature ou quasi-mature.
Etude de nouvelles pistes thérapeutiques dans un modèle murin de myopathie inflammatoire
- Recherche appliquée
- Troubles musculosquelettiques
288 souris, 144 mâles et 144 femelles, vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures de niveau modéré. Une myosite est déclenchée par des injections sous anesthésie, puis les souris reçoivent un gavage quotidien pendant sept jours et subissent un test de force musculaire au grip test, avant d'être tuées pour prélever muscles et organes, afin de tester des molécules candidates contre les myopathies inflammatoires. Le porteur indique que l'induction fait perdre environ 30 % de force musculaire sans, selon lui, provoquer de souffrance décrite dans la littérature. Il affirme que ce modèle murin est "indispensable" et qu'aucun système cellulaire ne reproduit les interactions en jeu dans la maladie.
Objectifs
Les myopathies inflammatoires (MI) sont des maladies caractérisées par l’inflammation du muscle squelettique qui conduit à une faiblesse musculaire et une capacité réduite d'exercice, ainsi qu’une baisse de la qualité de vie et une mortalité accrue. Les glucocorticoïdes (GC) sont le traitement de première intention car ils améliorent la sévérité des symptômes, cependant, un traitement chronique provoque des effets indésirables. Même si des médicaments sont disponibles, ils ont une efficacité partielle, un fort taux de rechute et de nombreux effets secondaires. Il est donc nécessaire d'améliorer la prise en charge des patients atteints de MI. Nous avons démontré chez la souris atteinte de myosite que la prednisone, permet de récupérer la force musculaire après 7 jours de traitement. Cet effet thérapeutique passe par l’activation de la voie b adrénergique dans les cellules inflammatoires. De ce fait, l’activation de cette voie pourrait récapituler les effets thérapeutiques de la prednisone en l’absence de ses effets indésirables. Cette stratégie thérapeutique a été testée dans un modèle murin de Myasthénie grave et un essai clinique est actuellement en cours chez l’homme. Nous avons mis en évidence que les fibres musculaires des patients atteints de dermatomyosite (DM), un sous-type de myosite, présentent une augmentation de l’activité du protéasome. De plus, les inhibiteurs du protéasome ont montré une efficacité in vitro, parmi les inhibiteurs du protéasome déjà utilisés pour le traitement d’autres pathologies auto-immunes et du cancer, Ixazomib et KZR-616 sont les mieux tolérés
Bénéfices attendus
Les myopathies inflammatoires (MI) sont caractérisées par l’inflammation du muscle squelettique qui conduit à une faiblesse musculaire et capacité réduite d'exercice, et qui est associées à une baisse de la qualité de vie et à une mortalité accrue par rapport à la population générale et aux patients atteints d’autres maladies chroniques. Les glucocorticoïdes (GC) sont le traitement de première intention dans cette maladie car ils améliorent la sévérité des symptômes, cependant, un traitement chronique provoque des évènements indésirables et les médicaments qui ciblent l’infiltrat inflammatoire ont une efficacité partielle, un fort taux de rechute et nombreux effets secondaires. Il est donc nécessaire d'améliorer la prise en charge des patients atteints de MI. Nous avons précédemment démontré que la fibre musculaire est un acteur à l’origine des MI ainsi qu’une cible thérapeutique des GC et potentiellement d’autres médicaments. Ces données obtenues par des études in vitro, in vivo et chez l’homme ont ouvert des nouvelles pistes thérapeutiques pour les patients atteints de MI. Notamment, l’activation de la voie b adrénergique et l’inhibition du protéasome dans la fibre musculaire permettront spécifiquement de cibler les mécanismes à l’origine de la maladie. Cela permettra d’améliorer le pronostic d’un groupe de maladies handicapantes et associées à une surmortalité.
Procédures
La myosite expérimentale (ME) sera réalisée, sur chaque souris, par l’injection sous-cutanée au niveau des hanches et les pattes arrière bilatéralement (4 sites d’injections, 3 secondes/injection) d’un polypeptide de la protéine C rapide du muscle squelettique associée à l’injection par voie intra-péritonéale (une seule injection durant 3 secondes) de toxine pertussis. Toutes les injections seront faites sous anesthésie à l’isoflurane le même jour et une seule fois sera suffisante pour induire la maladie. Le délai entre les différentes injections sera compris entre 3 et 10 secondes. Seront générées 288 souris ME (144 males, 144 femelles) afin de permettre l’évaluation des nouvelles molécules pour les deux sexes. Quatorze jours après l’induction de la ME, les souris seront traitées pendant 7 jours par gavage de 100µL quotidien par les molécules candidates, Ces molécules seront administrées dans l’eau de boisson par gavage. Le même volume d’eau de boisson sera administré par gavage aux souris ME non traitées. Pendant cette procédure la souris sera vigile. Les médicaments seront administrés par gavage afin de garantir l’administration de la même quantité dans tous les souris. Chaque gavage induit une contention de 15 secondes par souris, le gavage dure 5 secondes et sera répété pendant les 7 jours de traitement. Au jour 21, 100µL de sang sera prélevé au niveau de la veine faciale (10 secondes maximum), puis les animaux seront mis à mort lors de la même contention et les prélèvements suivants seront alors réalisés : - muscles quadriceps, tibialis antérieur, gastrocnémien : afin d’étudier l’efficacité du traitement ; - foie, rate, cœur : afin d’étudier la tolérance du traitement dans le cas où il y aura des signes de toxicité au bilan dans le sang. La force musculaire sera mesurée au jour 0, 14 et 21 après l’immunisation, en utilisant un test de résistance de la préhension (Grip test). Lors de la mise en place de l’expérimentation, les souris seront différenciées par un marquage au feutre au niveau de la queue afin d’éviter toutes contentions inutiles, la durée du grip-test est de 10 secondes par souris (3 prises de mesures).
Impact sur les animaux
La myosite expérimentale (ME) sera induite sur chaque souris, sous anesthésie à l’isoflurane, par l’injection sous-cutanée au niveau des hanches et les pattes arrière bilatéralement (4 sites d’injections, 3 secondes/injection) d’un polypeptide de la protéine C rapide du muscle squelettique associée à l’injection par voie intra-péritonéale (une seule injection durant 3 secondes) de toxine pertussis. Toutes les injections seront faites le même jour et une seule fois. Le délai entre les différentes injections sera compris entre 3 et 10 secondes. L'Induction de la Myosite entraine une perte de force musculaire entre 14 et 21 jours après l’induction. Quatorze jours après l’induction de la ME, les souris seront traitées pendant 7 jours par gavage de 100µL quotidien par les molécules candidates, Ces molécules seront administrées dans l’eau de boisson par gavage. Le même volume d’eau de boisson sera administré par gavage aux souris ME non traitées. Pendant cette procédure la souris sera vigile.
Devenir
La myosite expérimentale (ME) est induite le jour 0. 14 jours après l'induction de la ME, le traitement est administré pendant 7 jours par gavage dans l’eau de boisson. 21 jours après l'induction de la maladie, les animaux sont mis à mort afin d’étudier l’efficacité des molécules candidates thérapeutiques et leur tolérance par le prélèvement des muscles, du foie, du cœur et de la rate.
Remplacement
Le modèle murin de myosite décrit dans ce projet n’est pas remplaçable et reste indispensable afin d’évaluer la tolérance et l’efficacité des molécules ayant possiblement un effet thérapeutique dans les myosites. En effet, il n’est pas possible actuellement de modéliser au moyen d’un système cellulaire les interactions dynamiques et complexes entre les cellules musculaires, inflammatoires et l'environnement au cours des myopathies inflammatoires. De plus, chez l’homme, il n’est pas éthiquement possible de ne pas traiter les patients avec des glucocorticoïdes malgré leurs effets iatrogènes connus et de tester des autres molécules candidates en l’absence d’études sur des modèles animaux.
Réduction
Pour répondre à la question scientifique posée, le nombre d’animaux utilisés dans ce projet est réduit au minimum sans compromettre les objectifs du projet. L’hétérogénéité des résultats des expériences antérieures demande une cohorte de 12 souris (6 mâles, 6 femelles) pour obtenir des résultats statistiquement significatifs De ce fait, 12 souris seront nécessaires pour les analyses histologiques, 12 pour étudier l’expression des gènes et des protéines, 12 souris pour étudier l’activité mitochondriale, 12 souris pour la cytométrie en flux, au total 48 souris. Vu qu’on compare 6 conditions, au total il faut 288 souris. Ce nombre d'animaux nous permettra d'obtenir des conclusions significatives. Les expériences sur les animaux seront stoppées lorsque le niveau de signification statistique est atteint pour réduire au maximum le nombre d’animaux utilisées. Sur la base de notre bibliographie, la question scientifique à laquelle répondra ce protocole n’a jamais été étudiée.
Raffinement
Les animaux seront hébergés dans des cages adaptées agrémentées de nid, en groupes sociaux. Pour minimiser le stress des souris, toutes les injections pour induire la maladie seront faites par des seringues insuliniques et dans le cadre de la même anesthésie. Dans notre projet précédent, nous avons montré que l’induction de la myosite, même en fin d’anesthésie, ne provoque pas de douleur ni de nécrose dans les sites des injections. Cependant, si les souris présentent des rougeurs au niveau des sites d'injection, ou des détresses respiratoires liées à l'anesthésie, ces dernières seront sorties de l'étude. A partir de l’induction de la myosite inflammatoire, une perte de force étant attendue, de la nourriture en gel sera mise à disposition dans la cage afin d’assurer l’alimentation des souris. Les souris feront l’objet d’un suivi quotidien adapté. Le poids, le comportement général, la posture, l’état du pelage, les blessures potentielles seront suivies pendant toute la vie des animaux. En cas de doute, un suivi de poids pourra être mis en place et toute baisse de poids sera notifiée au responsable de projet et au vétérinaire. Nous avons montré que l’induction de la myosite (ME) diminue la force musculaire des souris de 30%, mais n’affecte pas leurs capacités à se nourrir. Cependant, après l’induction de la maladie, de la nourriture gel sera placée tous les jours dans la cage pour assurer leur alimentation même dans des conditions de faible mobilité. La prednisone n’induit pas de signe de souffrance, au contraire, ce traitement ainsi que les molécules candidates, devraient réduire la sévérité des symptômes de la ME. La mise à mort sera faite par des méthodes appropriées et par personnes compétentes pour limiter la souffrance des animaux.
Choix des espèces
La souris est l’espèce animal la plus susceptible de fournir des résultats satisfaisants car la composition en termes de type de fibre des muscles squelettiques chez la souris mime celle humaine. De façon concordante, la myosite chez la souris mime la maladie humaine pour la présence d’une diminution de force musculaire, d’inflammation et variabilité de taille des fibres au niveau histologique. Des souris adultes seront utilisées. L’âge adulte selon les répondants varie entre 6 et 20 semaines. L'âge auquel les modèles animaux sont couramment utilisés est de 8 à 12 semaines. De ce fait, l’âge des souris sera de 8 semaines car pour les modèles de maladies auto-immunes la puberté est préférable afin d’avoir un système immunitaire compétent. En effet, la plupart des modèles expérimentaux de myosite présents dans la littérature ont été décrits chez la souris adulte et dans ces modèles, aucune souffrance animale n'a jamais été décrite.
Evaluation de l’efficacité de composés antiviraux dans un modèle de transmission du virus SARS-CoV-2.
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
34 hamsters dorés vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures de niveau modéré. Ils sont vaccinés puis infectés par le SARS-CoV-2 par voie intranasale, avant des écouvillonnages et lavages nasaux répétés sous anesthésie, pour évaluer des composés antiviraux d'une société qui a validé et financé le projet. Le porteur indique que l'infection provoque fièvre, perte de poids et tremblements sans être létale dans ce modèle, puis que tous les animaux sont tués pour prélever leurs organes. Il décrit tantôt un objectif de traitements antiviraux, tantôt de "vaccins", et affirme qu'aucune méthode sans animaux ne permet d'étudier la transmission du virus.
Objectifs
L’objectif de ce projet est d’évaluer l’efficacité de composés antiviraux dans un modèle de transmission du virus du SARS-CoV-2 entre individus. Les traitements antiviraux utilisés ont montré des résultats intéressants lors d’études in-vitro ou lors d’études précliniques sur d’autres types de virus, encourageant la réalisation d’études d’efficacité en préclinique sur le virus SARS-CoV-2. Ce projet a ainsi fait l'objet d'une évaluation par le comité scientifique de la société fabriquant les traitements et a été approuvé par celui-ci. Ce projet permettra de mettre sur le marché un/des traitement(s) antiviral(aux) contre la COVID 19.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de mettre sur le marché des vaccins contre la COVID 19.
Procédures
Pour limiter au maximum le stress des animaux, l’intégralité des actes décrits ci-dessous seront réalisés sur animaux anesthésiés. Les animaux des groupes tests seront, avant d’être mis en contact avec les animaux infectés au SARS-CoV-2, vaccinés par instillation intranasale à raison d’une administration par animal. Le virus du SARS-CoV-2 étant un virus aéroporté, l’infection des animaux du groupe infecté se fera également par instillation intranasale en dose unique. Enfin, des prélèvements réguliers, d’écouvillonnages oropharyngés et des lavages nasaux, à raison au maximum d’une fois par jour tous les deux jours seront réalisés et ce pendant les 7 jours suivants le contact entre les animaux infectés et non-infectés. Une même anesthésie permettra d'effectuer les 2 prélèvements à la suite évitant ainsi les anesthésies multiples pour un même jour (chaque intervention (infection et prélèvement) ne nécessitant qu'une minute par animal).
Impact sur les animaux
Les animaux vont être infectés au virus du SARS-CoV-2 entrainant l’apparition de signes cliniques des animaux reflétant la réalité clinique (principalement fièvre, perte de poids, pilo-érection et tremblements). Toutefois, il est connu dans la littérature scientifique mais aussi d’après les observations des précédentes études réalisées dans notre établissement utilisant le modèle hamster que, contrairement au modèle murin, l’infection au SARS-CoV-2 dans ce modèle n’est pas léthale. A titre indicatif, nous avons observé qu'une infection induit dans le modèle hamster des pertes de poids de l’ordre 5% avec un retour à la normale (poids avant infection) dans les 5 à 7 jours post-infection. Les animaux vont être manipulés régulièrement pour différents actes (administration des vaccins, pesées, scoring clinique, prélèvements, etc). Ces actes pouvant stresser les animaux et leur infliger des douleurs aussi pour palier à ce cela des mesures de raffinements ont été prévues : les animaux seront manipulés quotidiennement afin de les habituer à la contention et des anesthésies seront systématiquement réalisées pour tous actes invasifs.
Devenir
L’ensemble des animaux utilisés pour ce projet seront euthanasiés à la fin de chaque étude pour pouvoir réaliser des prélèvements d’organes en vue d’analyses anatomopathologiques ou de charges virales.
Remplacement
La transmission d’un virus aéroporté comme le SARS-CoV-2 résulte de plusieurs facteurs tels que la durée et l’intensité d’exposition aux particules infectieuses, la stabilité du virus dans les gouttelettes d’aérosols et de l’infection suivante dans le nouvel hôte. Aussi, il n’existe actuellement aucune méthode alternative permettant d’étudier la transmission d’un virus d’un organisme à l’autre et d’évaluer l’efficacité d’un traitement sur un organisme vivant sans l’utilisation de modèles animaux.
Réduction
Cette étude a fait l’objet d’une réflexion étayée par des connaissances statistiques et des données de la littérature scientifique afin de réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés. Toutefois, pour obtenir des résultats statistiquement exploitables permettant de conclure sur une réelle efficacité des traitements testés, des groupes de 6 animaux seront utilisés. Des études internes menées par la société fabriquant les traitements ont déjà utilisé le ratio de 1 pour 3 dans un modèle de furet pour la grippe avant de déterminer la réplication du virus pour chaque animal sentinelle après le co-hébergement. L’utilisation de ce ratio permettra de mieux simuler une situation naturelle pour laquelle un individu infecté est capable d’infecter un plus grand nombre d’individus non-infectés lors de contacts directs. De plus, en préférant ce ratio de 1 pour 3 à un ratio de 1 pour 1, nous diminuons considérablement le nombre total d’animal à inclure dans l’étude limitant ainsi le nombre et la souffrance des animaux donneurs indexés.
Raffinement
Les animaux sont hébergés avec un enrichissement approprié à leur besoin et suivant leur âge (exemple : les hamsters de plus petite taille disposeront de plus de litière en fond de cage pour pouvoir accéder plus facilement à l’abreuvement et à la nourriture). Les animaux seront suivis quotidiennement pendant toute la durée de l'étude grâce à une grille d'évaluation appropriée. En cas d'atteinte de points limites préalablement définis sans possible amélioration de l'état de santé des animaux, ils seront euthanasiés pour arrêter toute souffrance excessive. Pour éviter tout stress aux animaux, ils seront systématiquement anesthésiés lors de la réalisation d'actes techniques invasifs. Durant la phase de co-hébergement en surnombre, les animaux seront suivis 2 fois par jour. Les animaux ne seront pas manipulés lors de cette seconde visite mais simplement observés pour éviter de stresser les animaux. Chaque groupe social sera placé avec le minimum d’éléments lui permettant de reproduire son nid, ses briquettes de bois à ronger et un peu de litière provenant de sa cage d’origine afin que les animaux puissent garder leurs repères. En cas de détection de signes d’agressivité des animaux entre eux, des enrichissements supplémentaires seront ajoutés dans les cages. Si les signes d’agressivité persistent, l’animal dominant sera alors isolé du reste du groupe.
Choix des espèces
L’efficacité des composés antiviraux sera évaluée sur la souche de hamster Golden Syrian, qui a été décrit comme un excellent modèle pour une infection au SARS-CoV-2. Contrairement aux modèles murins transgéniques, les hamsters Golden Syrian expriment naturellement un récepteur d’entrée du virus du SARS-CoV-2. Cette expression leur permet d’être infectés à la COVID-19 conduisant au développement de signes cliniques plus proches de ceux observés chez l’Homme. D'après les données de la littérature scientifique, les hamsters utilisés dans le cadre des études SARS-CoV-2 sont généralement âgés de 4 à 10 semaines. Des animaux jeunes adultes (âgés de 7 semaines au moment de l'infection) seront utilisés pour l'étude. Cet âge représente un état physiologique stable pour le hamster, ce qui est adapté aux besoins de l'étude.
Evaluation de plusieurs prototypes d’alternatives peu invasives à la chirurgie bariatrique dans des modèles porcins et canins
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
Cochons : 64
74 animaux non-humains, 64 cochons et 10 chiens, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures de niveau modéré. Ils subissent sous anesthésie l'implantation d'un dispositif dans l'estomac puis jusqu'à cinq prises de sang sur trois mois, avant d'être tués pour prélever leurs organes, afin de mettre au point une alternative à la chirurgie de l'obésité développée par une entreprise. Le porteur indique que la chirurgie provoque douleur et perte d'appétit et que le dispositif peut entraîner une inflammation digestive ou une obstruction. Il affirme que la complexité du système digestif rend l'usage d'un "organisme complet et vivant" "indispensable" pour valider le produit avant sa pose chez l'humain.
Objectifs
L’objectif du projet est de développer une solution innovante afin de traiter l’obésité de manière aussi efficace que la chirurgie de réduction de volume de l'estomac, tout en évitant les complications associées. Notre dispositif est aussi une alternative aux ballons intra-gastriques qui sont actuellement utilisés. Plusieurs essais sur des cadavres humains et animaux ont déjà été menés pour mettre au point le dispositif ainsi que son déploiement et son ancrage dans le tube digestif. Désormais, nous devons passer à une phase animale pour démontrer l'inocuité sur le moyen terme de notre dispositif, et pour prouver qu'il reste en place, malgré les conditions chimiques et le péristaltisme digestif. Nos études sont menées en parrallèle entre le laboratoire in vivo et les ateliers de mise au point et d'ingenierie médicale. Suite à chaque essai in vivo, les améliorations sont apportées au prototype. Dès que le prototype sera considéré satisfaisant, il sera mis en place chez l'humain pour des essais cliniques.
Bénéfices attendus
L’obésité est définie comme une présence anormale ou excessive de graisse représentant un risque pour la santé. Ce problème est devenu épidémique avec près de 4 millions de personnes dans le monde, décédant de comorbidités liées au surpoids et à l’obésité chaque année. D’après la World Health Organization, près de 39% des adultes dans le monde, représentant près de 1.9 milliards de personnes, étaient en surpoids en 2016. On estime aujourd’hui que plus de 700 millions de personnes souffrent d’obésité. Bien que l’efficacité de la chirurgie bariatrique, qui réduit le volume de l'estomac, ne soit plus à démontrer, seul 1% des patients éligibles décident de se faire opérer à cause du risque de complications sévères et des modifications anatomiques irréversibles. Et pour les solutions moins invasives, comme les ballons gastriques, elles sont aujourd’hui associées à une perte de poids limitée et temporaire. Ce projet est nécessaire pour le développement d’une solution qui sera posée, chez l'humain, par voie endoscopique afin de traiter l’obésité de manière aussi efficace que la chirurgie tout en minimisant les complications associées. En effet, il permettra de vérifier la sécurité et potentiellement l'éfficacité des dispositifs développés par l’entreprise.
Procédures
Les animaux subiront, principalement, une chirurgie, sous anesthésie générale, pour la mise en place du dispositif directement dans l'estomac. Puis, après leur réveil, ils recevront les soins post-opératoires pour une reprise d'alimentation normale. Des prises de sang sont prévues avant la chirurgie, pour évaluer les paramètres basaux des animaux, puis après la chirurgie, pour suivre l'évolution de ces paramètres et vérifier si le dispositif engendre des dérèglements. Un maximum de 5 prises de sang de 10 ml est prévu pendant les 3 mois du protocole. Elles ont lieu sous anesthésie pour les porcs et sur animal vigile pour les chiens. D'autre part, dans la période post-opératoire, les porcs et chiens devront être hébergés seuls pour une durée de 3 jours, mais dans des boxes confortables, et permettant à chaque porc et chien de voir, sentir et toucher ses confrères voisins quand ils le souhaitent.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables les plus prévisibles sont ceux que la chirurgie va provoquer : douleur, perte d'appétit, inconfort, suite à la chirurgie abdominale. D'autres effets indésirables pourraient intervenir si le dispositif n'est pas bien toléré. Il peut s'agir d'inflammations du tube digestif, ou d'autres phénomènes vasculaires localisés au niveau du site d'implantation. Si le dispositif ne reste pas en place, il peut aussi provoquer une obstruction digestive. Nous attendons très peu d'effets indésirables des prélèvements sanguins, dont le volume est réduit au regard du poids des porcs et des chiens.
Devenir
A l'issue des procédures les animaux seront euthanasiés pour le prélèvement d'organes pour des analyses macroscopiques et histologiques.
Remplacement
Ce projet vise à confirmer l’adéquation du dispositif en cours de développement avec le système digestif. Avant d’initier ce projet, des essais sur sujets anatomiques humains et animaux ont été effectués afin de confirmer les dimensions des prototypes en cours de développement. De plus, des essais in vitro ont été réalisés en laboratoire afin de simuler le déploiement du dispositif ainsi que son comportement lors de contraintes mécaniques simulant le péristaltisme. Néanmoins, la complexité et l’adaptabilité du système digestif limitent notre capacité à simuler l’environnement exact. Le dispositif étant à visée clinique, il est nécessaire d’obtenir des données dans ses conditions réelles d’utilisation, ainsi l'utilisation d'un organisme complet et vivant est indispensable notamment pour le suivi post implantation. Notre stratégie prévoit d’utiliser un maximum de 64 porcs et 10 chiens pour la totalité du projet comprenant une étude pilote, une preuve de concept et enfin une étude de validation de l’innocuité du dispositif. Nous fonctionnons pas à pas, et le projet sera arrêté si chaque phase ne permet pas d’obtenir les résultats escomptés.
Réduction
Avant d’effectuer les études de preuve de concept, une première phase avec une étude pilote sera effectuée en utilisant un nombre réduit d’animal afin de valider que le dispositif s'ancre et se déploie correctement. Pour tester le dispositif candidat. Le nombre d'animaux utilisés a été réduit au minimum et a été calculé pour obtenir une puissance statistique suffisante. Mais surtout, notre approche est progressive : nous réalisons des études successives, en améliorant le dispositif à chaque fois. Dès que nous estimons qu'il est au point, l'étude de preuve de concept s'arrête et nous réalisons une seule étude de tolérance. Le nombre d'animaux présenté ici est donc un nombre maximum d'animaux, qui peut être réduit si nous développons un dispositif satisfaisant rapidement.
Raffinement
Les animaux seront hébergés dans le respect de leurs besoins éthologiques avec enrichissements propres à l’espèce. : ils disposent de vastes boxes, d'une taille supérieure à celle requise par la législation. Le suivi quotidien des animaux et les pesées hebdomadaires sont assurés par le personnel technique et animalier formés aux soins et à la manipulation de ces espèces. Les animaux suivront également un programme de socialisation afin de réduire le stress engendré par les actes quotidiens. Tout acte douloureux ou fortement stressant sera réalisé sous sédation ou sous anesthésie (locale ou générale selon les besoins). Si nécessaire, la douleur sera prise en charge par l'administration de traitements analgésiques adaptés. En cas de perte de poids importante se rapprochant des 20%, les rations pourront être enrichies avec une solution de nutrition entérale hyperénergétique.
Choix des espèces
Nous prévoyons d’utiliser les modèles porcin et canin car tous deux possèdent une anatomie et une physiologie du système gastro-intestinal très proches de celle de l’homme. Les deux modèles seront utilisés de manière complémentaire, le modèle chien principalement pour des dispositifs transpyloriques grâce à l’absence de torus pylorique et le modèle porc principalement pour des dispositifs avec « chaussette » de 60cm car nettement moins sujet aux intussucepions. Ainsi en fonction du dispositif testé, le modèle animal qui sera choisi sera celui qui, par son anatomie et sa physiologie, sera le plus approprié pour obtenir les données les plus robustes. Pour les porcs le critère de sélection principal sera le poids (environ 50-100kg) afin d’avoir des correspondances anatomiques similaires à celles observées en clinique. Cela correspondra à des animaux adolescents/adultes. Pour les chiens, nous prendront des chiens adultes qui ont auront terminé leur croissance.
Evaluation de l’efficacité de la Rifampicine seule ou en association avec le Méropénème, dans un modèle de pneumonie à Acinetobacter baumannii résistant aux carbapénèmes (CRAb) chez le lapin.
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
77 lapins vont être utilisés, tous tués à l'issue, dont 66 dans des procédures de niveau sévère. Ils reçoivent un cathéter veineux par chirurgie, sont immunodéprimés, puis infectés par voie intra-trachéale avec la bactérie Acinetobacter baumannii résistante aux carbapénèmes, pour tester la rifampicine seule ou associée au méropénème. Le porteur indique que l'infection entraîne chez les témoins une atteinte sévère pouvant provoquer une détresse respiratoire et la mort, des points limites devant en principe déclencher la mise à mort avant. Il affirme que reproduire la complexité d'une infection pulmonaire n'est aujourd'hui possible qu'à travers des modèles in vivo, et que le recours à l'animal est une étape "obligatoire et règlementaire".
Objectifs
Le présent projet vise à évaluer l’efficacité de la rifampicine dans un modèle d’infection pulmonaire à CRAb (Acinetobacter baumannii résistants au carbapénèmes) chez le lapin immunodéprimé. En effet les carbapénèmes constituaient la dernière ligne de traitement antibiotique efficace contre ce pathogène fréquemment associé aux infections nosocomiales (acquises en milieu hospitalier), telles que les pneumonies sévères acquises sous ventilation chez les patients de réanimation ou immunodéprimés. Ce projet s’inscrit dans la continuité d’une étude réalisée par le laboratoire ayant donnée de bons résultats avec la rifampicine chez le modèle murin.
Bénéfices attendus
Ce projet s’inscrit dans la continuité d’une étude déjà réalisée par notre équipe chez la souris où la rifampicine a entrainé une forte réduction bactérienne pulmonaire après l’infection par une souche d’Acinetobacter baumannii résistante aux carbapénèmes. La combinaison de la rifampicine avec un carbapénème (le méropénème) pourrait représenter une nouvelle ligne thérapeutique contre les infections à A. baumannii résistant aux carbapénèmes.
Procédures
Les animaux seront soumis à une procédure chirurgicale de pose de cathéter veineux. Certain subiront également une immunodépression via ce cathéter. Des traitements (rifampicine et méropénème) et des prélèvements sanguins (de 5 sur 5 jours pour le suivi de l’immunodépression à 12 sur 8h répétés 2 fois pour l’étude pharmacocinétique du méropénème) seront aussi réalisés par le cathéter.
Impact sur les animaux
1) Pose de cathéter : les animaux de ce projet devront subir un acte chirurgical pour la pose d’un cathéter veineux central. Cette chirurgie réalisée sous anesthésie générale et accompagnée d’une analgésie adaptée, reste un acte invasif susceptible d’entrainer une gêne ou une douleur chez l’animal. La pose de cathéter permettra de limiter l’impact (stress et douleur) des prélèvements et des traitements répétés. 2) Immunodépression : Une trop forte dose d’endoxan (immunosuppresseur) peut entrainer des effets secondaires. Dans notre recherche de la dose idéale résultant en une immunodépression sans effet néfaste pour l’animal, un suivi rapproché sera mis en place pour anticiper l’atteinte des point limite. 3) Infection : réalisée elle aussi sous anesthésie générale, l’infection par voie intra-trachéale entrainera chez les animaux témoins, une infection sévère impliquant parfois une détresse respiratoire pouvant aboutir à la mort. → Des points limites spécifiques à ces nuisances ont été mis en place afin de limiter au maximum la souffrance des animaux
Devenir
Procédure 1 : Les animaux seront cathétérisés et immunodéprimés, ils ne pourront pas être réutilisés ou placés (risque d’infection élevé). Tous les animaux seront mis à mort à l’issue de la procédure. Procédure 2 : Les animaux seront cathétérisés et subiront jusqu’à 2 procédures de traitement antibiotique, ils ne pourront pas être réutilisés ou placés. Tous les animaux seront mis à mort à l’issue de la procédure. Procédure 3 : Les poumons et la rate des animaux de cette procédure seront collectés pour réaliser des analyses microbiologiques. Tous les animaux seront mis à mort à l’issue de la procédure.
Remplacement
Des analyses in vitro ont déjà été réalisées sur l’efficacité de la rifampicine sur certaines souches d’Acinetobacter baumannii. Toutefois réussir à retranscrire la complexité d’une infection bactérienne pulmonaire ainsi que sa diffusion tissulaire et systémique n’est aujourd’hui possible qu’à travers les modèles in vivo.
Réduction
Un protocole progressif sera utilisé pour la mise au point de l’immunodépression et permettra de limiter au maximum le nombre d’animaux utilisés. Grace à la réutilisation des animaux, seulement 3 lapins seront nécessaires pour l’étude pharmacologique du méropénème. Pour réaliser une analyse statistique fiable, 6 animaux par groupe seront nécessaire à l’évaluation de l’efficacité de la rifampicine (estimation de la diminution de la charge bactérienne dans les poumons et la rate par une analyse Anova (test post hoc Bonferroni)).
Raffinement
Les animaux seront hébergés dans un environnement adapté, enrichi et seront surveillés quotidiennement après la chirurgie puis au moins 2 fois par jour après l’immunodépression. La pose de cathéter sera réalisée sous anesthésie avec une analgésie. L’infection sera également réalisée sous anesthésie générale. Des critères d’arrêts de l’étude, supportés par une grille de score clinique, ont été définis afin d’assurer le bien-être des animaux.
Choix des espèces
La rifampicine est un antibiotique antibactérien de la famille des rifamycines, antituberculeux, antilépreux, dont le mode d'action est la formation d'un complexe stable avec la RNA polymérase des bactéries. Utilisé en clinique, son spectre antibactérien est large et comprend les staphylocoques, les streptocoques et les bactéries à croissance intracellulaire telles que les mycobactéries. Dernièrement, des études in vitro et in vivo ont démontré une activité intéressante chez Acinetobacter baumannii multi résistants (en fonction des résistances). La mesure de l’efficacité de la rifampicine ne peut se faire sans avoir recours au modèle animal, ce d’autant que certains échecs de traitement ne peuvent être anticipés autrement. Pour l’heure, le recours à des animaux est une étape obligatoire et règlementaire dans le développement de molécules à visée thérapeutique. Les lapins représentent classiquement un des modèles de choix pour la réalisation d’infections bactériennes pulmonaires. Il est également particulièrement approprié à l’humanisation de la pharmacocinétique de traitement antibiotique. L’étude débutera lorsque les lapins auront atteint un poids compris entre 2,8 et 3,3kg, soit environ 10-12 semaines. Tous les animaux doivent avoir un profil identique afin de ne pas induire de biais dans la comparaison des groupes.
Étude de l’efficacité d’un modèle d’épuration extra-rénale chez le rat
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
48 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Un régime riche en adénine leur provoque une insuffisance rénale, puis ils subissent une double pose de cathéter dans la cuisse et le cou sous anesthésie avant d'être tués, pour valider un modèle d'hémodialyse expérimentale. Le porteur indique une perte de poids liée au régime et des épisodes douloureux transitoires, et fixe un point limite à 20 % de perte de poids. Il présente ce modèle comme "nécessaire" pour confirmer une étude précédente et servir à d'autres projets du laboratoire.
Objectifs
L’objectif est de valider l’efficacité du modèle d’épuration extra-rénale sur des rats avec insuffisance rénale induite par une alimentation riche en Adénine. L’adénine est une base azotée de la famille des purines, présente normalement dans l’organisme. A forte dose, l’adénine n’est plus dégradée et s’accumule dans le rein, entrainant ainsi une inflammation et à terme une dégradation de la fonction rénale. Le modèle d'insuffisance rénale associée à un excès d'adénine présente l'avantage d'être assez rapide et d'entrainer une augmentation nette des paramètres de la fonction rénale. S’il s’avère être efficace, ce modèle d’épuration extra-rénale est nécessaire pour confirmer des résultats obtenus dans une précédente étude et servira à d'autres projets du laboratoire.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus sont : - la validation du modèle d’hémodialyse expérimental (bénéfice à court terme) afin d’étudier les lésions rénales induites par l’épuration extra-rénale (bénéfice à long terme) - la possibilité d'utiliser ce modèle dans d’autres protocoles de recherche étudiant l’épuration extra-rénale, notamment de substances exogènes.
Procédures
- Deux semaines après le régime riche en adénine, les animaux sont soumis à un prélèvement et une injection dans la veine caudale sous anesthésie gazeuse avec le même cathéter ce qui évite de multiplier les points d'injection. Cette étape dure deux heures environ dont 10 minutes d'anesthésie gazeuse et elle se fait sous analgésie. - Deux heures avant l'euthanasie, les rats subissent une double cathéterisation fémorale et carotidienne sous anesthésie gazeuse avec une double antalgie systémique et locale. Au cours de cette étape, des prélèvements sanguins sont effectués sur le cathéter fémoral veineux. - A la fin de cette étape de deux heures, les animaux sont euthanasiés par surdosage d'anesthésiques. Avant tout prélèvement de tissu, l'efficacité de l'euthanasie est vérifiée par l'absence de battements cardiaques, la paleur des membres et l'abscence de tout réflèxe.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables attendus sont : - une perte de poids liée à l’alimentation et ses conséquences notamment l’hyperurémie induite par l’insuffisance rénale - un stress lié aux procédures pré-opératoires : pesée bihebdomadaire (semaines 1 et 2 ) , prélèvement sanguin et mesure du débit de filtration glomérulaire (semaine 2 ) - des épisodes douloureux transitoires liés à la mise en place des cathéters pendant la procédure qui seront limités par une double antalgie locale et systémique.
Devenir
Tous les animaux (48) sont euthanasiés à la fin de la procédure par surdosage en anesthésiques, afin de procéder à des prélèvements et analyses de tissus post mortem nécessaires pour évaluer l'efficacité de la dialyse.
Remplacement
Il n'est pas possible d’envisager des méthodes de remplacement pour notre projet, l’étude des effets de la dialyse ne pouvant être réalisée in vitro sur des lignées de cellules rénales ou au cours d’une étude clinique chez l’homme du fait des gestes invasifs engendrés.
Réduction
Le rationnel d’utiliser un modèle conduisant à de fortes insuffisances rénales permet de limiter le nombre de rongeurs à utiliser pour arriver à une différence significative. Nous avons également limité le nombre de groupes au strict minimum soit deux groupes. Nous prévoyons d’utiliser 12 rats dans chaque groupe (soit 2 fois 12) et de refaire deux fois l'expérience, donc un total de 48 rats. La taille des effectifs a été établie grâce à un calcul de puissance. L'interprétation des résultats est faite avec des tests statistiques.
Raffinement
Afin de garantir le bien-être animal et le respect du principe de raffinement, les animaux seront hébergés dans notre animalerie au sein de cages ventilées avec un enrichissement comprenant des morceaux de bois pour leur permettre de ronger et des billes de cellulose pour leur permettre de fabriquer des nids. Les animaux sont acclimatés au moins une semaine avant le début des expériences, ils sont deux par cage. Les expérimentations seront les plus courtes possibles. Une anesthésie ainsi qu’une antalgie locale et systémique seront prévues pour encadrer les étapes douloureuses pré et per opératoires. Les animaux sont opérés sur un plateau chauffant thermorégulé par une sonde de température. Une surveillance pluri-quotidienne du bien-être animal par les responsables du projet est aussi prévue pendant la phase de régime riche en adénine. Une pesée bihebdomadaire est effectuée pendant les deux semaines de régime en adénine. Des points limites ont été définis essentiellement par une perte de poids supérieure à 20 % par rapport au poids initial, avant le régime en adénine. Per opératoire, en cas de détresse respiratoire ou de chute de la pression artérielle dues à l'insuffisance rénale, l'anesthésie et la perfusion de sérum physiologique seront adaptés.En cas d'arrêt cardiaque, le rat sera exclu du protocole. Le projet est supervisé également par la structure du bien être animal du laboratoire.
Choix des espèces
Nous utiliserons des rats Sprague Dawley pour plusieurs raisons : - ils présentent une physiologie rénale comparable à celle de l’homme. - plusieurs études ont déjà montré l’efficacité du modèle à l’Adénine chez ces rats - ils présentent une taille et un poids plus importants que les souris et que les rats Lewis par exemple, permettant une mise en place plus adéquate du modèle d’hémodialyse. - ils présentent un volume sanguin total théoriquement suffisant pour éviter toute transfusion sanguine. Les rongeurs utilisés sont des rats âgés de 6 mois au moins car ils ont atteint leur taille maximale, afin de faciliter les manipulations liées au modèle d’épuration extra-rénale et ne sont pas trop âgés pour pouvoir tolérer l’insuffisance rénale induite par l’alimentation ainsi que la circulation extra-corporelle.
Etude des effets d’un anticorps monoclonal, le Glunomab sur la signalisation des récepteurs N-Methyl-D-Aspartate dans un contexte hémorragique.
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
695 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chacune subit une chirurgie de trente minutes, une IRM et deux séances de tests comportementaux non précisés, pour provoquer et étudier un accident vasculaire cérébral hémorragique et tester un anticorps, le Glunomab. Le porteur indique que les animaux sont mis à mort dès des signes de douleur mesurés sur une grille faciale ou une perte de poids supérieure à 15 %. Il présente le développement de nouvelles stratégies contre l'AVC comme "indispensable", la maladie étant une cause majeure de handicap.
Objectifs
L’accident vasculaire cérébral (AVC) est une pathologie neurologique survenant suite à l’occlusion d’une artère irriguant le cerveau. Cette pathologie est la 3ème cause de mortalité et la 1ère cause de handicap acquis chez l’adulte dans le monde. L’AVC pose donc un problème majeur tant dans le domaine de la santé publique que sur le plan humain. Les AVC de type hémorragique sont causés par un saignement intracrânien dû à la rupture de la barrière hémato-encéphalique provoquant des lésions cérébrales, de l’inflammation et de graves dommages neurologiques. Bien que le volume de l’hématome résultant du saignement soit un facteur prédictif du devenir neurologique des patients, il n’existe aucun traitement permettant de stopper le saignement ou d’améliorer le devenir neurologique des patients. Actuellement, la prise en charge en phase tardive des patients dont le saignement est stoppé s’effectue par l’administration cérébrale de tPA. Le tPA, ou tissue type plasminogen, est une sérine protéase impliquée dans la dégradation des caillots sanguins. Il s’agit d’une enzyme qui va catalyser la conversion du plasminogène en plasmine, la principale enzyme responsable de la dégradation des caillots. La forme recombinante du tPA (rtPA) ou altéplase est, à ce jour, le seul traitement pharmacologique utilisé pour traiter les accidents vasculaires cérébraux ischémiques. Il s’agit d’une intervention chirurgicale lourde entraînant bon nombre de séquelles neurologiques chez les patients. Ainsi, il parait indispensable de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques innovantes visant à traiter efficacement cette pathologie.
Bénéfices attendus
A travers ce projet de recherche, le bénéfice principal attendu est de tester l’innocuité de Glunomab/Lys19 et Chimeric comme traitement potentiel des AVC hémorragiques et sa capacité à améliorer le devenir fonctionnel des patients. L’AVC étant la 1ère cause de handicap physique acquis chez l’adulte nécessite une rapide amélioration de l’accessibilité aux traitements de référence afin de prévenir d’effets délétères éventuels.
Procédures
Procédure 1 (par animal) : 1 chirurgie (30 minutes) + 1 IRM (10 minutes) + 2 Sessions de test comportemental (3 minutes) Procédure 2 (par animal) : 1 chirurgie (30 minutes) + 1 ou 2 IRM (10 minutes) + 2 Sessions de test comportemental (3 minutes) Procédure 3 (par animal) : 1 chirurgie (30 minutes) + 1 IRM (10 minutes) + 2 Sessions de test comportemental (3 minutes) Procédure 4 (par animal) : 1 chirurgie (30 minutes) + 1 IRM (10 minutes) + 2 Sessions de test comportemental (3 minutes) Procédure 5 (par animal) : 1 chirurgie (30 minutes) + 1 IRM (10 minutes) + 2 Sessions de test comportemental (3 minutes) Procédure 6 (par animal) : 1 mise à mort (5 minutes)
Impact sur les animaux
Les animaux seront euthanasiés si l'une des situations suivantes se présente : - Signes de douleur extérieure indexés sur le Mouse Grimace Scale (Score >5), - Absence de réaction, - Animal inactif dans sa cage ou montrant d’autres signes de détresse, - Arrêt de la prise alimentaire et de boisson, - Perte de poids >15% du poids initial. L’état sanitaire des animaux sera contrôlé 7 jours sur 7 par l’expérimentateur et/ou l’animalier. Par ailleurs, une pesée des animaux concernés par cette procédure d’injection sera réalisée régulièrement sur toute la durée de l’expérience.
Devenir
Tous les animaux (soit 695) seront concernés par la mise à mort en vue de prélévements d'organes et de liquides corporels post-mortem.Tous les échantillons seront répertoriés et stockés à -80C pour une conservation à long terme afin d’optimiser l’utiliser des échantillons prélevés.
Remplacement
Les procédures expérimentales ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants car des techniques de remplacement ne sont pas susceptibles d'apporter le même niveau d'informations. Nous avons sélectionné le modèle présentant le meilleur compromis entre pertinence scientifique et sensibilité de l’espèce. La souris est avec le rat l’espèce animale la plus étudiée dans le domaine des mécanismes d’action du tPA au niveau du cerveau. La physiopathologie est donc globalement établie, ce qui nous permettra d’interpréter nos résultats de manière fiable. L’ensemble des acquis et des connaissances dont nous disposons rend cette espèce particulièrement intéressante dans le cadre de notre étude.
Réduction
Nous utiliserons le nombre minimal d’animaux afin de souscrire au principe de réduction. Le nombre d’animaux utilisé est déterminé en fonction de la spécificité/sensibilité des méthodes utilisées, nos travaux précédemment publiés et la littérature.
Raffinement
Afin de souscrire au principe de raffinement, les animaux seront anesthésiés et analgésiés durant chaque procédure. Les expériences seront réalisées par du personnel qualifié en respectant les règles de bonnes pratiques de laboratoire pour le respect des animaux, tout en veillant à ne pas dépasser les points limites fixés au préalable. Le bien-être des animaux sera suivi bi-quotidiennement par du personnel qualifié 5j/7 et quotidiennement pendant les weekends et jours fériés et cela pendant toute la durée du projet. Les animaux seront hébergés dans des cages standards répondant aux normes européennes actuelles (Directive 2010/63/UE). Pour éviter de stresser les animaux, les cages seront isolées de tout bruit extérieur et l’accès à l’eau et à la nourriture sera ad libitum. Une importance particulière sera apportée au bien-être des animaux. Tout sera mis en œuvre pour réduire l’angoisse, la souffrance et la douleur de chaque animal, pouvant être occasionnées pendant le projet. Les principes éthiques et les standards de raffinement seront utilisés jusqu’à la mise à mort de l’animal.
Choix des espèces
Afin de souscrire au principe de raffinement, les animaux seront anesthésiés durant chaque procédure. Les expériences seront réalisées par du personnel qualifié en respectant les règles de bonnes pratiques de laboratoire pour le respect des animaux, tout en veillant à ne pas dépasser les points limites fixés au préalable. Le bien-être des animaux sera suivi bi-quotidiennement par du personnel qualifié 5j/7 et quotidiennement pendant les weekends et jours fériés et cela pendant toute la durée du projet. Les animaux seront hébergés dans des cages standards répondant aux normes européennes actuelles (Directive 2010/63/UE). Pour éviter de stresser les animaux, les cages seront isolées de tout bruit extérieur et l’accès à l’eau et à la nourriture sera ad libitum. Une importance particulière sera apportée au bien-être des animaux. Tout sera mis en œuvre pour réduire l’angoisse, la souffrance et la douleur de chaque animal, pouvant être occasionnées pendant le projet. Les principes éthiques et les standards de raffinement seront utilisés jusqu’à la mise à mort de l’animal. En effet, dès lors que l'animal présentera des plaies externes, de l'Aluspray, un agent cicatrisant, sera appliqué une à deux fois par jour. Egalement, de la Lidocaïne, un agent analgésiant sera appliquée de manière locale dès lors que des signes de douleur physique apparaîtront. Lors des procédures chirurgicales, de la vitamine A sera appliquée sur le globe oculaire de l'animal afin de prévenir de tout asséchement. Si des signes de détresse physique apparaissent, des massages quotidiens seront effectués. Tous les animaux utilisés pour les expériences de cette demande de projet seront âgés de 8 semaines, et ce, quelle que soit la souche de rongeur employée. A l'âge de 8 semaines, les animaux sont considérés comme « jeunes adultes ». En effet, il s'agit d'un âge où la dominance et la maturité sexuelle sont établies. Il s'agit aussi de l’âge le plus couramment utilisé dans la littérature. Contrairement aux souris âgées, les souris jeunes adultes sont plus résistantes aux anesthésies répétées et aux chirurgies et induisent moins de mortalité dans les groupes expérimentaux.
Caractérisation du profil pharmacocinétique de molécules après administration unique par voie systémique et/ou topique chez le mini porc (2022-B-020)
- Recherche appliquée
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
100 mini-porcs vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, une partie tuée pour analyser un organe et la plupart réutilisés pour d'autres tests ou la formation. Chaque animal reçoit une administration unique d'un candidat médicament, par voie intraveineuse, orale, sous-cutanée ou sur la peau, suivie de prélèvements de sang répétés. Le porteur indique que le même animal peut être réutilisé après sept jours pour tester une autre molécule ou une autre voie, et évoque un possible placement en association comme le GRAAL. Il affirme qu'un "organisme vivant entier" est nécessaire et qu'aucune méthode in vitro validée n'existe, la peau du porc ressemblant à celle de l'humain.
Objectifs
L’objectif du projet est d’évaluer le devenir de molécules candidats médicaments après administration unique par différentes voies d’administration, afin de déterminer comment elles sont absorbées, distribuées, métabolisées et éliminées de l’organisme. Les informations apportées permettent de modéliser le comportement de la molécule dans l’organisme et de prévoir les doses et posologies pour son utilisation future. Elles contribuent au choix de la voie d’administration pour les futures études réglementaires de toxicologie dans l’espèce non-rongeur, qui seront soumises aux autorités de santé pour l’enregistrement de nouveaux médicaments.
Bénéfices attendus
Les données obtenues permettront de mieux caractériser des molécules candidats médicaments en vue d’une future administration chez l’homme. Elles contribueront au choix de la voie d’administration pour les études réglementaires de toxicologie nécessaires à l’enregistrement du médicament, et au choix des doses thérapeutiques chez l’homme.
Procédures
Chaque animal recevra une administration unique de la molécule candidat médicament, qui pourra être effectuée par voie intraveineuse (1 minute ou 10 min dans le cas d'une injection lente), orale (environ 2 minutes), sous cutanée (30 secondes) ou topique (5 minutes) selon le mode d’administration prévu dans les études de toxicologie réglementaire et en clinique. Des prélèvements sanguins seront ensuite effectués à différents temps après l’administration pour doser la molécule dans le sang. Ces prélèvements pourront s’effectuer sur animal vigile (5 minutes pour la contention et le prélèvement) ou sur animal anesthésié (temps d’anesthésie approximativement 5 min, prélèvement 1 minute, réveil 1 à 2 minutes). Afin de réduire le nombre d’animaux nécessaire à ce type d’étude, le même animal pourra recevoir une nouvelle administration de la molécule par une autre voie d’administration, ou dans une autre formulation, après une période minimum de 7 jours permettant à l’animal de récupérer et à la molécule d’être éliminée.
Impact sur les animaux
- Les administrations et prélèvement peuvent induire un certain niveau de stress, et potentiellement de douleur, qui seront limités par la maitrise des gestes techniques. - A priori, aucun effet toxique des molécules testées n’est attendu après administration unique en raison des doses utilisées dans les études de pharmacocinétique choisies pour n’entrainer aucune toxicité. Toutefois, l’animal sera observé après l’administration afin de repérer toute réaction cutanée liée à l’application topique, ou tout signe de mal être pouvant être lié au traitement et mettre en place un suivi adapté en accord avec les points limites préétablis. - A priori, aucun effet indésirable n’est attendu sur les animaux après les prélèvements sanguins répétés du fait de l’alternance des sites de prélèvement. Un point de compression d’environ 30 secondes sera effectué après chaque prélèvement pour s’assurer de l’arrêt du saignement. Par ailleurs, une attention particulière sera apportée au niveau des sites de prélèvements afin de repérer tout signe inattendu d’inflammation qui pourrait entrainer une douleur chez l’animal. Des fiches d’observation sont mises en place et permettent de suivre les points limites préalablement établis.
Devenir
A l’issue de la procédure, les animaux pourront : - soit être euthanasiés si le protocole nécessite le dosage de la molécule dans un organe cible, ou en cas d’effet indésirable sévère inattendu qui n’aurait pas pu être traité après intervention du vétérinaire - soit être réutilisés dans une autre procédure expérimentale pour tester une autre molécule, ou à des fins de formation et de maintien des compétences aux gestes techniques. Cette réutilisation se fera conformément aux dispositions réglementaires en vigueur et après avis du vétérinaire. - soit être replacés dans des organismes pouvant les accueillir et les réhabiliter (type association GRAAL)
Remplacement
Un organisme vivant entier est nécessaire pour caractériser la distribution d’une molécule candidat médicament jusqu’à son élimination de l’organisme. Il n’existe aucune méthode alternative in vitro validée scientifiquement offrant une alternative fiable à l’expérimentation animale pour répondre aux questions adressées par ce projet.
Réduction
Les molécules évaluées auront auparavant été testées dans des tests in vitro afin de n’évaluer que des molécules présentant un potentiel thérapeutique élevé et ainsi réduire le nombre de mini porcs utilisés dans ce projet. Des groupes de 8 animaux au maximum seront utilisés pour évaluer chaque molécule (4 males et 4 femelles) dans le cas où le sexe de l’animal pourrait avoir un impact sur la distribution de la molécule, par exemple en raison de son mode d’action. Cependant, 4 animaux seront préférentiellement utilisés pour évaluer chaque molécule, ce qui permet d’obtenir des analyses statistiques robustes et une interprétation scientifique des données. Si les études préliminaires générées dans d’autres modèles ont montré une faible variabilité des paramètres influençant la distribution de la molécule, le nombre d’animaux pourra être limité à 3 par groupe. Afin de réduire le nombre d’animaux, un effort sera porté sur l’utilisation d'un même animal pour tester une autre voie d’administration, une autre formulation, ou un autre candidat médicament après accord du vétérinaire. Dans ce cas, un délai minimum de 7 jours sera appliqué pour que l’animal puisse récupérer, et pour garantir l’élimination de la molécule de l’organisme.
Raffinement
Les conditions d’hébergement et de soins sont conçues de manière à réduire au maximum toute douleur, souffrance, angoisse ou dommages que pourraient ressentir les animaux, en conformité avec les législations françaises et européennes. Par défaut, les animaux sont hébergés en box collectifs sur copeaux de bois. Dans le cas d’administration par voie topique, les animaux sont hébergés en box individuels afin d’éviter le transfert du produit d’un animal à l’autre par contact. Dans ce cas, les box individuels permettent de garder un contact visuel et olfactif avec leurs congénères afin de diminuer le stress. Si cela ne nuit pas à l’expérimentation, un fruit pourra également être donné, comme récompense, et le milieu environnemental pourra être enrichi par l’apport de jouets adaptés au mini porc. De la musique peut également être présente dans les salles d’hébergement. Dès l’arrivée des animaux, une période d’acclimatation d’au moins 15 jours sera appliquée avant toute procédure expérimentale afin qu’ils s’habituent à l’environnement, aux conditions d’hébergement, à la présence humaine et aux interactions avec le personnel. La première semaine, les interactions seront limitées à la présence humaine, y compris dans les box avec possibilité de contact physique avec les animaux (palpation des oreilles, cou, dos, pattes…) et habituation à la pesée. A partir de la deuxième semaine, l’habituation aux différentes situations auxquelles les animaux pourront être soumis dans l’étude pourra commencer. Afin de limiter le stress des animaux au moment de l’étude, les animaux seront habitués à être pris dans les bras, placés dans le hamac qui servira aux prélèvements sanguins… Aucun geste invasif ne sera pratiqué pendant cette période. Afin de s’assurer du bien-être animal, les animaux seront observés quotidiennement et les observations notées dans des grilles d’observation afin de tracer tout signe inattendu. En cas d’altération de l’état d’un animal, la surveillance sera augmentée au minimum à 2 fois par jour. En cas de signes de douleur, il sera soigné en appliquant des protocoles analgésiques pré établis adaptés au mini porc. Des points limites adaptés sont pré établis avec un arbre décisionnel permettant de traiter toute souffrance de l’animal en accord avec le vétérinaire
Choix des espèces
Dans le cadre du développement d’un nouveau médicament, la distribution de l’actif dans l’organisme doit être étudiée dans au moins deux espèces animales mammifères dont une espèce non-rongeur, en vue des études de toxicité réglementaires nécessaires à l’enregistrement. Le mini porc est une des espèces non-rongeur fréquemment utilisée en particulier pour les produits en dermatologie administrés par voie topique, en raison des nombreuses similitudes entre la peau de porc et la peau humaine. La quantité de produit dosée dans le sang chez le mini porc servira au choix des doses testées dans les études de toxicologie réglementaires et/ou les études cliniques chez l’homme. L’espèce mini porc est également sélectionnée pour ce type d'étude, parce qu’elle permet de prélever plusieurs millilitres de sang de manière répétée sur le même animal après administration du produit. Les mini porcs utilisés sont âgés au minimum de 6 semaines à réception (animaux sevrés) et au maximum de 12 mois. D’une manière générale, le poids est un facteur déterminant pour la quantité de médicament administré à l’animal (souvent en faible quantité à ce stade de développement) mais également en termes de manipulation de l’animal. Aussi l’âge maximal est fixé à 12 mois pour limiter les difficultés de contention qui peuvent être préjudiciables au bien-être animal. Pour les produits administrés par voie topique, les animaux seront préférentiellement utilisés à partir de 9 semaines. En effet, c’est à cet âge que l’épaisseur de l’épiderme et du derme approche celle de l’homme adulte. Cette similarité est essentielle pour mimer la pénétration cutanée des produits administrés par voie topique.
Avenant – Transport cérébral d’un transporteur synthétique de cuivre chez la souris moblo (EU 1/2)
- Recherche appliquée
- Troubles endocriniens
- Troubles musculosquelettiques
- Troubles nerveux
36 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Souriceaux d'un modèle de la maladie de Menkès, elles subissent une biopsie de la queue sans anesthésie à sept jours, des injections sous-cutanées cinq jours par semaine, puis une imagerie TEP avec traceur radioactif, pour vérifier le passage d'un transporteur de cuivre vers le cerveau. Le porteur indique que les animaux malades non traités meurent entre trois et cinq semaines et que les injections répétées peuvent provoquer des lésions cutanées. Il affirme que ce modèle murin est le seul adapté et qu'aucune étude in vitro ne reproduit le passage du cuivre à travers la barrière sang-cerveau.
Objectifs
La maladie de Menkès est une maladie rare causée par un déficit d’un transporteur cellulaire du cuivre au niveau des barrières intestinales, placentaires et sang-cerveau. Les traitements actuels sont inefficaces et le devenir de ces enfants reste extrêmement pauvre causant alors des déficits multisystémiques et un décès dans les premières années de vie. Dans le contexte de cette maladie, l’obstacle du passage au niveau des barrières intestinales et sang-cerveau est responsable de la pathologie. Le développement et l’étude des nanoparticules ont montré qu’elles avaient une capacité de diffusion cellulaire augmentée grâce à leur faible taille donc pourraient traverser la barrière sang-cerveau. Dans ce cas, l’utilisation d’un transporteur synthétique du cuivre (TSC) serait une solution thérapeutique. Dans un projet précédent, nous avons démontré la tolérance du TSC, déterminé une dose de TSC et un rythme d’administration optimaux, et démontré l’amélioration des signes cliniques chez les animaux malades traités par TSC. Le but de ce nouveau protocole est de démontrer que le TSC est capable de franchir la Barrière sang-cerveau tandis que l’histidine-cuivre, traitement actuel mais inefficace de la maladie de Menkes, ne le serait pas. Pour cela l’utilisation d’un radiotraceur tel le 64-Cu dans des techniques de tomographie à émission de positons permettra de répondre à cette question scientifique. L’objet de cet avenant porte sur l’allongement de la durée de la DAP expirant le 22/07/2022 et qui s’explique par plusieurs points. 1/ les 2 établissements dépendent de 2 CE différents, ce qui a créé un décalage de plusieurs mois entre les 2 autorisations. 2/ Une dérive génétique nous a contraint à une procédure de revitalisation qui a très largement retardé le projet (plus de 6 mois) alors que la saisine était déjà autorisée. 3/ Le taux de natalité des animaux mutants de ce nouveau lot est plus faible qu’habituellement, ce qui augmente le temps de production permettant d’obtenir le nombre d’animaux nécessaires à l’étude.
Bénéfices attendus
Vérification de la biodistribution du médicament candidat et compréhension des mécanismes de clairance, recherche des effets toxiques potentiels et des zones d’accumulation du principe actif ou du cuivre résiduel. Nous observerons en parallèle l’amélioration de la motricité des animaux et restauration des fonctions altérées par la maladie.
Procédures
- Biopsie de queue réalisée chez la souris âgée de 7 jours. Le prélèvement est réalisé délicatement à l’extrémité de la queue, mesure moins de 1 mm sans toucher à la partie ossifiée. Par ailleurs, à ce stade de croissance il n'y a pas de poils et il suffit de peu de tissu pour réaliser un génotypage de qualité. Il n'y a pas d'anesthésie car cela induit un stress supplémentaire et inutile chez l’animal, le temps d'induction de l'anesthésie est au moins d'une minute tandis qu’une biopsie réalisée rapidement est peu douloureuse et sans aucun saignement, avec une cicatrisation très rapide de la zone lésée. Les injections sous-cutanées des traitements au niveau de la nuque seront réalisées 5 fois par semaine en prenant soin d'alterner les zones de piqure, chez les souris âgées de 5 jours et jusqu'au terme du protocole fixé à J35. A l’âge de 25 jours, transfert dans un nouvel EU (à moins de 2h de route) afin de procéder à la dernière étape du protocole qui est une imagerie médicale (TEP) nécessitant l'injection d'un traceur radioactif (animal anesthésié) quelques heures avant de réaliser le test (animal anesthésié). Au terme du protocole les animaux seront mis à mort afin de procéder aux dissections qui permettront une analyse biochimique et anatomopathologique complète.
Impact sur les animaux
Risque de mort prématurée des animaux malades non traités avec le TSC (espérance de vie estimée entre 21 et 35 jours). Injections sous cutanées répétées de médicament ou placebo 5 jours sur 7 à partir de J5 et ce jusqu’à la fin du protocole à J35, pouvant induire des lésions cutanées. Chez les animaux malades traités avec le TSC ou l’histidine cuivre, aucune toxicité liée au produit n'a encore jamais été observée. Des études de recherche de toxicité in vitro sur cellules hépatocytaires sont en cours. Injection de cuivre radioactif pour l’imagerie médicale réalisée sous anesthésie. Le radiotraceur sera présent durant 24h dans l’organisme avant la mise à mort de l’animal.
Devenir
L’ensemble des animaux du protocole (36 animaux) seront mis à mort à l’issue de la dernière imagerie TEP afin de prélever les organes d’intérêt et procéder à des analyses physiques (mesure de la radioactivité ex vivo), biochimiques et histopathologiques.
Remplacement
Il n’existe pas d’alternative pour étudier l’effet de la mutation du gène ATP7A sur le fonctionnement du cerveau car : 1 - Les défauts de transport du cuivre à travers la Barrière Sang-cerveau, et la biodistribution du cuivre à travers le cerveau ne peuvent pas être transposés dans un modèle d’étude in vitro 2 - Le modèle murin MoBlo est le plus proche de la maladie de Menkès chez l’homme et le mieux adapté pour évaluer le passage du produit radioactif à travers la barrière sang-cerveau et la restauration des paramètres physiologiques grâce au traitement avec le TSC administré par voie sous-cutanée.
Réduction
L’étude portera sur 36 souris mâles de laboratoire, réparties en 6 groupes de 6 mâles dont 3 groupes de 6 souris saines (sauvages) et 3 groupes de 6 souris mutantes (hémizygotes). Cette cohorte de 36 souris mâles sera étudiée et mise à mort une fois les analyses terminées afin de disséquer et analyser tous les organes d’intérêt. Il s'agit du nombre d'animaux nécessaires pour mener à bien cette étude afin d’obtenir une puissance statistique suffisante.
Raffinement
Les animaux ne seront jamais maintenus seuls en cage, ils sont hébergés dans des cages autonomes avec filtrage de l'air entrant, et ces cages sont enrichies avec un tunnel et un carré de coton déchiquetable. Les souriceaux seront en contact permanent avec leur mère à laquelle nous donnerons les éléments nécessaires pour préparer un nid. La surveillance des animaux sera assurée quotidiennement par des personnels techniques qualifiés. Les animaux malades sont surveillés avec plus d’attention, et une procédure d’estimation et suppression de la douleur est en place : différents éléments visuels chez l’animal sont évalués afin d’établir un score qui permet d’anticiper et d’éviter d’atteindre les points limites déterminés au préalable, et qui tient compte des signes éventuels de mal-être (isolement, yeux fermés, dos voûté, poils hérissés, immobilité, perte de poids, yeux et abdomen creux). La gestion de la lignée mutante, qui présente un phénotype dommageable pour l’animal, l’injection du TSC en piqure sous-cutanée répétée 5 fois par semaine, l’imagerie médicale in vivo sous anesthésie et la mise à mort auront lieu dans l’animalerie, dans un environnement sécurisant pour l’animal.
Choix des espèces
Le choix de l’espèce souris se justifie par l’existence d’animaux porteurs de la mutation du gène ATP7A conduisant à une carence systémique en cuivre, proche de la maladie de Menkès observée chez l’homme. La souris ATP7AMoblo est le seul modèle de mutation spontanée permettant une étude de cette pathologie génétique. D’autre part, ce choix se justifie par la possibilité de faire des liens avec d’autres modèles transgéniques murins d’autres maladies métaboliques. Nous focaliserons l’étude sur les souriceaux durant la lactation des souris mères et jusqu’au-delà du sevrage, à J35, correspondant à la fin de l’imagerie médicale en TEP. En effet, durant cette dernière étape, nous pourrons évaluer l’efficacité du traitement sur la biodistribution du cuivre sur une période de 24h.
Injection intraveineuse d’un candidat médicament anticancéreux – chimiquement modifié pour une administration systémique – dans un modèle souris de cancer de vessie
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
63 souris femelles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une greffe de cellules tumorales sous anesthésie, puis douze perfusions intraveineuses d'une heure par un cathéter alors qu'elles sont éveillées, avant un prélèvement de sang cardiaque terminal, pour tester un candidat médicament anticancéreux dans un modèle de cancer de la vessie. Le porteur annonce un effet "vaccinal" contre les récidives, à partir de résultats antérieurs, et vise des données précliniques pour un futur essai chez l'humain. Il indique que le cathéter peut s'obstruer et que la pousse tumorale peut gêner la locomotion.
Objectifs
Le TLR3 est un récepteur impliqué dans l’immunité et est exprimé par les cellules normales mais aussi dans de très nombreuses cellules tumorales. L’activation de ce dernier par certaines molécules entraîne une mort spécifique des cellules cancéreuses (mais pas des cellules normales), ainsi qu’une activation de l’immunité ayant un effet antitumoral. La conjugaison de ces deux mécanismes induit une vaccination à long terme contre la tumeur empêchant ainsi les récidives cancéreuses. Des études précédentes ont démontré l’ensemble des effets cités ci-dessus (guérisons complète de 45% des souris traitées et vaccination à vie des souris guéries contre les récidives dans 66% des cas). Ces résultats ont été obtenus lors d’injections intratumorales d’une toute nouvelle famille de molécules activant le TLR3 (spécifique, utilisable en clinique et bien tolérée). Dans la présente étude, le candidat médicament adapté à une injection dans le système veineux (ici perfusion intraveineuse sur souris vigiles sans contention) va être comparé en doses croissantes sur 63 souris dotées d’un cathéter pour déterminer : (1) l’efficacité antitumorale, (2) la tolérance et (3) les mécanismes d’action (dont l’action sur le système immunitaire). Pour ce faire, le modèle de cancer de la vessie sera utilisé pour que l’activité de ce candidat médicament puisse être directement comparable aux études précédentes et à venir.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à démontrer l’efficacité du candidat médicament par voie d’administration en perfusion intraveineuse et à trouver sa dose efficace pour une action anti-tumorale. L’hypothèse est également que ce candidat médicament permettra d’éviter les récidives avec un effet vaccinal. Il est testé ici sur un modèle de tumeur de la vessie mais il pourrait avoir des actions sur une multitude de cancer.
Procédures
- Anesthésie pour identification, tonte, injection de cellules tumorales dans le flanc …. (5 min) - Douze traitements (injection intraveineuse lente par le cathéter) d’une heure sur souris non anesthésiées. - Une anesthésie pour prélèvement de sang intracardiaque suivi d’une mise à mort (10-15 min).
Impact sur les animaux
Les animaux sont reçus déjà dotées d’un cathéter dans la veine jugulaire avec un injecteur double qui est susceptible de s’obstruer. Les animaux subiront un stress lors des contentions, mesures, entretien des cathéter, anesthésies et greffe tumorale. L’anesthésie terminale en vue du prélèvement sanguin intracardiaque peut entraîner l’arrêt du cœur. La pousse tumorale peut engendrer une gêne dans la locomotion.
Devenir
A la fin de l'unique procédure, tous les animaux seront mis à mort avant prélèvements en point final sans réveil (analyses pharmacocinétiques, biodistribution et biomarqueurs).
Remplacement
Pour cette étude, des souris ayant un système immunitaire complet et dotées d’un cathéter sur la veine jugulaire permettant les injections et les prélèvements seront directement reçues du fournisseur. Ces expériences sur petits animaux ne peuvent pas être REMPLACEES. Seul un modèle in-vivo, possédant un système immunitaire complet, permet l'étude de l'effet vaccinal thérapeutique et anti-récidives contre les tumeurs. Il en va de même pour les facteurs physiologiques pouvant influer sur l’effet de la molécule testée (biodisponibilité, métabolisation, distribution cellulaire, réponse immunitaire...). Aucune donnée bibliographique n’étant disponible sur ces molécules, seules les expérimentations permettront de disposer de ces données et d'étudier l'efficacité du candidat médicament aux différentes étapes de la progression tumorale. Ces expériences s'inscrivent dans le cadre du développement d'une application thérapeutique et fournira des données précliniques précieuses pour la conception d'un essai clinique chez l’Homme.
Réduction
Une précédente preuve de concept a permis de déterminer que le nombre de souris prévu pour cette expérience était adapté. Ainsi, la REDUCTION du nombre d'animaux sans mettre en péril une interprétation statistique des résultats sera respectée, tout en utilisant les méthodes statistiques adaptées. Des études statistiques seront effectuées sur les mesures de croissances tumorales et sur le nombre de tumeurs n’atteignant pas une taille critique.
Raffinement
Le RAFFINEMENT sera respecté par la mise en place d’une définition précise des points limites précoces et prédictifs, sur la base d'une grille de score validée sur ce modèle et sur ce type de traitement. Une surveillance adaptée des animaux 3 fois par semaine permettra d'éviter toute souffrance des animaux. Les animaux seront hébergés en groupe de 5 et isolés pendant le temps du traitement dans des cages transparentes et pourront ainsi se voir à travers les parois. Ils auront accès à l’eau et à la nourriture ainsi qu’à de l’enrichissement. Un prélèvement de sang aura lieu à la fin de 2 des 12 traitements sans que l’animal s’en rende compte par le cathéter. Les autres prélèvements seront des prélèvements terminaux pratiqués sous anesthésie et antalgie. Ce modèle se rapproche donc physiologiquement d’une infusion clinique sur l’Homme. Ce dispositif permet aussi de ne pas piquer plusieurs fois dans la même veine, ce qui peut l’abîmer.
Choix des espèces
La souris est un modèle mammifère bien caractérisé pour les études pharmacologiques et immunologiques : (1) En plus d’être un modèle pertinent, la souris est un modèle de petite taille, facile à manipuler et génétiquement bien caractérisé, avec des grilles de comparaison entre la souris et l'homme très bien définis pour les perfusions intraveineuses. (2) La réponse immunitaire chez cette espèce est également très bien définie. Or, seul le modèle animal possédant un système immunitaire complet permet l'étude de l'effet vaccinal contre le cancer. Les expériences s’effectueront sur des souris de 9 à 11 semaines après 7 jours d'acclimatation dans l’EU. A ce stade de développement, la croissance tumorale est plus reproductible et bien tolérée, de plus, le système immunitaire est suffisamment mature pour induire une réponse vaccinale. Les souris utilisées seront toutes des femelles afin de limiter le risque d’agressivité inter-individu par rapport aux mâles. De plus, les études précédentes ont également été effectuées sur des souris femelles, ce qui permettra de comparer les résultats de cette étude.