Cancers

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Souris : 1300
Souffrances
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Devenir
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 1300

1 300 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal reçoit une greffe de cellules tumorales, jusqu'à vingt injections directement dans la tumeur, des prélèvements de sang derrière l'œil et des séances d'imagerie sous anesthésie. Le projet teste des ARN thérapeutiques contre le cancer colorectal, dont l'activité a déjà été observée sur cellules en culture. Le porteur écrit que le recours à l'animal devient "indispensable" pour juger l'effet dans un "organisme entier", avant une utilisation espérée chez l'humain.

Objectifs

Ce projet de recherche a pour but d'évaluer le potentiel antitumoral d’ARN thérapeutiques sur des modèles précliniques de cancer. Malgré de nombreuses avancées, en particulier avec l’arrivée des thérapies ciblées puis des immunothérapies, les thérapeutiques anticancéreuses actuellement disponibles restent limitées et des résistances émergent le plus souvent, nécessitant un changement de stratégie thérapeutiques. Il est donc essentiel de développer des nouveaux traitements, dont les mécanismes d’actions seraient différents des traitements actuellement utilisés, afin d’élargir le spectre des options thérapeutiques ais également de pouvoir adapter le traitement au patient et aux caractéristiques biologiques et moléculaires tumorales. Les arylsulfonamides sont une classe de drogue dont l’intérêt pour le traitement des cancers a été évalué. Nous avons récemment développé une approche thérapeutique via des ARN thérapeutiques, et avons fait la preuve de concept in vitro de leur activité antitumorale. Nous souhaitons donc avec ce projet valider nos observations in vitro.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à valider l'utilisation d'ARN thérapeutiques pour le traitement des cancers, en particulier le cancer colorectal. A plus long terme, ce projet pourrait aboutir au développement en clinique de ces mêmes ARN thérapeutiques.

Procédures

Greffe de cellules tumorales sous-cutanée dans les flancs : Durée 10 minutes - 1 fois par animal / Injection intrapéritonéale de luciferine pour bioluminescence : Durée 1 minute - 5 à 6 fois par animal - Anesthésie gazeuse durant l'imagerie : Durée 30 minute - 5 à 6 fois par animal / Prélèvements sanguins retroorbitaires - Durée 2 minutes - 3 fois par animal / Injection de traitements par voie IV - Durée 2 minutes - 3 à 5 fois par animal / MODIFICATION - Injection de traitements par voie intratumorale - Durée 2 minutes - 5 A 20 FOIS PAR ANIMAL / Injection de traitements par voie intrapéritonéale - Durée 2 minutes - 3 à 5 fois par animal

Impact sur les animaux

La greffe de lignées cellulaires tumorales, suivi de la croissance des tumeurs, engendreront une altération de l'état général des animaux avec perte de poids, fatigue, et anémie principalement. Le traitement par indisulam pourrait engendrer certaines toxicités, même si la littérature décrit des toxicités systémiques limitées chez l'homme et la souris (rares anémies). Nous n'avons pas encore évalué la toxicité potentielle des ARN thérapeutiques, mais celle-ci sera évaluée grâce aux expériences de mise au point. LES INJECTION REPETEES INTRATUMORALES POURRAIENT ENGENDRER UN SURCROIT DE STRESS ET D'INCONFORT POUR LES ANIMAUX.

Devenir

Des tests sur des cellules tumorales cultivées au laboratoire nous ont déjà permis de déterminer certains effets de nos traitements. Cependant, l’utilisation de modèles animaux est indispensable mieux comprendre leur effet dans un organisme entier, nottament concernant la toxicité. Cette étape est primordiale puisque nous envisageons une potentielle et future utilisation chez l’homme. Afin d'évaluer l'effet de nos traitements sur les tumeurs, nous devons récupérer en fin d'expérience les tumeurs des animaux traités. Nous devons pour cela procéder à l'euthanasie et mise à mort systématique de l'ensemble des animaux du projet. L'étude biologique des tumeurs au laboratoire, ainsi que celles des tissus des autres organes est indidspensable pour évaluer les effets antitumoraux mais également la toxicité des traitements testés.

Remplacement

Des tests sur des cellules tumorales et des cellules normales en culture in vitro nous ont déjà permis de déterminer certains effets de nos traitements. Cependant, l’utilisation de modèles in vivo comme la souris est indispensable à la compréhension des mécanismes d’action du traitement dans un organisme entier proche de l'homme, incluant des paramètres comme le développement tumoral, le microenvironnement, les contraintes physiques etc. qui ne sont pas retrouvés in vitro. Cette étape est également nécessaire puisque nous envisageons une potentielle et future utilisation chez l’homme comme thérapie.

Réduction

Afin de limiter au maximum le nombre d'animaux, nous utiliserons les mêmes animaux pour évaluer à la fois la prise et la croissance tumorale, la dose des traitements et leur toxicité. Nous utiliserons également les mêmes souris pour nos contrôles positifs et négatifs dès que ce sera possible. Cette association nous permet de réduire le nombre de souris contrôles utilisées. Le nombre d’animaux par lot sera également réduit au maximum afin d’avoir des résultats statistiquement significatifs.

Raffinement

Le bien-être de l’animal au quotidien est nécessaire au bon déroulement de nos expériences, mais également à la reproductibilité de nos résultats. Des enrichissements (maisons rouges) sont présents dans les cages. Au cours de nos expériences, de la nourriture humidifiée sera accessible directement dans la cage pour éviter la déshydratation des souris. Des tapis chauffants seront également utilisés dès l’anesthésie des souris, pendant les injections, et lors de la phase de réveil. Des injections d'analgésique pré et postopératoire pourront être réalisées en fonction de l'expérience et de la souffrance de l'animal. Un suivi attentif quotidien par du personnel compétent et formé, weekend compris, sera également mis en place. L'environnement des animaux sera enrichi par des tunnels en polycarbonate. Au moindre doute, nous ferons appel aux conseils de notre vétérinaire ou de la structure du Bien-Etre Animal (SBEA).

Choix des espèces

La souris représente l'animal classiquement décrit dans littérature pour ce type d'éxpérimentation. Nous utiliserons des lignées génétiquement modifiée immunodéprimées afin de permettre la bonne prise tumorale des xénogreffes de cellules humaines. L'utilisation d'un modèle syngénique nous permettra de valdier nos observations dans un système immunocompétent ce qui est essentiel pour envisager un dévellopement chez l'homme par la suite. Comme ce qui est classiquement décrit dans littérature pour ce type d'expérimentation, les animaux utilisés seront de 8 à 12 semaines.

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    • Troubles respiratoires
Souris : 880
Souffrances
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Devenir
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 880

Pour mettre au point un vaccin à ARN messager administré directement dans les poumons, 880 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance allant de léger à modéré. Elles reçoivent le produit par dépôt dans la gorge sous anesthésie, des injections sur animal vigile jusqu'à quatre fois et autant de séances d'imagerie sous anesthésie. Le porteur affirme que la distribution des formulations et leur passage des barrières pulmonaires ne peuvent s'étudier que dans un "organisme vivant". Les retombées annoncées contre les maladies respiratoires et certains cancers restent renvoyées au long terme, quand la mise à mort pour prélever les organes est programmée pour toutes.

Objectifs

L’ARN messager (ARNm) est une molécule naturellement présente dans les cellules, qui sert à la fabrication des protéines. Ces molécules peuvent être utilisées dans certains vaccins, tels que ceux contre la COVID-19, où elles permettent à l’organisme de produire une protéine du pathogène afin de déclencher une réponse immunitaire contre ce dernier. Les formulations lipidiques ont démontré leur intérêt pour des approches de vaccination par leur capacité à protéger l’ARNm et faciliter son entrée dans les cellules du système immunitaire. Toutefois, ces vaccins ARNm actuellement administrés dans le muscle induisent une protection limitée au niveau des poumons, ce qui peut permettre la transmission de pathogènes malgré la vaccination. L’objectif de ce projet est de développer des nouvelles formulations lipidiques permettant une vaccination ARNm via une administration directement au niveau des voies respiratoires, principal site d’entrée de nombreux agents pathogènes, afin de renforcer la réponse immunitaire. Certaines questions essentielles, telles que la distribution des formulations dans l’organisme et leur capacité à franchir les barrières naturelles des poumons, ne peuvent être étudiées que dans un organisme vivant. Des expériences chez la souris sont ainsi nécessaires afin d’identifier la plus efficace pour une administration pulmonaire d’ARNm.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à sélectionner la meilleure formulation lipidique permettant une bonne expression de l’ARNm et un profil de distribution adéquat pour une vaccination pulmonaire. De plus, ce projet permettra de produire des connaissances nouvelles sur l’administration de vaccins à ARNm par voie pulmonaire, afin d’améliorer leur efficacité au niveau des voies respiratoires. Les résultats attendus pourront contribuer, à long terme, au développement de stratégies de prévention mieux adaptées contre les maladies infectieuses respiratoires et certaines pathologies cancéreuses.

Procédures

Une partie des animaux recevront une administration unique par dépôt dans la gorge et aspiration, sous anesthésie générale – durée 5 min. Une autre partie des animaux recevront une administration unique par dépôt dans la gorge et aspiration, sous anesthésie générale – durée 5 min. Les différents groupes recevront une injection réalisée sur animal vigile – durée 1 min, 4 fois maximum. L’imagerie des souris sera réalisée sous anesthésie générale – durée 10 min, 4 fois maximum.

Impact sur les animaux

L’administration peut occasionner une gêne respiratoire passagère, sans conséquence à long terme. Une réaction inflammatoire locale transitoire des voies respiratoires liée à l’administration pulmonaire des formulations ne peut être exclue et fera l’objet d’une surveillance. Les injections répétées peuvent induire un stress léger et transitoire lié à la contention et à l’injection. Les anesthésies générales de courte durée nécessaires au suivi par imagerie, lorsqu’elles sont répétées, peuvent induire du stress, ainsi que des effets secondaires légers tels qu'une hypothermie transitoire.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort pour étudier l’effet du traitement et analyser son impact sur les organes.

Remplacement

Des tests cellulaires seront effectués au préalable pour sélectionner les formulations lipidiques prometteuses. Cette première sélection permettra de ne tester chez l’animal que les formulations optimales. L’utilisation de souris est nécessaire pour ce projet car elle constitue un organisme modèle fiable pour évaluer la vaccination dans un système biologique complet Il n’existe actuellement aucune alternative capable de reproduire la complexité d’un organisme vivant.

Réduction

Les expériences ont été consciencieusement pensées et élaborées afin d’utiliser le moins d’animaux possible tout en permettant d’obtenir des résultats statistiquement satisfaisants. Ce nombre a été déterminé à l’aide d’une approche statistique. Pour l’analyse a posteriori des résultats, des tests statistiques seront utilisés. L’utilisation de l'imagerie nous permet de réduire le nombre d'animaux.

Raffinement

L’administration et les examens d’imagerie seront réalisés sous anesthésie générale. Après l’anesthésie, la souris sera placée dans une cage thermostatée le temps du réveil et de la récupération interventionnelle et post-examen d’imagerie. Des antalgiques sont prévus si l’animal présente un signe de souffrance. Enfin, des points-limites généraux avec l’établissement d’une grille d’évaluation regroupant les critères relatifs au bien-être tout le long de l’étude ont été établis. Une attention particulière sera portée aux conditions d’hébergement des animaux.

Choix des espèces

La souris adulte, c’est-à-dire de 7 semaines, constitue un modèle pertinent pour l’étude de la délivrance pulmonaire d’ARNm en raison de la similitude de l’organisation des voies aériennes et de la présence de mécanismes de sécrétion de mucus et de clairance mucociliaire fonctionnels et comparables. Cette espèce est largement utilisée et validée dans la littérature pour l’administration pulmonaire par aspiration oropharyngée et l’évaluation de formulations lipidiques.

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Souris : 522
Souffrances
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▲ 360
Devenir
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 522

Rendues gravement immunodéficientes pour accueillir des tumeurs humaines, donc sensibles à de nombreux agents pathogènes, 522 souris vont être utilisées, dont 360 en souffrance sévère, dans des procédures les tuant toutes à l'issue. Elles subissent une greffe de tumeur mammaire sous anesthésie, une irradiation ciblée, puis un candidat médicament administré par injections répétées, gavage ou voie intraveineuse pendant deux semaines. Le porteur revendique des modèles reproductibles tout en reconnaissant qu'ils demandent à être améliorés et ne reproduisent que certains aspects de la maladie humaine. Toutes sont mises à mort pour analyser les tumeurs et évaluer la toxicité des traitements.

Objectifs

Malgré les progrès de la médecine, le cancer du sein est le cancer le plus frequemment observé et reste actuellement la première cause de décès par cancer chez les femmes en France. Le cancer de sein développe souvent une résistance aux thérapies conventionnelles, ce qui rend son traitement difficile à un stade avancé, notamment lorsque que des métastases apparaissent. La mise en oeuvre de nouvelles approches thérapeutiques est donc nécessaire pour améliorer le traitement de la maladie. Dans ce contexte, nous avons pour objectif de réaliser des tests précliniques chez la souris afin d'évaluer l'efficacité d’un candidat médicament en combinaison avec de la radiothérapie.

Bénéfices attendus

Cette étude permettra d’évaluer l’efficacité de la combinaison radiothérapie et médicament sur le développement tumoral en nous appuyant sur des résultats obtenus in vitro et sur des modèles précliniques mammaires dont nous assurons la reproductibilité et la robustesse nécessaires. Bien que ces modèles demandent à être améliorés, ils ont permis de reproduire chez la souris certains aspects des pathologies humaines et, en complément des autres modèles expérimentaux, ils laissent ainsi espérer le développement dans un futur proche de thérapies innovantes.

Procédures

L’ensemble des animaux devront être transplantés par chirurgie sous anesthésie (1x15min). Le suivi du développement tumoral sera effectué bihebdomadairement par une mesure au pied à coulisse (contention de 2 min). Les actes de pesées de poids corporel seront réalisés à minima bihebdomadaires et dureront quelques secondes. 360 souris du projet seront également anesthésiées par une administration intrapéritonéale lors de l’irradiation de la tumeur (1x45min) et recevront une irradiation ciblée de la tumeur (1 à 2 min). Ces 360 animaux recevront également l’administration d’un candidat médicament soit par voie intrapéritonéale (douleur d’une aiguille/1-2min, maximum 2 injections par jour pendant 2 semaines), par voie intraveineuse (douleur d’une aiguille/1-2min, maximum 3 injections par semaine pendant 2 semaines), par gavage (douleur de la canule/1-2min, maximum 1 injection par jour pendant 2 semaines) ou en sous-cutanée (douleur d’une aiguille/1-2min, maximum 2 injections par jour pendant 2 semaines).

Impact sur les animaux

Les souris utilisées pour cette étude, étant gravement immunodéficientes, sont sensibles à l’infection par un large éventail d’agents pathogènes normaux, d’agents pathogènes opportunistes et d’organismes commensaux. De plus, pour toutes les souches de souris, la greffe de cellules tumorales peut engendrer des douleurs, une perte de poids ainsi qu’un risque d’infection au site d’incision. Le développement d’une tumeur mammaire pourrait s’accompagner d’une faible gêne lors de la locomotion suite à l’encombrement que la tumeur peut engendrer et plus rarement d’une perte de poids. Les actes réguliers de pesée du poids corporel, de manipulation lors des mesures du volume tumoral et d’anesthésies associées aux chirurgies et à l’irradiation seront une source potentielle d’un stress de courte durée. L’administration d’un traitement ainsi que l’irradiation de la tumeur et les effets indésirables associés pourront engendrer un stress de courte durée, une perte de poids et une déshydratation.

Devenir

Afin de caractériser l’effet de nos traitements, notament l’effet biologique, nous récupérons en fin d’expérience les tumeurs des animaux traités et non traités. Nous réaliserons pour cela une mise à mort de l’ensemble des animaux du projet. L’étude moléculaire des tumeurs, ainsi que celles des tissus des autres organes est indispensable pour évaluer les effets anti-tumoraux mais également la toxicité des traitements testés.

Remplacement

Notre projet, avant d’impliquer des souris, fait appel à différents modèles expérimentaux développés in vitro à partir de prélèvements tumoraux, de cultures de cellules ou d’organoides/tumoroides. Ces expériences permettent de sélectionner les traitements les plus prometteurs. Une telle approche permettra de réduire significativement le nombre d’animaux que nous utiliserons réellement. Cependant, le passage au modèle in vivo est une étape indispensable avant d’envisager un essai thérapeuthique chez les patients. Nous avons besoin d’un modèle permettant de reproduire d’un point de vue phénoménologique toute la complexité de la croissance tumorale. Un organe isolé ou une espèce, autre que les mammifères, ne permettra pas d’évaluer la biodistribution du candidat thérapeutique évalué ou les éventuels phénomènes de résistance. La souris est alors le modèle rongeur le plus utilisé permettant de modéliser cette pathologie humaine.

Réduction

Afin de réduire au strict nécessaire le nombre d’animaux tout en permettant un effet statistique robuste et significatif, nous avons réalisé un calcul d’effectif en utilisant d’anciennes données afin de déterminer le nombre d’animaux nécessaires. D’autre part, dès que possible, nous procèderons à la mutualisation de groupes contrôles et la transplantation sera réalisée au niveau des deux glandes mammaires n°4 afin de diviser par 2 le nombre d’animaux.

Raffinement

Tout au long de cette étude, une observation quotidienne de l’état clinique des souris utilisées ainsi qu’une pesée à minima bihebdomadaire seront effectuées par du personnel compétent afin de détecter le plus précocement possible toute altération du bien-être animal. L’apparition de signes d’inconfort ou d’éventuelle souffrance nous conduira à choisir l’action la plus appropriée à mener en fonction d’une grille de score du bien-être et de points limites prédictifs et spécifiques au projet. De plus, afin de respecter leur instinct grégaire et d'assurer une absence de peur et d'anxiété, les souris seront stabulées par petits groupes de 3 à 5 dans des cages dont l’environnement est enrichi. Les procédures chirurgicales et l’irradiation seront réalisées sur tapis chauffant et sous anesthésie (gazeuse ou fixe) avec, dans le cas de la chirurgie, une analgésie pré- et post-opératoire pour une meilleure prise en compte de la douleur et réduire à son strict minimum le stress et la souffrance de l’animal. Enfin, le suivi du développement tumoral se fera par des mesures cinétiques utilisant un procédé non invasif (mesures au pied à coulisse).

Choix des espèces

Le recours à l’expérimentation animale se justifie par l’impossibilité réglementaire de conduire ce type d’études chez l’homme sans données précliniques solides. Nous avons retenu le modèle murin car l’accessibilité à des lignées murines immunodéficientes constitue un avantage déterminant pour le développement de tumeurs humaines chez un individu hôte d’une espèce différente. Pour cette étude, nous utiliserons les paramètres décrits dans la littérature et dans nos propes études pour ce type de modèle de greffe de cellules tumorales humaines, c’est à dire des souris « jeunes adultes », âgées de 6 à 10 semaines au moment de la greffe.

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Lapins : 30
Cochons : 30
Souffrances
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▲ 60
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Devenir
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 2
 58

Pour produire les données précliniques nécessaires au marquage CE d'un dispositif médical, 30 lapins et 30 porcs vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance léger, la plupart tués pour prélever le cerveau, deux lapins réutilisés dans d'autres travaux. Sous anesthésie pouvant durer deux heures, ils reçoivent des ultrasons focalisés ouvrant la barrière hémato-encéphalique, un scanner et jusqu'à trois IRM, une partie recevant un traitement anticancéreux par voie intraveineuse. Le porteur indique que le lapin paraît le plus petit organisme permettant de tester la sonde, adaptée à l'homme. La finalité industrielle, la certification d'un appareil, encadre l'ensemble du protocole.

Objectifs

La barrière hémato-encéphalique (BHE) est une barrière qui isole le cerveau du reste de l’organisme. On distingue donc deux « zones » : le compartiment cérébral et les vaisseaux sanguins. Si cette protection permet de limiter les infections du cerveau et le passage de médicaments qui pourraient avoir des effets toxiques, elle limite également au moins 95% des molécules de traitement de certaines maladies du cerveau comme les glioblastomes ou les épilepsies résistantes. Des traitements par ultrasons focalisés (FUS) reposent sur la focalisation d’un faisceau d’ondes ultrasonores (même type d’onde utilisé en échographie à des fréquences différentes) pour concentrer l’énergie dans une zone. Dans cette région très localisée, il est possible d’induire des effets permettant de désorganiser temporellement la BHE, des molécules peuvent alors passer. L’objectif de ce projet est d’obtenir des données précliniques pour l’élaboration d’une étude clinique en vue d’obtenir le marquage CE d’un nouveau dispositif médical à visée thérapeutique. L’étude clinique portera sur le traitement des métastases issues de cancer primitif du poumon et du sein qui engendrent des métastases dans le cerveau chez 25% des patients et ne donne qu’une année d’espérance de vie. L’hébergement et l’imagerie seront réalisés dans un établissement utilisateur (EU1/2) et le traitement FUS et les traitements médicamenteux seront réalisés dans un autre établissement (EU 2/2).

Bénéfices attendus

Ce projet pourrait apporter les données nécessaires à son utilisation en étude clinique pour permettre à terme de traiter des tumeurs du cerveau notamment les métastases.

Procédures

Les animaux subiront au maximum 4 injections sous cutanée ou intra musculaires pour les anesthésier en une seconde. L’anesthésie durera au maximum deux heures. Les animaux recevront les ultrasons focalisés (FUS) une seule fois (2 minutes maximum) ainsi qu’un scanner (15 min) et au maximum trois IRM de 30 min chacun. Une partie des animaux subiront un traitement anti cancéreux par voie intraveineuse (maximum 1h30).

Impact sur les animaux

Les animaux subiront au maximum 4 injections sous cutanée ou intra musculaires pour les anesthésier (EU ½ et 2/2). L’anesthésie durera au maximum deux heures. Les animaux recevront les ultrasons focalisés (FUS) EU 2/2) une seule fois ainsi qu’un scanner et au maximum trois IRM (EU ½). Une partie des animaux subiront un traitement anti cancéreux par voie intraveineuse(EU 2/2).

Devenir

Les animaux seront mis à mort pour prélever le cerveau et faire des analyses.

Remplacement

Il existe des modélisations de BHE. Cependant, les outils in vitro ont déjà été utilisés lors du développement de l’appareil. La sonde est adaptée à l’homme, le lapin parait être le plus petit organisme permettant de tester cette sonde.

Réduction

Aucune étude statistique ne sera réalisée à ce stade. A chaque étape des critères d’exclusion permettent d’arrêter le projet si nécessaire. Les animaux seront commandés de façon à pouvoir arrêter la procédure dès que nécessaire. Il sera évalué si les hémisphères du cerveau peuvent être distinguées car le cerveau du lapin ou du porc jeune sont assez petits. Un hémisphère recevrait le traitement FUS et l’autre non. Cela permettrait d’utiliser 8 animaux en moins.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en groupe sociaux. Lapin : L’anesthésie se fera par injection sous cutanée, moins douloureuse que l’injection intra musculaire. Porc : l’anesthésie sera faite sans contention (aiguille au bout d’un prolongateur). Les animaux seront familiarisés (mise en présence) avec les cages de transport. Pendant le transport où l’animal est en fin de réveil, le vétérinaire sera présent avec une mallette d’urgence et le véhicule sera chauffé si nécessaire.

Choix des espèces

Des essais précliniques ont été réalisés chez le rat mais avec une sonde plus petite qui a servi au développement de l’appareil. Pour le choix de l’espèce animale, le lapin est intéressant car il possède un modèle tumoral, ce qui pourra avoir son intérêt dans de futurs projets, ou le porc car il a déjà été utilisé dans ce domaine. C’est pourquoi la première étape du projet consistera à déterminer quel est le meilleur modèle animal. Lapin : adulte afin d’avoir un cerveau de taille maximale, c’est-à-dire vers 4 mois ou 16 semaines. Porc entre 6 et 10 kg selon la littérature afin que l’épaisseur du crâne ne soit pas trop épaisse.

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  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système urogénital
Souris : 75
Souffrances
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▲ 75
▲ -
Devenir
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 75

Rendues immunodéprimées pour accepter des cellules tumorales humaines, 75 souris vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. Chaque animal subit une implantation de cellules cancéreuses de la prostate dans l'abdomen, puis un traitement de la zone opérée par une torche à plasma froid. L'objectif est d'évaluer si ce procédé réduit le risque de récidive après ablation d'une tumeur. Le porteur décrit ce modèle comme "incontournable" et a porté l'effectif de 45 à 75 animaux.

Objectifs

Le projet s’inscrit dans l’étude de l’évaluation du potentiel thérapeutique quant à l’utilisation d’une torche à plasma pour le traitement des marges chirurgicales au cours d’une chirurgie de prostatectomie radicale. Afin d’évaluer in vivo la pertinence de l’utilisation d’un tel dispositif, nous proposons de réaliser un traitement par torche à plasma sur des greffons de cellules PC3-GFP réaliser par implantation orthotopique intraprostatique.

Bénéfices attendus

Le cancer de la prostate peut, selon les options thérapeutiques retenues, conduite à une prostatectomie dans le but de supprimer le foyer tumoral primaire. Bien que les techniques actuelles soient aujourd’hui excellentes, notamment par le développement de procédure assistée par robotique, le risque de récidive par la présence de marges positives lors de la chirurgie reste un enjeu clinique de premier ordre. Ainsi, le développement de techniques permettant le traitement préventif du lit tumoral constitue un axe de recherche prioritaire. Les bénéfices attendus sont donc la validation par l'utilisation d'un modèle pré-clinique de l'efficacité du plasma froid pour le traitement des marges positives sur une chirurgie d'exérèse de tumeurs de la prostate et l'évaluation des risques de récidives avec ou sans traitemennt par plasma froid.

Procédures

Procédures chirurgicales : - 1 implantation intraprostatique par voie ventrale, ouverture sagitale de 5-6mm de la cavité peritonéale (6 minutes) - 1 traitement par plasma froid de 120 secondes, voie d'entrée identique à la première procédure (8 minutes)

Impact sur les animaux

La procédure d'implantation intraprostatiques des cellules PC3-GFP est maitrisée et a été conduite à plusieurs reprises dans le laboratoire. Ainsi nous avons un très bon recul sur cette procédure. L'implantation de cellules tumorales au long court sur une souris porte-greffe peut-être associée à certaines douleurs, voir altérer le statut sanitaire de l'animal. Toutefois, le protocole proposé se trouve en dehors de cette fenêtre puisque d'une durée n'exédant pas 4 semaines. Malgré tout, une attention particulière sera apportée sur l'état de bien être et de potentielle souffrance de l'animal pour identifier toutes nuisances inattendues. Concernant la réponse du traitement par la torche à plasma froid sur le site d'implantation, cette DAP correspondant à une extension d'une expérimentation précedemment autorisée, les lots d'animaux déjà traités n'ont présenté aucun signe d'inflammation ni aucun effets indésirables.

Devenir

L'ensemble des animaux seront mis à mort pour collecte des tissus.

Remplacement

Cette étude in vivo a été précéder par une caractérisation des paramètres physiques de la torche à plasma et des effets biologiques obtenus sur lignées cellulaires. Ainsi, nous avons pu définir les paramètres optimales d’utilisation de la torche pour une utilisation sur l’animal. Ainsi tout la phase de mise au point a été réalisé sur des systèmes de substitution in cellulo. En parallèle, les processus de dissémination métastatique sont très complexes et, même si certains paramètres peuvent être étudiés en culture de cellule, nécessitent d'être analysés sur un organisme mammifère proche de l'humain. Dans le cas présent, le modèle utilisé est le modèle préclinique incontournable pour valider l'utilisation du plasma froid en chirurgie et analyser son potentiel sur le risque de récidive.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés a été restreint au maximum et définit pour obtenir une puissance statistique satisfaisante à l’issue du protocole, ainsi 45 animaux seront utilisés au total sur des lots de 15. Les tests utilisés seront les suivants: Mann & Whitney, Wilcoxon, Kruskal & Wallis et/ou Friedman en fonction des comparaison de groupe effectué. MODIFICATION 75 ANIMAUX AU TOTAL

Raffinement

En parallèle, la dissémination de cellules tumorales peut conduire à l’apparition de lésions douloureuse pour l’animal. Un suivi régulier tout au long du protocole sera mis en place pour évaluer l’apparition de signe de douleur et une prise en charge par traitements antalgiques. Concernant la chirurgie, l'ensemble de la procédure est réalisée sous anesthésie et des traitements post-opératoires sont mis en place pour optimiser le bien-être de l'animal. Les points limites d’expérimentation seront particulièrement adaptés à ce risque et sont décrits dans la présente demande. Un enrichissement important de la cage est prévu dans le but d’optimiser le bien-être animal.

Choix des espèces

Le modèle murin correspond au standard pour la greffe de cellules tumorales humaines et l’étude de la dissémination métastatique chez les mammifères. En effet, le modèle souris vient en complément des modèles d’étude in vitro d’invasion et de mobilité cellulaire notamment permettant d’apprécier le tropisme tissulaire des cellules tumorales. Il est important de noter que l’utilisation de la torche à plasma in vivo, est consécutive à la validation des effets biologiques d’intérêts sur lignées cellulaires en culture. Nous utiliserons des individus de 2 à 4 mois. Les cellules utilisées étant des cellules prostatiques nous devons utiliser des animaux en période post-pubertaire.

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Cochons : 48
Souffrances
▲ 48
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Devenir
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 48

Pour vérifier si un froid intense appliqué dans le cerveau aide les médicaments à franchir la barrière hémato-encéphalique, 48 porcs vont être utilisés, opérés sous anesthésie générale et tués sans réveil. L'intervention dure huit heures et associe une chirurgie cérébrale, deux prises de sang, une injection intraveineuse et trois IRM. Le porteur situe ce travail comme préalable à un futur essai clinique sur le glioblastome en récidive, cancer sans traitement standard efficace. Tous les animaux sont tués pour prélever le cerveau.

Objectifs

Le glioblastome multiforme est la tumeur cérébrale maligne la plus fréquente et la plus agressive chez l’adulte. Le traitement repose actuellement sur une chirurgie lorsque la tumeur est accessible, suivie d’une radiothérapie puis d’une chimiothérapie. Malgré ces traitements combinés, la quasi-totalité des patients présente une récidive, généralement au même endroit du cerveau et le pronostic reste très défavorable. L’un des principaux obstacles à l’efficacité des traitements médicamenteux du cerveau est la barrière hémato-encéphalique (BHE). Cette structure qui protège le cerveau empêche le passage de substances potentiellement toxiques, mais elle limite de ce fait aussi le passage nombreux traitements anticancéreux dans le tissu cérébral. La cryothérapie cérébrale est une technique innovante consistant à appliquer localement un froid intense avec une sonde introduite dans la zone à traiter. Ce froid provoque une destruction ciblée des cellules tumorales et semble ouvrir temporairement la BHE, ce qui pourrait permettre aux médicaments administrés de mieux pénétrer dans le cerveau. L’objectif de ce projet est de vérifier si la cryothérapie cérébrale permet effectivement d’améliorer le passage dans le cerveau des traitements anticancéreux

Bénéfices attendus

Les résultats de ce projet devraient permettre de valider expérimentalement que la cryothérapie cérébrale améliore le passage des traitements médicamenteux dans le cerveau, grâce à l’ouverture temporaire de la BHE. Cette démonstration constitue une étape essentielle vers de nouvelles approches thérapeutiques dans le traitement des tumeurs cérébrales, et en particulier du glioblastome en récidive, contexte dans lequel il n’existe actuellement aucun traitement standard réellement efficace. L’ouverture contrôlée de la BHE pourrait offrir plusieurs bénéfices majeurs : - Permettre à certains traitements administrés de pénétrer plus facilement dans le cerveau, alors qu’ils en sont habituellement exclus ; - Renforcer l’efficacité des médicaments déjà capables de franchir partiellement la BHE, en augmentant leur concentration dans la zone de la tumeur ; - Réduire les doses nécessaires pour obtenir un effet thérapeutique, et donc limiter les effets secondaires pour l’organisme. Le protocole du projet a été conçu pour reproduire au plus près les conditions cliniques humaines, en termes de technique de chirurgie et du mode d’administration des traitements. Cette approche renforce la possibilité de son application future en pratique clinique. À moyen terme, les connaissances obtenues grâce à ce projet serviront de base scientifique solide pour la mise en œuvre d’une étude clinique. Ce futur essai pourrait permettre d’évaluer, chez des patients atteints de glioblastome en récidive, l’intérêt d’une cryothérapie cérébrale guidée par IRM associée à un traitement médicamenteux, ouvrant la voie à des thérapies plus ciblées, plus efficaces et mieux tolérées.

Procédures

Les animaux sont soumis à une intervention sous anesthésie générale sans réveil d’une durée de 8 heures, durant laquelle seront réalisés : Une chirurgie cérébrale, deux prises de sang, une injection intraveineuse et 3 examens IRM.

Impact sur les animaux

Les animaux ne devraient ressentir aucune douleur ni souffrance, car toute la procédure est réalisée sous anesthésie générale avec analgésie, sans réveil après l’intervention. Les risques potentiels sont principalement liés à l’anesthésie et à la petite chirurgie du crâne, comme une baisse transitoire de la tension ou de la température corporelle. Ces situations restent rares et sont surveillées par monitorage des fonctions vitales en temps réel. Il n’est pas non plus attendu d’effets indésirables liés aux traitements anticancéreux injectés sous anesthésie.

Devenir

À la fin de la procédure expérimentale, tous les animaux seront mis à mort sans réveil afin de permettre le prélèvement du cerveau nécessaire aux analyses. Il n’existe actuellement aucune méthode alternative permettant d’obtenir ces données de façon fiable sans autopsie.

Remplacement

Ce projet a pour objectif de comprendre si cryothérapie cérébrale peut faciliter le passage des traitements dans le cerveau en ouvrant temporairement la barrière hémato-encéphalique qui bloque habituellement l’accès à de nombreux médicaments. À ce jour, il n’existe pas de méthode alternative fiable permettant d’étudier ce phénomène. Les modèles informatiques, les cultures de cellules ou les tissus isolés ne peuvent pas reproduire la complexité du cerveau vivant, sa circulation sanguine et les effets combinés du froid et des traitements..

Réduction

Le nombre d’animaux a été calculé au minimum pour répondre à la question scientifique. Les animaux seront inclus progressivement, et chaque nouvelle étape dépendra des résultats des précédentes. Cette méthode permettra d’arrêter l’étude dès que l’objectif sera atteint ou si aucun effet n’est observé, afin d’éviter l’utilisation inutile d’animaux supplémentaires.

Raffinement

La technique chirurgicale a déjà été mise au point, ce qui a permis d’adapter la méthode à l’anatomie et de limiter la taille de l’incision lors de la chirurgie. Ces ajustements ont rendu la procédure plus précise, moins invasive et mieux tolérée par les animaux utilisés dans l’étude Avant la procédure, les porcs seront hébergés en groupes dans de grands box enrichis avec des balles et des objets à mâcher, afin de favoriser leurs comportements naturels et de réduire leur stress. Ils seront promenés, douchés chaque jour à l’eau tiède et auront en permanence accès à l’eau et à une alimentation adaptée à leurs besoins. Les conditions d’ambiance sont soigneusement contrôlées et les animaux bénéficient d’un temps d’adaptation à leur arrivée pour s’habituer à leur environnement. Des interactions positives et des récompenses sont distribuées pour familiariser les animaux aux manipulations. Le jour de l’intervention, les animaux seront tranquillisés directement dans leur box pour être transportés vers la salle d’opération. Ils seront ensuite maintenus sous anesthésie générale pendant toute la durée de l’intervention, avec une prise en charge constante de la douleur. Ils seront monitorés et des points-limites ont été établis pour éviter toute souffrance. Ils seront mis à mort sans réveil de l’anesthésie

Choix des espèces

Le porc a été choisi car son cerveau est proche de celui de l’être humain, aussi bien par sa forme que par son fonctionnement. Contrairement aux rongeurs, dont le cerveau est lisse, celui du porc présente des replis (circonvolutions) comparables à ceux observés chez l’homme. Cette similarité rend le porc particulièrement adapté aux recherches en neurosciences, notamment pour étudier la barrière hémato‑encéphalique et tester des techniques neurochirurgicales dans des conditions proches de la réalité clinique. De plus, l’utilisation d’un animal de grande taille est nécessaire pour reproduire fidèlement la procédure de cryothérapie cérébrale telle qu’elle est pratiquée à l’hôpital. Les sondes et les dispositifs utilisés sont issus de la pratique médicale humaine et exigent un volume cérébral suffisant pour permettre la formation contrôlée d’un glaçon comparable à celle observée chez le patient. Les animaux sélectionnés sont de jeunes porcs de 30 et 50 kg, correspondant à un stade de développement juvénile avancé. À cet âge, les structures cérébrales sont pleinement matures, notamment la barrière hémato‑encéphalique, ce qui garantit la fiabilité et le transfert des résultats. Ainsi, le modèle porcin représente le compromis idéal entre pertinence scientifique, reproductibilité technique et respect du bien‑être animal.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Lapins : 30
Cochons : 30
Souffrances
▲ -
▲ 60
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 2
 58

Pour tester un dispositif à ultrasons censé ouvrir temporairement la barrière hémato-encéphalique, 30 lapins et 30 porcs vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Chaque animal est anesthésié jusqu'à deux heures, reçoit une séance d'ultrasons focalisés, un scanner et jusqu'à trois IRM, une partie subissant en plus une injection de traitement anticancéreux. L'enjeu déclaré est de réunir les données précliniques d'un futur essai clinique sur des métastases cérébrales, en vue d'un marquage CE. Cinquante-huit animaux sont tués pour prélever le cerveau, deux lapins étant réutilisés.

Objectifs

La barrière hémato-encéphalique (BHE) est une barrière qui isole le cerveau du reste de l’organisme. On distingue donc deux « zones » : le compartiment cérébral et les vaisseaux sanguins. Si cette protection permet de limiter les infections du cerveau et le passage de médicaments qui pourraient avoir des effets toxiques, elle limite également au moins 95% des molécules de traitement de certaines maladies du cerveau comme les glioblastomes ou les épilepsies résistantes. Des traitements par ultrasons focalisés (FUS) reposent sur la focalisation d’un faisceau d’ondes ultrasonores (même type d’onde utilisé en échographie à des fréquences différentes) pour concentrer l’énergie dans une zone. Dans cette région très localisée, il est possible d’induire des effets permettant de désorganiser temporellement la BHE, des molécules peuvent alors passer. L’objectif de ce projet est d’obtenir des données précliniques pour l’élaboration d’une étude clinique en vue d’obtenir le marquage CE d’un nouveau dispositif médical à visée thérapeutique. L’étude clinique portera sur le traitement des métastases issues de cancer primitif du poumon et du sein qui engendrent des métastases dans le cerveau chez 25% des patients et ne donne qu’une année d’espérance de vie. L’hébergement et l’imagerie seront réalisés dans un établissement utilisateur (EU1/2) et le traitement FUS et les traitements médicamenteux seront réalisés dans un autre établissement (EU 2/2).

Bénéfices attendus

Ce projet pourrait apporter les données nécessaires à son utilisation en étude clinique pour permettre à terme de traiter des tumeurs du cerveau notamment les métastases.

Procédures

Les animaux subiront au maximum 4 injections sous cutanée ou intra musculaires pour les anesthésier en une seconde. L’anesthésie durera au maximum deux heures. Les animaux recevront les ultrasons focalisés (FUS) une seule fois (2 minutes maximum) ainsi qu’un scanner (15 min) et au maximum trois IRM de 30 min chacun. Une partie des animaux subiront un traitement anti cancéreux par voie intraveineuse (maximum 1h30).

Impact sur les animaux

Les animaux subiront au maximum 4 injections sous cutanée ou intra musculaires pour les anesthésier (EU ½ et 2/2). L’anesthésie durera au maximum deux heures. Les animaux recevront les ultrasons focalisés (FUS) EU 2/2) une seule fois ainsi qu’un scanner et au maximum trois IRM (EU ½). Une partie des animaux subiront un traitement anti cancéreux par voie intraveineuse(EU 2/2).

Devenir

Les animaux seront mis à mort pour prélever le cerveau et faire des analyses.

Remplacement

Il existe des modélisations de BHE. Cependant, les outils in vitro ont déjà été utilisés lors du développement de l’appareil. La sonde est adaptée à l’homme, le lapin parait être le plus petit organisme permettant de tester cette sonde.

Réduction

Aucune étude statistique ne sera réalisée à ce stade. A chaque étape des critères d’exclusion permettent d’arrêter le projet si nécessaire. Les animaux seront commandés de façon à pouvoir arrêter la procédure dès que nécessaire. Il sera évalué si les hémisphères du cerveau peuvent être distinguées car le cerveau du lapin ou du porc jeune sont assez petits. Un hémisphère recevrait le traitement FUS et l’autre non. Cela permettrait d’utiliser 8 animaux en moins.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en groupe sociaux. Lapin : L’anesthésie se fera par injection sous cutanée, moins douloureuse que l’injection intra musculaire. Porc : l’anesthésie sera faite sans contention (aiguille au bout d’un prolongateur). Les animaux seront familiarisés (mise en présence) avec les cages de transport. Pendant le transport où l’animal est en fin de réveil, le vétérinaire sera présent avec une mallette d’urgence et le véhicule sera chauffé si nécessaire.

Choix des espèces

Des essais précliniques ont été réalisés chez le rat mais avec une sonde plus petite qui a servi au développement de l’appareil. Pour le choix de l’espèce animale, le lapin est intéressant car il possède un modèle tumoral, ce qui pourra avoir son intérêt dans de futurs projets, ou le porc car il a déjà été utilisé dans ce domaine. C’est pourquoi la première étape du projet consistera à déterminer quel est le meilleur modèle animal. Lapin : adulte afin d’avoir un cerveau de taille maximale, c’est-à-dire vers 4 mois ou 16 semaines. Porc entre 6 et 10 kg selon la littérature afin que l’épaisseur du crâne ne soit pas trop épaisse.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 216
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 216
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 216

Rendues immunodéficientes pour accepter la greffe de cellules humaines sans rejet, 216 souris vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. Elles reçoivent une injection de cellules de myélome ou d'amylose, puis des prises de sang deux fois par semaine pendant trente jours et jusqu'à huit administrations de composés, la croissance tumorale pouvant les rendre léthargiques et leur faire perdre du poids. Les molécules testées visent, à terme, un traitement chez l'humain, mais l'étape présente reste la caractérisation de leur effet sur des tumeurs greffées. Le porteur justifie le recours à l'animal par la nécessité d'un "organisme entier" pour analyser tous les organes cibles.

Objectifs

Le myélome multiple (MM) et l’amylose (AM) sont des pathologies associées à des anomalies des plasmocytes, cellules du système immunitaire produisant les anticorps. L'introduction de nouvelles approches thérapeutiques de chimiothérapies basées,entre autres, sur le blocage de complexes cellulaires qui assurent l’élimination des déchets protéiques dans les cellules a considérablement amélioré la survie des patients atteints. Cependant, ces traitements induisent souvent des effets indésirables graves ou des résistances aux traitements et les patients traités rechutent systématiquement Ces pathologies restent donc incurables et entrainent dans la majorité des cas le décès des patients. Il est donc essentiel de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques permettant de vaincre la résistance aux chimiothérapies et de réduire leur toxicité. Il a été montré qu’une toxine bactérienne capable d’inhiber la synthèse et l’expression de certaines protéines secrétées ou exprimées à la surface des cellules induisait un stress cellulaire associé à la production accrue de déchets protéiques qui, s’il est maintenu, évolue vers un suicide cellulaire. Cette inhibition permet à cette toxine de potentialiser l’efficacité thérapeutique des traitements du MM et permet de réduire efficacement la croissance tumorale dans un modèle animal murin immunodéficient. Ces résultats ont permis de démontrer l’intérêt thérapeutique de ce type d’inhibiteur dans le MM, et éventuellement pour l’AM car il bloquerait la production de la protéine responsable de la pathologie de l’amylose. Cependant la synthèse de cette toxine n’est pas compatible avec le développement de médicaments et ne peut donc pas être utilisée comme telle en tant que molécule thérapeutique. Le but de notre de projet est donc de caractériser de petites molécules possédant les propriétés inhibitrices de la toxine bactérienne mais facilement synthétisable, peu toxique et facilement administrable. Ces molécules seront sélectionnées par des tests in vitro sur leur capacité inhibitrice de la synthèse de protéines et plus particulièrement de la chaine légère anormale des immunoglobulines responsable de la pathologie de l’amylose et de leur capacité à induire la mort cellulaire sélective de cellules cancéreuses du MM tout en ne présentant pas ou peu d’effets secondaires délétères.

Bénéfices attendus

Dans son ensemble, le projet devrait aboutir à l’identification de médicaments permettant de traiter l’amylose et le myélome multiple chez l’homme qui sont aujourd’hui, dans la plupart des cas, incurables. Le projet consiste au développement de molécules thérapeutiques contre ces pathologies et l’obtention de résultats positifs dans le cadre du traitement chez la souris selon les critères définis devraient permettre de valider la stratégie de l’approche thérapeutique basée sur l’inhibition de la sécrétion et l’expression de protéine. Les molécules donnant les résultats les plus prometteurs seront alors testées lors d’essais cliniques chez l’homme permettant d’aboutir à un développement de médicaments pour traiter ces maladies.

Procédures

Prises de sang (quelques secondes) 2 fois par semaine pendant 30 jours. Injection de cellules humaines, 30 secondes pour une injection, une injection de cellules par animal. Effet indésirables liés à la croissance/ au développement de la masse tumorale. Administration de composés par injection ;10 secondes par administration ; maximum 8 administrations / animal.

Impact sur les animaux

Les souris seront injectées avec des lignées humaines de myélome multiple ou d’amylose en sous cutané ou par voie intraveineuse. L’injection des cellules pourra occasionner une douleur de courte durée au niveau du site d’injection. La croissance de ces cellules sera suivie et les souris dont la croissance aura atteint un point limite seront mises à mort. Ainsi la croissance de ces cellules dans les limites imposées dans le projet ne devrait pas générer de douleur particulière mais les souris pourraient subir une gêne dû à la croissance des cellules et devenir léthargiques et subir une perte de poids. La croissance des cellules pourrait être associée à des pathologies particulières, telles que celles observées chez l’homme et pourraient générer inconfort, stress et douleur. Les souris seront donc suivies périodiquement et si des symptômes révélateurs de souffrance, d’inconfort ou de stress étaient observés, les animaux seront mis à mort afin de réduire la souffrance en accord avec les points limites définis. Les traitements, quant à eux, ne devraient pas induire de souffrance particulière car ils auront été sélectionnés sur des critères d’absence de toxicité et d’effets secondaires. Mais la manipulation fréquente et périodique des souris pour l’administration des traitements et du suivi pourrait aussi générer un stress plus ou moins important en fonction de la voie d’administration choisie.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure car ils ne peuvent être ni réutilisés, ni replacés, ni adoptés car nous devrons prélever en fin de procédures certains organes vitaux pour analyse (effets des traitements sur la croissance tumorale et sur les pathologies étudiées).

Remplacement

Il s’agit ici de tester différentes molécules de synthèses possédant les propriétés inhibitrices de la sécrétion et de l’expression de protéine similaire à la toxine bactérienne. Toutes les questions pouvant être apportées par l’utilisation de lignées cellulaires sur cette inhibition seront réalisées in vitro pour les caractériser et définir leurs propriétés biologiques. Cependant, le projet a pour objectif d’utiliser finalement ces molécules dans le traitement de pathologies chez l’homme et viseront donc à caractériser les effets thérapeutiques de ces molécules sur la prévention et le développement de ces pathologies. Il doit être réalisé dans un modèle expérimental physiologique de ces pathologies et doit donc être analysée et validée sur un organisme entier permettant d’analyser tous les organes cibles.

Réduction

Le nombre d’animaux que nous estimons nécessaire repose sur la forte expérience de nos conceptions d’études de ce type et validée par des biostatisticiens. Nous utiliserons le nombre minimum d’animaux strictement nécessaire pour atteindre l’objectif fixé. Les expériences passées ont montré que le nombre d’animaux par groupe utilisé ici (6) est le minimum requis pour obtenir des résultats pertinents et statistiquement significatifs. Un nombre inférieur d’animaux pourrait conduire à une expérience non interprétable du fait d’un manque de puissance des données générées. La répétition de l’expérience pourrait être nécessaire pour la robustesse des données établies. Par ailleurs, nous utiliserons des techniques expérimentales nous permettant d’analyser sur un seul individu de multiple facteurs caractérisant la pathologie pour obtenir le maximum d’information pour chaque animal utilisé. Les groupes expérimentaux de souris seront mélangés dans les cages afin de minimiser au maximum les conséquences de l’effet cage sur les résultats, permettant ainsi d’utiliser moins d’animaux et de réduire le nombre de répétition des expériences. Si possible, les molécules seront testées au sein d’une même expériences afin d’utiliser les mêmes groupes contrôles pour plusieurs molécules et donc réduire le nombre de souris.

Raffinement

Les souris immunodéficientes seront maintenues dans un environnement protégé sans pathogène opportuniste sous armoires ventilées et hébergées en groupe, avec une litière appropriée, des matériaux de nidification, et une nourriture adaptée. La nourriture sera irradiée, l’eau de boisson autoclavée et le matériel en contact avec l’animal sera autoclavé ou décontaminé. La durée et les doses des traitements sont calculées pour ne pas induire d’effet indésirable, tout en atteignant les objectifs scientifiques. Pendant la durée de l’expérience, les animaux restent dans leur environnement habituel. La plupart des gestes opératoires susceptibles d’être douloureux ou nécessitant un temps de plus d’une minute générateurs de stress seront effectués sous anesthésie. Des observations régulières des animaux seront effectuées tout au long des expériences pour détecter les animaux qui seront en éventuellement souffrance. Dès que le point limite sera atteint, les animaux concernés seront mis à mort.

Choix des espèces

La souris présente le meilleur compromis éthique entre modèle mammifère, résultats le plus proches de l’humain tout en utilisant un nombre suffisant pour l’obtention de résultats fiables. Les métabolismes sont bien caractérisés et largement comparables à ceux de l’homme. En conséquence, les connaissances acquises seront vraisemblablement transférables à l’homme. D’autre part, la disponibilité de souris immunodéficientes nous permet d’envisager la greffe de cellules humaines sans rejet de celles-ci par le système immunitaire nous permettant d’analyser l’effet du traitement seul. Nous étudions des pathologies de l’adulte, des individus adultes de 6 à 8 semaines seront donc utilisés. Pour les xénogreffes des animaux immunodéficients, cet âge est requis car au-delà de 8 semaines une irradiation est nécessaire avant implantation des xénogreffes.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 410
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 410
Devenir
 -
 -
 -
 410

Anesthésiées par hypothermie sur la glace, puis soumises à une électroporation du cerveau pour y faire naître une tumeur, 410 souris vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère, toutes tuées à l'issue. Elles reçoivent quatre injections de composés dérivés du GDC-0152 pour tester leur effet sur le glioblastome. La tumeur provoque perte d'appétit et perte de poids avant la fin. Le porteur justifie ces essais par un "besoin médical non pourvu" depuis 2005, faute d'innovation thérapeutique.

Objectifs

Le glioblastome est une tumeur cérébrale très agressive, avec une survie de seulement 15 mois pour les patients, malgré des traitements combinant chirurgie, chimiothérapie et radiothérapie. Aucun nouveau médicament testé ces 15 dernières années n’a donné de résultats cliniques intéressants, en partie en raison de modèles animaux utilisés en recherche qui reflètent mal la complexité du glioblastome humain. L’objectif ici est de tester in vivo l'efficacité de nouveaux composés anticancéreux sur la progression de la tumeur, sur des souris portant des tumeurs particulièrement similaires aux tumeurs humaines. La validation in vivo de l'efficacité de ces composés pourrait permettre la mise en place de nouvelles stratégies thérapeutiques contre le glioblastome.

Bénéfices attendus

L’objectif de ce projet est de mettre en place un modèle animal de glioblastome pertinent et de tester l’efficacité thérapeutique de nouveaux composés anticancéreux. Les retombées de ce projet pourraient permettre de répondre à un besoin médical non pourvu dans le traitement de cette tumeur cérébrale qui n’a pas bénéficié d’innovation thérapeutique depuis 2005.

Procédures

Tous les animaux seront soumis à une électroporation intracérébrale (410 animaux, une seule intervention de 1 minute maximum). L’électroporation du cerveau est une procédure chirurgicale. Elle consiste à modifier des cellules normales du cerveau afin de générer une tumeur. Tous les animaux recevront des injections intraveineuses rétro-orbitaires de composés ou du solvant (410 animaux, intervention de 1 minute maximum, 4 interventions / animal). Tous les animaux seront anesthésiés par hypothermie sur la glace pour la procédure d’électroporation du cerveau (410 animaux, une seule intervention de 15 minutes environ). Tous les animaux seront anesthésiés (anesthésie gazeuse) pour les traitements rétro-orbitaires (410 animaux, intervention de 4 minutes environ, 4 interventions /animal).

Impact sur les animaux

La manipulation, la contention et les injections sont générateurs de stress pour les animaux. Les injections entrainent également une douleur légère de courte durée. La progression tumorale induite par la maladie (glioblastome) provoque à terme une perte d'appétit, donc une malnutrition et finalement une perte de poids.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés dans le cadre des études d'efficacité, ou pour les analyses de marqueurs biologiques.

Remplacement

L'efficacité thérapeutique des composés sur la croissance de tumeurs cérébrales nécessitent une approche expérimentale in vivo. En effet, il n’existe pas à ce jour de système suffisamment robuste pour mimer toute la complexité biologique et physiologique de ces tumeurs. Ce travail sur l'animal vivant s'inscrit dans la continuité d'expériences et de résultats que nous avons obtenus in vitro.

Réduction

Le nombre d’animaux a été estimé en nous appuyant sur notre expérience de plus de 15 ans et sur des tests statistiques appropriés adaptés aux petits échantillons. Cela nous permet de calculer au plus juste le nombre d’animaux nécessaires pour obtenir des résultats reproductibles et statistiquement relevants.

Raffinement

Le bien-être des animaux est assuré par un enrichissement de leur environnement grâce à l'utilisation d'une litière à base de cellulose, de dômes autoclavables et de morceaux de bois à ronger, dans toutes les cages, au sein d’une animalerie exempte de pathogènes et dont les paramètres physiques et sanitaires sont strictement contrôlés. Les souriceaux d'une portée seront élevés tous ensemble avec leur mère. Au-delà de 3 semaines, les mâles et les femelles seront séparés et placés dans de nouvelles cages (par groupes de 5) avec enrichissement (coton, cylindre en carton…). Ils ne seront jamais isolés. Les animaux seront sous observation quotidienne. L'évaluation clinique sera effectuée au moyen de grilles de scores. En fonction des scores obtenus, des mesures appropriées seront mises en place pour éviter et atténuer leur souffrance.

Choix des espèces

Les données bibliographiques démontrent que le modèle murin est le plus adapté pour aborder les questions relatives aux tumeurs cérébrales. Il a été démontré que le modèle animal de tumeur utilisé ici (obtenu par éléctroporation de nouveaux-nés), était des plus pertinents pour tester l’efficacité thérapeutique de nouveaux médicaments, car il mime les différentes caractéristiques biologiques des tumeurs humaines.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 140
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 140
Devenir
 -
 -
 -
 140

Implantées dans le cerveau avec des cellules cancéreuses, 140 souris vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère, toutes tuées à l'issue. L'étude cherche où agit une protéine du glioblastome et teste un anticorps la ciblant, seul ou avec une immunothérapie. La tumeur peut provoquer douleurs, céphalées et perte de poids, et des points limites déclenchent la mise à mort des souris dont l'état se dégrade. Les animaux sans tumeur sont eux aussi tués pour éviter tout développement tardif.

Objectifs

Les chercheurs ont identifié une protéine qui joue un rôle important dans le développement et la résistance du glioblastome, un cancer du cerveau particulièrement agressif. Cette étude vise à comprendre où et comment cette protéine agit dans la tumeur, afin de mieux expliquer l’apparition de la maladie. Elle permettra également d’évaluer l’efficacité d’un traitement innovant, basé sur un anticorps ciblant cette protéine, utilisé seul ou en association avec une immunothérapie, et d’en mesurer l’impact sur les défenses immunitaires du cerveau.

Bénéfices attendus

Le cancer du cerveau étudié dans cette étude est l’une des plus fréquentes tumeur originaire du cerveau, et en dépit des efforts de la recherche, cette pathologie reste incurable. Les traitements actuels sont très délétères et la survie des patients après diagnostic est de 12-18 mois. Cette étude évaluerait l’efficacité d’un nouveau traitement.

Procédures

Les souris subiront différentes manipulations chaque semaine pour des pesées (3x/semaine

Impact sur les animaux

Toutes les manipulations (pesées, traitements) peuvent entrainer du stress durant le temps des contentions ainsi que pour l'anesthésie (endormissement et réveil) lors de la chirurgie et des imageries. Les nuisances liées à une procédure chirurgicale (douleurs au niveau de la plaie, céphalées).

Devenir

Tous les animaux porteurs de tumeurs seront mis à mort en fin de procédure expérimentale selon les critères décrits dans le projet afin de pouvoir récolter différents organes et/ou les tumeurs pour des analyses biologiques. Les animaux non porteurs ne pourront pas être réutilisés et devront également être mis à mort afin d'éviter un développement de tumeurs de manière tardive.

Remplacement

La protéine d’intérêt étudiée est impliquée dans plusieurs mécanismes associés aux tumeurs qui nécessitent donc la présence de multiples populations cellulaires en interactions complexes. Les cancers du cerveau se caractérisent par la diversité des cellules qui les composent ainsi que toutes les interactions entre elles = microenvironnement tumoral. Ces éléments sont nécessaires à la compréhension de l’impact de notre protéine d’intérêt. D’après les publications scientifiques, cette diversité n’est pas retrouvée dans les cultures cellulaires (qui contiennent en général un nombre très limité de types cellulaire différents) mais uniquement dans les tumeurs chez la souris où l’on retrouve un microenvironnement tumoral complet avec tous les types cellulaires comme les cellules cancéreuses, les cellules immunitaires, les cellules des tissus touchés par ce type de cancer. Les tests précliniques sont aussi indispensables pour valider la capacité d’un nouvel outil thérapeutique à atteindre la tumeur au niveau du cerveau (organe protégé par une multitude de barrières physiologiques), et vérifier son efficacité seul ou en combinaison avec des traitements anti-cancéreux existant comme l’immunothérapie pour élaborer de nouvelles stratégies de traitement.

Réduction

Le nombre de groupe et l’effectif de chaque groupe d’animaux a été réduit au maximum en se basant sur la littérature et l’utilisation de tests statistiques, notamment pour caractériser l’expression spatiale de la protéine d’intérêt au niveau du cerveau des souris.

Raffinement

Les souris ont une période d’habituation aux expérimentateurs qui vont suivre le protocole. Les souris seront élevées et hébergées par groupes, avec un milieu enrichi pour améliorer leur bien-être (maison en carton, coton). Tout au long de notre expérience, le suivi rigoureux des animaux (pesées, suivi de la croissance tumorale etc.) plusieurs fois par semaine permettra la recherche de tout signe de souffrance. Des points limites adaptés sont mis en place au-delà desquels, si aucun moyen de correction de la douleur n’a été efficace, les souris sont mises à mort. L’implantation intracrânienne, les injections et le suivi de croissance tumorale sont réalisés par du personnel qualifié afin de réduire au maximum le temps de manipulation et le stress des animaux avec au besoin anesthésie et antidouleurs adaptés.

Choix des espèces

La souris sera le modèle dans ce protocole, nous utiliserons des mâles et femelles à 8 semaines pour induire la formation de tumeurs d’une manière proche à ce type de tumeurs chez l’Homme, puis nous suivrons cet avancement chez les mêmes individus. La souris est utilisée car elle permet de maintenir la diversité cellulaire dans les tumeurs qui est nécessaire à l’étude de notre protéine d’intérêt. De plus cette protéine n'est pas exprimée dans toutes les espèces mais on retrouve une forte ressemblance entre la forme humaine et murine, justifiant encore l'usage des souris. En dernier lieu, le modèle murin est compatible avec une étude en laboratoire en raison de sa petite taille, de sa manipulation aisée et des nombreux outils destinés à l'analyse des tumeurs qui n'existent pas tous pour d'autres espèces que l'homme et la souris.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Protection de l’environnement
  • Recherche appliquée
    • Cancers
    • Maladies infectieuses
    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système immunitaire
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
    • Contrôles de qualité
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Souris : 14400
Souffrances
▲ -
▲ 5510
▲ 8890
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 14400

Immunodéprimées puis dotées d'un système immunitaire humain, 14 400 souris vont être utilisées pour produire un modèle dit humanisé, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger à modéré, toutes tuées à l'issue. Elles subissent une irradiation, des greffes de tumeurs ou de tissus humains, des infections par le VIH ou d'autres pathogènes, et jusqu'à huit prélèvements ou injections chacune. Leur immunodéficience les rend très sensibles aux infections, et l'irradiation peut provoquer des tumeurs. Le porteur présente ce modèle comme une alternative au primate non humain, jusque-là "modèle de choix" pour ces études.

Objectifs

L’étude in vivo de la physiopathologie de nombreux pathogènes humains ainsi que l’analyse de l’activité et de l’innocuité des traitements et vaccins contre ces pathogènes ne peut être réalisé chez l’Homme pour des raisons éthiques. Pour répondre à la nécessité croissante d’utiliser des modèles expérimentaux reproduisant l’infection par ces pathogènes dans un modèle expérimental, des modèles de souris humanisées pour le système immunitaire (souris HIS) ont été développés au cours des deux dernières décennies. Ces souris HIS sont des modèles in vivo précliniques qui permettent d’étudier l’immunité antitumorale, les interactions hôte/pathogène mais également de tester l’efficacité et la toxicité potentielle de nouveaux vaccins ou traitements (anticorps, immunomodulateurs…). Dans ce projet, nous proposons de produire des souris HIS qui seront par la suite soit utilisées par des laboratoires de recherche dans le cadre de leurs projets de recherche sur les pathologies humaines telles que le VIH (virus de l'Immunodéficience humaine) et/ou de développement de nouveaux vaccins ou traitements. Dans ce projet, nous testerons l’activité de nouvelles immuno-modulateurs thérapeutiques ou de nouveaux vaccins afin de tester leur activité anti-infectieuse ou anti-tumorale et/ou leur impact sur le système immunitaire humain et/ou d’autres tissus humains.

Bénéfices attendus

Ces souris HIS générées dans ce projet permettront d’étudier l’immunité antitumorale, les interactions hôte/pathogène de pathogènes humains mais également de tester l’efficacité et la toxicité potentielle de nouveaux vaccins ou traitements (anticorps, immunomodulateurs…).

Procédures

- irradiation (1 par animal, durée : quelques minutes) - prélèvement sanguin (1 à 8 par animal, durée : quelques secondes, intervalle 2 à 4 semaines) - injection hydrodynamique (1 par animal, durée 7-8 secondes) - injection intra-péritonéale (1 à 8 par animal, durée quelques secondes, intervalle 1jour à 1 mois) - injection intra-veineuse (1 à 8 par animal, durée quelques secondes, intervalle 1 jour à 1 mois) - injection intra-musculaire (1 à 3 par animal, durée quelques secondes, intervalle 1semaine à 1 mois) - injection sous-cutanée (1 à 8 par animal, durée quelques secondes, intervalle 1 jour à 1 mois) - administration dans eau de boisson (1 à 8 par animal, durée 24h à 1 mois, intervalle 1 jour à 1 mois) - administration par gavage (1 à 8 par animal, durée quelques secondes, intervalle 1 jour à 1 mois) - imagerie luminescente intravitale (2 à 10 par animal, durée 5min, intervalle entre 3 jours et 1 mois) - greffe de tissus humain (1 par animal, durée 20min)

Impact sur les animaux

Du fait de leur degré d’immunodéficience et après infection par le VIH, ces animaux sont très sensibles aux infections. Après irradiation certaines souris transgéniques peuvent développer avec l’âge des tumeurs d’origine murine. Après humanisation, ces souris peuvent développer des dermatites. L’apparition des signes cliniques est suivie régulièrement et des soins seront apportés en cas d’apparition de symptômes. De potentiels effets néfastes à long terme de l’irradiation, tels que le développement de tumeurs, pourraient apparaitre. Cependant, cette procédure est appliquée depuis de nombreuses années dans le laboratoire et il n’a été constaté des signes cliniques de ces effets néfastes que dans une minorité (5 mois). Un risque de dyspnée peut arriver dans les 5-10 minutes après injection hydrodynamique. Si une dyspnée est observée la souris sera mise à mort. Après injection cellules tumorales humaines les souris développeront des tumeurs.

Devenir

Les animaux portant un système immunitaire humain(HIS), générés dans la procédure « génération de souris HIS » pourront être inclus dans des procédures permettant de stimuler les cellules immunitaires humaines et/ou de valider l’activité d’immuno-modulateurs. Les souris HIS dont la population de cellules immunitaires aura été augmentée, pourront également être incluses, à la demande des utilisateurs de la plateforme dans les procédures permettant de greffer des tumeurs ou des tissus humains et/ou d’infecter les souris par des pathogènes afin d’étudier in vivo la réponse immunitaire humaine contre des pathogènes humains ou des tumeurs humaines. Ces animaux pourront également être inclus dans la procédure permettant de valider l’activité d’immuno-modulateurs ou dans d’autres procédures qui seront décrites dans une demande de projet. Certaines souris issues de la procédure « génération de souris HIS » pourront également être incluses, à la demande des utilisateurs de la plateforme, dans d’autres procédures qui seront décrites dans une demande de projet ultérieure. Les souris HIS issues de la procédure permettant de valider, dans ce modèle de souris, l’activité d’immuno-modulateurs seront mises à mort par analyse des différents organes post-mortem.

Remplacement

Les modèles in vitro ne permettent pas d’étudier la réponse du système immunitaire humain dans son ensemble, contre des tumeurs ou des pathogènes à tropisme exclusivement humain ni de prédire l’efficacité et l’innocuité de nouveaux vaccins ou traitements immunomodulateurs contre ces tumeurs ou pathogènes. Historiquement, le modèle de choix pour ces études est le primate non humain, le modèle de souris HIS est un modèle alternatif qui peut permettre de limiter le nombre d’études sur le primate non humain.

Réduction

MODIFICATION texte en majuscules Nous évaluons notre niveau de production de souris HIS à 938 souris (75SOURIS/UTILISATEUR X10UTILISATEURS X1.25 car la greffe ne prend que dans 80% de cas) par an soit un total de 4690 souris sur 5 ans. Ces chiffres ont été calculés en tenant compte 1. du nombre d’opérateurs de la plateforme. 2. du nombre d’utilisateurs intéressés par les modèles développés par notre plateforme qui est estimé en moyenne à 10 par an. 3. du fait qu’environ 80% des animaux présenteront un niveau d’humanisation >10%, 4. du fait que la plateforme fournira en moyenne 75 souris humanisées par utilisateur et par an (15 pour étude pilote et 30 pour expérience principale, en comptant 1 étude pilote et 2 expériences principales /utilisateur/an). LE BESOIN DE NOS UTILISATEURS EN SOURIS IMMUNODEFICIENTES A 840 CHAQUE ANNEE, EST DE 4200 SUR 5 ANS EN TENANT COMPTE DE 1. NOMBRE D’OPERATEURS DE LA PLATEFORME. 2. NOMBRE D’UTILISATEURS INTERESSES PAR LES MODELES ESTIME A 8 PAR AN. 3. CE QUE LA PLATEFORME FOURNIRA 105 SOURIS IMMUNODEFICIENTES PAR UTILISATEUR ET PAR AN (15 POUR ETUDE PILOTE 30 POUR EXPERIENCE PRINCIPALE, 1 ETUDE PILOTE ET 3 EXPERIENCES PRINCIPALES /UTILISATEUR/AN). Pour produire ces souris POUR NOS COLLABORATEURS, nous maintenons, en continu, un élevage de 8 LIGNEES DE SOURIS immuno-déficientes. Les souris immunodéficientes seront hébergées en groupe dans un environnement protégé pour assurer leur bien-être, NOUS ESTIMONS POUVOIR FOURNIR 4690 SOURIS HIS ET 4200 SOURIS IMMUNO-DEFICIENTES ET MAINTENIR LES LIGNEES. NOUS UTILISERONS UN TOTAL DE 14400. Nous aurons 3 trios reproducteurs de chaque lignée en continu pendant les 5 années. Ce nombre est le minimum possible pour maintenir un élevage sans croiser les frères/sœurs EN TENANT COMPTE QUE CES LIGNEES PRODUISENT PEU DE PETITS. En partant du fait que chaque femelle d’un trio produit 5 petits par mois, chaque trio produit 10 petits/mois soit 10x12 = 120 petits/an. Ainsi pour chaque lignée, 120x3trios= 360 animaux seront produits chaque année. Pour chaque lignée, il y aura donc une production de 360x5ans = 1800 animaux/lignée sur 5 ans. Nous produirons donc, pour les 8 lignées, 1800x8 = 14400 animaux produits en 5ans. Parmi ces 14400 animaux produits en 5 ans, environ 3600 animaux (25%) seront sacrifiés pour mauvais génotype, 4690 seront humanisés, 4200 SERONT UTILISES POUR TESTER LES NOUVEAUX TRAITEMENTS DE NOS COLLABORATEURS, les 1910 animaux restants assureront le maintien des colonies.

Raffinement

La planification des expériences en amont et la concertation entre le personnel de la plateforme et les utilisateurs sont des atouts pour l’élaboration d’une méthodologie efficace, et le recours à un nombre limité d’animaux. Par ailleurs, lorsque cela sera nécessaire, des études pilotes seront réalisées en amont des études principales. Un outil informatique de randomisation sera utilisé en amont des expériences pour garantir la répartition équilibrée entre les groupes de souris de variables susceptibles d'interférer (biais) avec la mesure ou l'analyse des résultats de l'essai. Enfin, l’état clinique (pelage, mouvement, activité, pâleur, signes de bagarres, apparition de tumeurs) des animaux sera suivi deux fois par semaine pour permettre la détection de signes de souffrance. En cas d’apparition de dermatite, les animaux seront placés sur une litière à base de cellulose et les lésions traitées avec un désinfectant. Après chaque intervention chirurgicale, les animaux seront placés dans des cages chauffées pendant la phase de réveil, et auront du gel hydrique à disposition pendant plusieurs jours. En cas d’apparition de signes de souffrance, un analgésique pourra être administré aux souris. Si les signes de souffrance persistent, une mise à mort sera effectuée pour prévenir toute souffrance inutile.

Choix des espèces

La souris HIS est le seul modèle d’hématopoïèse humaine expérimentale. Il s’agit d’un modèle de petite taille, d’une manipulation aisée et d’un coût relativement faible par rapport aux modèles classiques de l’infection (primates non-humains). A l’heure actuelle, seule la souris propose un niveau d’ingénierie génétique suffisante pour permettre la construction à façon de souches profondément immunodéficientes, ce qui est la condition sine qua non à une prise de xénogreffe humaine efficace et prolongée. MODIFICATION texte en majuscules Les souris HIS sont générées par injection de cellules souches hématopoïétiques humaines dans des souriceaux nouveau-nés (

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 225
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 90
▲ 135
Devenir
 -
 -
 -
 225

Porteuses d'un glioblastome greffé directement dans le cerveau, 225 souris sont utilisées dans des procédures classées en souffrance modérée à sévère, 135 relevant du niveau sévère. La tumeur est induite par injection de cellules dans le cerveau sous anesthésie, puis des nanoparticules sont administrées par le nez pour tester une thérapie génique. Le RNT décrit des symptômes neurologiques, des céphalées et une perte de poids liés au développement de la tumeur. Toutes les souris sont tuées pour prélever les tissus et mesurer l'efficacité du traitement.

Objectifs

En France, les glioblastomes (GBM) frappent plus de 2400 personnes par an. Cette maladie touche majoritairement les adultes (45-70 ans) mais aussi les très jeunes et est classifiée par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) comme des tumeurs très agressives. Ces tumeurs sont caractérisées par une hétérogénéité intra- et inter- tumorale très élevée, avec des zones de mort cellulaire et une prolifération microvasculaire. La prise en charge thérapeutique de ces tumeurs se résume à un traitement chimio-thérapeutique concomitant à la radiothérapie. L’exérèse chirurgicale partielle ou totale de la tumeur, lorsqu’elle est réalisable, demeure un élément déterminant de cette prise en charge et montre un effet considérable sur la survie des patients. Toutefois, malgré l'agressivité de cette stratégie thérapeutique, la survie des patients est évaluée à environ 18 mois. Ce taux de survie s’explique par les caractéristiques propres aux GBM, notamment la forte hétérogénéité des cellules neuronales responsables de l’initiation tumorale et la mise en place de mécanismes de résistance. La caractérisation moléculaire des GBM, a mis en évidence l’implication de petites molécules (acides ribonucléiques) dans le maintien de la survie cellulaire de ces cellules tumorales. Cet état de l’art, a conduit au développement de nanoparticules lipidiques qui transportent et relarguent les agents thérapeutiques directement dans la zone tumorale. Ainsi, pour la suite du projet, l’efficacité thérapeutique de ces nanoparticules sera évaluée sur un modèle de souris de glioblastome afin de déterminer la transposabilité clinique du système.

Bénéfices attendus

Face à l'échec des thérapies actuelles contre le GBM, le développement de nouvelles voies d’administration est devenu une priorité. Notre approche repose sur des molécules thérapeutiques innovantes dont l'efficacité dépend d'un système de délivrance sophistiqué. Les nanoparticules lipidiques utilisées ici assurent une libération contrôlée et un ciblage spécifique, palliant ainsi les limites de diffusion de ces molécules. L'administration intranasale vient renforcer cette stratégie en offrant un accès direct au compartiment cérébral, assurant une efficacité thérapeutique maximale. Ce projet propose donc une solution intégrée et novatrice, susceptible de transformer l'arsenal thérapeutique contre les tumeurs cérébrales agressives.

Procédures

Les cellules tumorales seront injectées directement dans le cerveau de souris anesthésiées. La procédure est estimée à 15 min par souris. L’administration par le nez de nos nanoparticules se fera sur souris anesthésiées. On estime cette procédure à 3 min par souris. La contention, la pesée et les diverses anesthésies sont estimées à moins d’une minute par souris.

Impact sur les animaux

La contention des souris pour les injections des analgésiques et anesthésiant peut induire du stress chez la souris. La contention est estimée à moins d’une minute par souris. La greffe des cellules tumorales est une chirurgie qui peut induire des douleurs chez la souris. Le développement de la tumeur GBM induit le développement de symptômes neurologiques, des céphalées et une perte de poids chez la souris. L’administration intranasale répétée des nanoparticules peut induire une irritation des muqueuses nasales et est réalisée sous anesthésie générale légère.

Devenir

Après chaque procédure, toutes les souris seront mises à mort pour permettre le prélèvement des tissus nécessaires à l’analyse de l’induction de la pathologie mais aussi pour évaluer l’efficacité thérapeutique de nos nanoparticules.

Remplacement

Le développement de modèles cellulaires en 3 dimensions (type sphéroïdes, tumoroïdes et organoïdes) permet de remplacer une partie des études précliniques chez la souris en testant in vitro l’efficacité de l’utilisation d’agents thérapeutiques. Toutefois, ces systèmes comportent des limites et ne récapitulent pas toute la complexité de l’organe ce qui explique le recours à des animaux pour étudier les échanges cellulaires et moléculaires qui prennent place dans le cerveau où se développent les glioblastomes. De plus, pour réaliser l’étude de biodistribution, il est nécessaire de passer sur un modèle in vivo.

Réduction

Les effectifs d'animaux ont été calculés à partir d'outil statistique. De plus, à l'issue d'une procédure, si nous n'observons pas d'induction de la pathologie chez les souris, la suite du projet ne sera pas conduite. Ce raisonnement sera également appliqué à la fin des autres procédures.

Raffinement

Des visites journalières des souris seront effectuées pour détecter la souffrance, la douleur et le stress des animaux. Les animaux auront accès à de la nourriture humide en cas de perte de poids légère. Les souris seront observées quotidiennement pendant chaque pesée afin de détecter l’éventuelle apparition de signes de souffrance (points limites). Un traitement anti-douleur sera administré par voie sous-cutanée dès lors qu'un signe de souffrance est détecté. De plus les souris seront maintenues sur tapis chauffant après la chirurgie pour maintenir une température adaptée au réveil.

Choix des espèces

Le développement de thérapies à base de nanoparticules nécessite des études in vivo chez le petit animal, en complément des tests in vitro, pour évaluer leur devenir et efficacité. Les autorités imposent également ces données précliniques pour les nouveaux médicaments.. Enfin, l’utilisation des souris dépourvues de système immunitaire permet l’implantation des cellules tumorales humaines sans rejets de l’espèce. Des souris âgées entre 8 et 10 semaines seront utilisées pour toutes les procédures du projet. Nous savons que cette pathologie affecte majoritairement les adultes, c’est pourquoi nous choisissons de travailler sur des souris adultes. De plus, à ces âges, les animaux sont réceptifs à la prise de greffe.