Cancers

1289 contenus, page 11 sur 108
  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 48
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 48
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 48

Une tumeur est implantée sous la peau, puis jusqu'à cinq injections d'anticorps dans la veine de la queue : 48 souris sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. La croissance tumorale peut gêner leurs déplacements et les injections répétées risquent d'irriter ou de nécroser la veine. Le projet cherche une dose d'immunothérapie volontairement sous-optimale, à combiner ensuite avec des ultrasons. Les tumeurs sont prélevées après la mise à mort.

Objectifs

Ce projet s’inscrit dans une étude globale qui vise à potentialiser l’effet de l’immunothérapie par les ultrasons par recrutement du système immunitaire et par action sur le microenvironnement tumorale. Les modèles de cancers choisis sont le mélanome car il est sensible à l’immunothérapie et le cancer du sein triple négatif car il est peu sensible à l’immunothérapie. Le mélanome est un cancer de la peau agressif qui touche environ 330 000 nouvelles personnes chaque année dans le monde, avec une incidence en hausse constante. Le cancer du sein triple négatif, une forme particulièrement agressive et difficile à traiter, représente environ 10 à 15 % des cancers du sein, soit environ 225 000 nouveaux cas par an dans le monde. Nous allons viser un dosage de l’immunothérapie pour obtenir un effet partiel à optimiser avec un traitement complémentaire, représenté dans notre étude globale par les ultrasons. Le but de ce projet est de déterminer une dose d’immunothérapie sous-optimale pour le mélanome et le cancer du sein, permettant d’observer une réponse immunitaire partielle dans la tumeur.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus concernent la santé humaine, à long terme. Ce projet permettra par la suite d'utiliser ces modèles pour tester des combinaisons d'immunothérapie et d'ultrasons. En cas de succès, ce serait une réelle avancée en termes de prise en charge des patients atteints de mélanome, et de cancer du sein triple négatif. Ce projet permettra de mettre au point des modèles qui pourront être utilisés pour d’autres projets. La combinaison des traitements en clinique permettra de réduire les effets secondaires engendrés par l’immunothérapie et pourrait être appliquée dans d’autres types de cancers.

Procédures

Les animaux seront anesthésiés pour une injection sous la peau de cellules tumorales (3 minutes). Les animaux seront manipulés 3 fois par semaine pour les peser et pour observer la pousse tumorale et ils recevront jusqu’à 5 injections intraveineuses.

Impact sur les animaux

Une injection de cellules en sous cutané entraînant une croissance de tumeur peut entraîner une gêne à la locomotion. Le suivi tumoral au pied à coulisse sera réalisé sur les animaux en contention et donc générera du stress et éventuellement une douleur au niveau de la tumeur. Les injections intraveineuses répétées d’anticorps via la veine caudale, associées à des contentions successives, peuvent également induire du stress, des douleurs locales au point d’injection ainsi qu’un risque d’irritation ou de nécrose de la veine. Avec l’injection d’anticorps, un risque de GVHD est possible (réaction immunitaire), pouvant entraîner des douleurs ou crampes abdominales, et diarrhées.

Devenir

Les animaux seront mis à mort car les mesures réalisées pour ce projet seront faites sur les tumeurs prélevés après la mise à mort de l’animal pour vérifier que l’immunothérapie génère une réponse immunitaire.

Remplacement

Afin d’établir et d’affiner toute l’étude globale, nous nous sommes basés sur plusieurs informations qui ont été données via des études sur des cultures de cellules 3D. En effet dans le but d’avoir des paramètres optimaux pour la finalité de notre étude, c’est-à-dire, combiner nos traitements, il est intéressant de savoir que l’élasticité est augmentée après traitement par ultrasons. Cependant, les interactions entre le système immunitaire et la tumeur sont complexes et impactées par différents organes lymphoïdes (la rate, les ganglions), ainsi que par différents paramètres de la tumeur (structure cellulaire, rigidité). L’étude de l’efficacité de l’immunothérapie ne peut se faire qu’au niveau de la tumeur dans son micro-environnement et avec ses interactions avec l’organisme entier.

Réduction

Les effectifs des groupes ont été calculés avec des outils statistiques.

Raffinement

Une anesthésie sera mise en œuvre lors de la procédure qui le nécessite. Un traitement anti-douleur sera administré si nécessaire. Les animaux seront placés sur litière en cellulose afin de limiter les risques d’ulcération, d’irritation ou de nécrose tumorale. Des points limites stricts et spécifiques au projet sont définis afin de permettre un arrêt précoce de la procédure en cas d’atteinte au bien-être animal.

Choix des espèces

La souris est la plus petite espèce qui développe des tumeurs suffisamment grosses pour être traitées par ultrasons. Nous avons choisi des souris âgées de 6 semaines au moment de l’implantation du modèle, car d’une part la prise tumorale est meilleure sur les individus jeunes, ce qui permet de diminuer le nombre d’animaux à utiliser. D’autre part, le traitement débutera entre 8-9 semaines, 8 semaines étant l’âge auquel leur système immunitaire est mature.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 120
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 120
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 120

Pour valider un système d'imagerie censé suivre les tumeurs sans les injections de substrat qu'exigent les appareils commerciaux, 120 souris vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. Chaque animal reçoit une greffe de cellules tumorales, puis passe sous imagerie sous anesthésie deux fois par semaine pendant six semaines au maximum. Le porteur met en avant l'intérêt technique et le "coût d'achat élevé" des systèmes existants. Les tumeurs et les ganglions sont prélevés après la mise à mort, au plus tard quarante-deux jours après la greffe.

Objectifs

L’imagerie par bioluminescence in vivo est un outil utilisé en cancérologie préclinique permettant le suivi longitudinal non invasif de la croissance tumorale, de la dissémination métastatique et de la réponse thérapeutique. Les systèmes commerciaux actuels reposent sur des luciférases nécessitant des injections répétées de substrats exogènes, générant des problèmes d'utilisation et un coût d'achat élevé. Notre nouveau système de bioluminescence est optimisé pour être autonome permettant un suivi continu de la croissance tumorale sans injection de substrat. Cette technologie a déjà été validée in vitro dans des lignées cellulaires humaines et murines. Le projet vise à développer et valider, chez la souris, ce nouveau système de bioluminescence autonome. L’objectif de ce projet est de démontrer que ce nouveau système de bioluminescence produit un signal lumineux suffisamment intense pour permettre la détection fiable des tumeurs in vivo en sous-cutané, tout en vérifiant que les tumeurs rendues luminescentes conservent les mêmes caractéristiques biologiques que les tumeurs d’origine (croissance, agressivité).

Bénéfices attendus

Ce projet constitue une preuve de concept démontrant qu'un système de bioluminescence autonome permet un suivi tumoral in vivo continu, sensible et reproductible, sans administration répétée de substrat exogène. Il établira une corrélation robuste entre l'intensité/dynamique du signal luminescent et la cinétique tumorale, tout en confirmant l'absence d'altération des caractéristiques biologiques essentielles des tumeurs (croissance, morphologie). Sur le plan méthodologique, le projet vise à établir un nouveau standard d’imagerie préclinique en oncologie, en réduisant le recours aux injections répétées de substrat et à certaines procédures invasives tout en améliorant la qualité des données longitudinales (mesures fréquentes sur un même individu).

Procédures

- Injection de cellules tumorales 1 fois, 30 sec - Mesure de la taille de la tumeur : 2x/semaine pendant 6 semaines maximum, 1 min - Anesthésie et imagerie de la tumeur (5 min maximum) : 2x/semaine pendant 6 semaines maximum - Pesée des souris : 2x/semaine pendant 6 semaines maximum, 30 sec

Impact sur les animaux

- Douleur de courte durée lors de l'injection par voie sous-cutanée sous anesthésie isoflurane de cellules tumorales - Gène potentielle lors du développement de la tumeur. - stress lié aux anesthésies lors de l'imagerie, et aux contentions lors de la mesure du volume tumoral et pesées. - Gêne à la locomotion, nuisances possibles si le volume tumoral au site d'injection atteint le point limite.

Devenir

En fin de procédure, soit au maximum 42 jours post-implantation si aucun point limite n'a été atteint avant, tous les animaux seront mis à mort pour prélèvement et analyse des tumeurs et ganglions drainants.

Remplacement

Avant toute expérimentation animale, un travail approfondi de sélection et de caractérisation a été effectué in vitro et en bio-impression 3D pour mieux mimer la croissance tumorale et limiter le passage à l’animal aux seuls clones répondant à des critères stricts. L’utilisation de l’animal n’intervient qu’après épuisement des possibilités d’optimisation in vitro.

Réduction

Le nombre d’animaux par condition est défini sur la base d’un compromis entre puissance statistique et minimisation des effectifs. Le recours à l’imagerie bioluminescente non invasive, répétée chez les mêmes animaux, augmente la quantité de données recueillies par individu, permettant ainsi de réduire le nombre total d’animaux. De plus, l’utilisation d’un logiciel de statistiques nous permet de calculer le nombre de souris strictement nécessaire pour obtenir des résultats statistiquement significatifs.

Raffinement

Avant toute manipulation, les animaux bénéficieront d’une période d’acclimatation et d’habituation au(x)manipulateur(s) pendant 7 jours. Les expérimentateurs sont expérimentés et sont à même de détecter très rapidement le moindre signe de douleur afin d’appliquer les meilleures mesures. L’état général, le comportement (activité, isolement …), les critères physiques (poils hérissés, dos vouté) ou le moindre signe de douleur sera évalué et annoté sur une fiche de suivi, et comparé à la grille de score de référence pour prendre les mesures nécessaires afin que le bien-être animal soit respecté. Un anti-douleur sera injecté lors de la détection des signes de douleur selon la grille de scoring. Chaque cage présentera des enrichissements (coton de nidation, tunnels pour jeux) régulièrement renouvelés. Les copeaux de litière seront remplacés par de la cellulose afin d’être moins irritants pour les souris présentant des tumeurs et éviter les nécroses.

Choix des espèces

Les souches murines sont particulièrement adaptées pour l'étude des tumeurs. La petite taille des souris est adaptée à l'imager utilisé pour le suivi du signal de bioluminescence. Nous utiliserons de jeunes adultes pour favoriser la prise tumorale soit 6 à 8 semaines.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 3320
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 3320
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 3320

Pour évaluer si une lumière rouge ou infrarouge réduit les lésions de la peau et de la bouche causées par la radiothérapie, 3 320 souris vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. Chaque animal reçoit une greffe de cellules tumorales, des séances d'irradiation sous anesthésie générale et, pour certains groupes, des injections d'anticorps trois fois par semaine pendant trois semaines. Les atteintes attendues, perte de poids, irritations de la peau et de la muqueuse buccale, viennent surtout de l'irradiation et de la tumeur. La mise à mort permet des examens sur tissus, et l'effectif de plus de trois mille animaux n'est pas justifié dans le résumé.

Objectifs

Ce projet a pour objectif d’évaluer la capacité de la photobiomodulation, utilisant une lumière rouge ou proche infrarouge, à réduire les toxicités induites par la radiothérapie et/ou la chimiothérapie au niveau de la muqueuse buccale et de la peau. La photobiomodulation est déjà largement utilisée en clinique pour la prise en charge des effets secondaires liés aux traitements anticancéreux, ainsi que dans d’autres indications telles que l’alopécie ou la cicatrisation post-chirurgicale. L’objectif principal de ce projet est d’évaluer la sécurité et l’efficacité de la photobiomodulation dans des modèles murins de toxicités radio-induites, en particulier la radiodermite et la mucite orale, tout en s’assurant de l’absence de toxicité cutanée et muqueuse induite par la photobiomodulation elle-même. Un objectif secondaire est de vérifier que la photobiomodulation n’induit pas de protection tumorale vis-à-vis de la radiothérapie. À ce titre, le projet vise également à évaluer l’impact de la photobiomodulation sur la réponse tumorale à la radiothérapie, et à explorer la possibilité d’un effet radiosensibilisant de la photobiomodulation.

Bénéfices attendus

Bien que l’efficacité clinique de la photobiomodulation soit aujourd’hui bien établie dans la prévention et le traitement de la mucite orale, l’analyse de son effet sur les toxicités cutanées et muqueuses radio-induites permettra de mieux comprendre comment la photobiomodulation agit au niveau cellulaire et moléculaire pour limiter l’inflammation et favoriser la réparation des tissus sains exposés aux irradiations. Certaines études précliniques ont déjà démontré une réduction de la mucite orale par l’utilisation de lasers de faible intensité chez l’animal. Toutefois, ce projet vise à confirmer ces résultats à l’aide de techniques complémentaires, permettant d’étudier précisément les mécanismes biologiques impliqués dans la réduction des effets secondaires, et surtout à étendre cette démonstration au contexte de la radiodermite, dont la diminution n’a pas encore été démontrée de manière robuste en préclinique, tout en s’assurant de l’absence de toxicité cutanée et muqueuse propre à la photobiomodulation. Par ailleurs, les paramètres d’utilisation de la photobiomodulation (doses, longueurs d’onde, durée d’exposition) étant actuellement très hétérogènes en préclinique et en clinique, ce projet contribuera à leur optimisation et standardisation dans le cadre des soins de support en oncologie. Dans la littérature préclinique, l’impact de la photobiomodulation associée à la radiothérapie sur la tumeur reste controversé. Ce projet vise à clarifier ces effets en explorant de manière rigoureuse l’influence de la photobiomodulation sur la réponse tumorale à la radiothérapie, dans différents modèles tumoraux. La mise en évidence, à l’aide de preuves précliniques solides et de techniques d’analyse avancées, d’un effet radiosensibilisant, d’une modulation du microenvironnement tumoral, ou d’un ralentissement de la croissance tumorale constituerait une avancée majeure dans la compréhension des interactions entre la photobiomodulation et les traitements anticancéreux. Ces données permettront de mieux caractériser les mécanismes biologiques impliqués, notamment en termes de vascularisation tumorale, d’inflammation et de réponse immunitaire, et de trancher les divergences actuelles de la littérature.

Procédures

Il y aura une injection des cellules tumorales sous anesthésie locale (durée 10 secondes). Pour chaque procédure, la photobiomodulation sera délivrée pendant au maximum 10 min sans contact direct à une distance de 40 mm. Elle sera délivré pour chaque groupe sous anesthésie générale après une séance de radiothérapie pour les groupes irradiés ou pour les groupes témoins. Pour chaque procédure, les souris seront également irradiées sous anesthésie générale (durée: 15 minutes max) . Dans certains groupes, elles seront traitées 3 fois par semaine avec un anticorps en injection durant trois semaines (durée de l'injection 10 secondes). Cette injection se fera sous anesthésie locale. Certains groupes recevront un produit de contraste pour voir la vascularisation sous micro-CT juste avant le prélèvement final sous anesthésie générale (une injection, durée 10 secondes, sous anesthésie générale).

Impact sur les animaux

Les nuisances qui surviennent à l’animal sont principalement dues à l’irradiation et à la tumeur. Les effets indésirables attendues liés à l’implantation de la tumeur, le développement progressif de la tumeur pouvant entraîner une gêne légère à modérée et une perte de poids. Les nuisances que l’animal peut également rencontrer sont les irritations cutanée ou muqueuse légère et transitoire et la perte de poids modérée, liée à l’irradiation dans les modèles de radiodermites et de mucite orale radio-induites. L’association de la photobiomodulation à la radiothérapie ne génère pas de nuisance supplémentaire pour l’animal. Aucun effet indésirable spécifiquement lié à la photobiomodulation n’est attendu sachant qu’elle non ionisante, non invasive et appliquée en surface à des doses ne causant aucune élévation thermique mesurable. Dans ce contexte, la photobiomodulation est susceptible de réduire certaines toxicités radio-induites, telles que la radiodermite et la mucite orale, et pourrait ainsi contribuer à une amélioration du bien-être animal.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés pour des études et examens sur tissus post-mortem.

Remplacement

Le recours à l’animal est justifié par l’impossibilité de reproduire in vitro l’ensemble des phénomènes biologiques étudiés dans ce projet. Les effets de la photobiomodulation sur les toxicités radio-induites et sur la réponse tumorale impliquent des interactions complexes entre plusieurs compartiments cellulaires, microenvironnement tissulaire de la tumeur , et la dynamique tumorale avec certains types de cellules ou médiateurs chimiques est très important, qui ne peuvent être modélisées de manière pertinente par des systèmes cellulaires isolés. D’autant plus que les données issues de la littérature basée majoritairement sur des études in vitro sont très limitées dans l’analyses sur les mécanismes d’actions de la photobiomodulation sur la réparation tissulaire ou sur la réponse tumorale, manquant d’aller plus loins dans la recherche ou dans les conclusions. Ils démontrent par ailleurs que les effets de la photobiomodulation diffèrent significativement entre les modèles in vitro et in vivo. Ainsi, l’utilisation de modèles murins reste indispensable si on veut étudier de manière intègre les effets de la photobiomodulation sur les tissus développant la mucite orale et la radiodermite proche de celui des patients et sur la tumeur, dans un contexte de radiothérapie, et pour produire des résultats transposables à la clinique humaine.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisé dans ce projet sera strictement limité au minimum nécessaire pour obtenir des résultats statistiquement exploitables. Les effectifs ont été définis sur la base : d’une analyse statistique à priori, afin de calculer le nombre d’animaux nécessaire et suffisant dans chaque procédure pour détecter des différences significatives pour chaque procédure expérimentale. Sur des données précliniques existantes, les modèles de radiodermite et de mucite orale utilisés dans ce projet sont très développés dans le laboratoire et décrits dans la littérature. Mais également la création de modèle avec des tumeurs ou il y a un contrôle tumoral par la radiothérapie est également très développé dans le laboratoire. Du fait de ce recul important, nous n’avons pas besoin de mettre en place nos modèles d'irradiations et de tumeurs. Ceci nous permettra de réduire les conditions expérimentales et donc le nombre de souris.

Raffinement

La photobiomodulation constitue une approche non invasive, non ionisante, appliquée à des paramètres n’induisant aucune élévation thermique mesurable, et ne générant pas de douleur directe chez l’animal. Toutefois, un appareil d'imagerie thermique (Ti20 thermal imager) peut être utilisé pour vérification. Les animaux seront pesés trois fois par semaine, et un examen clinique biquotidien sera réalisé afin d’évaluer l’état général, le développement des effets radio-induits cutanés et/ou muqueuses. Le scoring de ces effets se fera avec le score de Parkins ou CTCAE. Le développement tumoral sera suivi trois fois par semaine par la mesure du volume tumoral à l’aide d’un pied à coulisse, ou par une imagerie IVIS (Système d’imagerie in vivo basé sur la luminescence), permettant un suivi longitudinal non invasif. Des points limites précoces ont été définis et seront strictement appliqués, conduisant si nécessaire à une euthanasie immédiate, réalisée conformément aux recommandations réglementaires en vigueur. Les souris seront hébergées en groupe afin de limiter le stress lié à l’isolement. Leur environnement sera enrichi (coton, nids en carton, papier) pour favoriser les comportements naturels et réduire l’anxiété. En cas de besoin, des compléments alimentaires riches en énergie et facilement accessibles seront mis à disposition, et des traitements analgésiques pourront être administrés conformément aux recommandations vétérinaires.

Choix des espèces

La souris est l’espèce animale de référence pour les études de radiobiologie, en raison de la bonne caractérisation de ses réponses tissulaires et immunitaires aux rayonnements ionisants. Les lignées choisies ont été sélectionnées car ce sont des modèles largement utilisés et validés pour l’étude du développement tumoral et des effets secondaires de la radiothérapie. Leur homogénéité génétique (souris congéniques) garantit une bonne reproductibilité des résultats. Par ailleurs, ces lignées ont déjà été utilisées dans le laboratoire pour l’étude des mucites buccales et de la radiodermite, assurant ainsi une continuité scientifique avec les travaux similaires. Les souris jeunes seront âgées de 8 semaines, un âge où la souris est suffisamment mature. Elles représenteront les souris jeunes. Sur la base des résultats obtenus, certains résultats clés peuvent être confirmés sur des souris âgées de 15 à 18 mois pour voir si l’âge joue dans les résultats.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 2690
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 310
▲ 2380
Devenir
 -
 -
 -
 2690

2 690 souris vont être utilisées, toutes tuées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère, la plupart classées sévère. Elles subissent l'induction de tumeurs de la prostate, parfois une castration chirurgicale, puis un suivi par imagerie jusqu'à seize semaines, les modèles à métastases osseuses atteignant le squelette entier. Le porteur décrit un projet mené "à la demande de chercheurs extérieurs" et pour "nos clients" souhaitant des études d'efficacité thérapeutique. Ce travail relève ainsi d'une prestation commerciale facturée, dont dépend la mise à mort des 2 690 souris.

Objectifs

Ce projet a pour but de mettre en œuvre, à la demande de chercheurs extérieurs à notre laboratoire, des modèles de cancer de la prostate et de les étudier par imagerie in vivo, à des fins de compréhension de mécanismes fondamentaux ou d'évaluation de nouveaux médicaments. Il s’agit d’une nouvelle demande faisant suite à la fin de validité de la précédente autorisation. Dans le projet précédent, nous avons réalisé 18 études qui nous ont permis de proposer des modèles tumoraux de cancer de la prostate. Les résultats que nous avons obtenus ont été très pertinents avec une publication scientifique et une autre en cours de rédaction. Nous avons testé le potentiel thérapeutique ou métastatique de certains canaux ioniques dans le cancer de la prostate et nos clients souhaitent poursuivre sur des études d’efficacité thérapeutique. Avec 60 000 nouveaux cas en France tous les ans, le cancer de la prostate représente aujourd’hui la première cause de mortalité chez l’homme après 70 ans. On compte actuellement 9 000 décès par an pour ce cancer qui touche 1 homme sur 8. Actuellement, le Docetaxel est le traitement de référence des cancers de la prostate métastatiques résistants au traitement hormonal (CRPC). Cette chimiothérapie apporte un réel bénéfice au niveau de la survie des malades. Malheureusement, on sait qu’une grande partie des malades traités par ce médicament développent une résistance à la chimiothérapie. C’est pourquoi aujourd’hui, l’enjeu majeur consiste à trouver à la fois des méthodes pour prédire cette résistance et de nouvelles combinaisons de traitements pour surmonter cette résistance et éviter les traitements inutiles et toxiques. Le projet représente un ensemble d’études types qui pourront viser à comprendre des mécanismes impliqués dans la progression tumorale ou à évaluer l'efficacité thérapeutique de nouveaux traitements.

Bénéfices attendus

Il s’agit d’étudier par imagerie in vivo des modèles de cancer de la prostate à des fins de compréhension de mécanismes fondamentaux ou pour l'évaluation de nouveaux médicaments. Dans le projet précédent, les résultats que nous avons obtenus ont été très pertinents, nous avons testé le potentiel thérapeutique ou métastatique de certains canaux ioniques impliqués dans le cancer de la prostate et nos clients souhaitent poursuivre sur des études d’efficacité thérapeutique qui mettent en œuvre ces canaux ioniques. Ces travaux ont fait l’objet d’une publication scientifique et une autre en cours de rédaction.

Procédures

Induction du modèle de cancer : - par chirurgie : 1 acte par animal (15min max d’intervention sous anesthésie générale) - sans chirurgie : injection intracardiaque (quelques secondes sous anesthésie générale) - par injection sous cutanée (quelques secondes sous anesthésie générale) par injection intra tibiale (5min sous anesthésie générale avec radiologie). Castration : 1 acte par animal par chirurgie (15min max d’intervention sous anesthésie générale). Non systématique. Suivi par imagerie : au maximum 2 examens non invasifs par semaine pendant 16 semaines sous anesthésie générale. Traitements : au maximum 5 traitements par semaine pendant 16 semaines par voie orale, intrapéritonéale ou intraveineuse. Prélèvement de sang sur animal vigile au niveau sub mandibulaire ou sur animal anesthésié en rétro-orbitaire : (en 3 fois sur 24h ou en 1fois/jour sur 5 jours) Prélèvement de sang terminal par ponction cardiaque sur souris endormie en fin d’étude.

Impact sur les animaux

Les nuisances ou effets indésirables potentiels sur les animaux sont: -pour le modèle sous-cutané (SC) : taille de la tumeur importante en fin d'étude entrainant une gêne pour la locomotion, nécrose de la tumeur (Incidence modérée sur le bien-être ou l’état général des animaux). -pour le modèle orthotopique : taille de la tumeur importante en fin d'étude provoquant une gêne dans la mobilité, les fonctions urinaires et digestives. (Incidence modérée sur le bien-être ou l’état général des animaux). -pour le modèle intracardiaque : développement de métastases osseuses ostéolytiques ou ostéoblastiques sur tout le squelette (Incidence sévère sur le bien-être ou l’état général des animaux). -pour le modèle intra tibia : développement d’une tumeur osseuse ostéolytique ou ostéoblastique au niveau du tibia et fémur (Incidence sévère sur le bien-être ou l’état général des animaux). -dans les cas d’administrations répétées de traitements : effets indésirables tels que rougeur au niveau du site d’injection ou une légère perte de poids. Les nuisances décrites ci-dessus (certaines sévères) sont potentielles car il ne sera pas nécessaire d’atteindre ces effets pour les besoins expérimentaux. Lors de notre précédent projet, nous avons pu tester les modèles : - Sous cutané : Nous n’avons pas observé de problème particulier, le suivi permet d’éviter l’atteinte des points limites. - Intraprostatique : Nous avons pu observer sur 50% des souris, une perte de poids comprise d’entre 5 et 10%, 5 jours après la chirurgie. Elles ont repris leur poids à J11 grâce aux mesures de raffinement. - Intracardiaque : Nous avons pu observer sur 11% des souris de ce modèle des difficultés de locomotion associé à une perte de poids supérieure à 10%, sur 21% des souris une perte de poids supérieure à 10% sans autres signes apparents. Ces difficultés apparaissent en fin d’expérimentation, elles ont duré moins de 5 jours pendant lesquelles des mesures de raffinement ont été prises avant mise à mort.

Devenir

Toutes les souris seront mises à mort à l'issue de chaque procédure car des prélèvements d'organes seront effectués par la suite.

Remplacement

Le cancer et la formation des métastases sont des phénomènes complexes qui font intervenir de multiples étapes, tissus et types cellulaires, conduisant en particulier à l’échappement des cellules cancéreuses de la tumeur primaire et leur survie et dissémination dans l’organisme. Ces paramètres ne pouvant être étudiés in vitro, le recours aux animaux est indispensable. Par ailleurs, afin de développer de nouvelles stratégies anti-cancéreuses, des études précliniques sont nécessaires et ne peuvent être réalisées que chez l'animal pour tenir compte de la complexité de la physiologie d'un organisme entier.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés dans ce projet est réduit au maximum sans toutefois compromettre les objectifs. Les groupes témoins seront regroupés lorsque cela sera possible. La mise en œuvre de l'imagerie permettra de suivre le même animal au cours du temps ce qui permet de réduire significativement leur nombre à 10 par lot. Des tests non paramétriques (type Test de Mann-Whitney ou test de Kruskal-Wallis) seront utilisés par nos clients.

Raffinement

Les méthodes d'imagerie mises en œuvre sont non invasives et certains actes sont réalisés sous anesthésie ce qui limite le stress infligé au cours de l’expérimentation. Les animaux seront observés quotidiennement et des points limites prédictifs nous permettront de prendre les mesures nécessaires afin de limiter la souffrance au cours de l’expérimentation. De plus, durant les examens d'imagerie et l'induction du modèle tumoral, les souris seront anesthésiées et chauffées (tapis chauffant pour la chirurgie ou plateau chauffant pour l’imagerie). La douleur liée à la chirurgie sera également prise en charge par l'utilisation d'analgésiques. Par ailleurs, nous donnons du gel nutritif (adapté à la récupération après chirurgie) 7 jours avant la chirurgie pour habituation et une fois la chirurgie réalisée, pour assurer un meilleur rétablissement post-opératoire. Pour garantir le statut sanitaire des souris immunodéficientes, elles seront hébergées en portoir ventilé et des procédures strictes seront respectées durant les différentes séances d’imagerie (désinfection du matériel, entretien des locaux, ordre de passage des souris dans l’imageur…).

Choix des espèces

La souris est une espèce animale classiquement utilisée pour les études de tumorigenèse, de progression tumorale et métastatique de par la relative faible durée des expérimentations (quelques semaines), ainsi que par la possibilité d’utiliser des techniques d’imagerie in vivo. C’est ainsi le modèle animal de choix afin de réaliser des expérimentations permettant d’étudier la croissance de tumeurs primaires et de métastases issues de cellules cancéreuses. Par ailleurs il existe des souris immunodéficientes bien adaptées pour les implantations de cellules d'origine humaine. Modèle de cancer réalisable chez la jeune souris (6 à 8 semaines). A ce stade, la croissance et le développement des tumeurs sont optimaux. Sur des animaux plus âgés, il est possible qu’une légère immunocompétence apparaisse, augmentant ainsi le risque de rejet de greffe tumorale.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
    • Troubles musculosquelettiques
    • Troubles urogénitaux
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Cochons : 47
Souffrances
▲ 10
▲ -
▲ 37
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 47

Pour constituer les dossiers réglementaires d'autorisation de mise sur le marché de nouveaux dispositifs d'embolisation, 47 porcs vont être utilisés, tous tués, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, une partie sous anesthésie sans réveil. Chaque animal subit une anesthésie générale et une embolisation guidée par imagerie de 30 à 40 minutes, avec pour certains une incision d'un vaisseau du rein provoquant une ischémie rénale douloureuse. Le porteur qualifie le recours à l'animal vivant d'"indispensable" et présente ces données comme exigées par les agences sanitaires. Tous les porcs sont mis à mort pour prélever des organes destinés à l'analyse histologique.

Objectifs

L’objectif de ce projet est d’évaluer l’efficacité et la sécurité de nouveaux agents d’embolisation utilisés en radiologie interventionnelle (RI), avant leur application chez les patients. La RI est une spécialité médicale qui associe une technique d’imagerie (rayons X, ultrasons, résonnance magnétique) à un geste mini- invasif pour diagnostiquer et/ou traiter un large éventail de maladies, dont les cancers. L’embolisation est une procédure de radiologie qui consiste à injecter à l’intérieur d’un vaisseau un produit pour l’occlure. Le but visé est, soit d’arrêter un saignement (traumatisme, hémorragie du post-partum, hémoptysie…), soit de dévasculariser un tissu pathologique irrigué par ce vaisseau en le privant d’apport sanguin (fibrome utérin, adénome de la prostate, tumeur hépatique, malformation vasculaire…). De nouveaux matériaux sont actuellement à l’étude pour améliorer les traitements par embolisation. On peut notamment citer les matériaux dégradables, la fonctionnalisation des matériaux ou l’introduction d’adjuvants pour rendre les dispositifs visibles en imagerie ou encore chargeables avec des principes actifs. Tous ces agents d’embolisation sont des dispositifs médicaux implantables pour lesquels la performance et l’innocuité doivent être évalués chez l’animal avant de les utiliser en clinique. Les résultats obtenus seront versés aux dossiers réglementaires pour les demandes d’autorisation de mise sur le marché.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus du projet sont d’ordre technologique et médical. Il s’agit de tester de futurs produits de santé destinés à une utilisation chez l’homme. La radiologie interventionnelle a révolutionné la pratique de la médecine moderne grâce à l'introduction, au développement et à la validation de thérapies peu invasives, dont beaucoup ont non seulement remplacé des procédures invasives, mais ont également offert de nouvelles solutions diagnostiques et thérapeutiques là où il n'en existait pas auparavant. La radiologie interventionnelle s’inscrit de plus en plus dans les perspectives curatives de maladies cancéreuses, que ce soit par l’efficacité propre de ses méthodes ou dans le cadre de traitements combinés avec d’autres techniques. Ce projet bénéficiera donc directement aux patients, les nouveaux agents d’embolisation testés pourront être appliqués en clinique dès leur sécurité d’utilisation établie selon les bonnes pratiques de laboratoire.

Procédures

Chaque animal sera soumis à une anesthésie générale pendant laquelle une prise de sang et une intervention chirurgicale mini-invasive guidée par l’imagerie (embolisations 30-40 minutes) sera réalisée. Un groupe d'animaux sera mis à mort à l'issue de cette procédure sans réveil de l'anesthésie, un autre groupe sera réveillé et observé quotidiennement, de 1 semaine à 3 mois selon les lots, avant une deuxieme anesthésie générale sans réveil pour un contrôle angiographique et un prélèvement sanguin. MODIFICATION Chez un autre groupe d’animaux, la même chirurgie, avec ajout d’une incision au niveau d’un vaisseau du rein, sera réalisée.

Impact sur les animaux

Les nuisances pour les animaux sans réveil sont liées à l’induction de l’anesthésie : stress à la contention, injection intramusculaire. Pour les animaux suivis en post opératoire, le réveil de l’anesthésie peut s’accompagner de nausées, désorientation, hypothermie, irritation trachéale. L’intervention chirurgicale par voie endovasculaire est mini invasive, l’embolisation de branches de l’artère rénale induit une ischémie qui peut amener des douleurs et occasionner une perte d’appétit passagère. Les effets indésirables consécutifs à l’accès vasculaire sont un hématome et éventuellement une boiterie.

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort pour prélever des organes à but d'analyses histologiques.

Remplacement

Plusieurs mesures alternatives ont été mises en œuvre en amont des tests in vivo: Lors de l’étape de design du dispositif, les fabricants cherchent les données de biocompatibilité disponibles pour les matériaux utilisés. Ceux dont les effets et les doses toxiques sont connus sont éliminés de la composition de l’implant, afin de réduire le risque d’effets pathologiques locaux. Des tests in vitro de performances ou de cytotoxicité permettent également d’exclure certaines compositions qui ne répondent pas aux spécifications du dispositif, et de diminuer le nombre de prototypes à tester in vivo. Après ces tests préalables sur modèles non-vivants, nous arrivons à un stade de développement des dispositifs où un certain nombre de conditions du vivant ne peuvent être modélisées dans des systèmes in vitro : contact avec le sang, déformation des vaisseaux, réaction tissulaire et dégradation des produits, ré-ouverture des vaisseaux ; cicatrisation, persistance de la fonction rénale… Le recours à l’animal vivant devient alors indispensable, les modèles in vitro sont insuffisants du point de vue réglementaire pour envisager des essais cliniques chez l’Homme: des essais sur animaux vivants sont exigés par les agences sanitaires pour apporter des données supplémentaires fiables sur le comportement des dispositifs implantables dans les tissus vivants.

Réduction

Tous les moyens ont été mis en œuvre pour réduire le nombre d’animaux, à savoir premiers essais initiés sur modèles alternatifs, progression par étapes avec amélioration et raffinement des dispositifs, détermination des effectifs sur la base des attentes réglementaires, progression par étapes avec amélioration et raffinement des dispositifs. Le nombre total d’animaux est aussi optimisé en traitant les deux reins et en réalisant plusieurs embolisations par coté (tout en maintenant une fonction rénale de 50%).

Raffinement

Toutes les interventions (prise de sang, angiographie, embolisations) se font sous anesthésie générale avec traitement de la douleur. Les animaux sont hébergés en groupe social dans un environnement contrôlé en température et hygrométrie. Ils reçoivent une alimentation adaptée à leurs besoins, de l’eau à volonté, des jouets et dispositifs favorisant leurs comportements naturels comme le fouissage et mâchouillement. Un temps d'habituation avec douche tiède, promenade et distribution de récompenses permet leur familiarisation et la réalisation des examens cliniques sans contrainte (prise de température, palpation, auscultation...). Une équipe compétente de zootechniciens, vétérinaire et médecins assure au quotidien l’entretien, la surveillance et les soins. Une vidéosurveillance 24h/24 permet d'observer les comportements en animalerie et d'intervention rapidement en cas d’anomalie. Une grille d’évaluation de la douleur est établie avec la conduite à tenir en cas de complications. Des points limites sont définis pour arrêter la procédure en cas de souffrance. La Structure en charge du bien-être animal accompagne le suivi des animaux. Avec le vétérinaire désigné, elle conseille les responsables dans l’amélioration de leurs pratiques en faveur du bien-être des animaux et de l’application des 3R.

Choix des espèces

Parmi les différentes espèces animales, le porc est l’espèce de choix pour les études impliquant de la chirurgie en raison de sa grande taille et de ses ressemblances anatomiques avec l'homme. Les similitudes vasculaires (arborescence générale, calibres des vaisseaux, flux sanguins) permettent de reproduire fidèlement chez le porc les scénarios d’administration vasculaire des agents d’embolisation en radiologie interventionnelle, avec des imageurs et matériels identiques à ceux utilisés pour les patients. De jeunes porcs charcutiers, âgés de 3 à 5 mois, seront utilisés. A cet âge les animaux ont atteint une taille suffisante pour réaliser les procédures de cathétérisme et embolisation avec le même matériel que chez l’homme.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 6612
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 6612
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 6612

6 612 souris vont être utilisées dans ce projet sur les cellules CAR T, chacune recevant d'abord une greffe de cellules tumorales. Le niveau de souffrance déclaré est modéré, et toutes sont tuées en fin de protocole, sans réutilisation ni adoption possibles puisqu'elles portent une tumeur. Une partie subit la pose chirurgicale d'une fenêtre d'observation, puis des séances d'imagerie sous anesthésie de deux à huit heures. Le porteur présente l'imagerie sur animal vivant comme un moyen de réduire les effectifs, argument qui coexiste avec un total de plus de six mille souris.

Objectifs

Le cancer est une maladie qui touche de nombreuses personnes et dont certains types restent très difficiles à traiter. Ces dernières années, un nouveau type de traitement a été développé : les immunothérapies. Plutôt que d’agir uniquement sur la tumeur, ces traitements aident le système immunitaire du patient à reconnaître et à éliminer les cellules cancéreuses. Parmi ces traitements, les cellules CAR T sont une approche prometteuse. Il s’agit de cellules du système immunitaire du patient, modifiées en laboratoire pour mieux cibler la tumeur. Elles ont déjà permis de soigner certains cancers du sang, mais leur efficacité est encore limitée. L’objectif de notre projet est donc de mieux comprendre comment ces cellules CAR T agissent et pourquoi elles ne fonctionnent pas toujours de manière optimale. Pour ce faire, nous comparerons l’efficacité des cellules CAR T dans des modèles de tumeurs liquides répondant à ce traitement, par rapport à celle obtenue dans des modèles de tumeur solides. En particulier, nous allons étudier : - Par quels mécanismes ces cellules CAR T impactent-elles la croissance des tumeurs ? - Quels sont les obstacles qui empêchent les cellules CAR T d’éliminer efficacement les cellules cancéreuses ? - Comment optimiser ces traitements en favorisant une coopération des cellules CAR T et le système immunitaire du patient Pour répondre à ces questions, nous devons observer en temps réel ce qui se passe dans la tumeur lorsque l’on administre le traitement, et comment le système immunitaire est recruté au site tumoral. Comme c’est impossible chez l’humain, nous utilisons des modèles animaux, en particulier la souris, dont le système immunitaire fonctionne de manière très similaire au nôtre. Nous avons recours à des techniques d’imagerie avancée qui nous permettent de suivre le comportement des cellules dans la durée en minimisant les perturbations pour l’animal et en diminuant le nombre de souris nécessaires aux expériences. En comprenant mieux ces mécanismes, notre objectif est d’améliorer ces thérapies, en les rendant plus efficaces et plus accessibles aux patients, tout en respectant au maximum le bien-être animal, et en limitant l’utilisation d’animaux aux expériences strictement nécessaires.

Bénéfices attendus

Le développement des immunothérapies a profondément transformé la prise en charge du cancer, offrant de nouvelles perspectives aux patients pour lesquels les traitements conventionnels sont inefficaces. Cependant, malgré des succès notables, ces thérapies présentent encore des limites, en particulier dans le traitement des tumeurs solides. Notre projet vise à lever ces freins en approfondissant la compréhension des mécanismes d’action de certaines cellules et en explorant des stratégies pour améliorer leur efficacité. Les bénéfices scientifiques et médicaux attendus sont multiples : 1. Améliorer la compréhension des mécanismes par lesquels ces cellules limitent la progression tumorale : en étudiant à la fois leur capacité à détruire les cellules cancéreuses et leur potentiel à stopper la croissance tumorale, nous pourrons mieux anticiper les mécanismes de résistance et identifier des leviers pour renforcer l’action thérapeutique de ces cellules. 2. Développer des stratégies innovantes pour mobiliser le système immunitaire naturel : nous chercherons à exploiter la capacité de ces cellules à recruter et activer d’autres cellules immunitaires pour amplifier leur efficacité. 3. Identifier des biomarqueurs prédictifs de réponse au traitement : en mettant en lumière de nouveaux mécanismes de contrôle tumoraux et en précisant leur contribution relative, nous pourrons identifier de nouveaux biomarqueurs prédictifs de l’efficacité de ces cellules. Sur le plan clinique, ces avancées pourraient contribuer à accélérer l’intégration des nouvelles immunothérapies en clinique, en fournissant des données précises sur leur fonctionnement et en optimisant leur utilisation pour un plus grand nombre de patients. En outre, notre étude vise à proposer de nouvelles alternatives thérapeutiques basées sur le mode d’action des cellules que nous allons explorer. À terme, il pourrait ouvrir la voie à des thérapies plus efficaces, mieux tolérées et accessibles pour un plus large éventail de patients atteints de cancers résistants aux traitements actuels. .

Procédures

Les animaux recevront au début du protocole une injection de quelques secondes pour implanter la tumeur. Ils seront ensuite manipulés trois fois par semaine pendant moins de cinq minutes pour mesurer la taille de la tumeur dans le cas des tumeurs solides. Les animaux seront observés tous les jours pour évaluer leur état général. Certains animaux recevront une injection de traitement d’une durée de quelques secondes, réalisée une à plusieurs fois selon le protocole. Pour les études nécessitant une observation en temps réel, certains animaux subiront une intervention chirurgicale d’environ 30 minutes à 1 heure afin de poser une fenêtre d’observation. Les animaux concernés par les séances d’imagerie seront anesthésiés puis maintenus endormis entre deux et huit heures selon la durée d’acquisition. Cette séance d’imagerie sera sans réveil pour la plupart des animaux hormis ceux ayant une fenêtre d’observation. Dans les études de tumeurs liquides, certains animaux recevront une injection intraveineuse ou intrapéritonéale de quelques secondes pour transférer les cellules tumorales ou les cellules thérapeutiques ou les autres thérapies. Ces animaux seront ensuite manipulés brièvement une à deux fois par semaine pour un suivi clinique. En fin de protocole, tous les animaux feront l’objet d’une euthanasie d’une durée de quelques minutes pour permettre les analyses cellulaires, protéiques ou génomiques prévues.

Impact sur les animaux

Dans le cadre de ce projet, les animaux pourront être exposés à divers effets indésirables liés aux tumeurs, aux traitements administrés et aux procédures expérimentales. Si on se base sur la définition des libertés individuelles de l’animal, les effets indésirables pourraient être les suivants : Faim, soif, malnutrition : certaines tumeurs solides peuvent induire une perte de poids progressive lors d’un développement tumoral avancé, et la fatigue des animaux peut occasionner des difficultés d’accès à la nourriture. Peur, détresse : les manipulations, la contention, constituent des sources potentielles de stress et de détresse. Douleur, lésions, maladie : la croissance tumorale peut être à l’origine de douleurs, notamment en cas de rupture

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure car ils ne peuvent être ni réutilisés, ni replacés, ni adoptés car ils auront reçu initialement des cellules tumorales.

Remplacement

Les hypothèses seront validées préalablement sur des modèles in vitro avant toute expérimentation animale. En outre, les différentes doses de traitement seront testées in vitro afin de déterminer la dose optimale de la thérapie. Nous utiliserons la littérature scientifique et les bases de données existantes pour optimiser la conception des expériences et réduire la nécessité d’expérimentations in vivo. Néanmoins, les tests in vitro ne permettent pas de récapituler la complexité des réponses immunitaires ayant lieu in vivo. Par exemple, la composition du microenvironnement de chaque organe est très différente et peut difficilement être reproduit in vitro. C’est la raison pour laquelle nous avons recours aux animaux afin de décortiquer le mécanisme d’action de certaines thérapies.

Réduction

L'utilisation de l'imagerie sur l'animal vivant permet de réduire le nombre d'animaux utilisés car l'observation en temps réel permet d'acquérir plusieurs données à partir d’un même animal, en observant les cellules immunitaires avant traitement, puis dans les heures qui suivent l'administration des traitements. Dès que possible, plusieurs analyses seront effectuées sur les mêmes animaux. D'après notre expertise issue des projets précédents et notre collaboration avec le département de statistiques, nous avons déterminé le nombre d'animaux par groupe qui nous permettront de tirer des conclusions scientifiques robustes pouvant directement bénéficier le développement thérapeutique en clinique. Selon les procédures, les paramètres évalués seront variables avec des effets attendus plus ou moins forts. En fonction de notre question le nombre de groupes peut être variables. Ils sont optimisés et réduits au maximum tout en conservant une forte puissance statistique. Nous pourrons donc obtenir des résultats significatifs tout en limitant le nombre d’animaux utilisés. Les animaux de ce projet ne seront pas réutilisés car ils ont reçu de la tumeur.

Raffinement

Des points limites précoces seront appliqués afin de détecter rapidement toute altération de l’état général (baisse d’activité, début de déshydratation, diminution de prise alimentaire, taille de la tumeur). Dès l’apparition de ces signes, des mesures de soutien simples seront mises en place : - Mise à disposition précoce de gel hydrique et de nourriture humide, pour faciliter l’hydratation et l’alimentation des animaux. - Regroupement des manipulations pour réduire la fréquence de contention et limiter le stress associé. - Réhydratation par injection lors des anesthésies profondes prolongées, notamment lors des procédures d’imagerie intravitale - Maintien thermique systématique lors des anesthésies et des procédures d’imagerie pour éviter les variations de température. - Litière douce et soins si ulcération des tumeurs Ces mesures permettront de limiter la douleur et l’inconfort et d’améliorer la qualité de vie des animaux tout au long du protocole.

Choix des espèces

La souris est le modèle le plus adapté à notre étude, car son système immunitaire est proche de l’humain et permet d’évaluer l’efficacité des cellules étudiées dans un environnement tumoral réaliste. Par ailleurs, c’est un modèle très utilisé ce qui permet d’avoir une bibliographie importante. Contrairement aux modèles in vitro, le modèle murin permet d’analyser les dynamiques cellulaires en temps réel. Les interactions entre cellules évoluent au fil du temps, et ces changements ne peuvent pas être reproduits en culture. De plus, nous étudions le recrutement du système immunitaire par certaines cellules, un processus impliquant de nombreuses cellules et signaux provenant d'autres organes qui ne peuvent pas être reproduit en dehors d’un organisme vivant. Enfin, le modèle murin permet d’utiliser des techniques d’imagerie intravitale, qui offrent une observation directe, précise et longitudinale, ce qui réduit ainsi le nombre d’animaux nécessaires en maximisant les données obtenues par individu. Toutes les souris utilisées seront d’âge adulte entre 6 et 16 semaines afin d’étudier un système immunitaire mature et proche de la réponse immunitaire humaine.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 2580
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 2580
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 2580

Dépourvues de système immunitaire et irradiées, 2 580 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. On leur injecte des cellules d'une leucémie humaine de mauvais pronostic, puis on suit la maladie par prélèvements de sang et de moelle osseuse, jusqu'à quinze fois. Le développement de la leucémie provoque fatigue, douleurs et baisse de mobilité. Le porteur affirme qu'aucun modèle cellulaire ne reproduit l'auto-renouvellement des cellules souches leucémiques, qui exige des greffes en série chez l'animal.

Objectifs

Les hémopathies à cellules dendritiques plasmocytoïdes (pDC) sont divisées en deux principales entités : la leucémie à pDC (LpDC) et les leucémies aiguës myéloïdes avec excès de pDC (LAM-pDC). La LpDC est une maladie de mauvais pronostic : seulement 17 % des patients, tout traitement confondu, sont encore en vie après 5 ans et des rechutes sont observées dans 75 % des cas. Les LAM-pDC semblent être associées à un pronostic plus défavorable que les LAM sans excès de pDC, avec des taux de survie globale et sans rechute plus faibles décrits dans la littérature. En hématologie, de façon générale, il est décrit l’existence de cellules initiatrices de la leucémie (aussi appelées cellules souches leucémiques) qui sont capables de générer la maladie in vivo dans des modèles de souris dépourvues de système immunitaire. La présence de ces cellules est associée à un pronostic péjoratif chez les patients, avec des rechutes et une résistance au traitement plus fréquentes lorsqu’elles sont retrouvées en excès. A ce jour, les cellules souches leucémiques ne sont pas décrites dans ces deux hémopathies. Les objectifs du projet sont donc d’étudier les capacités de génération de la leucémie de différentes fractions cellulaires d’intérêt contenues dans des échantillons de LpDC ou de LAM-pDC. Le but de ces expérimentations est de mettre en évidence une population initiatrice de la leucémie afin de la caractériser pour pouvoir la cibler sur le plan biologique et thérapeutique chez les patients atteints de ces leucémies. Dans une deuxième partie du projet, les modèles mis en place par la sélection de populations cellulaires particulières permettront d’évaluer l’efficacité chez les animaux de thérapies mises en place et déjà évaluées en culture cellulaire par l’équipe, ainsi que d’autres thérapies déjà disponibles sur le marché, afin d’ouvrir de nouvelles perspectives dans le traitement de ces hémopathies.

Bénéfices attendus

Plusieurs bénéfices sont attendus à la suite de ce projet : - La mise en évidence de nouvelles populations cellulaires à l’origine du développement des hémopathies à pDC dans un but de les mettre en évidence sur le plan biologique au diagnostic et, éventuellement, à la rechute - La mise en évidence de nouvelles voies biologiques et/ou biomarqueurs permettant de proposer de nouvelles alternatives thérapeutiques ou le développement de nouveaux médicaments - La compréhension des mécanismes biologiques sous-tendant la résistance aux traitements et la rechute chez les patients atteints d’hémopathies à pDC La validation de l’efficacité et l’évaluation de la toxicité de nouvelles approches thérapeutiques développées dans l’équipe avant d’envisager un passage chez l’être humain

Procédures

Les animaux seront irradiés le jour précédant l’injection des cellules leucémiques (1 fois, moins de 5 minutes). L’injection des cellules leucémiques sera réalisée en intra-veineux (1 fois, environ 1 minute par animal). L’injection de thérapies à évaluer sera réalisée en intra-veineux (1 fois, environ 1 minute). Le suivi de l’apparition de la leucémie sera réalisé par prélèvement de sang veineux périphérique au niveau de la veine faciale après anesthésie gazeuse (animal endormi, moins d’1 minute, 1 fois par mois et de façon plus rapprochée en cas de signes cliniques ou de suivi du taux de cellules leucémiques, en respectant un délai d’une semaine entre deux prélèvements, sans que cela dépasse 15 prélèvements durant le temps de suivi de l’animal). Le cas échéant, le suivi pourra être réalisé par prélèvement médullaire après anesthésie gazeuse et analgésie (animal endormi, environ 5 minutes, 1 fois dans la vie de l’animal au maximum, en cas de signes cliniques et en l’absence de détection dans le sang périphérique de la leucémie). Pour les animaux ayant reçu une lignée cellulaire dont le suivi peut être réalisé par imagerie, une injection de produit de traçage sera réalisée après analgésie (moins d’1 minute, au maximum 1 fois par semaine) suivi par une anesthésie gazeuse pour le placement dans l’appareil d’imagerie (animal endormi, environ 5 minutes, au maximum 1 fois par semaine).

Impact sur les animaux

Les animaux utilisés n'ont pas de système immunitaire ce qui entraîne un risque accru d’infections s’ils sont exposés à un environnement non contrôlé. Les animaux issus d’élevage en dehors de notre établissement utilisateur subiront une période de stress en lien avec le changement de lieu d’hébergement. L’injection des cellules leucémiques chez les animaux entraînera l’apparition des maladies chez ceux-ci. Le développement des leucémies pourra provoquer un inconfort chez la souris, avec une diminution de la mobilité, une fatigue ou des douleurs. L’injection de ces mêmes cellules ou des thérapies à évaluer, par voie intra-veineuse, pourra être à l’origine d’une douleur au point d’injection ou d’un saignement bref. Les pesées régulières et les manipulations associées pourront également entraîner un stress modéré mais de courte durée. Les prélèvements veineux sanguins périphériques, réalisés au niveau mandibulaire, seront à l’origine d’une douleur modérée et éventuellement d’un hématome. De la même manière, les prélèvements de moelle osseuse réalisés au niveau de l’os fémoral pourront être à l’origine d’une douleur et d’un inconfort en lien avec un hématome pouvant gêner la locomotion de façon brève et résolutive. L’injection du produit de traçage qui sera réalisée chez les animaux suivis par imagerie pourra provoquer une douleur ou un inconfort dans les suites de l’injection.

Devenir

Pour les deux procédures, les réponses aux objectifs scientifiques doivent être apportées par le prélèvement et l'étude des organes (moelle osseuse et rate en particulier). Les animaux seront donc mis à mort sans possibilité d’intégrer un autre projet.

Remplacement

La partie du projet évaluant les capacités d’initiation de la leucémie de différentes populations cellulaires nécessite l’utilisation d’animaux pour valider fonctionnellement cette capacité, en particulier la souris. Il n’existe à l’heure actuelle aucun autre modèle animal validé et utilisable dans les leucémies permettant d’évaluer de façon précise ces propriétés. De plus, il n’existe pas de modèles robustes utilisables en culture cellulaire (in vitro) permettant de reproduire ce qui est observé chez la souris de façon fiable avec ce type d’hémopathies (survie faible des cellules leucémiques, absence de modèles en trois dimensions ou autres disponibles pour reproduire de façon fiable l’environnement leucémique). Les capacités d’auto-renouvèlement des cellules souches devant être mises en évidence par des greffes en série, il n’est, là non plus, pas possible de se passer de l’utilisation d’animaux. Concernant la partie évaluant l’efficacité de thérapies anti-leucémiques, des expériences in vitro avec des résultats encourageants ont déjà été réalisées mais ces modèles ne permettent pas, à l’heure actuelle, d’évaluer l’ensemble des paramètres que l’on retrouve dans les modèles animaux. Ainsi, des modèles animaux sont nécessaires afin de se rapprocher au mieux des conditions que l’on retrouve chez l’être humain et d'espérer un emploi des thérapies à évaluer pour traiter les patients.

Réduction

Pour chaque expérimentation nous utiliserons le nombre minimum d’animaux nécessaires pour observer un effet significatif sur le plan statistique sans avoir recours à des animaux en excès. Pour calculer le nombre d’animaux par lot, nous nous basons sur des résultats d’expériences que nous avons réalisées précédemment sur ces modèles ainsi que sur des données de la littérature où sont réalisées des expériences similaires.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en groupe afin de respecter leur caractère social, sans dépasser la limite recommandée d’individus par cages en termes de surface au sol. L’hébergement des animaux dépourvus de système immunitaire est réalisé dans des cages stériles avec de la nourriture, de la litière et de l’eau stériles, entreposées dans des portoirs ventilés permettant de les protéger de l’environnement extérieur. L'environnement d'hébergement est contrôlé en termes de température, d’hygrométrie et respecte des cycles jour/nuit réguliers. Pour leur bien-être, l’eau et la nourriture sont accessibles aisément et à volonté. Afin de leur permettre d’exprimer leur comportement physiologique (fouissage, nidification) une litière abondante ainsi que des matériaux spécifiques seront mis en place. Un enrichissement structural (tunnel en carton, pot en verre) sera également proposé afin d’éviter l’apparition de comportements stéréotypés. Une évaluation au minimum hebdomadaire du poids et de l’état de santé global à l’aide d’échelles spécifiques sera réalisée afin de détecter toute altération de l’état général des animaux. Les procédures expérimentales potentiellement douloureuses seront encadrées par une anesthésie et/ou une analgésie le cas échéant. L’apparition d’une potentielle douleur en lien avec les procédures expérimentales sera appréciée par une échelle d’évaluation de la douleur. Lorsque cela sera possible, des techniques d’imagerie seront privilégiées pour le suivi de la maladie à la place de prélèvements sanguins ou de moelle osseuse. Toutes les expérimentations seront réalisées sous poste de sécurité microbiologique afin d’éviter l’infection des animaux par des pathogènes environnants. Enfin, des points limites seront mis en place, prenant en compte plusieurs paramètres tels que la perte de poids, l’état du pelage ainsi que la capacité de locomotion. Ces points limites permettront, lorsqu’ils sont atteints, de mettre à mort immédiatement les animaux.

Choix des espèces

La communauté scientifique privilégie l’utilisation de modèles murins pour l’étude des cellules souches leucémiques et pour l’évaluation de la réponse aux traitements. Les résultats obtenus chez la souris dans l’étude des processus hématopoïétiques pathologiques sont souvent extrapolables à l’être humain avec de nombreuses données issus de modèles animaux ayant abouti à de véritables stratégies de suivi de la maladie et de choix thérapeutiques. Les souris permettent aussi l’accès à des modèles modifiés génétiquement, pour ne plus avoir de système immunitaire, nécessaires au déroulement de notre projet. Les animaux utilisés seront des souris âgées de 6 à 12 semaines au maximum car il s’agit de la période du développement la plus optimale pour la génération d’une leucémie à partir d’échantillons de patients atteints de leucémies. De plus, l’utilisation de souris plus âgées n’est pas recommandée car certains échantillons de patients atteints de leucémie sont associés à un développement lent de la maladie (parfois plus d’un an) ce qui ne permet pas d’avoir une période d’expérimentation assez longue pour exploiter des résultats avec ces animaux.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 3496
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 3496
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 3496

3 496 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour prélever leur foie, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent des injections répétées, une greffe de tumeur sous la peau, des séances d'imagerie sous anesthésie et jusqu'à douze prélèvements sanguins, pour tester une nanoparticule censée détourner le foie et mieux diriger les médicaments vers les tumeurs. Les retombées annoncées pour les patients, des doses plus faibles et moins de toxicité, restent renvoyées au conditionnel et au long terme. Le porteur affirme qu'aucun modèle in vitro ou informatique ne reproduit la distribution d'un médicament dans un "organisme entier" et conclut à la nécessité de la souris.

Objectifs

L’objectif de ce projet est d’évaluer une stratégie visant à améliorer l’efficacité des traitements administrés par voie intraveineuse (IV) tout en réduisant leur toxicité périphérique, en modulant la façon dont ces traitements se répartissent dans l’organisme, grâce à leur association à une nanoparticule lipidique conçue à cet effet. Après injection, de nombreux médicaments sont rapidement éliminés par le foie, principal mécanisme de détoxification de l’organisme. Cette élimination précoce peut limiter la quantité atteignant les tissus à traiter, notamment les tumeurs, tout en favorisant une accumulation hors cible susceptible d’induire des effets indésirables. La nanoparticule lipidique est administrée par voie IV, elle est conçue pour occuper de manière transitoire les voies hépatiques impliquées dans la clairance des médicaments. Cette occupation temporaire vise à augmenter la biodisponibilité systémique des agents administrés secondairement, à favoriser leur accumulation dans les tissus cibles et à réduire leur captation hépatique. Les objectifs de cette étude sont : (1) d’évaluer l’impact de la nanoparticule lipidique sur la biodisponibilité et la distribution hépatique de différents composés thérapeutiques chez des souris saines et/ou porteuses de xénogreffes tumorales ; (2) de caractériser la distribution de la nanoparticule lipidique et des composés associés au sein des principales populations cellulaires hépatiques ; (3) d’analyser l’accessibilité tumorale des composés avec ou sans prétraitement par la nanoparticule lipidique ; (4) d’évaluer l’effet de cette stratégie sur la croissance tumorale. Les résultats attendus permettront de mieux comprendre les mécanismes biologiques impliqués dans la modulation de la clairance hépatique, d’optimiser les paramètres d’administration (dose, séquence d’injection) et d’identifier un modèle tumoral pertinent ainsi qu’un composé thérapeutique adapté. L’étude, incluant des administrations répétées et une optimisation des modalités de traitement, vise également à répondre aux exigences réglementaires afin de se rapprocher des conditions cliniques d’utilisation.

Bénéfices attendus

Les résultats de ce projet permettront d’évaluer l’impact de la nanoparticule lipidique sur la façon dont les agents thérapeutiques se répartissent dans l’organisme, et sur l’amélioration de leur effet antitumoral. À court terme, ils contribueront à une meilleure compréhension du design des nanomédecines et à l’optimisation des modalités d’administration et les caractéristiques des formulations, afin d’améliorer leur efficacité et leur équilibre bénéfice et effets indésirables. À plus long terme, cette stratégie pourrait lever une barrière biologique majeure liée à l’élimination rapide des médicaments par le foie, faciliter l’accès clinique à des molécules prometteuses et améliorer l’efficacité de traitements existants à des doses plus faibles, réduisant ainsi la toxicité pour les patients.

Procédures

Deux injections d’agents thérapeutiques par voie intraveineuse ou une injection intraveineuse et une injection par voie intrapéritonéale seront effectuées sur animaux éveillés (durée 1-4 min). Ce procédé se fera une seule fois (injection unique) ou de façon répétée (une à deux fois par semaine sur une période à définir pouvant aller jusqu’à 3 mois). Examen d’imagerie non invasive sous anesthésie (cinétique sur 30 minutes maximum). Prélèvement sanguin d'un faible volume (1% volume sanguin total) maximum 5 fois par semaine sur animaux éveillés (Durée 1-4 min) ou volume de 7.5% du volume sanguin total une fois par semaine (Durée 1-4 min - Max 12 prélèvements). Injection de cellules tumorale sous cutanée sur animal vigile (une fois - durée 1 min). Une à deux semaines plus tard selon la croissance tumorale, une à deux injections d’agents thérapeutiques par voie intraveineuse ou une injection intraveineuse et une injection par voie intrapéritonéale seront effectuées sur animaux éveillés (durée 1-4 min). Ce procédé se fera une seule fois (injection unique) ou de façon répétée (une fois par semaine sur une période à définir pouvant aller jusqu’à 3 mois).

Impact sur les animaux

La contention des souris peut induire un stress de courte durée. Les injections peuvent entraîner une douleur de courte durée ainsi qu’un stress transitoire. Les anesthésies de courte durée peuvent provoquer une hypothermie limitée et, dans de rares cas, une diminution transitoire de la respiration et/ou du rythme cardiaque. Par ailleurs, la croissance tumorale peut altérer l’état général des animaux, entraîner une gêne liée au volume tumoral et, dans certains cas, s’accompagner de phénomènes de nécrose tumorale. Les souris immunodéficientes présentent une susceptibilité accrue aux infections opportunistes et au stress expérimental. Les procédures peuvent entraîner une altération modérée de l’état général (perte de poids, diminution d’activité, inconfort post-procédure).

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure pour prélèvement du foie

Remplacement

Les modèles in silico reposent sur des équations et des hypothèses dérivées de données biologiques existantes, et ne peuvent donc pas prédire des phénomènes qui n’ont jamais été observés ou correctement paramétrés (ex. interactions spécifiques nanoparticules–foie ou nanoparticules–foie–tumeur, effets du prétraitement sur le microenvironnement vasculaire et immunitaire). De plus, la biodistribution implique des processus complexes à plusieurs niveaux (circulation sanguine, passage à travers les vaisseaux, élimination par le foie, captation par certaines cellules, hétérogénéité tumorale, etc.) qui dépendent de l’organisation tissulaire tridimensionnelle, du système immunitaire fonctionnel et de l’état physiologique global de l’animal, éléments qui ne sont pas intégralement capturables à ce jour par des modèles informatiques seuls. L’utilisation du modèle murin est justifiée par la nécessité d’évaluer la biodistribution de molécules thérapeutiques dans un organisme entier, disposant d’un système vasculaire, immunitaire et hépatique fonctionnel. Les approches in vitro, bien qu’utiles en phase de criblage initial, ne permettent pas de reproduire la complexité des interactions systémiques impliquées dans l’absorption, la distribution, la métabolisation et l’élimination des composés thérapeutiques. En particulier, la clairance hépatique, la perfusion tissulaire et la contribution des différentes populations cellulaires du foie ne peuvent être étudiées de manière pertinente qu’au sein d’un organisme vivant. Le modèle murin, largement utilisé et bien caractérisé, constitue donc l’option la plus pertinente pour générer des données transposables.

Réduction

Pour limiter le recours aux animaux, les agents thérapeutiques candidats sont d’abord évalués in vitro afin de ne retenir que ceux ne présentant pas de toxicité cellulaire. Le nombre d’animaux par groupe a été déterminé à l’aide d’analyses statistiques adaptées, afin de garantir la soliditéet la fiabilité des résultats, tout en utilisant le nombre minimal d’animaux nécessaire. Par ailleurs, le suivi répété de la répartition des composés chez un même animal au cours du temps (imagerie in vivo) contribue à réduire le nombre d’animaux nécessaires au cours de l’étude

Raffinement

Les animaux bénéficient d’une période d’acclimatation préalable et sont hébergés dans des conditions contrôlées, en groupe, avec un environnement adapté et enrichi, favorisant leur bien-être. Ils sont suivis quotidiennement par du personnel qualifié, incluant le suivi du poids, de l’état général et, le cas échéant, de la croissance tumorale. Un enrichissement adapté à l’espèce sera fourni dans toutes les cages, depuis l’arrivée des animaux jusqu’à la fin de l’étude (ex. : lanières de Kraft, coton). Un vétérinaire sera présent à l’animalerie plusieurs jours par semaine, et des soins vétérinaires d’urgence seront disponibles, y compris en dehors des jours ouvrés. Une attention particulière est portée à l’évaluation de tout signe d’inconfort, de douleur ou de détresse, et des critères d’arrêt anticipé sont appliqués strictement. Une anesthésie est réalisée lorsque nécessaire et le recours à des antalgiques est mis en œuvre afin de limiter la douleur associée aux manipulations. Pour les souris immunodéficientes (nude), l’hébergement se fait en portoirs ventilés et les manipulations sont réalisées dans des conditions d’hygiène renforcées, avec des instruments désinfectés avant utilisation, afin de limiter les risques d’infection.

Choix des espèces

Le modèle murin constitue une référence préclinique pour l’étude de la biodistribution des agents thérapeutiques, en raison de sa physiologie bien caractérisée, de la disponibilité de nombreuses souches génétiquement définies et de la possibilité de réaliser des injections systémiques suivies d’analyses tissulaires détaillées. Deux modèles murins seront utilisés : des souris immunocompétentes et des souris Nude immunodéficientes. Les souris immunocompétentes, dotées d’un système immunitaire fonctionnel, constituent un modèle de référence en pharmacologie et permettent d’étudier les mécanismes de clairance hépatique dans un contexte immunocompétent. Les souris Nude, immunodéficientes en raison de l’absence de thymus, sont couramment utilisées pour les études d’efficacité impliquant des xénogreffes tumorales. Certains agents thérapeutiques de ce projet étant développés pour des applications oncologiques, leur efficacité sera évaluée sur des modèles Nude. La réalisation d’études de biodistribution sur ce même modèle permettra d’assurer la cohérence et la transposabilité des résultats obtenus. Les souris utilisées dans ce projet seront à un stade adulte (entre 7 et 10 semaines) avec un poids minimal de 20 grammes, afin d’évaluer la distribution hépatique des agents thérapeutiques sur des animaux ayant un système immunitaire et des organes développés et matures.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 1740
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 1740
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1740

Pour comparer deux schémas d'administration d'une immunothérapie associée à la radiothérapie, 1 740 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour prélever leurs tissus, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal reçoit une greffe tumorale, des injections d'anticorps et une à trois séances d'irradiation sous anesthésie. L'objectif est de savoir si moins d'injections suffisent à conserver l'effet antitumoral. Parmi les bénéfices avancés figure la réduction du coût des traitements, présentée à côté de l'intérêt pour les patients.

Objectifs

L’objectif principal de ce projet est d’optimiser les modalités d’administration de traitements immunothérapeutiques à base d’anticorps, utilisés seuls ou en association avec la radiothérapie, afin de conserver une efficacité antitumorale satisfaisante tout en réduisant la charge thérapeutique et les effets indésirables pour l’animal. Les traitements par anticorps immunomodulateurs ont montré une efficacité importante en cancérologie, mais leur administration répétée peut être associée à des effets secondaires systémiques et à une augmentation des contraintes expérimentales. Par ailleurs, plusieurs données suggèrent que l’association avec la radiothérapie peut renforcer la réponse immunitaire antitumorale, ce qui soulève la question de la nécessité d’injections répétées pour obtenir un effet optimal. Dans cette étude préclinique, nous comparons deux schémas d’administration avec plusieurs modèles de tumeurs solides afin d’évaluer le contrôle de la croissance tumorale, l’évolution clinique des animaux et les modifications de la réponse immunitaire induites par les différents schémas de traitement.

Bénéfices attendus

Si les hypothèses de travail sont confirmées, ce projet pourrait montrer qu’une réduction du nombre d’administrations d’immunothérapie, lorsqu’elle est combinée à la radiothérapie, permet de conserver une efficacité antitumorale comparable aux schémas standards, tout en limitant les effets indésirables systémiques. Ces résultats pourraient contribuer à l’optimisation des stratégies thérapeutiques combinées en clinique humaine, en favorisant des protocoles plus sûrs et mieux tolérés. Par ailleurs, la diminution du nombre d’injections d’anticorps pourrait également représenter un bénéfice économique important, en réduisant le coût global des traitements immunothérapeutiques. Cet aspect est particulièrement pertinent dans un contexte de généralisation de ces traitements, où leur coût constitue un enjeu majeur pour les systèmes de santé. Enfin, l’identification de schémas d’administration plus courts et plus efficaces pourrait améliorer la compréhension des mécanismes d’activation immunitaire induits par la radiothérapie et aider à mieux définir les conditions nécessaires à une réponse thérapeutique optimale. À terme, ces données pourraient soutenir le développement de stratégies thérapeutiques plus personnalisées et plus durables pour les patients.

Procédures

Les animaux seront soumis aux interventions suivantes : • Injections de cellules tumorales : – une injection pour les modèles à une tumeur ; – deux injections pour les modèles à deux tumeurs ; (durée approximative : 30 secondes par injection). • Traitements par immunothérapie : les anticorps seront administrés par injection intrapéritonéale, tous les 2 ou 3 jours selon le protocole expérimental, pour un maximum de quatre injections par animal (durée approximative : 30 secondes par injection). • Radiothérapie : les animaux recevront une anesthésie générale à l’isoflurane afin d’être placés dans les dispositifs d’irradiation : une séance d’irradiation localisée (n = 1), durée ~12 minutes ; ou (pour un autre modèle) trois séances d’irradiation localisée (n = 3), durée ~12 minutes chacune ; d'autres animaux auront une irradiation corporelle totale : une séance unique, durée ~12 minutes. Prélèvements sanguins : un prélèvement sanguin terminal pourra être réalisé sous anesthésie générale profonde à l’isoflurane, par ponction de la veine sous-mandibulaire, au moment de l’euthanasie (durée approximative : 1 minute).

Impact sur les animaux

L’injection tumorale peut entraîner une gêne mécanique et une diminution d'appétit modérées liée à la croissance tumorale. Les injections d’anticorps peuvent induire un inconfort bref. La radiothérapie, réalisée sous anesthésie générale de courte durée, peut être associée à des effets transitoires tels qu’une fatigue passagère, une diminution temporaire légère de l’appétit ou un érythème local. Les études de toxicité peuvent entraîner des symptômes de garvité modérée tels que perte de poids, hyopthermie et prostration.

Devenir

À l’issue de chaque procédure (injection tumorale, traitement, irradiation), les animaux seront maintenus en vie jusqu’à la fin du suivi expérimental ou jusqu’à l’atteinte des critères de fin humanitaires prédéfinis. Tous les animaux seront ensuite euthanasiés sous anesthésie générale pour la collecte des tissus destinés aux analyses immunologiques, histologiques et moléculaires.

Remplacement

Aucune méthode in vitro ou in silico ne permet actuellement de reproduire de manière fiable l’interaction complexe entre la radiothérapie, l’immunothérapie (anti-PD-1/PD-L1) et le système immunitaire entier. Les modèles cellulaires 2D ou 3D, bien qu’utiles pour des études mécanistiques partielles (cytotoxicité, signalisation), ne peuvent pas refléter la dynamique du microenvironnement tumoral, la réponse immunitaire adaptative ni la toxicité systémique observée in vivo. L’utilisation de modèles murins syngéniques immunocompétents est donc indispensable pour évaluer l’efficacité thérapeutique, la tolérance et les effets immunologiques globaux des traitements combinés. Les animaux seront utilisés uniquement lorsque cela est scientifiquement justifié, et le nombre sera limité au strict nécessaire selon un calcul de puissance statistique. En parallèle, les résultats obtenus pourront contribuer à réduire le recours futur aux modèles animaux en identifiant des schémas thérapeutiques plus courts et plus sûrs.

Réduction

Afin de pouvoir observer des différences qui soient statistiquement interprétables entre les différents groupes de traitements, nous avons besoin d’utiliser des tests statistiques solides et adéquats. Ces tests exigent l’utilisation d’un nombre minimum d’animaux par groupe. Afin de réduire au minimum le nombre d’animaux à utiliser nous permettant d’atteindre les objectifs du projet, nous avons réalisé une analyse statistique à priori, (avec G*Power) afin de calculer le nombre d’animaux nécessaires pour détecter des différences significatives pour chaque procédure expérimentale. De plus, notre expertise dans le domaine de la radiobiologie ainsi que les données de la littérature nous permettent de réduire les conditions expérimentales et donc réduire le nombre d’animaux. Le critère de jugement principal pour le calcul de puissance est la taille tumorale . De plus, une taille moyenne de 80-100mm3 a été fixée comme critère de démarrage pour randomiser les animaux. La randomisation est réalisée de façon à avoir la même moyenne taille tumorale dans chaque groupe de traitement

Raffinement

Toutes les manipulations expérimentales seront menées en veillant à adhérer aux normes les plus élevées pour minimiser la douleur et le stress chez les animaux. Une anesthésie (isoflurane/Lidocaïne) adéquate sera utilisée pendant les expériences pour soulager ou éliminer la douleur en particulier lors des injections intrapéritonéales. Les conditions d'hébérgement des animaux seront optimisées, en fournissant l'environnement et la nourriture nécessaires. Le comportement et l'état de santé des animaux seront surveillés quotidiennement, pour identifier et traiter toute anomalie. Les souris seront hébergées en groupes sociaux. Une pesée sera effectuée régulièrement. Les points limites précoces seront strictement appliqués.

Choix des espèces

La souris est l’espèce animale de référence pour les études de radiobiologie et des réponses immunitaires pendant le développement tumoral. De plus, pour des raisons de taille, de prix et de temps nous avons choisi cette espèce. La physiologie et la génétique de la souris sont de mieux en mieux connues et de nombreuses études ont déjà validé des découvertes faites chez la souris en les appliquant pendant des essais cliniques, ce qui promeut et facilite le transfert des résultats obtenus chez la souris en clinique. Les souris seront utilisées à un âge de 7 semaines, ce qui correspond à l’âge adulte, à la fois physiologiquement et immunologiquement. À cet âge, le système immunitaire des souris est pleinement développé, ce qui est essentiel pour des études impliquant des réponses immunitaires. En particulier, les interactions entre les cellules immunitaires et les tumeurs, ainsi que l’évaluation des thérapies immunomodulatrices, nécessitent un système immunitaire mature pour fournir des résultats fiables et transposables. L’utilisation de souris plus jeunes pourrait entraîner des réponses immunitaires immatures, tandis que des souris plus âgées pourraient présenter des modifications immunitaires liées à l’âge, ce qui pourrait biaiser les résultats. Par conséquent, cet âge est idéal pour garantir la pertinence des résultats immunologiques dans le cadre de notre étude

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 2430
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 2430
Devenir
 -
 -
 -
 2430

Greffées de tumeurs humaines puis irradiées cinq fois par semaine pendant quatre semaines, 2 430 souris immunodéficientes vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, toutes tuées à l'issue. Elles reçoivent des traitements par gavage, par voie intraveineuse dans la queue ou en arrière de l'œil, gestes que le porteur associe à des risques de nécrose de la queue, d'œdème et d'atteinte de l'œil. Le projet teste des thérapies ciblées et des chimiothérapies sur des sarcomes des tissus mous, en lien avec des industriels du médicament. Les tumeurs sont prélevées après la mise à mort ou dès qu'un point limite est atteint.

Objectifs

Les sarcomes des tissus mous sont des tumeurs rares très complexes et hétérogènes (plus de 70 sous-types différents). Après la chirurgie, peu de traitement sont disponibles hormis des chimiothérapies classiques souvent peu efficaces. Il existe donc dans cette pathologie un réel besoin de nouvelles thérapies plus ciblées permettant une meilleure efficacité et moins d’effets secondaires pour les patients. Notre équipe a mis en place une plateforme préclinique qui nous permet d’étudier les effets biologiques et pharmacologiques de nouveaux médicaments OU DISPOSITIFS MEDICAUX en développement. L’efficacité de ces nouveaux composés est dans un 1er temps testée in vitro sur des cellules en culture. Dans la mesure où les résultats sont concluants, nous souhaitons les tester sur des souris immunodéficientes implantées avec des lignées cellulaires issues de patients ou directement des morceaux de tumeurs de patients quand cela est possible.

Bénéfices attendus

Ces expérimentations s'inscrivent dans un projet de recherche translationnelle qui vise à élargir l'éventail thérapeutique dans le traitement des sarcomes des tissus mous. De part nos collaborations avec les industries pharmaceutiques développant ces nouvelles thérapies, notre localisation dans un centre expert de référence et notre forte interaction avec les oncologues médicaux impliqués dans la mise en place des essais de phases précoces, nous pouvons espérer l'ouverture rapide d'essais cliniques pour les molécules ayant montré leur efficacité dans nos modèles in vivo. Il y a donc un réel benéfice à court/moyen terme pour les patients qui pourraient prétendre à ces nouvelles thérapies.

Procédures

Greffe de tumeurs humaines ou injection des cellules humaines (1 fois par souris, 2 min par souris). Irradiations des tumeurs (radiothérapie) (durée 4 semaines à raison de 5 irradiations par semaine). MODIFICATION: PRELEVEMENT DE LIQUIDE INTRATUMORAL PAR ASPIRATION AVEC UN DISPOSITIF MEDICAL (5 SEQUENCES SUR 15 MIN). ADMINISTRATION DE TRAITEMENT PAR GAVAGE (ANIMAUX VIGILES, 30 SEC PAR SOURIS, MAX 2 FOIS PAR JOUR); ADMINISTRATION DE TRAITEMENT PAR VOIE INTRA-PERITONEALE (ANIMAUX VIGILES, 15 SEC PAR SOURIS, MAX 3 FOIS PAR SEMAINE); ADMINISTRATION DE TRAITEMENT EN INTRATUMORAL (ANIMAUX ANESTHESIES, 30 SEC PAR SOURIS, 1 FOIS PAR JOUR); ADMINISTRATION DE TRAITEMENT PAR INTRAVENEUSE, VOIE CAUDALE (ANIMAUX VIGILES, 3 MIN PAR SOURIS, 1 FOIS PAR SEMAINE); ADMINISTRATION DE TRAITEMENT PAR INTRAVENEUSE, VOIE RETRO-ORBITAIRE (ANIMAUX ANESTHESIES, 3 MIN PAR SOURIS, 1 FOIS PAR SEMAINE); IRRADIATION DES TUMEURS (ANIMAUX ANESTHESIES, 10 MIN, 1 FOIS PAR JOUR)

Impact sur les animaux

Les procédures d'implantation de fragments de tumeur en sous-cutané peuvent provoquer un inconfort léger avec notamment une risque de nécrose et/ou ulcération et donc d'anémie. Le developpement des tumeurs peut entrainer des changements métaboliques associés notamment à une perte de poids. En ce qui concerne l'administration des traitements, les gestes sont réalisés par du personnels expérimentés maitrisant ces injections. Ces gestes sont donc réalisés rapidement et n’entrainent que peu de stress chez l’animal. Cependant, pour les injections intraveineuses DANS LA VEINE CAUDALE, des oedèmes éventuels et nécroses à la queue sont possible; LORSQU'ELLES SONT FAITES EN RETRO-ORBITAIRES SOUS ANESTHESIE, LE RISQUE EST QUE L'OEIL PEUT ETRE ABIMé ET PRESENTé UN GONFLEMENT ; pour les gavages: cas de fausse route possible ; pour les injections intrapéritonéales: peu de stress. En cas d'irradiation des tumeurs, l'apparition d'erythème et de désquamation de la peau est possible.

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort à la fin des traitements ou lorsqu’un point limite est atteint. Les souris sont mises à mort puis leurs tumeurs sont prélevées pour analyses.

Remplacement

Dans le cadre d’études précliniques visant à démontrer l’efficacité d’un nouveau médicament en monothérapie ou en combinaison avec une chimiothérapie, la réalisation de tests chez la souris greffées avec des tumeurs de patient semble être indispensable. Ces modèles de greffes sont ceux qui pour l'instant préservent le plus les caractéristiques de la tumeur du patient, c’est une vrai "copie" génétique de la tumeur d’origine. En effet, les modèles de culture en 3D dans des boites en plastique ou autre système de remplacement ne sont pas suffisamment complexes/intégrés pour répondre à la problématique mais une veille scientifique est réalisée pour se tenir informé des nouveaux modèles dans le domaine des sarcomes.

Réduction

Nous combinerons nos lots témoins dans le but de restreindre le nombre d'animaux. La croissance tumorale des cellules greffées sera suivie de manière longitudinale tout au long des expériences ce qui permettra de réduire le nombre d'animaux utilisés, le but étant d'obtenir des données significatives d'efficacité du médicament.

Raffinement

Toutes les expérimentations sont réalisées par du personnel qualifié. Le bien-être de nos animaux sera pris en compte de leur naissance à leur mort, les animaux seront hébergés en groupe et l'enrichissement de leur milieu de vie sera systématique. Les animaux recevront une surveillance quotidienne et des soins adaptés (administration d’analgésiques et anesthésiques en pré et/ou postopératoire, utilisation de tapis chauffant et de gel ophtalmique, mesure hebdomadaire du poids des souris et du volume tumoral, définition de points limites suffisamment précoces et mise en place de critères d’arrêt).

Choix des espèces

Le but du projet étant de valider l’efficacité de nouvelles thérapies ciblées afin d'utiliser ces médicaments en clinique chez l'homme, il faut nécessairement un modèle de mammifères pour extrapoler les résultats. Nous avons donc choisi de réaliser nos expériences sur des souris immunodéficientes qui sont des modèles très immunodéprimés particulièrement adaptés à l'implantation de cellules tumorales d'origine humaine. Animaux âgés de 8-12 semaines (jeunes adultes) pour qu’ils puissent supporter la greffe et le développement de la tumeur.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 94
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 94
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 94

Les souris dont la tumeur atteint un volume jugé hors éthique sont mises à mort avant le terme. 94 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue pour prélever la tumeur. Chaque animal subit deux chirurgies, l'une pour implanter des cellules cancéreuses dans le pancréas, l'autre pour exposer la tumeur à une lumière infrarouge, puis des séances d'imagerie répétées. Le projet teste si ce traitement couplé à la lumière améliore l'efficacité d'une chimiothérapie déjà approuvée dans le cancer du pancréas.

Objectifs

Le cancer du pancréas reste une problématique majeure de santé publique car il est particulièrement agressif et mortel. En France, près de 16 000 nouveaux cas ont été diagnostiqués en 2023, avec une incidence en hausse chaque année. À l’échelle mondiale, on estime qu’il y a environ 510 000 nouveaux cas par an, et il figure parmi les causes principales de décès par cancer. Ce qui rend ce cancer si problématique, c’est son diagnostic tardif : les symptômes sont souvent discrets ou non spécifiques, ce qui fait qu’une grande majorité des patients sont diagnostiqués à un stade avancé où la chirurgie - la seule option potentiellement curative - n’est plus possible. Cela se traduit par un pronostic très défavorable : le taux de survie à 5 ans est d’environ 10-11 %, bien inférieur à la plupart des autres cancers. En conséquence, il est aujourd’hui considéré comme l’un des cancers les plus meurtriers, et pourrait devenir la deuxième cause de mortalité par cancer d’ici 2030 si les progrès dans le dépistage et le traitement ne suivent pas. L’évaluation de nouvelles thérapies dans des modèles précliniques orthotopiques — c'est-à-dire des modèles animaux dans lesquels la tumeur est implantée dans l’organe d’origine (et non sous la peau) — est crucial car ces modèles mimétisent beaucoup mieux les tumeurs humaines : cela augmente la pertinence et la prédictivité des résultats avant de passer aux essais cliniques. Ce projet vise à caractériser l’efficacité d'une nouvelle thérapie dans un modèle de cancer du pancreas. Cette étude investiguera si la thérapie couplée à la lumière infrarouge améliore l'efficacité anticancéreuse du traitement standard approuvé dans le cancer du pancréas.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus concernent la santé humaine. Ce projet permettra potentiellement de faire émerger une nouvelle solution thérapeutique pour les patients atteints de cancer du pancréas.

Procédures

Les animaux subiront une chirurgie, ouverture et fermeture de la couche cutanée et abdominale - 5 minutes, à raison de deux fois dans la procédure. Une injection pancréatique - 30 secondes maximum, 1 injection intrapéritonéale - 30 secondes ou 1 injection intraveineuse – 1 minute. 2 pesées par semaine seront réalisées. Une anesthésie gazeuse d'une durée de 5min pour les séances d'imagerie à raison de 2 par semaine.

Impact sur les animaux

Tous les animaux subiront une première intervention chirurgicale réalisée sous anesthésie gazeuse afin d’implanter des cellules cancéreuses dans le tissu d’origine, puis une seconde intervention chirurgicale afin d’exposer le pancréas et la tumeur à la lumière infrarouge, ces procédures pouvant provoquer un stress. Après la prise tumorale, les souris pourront présenter une perte de poids ainsi qu’une augmentation progressive du volume tumoral, pouvant entraîner une gêne. Les animaux recevront des injections intrapéritonéales et/ou intraveineuses pour les traitements, ce qui peut entrainer un stress. Les animaux seront régulièrement pesés et la prise tumorale sera mesurée par imagerie. La contention nécessaire à ces manipulations pourra générer un stress répété sur plusieurs semaines.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à l’issue de la procédure pour le prélèvement de la tumeur dans le cadre d’une analyse ultérieure. Les animaux seront également mis à mort si le volume tumoral atteint un volume hors éthique ou si un point limite a été atteint.

Remplacement

Ce projet vise à caractériser l’efficacité d’un traitement contre le cancer du pancréas. L’implantation dans l'organe cible permet aux cellules tumorales de se développer au sein de leur environnement d’origine, reproduisant ainsi de manière fidèle de nombreuses caractéristiques de la pathologie humaine. À l’heure actuelle, il n’existe pas de modèle in vitro capable de reproduire les interactions complexes entre la tumeur et son environnement. En conséquence, aucune méthode alternative ne permet de remplacer l’utilisation de modèles in vivo pour répondre aux objectifs scientifiques du projet.

Réduction

Les procédures seront faites sur un nombre minimal d’animaux nécessaires afin d’avoir une prise tumorale correcte. Pour la procédure expérimentale, nous utiliserons un test statistique adéquat pour pouvoir conclure sur les résultats de l'étude. Nous avons déterminé qu'il nous faudra 94 animaux au total.

Raffinement

Pendant 7 jours avant la mise en place du protocole les souris seront acclimatées aux expérimentateurs du projet afin de limiter leur stress. Les souris seront observées quotidiennement par le personnel zootechnique, qui remplit une fiche de suivi de l’état général des souris afin de détecter rapidement une souffrance, et par les expérimentateurs qui remplissent un scoring plus détaillé si nécessaire afin d’identifier l’atteinte d’un point limite. L’état général des souris sera ainsi suivi et annoté dans le cadre de l’expérimentation grâce à une grille de scoring détaillée. Les expérimentateurs sont formés et expérimentés, ils sont donc à même de détecter très rapidement le moindre signe de douleur afin d’appliquer les meilleures mesures. Les animaux seront hébergés en groupe de 5 souris par cage et chaque cage présentera des enrichissements appropriés à la souche de souris (coton de nidation, tunnels pour jeux, maisonnette). Les procédures de greffe tumorale seront réalisées selon les bonnes pratiques de chirurgie expérimentale avec : • Des espaces séparés pour la préparation des animaux et pour la chirurgie • Une anesthésie et une analgésie adaptées à la procédure • Le maintien de conditions d’asepsie pendant toute la durée de la chirurgie

Choix des espèces

En oncologie, l’utilisation de la souris est acceptée pour la recherche pré-clinique comme étant un modèle relativement prédictif de la pathologie humaine. De plus, utiliser la souris dans notre projet permet de recréer un microenvironnement tumoral similaire à celui présent chez l’Homme. Ainsi, la souris est le modèle de choix pour ce projet. Nous utiliserons des souris mâles et femelles. Les animaux seront utilisés à l’âge de 5 - 6 semaines afin de favoriser la prise tumorale.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 1200
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 1200
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1200

Les souris utilisées sont immunodéficientes, choisies pour ne pas rejeter les fragments de tumeurs humaines greffés sous leur peau. 1 200 d'entre elles sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue, pour tester des virus oncolytiques sur quinze types de cancers. Chaque animal peut subir une greffe, plusieurs injections de traitement et jusqu'à six prélèvements sanguins. Les souris qui ne développent pas de tumeur malgré la greffe sont elles aussi tuées, le porteur invoquant les nuisances déjà subies.

Objectifs

Le but de ce projet est de tester l’efficacité antitumorale de nouvelles thérapies ciblées, tels que des virus oncolytiques sur des modèles de tumeurs humaines implantées chez la souris. Les virus oncolytiques de seconde génération sont des virus modifiés qui ciblent spécifiquement les cellules cancéreuses pour y exprimer des gènes qui tuent les cellules. Ces virus modifiés ne s’attaquent pas aux cellules saines. Les modèles de tumeurs, appelés xénogreffes dérivées de patients (PDX), permettent de reproduire au mieux les caractéristiques des tumeurs humaines, comme leur morphologie, leurs mutations et leur comportement biologique. Grâce à cela, ils offrent un moyen fiable d’évaluer l’action de nouvelles thérapies comme la virothérapie avant qu’ils ne soient testés chez l’Homme. Notre collection de modèles PDX couvre la majorité des cancers solides (par exemple : sein, poumon, côlon, foie, rein, peau, pancréas, ovaire, vessie, cerveau ou prostate) et reflète la diversité des patients. Chaque modèle est soigneusement étudié afin de mieux comprendre ses particularités et de relier ces informations à la réponse observée aux différents traitements anticancéreux. Les 15 études prévues dans ce projet sont réalisées à un stade avancé du développement des thérapies ciblées, elles permettent d’obtenir des résultats fiables sur les traitements les plus prometteurs pour un type de tumeur ou mutation donnée. Elles peuvent également permettre d’étudier les mécanismes d’action des médicaments dans l’organisme. Elles sont nécessaires pour constituer un dossier d’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) des médicaments.

Bénéfices attendus

Chaque année, dans le monde, près de 20 millions de personnes sont diagnostiquées atteintes d’un cancer (tous types confondus) dont plus de 400 000 en France, et on recense plus de 10 millions de décès (1/6) dont plus de 150 000 en France. Le nombre de personnes atteintes d’un cancer est en constante évolution, mais les progrès en terme de développement de traitements depuis 25 ans ont permis d’observer une diminution de la mortalité. La recherche de nouvelles solutions thérapeutiques est essentielle pour espérer diminuer la mortalité due au cancer, ainsi que limiter les effets indésirables pour les cancers avec des taux de guérison les plus élevés. Dans ce contexte, ce projet vise à identifier de nouvelles thérapies efficaces, via des constructions virales (présélectionnées lors d’analyses préalables : modélisations informatiques et in vitro), précises et capables de cibler et détruire spécifiquement les cellules cancéreuses de différents types. Les doses et associations thérapeutiques les plus adaptées aux patients seront testées. Grâce à la diversité et à la caractérisation approfondie de notre collection de tumeurs humaines implantées chez la souris (modèles de PDX), nous pourrons également mieux comprendre pourquoi certaines thérapies fonctionnent mieux sur certaines tumeurs ou chez certains patients. À terme, ces travaux devraient permettre de proposer de nouvelles options thérapeutiques aux patients pour lesquels les traitements actuels sont inefficaces ou inexistants, améliorer l’efficacité des thérapies disponibles et réduire les effets secondaires associés aux thérapies anticancéreuses actuelles. Ainsi, ce projet participera à réduire la mortalité due aux cancers.

Procédures

Greffe : implantation d’un fragment ou de cellules tumoral(es) sous la peau. Le temps de chirurgie n’excèdera pas 10 minutes. Surveillance des animaux : observation quotidienne du comportement par déplacement et/ou ouverture des cages d’hébergement. Administration de thérapies : préhension des animaux à une fréquence dépendant du schéma de traitement : 1 injection qui pourra être renouvelée en fonction des résultats obtenus en cours d'étude. La durée de préhension n’excèdera pas 1 minute. Prélèvement de sang : préhension des animaux à une fréquence dépendant des besoins en prélèvements, 6 prélèvements seront effectués maximum par animal. La durée de préhension n’excèdera pas 2 minutes.

Impact sur les animaux

Stress dû à l’administration de molécules: nuisance transitoire (plusieurs minutes) de classe légère jusqu’à 4 fois par jour selon le schéma de traitement ; Douleurs post-opératoires: nuisance transitoire (plusieurs heures) de classe modérée; Risque d’infection: nuisance transitoire (plusieurs jours) de classe modérée; Perte de poids: nuisance transitoire (plusieurs jours) de classe modérée; Diarrhée: nuisance transitoire (plusieurs jours) de classe modérée ; Contention en tube pour prélèvement sanguin : nuisance transitoire (plusieurs minutes) de classe légère. -Démangeaisons cutanées : nuisance transitoire de classe légère

Devenir

Les animaux pour lesquels les tumeurs se seront développées seront euthanasiés pour réaliser les analyses associées (biologiques, histologiques). Les animaux n’ayant pas développé de tumeur malgré la greffe d’un fragment tumoral seront euthanasiés compte tenu des nuisances occasionnées.

Remplacement

Le développement de nouveaux traitements permettant de lutter contre le cancer nécessite la réalisation de tests précliniques afin de valider leur efficacité sur la croissance tumorale, avant une application chez l’Homme. Il existe des méthodes alternatives et préalables à la réalisation de tests sur les animaux (prédictions informatiques, in vitro …), permettant de tester rapidement un grand nombre de molécules, et de sélectionner celles qui semblent le plus efficace. Cependant, ces méthodes réalisées en dehors du cadre d’un organisme vivant n’offrent pas la possibilité de lier les effets des traitements avec la complexité de l’organisme, par exemple elles ne prennent pas en compte l’effet de la circulation sanguine ou le rôle du foie dans la transformation et la distribution des médicaments. Cela limite la possibilité de prévoir comment un traitement agira réellement dans le corps d’un patient. C’est pourquoi, une fois les tests préliminaires terminés, et les molécules les plus prometteuses identifiées, il est nécessaire de poursuivre leur évaluation chez l’animal. Ces études sont réalisées sur un nombre d’animaux permettant d’obtenir des résultats fiables sur l’effet antitumoral des molécules testées. C’est une étape nécessaire pour constituer un dossier d’Autorisation de Mise sur le Marché des médicaments.

Réduction

Ce projet utilise le nombre d’animaux nécessaire pour obtenir des résultats fiables lors des étapes avancées d’évaluation des thérapies. Les expériences sont réalisées sur des groupes de souris suffisants pour réaliser les tests statistiques adéquats et valider l’effet des thérapies testées avant des essais cliniques chez l’Homme. La croissance des tumeurs est mesurée de manière standardisée pour savoir si le traitement fonctionne : s’il stabilise ou diminue le volume de la tumeur.

Raffinement

Pour prévenir l’hypothermie durant l’acte chirurgical, les animaux seront placés sur un tapis chauffant. Pour la prévention de la douleur et la souffrance lors de l’acte chirurgical et lors des prélèvements terminaux, les animaux recevront une anesthésie générale. Les produits d’anesthésie générale proposés sont suffisants pour obtenir un effet anti-douleur en plus de l’effet anesthésique profond pour le temps et le type d’intervention réalisée. Si une perte de poids est observée, un supplément nutritionnel sera proposé à l’animal. Pour les soins, si une lésion ou une sécheresse sont observées au niveau de la sphère oculaire, une solution nettoyante et/ou protectrice sera appliquée. Si une lésion cutanée est observée, une solution antiseptique sera appliquée. En cas d’infection, des analyses bactériologiques et/ou virologiques pourront être effectuées pour instaurer un traitement adéquat et l’animal pourra être isolé pour lui permettre de se rétablir sans la présence de ses congénères. Dans ce cas, divers matériaux ajoutés pour atténuer l’effet d’isolement et permettre la création d’un cocon. Après l’administration de molécules (thérapies ciblées et/ou traitement de référence), l’animal sera observé pour détecter tout comportement inattendu. Aussi, un point de compression sera réalisé au site d’injection intraveineux pour stopper le saignement. Si ces points de raffinement ne sont pas suffisants, les mesures associées aux points limites de ce projet seront appliquées.

Choix des espèces

Nous utilisons des souches murines immunodéficientes qui sont classiquement utilisées pour des greffes de fragments tumoraux issus de tumeurs humaines et dans le cadre d'évaluations pharmacologiques. Les souris présentant un système immunitaire résiduel qui se développe avec l'âge et qui peut réduire le taux de prise de greffe, nous utiliserons des animaux en fin de période d'acclimatation, âgés entre 5 et 13 semaines afin d'homogénéiser les conditions de croissance entre les différentes études.