Maladies infectieuses
- Alimentation animale
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- Diagnostic des maladies
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- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
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- Troubles gastrointestinaux
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- Troubles musculosquelettiques
- Troubles nerveux
- Troubles respiratoires
- Troubles sensoriels
- Troubles urogénitaux
Hydrogénothérapie et mesure de la biodistribution chez le rat
- Recherche appliquée
- Cancers
- Maladies infectieuses
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- Troubles respiratoires
- Troubles sensoriels
- Troubles urogénitaux
200 rats vont être utilisés dans des procédures menées sous anesthésie, les animaux étant tués avant tout réveil. Chaque rat subit une chirurgie unique pouvant durer jusqu'à trois heures, avec l'implantation de sondes destinées à mesurer la répartition du dihydrogène dans les organes, et le porteur signale des risques de détresse respiratoire et d'hémorragie. Le projet cherche à décrire la distribution et l'élimination du H2 selon la voie d'administration, présenté comme un candidat médicament. Le porteur affirme qu'aucun modèle sans animaux ne peut remplacer la complexité du corps et qualifie cette étape d'"incontournable".
Objectifs
Le dihydrogène (H2) est un candidat médicament très intéressant de par ses effets bénéfiques dans le traitement des maladies cardiovasculaires, maladies neurodégénératives, troubles métaboliques ou encore du cancer. La petite taille de l'H2 lui permet de diffuser facilement dans les tissus et les organes. Lors de précédentes études, l'évolution de la concentration en H2 dans le coeur et dans le sang, pendant une administration par inhalation, a été explorée chez le rat. Au cours de ce projet, l'évolution de la concentration en H2 sera mesurée grâce à une sonde implantée dans différents tissus cibles. La présente étude permettra de déterminer la distribution et la vitesse d'élimination de l'H2 dans les différents organes suite à son administration par différentes voies et de qualifier chaque voie d'administration sur un plan qualitatif et quantitatif.
Bénéfices attendus
Ce projet est une étape incontournable pour la mise au point de nouvelles thérapies basées sur l'H2 qui permettront de soigner des maladies cardiovasculaires, maladies neurodégénératives, troubles métaboliques ou encore le cancer.
Procédures
Chaque animal subira une intervention chirurgicale unique d'une durée maximale de 3 heures. Un même animal sera soumis à une anesthésie complémentée avec une analgésie, suivie d'une administration d'H2 par différentes voies possibles. La quantité d'H2 distribuée dans différents tissus sera mesurée à l'aide d'une sonde. Au terme de la mesure ou des trois heures, l'animal sera mis à mort sans réveil préalable.
Impact sur les animaux
Certains animaux peuvent présenter des signes de détresse respiratoire ou des hémorragies.
Devenir
La procédure proposée est en classe "sans réveil", la mise à mort des animaux est donc incluse dans cette procédure et inévitable du fait du caractère lésionnel des abords chirurgicaux et de l'utilisation des sondes de mesure.
Remplacement
La présente étude a pour objectif de caractériser précisemment la distribution de l'H2 dans les différents organes et son élimination suite à un traitement à l'H2. Actuellement, il n'est pas possible de remplacer la complexité du corps humain par des modèles n'utilisant pas d'animaux, d'où la nécessité de leur utilisation dans ce projet.
Réduction
Un maximum de 200 rats sera utilisé dans ce protocole. Afin de réduire le nombre d'animaux il est prévu d'effectuer les mesures d'H2 dans plusieurs organes par animal car nous disposons de plusieurs sondes. Il est envisagé qu'une dizaine de modes d'administration d'H2 seront testés, chaque groupe expérimental sera constitué de 20 animaux (10 contrôles et 10 traités ; prenant en compte une éventuelle mortalité due à l'opération d'environ 10%). Ce nombre d'animaux permettra de réaliser un test statistique afin de valider nos résultats. De plus, des animaux venant d'autres protocoles de contrainte légère à modérée pourront être utilisés.
Raffinement
Le projet est mis en oeuvre dans un établissement utilisateur agréé. L'ensemble des personnels impliqués est à jour des formations réglementaires exigibles pour les manipulations sur des animaux vivants. Le rat correspond à l'espèce animale la plus pertinente dans ce type d'étude. Les animaux seront hébergés dans un environnement enrichi contrôlé et observés régulièrement afin d'anticiper l'apparition des points limites fixés. L'intégralité des gestes sera réalisée sous anesthésie générale complémentée par une analgésie.
Choix des espèces
Les similitudes d'anatomie et de physiologie entre le rongeur et l'Homme permettront d'obtenir une comparaison fiable des données obtenues et une meilleure compréhension de la distribution de l'H2 dans l'organisme. De plus, le diamètre des sondes utilisées (1,1-1,6 mm) est compatible avec la dimension des organes cibles de l'étude. Nous utiliserons des rats adultes de minimum 7 semaines pour les mâles et 10 semaines pour les femelles (d'un poids corporel supérieur à 300g). Ce sont les animaux les plus couramment utilisés en pharmacologie de sécurité.
Processus infectieux et réponse de l’hôte à Streptococcus pneumoniae
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
- Troubles immunitaires
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
1 836 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance qui va de léger à sévère. Elles reçoivent par voie nasale des doses de pneumocoque, les infections à haute dose provoquant prostration, poils hérissés et yeux fermés, avec une mise à mort dès une perte de poids supérieure à 20 % ou au point de prélèvement fixé à 48 heures. Le porteur décrit un suivi quotidien à bi-quotidien à l'aide d'une grille de douleur, et indique que les souris meurent parfois avant les points limites. Il affirme que l'étude des interactions entre cellules épithéliales et immunitaires exige un modèle "complet" impossible à reproduire in vitro, et retient la souris malgré un système immunitaire qu'il reconnaît éloigné de celui de l'humain.
Objectifs
Le pathogène opportuniste Streptococcus pneumoniae est la cause la plus commune de méningites bactériennes et les infections invasives peuvent conduire à des pneumonies et/ou des otites. Sa transmission est aggravée du fait que S. pneumoniae est présente comme colonisateur naturel des voies respiratoires chez un grand nombre d’individus. Les mécanismes qui permettent à la bactérie de persister, d’être invasive, et l’impact à long terme sur le système immunitaire ne sont pas bien étudiés. Nous nous intéressons à l’étude de l’impact de la bactérie S pneumoniae sur l’épithélium respiratoire et les cellules immunitaires. Les cellules épithéliales sont les premières à être colonisées par le pneumocoque et leur rôle dans la coordination de la réponse inflammatoire est peu étudié. Le modèle d’infection de la souris reconstitue un système complet de cellules épithéliales et inflammatoires. Aussi, nous nous intéressons aux cellules « natural killer » (NK) qui sont bien connues pour leur rôle anti-cancéreux mais dont le rôle au cours d'une infection ou d'une inflammation n'est pas suffisamment exploré. De plus, un modèle in vitro de ces cellules n’existe pas. Pour ces deux types cellulaires, épithéliales et NK, nous avons montré des reprogrammations géniques persistantes, indiquant qu’une mémoire de l’infection serait maintenue. Ce projet vise donc à comprendre comment une infection peut induire une reprogrammation génique de l’hôte et quel serait le rôle de celle-ci. Finalement, nous nous intéressons à mieux comprendre les différences entre l’interaction de l’hôte avec les souches colonisatrices ou invasives de S. pneumoniae, et nous étudions les différentes réponses immunitaires et les reprogrammations permanentes après une infection.
Bénéfices attendus
Le rôle des cellules épithéliales dans la coordination d’une réponse inflammatoire à une infection ou le maintien de l’homéostasie à une colonisation bactérienne est peu connu. Nos études in vitro démontrent des processus moléculaires importants dans le maintien de cet équilibre, mais des études in vivo sont nécessaires pour comprendre l’impact sur le système immunitaire. L’identification et la caractérisation des cellules Natural Killer (NK) qui sont reprogrammées après une infection, et qui ont acquis une meilleure capacité à répondre aux infections, est un domaine plutôt inconnu. Une meilleure compréhension des mécanismes moléculaires et l’identification des populations de cellules mémoires est important pour définir ce nouveau processus. En effet nous avons montré que ce processus à un effet protecteur lors d’une infection létale. Ce domaine de recherche est en pleine expansion et sera important non seulement pour une potentielle nouvelle prophylaxie, mais aussi pour une meilleure compréhension des mécanismes de l’immunité innée et des mécanismes d’actions de ces cellules effectrices puissantes. En effet, les cellules NK font l’objet de recherches intenses pour des traitements anti-cancéreux. Ainsi, les mécanismes de mémoire que nous révélons pourront aider à éclairer ce nouveau domaine de recherche.
Procédures
- Inoculation des bactéries par voie nasale aux souris ayant reçu un mélange analgésique/anesthésique en injection intrapéritonéale. - Injection par voie intraveineuse retro-orbital sur des souris anesthésiées par un mélange analgésique/anesthésique en injection intrapéritonéale.
Impact sur les animaux
Lors des infections sub-letales, les souris ne ressentent aucune douleur ou symptômes de souffrance. Leur comportement reste parfaitement normal. Cependant, lors des infections avec une dose élevée les souris infectées montrent des signes cliniques 2 jours après infection, tel que de la prostration, inactivité. Ces souris sont surveillées quotidiennement par une personne expérimentée et mises à mort si leur état devient trop critique. En général, les animaux sont mis à mort avant d’atteindre les point limites définis.
Devenir
Toutes les souris seront mises a mort pour prélèvements d’organes post-mortem.
Remplacement
Dans le cadre de cette étude il n’est pas possible de remplacer la souris par un autre modèle, car celui-ci est complet. Dans des systèmes in vitro nous ne pouvons étudier les interactions hôte/pathogène qu’avec un type cellulaire, mais pas une combinaison. Ainsi, l’étude du rôle des cellules épithéliales dans le recrutement des cellules inflammatoires ne peut être fait que dans un système in vivo. De plus, L'usage de la souris permet d'aborder l'étude de cellules dérivant de compartiments différents, alors que l'analyse chez l'homme se limite généralement aux cellules du sang. Pour les cellules Natural Killer (NK), il n'existe pas de lignées de cellules NK murines et nos recherches ne fonctionnent que si ces cellules proviennent directement de l'animal. Enfin, l’usage d’un modèle animal nous permet d'analyser les modifications des caractéristiques des cellules immunitaires lors de processus infectieux sur plusieurs semaines.
Réduction
Sans compromettre l’obtention de résultats exploitables et fiables, seulement les expériences considérées comme indispensables sont réalisées et toutes répétitions inutiles sont éliminées. Pour utiliser moins d’animaux en expérimentation, nous rédigeons nos protocoles à l’avance et les optimisons. Chaque manipulation expérimentale est planifiée dans le but d’envisager des problèmes éventuels, de décider des stratégies et de définir des critères d’interruption. Enfin, pour limiter le nombre d’animaux, un maximum de prélèvements est effectué sur le même animal (sang, lavages, organes) sur lequel nous mesurerons différents paramètres comme : recrutement et activation des cellules, charge bactérienne, production de cytokine et analyses histologiques. Des modèles mathématiques et bio-informatiques seront utilisées à posteriori pour complémenter et modéliser les résultats in vivo et minimiser le nombre d’animaux utilisés dans cette étude.
Raffinement
Après réception et pour permettre l’adaptation aux nouvelles installations, les animaux sont laissés sept jours dans l'animalerie avant le début des expérimentations. Pour prévenir les comportements agressifs entre souris et de limiter les sources potentielles de stress chaque cage sera enrichie avec des petits cylindres de coton. Pour la colonisation par S. pneumoniae, nous utiliserons l'imagerie intravitale par bioluminescence permettant de contrôler les infections sans besoin de mettre a mort les souris. Pour limiter au maximum la souffrance, les mesures de bioluminescence seront effectuées sous anesthésie gazeuse par Isoflurane. Selon les doses de bactéries utilisées les procédures génèreront des signes cliniques de souffrance, de douleur, de sévérité différente chez la souris. - Modéré pour l’inhalation d’une dose de bactérie basse des bacteries virulentes ou colonisantes (suffisante pour induire une colonisation). Les infections sublétals résulteront en une colonisation des voies respiratoire sans entrainer de symptômes. Dans le cadre des suivis de l'évolution des signes cliniques après l’infection, une surveillance journalière voire bi-journalière est pratiquée par une personne expérimentée qui est en mesure de juger selon la grille de douleur fournie par l'animalerie centrale les différents signes cliniques (prostration, inactivité, modification du rythme respiratoire). Cette surveillance est approfondie par une pesée quotidienne des animaux pour caractériser une perte de poids par un arrêt ou une limitation de la prise alimentaire causée par l’infection. Au-delà d’une perte de poids supérieure à 20% de leur poids initial ou des signes de souffrance sont détectés, les animaux seront mis à mort immédiatement. - Sévère pour l’inhalation d’une haute dose de bactérie virulentes. Les infections létales avec les bactéries invasives et virulentes causeront une infection systémique se traduisant en une perte de poids et des signes de souffrance (prostration, poils hérissés, yeux fermés) auxquels on ne peux rémedier sans mettre en cause l’expérience, mais toutes les souris survivent jusqu’au point de prélèvement à 48h. Après l’infection, les animaux sont surveillés quotidiennement et les souris seront euthanasiées dans le cas où la survie jusqu'à 48 ans n'est pas envisageable.
Choix des espèces
Le système immunitaire de la souris est loin de mimer celui de l'homme. Si bien sûr les primates non humains fournissent des informations plus aisément extrapolables à l'homme, la souris demeurent néanmoins le modèle le plus accessible, justifie ainsi son usage. De plus la possibilité de disposer de souris invalidées pour tel ou tel gène rend leur emploi particulièrement pertinent pour répondre aux questions que nous nous posons. Nous utilisons des souris adultes entre huit et onze semaines, afin d’étudier seulement le système immunitaire mature. En effet les cellules NK produites arrivent à maturation que vers l’âge moyen de huit semaines de l’animal. De plus, le fait d’avoir des souris du même âges nous permet de limiter la variation entre souris et entre expériences.
Biologie cellulaire et moléculaire du toxoplasme
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
Rats : 25
5884 souris et 25 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, la grande majorité des souris (5784) étant classées en souffrance sévère. Les souris sont infectées par des souches virulentes de toxoplasme, avec douleurs musculaires, fièvre et réduction des mouvements pouvant entraîner faim et soif, certaines étant gavées par sonde gastrique. Le porteur étudie les facteurs de virulence du parasite, les retombées thérapeutiques étant renvoyées au "long terme". Sur le remplacement, il indique que l'essentiel du travail se fait in vitro mais que l'animal entier reste nécessaire, les rats servant à produire des anticorps.
Objectifs
La toxoplasmose est une maladie humaine et d'interet vétérinaire. Nos recherches sur le parasite qui cause cette maladie pourront servir à long terme à développer de nouvelles stratégies thérapeutiques. L’étude des mécanismes régulant les interactions entre le parasite et son l’hôte permettra de lutter contre l’établissement de la forme chronique de l’infection. Nos études visent à identifier les facteurs de virulence et ceux qui permettent l’établissement et le maintient de la forme latente du parasite, L’importance de ces facteurs dans le pouvoir de dissémination du parasite et l’établissement de la forme latente ne peut s’examiner que par l’utilisation d’un modèle d’infection de la souris, qui représente un hôte naturel du parasite. Ainsi, l’utilisation de la souris comme modèle d’infection nous permet de valider des cibles potentielles pour le développement de drogues anti-parasitaires.
Bénéfices attendus
La toxoplasmose est une maladie très répandue à l’échelle de la planète, on estime que 30 à 50% de la population mondiale a été infectée par le parasite Toxoplasma gondii. L’infection par T. gondii est une cause importante de morbidité et de mortalité néonatale ainsi que chez les patients immunodéprimés (SIDA, patients greffés). Actuellement, peu de molécules permettent de lutter efficacement contre T. gondii et certaines formes parasitaires échappent encore totalement aux traitements, notamment les formes retrouvées sur des périodes prolongées dans le cerveau et les muscles, notamment cardiaques. Les bénéfices attendus de notre projet sont d’identifier des facteurs important pour la virulence du parasite ou l'etablissement des formes latentes. Il permettra d'identifer de future cibles therapeutiques pour les traitements futurs contre la toxoplasmose.
Procédures
Les administrations sont réalisées sur souris vigiles, les animaux pourront donc montrer des signes de douleurs liées aux piqures. Une seule injection par expérience est prévue lors de l'infection des souris. Toutes les administrations sont réalisées par des personnels maitrisant bien la contention des souris et les gestes d’administration. Les animaux anesthésiés seront aussi manipulés afin de suivre l'infection. Les animaux vigiles pourront être gavés avec une sonde gastrique. Les animaux pourront subir des prélèvements de sang sous anesthésie.
Impact sur les animaux
Seules les souris infectées par les souches virulentes de T. gondii présenteront une souffrance significative dans ce projet. Nous nous attendons à ce que les animaux montrent des signes de douleurs liés à la maladie de type douleurs musculaires et état fiévreux. Dans les cas avancés de la maladie, la réduction des mouvements des animaux peut entrainer de la faim/soif/malnutrition. Les animaux pourront aussi montrer des signes de douleurs liés aux piqures lors des injections intrapéritonéales. Lors des premiers contacts avec les expérimentateurs, les animaux peuvent ressentir de la peur/détresse avent qu'ils ne soient habitué à ceux-ci. Les animaux gavés par sondes gastriques pourront aussi ressentir de la peur/detresse lors de ces expérimentations.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés à la fin des procédures expérimentales. En effet, les animaux ayant subit des infections présentent un risque infectieux et seront donc gérés selon les procédures. Les animaux faisant l'objet de prélèvement d'organe ou de serum doivent être euthanasiés afin de réaliser ces procédures.
Remplacement
La majeure partie des études réalisées au laboratoire utilise des techniques in vitro. Cependant, il est nécessaire de réaliser des études complémentaires chez l'animal entier car nous ne pouvons par reproduire in vitro la compléxité d'un animal.
Réduction
Le recours à l’utilisation d’animaux est substitué ou minimisé autant que possible. Une étude statistique nous permet d’assurer la fiabilité du résultat tout en limitant à son minimum le nombre d’animaux utilisés. Ces analyses nous permettront de reduire le nombre d'animaux pour atteindre une puissance statistique minimale.
Raffinement
Outre les conditions d'hebergement (5 animaux par cage et enrichissement dans chaque cage). Nous utilisons des anesthésiques permettant de limiter la souffrance et le stress des animaux. Seules les souris infectées par T. gondii présenteront une souffrance significative dans ce projet. Les points limites que sont les signes traduisant une souffrance significative (voir tableau joint) entraineront une euthanasie immédiate de l’animal.
Choix des espèces
La souris est un modèle pertinent d’étude car il est un hôte naturel de T. gondii. En effet, la souris est sensible à ce parasite et développe la forme aigüe et chronique de la maladie avec la présence de kystes dans le cerveau. De plus, de nombreux outils expérimentaux sont disponibles chez la souris nous permettant de mener à bien nos investigations, en particulier sur la réponse immunitaire lors de l’infection et également sur l’étude de la mise en place de la maladie et des mécanismes parasitaires impliqués dans la virulence. Les anticorps dirigés contre des protéines parasitaires ne sont pas disponibles dans le commerce et doivent être générés au sein du laboratoire pour des études in vitro. Le rat est le modèle idéal pour la production d’anticorps ciblant ces protéines parasitaires étant donné que nous travaillons in vitro avec des cellules immunitaires provenant de souris. Les souris sont utilisées à 8 semaines au stade adulte, ce qui est adapté à nos études de la réponse du système immunitaire. Cet âge suffisamment jeune permet également l’application de protocoles expérimentaux d’une durée totale d’un mois pour l’établissement de la forme chronique de l’infection qui n’entraîne aucune souffrance significative de l’animal. Les rats sont utilisés entre 8 et 10 semaines (150g-250g) lorsqu’ils sont sevrés et présentent un système immunitaire pleinement mature.
Le virus de la grippe provoque des altérations distinctes des macrophages alvéolaires humains et murins : une analyse comparative pour une perspective translationnelle
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
- Troubles respiratoires
2880 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. On les infecte par le virus de la grippe puis, au septième jour, par le pneumocoque, une surinfection qui provoque troubles respiratoires, perte de poids et prostration et tue en deux à trois jours si elle n'est pas arrêtée, les instillations se faisant sous anesthésie parfois par incision de la trachée. Le porteur cherche à comprendre pourquoi les macrophages pulmonaires réagissent différemment chez la souris et chez l'humain, et à tester des molécules immunomodulatrices dont un brevet est en cours. Il affirme qu'aucun modèle in vitro ne reproduit la tolérance d'un "organisme entier", tout en décrivant des travaux sur tranches de poumon humain censés réduire le recours aux animaux.
Objectifs
Chaque année, la grippe saisonnière infecte plus d'un milliard de personnes (environ 20 % de la population mondiale). La versatilité de l’efficacité vaccinale, et l’absence d’antiviraux efficaces, peine à juguler les 500 000 décès annuels dus à la grippe. Cependant, lors d’une infection grippale, la morbi-mortalité n’est pas attribuée seulement au virus influenza, mais aussi à des co-infections bactériennes (40% dans notre service de réanimation). Streptococcus pneumoniae (ou pneumocoque) est le principal agent de ces co-infections, responsable de la sévérité de l’infection et de décès potentiels. Les macrophages alvéolaires (MAs) sont essentiels dans la défense contre les infections à pneumocoque. Une déplétion des MAs chez des souris avant une infection par le pneumocoque entraîne une multiplication bactérienne dans les poumons 100 fois plus élevée par rapport au groupe témoin. Pourtant, une infection grippale chez les souris diminue la population des MAs d’environ 80%. Nous avons mené une étude observationnelle chez l’homme pour confirmer et quantifier la déplétion des MAs après une infection grippale (étude multicentrique). Surprenamment, la quantité de MAs reste stable lors d’infections grippales chez l’homme, remettant en question nos connaissances actuelles sur le rôle des MAs. Notre objectif est de comprendre cette différence souris-homme. Nous souhaitons étudier des modèles de souris plus proches de la réalité humaine : dose virale faible, souris plus âgées, souris avec expérience d’infections antérieures. L’exposition à des composés microbiens façonne le développement et la fonctionnalité du système immunitaire, influant sur la réactivité des MAs aux défis ultérieurs par un phénomène appelé immunité entraînée. Nous avons récemment découvert qu'une reprogrammation métabolique des MAs pouvait altérer leurs propriétés immunitaires, et nous souhaitons étudier ce phénomène chez la souris (et chez l’homme) lors d’une surinfection grippale à pneumocoque. Enfin, nous avons démontré que certaines modifications métaboliques induites par le virus influenza pouvaient être inversées, notamment par l’ajout de succinate ou d’autres molécules immunomodulatrices (Demande de brevet en cours). Nous souhaitons évaluer si ces molécules pourraient représenter une nouvelle piste thérapeutique pour lutter contre les surinfections grippales à pneumocoque.
Bénéfices attendus
L’infection grippale est un problème de santé publique majeure ; chaque avancée dans notre compréhension est importante. Le modèle murin est à l’heure actuelle le modèle préférentiel pour l’étude des pathologies respiratoires humaines. Nous avons récemment mis en évidence que l’une des faiblesses de ce modèle réside dans la différence entre les macrophages alvéolaires (MAs) murins et humains. Les MAs sont l’une des cellules les plus impliquées dans l’immunité pulmonaire, notamment dans les co-infections bactériennes, responsables de la gravité des présentations cliniques chez l’homme lors d’une infection grippale. Cette différence peut biaiser les recherches effectuées dans ce domaine et limiter la translation souris-homme des thérapies. Ainsi, nous proposons d’améliorer le modèle murin d’infection grippale et de surinfection bactérienne en nous rapprochant de la relevance humaine. Nous espérons que les résultats issus des expériences décrites ici vont faire rapidement progresser nos connaissances et fournir de nouvelles pistes de compréhension sur le rôle des MAs dans cette pathologie. Ce projet permettra d’améliorer la translationalité des recherches dans le contexte des pathologies respiratoires, et notamment des thérapies antigrippales. De plus, nous possédons déjà des molécules immunomodulatrices qui ont démontrées leur intérêt thérapeutique sur un modèle de cellules épithéliales infectées par le virus de la grippe, ainsi que sur un modèle murin d’infection in vivo. Certaines de ces molécules ont notamment un effet protecteur sur les MAs infectés par le virus de la grippe. Ces molécules proviennent d’un nouveau concept de défense immunitaire, l’immunometabolisme ; présentant plusieurs bénéfices attendus : Ces molécules naturelles et endogènes de l’homme (et non des drogues de synthèse), ont des propriétés antivirales à large spectre ainsi qu’un potentiel anti-inflammatoire puissant. Cette double action diminue le risque de résistance ; et permet de conserver un effet thérapeutique protecteur même dans le cas d’une instillation tardive, à l’inverse des molécules antivirales actuellement sur le marché. Pour l’ensemble de ces raisons, l’étude des MAs représente une avancée majeure pour lutter contre la grippe, pour laquelle il n’existe actuellement aucun traitement efficace.
Procédures
Toutes les souris seront anesthésiées, par injection intrapéritonéale, 3 ou 4 fois selon les groupes, pour une durée quelques minutes à chaque fois, durant lesquelles elles recevront soit une instillation intranasale soit une instillation intra-trachéale. Cette dernière nécessite une petite incision en haut de la trachée. Ces instillations ne durent que quelques secondes.
Impact sur les animaux
L’anesthésie générale nécessite une contention pour l’injection intrapéritonéale ce qui peut engendrer du stress pour les animaux ainsi qu’une légère douleur au niveau du site d’injection. Cette anesthésie peut également entrainer un refroidissement de l’animal. Les instillations pulmonaires intranasales et intratrachéales provoquent un stress pulmonaire qui se caractérise par une respiration saccadée et accélérée pendant 1 ou 2 minutes. Le liquide est ensuite rapidement absorbé par les tissus et lors du réveil de la souris, la respiration est revenue à la normale. L’instillation intratrachéale nécessite une petite incision en haut de la trachée. Notre modèle d’infection grippale à faible dose virale entraîne des dégâts pulmonaires qui peuvent fragiliser l’animal à partir du 7ème jour post-infection. La surinfection bactérienne a lieu au 7ème jour chez la souris et provoque une infection qui, si elle n’est pas contrôlée, aboutie à la mort des animaux en 2 à 3 jours. Le cumul de ces infections va induire une altération modérée de longue durée, affectant le bien-être et l'état général des animaux (troubles respiratoires, une perte de poids et une réduction de l’activité, température corporelle abaissée, prostration, fermeture totale ou partielle des yeux).
Devenir
Les animaux seront euthanasiés à l’issue de chaque procédure.
Remplacement
Dans notre étude, les expériences que nous souhaitons réaliser sur les souris ne peuvent pas être remplacées par des méthodes alternatives car actuellement, aucun modèle in vitro ou ex vivo ne permet de connaître la tolérance d’un organisme entier ou encore de mimer les réponses immunitaires ou de modéliser la complexité d’un organisme pour analyser cette dernière. Par conséquent, les modèles animaux sont nécessaires à notre étude. Nous souhaitons rajouter que le modèle murin d’infection par le virus de la grippe est bien établi et maîtrisé par l’équipe. Par contre, un effort important est fait pour remplacer certaines explorations in vivo par la mise en place de différents modèles de macrophages alvéolaires in vitro et ex vivo (macrophages alvéolaires), pour étudier les altérations immunométaboliques induites par le virus de la grippe. Enfin, certaines explorations sont directement faites chez l’homme quand cela est possible (culture ex vivo de macrophage alvéolaire humain, coupe de poumon issue de pièce opératoire).
Réduction
Premièrement, afin de réduire le nombre d’animaux utilisés pour chaque condition, nous allons utiliser une technique d’instillation par la trachée. Cette technique permet une instillation dans seulement l’un des deux lobes pulmonaires. De fait, la souris représente son propre contrôle, divisant ainsi par deux le nombre d’animaux requis. Cette technique a été apprise lors d’un séjour d’étude à l’étranger et nous souhaitons la mettre en place dans notre laboratoire pour limiter le nombre d’animaux et les variations interindividuelles. Secondairement, nous allons récupérer les macrophages alvéolaires issus des souris entraînées ou traitées par des métabolites pour les cultiver en laboratoire. Cela permet de réaliser plusieurs types de tests sur des MAs issue d’une seule souris, limitant ainsi l’utilisation des animaux. Ajouté à cela, nous développons actuellement des modèles de tranches de poumons humains et murins. Cette technique, permet de réaliser un grand nombre de tranches de poumons à partir d’un seul donneur (environ 20 tranches par poumon de souris). Ce modèle permet à la fois de conserver la structure pulmonaire et la diversité cellulaire. Ainsi, cela permet la réalisation d’un grand nombre de tests au plus proche de la physiologie pulmonaire, réduisant le nombre d’animaux utilisés. Enfin, les expériences sont conçues pour utiliser un nombre minimum d’animaux, mais suffisant pour pouvoir réaliser les tests statistiques adaptés. Pour réduire le nombre de souris, un maximum d’analyses sera effectué sur chaque animal (cellules immunitaires, cytokines, expression des gènes, histologie, évaluation de la charge du pathogène, …).
Raffinement
Les souris seront élevées en communauté dans des cages enrichies avec du sopalin, des fragments de boîtes d’œufs et des jouets en plastique. A l’arrivée des souris dans l’établissement d’hébergement, une habituation de 7 jours sera réalisée avant toute manipulation. Toutes les manipulations sur les souris ne seront effectuées que par du personnel qualifié ayant suffisamment d’expérience avec les procédures décrites pour minimiser toute douleur et inconfort possible pour les animaux. Toutes procédures d’instillation intranasale ou intra-trachéale seront précédées d’une anesthésie des souris par voie intrapéritonéale ou gazeuse pour les animaux déjà infectés. L’état de sédation de l’animal suivant ces anesthésies sera de maximum 20 minutes. Tout au long du déroulement des expériences, une observation systématique de leur état clinique sera réalisée de façon pluriquotidienne par les animaliers et les expérimentateurs, afin de détecter au plus tôt une éventuelle souffrance animale. Les animaux ayant atteint le point limite seront euthanasiés.
Choix des espèces
Nous utiliserons la souris. Il existe de nombreux réactifs commerciaux adaptés à la souris. Cette espèce est la mieux caractérisée pour les réponses immunitaires pulmonaires, réduisant le besoin d'animaux pour des études préliminaires. Les souris sont facilement infectables par des souches adaptées de virus de la grippe humaine et présentent des symptômes cliniques similaires à l'homme (anorexie, hyperinflammation pulmonaire, perte de poids et mortalité). Les souris sont les plus couramment utilisées dans les études de physiopathologie et mécanistiques, mais également pour le développement d’outils thérapeutiques. Cette souche est appropriée pour étudier l’inflammation et les réponses immunitaires et est un modèle bien établi d’infection grippale. Les MAs de ces souris semblent plus résistants à l’infection grippale, se rapprochant de la réponse des MAs humains. Enfin, l’utilisation de souris consanguines permet d’obtenir des résultats expérimentaux plus reproductibles et donc de diminuer le nombre d’animaux utilisés pour avoir des résultats significativement interprétables. Les animaux seront utilisés à l'âge de 8 semaines pour avoir un système immunitaire mature. Afin d’avoir des souris correspondant à l’âge moyen humain de notre étude (64 ans), des souris agées de 24 mois seront également utilisés.
Évaluation de l’efficacité d’une nouvelle molécule, administrée par voie intranasale, dans des modèles murins infectés par Pseudomonas aeruginosa ou par le virus de la grippe.
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
- Troubles respiratoires
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
- Système respiratoire
960 souris au maximum vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chaque animal est infecté par le virus de la grippe ou par la bactérie Pseudomonas aeruginosa par voie intranasale sous anesthésie, puis traité ou non par une molécule, l'infection pouvant provoquer perte de poids, hypothermie et léthargie pendant plusieurs jours. Le projet évalue l'efficacité antivirale et antibactérienne de cette molécule déjà active in vitro. Le porteur affirme qu'aucun modèle in vitro ne rend compte de la tolérance d'un "organisme entier" et pourrait ramener le nombre de 960 à 384 souris si la première modalité fonctionne.
Objectifs
Chaque année, dans le monde, le nombre de cas de grippe est d’environ 1 milliard et le nombre de décès liés à la grippe est estimé entre 290 000 et 600 000. L’émergence d’une pandémie, comme celle de COVID-19, met fortement en évidence l’impact sanitaire, social et économique d’une infection virale incontrôlée. Ainsi, chaque pays est également confronté à des défis de sécurité. Même si la vaccination est la stratégie la plus efficace contre les virus, la courte durée de l’immunité induite par le vaccin, associée à la dérive antigénique intrinsèque des virus, affecte négativement cette protection. En parallèle, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) alerte aussi sur les maladies résistantes aux médicaments, qui pourraient être responsables de 10 millions de décès chaque année d’ici à 2050. Parmi ces maladies, celles ayant pour origine des bactéries multi-résistantes aux antibiotiques présentent un risque critique, avec une menace particulière dans les hôpitaux, les maisons de retraite, etc. Une liste de bactéries a été publiée et comporte notamment Pseudomonas aeruginosa dont certaines souches sont devenues multi-résistantes aux antibiotiques. Ces souches peuvent entraîner des infections sévères, telles que des pneumonies qui peuvent conduire au décès des patients. De nouvelles molécules antivirales et antibactériennes sont donc à développer de toute urgence. Le projet actuel a pour objectif d’évaluer in vivo l’efficacité antivirale et antibactérienne d’une molécule que nous appelerons M, dans le contexte d’une infection par P. aeruginosa ou par le virus de la grippe, chez la souris. En effet, cette molécule a déjà montré une activité antivirale et antibactérienne in vitro, sans toxicité aux doses utilisées. Cette demande d’autorisation de projet est couplée avec une première demande qui évaluera au préalable la tolérance de la molécule M, in vivo, chez la souris saine.
Bénéfices attendus
Notre projet consiste à évaluer l’effet antiviral et antibactérien d’une nouvelle molécule prometteuse ayant une activité in vitro contre le virus de la grippe et contre P. aeruginosa. Les expériences montrent que cette molécule ne semble pas favoriser la résistance et propose une solution de traitement avec une administration par voie nasale, ce qui permet d’interagir directement avec la muqueuse nasale et pulmonaire. Avant d’être évaluées in vivo la molécule M a démontré son efficacité contre le virus de la grippe et contre P. aeruginosa in vitro à des doses non cytotoxiques. Au préalable, une étude de toxicité/tolérance sera réalisée (autre demande d'autorisation de projet). La dose la plus appropriée sera ensuite utilisée pour déterminer l’efficacité antivirale et antibactérienne, dans un modèle murin d’infection par le virus de la grippe ou par P. aeruginosa, en traitement curatif. Cette nouvelle molécule permettrait ainsi d’apporter une nouvelle stratégie pour lutter contre le virus de la grippe et contre P. aeruginosa.
Procédures
Les souris seront infectées par le virus de la grippe ou P. aeruginosa, par voie intranasale, sous anesthésie générale, puis traitées ou non par la molécule M, administrée 1 à 3 fois, par voie intranasle, également sous anesthésie générale.La durée d’une administration intranasale, anesthésie comprise, dure environ 5 minutes par souris jsuqu’à son réveil.
Impact sur les animaux
Les contentions engendrent du stress pour l'animal et l'injection intrapéritonéale pour l'anesthésie générale peut entraîner une légère douleur au niveau du site de l'injection. L’administration de la molécule M ne devrait pas provoquer d’effets secondaires car les tests en culture cellulaire ne montrent pas de cytotoxicité aux doses efficaces. Par ailleurs, pour étudier l’efficacité de la molécule M vis-à-vis du virus de la grippe ou de P. aeruginosa, les souris seront infectées et feront donc l’objet d’un suivi bi-quotidien et nous mesurerons notamment la température corporelle et le poids de chaque souris. Ces deux modèles d’infection peuvent conduire aux effets secondaires suivants : perte de poids, température, perte d’appétit, inactivité ou encore létargie, sur une durée allant jusqu’à 6 ou 7 jours post-infection pour la grippe. Le modèle d'infection pour P. aeruginosa est beaucoup plus court (48h). Afin d’éviter d’infliger une douleur et une souffrance à l’animal, nous avons établi plusieurs critères d’évaluation afin de déterminer très rapidement les points limites.
Devenir
Toutes les souris seront mises à mort à la fin de chaque plan expérimental afin de prélever des organes et d’analyser les différents paramètres de la tolérance et d'efficacité.
Remplacement
Dans notre étude, les expériences que nous souhaitons réaliser sur les souris ne peuvent pas être remplacées par des méthodes alternatives car actuellement, aucun modèle in vitro ou ex vivo ne permet de connaître la tolérance d’un organisme entier ou encore de mimer les réponses immunitaires ou de modéliser la complexité d’un organisme pour analyser cette dernière. Par conséquent, les modèles animaux sont nécessaires à notre étude. Nous souhaitons rajouter que les modèles murins d’infection par le virus de la grippe ou par P. aeruginosa sont bien établis et maîtrisés par l’équipe. De plus, nous tenons à souligner que dans notre étude, la molécule a déjà démontré in vitro son efficacité antivirale contre le virus de la grippe et antibactérienne vis-à-vis de P. aeruginosa, à des doses non cytotoxiques en culture cellulaire.
Réduction
Chaque procédure a été conçue pour utiliser le minimum de souris, en utilisant les tests statistiques. Ainsi, pour évaluer l’efficacité de la molécule M, vis-à-vis du virus de la grippe et de P. aeruginosa, un total de 960 souris au maximum sera nécessaire. Cependant, ce nombre sera réduit puisque 3 modalités de traitement sont envisagées, mais si la première modalité montre une efficacité antimicrobienne, les 2 autres modalités ne seront pas réalisés, réduisant le nombre de 960 à 384 souris.
Raffinement
Les souris seront élevées en communauté dans des cages enrichies avec du sopalin, des fragments de boîtes d’œufs et des jouets en plastique. Toutes les manipulations sur les souris ne seront effectuées que par du personnel qualifié ayant suffisamment d’expérience avec les procédures décrites pour minimiser toute douleur et inconfort possible pour les animaux. Tout au long du déroulement des expériences, une observation systématique de leur état clinique sera réalisée de façon pluriquotidienne par les animaliers et les expérimentateurs, afin de détecter au plus tôt une éventuelle souffrance animale. Les souris seront habituées aux manipulations les jours précédant l’expérimentation, en les sortant de la cage et en associant la manipulation à un renforcement positif en donnant une récompense alimentaire (bout de biscuit, pomme, etc.).
Choix des espèces
Lors de ce projet, nous utiliserons des souris parce qu’il s’agit d'une espèce animale appropriée pour étudier l’inflammation, les réponses immunitaires et qu’il s’agit d’un modèle bien établi pour l'infection par le virus de la grippe et pour l'infection par P. aeruginosa. D’autre part, le modèle d’infection grippale et le modèle d'infection par P. aeruginosa sont pleinement maîtrisés, chez la souris, au laboratoire et les pathogènes utilisés dans ce projet sont identiques à ceux infectant l’Homme. Il existe également de nombreux réactifs commerciaux adaptés à la souris pour décrire et comprendre les acteurs de sa réponse inflammatoire et immunologique. De plus, la souris, de par sa petite taille, permet une logistique aisée, et constitue un bon support pour tester les nouvelles approches thérapeutiques dans les modèles précliniques. Ainsi, le choix de cette espèce limite de ce fait le nombre d’animaux utilisés pour des études préliminaires. Les animaux seront utilisés à l'âge adulte (entre 8 semaines et 12 semaines) pour avoir un système immunitaire mature mais non vieillissant, et nous utiliserons à la fois des mâles et des femelles pour rechercher un éventuel "effet sexe".
Prélèvements ponctuels sous anesthésie pour les mises au point, la calibration de techniques ou la réalisation de tests préliminaires in vitro chez le primate non humain
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
- Cancers
- Diagnostic des maladies
- Maladies infectieuses
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
- Troubles cardiaques
- Troubles endocriniens
- Troubles gastrointestinaux
- Troubles immunitaires
- Troubles nerveux
- Troubles respiratoires
- Troubles sensoriels
40 macaques à longue queue vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, puis réutilisés dans d'autres études après une période de repos. Sous anesthésie générale, chaque animal peut subir jusqu'à cinq fois sur deux ans des prélèvements de moelle osseuse, de liquide cérébrospinal, des lavages broncho-alvéolaires ou des prises de sang. L'objectif est de fournir du matériel biologique de primate pour mettre au point des techniques d'analyse. Le porteur affirme qu'il est "indispensable" de recourir à l'animal, la proximité des primates avec l'humain étant présentée comme sans équivalent.
Objectifs
L’objectif de ce projet est de mettre à disposition de la communauté scientifique du matériel biologique de primate (liquide cérébrospinal, échantillons pulmonaires ou de moelle osseuse, accompagnés ou non de prélèvement sanguin), qui ne peut être collecté que sous anesthésie générale des animaux. Ces prélèvements sont nécessaires à la mise au point de techniques d'analyses sur ces échantillons, à la sélection d'animaux sur certains critères physiologiques, ou encore à la réalisation de test in vitro afin d’appréhender la toxicité ou l'efficacité d’un produit, au lieu de ou avant de le tester chez l’animal. Ce projet vise donc à pouvoir prélever certains échantillons biologiques de primate sous anesthésie, dans le but de réaliser des tests préliminaires ou en remplacement d'études in vivo sur cette espèce.
Bénéfices attendus
Tout test de matériel biologique obtenu lors de protocoles expérimentaux utilisant l'animal nécessite au préalable d'être mis au point, affiné, voir validé selon un certain cadre réglementaire. Ces mises au point nécessitent elles-mêmes l'utilisation de matériel biologique, qui doit être obtenu sur la même espèce. Beaucoup de tests sont basés sur des produits sanguins, mais certains nécessitent d'autres matrices biologiques plus difficile d'accès, comme la moelle osseuse, le liquide cérébrospinal ou les lavages pulmonaires. La moelle osseuse pourrait par exemple être utilisée dans le cadre de la mise au point d'un test visant à caractériser les cellules progénitrices du sang, pour le développement d'une thérapie contre des maladies héréditaires. Le liquide cérébrospinal pourrait être utilisé pour mettre au point une méthode de mesure d'un produit injecté dans le sang d'un patient, pour évaluer sa capacité à passer dans le cerveau. Cela peut avoir des implications pour évaluer la potentielle neurotoxicité d'un produit, ou au contraire sa capacité à atteindre le cerveau pour lutter contre des maladies neurodégénératives. Finalement, les lavages pulmonaires permettent d'avoir accès à du liquide et à des cellules de poumons, sans pour autant sacrifier l'animal : cela permettrait d'étudier le microbiote pulmonaire d'animaux, ou encore d'utiliser ces échantillons pour mettre au point des méthodes d'investigation de virus pulmonaires comme le SARS-CoV-2 (ex: PCR). Ces prélèvements sous anesthésie de matrices biologiques spécifiques pourront potentiellement être accompagnés de prélèvements sanguins dans la limite des recommandations de volume et fréquence pour l'espèce. Ces prélèvements de sang pourront être réalisés seulement s'il est jugé scientifiquement ou éthiquement pertinent de les faire sur le même animal plutôt que sur une cohorte différente. Dans certains cas, ces échantillons pourraient être utilisés pour réaliser des tests in vitro remplaçant l'utilisation de l'animal, comme par exemple dans le cadre de tests de toxicité d'un produit sur les cellules progénitrices de la moelle. Dans ce contexte, les différents prélèvements réalisés sont nécessaires pour mettre au point ou améliorer des méthodes d'analyses existantes. Ce projet contribuera donc à réduire le nombre d’animaux utilisés en étude, en permettant le développement de méthodes d'analyses plus fines ou de test in vitro remplaçant l'animal lors de phases expérimentales précoces.
Procédures
Les animaux seront manipulés afin de réaliser une injection d’anesthésique. Les procédures se déroulent entièrement sous anesthésie générale. Les animaux pourront être soumis à une parmi les 4 procédures différentes, chacune nécessitant entre moins d’une minute et trois minutes . Les prélèvements possibles seront : prélèvement de moelle osseuse, prélèvement de liquide cérébrospinal, lavage broncho-alvéolaire et prélèvements sanguins. Le temps entre l’induction de l’anesthésie de l’animal et son réveil est d’environ 1h.
Impact sur les animaux
Le prélèvement de liquide cérébro-spinal est réalisé sous anesthésie. Une légère gêne au lieu de ponction peut être ressentie au réveil par l’animal. Le lavage broncho-alvéolaire peut provoquer une gêne chez l'animal suite à l'administration de liquide dans les poumons. De plus, dans le cadre de ce protocole, les prélèvements seront par définition ponctuels et donc non répétés dans le temps. Le prélèvement de moelle osseuse peut quant à lui provoquer des douleurs au niveau de la zone de prélèvement. ire un hématome sur la zone de prélèvement.
Devenir
Après une période de repos adéquate, les animaux seront disponibles pour intégrer d'autres études, sur avis vétérinaire.
Remplacement
Il n'est pas possible de remplacer l'animal dans le cadre de ce projet. L'utilisation de celui-ci est indispensable afin d'obtenir le matériel biologique nécessaire à la mise au point, la calibration et la validation de méthodes d'analyses biologiques. Ces méthodes visent en effet directement les cellules de l'espèce animale concernée (cytométrie en flux, tests de stimulation de cellules immunitaires, caractérisation de l'expression de certains gènes…), ou peuvent être fortement influencées par le milieu biologique dans lequel elles sont réalisées (mesure de la quantité d'un anticorps ou d'une protéine exogène par ELISA ou spectroscopie de masse). Le raffinement de ces méthodes d'analyses sert d'une part à transférer des protocoles d'analyses d'une espèce à l'autre, et à améliorer leurs sensibilité et spécificité, réduisant ainsi potentiellement le nombre d'animaux nécessaires lors d'études subséquentes. De plus, la disponibilité de matériel biologique permet de la réalisation d'étude d'efficacité ou de toxicité in vivo, qui pourront potentiellement permettre de remplacer ou réduire le besoin d'études in vivo.
Réduction
Afin de ne pas surestimer le nombre d'animaux utilisés, le nombre d’animaux pour ce projet a été défini par une analyse rétrospective des prélèvements de liquide cérébrospinal et de prélèvements pulmonaires fait au sein de l’entreprise au cours des dernières années, modulée par la trajectoire de croissance de notre activité . Afin d’assurer un nombre minimum d’animaux, les animaux pourront être prélevé un maximum de 5 fois sur une période de 2 ans dans le cadre de cette DAP.
Raffinement
Les animaux seront hébergés en groupes sociaux (mâles et femelles hébergés séparément) sur de la litière pour leur permettre de fourrager. Des jouets sont mis à leur disposition (rotation des jouets une fois par semaine). Des friandises sont distribuées quotidiennement aux animaux (après les manipulations et fin de journée) dans la litière et dans des dispositifs à friandises (tube, jouets...). Les fruits et légumes frais qui leurs seront fournis seront variés d'un jour à l'autre, tout comme la façon de les préparer, afin de stimuler les animaux. Un fond musical sera diffusé dans l'animalerie tout au long de la journée afin d'habitue les animaux à la voix humaine et de masquer les sons liés à l'utilisation quotidienne de l'animalerie. Toutes les procédures décrites dans ce protocole auront lieux sous anesthésie, accompagnées de mesures de soutien en fonction de la procédure en question. Par exemple, les prélèvements de moelle osseuse ou de liquide cérébrospinal seront précédés d'injection d'analgésique, les prélèvements pulmonaires seront accompagnés de monitoring dédié et de supplémentation en oxygène. Les animaux seront gardés sur coussin chauffant durant la procédure afin de ne pas occasionner d'hypothermie. Les volumes maximum de matrice biologique à prélever sont basés sur une analyse de la littérature disponible, ou sur les pratiques utilisées en clinique humaine le cas échéant. L'animal sera suivi par le personnel d’étude tout au long de l'anesthésie et surveillé au moment de son réveil ainsi que durant les heures suivantes. Un suivi clinique quotidien ainsi que la mise en place de points limites spécifique à chaque procédure permet d’évaluer quotidiennement le bien-être de l’animal. En fonction de la procédure réalisée, un score neurologique pourra aussi être réalisé, si nécessaire, les jours suivant les prélèvements afin d’assurer qu’il n’y ait pas de dommage neurologique.
Choix des espèces
Par leur origine phylogénétique, les primates non humains présentent une forte proximité avec les humains en termes de patrimoine génétique, de processus épigénétiques, d’organisation fonctionnelle de leur système nerveux et immunitaire, et de leurs principales caractéristiques physiologiques, cognitives et comportementales. Cette proximité permet de les utiliser dans le cadre de développement de nouvelles stratégies thérapeutiques et/ou prophylactiques. Cette espèce est donc particulièrement utilisée pour tester l'efficacité ou la toxicité de drogues visant des processus biologiques spécifiques à l'homme ou aux espèces proches. Ces études peuvent couvrir les thérapies géniques ou cellulaires visant à corriger l'expression de gènes défectueux, les études infectieuses sur des virus n'infectant que l'homme ou certains primates, ou encore les thérapies visant le système nerveux central (la barrière hémato-encéphalique de l'humain étant très proche de celle du singe). Ce type d'étude nécessites la mise au point de méthodes d'analyses dédiées, pour lesquelles l'accès au matériel biologique de l'espèce cible est nécessaire. Ainsi, des études visant des maladies génétiques ou des leucémies auront besoin d'analyser la moelle osseuse des animaux, les études infectieuses de virus respiratoire (le singe étant le modèle de référence pour l'infection au SARS-CoV-2) auront besoin d'échantillons pulmonaires, et les études visant le système nerveux auront besoin d'échantillons de liquide cérébrospinal pour mettre au point leur méthode de dosage. Les mises au point et/ou test préliminaires de ce projet concerneront des candidats médicaments humains. Les animaux pourront être des juvéniles à mature, en fonction des besoins de l’étude. Les animaux utilisés pourront être des juvéniles ou des matures en fonction des objectifs des études. Par exemple, des prélèvements de moelle osseuse peuvent chercher certaines populations de cellules précurseurs plus fréquentes chez le juvénile que chez l'animal mature.
Évaluation de la biodistribution d’une molécule thérapeutique antigrippale administrée par voie intra-nasale
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
87 souris femelles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque souris reçoit par le nez un candidat médicament antigrippal marqué par un radiotraceur, passe une séance d'imagerie sous anesthésie, puis est tuée entre une et 96 heures après l'administration pour mesurer la répartition du produit dans ses organes. Le porteur indique n'attendre aucun effet indésirable notable, la molécule n'ayant pas montré de toxicité lors des essais précédents. Il présente cette étude comme le prolongement d'une validation in vitro, l'analyse de la répartition dans l'organisme entier ne pouvant selon lui se faire que sur l'animal.
Objectifs
Les objectifs du projet sont d’évaluer le profil de biodistribution d’un candidat médicament, ainsi que de quantifier précisément le passage sanguin de celui-ci suite à une administration intra-nasale afin d’en valider son utilisation potentielle chez l’homme.
Bénéfices attendus
L’étude va permettre caractériser le profil de biodistribution de ce candidat médicament. A plus long terme, le bénéfice attendu est la validation d’une nouvelle molécule thérapeutique comme un agent antigrippal humain destiné à être administré au niveau local par instillation nasale.
Procédures
Le protocole n’entrainera pas de douleur, souffrance ou angoisse en dehors d’un stress bref et modéré lié à l’administration intranasale du radiotraceur aux animaux vigiles. L’acquisition des images sera réalisée chez des animaux sous anesthésie volatile pour une durée inférieure à 1h. Un onguent sera appliqué sur la cornée pour éviter toute sécheresse oculaire. Aucun prélèvement ne sera réalisé sur animaux vigiles pour cette procédure.
Impact sur les animaux
Il n’est pas attendu d’effets indésirables particulier pour les animaux. La procédure d’administration intranasale est rapide et le faible volume administré évite toute perturbation de l’animal qui éliminera par lui-même ce micro-volume (principalement par déglutition). Le produit administré n’a montré aucune toxicité sur cellules, épithélium nasale humain primaire ainsi que chez les souris ayant reçu jusqu’à 3 doses du produit (sur 3 jours consécutifs) par administration nasale.
Devenir
A la fin de la procédure, les souris seront mises à mort. Des analyses post mortem seront effectuées pour quantifier la quantité du candidat médicament présent dans chaque échantillon. Les autres animaux seront mis à mort avant la fin la fin de la procédure, aux temps sélectionnés pour l’étude de biodistribution, compris entre 1H et 96H post-administration de la molécule d’intérêt, ou de l’élément radioactif libre.
Remplacement
Cette étude fait suite à une validation in vitro du candidat médicament. Bien qu'il existe d'autres méthodes de recherche sur les pathologies respiratoires, il y a un certain nombre de questions qui ne peuvent être abordées qu'en utilisant des organismes dans leur ensemble. C'est le cas de l'évaluation de la distribution d'un candidat médicament dans l'ensemble de l'organisme au cours du temps, qui ne peut être effectuée qu'à l'aide de modèles précliniques in vivo, qui tiennent compte des différents organes impliqués dans l’élimination physiologiques des molécules administrées.
Réduction
Nous limiterons notre étude au strict minimum requis dans le nombre de souris dans le but de d’évaluer la biodistribution du candidat médicament dans le sang ou le cerveau. Ce nombre est limité à 87 animaux. 3 souris pour une étude de faisabilité puis des groupes de 6 souris pour chaque temps d’étude.
Raffinement
Une attention particulière sera apportée au bien-être des animaux avec enrichissement du milieu de vie, un hébergement par groupe et un suivi de leur bien-être sera effectué quotidiennement. Les sessions d’imagerie seront réalisées sous anesthésie volatile, avec une anesthésie inférieure à 1h. La température des animaux sera régulée. Le niveau d’anesthésie sera contrôlé et ajusté si nécessaire via le suivi de la fréquence respiratoire. Un gel ophtalmique sera utilisé pour prévenir toute sécheresse oculaire. Le protocole n’entrainera pas de douleur, souffrance ou angoisse en dehors d’un stress bref et modéré lié à l’administration intra nasale du candidat médicament. Des points limites adaptés seront utilisés afin de réduire le stress et la souffrance.
Choix des espèces
Les protocoles concerneront uniquement des souris adultes femelles, saines, qui seront âgées de 5 semaines au moment de leur arrivée dans le laboratoire. Ceci afin de se placer dans des conditions identiques à celle des études ayant permis de valider l’efficacité du candidat médicament.
Utilisation de souris pour le maintien de tiques saines en élevage
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
1 000 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque souris porte sur le dos un bouchon contenant des tiques qui se gorgent de son sang pendant quatre à cinq jours pour les larves et jusqu'à deux semaines pour les adultes, l'objectif étant d'entretenir un élevage de tiques destiné à de futures expériences d'infection. Le porteur signale un stress lié à l'isolement pendant les gorgements et une perte de poids possible, sans détailler d'autre suivi que l'observation de l'apparence. Il décrit une méthode de gorgement sur membrane artificielle mais la juge trop complexe et inapplicable aux adultes, concluant qu'il est "nécessaire" de recourir aux souris.
Objectifs
Les tiques jouent un rôle majeur en tant que vecteurs de maladies et ont un impact significatif sur la santé publique. Comprendre leur biologie, déterminer leur potentiel et la cinétique de transmission et développer des stratégies de prévention sont essentiels pour minimiser les risques pour la santé humaine. Les tiques sont responsables de la transmission de divers agents pathogènes, notamment des bactéries, des virus et des parasites. Parmi les maladies les plus notables transmises par les tiques, on peut citer la maladie de Lyme, la fièvre pourprée des montagnes Rocheuses, l'encéphalite à tiques, la babésiose et l'anaplasmose. Ces infections peuvent avoir des conséquences graves sur la santé humaine si elles ne sont pas diagnostiquées et traitées à temps. Les tiques peuvent jouer un rôle dans l'émergence de nouvelles maladies, car elles peuvent transmettre des agents pathogènes d'animaux sauvages à l'homme. Comprendre la biologie et l'écologie des tiques est essentiel pour développer des stratégies de prévention et de contrôle efficaces. Cela inclut le développement de vaccins, de mesures de protection individuelle (comme l'utilisation de répulsifs), et la gestion des populations de tiques dans les zones à risque élevé. Pour mieux faire face à l’émergence des tiques et des maladies à tique, nous souhaitons pouvoir bénéficier d’un élevage de tiques de différentes espèces qui seront utilisées pour des expériences d’infection chez la souris afin de reproduire le mode de transmission naturelle de pathogènes. Cet élevage consiste à obtenir les différents stades d’évolution de différentes espèces de tiques dures à partir des œufs (larves, nymphes, adultes). Le passage d’un stade à l’autre nécessite la prise de sang sur un animal et nous avons depuis plusieurs années établi les conditions d’élevage afin que chaque espèce puisse se développer dans les meilleures conditions.
Bénéfices attendus
Les tiques jouent un rôle majeur en tant que vecteurs de maladies et ont un impact significatif sur la santé publique. Comprendre leur biologie, déterminer leur capacité à transmettre des pathogènes émergents, et développer des stratégies de prévention sont essentiels pour minimiser les risques pour la santé humaine.
Procédures
Pose du bouchon sur le dos de la souris vigile : 10 secondes Gorgement des tiques sur souris vigile : 4-5 j pour les larves, 5-7 j pour les nymphes , 2 semaines pour les adultes
Impact sur les animaux
Stress engendré par l’isolement des animaux au cours des gorgements Perte de poids éventuelle durant le gorgement des tiques
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure car ils ne peuvent être ni réutilisés, ni replacés, ni adoptés car ils auront été mis en contact avec des tiques.
Remplacement
Il existe des méthodes de gorgement des larves et des nymphes sur membrane artificielle. Les avantages d'un système de gorgement par membrane artificielle sont cependant contrebalancés par la complexité de la mise au point, les facteurs environnementaux supplémentaires qui peuvent avoir un impact sur le succès du gorgement et la nécessité d'affiner la technique pour chaque nouvelle espèce et chaque nouveau stade de vie des tiques. Cette méthode n’est pas non plus applicable au stade adulte pour lequel le temps de gorgement est très long et les pièces buccales de la tique finissent toujours par percer le dispositif et produire des fuites de sang. Il est donc nécessaire lorsque l’on veut obtenir suffisamment d’individu par stade de recourir aux gorgements sur animaux.
Réduction
Nous utiliserons le minimum d’animaux nécessaire à l’entretien de l’élevage et à la fourniture d’individus nécessaires aux expériences prévues. Ces souris proviendront soit d’un établissement fournisseur, soit de la zone élevage de l’animalerie. Les souris seront utilisées à deux reprises lors du gorgement des larves et des nymphes. Nous ne pouvons réutiliser plus souvent les mêmes animaux car des anticorps sont produits qui interfèrent avec le cycle de vie des tiques.
Raffinement
Les animaux seront observés pour l’apparition de symptômes génériques: modification de l’apparence (manque de toilettage, poil hérissé, amaigrissement). Du gel hydrique sera ajouté dans la cage si les animaux présentent un amaigrissement notable ou bien si leur mobilité diminue. Une observation bi-quotidienne sera alors exercée. Si l’état n’est pas amélioré, les animaux seront mis à mort. Les animaux doivent être isolés lors des gorgements. Du coton sera mis à leur disposition pour former un nid ainsi que du matériel d’enrichissement (petites balles).
Choix des espèces
Les souris sont les plus susceptibles de fournir des résultats satisfaisants dans le cadre de l’élevage de tiques. Elles sont facilement manipulables, tolèrent bien le bouchon que l’on colle sur leur dos. Les tiques obtenues sont propres et en bonne santé. Nous estimons à 200 le nombre de souris qui seront nécessaires chaque année pour gorger les larves, les nymphes et les adultes. Nous utiliserons 50 souris pour les larves et les adultes. Il y a en effet beaucoup de larves à gorger mais on peut en mettre jusqu’à 100 sur le dos d’une même souris. Les adultes sont moins nombreux mais l’on ne peut en poser que 2 par bouchon. Pour ce qui est des nymphes, on ne peut poser que 20 d’entre elles dans le bouchon. Il s’agit d’un stade très important car il conduit à l’émergence des adultes donc on doit prévoir suffisamment de souris, donc 100.
Évaluation de probiotiques pour contrebalancer les effets négatifs des antibiotiques administrés pendant la période périnatale.
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
- Troubles gastrointestinaux
1 522 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Nouveau-nés puis adultes, elles reçoivent jusqu'à vingt-deux gavages, des prélèvements de sang et de fèces, et sont soumises à une colite induite chimiquement puis à des infections par des bactéries pathogènes, pour tester des probiotiques contre les effets des antibiotiques pris tôt dans la vie. Le porteur indique une perte de poids, un pelage hérissé et des diarrhées comme signes attendus. Il justifie la mise à mort de toutes les souris par le fait que leur survie est "incompatible" avec les prélèvements effectués.
Objectifs
Le microbiote intestinal est une communauté dynamique, composée par différents types de microorganismes (dont des bactéries, champignons et virus), et influencée par de multiples facteurs tout au long de la vie d’un individu. La transmission du microbiote par la mère est le facteur le plus important qui conditionne le schéma de colonisation microbienne chez le nouveau-né (primocolonisation). L’administration d’antibiotiques dans la périnatalité induit des perturbations majeures au niveau de la primocolonisation de l’intestin du nouveau-né. Au cours du développement précoce du nouveau-né, des perturbations dans les interactions entre le microbiote et l'hôte pourraient nuire de manière irréversible et durable à la maturation du système immunitaire, prédisposant l'hôte à développer des maladies inflammatoires et une altération de la fonction de la barrière intestinale. Cette fonction correspond à la capacité de la muqueuse intestinale à confiner des éléments indésirables (typiquement des bactéries pathogènes) dans la lumière intestinale, tout en conservant sa capacité d’absorption des nutriments. Par ailleurs, la prise d’antibiotiques est l’un des nombreux facteurs intervenant dans l’apparition de certaines maladies inflammatoires comme la maladie de Crohn, de l’obésité, et à une plus importante sensibilité aux infections Dans ce contexte, des interventions ciblées au tout début de la vie pourraient constituer des stratégies faciles à mettre en œuvre et à contrôler pour compenser les perturbations du microbiote dues à la prise des antibiotiques tôt dans la vie. Dans ce projet, nous nous proposons d´utiliser un modèle souri de prise d´antibiotiques précoce et d’étudier la capacité d’une supplémentation avec différents probiotiques candidats, c’est-à-dire des microorganismes ayant des effets bénéfiques sur la santé, à restaurer le microbiote intestinal. Pour évaluer si cette restauration est bien fonctionnelle, nous allons utiliser un modèle de colite induite chimiquement et un modèle d’infection par des agents pathogènes bactériens intestinaux ou non-intestinaux (2 pathogènes différents).
Bénéfices attendus
Le bénéfice essentiel de ce projet est d’évaluer la capacité de 5 souches potentiellement probiotiques à améliorer la résilience du microbiote intestinal et les conséquences physiologiques liés à la prise périnatale d’antibiotiques. Il s’agit donc d’améliorer les connaissances fondamentales et les perspectives potentielles d’utilisation de bactéries probiotiques pour aider à la restauration d’un microbiote altéré par des traitements antibiotiques survenus précocement.
Procédures
Contentions et gavage sur animal vigile: 21 contentions et gavages pour 1522 souris + 1 contention avec gavage pour 918 souris (les animaux subiront donc ce geste 21 ou 22 fois, selon les cas) ; chaque contention/gavage dure environ 15 secondes. Prélèvement de fèces : 1 fois pour 1522 animaux + 2 fois pour 432 souris + 7 fois pour 486 souris (les animaux subiront donc ce type de prélèvement 1 fois, 3 fois ou 8 fois selon les cas) ; chaque prélèvement dure quelques minutes. Anesthésies : 1 fois pour 915 animaux ; Une anesthésie = une piqûre réalisée en 15-20 secondes environ. Administration intra-rectale sur animal anesthésié : 1 fois pour 432 animaux. Une administration = 20 secondes, par un manipulateur expérimenté. Administration intra-veineuse sur animal anesthésié : 1 fois pour 486 animaux. Une administration = 20 secondes, par un manipulateur expérimenté. Prélèvement de sang submandibulaire : sur animal vigile, 1401 animaux concernés (concerne une seule fois chaque animal). Un prélèvement = une durée totale de 1 minute environ.
Impact sur les animaux
Les nuisances de ce protocole proviennent majoritairement de l’inflammation induite ou des infections. Les principaux symptômes visibles attendus sont : une perte de poids et des signes cliniques tels que pelage hérissé, posture voûtée. Les traitements par antibiotiques pourraient générer des altérations du transit intestinal, de type diarrhée légère.
Devenir
La survie des animaux est incompatible avec les différents prélèvements et procédures effectués.
Remplacement
Les rongeurs sont utilisés pour les études des interactions microbiote-hôte, car de telles expériences ne peuvent pas être réalisées sur des cultures cellulaires qui ne permettent pas de reconstituer les communications entre les différents organes.
Réduction
Les bactéries testées seront issues d’un programme préalable de criblage in vitro afin de ne conserver , pour les études sur les animaux, que des bactéries ayant montré un potentiel dans ces modèles. Par ailleurs, nous utilisons toujours une approche statistique pour déterminer la taille de nos groupes en fonction de l’intensité des effets que nous souhaitons mettre en évidence et des données déjà disponibles.
Raffinement
Les animaux sont hébergés à plusieurs (4 ou 5) afin de ne pas les exposer à un stress lié à l’isolement. Les quelques fois où les animaux seront séparés pour être manipulés ne représentent qu’un temps très court (10 minutes maximum), pour la récupération de fèces dans des pots. Nous incluons des enrichissements dans les cages : cellulose à déchiqueter et permettant la nidification, bâtons à ronger, maisonnettes en carton (sans encre). Le matériel utilisé est adapté pour empêcher les blessures et réduire l’inconfort. Les manipulateurs maitrisant les gestes, le temps d’intervention et donc le stress seront réduits. Nous utiliserons des anesthésies adaptées en temps et aux besoins des essais. Lors des anesthésies, un gel oculaire sera appliqué pour prévenir le dessèchement des yeux des animaux. Des pads, avec une température stabilisée de 37°C, seront également placés sous les cages pour maintenir la température corporelle des animaux pendant l’anesthésie. Des tapis chauffants électriques seront aussi utilisés. Des points limites adaptés sont définis afin de réduire au maximum la douleur ressentie par les animaux.
Choix des espèces
La souris est une espèce de référence en nutrition, toxicologie, cancérologie et immunologie et un modèle d’étude très largement utilisé dans le cadre de l’étude de pathologies humaines. La lignée retenue pour ce projet a été sélectionnée car elle a de fortes performances de fertilité et une bonne taille de portée (12 souriceaux en moyenne). Les souris seront utilisées du stade du nouveau-né au stade adulte.
Antibiorésistance et infections invasives à méningocoques – Étude dans un modèle murin humanisé par xénogreffe de peau humaine
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
- Troubles immunitaires
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
- Organes sensoriels
- Système cardiaque
- Système immunitaire
880 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chaque souris reçoit une greffe de peau humaine sur le dos sous anesthésie, puis une injection de méningocoques qui déclenche une septicémie, évoluant selon le porteur d'une baisse d'activité vers la prostration puis la mort. Elles ne peuvent être ni réutilisées ni adoptées car greffées et infectées, et sont tuées à la fin de chaque procédure. Le porteur décrit son modèle humanisé comme "le seul et unique" reproduisant ces infections chez la souris, pour étudier la résistance de la bactérie aux antibiotiques.
Objectifs
Les infections invasives à méningocoques sont causées par le méningocoque, une bactérie pathogène à Gram-négatif responsable de méningites et de chocs septiques. Ces infections restent malheureusement encore trop souvent létales malgré l’existence d’un traitement antibiotique. En effet, in vitro dans une boite de pétri, la bactérie est très sensible aux antibiotiques. Cependant, in vivo dans le corps humain, cette bactérie résiste aux traitements antibiotiques efficaces in vitro pour des raisons encore inconnues. L’objectif de ce projet est d’étudier les causes de cette antibiorésistance et de tester de nouvelles approches thérapeutiques pour la contrer.
Bénéfices attendus
Notre modèle murin humanisé par xénogreffe de peau humaine est à ce jour le seul et unique modèle murin permettant de reproduire chez la souris les grandes caractéristiques des infections invasives à méningocoques observées chez l’homme, à savoir la fixation et la multiplication des bactéries sur la paroi des vaisseaux sanguins entrainant le déclenchement d’une septicémie. A court et moyen terme, ce projet nous permettra : • D’étudier les déterminants impliqués dans la mise en place du phénomène de résistance aux antibiotiques • De tester et développer de nouvelles stratégies thérapeutiques pour contrer la résistance aux antibiotiques A long terme nous espérons que ce projet permettra l’amélioration des traitements des infections invasives à méningocoques chez l’homme.
Procédures
Tous les animaux utilisés dans cette étude sont greffés avec de la peau humaine. Le greffon est implanté sur le dos de l’animal au cours d’une procédure chirurgicale d’une durée d’environ 30min réalisée sur des animaux anesthésiés. Les animaux portent un bandage pour protéger le greffon pendant 7 jours. Une fois les bandages enlevés et au minimum 4 semaines après l’implantation du greffon, les animaux seront utilisés dans 2 types d’expériences : 1. Des expériences où les animaux seront infectés par l’injection intraveineuse de bactéries. Les injections se feront via la veine caudale sur des animaux vigiles placé dans un tube de contention pendant 2min. Les animaux seront infectés pendant 3, 6 ou 16 heures puis seront mis à mort. 2. Des expériences d’imagerie intravitale pour l’étude de l’infection via des observations en microscopie réalisée in vivo, chez l’animal anesthésié. À la suite de l’infection des animaux par l'injection intraveineuse de bactéries, les observations seront réalisées pendant une période maximale de 6h00.
Impact sur les animaux
Plusieurs effets indésirables sont attendus lors des différentes procédures expérimentales présentes dans ce projet : • L’excision d’une petite partie de la peau du dos pour la remplacer par de la peau humaine entrainera une douleur modérée pendant quelques jours. • La présence de bandages maintenus pendant 7 jours pour protéger le greffon et favoriser sa prise entraineront une gêne et une mobilité réduite. • Lors des expériences d’infection par le méningocoque, les animaux infectés par l’injection intraveineuse de bactéries développent une septicémie entrainant progressivement une baisse de leur activité (0-6h post-infection) allant jusqu’à leur prostration (6h-16h post-infection) et la survenue du décès de l’animal (plus de 24h post-infection).
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure car ils ne peuvent être ni être réutilisés, ni replacés, ni adoptés car ils seront greffés avec de la peau humaine et infectés par le méningocoque.
Remplacement
Du fait de la spécificité du méningocoque pour les cellules humaines, la majorité des études portant sur cette bactérie utilisent des cultures in vitro de cellules humaines infectées, notamment des cultures de cellules endothéliales ou épithéliales, les deux types cellulaires sur lesquels la bactérie peut se fixer. Il est cependant encore impossible de reproduire in vitro la complexité du système vasculaire et son interaction avec le système immunitaire. Notre modèle murin humanisé par xénogreffe de peau humaine est le seul à ce jour à fournir ce niveau de complexité et représente donc un modèle de choix pour l’étude des infections invasives à méningocoques.
Réduction
Le calcul des effectifs des groupes d’animaux de cette étude s’est fait sur la base du retour d’expérience d’une précédente étude où nous avons pu identifier plusieurs causes potentielles de perte d’animaux lors de nos expériences : 1. Une mort prématurée lors de la chirurgie de greffe de peau : hémorragie, non réveil de l’animal… 2. Une mauvaise évolution du greffon au cours du temps conduisant à l’exclusion de l’animal : lésions de grattage, diminution importante de la taille… 3. Une mauvaise qualité du greffon : présence de peu de vaisseaux humains 4. Une mort prématurée de l’animal lors des infections
Raffinement
Les animaux immunodéficients étant considérés comme ayant un « phénotype dommageable », ceux-ci seront hébergés dans une animalerie au statut SPF (specific pathogen free). Une inspection quotidienne permettra de vérifier qu’il n’y a aucune détérioration de leur état due à une potentielle infection. 30 minutes avant le début de la chirurgie, les animaux sont prémédiqués avec l’injection sous cutanée d’un antalgique et d’un anti-inflammatoire non stéroïdien. La chirurgie (~30 min) est réalisée sur des animaux anesthésiés,. Avant de placer les animaux greffés dans leur cage de réveil, ceux-ci sont réhydratés par une injection sous-cutanée de sérum physiologique. Les animaux sont ensuite placés dans une cage de réveil, propre et placée sous une lampe chauffante. Un gel de réhydratation enrichi en sucres est placé dans la cage pour favoriser leur récupération. Un traitement antalgique est fourni aux animaux pendant 5 jours après la chirurgie. Si des signes de souffrance persistent 3 jours après la chirurgie (poils hérissés, changements d’expressions faciales, abattement, perte d’activité …), les animaux sont mis à mort. Les animaux sont observés quotidiennement les 5 premiers jours suivant la chirurgie pendant le port de leur bandage afin de détecter des signes éventuels de souffrance et vérifier l’intégrité des bandages protégeant le greffon. Si l’animal a détérioré son bandage sans léser le greffon, le bandage est refait sous anesthésie. Si l’animal a détérioré son bandage et lésé le greffon de peau humaine, l’animal est mis à mort. Une fois le bandage enlevé, l’évolution des greffons est suivie hebdomadairement pendant 4 semaines. Les animaux sont placés après infection dans des cages contenant des gels de réhydratation enrichi en sucres et dont la moitié du sol de la cage est chauffé à l’aide de chaufferettes pour aider au maintien de la température corporelle des animaux infectés. Lors des expériences d’exploration par microscopie optique confocale, les animaux reçoivent un traitement préopératoire analgésique 30 min avant le début de l’anesthésie et la chirurgie permettant d’exposer le greffon pour l’observation des vaisseaux humains. Les animaux ayant subi une xénogreffe de peau humaine sont hébergés au nombre de 3 par cage dans des cages contenant du coton et un igloo. Des points limites sont établis pour chacune des procédures expérimentales et associés à des interventions pour réduire leur impact sur le bien-être animal.
Choix des espèces
Cette étude utilise des souris car le système vasculaire et immunitaire de la souris est proche du système vasculaire et immunitaire humain. De plus les modèles immunodéficients disponibles chez cette espèce en font le modèle le choix pour la xénogreffe de peau humaine. Les greffes de peau humaine sont réalisées chez des souris adultes immunodéficientes âgées de 6 à 12 semaines, période pendant laquelle la prise du greffon est maximisée selon nos observations. Les expérimentions sont ensuite réalisées 4 semaines minimum après la chirurgie, période nécessaire à une bonne prise du greffon.
Évaluation de l’innocuité d’une nouvelle molécule, administrée par voie intranasale, chez la souris saine
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
- Troubles respiratoires
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
- Système respiratoire
160 souris saines vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour prélèvement d'organes, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles reçoivent une à trois administrations intranasales d'une molécule sous anesthésie, pour évaluer sa tolérance avant des essais d'activité contre une bactérie et le virus de la grippe. Le porteur indique n'attendre aucun effet secondaire, la molécule s'étant montrée non toxique en culture cellulaire, mais prévoit un suivi du poids et de la température. Il affirme qu'aucun modèle in vitro ne renseigne sur la tolérance d'un "organisme entier", d'où le recours aux souris pour cette étape préalable.
Objectifs
Chaque année, dans le monde, le nombre de cas de grippe est d’environ 1 milliard et le nombre de décès liés à la grippe est estimé entre 290 000 et 600 000. L’émergence d’une pandémie, comme celle de COVID-19, met fortement en évidence l’impact sanitaire, social et économique d’une infection virale incontrôlée. Ainsi, chaque pays est également confronté à des défis de sécurité. Même si la vaccination est la stratégie la plus efficace contre les virus, la courte durée de l’immunité induite par le vaccin, associée à la dérive antigénique intrinsèque des virus, affecte négativement cette protection. En parallèle, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) alerte aussi sur les maladies résistantes aux médicaments, qui pourraient être responsables de 10 millions de décès chaque année d’ici à 2050. Parmi ces maladies, celles ayant pour origine des bactéries multi-résistantes aux antibiotiques présentent un risque critique, avec une menace particulière dans les hôpitaux, les maisons de retraite, etc. Une liste de bactéries a été publiée et comporte notamment Pseudomonas aeruginosa dont certaines souches sont devenues multi-résistantes aux antibiotiques. Ces souches peuvent entraîner des infections sévères, telles que des pneumonies qui peuvent conduire au décès des patients. De nouvelles molécules antivirales et antibactériennes sont donc à développer de toute urgence. Le projet actuel a pour objectif d’évaluer in vivo l'innocuité d’une molécule que nous appelerons M, pour déterminer les doses auxquelles elle pourra être utilisée ensuite dans une autre demande d'autorisation de projet pour évaluer ses activités antibactérienne et antivirale, dans le contexte d’une infection par P. aeruginosa ou par le virus de la grippe, chez la souris. En effet, cette molécule a déjà montré une activité antivirale et antibactérienne in vitro, sans toxicité aux doses utilisées.
Bénéfices attendus
Notre projet consiste à évaluer l'innocuité d’une nouvelle molécule M prometteuse chez la souris saine. Cette molécule M possède une activité in vitro contre P. aeruginosa et contre le virus de la grippe, à des doses non cytotoxiques. Les expériences montrent que cette molécule ne semble pas favoriser la résistance et propose une solution de traitement avec une administration par voie nasale, ce qui permet d’interagir directement avec la muqueuse nasale et pulmonaire. Les expériences permettront de déterminer la dose la plus appropriée à utiliser pour démontrer son activité antivirale et antibactérienne in vivo. Ceci concernera une autre demande puisque les expériences devront être réalisées dans une animalerie A2 qui permet d'utiliser des micro-organismes de classe de risque 2, c'est-à-dire des pathogènes pouvant provoquer une maladie chez l'homme et pour lesquels une prophylaxie ou/et des traitements sont efficaces. Cette nouvelle molécule permettrait ainsi d’apporter une nouvelle stratégie pour lutter contre Pseudomonas aeruginosa et contre le virus de la grippe.
Procédures
Dans une première expérience, les souris recevront 1 seule administration intranasale de la molécule M ou de solution contrôle, sous anesthésie générale induite par voie intrapéritonéale. Dans une seconde expérience, les souris recevront 2 ou 3 administrations intranasales de la molécule M ou de solution contrôle, sous anesthésie générale induite par voie gazeuse. La durée d’une administration intranasale, anesthésie comprise, dure environ 5 minutes.
Impact sur les animaux
Les contentions engendrent du stress pour l'animal et l'injection intrapéritonéale pour l'anesthésie générale peut entraîner une légère douleur au niveau du site de l'injection. L’administration de la molécule M ne devrait pas provoquer d’effets secondaires car les tests en culture cellulaire ne montrent pas de cytotoxicité aux doses efficaces, mais les souris feront l’objet d’un suivi bi-quotidien et nous mesurerons notamment la température corporelle et le poids et nous observerons attentivement leur comportement.
Devenir
Toutes les souris seront mises à mort à la fin de chaque plan expérimental afin de prélever des organes et d’analyser les différents paramètres de la tolérance.
Remplacement
Dans notre étude, les expériences que nous souhaitons réaliser sur les souris ne peuvent pas être remplacées par des méthodes alternatives car actuellement, aucun modèle in vitro ou ex vivo ne permet de connaître la tolérance d’un organisme entier. Par conséquent, les modèles animaux sont nécessaires à notre étude. Nous souhaitons rajouter que la molécule a déjà démontré in vitro son efficacité antibactérienne et antivirale à des doses non cytotoxiques en culture cellulaire.
Réduction
Chaque procédure a été conçue pour utiliser le minimum de souris, en utilisant les tests statistiques adaptés. De plus, les expérimentations sont également conduites en recherchant un éventuel « effet sexe ». Ainsi, un total de 160 souris est donc nécessaire pour ce projet.
Raffinement
Les souris seront élevées en communauté dans des cages enrichies avec du sopalin, des fragments de boîtes d’œufs et des jouets en plastique. Toutes les manipulations sur les souris ne seront effectuées que par du personnel qualifié ayant suffisamment d’expérience avec les procédures décrites pour minimiser toute douleur et inconfort possible pour les animaux. Tout au long du déroulement des expériences, une observation systématique de leur état clinique sera réalisée de façon pluriquotidienne par les animaliers et les expérimentateurs, afin de détecter au plus tôt une éventuelle souffrance animale. Les souris seront habituées aux manipulations les jours précédant l’expérimentation, en les sortant de la cage et en associant la manipulation à un renforcement positif en donnant une récompense alimentaire (bout de biscuit, pomme, etc.). De plus, l'administration intranasale sera effectuée sous anesthésie générale suivie d’une analgésie éventuelle (paracétamol 200 mg/kg). Afin d’identifier la souffrance et la douleur, nous avons établi une grille permettant d’évaluer différents paramètres et de prendre en considération différents points limites.
Choix des espèces
Lors de ce projet, nous utiliserons la même souche de souris qui sera ensuite utilisée pour étudier l’inflammation et les réponses immunitaires. De plus, la souris, de par sa petite taille, permet une logistique aisée, et constitue un bon support pour tester les nouvelles approches thérapeutiques dans les modèles précliniques. Ainsi, cette souche de souris limite de ce fait le nombre d’animaux utilisés pour des études préliminaires. Les animaux seront utilisés à l'âge adulte (entre 8 semaines et 12 semaines) pour avoir un système immunitaire mature mais non vieillissant en vue des doses à utiliser dans un contexte infectieux pour tester l'activité antivirale et antibactérienne de la molécule M. De plus, les expériences seront conduites en utilisant des souris mâles et de femelles afin de rechercher un éventuel « effet sexe ».
Suite de l’évaluation de l’efficacité de la Rifampicine seule ou en association avec le Méropénème, dans un modèle de pneumonie à Acinetobacter baumannii résistant aux carbapénèmes (CRAb) chez le lapin.
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
12 lapins vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Ils reçoivent un cathéter par chirurgie, sont immunodéprimés, puis infectés aux poumons par une bactérie résistante aux antibiotiques, une infection que le porteur décrit comme pouvant provoquer une détresse respiratoire et la mort avant la mise à mort programmée. Les poumons et la rate sont ensuite prélevés pour analyse. Le porteur indique que cette étude prolonge des travaux déjà menés sur la souris et affirme qu'un "second modèle animal est nécessaire" pour confirmer les résultats, le lapin permettant selon lui d'humaniser le traitement antibiotique.
Objectifs
Le présent projet vise à évaluer l’efficacité de la rifampicine dans un modèle d’infection pulmonaire à CRAb (Acinetobacter baumannii résistants au carbapénèmes) chez le lapin immunodéprimé. En effet les carbapénèmes constituaient la dernière ligne de traitement antibiotique efficace contre ce pathogène fréquemment associé aux infections nosocomiales (acquises en milieu hospitalier), telles que les pneumonies sévères acquises sous ventilation chez les patients de réanimation ou immunodéprimés. Ce projet s’inscrit dans la continuité d’une étude réalisée par le laboratoire ayant donnée de bons résultats avec la rifampicine chez le modèle murin.
Bénéfices attendus
Ce projet s’inscrit dans la continuité d’une étude déjà réalisée par notre équipe chez la souris où la rifampicine a entrainé une forte réduction bactérienne pulmonaire après l’infection par une souche d’Acinetobacter baumannii résistante aux carbapénèmes. La combinaison de la rifampicine avec un carbapénème (le méropénème) pourrait représenter une nouvelle ligne thérapeutique contre les infections à A. baumannii résistant aux carbapénèmes.
Procédures
Les animaux seront soumis à une procédure chirurgicale de pose de cathéter veineux (30-45 min de l’anesthésie générale jusqu’au retour de l’animal dans sa cage). Ils subiront également une immunodépression via 3 injections d’un immunodepresseur par ce cathéter (1 min/ injection) puis une infection pulmonaire par inoculation intrabronchique de bactéries sous anesthésie générale (5-10 min de l’anesthésie jusqu’au retour de l’animal dans sa cage). Des traitements antibiotiques seront aussi réalisés par le cathéter (médié par une pompe pour le méropénème et effectué toutes les 8h pour la rifampicine)
Impact sur les animaux
1) Pose de cathéter : les animaux de ce projet devront subir un acte chirurgical pour la pose d’un cathéter veineux central. Cette chirurgie réalisée sous anesthésie générale et accompagnée d’une analgésie adaptée, reste un acte invasif susceptible d’entrainer une gêne ou une douleur chez l’animal. La pose de cathéter permettra de limiter l’impact (stress et douleur) des traitements répétés. 2) Immunodépression : elle peut entrainer des effets secondaires tels qu’une baisse d’activité et une diminution de la prise alimentaire témoignant d’un l’affaiblissement général de l’animal. 3) Infection : réalisée elle aussi sous anesthésie générale, l’infection par voie intra-trachéale entrainera chez les animaux témoins, une infection sévère impliquant parfois une détresse respiratoire pouvant aboutir à la mort. : Des points limites spécifiques à ces nuisances ont été mis en place afin de limiter au maximum la souffrance des animaux
Devenir
Les poumons et la rate des animaux de la procédure seront collectés pour réaliser des analyses histologiques et microbiologiques. Tous les animaux seront mis à mort à l’issue de la procédure.
Remplacement
Des analyses in vitro ont déjà été réalisées sur l’efficacité de la rifampicine sur certaines souches d’Acinetobacter baumannii. Toutefois réussir à retranscrire la complexité d’une infection bactérienne pulmonaire ainsi que sa diffusion tissulaire et systémique n’est aujourd’hui possible qu’à travers les modèles in vivo. Le modèle murin a déjà apporté de précieux résultats mais un second modèle animal est nécessaire pour les confirmer. « L’humanisation » du traitement au méropénème, plus facilement réalisable chez le lapin, offrira une meilleure appréhension de ce qu’il pourrait se passer chez l’homme.
Réduction
Ce projet a pour but de compléter les effectifs de l’étude de l’efficacité de deux antibiotiques (en association ou non) dans un modèle d’infection pulmonaire chez le lapin. Les 12 lapins de ce projet nous permettrons d’augmenter nos effectifs à 6 animaux par groupe ce qui est, au vu de la variabilité déjà observée, le nombre minimum d’animaux nécessaire pour une comparaison statistique solide entre les groupes.
Raffinement
Les animaux seront hébergés individuellement dans un environnement adapté, enrichi et seront surveillés au moins 2 fois par jour. Lors des pesées hebdomadaires précédent le projet, les animaux seront habitués à leur préhension et à leur contention. La pose de cathéter sera réalisée sous anesthésie avec une analgésie. L’infection sera également réalisée sous anesthésie générale. Des critères d’arrêts de l’étude, supportés par une grille de score clinique, ont été définis afin d’assurer le bien-être des animaux.
Choix des espèces
La mesure de l’efficacité de la rifampicine (antibiotique) ne peut se faire sans avoir recours au modèle animal, ce d’autant que certains échecs de traitement ne peuvent être anticipés autrement. Pour l’heure, le recours à des animaux est une étape obligatoire et règlementaire dans le développement de molécules à visée thérapeutique. Le lapin, de par ses similarités physiologiques et immunitaires avec l’homme, représente classiquement un des modèles de choix pour la réalisation d’infections bactériennes pulmonaires. Il est également particulièrement approprié à l’humanisation de la pharmacocinétique de traitement antibiotique. En effet, son grand volume sanguin permet de réaliser des études pharmacocinétiques précises, sur de longues périodes. Le système d’administration par des pompes contrôlées par ordinateur est difficilement adaptable à des animaux de petite taille comme la souris. L’étude débutera lorsque les lapins auront atteint un poids compris entre 2,8 et 3,3kg, soit environ 10-12 semaines. Tous les animaux doivent avoir un profil identique afin de ne pas induire de biais dans la comparaison des groupes.