Maladies infectieuses

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Lapins : 150
Souffrances
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Devenir
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 150

150 lapins vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Répartis en cinquante protocoles de trois animaux, ils reçoivent une injection sous-cutanée d'antigène couplé à l'adjuvant complet de Freund puis trois prélèvements de sang, avant mise à mort à dix jours, pour produire des anticorps polyclonaux vendus à des équipes de recherche. Le porteur reconnaît que l'injection peut provoquer des ulcérations au point d'injection, de la fièvre et un inconfort. Il affirme qu'aucune méthode substitutive n'est aussi efficace et présente la production sur animal vivant comme "indispensable", au service d'une activité commerciale répondant aux "besoins" des laboratoires.

Objectifs

Les anticorps sont produits par le système immunitaire d'un animal comme moyen de défense contre un immunogène spécifique. Ces anticorps constituent des ressources largement utilisées dans des applications diagnostiques et thérapeutiques. Les anticorps polyclonaux sont notamment utilisés pour l’évaluation, la détection et la purification de protéines d’intérêts. Ces anticorps polyclonaux trouvent des applications en biologie et en biochimie, tel que des tests de grossesses ou plus récemment pour détecter la présence du virus SARS-CoV-2. Notre société assure la production d’anticorps polyclonaux pour le compte de différentes équipes de recherche publiques ou privées. L'objectif de la présente demande est d'obtenir des anticorps polyclonaux de lapin. Il a été observé que les anticorps produits par les lapins présentent généralement de hautes affinités pour l’antigène cible, grâce notamment à la mise en place de mécanismes propres à l’espèce. Les anticorps seront produits par injection à un animal de l'immunogène (antigène) cible, combiné à un adjuvant qui accroît la réponse immunitaire. Le protocole envisagé est particulier, car il vise à récupérer uniquement les anticorps générés lors d'une réponse primaire. Par conséquent, la procédure expérimentale est plus courte que des protocoles classiques d'obtention d'anticorps polyclonaux et ne nécessitera qu'une seule injection. Les anticorps seront récupérés à l'aide de prélèvement d'échantillons de sang, dont les volumes seront adaptés au poids de l'animal en suivant des recommandations. Le protocole durera 10 jours, ce qui est plus court que les protocoles classiques de 63 jours.

Bénéfices attendus

Les anticorps polyclonaux seront des auxiliaires et des réactifs employés non seulement dans des procédés relatifs à la biochimie, à la biologie moléculaire et à l’immunohistochimie, mais aussi à des fins diagnostiques voir thérapeutiques. En effet, les anticorps polyclonaux de lapins développés interviendront notamment dans la caractérisation d’une subtsance médicamenteuse. Les anticorps développés dans le cadre de projets de recherche, permettront de localiser, d’identifier ou de purifier des protéines synthétisées au sein des cellules, d’un tissu ou d’un organe. Afin de répondre aux besoins exprimés par différentes équipes de recherche, 50 protocoles sont envisagés.

Procédures

1 injection en sous cutanée de l’antigène associé à un adjuvant (8 minutes) 3 prélèvements (durée 25 à 40 minutes par prélèvement).

Impact sur les animaux

Les immunisations peuvent notamment conduire à l'apparition d'ulcérations aux points d'injection. L'injection en sous-cutanée couplée à l’adjuvant complet de Freund peut provoquer l’apparition de fièvre et d’inconfort modéré, pouvant se traduire par une légère diminution de la mobilité pendant les premières heures suivant l’injection (apparition de petites boules correspondant au dépôt de l’émulsion antigène-adjuvant). Les prélèvements de sang, n’entrainent pas de gêne particulière (inconfort mineur), le volume de sang étant adapté au poids de l’animal et correspondront au maximum à 2% du volume en accord avec les recommandations relatives aux volumes sanguins maximaux prélevés du guide Gircor.

Devenir

Tous les animaux sont concernés par l'euthanasie. Les projets étant spécifiques d’un antigène, nous ne pouvons pas réutiliser les animaux pour d’autres protocoles, les animaux sont donc tous euthanasiés en fin de protocole à J10.

Remplacement

La méthode usuelle pour produire des AcP reste l’immunisation de l’animal avec des préparations antigéniques pures ou partiellement purifiées, souvent combinées à un adjuvant qui accroît la réponse immunitaire. Les AcP sont produits chez les animaux vivants, puisqu’il n’existe pas de méthode substitutive aussi efficace pour cette production. L’immunité humorale correspond à un processus complexe impliquant différents acteurs du système immunitaire in vivo. Ce processus se traduit par la production d’un répertoire diversifié d’immunoglobulines répondant à un grand nombre d’antigènes. In vivo, l’adaptation accrue du système immunitaire vis à vis de l’antigène au fur et à mesure des immunisations est indispensable pour obtenir des anticorps notablement plus spécifiques et pertinents que ceux obtenus avec des systèmes de développement in vitro. En effet, les techniques partant de banque naïve ne permettent généralement pas une obtention aisée (en termes de temps, budget et matériels) d’une large gamme d’anticorps de hautes affinités ciblant différents épitopes.

Réduction

Réduction : Le nombre d’animaux (3 lapins par protocole) pour l’obtention de réactifs intervenant dans la caractérisation d’une molécule thérapeutique. Ce nombre a été adapté au plus juste par rapport au besoin de sérum pour les investigations et les recherches au regard de notre recul sur ce protocole.

Raffinement

Les animaux sont prélevés et euthanasiés en dehors de la pièce de stabulation pour éviter toute transmission de stress. La pièce de stabulation est à l'abri de toute nuisance sonore. L'observation quotidienne des animaux par le personnel compétent permet une détection précoce de tout risque d'atteinte d'un point limite et ainsi une intervention adaptée au plus tôt. Des tableaux de points limites ont été mis en place avec notre vétérinaire. L’établissement des points limites mis en oeuvre se base sur 3 critères principaux : comportementaux (éveil, posture, comportement exploratoire, locomotion, agressivité, vocalisation…), signes cliniques (apparence générale, aspect du pelage, ouverture des paupières, éventuelles lésions…) et zootechniques (abreuvement, poids, …). L’observation de l’un de ces paramètres, permet de définir un score clinique, avec différents niveaux : normal, observer attentivement avec mise en oeuvre potentielle d’antalgies, souffrance sévère : arrêt immédiat du protocole et remise en cause de la procédure expérimentale. Ces mesures en accord avec le principe d’amélioration (raffinement), constitue un outil permettant d’atteindre les objectifs scientifiques tout en minimisant autant que possible la souffrance animale. Les points limites mis en place au sein de notre structure pour ce protocole permettent d’atteindre l’objectif de l’étude avant même l’installation d’une souffrance. Les prélèvements seront réalisés après injection d'acépromazine, qui possède un effet tranquilisant, permettant une réalisation du prélèvement moins stressante pour l'animal.

Choix des espèces

L'espèce utilisée est choisie avec soin. Nous prenons en compte les facteurs suivants : 1) la quantité nécessaire d'anticorps ou d'antisérum (choix d’animaux de plus grandes tailles lorsqu'on a besoin de grandes quantités d'anticorps); 2) la relation phylogénétique entre l'espèce d'où provient l'antigène protéique et l'espèce utilisée pour produire l'anticorps; 3) la fonction effectrice des AcP provenant de l'espèce productrice d'anticorps; 4) l'utilisation prévue des anticorps. Dans le cadre de cette procédure expérimentale, les lapins New Zealand White ont été retenus, car ils permettront de fournir une quantité suffisante d'anticorps, via la mise en protocole d'un nombre restreint d'individus, avec un risque d'échec du projet très faible. De plus, ces lapins sont communément utilisés pour la production d'AcP, ils sont faciles à manipuler et produisent des antisérums à titre élevé et à forte affinité. La meilleure production d’anticorps est obtenue chez les jeunes adultes. Les lapins entreront en protocole dès l’âge de 3 mois. Auparavant ils auront subi une période de quarantaine de 21 jours, en absence d’incident durant ce temps, ils seront alors aptes à rentrer en protocole.

  • Recherche appliquée
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Souris : 3196
Souffrances
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Devenir
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 3196

3 196 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance pouvant aller jusqu'à sévère. Elles sont infectées par le paludisme au moyen d'une injection de globules rouges parasités, reçoivent des composés à tester, puis subissent des prélèvements de sang à la queue. Le porteur indique que l'infection peut provoquer une hypothermie, puis, en cas de paludisme cérébral, une ataxie, une paralysie partielle et un coma irréversible, les animaux atteints étant mis à mort. Il conclut que la souris reste le modèle de routine faute de modèles humanisés moins coûteux.

Objectifs

Notre projet vise à mettre au point une molécule antipaludique par voie orale pour le traitement du paludisme. L'objectif est de sélectionner un candidat pour la phase pré-clinique parmi des composés développés par notre laboratoire en collaboration avec des équipes de chimie médicinale. Les composés testés in vivo seront sélectionnés parmi les composés très actifs in vitro contre le parasite du paludisme et montrant une faible toxicité contre les cellules de mammifères. Nous évaluerons en premier lieu l’efficacité de ces molécules contre Plasmodium in vivo chez la souris. En effet, une molécule qui est active in vitro peut être moins efficace in vivo car éliminée rapidement par l'organisme ou générer des effets secondaires. La dose nécessaire ainsi que le nombre d’administration pour obtenir une guérison complète seront déterminés. Dans un second temps, les paramètres pharmacocinétiques du ou des meilleurs candidats in vivo seront évalués chez la souris saine et infectée afin de sélectionner le candidat correspondant le mieux aux critères définis par l’organisation mondiale de la santé.

Bénéfices attendus

Le paludisme (malaria) est une maladie parasitaire qui touche une centaine de pays en voie de développement et 40% de la population mondiale vit dans des zones à risque. Les estimations les plus récentes font état de plus de 200 millions de cas cliniques dans le monde. La maladie a causé 627 000 morts en 2020 dont 90% en Afrique sub-saharienne. Elle touche, en particulier, les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes. L'arsenal thérapeutique actuellement disponible pour lutter contre le paludisme étant insuffisant et de plus menacé par l'augmentation de la résistance des parasites aux derniers antipaludiques, il est urgent de trouver de nouvelles thérapies efficaces afin de tendre vers l'élimination de la maladie. Les efforts doivent privilégier des mécanismes d'action nouveaux et innovants par rapport aux molécules existantes afin de retarder au maximum l'apparition de résistances. C’est le cœur de notre projet, qui vise à développer de nouveaux composés à activité antipaludique en se focalisant sur des molécules visant des métabolismes parasitaires non encore ciblés par les médicaments actuels. Le projet devrait permettre la sélection d’un candidat à un développement clinique. L’obtention d’un antipaludique original permettra d’une part de lutter efficacement contre le paludisme et de sauver la vie de milliers d’enfants chaque année mais contribuera aussi, en diminuant le nombre de cas, à améliorer la qualité de vie (diminution des épisodes fébriles, des séquelles notamment neurologique, des jours d’école ou de travail perdus, …) des habitants des pays touchés.

Procédures

Prélèvement de sang sur les souris donneuses après euthanasie des souris. Pour les tests d’activité antipaludique : - Infection par injection de globules rouges parasités. Les animaux sont vigiles, injection unique. La procédure prend moins d’une minute. - Administration d'un composé ou du véhicule. Les animaux sont vigiles. Administration unique ou une fois par jour pendant 4 jours. L’administration du composé prend moins d’une minute. - Prélèvement d’une goutte de sang au bout de la queue : 1 fois par jour pendant plusieurs jours. Les animaux sont vigiles. Chaque prélèvement prend 5 secondes. Pharmacocinétique/pharmacodynamie : - Infection par injection de globules rouges parasités. Les animaux sont vigiles, injection unique. La procédure prend moins d’une minute. - Prélèvement d’une goutte de sang au bout de la queue : 1 fois avant le début de l’expérience et 1 fois avant le prélèvement de la totalité du sang. Les animaux sont vigiles. Le prélèvement d’une goutte de sang prend 5 secondes - Traitement : administration du composé ou du véhicule. Les animaux sont vigiles. Administration unique. L’administration du composé prend moins d’une minute. - Prélèvement de la totalité du sang. Les animaux sont sous anesthésie profonde. Le prélèvement prend moins d'une minute.

Impact sur les animaux

Léger stress lors de la contention pour l'infection et l’administration du composé. Un prélèvement de sang sur animaux vigile sera effectué au bout de la queue après l’infection de la souris; possibilité de développer les signes cliniques suivants à partir de 50% de parasitémie :poil hérissé, isolement, dos courbé, urine rouge, hypothermie. En cas de neuropaludisme ou paludisme cérébral, les souris montrent les signes cliniques suivants : ataxie, puis paralysie partielle puis coma irréversible. La parasitémie reste faible. Si des signes de toxicité apparaissent le traitement est suspendu et les souris sont euthanasiées si besoin.

Devenir

Les animaux seront tous euthanasiés. Pour les tests d'activité, les animaux non guéris par les composés sont euthanasiés pour éviter les souffrances liées à l'infection. Les animaux guéris ne peuvent être réutilisés d'une part parce qu'il ont subit une procédure sévère et d'autre part car ils ont développé une immunité contre le parasite. Pour les tests de pharmacocinétiques, les animaux sont euthanasiés pour récupérés le sang et les organes.

Remplacement

Afin de minimiser le recours au test sur les animaux, nous avons adopté une stratégie de criblage en entonnoir. Une première phase (la plus importante) se situe en amont de la partie expérimentation chez l’animal. Toutes les nouvelles molécules sont testées in vitro à la fois sur des globules rouges parasités par Plasmodium falciparum (le Plasmodium humain le plus dangereux) pour leur activité antipaludique contre le parasite et sur des cellules de mammifères pour leur activité toxique. Ceci permet de déterminer l’index de sélectivité de chaque molécule. Cet index de sélectivité doit être d’au moins 10 (10 fois plus actif contre P. falciparum que contre des cellules humaines) pour envisager d’être testées dans un modèle du paludisme in vivo chez la souris. Cette première phase très sélective permet de réduire considérablement le nombre de molécules à tester chez l’animal. Les molécules testées in vivo chez la souris impaludée seront choisies parmi les molécules présentant une bonne activité antipaludique, une faible toxicité ainsi qu’une bonne stabilité.

Réduction

Afin de minimiser le nombre d’animaux utilisés, nous avons choisi d’effectuer un criblage en entonnoir, ce qui permet de diminuer le nombre de molécules testées à chaque étape et donc de diminuer le nombre d’animaux utilisés. Le nombre d’animaux par lot a été déterminé en fonction des expériences. Une simulation statistique a été réalisée afin d’évaluer le nombre minimum de souris par groupe nécessaire pour observer des effets significatifs. Elle est basée sur les expériences précédemment réalisées au laboratoire ou publiées dans la littérature. Plusieurs molécules seront testées dans la même expérience afin d’utiliser un seul lot contrôle pour plusieurs molécules. Pour la pharmacocinétique, si la méthode de dosage de la molécule qui sera testée permet une quantification dans un faible volume sanguin, nous réduirons le nombre de souris de moitié. L’utilisation de souris exclusivement femelles pendant toutes les premières étapes permet de diminuer le nombre de souris nécessaires de moitié puisque nous regardons l'effet de la drogue sur le parasite et non sur l'animal. Nous testons ensuite l’incidence du sexe uniquement avec la ou les meilleures molécules.

Raffinement

Avant l’expérimentation, les souris sont manipulées régulièrement pour les habituer à être manipulées et éviter un stress lors de l’expérience. Les souris sont hébergées dans des cages avec des igloos et des copeaux pour améliorer leur bien-être. Les animaux sont surveillés pendant toute la durée de l’expérimentation qui dure un mois pour les tests antipaludiques. Dans le cas d’apparition de premiers signes de neuropaludisme (ataxie, paralysie partielle) avant la fin du test (jour 5) des granulés mouillés de nourriture peuvent être ajoutés dans la cage pour être sûr que ces animaux auront accès à la nourriture. En cas de signes cliniques sévères, les animaux sont euthanasiés.

Choix des espèces

La recherche de nouveaux antipaludiques est principalement dirigée contre le plasmodium humain P. falciparum. Les seuls modèles animaux permettant l’étude de ce parasite sont les singes Aotus ou Rhesus splénectomisés ou la souris humanisée, deux modèles animaux compliqués et coûteux. L’étude in vivo de l’activité antipaludique de composés est donc réalisée en routine chez le modèle souris contre des plasmodium murins. En effet, le cycle de vie ainsi que la morphologie et le métabolisme des différents stades de développement de tous les parasites du paludisme chez les mammifères sont comparables. Les plasmodium murins sont non-pathogènes pour l’homme et ne sont transmissibles entre rongeurs qu’exclusivement par piqûre d’une espèce spécifique de moustique du genre Anopheles, absent en France métropolitaine. Les souris seront âgées de plus de 5 semaines. A cet âge le système immunitaire de la souris est bien en place et permet d’obtenir des réponses aux médicaments reproductibles. De plus l’infection par Plasmodium est aussi très reproductible.

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    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
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    • Troubles endocriniens
    • Troubles gastrointestinaux
    • Troubles immunitaires
    • Troubles nerveux
    • Troubles respiratoires
    • Troubles sensoriels
Macaques à longue queue : 200
Souffrances
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▲ 200
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Devenir
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 200
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200 macaques à longue queue vont être utilisés, réutilisés après une période de repos, dans des procédures classées de souffrance légère. Ils subissent des prélèvements de sang répétés au niveau des veines et artères fémorales ou céphaliques, le plus souvent sans anesthésie, jusqu'à 20 % de leur volume sanguin par ponction. Le porteur indique que ces prélèvements peuvent provoquer stress, hématomes et anémie transitoire, et plus rarement une fistule entraînant une boiterie. Il présente ces prélèvements de matériel biologique comme un moyen de mettre au point des tests et de réduire le nombre d'animaux utilisés.

Objectifs

L’objectif de ce projet est de répondre à un besoin en mettant à disposition d’un donneur d’ordre du matériel biologique (sang ou dérivés) afin de pouvoir mettre au point des tests, calibrer des appareils souvent nécessaires avant une étude ou encore réaliser une série de dépistages avant l’entrée en étude d’animaux. La mise au point de ces tests doit fréquemment passer par la stimulation de cellules immunitaires présentes dans le sang frais, évaluer les effets non-spécifiques portés par les protéines de matrices biologiques (sang, plasma, urine…), ou encore évaluer le statut sérologique d'un animal. Il est donc nécessaire de fournir les matrices correspondantes provenant des espèces d'intérêt, de manière à améliorer la qualité des tests lors d'étude in vivo et ce faisant diminuer la quantité d'animaux utilisés.

Bénéfices attendus

Des prélèvements sont quelques fois nécessaires pour la mise au point de techniques, la calibration de matériel, la sélection de paramètres. Ces mises au point peuvent servir pour une étude chez le primate non humain (PNH). Ces prélèvements servent également à la réalisation de test in vitro préliminaires, évitant ainsi le recours à l’animal pour des tests préliminaires. Dans ce contexte, les différents prélèvements réalisés vont permettre d’améliorer les techniques et ainsi de raffiner les méthodes utilisées et également de réduire le nombre d’animaux.

Procédures

La majorité des animaux sera soumis à des prélèvements sanguins au niveau des veines et/ou artères fémorales et ou céphaliques sans anesthésie d'une durée de quelques secondes (de 10 secondes à 30 secondes) en fonction du nombre de tubes à remplir. En cas de besoin (pour la contention d’un animal de plus de 5kg par exemple) les prélèvements pourront se faire sous sédation. Les prélèvements de sang seront réalisés à hauteur du volume maximum prélevable en fonction du % du volume sanguin circulant (VSC), selon les recommandations généralement acceptées et établies par Diehl et al.,2001 soit 7,50 % du VSC suivi d'une période de repos de 7 jours (par exemple 15,8 ml pour un animal pesant 3 Kg); 10% du VSC suivi d'une période de repos de 2 semaines (par exemple 21 ml pour un animal pesant 3 Kg); 15% du VSC suivi d'une période de repos de 3 semaines (par exemple 31,5 ml pour un animal pesant 3 Kg); 20% du VSC suivi d'une période de repos de 4 semaines (par exemple 42 ml pour un animal pesant 3 Kg).

Impact sur les animaux

Les prélèvements sanguins peuvent provoquer du stress et/ou l’apparition d’hématome(s) au niveau de la zone de ponction. Lors de prélèvements fréquents ou en grande quantité, une anémie transitoire peut également apparaître. Très rarement, une fistule artério-veineuse peut apparaître et entraîner une boiterie ou gêne chez l’animal.

Devenir

Les animaux pourront être réutilisés après une période de repos suffisante après un examen vétérinaire avant d'entrer dans une nouvelle procédure. Le degré de gravité réel sera pris en compte.

Remplacement

Les animaux ne peuvent être remplacés car ces études vont permettre de mettre au point des tests sur des animaux de même espèce ou alors vont permettre de selectionner des animaux parmi un groupe d'animaux de la même espèce. Indirectement l'utilisation des ces prélèvements peut permettre de remplacer l'animal. Par exemple, des prélèvements de sang total peuvent permettre d’évaluer de façon préliminaire la toxicité ou l’efficacité d’une ou plusieurs molécules (par exemple lors de tests de stimulation immunologiques), ou de différentes doses d’un candidat médicament.

Réduction

Ce nombre est évalué à partir des données de réalisation des années précédentes de l’installation d’essai pour ces mêmes procédures. Ces données sont présentées annuellement à la structure de bien-être animal. Ce nombre prend en compte le besoin de réaliser des screening d'animaux concernant leur taux d'anticrops contre un pathogène particulier, dans le cadre d'étude de challenge viral ou de biodistributions d'une thérapie génique par vecteur viral. La réalisation de trois études de ce type par an nécessite le screening d'une vingtaine d'animaux en moyenne. Les autres animaux correspondent à des demandes fréquentes de matrices biologiques (sérum, plasma, sang), dans le but de validation ou de mise au points de méthodes de bioanalyses ou des tests in vitro (immunostimulation). L’utilisation de matrice biologique, tel que le sang, de l’animal cible pour faire des mises au point ou des calibrations de techniques permet par exemple la sélection de la fenêtre de lecture pour les analyses cytométriques et permet in fine de réduire le nombre d’animaux utilisés. Aucun test statistique ne sera réalisé.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en groupes sociaux (mâles et femelles hébergés séparément) sur de la litière pour leur permettre de fourrager. Des jouets seront mis à leur disposition (rotation des jouets une fois par semaine). Des friandises seront distribuées quotidiennement aux animaux (après les manipulations et en fin de journée) dans la litière et dans des dispostifs à friandises (tube, jouets...). Les animaux bénéficieront de séances d'approches associées à du renforcement positif afin de les préparer et de réduire le stress lié aux actes contraignants (contention, prise de sang...). Un score du stress et de la douleur accompagné de points limites permet d’évaluer quotidiennement le bien-être de l’animal. Les prélèvements seront réalisés selon les recommandations éthiques européennes en termes de quantité prélevée et de délai de réutilisation. Une observation du site de prélèvement pendant quelques minutes sera réalisée après chaque prélèvement. Le plus possible, les prélèvements seront réalisés sur animaux non-anesthésiés et non-sédatés afin de préserver leur état physiologique naturel et de ne pas perturber leur rythme quotidien. La sédation peut en effet impacter l'appétit des animaux, causer des nausées, etc.

Choix des espèces

L’utilisation du singe cynomolgus est nécessaire pour les mises au point et calibration des techniques qui seront utilisées dans le cadre d’étude in vivo chez cette même espèce. Aussi les dépistages sérologiques/recherche d’anticorps spécifiques seront effectués sur un panel de singe cynomolgus préselectionné pour être inclus en étude (une demande d’autorisation spécifique pour ces études sera faite). Les animaux seront des animaux juvéniles ou matures selon l'ojectif des études subséquentes.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
Souris : 42
Souffrances
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Devenir
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 42

42 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Infectées par un paludisme murin, elles subissent des prélèvements sanguins à la queue tous les deux jours pendant un mois, une injection de bleu Evans puis une dislocation cervicale sous anesthésie, pour tester comme antipaludiques des molécules déjà employées contre d'autres maladies. Le porteur indique qu'une parasitémie élevée peut entraîner une anémie, une perte de mobilité et une perte de poids, la souche étant retenue justement parce que ces souris resistent bien à ces parasitémies. Il affirme qu'aucun système in vitro ne reproduit la complexité de l'infection et conclut à l'absence de "solution viable de remplacement".

Objectifs

Ce projet s'inscrit dans un repositionnement médicamenteux. Il vise à déterminer l'efficacité de molécules initialement utilisées pour traiter la tuberculose, des fascioloses ou bien encore des helminthiases, en tant qu'antipaludiques. Lesdites molécules ont préalablement été testées in vitro et sont issues des dernières générations de molécules produites pour les infections précédemment mentionnées. Elles présentent un intérêt chimique car elles n'appartiennent à aucune des familles chimiques antipaludiques déjà utilisées. L’injection au niveau abdominale de bleu evans permet, 1H avant la mort des souris, de marquer les tissus ayant subi des dommages et de les quantifier. Ces tissus sont récupérés après l’euthanasie et soigneusement conservés dans du formamide.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus résident dans la confirmation des résultats in vitro. Une évaluation de la quantité de molécules candidates restantes dans le sang après injection totale est un point important de l'évaluation in vivo pour savoir si ces molécules sont plus ou moins éliminées pendant l'infection. Ce projet permettra de mettre en évidence l'efficacité de nouvelles molécules dans la thérapeutique antipaludique

Procédures

Un premier lot de 2 souris subit un prélèvement veineux à la queue - tous les 3 jours pendant 10 jours et à partir de 7% de parasitémie, une anesthésie et un prélèvement rétro orbitaire seront réalisés - la totalité du sang sera prélevé. Les souris seront euthanasiées (durée 30 minutes) et décapitées pour récupérer les cerveaux intacts. Un autre lot de 40 souris subiront des prélèvements veineux à la queue - tous les 2 jours à compter de J2 (post infection) pendant 30 jours accompagnés de pesée tous les 2 jours à compter de J1 (post infection) pendant 30 jours - Jour de l'euthanasie injection de bleu Evans en ip 50 µL à 50mg/kg, incubation 1h maximum puis anesthésie et dislocation cervicale permettant de collecter le cerveau, le sang et les autres organes. Cocktail kétamine xylasine pour des souris de 18g ; tel que : 100 mg/kg de Kétamine et 10 mg/kg de xylazine.

Impact sur les animaux

Les molécules évaluées sont des molécules qui ont déjà été testées sur des rongeurs ou lagomorphes pour la cytotoxicité et la reprotoxicité et ayant conduit à leur autorisation de mise sur le marché dans le cadre de traitement humain (sutézolide) et vétérinaire (triclabendazole). Les doses utilisées sont en dessous du seuil de toxicité décrits dans la littérature. L'infection par Plasmodium berghei conduit à la mort chez les BALB/c pour des parasitémies supérieures à 80% néanmoins le choix de ce modèle réside également sur le fait que ces souris résistent très bien à des parasitémies élevées en affichant un tableau clinique facile à suivre. Les nuisances correspondent à des contentions, des piqures au niveau de la queue pour prélèvement, des injections intrapéritonéales et l’injection de médicaments candidats pour l’expérience. Dans le modèle de paludisme murin, les souris auront des parasitémies qui à taux elevé (>75%) peuvent entrainer une anémie donc une perte de mobilité et une perte de poids transitoire

Devenir

Toutes les souris seront euthanasiées. L’euthanasie se justifie par le prélèvement de la totalité du sang infecté pour le premier lot de 2 souris - il est également justifié pour le second lot de 40 souris ce qui permet de récupérer rapidement les organes vitaux des souris et le sang pour dosage médicamenteux. Les souris ne peuvent plus être infectée en raison des restes de médicaments et de la prise de poids

Remplacement

Pour ce projet, il n’existe pas de solution viable de remplacement pour le moment. L’utilisation d’animaux à des fins scientifiques est justifiée par la complexité de la pathologie étudiée, le paludisme. Cette infection parasitaire touche les hématies et l’augmentation de la parasitémie entraine un tableau clinique complexe au niveau des différents organes en raison de l’anémie progressive et l’inflammation croissante liées à l’infection. Ces mécanismes ne peuvent pas être d’étudié dans des systèmes in vitro, ou des bioréacteurs élaborés.

Réduction

La réduction fait partie de notre stratégie d'étude. Elle repose sur une étude bibliographique pour connaitre les dernières études pharmacologiques et antipaludiques en paludisme simple. Le calcul du nombre de sujets dans des groupes de même effectif est donné par une formule mathématique, pour mettre en évidence une différence statistiquement significative entre les deux groupes avec un risque de première espèce alpha égal à 5% et une puissance de 80% Nous prenons 8 souris, tq 4 mâles + 4 femelles par groupe afin de prévenir toute perte d'effectif qui rendrait statistiquement nulle l'expérience.

Raffinement

Le bien-être des animaux est un point important dans notre projet puisqu’ il est évalué dans notre grille de score. Des abris, des éléments à ronger seront fournis (enrichissement), et la présence de nids réalisés par les souris est vérifiée tout comme leur capacité de fouissement (expression du caractère naturel de l’animal). Les animaux seront hébergés en conditions standard d’animalerie, avec de l’eau et de la nourriture ad libitum. Ils bénéficieront d’une période de stabulation de 5 jours post livraison dans l’animalerie de l’Etablissement utilisateur, puis d’une période de 7 jours pendant laquelle les animaux seront familiarisés quotidiennement à la manipulation par les expérimentateurs. Entre la livraison et l’expérience, les animaux seront placés dans des cages garantissant la surface réglementaire pour chaque souris. Les éventuels signes de souffrance seront systématiquement recherchés et évalués. La Kétamine (100 mg/Kg) et la Xylazine (10 mg/Kg) avec une injection de 100µL pour 20 grammes de masse corporelle seront utilisés afin de limiter la douleur, notamment pour le retro orbitaire (procédure 1) et les anesthésies avant dislocations cérébrales en fin de procédure 2. De façon générale, Des aiguilles plus fines 29 gauge pourront être utilisées en complément d’une pommade (lidocaine) si les sites d’injection en intrapéritonéal deviennent sensibles pour les souris. En cas de difficulté d'alimentation des croquettes imbibées et des biberons aux tétines plus faciles d'accès peuvent etre également mis en place.

Choix des espèces

Le modèle murin (Mus muculus) est choisi car il est un support idéal pour l'infection par Plasmodium berghei. Il permet l'étude d'un paludisme proche de celui de l'Homme. Il est d'autant plus pertinent car la souche de paludisme murine a un cycle plus rapide que celle infectant l'Homme. Cette caractéristique est très utile dans une étude d'efficacité antipaludique ou pharmacologique pour confronter l'activité antipaludique d'un candidat face un parasite se multipliant rapidement. Nous retenons les souris BALB/C pour cette étude en raison de leur capacité à résister à des parasitémies élevées (entre 60 à 70%) et afficher un tableau clinique facile à suivre. la simplicité et l'efficacité du modèle {BALB/c+Plasmodium berghei} en font un support pertinent pour notre étude d'efficacité antipaludique.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
Lapins : 4
Souffrances
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▲ 4
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Devenir
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 4

4 lapins vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Immunisés chaque semaine pendant six semaines par des injections de bactériophages, avec prélèvements sanguins à l'oreille, ils sont finalement saignés à mort sous anesthésie pour récupérer un maximum d'anticorps. L'objectif est de mettre au point un test de détection d'anticorps anti-phages chez l'humain. Le porteur retient le lapin pour son volume sanguin et affirme qu'il n'est "pas encore possible" de se passer de l'animal pour ce type d'anticorps.

Objectifs

Les infections des voies urinaires (IVU) sont des infections bactériennes courantes, principalement causées par Escherichia coli. De nombreuses personnes souffrent d'infections urinaires chroniques récurrentes, nécessitant parfois des traitements antibiotiques prophylactiques à long terme. L'émergence mondiale de souches multirésistantes met en évidence le besoin de stratégies thérapeutiques et préventives non antibiotiques pour lutter contre les infections urinaires. Parmi les alternatives actuellement à l’étude figurent les bactériophages. Il s’agit de virus ciblant et éliminant spécifiquement les bactéries d’intérêt, tout en épargnant le microbiote. Cependant, certaines études ont mis en évidence l'apparition d'anticorps anti-phages après un traitement prolongé par bactériophages ; ce phénomène pourrait être associé à des échecs précliniques et cliniques. Il est donc important de quantifier cette "menace immunitaire" potentielle chez l'homme. Pour cela, le dosage d’anticorps humains anti-phages nécessite de disposer d’anticorps anti-phages provenant d’une autre espèce animale. L'objectif de ce projet est donc d'immuniser des lapins avec quatre phages thérapeutiques anti-E. coli différents, afin d'obtenir une quantité substantielle d'anticorps contre chaque phage. Cela permettra 1) de développer un test ELISA pour la détection des anticorps anti-phages pour des études cliniques ultérieures, 2) d'évaluer la neutralisation des phages par les anticorps et 3) d'évaluer la capacité des anticorps à réagir de manière croisée contre différents phages.

Bénéfices attendus

Ce projet va permettre de mettre au point une méthode de dosage d’anticorps anti-bactériophages humains dans le cadre d’un projet clinique et ainsi de savoir si la réaction immunitaire anti-bactériophages est à prendre en compte dans les thérapies utilisant les bactériophages et notamment dans le cadre du traitement des infections urinaires.

Procédures

Chaque semaine pendant 6 semaines, les animaux recevront 2 injections (IV de 5 minutes et IM de 30 secondes) d’une suspension de bactériophages. Les injections se feront sur animaux vigils. Au total les animaux recevront 12 (6 x 2 sites d’injection) injections d’1mL de bactériophages. Un prélèvement sanguin (10 min) de maximum 1mL à l’oreille sera réalisé avant la première, la troisième et la cinquième administration. Au total les lapins auront 3 prélèvements de 1mL de sang, soit 3mL sur 6 semaines. En fin d’expérience, les animaux subiront un prélèvement sanguin terminal d’une minute (40 à 60mL) sous anesthésie générale sans réveil.

Impact sur les animaux

Les animaux vont être soumis à 1 injection IV de 5 minutes et 1 injection IM de 30 secondes de bactériophages pendant 6 semaines ainsi qu’à 3 prélèvement sanguin de 10 min avant la 1ère, la 3ème et la 5ème injections. Les administration IV et IM ne sont pas connues pour être particulièrement douloureuses ; elles seront réalisées sur animaux vigiles par du personnel expérimenté. L’injection ou le prélèvement IV à l’oreille sont les actes les plus stressants pour l’animal et nécessiteront une cage de contention. L’administration de bactériophages à visée thérapeutique n’est pas connue pour entrainer d’effets indésirables. Ces cocktails ont d’ailleurs été testés chez la souris ainsi que chez l’homme auparavant. De plus, aucun adjuvant ne sera utilisé dans cette étude.

Devenir

Les 4 animaux du projet seront mis à mort à l’issue de la procédure dans le but de récupérer un maximum d’anticorps anti-bactériophages via l’exsanguination.

Remplacement

La production d’anticorps polyclonaux est un mécanisme complexe basé sur l’interaction entre plusieurs types de cellules immunitaires. La procédure générale pour produire des anticorps polyclonaux inclut l'injection multiple de l’antigène dans un animal et des prélèvements successif de sang de l'animal immunisé afin de sélectionner les anticorps spécifiques à l'antigène. Le lapin représente un modèle de choix pour une production importante d’anticorps polyclonaux. En effet sa taille moyenne implique un volume sanguin important et donc un plus grand potentiel de récupération d’anticorps. Il n’est pas encore possible aujourd’hui de se passer du modèle animal pour la production d’anticorps.

Réduction

Un seul protocole d’immunisation sera testé. 4 bactériophages seront utilisés pour cette étude. Pour cela seulement 1 lapin par protocole et par bactériophage sera utilisé ce qui correspond au strict minimum (n=4 lapins).

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans un environnement adapté et enrichi (jouets). Ils seront suivis 2 fois par semaine pendant toute la durée de l’étude (la fréquence de surveillance sera bien entendu augmentée en cas d’observation de signes cliniques anormaux). L’administration des bactériophages à visée curative n’est pas censée entrainer d’effet indésirable. Cependant des critères d’interruption de l’étude supportés par une grille de score de douleur ont été mis en place dans le cas où un animal montrerait des signes de souffrance.

Choix des espèces

Le lapin est un modèle de choix pour la production d’anticorps polyclonaux. En effet sa taille moyenne implique un volume sanguin important et donc un plus grand potentiel de récupération d’anticorps que pour la souris par exemple. Lapins de 4 à 6 mois de façon à avoir une masse corporelle entre 2.5kgs et 3kgs, et un système immunitaire mature.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
    • Système nerveux
Poissons zèbres : 10345
Souffrances
▲ -
▲ 2105
▲ 8048
▲ 192
Devenir
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 2105
 8240

10 345 poissons zèbres vont être utilisés dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance léger à sévère, une partie gardée vivante comme géniteurs et les autres tués à l'issue. Aux stades larvaires surtout, ils sont infectés par des virus neuroinvasifs ou reçoivent des injections de cytokines et une activation optogénétique, pour étudier l'impact d'une inflammation précoce sur le système nerveux. Le porteur indique que l'infection peut provoquer perte d'équilibre, hémorragies, arythmies et nécrose cérébrale, les larves atteignant un point limite étant alors anesthésiées. Il affirme que ces interactions complexes ne peuvent être "totalement remplacées" in vitro, tout en signalant un modèle mathématique réduisant le nombre d'animaux.

Objectifs

L’objectif général de ce projet est de comprendre les mécanismes par lesquels une neuroinflammation précoce peut conduire à des déficits neurologiques ou des maladies psychiatriques, en utilisant le poisson-zèbre comme modèle animal. D’une part, nous étudierons les conséquences de cette inflammation dans le contexte d’une infection virale neuroinvasive, comme modèle d’encéphalite virale du nouveau-né. Nous utiliserons pour cela le modèle d’infection par le virus de Sindbis (SINV), bien établi, et nous développerons un autre modèle par le virus de herpès simplex (HSV-1). Nous chercherons à distinguer les impacts du virus lui-même sur ceux de l’inflammation dans les déficits neurologiques observés. D’autre part, nous analyserons les impacts d’une inflammation stérile sur le système nerveux en cours de développement ou de réparation. L’inflammation peut se manifester de diverses façons avec l’induction du plusieurs cytokines (molécules permettant la communication entre cellules) aux effets parfois antagonistes. Pour clarifier notre analyse, nous aurons essentiellement recours à l’injection de cytokines recombinantes. Nous développerons par ailleurs des systèmes optogénétiques pour induire l’expression de cytokine in vivo sans avoir recours à une injection. Afin de disséquer les mécanismes impliqués, nous aurons recours à différents mutants dans les voies de signalisation des cytokines ou dépourvus de certains types cellulaires importants. Nous vérifierons d’éventuelles modifications neurologiques chez ces mutants adultes. Nous étudierons le comportement de nos animaux ainsi que la morphologie et la composition cellulaire du système nerveux, avec un intérêt plus particulier pour le système dopaminergique (système particulier de transmission nerveuse) impliqué dans plusieurs maladies psychiatriques qui ont été liées à des infections précoces.

Bénéfices attendus

Ce projet devrait nous permettre de mieux appréhender le rôle de la neuroinflammation dans les déficits neurologiques constatés après une encéphalite d’origine infectieuse ou stérile. Ceci devrait aider à décider du bien-fondé des traitements anti-inflammatoires dans ces situations. L’identification de gènes protecteurs contre l’infection sans effet indésirables lors d’une surexpression par des neurones ouvrira de nouvelles pistes vers le traitement ou la prévention des encéphalites virales par thérapie génique.

Procédures

Aucun prélèvement sur animaux vigile. Pour du génotypage de routine, des prélèvements d'un fragement de nageoire seront réalisés sous anesthésie. Microscopie intravitale effectuée sous anesthésie (durée maximale une heure, avec des sessions quotidennes pendant 10 jours au plus). Tests de comportement: enregistrement de la locomotion spontanée ou après stimuli lumieux ou sonore (durée maximale 1 heure, avec deux sessions par semaine au plus). Suivi d'une infection virale établie par microinjection sous anesthésie (pendant 7 jours au plus). Suivi des conséquences d'une inflammation précoce obtenue par microinjection de protéines sous anesthésie (pendant 14 jours au plus). Suivi des conséquences d'une inflammation précoce obtenue par activation optogétique (pendant 3 jours au plus). Suivi des conséquences d'une inflammation précoce obtenue par transgénèse (pendant 7 jours au plus). Suivi de le régénération du cerveau après arrêt d'une infection virale (pendant 17 jours au plus).

Impact sur les animaux

Les infections virales des larves sont susceptibles d’entraîner les effets suivants : perte d’équilibre, hyperactivité, apathie, hémorragies localisées, arythmies cardiaques, oedèmes, et ceci tant que l’infection persiste. Dans les cas d’infection létale (attendue chez certains mutants notamment) un assombrissement du cerveau sera préalablement observé, traduisant un début de nécrose, qui entraînera une anesthésie profonde évitant tout décès non traité. Les injections de cytokines inflammatoires (ou leur équivalent optogénétique) devraient causer hyperactivité ou apathie, comportements anxieux, arythmies cardiaques. Ces effets devraient être transitoires (moins de 24 heures) pour la plupart. Lors des tests de surexpression des ISGs (gènes induits par les interférons, qui sont des cytokines antivirales) par des neurones, ces effets sont attendus pour les ISGs qui seraient neurotoxiques. Dans les cas les plus extrême une nécrose localisée pourrait être observée, entraînant là aussi une anesthésie définitive. Dans les expériences de régénération du cerveau chez les juvéniles, une perte d’appétit et une apathie globale est attendue. Chez les adultes mutants pour les gènes immunitaires d’intérêt, une susceptibilité aux infections opportunistes peut se traduire par l’apparition plus précoce de signes classiques tels que cachexie, lordose, pétéchies, ou nage anormale.

Devenir

Les animaux utilisés à des fins d'élevage et entrant dans les procédures de génération de lignées transgéniques, de génotypage de routine, ou de caractérisation de lignées potentiellement délétères, seront conservées pour servir de géniteurs. Tous les autres animaux seront mis à mort à l'issue de la procédure.

Remplacement

Nous travaillons sur des interactions complexes entre les nombreux types cellulaires du système nerveux, du système immuntiaire, et un pathogène, qui ne peuvent être totalement remplacées par des modèles in vitro ou in silico. Nous avons toutefois développé un modèle mathématique de la progression virale et de la réponse interféron de type I dans le système nerveux et la périphérie, à partir de nos données d'imagerie et de mesure d'expression des gènes par biologie moléculaire. Ce modèle permet de déduire certains paramètres expérimentaux, comme l'évolution du titre viral, réduisant le nombre d'animaux nécessaires à certaines de nos expériences.

Réduction

Les nombres d'animaux employés dans les expériences sont basés sur notre expérience passée pour des tests comparables, nous permettant de prédire la variance attendue et donc de réaliser des tests de puissance statistique. Lorsqu'il n'y a pas d'nterférence attendue entre deux tests, les animaux sont réutilisés pour plusieurs mesures.

Raffinement

Grâce à la transparence de la larve de poisson-zèbre, il nous est possible de mesurer la localisation de l'infection et la charge virale par des approches d'imagerie intravitale non-invasives. Pour limiter la douleur liée à l'infection de la larve sans interférer avec le déroulement de l'expérience, nous suivons les larves infectées en mesurant un score clinique quotidien; si l'infection est avancée avec atteinte de point limite, les larves sont anesthésiées pour éviter toute souffrance, tout en nous permettant de continuer à suivre l'évolution de l'infection.

Choix des espèces

Le poisson-zèbre est un modèle animal bien établi. En tant que vertébré, les principes de fonctionnement de ses systèmes nerveux et immunitaire sont semblables aux nôtres. Sa manipulation génétique est aisée et la petite taille, la transparence, et l’anesthésie facile de ses larves en fait un excellent système pour la microscopie intravitale. De nombreuses lignées transgéniques fluorescentes permettent d’observer la localisation et/ou l’activité de diverse populations neurales ou immunes. Combinées avec des pathogènes eux-mêmes porteurs de gènes fluorescents, on peut suivre en temps réel la propagation d’une infection et la réponse immune et neurale. La très grande majorité de nos expériences seront réalisées au stade larvaire, qui se prête le mieux à la microscopie et requiert le moins d’espace. Toutes les infections, notamment, seront réalisées à ce stade, avec des animaux maintenus en plaques multi-puits en incubateur dans un laboratoire de sécurité de niveau 2, facilitant le confinement des pathogènes. L’élevage de poissons adultes aura pour finalité principale la production des larves destinées à nos expériences. Si le(s) transgène(s) et/ou la mutation portés par ces adultes sont potentiellement dommageables, nous mesurerons cela aux stades juvénile et adulte. Les conséquences à long terme de certaines manipulations au cours du stade embryonnaires seront évaluées chez des poissons juvéniles.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
    • Maladies infectieuses
    • Troubles respiratoires
Souris : 7272
Souffrances
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▲ -
▲ 2232
▲ 5040
Devenir
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 7272

7 272 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Elles sont infectées par la peste, sous ses formes bubonique, septicémique et pulmonaire, ou par d'autres Yersinia, puis reçoivent des peptides ou des anticorps à tester, l'infection étant décrite comme fatale pour les témoins non traités. Le porteur définit des points limites déclenchant la mise à mort, tous les animaux étant tués en fin de procédure. Il affirme qu'"aucun modèle non-animal ne peut remplacer l'animal" pour évaluer ces traitements et présente la peste comme une potentielle arme bactériologique.

Objectifs

Face au risque de résistance aux antibiotiques, nous souhaitons tester, en collaboration avec des équipes extérieures les ayant développés, de nouveaux agents thérapeutiques pour lutter contre les Yersinia pathogènes : Y. pestis (l'agent de la peste et potentielle arme bactériologique) et les Yersinia entéropathogènes (Y. pseudotuberculosis, Y. enterocolitica). Dans une première phase ces agents vont être sélectionnés pour leur capacité à tuer les bactéries in vitro. Les meilleurs seront ensuite testés pour leur efficacité thérapeutique chez la souris. La peste sera abordée sous ses trois formes principales : la peste bubonique, septicémique et pulmonaire. Ces infections sont modélisées chez la souris car ces animaux y sont sensibles et développent des formes de ces maladies comparables à celle de l’homme. Les infections par Yersinia entéropathogènes (Y. pseudotuberculosis, Y. enterocolitica) seront modélisées par infection orale chez la souris. Ces nouveaux agents thérapeutiques sont : • des anticorps monoclonaux (de souris ou humains) dirigés contre des antigènes cibles spécifiques des Yersinia, • de nouveaux peptides antimicrobiens. En cas de succès leur potentielle synergie avec des antibiotiques sera testée.

Bénéfices attendus

Les avantages escomptés sont d’identifier de nouveaux agents thérapeutiques efficaces contre la bactérie Yersinia pestis, en particulier contre des souches résistantes à des antibiotiques, ainsi que contre les Yersinia entéropathogènes (Yersinia pseudotuberculosis et Yersinia enterocolitica). Le travail sera fait chez la souris pour qu’ensuite les agents thérapeutiques puissent être développés pour l’homme.

Procédures

Procédure 1 : injection (ip, dose unique) de peptides antimicrobiens à toutes les souris vigiles Procédure 2 : injection (ip, dose unique) de peptides antimicrobiens ou d’anticorps à toutes les souris vigiles, puis prélèvement de sang (

Impact sur les animaux

La nuisance résultera principalement de l’infection, qui sera fatale pour le groupe témoin ne recevant pas de traitement thérapeutique, et aussi si les agents testés échouent à contrôler l’infection. La toxicité possible des agents sera évaluée dans le projet. D’autres nuisances moindres viennent de l’injection des agents testés par voie intrapéritonéale et la prise de sang pour suivi pharmacocinétique.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure car les animaux ayant été infectés ne peuvent être ni réutilisés, ni replacés, ni adoptés.

Remplacement

Les tests préliminaires in vitro sur cellules permettront de réduire l’usage des animaux aux agents intéressants : tous les peptides antimicrobiens testés auront montré une capacité à tuer la bactérie in vitro. Les Anticorps auront montré une capacité de blocage de la bactérie in vitro. Leur toxicité aura été évaluée sur des cellules en culture et les agents toxiques ne seront pas testés sur animaux. Toutefois, les infections bactériennes induisent des processus pathologiques complexes impliquant de multiples organes et le système immunitaire dans son ensemble (organes divers, relations entre organes, circulation sanguine et lymphatique, multiples populations cellulaires et mécanismes effecteurs). L'action des agents antibactériens ne se limite donc pas à une action simple sur la bactérie et doit tenir compte de la complexité de la pathologie. C'est pourquoi aucun modèle non-animal ne peut remplacer l'animal pour évaluer des agents thérapeutiques, et des agents à action d’intensité moyenne seront testés.

Réduction

Les procédures seront optimisées : - étude simultanément du plus grand nombre possible de paramètres sur chaque animal, - regroupement des expérimentations de façon à limiter les groupes d'animaux témoins nécessaires. Les groupes (traité, non traité) seront comparés par le test de Student si les valeurs y satisfont (distribution normale, variances égales), sinon par le test non paramétrique de Mann-Whitney. Le test exact de Fisher sera utilisé pour comparer la survie des groupes (naïf, vacciné) exposés à la peste. Des modèles linéaires à effets mixtes pourront être utilisés afin de prendre en compte d'éventuels effets techniques liés à la cage et aux répétitions. Le détail des statistiques est décrit dans les procédures. Le nombre d’animaux indiqué a été obtenu par un calcul de puissance statistique en collaboration avec un biostatisticien, et est basée sur le nombre minimum d'animaux permettant d’obtenir des résultats statistiquement robustes et reproductibles. Les tests préliminaires in vitro permettront de réduire l’usage des animaux aux agents intéressants.

Raffinement

Les souris seront hébergées en groupe, avec une litière appropriée et des matériaux de nidification. Durant les infections, un suivi strict des animaux sera opéré tout au long de l’expérience via une observation régulière pour détecter tout changement physique ou comportemental qui précède généralement les signes cliniques, tels que : poil ébouriffé, yeux sales, comportement prostré. Les animaux présentant un état pathologique (score de 2 pour un paramètre de la grille de score utilisée ou perte de poids supérieure à 20% du poids initial) seront mis à mort. Dès l’apparition des signes cliniques des actions seront mises en place pour limiter la souffrance et la déshydratation : mise à disposition de nourriture Dietgel, réhydratation sous-cutanée (10 ml/kg/heure solution saline chaude SC). Si des animaux atteignent les points limites définis, ils seront mis à mort.

Choix des espèces

Les rongeurs sont des hôtes idéaux pour l'étude de la peste puisqu'ils y sont très sensibles, et sont les principales cibles et réservoirs de la peste dans la nature. La peste se développe chez la souris sous les formes bubonique et pulmonaire avec des cinétiques, signes cliniques et léthalités comparables à celles de la peste humaine. Les souris sont utilisées à l'âge de 7-14 semaines afin d’être représentatifs de l’espèce à l’âge adulte, par souci d’utiliser des animaux comparables tout au long du projet. Les infections par Yersinia pathogènes ne sont pas sensibles à l’âge. Ces indications d'âge sont ± 1 semaine selon les disponibilités du fournisseur.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
Souris : 180
Souffrances
▲ -
▲ 180
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▲ -
Devenir
 -
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 -
 180

180 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles reçoivent deux injections intrapéritonéales ou deux gavages par jour pendant trois jours, avec des prélèvements sanguins rétro-orbitaires quotidiens sous anesthésie, puis une ponction intracardiaque terminale, pour déterminer la voie d'administration de molécules antifongiques. Le porteur signale un inconfort lié aux injections et un risque hémorragique lors des prélèvements dans l'œil. Il affirme que la diffusion de ces molécules ne peut être étudiée que chez la souris, après des essais préalables sur des larves de papillons.

Objectifs

Les infections fongiques invasives sont une cause majeure de morbidité et de mortalité, avec plus de 800 000 décès par an dans le monde. Actuellement, seules quatre classes de médicaments (polyènes, azoles, echinocandines et pyrimidines) sont disponibles pour traiter les candidoses profondes qui sont les infections fongiques invasives les plus fréquentes. Ces médicaments agissent en ciblant la paroi fongique ou la membrane cellulaire, ou en inhibant la synthèse d'acide nucléique. Leur efficacité est limitée en partie par une toxicité importante et le développement de résistances. Ce projet consiste à étudier une stratégie thérapeutique antifongique en se basant sur l’utilisation de composés anticancéreux ou anti-inflammatoires qui ciblent une famille spécifique : les protéines BET. Ce projet consiste à analyser la meilleure voie d’admnistration des iBET humains dans un modèle animal pour ensuite étudier l’efficacité de ces inhibiteurs de protéines BET humains dans la candidose systémique due à des souches fongiques « humanisées ».

Bénéfices attendus

Nous espérons une détection des composés iBET a des taux satisfaisants (autour du mg/L) après administration par voie intrapéritonéale (IP) et/ ou par voie digestive. L'administration IP de ces molécules n'a jamais été évaluée dans la littérature et c'est celle que nous souhaitons privilégier dans l'évaluation ultérieure de l'efficacité antifongique.

Procédures

Deux injections intrapéritonéales par jour ou 2 gavages gastriques par jour pendant 3 jours. Un prélèvement sanguin par jour pendant 3 jours sous anesthésie gazeuse. Une ponction sanguine intracardiaque après euthanasie. La durée de chaque intervention est : injection intrapéritonéale : 5 sec gavage gastrique : 10 sec prélèvement retro-orbitaire : 1 min Prélèvement intracardiaque : 2 min

Impact sur les animaux

Pas de toxicité attendue de ces molécules qui font l'objet d'essais clinique chez l'homme. Inconfort et douleurs liés à l'injection intrapéritonéale ainsi qu'au gavage gastrique et au prélèvement sanguin qui seront pratiqués après anesthésie gazeuse. Risque d'hémoragie lors du prélèvement sanguin limité par hémostase et alternance des prélèvement sur chaque oeil.

Devenir

Tous les animaux en fin d'expérimentation seront euthanasiés pour réaliser le prélèvement du volume total sanguin nécessaire aux dosages sériques.

Remplacement

Les études réalisées sur la levure Candida albicans suggèrent que la protéine Bdf1 est une bonne cible pour des médicaments antifongiques. L’efficacité thérapeutique de ces nouveaux médicaments antifongiques a été évaluée au préalable sur un modèle de papillons (Galleria mellonella). L’efficacité thérapeutique de ces nouveaux médicaments antifongiques ne peut être finalement confirmée que chez la souris après infection mimant les infections chez l’Homme. La diffusion de ces médicaments après injections intrapéritonéales et après administration par voie orale ne peut etre étudiée également que chez la souris.

Réduction

Afin de tenir compte de la variabilité dans la diffusion des médicaments ,des groupes de 6 animaux seront constitués. Trois doses : une elevée, une moyenne et une faible seront testées. Les tests statistiques seront des tests de comparaison de moyennes afin de comparer les taux sanguins des groupes traités par voie intrapéritonéale et par voie orale pour une posologie donnée. De même, les taux sanguins des groupes traités par des posologies différentes seront comparés pour évaluer l'effet dose. La mise au point du dosage par Spéctrométrie de Masse LCMS sur la matrice sérum de souris nécessite des prélèvements de souris non traitées et ont déjà été prélevés sur d'autres souris du même type. Le nombre de médicaments à tester avec cette procédure est estimé à 5 sur 5 ans. 2 médicaments ont déjà été selectionnés et nous espérons que les optimisations chimiques de ces médicaments aboutiront à 3 autres composés à tester.

Raffinement

Afin d'assurer le bien-être des animaux, les souris seront hébergées par cage de 6, avec environnement enrichi. Les animaux auront accès à l'alimentation et à l'abreuvement en permanence. L'injection intrapéritonéale et le gavage induisent une souffrance des animaux légère et brève ne nécesssitant pas d'anesthésie. Les points d'injection seront répartis sur l'abdomen. Toutefois, les animaux seront quotidiennement surveillés. Les prélèvements sanguins seront pratiqués sous anesthésie gazeuse. Les prélèvements sanguins seront réalisés alternativement sur chaque oeil en appliquant un protocole éprouvé afin de limiter tout risque hémoragique et de dommage occulaire. Les animaux seront euthanasiés par anesthésie gazeuse surdosée à la fin de l'expérience ou dès lors qu'un point limite est atteint.

Choix des espèces

Le modèle murin reproduit l’infection de candidose disséminée la plus proche et la plus représentative de l’infection humaine. Ce protocole étant préalable à l'analyse des effets thérapeutiques des molécules candidates sur un modèle infectieux (souris adulte). Les souris sont commandées à un âge de 7 semaines et sont utilisées après une semaine de stabulation nécessaire à leur acclimatation. L'age de 8 semaines est celui qui est utilisé habituellement dans la littérature pour le modèle de candidose invasive dans lequel nous allons tester ces molécules comme antifongique.Il est logique d'utilser le même âge pour analyser la diffusion des ces molécules.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 1120
Souffrances
▲ -
▲ -
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▲ 1120
Devenir
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 1120

1 120 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Un sepsis leur est provoqué par injection de bactéries, avec un affaiblissement et une perte de poids pouvant atteindre le point limite de 20%, pour étudier une dysfonction immunitaire et tester un apport d'acides aminés. Le porteur décrit l'accès aux organes comme "indispensable", ce qui exclut de garder les souris en vie. Les débouchés thérapeutiques annoncés, une immunonutrition pour les patients, restent au conditionnel.

Objectifs

Le sepsis caractérise un état infectieux sévère entrainant des perturbations du système immunitaire, responsables d'une susceptibilité accrue aux infections secondaires à l'origine de la majorité des décès tardifs. Notre projet a pour objectif une meilleure compréhension du défaut des cellules du système immunitaire à produire des anticorps protecteurs lors d'une infection secondaire au sepsis. Nous souhaitons déterminer le rôle d'une molécule (un messager) libérée par les cellules immunitaires lors du sepsis dans le développement de cette dysfonction immunitaire. Nous souhaitons aussi démontrer qu'un apport de nutriments (acides aminés) lors du sepsis est capable de restaurer la capacité du système immunitaire à produire des anticorps protecteurs après un sepsis. Ce projet devrait contribuer à une meilleure compréhension des mécanismes permettant de réguler cette dysfonction immunitaire acquise dans le sepsis et par conséquent d’envisager le développement de nouvelles thérapeutiques à base d'immunonutrition, ou ciblant le messager, pour une meilleure prise en charge des patients.

Bénéfices attendus

Nos travaux permettront une meilleure compréhension des mécanismes qui contrôlent les réponses immunitaires dans le sepsis et plus généralement lors d'inflammation, en démontrant notamment les bénéfices d'un apport en acides aminés dans la production d'anticorps protecteurs, et en élucidant le rôle d'un messager produit lors du sepsis. Nos travaux permettraient ainsi d’envisager le développement de nouvelles thérapeutiques à base d'immunonutrion ou ciblant le messager pour mieux prendre en charge les patients et diminuer ainsi le risque de mortalité lié au sepsis.

Procédures

Pour l’induction du sepsis, les animaux vigiles recevront une seule injection d’une quantité définie de bactéries, geste réalisé en moins d'une minute. Les animaux vigiles recevront une injection permettant leur réhydratation (geste réalisé en moins d'une minute) 1 fois par jour les premiers jours suivants l'induction du sepsis. L’apport de nutriment sera réalisé sur animal vigile par administration orale, ce geste est réalisé en moins d’une minute, 1 fois par jour, les 5 premiers jours après induction du sepsis. Pour déclencher une réponse immunitaire spécifique, les animaux vigiles recevront une seule injection d’une quantité définie de molécules immunogènes (geste réalisé en moins d'une minute). Pour le suivi des réponses immunitaires, des prélèvements sanguins seront réalisés sur animaux vigiles (environ une minute) à raison d’un prélèvement tous les 5 jours maximum.

Impact sur les animaux

L‘induction d’un sepsis consiste à déclencher une infection péritonéale multi-bactériennes qui engendre un affaiblissement transitoire de l'animal avec une perte de poids transitoire, les 2 premiers jours, inferieure à 20% du poids d'origine. L'immunisation par injection d'agents immunogènes n'entraine aucune pathogénicité et pas de stress en dehors du stress bref et modéré lié à l’injection unique de l'agent réalisées selon les bonnes pratiques vétérinaires. Dans le cas où un inconfort est observé, la douleur sera soulagée. De plus si l’un des points limites que nous avons définis serait atteint, la souris serait mise à mort selon une méthode réglementaire.

Devenir

L'accès aux organes est indispensable pour évaluer le bénéfice de l'immunonutrition et étudier la mise en place des réponses immunitaires au niveau de la rate, par des techniques de cytométrie en flux et de marquages sur coupes de tissus. Il nous est donc impossible de garder en vie les animaux concernés par l’étude.

Remplacement

Dans ce projet, nous étudierons les réponses immunitaires au cours d'un sepsis et les réponses immunitaires secondaires à un sepsis. L’utilisation du modèle animal est justifiée car les conséquences physiopathologiques d’un sepsis ne sont pas reproductibles in vitro. En effet, les différents acteurs du système immunitaire sont impactés par le sepsis et contribuent au dysfonctionnement des organes.

Réduction

Les procédures expérimentales sont rigoureusement planifiées afin de n'utiliser que le nombre d'animaux strictement nécessaire pour obtenir des résultats statistiquement significatifs. Ce projet est la continuation de travaux précédents qui nous ont permis d'acquérir l'expertise des modèles utilisés : induction du sepsis, suivi des réponses immunitaires, caractérisation de l'impact d'une immunonutrition. Ces travaux nous ont permis de déterminer précisément le nombre d’animaux nécessaires pour avoir des résultats significatifs et notre expertise nous permettra de réduire le nombre d’animaux utilisé dans cette nouvelle étude en utilisant une méthode plus reproductible pour induire le sepsis.

Raffinement

Les animaux sont élevés dans des conditions adéquates : locaux confinés, portoirs ventilés, eau et nourriture ad libitum. Les animaux sont maintenus maximum à 5 par cage et aucun animal ne sera isolé de ses congénères. Un suivi quotidien des animaux comprenant une évaluation du score de grimace, une mesure de leur poids et une évaluation de leur comportement, permettra de pouvoir contrôler correctement leur état de santé. Les souris recevront une réhydratation, une analgésie si le score de grimace moyen est compris entre 1 et 1.5 et une antibiothérapie en cas de perte de poids moyenne > 10% en 24h. En cas d’atteinte des points limites (perte de poids > 20% et score MGS supérieur à 1.5), les souris seront euthanasiées. Le modèle CS de sepsis sera utilisé dans ce projet, moins invasif et plus reproductible que le modèle CLP.

Choix des espèces

Le modèle animal murin est très utilisé en immunologie, les protocoles pour étudier le système immunitaire sont bien établis. Ce modèle animal permet d'invalider des gènes spécifiquement dans un type cellulaire. Cet aspect est important pour évaluer finement les mécanismes impliqués dans un processus biologique aussi complexe que la réponse immunitaire lors d'un sepsis. Les expériences seront réalisées sur des souris adultes âgées de 8 à 12 semaines, en effet le système immunitaire atteint sa maturité à l’âge adulte. Cela correspond aux âges utilisés dans les publications scientifiques.

ETUDE D’IMMUNISATION SUR LAPINS

(NTS-FR-380093v1 – 21/04/2023)
  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
    • Cancers
    • Diagnostic des maladies
    • Maladies infectieuses
    • Troubles cardiaques
    • Troubles endocriniens
    • Troubles gastrointestinaux
    • Troubles immunitaires
    • Troubles musculosquelettiques
    • Troubles nerveux
    • Troubles respiratoires
    • Troubles sensoriels
    • Troubles urogénitaux
Lapins : 6000
Souffrances
▲ -
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▲ 6000
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Devenir
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 6000

6 000 lapins vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils reçoivent des injections répétées d'antigènes, parfois avec adjuvant, et des prélèvements de sang pouvant aller jusqu'à quatre par jour, pour produire des anticorps destinés à des tests de diagnostic et des médicaments. Hébergés seuls alors que l'espèce est sociale, ils sont tués en fin de protocole, un prélèvement de sang final important rendant leur maintien en vie impossible selon le porteur. Celui-ci reconnaît que la production d'anticorps in vitro existe mais affirme qu'une immunisation in vivo reste "nécessaire" dans certains cas.

Objectifs

L’objectif des protocoles d’immunisations sont utilisés à des fins scientifiques et médicales. Les applications pour leur utilisation peuvent être diverses comme par exemple : Fabrication de tests de diagnostic permettant la détection de maladies en médecine humaine, Préparation de médicaments pour usage en médecine humaine (médicaments biologiques), Applications diverses en recherche et développement.

Bénéfices attendus

Ces études d’immunisation sont utilisées à des fins scientifiques et médicales. Ces études sont bénéfiques pour les patients à court terme (e.g. fabrication de tests de diagnostic de type ELISA) et à moyen/long terme (eg. Phase de recherche et développement pour la mise à disposition de médicaments biologiques).

Procédures

Tous les animaux rentrant dans une étude d’immunisation peuvent être soumis à des injections d’antigène et des prélèvements sanguins répétés. Concernant les injections, les volumes maximum sont de 2 mL répartis sur 4 à 8 sites maximum pour la voie sous-cutanée, 0.5 mL sur 4 sites maximum pour la voie intra-musculaire, 5 mL/kg pour la voie intraveineuse, 2mL sur 40 sites maximum pour la voie intra dermique. La durée d’injection est d’une dizaine de secondes à 5 minutes selon la voie. Le nombre d’injections dépend de la voie d’injection et du protocole du scientifique mais seront au maximum espacés d’un à deux jours sur une durée totale d’un mois. En cas de durée supérieure à un mois, la structure en charge du bien-être animal sera contactée pour évaluer le bénéfice / risque. Concernant les prélèvements, les animaux peuvent être soumis à des prélèvements sanguins au volume et fréquence conformément à la réglementation en vigueur (maximum 4 prélèvements sanguins par jour) d’une durée maximale de 5 minutes. Tous les animaux rentrant dans une étude d’immunisation peuvent être soumis à une anesthésie générale par injection d’un anesthésique par voie intraveineuse ou à une anesthésie locale répétée par application d’une pommade anesthésiante. Une pesée hebdomadaire d’une durée inférieure à 5 minutes est réalisée jusqu’à une fois par jour selon le protocole et l’état clinique de l’animal.

Impact sur les animaux

Les principales nuisances pour les animaux utilisés dans le cadre de ces études sont : douleur, stress, perte de poids et inflammation localisée au site d’injection liés à des injections répétées d’antigènes (+/- adjuvés), douleur, stress, perte de poids et saignements et/ou inflammations localisés aux sites de prélèvements liés aux prélèvements sanguins répétés, la contention de l’animal d’une manière générale qui peut amener à du stress chez l’animal.

Devenir

Les animaux sont euthanasiés en fin de procédure. Il est en effet impossible de : réutiliser ces lapins dans le cadre d’un autre protocole d’immunisation, réutiliser ces lapins dans le cadre d’un autre projet effectué par l’établissement utilisateur. Lors du prélèvement final de la procédure, un volume significatif de sang est récupéré et cela rend incompatible la réutilisation de l’animal.

Remplacement

La production d’anticorps par méthode in-vitro exclusive comporte des avantages mais dans certains cas (exemples :besoin de concentration en anticorps élevée, glucosylation appropriée, affinité des anticorps spécifique…), une immunisation de type in-vivo reste encore nécessaire de nos jours. Pour démarrer une étude d’immunisation, le scientifique doit préalablement s’engager à ce que celle-ci-ci soit conforme aux 3R. De plus cet engagement sera écrit et vérifié par l’Etablissement utilisateur en charge de cette étude.

Réduction

Également, à travers les années d’expertises gagnées par l’établissement utilisateur, il n’est pas nécessaire de commander plus d’animaux que demandés par le scientifique pour réaliser le projet. Si une exception à cela devait avoir lieu, une revue par les membres de la SBEA serait nécessaire avant d’initier le projet. Avec l’expérience acquise, le nombre d’animaux prévu dans ce projet est diminué de l’ordre de 20% par rapport au projet précédant. Pour démarrer une étude d’immunisation, le scientifique doit préalablement s’engager à ce que celle-ci-ci soit conforme aux 3R. De plus cet engagement sera écrit et vérifié par l’Etablissement utilisateur en charge de cette étude.

Raffinement

Les lapins sont hébergés individuellement en gardant un contact visuel et olfactif avec leurs congénères. De l’enrichissement est mis à leur disposition (balles de cellulose et/ou foin, anneau en plastique, mousqueton…) Un cycle jour nuit est présent en zone d’expérimentation (12h/12h). Les animaux sont observés de manière quotidienne par du personnel formé et compétent et pesés toutes les semaines. Durant cette pesée, un examen approfondi de l’état clinique des lapins est effectué par le technicien (e.g. : vérification des points d’injection, maux de patte éventuels, dentition…). Également, durant ce processus, des caresses aux animaux sont prodiguées. Des points limites intermédiaires associés à des actions spécifiques et des points limites terminaux sont en place. Par exemple, en cas de perte de poids ≥ 20% sur une semaine, une nourriture appétante est proposée à l’animal. Également, en cas d’apparition de certains signes cliniques (exemples : masses sans douleur pour l’animal, abcès sans lésion, fécalome) des protocoles de soins validés par un vétérinaire sont prodigués aux animaux. Certains gestes douloureux (injections intra-dermique) sont réalisés sous anesthésie générale et les injections répétées sont effectuées après application d’un anesthésiant local (lidocaïne). En cas de prélèvements sanguins, les volumes prélevés ainsi que les périodes de récupération suivront la réglementation, les recommandations de la «Federation of European Laboratory Animal Science Associations » (FELASA) ainsi que les raffinements et bonnes pratiques internes. Les injections et prélèvements ne pourront être réalisées que sur des sites sans hématome ni inflammation apparente, en utilisant des aiguilles stériles adaptées (à la taille de l’animal et à la voie d’abord) et à usage unique. A chaque abord d’une voie vasculaire, un point de compression sera effectué le temps suffisant pour assurer l’arrêt du saignement. Une observation de l'animal sera réalisée au retour dans sa cage pour s’assurer de sa récupération immédiate. Pour démarrer une étude d’immunisation, le scientifique doit préalablement s’engager à ce que celle-ci-ci soit conforme aux 3R. De plus cet engagement sera écrit et vérifié par l’Etablissement utilisateur en charge de cette étude.

Choix des espèces

Le lapin est l'animal le plus utilisé pour la production d’anticorps étant l’espèce animale la plus adaptée pour cela, de par la production de volumes suffisants d'antisérum qualitatif et à titre élevé. Cela permet donc d’utiliser moins d’animaux pour l’objectif scientifique requis. Age minimum des lapins : 10 semaines. A cet âge, les lapins ont un système immunitaire permettant la réalisation des études de type immunisation.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 96
Souffrances
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▲ 96
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Devenir
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 96

96 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le parasite de la leishmaniose est injecté dans l'oreille, puis les lésions sont suivies pendant plusieurs mois, le porteur indiquant que des ulcérations peuvent se développer et durer jusqu'à douze semaines. Il étudie le rôle d'un récepteur immunitaire dans cette maladie et situe le bénéfice, une thérapie, à long terme. Il affirme que les mécanismes inflammatoires ne peuvent être étudiés de façon intégrée que dans un organisme entier.

Objectifs

Les leishmanioses sont des pathologies causées par le parasite leishmania qui font de plus en plus de ravages autour du monde. Aujourd’hui plus d’un milliard de personnes vivent dans des zones endémiques et peuvent donc contracter le parasite et développer la maladie. Les manifestations cliniques des leishmanioses cutanées chez l’homme peuvent varier de nodules, pustules, ulcères, jusqu’à atteindre des défigurations au niveau du visage et parties externes du corps. La nature de la réponse immunitaire dans la physiopathologie des leishmanioses cutanées joue un grand rôle dans la résolution ou la persistance de la maladie. La reconnaissance du pathogène par le système immunitaire se fait grâce à des recepteurs présents sur les cellules immunitaires. L’objectif principal de notre projet est d’étudier l’interaction du parasite avec un récepteur immunitaire pour comprendre le rôle que joue ce dernier dans cette pathologie et suivre la réponse immunitaire qui peut en résulter.

Bénéfices attendus

Les leishmanioses cutanées peuvent être contractées par l’homme de tout âge, comme par l’animale. Plusieurs tentatives ont été faites pour développer des traitements efficaces mais à ce jour il n’existe pas de traitement effectif pour cette pathologie. Il devient donc de plus en plus urgent de se pencher sur cette pathologie car cette dernière risquerait de se propager rapidement dans les prochaines années. Cela serait dû à plusieurs facteurs dont le réchauffement climatique. L’objectif à long terme est de développer une thérapie efficace en ciblant des récepteurs présents sur des cellules immunitaires afin de réduire et limiter ainsi l’invasion parasitaire.

Procédures

-1 Injection dans l'oreille pendant 15 secondes -Suivi hebdomadaire de l'évolution des lésions pendant 15 mois

Impact sur les animaux

Suite à l’injection de parasites, les souris peuvent présenter une douleur modérée, une inflammation localisée au site de l’injection. Par la suite, des ulcérations peuvent se développer à partir de la semaine 2-3 et peuvent durer jusqu’à 12 semaines. La manipulation de souris pour le suivie s’effectuera à partir du moment de l’injection jusqu’à la semaine 20 post injection.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à la fin du protocol expérimental afin de réaliser diverses prélèvements (tissus, sang, organes...)

Remplacement

Ce projet s’intéresse à la compréhension du rôle du récepteur CD32a dans la réponse inflammatoire dans le cas des leishmanioses cutanées. La pathologie étant cutanée, le développement de lésion est le symptôme dominant observé dans cette pathologie. Ainsi, les mécanismes physiologiques et immunologiques complexes aboutissant à cette inflammation ne peuvent être étudiés de façon intégrée que dans un contexte d’organisme entier, dans des modèles in vivo.

Réduction

Un total de 96 animaux est demandé pour la réalisation de ce projet permettant de réaliser 3 études de 6 groupes (groupes contrôles et groupes infectés) avec 6 animaux par groupe (pour les groupes infectés) et 4animaus (pour les groupes contrôles) sur une durée de 2 ans. Le nombre d’animaux utilisés dans chaque étude sera réduit au maximum en se basant sur des tests statistiques adaptés aux effets attendus.

Raffinement

Les souris seront hébergées en cages ventilées, par groupe social stable de 5. La nourriture, et l’eau de boisson seront fournies. La cage contiendra une couche de litière permettant aux souris de creuser, de se cacher et de réaliser un nid, élément essentiel à leur bien-être ainsi que de l'enrichissement (batonnet de bois, coton, maison en cellulose). Au moment de leur entrée, les souris bénéficieront d’une période d’acclimatation (une semaine) et seront habituées à la présence de l’expérimentateur qui les manipulera régulièrement. Les pièces d’hébergement disposeront d’un cycle lumière-obscurité (12h – 12h), d’une température (20 - 24°C). Les souris seront surveillées tous les jours pour vérifier l’absence de souffrance. Toutes les injections sont réalisées sur animaux sous anesthésie gazeuse général et avec un analgésique. Les injections sous la peau seront réalisées avec grand soin pour éviter d’atteindre le muscle. On a mis en place une fiche de scoring comme point limite fafin de prendre en charge l’animal au cas où il y a atteinte à son bien-être et pour éviter la souffrance animal.

Choix des espèces

Deux modèles murins sont choisis pour étudier le rôle du récepteur, des souris sauvages qui n’expriment pas le récepteur et une lignée transgénique de souris exprimant ce récepteur. La souris adulte, agée entre 6 et 8 semaines, est le modèle le plus utilisé dans l'étude de la leishmaniose cutanée puisque c'est un mammifère et qu'il est aussi bien connu. En plus de cela, le comportement de la souris est bien étudié ce qui nous permet de lui administrer les soins nécessaires pour limiter et réduire sa douleur.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 2530
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 2530
▲ -
Devenir
 -
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 2530

2 530 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une partie subit une septicémie provoquée par ligature et perforation du caecum, un modèle que le porteur reconnaît induire une mortalité élevée, avant injection de cellules stromales dans la cavité péritonéale. Les souris sont réparties par âge, jusqu'à deux ans, pour évaluer l'effet du traitement au cours du vieillissement. Le porteur affirme qu'il est "indispensable" de confirmer in vivo des effets déjà montrés in vitro et qu'une étude chez la souris est "nécessaire".

Objectifs

L'objectif du projet est de mettre en évidence l'effet de différentes populations de cellules stromales sur la résolution d'une septicémie induit après une péritonite au cours du vieillissement et de comprendre les mécanismes d'action des différentes populations cellulaires.

Bénéfices attendus

Ce projet nous permettra de mettre en évidence l’effet des cellules stromales mésenchymateuses "naives" ou primées sur l’inflammation et la résolution d'une septicémie induite après une péritonite et d’étudier l’intérêt de ce traitement au cours du vieillissement. En effet, nous espérons que les cellules stromales mesenchymateuses diminueront l’inflammation induite par la péritonite augmentant ainsi la survie des animaux. De plus, notre étude nous permettra de mieux comprendre le mode d'action des différentes populations de cellules stromales mesenchymateuses et de proposer de nouvelles cibles thérapeutiques pour le traitement de péritonite.

Procédures

La péritonite est induite chez certains animaux par ligature et ponction du caecum. Les souris sont endormies par inhalation d’un gaz et maintenues endormies sous masque sur une table chauffante pendant l’intervention et jusqu’à leur réveil. La profondeur de l’anesthésie est évaluée par l’absence de réponse à la stimulation des extrémités. Une incision cutanée au niveau de l’abdomen est réalisée puis l’ouverture de la cavité péritonéale est réalisée au ciseau. Le caecum est ligaturé et perforé à l’aide d’une aiguille. Après injection de différentes populations de cellules stromales mésenchymateuses dans la cavité péritonéale encore ouverte, la fermeture du péritoine en deux plans est réalisée. Réalisée par une personne entrainée, la chirurgie dure entre 7 et 10 min. Avant l'intervention, un analgésique est injecté sur animaux endormis Pour les animaux chez qui la péritonite sera induite par injection de composés protéiques, les animaux auront 2 injections intrapéritonéales l’une contenant le composés protéiques l’autres les cellules thérapeutiques. Avant l'intervention, une injection sous cutané d’analgésique est réalisée sur animaux vigiles. L'injection d'analgésique sera répétée toutes les 12 heures pendant 3 jours

Impact sur les animaux

Le modèle de péritonite induit par ligature et ponction ceacale est un modèle qui induit une mortalité assez élevée chez les animaux opérés. La douleur induite par la chirurgie et par l'induction de la péritonite est gérée par administration d'analgésiques.

Devenir

Tous les animaux suivant ces différents protocoles seront mis à mort afin de permettre l'analyse de l'effet des différents traitements sur la réponse immunitaire, l'inflammation générale et les lésions des différents organes de la cavité péritonéale.

Remplacement

L'effet immunomodulateur des différentes populations de cellules stromales mesenchymateuses a été démontré in vitro mais il est indispensable de confirmer ces résultats in vivo, en ayant une vraie situation d’inflammation mettant en jeu l’ensemble des partenaires cellulaires qui interviennent lors de l’inflammation. Une étude chez la souris s’avère donc nécessaire.

Réduction

Notre expérience nous permet de déterminer que le nombre de 5 souris par groupe et la réalisation en triplicat de l'expérience nous permettra d'évaluer l'effet de nos différentes populations cellulaires et de diminuer ainsi le nombre d'animaux utilisés. Nous inclurons suffisamment de souris par groupe et effectuerons trois expériences indépendantes pour obtenir des résultats statistiquement significatifs. L’expérience de notre laboratoire nous permet de déterminer le nombre optimal de souris à utiliser par lot.

Raffinement

Les animaux sont anesthésiés sous gaz et maintenues endormies sous masque sur une table chauffante pendant l’intervention et jusqu’à leur réveil. Un antalgique est placé dans l'eau de boisson des animaux 24h avant l'intervention puis de manière continue après la chirurgie. Vu la stabilité de la molécule, le biberon sera changé tous les jours. De plus, une injection d’un analgésique sera effectuée au moment de la chirurgie sur animaux endormis afin de diminuer la douleur. Cette injection sera répétée toutes les 12 heures pendant 3 jours. Les animaux seront élevés à 5 animaux par cage) afin de limiter le stress lié à la chirurgie et à l'isolement. Du papier type kleenex ainsi que des cabanes type "igloo" seront ajoutés dans la cage afin de respectivement permettre la formation du nid et d’enrichir l’environnement de vie des animaux. Des croquettes imbibées d'eau contenant un analgésique seront placées directement dans la cage afin de limiter au maximum l'extension des animaux opérés. De plus, une grille de score et l’utilisation de point limite adaptés permettront de définir les critères d’arrêt de souffrance et d'entraîner la mise à mort de l’animal.

Choix des espèces

La souris est un modèle complexe qui nous permettra d'évaluer l'effet de nos cellules d'intérêt sur la réponse inflammatoire locale mais également en systèmique. De plus, le modèle de sepsis chez la souris est très bien décrit nous donnant des informations essentielles au bon déroulement de notre procédure. Enfin, les outils techniques et biochimiques nécessaires à l'analyse des données obtenues sont développées chez cette espèce. Les personnes âgées présentent un risque accru de mortalité lors d’une évolution négative d’une péritonite. L'utilisation d'animaux à différents âges (8 semaines, 1 an, 2 ans) nous permettra d'évaluer l'intérêt d'utiliser les différentes populations de cellules stromales mesenchymateuses comme traitement d'un sepsis induit après péritonite au cours du vieillissement.