Maladies infectieuses

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Souris : 1932
Souffrances
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Devenir
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1 932 souris vont être utilisées, toutes mises à mort à l'issue, dans des procédures classées de souffrance légère. Chaque animal est mis à jeun une nuit, gavé jusqu'à quatre fois et reçoit jusqu'à huit injections dans l'abdomen, avant d'être tué pour le prélèvement de tissus. Le projet étudie des facteurs de virulence d'Escherichia coli résistants aux antibiotiques et vise à terme de nouvelles cibles thérapeutiques. Le porteur retient la souris parce qu'elle est "permissive" à l'infection sans manipulation génétique et s'appuie sur une littérature abondante pour limiter le nombre d'animaux.

Objectifs

Certains facteurs de virulence des bact?ries Escherichia coli (E. coli) sont impliqu?s dans l?invasion de l??pith?lium intestinal et ou la colonisation du tractus digestif. Une telle capacit? a r?cemment ?t? associ?e ? l??tablissement de populations dites persisters, r?sistantes aux antibiotiques et capables de faciliter des ?changes de g?nes de r?sistance. Le r?le de certaines toxines et facteurs d?adh?rence bact?riens dans l?internalisation des bact?ries par les cellules a ?t? montr? in vitro. Ce projet nous permettra de v?rifier leur implication in vivo chez la souris et de mettre en ?vidence leur r?le dans la colonisation et formation de r?servoirs infectieux dans le tractus digestif. Ce projet comprend l??tude de souches multi-r?sistantes aux antibiotiques. Les r?sultats acquis permettront de comprendre comment certains facteurs de virulence ? l??tude permettent ? plusieurs souche d?E. coli d?entrer en comp?tition pour coloniser le tractus digestif de l?h?te. Nous testerons sur la capacit? de colonisation des souches une petite mol?cule chimique capable de bloquer la croissance intracellulaire des bact?ries. Au final, un tel projet doit permettre d?identifier de nouvelles pistes de ciblage th?rapeutique pour le traitement des infections ? E. coli r?sistants aux antibiotiques.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra une meilleure compr?hension des m?canismes de colonisation bact?rienne de l?intestin par des souches d?Escherichia coli pathog?nes opportunistes. Nous testerons une approche th?rapeutique innovante ? l?interface bact?rie-h?te ciblant des E. coli multi-r?sistantes aux antibiotiques et des E. coli ?tablissant des r?servoirs intratissulaires, qui sont souvent r?fractaires aux antibiotiques. A terme, nous pourrions identifier une nouvelle strat?gie th?rapeutique cibl?e sur l?h?te pour combattre les infections bact?riennes en ?radiquant le portage asymptomatique de ces souches dans le microbiote intestinal.

Procédures

Les souris seront mises ? jeun sur une nuit (1 fois par souris, moins de 16h) ce qui peut induire un stress d? ? l?absence de nourriture pendant cette p?riode. Elles pourront d?velopper une irritation oesophagienne due ? la r?p?tition d?administrations par gavage (4 par souris, dur?e de l?acte inf?rieure ? 30 s). Certaines souris recevront un traitement par injection qui peut provoquer une douleur l?g?re, r?versible et de courte dur?e (maximum 8 par souris, dur?e de l?acte inf?rieure ? 30 s). Les souris seront mises ? mort par une m?thode r?glementaire en fin de proc?dure.

Impact sur les animaux

Les souris seront mises ? jeun sur une nuit (1 fois par souris, moins de 16h) ce qui peut induire un stress d? ? l?absence de nourriture pendant cette p?riode. Elles pourront d?velopper une irritation ?sophagienne due ? la r?p?tition d?administrations par gavage (4 par souris, dur?e de l?acte inf?rieure ? 30 s). Les souris peuvent ressentir une douleur l?g?re de courte dur?e ponctuelle et r?versible lors des injections intrap?riton?ales (7-8 par souris, dur?e de l?acte inf?rieure ? 30 s).

Devenir

Tous les animaux seront mis ? mort pour r?cup?rer des tissus pour des ?tudes mol?culaires et histologiques post-mortem.

Remplacement

Des ?tudes in vitro pr?liminaires sur cellules et organo?des ont permis de mettre en ?vidence l?int?r?t du facteur de virulence bact?rien ?tudi? dans ce projet. Cependant, pour confirmer le r?le de ce facteur dans la capacit? de diff?rentes souches bact?riennes ? coloniser l?intestin, un mod?le animal est n?cessaire pour mimer la complexit? des interactions complexes entre la bact?rie d?int?r?t, le microbiote intestinal et l'Homme.

Réduction

Le nombre de souris utilis?es (7 souris par groupe, pour un total de 1932 souris) sera toujours limit? au minimum n?cessaire pour fournir des donn?es biologiquement et statistiquement significatives. Ce nombre de souris par groupe a ?t? d?termin? sur la base d?exp?riences ant?rieures du laboratoire. Des tests non param?triques seront utilis?s pour comparer les diff?rents groupes. Plusieurs ?chantillons seront pr?lev?s (intestin, colon, ganglions m?sent?riques?) sur toutes les souris utilis?es dans ce projet afin de collecter un maximum d??chantillons et d??viter de relancer des exp?rimentations additionnelles.

Raffinement

Avant de d?buter le projet, les souris seront acclimat?es pendant une semaine en conditions standard d?animalerie avec un acc?s sans restriction ? l?eau et ? la nourriture avec un environnement enrichi (coton). Nous utilisons des sondes de gavage flexibles am?liorant le bien-?tre animal en facilitant le passage dans l??sophage. Pour les souris recevant plusieurs injections intrap?riton?ales, nous veillerons ? alterner les points d?injection pour ne pas injecter deux fois de suite dans la m?me zone. Des crit?res d?arr?t ou points limites ont ?t? d?termin?s pour chaque proc?dure exp?rimentale.

Choix des espèces

La souris est une esp?ce de choix pour l'?tude des facteurs de virulence de E. coli car elle est permissive ? l'infection par ce pathog?ne opportuniste sans n?cessit? de manipulation g?n?tique ou de modification du statut immunitaire des animaux. De plus, la litt?rature concernant ces infections est abondante et les mod?les exp?rimentaux bien ?tablis, ce qui permettra d'obtenir des r?sultats fiables en limitant le nombre d'animaux utilis?s. Enfin, l'exp?rience de l'exp?rimentation animale sur cette esp?ce au laboratoire permettra de limiter au maximum la souffrance des animaux lors de l'?tude. Les souris seront utilis?es au stade de jeunes adultes (environ 9-10 semaines). Il s?agit du stade le plus largement d?crit et valid? dans les publications. A cet ?ge, nous limitons les biais li?s ? l?utilisation de souris vieillissantes. De plus, leur taille est suffisante pour une manipulation ais?e.

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Souris : 8500
Souffrances
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8500 souris vont être utilisées sur cinq ans, toutes tuées à l'issue, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, soit environ 146 composés testés chaque année. Chaque animal peut recevoir une injection du virus de l'hépatite B, des administrations quotidiennes de composés pendant 28 jours par voies orale, veineuse ou rétro-orbitale, et des prélèvements sanguins répétés jusqu'à une ponction terminale du cœur. L'injection hydrodynamique peut provoquer une distension abdominale et une baisse de mobilité, et le porteur reconnaît que des effets imprévisibles peuvent survenir à ce stade précoce. Une partie des souris sont "humanisées" par greffe pour reproduire le cycle du virus, et toutes sont tuées, leur état infecté interdisant toute réutilisation.

Objectifs

Malgré l’existence d’un vaccin pour lutter contre le virus de l’hépatite B (Hepatitis B virus ; HBV), cette infection virale reste un problème majeur de santé publique mondial. Il est important de développer de nouvelles approches thérapeutiques permettant l’élimination complète du virus. Ce projet, vise à évaluer l’activité de composés sur la prévention et l’élimination du HBV, en ciblant le virus à différents stades de son cycle, que ce soit dans ses phases de réplication active, d’infection chronique ou sous sa forme de cccDNA nucléaire pouvant persister chez les patients. Nous pourrons également étudier l’immunité de l’hôte vis-à-vis de l’infection virale et potentiellement chercher si ces composés ont la capacité de la moduler et ainsi d’accélérer l’élimination complète du virus (disparition des HBsAg et du cccDNA).

Bénéfices attendus

À court terme, ce projet vise à tester de futurs traitements contre l’hépatite B afin de vérifier leur efficacité. Pour cela, nous utiliseront différents modèles de souris spécialement conçus pour reproduire l’infection humaine par le virus : certains modèles permettent d’étudier comment le virus se réplique, d’autres comment il interagit avec le système immunitaire, et d’autres encore comment les cellules infectées du foie réagissent aux traitements. Ces modèles permettent de tester plusieurs types de candidats médicamenteux comme des anticorps, protéines, petites molécules, vaccins ou encore siRNA. Ils aident aussi à déterminer les meilleurs moments pour traiter, et à repérer les éventuels effets toxiques. Les souris « humanisées » sont particulièrement utiles car elles imitent très fidèlement le cycle du virus chez l’humain. A long terme, ce travail permettra d’accélérer l’arrivée de nouveaux traitements contre l’hépatite B. Les données obtenues aideront à comprendre comment le virus et le système immunitaire interagissent et comment éliminer plus efficacement l’infection. L’objectif est de développer des thérapies plus ciblées, notamment en visant différentes protéines virales, capables de réduire la persistance du virus dans l’organisme et de limiter les complications graves liées à l’hépatite B, au bénéfice de la santé publique. Le projet devrait permettre d'évaluer l'efficacité d'environ 146 composés par an en 24 études maximum.

Procédures

Selon les procédures appliquées : - Infection par l’hépatite B des souris: Injection rétro-orbitale : anesthésie générale, 1 fois par animal, 2 minutes OU Administration intraveineuse à haut débit (Injection hydrodynamique par la veine caudale) : vigile, 1 fois par animal, 1 minute OU Injection sous cutanée de cellules : sous anesthésie générale, 1 fois par animal, 1 minute - Administration de composés thérapeutiques sur une durée max de 28 jours. Par voie orale, vigile, 1 à 4 fois par jour par animal, durée 1 minute Ou Par voie sous-cutanée : vigile, 2 fois par jour maximum, durée 1 minute ou par voie intramusculaire : sous anesthésie, 1 fois par jour maximum, durée 1 minute ou par voie intrapéritonéale : vigile,1 fois par jour maximum, durée 1minute ou par voie intraveineuse : sous anesthésie, 1 fois par jour par voie caudale ou par voie rétro-orbitale, avec une alternance de l’œil droit et gauche avec un minimum de 48h entre 2 injections au même œil et un maximum de 4 injections seulement sur toute la durée de l’étude, durée 3 minute - Suivi clinique et pondéral : pesée et bilan clinique 1 fois par semaine minimum par animal sur la durée de l’étude, vigile, 2 minutes - Prélèvements sanguin : Par la veine submandibulaire : vigile, 1 fois tous les 15 jours, pour une durée maximale de 8 semaines, durée 2 minutes. Par micro-sampling à la queue : vigile, exclusivement au cours des semaines sans prélèvement submandibulaire, 1 fois par semaine, durée 2minutes. Dans le cadre spécifique des études de pharmacocinétique (PK) : par micro-sampling répétés à la queue, sans aucun prélèvement submandibulaire, 7 prélèvements sur 24h, vigile, durée 2minutes. Par prélèvement terminal, sous anesthésie profonde, par ponction intracardiaque, 1 fois en fin de procédure, pour une durée estimée à 2 minutes.

Impact sur les animaux

Dans ce projet, des souris seront utilisées pour étudier l’infection par l’hépatite B et tester de futurs traitements antiviraux. Les interventions prévues peuvent entraîner des gênes légères à modérées, selon la technique employée. Lors de l’injection du virus (AAV/HBV), les souris peuvent ressentir un stress momentané lié à la manipulation, ainsi qu’une légère douleur ou une petite inflammation au point d’injection, qui disparaît généralement rapidement. Les injections hydrodynamiques peuvent provoquer une gêne plus marquée juste après la procédure, comme une sensation de ventre distendu et une baisse temporaire de la mobilité, mais ces effets s’estompent en quelques heures. Dans les modèles transgéniques, humanisés ou ceux impliquant l’implantation de cellules, les interventions consistent surtout en des injections ou des prélèvements sanguins, ce qui peut entraîner un stress bref ou une réaction légère au point d’injection. Aucun effet grave n’est attendu avec les candidats médicaments testés, mais comme il s’agit d’étapes précoces de recherche, certains effets imprévisibles peuvent parfois survenir, tels qu’une perte de poids, des variations de température ou un comportement inhabituel. Pour préserver le bien-être des animaux, une surveillance quotidienne sera assurée afin de repérer tout signe de douleur, de stress ou d’inactivité anormale. Leur poids sera contrôlé au moins une fois par semaine et plus fréquemment si nécessaire. En cas de problème, des mesures adaptées seront mises en place avec l’aide d’un vétérinaire pour réduire au maximum l’inconfort des animaux.

Devenir

Tous les animaux sont euthanasiés en fin d’étude, car les procédures expérimentales nécessitent le prélèvement d’organes et d’échantillons biologiques incompatibles avec le maintien en vie des animaux. De plus, l’état physiologique des animaux (infectés par HBV) ne permet pas leur réutilisation.

Remplacement

Avant d’avoir recours aux animaux, toutes les solutions permettant de les remplacer seront examinées. Des tests in vitro permettront d’évaluer d’abord si les traitements envisagés sont efficaces contre le virus, ce qui évitera d’utiliser des animaux pour des molécules qui ne fonctionneraient pas. Lorsque des tests sur animaux sont indispensables, des modèles de souris spécialement développés pour reproduire l’infection par l’hépatite B seront utilisés, car ils offrent des résultats plus fiables tout en limitant le recours à d’autres espèces. L’ensemble de ces démarches assure que les animaux ne sont utilisés que lorsque cela est réellement nécessaire pour faire avancer la recherche..

Réduction

Dans ce projet, le nombre d’animaux utilisés sera réduit au strict minimum grâce à plusieurs actions. Les quatre méthodes de recherche prévues sont complémentaires : elles permettront de choisir, pour chaque question scientifique, le modèle le plus adapté, évitant ainsi de répéter inutilement les expériences. Chaque souris servira également à recueillir plusieurs types d’informations (comme le suivi du virus, la mesure de différents marqueurs dans le sang ou les tissus, ou encore l’analyse de la réponse immunitaire), ce qui permet d’obtenir un maximum de données sans augmenter le nombre d’animaux. De plus, les traitements potentiels seront d’abord testés in vitro, sans animaux, afin de ne retenir que les candidats les plus prometteurs. Le nombre final d’animaux sera déterminé à partir de calculs statistiques rigoureux pour s’assurer que les groupes ne sont ni trop grands ni trop petits. Sur l’ensemble des cinq années du projet, au maximum 8500 souris seront utilisées pour toutes les études prévues. Ce total se répartit de la façon suivante : environ 3 200 souris pour les modèles AAV/HBV, 2 000 pour la technique dite d’hydrodynamie, 2 400 pour les modèles utilisant des cellules tumorales exprimant le virus ou des particules virales, et environ 900 pour les souris humanisées. Chaque procédure correspond à un certain nombre d’études par an et à une taille d’échantillon adaptée à chaque méthode scientifique.

Raffinement

Le bien-être des animaux sera une priorité tout au long du projet. Les expériences seront conçues pour être les moins douloureuses et les moins stressantes possible, et les animaux ne seront manipulés que lorsque cela est réellement nécessaire. Chaque fois que c’est possible, les interventions seront réalisées sous anesthésie afin de réduire l’inconfort. Un suivi attentif et régulier permettra de repérer rapidement tout signe de douleur ou de détresse, grâce à une grille d’observation adaptée, et des mesures appropriées seront prises en concertation avec le vétérinaire. Les interventions seront organisées pour limiter leur durée et éviter la répétition de procédures invasives. Les prélèvements seront effectués avec des méthodes qui réduisent au maximum la souffrance, et, lorsque c’est possible, avec des techniques non létales permettant d’utiliser le même animal pour plusieurs mesures sans augmenter son stress. Enfin, toutes les personnes impliquées dans les expérimentations seront formées et qualifiées, garantissant des pratiques soigneuses et respectueuses du bien-être animal.

Choix des espèces

Les tests réalisés uniquement en laboratoire (in vitro) ne permettent pas de reproduire toute la complexité d’une infection réelle. Pour étudier le virus de l’hépatite B et développer des traitements capables de l’éliminer complètement, il est donc nécessaire d’utiliser des animaux. La souris est l’espèce la plus adaptée pour ce type de recherche : elle dispose de nombreux modèles bien établis qui reproduisent les différentes étapes de l’infection et permettent d’évaluer à la fois l’action du traitement sur le virus et la réponse du système immunitaire. Sur le plan pratique et éthique, la souris est un petit animal facile à héberger et à suivre, ce qui réduit le stress et les souffrances. Son utilisation respecte les principes des 3R (Remplacer, Réduire, Raffiner) : elle évite de recourir à des espèces plus sensibles, limite le nombre d’animaux nécessaires et permet d’adapter les protocoles pour améliorer leur bien-être. Enfin, la souris est déjà largement utilisée dans la recherche sur l’hépatite B, ce qui garantit des résultats fiables et comparables pour la suite du développement des traitements. Les souris sont âgées de 5-7 semaines à la livraison avec un poids autour de 20 grammes afin de permettre des infections et des traitements homogènes des lots d'animaux. Les souris humanisées auront quant à elles 6-7 mois à réception pour permettre une bonne humanisation de leur foie (et de leur système immunitaire le cas échéant). Il s’agit donc de rongeurs matures et adultes.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
Souris : 2700
Souffrances
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Devenir
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Pour tester quatre peptides antimicrobiens sur des bactéries résistantes, 2700 souris vont être utilisées, dont 2220 dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère, toutes tuées à l'issue. Elles sont infectées par des bactéries injectées, ce qui peut provoquer douleur, perte de poids et affaiblissement, avec suivi de la température par voie rectale. Les organes sont prélevés après mise à mort pour mesurer l'effet et la toxicité des molécules. Le porteur qualifie l'étape animale d'"indispensable" et affirme qu'"aucune méthode alternative n'est disponible", après avoir reconnu l'efficacité déjà obtenue in vitro.

Objectifs

Chaque année, en France et dans le monde, des milliers de patients présentent une infection à bactérie multi ou hautement résistante aux antibiotiques et les patients se trouvent souvent dans une impasse thérapeutique. Deux phénomènes ont été identifiés comme responsables de l’échec de traitement : la résistance et la récalcitrance aux antibiotiques. La résistance se définit par l’acquisition bactérienne de nouveaux mécanismes permettant leur croissance en présence d’antibiotiques. L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a publié un rapport stipulant que plus de 40 % des antibiotiques surveillés montrent une résistance accrue sur plusieurs types de bactéries . La résistance aux antimicrobiens est donc devenue un problème majeur de santé publique. Plusieurs études réalisées dans notre laboratoire ont prouvé l'efficacité in vitro de 4 nouveaux peptides anti-microbiens sur ces bactéries. Point majeur : aucune résistance bactérienne n’a pu être mise en évidence. Démontrer maintenant leur efficacité in vivo, dans un modèle murin d’infection représente une étape indispensable dans leur validation thérapeutique. La récalcitrance se définit par la capacité d’une population bactérienne, sensible à un antibiotique donné, à entrer en dormance, survivre au traitement et se remultiplier une fois le traitement arrêté, causant des rechutes infectieuses. Nous sommes capables au laboratoire d’induire de la récalcitrance et nous avons à notre disposition 10 couples isogéniques. Ces souches sont isolées de patients ayant développé une infection (souche initiale) puis une rechute (souche de rechute) après traitement antibiotique. De nouvelles données sur les changements phénotypiques transistoires dans la population bactérienne pourront être ainsi collectées et nous renseigneront sur les niches qui pendant l’infection, permettent à certaines bactéries normalement sensibles de survivre aux traitements antibiotiques, découlant sur des phénomènes de rechute et de récurrences infectieuses à l’arrêt du traitement.

Bénéfices attendus

Ce projet de recherche représente une étape indispensable dans la validation de nouvelles molécules antibiotiques. L’antibiorésistance et la récalcitrance sont des phénomènes qui concernent à la fois la santé animale et la santé humaine. En France, chaque année 125 000 infections et 5 500 décès sont attribuables aux échecs de traitement des infections. Ce projet implique des bactéries pathogènes du groupe ESKAPE qui constituent un ensemble de bactéries conduisant à des infections nosocomiales qui, selon l’organisation mondiale de la santé (OMS), représente une menace planétaire du fait de leurs multiples résistances aux antibiotiques et leur diffusion au sein des hôpitaux. Une étude chez l’animal permettra d’analyser et d’envisager, dans un second temps, une étude d’évaluation de différents protocoles thérapeuthiques chez l’Homme. La recherche préclinique sur l'animal est en effet une étape indispensable, permettant de s'assurer que les médicaments ou les protocoles de soin sont sûrs et efficaces, avant de les proposer aux malades.

Procédures

Les gestes techniques pratiqués sur animal vigile sont : injection par voie peritoneale, injection par voie intraveineuse ou injection en sous-cutané, pesée ds animaux et prise de température rectale. Ces gestes ne durent que quelques secondes chacun, les injections sont limitées à un seul par animal et par jour.

Impact sur les animaux

L'injection de bactéries chez la souris peut provoquer de la douleur et de la souffrance. Elle peut engendrer également une baisse d'activité, une perte de poids et un affaiblissement général. Les doses de bactéries injectées seront calibrées pour minimiser ces effets. Les antibiotiques que nous utilisons dans le modèle de récalcitrance ont déjà été testés sur l’animal et ne provoquent pas d’effets secondaires

Devenir

Afin de caractériser l'effet de nos traîtements, notemment l'effet biologique, nous devons récupérer en fin d'expérience les organes des animaux traîtés et non traîtés. Nous devons pour cela procéder à l'euthanasie de l'ensemble des animaux du projet. L'étude moléculaire des tissus des organes est indispensable pour évaluer les effets de nos nouvelles molécules ainsi que leur toxicité.

Remplacement

Les modèles ex vivo apportent des informations intéressantes puisqu’ils renseignent sur la capacité de ces molécules à être actives sur des bactéries cultivées in vitro. Mais ils ne permettent pas de renseigner sur l’évolution in vivo, donnée essentielle pour mesurer leur efficacité réelle. Dans cette étude, l’utilisation d’animaux est nécessaire en raison de la complexité du sepsis, qui affecte plusieurs organes en même temps. Pour bien comprendre cette maladie, il est indispensable d’étudier ses effets sur un organisme entier. Par ailleurs, les résultats obtenus chez les rongeurs, lorsqu’ils sont cohérents entre différents modèles, reflètent généralement bien ce qui se passe chez l’Homme. Aucune méthode alternative n'est disponible actuellement.

Réduction

Pour limiter le nombre d’animaux utilisés, nous nous sommes basés sur les travaux précédents menés dans notre laboratoire, ainsi que sur une analyse approfondie de la littérature scientifique sur cette maladie. Nous avons optimisé les prélèvements de tissus après l’euthanasie de chaque animal. De plus, nous avons effectué un test statistique appelé calcul de puissance (avec une puissance de 90 % et un seuil d’erreur de 5 %) pour déterminer précisément le nombre d’animaux nécessaires par groupe.

Raffinement

Les animaux sont élevés dans des conditions adaptées: locaux confinés, portoirs ventilés, eau et nourriture ad libitum avec un maximum de 5 animaux par cage (Chaque animal est identifié à l’aide d'une bague numérotée). Aucun animal ne sera maintenu seul dans sa cage sauf en cas d’agressivité ou si des soins particuliers sont nécessaires. De l'eau gélifié, du coton pour faire leur nid, des jouets type tunnel pourront être ajoutés dans la cage. Une attention particulière sera porté au bien-être des animaux tout au long de l'étude. Nous surveillerons régulièrement les rongeurs pour détecter toute douleur excessive. L’état physique, le comportement seront vérifiés visuellement. Le poids sera suivi à l’aide d’une balance. La température corporelle sera mesurée avec un thermomètre rectal adapté aux rongeurs. Le suivi quotidien, pendant 7 jours permettra d'avoir un contrôle continu sur leur état de santé.

Choix des espèces

L’utilisation du modèle souris dans l’évaluation thérapeutique de nouvelles molécules est largement détaillée dans la littérature scientifique. Ce modèle simple est facilement reproductible. Les animaux seront âgés de 4 à 8 semaines. A ce stade de développement, les animaux sont de jeunes adultes avec un système immunitaire mature et une stabilisation de la croissance et du poids. Ce qui permet d'exclure des paramètres susceptibles d'interférer avec les résultats de l'expérimentation. Depuis plusieurs années un grand nombre d'études ont été publiées sur le sepsis en utilisant des rongeurs comme modèle animal. Leur utilisation nous permet de mieux situer nos résultats dans un contexte scientifique global. Ces modèles de rongeurs ont été largement étudiés, et l’on connaît bien leur cycle de vie ainsi que leurs éventuels impacts sur les expérimentations. Les rongeurs sont compatibles avec un large éventail de techniques pour analyser différents paramètres et mécanismes, y compris ceux que nous utiliserons dans cette étude. L’utilisation de souris est donc recommandée.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
    • Troubles endocriniens
    • Troubles gastrointestinaux
  • Tests réglementaires
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Souris : 8800
Souffrances
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▲ 8800
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Devenir
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8 800 souris vont être utilisées sur quatre ans, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, la plupart tuées et 200 réutilisées dans d'autres projets. On remplace leurs cellules hépatiques par des cellules humaines pour tester des candidats médicaments, après des injections détruisant leurs propres hépatocytes. Le porteur présente ce modèle comme plus acceptable que le recours aux primates non-humains. Il reconnaît n'avoir mené aucun calcul statistique, l'effectif reposant sur le nombre d'études des années précédentes et sur un plan commercial de croissance.

Objectifs

L’objectif de ce projet est de caractériser la toxicité et l'efficacité de candidats médicaments visant par exemple à guérir les infections virales, le cancer du foie ou des maladies métaboliques, ou encore des traitements indiqués en cas d’insuffisance hépatique. Pour ce faire nous utiliserons des souris au foie humanisé permettant de recréer un foie présentant les caractéristiques tissulaires et fonctionnelles du foie humain. Le protocole consiste à remplacer les cellules hépatiques de souris par des cellules hépatiques humaines. Dans certains cas, la présence d’un système immunitaire humain, en complément d’un foie humanisé, est indispensable pour étudier des processus physiopathologiques spécifiques, comme dans les maladies métaboliques (ex. : MASH) ou virales (ex. : dengue). Dans ces cas, une double humanisation, incluant à la fois le foie et le système immunitaire des souris, sera envisagée afin de répondre de manière optimale aux besoins scientifiques et aux questions posées. Les cellules hépatiques humaines (et immunitaires, le cas échéant) pourront ensuite, par exemple, être infectées par des virus humains spécifiques. Ce modèle permettra de reproduire le métabolisme du foie humain dans une espèce facilement manipulable et plus acceptable sur le plan éthique que les primates non-humains.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de recréer, chez la souris, un foie présentant les caractéristiques tissulaires et fonctionnelles du foie humain. En cas de besoin, il sera également possible d’humaniser simultanément le compartiment immunitaire et hépatique. Cette double humanisation constitue un atout majeur, car elle permet de modéliser plus fidèlement les interactions entre le foie et le système immunitaire humain, particulièrement dans le cadre de maladies métaboliques ou infectieuses. De plus, les cellules hépatiques humaines pourront être infectées par des virus humains spécifiques, et le métabolisme du foie humain pourra être reproduit dans une espèce facilement manipulable, éthiquement plus acceptable que les primates non-humains, et bien caractérisée au niveau génétique. Les propriétés génétiques de la souche immunodéficiente utilisée pourront également être exploitées pour l’étude des mécanismes d’insuffisance hépatique et des thérapies ciblant cette condition. Enfin, l’intégration d’un système immunitaire humanisé renforcera la pertinence des modèles expérimentaux en permettant d’évaluer les réponses immunitaires humaines face à des pathologies complexes, notamment dans le contexte de traitements antiviraux ou de maladies impliquant des dysfonctionnements immunitaires.

Procédures

4 à 7 injection(s) de composé(s) induisant la mort des hépatocytes et des cellules souches et permettant au moment de la greffe de réduire la présence des macrophages murins présent dans le foie et empêchant les hépatocytes humains de s’implanter. Chaque injection dure entre 10 et 15 secondes. Injection d’analgésique : moins d’une minute. Greffe des cellules ou implants thérapeutiques : entre 5 et 30 minutes. En parallèle, des candidats médicaments seront administrés par voie respiratoire, orale, ou injectable pour évaluer leurs activités thérapeutiques. Pour les prélèvements sanguins, les volumes maximaux de prélèvements seront proportionnels au poids de l’animal selon une limite fixée. La répartition des prélèvements figurera dans le protocole d’étude et sera contrôlée par un vétérinaire.

Impact sur les animaux

Des nuisances peuvent être induites par l’identification par puce électronique classique ou thermopuce : stress, gêne, douleur dans les heures suivants l’injection, la ou les injection(s) de composé induisant la mort des hépatocytes et des cellules souches, les risques inhérents à tout acte chirurgical, la greffe des cellules, une gêne au niveau du transit intestinal liée au déplacement des viscères dans les heures suivant l’injection d’hépatocytes via la veine porte, le risque hémorragique accru pour l’injection d’hépatocytes via la veine porte, l’administration de traitements, la greffe d’implants thérapeutiques (patchs ou autres), l’induction des maladies, les effets potentiellement toxiques des composés à visées thérapeutiques et/ou les prélèvements sanguins. Cette douleur peut se manifester, entres autres, par une perte de poids, une hypo- ou une hyperactivité, une prostration ou des difficultés à se déplacer.

Devenir

Dans le cadre d’une utilisation continue, les animaux issus de ce projet et ayant subit une humanisation pourront être utilisés dans d’autres projets autorisés par le Ministère dans l’établissement utilisateur. Des souris pourront être utilisées dans le projet « Formation interne aux procédures et gestes techniques appliqués aux souris », sous réserve d’un avis vétérinaire favorable. Sinon, les animaux sont euthanasiés car ils ne recouvreront pas leur état de santé et de bien-être général.

Remplacement

Il n'existe à ce jour, aucune alternative performante capable de prédire l'activité/toxicité d'un candidat médicament agissant sur le foie, qui présente une architecture et un fonctionnement complexes qui ne peuvent être reproduits in vitro ou chez d'autres animaux (zébrafish, drosophiles, ...). La souris au foie humanisée constitue donc un modèle scientifiquement valide et pertinent pour le développement et la mise au point de traitements innovants visant à lutter contre les pathologies hépatiques, telles que les maladies virales ou métaboliques, les insuffisances hépatiques et le cancer chez l’humain.

Réduction

Un total de 8800 souris sera utilisé, couvrant une période de 4 ans. 78 études précliniques de 50 souris seront réalisées, sachant que le processus d’humanisation n’est efficient qu’à environ 50%, soit 7800 souris. 1000 souris supplémentaires seront utilisées dans le cadre de la PE2, permettant de réaliser pour chacune des 4 étapes, 5 études précliniques de 50 souris. L’humanisation du foie des souris via injection d’hépatocytes dans la veine porte est une mesure de réduction par l’amélioration attendue de la réussite de la greffe (autour de 50% pour l’injection splénique d’hépatocytes) et donc l’utilisation de moins d’animaux. Aucune approche statistique n'a été réalisée, l’estimation du nombre d’animaux est réalisée sur base du nombre d’études effectuées les années antérieures et anticipant une croissance chaque année, en accord avec le plan commercial. Le nombre d’animaux utilisés dans chaque étude sera réduit au maximum.

Raffinement

En début d'étude et tout en respectant la réglementation en vigueur, les souris seront hébergées préférentiellement par groupes sociaux stables composés de 5 individus. La nourriture et l’eau de boisson seront fournies ad libitum sauf si le protocole d’étude nécessite un jeûne de nourriture. La durée de ce jeûne ne pourra dépasser 12 heures par semaine avec un maximum de 6h consécutives. L’eau ne sera jamais retirée des cages. Des compléments alimentaires pourront être administrés suivant l’état de santé des animaux. La cage contiendra à minima une couche de litière permettant aux souris de creuser, de se cacher et de réaliser un nid, élément essentiel à leur bien-être. En outre, des enrichissements de qualité seront fournis dans chacune des cages : par exemple morceaux de bois, tunnel en carton, kraft et/ou boules de cotons. Les souris seront hébergées dans une atmosphère disposant d’un cycle lumière-obscurité, d’une température et d’une hygrométrie contrôlés en permanence. À leur entrée dans l’animalerie, les souris bénéficieront d’une période d’acclimatation de minimum 4 jours. Lors d’un changement de zone au sein de l’animalerie, les souris bénéficieront d’une période d’acclimatation d’une nuit au minimum. Pour gérer la douleur, la souffrance et l’angoisse, nous évaluerons l’état de santé par une échelle de scores appliquée dès que nécessaire (par exemple en cas d’altération de l’état général d’une souris notée lors de l’observation quotidienne). Le vétérinaire aura pleine autorité pour euthanasier un animal pour raison éthique ou mettre en œuvre un traitement anti-douleur s’il/elle le juge nécessaire. Les fréquences des prélèvements sanguins sont limitées et une réhydratation est prévue pour tout prélèvement unique à partir de 8mL/kg. Les points limites conduisant à une euthanasie seront fonction du score clinique et de la perte de poids.

Choix des espèces

90 % des gènes humains ont un équivalent chez la souris, permettant d’élaborer des approches génétiques et fonctionnelles valides. Lorsque les gènes produisent des effets différents entre souris et humain, le remplacement du gène de la souris par son équivalent humain permet la création de lignées humanisées. La souche immunodéficiente utilisée présente une mutation génétique induisant la mort sélective des hépatocytes murins, ce qui permet de greffer simultanément en plus des cellules souches des hépatocytes humains. Cette approche vise à humaniser à la fois le système immunitaire et le foie. Cette double humanisation offre la possibilité d’évaluer des solutions thérapeutiques pour des maladies métaboliques et virales impliquant le système immunitaire, ainsi que pour les cas de défaillance hépatique. L'humanisation du foie se déroulera sur des animaux âgés de 5 à 10 semaines. Il a été décrit que travailler avec des animaux jeunes permet une meilleure prise de greffe. Par ailleurs, la taille de la rate étant, proportionnellement, supérieure, la transplantation des cellules sera facilitée. Les pathologies hépatiques pourront être induites sur les animaux humanisés ou non.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
    • Maladies infectieuses
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système cardiaque
Souris : 72000
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 72000
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Devenir
 -
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 72000
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Produites pour être vendues à des chercheurs et à des entreprises, 72 000 souris immunodéficientes vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Dans la méthode principale, les nouveau-nés de moins de cinq jours reçoivent une irradiation de trois minutes puis une injection de cellules souches humaines dans le foie, avant un transport de quarante-cinq minutes en camion vers un éleveur professionnel. Le porteur explique que seules les femelles sont humanisées, "car il n'existe pas de demande du marché pour les mâles", et que la production est ajustée chaque semaine aux besoins prévus. Aucune de ces souris n'est tuée dans le cadre du projet, toutes étant gardées vivantes pour être utilisées ensuite par les clients, ce qui laisse leur devenir réel hors du champ de ce résumé.

Objectifs

Depuis plusieurs années, certaines souris spéciales, dites « immunodéficientes », sont utilisées comme modèles pour étudier le système immunitaire humain. Ces souris n’ont pas de défenses immunitaires propres, ce qui permet d’y greffer des cellules humaines. On leur injecte notamment des cellules souches du sang humain, capables de reconstruire un système immunitaire complet. L’objectif est de créer des souris dont le système immunitaire est en grande partie humain, afin de mieux comprendre les maladies, tester des traitements ou développer des vaccins. Le but de ce projet est de produire ces souris « humanisées » et de les mettre à disposition de chercheurs et d’entreprises pour enrichir la connaissance et développer les médicaments de demain.

Bénéfices attendus

Les souris dotées d’un système immunitaire humain sont des modèles essentiels pour la recherche médicale, car elles reproduisent des caractéristiques proches de celles de l’être humain. Elles permettent de tester des médicaments dans des conditions plus réalistes, notamment pour des maladies liées au système immunitaire, au cancer, à l’inflammation ou au métabolisme. Ces modèles améliorent la qualité des recherches en offrant des résultats plus fiables et reproductibles. Cela contribue à réduire les échecs lors des essais cliniques et à accélérer le développement de nouveaux traitements. En utilisant des modèles adaptés, la recherche gagne en pertinence et limite le recours à des approches moins efficaces.

Procédures

Deux méthodes sont utilisées pour humaniser le système immunitaire humain chez les souris. Méthode 1, la plus courante, concerne les nouveau-nés âgés de moins de 5 jours. Ils reçoivent une irradiation unique, très courte (environ 3 minutes), suivie d’une injection de cellules souches humaines directement dans le foie, qui ne dure que quelques secondes. Méthode 2, utilisée uniquement dans de très rares cas (2% d'humanisations), concerne des jeunes femelles âgées de 4 à 5 semaines. Elles reçoivent deux injections intrapéritonéales de busulfan à 24 heures d’intervalle, chacune ne durant que quelques secondes. Ensuite, une seule injection de cellules est réalisée par voie rétro-orbitale sous anesthésie gazeuse. Bien que l’injection elle-même prenne seulement quelques minutes, l’animal reste anesthésié pour une durée totale maximale de 7 à 10 minutes. Chaque animal ne suit qu’une seule méthode complète, soit au stade nouveau-né, soit à l’âge adulte.

Impact sur les animaux

Les souris utilisées dans ce projet sont des animaux immunodéficients et doivent donc être maintenues dans des conditions très protégées pour éviter les infections. Lorsqu’elles ne sont pas exposées à des agents infectieux, elles restent en bonne santé. Un léger stress peut survenir lors de leur transport entre les sites, ainsi que lors de la manipulation des nouveau-nés et de leur séparation avec la mère. Chez les nouveau-nés, l’injection dans le foie peut provoquer une légère gêne de courte durée. Les injections intrapéritonéales de busulfan peuvent entraîner un inconfort transitoire au point d’injection ainsi qu’une période limitée de malaise, se manifestant par une baisse d’activité, un appétit diminué et une légère perte de poids. L’injection rétro-orbitale peut causer une irritation oculaire passagère liée à la manipulation, mais le produit injecté n’est pas irritant. Pour garantir une qualité optimale des soins et des conditions sanitaires, les animaux humanisés sont hébergés chez un éleveur professionnel jusqu’à leur expédition vers l’utilisateur final. En conséquence, ils doivent être transportés depuis notre site vers celui de l’éleveur. Ce trajet, d’une durée d’environ 45 minutes en camion agréé, est direct et réalisé dans des conditions contrôlées. Bien que court, ce déplacement peut entraîner un stress transitoire chez les souris.

Devenir

Tous les animaux sont gardés à vie à l’issue de chaque procédure de ce projet. Ils sont destinés à être utilisés dans des études scientifiques menées par les utilisateurs finaux, ce qui constitue l’objectif principal de leur production.

Remplacement

Les souris immunodéficientes portant un système immunitaire humain reconstitué sont aujourd’hui des modèles essentiels pour étudier le fonctionnement de cellules humaines dans un organisme vivant, avant les phases cliniques. Des méthodes alternatives sans animaux se développent, comme les systèmes organ-on-chip, les co-cultures avancées ou les organoïdes, qui permettent de reproduire certaines fonctions de tissus humains. Ces approches offrent des avantages, notamment la possibilité d’utiliser des cellules provenant de patients, et elles sont progressivement intégrées aux stratégies de développement pour réduire l’usage d’animaux. Toutefois, elles ne permettent pas encore de reproduire les interactions complexes entre organes, les régulations hormonales ou métaboliques, ni la dynamique complète du système immunitaire. Pour ces raisons, les modèles de souris humanisées restent indispensables pour comprendre les réponses immunitaires dans un organisme entier et obtenir des données fiables avant les essais chez l’homme.

Réduction

Le nombre de souris humanisées produites est défini en fonction des besoins prévus pour les six prochains mois. La production est répartie en petits lots hebdomadaires, ce qui permet d’ajuster les objectifs de production chaque semaine. Les fluctuations naturelles peuvent être compensées grâce à des lots produits jusqu’à deux semaines avant ou après. Ainsi, seules les souris réellement nécessaires sont produites et toute surproduction est évitée. Enfin, seules les femelles sont actuellement humanisées, car il n’existe pas de demande du marché pour les mâles. Des méthodes innovantes sont à l’étude pour, à terme, permettre l’utilisation des mâles ou réduire leur proportion à la naissance.

Raffinement

Les souris sont maintenues en conditions sanitaires strictes afin de les protéger des infections, auxquelles elles sont très sensibles en raison de leur immunodéficience. Pour l’humanisation selon la méthode 1, les petits sont manipulés avec précaution afin de limiter leur stress et permettre leur retour sans difficulté auprès de la mère. Avant toute manipulation, le technicien frotte ses gants avec de la litière afin de conserver l’odeur du nid. Cela est appliqué lors de l’irradiation et de l’injection des cellules humaines. Pour la méthode 2, l’injection rétro-orbitale est réalisée sous anesthésie afin de garantir le confort de l’animal. Après chaque procédure, les animaux font l’objet d’une surveillance attentive pendant 1 à 2 jours afin de détecter rapidement toute complication. En cas de perte d’appétit ou de poids, de la nourriture molle ou en gel est ajoutée pour faciliter l’alimentation.

Choix des espèces

Les progrès en génétique permettent aujourd’hui de créer des rongeurs présentant un système immunitaire humain ou l’humanisation de certains organes. Ces modèles sont essentiels pour mieux comprendre les maladies humaines et développer des traitements adaptés. Le rongeur est choisi pour sa taille et sa manipulation aisée, ce qui en fait un modèle idéal pour l’humanisation du système immunitaire par injection de cellules souches humaines. Ces modèles sont utilisés pour des études précliniques avant les essais chez l’Homme, notamment pour évaluer l’efficacité de nouveaux médicaments. Ils permettent d’analyser le rôle des cellules immunitaires humaines dans des contextes complexes, comme les tumeurs ou les réactions inflammatoires. Le stade de développement des animaux utilisés est déterminé par la méthode d’humanisation : pour l’humanisation par irradiation et injection intra-hépatique de cellules souches de sang, des nouveau-nés âgés de 4 à 5 jours sont utilisés, car cette approche fonctionne mieux chez les très jeunes animaux. Pour la méthode utilisant le busulfan et l’injection en rétro-orbitale, des rongeurs âgés de 4 à 5 semaines sont choisis, car ils tolèrent ce traitement, qui serait toxique chez les nouveau-nés.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
    • Système nerveux
Souris : 1680
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 75
▲ 1605
Devenir
 -
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 1680

Exposées sept minutes aux rayons X, infectées par Toxoplasma gondii, gavées une fois par jour pendant deux semaines et soumises à des injections hebdomadaires, les souris de ce projet subissent aussi jusqu'à deux prélèvements sanguins. 1 680 souris vont être utilisées, dont 1 605 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, toutes tuées pour prélever leur cerveau et leurs organes lymphoïdes. Le projet porte sur les lymphocytes T résidents mémoires qui contrôlent la persistance du parasite dans le cerveau, avec des retombées annoncées pour les personnes immunodéprimées exposées à une encéphalite toxoplasmique. Pour décrire ce que subissent ces souris, le porteur retient une perte de poids pouvant atteindre 20 % entre le septième et le quinzième jour, puis une phase chronique qu'il qualifie de généralement asymptomatique, sans expliquer ce qui justifie de classer 1 605 d'entre elles en souffrance sévère.

Objectifs

Le parasite Toxoplasma gondii (Toxo) peut infecter une large gamme d’animaux , dont la souris (hôte dit naturel) et l’homme (hôte dit accidentel). Chez l’Homme, il est responsable d’encéphalites (inflammation du système nerveux central) chez les sujets immunodéprimés et de malformations chez le fœtus. Les lymphocytes T (LT) CD8 jouent un rôle primordial dans la lutte contre les pathogènes intracellulaires tels que Toxo. Nous avons récemment demontré que la différenciation des LT CD8 en LT dit résidents mémoires des tissus, aussi appelés Trm, était requise pour contrôler la persistence du parasite au sein du cerveau lors de la phase chronique de l’infection. La compréhension de la réponse immunitaire médiée par les Trm contre Toxo est donc essentielle au developpement de nouvelles thérapies contre ce type de pathogène chronique qui établit une latence à long-terme chez son hôte et peut se ré-activer de manière souvent fatale chez les sujets immunodéprimés. Nos résultats préliminaires ont identifié des voies de signalisation qui pourraient contribuer à la persistence et aux fonctions protectrices des Trm dans le cerveau. Dans ce projet, nous utiliserons l’infection chez la souris par le parasite Toxo pour étudier le rôle de molécules impliquées dans le developpement et la persistance des Trm dans le système nerveux central. En particulier nous déterminerons les conséquences de l’élimination de molécules cibles dans les Trm sur le contrôle de l’infection. Ainsi, les résultats attendus de notre étude aideront au développement de nouvelles thérapies ciblées et plus efficaces contre de nombreuses infections chroniques, mais aussi potentiellement dans le cancer où la présence de Trm a été montrée comme étant un indicateur de bon prognostic et de réponse à l’immunothérapie du cancer.

Bénéfices attendus

Sous sa forme latente, le parasite Toxo présent dans le cerveau d'une personne exposée peut se réactiver et causer une encéphalite en cas de défaillance immunitaire. Notre projet permettra d'identifier des mécanismes de protection immunitaire contre l'infection chronique du cerveau par T. gondii et de mieux comprendre comment les réactions immunitaires influencent le fonctionnement cérébral. Ainsi ce projet pourrait améliorer la prise en charge de personnes à risque d'encéphalite toxoplasmique en cas d'immunodépression (SIDA, cancer...) mais aussi plus généralement les résultats attendus de notre étude aideront au développement de nouvelles thérapies contre les infections chroniques.

Procédures

Les souris recevront une exposition aux rayons X pendant environ 7 minutes. Elles subiront des injections intraveineuses et/ou intrapéritonéales (1 injection toutes les semaines pour un maximum de 4 semaines), des administrations orales (gavage) de médicaments une fois par jour pour un maximum deux semaines, et des prélèvements de sang (maximum 2 prélèvements espacés de 4 semaines). Toutes les injections ne durent que quelques secondes et s'effectuent sur animaux anesthesiés à l'exception des injections d'anticorps et des gavages qui s’effectuent sur animaux vigiles.

Impact sur les animaux

La phase aiguë de l'infection par T. gondii est habituellement symptomatique entre Jour 7 et Jour 15 (phase aiguë de la toxoplasmose) et les souris peuvent perdre jusqu’à 20% de leur poids initial. S’en suit la phase chronique qui est généralement asymptomatique avec le parasite latent.

Devenir

Tous les animaux intégrés dans chaque procédure expérimentale seront mis à mort en fin d’étude afin de prélever les organes (Cerveau, organes lymphoides secondaires) nécessaires aux analyses phénotypique et fonctionnelles des cellules immunitaires et en particulier des Trm mais aussi des mesures de charges parasitaires et d'inflammation.

Remplacement

Le recours à l’expérimentation animale dans le cadre de cette étude se fait après de nombreuses études in vitro dans des modèles cellulaires. Lorsque cela est possible, des expériences in vitro utilisant des lymphocytes T et des lignées cellulaires infectées par T. gondii sont réalisées. De plus, au lieu d'être propagé in vivo dans des souris comme c'était le cas historiquement, le parasite est cultivé sur des fibroblastes humains. Cependant, ces techniques ne permettent pas d’étudier l’impact des lymphocytes T sur le contrôle du parasite et la neuroinflammation, et n’interviennent qu’en complément de l’expérimentation animale. La complexité des systèmes immunitaires et nerveux, et du tissu cérébral, autant dans sa composition cellulaire que son architecture, fait qu’il est impossible de simuler (sous forme de modélisation informatique ou d’expériences en culture cellulaire) la ‘connectique’ des populations cellulaires mises en jeu. Il n’est donc actuellement pas possible de répondre aux objectifs proposés dans ce projet par des méthodes excluant totalement l’utilisation du modèle animal.

Réduction

Les expériences sont organisées de manière à réduire au maximum le nombre d’animaux. Nous avons également pu valider certaines approches expérimentales in vitro permettant d’optimiser l’utilisation des animaux. Afin d’assurer la fiabilité de nos résultats, nous travaillerons avec des groupes tests et contrôles d’au minimum 5 animaux et répéterons nos expériences 3 fois. Le nombre d’animaux utilisés correspond dans nos expériences et dans celles des groupes travaillant sur des modèles équivalents au nombre minimal permettant une interprétation sans ambiguïté des résultats. Ceci garantira la valeur statistique de l'étude en intégrant les variations expérimentales et les variations inter-individus. Les tests statistiques varient suivant les expériences et sont réalisés avec un logiciel de statistique adapté.

Raffinement

Le bien-être de l’animal est un facteur de variabilité expérimentale. Nous prenons ceci en compte grâce au suivi rapproché quotidien des animaux qui évaluera leur état général (prise de nourriture, toilettage, mouvements), l’aide à l’alimentation en cas de besoin, l’enrichissement de leur environnement et le respect de l’aspect social du groupe (pas d’isolement ni de changement de cage). L’expérimentation sera arrêtée en cas de dégradation trop importante de la santé d’un animal selon les points limites d’arrêt de la procédure définis dans notre fiche de scoring pour limiter la douleur, la souffrance ou l’angoisse de l’animal. Les signes cliniques attendus de l’infection sont : - En phase aiguë (J7-15) : perte de poids et mobilité réduite. Les animaux seront mis à mort sous 24h si ils atteignent un des score limite défini sur notre fiche de scoring. Il sera nécessaire de respecter un délai de 24h car le développement d’une réponse immunitaire permet dans bon nombre de cas une amélioration rapide de l’état général et la transition vers la phase chronique moins symptomatique. - En phase chronique (>J15) : ataxie / syndrome vestibulaire. Les animaux seront euthanasiés en cas de présence de l’un de ces signes. La procédure ne prévoit pas l’utilisation d’analgésiques ou anti-inflammatoires, car ils risquent d’interférer avec les processus inflammatoires au cours de notre expérimentation.

Choix des espèces

T. gondii peut infecter tout animal homéotherme mais les rongeurs sont des hôtes naturels du parasite. Compte-tenu des nombreux outils d'analyse de la réponse immunitaire qui existent chez la souris, cette espèce est pertinente pour disséquer les mécanismes cellulaires et moléculaires des interactions hôte-parasite. De plus, la physiopathologie de la toxoplasmose chronique chez la souris reproduit plusieurs caractéristiques retrouvées chez l’homme : rôle protecteur de l’immunité cellulaire médiée par les lymphocytes T, kystes persistant dans le cerveau, phénomène d’encéphalite, modifications comportementales. Des souris adultes, âgées de 2 à 5 mois (afin de participer à l’effort de réduction car la susceptibilité à l’infection varie peu à ces âges), seront utilisées afin de pouvoir étudier les effets des manipulations sur un système nerveux central et immunitaire mature. Dans le cas des transferts de moelle osseuse, la reconstitution du système hématopoïétique prend 8 à 10 semaines, puis les souris subiront la procédure d'infection par Toxo et seront suivies 11 semaines après infection, donc l’âge maximal d’utilisation des souris sera de 30 semaines.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 2770
Rats : 230
Souffrances
▲ -
▲ 280
▲ 2720
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 3000

Une injection de protéines de Plasmodium avec adjuvant complet de Freund, des rappels, une prise de sang pour vérifier le titre d'anticorps, puis une exsanguination par ponction intracardiaque sous anesthésie : 2 770 souris et 230 rats vont être utilisés, la plupart dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le porteur reconnaît que des alternatives non animales existent pour produire des anticorps, anticorps recombinants et aptamères, et écarte cette voie parce qu'une bibliothèque de gènes d'anticorps de Plasmodium n'a pas encore été constituée. Les animaux dont le titre d'anticorps satisfait sont tués pour récupérer leur sérum, ceux dont le titre ne convient pas sont tués aussi, ayant déjà reçu une injection. Le texte ajoute qu'ils pourraient tout de même être réutilisés dans d'autres projets, "dans la mesure du possible".

Objectifs

Le paludisme est un problème de santé publique, majeur qui sévit dans plus de 100 pays et fait plus de 627 000 morts par an surtout chez les jeunes enfants. Chez les femmes enceintes, l’infection par Plasmodium peut causer leur mort et celle de leur enfant ainsi qu’un poids de naissance inférieur à la normale entraînant une mortalité très fréquente après la naissance. Depuis 2021, un vaccin est disponible sur le marché. La prise d’antipaludiques et l’utilisation de moustiquaires imprégnées augmentent la résistance du parasite aux antipaludiques. La maladie est causée par le parasite du genre Plasmodium, un protozoaire appartenant au phylum des Apicomplexes. Parmi les 5 espèces qui infectent l’Homme, deux sont les plus répandues : Plasmodium falciparum et Plasmodium vivax. Le cycle de vie du parasite, entre un hôte mammifère et un moustique du genre Anopheles, est complexe. La partie la mieux connue de ce cycle est la phase érythrocytaire se déroulant chez le mammifère, durant laquelle les parasites se multiplient dans les érythrocytes de l’hôte. Notre laboratoire étudie les mécanismes d’invasion des globules rouges humains par Plasmodium falciparum et Plasmodium vivax. Nous nous intéressons, en particulier, au stade sanguin du cycle du parasite. Nous étudions les mécanismes mis en jeu par le parasite pour s’attacher au globule rouge, y pénétrer et s’y développer. Cette phase érythrocytaire, pour Plasmodium falciparum, peut être reproduite in vitro dans des systèmes de culture de globules rouges humains. Nous avons identifié plusieurs protéines d’intérêt exprimées par le parasite lors de son cycle de vie dans le globule rouge. Afin de les étudier, nous allons produire, chez la souris, des anticorps polyclonaux (AcP) dirigés contre ces protéines. Ces anticorps nous permettrons d’inhiber ces protéines à la surface du mérozoïte (forme du parasite permettant d’infecter un nouveau globule rouge) ainsi que de déterminer la réponse immunitaire des candidats vaccins contre Plasmodium falciparum et Plasmodium vivax.

Bénéfices attendus

Notre compréhension du paludisme est limitée par des outils de recherche tels que les anticorps. Il existe en effet peu d’anticorps spécifiques contre les différentes espèces de Plasmodium disponibles. Ce projet a pour but de produire un outil qui sera indispensable dans la lutte contre cette maladie. Les anticorps sont essentiels pour faire progresser notre connaissance sur le fonctionnement du parasite. Nous pouvons étudier l’expression de ces molécules dans les différents stades du parasite en utilisant les techniques suivantes : ELISA, Western Blot, l’inhibition de la croissance parasitaire, les procédures d’immunoprécipitation, l’immunofluoromicroscopie. Avec des anticorps spécifiques nous sommes en mesure de mieux comprendre l’implication des protéines responsables de l’invasion chez P. falciparum, P. vivax et P. knowlesi. De plus, les infections de souris par des candidats vaccins permettront un criblage des préparations vaccinales.

Procédures

1) Une prise de sang (une minute). 2) Une injection (une minute). 3) L'exsanguination par ponction intra-cardiaque (5 minutes) à la fin de l’expérience, préalablement anesthésiées par injection par voie intrapéritonéale (une minute).

Impact sur les animaux

Les effets indésirables sont liés à l’injection des protéines avec adjuvant et des candidats vaccins. Dans des très rares cas les souris peuvent mal supporter les protéines recombinantes et les candidats vaccins à ARNm. Elles peuvent montrer une réaction inflammatoire. Les souris recevront les protéines recombinantes en présence d’adjuvant Complet de Freund (CFA) pour la première injection et l'adjuvant Incomplète de Freund (IFA) pour les autres injections. L’utilisation de l’adjuvant CFA par voie sous-cutanée peut induire des effets indésirables. Les injections des candidats vaccins à ARNm se feront par la voie intra-musculaire sans adjuvant. Les souris peuvent montrer des signes cliniques et comportementaux de souffrance et ou d’angoisse.

Devenir

Toutes les souris et tous les rats ayant un titre d’anticorps satisfaisant seront mises à mort afin d’obtenir une quantité de sérum suffisant pour l’études des protéines d’invasion ou déterminer les candidats vaccins permettant la meilleure immunisation possible contre P. falciparum, P. vivax ou P. knowlesi. Toutes les souris n’ayant de titre d’anticorps satisfaisant lors de prélèvements intermédiaires seront mis à mort à la fin de chaque procédure, car elles ont reçu au moins une injection de protéines recombinantes ou une dose de candidats vaccins à ARNm. Elles ne peuvent donc pas être réutilisés dans notre projet. Cependant, elles peuvent être réutilisées dans d’autre projets dans la mesure du possible.

Remplacement

L’alternative possible à l’emploi de sérums serait d’employer les sérums prélevés chez des personnes vivant en zone d’endémie, porteuses d’anticorps contre les antigènes d’intérêt et d’immuno-purifier les immunoglobulines spécifiques par affinité sur les antigènes recombinants. Les expériences d’autre groupes de recherche ont montré que les anticorps ainsi obtenus sont de faible affinité pour des protéines spécifiques, avec un titre très faible et ne fonctionnent pas pour les protéines intracellulaires qui ne sont pas exposée à la réponse immunitaire de l'hôte. Il existe aujourd'hui des alternatives non animales pour produire les anticorps telles que les anticorps recombinants et les aptamères (courts fragments d'ADN ou d'ARN qui peuvent se lier à des cibles telles que des protéines). Cependant, une bibliothèque de gènes d'anticorps de Plasmodium n'a pas encore été constituée, ce qui rend cette technique hors de portée pour le moment. Le recours à l’animal est nécessaire car ces anticorps ne peuvent être obtenus qu’après immunisation d’une espèce animale. Cependant, pour chaque protéine identifiée avec certitude dans l’invasion du globule rouge par P. falciparum, P. vivax ou P. knowlesi, nous ferons des hybridomes permettant d’obtenir des anticorps monoclonaux. Ce qui nous permettra de bénéficier d’une banque d’anticorps pour l’étude des mécanismes d’invasion du globule rouge par les Plasmodium. De plus, l’utilisation de souris préalablement infectées par du Plasmodium berghei permet de valider les préparations vaccinales avant d’envisager de futur développement de ces vaccins.

Réduction

LE NOMBRE DE SOURIS ET DE RATS POUR CHAQUE EXPERIMENTATION A ETE CALCULE AU PLUS JUSTE POUR PERMETTRE L’UTILISATION D’UN NOMBRE MINIMUM D’ANIMAUX. CETTE ESTIMATION A ETE REALISEE EN CONCERTATION AVEC UN BIOSTATISTICIEN. AINSI, NOUS AVONS CHOISI DES GROUPES DE 7 SOURIS ET 5 RATS DONT LES SERUMS SERONT POOLÉS AFIN D’AVOIR UNE QUANTITE DE SERUMS SUFFISANTE POUR UNE ETUDE APPROFONDIE ET REPETEE. IL N’EXISTE PAS ACTUELLEMENT DE SYSTEME QUI PERMETTE DE REPRODUIRE LE CYCLE DE VIE COMPLET DE PLASMODIUM IN VITRO. PAR CONSEQUENT, POUR REALISER CE PROJET, DES INFECTIONS HEBDOMADAIRES DE RONGEURS ET DE MOUSTIQUES SONT NECESSAIRES. LES PROTOCOLES UTILISES ONT ETE MIS AU POINT DANS DIFFERENTS LABORATOIRES Y COMPRIS LE NOTRE ET TOUTES LES ETAPES SONT BIEN MAITRISEES NOUS UTILISONS LE NOMBRE MINIMAL POSSIBLE D’ANIMAUX POUR NOS EXPERIENCES. POUR LES PROCEDURES 1, 2 ET 3, EVALUATION DES CANDIDATS VACCINS A ARNM, NOUS UTILISERONS DES SOURIS ET DES RATS POUR TESTER LA REPONSE IMMUNITAIRE. POUR LA PROCEDURE 4, PREPARATION DE STOCKS DE SANG INFECTE POUR P. BERGHEI, NOUS UTILISONS DES RATS CAR LEUR VOLUME SANGUIN EST PLUS IMPORTANT QUE CELUI DES SOURIS. AINSI NOUS REDUISONS LE NOMBRE D’ANIMAUX UTILISES.

Raffinement

Si signes de détresse ou de souffrance pendant les prélèvements nous pouvons utiliser une anesthésie gazeuse sous isoflurane. Une surveillance accrue pendant 3 jours suivant les injections et puis 2 fois par semaine entre les injections et les prélèvements ainsi que des soins post manipulation. 1) Les souris ET LES RATS sont hébergés dans des animaleries agrées de l’Institut Pasteur dans des conditions optimales répondant aux normes européennes, avec une surveillance quotidienne. La température, l’hygrométrie et la photopériodicité sont très rigoureusement contrôlées par le système d’alarmes informatisé. L’accès est strictement contrôlé (badge) et les animaux sont manipulés par des techniciens qualifiés et par des expérimentateurs formés. 2) Les souris ET LES RATS sont inoculés avec P. berghei, espèce adaptée aux rongeurs de laboratoire, par voie intrapéritonéale ou intra-veineuse. Il s’agit de gestes rapides. Le niveau de parasitémie durant la phase sanguine est suivi quotidiennement à partir du jour 3. De plus et si nécessaire, nous utiliserons la grille standard comportementale/clinique de la SBEA pour évaluer l’état de santé des animaux. Les critères principaux évalués seront les suivant : poils hérissés, motricité lente, prostration, pâleur des pattes (anémie). LES ANIMAUX OBTENANT UN SCORE DE 2 POURRONT BENEFICIER DE MESURES D’AMELIORATION DES CONDITIONS D’HEBERGEMENT (ENRICHISSEMENT, CHAUFFERETTE) ET DE L’ALIMENTATION (GEL DIETETIQUE). POUR UN SCORE SUPERIEUR A 2, ILS SERONT MIS A MORT. 3) POUR EVITER LA DOULEUR ET LA SOUFFRANCE PENDANT CERTAINES MANIPULATIONS, LES SOURIS SONT ANESTHESIEES..

Choix des espèces

Nous avons choisi de produire nos anticorps ET D’EVALUER NOS CANDIDATS VACCINS chez la souris ET LE RAT car nous savons par des expériences antérieures que les protéines recombinantes de Plasmodium sont très immunogènes CHEZ CES ANIMAUX. De plus il est indispensable de tester des candidats vaccins sur des souris ET DES RATS avant de continuer leurs développements. LES HOTES NATURELS DES PARASITES P. BERGHEI SONT DES ESPECES DE RONGEURS SAUVAGES D’AFRIQUE CENTRALE. DES ISOLATS DE CE PARASITE ONT ETE TRANSMIS ET ADAPTES AUX SOURIS ET RATS DE LABORATOIRE DEPUIS DE NOMBREUSES ANNEES PAR PLUSIEURS EQUIPES. IL EST RECONNU DANS LA COMMUNAUTE SCIENTIFIQUE QUE L’INFECTION DES RONGEURS AVEC CES PARASITES EST UN MODELE BIOLOGIQUEMENT PERTINENT POUR ETUDIER PLUSIEURS ASPECTS DU PALUDISME CHEZ L’HOMME. Les souris ET LES RATS utilisés pour les immunisations seront âgées de 6 semaines, âge auquel on obtient une bonne réponse immune et une préhension correcte pour l’immunisation et le prélèvement sanguin.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
    • Diagnostic des maladies
    • Maladies infectieuses
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 240
Souffrances
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▲ 240
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Devenir
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 -
 240

Une partie des souris utilisées développe spontanément une maladie auto-immune dès vingt-cinq semaines d'âge, et le projet cherche à accélérer ce développement par une infection. 240 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées en fin de protocole ou plus tôt si elles atteignent un point limite. Les expérimentateurs leur injectent des bactéries dans l'abdomen pour provoquer un sepsis, les traitent aux antibiotiques deux heures après, puis prélèvent leur sang derrière l'œil sous anesthésie jusqu'à cinq fois, avec cinq à dix semaines entre deux prélèvements. Une partie d'entre elles sera gardée jusqu'à quarante semaines après l'infection, le porteur indiquant ne pas pouvoir prédire les symptômes qui apparaîtront.

Objectifs

Les maladies auto-immunes à autoanticorps sont des maladies où le système immunitaire, qui est censé protéger le corps, se met à produire des anticorps contre l’organisme lui-même (autoanticorps), et à attaquer certains organes voire tout le corps (on dit alors que c’est systémique). Ces maladies sont rares (moins d’une personne sur 2000) et peuvent être causées par l’environnement (comme la pollution ou l’alimentation), des hormones (elles touchent plus souvent les femmes), et/ou des prédispositions génétiques, c’est-à-dire que certaines personnes sont plus à risque à cause de leurs gènes. On a remarqué que les personnes qui font une infection grave (comme un sepsis, qui est une infection très sévère) et qui vont en réanimation ont un risque cent fois plus élevé que les autres de développer une maladie auto-immune dans les six mois qui suivent leur sortie de l’hôpital. On ne comprend pas pourquoi, après une infection très grave, certains patients développent une maladie auto-immune et d’autres non. Si on arrive à prédire quels patients risquent de développer ce genre de maladies dans ces conditions, on pourra mieux les soigner et essayer d’empêcher que la maladie auto-immune ne se développe, car ces maladies diminuent la qualité de vie des patients et coûtent très cher à la société. Notre projet a pour but de comprendre comment une infection grave peut déclencher une maladie auto-immune, en utilisant des souris pour faire des expériences et observer ce qu’il se passe. On veut répondre à deux questions principales : 1) Est-ce qu’une infection sévère peut déclencher une maladie auto-immune chez des souris déjà à risque ? 2) Est-ce qu’une infection sévère peut aussi déclencher une maladie auto-immune chez des souris normales qui ne sont pas à risque ? En comprenant mieux ces mécanismes, on espère trouver de nouvelles façons d’identifier les individus à risque et ainsi améliorer leur prise en charge et mettre en place des stratégies de prévention.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus du projet se situent à deux niveaux. Le premier niveau concerne les connaissances scientifiques car le projet permettra d’accroître la compréhension des mécanismes du lien entre infection sévère et développement de l’auto-immunité. Les cellules et molécules impliquées dans cette induction auto-immune seront ainsi identifiées. Le deuxième niveau concerne la santé humaine. En effet, la compréhension de ces mécanismes et l’identification des biomarqueurs (marqueurs de maladie faciles à détecter dans le sang ou les urines) associés à cette évolution de l’inflammation aiguë vers l’auto-immunité permettront de pouvoir identifier les patients à risques et de prévenir le développement de telles affections chroniques.

Procédures

Les animaux utilisés dans ce projet seront soumis à 3 types d’interventions : des injections dans le ventre (« intrapéritonéales ») et sous la peau (« sous-cutanées), des contentions (attrapés et immobilisés dans une main) et les animaux seront soumis au prélèvement d’un petit volume de sang sous anesthésie générale. Les gestes réalisés durent moins de 30 secondes chacun. L'anesthésie générale dure entre 1 et 2 minutes. Des animaux seront injectés par voie intrapéritonéale avec des bactéries une seule fois pour imiter une infection sévère. 2 heures plus tard, elles seront traitées avec des antibiotiques par injection sous-cutanée quatre fois sur une période de 24h dans le but de les guérir de l’infection, comme les patients en réanimation. Ces souris auront un prélèvement sanguin sous anesthésie générale avant l’infection, puis certaines seront à nouveau prélevées 4 fois avec 5 à 10 semaines entre deux prélèvements. Cela nous permettra de comparer les paramètres sanguins des souris avant et après infection pour voir si elles ont développé une maladie auto-immune.

Impact sur les animaux

Certaines souris utilisées ici développent une maladie auto-immune légère mais quantifiable dès 25 semaines d’âge. Ces animaux entreront en procédure à l’âge de 10 semaines (+/- 2 semaines), c’est-à-dire à l’âge adulte, et ne seront conservés que deux semaines supplémentaires après l’infection sévère traitée par antibiotique. Nous nous attendons à cette procédure entraîne une accélération du développement de la maladie avec des signes d’auto-immunité à 12 semaines d’âge équivalents à ceux d’animaux non-infectés de 25 semaines. Une autre procédure utilisera des animaux normaux qui seront conservés sur un maximum de 40 semaines après l’infection sévère afin de déterminer s’ils développent une maladie auto-immune ou non, sans que nous puissions prédire concrètement les symptômes éventuels induits. Une grille d’évaluation clinique sera utilisée sur toute la durée de l’expérience afin d’éviter les éventuelles nuisances sur le bien-être des animaux. Lors des procédures, les souris seront soumises à quatre types de nuisance. 1) les contentions nécessaires à la réalisation des actes (injections et prélèvements d’urine) entraîneront un stress léger et bref pour les animaux (moins de 30 secondes chacun). 2) les injections intrapéritonéales (ip) et sous-cutanées (sc) (1 ip et 4 sc/animal réparties sur 24 heures) entraineront des douleurs brèves de piqure à chaque occurrence (moins de 30 secondes). 3) les prélèvements sanguins de faible volume par voie rétro-orbitale sous anesthésie générale gazeuse (1 à 2 minutes) pourront entraîner ensuite un inconfort à l'orbite le temps que la cicatrisation soit complète (24 heures). 4) l’infection entraînera une gêne pour les souris (fièvre et inconfort) durant les deux premières heures. Le traitement antibiotique sera alors réalisé ce qui soulagera les souris rapidement.

Devenir

Les animaux seront systématiquement euthanasiés en fin de procédure pour analyse ou avant dans le cas d’atteinte de points limites.

Remplacement

Les études des maladies de systèmes (impactant différents organes) et de leurs traitements (validés ou expérimentaux) nécessitent de pouvoir tester les hypothèses sur des organismes entiers vivants avant de pouvoir passer chez l’humain. La localisation et l’activation des cellules d’intérêt au cours du développement des maladies étudiées ne peuvent être observées que dans des organismes entiers. Les études in vitro ne permettent pas de reproduire la complexité des organismes, ni des maladies étudiées, ni de la séquence infection/auto-immunité à l’échelle d’un organisme. Malheureusement, aucune des technologies actuelles ne peut se substituer aux modèles animaux dans ce domaine. Nous ne pouvons donc pas utiliser d’autre approche que l’expérimentation animale pour ces études visant à améliorer la prise en charge des patients.

Réduction

Dans notre laboratoire, on a déjà fait le modèle de péritonite avant, ce qui nous permet d’utiliser seulement le nombre de souris nécessaire. Il y aura 10 souris par groupe pour bien prendre en compte les différences entre chaque animal et voir comment ils réagissent à l’infection et au risque de maladies auto-immunes. Cela nous aide à être sûrs que nos résultats sont fiables et qu’on peut vraiment voir s’il y a une différence entre les groupes, sans utiliser plus d’animaux que nécessaire. Les souris qui servent de contrôles seront juste traitées avec des antibiotiques et on n’ajoutera pas d’autres groupes pour ne pas en utiliser trop. Après les expériences, on gardera des échantillons pour pouvoir répondre à d’autres questions plus tard, toujours dans l’idée d’utiliser le moins d’animaux possible. Enfin, pour prouver que nos résultats sont solides et que l’expérience peut être refaite par n’importe quel autre laboratoire avec le même résultat, on fera chaque test trois fois, ce qui est le minimum demandé pour que ce soit accepté scientifiquement.

Raffinement

Avant et pendant les expériences, les souris vivent dans de bonnes conditions pour éviter qu’elles soient stressées. Elles ne sont jamais seules, ont toujours des objets pour s’occuper (comme du coton pour faire leur nid ou des petites maisons pour se cacher) et sont observées tous les jours. Pendant les expériences, on fait tout pour que les souris souffrent le moins possible. Après l’infection, on les surveille toutes les 6 heures pendant 24 heures et il n’y a que quelques souris à la fois pour pouvoir bien toutes les observer. Le traitement avec des antibiotiques commence 2 heures après que les souris ont reçu les bactéries, et donc aucune ne mourra à cause de cela. Si une souris est trop malade, elle sera euthanasiée tout de suite, sans attendre la fin de l’expérience. L’état de santé des souris est suivi grâce à une grille d’évaluation. On regarde à chaque fois trois choses : sa posture, sa façon de bouger et l’état de ses poils. À chaque critère, on donne un score de 0 à 3. Si la souris a 6 points ou plus au total, ou si elle a 3 points dans la posture ou la mobilité, elle sera euthanasiée. Après le traitement, en plus de surveiller les souris chaque jour, on continue de calculer les scores des souris chaque jour pendant 3 jours, puis une fois par semaine pendant 40 semaines, pour vérifier si elles restent en bonne santé. On regarde aussi leur poids et si elles n’ont pas de problèmes de peau, de poumons ou d’articulations. Si une souris atteint certains scores qui montrent qu’elle va trop mal, elle est euthanasiée et analysée immédiatement.

Choix des espèces

Notre projet s’inscrit dans l’objectif de définir des mécanismes de développement de maladies d’intérêt pour la santé humaine afin de pouvoir améliorer la prise en charge des patients. Les procédures et les souris utilisées dans le présent projet nous permettront d’atteindre cet objectif. L’espèce Mus musculus domesticus est le seul modèle de mammifères disposant des lignées modifiées génétiquement pertinentes pour les objectifs scientifiques de notre projet et dont la biologie se rapproche suffisamment de la biologie humaine pour que son étude puisse y être transférée. De plus les outils d’analyse disponibles et l’expertise acquise des modèles utilisés ici justifient l’utilisation de ce modèle. Les animaux entrant en procédure auront tous un âge supérieur ou égal à 10 semaines (stade adulte). Ce stade adulte correspond au stade de la population de patients concernés par la présente investigation.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
Souris : 2136
Souffrances
▲ -
▲ 192
▲ 1944
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 2136

Anesthésiées puis infectées en une minute par des bacilles de la tuberculose, 2 136 souris subissent ensuite jusqu'à six périodes de traitement antibiotique, gavage quotidien sept jours de suite puis trois semaines sans rien, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Toutes sont tuées pour mesurer la charge bactérienne dans leurs organes. Les souches inoculées portent des mutations construites au laboratoire pour survivre aux antibiotiques ou reprendre leur croissance après traitement, l'enjeu étant d'observer l'apparition de résistances chez un hôte vivant. Le porteur retient la souris parce que sa sensibilité au bacille et la cinétique de réplication y sont bien caractérisées et qu'elle reproduit selon lui une bonne part des observations faites chez l'humain.

Objectifs

La progression de la résistance bactérienne aux traitements antibiotiques est une menace mondiale. L’identification des mécanismes bactériens qui facilitent le développement de résistance et mènent à des échecs thérapeutiques sont des priorités urgentes. Plusieurs résultats suggèrent un rôle moteur de deux processus complémentaires, mis en évidence chez Mycobacterium tuberculosis, l'agent infectieux bactérien le plus fatal au niveau mondial : la tolérance, qui désigne la capacité de la bactérie à survivre lors de l’exposition antibiotique, et la résilience, qui désigne sa capacité à réinitier rapidement sa réplication après une telle exposition. Cependant, la dynamique d’interaction entre ces mécanismes de tolérance et de résilience et le développement de résistance reste méconnue. L’objectif du projet est de déterminer ces interactions en utilisant une approche d’évolution expérimentale dans le modèle souris sous traitement antibiotique reproduisant des conditions favorables de souches modifiées de tolérance, de résilience et de résistance. A cette fin, des souches de M. tuberculosis porteuses de différentes mutations connues de tolérance et/ou de résilience ont été construites. Le but initial est d’évaluer la dynamique de croissance et d’évolution de résistance de ces souches exposées à un traitement antibiotique chez la souris, en comparaison de souches parentales dépourvues de ces mutations de tolérance ou de résilience. L’objectif final est de déterminer si, et dans quelle mesure, la présence mutations de tolérance et/ou de résilience réduisent l’efficacité antibiotique chez l’hôte et accélèrent l’émergence de résistance au traitement. La compréhension avancée des interactions entre tolérance, résilience et résistance qui en est attendue devrait permettre de mettre en lumière les mécanismes fondamentaux expliquant les échecs de traitements et le développement global d’antibiorésistances. Les informations visées devraient fournir des données essentielles pour le développement d’outils diagnostiques et thérapeutiques inédits de détection et/ou de prévention de risque d’émergence de chimiorésistance.

Bénéfices attendus

La tuberculose est une cause majeure de mortalité globale due à l’antibiorésistance. La recherche de nouveaux antibiotiques, en particulier contre cette maladie, est une tâche très ardue. Cependant, la majorité des cas de tuberculose dans le monde restent encore sensibles aux traitements. Il est donc essentiel de préserver l’efficacité des traitements actuels et futurs, et d’éviter que la bactérie ne développe davantage de résistances. Ce projet permettra d’acquérir de nouvelles connaissances scientifiques sur les rôles et les dynamiques d’interaction de mécanismes génétiques de tolérance et de résilience aux antibiotiques dans la réduction de l’efficacité chimiothérapeutique et la facilitation de l’évolution de l’antibiorésistance chez le bacille de la tuberculose. Les résultats attendus devraient fournir des informations permettant l’identification de marqueurs génétiques bactériens prédictifs de traitement déficient et de risques d’émergence de résistance, offrant la perspective du développement d’un nouvel outil de diagnostic moléculaire capable de détecter à la fois les populations bactériennes tolérantes/résilientes et l’émergence de résistances. Ces schémas d’évolution expérimentale in vivo pourront également fournir de nouveaux modèles expérimentaux pour l’évaluation pré-clinique de composés candidats inhibant la tolérance et/ou la résilience aux médicaments, augmentant l’efficacité des traitements et prévenant l’émergence de résistances.

Procédures

Les animaux seront infectés avec des bacilles de la tuberculose après avoir été anesthésiés. Cette opération dure 1 minute. Certains groupes d'animaux recevront jusqu’à 6 périodes de traitement par antibiotique pendant 7 jours consécutifs par semaine.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables ou nuisances attendus chez les animaux dans le cadre de nos expériences se situent à deux niveaux, soit lors de l’infection expérimentale, et lors de l’administration des traitements antibiotiques. Pour l’infection, il s’agit de nuisances modérées d’une durée de 1 minute. Lors de chaque période de traitement antibiotique, les animaux seront soumis à une contention quotidienne (d’une durée maximum 1 minute) suivie d’un gavage (si choisi), 7 jours par semaine pendant une semaine, suivie de trois semaines sans traitement.

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort pour évaluer la charge bactérienne dans différents organes

Remplacement

Les modèles in vitro ou cellulaires ne permettent pas de rendre compte des conditions pharmacocinétiques, ni des conditions métaboliques bactériennes et d’interactions avec la réponse immunitaire prévalant lors du traitement antibiotique au sein de tissus de l’hôte infecté par Mycobacterium tuberculosis. Le modèle animal est donc incontournable à l’heure actuelle pour une telle étude. Le modèle animal le plus couramment utilisé est le modèle souris, car il reproduit en termes de réponses au traitement anti-tuberculeux bon nombre des observations faites chez l’humain.

Réduction

Chaque phase du projet sera suivie d’une décision de poursuite ou d’interruption de l’étude, en fonction des résultats obtenus. Pour atteindre des valeurs statistiques satisfaisantes,4 ou 5 souris par groupe et par point de temps seront nécessaires afin de tenir compte de la variabilité inter-individus, attendue sur base de données disponibles dans la cadre d’autres projets précédemment menés dans des modèles murins d’infection par M. tuberculosis sous traitement antibiotique. Les différences de charge bactérienne entre groupes expérimentaux seront analysées à l’aide de tests statistiques. Afin de limiter la variabilité expérimentale, nous constituerons des lots d’animaux homogènes.

Raffinement

Des mesures seront mises en place afin de minimiser les nuisances pour les animaux : réduction maximale du temps de contention lors des phases d’infection et d’administration des antibiotiques, surveillance renforcée après chaque intervention. Les animaux seront suivis avec une table de suivi de soins comportant des points limites et spécifiques du projet. Pour l’infection, les animaux seront anesthésiés.

Choix des espèces

Dans le cadre de ce projet visant à explorer le lien entre tolérance, résilience et émergence de résistance aux antibiotiques chez l’hôte infecté, à travers l’étude de souches modifiées et contrôles de Mycobacterium tuberculosis, le modèle murin s’impose comme le choix le plus pertinent. La souris est très bien caractérisée quant à son niveau de sensibilité à ce pathogène et à la cinétique de réplication bactérienne au cours de l’infection. Elle est aussi un modèle couramment utilisé pour l’évaluation préclinique d’efficacité d’antibiotiques in vivo. En particulier, après établissement initial de l’infection pendant une période de trois semaines, la relation entre le traitement quotidien par doses thérapeutiques d'antibiotiques et la réduction de charge bacillaire dans lesorganes est bien établie Nous n’utiliserons pour ce projet que des souris adultes et, si possible, âgées entre 6 et 10 semaines. L’objectif est que les souris aient un système immunitaire mature et que les groupes soient homogènes en âge

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 1840
Souffrances
▲ -
▲ 1840
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1840

Onze prélèvements sanguins sur vingt semaines, deux séries d'injections dans les deux muscles et deux injections intrapéritonéales par semaine suivies de passages en imagerie sous isoflurane : 1 840 souris vont être utilisées. Les procédures sont déclarées d'un niveau de souffrance léger, et toutes les souris sont tuées à l'issue pour doser les vecteurs dans leurs organes. Le projet met au point des vecteurs synthétiques capables de faire entrer de l'ARN messager dans les cellules, les prélèvements au sinus rétro-orbitaire ou mandibulaire pouvant provoquer inflammation, gonflement et infection. Le porteur affirme que ces vecteurs polymériques ne délivrent leur ARN ni dans des cellules en culture ni dans des organoïdes, ce qui rend selon lui le recours aux souris "indispensable".

Objectifs

La prévention et le traitement des maladies infectieuses sur la base de la production d’anticorps neutralisant directement par l’organisme est une stratégue prometteuse. Ce projet a pour objectif de développer une plateforme universelle d’ARNm codant pour ces anticorps pour concevoir rapidement des traitements antiviraux, et offrir des solutions thérapeutiques plus confortables et plus efficaces pour les patients et à moindre coût. Cette approche pourrait être un tournant majeur dans la lutte contre les épidémies et les pandémies. Dans ce cadre, l’utilisation de vecteurs synthétiques est un élément indispensable à son succès car les molécules d’ARN sont incapables de franchir la membrane cellulaire, étape pourtant indispensable pour la production de la protéine thérapeutique par l’organisme receveur. Les avancées récentes dans la chimie des vecteurs synthétiques ont permis le développement de vecteurs composés de polymères ou lipides, et qui possèdent des caractéristiques permettant d’envisager le transfert d’acides nucléiques (ARNm) avec des efficacités similaires à celles obtenues avec des vecteurs d’origine virale. Cela permet d’envisager simplement l’utilisation de ce type de vecteur à des fins de vaccinations, ou afin d’induire la production de protéines thérapeutiques in vivo. Les études animales réalisées avec des vecteurs synthétiques de ce type ont ainsi débouché sur la commercialisation pour la protection de populations humaines de vaccins à base d’ARNm contre le SARS CoV2 (Cominarty, Spikevax). Les objectifs de ce projet sont de poursuivre l’optimisation de vecteurs synthétiques existants et la découverte de nouveaux, d’optimiser leur développement en évaluant l’efficacité (par dosage dans le sang et les tissus) des vecteurs pour le développement de traitements antiviraux à base d’anticorps produits directement dans l’organisme.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus de ce projet se mesurent sur plusieurs niveaux : - Court terme : chaque protocole, permettra de poursuivre la caractérisation et l’identification des vecteurs synthétiques de nouvelles générations efficaces, simples et non-toxiques. Également, cela permettra d’évaluer l’efficacité de ces vecteurs synthétiques dans le cadre du développement d’alternatives aux anti-viraux chimiques pour lutter contre les maladies infectieuses. - Long terme : en cas de succès de la preuve de concept chez la souris, la voie sera ouverte pour i) le développement de nouveaux traitements innovants des maladies infectieuses ou toute maladie nécessitant la production d’un anticorps thérapeutique, présentant une meilleure efficacité et moins d’effets indésirables et ii) le développement de méthodes de prévention d’infection non chimiques qui présenteraient moins d’effets secondaires et seraient mieux tolérées que les traitements actuels tout en préservant l’environnement de l’accumulation de métabolites chimiques dans l’environnement et (iii) limiter l’utilisation d’antibiotiques qui induisent des résistances. L’impact du succès de ce projet serait de proposer une approche ARNm universelle, immédiatement disponible pour toutes les indications thérapeutiques, offrant une réponse biologique robuste et facilement industrialisable grâce à un outil standardisé et unique quel que soit le produit.

Procédures

Les animaux subiront des injections intramusculaires des vecteurs sous anesthésie gazeuse de l'animal, placé sur tapis chauffant. La procédure durera moins de 5 min. Au maximum 2 séries d'injections intramusculaires dans les 2 muscles par souris espacées d’au moins 14 jours. Des prélèvements de sang seront également effectués sur animal anesthésié. Des prélèvements sanguins sont prévus avant l'injection puis 1 fois toutes les 2 semaines pendant toute la durée de l’étude pour un durée totale de 20 semaines, soit 11 prélèvements sanguins en tout. Chaque prélèvement durera moins de 5 min. Des injections intrapéritonéales 2 fois par semaine seront réalisées. Ces injections seront suivies d’une courte installation dans un appareil d’imagerie permettant de maintenir l’animal sous anesthésie gazeuse (isoflurane) pendant une durée inférieure à 10 minutes.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables susceptibles d’être observés sont principalement dus à l’injection ou aux prélèvements de sang au sinus retro orbitaire ou mandibulaire. Plus précisément, nous surveillerons quotidiennement l’apparition d’effets délétères qui pourraient survenir, comme un comportement anormal de l’animal, une perte de poids, un gonflement ou une inflammation au site de prélèvement sanguin, une léthargie… Les nuisances attendues sur les animaux sont : - Inflammation transitoire au niveau du site d’injection (intra- musculaire) du vecteur, qui pourra être détectée quand l’animal à tendance à se mordre au niveau de la zone douloureuse - Traumatisme et douleur transitoire au niveau du site de prélèvement de sang. - Risque infectieux lié à la réalisation du geste invasif (prélèvement de sang).

Devenir

A l’issue de chaque procédure tous les animaux seront euthanasiés et les organes d'intérêts seront prélevés. Les prélèvements sanguins seront utilisés pour doser le vecteur et/ou évaluer sa toxicité et/ou évaluer les modifications induites par son administration. Les organes seront également utilisés pour doser les vecteurs, évaluer leur efficacité, et / ou réaliser des analyses histologiques.

Remplacement

De manière systématique, les vecteurs qui seront évalués in vivo ont fait l’objet de tests préliminaires in vitro mais le passage chez l’animal reste indispensable afin d’évaluer de potentielles interactions avec l’organisme. En effet, les tests in vitro actuels permettent de prévoir le devenir des vecteurs testés, mais ne renseignent pas sur leurs effets sur l’ensemble des organes/tissus d’un organisme. Aucune méthode alternative ne permet donc actuellement de reproduire tous les paramètres physiologiques qui sont liés à un individu dans sa globalité. De plus, la meilleure efficacité de transfection étudiée ici correspond aux conditions où le plus de protéine codée par l’ARN messager issu du vecteur est exprimée dans le tissu dans lequel a été injecté le vecteur, donc seule l’approche in vivo sera considérée pour évaluer leur efficacité. En outre, les vecteurs utilisés dans notre étude sont de nature polymérique et ne sont pas capables de délivrer des ARN dans des cellules en culture, ni même des organoïdes. L'utilisation d'animaux est donc indispensable pour atteindre les objectifs de ce projet. C’est d’ailleurs par cette approche que cette nouvelle classe de vecteurs a été récemment validée et qui a fait l’objet d’un développement préclinique réglementaire dont le plan d’étude a été validé par l’ANSM et les résultats présentés également à l’ANSM démontrant aucune toxicité ni mortalité.

Réduction

Le nombre d’animaux a été limité autant que possible tout en garantissant l’obtention de résultats interprétables, afin d’éviter la nécessité d’une étude supplémentaire. Un premier criblage in vitro a permis de ne retenir que les vecteurs les plus efficaces. En tenant compte de la variabilité attendue des réponses et conformément à l’article R.214-105 du Code rural et de la pêche maritime, un maximum de 10 animaux par groupe a été prévu. Ce seuil permet d'assurer la pertinence des analyses et la fiabilité des comparaisons, tout en respectant le bien-être animal. Le nombre a été déterminé à partir de données historiques et d’une approche statistique (calcul de puissance), et l'utilisation de chaque animal a été optimisée grâce à des mesures longitudinales et à des études pilotes. L’effectif sera revu à la baisse si les résultats préliminaires d’efficacité le permettent, en visant des données cohérentes et reproductibles entre les individus. Pour chacune des procédures, un test statistique de Kruskall-Wallis suivi d'un test de Dunn sera réalisé.

Raffinement

Les animaux seront stabulés en groupes sociaux dans des locaux adaptés permettant leur maintien dans un environnement adéquat, n'induisant pas de stress. Nous mettrons en place des mesures spécifiques et adaptées aux douleurs éventuelles occasionnées par les différents traitements pour éviter toute souffrance inutile et prolongée : les conditions d’hébergement seront optimisées (litière spécifique, augmentation de l’enrichissement - tube, frisotis, dôme, facilité d’accès à l’alimentation), nous utiliserons un analgésique local lors des prélèvements sanguins. Dans le cas de l'observation d'un inconfort liée aux injections intramusculaires, une injection d'un analgésique sera effectuée. Un suivi quotidien des animaux sera effectué et un suivi approfondi avec prise de poids et observations sera effectué une fois par semaine. Nous maintiendrons les animaux le minimum de temps dans une situation d’inconfort et de douleur (lors des prises de sang), et les injections seront réalisées sous anesthésie et les animaux positionnés sur tapis chauffant.

Choix des espèces

La souris a été choisie pour ce projet car les vecteurs que nous utiliserons à titre de comparaison ont déjà été validés in vivo sur cette espèce. De plus, la souris présente des caractéristiques physiopathologiques et réponses tissulaires proches de celles observables chez l'homme. La souris, étant fréquemment utilisée à des fins de recherche, l’étude des effets des vecteurs chez cet animal de laboratoire, permet de transposer assez facilement les résultats à l'homme, par simples approches/méthodes statistiques. Par ailleurs, un volume suffisant et analysable de liquides biologiques peut parfaitement être récupéré à partir de cet animal de laboratoire. Enfin, les données obtenues chez ce rongeur permettent de calculer facilement les doses administrables à l’homme prévues dans le cadre des premiers essais cliniques nécessaires au développement de nouveaux médicaments. Sous le couvert de la réglementation française (article R. 214-87 du Code rural et de la pêche maritime), le projet sera conduit des souris adultes d’environ 8 à 10 semaines pour des raisons de maturité du développement squelettique et nerveux.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
Macaques à longue queue : 16
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 16
▲ -
Devenir
 -
 -
 16
 -

Chaque macaque subit une trentaine d'anesthésies, autant de prélèvements sanguins et jusqu'à quatre ponctions de moelle osseuse. Ils sont 16 au total, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, et reçoivent jusqu'à cinq injections de vaccins candidats contre l'hépatite C. Le dossier déclare les 16 animaux réutilisés, le porteur indiquant qu'ils pourraient être gardés en vie sur avis vétérinaire et versés à d'autres projets, alors que les anesthésies et prélèvements répétés peuvent entraîner anémie, hématomes, infections cutanées et pertes de poids. Le choix du macaque tient, selon le porteur, à sa proximité avec l'humain, qui permettrait une transposition "rapide et fiable" des résultats au design des essais cliniques.

Objectifs

L’infection par le virus de l’hépatite C (VHC) est une menace importante pour la santé publique mondiale, avec environ 300 000 décès chaque année. Le VHC entraîne 1,5 million de nouvelles infections par an, et en l’absence de vaccin, ce chiffre continue d’augmenter malgré l’existence de traitements antiviraux très efficaces. C’est pourquoi le développement d’un vaccin est essentiel. Le VHC est très variable. Cela rend difficile la création d’un vaccin capable de protéger contre tous les sous-types du virus. Les anticorps neutralisants à large spectre (bNAbs) ont la capacité de bloquer l’infection par un grand nombre de souches différentes du VHC. Dans le cadre d’un projet international, nous cherchons donc à développer un vaccin contre le VHC capable d’induire de tels anticorps. Pour cela, plusieurs stratégies sont utilisées. Les antigènes vaccinaux sont conçus en combinant une approche basée sur l’analyse de la structure des protéines du virus et une modélisation informatique. Le but du présent projet est d’étudier l’innocuité et l’immunogénicité des meilleurs candidats vaccins, identifiés in-vitro dans un modèle pré-clinique proche de l’humain.

Bénéfices attendus

A court terme, les résultats permettront de justifier la poursuite du développement du ou des meilleurs candidats vaccins en essais cliniques chez l’humain. A long terme, un vaccin contre le VHC permettrait d’épargner de nombreuses vies. Il permettrait aussi de diminuer l’impact économique lié à la prise en charge thérapeutique actuelle de l’infection par le VHC qui est très coûteuse.

Procédures

Les interventions prévues dans ce projet sont : - Administration de vaccins candidats (jusqu’à 5 administrations, tous les animaux, 10 minutes) - Anesthésie des animaux (30 fois environ, 30 minutes, tous les animaux) - Prélèvements sanguins sur animaux anesthésiés (30 fois environ, 5 minutes, tous les animaux) - Prélèvements de moelle osseuse sur animaux anesthésiés (4 fois maximum, 10 minutes, tous les animaux)

Impact sur les animaux

Nuisances suite à l’administration des vaccins (peu attendu) : Réaction locale, suppuration, démangeaisons/douleur, légère fièvre transitoire dans les heures/jours suivant l’injection. Nuisances suite aux prélèvements de sang, de moelle osseuse et aux anesthésies répétées : Dysorexies avec plus ou moins des pertes de poids mineures, anémie transitoire (légère à modérée), hématome au niveau du site du prélèvement, infection cutanée dans les jours qui suivent le prélèvement.

Devenir

Dans ce projet, les modèles animaux n’étant pas infectés, ils pourraient être gardés en vie sur avis vétérinaire et être inclus dans d’autres projets compatibles avec la procédure suivie dans notre projet, afin de réduire le nombre d’animaux utilisés.

Remplacement

L’étude et la caractérisation de la réponse immunitaire induite lors de l’immunisation avec les vaccins candidats contre l’infection par le VHC nécessitent l’exploration de fonctions physiologiques et d’interactions à l’échelle de l’organisme entier. A ce jour, il n’existe pas d’alternative à l’utilisation d’animaux. Les systèmes expérimentaux in silico et in vitro basés sur l’étude de cellules ou de tissus isolés ne permettent pas de construire des modèles pertinents de la mise en place et de la persistance de la réponse immunitaire induite par une vaccination.

Réduction

Le nombre d’animaux dans chaque groupe est réduit au minimum nécessaire avec 4 animaux par groupes. Comme il s’agit d’une étude de preuve de concept, il est prévu de détecter uniquement des différences importantes entre les groupes. L’effectif de 4 animaux permettra 1) de s’assurer qu’un vaccin est immunogène tout en prenant en compte une certaine variabilité interindividuelle et 2) de comparer la réponse immunitaire induite par les différents vaccins candidats au moyen de tests statistiques non paramétriques adaptés aux petits échantillons

Raffinement

Anesthésies: Toutes les interventions seront réalisées sous anesthésie. En cas de problème de prises alimentaires suite aux anesthésies répétées, une diversification /complémentation alimentaire sera instaurée (fruits secs, fruits frais additionnels etc.). Prélèvements: Les volumes de sang et de moelle osseuse prélevés seront réduits au minimum. Si apparition de réaction locale un traitement symptomatique pourra être instauré. Immunisation: . Mise en place de point limite pour limiter au maximum la douleur suite aux immunisations.

Choix des espèces

Le macaque est le modèle animal retenu car il est le plus efficace pour prédire la sécurité des vaccins et la réponse immunitaire induite par les vaccins chez l’humain. Sa proximité avec l’humain permet en effet une transposition rapide et fiable des résultats au design des études cliniques. La réponse immunitaire induite chez l’humain adulte par la vaccination est un des paramètres majeurs étudié dans ce projet, nous utiliserons donc des animaux disposant d’un système immunitaire mature âgés d’au moins 3 ans.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
Souris : 216
Souffrances
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Devenir
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216 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Immunodéprimées par deux injections de cyclophosphamide, elles reçoivent dans la cuisse une injection de Klebsiella pneumoniae multirésistante, puis développent rougeur, gonflement et boiterie, sous une surveillance des signes locaux toutes les six à huit heures. Le muscle infecté est prélevé après la mise à mort pour compter les bactéries. Aucun traitement n'est évalué ici, le porteur mettant au point un modèle d'infection qu'il décrit comme une étape "obligatoire et règlementaire", et affirmant qu'aucune alternative ne reproduit la diffusion des antibiotiques dans les tissus.

Objectifs

La résistance des bactéries aux antimicrobiens (AMR) représente actuellement un problème majeur de santé publique, et menace notre capacité à traiter des infections potentiellement mortelles telles que les infections à Klebsiella pneumoniae, dont le taux de mortalité peut atteindre 50 %. Il s’agit d’une espèce bactérienne fréquemment retrouvée en milieu hospitalier et le traitement de ces infections requiert souvent l’usage d’antibiotiques de dernière ligne. Toutefois, l’activité de ces antibiotiques est largement compromise par le fait que les bactéries produisent des facteurs (appelés MBL pour certains) et capables de détruire ces antibiotiques, les rendant ainsi inefficaces. Dans ce cadre, des stratégies thérapeutiques innovantes sont attendues. Certains laboratoires s’intéressent au développement de médicaments capables de s’attaquer aux mécanismes de résistance des bactéries et ainsi de restaurer l’activité des antibiotiques disponibles. Aussi, de façon à évaluer ultérieurement l’activité in vivo de ces médicaments, il convient, dans un premier temps, de développer le modèle d’infection optimal et surtout requis par les autorités de santé, permettant de répondre à la question. Pour cela, l’objectif de la présente étude consiste à développer un modèle prédictif d’infection musculaire (cuisse) à Klebsiella pneumoniae multi-résistante chez la souris. Ce modèle servira, par la suite, à l’évaluation de l’efficacité de nouveaux composés anti-infectieux en développement.

Bénéfices attendus

Les infections bactériennes dues à des espèces multi-résistantes comme Klebsiella pneumoniae constituent un challenge pour les professionnels de santé, en raison de leur capacité à produire des facteurs capables de détruire les antibiotiques. L’étude de ces infections est donc primordiale. Le projet permettra de mettre à disposition un modèle d’infection à K. pneumoniae précieux, utile à l’évaluation de l’efficacité de composés anti-infectieux en développement, particulièrement attendus en thérapeutique.

Procédures

- Deux injections d’immunosuppresseur (5 secondes maxi) - Une instillation intramusculaire sous anesthésie

Impact sur les animaux

Avant l’infection, les souris seront immunodéprimées selon un protocole bien défini (150 mg/kg de cyclophosphamide à J-4 et 100 mg/kg à J-1). Ce protocole a déjà été utilisé dans plusieurs études et n’a montré aucun effet indésirable sur les animaux (injection de 5 secondes maximum en intrapéritonéal). A J0, l’administration intramusculaire de la suspension bactérienne sera réalisée par du personnel compétent et expérimenté (temps d’infection 15 secondes maximum, sous anesthésie volatile). Suite à l’infection, la principale nuisance sera associée à des signes locaux au niveau du site infectieux et à un tableau inflammatoire local (rougeur, gonflement, boiterie). Des expériences antérieures menées sur un modèle similaire n’ont pas montré de signes d’infection grave à 24h de suivi post-infection.

Devenir

A l’issue de la procédure, le tissu musculaire sera prélevé, de façon à quantifier la charge bactérienne

Remplacement

Actuellement, le recours au modèle murin est justifié par l’absence d’alternatives expérimentales capables de reproduire de manière pertinente la complexité des infections multi-résistantes, intégrant l’infection et la diffusion intratissulaire des antibiotiques. Même si d’autres essais in vitro dynamiques sont en cours, le recours à des animaux est une étape obligatoire et règlementaire dans le développement de molécules à visée thérapeutique.

Réduction

Le nombre d’animaux a été strictement limité au minimum nécessaire pour obtenir des résultats statistiquement robustes, tout en respectant la variabilité biologique inhérente à ce genre d’étude. Aussi, des expériences précédentes sur des modèles similaires nous permettent de dire que 6 animaux par groupe (au lieu de 10) et par temps sont suffisants pour cette phase de mise au point de modèle.

Raffinement

Les injections intramusculaires seront réalisées par du personnel compétent et expérimenté et sous anesthésie volatile. Un programme d’enrichissement de l’environnement sera mis en place pour prévenir les comportements anormaux et problèmes de santé lié au stress de l’animal. Les animaux seront hébergés à 6 par cage. La principale nuisance sera liée à l’installation et à la progression de l’infection localement. Une surveillance accrue des signes locaux (toutes les 6-8h) sera réalisée tout au long des études. En fonction de ce score, l’administration d’un antalgique sera appliquée.

Choix des espèces

La souris constitue un modèle de choix pour la mise au point de ces modèles d’infection bactérienne (largement décrit dans la littérature) ainsi que pour l’évaluation de thérapies antibiotiques ultérieures. Des souris de 8 semaines seront utilisées de façon à avoir un poids corporel d’environ 20-22g (même poids que pour les précédents modèles).