Troubles cardiaques

530 contenus, page 9 sur 45
  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 810
Souffrances
▲ -
▲ 120
▲ 690
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 810

Dix minutes de chirurgie suffisent à provoquer un accident vasculaire cérébral par occlusion permanente d'une artère, puis l'antiagrégant plaquettaire est versé dans l'eau de boisson jusqu'au jour de la mise à mort. 810 souris vont être utilisées ainsi, 690 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 120 un niveau léger, toutes tuées pour prélever leurs tissus cérébraux. S'y ajoutent deux injections, deux prélèvements sanguins, une évaluation neurologique et des tests comportementaux que le RNT ne nomme pas, alors que le traitement lui-même expose les animaux à un risque de saignement. Le porteur veut savoir si les plaquettes participent à la réparation du cerveau après un AVC, et retient la souris adulte au motif que les techniques décrites y sont déjà validées dans la littérature et dans son laboratoire.

Objectifs

En France, l’accident vasculaire cérébral (AVC) reste une cause majeure de handicap, de troubles cognitifs et de mortalité. Les seuls traitements disponibles sont soit l’administration d’un médicament ou d’un dipositif permettant de dissoudre le caillot de sang responsable de l’accident vasculaire cérébral. Seule une minorité de patients ont accès à ces traitements en raison de la fenêtre thérapeutique étroite, du nombre limité de centres spécialisés et des contre-indications. Aucun traitement ne prévient les troubles cognitifs post- accident vasculaire cérébral, qui touche 25% des patients. Il est donc essentiel de développer de nouveaux traitements qui permettraient de traiter un plus grand nombre de patients d’une part et de prévenir les troubles de la mémoire qui se développent au décours de l’AVC d’autre part. Certains patients non traités peuvent s’améliorer spontanément suggérant ainsi l’existence d’une plasticité cérébrale c’est-à-dire d’une autoréparation. Une meilleure compréhension de ces mécanismes pourrait conduire à de nouvelles approches thérapeutiques. Au-delà de leur rôle dans la formation du caillot sanguin, les plaquettes sont de plus en plus reconnues comme des modulateurs de processus physiopathologiques importants, tels l'inflammation et la régénération tissulaire. Cependant, leur contribution à la réparation dans l’accident vasculaire cérébral n’a été que très peu étudiée et uniquement à la phase précoce. Cette question est d’autant plus cruciale que de nombreux patients sont traités par des médicaments qui empêchent la formation de nouveaux caillots en empêchant l’activation des plaquettes pour prévenir la survenue d’un second accident vasculaire cérébral. Or, il semble qu’il y ait un plus grand nombre de troubles cognitifs chez les patients traités par antiagrégants plaquettaires. L’objectif de ce projet sera de déterminer la contribution des plaquettes et des médicaments qui empêchent leur activation dans la réparation neurovasculaire post – accident vasculaire cérébral à long terme. Le projet se deroulera dans 2 établissements utilisateurs (EU1 et EU2).

Bénéfices attendus

L’hypothèse de ce projet est que les plaquettes contribuent à la réparation cérébrale après un accident vasculaire cérébral et qu'un traitement anti-coagulant, administré à la phase tardive pourrait avoir un impact négatif ou positif selon la cible pharmacologique sur cette récupération post-ischémie cérébrale. Au-delà des seuls domaines de la biologie plaquettaire et de la physiopathologie de l'accident vasculaire cérébral, cette approche originale fournira la base fondamentale pour les futures études précliniques sur la réparation post-ischémie cérébrale. De plus, les résultats pourraient avoir des implications cliniques importantes car la thérapie anti-plaquettaire est utilisée pour la prévention secondaire de l'accident vasculaire cérébral, avec pour seul objectif d’empêcher la formation d’un nouveau caillot mais sans aucune connaissance sur la réparation à plus long terme.

Procédures

Dans cette étude, un modèle murin d’accident vasculaire cérébral induit par une occlusion permanente procédure réalisée systématiquement sous anesthésie et analgésie sera utilisé. L’intervention chirurgicale dure environ 10 minutes. Chaque animal recevra deux injections (analgésie) ainsi que deux prélèvements sanguins (réalisé à J3 et le jour de la mise à mort). L’injection dure en moyenne 10 secondes, tandis que le prélèvement sanguin ne dépasse pas 2 minutes. Toutes les souris feront l’objet d’une évaluation neurologique qui dure environ 5 minutes. Ce modèle sera combiné à une administration dans l’eau de boisson d’un des traitements anti-plaquettaire dès l’induction de l’accident vasculaire cérébral jusqu’au jour de la mise à mort. L'intervention chirurgicale, l'évaluation neurologique, l'administration des traitements ainsi que les prélèvement sanguins seront réalisés dans l'EU1. L'enregistrement électrophysiologique sera réalisé dans l'EU2.

Impact sur les animaux

- Les injections d'anesthésiques et d'analgésiques causent un stress et une douleur modérée de courte durée les prélèvements sanguins causent un stress et une douleur modérée de courte durée. - L’induction de l’ischémie cérébrale provoque aussi une douleur modérée chez l’animal de courte durée lors de l’incision de la peau. - La prise des traitements anti-agrégants peut induire un risque de saignement. - Les tests comportementaux induisent un stress et de l’anxiété modéré et de courte durée.

Devenir

Les souris seront mises à mort afin de prélever les tissus cérébraux pour des analyses biologiques.

Remplacement

Le modèle in vitro ne permet de rendre compte de la complexité des évènements qui se mettent en place à long terme dans le cerveau (plasticité cérébrale) après l’ischémie cérébrale. L’utilisation de souris déficientes en plaquettes ou de ses différents récepteurs permettra d’étudier leurs rôles respectifs dans le remodelage neurovasculaire post-ischémie cérébrale à long terme. Les modèles murins d'accident vasculaire cérébral permettent de reproduire la physiopathologie de l'accident vasculaire ischémique chez l'homme.

Réduction

Afin de limiter au maximum le nombre d’animaux utilisés, une étude statistique a été réalisée au préalable à l’aide d’un logiciel spécialisé. Cette analyse permet de déterminer précisément le nombre minimum de souris nécessaires pour obtenir des résultats fiables. Les groupes ont été conçus de manière optimisée, basée sur des études antérieures, garantissant ainsi l’utilisation du strict nécessaire d’animaux. De plus, le modèle d’accident vasculaire cérébral utilisé est bien maîtrisé par l’équipe, avec une mortalité extrêment faible ce qui permet de mener les recherches de façon rigoureuse et éthique. Pour analyser les résultats, des méthodes statistiques adaptées seront appliquées, garantissant une interprétation fiable des données tout en respectant l’engagement à réduire l’usage des animaux.

Raffinement

Le bien-être des animaux est une priorité dans l’étude. Leur suivi sera assuré par une équipe qualifiée : un soigneur spécialisé s’occupera d’eux chaque jour, et un chercheur expérimenté effectuera un contrôle approfondi deux fois par semaine. Les souris seront hébergées par groupes de cinq dans des cages ventilées, équipées de materiel pour leur permettre de construire des nids et d’améliorer leur confort. Afin de prévenir toute douleur qui pourrait être associée au modèle, les animaux recevront un traitement antalgique en pré- per- et post-opératoire de manière systématique jusqu’à 48h. Avant la chirurgie, une anesthésie locale sera appliquée. La chirurgie est par ailleurs réalisée par une anesthésie adaptée (anesthésie gazeuse). En post-chirurgie, l’état de santé des animaux sera surveillé attentivement grâce à une grille de scores définie, prenant en compte des points limites stricts et adaptés au projet. Cette méthode permettra de détecter rapidement toute souffrance et d’y remédier. En cas de douleur, un traitement adapté sera administré, et si nécessaire, une mise à mort sera réalisée selon les réglementations en vigueur afin d’éviter toute souffrance prolongée.

Choix des espèces

L’espèce utilisée sera la souris sur laquelle toutes les techniques décrites ont déjà été validées dans la littérature et notre laboratoire. Les souris seront utilisées à l’âge adulte (à partir de 12 semaines). C'est à cet âge que les modèles utilisés sont validés et dans une perspective translationnelle, l’accident vasculaire cérébral survient à l’âge adulte.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
Souris : 517
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 517
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 517

517 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, aucune ne se réveillant des actes chirurgicaux qu'elle subit. Chacune reçoit trois à quatre injections, dont certaines peuvent blesser l'œil ou provoquer des saignements internes, passe une heure sous anesthésie et subit une chirurgie de dix minutes, avant que le bout de sa queue soit sectionné pour mesurer son temps de saignement. Il s'agit d'évaluer un candidat antiplaquettaire associé aux traitements de référence, dont le porteur espère qu'il conservera leur efficacité en réduisant les hémorragies chez des millions de patients. Il écrit que ce traitement "n'augmente pas le risque de saignement", et décrit dans le même document une chirurgie et une section de la queue pouvant entraîner un saignement non contrôlé voire la mort de l'animal.

Objectifs

En France, les pathologies cardiovasculaires représentent la première cause de mortalité (environ 38% des décès) devant les cancers. Les complications majeures sont l’infarctus du myocarde et les accidents vasculaires cérébraux (AVC). Actuellement il existe plusieurs traitements de référence permettant de faire diminuer les risques. Toutefois, la prise de ces différents traitements comporte un risque majeur de saignement. Au vu de ce constat, il est aujourd’hui essentiel de découvrir de nouvelles approches thérapeutiques dirigées contre des cibles originales impliquées dans ces processus. Des travaux récents ont permis de découvrir une cible majeure à l’origine de pathologies cardiovasculaires. Cette cible est impliquée dans l'activation des plaquettes sanguines. Des résultats obtenus au sein du laboratoire ont permis de démontrer que l’association de ce traitement avec un médicament fluidifiant le sang permettait de renforcer l’action de cette molécule sur des plaquettes humaines. Les objectifs de ce projet sont d'évaluer ce potentiel traitement en combinaison, ou non, avec des traitements de référence afin de comparer leurs efficacités et déterminer la stratégie de combinaison la plus pertinente associée à un risque de saignement réduit. La réalisation de ce projet permettra de confirmer la pertinence de la stratégie thérapeutique associée à ce nouveau traitement et de déterminer les avantages d'une telle combinaison par rapport aux traitements de référence.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus de ce projet sont la conservation de l'efficacité des traitements de référence lorsque combinés avec notre traitement tout en diminuant leurs effets indésirables. Comme décrit précédemment, les traitements de référence existant actuellement sur le marché s’accompagnent généralement d’un risque accru de saignement. Notre traitement n’augmente pas le risque de saignement. Le bénéfice attendu de ce projet est une diminution du saignement après administration des traitements combinés par rapport à l'administration des traitements de référence seuls. Ce traitement pourrait donc entraîner un réel bénéfice clinique pour des millions de patients traités pour des pathologies cardiovasculaires. La réalisation de ce projet permettra de valider les résultats obtenus précédemment.

Procédures

Pour toutes les souris : Anesthésie (2 fois, temps maximal total : 1h) ; Injections (3 à 4 fois, temps maximal par injection : 30 secondes sur une durée totale de 3 à 4h) ; Procédure chirurgicale (1 fois, temps maximal : 10 minutes).

Impact sur les animaux

Les effets indésirables peuvent être un stress physique ou thermique de courte durée et une douleur de courte durée à l’endroit des injections. Les injections peuvent en particulier générer des blessures au niveau de l’œil ou des saignements internes. La chirurgie peut aussi comporter un risque de saignement non contrôlé voire de mort de l’animal. La section de la queue peut entraîner une douleur et un risque de saignement non contrôlé.

Devenir

Les actes chirurgicaux induits par la procédure sur les animaux ne permettent pas le réveil des animaux. À la fin de l’expérimentation, l’ensemble des animaux sera mis à mort. Les animaux seront toujours sous anesthésie afin de garantir une mort sans douleur.

Remplacement

Ce projet s’inscrit dans la continuité d’une étude réalisée précédemment. Ce modèle permettra de renforcer les preuves d’efficacité déjà obtenues. Il s’agit de plus d’un modèle bien caractérisé au sein du laboratoire, son utilisation est ainsi pertinente afin d’évaluer la combinaison avec des traitements de référence. De plus, les pathologies cardiovasculaires sont des phénomènes complexes et multifactoriels qui nécessitent l'utilisation de modèles animaux ne pouvant pas être modélisés ou reproduits.

Réduction

Le nombre d’animaux nécessaires a été calculé de manière à réduire au maximum la quantité d’animaux tout en permettant une interprétation fiable des résultats basée sur des analyses statistiques adaptées. Notons de plus que certaines expériences ne seront pas conduites si les expériences précédentes ne permettent pas d’obtenir des résultats concluants. Le bénéfice éventuel lié au traitement ou aux combinaisons de traitements sera évalué par la mise en évidence du maintien de l'efficacité des traitements d’une part et d'une diminution significative des effets indésirables, d’autre part, chez les animaux traités en combinaison par rapport aux animaux traités avec les traitements de référence. L'effet des traitements sur ces deux critères sera analysé avec des tests statistiques adaptés.

Raffinement

Une observation quotidienne des souris sera réalisée afin de garantir leur bien-être et détecter d’éventuels signes de douleur ou de stress. L’utilisation d’anesthésiques et d'antidouleurs (kétamine/xylazine) permettra de prévenir et/ou traiter toute douleur éventuelle. Un gel protecteur sera de plus utilisé lors des injections. Une attention particulière sera portée à l’observation des critères limites fixés tout au long du projet afin d’éviter toute souffrance non soulagée par les soins apportés, auquel cas l’animal sera euthanasié. Un soin sera apporté aux conditions d’hébergement permettant de limiter le stress (enrichissement du milieu de vie, respect de leur vie en groupe, surveillance quotidienne). Au cours de l’anesthésie, les signes vitaux seront surveillés avec une attention particulière portée à la respiration et au rythme cardiaque avec un maintien de la température corporelle grâce à une lampe chauffante et une plaque thermorégulée. Afin de limiter toute souffrance, dans le cas de dommages irréversibles dus à l’anesthésie, l’animal sera immédiatement euthanasié (l’animal sera, par conséquent, éliminé des études statistiques d’analyse du protocole). L’ensemble des animaux sera euthanasié à la fin du protocole.

Choix des espèces

L'espèce animale choisie est la souris (Mus musculus). Il s'agit du modèle de référence pour l'étude de processus cardiovasculaires. Par ailleurs, l'animalerie est agréée pour l’espèce souris. Dans le but de se placer dans des conditions expérimentales les plus représentatives de la réalité physiologique, les souris seront utilisées à l’âge de 8 semaines, ce qui correspond à un stade adulte (jusqu’à environ 1 an chez la souris).

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 630
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 630
Devenir
 -
 -
 -
 630

Une souris qui ne réagit plus à un stimulus, ou qui reste inactive dans sa cage plus de six heures, est mise à mort. 630 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, toutes tuées à l'issue. Génétiquement modifiées pour le métabolisme des lipides et soumises à un régime riche en graisses prolongé, elles développent une dysfonction de la valve aortique, subissent une biopsie du cartilage de l'oreille au sevrage, trois jours d'injections et une anesthésie gazeuse à chaque échocardiographie. Le porteur écrit que le modèle qu'il cherche à mettre au point a déjà été décrit par d'autres équipes, et repousse le calcul de puissance statistique à l'après-mise au point, sans justifier l'effectif de départ.

Objectifs

L’objectif du projet est de mettre au point un modèle murin de maladie valvulaire cardiaque appelée rétrécissement aortique calcifié. Cette pathologie se caractérise par un épaississement puis une calcification progressive de la valve aortique, limitant son ouverture et compromettant son étanchéité. Ce modèle permettra de mieux comprendre les mécanismes de développement de la maladie et d’évaluer l’efficacité de traitements pharmacologiques, actuellement inexistants.

Bénéfices attendus

Ce projet nous permettra, dans un premier temps, de mettre au point chez la souris un modèle de rétrécissement aortique calcifié (RAC), déjà décrit par d’autres équipes, qui pourra ensuite être utilisé pour mieux comprendre les mécanismes cellulaires et moléculaires impliqués dans le développement du RAC, ainsi que pour évaluer le bénéfice potentiel de traitements pharmacologiques de cette pathologie in vivo. Dans un second temps, nous étudierons l’implication de l’activité de d'une enzyme dans différents types cellulaires (cellules endothéliales valvulaires, cellules inflammatoires, etc...), grâce à l’utilisation de modèles de souris génétiquement modifiées (OGM) au cours du développement du RAC. Nous espérons ainsi, si les résultats obtenus sont encourageants, proposer une nouvelle stratégie de ciblage pharmacologique de l’enzyme, spécifique aux cellules inflammatoires, pouvant constituer une approche innovante pour limiter la progression du RAC chez l’Homme.

Procédures

Biopsie du cartilage auriculaire externe de 2mm au moment du sevrage. Injections quotidiennes durant 3 jours. Anesthésie gazeuse lors de chaque échocardiographie.

Impact sur les animaux

Nous nous attendons, si notre modèle s’avère fonctionnel, à observer des signes de dysfonction cardiaque — notamment une augmentation du gradient transvalvulaire — et plus particulièrement de la valve aortique pendant plusieurs jours, évalués par échocardiographie. Cette dysfonction pourrait entraîner chez l’animal un état de fatigue, notamment à l’effort pendant plusieurs minutes. L’injection de la molécule induisant la délétion pourrait également provoquer des rougeurs, des douleurs ou une inflammation abdominale pendant quelques minutes.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à l'issue de cette étude.

Remplacement

Les expériences in vivo ne peuvent pas être remplacées par des études in vitro, car l’objectif de cette étude est de mettre au point un modèle murin de rétrécissement aortique calcifié (RAC), inexistant à ce jour.

Réduction

Afin de réduire au maximum le nombre d’animaux nécessaires à cette étude, nous réaliserons de manière séquentielle des mesures non invasives de la fonction cardiaque (échocardiographie). Nous avons également mis en place une stratégie d’optimisation et de mutualisation des prélèvements réalisés au moment de la mise à mort pour les analyses ex vivo. Ainsi, les tissus prélevés pour chaque animal seront congelés, broyés puis réduits à l’état de poudre, afin d’être répartis pour différentes analyses : lipidomiques, protéiques et moléculaires. De cette manière, un seul animal sera utilisé pour l’ensemble de ces analyses ex vivo, en lieu et place d’un animal dédié à chacune des méthodes. À l’issue de la phase de mise au point du modèle animal, nous ajusterons le nombre d’animaux nécessaires aux procédures suivantes à l’aide d'un calcul de puissance statistique, afin d’optimiser et réduire encore le nombre d’animaux requis. Enfin, des animaux des deux sexes seront utilisés dans nos procédures, afin de s’affranchir d’un effet lié au sexe et de valoriser l’ensemble des animaux géntiquement modifiés produits dans notre animalerie.

Raffinement

Les animaux seront hébergés conformément aux normes en vigueur, avec un enrichissement environnemental adapté. Des points limites précis ont été définis (absence de réaction à un stimulus, inactivité prolongée dans la cage pendant plus de six heures, manifestation de signes de détresse), ainsi qu’une stratégie d’anesthésie et d’analgésie appropriée associée à un suivi quotidien des signes cliniques et à un suivi du poids hebdomadaire. Par ailleurs, les expérimentateurs auront des contacts pluri-hebdomadaires avec les animaux afin de favoriser leur habituation à la manipulation. L’identification des souris génétiquement modifiées par puçage sous-cutané et la biopsie du cartilage auriculaire externe nécessaire au génotypage seront réalisées de manière concomitante, au cours d’une procédure unique, sous anesthésie gazeuse. Cette organisation vise à limiter le stress et à réduire le nombre d’anesthésies.

Choix des espèces

La souris présente l’avantage indéniable de permettre l’utilisation d’outils de biologie moléculaire qui ne sont pas toujours accessibles chez le rat (modèle également développé au sein de notre laboratoire), tels que l’invalidation ciblée d’un gène dans différents types cellulaires, comme c’est le cas dans cette étude. Ces modèles sont particulièrement pertinents pour mieux comprendre les mécanismes cellulaires et moléculaires impliqués dans le développement de la dysfonction valvulaire aortique responsable de la maladie cardiaque dont cette demande fait l'objet. Nous utiliserons un modèle de souris génétiquement modifiée pour le métabolisme des lipides qui, associé à un régime alimentaire riche en graisses prolongé induit une dysfonction valvulaire aortique similaire à celle observé chez des patients. Des animaux adultes, âgés de 8 à 12 semaines et pesant 20 à 24 g, seront utilisés pour cette étude. À cet âge, la taille des souris permet de faciliter le suivi échocardiographique de la maladie.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 120
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 120
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 120

Toutes tuées pour des analyses tissulaires, 120 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Un infarctus leur est provoqué par une chirurgie de trente minutes, qui détruit une partie du muscle du ventricule gauche. Suivent trois échographies cardiaques, une injection pendant l'opération, puis deux injections par jour pendant les 72 heures suivantes. Le porteur annonce un bénéfice au conditionnel, un traitement qui pourrait stabiliser la fonction cardiaque après un infarctus, et affirme que les méthodes sans animaux sont "insuffisantes" pour reproduire les interactions entre organes.

Objectifs

Les maladies cardiovasculaires constituent la principale cause de mortalité à l'échelle mondiale, représentant un enjeu majeur pour les systèmes de santé. La réparation cardiaque post-ischémique, un processus biologique complexe, est un facteur pronostique déterminant suite à une crise cardiaque. L'amélioration de ce processus est cruciale pour prévenir l'évolution vers l'insuffisance cardiaque et optimiser le pronostic des patients. Dans ce contexte, le projet vise à évaluer l'efficacité d'une nouvelle approche thérapeutique. Celle-ci repose sur la libération contrôlée d'une petite molécule. Cette molécule présente des effets multiples, ciblant notamment les cellules contractiles et les cellules inflammatoires, et agit en réduisant l'accumulation délétère du fer dans le tissu cardiaque. Les objectifs de ce projet sont donc doublement définis :1/Caractériser les effets de cette nouvelle approche thérapeutique sur la réparation cardiaque post-infarctus chez la souris et 2/Élucider les mécanismes moléculaires et cellulaires impliqués dans ce contexte thérapeutique.

Bénéfices attendus

L’enjeu de ce projet est d'améliorer la récupération du cœur après un infarctus et de prévenir l'insuffisance cardiaque, maladie grave. La cible est l'accumulation de fer toxique qui endommage le tissu cardiaque après une crise. Le bénéfice principal attendu est la réduction des dommages et l'amélioration de la réparation cardiaque grâce à une nouvelle molécule qui piège le fer. Une nouvelle molécule encapsulée dans un système de micro-capsules pour une action plus longue et plus ciblée sera testée. Si cette approche est validée, elle pourrait offrir aux patients un traitement plus efficace pour stabiliser la fonction cardiaque et obtenir un meilleur pronostic après un infarctus.

Procédures

Chirurgie - durée 30 minutes // Une echocardiographie - Durée 15 minutes // 3 échographies cardiaques/souris // Une injection au moment de la chirurgie - durée 1 min// Une injection pré-opératoire et deux injections par jour pendant 72 heures post-opératoire - durée 1 min.

Impact sur les animaux

Les animaux subiront les nuisances suivantes : 1/ Inconfort lié à la contention des animaux. 2/ Stress lié à l'anesthésie et mobilité transitoirement réduite. 3/ Les chirurgies peuvent causer des douleurs modérées post opératoires transitoires. Les infarctus du myocarde vont entraîner la mort d’une partie du tissu cardiaque ventriculaire gauche.

Devenir

Mise à mort de tous les animaux pour analyses tissulaires de l'efficacité du traitement.

Remplacement

Le projet est axé sur l'étude de la réparation cardiaque post-infarctus. L'utilisation de modèles animaux est indispensable car ce processus implique une physiopathologie intégrée (changements structurels et fonctionnels du cœur entier), une réponse inflammatoire systémique et la pharmacocinétique complexe de l'agent thérapeutique dans différents organes. Les méthodes cellulaires ou alternatives sont insuffisantes pour reproduire ces interactions multi-organes, le flux sanguin, la distribution du médicament et l'évaluation globale et dynamique de la fonction cardiaque. De plus, l'utilisation de ces modèles pré-cliniques est un préalable nécessaire à la validation de toute stratégie thérapeutique future visant à améliorer la prise en charge des patients souffrant d'une crise cardiaque.

Réduction

Le nombre d’animaux nécessaire à la réalisation de ce projet a été calculé au plus juste par l'utilisation de calculs de puissance pour déterminer la taille minimale suffisante des groupes expérimentaux. Les effectifs sont déterminés et les résultats analysés avec des tests statistiques adaptés.

Raffinement

Les animaux sont maintenus en groupes sociaux dans un environnement enrichi. La souffrance animale sera réduite au maximum par l’utilisation de protocoles d’anesthésie et d’analgésie adaptées et l’établissement de points limites stricts et adaptés.

Choix des espèces

La souris a été choisie comme modèle préclinique privilégié pour l'étude de l’efficacité d’une nouvelle approche thérapeutique, en particulier après un infarctus du myocarde. Ce modèle est idéal pour plusieurs raisons : 1.La souris est le modèle standard et le plus pertinent pour l'étude de la réparation cardiaque après un infarctus, permettant une comparabilité avec les données historiques et de la littérature. 2.Reproductibilité et Surveillance : L'utilisation de la souris garantit une homogénéité et une robustesse des résultats expérimentaux. De plus, elle offre la possibilité de surveiller l'évolution des complications cardiaques dans un délai de temps pertinent. 3.Complexité Biologique : Contrairement aux modèles cellulaires ou alternatifs, la souris permet d'étudier l'intégralité des interactions locales et systémiques impliquées dans la réparation cardiaque après un infarctus. 4. Stade de développement adulte. Cela rend le modèle hautement pertinent pour simuler les conditions physiopathologiques humaines et évaluer des thérapies visant la réparation ou l'amélioration du remodelage cardiaque dans un contexte clinique.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
Lapins : 110
Souffrances
▲ 20
▲ -
▲ 90
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 110

Évaluer des guides endovasculaires destinés au marché du dispositif médical conduit à boucher une artère de la cuisse chez 110 lapins. Vingt d'entre eux sont anesthésiés puis tués avant tout réveil pour prélever des segments d'artères, les quatre-vingt-dix autres subissent une chirurgie d'occlusion de soixante à quatre-vingt-dix minutes, un régime enrichi en cholestérol, des échographies sous anesthésie toutes les deux semaines et un prélèvement de sang à l'oreille chaque semaine, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une collerette leur est posée jusqu'à une semaine pour les empêcher de mordre leur plaie. Le porteur prévoit une dernière anesthésie pour manipuler les guides dans l'artère, geste pouvant provoquer dissections et perforations, puis une mise à mort immédiate qui, écrit-il, "empêche toute souffrance prolongée".

Objectifs

Les maladies artérielles occlusives chroniques, en particulier les Occlusions Totales Chroniques , représentent un problème de santé majeur dans le domaine cardiovasculaire. Elles sont associées à une morbidité importante et à une réduction de la qualité de vie des patients. Le traitement endovasculaire (à l’intérieur du vaisseau artériel) de ces lésions demeure complexe, avec des taux d’échec encore significatifs en raison de la difficulté à franchir l’occlusion. Cette limitation a conduit au développement de nouveaux dispositifs médicaux conçus pour améliorer le franchissement (le passage d Livad037u dispositif médical à travers l’occlusion), réduire les complications et optimiser la sécurité des interventions. L’évaluation non clinique de ces dispositifs est une étape essentielle avant leur utilisation clinique, afin de garantir leur efficacité et leur innocuité dans des conditions expérimentales reproduisant la pathologie humaine. Le besoin en modèles animaux adaptés et fiables est donc particulièrement important pour accompagner l’innovation dans ce domaine. L’objectif principal du projet est d’évaluer la performance de guides endovasculaires destinés au traitement des occlusions artérielles chroniques, en comparant leur capacité à franchir des lésions occlusives de manière strictement intraluminale (à l’intérieur du vaisseau) avec une sortie après l’occlusion contrôlée (sans sortie du dispositif par percée du vaisseau). La confirmation repose à la fois sur l’imagerie échographique lors de l’intervention et sur l’analyse des tissus. Ce critère constitue un paramètre clé de succès car il conditionne la réussite d’une procédure de recanalisation (débouchage du vaisseau) sans complication majeure. Les objectifs secondaires incluent la mesure du temps nécessaire pour franchir l’occlusion, l’évaluation de paramètres opératoires spécifiques à chaque dispositif, ainsi que l’analyse échographique de la trajectoire à l’intérieur du vaisseau et de l’absence de sortie du vaisseau. Ce projet vise donc à valider un modèle expérimental pertinent d’occlusion artérielle chronique chez le lapin, modèle déjà largement reconnu pour les études vasculaires en raison de la compatibilité de ses artères avec les guides coronaires humains.

Bénéfices attendus

Les occlusions artérielles chroniques constituent une pathologie fréquente et difficile à traiter, caractérisée par la présence de lésions fibro-thrombotiques résistantes au franchissement par les techniques conventionnelles. Le succès de la recanalisation dépend en grande partie de la capacité des dispositifs à progresser de manière intraluminale, condition essentielle pour restaurer le flux sanguin tout en limitant le risque de complications. L’apparition de nouveaux systèmes conçus spécifiquement pour améliorer cette étape critique représente un axe majeur d’innovation, susceptible de transformer la prise en charge des patients atteints de maladies cardiovasculaires occlusives. À court terme, le projet permettra de développer et de valider un modèle expérimental pertinent d’occlusion artérielle chronique chez le lapin, adapté à l’évaluation de dispositifs innovants de franchissement. Ce modèle offrira une plateforme non clinique standardisée, permettant de caractériser finement la performance et la sécurité des guides testés. Les données obtenues fourniront des informations essentielles sur les paramètres opératoires, les profils d’imagerie et la qualité du franchissement. Cette étape contribuera directement à l’optimisation des dispositifs, en identifiant leurs points forts et leurs limites dans des conditions proches de la réalité clinique. Le bénéfice immédiat est donc la mise à disposition d’un outil robuste de sélection et d’amélioration des systèmes endovasculaires en développement. À long terme, le projet devrait transformer le domaine des dispositifs médicaux cardiovasculaires en validant un modèle fiable et en générant des données comparatives qui accéléreront le développement de technologies de nouvelle génération, à la fois plus sûres et efficaces. Pour les patients souffrant de pathologies occlusives, cela se traduira par des traitements plus performants, une restauration améliorée de la perfusion tissulaire, et une réduction des symptômes. De plus, il y aura moins besoin de recourir à des procédures invasives alternatives, ce qui contribuera globalement à améliorer la qualité de vie des patients en diminuant la douleur et l'anxiété liées aux traitements lourds. Ces avancées pourraient également signifier une récupération plus rapide et un retour à des activités normales plus tôt, favorisant un quotidien plus actif et moins limité par la maladie.

Procédures

Dans une procédure (étude ex vivo), les interventions consistent en une anesthésie générale préalable, suivie de prélèvements de segments artériels. Chaque animal subit une seule anesthésie d’une durée d’environ 30 à 45 minutes. Aucune procédure sur animal vigile n’est prévue. Les animaux sont euthanasiés en fin d’anesthésie par surdose barbiturique. Dans une autre procédure séparée (étude pilote in vivo, suivi 2 à 8 semaines), les animaux subissent une anesthésie générale pour la chirurgie d’induction de l’occlusion artérielle (durée environ 60 à 90 minutes). L’acte comprend une incision chirurgicale, la manipulation artérielle et la pose de gel occlusif, suivies de sutures cutanées. Tous les gestes sont réalisés sous anesthésie générale avec analgésie per- et post-opératoire. Pendant la phase de suivi, les animaux sont soumis à un examen échographique sous anesthésie légère par isoflurane à trois ou quatre reprises selon la durée du suivi (séances de 15 à 20 minutes). Des contrôles cliniques (poids, score de bien-être, appétit, mobilité) sont réalisés quotidiennement sur animaux vigiles, mais sans gestes invasifs. À la fin du protocole, les animaux sont ré-anesthésiés pour l’intervention instrumentale simulant la procédure endovasculaire (durée environ 60 minutes), suivie immédiatement d’une euthanasie sans réveil. Dans une dernière procédure (étude principale, suivi 2 à 8 semaines), les mêmes étapes sont reproduites avec un effectif d'animaux élargi. Chaque animal subit une chirurgie initiale sous anesthésie générale (60–90 minutes). Durant la période de suivi, les animaux bénéficient d’un examen échographique toutes les deux semaines (soit trois à quatre séances selon la durée du suivi), sous anesthésie gazeuse courte (15 minutes environ). Chaque semaine, un prélèvement sanguin est effectué sur l’oreille, sur animal vigile mais sous contention douce, représentant 2 à 8 prélèvements par animal selon la durée. Les animaux reçoivent une alimentation adaptée enrichie en cholestérol durant toute la phase de suivi. En fin de protocole, l’intervention instrumentale est réalisée sous anesthésie générale (environ 60 minutes), avec anticoagulation systématique, suivie d’une euthanasie programmée par surdose anesthésique.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues dans ce projet proviennent de deux phases distinctes : la chirurgie d’induction de l’occlusion artérielle chronique (pour toutes les procédures) et la période de suivi précédant l’intervention expérimentale (procédures 2 et 3 seulement). La chirurgie d’induction comporte des incisions cutanées et une manipulation vasculaire, sources potentielles de douleur locale et d’inconfort immédiat. Une analgésie systématique est prévue afin de limiter ces effets, associés à une surveillance post-opératoire rapprochée. Les animaux peuvent présenter dans les premiers jours une baisse d’activité, une baisse d’appétit ou une perte de poids limité. Les complications possibles incluent un hématome, une réaction inflammatoire locale ou une altération transitoire de la mobilité en lien avec la cicatrisation chirurgicale. Ces phénomènes sont attendus dans la période immédiate mais doivent s’estomper progressivement dans les jours suivant l’intervention. Pendant la phase d’organisation de l’occlusion, les animaux restent hébergés en conditions standards et conservent une mobilité normale.Une collerette est posée chez les animaux pour une durée d’une semaine maximum afin d’éviter les morsures de plaies. L’artère occluse peut provoquer une modification locale du flux sanguin, mais les artères collatérales du lapin limitent les conséquences cliniques systémiques. Aucune ischémie douloureuse ou handicap fonctionnel majeur n’est attendu. Une alimentation enrichie en cholestérol pourra être offerte aux animaux (0.1 à 2 % de cholestérol) afin d’accélérer le processus d’occlusion, mais ce régime est généralement bien toléré par les animaux. Dans le cas rare où un animal développerait une complication sévère (nécrose distale, perte de poids importante, apathie persistante), un critère d’arrêt immédiat avec mise à mort sera appliqué. Au moment de l’étude interventionnelle, les nuisances sont liées à une anesthésie générale, une nouvelle exposition vasculaire et la manipulation intraluminale des guides. Ces gestes peuvent entraîner des dissections, microperforations ou extravasations. Si ces événements survenaient dans un cadre avec réveil, ils seraient sources de douleur et de dysfonction vasculaire, mais dans le protocole, la mise à mort est pratiquée immédiatement après la phase interventionnelle, ce qui empêche toute souffrance prolongée.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure. La mise à mort des animaux est indispensable car le prélèvement des tissus (prélèvement des artères) est très invasif et des analyses microscopiques importantes doivent être effectuées.

Remplacement

Le développement de nouveaux dispositifs médicaux destinés au traitement des occlusions artérielles chroniques nécessite une évaluation rigoureuse de leur faisabilité, de leur efficacité et de leur sécurité. Le recours à l’animal vivant est ici indispensable car il permet de reproduire la complexité d’un environnement vasculaire physiologique, incluant la dynamique du flux sanguin, la réactivité de la paroi artérielle, la formation d’un thrombus organisé et la cicatrisation tissulaire. Ces paramètres conditionnent directement le comportement des guides endo-vasculaires et ne peuvent être simulés de façon fiable par des modèles inertes ou in vitro. Des alternatives non animales existent, notamment les bancs de tests mécaniques, les fantômes vasculaires imprimés en 3D ou les systèmes de circulation artificielle. Ces approches offrent un intérêt certain pour évaluer des paramètres physiques simples tels que la maniabilité d’un dispositif, sa flexibilité ou son rayon de courbure. Elles sont utilisées en amont du projet pour valider les caractéristiques techniques de base des guides. Toutefois, elles ne reproduisent ni la structure histologique complexe d’une occlusion fibro-thrombotique, ni les phénomènes biologiques associés tels que l’inflammation, le remodelage vasculaire ou la résistance pariétale. De plus, elles ne permettent pas de tester la sécurité d’utilisation, en particulier le risque de perforation ou de dissection, qui dépend de la réponse des tissus vivants. Les modèles ex vivo, utilisant des segments artériels isolés, représentent une étape utile pour optimiser certains gestes et standardiser les protocoles. Ils ont d’ailleurs été intégrés dans le projet comme phase préliminaire afin de réduire l’exposition des animaux vivants. Cependant, ces préparations ne permettent pas de reproduire durablement la perméabilité, la pression pulsatile ni les réactions cellulaires et inflammatoires essentielles à la formation d’une occlusion chronique stable. Leur pertinence reste donc limitée aux essais techniques de courte durée. En définitive, aucune alternative in vitro ou ex vivo ne permet actuellement de modéliser de manière pertinente les conditions réelles d’une occlusion artérielle chronique, ni de fournir les données fiables nécessaires pour valider des dispositifs médicaux destinés à l’usage clinique. L’utilisation d’animaux vivants est donc indispensable pour atteindre les objectifs scientifiques du projet.

Réduction

La stratégie de réduction du nombre d’animaux dans ce projet repose sur une conception rigoureuse des protocoles expérimentaux et sur l’utilisation de méthodes complémentaires permettant de maximiser l’information recueillie pour chaque individu. Le recours à l’imagerie in vivo est central puisqu’il offre la possibilité de suivre l’évolution des lésions sur une même artère au cours du temps sans devoir mettre à mort l’animal à chaque étape d’analyse. Cela permet de réduire considérablement le nombre d’animaux nécessaires en remplaçant des cohortes entières de points terminaux par des suivis longitudinaux. La planification des études pilotes vise également à limiter le nombre d’animaux en testant les paramètres chirurgicaux et analytiques sur un groupe restreint de sujets avant de valider le protocole définitif. L’approche statistique est pensée en amont avec une justification du nombre d’animaux par un calcul de puissance utilisant notamment des tests statistiques adaptés pour la comparaison entre groupes parallèles. Ce calcul permet d’obtenir la taille d’échantillon minimale compatible avec la robustesse scientifique. Le projet prévoit par ailleurs de tirer le maximum d’informations de chaque animal en combinant l’imagerie avec des analyses histologiques ex vivo des mêmes tissus, ce qui évite des répétitions d’expérience. La mutualisation et le partage d’échantillons entre équipes ainsi que l’archivage de données numériques issues des examens d’imagerie contribuent également à limiter l’utilisation d’animaux supplémentaires. Enfin la conception du projet intègre une séquence progressive où les données issues des procédures initiales guident et optimisent les étapes suivantes ce qui réduit le risque de répétitions inutiles ou de perte de données.

Raffinement

La stratégie de raffinement appliquée dans ce projet repose sur une anticipation maximale des sources de nuisance pour les animaux et sur la mise en place de mesures concrètes destinées à améliorer leur bien-être tout au long des procédures. L’induction chirurgicale d’occlusion artérielle sera réalisée sous anesthésie générale avec surveillance étroite de la profondeur anesthésique afin d’éviter toute perception douloureuse. Les animaux bénéficieront systématiquement d’analgésie multimodale adaptée à la durée des effets attendus, avec un relais si nécessaire dans les jours qui suivent. Les soins post-opératoires comprendront une surveillance clinique accrue dans les heures et les jours qui suivent l’intervention avec un suivi des paramètres comportementaux, alimentaires et pondéraux permettant de détecter précocement tout signe d’inconfort. En cas de douleur persistante ou d’altération du comportement, des mesures correctives seront appliquées immédiatement, allant d’un renforcement de l’analgésie à une sortie anticipée de l’étude si le bien-être est compromis. La phase d’hébergement après chirurgie sera optimisée pour réduire le stress et favoriser la récupération. Les animaux seront installés dans des conditions d’enrichissement adaptées (matériaux de nidification, refuges) et manipulés par du personnel formé aux techniques de contention douce afin de limiter les réactions de peur. L’habituation progressive des animaux à certaines manipulations non invasives (comme les examens d’imagerie) contribuera également à réduire le stress au cours des suivis. Les périodes de suivi s’étendant sur plusieurs semaines, un programme de soins vétérinaires réguliers sera mis en place, incluant une évaluation objective du bien-être basée sur des grilles de score cliniques validées. Le projet prévoit aussi une flexibilité méthodologique permettant d’intégrer de nouvelles techniques de raffinement en cours d’étude. Une veille scientifique et réglementaire sera assurée afin d’adopter rapidement des innovations pertinentes, qu’il s’agisse de nouveaux protocoles anesthésiques ou analgésiques, de techniques chirurgicales moins invasives, ou de méthodes d’imagerie réduisant la nécessité de procédures lourdes.

Choix des espèces

Le choix du lapin comme espèce animale est justifié par la taille et l’accessibilité de ses artères périphériques, qui permettent la mise en place de dispositifs d’occlusion et leur suivi longitudinal par imagerie avec une excellente reproductibilité. Le lapin présente par ailleurs une physiologie vasculaire proche de celle de l’Homme, ce qui en fait un modèle reconnu pour l’étude des pathologies artérielles et pour l’évaluation de nouvelles approches endovasculaires. L’utilisation d’animaux de plus petite taille, comme les rongeurs, ne permettrait pas de réaliser ces procédures avec la même précision technique ni d’obtenir des données transposables. Le lapin constitue ainsi un compromis entre pertinence scientifique, faisabilité technique et limitation du nombre d’animaux, garantissant la validité des résultats obtenus dans le cadre de ce projet. L’espèce choisie est le lapin New Zealand White, utilisé exclusivement au stade adulte au delà de 6 semaines d’âge. Le recours au stade adulte s’impose pour des raisons scientifiques précises : la taille des artères fémorales chez l’adulte (2 à 3,5 kg) est compatible avec l’utilisation de guides 0.014’’ (soit 0,36mm) et de dispositifs destinés à une transposition clinique humaine. Le choix du lapin adulte permet donc de disposer d’un modèle dont la morphologie et la réactivité vasculaire sont proches de la situation pathologique humaine étudiée, tout en assurant une reproductibilité optimale et en limitant le nombre d’animaux nécessaires.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 810
Souffrances
▲ -
▲ 120
▲ 690
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 810

Une artère cérébrale leur est bouchée définitivement sous anesthésie pour provoquer un accident vasculaire, puis un antiagrégant plaquettaire est ajouté à leur eau de boisson jusqu'à la mise à mort : 810 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, toutes tuées pour prélever leur cerveau. Il s'agit de savoir si les plaquettes participent à la réparation du cerveau après un AVC, et si les médicaments qui bloquent leur activation gênent la récupération des patients qui en prennent. Le porteur revendique une mortalité "extrêmement faible" dans ce modèle et annonce des points limites stricts. Il mentionne des tests comportementaux générateurs de stress et d'anxiété, ainsi qu'une évaluation neurologique de cinq minutes, sans préciser lesquels ni ce qu'elle mesure.

Objectifs

En France, l’accident vasculaire cérébral (AVC) reste une cause majeure de handicap, de troubles cognitifs et de mortalité. Les seuls traitements disponibles sont soit l’administration d’un médicament ou d’un dipositif permettant de dissoudre le caillot de sang responsable de l’accident vasculaire cérébral. Seule une minorité de patients ont accès à ces traitements en raison de la fenêtre thérapeutique étroite, du nombre limité de centres spécialisés et des contre-indications. Aucun traitement ne prévient les troubles cognitifs post- accident vasculaire cérébral, qui touche 25% des patients. Il est donc essentiel de développer de nouveaux traitements qui permettraient de traiter un plus grand nombre de patients d’une part et de prévenir les troubles de la mémoire qui se développent au décours de l’AVC d’autre part. Certains patients non traités peuvent s’améliorer spontanément suggérant ainsi l’existence d’une plasticité cérébrale c’est-à-dire d’une autoréparation. Une meilleure compréhension de ces mécanismes pourrait conduire à de nouvelles approches thérapeutiques. Au-delà de leur rôle dans la formation du caillot sanguin, les plaquettes sont de plus en plus reconnues comme des modulateurs de processus physiopathologiques importants, tels l'inflammation et la régénération tissulaire. Cependant, leur contribution à la réparation dans l’accident vasculaire cérébral n’a été que très peu étudiée et uniquement à la phase précoce. Cette question est d’autant plus cruciale que de nombreux patients sont traités par des médicaments qui empêchent la formation de nouveaux caillots en empêchant l’activation des plaquettes pour prévenir la survenue d’un second accident vasculaire cérébral. Or, il semble qu’il y ait un plus grand nombre de troubles cognitifs chez les patients traités par antiagrégants plaquettaires. L’objectif de ce projet sera de déterminer la contribution des plaquettes et des médicaments qui empêchent leur activation dans la réparation neurovasculaire post – accident vasculaire cérébral à long terme. Le projet se deroulera dans 2 établissements utilisateurs (EU1 et EU2)

Bénéfices attendus

L’hypothèse de ce projet est que les plaquettes contribuent à la réparation cérébrale après un accident vasculaire cérébral et qu'un traitement anti-coagulant, administré à la phase tardive pourrait avoir un impact négatif ou positif selon la cible pharmacologique sur cette récupération post-ischémie cérébrale. Au-delà des seuls domaines de la biologie plaquettaire et de la physiopathologie de l'accident vasculaire cérébral, cette approche originale fournira la base fondamentale pour les futures études précliniques sur la réparation post-ischémie cérébrale. De plus, les résultats pourraient avoir des implications cliniques importantes car la thérapie anti-plaquettaire est utilisée pour la prévention secondaire de l'accident vasculaire cérébral, avec pour seul objectif d’empêcher la formation d’un nouveau caillot mais sans aucune connaissance sur la réparation à plus long terme.

Procédures

Dans cette étude, un modèle murin d’accident vasculaire cérébral induit par une occlusion permanente procédure réalisée systématiquement sous anesthésie et analgésie sera utilisé. L’intervention chirurgicale dure environ 10 minutes. Chaque animal recevra deux injections (analgésie) ainsi que deux prélèvements sanguins (réalisé à J3 et le jour de la mise à mort). L’injection dure en moyenne 10 secondes, tandis que le prélèvement sanguin ne dépasse pas 2 minutes. Toutes les souris feront l’objet d’une évaluation neurologique qui dure environ 5 minutes. Ce modèle sera combiné à une administration dans l’eau de boisson d’un des traitements anti-plaquettaire dès l’induction de l’accident vasculaire cérébral jusqu’au jour de la mise à mort. L'intervention chirurgicale, l'évaluation neurologique, l'administration des traitements ainsi que les prélèvement sanguins seront réalisés dans l'EU1. L'enregistrement électrophysiologique sera réalisé dans l'EU2.

Impact sur les animaux

- Les injections d'anesthésiques et d'analgésiques causent un stress et une douleur modérée de courte durée les prélèvements sanguins causent un stress et une douleur modérée de courte durée. - L’induction de l'ischémie cérébrale provoque aussi une douleur modérée chez l’animal de courte durée lors de l’incision de la peau. - La prise des traitements anti-agrégants peut induire un risque de saignement. - Les tests comportementaux induisent un stress et de l’anxiété modéré et de courte durée.

Devenir

Les souris seront mises à mort afin de prélever les tissus cérébraux pour des analyses biologiques.

Remplacement

Le modèle in vitro ne permet de rendre compte de la complexité des évènements qui se mettent en place à long terme dans le cerveau (plasticité cérébrale) après l’ischémie cérébrale. L’utilisation de souris déficientes en plaquettes ou de ses différents récepteurs permettra d’étudier leurs rôles respectifs dans le remodelage neurovasculaire post-ischémie cérébrale à long terme. Les modèles murins d'accident vasculaire cérébral permettent de reproduire la physiopathologie de l'accident vasculaire ischémique chez l'homme.

Réduction

Afin de limiter au maximum le nombre d’animaux utilisés, une étude statistique a été réalisée au préalable à l’aide d’un logiciel spécialisé. Cette analyse permet de déterminer précisément le nombre minimum de souris nécessaires pour obtenir des résultats fiables. Les groupes ont été conçus de manière optimisée, basée sur des études antérieures, garantissant ainsi l’utilisation du strict nécessaire d’animaux. De plus, le modèle d’accident vasculaire cérébral utilisé est bien maîtrisé par l’équipe, avec une mortalité extrêment faible ce qui permet de mener les recherches de façon rigoureuse et éthique. Pour analyser les résultats, des méthodes statistiques adaptées seront appliquées, garantissant une interprétation fiable des données tout en respectant l’engagement à réduire l’usage des animaux.

Raffinement

Le bien-être des animaux est une priorité dans l’étude. Leur suivi sera assuré par une équipe qualifiée : un soigneur spécialisé s’occupera d’eux chaque jour, et un chercheur expérimenté effectuera un contrôle approfondi deux fois par semaine. Les souris seront hébergées par groupes de cinq dans des cages ventilées, équipées de materiel pour leur permettre de construire des nids et d’améliorer leur confort. Afin de prévenir toute douleur qui pourrait être associée au modèle, les animaux recevront un traitement antalgique en pré- per- et post-opératoire de manière systématique jusqu’à 48h. Avant la chirurgie, une anesthésie locale sera appliquée. La chirurgie est par ailleurs réalisée par une anesthésie adaptée (anesthésie gazeuse). En post-chirurgie, l’état de santé des animaux sera surveillé attentivement grâce à une grille de scores définie, prenant en compte des points limites stricts et adaptés au projet. Cette méthode permettra de détecter rapidement toute souffrance et d’y remédier. En cas de douleur, un traitement adapté sera administré, et si nécessaire, une mise à mort sera réalisée selon les réglementations en vigueur afin d’éviter toute souffrance prolongée.

Choix des espèces

L’espèce utilisée sera la souris sur laquelle toutes les techniques décrites ont déjà été validées dans la littérature et notre laboratoire. Les souris seront utilisées à l’âge adulte (à partir de 12 semaines). C'est à cet âge que les modèles utilisés sont validés et dans une perspective translationnelle, l’accident vasculaire cérébral survient à l’âge adulte.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
    • Système immunitaire
Souris : 144
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 144
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 144

Une chirurgie d'une heure et demie sous anesthésie interrompt puis rétablit l'irrigation du cœur de chaque animal, suivie de six injections d'analgésique sur trois jours. 144 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour que leur cœur soit récupéré et analysé. Le projet cherche à préciser le rôle des macrophages dans la cicatrisation du muscle cardiaque après un infarctus, et notamment dans la résorption de la cicatrice. Le résumé décrit jusqu'à sept injections d'un "produit non douloureux" sans dire lequel, et justifie les effectifs par l'expérience antérieure de l'équipe sans donner de calcul ni de nombre d'animaux par groupe.

Objectifs

Ce projet a pour objectif d’étudier la phase de cicatrisation du muscle cardiaque à la suite d’un infarctus du myocarde en s’intéressant plus particulièrement au rôle des macrophages, une population de cellules immunitaires impliquée à la fois dans l’élimination des cellules lésées et dans les mécanismes de réparation tissulaire. Si la cicatrisation constitue, en principe, un processus bénéfique visant à restaurer l’intégrité tissulaire, elle peut également avoir des effets délétères sur l’organe concerné. Dans le contexte de l’infarctus du myocarde, la formation initiale de la cicatrice permet de contenir les dommages ; toutefois, à long terme, elle peut évoluer vers une fibrose pathologique, caractérisée par le remplacement progressif du tissu musculaire par un tissu fibreux non contractile. Ce remodelage fibrotique altère la fonction cardiaque et peut conduire à une insuffisance cardiaque. Plus l’étendue de la fibrose est importante, plus la perte de fonction myocardique est sévère. On sait que les macrophages jouent un rôle essentiel, généralement bénéfique, à la fois dans les premières étapes de la cicatrisation, mais aussi dans la phase de résorption du tissu cicatriciel et dans la limitation de la fibrose. Notre objectif est de mieux comprendre, dans le détail, le rôle exact de ces cellules et leur mécanisme d’action. + Quelle est l’importance réelle des macrophages dans la cicatrisation du myocarde à la suite d’un infarctus ? + Les macrophages ne formant pas une population parfaitement homogène, quelles sont les caractéristiques de ceux impliqués dans la résorption de la cicatrice ? + Quels sont les mécanismes cellulaires intervenant dans la résorption de la fibrose par les macrophages ? Ces connaissances fondamentales pourraient, à terme, être appliquées à des objectifs médicaux comme la mise au point de traitements des séquelles cicatricielles de l’infarctus du myocarde.

Bénéfices attendus

Grâce à ce projet, nous approfondirons notre compréhension du rôle des macrophages dans la cicatrisation cardiaque post-infarctus. Nous nous attacherons notamment à distinguer les fonctions spécifiques des macrophages adultes par rapport à celles des macrophages résidents d’origine embryonnaire. Cette étude nous permettra de préciser leur implication non seulement dans le processus de cicatrisation initiale, mais également dans la résorption de la cicatrice, la revascularisation des tissus lésés, ainsi que dans la modulation de l’hypoxie cellulaire associée. Bien que ce projet relève, pour l’instant, principalement de la recherche fondamentale, il s’inscrit clairement dans une perspective médicale. Une meilleure compréhension des mécanismes immunitaires impliqués dans la guérison du cœur après un infarctus pourrait, à long terme, nourrir des approches plus appliquées en recherche clinique. Actuellement, l’intervention médicale post-infarctus repose essentiellement sur une prise en charge rapide, visant à limiter les lésions aiguës. Cependant, si la cicatrisation qui s’ensuit est indispensable à court terme, elle peut engendrer des effets délétères à long terme, notamment par l’excès de tissu fibreux non contractile. Notre étude pourrait ainsi contribuer, à terme, au développement de stratégies thérapeutiques destinées à contrôler l’extension du tissu cicatriciel et à favoriser la régénération d’un myocarde fonctionnel.

Procédures

1) Injection de produit non douloureux (quelques secondes par animal) entre une et 7 fois (sur une période de 10 jours) 2) Injection de produit non douloureux (une minute par animal) 2 injection 30 mn et 5 mn avant la mise à mort 3) Intervention chirurgicale sous anesthésie provoquant un infarctus cardiaque transitoire. Fréquence et durée :intervention unique, d’environ 1 heure 30 minutes par souris 4) Injections d’analgésie : 6 injections sur 3 jours (toutes les 12 heures) en post-opératoire sur animaux vigiles.

Impact sur les animaux

Les injections même lorsqu’elles sont répétées, n’entraînent qu’une gêne légère et de courte durée pour les animaux, les produits administrés n’étant pas douloureux. Concernant les interventions chirurgicales, l’ischémie induite au cours de l’intervention est transitoire, et les animaux récupèrent rapidement, généralement dans les 24 heures suivant la chirurgie, sans signes de pathologie ni de souffrance post-opératoire. En conclusion, l’ensemble des procédures envisagées n’induiront qu’un inconfort modéré et transitoire, maîtrisé par des mesures adaptées d’analgésie et de soins post-opératoires.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure pour récupérer et analyser le cœur.

Remplacement

L’étude du fonctionnement du cœur et des mécanismes de cicatrisation après un infarctus ne peut être réalisée que sur l’animal vivant, aucun modèle in vitro ne permettant, à ce jour, de reproduire de façon fiable la complexité de ces processus. Il n’existe pas non plus de système artificiel capable de refléter fidèlement le fonctionnement global du système immunitaire d’un organisme adulte. Le recours à un modèle animal est donc indispensable pour cette recherche. Il permet de reproduire de manière réaliste l’interruption de l’irrigation cardiaque, le microenvironnement tissulaire post-lésionnel, ainsi que la réponse immunitaire, à la fois locale et systémique, impliquant le recrutement cellulaire via la circulation sanguine. Ce modèle offre également la possibilité d’étudier directement les interactions entre les macrophages et d‘autres cellules cardiaques.

Réduction

Les effectifs des groupes expérimentaux ont été ajustés : - en s’appuyant sur notre expérience antérieure ; - en fonction de la nature des expériences et des paramètres à mesurer, - en tenant compte de la variabilité attendue de ces paramètres. En particulier, les résultats obtenus lors d’un précédent projet ont montré que les différences observées entre les lots contrôles et expérimentaux étaient importantes et permettaient l’utilisation d’un nombre relativement restreint d’animaux pour chaque lot. Ceci permettra de produire des résultats fiables et interprétables, avec une puissance statistique suffisante.

Raffinement

Pour la chirurgie, outre l’anesthésie, une analgésie sera effectuée par injection juste avant l’opération et durant les 72 heures suivant l’opération pour limiter au maximum les douleurs post-opératoires. Le réveil se déroulera en cages individuelles, au calme. La cage sera munie d’un tapis chauffant pour lutter contre l’hypothermie post-opératoire. Du gel alimentaire sera ajouté dans la cage pour faciliter la prise alimentaire durant les premiers jours suivant la chirurgie. Les animaux seront suivi de manière régulière pour évaluer leur état de santé. Des points limites spécifiques et précoces seront estimés (apathie, perte de poids, aspect du pelage) pour permettre une intervention rapide afin d’éviter ou de minimiser la douleur, si nécessaire.

Choix des espèces

- Les souris sont des petits mammifères qui partagent de nombreuses similarités avec l’homme. - Elles constituent un modèle très maîtrisé par l’ensemble des équipes de recherche - Leur temps de génération est court et les effectifs des portées élevés, ce qui permet d’avoir rapidement accès à un grand nombre d’animaux - On peut utiliser des individus de lignées consanguines, ce qui permet une meilleure homogénéité dans nos populations, et on peut trouver d’énormes bases de données (ex : génétiques) et utiliser de nombreux réactifs spécifiques de cette espèce (ex : anticorps). - De nombreuses lignées existent (souris génétiquement modifiées) pour étudier les macrophages. - Les procédures chirurgicales, y compris les médicaments les plus efficaces (anesthésiques et analgésiques) et les doses à injectées, sont parfaitement connus. L’étude des effets de l’infarctus dans les différentes conditions expérimentales se fera à l’âge adulte (après 6 semaines). Le but est de produire un modèle proche de la pathologie humaine qui est une maladie de l’individu adulte. Chez la souris, la maturité sexuelle est atteinte à environ 6 semaines, cet âge est donc considéré comme le début de l’âge adulte.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Cochons : 70
Souffrances
▲ 30
▲ -
▲ -
▲ 40
Devenir
 -
 -
 -
 70

Sept heures d'anesthésie générale par animal, dix sessions d'imagerie et trois prélèvements sanguins encadrent la chirurgie qui provoque un infarctus puis réouvre l'artère. 70 porcs vont être utilisés, 40 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère et 30 menées sous anesthésie sans réveil, tous tués pour que leur cœur soit prélevé et examiné. Le porteur prévoit des douleurs aiguës possibles pendant les 48 heures suivant l'opération, et une défibrillation externe en cas d'arrêt cardiaque, avec perte de l'animal pendant la procédure. Ces infarctus servent à valider une échographie 3D contre l'IRM de diffusion, et le porteur décrit le porc comme le modèle désormais recommandé "pour des raisons éthiques".

Objectifs

Les maladies cardiovasculaires sont la principale cause de décès au niveau mondial, avec un taux de décès élevé dans le cas de l’infarctus du myocarde (IDM). Il se définit comme la lésion d'une partie du muscle cardiaque, suite à un manque d’oxygène. Cette situation est provoquée par une sténose (rétrécissement) partielle ou totale des artères qui alimente le cœur en sang oxygéné. Le traitement actuel consiste à rouvrir l’artère sténosée (appelé reperfusion). La prise en charge de l'infarctus reste donc un problème de santé publique. Après l’IDM, la structure locale du muscle cardiaque lésé est altérée dans ce contexte, il est primordial de mesurer les altérations de la structure musculaire tissulaire par imagerie non-invasive. Dans ce contexte, l'objectif de ce projet est de développer une méthode d'imagerie avancée d’échographie 3D qui sera validée contre l’IRM de diffusion, et confronter à l’histologie, dans des modèles expérimentaux d'infarctus du myocarde sur modèle porcin. La nouvelle méthode d’imagerie devra aussi démontrer sa capacité à suivre l'évolution du muscle cardiaque à différents moments pendant l'IDM et après la reperfusion avec une validation histopathologique complète.

Bénéfices attendus

Les bénéfices de ce projet seront une meilleure compréhension des altérations structurelles du muscle cardiaque et de leur retentissement fonctionnel grâce aux différentes réalisations du projet. Il permettra à la fin de disposer d’une technique de caractérisation de la microstructure myocardique rapide, transportable et peu coûteuse. L'imagerie UltraSon (US) augmentée de sa fonctionnalité de caractérisation serait ainsi rendu possible avant et même dès la prise en charge du patient à son domicile dans l’ambulance du Samu, pendant et après l’infarctus, et pourrait offrir de nouvelles perspectives de soin et de suivi des patients cardiaques. L’imagerie Ultrason (US) fonctionnelle et anatomique deviendra également une imagerie de caractérisation tissulaire. L'intérêt suscité par cette modalité d'imagerie avancée, avec l'imagerie 3D cardiaque haute résolution en temps réel, permettra son extension à d'autres applications de tissu fibreux, telles que l'imagerie 3D du muscle squelettique (dommages musculaires inhérent à des pathologies chroniques ou blessures, douleurs, processus cicatrisation), ou encore des reins.

Procédures

L’étude comprend : - Une procédure chirurgicale d’ischémie-reperfusion (IR), réalisée sous anesthésie générale (AG) avec suivi par imageries (échographie 3D et IRM). Durée AG environ 7 heures. Des sessions d’imagerie fonctionnelle et structurelle cardiaque avec deux techniques différentes (échographie 3D (nouvelle imagerie non-invasive à valider) et IRM (imagerie non-invasive de référence)) sont effectuées sous anesthésie générale (AG), et répétée régulièrement pour le monitoring physiologique et la validation, soit au total 10 imageries de 30 secondes à 1 minute. - Des prélèvements sanguins, réalisés 3 fois sous AG (3 minutes par prélèvement sanguin) aux différents instant cruciaux de la procédure d’ischémie-reperfusion, et synchronisés aux sessions d’imagerie.

Impact sur les animaux

Durant l’anesthésie générale : Les effets indésirables possibles serai tout événement inhérent au modèle pathologique d’infarctus du myocarde amène à pratiquer des réanimations nécessitant une défibrillation externe, qui entrainerait la perte de l’animal durant la procédure. Durant l’étape post-opératoire, les effets indésirables possibles sont une infection aux points d’entrée utilisés durant les procédures, une douleurs physiques aigues possibles au cours des 48h post-procédures avec le maintien des antalgiques.

Devenir

Tous les animaux seront placés sous AG pour être euthanasiés afin de prélever le cœur qui sera observé macroscopiquement après l’explantation. Si un animal doit être euthanasié pendant le protocole, il sera déjà placé sous anesthésie et imager quand même. Des échantillons seront ultérieurement étudiés par analyse histologique et biologique afin de nous permettre d’observer la structure tissulaire et de comparer avec les résultats d’imagerie. Cela nous permettra de valider la méthode innovante d’imagerie 3D échographique et d'anisotropie pour la caractérisation tissulaire locale après un IDM.

Remplacement

Des études préliminaires in vitro sur des matrices de collagène dont l'organisation fibrillaire imite l'organisation du tissu cardiaque sont prévues dans le cadre de ce projet pour la comparaison entre l'échographie et l'IRM de diffusion, et constitue un préalable avant les tests in-vivo sur animal. En effet, même s’il est possible de construire des matrices in vitro qui se rapproche structurellement de la réalité, il est impossible au modèle in-vitro de reproduire la physiologie fonctionnalisée de l’organe cœur. L’évaluation de l’impact de la fonction cardiaque (mouvement du cœur) et de la perfusion sanguine sur la mesure, tout comme l’étude de relation structure-fonction qui en résulte nécessite la mesure in-vivo ET la comparaison avec l’ex-vivo. La méthode doit en effet démontrer à la fois sa sensibilité aux variabilités physiologiques, sa reproductibilité in-vivo sur cœur battant, enfin sa capacité à détecter des changements sur un modèle pathophysiologique contrôlé avant toute application au monitorage physiopathologique sur l’homme ou au guidage de thérapie réparatrice. La démonstration d’efficacité de la méthode de mesure UltraSon (US) de la structure du cœur ne peut donc être effectuée de façon complète que sur des animaux vivants dans un protocole impliquant un suivi longitudinal avec un modèle d’infarctus du myocarde contrôlé.

Réduction

Le nombre de porcs pour ce projet correspond à l’effectif minimum permettant d’évaluer et de comparer les deux méthodes d’imagerie avec la puissance statistique nécessaire pour valider cette étude, compte tenu d'une variabilité inter-individuelle attendue et similaire à l’homme, de la précision des mesures IRM et échographiques, et de l’amplitude des changements physiopathologiques à détecter dans le modèle longitudinal d’infarctus . Ce nombre résulte également de notre expérience et de la difficulté du modèle expérimental longitudinal, pour nous permettre de disposer d’éléments suffisants pour montrer la sécurité, l’efficacité et la performance de l’imagerie. Notre équipe conduit plusieurs projets autour de l’infarctus du myocarde sur le porc et plusieurs animaux témoins ou « sham » (animaux servant de contrôles sans modèle physiopathologique, servant la mesurer la normalité du cœur, sans modèle d’ischémie et éventuellement juste l’effet de la chirurgie, anesthésie etc…) et faisant l’objet de thérapie de cardioprotection. Nous demandons 10 animaux témoins par procédure car l’étude prévoit de comparer échographie et IRM y compris sur sujets normaux dont nous ne disposons pas de référentiel échographique de la normalité. Dans le cas où des prélèvements ou des interventions additionnelles n’interfèrent pas, sont compatibles et ne nuisent pas à l’atteinte des objectifs du projet, des animaux pourront naturellement être mutualisés afin de réduire le nombre d’animaux utilisés. Nous portons par ailleurs un intérêt à publier nos résultats, même négatifs, pour apporter et attester de la connaissance acquise et éviter des sacrifices ultérieurs d’animaux pour les mêmes raisons scientifiques, offrir les conditions de reproductibilité nos travaux. Par ailleurs, pour la procédure non-invasive, si les résultats de l’étude sont obtenus avant d’atteindre le corum des 30 porcs, un nombre inférieur d’animaux pourra être utilisé.

Raffinement

Pour réduire le mal être et la souffrance de l’animal lors de nos interventions : - L’entrée des porcs dans la structure expérimentale est programmée de façon à fournir aux animaux un environnement optimum (mise en loge d’expérimentation au minimum 7 jours avant l’intervention, avec un enrichissement du milieu). Les porcs sont hébergés dans les conditions adaptées à leur espèce, logés sur copeaux, en groupes sociaux, avec jeux à leur disposition. Un suivi quotidien leur est apporté. Un vétérinaire assure le suivi sanitaire. - Pour le transport vers le site d’expérimentation, l’animal déjà isolé dans un box de l’animalerie à proximité de ses congénères la veille de son départ (et mis à jeun 12 heures avant la procédure), est tranquillisé par un sédatif. - Les animaux sont placés sous anesthésie générale pendant toute la procédure chirurgicale et d’imagerie avec une prise en charge de la douleur (perfusion continue et lente d’antalgique durant toute la procédure d’ischémie et de reperfusion). - Durant la procédure sous anesthésie générale, la température corporelle des animaux sera maintenue grâce à une couverture chauffante ou des bouillottes d’eau chaude (dont l’eau chaude sera régulièrement renouvelée). - Lors de la période de réveil, le protocole utilisé et validé chez l’animal comme chez l’homme est parfaitement maitrisé par notre équipe de chirurgiens cardiaques permet d’éviter la souffrance post chirurgicale. – Lors de la période post-opératoire, toute situation pouvant être invalidante et douloureuse sera prise en compte et notifiée dans une fiche d’évaluation de la douleur avec un scoring qui pourra faire l’objet de discussions et d’une prise de décision par les porteurs du projet pour apporter une solution éthique et appropriée. Cette grille prévoit des points limites suffisamment prédictifs et spécifiques au projet. Le personnel animalier de l’Etablissement Utilisateur sera formé au suivi comportemental de l’animal et au remplissage de cette fiche d’évaluation. - Pour l’euthanasie, l’animal est toujours placé sous anesthésie générale.

Choix des espèces

Nous devons nous approcher le plus possible de la physiopathologie humaine, le porc est plébiscité et est désormais pour des raisons éthiques le modèle recommandé. Il n’est pas possible de remplacer le porc par un rongeur, dont l’imagerie nécessite des imageurs dédiés qui ne sont pas équipés des techniques d’imageries développées dans le cadre du projet pour une application humaine. Les imageries sont par ailleurs optimisées pour l’homme, avec les mêmes contraintes physiologiques (durée électrocardiogramme et durées d’acquisition relatives dans le cycle cardiaque, champ de vue, rapport signal bruit des images,) qu’il est impossible de réaliser avec des fréquences cardiaques supérieures à celles de l’homme. Nous utilisons des porcs adultes d’âge supérieur à 1 an, de sexe mâle ou femelle, ayant un poids compris entre 50 et 70 kg. L’éleveur est le spécialiste de cette souche de porcs qui est la seule lignée permettant de garantir des poids stables dans le temps et tout au long du modèle chronique. Nous avons des données expérimentales importantes sur la lignée elle-même et sur ce type d’expérimentation, nous permettant de limiter le nombre d’animaux à utiliser dans de nouveaux protocoles. Les résultats obtenus sur les animaux de cet âge sont convaincants et suffisants dans nos études. Les cœurs de modèle animal sont aussi les plus proche structurellement et physiologiquement des cœurs d’humains, avec un réseau de collatérales bien développé et une maturité tissulaire qui reflète bien le vieillissement. Il est pertinent pour l’adaptation structure-fonction que l’on cherche à mesurer et permettra de transposer les connaissances acquises vers l’imagerie clinique et la clinique elle-même.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
Lapins : 84
Souffrances
▲ 84
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 84

Un hématome profond est provoqué dans le cerveau de chaque animal par injection de collagénase, puis un dispositif d'occlusion est glissé dans les artères intracrâniennes pour réduire le flux sanguin. 84 lapins vont être utilisés dans des procédures menées sous anesthésie générale de deux à douze heures, tués avant tout réveil pour que leur cerveau soit prélevé. Le projet cherche à démontrer qu'abaisser le flux sanguin limite la croissance de l'hématome, étape que le porteur présente comme un prérequis avant des essais chez l'être humain. Le résumé chiffre la durée de la chirurgie mais ne décrit ni les gestes propres à chaque groupe ni la répartition des 84 lapins, et conclut qu'aucune nuisance n'est attendue pendant la procédure puisque l'animal reste anesthésié.

Objectifs

Un patient sur cinq atteint d'hématome intracrânien connaît une expansion ultérieure de l'hématome, ce qui est associé à de mauvais résultats cliniques. Les risques de décès et d'invalidité triplent dès que se produit une expansion de 3 ml de l'hématome. Le risque d'expansion est plus important au cours des 3 premières heures, avant d’atteindre un plateau après 6 heures. Les premières études clinico-pathologiques et les études de modélisation appuient l'hypothèse selon laquelle le saignement lié à la rupture d’un vaisseau primaire applique des forces de cisaillement. Ces dernières peuvent se résumer comme la force que le flux sanguin exerce sur la paroi du vaisseau pouvant déformer les cellules endothéliales (qui sont en contact direct avec le sang) aux vaisseaux adjacents entrainant d'autres saignements et donc l'expansion de l'hématome. Dans ce contexte, il est nécessaire de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques innovantes dans ce type d'AVC, afin de transformer radicalement l'issue des patients, en réduisant la mortalité précoce et les handicaps graves. Ce projet vise à lutter contre l'expansion de l'hémorragie : de la preuve de concept sur modèle animal à la validation par des essais cliniques, en développant notamment un dispositif endovasculaire pour diminuer localement le flux sanguin. La preuve de concept d’hématome profond intra cérébral induit de manière reproductible chez le lapin a été validée lors d’une étude préliminaire. L’étape suivante consiste à apporter la preuve de concept qu’une diminution du flux sanguin intracrânien va limiter l'expansion de cet hématome profond induit. Une étude randomisée sera réalisée, afin de tester l'efficacité de la modulation sélective du flux sanguin par voie endovasculaire (intervention effectuée en passant par les vaisseaux sanguins) à l’aide d’un dispositif d’occlusion temporaire pré existant. Plusieurs groupes d’animaux seront donc nécessaires afin d’évaluer l’efficacité de la technique et son optimisation. Si cette preuve de concept est validée, il s'agira d'un changement de paradigme dans la prise en charge aiguë de l’hématome intra crânien. Cette étape est donc un prérequis pour la suite du projet, qui permettra d’évaluer de nouveaux traitements endovasculaires « sur mesure », visant à limiter la croissance des hématomes intra cérébraux.

Bénéfices attendus

Ce projet a pour objectif de valider la preuve de concept que la modulation du flux sanguin intracrânien limite l’expansion des hématomes profonds intra cérébraux sur un modèle d’hématome pré clinique chez le lapin validé précédemment. Ce projet permettrait, à moyen-long terme : D’apporter de nouvelles données pour développer un nouvel outil de traitement de ces hématomes. D’évaluer l’efficacité de ce nouvel outil afin de débuter dès que possible une étude clinique. Ce projet s’intègre dans un projet plus large dont le but est de transformer le pronostic de l'hémorragie intracérébrale chez l’homme, pathologie actuellement principale pourvoyeuse de morbi mortalité.

Procédures

Chaque animal aura la procédure chirurgicale d’une durée de 2 à 12 heures adaptée à son groupe, sous anesthésie générale, pour laquelle l’animal ne sera pas réveillé à son terme.

Impact sur les animaux

L’anxiété et le stress sont des effets indésirables possibles en amont de la procédure. L’animal étant sous anesthésie générale tout au long de la procédure, il n’est pas attendu de nuisances ou effets indésirables pendant la procédure.

Devenir

Les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure afin de prélever les pièces anatomiques (cerveau) à des fins d’analyse en anatomopathologie.

Remplacement

Ce projet nécessite l’utilisation du gros animal pour naviguer dans les artères intra crâniennes, afin de valider la preuve de concept et l’outil avant toute utilisation chez l’humain. La croissance des hématomes est dépendante de paramètres physiologiques et mécaniques, tels que la tension artérielle, ou encore de la zone autour de l’hématome où l’inflammation est importante. L'utilisation d'animaux dans le cadre de ce projet est indispensable car il n’existe aucune méthode de simulation préexistante (mais sera développée en parallèle de ce projet).

Réduction

Un nombre total de 84 lapins a été méthodologiquement déterminé pour observer une différence statistique entre les groupes. Cependant, une analyse intermédiaire, après 9 lapins issus de chaque groupe, sera réalisée, pour évaluer la vitesse de croissance de l’hématome. Si les résultats sont très en faveur de l’hypothèse diagnostique de départ, l’étude sera arrêtée. A noter que l’étude préliminaire réalisée dans le cadre de ce projet a permis de développer et optimiser un modèle d’hématome intra cérébral induit ; et donc de réduire le nombre d’animaux nécessaires pour cette nouvelle étape. En parallèle, des modélisations par ordinateurs seront développées afin d’améliorer la compréhension du flux sanguin et de la croissance de l’hématome, ce qui permettra de réduire le nombre d’animaux nécessaire pour développer le futur dispositif permettant le traitement chez l’humain.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans le respect du bien-être animal. Les animaux auront systématiquement une période d'acclimatation de 5 jours minimum. Leur environnement comportera un enrichissement (foin, bûchettes à ronger...). Les animaux seront suivis quotidiennement et leur état de santé sera évalué tout au long de leur phase d’acclimatation et de pré anesthésie. Les animaux seront anesthésiés et analgésiés pendant les procédures chirurgicales. Ils seront suivis et monitorés tout au long de la procédure avant la mise à mort.

Choix des espèces

Les modèles petits animaux (souris, rats) ne permettent pas d’utiliser les outils d'imagerie cliniquement disponibles, en raison de leur petite taille et ne permettent pas le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques telles que le traitement par voie endovasculaire, à cause des difficultés à atteindre les vaisseaux les plus fins avec les dispositifs cliniques actuels. Le lapin possède un réseau circulaire d’artères à la base du cerveau se rapprochant de celle de l’humain, à la différence du porc. Enfin, la taille des vaisseaux du lapin permet d’utiliser des dispositifs déjà employés en neuroradiologie interventionnelle chez l’humain. Le poids des lapins New-Zealand adulte est supérieur à 3.5kg, soit autant qu'un nouveau-né, ce qui permet d'utiliser les appareils d'imagerie disponibles en clinique et d’évaluer des stratégies chirurgicales ou endovasculaires.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 2418
Souffrances
▲ 2418
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 2418

2 418 souris vont être utilisées dans des procédures menées sous anesthésie, les animaux étant tués avant tout réveil. Chacune reçoit un analgésique puis un anesthésique, à sept minutes d'intervalle, avant un prélèvement de sang unique effectué soit dans le sinus rétro-orbitaire, soit directement dans le cœur après incision des parois abdominale et thoracique. L'objectif est de caractériser le rôle d'un mécanorécepteur activé par le flux sanguin dans la coagulation, sur une lignée dont le gène a été modifié pour reproduire une mutation humaine rare. Le volume de sang à prélever est trop important pour que les souris puissent rester en vie, et leurs poumons et leur moelle osseuse sont récupérés après la mort.

Objectifs

Les plaquettes sanguines, essentielles pour arrêter les saignements, peuvent aussi être impliquées dans la formation de caillots anormaux (thromboses). Leur activation est normalement très contrôlée : trop faible, le saignement persiste ; trop forte, un caillot peut se former sans raison. Ce projet étudie l’impact d’une molécule activée par les forces mécaniques du flux sanguin sur l’équilibre de l’hémostase. Certaines mutations rendent cette molécule trop active et semblent favoriser la formation de thromboses. Nous pensons que cette hyperactivité pourrait provoquer une activation anormale des plaquettes et des globules rouges. Avec un modèle de souris, nous analyserons comment cette protéine influence l’activation des plaquettes, et dans quelles conditions mécaniques elle déclenche la formation de caillots. Ces travaux pourraient apporter de nouvelles pistes pour comprendre et traiter des maladies thrombotiques, comme les accidents vasculaires cérébraux.

Bénéfices attendus

Ce projet est essentiel pour la compréhension des mécanismes physiopathologiques associées à des mutations d’un récepteur à l’origine d’une maladie rare peu étudiée. A court terme, cette étude permettra d’approfondir les connaissances de la pathologie et d’améliorer son diagnostic clinique qui est aujourd’hui encore imparfait. Grâce aux données obtenues et grâce à une collaboration étroite avec 3 autres équipes de recherche, cette étude fera progresser la compréhension de la maladie, et sera bénéfique pour les cliniciens, médecins, chercheurs et surtout pour les patients. A plus long terme, l’identification des mécanismes physiopathologiques ouvrira des perspectives de solutions thérapeutiques ciblées pour les patients atteints de cette maladie. La caractérisation des mécanismes (physiques, cellulaires et moléculaires) impliqués dans l’activation du mécanorécepteur devrait également renforcer notre compréhension des thromboses survenant lors des accidents vasculaires cérébraux, ouvrant de nouvelles cibles thérapeutiques.

Procédures

Au cours du projet, toutes les souris recevront deux injections successives (analgésique, puis anesthésique) avant un prélèvement sanguin unique, suivi de leur mise à mort. Ces deux injections seront réalisées en moins de cinq secondes chacune et espacées d’environ sept minutes. Dès l’obtention d’une anesthésie complète (environ dix minutes après l’injection), le prélèvement sanguin sera effectué soit au niveau du sinus rétro-orbitaire, soit par voie intracardiaque après incision des parois abdominale et thoracique. L’acte chirurgical durera moins de 10 min, et les animaux seront mis à mort immédiatement après le prélèvement, avant tout réveil.

Impact sur les animaux

La contention peut provoquer un stress chez l’animal. Les injections d’anesthésiants peuvent entrainer un stress, une hypothermie et une douleur de courte durée à l'animal.

Devenir

Toutes les souris seront mises à mort car le volume de sang prélevé, nécessaire à la caractérisation des différents mécanismes moléculaires impactés par le gain de fonction de la molécule, est trop important pour les maintenir en vie. De plus, à la fin des expériences des prélèvements post-mortem d'organes (poumon, moelle osseuse) seront également effectués afin d'étudier l'érythropoïèse, la mégacaryopoïèse et l’activité des cellules endothéliales

Remplacement

Toutes les expériences sont préalablement mises au point sur les plaquettes humaines en présence d’un activateur chimique de la molécule. Une fois les principaux paramètres d’études définis, il est crucial de confirmer le rôle du gain de fonction de la molécule dans l’hémostase grâce au modèle murin dont le gène qui code cette protéine a été modifié. En effet, ce modèle est plus spécifique puisqu’il reproduit le gain de fonction et permet ainsi de s’affranchir de l’activateur chimique et de ses potentiels effets non spécifiques (effets sur d’autres récepteurs et/ou d’autres cellules).

Réduction

Une réflexion a été menée en prenant en compte les outils technologiques et statistiques afin de réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés pour chaque expérience. Une gestion attentive des accouplements sera effectuée afin de réduire au maximum le nombre de souris non utilisables dans nos expériences. Les résultats obtenus seront analysés avec des tests statistiques adaptés. Les procédures se feront étape par étape afin de vérifier que les résultats obtenus sont en accord avec nos hypothèses de recherche. Plus particulièrement, nous nous attendons à des différences de données en fonction du sexe des souris. Si aucune différence entre mâles et femelles n’est observée, un seul groupe mixte au lieu de deux groupes homogènes sera étudié.

Raffinement

Tous les prélèvements sanguins seront effectués sur des souris prémédicalisées avec un antalgique puis anesthésiées avec un mélange d’anesthésique – analgésique. La qualité de l’anesthésie sera contrôlée régulièrement au cours de la procédure. Tout signe de douleur entrainera un renouvellement de l’injection ou l’arrêt de la procédure avec mise à mort de la souris dans les 2 min. L’hébergement se fera avec 2 à 5 souris par cage.

Choix des espèces

La souris permet l’étude d’animaux génétiquement modifiés particulièrement informatifs pour la compréhension des mécanismes physiopathologiques. De plus, de nombreux tests ont été développés et bien caractérisés dans cette espèce animale. Enfin, la souris permet d’obtenir suffisamment de sang, de cellules endothéliales et de progéniteurs hématopoïétiques nécessaires à l’étude ex vivo de l’hémostase et de la mégacaryopoïèse. Souris adultes âgées d’au moins 11 semaines. Ce stade de développement a été choisi par analogie avec la littérature.

Theranostic de l’athérosclérose

(NTS-FR-020110v1 – 28/11/2025)
  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 1790
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 1790
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1790

Nourries d'un régime riche en cholestérol pendant huit, quatorze ou vingt-quatre semaines, injectées par voie intraveineuse, passées à l'IRM avant l'injection puis six et vingt-quatre heures après, 1 790 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Les souris génétiquement modifiées développent des plaques dans les artères, un groupe non modifié constituant le témoin sain. Le porteur présente l'IRM comme une imagerie "sans risques" tout en décrivant des variations du rythme cardiaque et respiratoire pendant l'examen, une hypothermie possible en imagerie optique, et des injections répétées susceptibles de provoquer inflammation, douleur et caillots au point de piqûre. Le prélèvement sanguin final se fait sous anesthésie profonde suivie de la mise à mort, les organes étant ensuite prélevés.

Objectifs

L'athérosclérose est une maladie inflammatoire systémique, chronique et progressive qui touche les artères . Elle se développe lentement et provoque des dépôts de graisses (appelés plaques) dans les parois des vaisseaux sanguins. L’athérosclérose crée les conditions pathologiques de l'infarctus du myocarde, l'angine de poitrine, l’accident vasculaire cérébrale et des problèmes circulatoires. Le plus souvent, ces plaques dangereuses ne causent pas de symptômes avant qu’il ne soit trop tard. C’est pourquoi il est essentiel de mieux les détecter avant qu’elles ne se rompent. Notre recherche vise à développer un outil combiné de diagnostic et de traitement (appelé théranostic). Ce système permet à la fois de voir les plaques à l’aide de l’IRM (imagerie par résonance magnétique) et de délivrer un médicament ciblé directement sur la zone concernée. Ces outils seront développés à partir d’anticorps humains afin de minimiser les réactions d’allergie lors de l’injection chez l’homme. L’IRM est une modalité d’imagerie « sans risques » qui offre la possibilité d’utiliser des agents de contraste sûrs. Avant d’envisager une utilisation chez les patients, ces outils doivent être testés dans des études précliniques sur des souris présentant des lésions similaires à celles de l’homme. Un groupe de souris « saines » sert de comparaison. Ces modèles permettent de comprendre comment le corps entier réagit, et d’analyser précisément les tissus.

Bénéfices attendus

Les outils de diagnostic, de traitement et de prévention développés dans cette étude permettront de créer de nouveaux systèmes d’évaluation, utiles pour repérer les personnes les plus à risque et mieux cibler celles qui pourraient bénéficier d’immunothérapies. Aujourd’hui, le traitement de l'athérosclérose est souvent mis en place trop tard, uniquement après l’apparition de symptômes ou d’un accident cardiovasculaire. Ce projet offre une opportunité unique de changer cette approche, en mettant en place un suivi précoce et préventif des personnes à risque, même si elles ne présentent encore aucun signe. Cela permettrait de proposer des traitements personnalisés en amont, afin de réduire le nombre de complications cardiovasculaires tout en diminuant les coûts pour le système de santé

Procédures

Les animaux seront soumis à deux types de régimes riches en cholesterol pendant trois périodes distinctes de 8, 14 et 24 semaines. Des images seront prises lors des injections (une injection unique par bionano-objet, anticorps ou serum physiologique) à l'aide de l'IRM (30 minutes), avant et après injection (6 et 24 heures après injection) sous anesthésie (30 min), ou via imagerie optique (durée : 4 minutes), en pré et post-injection sous anesthésie (10 min). La durée des injections correspondra au temps nécessaire pour administrer une piqûre à une souris anesthésiée. Dans les expérimentations d'efficacité thérapeutique avec les bionano-objets, deux injections hebdomadaires pendant deux semaines d’anticorps ou de serum physiologique sont réalisés , un prélèvement sanguin unique sera effectué au début, à mi-parcours (durant 1-2 mins ) et à la fin du protocole ( durant 2-5min), sous anesthésie profonde avec euthanasie. Lors des études ex-vivo des prélèvements d’organes, seront réalisée après euthanasie.

Impact sur les animaux

Les injections intravéneuses répétées des différents composés peuvent susciter une réaction inflammatoire, une douleur, la formation de caillots au point d'injection. Le test du régime avec la nouvelle souche de souris peut entrainer une perte ou un gain de poids excessif, une léthargie, un changement dans la consommation d'eau ou d'aliments, une teinte jaune des muqueuses (ictère, signe de dysfonctionnement hépatique), grattage excessif, léchage.L'IRM est une technique non-invasive cependant, durant l'examen un changement du rythme cardiaque et/ou respiratoire , mesurés grâce à un capteur placé entre l'animal et le lit IRM, peut subvenir, du fait de la variabilité inter-animaux de la sensibilité aux anesthésiques. L'imagerie optique de fluorescence est une méthode non invasive largement utilisée peut présenter certains effets indésirables comme l’hypothermie. L’anesthésie utilisée lors des injections ou lors des imageries pourrait affecter la fréquence respiratoire, la température corporelle, induire du stress, léthargie si répétitions.

Devenir

Notre étude porte sur le théranostic de l'athérosclérose, à savoir offrir la possibilité d'effectuer une imagerie non invasive par résonance magnétique (IRM) pour établir le diagnostic et d’administrer un médicament au niveau du site d'intérêt pour le traitement. Ces outils de diagnostic seront développés à partir d’anticorps humains afin de minimiser les réactions d’allergie lors de l’injection chez l’homme. L’IRM est une modalité d’imagerie « sans risques » qui offre la possibilité d’utiliser des agents de contraste sûrs. Il est cependant nécessaire de tester ces outils de diagnostic dans des études pré-cliniques. Ces études sont réalisées sur 3 modèles animaux d’athérosclérose et un modèle témoin « sain ». En effet, afin de nous permettre de répondre aux questions cliniques, des modèles animaux de la pathologie sont nécessaires afin d’avoir une représentation complète de la physiologie du corps entier. A l'issue des différentes procédures, les animaux seront mis à mort et des analyses sur les tissus de ces groupes seront également effectuées afin de valider nos études in vivo.

Remplacement

L'athérosclérose est une maladie systémique, multifactorielle et évolutive, influencée par des facteurs hémodynamiques, immunitaires et métaboliques, qui jouent un rôle clé dans la formation et la progression des plaques athéromateuses. Les modèles in vitro montrent des limites majeures, telles que l'absence d'interactions systémiques, de circulation sanguine réelle, de contraintes mécaniques naturelles, et l'impossibilité de reproduire l'évolution temporelle des plaques et les réponses immunitaires complexes. En revanche, les modèles animaux offrent un environnement physiologique réaliste, intégrant les interactions biologiques, les contraintes mécaniques et l'évolution dynamique des lésions. Ils restent essentiels pour une compréhension complète de la pathologie, la validation de cibles thérapeutiques et le développement d'approches diagnostiques et préventives efficaces et transposables à l'humain.

Réduction

Pour l’établissement des modèles pathologiques se fera par une étude pilote, le nombre d’animaux calculé est le nombre nécessaire pour valider statistiquement l’étude avec une prise en compte du taux de mortalité mort et/ou d’exclusion lié au modèle de plaque développée. Par ailleurs, le nombre d’animaux reste modéré car lors des étapes de mises au point des séquences IRM in vivo ou imagerie optique de fluorescence, les souris seront imagées plusieurs fois. Le nombre d’animaux utilisé sera nécessaire et suffisant pour détecter statistiquement la pathologie et la biodistribution des biomolécules injectées. Ceci permettra de valider les résultats obtenus et d’évaluer les différences entre animaux.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans un environnement enrichi par des objets (bâtonnets de bois à ronger, matériaux de construction de nid, coton, maisonnette, tubes en carton) contenant de la paille, de la nourriture et de l’eau à volonté. Pour éviter toute douleur ou stress lors des expériences, une anesthésie gazeuse sera utilisée. Des dispositifs comme un tapis chauffant ou un système de chauffage par l’eau aideront à maintenir leur température corporelle. La respiration, et parfois le rythme cardiaque et la température, seront surveillés grâce à un ballon posé sur leur abdomen ou à des électrodes autocollantes placées sur leurs pattes. Cela permettra d’ajuster la dose d’anesthésique si nécessaire. Si le rythme cardiaque ou respiratoire varie de plus de 50 %, l’expérimentation sera arrêtée. Un gel ophtalmique sera appliqué pour protéger leurs yeux. Après les expériences (IRM ou imagerie optique), les animaux seront surveillés attentivement à leur réveil pour détecter tout signe de douleur, d’inconfort ou de stress. Ils resteront sous lampes chauffantes jusqu’à leur rétablissement complet et recevront une réhydratation si besoin. Si un animal montre des signes de souffrance après une injection, il recevra un traitement antidouleur ou anti-inflammatoire toutes les 6 à 12 heures selon son état. Si nécessaire, il sera euthanasié selon le protocole de mise à mort décrit. Les doses des biomolécules injectées respecteront les références scientifiques disponibles, mais une attention particulière sera portée à tout signe de souffrance, même minime. Les animaux seront surveillés chaque jour par les techniciens et chercheurs du laboratoire, y compris les week-ends et jours fériés, afin d’assurer leur bien-être et leur suivi en accord avec le protocole de recherche et les règles éthiques.

Choix des espèces

La souris est un modèle de choix pour l’étude de l’athérosclérose, notamment grâce à la possibilité d’utiliser des techniques d’imagerie avancées comme l’IRM ou la fluorescence. Pour reproduire cette maladie, marquée par l’accumulation de plaques de cholestérol dans les artères, on utilise des souris génétiquement modifiées, chez lesquelles certains gènes impliqués dans le transport ou le métabolisme des lipides ont été inactivés. Certaines de ces souris, déficientes en protéines transportant les lipides, développent rapidement des plaques athéromateuses. Cela permet de suivre les différentes étapes de la maladie et de tester l’efficacité des outils d’imagerie. Ce modèle est particulièrement adapté à l’étude du diagnostic et des approches thérapeutiques, car les plaques formées y sont complexes, inflammatoires et instables – un contexte idéal pour évaluer des traitements visant à les stabiliser ou à les faire régresser. D’autres modèles murins, dont le profil lipidique est plus proche de celui de l’humain, présentent une progression plus lente et contrôlée de la maladie. Ces souris sont mieux adaptées aux études de prévention, car elles permettent de tester l’effet de traitements à long terme pour retarder ou empêcher la formation des plaques. Les souris sont incluses dans le protocole à l’âge de 6 semaines, un moment clé où les vaisseaux sanguins sont suffisamment développés pour détecter les premières lésions, tout en restant sensibles aux facteurs de risque comme une alimentation riche en graisses ou certaines altérations génétiques. Cela permet d'étudier les stades précoces de l’athérosclérose et d’évaluer précocement l’impact de traitements. De plus, cet âge est largement utilisé dans la recherche, ce qui facilite la comparabilité et la reproductibilité des résultats entre différentes études.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
    • Troubles immunitaires
    • Troubles sensoriels
  • Recherche fondamentale
    • Organes sensoriels
    • Système cardiaque
    • Système immunitaire
Souris : 100
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 100
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 100

Rasées sur le dos, puis enduites chaque jour pendant cinq jours d'une crème qui provoque rougeurs, épaississement de la peau et desquamation, 100 souris vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour le prélèvement de la peau et des organes. Vingt d'entre elles sont gavées trois jours de suite, quarante reçoivent des injections quotidiennes d'un anticorps ciblant la molécule CD146 ou d'un placebo. Le projet cherche à savoir si cette molécule intervient dans le psoriasis et si la bloquer soulage la maladie, ainsi que l'athérosclérose qui l'accompagne souvent. Le porteur cite des études cliniques déjà menées sur des patients psoriasiques, les juge descriptives, et affirme qu'il n'existe "aucune alternative à l'animal" pour étudier cette maladie.

Objectifs

Ce projet vise à mieux comprendre le rôle de la molécule d'adhésion cellulaire CD146 également appelée MCAM (Melanoma Cell Adhesion Molecule) dans la physiopathologie du psoriasis et à évaluer cette molécule comme cible thérapeutique dans le psoriasis et une comorbidité associée au psoriasis, l'athérosclérose.

Bénéfices attendus

Plusieurs études cliniques portant sur des patients psoriasiques ont été menées antérieurement pour évaluer les niveaux d’expression de la molécule d'adhésion cellulaire CD146/MCAM sur des biopsies de peau, quantifier les concentrations de sa forme soluble dans le sang ou pour étudier les différentes sous-populations leucocytaires exprimant ce marqueur cellulaire dans le sang. Cependant, ces études restent descriptives et ne permettent pas d’évaluer le rôle du CD146 global, du CD146 endothélial ou du CD146 exprimé par certaines cellules du système immunitaire sécrétrices de la cytokine proinflammatoire interleukine 17 dans la pathogenèse du psoriasis. Contrairement à notre projet qui compare des souris mutées ou non pour CD146, ces études ne permettent pas d’étudier les voies de signalisation régulées par CD146. De plus, ces études cliniques n’ont pas évalué l’effet de thérapies ciblant CD146. Ainsi, ce projet permettra d'identifier des mécanismes moléculaires régulés par CD146 dans la pathogenèse du psoriasis. Il permettra aussi d'évaluer dans un modèle murin le bénéfice thérapeutique d'anticorps monoclonaux ciblant CD146 pour traiter le psoriasis et une comorbidité associée au psoriasis, l'athérosclérose.

Procédures

Tous les animaux du projet seront rasés une fois sur le dos (2 minutes par souris). Ils recevront un traitement sous la forme d'une application quotidienne de crème sur le dos pendant 5 jours (30 secondes par application). 20 souris seront gavées avec une solution diluée dans de l'huile de maïs une fois par jour pendant 3 jours (30 secondes par gavage). 40 souris recevront des injections quotidiennes d'un traitement ciblant CD146 ou un placebo pendant 5 jours (30 secondes par injection). Un prélèvement sanguin sera effectué sur toutes les souris (30 secondes par prélèvement).

Impact sur les animaux

20 souris seront gavées une fois par jour pendant 3 jours avec une solution à base d'huile de maïs. Bien que le gavage ne soit pas douloureux, cela pourrait tout de même causer une gêne à l'animal ou un stress du fait de sa répétition et de la contention. Les souris seront rasées sur le dos, ce qui pourrait générer un stress. L'application d'un traitement à base de crème sur la peau des souris pour induire le psoriasis devrait entraîner une inflammation associée à à l'apparition de rougeurs, un épaississement de la peau et une desquamation en plaques. Ce traitement peut entraîner une déshydratation et une perte de poids.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à l'issue de chaque procédure pour pouvoir évaluer les conséquences physiopathologiques par de l'histologie, l’étude de l'expression protéique et génétique des marqueurs de dommages tissulaires et inflammation à partir des organes et des tissus d'intérêt.

Remplacement

Nous étudions l'implication de la molécule d'adhésion cellulaire CD146, également appelée MCAM (Melanoma Cell Adhesion Molecule) dans la pathogenèse du psoriasis. Cette pathologie autoimmune implique différents types cellulaires (kératinocytes, fibroblastes, cellules endothéliales, cellules du système immunitaire), avec de nombreuses interactions biochimiques et cellulaires. Malheureusement, il est impossible de reproduire un système aussi complexe dans un modèle in vitro, le recours à l'animal est donc nécessaire. A ce jour, dans la littérature, il n’existe aucune alternative à l’animal pour étudier cette maladie.

Réduction

Afin de réduire le nombre de souris nécessaires pour générer les effectifs de chaque groupe utilisé dans les procédures expérimentales, nous utiliserons des souris issues d'accouplements homozygotes et nous utiliserons aussi bien des mâles que des femelles, le psoriasis touchant chez l'humain autant les hommes que les femmes. En l'absence de toute étude antérieure sur le rôle de la molécule d'adhésion cellulaire CD146 dans le psoriasis chez la souris, nous évaluerons son implication dans cette pathologie en comparant des groupes de 10 souris entre eux, effectif minimal déterminé par une approche statistique pour mettre en évidence de potentielles différences significatives.

Raffinement

Une période d’acclimatation de 10 jours sera observée après l’arrivée des animaux issus des établissements d'élevage. Les souris seront observées avant d’initier le protocole et les animaux présentant des symptômes type infection seront écartés des protocoles. Le protocole sera arrêté si l’animal présente des difficultés à respirer (visualisées par une augmentation des rythmes cardiaque et respiratoire répercutée au niveau des flancs de l’animal), si l’animal est prostré ou en retrait, si ses poils sont hérissés. Les animaux seront pesés une fois par jour et observés deux fois par jour pour prévenir tout risque de déshydratation liée à leur traitement. Les animaux seront hébergés en groupe avec un enrichissement. Les animaux disposeront de nestlets, nids à base de fibres courtes de coton, utilisés comme enrichissement de l ’environnement et matériaux de nidification, ainsi que de tunnels afin de réduire l'ennui et de diminuer le stress en stimulant l'activité et en procurant un sentiment de sécurité à l'animal.

Choix des espèces

Le modèle de souris présente de nombreux avantages pour notre protocole expérimental. Outre sa petite taille et son coût avantageux, la souris permet de générer un grand nombre de descendants très rapidement. Par ailleurs, sa manipulabilité génétique permet d'analyser l'effet de mutations du gène cible sur la pathogenèse du psoriasis. La souris permet également d'évaluer l'effet d'un traitement thérapeutique ciblant une protéine d'adhésion cellulaire potentiellement impliquée dans le psoriasis et une comorbidité associée, l'athérosclérose. Les souris utilisées seront âgées entre 8 et 16 semaines. Un âge compris entre 8 et 16 semaines est couramment utilisé dans la littérature pour ce modèle induit de psoriasis car l'épaississement de l'épiderme, l'érythème et la desquamation sont clairement visibles à cet âge là. De plus, cette tranche d'âge a permis de mettre en évidence dans plusieurs études les effets thérapeutiques chez la souris de différents traitements utilisés pour soigner le psoriasis chez l'homme.