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Le risque d’obésité associé au retard de croissance intra-utérin est-il lié à la programmation du système endocannabinoïde ?
- Recherche appliquée
- Troubles endocriniens
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
90 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance déclaré léger. Ils subissent un gavage au glucose puis des séries de six prélèvements sanguins à la queue, une injection d'insuline suivie de six autres prélèvements, et un hébergement en cage individuelle que le porteur reconnaît comme un stress chronique chez ces animaux sociaux. À la fin, tous sont tués pour prélever sang, muscles, tissus adipeux, cœur et foie. Le projet vise à relier retard de croissance intra-utérin et obésité adulte via le système endocannabinoïde, le porteur affirmant l'impossibilité d'utiliser un autre modèle, l'étude longitudinale de la gestation à l'âge adulte n'étant selon lui pas réalisable chez l'humain.
Objectifs
L'objectif de ce projet est d'étudier chez des rats nés avec un retard de croissance, si des altérations précoces du système endocannabinoïde peuvent contribuer au développement ultérieur de l'obésité et de la résistance à l'insuline à l'âge adulte.
Bénéfices attendus
De nombreuses études, épidémiologiques, cliniques et expérimentales sur modèles animaux, ont à présent clairement établi que l’environnement nutritionnel pendant les périodes critiques du développement, les périodes fœtale (gestation) et néonatale, peut induire une programmation métabolique ayant des effets à long terme sur la physiologie de l’organisme favorisant la survenue de maladies métaboliques chroniques à l’âge adulte, comme l’obésité, le diabète, l’athérosclérose ou le cancer. Le retard de croissance intra-utérin (RCIU) est un problème de santé publique qui concerne près de 10% des naissances en France. Le RCIU découle le plus souvent d’altérations de la fonction placentaire réduisant les apports en nutriments au fœtus. Avec la prématurité, le RCIU constitue la première cause de morbi-mortalité néo-natale mais également un facteur de risque de survenue de maladies métaboliques chroniques à l’âge adulte. Cette « programmation métabolique fœtale » affecte le fonctionnement de multiples organes et circuits métaboliques et implique des mécanismes complexes qui ne sont pas complètement compris. Bien que le rôle du système endocannabinoïde dans la régulation de l’homéostasie glucidique et lipidique et du tissu adipeux soit bien connu chez l’adulte, l’impact de la programmation métabolique fœtale, en particulier du RCIU, sur le fonctionnement de ce système n’a, à ce jour, jamais été étudié. Ce projet d’étude est donc particulièrement pertinent et permettrait de définir de nouvelles pistes d’intervention nutritionnelle périnatale pour prévenir les conséquences à long terme d’un RCIU, en ciblant le système endocannabinoïde.
Procédures
Les rats subiront diverses interventions au début, au milieu et/ou à la fin du protocole. Elles auront pour but de 1) mesurer la composition corporelle sur animal vigile via une technique non invasive peu stressante réalisée une fois/animal, 2) mesurer la tolérance au glucose. Les animaux subiront un gavage avec une solution de glucose puis 6 prélèvements de sang de 300μl chacun seront réalisés au niveau de la queue. Ces prises de sang interviendront à T0 (juste avant le gavage) puis 15, 30, 60, 90 et 120 minutes après. Ce test sera réalisé 1 fois/animal, et 3) mesurer la sensibilité à l'insuline. Les animaux subiront une injectionintrapéritonéale d'insuline (dose finale de 0.75mU/g de poids) puis 6 prélèvements de sang de 300μl chacun seront réalisés au niveau de la queue. Ces prises de sang interviendront à T0 (juste avant le gavage) puis 15, 30, 45, 60 et 120 minutes après. Ce test sera réalisé 1 fois/animal.
Impact sur les animaux
Aucun effet indésirable particulier n’est attendu en lien avec les différents régimes et les différentes mesures réalisées. Afin de mesurer précisément leur consommation alimentaire pendant toute la durée du protocole expérimental, les rats seront hébergés en cage individuelle. Cet hébergement individuel affectera le bien-être de ces animaux sociaux en induisant un stress chronique que nous cherchons à réduire en favorisant les contacts acoustiques, olfactifs et optiques avec leurs congénères et en fournissant un enrichissement adapté dans la cage. L’enrichissement de l’environnement sera mis en place avec différents items tels que tunnels en pvc, des maisonnettes en plastique translucide rouge, boule en inox, papier pour se faire un « lit ».
Devenir
A la fin de chaque procédure, les animaux seront mis à mort afin de pouvoir réaliser les analyses qui permettront de répondre aux objectifs du projet. Ainsi, juste avant la mise à mort des rats, sera prélevé la totalité du sang puis juste après la mise à mort, seront prélevés les muscles les tissus adipeux sous cutané et rétro-abdominal, le coeur, le foie et le muscle gastrocnemien.
Remplacement
Pour ce projet, nous avons décidé d’utiliser des rats sprague-dawley. Nous avons choisi ce modèle en raison de l’impossibilité d’utiliser un autre modèle pour répondre clairement à nos objectifs, à savoir étudier les altérations du système endocannabinoïde induites au cours de la période de gestation par un retard de croissance intra-utérin (RCIU, modèle de prématurité) et une fois adulte. Il est possible d’étudier le système endocannabinoïde via des prélèvements sanguins et des biopsies tissulaires chez l’homme adulte. Cependant, le prélèvement de nombreuses biopsies musculaires et adipeuses chez le nouveau-né prématuré rend cette alternative très difficile à mettre en œuvre. De plus le design longitudinal de cette étude couvrant une période de vie allant de la gestation jusqu’à l’âge adulte n’est pas réalisable chez l’homme. Des modèles cellulaires d’adipocyte ou de muscle squelettique, peuvent être utilisés pour tester des conditions physiopathologiques modifiant le système endocannabinoïde. Cependant, la diversité cellulaire des tissus adipeux et musculaires et leurs interactions sont également très complexes et difficiles à reproduire in vitro. Enfin, il n’existe à ce jour aucun modèle in vitro, ou in silico, permettant de reproduire les échanges placentaires entre la mère et le fétus contrôlant le développement fœtale et la gestation, d’autant plus que les mécanismes et les conditions responsables du RCIU sont encore mal compris.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés dans ce projet est réduit à son minimum sans en compromettre les objectifs. Il a été déterminé par un calcul d’échantillonnage. Le nombre de rats nécessaires à l’étude est calculé pour une différence attendue de 15% des teneurs circulantes en endocannabinoides entre les rat contrôles et les rats nés avec un RCIU. Des études ultérieures réalisées chez des rongeurs adultes ont montré que ce paramètre peut varier entre 10 et 50 % en fonction du degré d'obésité. L’effectif est calculé pour un risque de 1ère espèce alpha de 5% et un risque de 2ème espèce béta de 5%. Ainsi, le nombre de rats nécessaires par groupe est de 8. Toutefois, afin d’anticiper une mortalité éventuelle liée au RCIU, nous avons choisi de débuter l’étude avec des groupes de 10 rats. Le nombre total de rats nécessaires à la réalisation de ce projet est donc de 40 rats males et 40 rats femelles: 10 rats contrôle et 10 rats RCIU au sevrage (pour chaque sexe), 10 rats controles et 10 rats RCIU âgés de 7 mois (pour chaque sexe). Pour obtenir ceux-ci 10 femelles rattes seront utilisées (nombre minimu recommandé par Janvier Labs pour obtenir le nombre de rats nécessaire). soit un total de 90 animaux.
Raffinement
Les conditions d’élevage, d’hébergement, de soin et les méthodes utilisées seront les plus appropriées pour éviter et réduire au maximum toute douleur, souffrance, angoisse ou dommage durable que pourraient ressentir les animaux. Les rats seront hébergés individuellement dans des cages T4. Tous les animaux auront un accès illimité à leur régime et à l’eau de boisson. Quotidiennement, l’animalier observera le comportement général de chaque rat, son apparence et contrôlera la présence d’eau et de nourriture. Hebdomadairement, les animaux seront pesés et un contrôle de consommation sera réalisé. L’état général de l’animal sera noté sur le cahier de suivi et l’expérimentateur sera informé de toutes observations anormales. Si un animal présente 3 points limites notables (tels que manque de toilettage, hypoactivité, agressivité, maigreur...) ou 1 point sévère (tels que mutilation, perte de poids supérieure à 20% en quelques jours), il sera pris une décision afin de limiter la douleur à son maximum.
Choix des espèces
Notre projet vise à documenter les altérations précoces du système endocannabinoides induite par le retard de croissance intra-utérin (RCIU) en réponse à un régime hypoprotéique (modèle mimant la prématurité du nouveau né), et leurs conséquences à long terme sur le développement de l'obésité et de l'insulinorésistance une fois adulte. ces mesures seront réalisées au sevrage des rats (j+22 postnatal) et à 7 mois (rats adultes). Ce type d'expérimentation nutritionnelle ne peut pas être menée chez la femme enceinte. Notre étude nécessite le prélèvement de différents tissu et plasma qui sont difficiles à obtenir en particulier chez des nouveaux-né prématurés et requièrent également un suivi jusqu'à l'age adulte qui n'est pas envisagebale chez l'homme. Notre projet vise à documenter les altérations précoces du système endocannabinoides induite par le RCIU et leurs conséquences à long terme sur le développement de l'obésité et de l'insulinorésistance une fois adulte. Aussi, pour répondre à cette problématique, les rats seront utilisés au sevrage (j+22/23 postnatal) ou à l'âge de 7 mois (adulte).
Validation du site extrapéritonéal pour la délivrance aiguë et chronique de l’insuline chez le rat diabétique
- Recherche appliquée
- Troubles endocriniens
187 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. On leur induit un diabète par streptozotocine, puis on implante par chirurgie cathéters, pompes et dispositifs de délivrance d'insuline, avec de nombreuses mesures de glycémie et prises de sang. Le porteur signale perte de poids, douleurs post-opératoires, risques d'infection et stress liés aux injections répétées. Le projet vise à valider la voie extrapéritonéale d'administration de l'insuline, et le porteur affirme que ces effets sur plusieurs organes ne peuvent être modélisés in vitro.
Objectifs
L’insuline sécrétée par les îlots de Langerhans du pancréas est la principale hormone permettant de réduire le taux de sucre dans le sang (appelée glycémie). Dans le cas du diabète de type 1 et dans certains stades avancés du diabète de type 2, sa sécrétion est trop faible pour obtenir une régulation correcte de la glycémie. De l’insuline est alors administrée aux patients pour palier à ce manque, par injection sous la peau (appelée voie sous-cutanée), ou dans certains cas directement dans l’abdomen (voie intrapéritonéale). Cependant, ces deux voies d’administration présentent des inconvénients notamment liés à diminution de l’efficacité de l’insuline, pour la sous-cutanée, et à des problèmes d’infection et d’adhésion tissulaire pour l’intrapéritonéal. La voie extra-péritonéale, correspondant à l’espace entre le péritoine (une fine membrane au qui recouvre les organes et qui comporte de nombreux vaisseaux sanguins) et les muscles abdominaux, semble être une alternative intéressante, en permettant un passage rapide de l’insuline dans le sang, tout en étant à distance des organes. Cependant, aucune étude n’a pour le moment été réalisée sur l’administration de l’insuline en continu en extra-péritonéal. Cette étude a donc pour objectif de montrer, chez le rat diabétique, les bénéfices d’une administration extra-péritonéale d’insuline par rapport aux voies sous-cutanée et intra-péritonéale.
Bénéfices attendus
Les seules données disponibles à ce jour sur la délivrance extrapéritonéale d’insuline concernent des injections uniques, afin d’évaluer une efficacité à court terme. Ce projet complèterait ces données en permettant d’évaluer les effets d’une adiministration chronique d’insuline en extrapéritonéale. Cela permettra ainsi d’étudier à la fois la régulation de la glycémie mais également d’autres marqeurs comme le niveau de stress oxydant ainsi que la réaction des tissus au site extrapéritonéal à un contact prolongé avec de l’insuline. Le principal bénéfice attendu est de démontrer que la voie extrapéritonéale peut constituer une réelle alternative aux voies sous-cutanée et intrapéritonéale, pour l’administration d’insuline aux patients diabétiques de type 1.
Procédures
[Gestes techniques réalisés : 1- Mesure de glycémie sur une goutte de sang (volume 6µL) sur animal vigile – Durée
Impact sur les animaux
Les principaux effets indésirables attendus sont : - perte de poids en lien avec l’état diabétique - des douleurs suite aux chirurgies réalisées pour la mise en place des cathéters, des pompes et du dispositif de délivrance d’insuline - risque d’infection suite aux implantations (pompe péristaltique, cathéter, dispositif de délivrance) - Un inconfort lié au positionnement de la pompe en sous-cutanée sur le dos de l’animal. - un stress en lien avec la répétition des injections d’insuline dans les cathéters ou les mesures de glycémies et prises de sang au cours du suivi
Devenir
La justification du sort des animaux est commune aux 3 procédures. Les 3 procédures de ce projet nécessité l’utilisation d’animaux avec un niveau de diabète suffisament conséquents pour observer les effets d’insuline administrée selon différentes voies ou avec différents systèmes d’administration. Par conséquent les animaux avec une glycémie trop basse sont écartés de l’étude. Ayant reçu une injection de streptozotocine, qui agit sur différents organes en plus de détruites les cellules béta des îlots pancréatiques, ils ne peuvent être utilisés pour d’autres projets sans risque d’amener un biais expérimental. Ils sont donc mis à mort. Ensuite, la finalité de chacune des procédures est d’étudier l’impact sur les tissus d’une délivrance d’insuline répétée (procédure 1) ou continue via des cathéters (procédure 2) ou un dispositif de délivrance diffuse (procédure 3). Cela nécessite des prélèvements de différents tissus qui nécessitent la mise à mort des animaux.
Remplacement
Les effets de l’administration chronique de l’insuline en extrapéritonéal mettant en jeu plusieurs tissus et organes, elle ne peut être modélisée in vitro. Ces deux paramètres sont évalués par des suivi de glycémie et des prises de sang qui ne sont pas réalisables in vitro.
Réduction
L’effectif des différents groupes prend en compte les sources de variabilité importantes de l’étude, telles que l’induction du diabète, les implantations de cathéter, pompes péristaltiques et de dispositifs de délivrance. Cela permettra d’avoir, selon l’expérience acquise par le laboratoire, suffisamment d’animaux pour réaliser des analyses statistiques sur les différents marqueurs étudiés (glycémie, poids, insulinémie). La plupart des groupes expérimentaux de ce projet combinent au moins deux des sources de variabilité cité plus haut, c’est pour cette raison que les effectifs ont été fixés à 12 animaux par groupe. Pour les animaux contrôles, sur lesquels aucune chirurgie n’est pratiquée, la variabilité est moins importante et l’effectif des groupes est réduit à 8 animaux. Le test statistique utilisé sera l’ANOVA pour des données ayant une distribution suivant une loi normale ou Kruskal-Wallis dans le cas contraire. Les groupes composés d’animaux diabétiques et non diabétiques sont répétés dans les deux phases du projet impliquant l’implantation de pompes péristaltiques. Cela obéit à une logique de rigueur scientifique, qui invite à ce que les cages hébergent des animaux des différents groupes, pour une meilleure représentativité des contrôles.
Raffinement
Le raffinement intervient au niveau Il intervient au niveau de l’hébergement avec un enrichissement des cages à l’aide de cylindres en PVC rouge, qui servent de refuge aux animaux et permet ainsi de diminuer leur stress. Pour l’ensemble des 3 procédures, où interviennent des chirurgies pour l’implantation des cathéters (procédure 1), de pompes péristaltiques (procédure 2 et 3) et de dispositif de délivrance (procédure 3) le raffinement intervient lors de l’anesthésie, réalisée au gaz pour un réveil plus rapide et de la prise en charge post-opératoire par l’administration d’un anti-inflammatoire et anti-douleur. Afin de réduire les risques d’infection, les chirurgies sont réalisées sous hotte à flux laminaire, avec l’utilisation d’un protocole de désinfection de la peau spécifique, ainsi que des champs opératoires stériles et une désinfection des instruments par chaleur humide. Le raffinement est aussi présent dans le suivi des animaux réalisé quotidiennement durant toute la durée de l’étude, avec l’utilisation d’une grille d’évaluation adaptée aux procédures, qui permet de détecter rapidement la souffrance, la douleur chez les animaux et de mettre en place les traitements adaptés. En accord avec cette grille d’évaluation, des points limites prédictifs ont été déterminés afin de soustraire les animaux aux procédures expérimentales en cours d’étude, tels qu’une persistance de l’état diabétique (perte de poids, hyperglycémie) malgré l’administration d’insuline, une infection post-opératoire non traitable.
Choix des espèces
Le choix du rat est d’abord justifié par de fortes similitudes avec l’Homme sur le plan métabolique, au niveau de la régulation de la glycémie. Ce choix est également motivé par la capacité des rats à bien supporter les chirurgies, et par la possibilité d’accéder à la même voie d’administration de l’insuline que chez l’Homme (sous-cutanée, intra-péritonéale, extra-péritonéale) Enfin, nous avons également choisi d’utiliser le rat pour les premières études précliniques, pour limiter autant que possible le nombre de gros animaux (porcs et primates) nécessaires pour les études suivantes. Les rats Wistar seront de jeunes adultes, âgés de 7 semaines, coïncidant avec un poids de 200g environ. C’est à ce poids que le protocole d’induction du diabète présente le meilleur taux de succès. En effet, avec des âges/poids inférieurs la mortalité est plus élevée, tandis qu’à des âges/poids supérieurs le taux de réussite diminue. De plus, à cet âge, le système immunitaire est suffisamment mature pour que les animaux puissent subir des chirurgies sans risques accrus d’infections.
Effets de la dapagliflozine orale ou du dulaglutide sous-cutané sur le remodelage cardiaque dans un modèle murin de cardiomyopathie liée au diabète
- Recherche appliquée
- Troubles endocriniens
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système cardiaque
- Système endocrinien
192 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance léger et modéré. Ces souris développent un diabète et une cardiomyopathie, puis subissent prélèvements sanguins répétés, mesures de pression, échographies et examens IRM ou TEP avec injection d'un traceur, avant d'être tuées pour prélever le tissu cardiaque. Le projet compare deux antidiabétiques quant à leurs effets sur le cœur. Le porteur reconnaît l'existence de méthodes de remplacement pour l'étude du diabète, mais affirme que ces mécanismes dans un organisme entier restent difficiles à reproduire et que le modèle de souris est unique.
Objectifs
L'objectif du projet est de comparer l'effet d'un SGLT2i (dapagliflozine) et d'un GLP-1 RA (dulaglutide), deux agents antidiabétiques au mécanisme d'action très différent, sur la gestion du glucose cardiaque. En effet, alors que SGLT2is ne présente pas d'effet direct sur la sécrétion d'insuline ni sur la sensibilité, les GLP-1 RA augmentent la sécrétion d'insuline, entraînant potentiellement une augmentation de la captation du glucose par les cellules et notamment les cardiomyocytes. Notre hypothèse est que l'effet du SGLT2i sur la réduction de la glucotoxicité cardiaque est spécifique et pourrait, au moins partiellement, expliquer son action bénéfique sur l'insuffisance cardiaque. D'autre part, l'effet de sécrétion d'insuline du GLP-1 RA pourrait augmenter le flux de glucose dans les cardiomyocytes, conduisant potentiellement à l'effet différentiel observé entre ces deux classes de médicaments sur l'insuffisance cardiaque.
Bénéfices attendus
Le projet a pour but de mieux comprendre 2 traitements distincts du diabète sur l'insuffisance cardiaque. Avec ces connaissances, les traitements du diabète pourront être adapté en fonction des pathologies annexes du patient.
Procédures
Les animaux seront soumis à des prélevement sanguins au niveau de la queue pendant 1 semaine pour surveiller leur glycémie (2 min par prélevement par animal). La pression artérielle sera également prise au niveau de la queue de l'animal pendant 1 semaine, cette procédure prend environ 15 minutes par animal. Les animaux seront également soumis à de l'imagerie (1 échographie et 1 IRM/TEP par animal). Pour la TEP, pour chaque animal une injection d'environ 100 µL de 18FDG (traceur) en intrapéritonéale est prévue avant l'examen d'imagerie. L'échographie dure en moyenne 5 à 10 minutes et l'IRM/TEP environ 30 minutes.
Impact sur les animaux
Les animaux SKO développent une lipodystrophie dès leur plus jeune âge et présentent par la suite un phénotype diabétique à partir de 8 semaines. Tout cela va conduire à une cardiomyopathie entre 10 et 12 semaines qui va s'aggraver avec le temps. Les différents traitements administrés ne devraient pas produire d'effets indésirables sur les animaux au contraire.
Devenir
Les animaux seront gardés en vie à l'issue de la procédure d'entretien de la lignée, l'euthanasie des animaux aura lieu à la fin de la procédure comprennant les divers examens d'imageries pour le prélévement des tissus cardiaques.
Remplacement
Malgré l'existence certaine de méthode de remplacement pour les études sur le diabète. Ici le projet a pour but d'étudier 2 traitements du diabète et leurs actions au niveau cardiaque. Tout cela implique des mécanismes divers et variés dans un organisme entier qu'il est très difficile de reproduire in vivo ou in situ. Le modèle de souris SKO est un modèle diabétique unique qui ne permet pas son remplacement.
Réduction
Le principe de réduction a été appliqué au début du projet par l'équipe de Nantes. De nombreuses études pilotes ont permises de réduire au maximum le nombre d'animaux utilisés.
Raffinement
Des techniques d'imageries non invasives seront utilisés pour limiter au maximum les nuissances sur le bien-être des animaux. Un suivi cardiaque et respiratoire sera effectué pour surveiller du mieux possible les animaux durant ces procédures. L'anesthésie préalable sera effectuée de manière progressive pour limiter le stress chez les animaux. L'administration des différents traitements sera effectué avec précaution et un suivi post-traitement sera effectué pour s'assurer du bien-être des animaux.
Choix des espèces
La lignée de souris Bscl2-/- est unique en son genre de par l’absence de lipotoxicité et ne peut donc pas être substituée par une autre espèce. Les animaux seront utilisés à partir de 12 semaines. Cela s'explique par les souris SKO qui présente un phénotype diabétique à partir de 8 semaines et une cardiomyopathie à partir de 12 semaines. Comme nous souhaitons travailler sur ces pathologies, il est nécessaire d'attendre le temps qu'elles apparaisent.
Impact d’un stress nutritionnel précoce sur le vieillissement, la longévité et la descendance chez la souris
- Recherche appliquée
- Troubles endocriniens
- Troubles gastrointestinaux
- Troubles immunitaires
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
292 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles sont hébergées seules et soumises à un régime gras et sucré pauvre en fibres pendant dix semaines, avec des gavages, des prises de sang et des collectes de fèces sur près de deux ans, pour étudier l'effet d'une rupture de la symbiose microbiote-hôte sur le vieillissement et la descendance. Le porteur surveille la perte de poids pour qu'elle ne dépasse pas 20 %, seuil au-delà duquel les souris seraient mises à mort. Les retombées annoncées pour l'humain restent renvoyées à une compréhension future, et il affirme que le recours à l'animal s'impose faute de pouvoir modéliser cette dynamique.
Objectifs
Chaque année, 41 millions de personnes décèdent des conséquences de maladies chroniques, également appelées maladies non transmissibles (obésité, diabète, asthme, cancer, …), ce qui représente 71% des décès dans le monde. L’augmentation de l’incidence de ce type de maladie est entre autres associée à une mauvaise alimentation. Il apparait aujourd’hui essentiel d’identifier de nouvelles solutions permettant le dépistage et le traitement des maladies chroniques. Ces dernières tendent à être de longue durée et résultent de l’association combinée de facteurs génétiques, physiologiques, comportementaux et environnementaux (Source : Organisation Mondiale de la Santé) dont l’environnement microbien. Le microbiote intestinal est l’ensemble des micro-organismes vivant au sein des intestins. Ces micro-organismes forment une association intime, durable et à bénéfice mutuel avec l’hôte que l’on qualifie de symbiose. Depuis plusieurs années, de nombreux travaux scientifiques ont décrit des déséquilibres dans la composition du microbiote intestinal de patients atteints de maladies chroniques. Cette altération de la symbiose microbiote-hôte est caractérisée par une modification de la composition du microbiote couplée à la perturbation du statut immuno-physiologique de l’hôte qui conduit à la mise en place d’états « pré-pathologiques » et/ou pathologiques. Cette symbiose altérée est associée à différentes maladies chroniques et a été décrite chez l’animal et l’humain. Elle se caractérise souvent par une diminution de la richesse du microbiote et de ses fonctionnalités. L’objectif de notre projet est d’évaluer la possibilité d’une rupture de la symbiose microbiote-hôte par l’utilisation d’un régime dit « occidental », riche en gras, en sucre et appauvri en fibre, qui chez l’animal induit une perméabilité intestinale et une inflammation intestinale et globale. Au travers de ce projet, nous souhaitons évaluer l’impact de la rupture de symbiose microbiote-hôte sur le vieillissement des animaux et sa transmission à la descendance. Les résultats obtenus au cours de ce projet serviront de base pour la compréhension du mécanisme chez l’homme et permettront d’indentifier des leviers permettant de retarder, prévenir et/ou traiter la rupture de la symbiose dans le cadre des maladies chroniques.
Bénéfices attendus
Les maladies chroniques sont une préoccupation majeure de santé publique et leur incidence est en constante augmentation. Diagnostiquées précocement au cours de la vie de l’individu, elles sont souvent de longue durée et en partie associées à une mauvaise alimentation. De nombreux travaux en lien avec un régime alimentaire déséquilibré témoignent d’une perturbation du microbiote intestinal associée à une dérégulation métabolique de l’hôte. Malgré la prise en charge thérapeutique des patients la persistance d’un déséquilibre dans la symbiose microbiote-hôte conduit souvent à un retour de la maladie au cours de la vie de l’individu. Il apparait alors aujourd’hui essentiel d’identifier de nouvelles solutions permettant leur dépistage et leur traitement. Notre projet amènera à une meilleure compréhension mécanistique de la rupture de symbiose microbiote-hôte en lien avec un régime alimentaire déséquilibré et permettra d’anticiper les effets de cette rupture sur le vieillissement et la descendance.
Procédures
Les animaux recevront un régime appauvri en fibre et riche en gras et en sucre d'une durée de 10 semaines susceptible de moduler leur ingestion quotidienne et leur prise de poids de manière modérée. Les animaux seront hébergés en cage individuelle tout au long de l'expérimentation excepté lors des périodes de reproduction et de sevrage. Les cages seront transparentes et sans couvercle filtrant afin de maintenir des contacts visuels, olfactifs et sonores entre congénères. Des prélèvements de sang (n=24) pendant 96 semaines seront effectués sur toute la durée de la procédure. Nous effecturons aussi des gavages (n=30) et prélèvements de fécès (n=150) tout au long de l’étude. La durée d'un prélèvement de sang est d'une trentaine de secondes de même que celle d'un gavage . Les fèces seront collectées lors de l’émission naturelle de manière quotidienne, hebdomadaire ou mensuelle en fonction des différentes périodes établies dans la procédure.
Impact sur les animaux
Les animaux seront placés en cage individuelle ce qui entraine un stress modéré. Il est attendu que les animaux réduisent de 5 à 10% leur ingéré alimentaire durant les 5-7 jours qui suivent l'exposition au régime. Le poids et l'ingéré de ces animaux sera surveillé hebdomadairement pour s'assurer que la perte de poids n'excède pas les 20% du poids initial. Les contentions, les prises de sang et le gavage des animaux avec des solutions neutres pour leur santé pratiqués par un expérimentateur confirmé constitueront un stress modéré et limités dans le temps (quelques secondes).
Devenir
L'ensemble des animaux sera mis à mort à la fin de la procédure afin de récolter le sang et les tissus pour analyses.
Remplacement
Le recours à l'expérimentation animale est justifié par l'impossibilité de modéliser la dynamique de la rupture de la symbiose microbiote-hôte.
Réduction
Afin de réduire le nombre d'animaux nous proposons d’étudier l’impact d’un régime nutritionnel de type occidental à la fois sur la longévité de l’animal et sa descendance. D’après les études antérieures menées au laboratoire, nous estimons que 168 animaux, pour le groupe expérimental et 124 animaux pour le groupe controle, sont nécessaires afin de mettre en évidence des différences statistiques significatives compte-tenu de la variabilité connue des paramètres mesurés.
Raffinement
Les animaux bénéficieront d’un enrichissement avec du papier absorbant à déchiqueter et d'un abri en propylène rouge et auront accès à la nourriture et à l’eau ad libitum. Les animaux hébergés individuellement auront des contacts visuels, olfactifs et sonores. Pour détecter l’apparition de signes de souffrance et/ou blessures, les animaux seront surveillés quotidiennement. En cas de blessure, un traitement local sera appliqué si celle-ci est légère sinon l’animal sera exclu du protocole et mis à mort. Le poids et la consommation alimentaire seront renseignés dans un tableau hebdomadairement. Nous définissons un point limite sur l’apparence des animaux et leur comportement.
Choix des espèces
Les animaux utilisés dans notre étude seront des souris C57Bl6. Ce modèle est largement utilisé pour les recherches sur les maladies métaboliques induites par des régimes riches en énergie en raison de ses réponses reproductibles. Les animaux seront âgés de 6 semaines, ce qui nous permettra de débuter le traitement nutritionnel inducteur à 8 semaines. Ceci correspond à l’âge moyen auquel les modèles sont utilisés dans la grande majorité des laboratoires. Cet âge constitue donc un point d’ancrage pour les comparaisons avec les données disponibles dans la littérature et nos expériences précédentes. Il est également admis qu’à cet âge le microbiote de ces animaux est mature et stable d’un point de vue fonctionnel et compositionnel.
Essais précliniques de traitement de la glycogénose de type 1a par thérapie génique chez la souris
- Recherche appliquée
- Troubles endocriniens
456 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour prélèvement du sang et du foie, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance légers à sévères. Elles subissent une biopsie de phalange dans les premiers jours de vie, une induction de la maladie, une injection de vecteur viral dans la veine de la queue puis des jeûnes courts répétés. Le porteur indique que la maladie a été induite uniquement dans le foie pour éviter des hypoglycémies sévères et potentiellement mortelles, et que des points limites déclenchent une mise à mort en cas d'hypoglycémie. Il affirme que la correction des cellules hépatiques ne peut se mesurer qu'in vivo, sur l'"organisme en entier", et renvoie l'essai clinique à un stade ultérieur.
Objectifs
La glycogénose de type 1a est une maladie génétique rare caractérisée par une incapacité de l’organisme à produire du glucose (sucre) pour maintenir la glycémie autour de 1 g/L de sang entre 2 repas. La maladie se caractérise par des hypoglycémies sévères rapidement après un repas, ainsi que par l’accumulation de glycogène, polymère de sucre, et de graisses dans le foie. Ainsi, les patients présentent des foies très gros et gras, et développent à long terme des tumeurs hépatiques. A l’exception d’un contrôle nutritionnel très strict limitant les hypoglycémies, il n’existe actuellement aucun traitement curatif. La transplantation hépatique est la seule solution lorsque le développement tumoral est trop important. La thérapie génique consiste à apporter le gène « médicament » (gène sain) dans les cellules du foie grâce à l’utilisation de vecteurs viraux injectés dans la circulation générale. Ces virus délivreront l’ADN aux cellules hôtes ciblées mais ils ne pourront pas se multiplier dans les cellules et donc provoquer une infection virale. Ces vecteurs sont déjà utilisés pour traiter d’autres maladies métaboliques du foie comme l’hémophilie chez l’homme. Des preuves de concept ont mené au développement d’un nouveau vecteur (brevet déposé) qui permet, après une seule injection chez des souris atteintes de glycogénose de type 1a, de maintenir une glycémie très similaire à celle des souris saines pendant plusieurs mois, même lors de périodes de jeûne, et de rétablir les paramètres métaboliques, en corrigeant les niveaux de glycogène et de graisses du foie. Avant de débuter la phase d’essais cliniques, l’utilisation de ces vecteurs nécessitent une phase de validation préclinique comprenant des études d’efficacité de doses chez des souris malades, des études démontrant une absence de toxicité des vecteurs utilisés, une étude immunologique, et l’assurance qualité de la production des vecteurs en grande quantité. Dans ce projet, nous testerons l’efficacité de différentes doses du vecteur candidat chez des souris atteintes de glycogénose de type 1a. Cette étude sera complétée par l’analyse de vecteurs dont la capside (enveloppe du virus) a été légèrement modifiée afin d’augmenter l’efficacité de la thérapie génique.
Bénéfices attendus
A terme, ce projet devrait permettre de définir la dose optimale de vecteur viral adéquate, efficace et non toxique, pour lancer un essai de thérapie génique pour des patients atteints de glycogénose de type 1a
Procédures
Les souris atteintes de glycogénose de type Ia seront obtenues par transgenèse ce qui nécessite une biopsie de tissu (au niveau de la 1ère phalange, inférieure à 1 mm) réalisée à l’âge de 7 à 10 jours, pour vérifier la modification de leurs gènes. Ce geste est réalisé en quelques secondes. L’induction de la pathologie chez les souris transgéniques sera réalisée par un traitement injecté dans le péritoine à l’âge de 3 semaines, pendant 5 jours de suite ; les souris saines recevront le même traitement. Ce geste est réalisé en quelques secondes. Pour la thérapie génique, toutes les souris seront injectées dans la veine de la queue avec les vecteurs viraux ou une solution de sérum physiologique (souris « non traitées ») à l’âge de 10 semaines environ. Pour cela, les souris sont soumises à une contention de quelques minutes (5 minutes maximum). Avant et après traitement, une mesure du taux de sucre dans le sang (glycémie) sera réalisée, tous les mois, à partir d’une goutte de sang prélevée à l’extrémité de la queue grâce à l’utilisation d’un glucomètre (Dextro). Ce geste est réalisé en quelques secondes. Une prise de sang sera aussi réalisée en veine sub-mandibulaire. Pour cela, les souris sont soumises à une contention de 1 à 2 minutes. Au total ; les souris seront soumises à 10 interventions dont 1 biopsie, 6 injections, et 3 prélèvements de sang. En fin de procédure, les animaux seront mis à mort par une méthode respectant l’éthique animale, afin de prélever leurs organes, en particulier le foie pour analyser les taux de glycogène et de graisse.
Impact sur les animaux
Ce projet concerne une pathologie caractérisée par le développement d’hypoglycémies lors de jeûnes courts (entre les repas) et par des atteintes hépatiques menant au développement de tumeurs du foie. Sans contrôle nutritionnel strict, les hypoglycémies peuvent être fatales et mener à la mort. Les souris seront soumises à des jeûnes courts entre 2h30 et 6h, ce qui représente une période entre deux repas. Chez les souris saines, la glycémie est normalement régulée grâce à une production de glucose assurée principalement par le foie (dégradation des stocks de glycogène), mais aussi par les reins et l’intestin. Afin d’éviter la mort des animaux atteints de GSDIa et non traités, la maladie a été induite uniquement dans le foie des souris. Ceci permet de limiter les hypoglycémies au cours d’un jeûne long grâce à la production de glucose par les reins et l’intestin. Cependant, ces souris peuvent développer des hypoglycémies quelques heures (2-3h) après une prise alimentaire car elles ne peuvent pas utiliser leur stock de sucre hépatique. La connaissance du modèle animal a permis de définir des points limites, en contrôlant les risques d’hypoglycémie. Pour cela, des croquettes sont accessibles aux souris directement dans la cage pour leur éviter la perte d’énergie nécessaire pour atteindre les mangeoires. Avant la mise à jeun, une partie de leur cage est placée sur une plaque chauffante pour éviter les hypothermies. Un suivi très régulier de ces animaux est réalisé par le technicien en charge du protocole expérimental. En effet, le suivi des premiers signes d’hypoglycémie qui se caractérisent par une diminution de la mobilité, prostration, et/ou refroidissement de l’animal est réalisé très régulièrement afin de pouvoir injecter une solution de glucose en cas de mal-être ou de valeurs trop basses de sucres mesurées à l’aide du dextro à partir d’une goutte de sang. Il est à noter que les souris femelles sont plus susceptibles de développer des hypoglycémies et le contrôle de leur comportement est renforcé.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort par une méthode éthiquement autorisée pour prélèvement du sang et du foie. Des études moléculaires, histologiques et biochimiques seront réalisées afin d’évaluer la correction des cellules du foie et de déterminer les taux de glycogène et de sucre dans le foie. Le nombre de vecteur viral par cellule de foie sera aussi mesuré.
Remplacement
La validité des constructions virales peut être vérifiée par traitement de cellules en culture après mesure de l’expression du gène sain ou de la production de glucose. Cependant, l’efficacité de correction des cellules du foie ne peut pas être mesurée par une approche en culture cellulaire. En effet, les vecteurs viraux sont injectés dans la circulation générale et doivent pénétrer dans les cellules du foie après avoir traversé les vaisseaux sanguins. Notre étude nécessite donc de travailler sur l’organisme en entier afin d’évaluer le pourcentage de cellules hépatiques qui seront corrigées après injection du vecteur en veine caudale..
Réduction
Le nombre de souris a été calculé au plus juste à partir des connaissances des pathologies étudiées, des modèles animaux, et du métabolisme, mais aussi des résultats d’études précédentes ayant permis de valider la preuve de concept. Afin de pouvoir faire une analyse statistique, l’étude préclinique nécessitera la comparaison de groupes de 12 souris. Les premières études de thérapie génique privilégiaient l’utilisation de souris mâles mais l’étude préclinique requiert une analyse de l’efficacité du traitement chez les mâles et les femelles puisque la pathologie touche autant les hommes que les femmes. Cependant, le nombre d’animaux a été limité à 6 souris/groupe pour l’étude préliminaire afin de sélectionner le vecteur qui permettra de mieux corriger les hépatocytes (étude préliminaire avant l’étude préclinique). L’étude préclinique sera réalisée avec le vecteur viral de référence. Elle sera complétée avec un deuxième vecteur sélectionné uniquement si l’étude préliminaire montre une efficacité de correction plus élevée après modification de la capside. Au total, ce projet réalisé sur 3 ans nécessitera l’obtention de 456 souris (mâles ou femelles) transgéniques et contrôles.
Raffinement
Afin d’éviter la mort précoce des animaux atteints de GSDIa, la pathologie a été induite uniquement dans le foie des souris ; ceci permet d’éviter les hypoglycémies sévères au cours d’un jeûne long grâce à la production de glucose par les reins et l’intestin. La connaissance des modèles animaux a permis de définir des points limites, en contrôlant les risques d’hypoglycémie et en limitant les efforts des souris pour accéder aux mangeoires. Pour cela, des croquettes sont accessibles aux souris directement dans la cage. Un suivi de glycémie sera aussi réalisé si un animal est retrouvé prostré dans une cage, et/ou ne répondant pas ou peu aux stimulations du zootechnicien. En cas d’hypoglycémie (quantité de sucre dans le sang trop faible), la souris sera systématiquement injectée avec une solution de glucose. Enfin, une partie de la cage est placée systématiquement sur une plaque chauffante afin de maintenir la température corporelle de la souris. Une crème anesthésiante sera appliquée avant la prise de sang pour la mesure de glycémie afin de réduire la douleur. Les souris seront hébergées par groupe, dans un milieu enrichi pour favoriser la nidation et le refuge des souris dans des petites huttes. L’état de bien-être sera évalué quotidiennement par l’observation des signes physiologiques (état du pelage, mouvements/posture de la souris, prise de poids, morsures...). En cas de petites plaies causées par les souris, une crème à base de teintures mères et d’huiles essentielles aux propriétés cicatrisantes et antiseptiques sera systématiquement appliquée par les zootechniciens en charge du suivi du bien-être animal. Les souris seront mises à mort à la fin du protocole ou lors de l’atteinte d’un point limite défini dans le projet selon les méthodes autorisées par la législation.
Choix des espèces
Souris (Mus musculus) En ce qui concerne la production de glucose par l’organisme, les études réalisées sur des vertébrés inférieurs, tels que le poisson, montrent que les régulations observées ne sont pas les mêmes que chez les mammifères. Les expériences seront donc réalisées avec des modèles animaux dont les systèmes de régulation sont semblables à l’homme et qui reproduisent toute la pathologie hépatique observée chez les patients. Par ailleurs, le modèle de souris atteintes de glycogénose de type 1a uniquement dans le foie n'existe que chez la souris. Ce modèle a l’avantage d’être viable grâce au maintien de la production de glucose par les reins et l’intestin. Les protocoles seront réalisés chez des souris adultes âgées d’un minimum de 2 mois. L’induction de la délétion du gène G6pc1 sera réalisée chez des souris adultes âgées d’un minimum de 6 à 8 semaines. Le traitement des animaux par les vecteurs viraux sera réalisé 6 semaines après l’induction de la pathologie. La mise à mort des animaux sera effectuée 15 jours (procédure 2) ou 6 mois (procédure 3) après l’injection des vecteurs.
Induction de la satiété par électrostimulation du système sympathique chez le rat
- Recherche appliquée
- Troubles endocriniens
511 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue. Une partie est opérée puis tuée sans réveil, l'autre subit une chirurgie de moins d'une heure trente puis dix-huit séances d'une heure de mesure de la prise alimentaire après un jeûne nocturne, dont neuf avec électrostimulation de nerfs, dans des procédures pouvant atteindre un niveau de souffrance sévère. Le projet vise à mettre au point un dispositif implantable contre l'obésité. Le porteur indique que la chirurgie provoque probablement douleur et perte de poids pendant deux à trois jours et que les impulsions électriques peuvent causer un inconfort, et affirme qu'aucune méthode in vitro ne peut remplacer l'animal, l'obésité devant être étudiée sur un 'organisme vivant'.
Objectifs
L'objectif de ce projet est de développer un traitement par implantation d'un dispositif médical contre l’obésité qui consiste à électrostimuler des nerfs. Il a été démontré que les signaux acheminés par le système nerveux jouent un rôle important dans la prise alimentaire. Les traitements actuels ne permettent pas de lutter efficacement contre l’obésité. En effet, les traitements les plus efficaces sont les approches chirurgicales lourdes comme la réduction de l’estomac, la technique du court-circuit des aliments (by-pass) ou encore la pose d’un anneau gastrique, visent à limiter le volume de l’estomac pour réduire les prises alimentaires. Cependant, ces traitements sont très invasifs et entraînent de nombreux effets indésirables (troubles digestifs, vomissement…) chez l’humain. Le développement d’un dispositif médical permettant par électrostimulation du système nerveux la régulation de la prise alimentaire pourrait être un outil très prometteur afin de lutter contre l’obésité. Pour cela nous allons tester l'électrostimulation de nerfs chez la rat en lien avec la satiété. Notre premier objectif sera donc de mettre en place le modèle expérimental sur animal anesthésié. Notre second objectif sera de déterminer les paramètres électriques les plus efficaces pour induire la satiété sur animal anesthésié. Et notre dernier objectif sera de tester ces paramètres sur un animal conscient et d'évaluer l'impact potentiel sur la prise alimentaire.
Bénéfices attendus
Les traitements actuels ne permettent pas de lutter efficacement contre l’obésité. Les traitements les plus efficaces sont des traitements lourds (chirurgie bariatrique), engendrant de nombreux effets secondaires. Par conséquent, le développement de traitements moins invasifs, plus efficaces et sans effet secondaire peuvent apporter des solutions plus satisfaisantes pour les patients souffrant d’obésité.
Procédures
Pour les procédures 1 et 2 : les animaux seront soumis à une seule procédure chirurgicale (avec au préalable une mise à jeun). Les animaux ne seront pas réveillés et seront mis à mort à la fin de la procédure. Pour la procédure 3 : les animaux subiront une procédure chirurgicale unique de moins d'une heure 30. Une semaine après la chirurgie, les animaux subiront 18 sessions d'une heure de quantification de prise alimentaire après un jeun nocture dont 9 avec électrostimulation des ganglions rachidiens et 9 sessions contrôles (sans électrostimulation). Chacunes des sessions sera séparée d'au moins un jour de récupération.
Impact sur les animaux
Deux des trois procédures de ce projet sont sans réveil, les nuisances seront donc inexistantes pour ces deux procédures sous réserve du respect des bonnes pratiques d'anesthésie. La dernière procédures sera réalisée sur des animaux ayant subi une chirurgie ce qui générera probablement une perte de poids et de la douleur pendant les 2 à 3 premiers jours chez les animaux suivant la chirurgie. Enfin, concernant cette troisième procédure, les impulsions électriques pourraient également induire un inconfort transitoire chez l'animal.
Devenir
Pour les procédures 1 et 2, il n’est pas envisagé de réveiller les animaux. Ils seront tous mis à mort dès la fin de la procédure expérimentale pour des analyses histologique. Pour la procédure 3, tous les animaux seront également mis à mort dès la fin de la procédure expérimentale pour une analyse anatomopathologique et histologique.
Remplacement
Il n’existe aucune méthode in vitro validée scientifiquement ou test in vitro connu qui offrirait une alternative à l’expérimentation animale pour répondre aux questions posées dans ce projet. Le phénomène d’obésité ne peut être étudié correctement in vitro car il s’agit d’un phénomène complexe et doit donc être étudié chez l’animal en intégrant l'ensemble de la biologie d'un organisme vivant. L’utilisation d’un modèle expérimental in vivo est donc un prérequis à la phase de développement clinique.
Réduction
Le nombre de rat a été réduit autant que possible, tout en étant suffisant pour l'obtention de résultats exploitables grâce à l’utilisation de tests statistiques.
Raffinement
Dès leur arrivée, les animaux seront hébergés dans des cages collectives avec un environnement enrichi (tubes en carton pour se cacher, briques de bois à grignoter). Une période d’acclimatation de 7 jours minimum, pendant laquelle aucun geste technique lié à la procédure expérimentale ne sera réalisée. Les chirurgies seront réalisées par du personnel ayant les compétences requises et les animaux seront sous anesthésie et analgésie, ce qui évitera toutes souffrances. Enfin, la mise à mort sera réalisée par surdosage de pentobarbital chez l'animal anesthésié. Des points limites ont été établis afin d’anticiper toute dégradation de l’état de santé général des animaux conscients et, le cas échéant, d’appliquer des protocoles de soins adaptés selon la fiche annexée à ce projet. Dans le cas où la santé de l’animal serait dégradée, une mise à mort sera réalisée immédiatement sur décision du responsable de l’étude.
Choix des espèces
L’espèce rat (et plus précisement la souche Sprague–Dawley) sera utilisée en raison des données de la littérature démontrant une implication du système nerveux sympathique dans la prise alimentaire sur ce modèle. Des animaux adultes de 8 semaines d’âge seront utilisés.
Évaluation de l’effet d’une réduction sélective en acides aminés chez la souris insuffisante rénale chronique afin de déterminer les familles d’acides aminés responsables de l’effet néphroprotecteur des régimes pauvres en protéines.
- Recherche appliquée
- Troubles endocriniens
- Recherche fondamentale
- Système urogénital
140 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une maladie rénale chronique leur est induite par un régime à l'adénine pendant quatre semaines, suivie de prélèvements sanguins répétés sur animal vigile et de tests de tolérance au glucose et à l'insuline, pour comparer des régimes carencés en acides aminés. Le porteur indique que le dosage final des toxines urémiques exige un millilitre de sang, soit la quasi-totalité du volume sanguin, ce qui justifie la mise à mort de toutes les souris. Il affirme qu'une étude in vivo est "nécessaire", un éventuel essai chez les patients restant conditionnel.
Objectifs
La maladie rénale chronique correspond à une perte irréversible du fonctionnement des reins. Elle touche 3 millions de personnes en France et est associée à une augmentation de la mortalité en partie liée à l’accumulation de déchets. Actuellement un régime pauvre en protéines est proposé aux patients afin de ralentir la progression de la maladie rénale chronique. Les mécanismes à l'origine de cette protection rénale par les régimes pauvres en protéines restent méconnus. Des études récentes ont démontré qu’une diminution sélective en certains acides aminés (les composants des protéines) pouvait préserver le fonctionnement des reins de façon similaire aux régimes en protéines. Par exemple la réduction sélective des acides aminés aromatiques (phénylalanine, tyrosine et tryptophane) chez la souris ayant une maladie rénale chronique était associée à une amélioration de la fonction rénale similaire à celle observée à la diminution de l'ensemble des protéines. Cependant, ce régime n’a pas été comparé à la réduction sélective d’autres familles d’acides aminés. Ainsi notre projet aura pour but de déterminer de façon formelle quelle(s) réduction(s) de quel(s) groupes d’acides aminés en particulier est responsable de la protection rénale. Nous cherchons à étudier, chez la souris ayant une maladie rénale chronique, l’effet de régimes alimentaires sélectivement carencés en certaines familles d’acides aminés sur la fonction rénale, l’accumulation des déchets, le microbiote intestinale et différents paramètres métaboliques : taux de sucre et de lipides dans le sang, état nutritionnel.
Bénéfices attendus
Cette étude nous permettra de mieux comprendre les mécanismes et notamment quels réduction d'acides aminées en particuliers sous tendent l’effet « protecteur» des régimes pauvres en protéines proposés aux patients atteints de maladie rénale chronique afin de préserver leurs reins. Si les résultats sont positifs, ce projet pourra faire l’objet d’un essai thérapeutique (intervention nutritionnelle) chez les patients atteints de maladie rénale chronique.
Procédures
La maladie rénale chronique sera induite chez les souris de façon pharmaceutique en nourrissant les souris pendant 4 semaines avec un régime alimentaire contenant 0,25% d’adénine. Au cours de la procédure les animaux auront plusieurs prélèvements réalisés en condition vigile grâce à une micro-incision longitudinale sur la veine de la queue. L'incision sera désinfectée par une solution iodée et le saignement sera arrêté par un coton hémostatique. Un premier prélèvement (15 μL) réalisé avant la mise en place de régimes spécifiques et réitéré 3 semaines après afin permettra d'effectuer un dosage de l'urée plasmatique. A 11 semaines, nous réaliserons un test de tolérance au glucose après 6 heures de jeûne. Le glucose sera injecté en intra-péritonéale et nous mesurerons la glycémie par une goutte de sang à l’extrémité de la queue à l’injection puis à 15, 30, 60, 90 et 120 min (total 6 prélèvements). A 12 semaine, nous réaliserons un test de tolérance à l’insuline après 6 heures de jeûne. L’insuline sera injectée en intra-péritonéale et nous mesurerons la glycémie par une goutte de sang à l’extrémité de la queue à l’injection puis à 15, 30, 60, 90 et 120 min. Au cours de ces tests, une seule incision permettra de recueillir tous les prélèvements en grattant la croûte formée. A 13 semaine, les souris seront placées 2 par 2, pendant 24 h en cage à diurèse pour collecter l’urine. 48 h après les souris seront mises à mort: une ponction intra-cardiaque sera effectuée après anesthésie profonde, pour évaluer l’accumulation des déchets de la maladie rénale.
Impact sur les animaux
Le régime adénine est bien toléré par les animaux et n’induit qu’un ralentissement de la croissance pondérales liée à une diminution de la prise alimentaire (sans doute lié au goût de l'aliment enrichi en adénine). S’il s’avère que les animaux perdent trop de poids pendant l’induction de la MRC, le régime Adénine pourra être discontinué pendant 2 jours afin de restaurer une croissance pondérale (5 jours de régime adénine – 2 jours de régime standard). Quoiqu’il en soit, les animaux reprennent rapidement du poids à l'issu du régime. L’utilisation de régimes pauvre en protéines ou de modification des apports en AAs ne sont pas responsables d'une perte d'appétit. Ils peuvent cependant induire une agressivité chez les animaux. Au cours des tests de GTT et ITT, les souris auront des prélèvements sanguins réalisés grâce à une incision à l'extrémité de la queue qui peut générer un stress. Préalablement à ces tests métaboliques les souris seront mises à jeun pendant 6 heures. La mise à mort à la fin de l'étude ou en cas d'atteinte d'un point limite sera effectuée sous anesthésie générale.
Devenir
Le dosage des toxines urémiques (les déchets de la maladie rénale) nécessite 200 microlitres de sérum soit 1 ml de sang. Chez une souris, ce volume correspond à une spoliation de la quasi totalité du volume sanguin et justifie donc la mise à mort de toutes les souris à la fin de l'étude soit 140 animaux.
Remplacement
Les mécanismes impliqués dans la production de déchets urémiques et le développement du syndrome urémique sont multifactoriels. La maladie rénale chronique et les déchets urémiques ont un effet délétère sur l’ensemble des tissus de l’organisme comme le rein, la régulation de la glycémie et les paramètres nutritionnels. Ces éléments ne sont pas modélisables sur un modèle cellulaire. Il est donc nécessaire de recourir à une étude in vivo pour étudier l’impact des différent régimes alimentaires sur l’ensemble de ces paramètres étant donné l’impact globale de la maladie rénale chronique. De plus nous voulons étudier en autre les modifications de la structure l’intestin et du rein qui nécessite des examens trop invasifs pour être réalisé chez l’homme. A ce stade de développement, il est impossible de supprimer un ou plusieurs acides aminés dans l’alimentation humaine. Ainsi toute expérimentation dans des modèles cellulaire ou chez l’homme est impossible à ce stade.
Réduction
Nous avons pris les dispositions nécessaires pour éviter le double emploi de notre procédure expérimentale. En effet, à notre connaissance, la question scientifique que nous posons ici n’a encore jamais été adressée. Il s’agit donc d’un projet totalement original et nous avons veillé, lors de l’élaboration de notre procédure, à éviter toute redondance dans les expérimentations. L'analyse statistique sera effectuée par ANOVA ou test non paramétrique de Kruskall-Wallis lorsque justifié. Ces tests seront complétés d'analyses post-hoc. Ainsi, le nombre de souris a été calculé au plus juste pour offrir la puissance statistique maximum. Selon nos données précédente, le nombre de sujets par groupe est de 8. Il a donc été décidé de porter le nombre d’animaux à 10 par groupe afin de parer aux aléas expérimentaux : atteinte de points limites, décès liés à la maladie rénale, échec de l'induction de la maladie rénale par le régime. La procédure sera dans un premier temps réalisé que chez 70 souris mâles et nous renouvellerons l'experience dans les mêmes conditions chez des souris femelles pour évaluer l'impact du sexe sur ces régimes au cours de la maladie rénale chronique. Un total de 140 animaux est donc nécessaire.
Raffinement
Les animaux seront hébergés 5 par cage (stabulation sociale) dans un environnement enrichi. Une surveillance appropriée permettra de repérer la survenue de points limites généraux: apathie, prostration, perte de poids, hypoglycémie profonde. La maladie rénale chronique sera induite chez nos souris par méthode pharmaceutique grâce à un régime en Adénine qui est bien toléré par les animaux. Il peut cependant être responsable d'un ralentissement de la prise pondérale à cause d'une diminution de la prise alimentaire (sans doute lié au goût de l'aliment enrichi en adénine). En cas de perte de poids trop importante, le régime sera suspendu pendant 48h ce qui permet habituellement un rapide rattrapage du poids normal. Au cours de l'étude, des tests de tolérance au glucose et à l'insuline seront réalisés. Le volume d'injection de glucose et d'insuline a été adapté afin de limiter tout inconfort et la glycémie sera suivie toutes les 15 minutes. La survenue d'une hypoglycémie sévère sera suivie d'une injection de glucose et, en cas de peristance, constituera un point limite spécifique de ces tests. Les prélèvements sanguins réalisés au cours de l'étude seront effectués en condition vigile, grâce à une incision de moins de 1mm à l'extrémité de la queue. A la fin de l'étude, tous les individus seront mis à mort. La mise à mort des souris, indiquée par la fin de l'étude ou la survenue d'un point limite, sera réalisée sous anesthésie générale puis dyslocation cervicale.
Choix des espèces
Le présent protocole sera conduit sur des souris, car le modèle de maladie rénale chronique, est facilement réalisable et permet l'induction d'une maladie rénale chronique de stade modéré. De plus, l'altération de la fonction rénale chez la souris reproduit les modifications systémiques que l'on peut observer chez l'homme (accumulation de toxines urémiques, hyperglycémie, modification du microbiote intestinale). Des souris âgées de 6 semaines ont été choisies correspondant à des jeunes adultes chez lesquels l'induction de la maladie rénale est bien tolérée (pas de signe de souffrance des animaux). Etant donnée que la fonction rénale s'altérè de façon physiologique avec l'âge des souris, nous choissisons des souris juvéniles afin de s'affranchir de ce biais.
Effets d’un composé client sur la cachexie dans un modèle murin de cachexie induite par l’inoculation de cellules LLC
- Recherche appliquée
- Troubles endocriniens
68 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles reçoivent une inoculation de cellules cancéreuses pulmonaires qui provoque une tumeur et une fonte progressive de la masse musculaire, des administrations quotidiennes pendant 21 jours, des prélèvements sanguins et une ponction cardiaque terminale. L'étude est commandée par une société cliente pour tester l'efficacité de ses composés contre la cachexie, débouché commercial et clinique formulé au conditionnel. Le porteur affirme qu'aucune méthode sans animal ne permet d'étudier cet état pathologique complexe.
Objectifs
Le projet faisant l’objet de la présente demande d’autorisation vise à étudier les effets d'un composé en développement chez un modèle de cachexie induite par des cellules pulmonaires cancéreuses, les cellules LLC (Lewis Lung Carcinoma). La cachexie correspond à une perte de masse corporelle, tout particulièrement de masse musculaire, telle qu'elle ne peut plus être inversée ni trouvée à l'aide d'une nutrition adaptée. Elle est observée au cours de plusieurs maladies comme l’anorexie mentale, l’insuffisance cardiaque ou hépatique, le SIDA ou encore le cancer. Dans le cas de la cachexie liée au cancer, cette dernière résulte d’altérations métaboliques liées à la présence d’une ou plusieurs tumeurs. Le modèle que nous utilisons est un modèle qui mime très bien l’étiologie de cette pathologie chez l’humain, puisque la perte de poids et de masse musculaire obtenue résulte également du développement d’une tumeur sous l’effet de l’inoculation des cellules LLC. Cette étude est commanditée par une société cliente dans le cadre de la recherche de l’efficacité de leurs composés dans ce domaine d’application.
Bénéfices attendus
Si la présente étude permet de mettre en évidence une efficacité des composés en développement sur la cachexie, ces deniers seront employés ultérieurement dans le cadre d'études cliniques et pourraient, à terme, obtenir une autorisation de mise sur le marché. Ils constitueraient ainsi les tout premiers traitements autorisés pour la prise en charge de la cachexie. Les patients atteints de cancer bénéficieraient ainsi d'un traitement permettant de bloquer ou de réduire le développement de la cachexie, améliorant ainsi considérablement leur pronostic vital ainsi que leur qualité de vie. Par ailleurs, dans un second temps, l'efficacité potentielle d'un tel traitement pourrait être testée dans d'autres pathologie induisant un état de cachexie tel que le SIDA ou les insuffisance cardiaques et hépatiques par exemple.
Procédures
Ce projet comporte 4 types d'interventions différents : (1) Inoculation de cellules LLC : Durée de 5 minutes environ. (2) Mesures de composition corporelle : Durée de 1-2 minutes (répétée 3 fois au cours du projet). (3) Administrations sous-cutanées et orales : Durée 10 secondes environ; administrations quotidiennes pendant 21 jours. (4) Prélèvements sanguins : deux prélèvements par la veine caudale à D0 et D7 (Durée de 2-3 minutes) et un prélèvement terminal par ponction cardiaque à l'issue de l'étude (durée 1 minute).
Impact sur les animaux
Le modèle employé dans le présent projet est un modèle de cachexie résultant du développement d'une tumeur sous-cutanée induite par l'inoculation de cellules Lewis Lung Carcinoma (LLC). Le développement tumoral induit un état de cachexie progressif s'accompagnant d'une réduction de masse maigre et d'une perte de poids corporel. Pour des raisons éthiques, le modèle est limité à 21 jours post inoculation des cellules LLC après lesquels les animaux seront euthanasiés. L'hébergement individuel est nécessaire de par la nécessité de la mesure individuelle de la prise alimentaire. L'anesthésie constituera une nuisance sur les animaux. Les mesures de tumeur peuvent générer un stress voire une douleur pour l'animal. L'ensemble des traitements (par sous-cutanée, par voie orale) ainsi que les pesées et les mesures de composition corporelle peuvent être source d'angoisse. Les prélèvements sanguins en vigile constituent également un effet indésirable attendu sur les animaux.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés à l'issue de la procédure. En effet, l'étude implique des anayses biochimiques et histologiques sur la tumeur, les muscles droits et gauches de la patte (gastrocnemius, soleus, EDL, plantaris, tibialis, vastus lateralis), le diaphragme, le coeur et le tissu adipeux blanc sous-cutané qui doivent ainsi être collectés à l'issue de la procédure.
Remplacement
L’utilisation d’animaux à des fins scientifiques se justifie ici car il n’existe aucune méthode de substitution n’utilisant pas l’animal de laboratoire et permettant l’étude de l’efficacité réelle d’un composé sur la cachexie. En effet, la cachexie est un état pathologiques complexes lié à un grand nombre d'altérations métaboliques, périphériques et centrales, et immunologiques. Ainsi, l'état de cachexie implique un défaut dans la communication cerveau-système musculaire ainsi qu'un déséquilibre hormonal majeur induisant de profondes modifications des voies de signalisation intracellulaires. Pour autant, les mécanismes intimes de mise en place de la cachexie restent assez largement méconnus à aujourd'hui. Ainsi, compte tenu de la complexité de l'étiologie de la cachexie, il n'existe pas aujourd'hui d'alternative non animal dans ce domaine permettant de modéliser correctement la pathologie et de tester des candidats médicaments. Nous avons choisi un modèle utilisant l'espèce souris qui est parfaitement caractérisé dans la littérature scientifique.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés par groupe a été défini comme le nombre minimum nécessaire pour être en mesure de mettre en évidence une différence statistiquement significative sur les paramètres étudiés avec une puissance à 0.80 et une erreur alpha à 0.05. Les paramètres étudiés sont les suivants : poids corporel, gain de poids corporel (en g et %), prise alimentaire cumulée, efficacité alimentaire, volume tumoral (longitudinal et terminal), poids de la tumeur, densité de la tumeur, poids corporel sans tumeur, composition corporelle (avec et sans tumeur), muscles droits et gauches de la patte, diaphragme, coeur, le tissu adipeux blanc sous-cutané et cytokines sur serum et sur tumeurs. Le groupe contrôle du modèle a été réduit à 8 animaux (contre 12 pour les groupes cachexiques) du fait d'une moindre variabilité des paramètres mesurés, ces souris ne développant pas de tumeur.
Raffinement
Le modèle animal qui sera utilisé est un modèle parfaitement caractérisé dans la littérature et couramment utilisé dans les études précliniques. Il s'agit d'un modèle de cachexie chez la souris induit par une inoculation de cellules LLC. Le protocole a été planifié de façon à limiter au maximum tout stress et tout inconfort pour les animaux. Les animaux seront hébergés en cage individuelle et un enrichissement du milieu sera assuré par l'ajout de petites maisons dôme (mouse house), de briquettes en bois et de matériel de nidification. Afin de réduire toute douleur au cours des procédures expérimentales, l'inoculation des cellules LLC sera réalisée sous anesthésie gazeuse (les animaux seront placés sur tapis chauffant) et les mesures de composition corporelle seront réalisées chez l'animal vigile (durée de la mesure : 2 minutes). Les administrations sous-cutanées et per os seront réalisées par des expérimentateurs rodés à ce type de pratique, et deux sites d'administration seront utilisés pour les injections sous-cutanées (zones scapulaires droite et gauche) en alternance d'un jour à l'autre). Enfin, compte-tenu du développement d’une tumeur et d’un état de cachexie progressif chez les animaux, le développement de cette dernière sera limitée à 21 jours post inoculation et un suivi journalier particulièrement étroit des animaux à l'aide d'une grille de score de souffrance permettra une action rapide en cas d'atteinte des points limites établis. Les animaux seront anesthésiés par l'administration d'un mélange de kétamine/xylazine (100mg/kg et 10 mg/kg respectivement; 10ml/Kg; i.p.) avant qu'une ponction cardiaque ne soit pratiquée et qu'ils soient euthanasiés par dislocation cervicale.
Choix des espèces
Le modèle souris C57BL/6 J est très bien documenté dans la littérature en tant que modèle de cachexie induit par une inoculation de cellules LLC. Le choix du modèle souris C57BL/6 a été validé avec le client et le chef de projet. Les animaux utilisés seront de jeunes souris adultes (5 semaines à réception ; 7 semaines au début du traitement). Le choix de ce stade de développement est guidé par la population humaine qui sera ciblée par les composés à tester, à savoir une population adulte présentant un état cachectique lié au cancer.
Habituation de souris diabétiques à la consommation de matrices alimentaires
- Recherche appliquée
- Troubles endocriniens
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
40 souris diabétiques vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Réutilisées d'un précédent projet, elles sont mises à jeun quelques heures puis placées de façon répétée en cage individuelle, pour les habituer à consommer des matrices alimentaires devant recevoir un actif régulant la glycémie. Le porteur indique que le jeûne et l'isolement répété peuvent générer un stress, et que ces souris sont mises à mort faute d'autre projet prévu. Il affirme qu'aucun modèle in vitro ne peut mimer le choix et l'intégration de la nourriture par un être vivant.
Objectifs
L’objectif de ce projet est d’habituer des souris diabétiques à la consommation de différentes matrices alimentaires dans lesquelles il est envisagé d’incorporer un actif breveté et commercialisé, un dérivé de lait, permettant de réguler la glycémie en réduisant de manière significative la glycémie postprandiale (après un repas) pour les personnes en pré-diabète. Il faut cependant s’assurer au préalable que les souris consomment ces matrices alimentaires sans présence de l’actif, le plus rapidement possible, nécessitant une habituation à cette consommation d’un aliment différent de leur régime habituel pour lever la réticence et/ou le rejet à manger un aliment nouveau (néophobie alimentaire). Cette habituation sera effectuée en 2 phases successives : au cours de la 1ère phase d’habituation, les matrices alimentaires seront placées directement dans la cage des souris pendant plusieurs jours, en leur laissant accès à leur régime habituel et sans mise à jeun préalable, puis au cours de la 2ème phase d’habituation, les matrices alimentaires seront placées dans une cage d’isolement dans laquelle les souris seront mises individuellement après une période de mise à jeun préalable pour qu’elles s’habituent à consommer les matrices alimentaires qui leur seront proposées, le plus rapidement possible, pendant également plusieurs jours. Pour réaliser ce projet, nous réutiliserons des souris diabétiques issues d’un autre projet autorisé (validité toujours en cours) au cours duquel les souris auront été soumises à une procédure expérimentale de classe modérée, et après une parenthèse thérapeutique ou "wash out" d’une semaine entre les 2 projets.
Bénéfices attendus
Le diabète correspond à une élévation prolongée de la concentration de glucose dans le sang (hyperglycémie). Dans le cas du diabète de type 2 (90% des cas de diabète), ce phénomène provoqué par une perturbation du métabolisme glucidique apparaît progressivement et insidieusement. En France, en 2019, près de 4 millions de personnes étaient identifiées diabétiques par l'assurance maladie et prenaient un traitement médicamenteux pour leur diabète (soit 5,3% de la population). A cela, s’ajoutent les personnes diabétiques qui s’ignorent. Cette prévalence ne cesse d’augmenter en France, particulièrement chez les hommes, les jeunes (80 ans). Les personnes diabétiques doivent s’astreindre à un régime spécial, avec notamment un contrôle voire la limitation très stricte de la prise d’aliments sucrés, ce qui peut impacter leur moral. Elles vivent parfois des problèmes de santé mentale comme la dépression, l’anxiété et les troubles de l’alimentation, voire ce qui est maintenant appelé l’épuisement diabétique qui est une des complications psychologiques les plus graves de la maladie. Les personnes qui en sont atteintes ressentent une profonde impuissance et un désespoir intense. Les industriels des secteurs pharmaceutiques et agroalimentaires cherchent donc des molécules et ingrédients pouvant agir sur la limitation du passage dans le sang des sucres ingérés lors des repas. Cette étude préliminaire est donc la base d’un projet consistant à développer des aliments fonctionnels pouvant être consommés par toutes les personnes y compris et surtout les personnes diabétiques. Permettre en effet aux personnes diabétiques de consommer à nouveau yaourts, céréales, chocolat ou barres nutritionnelles lors d’activités physiques leur redonnerait un confort de vie plus important et limiterait la survenue de pathologies associées telles que celles décrites précédemment.
Procédures
Aucun prélèvement et aucune procédure chirurgicale ne sera réalisé sur les 40 souris diabétiques nécessaires à la réalisation de ce projet. Elles seront mises à jeun pendant quelques heures puis placées en cage individuelle sur des temps très courts mais de façon répétée, ce qui pourra engendrer un stress. La période de mise à jeun correspondra cependant à la phase diurne au cours de laquelle la prise alimentaire est très faible chez la souris. Quant au placement en cage individuelle, il sera nécessaire pour contrôler que chaque souris consomme ou non la matrice alimentaire qui lui a été proposée.
Impact sur les animaux
La mise à jeun des souris pendant quelques heures ainsi que le placement en cage individuelle sur des temps très courts mais de façon répétée, pourra engendrer un stress pour les souris. La période de mise à jeun correspondra cependant à la phase diurne au cours de laquelle la prise alimentaire est très faible chez la souris. Quant au placement en cage individuelle, il sera nécessaire pour contrôler que chaque souris consomme ou non la matrice alimentaire qui lui a été proposée.
Devenir
Procédure expérimentale 1 (seule procédure expérimentale) : les 40 souris diabétiques db/db nécessaires à la réalisation de ce projet, réutilisées d’un autre projet autorisé, seront mises à mort à l’issue des expérimentations, aucun autre projet n’étant envisagé sur ce lot de souris.
Remplacement
Le remplacement des expérimentations animales par des méthodes alternatives n’est pas envisageable dans le contexte de ce projet. Il n’est en effet pas possible d’utiliser des modèles in vitro ou ex vivo mimant l’alimentation, c’est à dire le choix et l’intégration de la nourriture par un être vivant. L’ensemble de ces facteurs complexes ne peut être appréhendé qu’in vivo sur un modèle animal.
Réduction
Nous utiliserons le nombre de souris diabétiques minimum nécessaire et suffisant issues d’une expérimentation précédente, après une parenthèse thérapeutique ou "wash out" d’une semaine entre les 2 études, afin d’obtenir des résultats prédictifs et représentatifs. Ce nombre a été déterminé sur la base d’études précédentes réalisées chez le rat suivant le même protocole expérimental d’habituation qui sera suivi.
Raffinement
Les souris seront observées quotidiennement tout au long de l’expérimentation, leur poids sera mesuré 2 fois par semaine, et si une perte de poids supérieure à 20% par rapport au poids maximal est observée ou si des modifications du comportement des animaux sont observées (cachexie, vocalises, convulsions…), celles-ci seront mis à mort dans des conditions éthiques. Des feuilles de papier absorbant seront placées dans leur cage comme enrichissement pour assurer leur bien-être.
Choix des espèces
La souris diabétique est l’espèce animale la plus adaptée pour réaliser cette étude dans le cadre d’un projet visant à développer des aliments fonctionnels pour les personnes diabétiques. Son utilisation est largement décrite dans la littérature scientifique pour évaluer l’effet de composés pharmaceutiques et alimentaires sur cette pathologie Les animaux seront des souris diabétiques âgées de 9 semaines pour le démarrage des expérimentations. Cela correspond à l’âge de souris décrit dans la littérature scientifique pour évaluer l’effet de composés pharmaceutiques et alimentaires sur le diabète
Rôle de CD44 sur les fonctions des lymphocytes T au cours des complications hépatiques liées à l’obésité et/ou la prise d’alcool
- Recherche appliquée
- Troubles endocriniens
- Troubles immunitaires
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
1 320 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance allant de léger à sévère. Elles sont soumises à un régime gras ou à une alcoolisation, avec des injections intrapéritonéales pour induire une fibrose hépatique et des prélèvements sanguins, pour étudier le rôle de la glycoprotéine CD44 dans les complications hépatiques liées à l'obésité et à l'alcool. Le porteur indique que l'alcoolisation peut provoquer une détresse respiratoire et des signes d'ébriété, et que les injections peuvent entraîner rougeur, infection ou nécrose au point d'injection. Il affirme qu'une étude in vivo est "nécessaire" car les cultures cellulaires ne reproduisent pas les interactions entre organes.
Objectifs
L’obésité augmente le risque de développer un diabète de type 2 et des maladies cardiovasculaires mais s‘accompagne également de complications hépatiques. Ces complications sont fréquentes mais sous estimées, en raison de leur évolution « silencieuse ». Une consommation chronique d'alcool conduit au même spectre d'altérations hépatiques qui vont d’un simple foie gras, avec ou sans inflammation, qui peut progresser jusqu’au cancer du foie. Plusieurs facteurs sont impliqués dans la progression de ces complications, comme la résistance à l'insuline, le microbiote intestinal, les stress cellulaires et l'inflammation. Cependant, aucun traitement pharmacologique n’est encore disponible et une meilleure compréhension de l'évolution de ces complications est nécessaire pour identifier de nouvelles cibles thérapeutiques. Notre équipe de recherche s’intéresse à une protéine que l’on retrouve à la surface des cellules immunitaires, appelée CD44. Celle-ci joue un rôle dans l’inflammation du foie. Chez les patients atteints de complications hépatiques, la présence de CD44 est augmentée dans le foie en comparaison aux patients sains. De plus, la neutralisation de CD44 prévient et corrige les complications hépatiques, en régulant le recrutement et l’activation de cellules immunitaires dans le foie. Par l’utilisation d’animaux dont le gène CD44 est non-fonctionnel, dans les cellules immunitaires, et soumis à un régime favorisant l’apparition de complications hépatiques, nous serons en mesure de démontrer l’implication et le rôle de CD44 dans la souffrance hépatique.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra, d’une part, la validation in vivo du rôle de la glycoprotéine CD44 dans les lymphocytes T CD4 ou T CD8, dans un contexte de complications hépatiques liées à l’obésité et/ou la prise régulière d’alcool. D’autre part, de décrypter les mécanismes physiopathologiques dans la mise en place et la progression des maladies chroniques du foie. De plus, l’invalidation spécifique de CD44 dans les lymphocytes T CD4 ou dans les lymphocytes CD8 permettrait de mettre en lumière de nouveaux mécanismes moléculaires.
Procédures
En fonction des procédures, les animaux seront soumis à deux prélèvements sanguins maximum. Les animaux nourris avec une alimentation riche en graisses seront prélevés deux fois, en milieu et en fin de régime. Ces prélèvements ne dureront pas plus d'une minute maximum. Le sang des animaux soumis à un régime alcoolisé sera prélevé en fin de procédure et ce prélèvement ne durera pas plus d'une minute. Des injections intra-péritonéales seront également effectuées pour étudier le développement de la fibrose hépatique. Ces injections ne durent quelques secondes et leur fréquence ne dépassera pas deux injections par semaine.
Impact sur les animaux
Avant l’arrivée aux points limites décrits dans chaque procédure, les animaux pourront subir des nuisances et des effets indésirables auxquels nous serons très attentifs. Ces effets indésirables sont principalement la perte de poids chez l’animal. L'alcoolisation peut entraîner des signes de détresse respiratoire, des signes d’ébriété chez les animaux suivis d’un endormissement. Les injections par voie intra-péritonéale pourront entrainer des comportements significatifs d’une gêne ou d’une souffrance et des altérations locales au site d’injection (rougeur, infection, nécrose,..).
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure. Nous utiliserons pour chaque procédure un nombre minimum d'animaux qui nous permet de réaliser des études statistiques robustes et pertinentes.
Remplacement
Pour répondre à l’exigence de remplacement, des études seront réalisées in vitro sur des lignées cellulaires afin de mettre au point les différentes conditions expérimentales avant de réaliser les expériences sur les cellules primaires. Il est nécessaire de réaliser des études in vivo car les études in vitro ne permettent pas de reproduire les interactions complexes qui existent entre les différents organes et les différents types cellulaires présents dans un organe.
Réduction
Pour satisfaire à la réduction, nous utiliserons un schéma de croisement qui génère 50% de souris WT et 50% de souris KO (50% de souris contrôles et 50% de souris dont le CD44 est non-fonctionnel) ce qui évite la génération d’animaux inutiles. Chaque procédure utilise un nombre d'animaux minimum mais nécessaire pour réaliser des études statistiques pertinentes (tests non paramétriques de Mann-Whitney et ANOVA). Nous avons déterminé au travers de nos différents travaux publiés que le nombre adéquat d'animaux à intégrer par groupe doit être compris entre huit et dix. Ce nombre est communément admis et utilisé dans l'ensemble des études publiées dans le domaine du métabolisme. Nous choisirons dans cette demande un nombre fixe de dix animaux par groupe afin d'obtenir une puissance statistique suffisante. Les expériences seront reproduites une seconde fois pour confirmer la significativité statistique quand celle-ci est proche d'être atteinte lors du premier set d'expérience.
Raffinement
Pour répondre au raffinement, l'hébergement sera réalisé dans des locaux appropriés avec un enrichissement systématique et les personnes réalisant les différentes procédures respecteront les règles éthiques lors des manipulations et sacrifices des animaux. La surveillance quotidienne des animaux par les animaliers et nos surveillances régulières nous permettront d'identifier précocement tout signe de stress ou de souffrance afin d'appliquer les points limites.
Choix des espèces
La souris est une espèce très utilisée dans les études fondamentales et métaboliques. C’est une espèce facile à utiliser grâce à sa natalité importante. Notre expertise nous permet d’avoir des locaux d’hébergement et des conditions d’expérimentation appropriés à cette espèce. D’autre part, la similitude de son patrimoine génétique avec celui de l’Homme nous permet de pouvoir, dans la mesure du possible, extrapoler les résultats et en tirer des conclusions valables pour l’Homme. Les données in vivo de la littérature sont obtenues sur des souris et cette espèce permet d'obtenir assez de "matériel" pour réaliser des analyses protéiques, génomiques et histologiques. Aucune autre espèce ne peut donc être utilisée. Pour la procédure 1 (souris mâles), la mise sous HFD ou Western Diet sera effectuée à environ 8-10 semaines d’âge, lorsque le poids des souris se stabilise. En effet, un régime riche en graisse induit une prise de poids importante. L’utilisation d’un tel régime peut durer jusqu’à 32 semaines, d’où la nécessité d’avoir des animaux relativement jeunes. Pour les procédures 2 et 3 (souris mâles ou femelles), la mise sous régime alcool sera effectuée à environ 12-13 semaines d’âge ou lorsque le poids des souris atteint 20g. Pour la procédure 4 (souris mâles ou femelles), le traitement au CCl4 débutera à environ 7-8 semaines d’âge, lorsque le poids des souris se stabilise. Pour étudier le vieillissement hépatique (procédure 5), les animaux ne seront utilisés qu’à un stade très avancé de leur développement et seront donc maintenus jusqu’à l’âge de 22 mois maximum.
- Recherche appliquée
- Troubles endocriniens
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
24 lapines vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles reçoivent une injection intraveineuse de stimulation hormonale et une échographie, avant d'être mises à mort pour prélever les cellules épithéliales de leur glande mammaire, dans un projet visant à modéliser in vitro la glande mammaire afin de produire des protéines thérapeutiques dans le lait de lapines transgéniques. Le porteur qualifie les nuisances de "minimes". Il affirme que la production de protéines recombinantes dans le lait de lapines est le "principe fondateur" de sa société et qu'elle n'est "pas remplaçable".
Objectifs
Notre société est intéressée par la production des protéines recombinantes thérapeutiques (protéines produites par une cellule dont le matériel génétique a été modifié par recombinaison génétique) avec l’objectif de soigner des patients ayant des maladies génétiques orphelines létales et a choisi de produire ces protéines dans le lait de lapines transgéniques. La lapine a été séléctionné parce qu’elle synthétise des protéines en qualité (nécessaires pour soigner efficacement ces patients) et en quantité, que l’on ne peut obtenir par d’autres systèmes d’expression (bactéries ou levures). Pour la création des animaux transgéniques, nous devons modifier le génome des lapins par micro-injection dans des embryons de lapine avant de les transférer dans des receveuses. Comme la production de ces protéines dépend de la modification effectuée, nous devons utiliser plusieurs stratégies de modification génomique. Nous avons mis en place des cultures cellulaires commerciales afin de sélectionner les meilleures stratégies. Nous avons déterminé la présence et l’integrité de l’ARNm correspondant à la protéine recombinante cible pour chaque stratégie, mais nous ne pouvions pas estimer l’efficacité de production des ARNm ou de la protéine produite dans le lait. Ces critères sont impératifs afin de poursuivre des études precliniques.. Il n’existe pas de lignées de cellules de glande mammaire de lapines, commerciales ou non, avec lesquelles nous pourrions étudier les différentes stratégies pour la production des protéines d’intérêts. Nous souhaiterions mettre au point des systèmes cellulaires en deux dimensions (2D) pour quantifier les ARNm codant pour les protéines d’intérêts et dans un deuxième temps trois dimensions (3D, organoïde) afin d’analyser les protéines d’intérêts produites. La génération d’un tel système mammaire modélisant les processus de lactation peut être utile pour estimer la quantité de la protéine recombinante produite et sélectionner les meilleures protéines pouvant être produire dans le lait des lapines. Avec ce système, nous pensons pouvoir diminuer d’au moins 75 pour cent le nombre d’animaux utilisés pour la création des animaux transgéniques produisant des protéines recombinantes thérapeutiques. Pour réussir le plus rapidement possible la mise au point de ces systèmes, nous collaborons avec une équipe ayant de l’experience sur la glande mammaire et les cellules souches, nécessaires à la création des cultures cellulaires 3D.
Bénéfices attendus
Notre société s’est focalisée sur le traitement enzymatique substitutif pour soigner des patients ayant des maladies génétiques orphelines létales. Nous avons déjà produit des protéines thérapeutiques dont un médicament autorisé et nous voulons produire de nouvelles protéines thérapeutiques par l’intermédiaire de lapines trangéniques. La mise au point de systèmes cellulaires 2D/3D pour modéliser in vitro la glande mammaire de lapine en lactation va nous permettre de tester plusieurs constructions génétiques pour multiplier les chances de produire en grande quantité des protéines thérapeutiques. Nous pourrons ainsi commencer des études précliniques pour vérifier l’efficacité de ces protéines à soigner différentes maladies, tout en diminuant le nombre d'animaux dont nous aurions besoin pour produire ces médicaments. Jusqu’à présent, nous avons besoin d’euthanasier 4 lapines pour récupérer des embryons au stade 1 cellule pour les microinjecter avec une construction génétique puis d’utiliser 4 lapines receveuses des embryons micro-injectés pour être capable d’avoir 1 animal transgénique mosaïque F0 et étudier l’expression de la protéine recombinante d’intérêt sur une géneration F1 et/ou F2. Nous estimons que nous pouvons diminuer au moins 75 pour cent le nombre d’animaux utilisés si nous pouvons tester nos constructions génétiques dans des organoïdes de la glande mammaire de lapines, car nous aurons besoin de juste 1 lapine gestante pour valider nos constructions génétiques.
Procédures
2 injections en intraveineuse d'une durée de 30 secondes environ : une pour la stimulation hormonale, l’autre pour l’euthanasie. 1 échographie de 5 à 10 minutes environ. Prélèvement de glande mammaire sur animal euthanasié.
Impact sur les animaux
Les animaux utilisés subiront des nuisances minimes à savoir : - une injection intra-veineuse mais sur une veine précédemment anesthésiée localement, - une contention lors de l'échographie de conrôle de la gestation.
Devenir
Nous devons euthanasier les lapines pour pouvoir récupérer les cellules épithéliales de la glande mammaire.
Remplacement
La production de protéines recombinantes dans le lait de lapines transgéniques est le principe fondateur de notre société et n’est pas remplaçable. En tant que mammifère, la lapine synthétise des protéines recombinantes complexes, de l’ordre de centaines de milligrammes à plusieurs grammes par litres de lait, dont la glycosylation et la gamma-carboxylation sont nécessaires pour soigner efficacement les patients et que l’on ne peut obtenir en qualité et en quantité par d’autres systèmes d’expression (bactéries ou levures).
Réduction
Pour créer des animaux transgéniques, nous devons modifier le génome de lapins en transférant une construction génétique nécessaire à la production de la protéine recombinante thérapeutique d’intérêt, par des cellules de la glande mammaire. Ce transfert génétique se fait par micro-injection de la construction génétique dans des embryons de lapine au stade une cellule, qui seront ensuite transférés chirurgicalement dans des femelles dites receveuses (transfert d’embryon). Afin de réduire le nombre d’animaux utilisés, nous avons décidé de tester nos constructions génétiques dans des cultures cellulaires de glande mammaire avant de passer au modèle animal. Actuellement, nous utilisons des cultures de cellules non issues de la glande mammaire de lapines (il n’existe pas des cellules de glande mammaire de lapins, commerciales ou non) pour sélectionner les meilleures constructions génétiques. L’utilisation de ces cultures cellulaires nous a permis de faire un premier tri et de déterminer la présence et l’intégrité de la protéine recombinante, mais nous n’avons pas d’informations sur la quantité de protéine produite (du fait d’un site d’expression différent entre une cellule lambda et une cellule de glande mammaire). C’est pourquoi nous voudrions mettre au point des systèmes cellulaires 2D et 3D pour modéliser in vitro la glande mammaire de lapine en lactation. Quand ces systèmes seront mis au point, nous pensons diminuer d’au moins 75 pour cent le nombre d’animaux que nous utilisons, pour produire des protéines recombinantes thérapeutiques humaines.
Raffinement
Les lapins sont hébergés seuls dans leur cage, reçoivent des enrichissements dès trois semaines de vie, et les parois latérales de leurs cages sont équipées de plexiglas transparent permettant de maintenir un niveau d’interaction entre les individus. Leurs cages sont aussi équipées de plateforme qui leur permettent de pouvoir se cacher. De la musique est diffusée en salle d’hébergement pour diminuer le stress et les bruits environnementaux, et elle est associée à la lumière et la présence des techniciens animaliers. Dans ce projet, il n’y a peu de gestes invasifs : deux intraveineuses mais après application de crème anesthésiante et l’échographie est un peu contraignante pour la lapine mais des mesures sont prises pour atténuer la contrainte : la tête de lapine est cachée par le bras d’une technicienne, ce qui peut la rassurer car le lapin apprécie de pouvoir se cacher, et elle reçoit des caresses de la part de la technicienne qui réalise l’échographie, pour l’apaiser. Certaines lapines se sont endormies dans cette position.
Choix des espèces
Le lapin (de souche New Zealand White) a été choisi pour : sa courte période de gestation (30 jours), sa maturation sexuelle rapide (4 à 5 mois), le volume de lait produit (jusqu’à 10 litres/an/femelle), la synthèse de protéines complexes (glycosylation et gamma carboxylation). Les lapins sont utilisés dès la la maturité sexuelle atteinte, à 4 mois et demi pour les femelles, 5 mois pour les mâles.
Optimisation d’une stratégie de thérapie génique pour le traitement de la glycogénose de type III (GSDIII)
- Recherche appliquée
- Troubles endocriniens
- Troubles gastrointestinaux
- Troubles musculosquelettiques
810 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Atteintes d'une glycogénose, elles reçoivent une injection d'un virus-médicament dans la veine de la queue sous contention et un à deux prélèvements de sang, avant la mise à mort pour analyser la distribution du virus dans les organes. Le porteur cherche à optimiser cette thérapie génique pour corriger à la fois le foie, le cœur et les muscles, une étape présentée comme indispensable avant tout traitement de patients. Il affirme que le parcours du virus dans l'organisme n'est pas reproductible sur cellules et qu'il faut recourir aux animaux.
Objectifs
La glycogénose de type III (GSDIII) est une maladie génétique atteignant le foie, le cœur et les muscles, liée à une anomalie génétique dans le gène de l’enzyme débranchante du glycogène. Cette enzyme permet aux cellules d’utiliser le glycogène, qui joue le rôle de réserve de sucre pour les cellules. Dans la GSDIII, l’absence de cette enzyme conduit à une accumulation de glycogène dans les organes, conduisant à une atteinte du foie et des muscles. Il n’existe pas de traitement permettant de guérir cette maladie. Pour traiter cette pathologie, nous allons utiliser un virus médicament afin d’apporter le gène manquant dans les cellules du foie, du cœur et des muscles de souris ayant une GSDIII. Avant qu’une telle stratégie ne puisse être utilisée pour traiter des patients, il est indispensable de pouvoir optimiser ce virus médicament afin de guérir en même temps le foie, le cœur et les muscles.
Bénéfices attendus
Le traitement que nous souhaitons développer utilise un virus médicament afin d’apporter le gène manquant dans les organes cibles (foie, cœur et muscle). Afin de guérir la totalité de la maladie (GSDIII), il est nécessaire de corriger à la fois ces trois organes. Nous avons déjà montré la possibilité de guérir l’atteinte cardiaque et musculaire chez la souris ayant une GSDIII en utilisant cette stratégie, mais sans correction du foie. Il est donc indispensable de pouvoir optimiser le virus afin de traiter les trois aspects de la GSDIII, et ainsi pouvoir traiter des patients atteints de cette maladie.
Procédures
Procédure 1 : Injection du virus médicament au niveau de la veine de la queue, sur animaux vigiles au sein d’une boite à contention : 1 fois, ce geste dure 1 minute Prélèvement de sang au terme de la procédure (mandibulaire, animal vigile) : 1 fois, ce geste dure moins d’une minute Procédure 2 : Injection du virus médicament au niveau de la veine de la queue, sur animaux vigiles au sein d’une boite à contention : 1 fois, ce geste dure 1 minute Prélèvement de sang précoce et au terme de la procédure (mandibulaire, animal vigile) : 2 fois, ce geste dure moins d’une minute
Impact sur les animaux
Nous utilisons des virus médicaments non dangereux et à des doses non toxiques, de ce fait aucune toxicité n’est attendue. Les nuisances seront donc uniquement liées aux gestes techniques qui seront pratiqués. Ces gestes comprennent l’injection du virus ainsi que, au plus, deux prélèvements de sang. Ces actes sont réalisés à l’aide d’aiguilles appropriées, par du personnel formé et auront donc des répercussions mineures pour l’animal (piqûre).
Devenir
Afin de pouvoir évaluer la distribution des virus médicaments dans le cœur, les muscles, le foie et d’autres organes (Rate, cerveau etc…), ces tissus doivent être prélevés et analysés. Les animaux seront donc euthanasiés à l'issue de chaque procédure.
Remplacement
Afin de sélectionner le virus médicament le plus performant, l’idéal serait de pouvoir le tester sur des cellules. Néanmoins, une fois dans l’organisme, le virus doit échapper au système immunitaire, traverser la paroi des vaisseaux sanguins et pénétrer dans les organes cibles (le foie, le cœur et les muscles) afin d’apporter le gène manquant. Malheureusement, ces étapes ne sont pas encore réalisables dans des cellules. Il est donc indispensable de devoir recourir à des animaux pour se rapprocher le plus possible de ce qu’il se passera chez l’Homme.
Réduction
Afin d’utiliser un minimum d’animaux, nous avons utilisé une approche statistique nous permettant de définir le nombre minimum d’animaux nécessaires pour obtenir un résultat fiable nous permettant de répondre aux problématiques posées. De plus, des analyses post mortem seront effectuées sur les tissus de tous les animaux afin de s'assurer que le maximum d'informations possible est recueilli sur chaque animal.
Raffinement
D’une façon générale, toutes les mesures possibles permettant d’améliorer les conditions de vie des animaux seront prises. Les nouvelles mesures de raffinement feront l’objet d'une revue de la littérature, et les améliorations pertinentes seront appliquées au fur et à mesure qu'elles seront disponibles. Dès leur arrivée en zone d’expérimentation, les souris seront manipulées afin d’être familiarisées aux expérimentateurs et aux gestes expérimentaux, dans le but de réduire leur stress. Les souris utilisées lors de ce projet ne présentent pas de signes de douleurs évidents. Les virus utilisés sont non dangereux et les doses utilisées ne sont pas toxiques, et de ce fait aucune toxicité n’est attendue. Néanmoins, les souris seront quand même surveillées au cours des protocoles avec une inspection quotidienne. Si des signes de souffrance venaient à apparaitre, la souris sera pesée et surveillée de manière assidue. En absence d’amélioration sur une semaine, ou en cas de perte de poids supérieure à 20% du poids initial, la souris sera euthanasiée.
Choix des espèces
Les souris atteintes de la glycogénose de type III présentent les différentes caractéristiques de la pathologie observée chez l’Homme. C’est un modèle validé par la communauté scientifique, prédictif de l’efficacité du traitement qui sera utilisé chez l’Homme. Par conséquent, nous allons optimiser notre traitement dans cette espèce animale.