Maladies animales

550 contenus, page 31 sur 46
  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
    • Maladies infectieuses
    • Troubles gastrointestinaux
Poules : 152
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 152
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 152

152 poulets de chair vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils sont vaccinés par voie intramusculaire ou orale puis infectés par la bactérie Campylobacter, avant mise à mort et prélèvement d'organes, pour optimiser un vaccin destiné à réduire la contamination humaine par la volaille. Le porteur affirme n'attendre aucun effet indésirable, décrivant Campylobacter comme une bactérie commensale asymptomatique du poulet, et présente ce dernier comme la "seule espèce adaptée" faute d'organoïdes reproduisant l'immunité aviaire. Les poussins sont élevés jusqu'à 42 jours, âge d'abattage des poulets de chair, puis tués pour l'étude.

Objectifs

Ce projet s’inscrit dans le développement d’une stratégie de lutte vis-à-vis de la bactérie Campylobacter jejuni dans la filière avicole par la vaccination. Lors d’essais précédents, nous avions montré qu’un vaccin candidat basé sur la protéine appelée « YP437 » donnait des résultats prometteurs en terme d’induction d’anticorps sériques ou de protection vis-à-vis de l’infection bactérienne. Cependant, le protocole vaccinal doit maintenant être amélioré pour être plus efficace. Les objectifs visés par ce projet sont d’évaluer des pistes d’amélioration de la stratégie vaccinale : (1) Evaluer l’efficacité vaccinale du candidat vaccin sous sa forme protéique (vaccination et rappel vaccinal sous forme de protéines). En effet, cette combinaison n’avait pas été évaluée lors des essais précédents qui utilisait une primo-vaccination sous forme d’ADN et un rappel vaccinal sous forme protéique. Or, d’après notre expérience avec d’autres antigènes vaccinaux, la valence vaccin protéique est impliquée dans l’induction d’une réponse immunitaire sérique. (2) Evaluer l’impact de la fréquence (répétitions) des doses administrées du candidat vaccin. L’administration de plusieurs rappels vaccinaux pourrait augmenter l’amplitude des réponses immunitaires protectrices. (3) Evaluer l’impact de la voie d’inoculation en administrant le vaccin candidat par la voie orale (administration mucosale). En effet, lors des essais précédents, seule la voie intramusculaire a été testée. Or, d’après certains résultats précédents, l’induction de réponse immunitaire mucosale a été retrouvée chez des poulets partiellement protégés. La voie orale pourrait donc être intéressante pour stimuler la voie mucosale qui pourrait avoir un rôle sur la réduction de la charge caecale en Campylobacter. (4) Suivre tout un panel de réponses immunitaires dont les anticorps spécifiques circulants et mucosaux (anti-YP437), la réponse cellulaire et la composition du microbiote intestinal en réponse au vaccin en présence de Campylobacter. En effet, lors des essais précédents, seuls les paramètres de l’immunité systémique et mucosale ont été mesurés. Toutefois, il est possible que les efficacités vaccinales soient liées aux réponses humorales spécifiques, à l’immunité mucosale intestinale, à l’immunité cellulaire et/ou à la composition du microbiote intestinal qui pourrait interagir avec Campylobacter, et/ou le vaccin et/ou le système immunitaire.

Bénéfices attendus

Ce suivi devrait nous donner des indications sur ce qui est important selon différents paramètres testés (fréquence et voie d’inoculation, nature du vaccin) pour induire une réponse immunitaire protectrice contre Campylobacter chez le poulet en étudiant les interactions système immunitaire/microbiote et de Campylobacter au sein des intestins du poulet suite à la vaccination. L’étude de la voie orale permettra d’apporter des réponses sur la stimulation de la voie mucosale et d’être plus adapté à la vaccination de terrain dans les élevages. Le concept est innovant car l’adjuvant utilisé pour la voie orale n’a encore jamais été testé chez des poulets de chair.

Procédures

Plusieurs lots seront vaccinés par voie intramusculaire ou orale et infectés par Campylobacter par voie orale. Les prélèvements d’organes (caecum, rate et bourse de Fabricius) et de fluides (sang et bile) auront lieu après mises à mort des animaux. Au total, 7 lots de poulets de chair (souche Ross 308) seront utilisés. Lot 1: Vaccinés par la protéine YP 437 deux fois aux jours 5 et 12 par voie intramusculaire et infecté par Campylobacter au jour 19. Lot 2: Témoin placebo du lot 1 Lot 3: Vaccinés par la protéine YP 437 quatre fois au jours 5, 12, 19 et 28 en intramusculaire et infecté par Campylobacter au jour 19. Lot 4: Témoin placebo du lot 3 Lot 5: Vaccinés par la protéine YP 437 deux fois au jours 5 et 12 par voie orale et infecté par Campylobacter au jour 19. Lot 6: Témoin placebo du lot 5 Lot 7: Témoin challenge (non vacciné mais infecté par Campylobacter). Les poulets des lots 1 à 4 seront inoculés par voie intramusculaire. Les lots 1 et 3 seront inoculés avec le vaccin contenant la protéine YP 437 émulsionnée dans un adjuvant alors que les lots 2 et 4 seront inoculés avec un placebo (PBS + adjuvant). Les poulets du lot 5 seront inoculés avec le vaccin contenant la protéine YP 437 émulsionnée dans un adjuvant par voie orale alors que les poulets du lot 6 seront inoculés également par voie orale mais avec un placebo (PBS + adjuvant). Les lots 5 et 6 seront au total vaccinés 4 fois alors que les lots 1 à 4 seront au total vaccinés 2 fois. Le lot 7 ne sera pas vacciné. Tous les poulets seront infectés par voie orale par Campylobacter au jour 19. L’essai se déroulera comme suit: J1 : Naissance et mise en place des poussins au sein des animaleries et mise à mort de 5 poussins pour prélèvements de vésicules vittelines afin de vérifier le statut indemne en Campylobacter. J5 : Première vaccination pour tous les lots sauf le 7. J12 : Deuxième vaccination pour tous les lots sauf le 7. J19 : Infection avec Campylobacter par voie orale sur tous les animaux et mise à mort de 5 animaux par lot pour prélèvements de fluides et d’organes. Troisième vaccination pour les lots 5 et 6. J22 : Récolte de fientes à même le sol afin de vérifier la colonisation en Campylobacter suite à l’infection des poulets 3 jours avant. J28 : Quatrième vaccination pour les lots 5 et 6. J42 : Fin de l’essai, mise à mort de 16 animaux par lot pour prélèvements de fluides et d’organes. Au total, 152 animaux seront utilisés pour cette procédure.

Impact sur les animaux

Le vaccin protéique a déjà été utilisé lors d’expérimentations précédentes chez les poulets de chair, et aucune réaction indésirable n’a été décelée suite à la vaccination. L’adjuvant utilisé par voie intramusculaire a déjà été utilisé et n’a pas provoqué d’effets indésirables. L’adjuvant utilisé par voie orale n’a jamais été inoculé chez le poulet mais il a déjà été testé chez d’autres modèles animaux (bovin, porcin, poisson, murin) sans effets indésirables. Par ailleurs, Campylobacter est considérée comme une bactérie commensale des poulets, et à ce titre est asymptomatique. En outre, la souche utilisée a déjà fait l’objet de plusieurs essais in vivo et aucun effet indésirable n’a été observé. Il n’est donc attendu à ce qu’aucun effet indésirable ne survienne tout au long de l’essai.

Devenir

Les prélèvements d’organes et fluides seront réalisés après la mise à mort de l’animal. Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure expérimentale.

Remplacement

La volaille et notamment le poulet de chair représente la source majeure de campylobactériose pour l’homme. Campylobacter fait partie de la flore naturelle des poulets qui le portent de manière asymptomatique. La colonisation intervient entre la seconde et troisième semaine après l’éclosion. Le but de cette étude ici est de contribuer au développement de vaccins contre cette bactérie chez le poulet afin de réduire in fine le risque d’infection humaine par Campylobacter. La mise en place de la protection vaccinale contre Campylobacter fait intervenir à la fois le système immunitaire composé de différentes cellules et le microbiote intestinal. En l’absence de lignée cellulaire (population de cellules ayant une capacité de se diviser et donc de se multiplier) ou d’organoïdes (modèle d'un organe) pouvant mimer le système immunitaire aviaire et les interactions Campylobacter-microbiote-système immunitaire, aucune stratégie alternative visant à évaluer l’immunogénicité d’un vaccin inoculé aux poulets ou l’impact de la vaccination sur le microbiote n’est disponible. Le poulet est donc la seule espèce adaptée aux objectifs et aux conditions de notre procédure.

Réduction

Les animaux seront utilisés au seuil de la pertinence scientifique et statistique. Au jour 19 (avant infection par Campylobacter per os), 5 poulets par lot seront mis à mort pour avoir un nombre d’animaux par lot minimal pour appliquer les tests statistiques fiables pour les paramètres étudiés. Au jour 42, en raison de la variabilité interindividuelle importante du dénombrement de Campylobacter, il est nécessaire d’avoir à minima 15 animaux par lot afin de comparer les charges caecales en Campylobacter, reflétant l’efficacité vaccinale. Des tests de comparaison de moyennes seront effectués pour analyser les résultats des différents lots à chaque date de prélèvement. Des tests paramétriques (Student ou Anova) seront utilisés lorsque les critères de normalité et d’homogénéité des variances seront réunis. Sinon des tests non paramétriques (Kolgomorov-Smirnov ou Kruskall Wallis) seront utilisés.

Raffinement

Dans nos expériences précédentes, avec le vaccin à base des protéines YP437, aucun symptôme ou effet indésirable n’a été détecté chez les animaux étudiés (avec deux injections de vaccin). Le protocole a été établi pour limiter au maximum le nombre de manipulation par animal. Néanmoins, afin de pouvoir bien évaluer l’immunogénicité du vaccin et la preuve du concept, il apparait opportun, dans deux groupes, de réaliser 3 rappels vaccinaux au lieu d’un seul. Pour ces animaux, comme pour l’ensemble des animaux par ailleurs, le personnel expérimenté apportera la même attention à chaque injection pour éviter/limiter les inconforts au moment de l’injection. D’après notre expérience, les vaccins se diffusent très bien en intramusculaire et une garde au niveau de l’aiguille rattachée à la seringue peut être ajoutée pour que l’aiguille soit bien positionnée et bien adaptée à la dimension de la cuisse du poulet. L’adjuvant utilisé par voie intramusculaire a déjà été utilisé et n’a pas provoqué d’effets indésirables. L’adjuvant utilisé par voie orale n’a jamais été inoculé chez le poulet mais il a déjà été testé chez d’autres modèles animaux (bovin, porcin, poisson, murin) sans effets indésirables. Afin de limiter les gestes invasifs et le stress chez les animaux, les prélèvements de sang auront lieu lors de la saignée à la veine jugulaire après mise à mort des animaux. Par ailleurs, Campylobacter est considérée comme une bactérie commensale des poulets, et, à ce titre, l’infection est asymptomatique. En outre, la souche utilisée a déjà fait l’objet de plusieurs essais in vivo et aucun effet indésirable n’a été observé. Aucun effet indésirable n’est donc attendu au cours de cet essai. Néanmoins, les animaux seront observés quotidiennement. Si toutefois, une altération de l’état de santé était observée quelle que soit la raison, les animaux concernés seront mis à mort en cas d’atteinte des points limites suivants : blessure grave, prostration, absence de réaction après sollicitation (absence de réponse à des stimuli tactiles et visuels), anorexie ou impossibilité de s’abreuver ou de s’alimenter.

Choix des espèces

Campylobacter fait partie de la flore naturelle des poulets qui le porte de manière asymptomatique. La colonisation de cette flore intervient entre la seconde et troisième semaine après l’éclosion. Le but des études ici est de contribuer au développement de vaccins contre cette bactérie chez le poulet afin de réduire in fine le risque d’infection humaine par Campylobacter. Le poulet est donc la seule espèce adaptée aux objectifs et aux conditions de notre procédure. Des poussins de 1 jour seront utilisés et élevés jusqu’à 42 jours. Le but est de suivre les réponses immunitaires et l’influence du microbiote avant au jour 19 et suite à l’infection par Campylobacter au jour 42, âge moyen testé lors des précédents essais et cohérent avec l’âge d’abattage des poulets de chairs pour la consommation.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
Cochons : 88
Souffrances
▲ -
▲ 8
▲ 80
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 88

88 porcs, truies et porcelets, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Les porcelets reçoivent deux vaccinations et jusqu'à seize prélèvements sanguins, certains subissent aussi quatre prélèvements de moelle osseuse sous anesthésie générale, pour comparer une stratégie vaccinale combinée à la vaccination classique contre le syndrome respiratoire porcin. Le porteur indique que la souche virale utilisée, peu virulente, ne devrait provoquer qu'une hausse de température et une baisse d'appétit passagères. Les truies vaccinées ne pouvant plus réintégrer le troupeau indemne de pathogènes sont envoyées à l'abattoir, les porcelets étant tués pour prélever leurs tissus.

Objectifs

L'objectif général du projet est d'améliorer la vaccination contre le Syndrome Dysgénésique et Respiratoire Porcin (SDRP) chez les porcelets. L’objectif spécifique est d’évaluer si une stratégie vaccinale combinant une première vaccination grâce à un vaccin de type « ADN anti-SDRP » à un rappel à l'aide d'un vaccin vivant atténué de type « MLV » permet, chez les porcelets porteurs d’anticorps d'origine maternelle (AOM), une meilleure immunité et une meilleure protection qu’une stratégie classique reposant sur l’utilisation d’un vaccin de type « MLV » seul.

Bénéfices attendus

Les connaissances générées dans le cadre de ce projet permettront d’évaluer si l’approche vaccinale combinant une première vaccination avec un vaccin de type « ADN » et un rappel avec un vaccin de type « MLV » pourrait permettre d’immuniser efficacement des porcelets porteurs d’AOM. Plus globalement, ce projet devrait permettre d’envisager des solutions pour vacciner en élevage les porcelets plus efficacement contre le SDRP et ainsi d’obtenir un contrôle plus rapide et plus efficace de cette infection par la vaccination.

Procédures

Pour la procédure 1 : les 8 truies seront soumises à 2 vaccinations intramusculaires et à un total de 4 prélèvements sanguins. Pour la procédure 2 : les 60 (puis 48) porcelets seront soumis à 2 vaccinations intradermiques et à un total de 16 prélèvements sanguins. Pour la procédure 4 : les 10 (ou 20) porcelets seront soumis à 2 vaccinations intramusculaires et à un total de 4 prélèvements sanguins. Ils seront soumis également à 4 prélèvements de moelle osseuse sous anesthésie générale.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables sur les animaux proviendront essentiellement des prélèvements auxquels ils seront soumis (prise de sang et prélèvement de moelle osseuse). L'infection par la souche de virus SDRP qui est peu virulente devrait induire simplement quelques augmentations de température et une diminution temporaire d'appétit.

Devenir

Les truies de la procédure 1 ayant été vaccinées avec un vaccin vivant (MLV) contre le SDRP, elles ne pourront pas retourner dans notre troupeau Exempt d'organismes pathogénes spécifiés (EOPS). Elles seront donc envoyées à l'abattoir. Les porcs de la procédure 2 seront mis à mort à la fin de l’étude afin de prélever des tissus. Les porcs de la procédure 4 ayant été vaccinés avec un MLV anti-SDRP, ils ne pourront pas être réutilisés dans d'autres projets. Ils seront mis à mort à la fin de l’étude.

Remplacement

L’objectif du projet est d’évaluer une nouvelle stratégie vaccinale. Pour évaluer la réponse immunitaire et l’efficacité vaccinale, les tests in vitro ne sont pas adaptés et le recours à un modèle animal est nécessaire.

Réduction

Pour la procédure 1, il est nécessaire d’inclure 8 truies vaccinées afin d’être en mesure d’avoir 6 portées et 60 porcelets avec des AOM pour la procédure 2. Pour la procédure 2, 10 porcelets seront inclus dans chaque groupe (60 porcelets au total) au moment de la vaccination à 3 jours de vie de façon à anticiper d’éventuelles pertes d’animaux sous la mère et à avoir au moins 8 porcelets par groupe au moment du sevrage (à 4 semaines d’âge). Cet effectif de 8 animaux par groupe est le minimum nécessaire pour des analyses statistiques robustes. Pour la procédure 4, 5 porcelets seront vaccinés ou non contre le SDRP pour pouvoir fournir des cellules immunitaires destinées aux études ex vivo. Si les mesures réalisées à partir des cellules prélevées sur les 5 premiers porcs vaccinés et non vaccinés ne sont pas suffisantes, l’étude sera répétée sur les cellules de 10 nouveaux animaux (5 vaccinés et 5 non-vaccinés).

Raffinement

Les animaux sont élevés en groupes stables dans un milieu enrichi (jouets, …). Pour les prises de sang : contention sans lasso tant que la taille des animaux le permet. A la suite de chaque prélèvement, les animaux sont récompensés par de la grenadine. Après challenge avec la souche faiblement virulente de SDRPV : suivi renforcé avec utilisation d'une feuille de score clinique. Pour les prélèvements de moelle osseuse : prélèvement sous anesthésie générale et locale, administration d'un antidouleur

Choix des espèces

Etant donné que seuls les porcins sont sensibles à l’infection par le virus du SDRP, il est indispensable d’avoir recours à cette espèce animale pour l’étude (=espèce cible). Pour la procédure 1 : les truies seront incluses dans l’étude à l’âge de 10 mois environ. Pour la procédure 2 : les porcelets seront inclus dans l’étude dès la naissance avec une première vaccination à 3 jours d’âge. Pour la procédure 3 (collecte de tissus au moment de l’autopsie), les porcs seront inclus à la fin de la procédure 2, à environ 100 jours d’âge. Pour la procédure 4, les porcelets seront inclus au sevrage (à 4 semaines d’âge).

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système immunitaire
Souris : 60
Souffrances
▲ -
▲ 60
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 60

60 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles sont infectées par injection de trypanosomes, agents de la maladie du sommeil, puis suivies par imagerie sous anesthésie et prélèvements de sang à la queue, dont l'extrémité est sectionnée au scalpel après application d'un anesthésique local. Le porteur indique que les symptômes n'apparaissent qu'après une à quatre semaines et la mort après six à huit, et qu'aucun dommage évident n'est donc attendu dans la fenêtre d'observation. Il affirme que ce modèle murin est le "seul contexte biologique" permettant d'aborder la complexité de l'infection.

Objectifs

La trypanosomose humaine africaine, ou maladie du sommeil, est une maladie tropicale négligée provoquée par le protiste flagellé Trypanosoma brucei. Le Nagana est une maladie similaire des bovins causée par des espèces de trypanosomes très proches. Après leur injection par piqûre de mouche tsétsé, ces parasites extracellulaires transitent apparemment d’abord dans le système lymphatique, avant d'envahir la circulation sanguine où ils prolifèrent et provoquent les symptômes typiques de la maladie. Les trypanosomes sont également capables de quitter la circulation sanguine pour s’installer dans certains tissus comme la peau qui joue alors un rôle de réservoir anatomique de parasites prêts à être transmis à un nouvel hôte. Cependant, très peu de détails sont aujourd’hui connus sur les aspects métaboliques des différentes étapes de l'infection dans le sang et dans la peau, ainsi que la réaction immunitaire de l’hôte mammifère contre les différents stades de développement des parasites dermiques. 1- Le premier objectif de ce projet est de caractériser la signature métabolique de Trypanosoma brucei brucei fluorescents et bioluminescents dans le sang et le derme de la souris, après injection intrapéritonéale, en utilisant des technologies d'imagerie intra-vitales récentes, ceci dans le but de découvrir les mécanismes d’adaptation spécifiques de ces parasites dans des environnements différents (sang vs peau). Nous comparerons le métabolisme de deux souches de parasites . 2- Le second objectif est de comparer les différentes réponses immunitaires mises en place dans les différents compartiments (sang et peau) de l’organisme hôte et dirigées contre les différents stades parasitaires et à différents moments de l’infection. Il est ici en effet question de savoir si : (1) la réponse immunitaire de la peau est différente de celle du sang ? (2) la réponse immunitaire est la même au début et tout au long de l’infection ? (3) la réponse immunitaire varie en fonction du stade de développement « SL » versus « ST » ? Pour parvenir aux différents objectifs, nous utiliserons deux souches de trypanosomes exprimant le triple marqueur RedShiftedLuciferase::TY1::TdTomato mais ayant des profils génétiques différents : - La première monomorphe (n’ayant qu’un seul stade de développement « SL » chez la souris) = Lister 427 - La deuxième pléomorphe (ayant deux stades de développement « SL » et « ST » chez la souris) = AnTat 1.1E

Bénéfices attendus

Au total, ces études déboucheront sur les premières analyses du métabolisme des trypanosomes cutanés et de la réponse immunitaire cutanée de l’hôte mammifère. L’analyse prendra également en compte les deux stades de développements parasitaires ciblés par ces réponses, ce qui sera déterminant pour améliorer le diagnostic et le traitement de cette maladie qui est toujours mortelle en l'absence de traitement.

Procédures

- J-1 : Les souris sont marquées au feutre indélébile au niveau de la queue, avec un code de marquage et de couleur spécifique à chaque groupe. Le poids de chaque souris est mesuré pour noter leur état initial. - J0 : Les souris sont inoculées par injection intra-péritonéale de 100ul de parasites. - Les souris sont alors conditionnées pour imagerie intra-vitale (cf. ci-dessous). - J3, J5 ou J3, J5, J10, J17 et J24 : Le poids de chaque souris est mesuré, leur état de bien-être est contrôlé avec la grille de suivi utilisée pour évaluer leur douleur, leur stress, leur inconfort, mise au point par la SBEA et disponible sur le site internet de l’animalerie centrale. Un prélèvement sanguin de 5ul est effectué à la queue de chaque souris afin d’évaluer leur parasitémie. A J3, un petit bout de l’extrémité de la queue (environ 1mm) est coupé au scalpel fin 20 minutes après application topique d’un anesthésique local (crème EMLA, lidocaïne 5%). Un prélèvement de 5ul est effectué à la micropipette P10 et récupéré en milieu HMI9 pour comptage des parasites. Les prélèvements suivants sont effectués après simple grattage de la croute issue de la plaie résultant du 1er prélèvement. Les souris sont suivies par imagerie intravitale sous anesthésie générale à l’isoflurane. Chaque souris est imagée en faces dorsale et ventrale pendant une durée n’excédant pas 5 minutes. Avant observation à l’IVIS Spectrum, une injection IP de 150 ul de D-luciférine préparée en concentration finale de 33,33 mg/ml dans du PBS 1x stérile est réalisée 15 min avant l’imagerie de la bioluminescence. Il s’agit du substrat de la luciférase qui émettra la bioluminescence après réaction enzymatique. Les souris sont placées sur une plaque chauffante (IVIS Spectrum). La plaque chauffante permet de prévenir l’hypothermie de la souris durant la période d’anesthésie. - J 6-7 ou 27-28 : Les souris sont endormies profondément avec un mélange de 100 mg/kg de Ketamine, 10 mg/kg de Xylazine et 0,1mg/kg de Buprénorphine. La perfusion sera réalisée conformément au geste technique validé N°28. Ce geste technique a pour but de se débarrasser complètement du sang dans les tissus (peaux) de l’animal afin de s’assurer que tous les parasites détectés dans la peau au moment des analyses ultérieures seront des « vrais » trypanosomes cutanés et pas des parasites du sang résiduel des tissus.

Impact sur les animaux

D’après la littérature et nos expériences préliminaires : (1) aucune réaction inflammatoire localisée n’est observée au site d’injection, (2) les symptômes de la maladie que sont la fièvre, la léthargie, l’anémie causant une perte de poids et une faiblesse ne s’installent chez la souris qu’après au moins 1 semaine avec la souche monomorphe et 4 semaines avec la pléomorphe, (3) la mort ne survient qu’à partir de 6 à 8 semaines. Dans nos conditions d’observation, aucun dommage évident n’est donc attendu.

Devenir

A la fin de cette procédure, toutes les souris seront mises à mort par surdosage d’anesthésique préalable à la perfusion (geste technique validé N°28).

Remplacement

Le modèle murin est le seul contexte biologique permettant d’appréhender les questions posées dans leur complexité physiologique.

Réduction

L’approche d’imagerie intravitale envisagée permet une réduction significative du nombre d’animaux.

Raffinement

De façon générale, afin de remplacer, réduire et raffiner l’utilisation des animaux de laboratoire dans nos protocoles, nous avons mis en place depuis 10 ans des méthodes alternatives standardisées et désormais utilisées en routine dans notre laboratoire. L’approche d’imagerie intravitale envisagée minimise grandement le nombre et la gravité des gestes techniques réalisés sur ces animaux. Pour les souris infectées par la souche pléomorphe, le suivi de la dissémination des parasites bioluminescents sera réalisé une seule fois par semaine, réduisant encore l’inconfort dû à l’anesthésie générale à l’isoflurane (Geste technique validé N°6A) pré- imagerie. Les prélèvements sanguins à la queue seront précédés (20 minutes avant) d’un traitement à la lidocaïne 5% (crème apaisante). Les étapes d’imagerie intravitale seront réalisées sous anesthésie générale par inhalation d’isoflurane (Geste technique validé N°6A). L’étape finale d’anesthésie profonde et analgésie avant perfusion sera réalisée après inoculation intrapéritonéale d’un mélange de 100 mg/kg de Ketamine, 10 mg/kg de Xylazine et 0,1mg/kg de Buprénorphine, la Buprénorphine étant injectée 30 minutes avant l’injection du mélange Kétamine/Xylazine.

Choix des espèces

La souris est le plus petit modèle Mammifère validé disponible et suffisamment proche de l’homme pour permettre un accès à toutes les informations recherchées et une interprétation / extrapolation par analogie. Adultes de 8 semaines. Il s’agit du modèle le plus fréquemment utilisé dans la littérature, ce qui nous permettra des comparaisons.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Poules : 379
Souffrances
▲ -
▲ 379
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 379

379 poulets de chair vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils reçoivent par voie orale la bactérie Salmonella Typhimurium, avec ou sans huiles essentielles dans l'eau de boisson, puis sont mis à mort par dislocation cervicale ou saignée pour prélever leurs caeca. Le projet teste l'effet d'huiles essentielles sur la colonisation par Salmonella en élevage, le porteur signalant qu'aucun signe clinique n'est attendu. Il présente en parallèle un modèle in vitro sur nématode comme piste pour réduire à terme le recours aux animaux.

Objectifs

Ce projet vise au déploiement d’une stratégie de gestion Salmonella en élevage de poulet de chair, grâce à des alternatives naturelles telles que les huiles essentielles (HE). Cette procédure visera à étudier l’effet d’HE et leur mode d’administration sur le microbiote et la colonisation de Salmonella Typhimurium en poulet de chair. De plus, ce projet a également pour but de tester en parallele un nouveau modèle prédictif in vitro reposant sur le modèle de colonisation digestive du modèle nématode Caenorhabditis elegans. Le développement de cette méthode alternative à l’expérimentation animale, pourrait permettre de réduire à terme l’utilisation d’animaux à des fins scientifiques et ainsi de satisfaire à la règle des 3R : Réduire, Remplacer, Raffiner. Les HE sont connues pour leurs propriétés antimicrobiennes, antioxydantes et anti-inflammatoires en élevage. Le complément testé comportera un mélange des huiles essentielles de Cannelle (Cinnamomum cassia), Origan (Origanum vulgare), Girofle (Syzygium aromaticum) et Citron (Citrus limon). Le mode d’administration de ces HE (encapsulées ou non) dans l'eau de boisson sera évalué pour essayer de maximiser l’effet des HE sur la colonisation de Salmonella.

Bénéfices attendus

Ce travail permettra de valider les effets bénéfiques des huiles essentielles sur la colonisation du poulet de chair par Salmonella et notamment l’effet de differents modes d’administration des huiles essentielles sera étudié pour proposer un moyen de lutte plus efficace contre la contamination à Salmonella dans les élevages.

Procédures

Les animaux seront soumis à une inoculation par voie orale de Salmonella Typhimurium ou de Tryptone Sel. Le prélèvement de caeca aura lieu après mise à mort des animaux. Des pesées des animaux seront réalisées toutes les semaines.

Impact sur les animaux

Il n’est pas attendu d’effet indésirable tout au long de cet essai lié à l'infection par Salmonella et l'ajout d'HE dans l'eau de boisson. Les infections à Salmonella chez les volailles passent généralement inaperçues. Principalement asymptomatiques, elles peuvent provoquer parfois une réduction des performances de ponte chez les poules, une perte d’appétit, de la prostration et des diarrhées liquides. Les salmonelles se multiplient dans le tube digestif des oiseaux et peuvent être excrétées en grande quantité dans les déjections. Toutefois, la souche de S. Typhimurium utilisée dans cette étude a déjà fait l’objet d’essais in vivo et aucun effet indésirable n’a été observé. Les HE sont considérées d’un point de vue réglementaire comme des additifs sensoriels et sont classées parmi les produits GRAS (Generally Recognized As Safe) par la FDA (US Food & Drug Administration) et dans la pharmacopée Française. Les HE seront ajoutées dans l'eau de boisson des animaux à des doses respectant les apports totaux journaliers maximums pour les poulets en engraissement, aussi aucun effet n'est indésirable n'est attendu. De plus, aucun effet indésirable n’est attendu avec l’encapsulation Pickering (à base de fibre de pomme avec action prébiotique potentielle) et l’encapsulation par relargage pH dépendant qui sera utlisée pour la préparation des HE.

Devenir

Les prélèvements de caeca nécessitent la mise à mort des animaux. C’est pourquoi tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure expérimentale, par dislocation cervicale les jeunes poussins (poids < 250 g) et pour les poussins plus âgés et les poulets adultes après une anesthésie par électronarcose suivie d’une saignée à la veine jugulaire.

Remplacement

La volaille et notamment le poulet de chair représente une source importante de salmonelloses pour l’Homme. Ainsi, il est nécessaire de contribuer au développement d’un moyen de lutte contre Salmonella dans la filière avicole afin de réduire in fine le risque d’infection humaine par Salmonella.

Réduction

Cette étude s’interesse à l’effet du mode d’administration d’huiles essentielles sur la colonisation de Salmonella chez le poulet de chair. Huits lots d'animaux seront nécessaires pour évaluer les différents modes d'administration des huiles essentielles. En raison de la variabilité interindividuelle importante du microbiote intestinal et des niveaux de colonisation par Salmonella, il a été déterminé qu’un nombre minimum de 10 animaux par condition était nécessaire pour chaque temps donné afin d’assurer la robustesse des tests statistiques. Dans le but de réduire le nombre d’animaux utilisés dans cette procédure, seulement 3 animaux par lot seront mis à mort dans trois lots au premier point de prélèvement car ils présenteront les mêmes conditions. Ainsi, 379 animaux seront utilisés.

Raffinement

L’inoculation des bactéries à la pipette par voie orale et les pesées seront réalisées par le personnel expérimenté qui apportera la même attention à chaque inoculation de sorte à éviter/limiter les inconforts au moment de l’administration. Le protocole a été établi pour limiter les gestes invasifs et le stress chez les animaux. Les animaux seront observés quotidiennement. Si toutefois, une altération de l’état de santé était observée quelle que soit la raison, les animaux concernés seront mis à mort en cas d’atteinte des points limites (blessure grave, prostration, absence de réaction après sollicitation, anorexie ou impossibilité de s’abreuver ou de s’alimenter). Le raffinement des conditions d’hébergement visera à assurer des conditions d’hébergement limitant l’inconfort potentiel des animaux. Les animaux recevront à volonté, de l’eau et de l’aliment réservé aux poulets de chair spécifiques à leur âge. Afin de stimuler les poussins à s’alimenter dans leurs premières heures de vie, des alvéoles en carton de plateaux d’oeufs seront disposés sur les copeaux de bois avec de l’aliment et des cartons seront apposés sous les mangeoires. Les alvéoles en cartons servent également d’éléments de grattage et de picotage. Les paramètres d’ambiance utilisés sont préconisés pour les élevages de poulets de chair. Les installations sont équipées de lumières électriques programmables, d'un chauffage électrique automatisé et d'une ventilation.

Choix des espèces

Les salmonelloses humaines sont principalement attribuées à la filière avicole. Ce projet à pour objectif de développer une stratégie de lutte efficace pour limiter la colonisation des animaux par Salmonella dès l’élevage afin de réduire la charge qui arrive sur la chaine alimentaire. Par conséquent, le poulet de chair est l’espèce adaptée aux objectifs et aux conditions de notre procédure. Des poussins de 1 jour seront utilisés et élevés jusqu’à 34 jours (âge d’abattage des poulets de chair pour la consommation). Le but est de suivre l’effet du mode d’administration des huiles essentielles sur la colonisation de Salmonella.

  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
    • Maladies animales
Souris : 10080
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 10080
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 10080

10 080 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Anesthésiées, elles sont infectées par le virus de la rage par injection intracérébrale, développent une succession de signes cliniques, puis sont tuées pour prélever leur cerveau infecté. Ce matériel sert à fabriquer des panels distribués aux laboratoires de référence européens pour des évaluations de diagnostic de la rage tous les deux ans. Le porteur affirme qu'aucune culture in vitro ne produit assez de tissu cérébral et présente la souris comme seul moyen d'obtenir la quantité voulue, en soulignant avoir divisé par deux le nombre d'animaux par an.

Objectifs

Le projet vise à générer du matériel biologique qui entrera dans la composition de panels d’échantillons distribués aux Laboratoires Nationaux de Référence (LNR) qui prennent part à des évaluations interlaboratoires (EIL) de diagnostic de rage organisé tous les deux ans en Europe. Afin de mimer les conditions de réalisation d'un diagnostic de routine, les panels se doivent d'être constitués de matière cérébrale. La France étant indemne de rage vulpine, il est donc impossible d’avoir recours à des prélèvements de cerveaux issus d’animaux naturellement infectés. De plus, pour certaines souches de rage, telles que celles retrouvées chez les chauves-souris, il est difficilement envisageable d'obtenir assez de matériel cérébral pour la préparation d’une cinquantaine de panels. De ce fait, il est nécessaire d'obtenir expérimentalement ce matériel biologique en infectant des souris de laboratoire. Les EILs de diagnostic de rage permettent d’évaluer les LNRs sur 4 techniques de diagnostic différentes. Les panels sont constitués d’environ une dizaine d’échantillons dont 8 composés de matière cérébrale infectée par des souches de rage représentatives des souches classiquement isolées par les LNRs (souches renard, souches canines, souches isolées chez les chauves-souris etc.) Pour chaque EIL, 8 productions de virus sont donc effectuées afin d’obtenir les 8 stocks d'échantillons dits « positifs » qui entreront dans la composition du panel.

Bénéfices attendus

Le présent projet va permettre de constituer des panels de matières cérébrales infectées avec différents lyssavirus qui seront utilisés à l'échelle Européenne pour la réalisation d'EILs. Ces EILs visent 1/ à évaluer l'aptitude des LNRs européens aux techniques de diagnostic de rage, 2/ à harmoniser les modes opératoires techniques, 3/ et ainsi à contribuer à une meilleure surveillance de la rage en Europe.

Procédures

Les souris seront anesthésiées (injection dans le péritoine) avant d'être infectées par voir intra-cérébrale par une dose de virus. L'infection est une étape qui ne dure pas plus de 5 secondes.

Impact sur les animaux

Les souris infectées par les lyssavirus vont développer une succession de signes cliniques très bien caractérisés. Dès l'apparition des premiers signes cliniques imputables à la rage , les animaux seront mis à mort immédiatement tout en permettant d'atteindre les objectifs scientifiques du projet.

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort afin de collecter les cerveaux infectés.

Remplacement

La France étant indemne de rage, depuis les années 2000, il n'y a plus de mammifères sauvages (renards par exemple) naturellement infectés par le virus. Il est donc désormais impossible d’avoir recours à des prélèvements de cerveaux qui seraient issus d’animaux naturellement infectés. De plus, pour certaines souches rabiques, telles que celles retrouvées chez les chauves-souris, il est impossible d'obtenir assez de matériel cérébral infecté (un cerveau de chauve-souris pèse moins d'un gramme) pour la préparation d’une cinquantaine de panels. De ce fait, seule l'utilisation d'animaux de laboratoire nous permet de préparer la quantité de matière cérébrale nécessaire à la préparation des panels utilisés pour les EILs de diagnostic. Par ailleurs les méthodes actuelles de mise en culture in-vitro de neurones ne permettent de produire qu'une quantité très limitée de tissus rendant à ce jour ces techniques inapplicables pour le présent projet.

Réduction

Le nombre de souris utilisées pour chaque production virale (n=480) a été déterminé en intégrant 4 paramètres: la fréquence bisannuelle des EILS, le nombre de participants aux EILs (en moyenne 60), le nombre d'échantillons constitutif de chaque panel (10) et les contrôles qualité à effectuer sur chaque production virale tel que requis par la norme qualité pour l'organisation d'EILs. Chaque production sur 480 souris permet ainsi d'obtenir environ 120 échantillons de cerveaux (d'environ 1ml) dont 1/3 servira aux contrôles qualité et 2/3 qui servira à la constitution des panels. La fréquence des EILs de diagnostic de rage a été revu à la baisse avec l'organisation d'un EIL tous les deux ans (autrefois fréquence annuelle). Cela nous permet de réduire de moitié la quantité de souris utilisée dans le cadre de ces productions passant ainsi de l'utilisation d'environ 20000 à 10000 souris par an. L'organisation de tels EILs à l'échelle européenne permet l'évaluation d'un grand nombre de laboratoires en une seule session, et évite également l'organisation d'autres EILs rage par d'autres laboratoires et donc le recours à d'autres animaux d'expérimentation. Tout échantillon qui ne serait pas utilisé pour la réalisation d'EIL pourra être utilisé comme témoin positif pour les techniques de diagnostic de rage, comme échantillon test dans le cadre de stage technique, ou de validation de méthode.

Raffinement

Ces souris seront hébergées en groupe avec un enrichissement composé de nombreux tunnels, abris (afin de satisfaire leur besoin de cachette), cellulose, et de bâtonnets de bois à ronger. Un contrôle de leur état de santé sera assuré tous les jours. Des points limites précis et suffisamment précoces pour leur éviter toute souffrance prolongée et inutile ont par ailleurs été définis.

Choix des espèces

La souris est une espèce très largement utilisée pour les expérimentations dans le domaine de la rage. Elle présente une très bonne sensibilité aux différents génotypes du lyssavirus. Depuis qu’il a été démontré que l’injection intracérébrale à la souris blanche déterminait une infection constante et typique, celle-ci est devenue l’animal de laboratoire de choix comparé au cobaye et au lapin. La période d’incubation du virus rabique est relativement courte, et les signes cliniques liés à la rage sont très bien caractérisés. Les souris Swiss OF1 utilisées doivent avoir un poids d'environ 15 grammes lors de l’administration du virus d'épreuve à J0. Ce poids correspond à un stade où les souris sont très sensibles au virus de la rage.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
    • Cancers
    • Diagnostic des maladies
    • Maladies animales
    • Maladies des plantes
    • Maladies infectieuses
    • Troubles cardiaques
    • Troubles immunitaires
    • Troubles nerveux
    • Troubles urogénitaux
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système cardiaque
    • Système endocrinien
    • Système immunitaire
    • Système nerveux
    • Système respiratoire
    • Système urogénital
Lapins : 3615
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 3615
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 3615

3 615 lapins vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils reçoivent des injections d'antigènes combinés à un adjuvant, dont l'adjuvant complet de Freund qui peut provoquer ulcérations et fièvre, puis des prises de sang répétées, à raison de deux lapins par protocole pour 1 590 protocoles. Il s'agit d'une production commerciale d'anticorps polyclonaux vendus à des équipes de recherche publiques et privées, non d'une étude scientifique. Le porteur affirme qu'aucune méthode in vitro n'est aussi efficace pour cette production et écarte les banques d'anticorps existantes au nom du temps et du budget.

Objectifs

Les anticorps sont produits par le système immunitaire d'un animal comme moyen de défense contre un immunogène spécifique. Ces anticorps constituent des ressources largement utilisées dans des applications diagnostiques et thérapeutiques. Les anticorps polyclonaux sont notamment utilisés pour l’évaluation, la détection et la purification de protéines d’intérêts. Ces anticorps polyclonaux trouvent des applications en biologie et en biochimie, tel que des tests de grossesses ou plus récemment pour détecter la présence du virus SARS-CoV-2. Notre société assure la production d’anticorps polyclonaux pour le compte de différentes équipes de recherche publiques ou privées. L'objectif de la présente demande est d'obtenir des anticorps polyclonaux de lapin. Il a été observé que les anticorps produits par les lapins présentent généralement de hautes affinités pour l’antigène cible, grâce notamment à la mise en place de mécanismes propres à l’espèce. Les anticorps seront produits par injection à un animal de l'immunogène (antigène) cible, combiné à un adjuvant qui accroît la réponse immunitaire.

Bénéfices attendus

Les anticorps polyclonaux seront des auxiliaires et des réactifs employés non seulement dans des procédés relatifs à la biochimie, à la biologie moléculaire et à l’immunohistochimie, mais aussi à des fins diagnostiques voir thérapeutiques. En effet, les anticorps polyclonaux de lapins développés interviendront notamment dans la caractérisation de substances médicamenteuses. Les anticorps développés dans le cadre de projets de recherche, permettront de localiser, d’identifier ou de purifier des protéines synthétisées au sein des cellules, d’un tissu ou d’un organe. Afin de répondre aux besoins exprimés par différentes équipes de recherche, 1590 protocoles sont envisagés.

Procédures

Injections en intradermique, en sous-cutanée ou en intramusculaire de l’antigène associé à un adjuvant (8 minutes) Prélèvements (durée 25 à 40 minutes par prélèvement).

Impact sur les animaux

Les immunisations peuvent notamment conduire à l'apparition d'ulcérations aux points d'injection. L'injection en sous-cutanée couplée à l’adjuvant complet de Freund peut provoquer l’apparition de fièvre et d’inconfort modéré, pouvant se traduire par une légère diminution de la mobilité pendant les premières heures suivant l’injection (apparition de petites boules correspondant au dépôt de l’émulsion antigène-adjuvant). Les prélèvements de sang et les injections avec de l’adjuvant incomplet de Freund, n’entrainent pas de gêne particulière (inconfort mineur). Le volume de sang étant en effet adapté au poids de l’animal et correspondra au maximum à 10% du volume en accord avec les recommandations relatives aux volumes sanguins maximaux prélevés du guide Gircor.

Devenir

Tous les animaux sont concernés par l'euthanasie. Les projets étant spécifiques d’un antigène, nous ne pouvons pas réutiliser les animaux pour d’autres protocoles, les animaux sont donc tous euthanasiés en fin de protocole.

Remplacement

La méthode usuelle pour produire des AcP reste l’immunisation de l’animal avec des préparations antigéniques pures ou partiellement purifiées, souvent combinées à un adjuvant qui accroît la réponse immunitaire. Les AcP sont produits chez les animaux vivants, puisqu’il n’existe pas de méthode substitutive aussi efficace pour cette production. L’immunité humorale correspond à un processus complexe impliquant différents acteurs du système immunitaire in vivo. Ce processus se traduit par la production d’un répertoire diversifié d’immunoglobulines répondant à un grand nombre d’antigènes. In vivo, l’adaptation accrue du système immunitaire vis à vis de l’antigène au fur et à mesure des immunisations est indispensable pour obtenir des anticorps notablement plus spécifiques et pertinents que ceux obtenus avec des systèmes de développement in vitro. En effet, les techniques partant de banque naïve ne permettent généralement pas une obtention aisée (en termes de temps, budget et matériels) d’une large gamme d’anticorps de hautes affinités ciblant différents épitopes.

Réduction

Le nombre d’animaux (2 lapins par protocole) pour l’obtention de réactifs intervenant dans la caractérisation d’une molécule thérapeutique a été adapté au plus juste par rapport au besoin de sérum pour les investigations et les recherches au regard de notre recul sur ce protocole.

Raffinement

Les animaux sont prélevés et euthanasiés en dehors de la pièce de stabulation pour éviter toute transmission de stress. La pièce de stabulation est à l'abri de toute nuisance sonore. L'observation quotidienne des animaux par le personnel compétent permet une détection précoce de tout risque d'atteinte d'un point limite et ainsi une intervention adaptée au plus tôt. Des tableaux de points limites ont été mis en place avec notre vétérinaire. L’établissement des points limites mis en oeuvre se base sur 3 critères principaux : comportementaux (éveil, posture, comportement exploratoire, locomotion, agressivité, vocalisation…), signes cliniques (apparence générale, aspect du pelage, ouverture des paupières, éventuelles lésions…) et zootechniques (abreuvement, poids, …). L’observation de l’un de ces paramètres, permet de définir un score clinique, avec différents niveaux : normal, observer attentivement avec mise en oeuvre potentielle d’antalgies, souffrance sévère : arrêt immédiat du protocole et remise en cause de la procédure expérimentale. Ces mesures en accord avec le principe d’amélioration (raffinement), constitue un outil permettant d’atteindre les objectifs scientifiques tout en minimisant autant que possible la souffrance animale. Les points limites mis en place au sein de notre structure pour ce protocole permettent d’atteindre l’objectif de l’étude avant même l’installation d’une souffrance. Les prélèvements seront réalisés après injection d'acépromazine, qui possède un effet tranquillisant, permettant une réalisation du prélèvement moins stressante pour l'animal.

Choix des espèces

L'espèce utilisée est choisie avec soin. Nous prenons en compte les facteurs suivants : 1) la quantité nécessaire d'anticorps ou d'antisérum (choix d’animaux de plus grandes tailles lorsqu'on a besoin de grandes quantités d'anticorps); 2) la relation phylogénétique entre l'espèce d'où provient l'antigène protéique et l'espèce utilisée pour produire l'anticorps; 3) la fonction effectrice des AcP provenant de l'espèce productrice d'anticorps; 4) l'utilisation prévue des anticorps. Dans le cadre de cette procédure expérimentale, les lapins New Zealand White ont été retenus, car ils permettront de fournir une quantité suffisante d'anticorps, via la mise en protocole d'un nombre restreint d'individus, avec un risque d'échec du projet très faible. De plus, ces lapins sont communément utilisés pour la production d'AcP, ils sont faciles à manipuler et produisent des antisérums à titre élevé et à forte affinité. La meilleure production d’anticorps est obtenue chez les jeunes adultes. Les lapins entreront en protocole dès l’âge de 3 mois. Auparavant ils auront subi une période de quarantaine de 21 jours, en absence d’incident durant ce temps, ils seront alors aptes à rentrer en protocole.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
    • Troubles nerveux
Souris : 30
Souffrances
▲ -
▲ 15
▲ 15
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 30

30 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Ce modèle transgénique de l'ataxie spinocérébelleuse de type 3 est suivi par IRM sous anesthésie gazeuse jusqu'à deux heures et par prélèvements sanguins mensuels sur animaux vigiles pendant treize mois. Le porteur indique que la pathologie provoque des troubles moteurs progressifs, une perte de poids et une mortalité précoce, et qu'aucun animal ne sera maintenu au-delà de quinze mois. Toutes les souris sont euthanasiées pour prélever le cerveau, le porteur décrivant le recours à l'animal comme "obligatoire et nécessaire" pour suivre la pathologie dans un "organisme entier".

Objectifs

Les ataxies spinocérébelleuses font partie des maladies génétiques neurodégénératives du cervelet et du tronc cérébral qui entraînent de nombreux troubles moteurs. La forme la plus connue est la SCA-3 aussi appelée maladie de Machado-Joseph. CDans cette maladie, qui touche 1 à 2 personnes sur 100 000, c’est est due à une mutation de la protéine ataxine-3 qui est mutée et qui s’aggrège alors dans les neurones, provoquant ainsi leur mort et l’apparition de troubles moteurs. A ce jour, il n’existe pas de traitement capable de ralentir ou stopper l’évolution de la maladie et les médicaments actuels permettent seulement de soulager certains symptômes, Aujourd’hui nous disposons d’un modèle murin transgénique exprimant la forme humaine de la mutation ataxine-3. Dans ce projet, nous souhaitons proposons de suivre en par imagerie IRM les changements morphologiques et biochimiques associés à l’expression de la pathologie au niveau du cervelet dans ce un modèle expérimentalmurin transgénique exprimant la forme humaine de la mutation ataxine-3. L’objectif de Ccette étude est ainsi permettra d’identifier la cinétique d’apparition des biomarqueurs d’imagerie pertinents pour étudier la cinétique de la pathologie ; ce qui permettra alors de savoir si nous disposons d’un modèle expérimental pertinent pour l’évaluation thérapeutique de stratégies thérapeutiques qui seront proposées pour le traitement de la maladie de Machadi-Joseph.et proposer une nouvelle l’approche thérapeutique dans cette indicationdans la prise en charge de la maladie de Machado-Joseph.

Bénéfices attendus

Ce projet doit permettre de valider la pertinence de l’utilisation de notre modèle expérimental pour étudier la mise en place et l’évolution de l’ataxie cérébelleuse de type 3 par imagerie IRM dans un contexte préclinique, puis pour évaluer l’efficacité thérapeutique de composés qui seront proposés pour le traitement de la maladie de Machado-Joseph. La recherche sans a priori de marqueurs d’imagerie pertinents pour suivre l’évolution de la pathologie dans notre modèle expérimental pourraient également permettre l’identification de nouveaux biomarqueurs qui pourraient par la suite être utilisés dans des essais cliniques chez l’humain.

Procédures

Prélèvements sanguins: Fréquence : 1 fois/mois pendant la durée de l’étude (soit 13 mois) Animaux vigiles/contention manuelle Durée acte : 1min maximum Acquisition imagerie IRM: Anesthésie gazeuse Durée maximale de l’examen : 2h/animal 5 sessions maximum sur la durée de l’étude

Impact sur les animaux

Le développement de la pathologie chez les animaux transgéniques est associé à une à l’apparition progressive de troubles moteurs. Dans ce contexte, aucun animal ne sera maintenu en vie au-delà de 15 mois d’âge, âge auquel une mortalité commence à être observée chez les animaux transgéniques. Les effets indésirables potentiellement attendus sont : • Apparition progressive de troubles de la motricité associée au développement de la pathologie • Perte de poids • Mortalité précoce • Douleurs associées aux microprélèvèments sanguins réguliers effectués sur animaux vigiles et anesthésie longue durée (max 1h) lors des examens imagerie IRM

Devenir

Afin de corréler les données acquises in vivo par imagerie aux analyses biochimiques et protéomiques ainsi qu’aux données histologiques, il est nécessaire de prélever des tissus et organes, notamment le cerveau, ce qui implique que tous les animaux seront euthanasiés à la fin du projet.

Remplacement

La caractérisation de modèles expérimentaux exprimant les mutations responsables des pathologies humaines permet une meilleure compréhension des mécanismes sous-tendant l’expression de la pathologie. Le recours un modèle animal reste obligatoire et nécessaire afin de suivre le décours temporel de l’expression de la pathologie dans un organisme entier et pour étudier dans quelle mesure un traitement pourrait venir corriger les atteintes observées, ce qui ne peut être reproduit dans un modèle in vitro.

Réduction

Dans ce projet, le nombre d’animaux a été réduit au minimum nécessaire pour garder une puissance statistique permettant de s’assurer que les résultats puissent être correctement exploités malgré une variabilité inter-individuelle. Un minimum de n=15 animaux/groupe est nécessaire pour mesurer et analyser de nouveaux paramètres par imagerie. La comparaison des données d’imagerie intra-groupe et inter-groupe sera réalisée au moyen de tests paramétriques robustes. Le suivi longitudinal au cours du temps par imagerie permettra de limiter le nombre d’animaux utilisés.

Raffinement

-Surveillance et maintien des composantes physiologiques durant les examens d’imagerie : respiration, température corporelle. Réveil de l’animal en chambre thermostatée avant réintroduction dans sa cage -Les animaux seront surveillés quotidiennement par les zootechniciens et les expérimentateurs afin de détecter au plus tôt tout signe d’inconfort ou de douleur qui pourraient survenir, et administrer le soin correspondant -Surveillance du poids corporel des animaux : pesée mensuelle des animaux. Réajustement de la fréquence de pesée et des rations alimentaires si nécessité et/ou animal montrant des signes de faiblesse Aucun animal présentant des signes de souffrance au-delà de 24h ne sera maintenu en vie, et une euthanasie sera envisagée.

Choix des espèces

Dans ce projet nous avons choisi d’utiliser un modèle murin transgénique porteur de la mutation responsable de l’ataxie cérébelleuse chez l’humain. Nous disposons déjà de données comportementales dans ce modèle, générées par des collaborateurs extérieurs. Il est nécessaire de caractériser notre modèle à l’aide de données d’imagerie pour pouvoir ensuite envisager de tester des stratégies thérapeutiques pour traiter cette pathologie. Il s’agit d’une approche à fort potentiel translationnel car nous souhaitons ici utiliser la même modalité d’imagerie que celle envisagée pour le suivi de patients atteints de cette maladie dans les futurs essais cliniques. Dans ce projet, nous souhaitons suivre les animaux sur le long terme (suivi longitudinal) en imagerie IRM de façon à suivre le décours temporel de l’évolution de la pathologie au niveau cérébral. Nous utiliserons des souris âgées de 2 mois. Le suivi longitudinal des animaux est envisagé jusqu’à l’âge de 15 mois.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
Poules : 4000
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 4000
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 4000

4 000 poulets de chair vont être utilisés, tous envoyés à l'abattoir ou vendus au personnel à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le protocole vise à provoquer volontairement des boiteries douloureuses, par nécrose des têtes fémorales, au moyen d'un sol modifié pendant les quarante-deux jours d'élevage. L'objectif est de tester une trentaine de solutions alternatives aux antibiotiques et de réduire une pathologie fréquente en élevage industriel. Le porteur qualifie les nuisances de légères tout en euthanasiant les animaux dès qu'une boiterie atteint un stade modéré, et décrit l'espèce visée comme le seul modèle possible.

Objectifs

Depuis plusieurs années, les boiteries avec composante bactérienne (nécroses des têtes fémorales) constituent un problème majeur en élevages de poulets de chair. Les germes associés à cette pathologie sont multiples (Escherichia coli, Staphylococcus aureus, Enterococcus caecorum etc.) et conduisent à des utilisations d’antibiotiques qui peuvent être importantes. En effet, une émergence de maladies avicoles liées au germe Escherichia coli, avec davantage de problèmes locomoteurs a été observée depuis les années 2000, passant de 0.3% en 2006 à 8% en 2017 et 7% en 2018. L’infection et la nécrose des cellules du cartilage de l’os sont douloureuses pour l’animal, qui réduit ses déplacements, donc sa fréquentation des abreuvoirs et des mangeoires, ce qui peut conduire à la mort par déshydratation et/ou arrêt de la prise alimentaire. Il s’agit donc à la fois d’un problème de bien-être animal, d’un problème sociétal lié à l’utilisation d’antibiotiques et d’un problème économique, les pertes (mortalité, morbidité, baisses de croissance) pouvant être conséquentes. La compréhension de ce phénomène fait l’objet de quelques travaux dans la littérature mais la recherche de solutions est complexe, notamment car nous ne disposons pas à ce jour d’un modèle expérimental reproductible et représentatif du problème terrain en station expérimentale. Un tel modèle permettrait de comparer rapidement et avec une intensité de symptômes contrôlée un grand nombre de solutions alternatives aux antibiotiques potentielles.

Bénéfices attendus

Ce modèle présente plusieurs avantages : - il est représentatif du problème observé sur le terrain. Il assure que les solutions mises en évidence pour leur efficacité en station le soient également dans le futur dans les élevages. - il est mis en œuvre dans une station avec des conditions d’élevage standardisées et homogènes. Il permet ainsi de comparer en un minimum de temps un maximum de solutions potentielles, sans biais lié à l’environnement de travail. Les 5 essais réalisés permettront de tester 30 solutions différentes (avec dans chaque essai un témoin négatif et un témoin positif pour en valider le bon déroulement), et pourraient conduire en 5 ans à l’élaboration d’une solution permettant de réduire notablement les problèmes de boiteries sur le terrain. Il faut également noter que la mise en évidence d’une solution efficace à travers ces tests sur 4000 poulets permettra à terme de réduire une pathologie qui concerne plusieurs milliers d’animaux sur le terrain.

Procédures

Les animaux seront soumis à des conditions spécifiques d'hébergement (strucuture du sol modifié) pendant 42 jours (durée d'élevage des animaux). Aucune autre intervention ne sera réalisée sur les animaux hormis des relevés de poids par parquet 8, 21, 35 et 42 jours après le début de l’essai (environ 5 minutes par parquet).

Impact sur les animaux

Le modèle a pour but de favoriser l’apparition de troubles locomoteurs chez le poulet de chair. Les nuisances ou effets indésirables attendus sur les animaux sont donc des douleurs/lésions/maladies au niveau des pattes des poulets, douleurs liées à un environnement non adapté (qualité de la litière). Ces nuisances seront de classe légère. Un animal qui présentera une de ces nuisances à un niveau de classe modérée sera retiré de l'étude (euthanasie).

Devenir

L’élevage des poulets jusqu’à 42 jours en station conduit à un poids vif équivalent aux poulets lourds engraissés jusqu’à 49 jours sur le terrain. Les animaux sont donc envoyés en abattoir dans des conditions identiques à celles des poulets élevés sur le terrain ou vendus au personnel de la station.

Remplacement

Les nécroses des têtes fémorales sont une pathologie complexe, d’origine multifactorielle, et dont les causes ne sont pas encore clairement établies. De ce fait, il n’est pas possible à ce jour de développer un système prédictif des boiteries ou un modèle mathématique (qui supposerait d’ailleurs que nous connaissions les solutions efficaces pour réduire cette pathologie, alors qu’il s’agit justement de l’objectif du projet). De même, il n’existe pas de modèle in vitro validé sur ce sujet. Pour le moment, seul un modèle in vivo peut permettre d’évaluer des solutions transposables sur le terrain, c’est-à-dire qui seront aussi efficaces en élevages qu’en essai.

Réduction

Lors de leur mise en place, les poussins sont placés à raison de 50 individus par parquet. Cela permet de tenir compte du taux de mortalité « naturelle » avant 14 jours (poussins porteurs de pathologies ou de défauts non décelées au couvoir), mais aussi d’éliminer les animaux présentant des symptômes de pathologies non liées au modèle expérimental, qui pourraient fausser les résultats. Le dispositif permet de tester 8 traitements, à raison de 2 parquets par traitement, ce qui constitue un compromis entre tester plusieurs solutions simultanément et avoir au moins 2 répétitions pour assurer la fiabilité des données.

Raffinement

La capacité de déplacement des animaux est régulièrement évaluée sur une échelle de 0 (déplacement normal) à 3 (incapacité à se déplacer). A minima 2 fois par semaine, les poulets présentant un score de boiteries supérieur ou égale à 2 (défaut évident qui affecte la capacité de déplacement) sont euthanasiés selon la méthode décrite au point 3.3.3. Ainsi, aucun animal présentant une boiterie affectant visiblement sa capacité à accéder à l’eau ou à l’aliment n’est laissé en souffrance. Afin de réduire le stress des animaux dans les conditions particulières de cet essai : - L’eau et l’aliment sont laissés en accès libre et les niveaux nutritionnels couvrent les besoins d’entretien et de croissance des animaux. - Les manipulations d’animaux vivants sont réduites au minimum et le modèle n’est pas invasif : pesée collective à la mise en lot, trois fois pendant l’essai (J8, J21, J35) et une fois à la fin de l’essai (J42).

Choix des espèces

Il s’agit de l’espèce cible. Par ailleurs, la méconnaissance des processus métaboliques à l’origine des nécroses des têtes fémorales chez l’oiseau ne permet pas d’établir un parallèle avec une autre espèce. Enfin, le cycle d’élevage court de la volaille permet de limiter la durée des dommages dans les conditions de la procédure expérimentale. Il est communément admis que les nécroses des têtes fémorales trouvent leur origine dès la phase de démarrage de l’élevage des poulets, ce qui nécessite de commencer l’essai dès 1 jour d’âge. L’expression maximale des boiteries s’observe en fin d’élevage, et elles sont plus marquées sur des poulets dits « lourds », élevés jusqu’à 49 jours sur le terrain. Les conditions sanitaires préservées de la station permettent néanmoins d’obtenir un poids vif proche du poids final du terrain dès 42 jours. De ce fait, la durée de l’essai sera de 1 jour d’âge jusqu’à 42 jours d’âge, afin de permettre l’expression des boiteries jusqu’au poids vif représentatif du terrain.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
    • Troubles sensoriels
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Souris : 1525
Rats : 1525
Lapins : 1525
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 4575
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 4575

4 575 animaux non-humains, 1 525 souris, 1 525 rats et 1 525 lapins, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Après retrait des couches superficielles de la cornée sous anesthésie, un agent pro-inflammatoire est appliqué sur un œil, suivi de traitements en gouttes ou en injections oculaires, les animaux ressentant une douleur et une inflammation de la surface de l'œil pendant toute l'étude. Le projet vise à identifier des traitements de l'inflammation et de la douleur oculaires. Le porteur affirme qu'aucune méthode alternative n'existe pour évaluer un traitement dans un modèle d'inflammation cornéenne et choisit le lapin pour la taille de son œil.

Objectifs

L’objectif du projet est de mettre en place, dans le plus grand respect du bien-être animal, un modèle expérimental induisant une inflammation et douleur modérée chez l’animal afin de pouvoir identifier et évaluer des traitements susceptibles de les réduire.

Bénéfices attendus

Les bénéfices susceptibles de découler de ce projet sont l’identification et la sélection de futurs traitements pouvant améliorer le bien-être des patients atteints de signes d'inflammations et de douleur au niveau de la surface oculaire.

Procédures

Au premier jour de la procédure, quinze minutes après avoir enlevé sous anesthésie les couches superficielles de la cornée, une goutte d’un agent pro-inflammatoire va être appliquée sur un œil. Au troisième jour, d’une procédure qui en durera cinq, l’application sera renouvelée. Une série de traitements est ensuite administrée suivant les groupes soit sous formes de gouttes soit sous formes d’injections oculaires en fonction du type de produit et de son mode d’action. Ces administrations par gouttes sont quotidiennes et sont répétés une à quatre fois par jour. Les injections oculaires se font moins fréquemment, généralement pas plus de cinq administrations sur la durée de la procédure. Ces administrations peuvent se faire chez l’homme sous anesthésie locale. Ici, l’animal est endormi à l’aide d’une anesthésie générale légère afin de l’immobiliser, de faciliter l’injection et de réduire un stress éventuel. Une série d’observations est ensuite réalisée quotidiennement afin d’évaluer l’efficacité des traitements sur l’inflammation et la douleur oculaire. Tous les examens réalisés durant ces cinq jours de procédure sont des examens réalisés chez l’homme en cabinet d’ophtalmologie ou en clinique vétérinaire. Ils sont de plus totalement indolores et ne durent que quelques minutes (cinq minutes tout au plus). Ils seront éventuellement réalisés sous anesthésie générale légère afin d’immobiliser l’animal, de faciliter la procédure et de réduire un stress éventuel.

Impact sur les animaux

Le projet a pour but de trouver des traitements à l'inflammation et à la douleur oculaire. Les animaux vont sur la durée de l'étude ressentir une douleur légère à modérée et une inflammation de la surface oculaire (cornée, conjonctives).

Devenir

A l'issue de chaque procédure, tous les animaux sont mis à mort pour l'analyse des tissus.

Remplacement

L’œil est un organe complexe. Il est composé de plusieurs tissus anatomiquement et physiologiquement très différents (très vascularisés ou très innervés pour certains, totalement avasculaires ou faiblement innervés pour d’autres). Il est soumis à d'importantes variations environnementales (température et humidité ambiantes), mécaniques (mouvements des globes, des paupières) et physicochimiques (osmolarité…), ainsi qu'à de nombreuses interactions biologiques avec les tissus et organes voisins. Contrairement aux tests d’irritation oculaire (test d’irritation oculaire de Draize par exemple) où plusieurs méthodes alternatives permettant de s’affranchir d’essais sur l’animal ont été validées, il n’existe pas à ce jour de méthode alternative permettant d’évaluer l’efficacité et la tolérance d’un nouveau traitement dans un modèle d’inflammation cornéenne. Les mécanismes impliqués dans les phénomènes inflammatoires et neuro-inflammatoires associés à des douleurs cornéennes sont nombreux et font intervenir différents acteurs (cellules immunes, cellules nerveuses, médiateurs pro-inflammatoires, facteurs de croissances…) présents bien sûr au niveau de l’œil mais aussi au niveau d’autres organes voisins (ganglions, noyaux sensitifs, système nociceptif présent dans le cerveau…). C'est pour cela que l’utilisation d’animaux vivants dans ces procédures expérimentales sont nécessaires pour atteindre les objectifs de ce projet, les modèles alternatifs ne pouvant pas prendre en compte ou faire intervenir à ce jour, toutes les interactions et tous les acteurs impliqués dans ces phénomènes neuro-inflammatoires.

Réduction

Le nombre maximum d’animaux prévu pour ce projet a été déterminé en fonction de la distribution théorique rencontrée dans les données bibliographiques et historiques de l'établissement, du nombre d'études estimées et tient compte des variations du métabolisme, de la robustesse des mesures et de notre expérience. Ce nombre limité doit nous permettre de conclure sur l’efficacité ou non d’un traitement. L'efficacité d'un traitement sera évaluée à chaque moment à l'aide de tests statistiques; chaque groupe traité sera comparé à celui du groupe témoin non traité. De plus, un calcul de l’effectif sera réalisé avant chaque étape afin d’ajuster et de revoir à la baisse si possible le nombre d’animaux à inclure dans les procédures. Dès que les procédures expérimentales le permettront, des évaluations non invasives seront choisies tout au long du projet pour améliorer la condition animale et éviter la mise à mort inutile des animaux. De même, l'analyse des deux yeux sera privilégiée autant que possible afin de réduire le nombre d'animaux utilisé.

Raffinement

Un suivi quotidien des animaux sera effectué afin de minimiser au maximum l’impact des procédures sur leur bien-être. Les rongeurs seront placés en groupe dans des cages d’hébergement contenant nourriture et boisson ad libitum et enrichissement à ronger et un abri. Les lapins seront placés préférentiellement par deux dans des cages avec boisson ad libitum, nourriture et enrichissement à ronger. Les examens choisis pour évaluer les signes cliniques de la maladie sont non invasifs et semblables à ceux pratiqués chez l'homme en cabinet d'ophtalmologie ou chez l’animal en clinique vétérinaire. Afin de réduire le stress de l'animal lors d'examens nécessitant l'immobilisation de l'animal, une administration d'anesthésique sera réalisée. Il en ira de même pour les procédures plus invasives afin de supprimer la douleur provoquée pendant et en l’atténuant après l’intervention. Des points limites adaptés, suffisamment prédictifs et précoces permettent de limiter une éventuelle douleur à son minimum. Ce projet a été soumis pour évaluation à un comité d’éthique et sera suivi par la structure en charge du bien-être animal de l'établissement

Choix des espèces

Les modèles expérimentaux présentés sont largement utilisés et décrits sur le lapin et le rongeur dont les publications de référence citées sur lesquelles le projet est basé. Le lapin sera choisi pour la taille de son œil. Les observations des paramètres observées en sont facilitées. Si la quantité de produit à évaluer est limitée (difficulté à synthétiser, coût), le rongeur sera alors choisi. Il le sera aussi si des analyses histologiques spécifiques sont nécessaires, le catalogue d’anticorps par exemple y est plus développé. Enfin le choix de l’espèce, sera guidé aussi par les données existantes sur le produit à évaluer (spécificité d’action, données historiques sur l’espèce choisie). C’est pour ces raisons que des souris, des rats et des lapins ont été retenus pour tenir compte des particularités anatomiques et physiologiques de chaque espèce afin d’augmenter les chances de mener ce projet à terme. Les animaux seront de jeunes adultes : les rongeurs auront un minimum de 6 semaines au début de l’étude et les lapins environ 8 à 12 semaines. Ces âges correspondent à la maturité visuelle chez ces animaux.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
    • Maladies animales
  • Tests réglementaires
    • Contrôles de qualité
Lapins : 180
Souffrances
▲ -
▲ 180
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 180

180 lapins vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque lapin est anesthésié, reçoit une injection intramusculaire unique d'un produit à base de fer, puis est tué pour analyser le muscle au point d'injection. Le projet répond à une exigence de la Pharmacopée chinoise pour la mise sur le marché en Chine de produits déjà autorisés en France, à raison de deux à trois lapins par lot testé. Le porteur affirme que l'usage d'animaux est "nécessaire" et qu'"aucune méthode substitutive n'est possible" pour ce test réglementaire.

Objectifs

Les injections de fer sont très souvent utilisées chez les jeunes animaux de rente (porcins, ovins, caprins, bovins…) dans le cadre de la prévention et du traitement de l’anémie ferriprive après la naissance. Dans le cadre de l’élevage porcin, les injections de fer sont presque systématiquement réalisées dans les 3 jours suivant la naissance. La Chine est le 1er producteur de porcs au monde et un marché important pour les industries pharmaceutiques vétérinaires. Ce projet est réalisé dans le cadre de demande de liberation de nouveau lot en Chine de produits vétérinaires injectables composés de fer, possédant déjà des AMM en France. A chaque libération d’un nouveau lot de ces produits en France, un contrôle qualité est réalisé à l’aide de différents tests physico-chimiques décrits dans la Pharmacopée Européenne. Pour la commercialisation sur le marché chinois, les autorités chinoises demandent la réalisation d’un test in vivo d’absorption du fer au point d’injection chez le lapin. Ce test fait partie des tests de contrôle qualité réalisés lors de la libération de lots de produits contenant du fer en Chine. Il permet de valider la qualité du lot en analysant l’absorption du fer après une injection unique et de s’assurer que la quantité de fer non absorbée au niveau du point d’injection ne dépasse pas 20% de la quantité injectée. Le but de cette vérification est de s’assurer que chaque lot commercialisé est conforme, et que le produit est sûr, aussi bien pour la santé animale que pour la consommation humaine. Ce projet a donc pour objectif : la réalisation du test d’absorption de fer au point d’injection demandé par les autorités chinoises dans le cadre d’une nouvelle libération de lot.

Bénéfices attendus

Obtenir l’autorisation de mise sur le marché en Chine des produits testés. Ainsi, chaque lot commercialisé et autorisé sera conforme et sûr, aussi bien pour la santé animale que pour la consommation humaine. En effet, ce projet va permettre de valider en Chine des produits permettant de lutter contre l’anémie ferriprive rencontrée dans les élevages.

Procédures

Les animaux utilisés seront anesthésié chimiquement avant de recevoir une injection unique de produit testé. L'injection liée a l'anesthésie sera une injection unique dans le muscle qui durera quelques secondes. L'injection du produit à tester sera une injection unique dans le muscle qui durera quelques minutes.

Impact sur les animaux

Auncun effet indésirable n'est attendu a la suite de l'injection. Les nuisances attendus sur les animaux sont les suivants : stress dû à la contention pour la réalisation de l'anesthésie et stress lors dur réveil de l'animal.

Devenir

Les animaux inclus dans ce projet seront mis à mort afin de pouvoir prélever et analyser le muscle injecté. Ces prélèvements de muscle sont primordiaux pour répondre aux objectifs de ce projet.

Remplacement

Le test d’absorption du fer au point d’injection est une procédure expérimentale in vivo éxigée par la réglementation chinoise, dans le cadre de la commercialisation sur le marché chinois de produits vétérinaires composés de fer. Par conséquent, l’utilisation d’animaux est ici nécessaire et aucune méthode substitutive n’est possible.

Réduction

Le nombre d’animaux prévu pour ce projet a été calculé à partir des directives mentionnées dans la Pharmacopée Chinoise, dans laquelle il est stipulé qu’il faut utiliser 2 animaux par lot testé, et à partir des besoins pour le projet (estimation du nombre de lots à tester sur la durée du projet). L'injection dans le muscle vaste médial ainsi que le traitement du muscle après sont prélèvement sont des actes techniques et critiques pendant lesquels nous pouvons perdre un échantillon. Par conséquent 1 animal sera ajouté a chaque lot afin de s'assurer d'avoir le nombre minimum d'animaux exigée par la pharmacopée sous peine de devoir recommencer le test pour le lot en question. Sur cinq ans, il a été estimé que 60 lots seraient testés soit 180 lapins maximum.

Raffinement

Après réception, les animaux auront une période d’acclimatation d’une durée propre à l'espèce animale soit 14 jours. Les animaux feront l'objet d'un conditionnement positif, basé sur des intéractions amicales avec les personnels en charge des soins, ceci afin de permettre des manipulations sans stress et avec un minimum de contraintes. Les animaux seront hébergés dans la mesure du possible par paires compatibles ou en groupe et recevront un enrichissement du milieu adapté à leur espèce, régulièrement renouvelé (Tablette de repos pour se cacher et grimper, foin, Buchettes de bois). Des évaluations cliniques sont mises en place (observation quotidienne de l’état général, du comportement, observation du site d’administration, etc.). Tout au long des études les animaux sont manipulés/observés par un personnel formé et habilité à travailler chez l'espèce en question. Les voies et volumes d’administration suivront les recommandations des publications reconnues telles que : A Good Practice Guide to the Administration of Substances and Removal of Blood, Including Routes and Volumes, Karl-Heinz Diehl et al. JOURNAL OF APPLIED TOXICOLOGY, 2001, 21, 15-23. Pour diminuer le stress de l’animal et faciliter la contention pour l’injection, l’animal sera anesthésié avec un produit adapté. Il est primordial dans ce projet que l’injection soit réalisée précisément au niveau du muscle vaste médial et pour cela l’animal ne doit pas bouger durant l’injection. Une surveillance accrue de l’animal de l'anesthésie jusqu'a son réveil sera réalisée. Si un animal présente des signes de pathologie, de souffrance ou de douleur, un traitement thérapeutique et/ou des soins seront mis en place après acccord du vétérinaire dans le but de le soigner ou de le soulager. De plus, des points limites adaptés et suffisament prédictifs sont mis en place afin de prévenir toute souffrance des animaux. Grâce à ces différentes méthodes, le bien-être de l’animal sera respecté et sa douleur, souffrance et angoisse seront réduites au minimum.

Choix des espèces

Le lapin a été choisi pour ce projet car c’est cet animal qui est demandé et décrit dans la Pharmacopée Chinoise pour la réalisation de tests d’absorption du fer au site d’injection. Conformément à la Pharmacopée Chinoise, les animaux utilisés seront des adultes pesants entre 1,5 et 2,5 kg.

  • Conservation des espèces
  • Protection de l’environnement
  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres oiseaux : 1200
Souffrances
▲ -
▲ 1200
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 1200
 -
 -

1 200 oiseaux sauvages, fous de Bassan et vautours fauves, vont être utilisés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, avant d'être relâchés sur le lieu de capture. Chaque individu subit une prise de sang, deux écouvillonnages cloacaux et deux buccaux, et pour une partie la pose d'une balise GPS externe, pour étudier l'exposition à l'influenza aviaire et la transmission d'agents infectieux. Le porteur indique attendre très peu d'effets indésirables, la manipulation ne durant que quelques minutes. Il affirme qu'il n'est "pas possible de remplacer" ces espèces, choisies parce qu'elles ont été fortement touchées par l'influenza aviaire en 2022.

Objectifs

Les objectifs du projets sont d'acquérir des données sur les processus de transmission d'agents pathogènes dans les populations d'oiseaux sauvages et leurs implications pour ces populations. En particulier, dans le contexte de l'émergence récente de l'influenza aviaire hautement pathogène dans les populations de nombreuses espèces d'oiseaux de la faune sauvages, il s'agit d'acquérir des données sur les proprotions d'individus exposés aux virus et les modalités de transmission des virus. Les acquisitions de données et d'échantillons seront insérée dans des suivis démographiques déjà pré-existants de deux espèces emblématique, le fou de Bassan _Morus bassanus_ et le vautour fauve _Gyps fulvus_.

Bénéfices attendus

Est attendue un meilleure connaissance de l'exposition d'espèces d'oiseaux sauvages aux virus de l'influenza avaire hautement pathogène, ainsi qu'à d'autres agents infectieux, ainsi que du rôle de certains individus dans la transmission des agents infectieux. Les résultats ont vocation à être publié dans articles scientifiques et pourront être utilisés pour des décisions concernant la protection de la biodiversité. Le projet apportera spécifiquement des informations sur l'expositon des fous de bassan et des vautours fauves des populations françaises aux virus de l'influenza aviaire hautement pathogène. Les données seront acquise dans le cadre de suivis intégrés des populations concernées, c'est-à-dire des suivis incluant aussi l'acquisition de données fines sur la démographique et l'écologie du déplacement des populations.

Procédures

Les animaux font l'objet de prélèvements sur animaux vigiles (1 prise de sang, 2 écouvillonnages cloacaux et 2 écouvillonnages buccaux) et pour une part d'entre eux la pose d'un GPS (balise externe) afin d'acquérir des données sur leurs déplacement. Ces interventions dure quelques minutes de manipulation, l'individu étant ensuite relâché en nature au point de capture.

Impact sur les animaux

Très peu d'effets idésirables ou nuisance attendus sur les oiseaux, car la manipulation ne va consister qu'en la réalisation d'une prise de sang de 1 ml et la réalisation d'écouvillonnages cloacaux et buccaux.

Devenir

Tous les individus seront relâchés libres dans leur population en milieu naturel, sur le lieu de capture, quelques minutes après la réalisation des prélèvements. Les individus n'auront pas été affectés par des effets indésirable et des mesures de biosécurités sont prises pour ne pas risquer de dissémination d'agents infectieux.

Remplacement

Les objectifs étant de déterminer l'exposition de populations des espèces considérées, le fou de bassan et le vautour fauve, aux virus de l'influenza aviaire, il n'est pas possible de remplacer les espèces considérées. En revanche, les résultats obtenus avec ces espèces emblématiques pourront avoir des implications pour d'autres espèces.

Réduction

Les tailles d'échantillons considérées ont été déterminées afin de réduire au maximum le nombre d'animaux utilisés tout en s'assurant d'obtenir des données informatives. Les données qui pourront être collectées plusieurs années de suite permettront d'optimiser l'utilisation des informations, notamment celles concernant le statut sérologique des individus.

Raffinement

Les techniques de capture et de prélèvements ont fait l'objet d'un raffinement afin de provoquer le moins d'effet négatifs sur les oiseaux.

Choix des espèces

Les espèces choisies l'ont été car elles ont été fortement affectées par l'émergence de l'influenza aviaire hautement pathogène en 2022 et qu'elles ont des traits d'histoire de vie les rendant particulièrement susceptibles à des maladies infectieuses affectant la survie des adultes. Il est aussi tout particulièrement important d'obtenir des informations sur les modes de transmission des virus de l'influenza aviaire au sein et entre colonies de ces espèces sociales qui se reproduisent en colonies. Les individus capturés pour faire l'objet de prélèvements seront majoritairement des adultes. Des prélèvements sur des jeunes au nid pourront être effectués lorsque les conditions le permettront (bonne accessibilité, dérangement limité).

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
Chats : 18
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 18
▲ -
Devenir
 -
 -
 18
 -

18 chats vont être utilisés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, pour tester la tolérance et la pharmacocinétique d'un médicament antidiabétique vétérinaire. Chaque animal reçoit un à deux comprimés par jour pendant sept jours, avec des prélèvements sanguins répétés à la veine jugulaire et un hébergement individuel pour surveiller vomissements et alimentation. Le porteur indique que les prélèvements peuvent laisser des douleurs ou des hématomes, et que l'isolement, les vomissements et d'éventuels troubles urinaires peuvent gêner l'animal, les chats étant ensuite gardés en vie. Il affirme qu'il est "indispensable de recourir à l'animal entier" et reconnaît qu'aucune analyse statistique n'a fondé le nombre de 18 animaux.

Objectifs

L'objectif de ce projet est de démontrer la tolérance et les paramètres pharmacocinétiques d'un élément test après une administration répétée pendant sept jours à trois doses différentes.

Bénéfices attendus

La cible thérapeutique est le chat. Le bénéfice de ce projet est de développer un nouveau médicament contre le diabète chez le chat.

Procédures

Les animaux seront soumis a des administrations orales: adminsitration de 1 à 2 comprimés maximum pendant 7 jours. Durée d'une administration inférieure à la minute. Des prélèvements sanguins seront réalisés à la première et dernière administration aux temps suivants: Jour 1: 0h (réalisé à jour-1), puis 0.5h, 1.5 h, 4 h, 6 h, 8 h, 24 h après traitement. Jour 7: Predose (juste avant administration ), puis 0.5h, 1.5 h, 4 h, 6 h, 8 h, 24 h aprés traitement. Un volume de 1 mL de sang sera collecté à chaque temps de prélèvement. Durée d'un prélèvement inférieur à la minute. Les animaux seront hébergés de manière individuelle aprés chaque administration pendant 4h et pendant 24h au septième jour aprés la dernière administration. Cela est nécessaire pour le suivi de l'alimentation, pour observer les éventuels vomissements et pour recueillir les urines par miction spontanée. Recueil d'urine aprés la dernière administration pendant 24h uniquement.

Impact sur les animaux

Du stress lié à la contention. Des douleurs ou hématomes au niveau des veines jugulaires pourront être présentes suite au différents prélèvements sanguins. De l'inconfort, de la gêne pourront être ressenti par l'animal lors de l'hébergement en condition individuelle. Des vomissements seront peut être observés cela pourra également entrainer un mal être pour l'animal. Des troubles de l'alimentation ou bien des troubles urinaires pourront peut être, être observés.

Devenir

Tous les animaux seront gardés en vie à la fin de cette procédure.

Remplacement

Aucune méthode alternative ne permettant actuellement de reproduire la diffusion d’un produit dans le sang des animaux, ni de mimer la tolérance des produits administrés, il est indispensable de recourir à l’animal entier. L'utilisation des animaux reste une exigence dans le cadre de la réglementation liée à l'autorisation de mise sur le marché (AMM) d'un nouveau médicament.

Réduction

18 animaux seront inclus dont 6 animaux par groupe et 3 animaux par sexe. C'est le nombre d'animaux minimal pour avoir des résultats interprétables. Aucune approche statistique a été réalisé pour ce projet.

Raffinement

Les chats seront hébergés par groupe de 3 par sexe pendant la période d'acclimatation. Les animaux seront hébergés de manière individuelle aprés chaque administration pendant 4h et pendant 24h avant la première administration et au septième jour aprés la dernière administration. Durant cette période les animaux auront un contact visuel et auditif entre eux. De l'enrichissement (exemple: griffoir, coussin) sera présent dans chaque box autant que possible. Tout geste réalisé sur l'animal sera fait par un personnel formé. Si un animal présente un signe de souffrance, un problème de comportement, un signe clinique sévère ( exemple vomissement trés intense à répétition, trouble de la miction ou troubles de l'alimentation), cet animal pourra être pris en charge par le vétérianaire désigné et pourra avoir un traitement adapté pour soulager ses maux ( exemple administration d'un antivomitif, distribution d'aliment humide si nécessaire)

Choix des espèces

Espèce cible pour ce produit vétérinaire. Adulte, age supérieur à 1 an. Animaux de poids supérieur à 2.5 Kg. Nécessaire pour avoir des groupes homogènes en poids autant que possible. Ce stade de développement permettra de démontrer les paramètres PK et le côté sécuritaire du principe actif au stade cible que vise le nouveau médicament.