Maladies animales

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Hypertension oculaire chez le lapin

(NTS-FR-959949v1 – 03/07/2023)
  • Formation professionnelle
  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
    • Troubles sensoriels
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Lapins : 5100
Souffrances
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▲ 3300
▲ 1800
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Devenir
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 5100

5 100 lapins vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance léger et modéré. Une hypertension oculaire leur est provoquée par injection de solution saline dans le vitré ou par surcharge en eau, suivie d'examens ophtalmologiques, d'administrations de gouttes jusqu'à huit fois par jour et parfois de la pose chirurgicale d'un implant. L'objectif est de développer des traitements contre l'hyperpression oculaire du glaucome, les yeux étant prélevés à l'issue. Le porteur qualifie les atteintes de faibles et transitoires et affirme qu'"aucune méthode alternative" ne reproduit l'œil dans sa globalité.

Objectifs

Le glaucome est une maladie grave et fréquente, le plus souvent indolore, qui touche principalement les personnes âgées de plus de quarante-cinq ans et peut entrainer une perte de la vision. Aujourd’hui dans le monde, soixante-dix millions d’individus sont atteints, dont un million en France. L’augmentation de la pression à l’intérieur de l’oeil est la principale cause de glaucome. La pression oculaire est due au liquide transparent contenu à l’intérieur de l’oeil: l’humeur aqueuse produite et évacuée par les structures à l’intérieur de l’oeil. Lorsque le système d’évacuation de l’humeur aqueuse est déficient, elle s’accumule, la pression augmente et endommage les cellules nerveuses de la rétine et le nerf optique responsables de la vision. L’objectif du projet est la mise en place, au sein de l’établissement utilisateur, de modèles expérimentaux d'hyperpression oculaire chez le lapin, afin de contribuer au développement de nouveaux traitements médicaux visant à diminuer cette hyperpression et à protéger les cellules rétiniennes permettant la vision.

Bénéfices attendus

Le bénéfice attendu du projet est de proposer des modèles expérimentaux qui permettront d'évaluer l'efficacité de nouveaux traitements. La recherche de traitements contre le glaucome est en constante évolution et nécessite de pouvoir les tester dans les meilleures conditions possibles et dans le plus grand respect du bien-être animal.

Procédures

Selon la procédure, l'induction de l'hypertension oculaire peut se faire soit directement au niveau de l'œil par une injection dans le vitré de solution saline, soit par l’ingestion d'un volume d'eau. La première technique dure moins d’une minute, la seconde est un peu plus longue, pour le bien-être de l’animal puisqu’elle dure au maximum deux-trois minutes afin de réduire les rares effets indésirables (stress, agitation, fausse route). Les examens ophtalmologiques se feront à l'aide de techniques non invasives (mesure de la PIO grâce un appareil dédié́, lampe à fente, imagerie). Ces examens sont réalisés en routine chez l’homme en cabinet médical par un ophtalmologiste sans anesthésie et sans hospitalisation ou en clinique vétérinaire. Ces examens sont extrêmement courts puisqu’ils ne durent que quelques minutes (quelques secondes pour les plus court à cinq minutes maximum pour les plus longs comme l’imagerie) et pourront être réalisés plusieurs fois par jour pour les mesures de la pression intraoculaire à quotidiennement pour les observations et le suivi des animaux. Les administrations, elles, pourront se faire plusieurs fois par jour et sur la durée de l’étude quand elles sont sous forme de gouttes ou d’injections. La fréquence de ces administrations dans la majorité des cas n’excèderont pas 6 à 8 administrations par jour pour le cas des gouttes ophtalmiques. Dans ce cas, l’animal est maintenu immobile moins d’une minute. Pour la pose d’implant, l’acte nécessite une anesthésie et éventuellement des points de sutures au niveau des conjonctives ou de la cornée. Cet acte chirurgical dure cinq minutes tout au plus et sera réalisé généralement une seule fois, puisque l’implant à vocation à délivrer son contenu sur une longue période.

Impact sur les animaux

Le projet a pour but de trouver des traitements permettant une diminution de la pression intraoculaire. L’augmentation de la pression intraoculaire induite par les différents protocoles est faible et transitoire. Elle n’occasionnera aucune douleur pour l’animal tout au plus une gêne de courte durée (quelques minutes après l’injection intravitréenne). Les procédures décrites sont réalisées par un personnel formé et dans des conditions réduisant au maximum les risques de nuisances ou d’effets indésirables. Le stress occasionné lors de la prise des mesures sera de courte durée puisque que ces examens ne durent que quelques secondes et qu’une anesthésie locale est appliquée si nécessaire. Il en va de même pour le stress lié à l’induction. Dans le protocole décrivant la surcharge hydrique, l’animal sera maintenu plus fermement et une sensation de lourdeur au niveau de l’estomac est envisageable mais elle aussi sera de courte durée, l’excès hydrique étant rapidement éliminé par les urines. Les fausses routes sont exceptionnelles mais si malheureusement une telle situation devait arrivée l’animal serait mis à mort rapidement après l’apparition des signes. Les nuisances subies par les voies digestives supérieures seront minimisées par l’utilisation de tubulures souples non perforantes. Enfin les éventuelles nuisances induites par les administrations seront surtout liés à la contention de l’animal mais là aussi elles seront de courtes durées, de l’ordre de quelques secondes à moins de quelques minutes (inférieures à 5 minutes).

Devenir

A l'issue de chaque procédure, les animaux seront mis à mort pour permettre de réaliser les évaluations ex vivo sur les tissus impactés (évaluations histologiques, dosages de biomarqueurs et de produits...).

Remplacement

A ce jour, aucune méthode alternative ne permet de mimer l’oeil dans son environnement et dans sa globalité fonctionnelle. En effet, l’oeil est composé de différents tissus (vasculaires, rétinien neuronal, vitréen, cornéen, humeur aqueuse,..) de physiologie différente soumis aux variations environnementales, aux interactions des tissus et organes voisins. Le projet nécessitera donc d’avoir recours à des animaux compte tenu des particularités de l’organe concerné par le projet et l’absence de modèle alternatif.

Réduction

Le nombre maximum d’animaux prévu pour ce projet a été déterminé en fonction des données bibliographiques et historiques de l'établissement et du nombre d'études estimées. Il tient également compte des variations du métabolisme et de la robustesse des résultats calculés à partir de tests statistiques. Ce nombre limité doit nous permettre de conclure sur l’efficacité ou non d’un traitement. Un calcul de l’effectif sera réalisé avant chaque étape afin d’ajuster et de revoir à la baisse si possible le nombre d’animaux à inclure dans les procédures. De plus, l'analyse des deux yeux sera privilégiée autant que possible afin de réduire le nombre d'animaux utilisé.

Raffinement

Un suivi quotidien des animaux sera effectué afin de minimiser au maximum l’impact des procédures sur leur bien-être. Les lapins seront placés préférentiellement par deux si les conditions expérimetales le permettent dans des cages avec boisson ad libitum, nourriture rationnée et enrichissement. Les examens non invasifs pour évaluer la pathologie sont semblables à ceux pratiqués chez l'homme en cabinet ophtalmologique ou en cabinet vétérinaire. Les examens de l'oeil qui requièrent un immobilisme de l'animal pourront être réalisés sous anesthésie pour son confort. Des points limites adaptés, suffisamment prédictifs et précoces permettent de limiter une éventuelle douleur à son minimum. Ce projet a été soumis pour évaluation à un comité d’éthique et sera suivi par la structure en charge du bien-être animal de l‘établissement.

Choix des espèces

A ce jour, aucune méthode alternative ne permet de mimer l’oeil dans son environnement et dans sa globalité fonctionnelle. En effet, l’oeil est composé de différents tissus de physiologie différente soumis aux variations environnementales, aux interactions des tissus et organes voisins. Le projet nécessitera donc d’avoir recours à des animaux compte tenu des particularités de l’organe concerné par le projet et l’absence de méthode alternative. De nombreuses études sur la pression intraoculaire sont réalisées chez le lapin en raison des similitudes avec l'oeil humain (taille de l'oeil, structures, mécanismes impliqués) permettant de recueillir des résultats extrapolables à l'humain et de tester des traitements ou des dispositifs médicaux directement transposables chez l'homme. Nous avons donc choisi cette espèce pour mener à bien le projet. Les lapins sont de jeunes adultes et ont minimum 8 semaines, âge minimum pour la maturation de l'oeil.

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    • Maladies animales
Poules : 544
Souffrances
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▲ 132
▲ 412
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Devenir
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 544

544 poules reproductrices vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles sont nourries d'un aliment contaminé par des mycotoxines pendant plusieurs semaines et subissent des prises de sang, pour mesurer les effets de ces toxines sur leur santé et sur leur descendance. Le porteur indique que l'exposition peut provoquer une nécrose du bec, des atteintes du foie, de l'intestin et de l'appareil reproducteur, ainsi qu'une mortalité accrue des poussins. Il affirme qu'aucune technique in vitro ne peut répondre à ces objectifs et que l'espèce aviaire ne peut être remplacée.

Objectifs

Les mycotoxines peuvent contaminer les céréales. Les volailles peuvent être exposées à ces toxines via leur alimentation. En volailles de chair, une accumulation des toxines et métabolites dans le foie, a été démontrée lors d’une multi-exposition aux fusariotoxines (fumonisines - FBs et zéaralénone - Zea) mimant une situation de « pire cas terrain ». Ceci suggère la possibilité d’effets toxiques à moyen terme, variable entre espèces avicoles, même à faible dose. Par ailleurs, la décontamination des tissus est lente. Sur le terrain, en cas de nécrose du bec, de chutes de ponte ou du taux d’éclosion, de problème de qualité de poussins, la contamination alimentaire en mycotoxines est souvent mise en avant, bien que très peu de données scientifiques existent sur l’impact chez les volailles reproductrices. La poule reproductrice de lignée chair pourrait révéler des symptômes plus marqués que la volaille de chair, en raison de sa durée de vie plus longue, de l’importante mobilisation hépatique pour la production d’œufs et de l’effet reprotoxique des mycotoxines. L’objectif général du projet est d’évaluer l’impact des FBs et Zea sur les performances et la santé des poules reproductrices de lignée chair (effets directs) et de leur descendance (effets indirects). Les objectifs opérationnels sont 1/ d’identifier des situations d’exposition à risque (moment et récurrence de l’exposition) qui induisent l’apparition de troubles chez les reproducteurs, au couvoir ou chez les poussins, 2/ d’identifier les effets par des indicateurs de performance/santé en élevage ou au couvoir et des marqueurs biologiques sensibles et 3/ de comprendre les modes d’action : valider (ou non) la réalité d'une bioaccumulation de mycotoxines et valider (ou non) la possibilité d'une toxicité de relais (mère -> œuf -> poussins).

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mettre en évidence les effets chez les poules reproductrices de lignée chair, les œufs et les poussins, de différentes situations de multi-exposition des poules aux mycotoxines, qui n’ont encore jamais été évaluées. Les situations d’exposition reproduites pour les groupes 1 à 5 représentent des situations (dose, période et récurrence) d’exposition aux mycotoxines possibles sur le terrain en élevages de poules reproductrices de chair, afin d’en déterminer les effets zootechniques et sanitaires. Les situations d’exposition reproduites pour les groupes 6 et 7 représentent des situations de pire cas terrain (exposition longue et concentration en fumonisine élevée) afin d’évaluer la toxicité d’une multicontamination. Ces essais permettront de mieux comprendre les mécanismes d’action des mycotoxines sur le fonctionnement du foie, de l’intestin et l’appareil reproducteur et la toxicité de relai mère -> œufs -> poussins.

Procédures

412 animaux seront exposés aux mycotoxines à savoir 2 expositions de 15 jours pour les groupes 2 et 5, une exposition de 15 jours pour le groupe 3, 4 expositions de 15 jours pour le groupe 4. Le groupe 6 sera exposé 6 semaines et le groupe 7 sera exposé 4 semaines avec une concentration plus élevée de fumonisines (20 ppm). De plus, certains animaux recevront une prise de sang qui ne dure que quelques secondes.

Impact sur les animaux

Le prélèvement au niveau du sinus occipital peut provoquer une réaction de stress au maintien de l’animal et un éventuel hématome local. Les poules ayant consommées des mycotoxines pourraient avoir des anatomie et fonctionnement des appareils digestif et reproducteur perturbés. Sur la santé des poules, l’exposition aux mycotoxines peut provoquée une nécrose du bec, une diminution de l’immunité rendant les animaux plus sensibles aux infections, des troubles digestifs, une altération de la fonction hépatique. Sur la reproduction, les mycotoxines peuvent provoquer une dégradation de l’oviducte ou des ovaires. De plus, la mortalité peut être plus élevée chez les poussins au démarrage.

Devenir

Les animaux mis à mort après la prise de sang seront prélevés pour récupérer l’intestin, le foie, le cœur, la rate, le pancréas, les reins et les ovaires. Tous ces organes seront pesés et les éventuelles anomalies anatomiques et lésions seront relevées. Le foie et la grappe ovarienne feront l’objet d’analyses plus approfondies. A la fin de l’essai, les animaux restants seront mis à mort, cela correspond à l’âge de réforme classique en élevage commercial.

Remplacement

Compte tenu des objectifs finaux du projet (évaluation des effets zootechniques, sanitaires et de la toxicité relai mère-> oeufs -> poussins dans différentes situation d’exposition alimentaires aux mycotoxies) et de l’absence de techniques in vitro permettant de répondre à ces objectifs, l’espèce aviaire ne peut être substituée.

Réduction

A 8 semaines d’âge, un effectif de 576 poules reproductrices de lignée chair nous permet de constituer 48 groupes de 12 animaux. Ce design permet d’évaluer, en même temps, 7 situations différentes d’exposition aux mycotoxines. Les groupes 1 à 5 sont représentatifs de situations possibles en élevage qui varient par les périodes et récurrence d’exposition tandis que les groupes 6 et 7 représentent des situations de pire cas possibles (exposition plus longue et concentration plus élevée de fumonisines). Pour les groupes 1 à 5, pour observer une différence significative de 2% sur le taux de ponte, entre les lots exposés et non exposés, un effectif de 8 parquets/groupe est nécessaire. Pour les groupes 6 et 7 dont la durée d’exposition et la concentration en mycotoxines sont plus élevées, nous attendons des effets plus marqués, par conséquent, un effectif de 4 parquets/groupe est suffisant pour observer une différence significative de 4% sur le taux de ponte, entre les différents groupes. Dans le sang, les marqueurs recherchés seront des marqueurs hormonaux (progestérone et oestradiol) et des marqueurs du métabolisme lipidique. Pour les marqueurs sanguins, des tests statistiques estiment le nombre de poules nécessaires à 12/groupe. Au regard de la variabilité de réponse, de la bibliographie et d’expériences précédentes, le nombre d’animaux/groupe et de répétitions/groupe que nous avons définis, sont nécessaires et suffisants pour mettre en évidence des différences de performances et de fonctionnement hormonal, hépatique et digestif. L’effectif d’animaux restants à la fin des prélèvements sera suffisant pour évaluer les performances de ponte jusqu’à la fin de l’essai.

Raffinement

La mise en lot peut perturber les animaux, donc ils disposeront de 2 semaines d’habituation dans les parquets avant le début de la phase expérimentale à la 10ème semaine. Les poules seront hébergées dans des parquets au sol sur des copeaux à une densité (2 animaux/m²) inférieure au maximum autorisé. Cette densité permet d’éviter la compétition à la mangeoire. Les animaux auront la possibilité d’explorer, se percher et auront à disposition des nids. Un enrichissement non consommable sera présenté aux animaux (chaines ou ficelles colorées). En cas de picage, les poules identifiées comme piqueuses seront retirées de l’essai et les animaux piqués seront hébergés dans une infirmerie, localisée juste en dessous des nids au sein de son parquet d’origine. Toute manifestation de symptômes comportementaux persistants (animal prostré pendant plus de 24h et ayant cessé de s’alimenter et de s’abreuver) entrainera le retrait de l’animal de l’expérimentation. Les prises de sang seront effectuées dans un lieu à part des espaces d’hébergement et seront faites dans le calme et par le personnel compétent.

Choix des espèces

La poule a été choisi comme modèle car c’est l’espèce agronomique cible du projet. Les poules seront mises en élevage à 1 jour d’âge sur l’unité expérimentale. A la 8ème semaine, elles seront réparties en 48 parquets de poids homogènes et auront une période d’habituation de 2 semaines avant les premières expositions aux mycotoxines qui démarrent au stade poulette. Les animaux seront élevés jusqu’à 54 semaines d’âge afin d’évaluer l’impact des mycotoxines sur la qualité des oeufs du début de ponte (23 semaines d’âge) à la fin de ponte mais également sur les poussins.

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    • Maladies animales
    • Troubles nerveux
Souris : 482
Souffrances
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▲ 337
▲ 145
Devenir
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 482

482 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Modèles de la maladie d'Alzheimer, elles reçoivent une injection de vecteurs viraux par voie intraveineuse ou directement dans le cerveau par stéréotaxie sous anesthésie prolongée, passent des tests de mémoire, puis subissent des prélèvements de sang et de liquide céphalorachidien avant mise à mort. Le porteur indique des risques de saignement lors de la craniotomie, de traumatisme lié à l'aiguille dans le cerveau et d'infection oculaire après injection rétro-orbitaire. La retombée annoncée, remplacer l'injection intracérébrale par une voie intraveineuse chez les patients, reste renvoyée aux étapes précliniques à venir.

Objectifs

A l’heure actuelle, aucun traitement ne permet de stopper ou ralentir les maladies neurodégénératives. Notre objectif est de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques dans le cadre de la thérapie génique, consistant à introduire du matériel génétique (ADN) dans des cellules du cerveau afin de limiter la progression de la maladie. Cette approche s’est révélée efficace dans un modèle de souris de la maladie d'Alzheimer (MA). Des preuves de concepts ont été établies par des injections intracérébrales (directement dans le cerveau) d’un virus modifié permettant de délivrer l’ADN au coeur même des cellules. Notre but étant de développer ces applications en clinique, l’administration intracérébrale peut induire des risques additionnels dans un cerveau déjà en dégénérescence et atrophié par la maladie chez les patients. Dans ce projet nous avons développé des nouveaux virus modifiés de façon à les rendre plus efficaces à passer la barrière protégeant le cerveau (la barrière hématoencéphalique) après une injection intraveineuse et ainsi permettre d’atteindre les cellules du cerveau. Le but est de prévenir une approche invasive d'injection intracérébrale en la remplaçant par une injection intraveineuse chez un modèle de souris de la maladie MA. Notre objectif est donc de comparer l’efficacité thérapeutique de virus administrés soit par une injection intraveineuse, soit par une injection intracérébrale. L’objectif final est de poursuivre toutes les étapes précliniques permettant de proposer cette approche thérapeutique chez les patients atteints de la MA..

Bénéfices attendus

Le bénéfice recherché est de remplacer la voie intracérébrale (connue pour être efficace chez la souris) par l’administration intraveineuse de vecteurs AAV (virus adeno-associé) induisant l'expression de la protéine X, afin de pouvoir l’appliquer à l’Homme, et plus précisément chez les patients atteints de maladies neurodégénératives.

Procédures

Les animaux modèles de la maladie d’Alzheimer avec signes cliniques dommageables seront utilisés. Les couples reproducteurs commerciaux seront utilisés. Les animaux seront injectés une seule fois : soit par voie intraveineuse (5 minutes d’anesthésie gazeuse), ou par voie intracérébrale (70 minutes sous anesthésie gazeuse après injection d'un anti-douleur, injection stéréotaxique). Deux tests comportementaux permettent de mesurer l’alternance spontanée, l’apprentissage et la mémoire des souris (selon le test, 1 session d’une journée ou des sessions d’entraînement de 4 à 8 jours avec un test effectué en une journée juste après la session d’entraînement ou jusqu’à 72h après) seront effectués afin d’évaluer les déficits cognitifs. Puis le jour d'euthanasie, un prélèvement du liquide céphalo-rachidien (20 minutes sous anesthésie) et sanguin (1 minute) sera réalisé sous anesthésie avant d'appliquer une méthode d'euthanasie réglementaire (après injection d’un anti-douleur). Plusieurs injections sous-cutanées d’analgésiques (anti-douleur) seront effectuées lorsque nécessaire.

Impact sur les animaux

Parmi les effets indésirable s attendus sur les animaux nous pouvons noter les éléments suivants : 1) Une douleur peut survenir lors la mise en barre d’oreille des animaux, 2) Un risque de saignement peut avoir lieu au moment de la craniotomie. 3) Un risque de traumatisme mécanique locale relativement faible peut être également être observé suite l’injection de l’aiguille dans le cerveau des souris. 4) Un risque anesthésique pouvant entrainer des séquelles chez l’animal. 5) Un risque d’infection oculaire peut-être observé après les injections intra-veineuses en retro orbitale. 6) Une perte de poids dûe à l’injection d'AAV (virus adeno-associé) pourrait être observée (5 à 7% du poids de référence total de l’animal, selon nos précédentes études),7) le stress engendré par les test comportementaux et un risque d’hypothermie.

Devenir

Des prélèvements et analyses sont nécessaires post-mortem, impliquant donc l’euthanasie de l’ensemble des animaux. Ceux-ci seront euthanasiés à la fin des actes prévus que ce soit à l’issu des procédures (avec prélèvement pour analyse) ou pour l’élevage (à la fin de la période reproductive, sans prélèvement).

Remplacement

Remplacement: Le recours aux modèles animaux est essentiel, car aucun type de culture cellulaire ou système synthétique ne permet à ce jour de reproduire la complexité architecturale des cellules du cerveau en particulier leurs interactions structurelles et fonctionnelles. Les animaux utilisés dans le cadre de ce projet sont nés et élevés en captivité dans des élevages agrées.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés est optimisé pour obtenir des résultats statistiquement pertinents. Leur nombre (482) a été restreint au minimum indispensable de façon à obtenir des données nécessaires pour valider l’efficacité d’une stratégie thérapeutique innovante qui peut être considérée comme cible dans plusieurs maladies neurodégénératives.

Raffinement

Les protocoles d’anesthésie et d’analgésie ont été définis et validés par une équipe vétérinaire. De plus, en cas d’observation de la moindre douleur, les souris recevront un traitement analgésique et si cette douleur devait persister, les animaux seraient euthanasiés pour éviter toute souffrance. La douleur/souffrance des rongeurs utilisés dans cette étude sera diminuée par l’injection locale d’anesthésique et par protocole analgésique pour les procédures chirurgicales. L’expérimentateur surveille la respiration de la souris et adapte si besoin l’analgésie et le dosage de l’anesthésique. Les animaux reçoivent un traitement analgésique approprié selon le geste chirurgical. Un gel ophtalmique sera appliqué immédiatement après l'injection sur les yeux de l'animal. Une surveillance particulière de l’oeil sera faite en post opératoire pour vérifier l’absence d’infection oculaire. L'applicateur est formé au geste d'injection intraveineuse. L’anesthésie générale sera assurée par une anesthésie gazeuse. Le respect des points limites en élevage/utilisation, et le suivi quotidien des animaux hébergés en groupe contribuent au bien-être des animaux. Le suivi est renforcé la semaine suivant la chirurgie puis celui-ci est ensuite allégé a 1 fois par semaine sauf à l’approche de points limites qui auront été définis préalablement. De plus, les tests comportementaux étant réalisés de façon hebdomadaire sur plusieurs jours, favorisent un suivi renforcé et une habituation des souris à la salle et à l’utilisateur. Un environnement enrichi constitué d’un nestlet pour la fabrication du nid et d'un igloo sera ajouté dans chaque cage. Les animaux seront hébergés en groupe.

Choix des espèces

Afin de tester différentes approches thérapeutiques pour traiter les différentes maladies neurodégénératives, il est nécessaire de disposer d'animaux modèle. A ce jour, seules les souris transgéniques pour la maladie d'Alzheimer permettent de mimer fidèlement la pathologie. C’est pourquoi nous les utilisons dans des études d’efficacité de nouvelles cibles thérapeutiques, comme l'évaluation de la surexpression de la protéine X. Dans ce projet des animaux adultes (entre 6 et 12 mois) seront utilisés. Chez ce modèle murin, les défauts neuropathologiques apparaissent dès 4-6 mois puis ces défauts progressent ensuite de manière exponentielle. Nous réaliserons les injections intracérébrales ou intraveineuses chez les souris adultes afin de comparer les effets du traitement sur la neuropathologie et le comportement en fonction des deux voies d’administration.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
Souris : 84
Rats : 14
Souffrances
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▲ -
▲ 14
▲ 84
Devenir
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 98

98 rongeurs, 84 souris et 14 rats, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Les souris reçoivent une injection de kaïnate dans l'hippocampe qui déclenche un état de mal épileptique parfois mortel puis des crises récurrentes, avec implantation d'électrodes cérébrales et gavages répétés du produit testé, avant prélèvement du cerveau. Le projet évalue le probénécide, un médicament déjà connu, comme piste de traitement des épilepsies résistantes et des crises d'absence. Le porteur affirme qu'il faut tester l'effet dans un "organisme entier représentatif" et présente les modèles souris kaïnate et rat GAERS comme les modèles de référence.

Objectifs

L’épilepsie est une pathologie neurologique concernant 0.8% de la population. Elle consiste en la récurrence spontanée de crises, reflétant un fonctionnement cérébral anormal sous forme de décharges neuronales excessives. Malgré l’existence de nombreux antiépileptiques, près d’1/3 des patients sont résistants à ces traitements, qui ont de nombreux effets secondaires du fait de leur action sur des cibles impliquées dans l’activité physiologique. Notre équipe a récemment montré que le canal pannexine 1 est une cible thérapeutique d’intérêt en épilepsie de par son rôle dans le déclenchement des crises. Cette démonstration s’est faite ex vivo avec un peptide connu pour agir sur le canal et un agent pharmacologique, le probénécide. Le probénécide est un médicament utilisé pour son action sur des canaux rénaux, mais qui est également actif sur la pannexine 1. Un premier test dans le modèle de souris kaïnate a confirmé l’intérêt du probénécide sur les crises épileptiques après administration unique. Nous cherchons à mieux caractériser son effet pour permettre son développement comme futur traitement. Pour cela, nous devons l’évaluer dans des modèles mammifères représentatifs de la pathologie, tel qu’un modèle de souris générant des crises épileptiques résistantes et un modèle de rat générant des crises épileptiques d’absence. Le modèle kaïnate est un bon modèle préclinique pour évaluer l’effet de potentiels traitements anti-épileptiques car il reproduit différents aspects cliniques et tissulaires des patients ayant une épilepsie focale. De plus il a été montré que notre cible, la pannexine 1, est surexprimée et activée dans ce modèle au moment des crises, comme ce qui est observé dans le tissu cérébral de patients épileptiques. Pour l’absence, il existe un modèle génétique bien caractérisé, le rat GAERS, et des études montrant l’intérêt de la pannexine dans ce type d’épilepsie. Ces deux modèles permettront de tester différentes doses de probénécide et d’évaluer leur effet sur les crises. La distribution du produit après administration orale dans le plasma et le cerveau sera étudiée, permettant de corréler un effet pharmacologique à une concentration spécifique. Enfin, pour mieux caractériser l’effet du traitement, nous évaluerons, l’effet du probénécide sur différents marqueurs tels que la mort neuronale, l’activation des cellules gliales et l’inflammation.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mieux comprendre l’effet du probénécide sur les crises épileptiques dans un modèle d’épilepsie. Nous voulons avec ce projet évaluer la dose efficace, le temps d’efficacité d’une administration et voir quel mode d’administration (unique et répétée) serait le plus pertinent. A long-terme, ce projet permettra d’évaluer la capacité du probénécide à être développé comme un traitement potentiel des crises épileptiques focales résistantes et/ou des crises d’absence.

Procédures

1) injection d’une molécule (0,1µl/mn) durant une chirurgie réalisée (anesthésie générale) sur l’ensemble des animaux de la procédure réalisée une fois sur chaque animal, l’intervention dure environ 20 minutes par animal. 2) Chirurgie pour implantation d’émetteurs pour enregistrements et mesures de l'activité du cerveau par électroencéphalogramme (EEG) sous anesthésie générale et analgésie sur l’ensemble des animaux (40minutes par animal). 3) Gavage unique (1fois) ou répété de solution (3 fois par jour durant 4 jours), sur animaux vigiles. L’intervention dure environ 1 minute par animal. 4) enregistrement continu d’EEG sur animaux vigiles dans leurs cages allant de 3 à 5 jours consécutifs. 5) Perfusion des animaux profondément sédatés. L’intervention dure environ 40min (injection d’analgésique 30min avant, puis environ 10min de perfusion)

Impact sur les animaux

L’administration de kaïnate intra-hippocampique provoque un état de mal épileptique parfois très important, pouvant entrainer la mort de l’animal. Une fois stabilisé, il entraine surtout des crises récurrentes. L’implantation des électrodes peut entraîner des effets secondaires tels qu’une infection, un œdème, et/ou de la douleur. Aux doses utilisées (doses pharmacologiques et non toxiques) les produits administrés par voie ne sont pas connus pour être irritant et entraîner de gêne lors de l’administration. Le principal risque vient de la voie d’administration (risque de fausse route).

Devenir

Pour toutes les procédures: Euthanasie. L’objectif est de pouvoir récupérer du plasma et le cerveau pour quantifier le produit administré ou de récupérer le tissu cérébral fixé pour effectuer des études histologiques et immunohistochimiques.

Remplacement

Le but majeur du présent projet est d’étudier l’effet du probénécide comme potentiel traitement des crises épileptiques: il est nécessaire d’évaluer cet effet dans un organisme entier représentatif, afin de tester si par la voie orale (voie clinique) le produit est capable d’assurer un effet pharmacologique au niveau du cerveau à des doses compatibles à celles administrables à l’Homme. La souris kaïnate est un modèle mammifère représentatif de l’épilepsie résistante et le rat GAERS de l’épilepsie absence.

Réduction

24 animaux seront utilisés pour étudier la pharmacocinétique aigue ou chronique. Un n de 3animaux/point/groupe. 56 animaux seront utilisés pour l’étude de pharmacologie de notre molécule soit 6 animaux par groupe. Enfin, les mêmes rats GAERS seront utilisés pour étudier tous les produits à toutes les doses, que ce soit de façon aigüe ou sub-chronique. De plus, les mêmes animaux seront utilisés en fin d’étude pour évaluer la pharmacocinétique du produit. Nous nous basons sur un groupe n=12 animaux par groupe. Un risque de perte de 15% a été pris en compte pour les trois parties du projet afin de palier aux aléas expérimentaux et de pouvoir réaliser des tests statistiques. Le nombre total d’animaux pour ce projet est donc de 98.

Raffinement

Après administration du kaïnate, les animaux seront surveillés quotidiennement. Tout animal montrant un problème de confort à la suite de l’opération sera mis sous surveillance accrue. Une attention particulière sera donnée si l’animal se gratte, présente une plaie, ou montre des signes de douleurs et un comportement adapté sera mis en place. Durant la procédure de chirurgie pour l’implantation des électrodes, l’asepsie sera maintenue via l’utilisation de matériel propre et stérilisé, un champ et des gants stériles, et la désinfection locale de la plaie afin de prévenir les risques d’infection. La plaie sera surveillée et nettoyée si besoin. Les animaux seront médicamentés durant et après la chirurgie pour assurer une analgésie adéquate, et le traitement sera adapté si besoin. Après l’opération, les animaux seront isolés 7 jours afin d’assurer qu’un congénère ne vienne pas altérer la suture. Tout animal montrant un problème de confort à la suite de l’opération sera mis sous surveillance accrue. Une attention particulière sera donnée si l’animal se gratte, présente une plaie, ou montre des signes de douleurs et un comportement adapté sera mis en place. L'aspect extérieur et le comportement de l'animal seront évalués après chaque administration : comportement général, niveau d'activité, déplacement et rythme respiratoire. Un animal pourra être sorti de l’étude et euthanasié s’il présente une souffrance (prostration, poil érectile, ...) ou s’il montre une souffrance respiratoire qui serait le signe d’une fausse route (administration du produit dans les poumons plutôt que par voie orale). Les points limites sont définis par des changements dans l'aspect physique/comportement ou si des blessures sont constatées. Les animaux seront euthanasiés si leur bien-être est compromis. Les animaux seront soumis à un rythme d’éclairage de 7h à 19h, avec nourriture et eau ad libitum. De plus, nous utiliserons la grille d'évaluation du bien-être animal validée par le comité éthique pour suivre quotidiennement les animaux.

Choix des espèces

Les rats et souris (rongeurs) sont des espèces mammifères qui donnent une bonne représentation des phénomènes biologiques humains. Les deux modèles utilisés ici sont des modèles reconnus de syndromes épileptiques humains et sont utilisés afin d’évaluer la pertinence d’un traitement avant que celui-ci puisse être testé chez l’Homme. L’un des objectifs du projet est d’évaluer l’effet d’un traitement dans un modèle d’épilepsie du lobe temporale pharmaco-résistante : le modèle souris kaïnate. Pour cela, les animaux seront utilisés à l’âge adulte, dès leur arrivée : 6semaines à réception dans notre laboratoire et seront gardées jusqu’à 12 ou 13 semaines en fonction des expérimentations. Ces souris étant validées comme étant un bon modèle d’épilepsie chez l’adulte, nous induisons cette épilepsie sur un cerveau mature sain, permettant d’obtenir un cerveau épileptique sans risque de remaniements lié à l’âge de l’animal Les rats GAERS sont élevés dans notre laboratoire et utilisés dès l'age de 3 mois. A cet âge, les crises généralisées qui caractérises l'épilepsie absence sont bien définies et le profil EEG bien dessiné. Il est également plus facile de faire l'experimentation sur un modèle adulte.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
    • Maladies animales
Poules : 300
Souffrances
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▲ 300
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Devenir
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 240
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 60

300 poulets de chair vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, pour tester l'effet d'enzymes sur la croissance de poulets vaccinés contre la coccidiose. Ils subissent des prises de sang au sinus occipital sur animal vigile à trois âges, le vaccin provoquant de légères lésions du tube digestif. 60 poulets seront tués pour prélever l'intestin, les 240 autres renvoyés en élevage. Le porteur revendique un enjeu 'économique' pour la filière et présente l'espèce comme non substituable par un modèle in vitro.

Objectifs

En élevage avicole, les coccidioses sont très fréquentes et ont des conséquences sanitaires et économiques majeures. Les additifs coccidiostatiques et les produits de traitement contre les coccidioses sont de moins en moins nombreux et sont confrontés à l’émergence de phénomènes de résistance chez les parasites. Dans ce contexte, de nouveaux vaccins sont mis au point, mais qui peuvent induire des baisses de performance sur la période de démarrage et de croissance. L’objectif du projet est d’améliorer les performances de croissance des poulets de chair vaccinés avec un vaccin anti-coccidien (vaccin vivant) peu utilisé en élevage chez les poulets à croissance rapide (Ross 308) car il diminue les performances (baisse de 7% du poids vif). Il est cependant couramment utilisé avec d’autres souches. L’utilisation d’enzymes connues pour améliorer la digestibilité des aliments pourrait restaurer les performances. Ces enzymes sont couramment utilisées en élevage de poulets de chair.

Bénéfices attendus

Ce projet s’inscrit dans une thématique importante pour l’élevage de poulets de chair standard. La vaccination contre la coccidiose est un enjeu majeur étant donné que les pertes économioques sont importantes en cas de contamination. L’objectif est de mettre au point une nouvelle stratégie vaccinale associée à une stratégie nutritionnelle qui permettrait de vacciner les animaux avec un vaccin qui n’engendre pas de resistance chez les parasites tout en préservant les performances de croissance.

Procédures

Une prise de sang au sinus occipital sera effectuée sur animaux vigiles, à raison de 20 animaux par groupe à 3 stades de croissance (J18, J24 et J42). Les animaux prélevés ne seront pas les mêmes à chaque date. Un total de 300 poulets subira la procédure au cours de l’essai. Chaque prise de sang dure 10 secondes.

Impact sur les animaux

Le prélèvement au niveau du sinus occipital peut engendrer une réaction de stress à la contention de l’animal et un éventuel hématome. Le vaccin utilisé pour les groupes 3, 4 et 5 et contenant une faible concentration de coccidies entraine une réaction inflammatoire et une adaptation du système immunitaire. Cependant, ces coccidies, même en faible quantité, provoquent de légères lésions au niveau des parois du tube digestif.

Devenir

Les animaux mis à mort à l’issue de la procédure seront prélevés pour récupérer l’intestin.

Remplacement

Compte-tenu de l’objectif du projet qui doit être représentatif des conditions d’élevage de poulets de chair standards, l’espèce aviaire ne peut être substituée par un modèle d’étude in vitro ou in silico

Réduction

Pour le dosage de calcium et de protéines totales dans le plasma, le nombre d’individus nécessaires par traitement a été estimé à l’aide de tests statistiques, et donc 20 animaux par traitement et par date seront soumis à la prise de sang. Pour l’évaluation des muqueuses intestinales, les lésions seront évaluées par histologie. 6 poulets sont nécessaires et suffisants, par traitement et par date. Au total, 60 poulets seront mis à mort et prélevés.

Raffinement

Les animaux resteront en groupe, ils auront la possibilité d’explorer et de gratter la litière (paille broyée). Ils auront également à disposition des perchoirs en carton qui seront disposés dans les parquets (1 module par parquet). Ils permettront aux animaux de se percher, de se cacher et de picorer le carton du module. De plus, les animaux soumis à la procédure prise de sang seront surveillés le jour même et le lendemain. Toute manifestation de symptômes persistants (animal prostré pendant plus de 24h et ayant cessé de s’alimenter et de s’abreuver) entrainera le retrait de l’animal. Les prises de sang seront effectuées dans un lieu à part des espaces d’hébergement.

Choix des espèces

La poule a été choisi comme modèle car c’est l’espèce agronomique cible du projet. De plus, les coccidies des volailles sont strictement inféodées aux espèces qu’elles parasitent. Les oeufs embryonnés sont ramassés chez l’éleveur, puis mis en incubation au couvoir. Les animaux seront élevés jusqu’à 42 jours, âge classique d’abattage des poulets standards lourds sexés, majoritaires sur le terrain.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
Chèvres : 570
Souffrances
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▲ 570
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Devenir
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 570
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570 chèvres vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, sans mise à mort prévue. Elles subissent des prises de sang annuelles, soit 2 à 7 prélèvements sur cinq ans, pour rechercher un déterminisme génétique de la résistance à l'arthrite encéphalite virale caprine. Le porteur indique que les animaux seront réutilisés selon l'avis vétérinaire et que la contention peut provoquer un stress léger et des hématomes. Il revendique que la génétique de la réponse à la maladie 'ne peut être étudiée qu'in vivo'.

Objectifs

Des données récentes de la littérature suggèrent que la prédisposition aux maladies lentivirales, comme par exemple l’Arthrite Encéphalite Virale Caprine (appelée CAEV) des caprins ou son équivalent chez les ovins (appelée Maedi-Visane) a une composante génétique. Dans une ferme expérimentale au Brésil, l’analyse de tests Elisa, sur plus de 500 chèvres de race Saanen et Alpine, a montré que l’héritabilité de l’occurrence du CAEV se situe entre 2.6 et 12.8 % (Bibliographie). Par ailleurs, une équipe américaine a publié la découverte d’une mutation dans un gène impliquée dans la réponse à l’infection par les lentivirus rétroviraux responsables du Visnae-maedi chez les ovins (bibliographie). L’étude portait sur un ensemble 3545 sérologies, dont un sous ensemble de 69 cas-contrôles génotypés avec une puce à ADN haut débit a permis d’identifier le marqueur génétique responsable de la résistance/sensibilité. Ces résultats ouvrent donc des perspectives d’étude et de gestion génétique de cette maladie dans nos populations françaises de caprins. L’objectif de notre projet est de créer un dispositif cas-contrôle dans l’espèce caprine pour une étude d’association tout génome. Pour cela nous phénotyperons une population de 570 chèvres Alpines de l'Etablissement Utilisateur pendant 5 ans. Le phénotypage consistera à réaliser des sérologies CAEV annuelles, et d’observer la présence d’arthrite (gros genoux). L’ensemble des 570 chèvres sera génotypé avec une puce à ADN caprine haut débit. Un sondage sérologique a confirmé la présence du virus dans l’élevage. Avec une prévalence de cas positif présumée de 90%, nous projetons d’obtenir un dispositif d’au moins 55 chèvres négatives et leur contrôle pour conduire l’analyse d’association tout génome.

Bénéfices attendus

CCe projet permet en premier lieu de dresser un état des lieux du statut sanitaire CAEV du troupeau pour aider à sa gestion en local (réforme des animaux séropositifs et cliniquement atteints) Ce projet permet surtout d’initier une première étude du déterminisme génétique de la résistance des chèvres au CAEV. Le cas échéant, les résultats pourront être utilisés par les éleveurs et les organismes de sélection pour sélectionner des chèvres plus résistantes ou résilience (moins de symptômes) au CAEV.

Procédures

Les animaux sont soumis à des prises de sang annuelles, soit 2 à 7 prises de sang maximum en 5 ans. Soit un volume de sang prélevé inférieur à 100 ml maximum correspondant à moins de 2% du volume total de l'animal sur une période 5 ans. La duurée de la prise de sang est inferieure à 30 secondes.

Impact sur les animaux

Dans ce projet, nous réalisons des prises de sang. Les chèvres peuvent éprouver un stress léger lors des contentions nécessaires pour les prises de sang. Une nuisance éventuelle serait l'apparition d'hématome suite aux prises de sang effectuées.

Devenir

Tous les animaux seront gardés en vie. Aucune mise à mort n’est prévue, car les chèvres ne subissent que des prises de sang Les animaux pourront être réutilisés selon l’avis du vétérinaire sanitaire et vétérinaire SBEA

Remplacement

La génétique de la réponse au CAEV implique des mécanismes biologiques complexes, qui incluent différents aspects de l’expression de la maladie (sérologie, expression clinique articulaire) qui nous intéressent ici et qui donc ne peuvent être étudiés qu’in vivo.

Réduction

Nous demandons une saisine pour 570 chèvres. Cet effectif se justifie comme suit. Les marqueurs génétiques SNP de la puce qui seront étudiés (N~ 50 000) sont bi allélique. La fréquence de ces allèles est de 0.3 en moyenne. Nous voulons observer des différences de 10% de fréquence entre les cas et les contrôles. Pour cela il nous faut un minimum de 55 chèvres cas et 55 chèvres contrôles. Avec 570 chèvres phénotypées et génotypées et une prévalence supposée de 90% de positifs, nous prévoyons donc d’obtenir au moins 55 chèvres négatives que nous pourrons apparier facilement à 55 chèvres contrôle. Les analyses statistiques des marqueurs génétiques, dans les groupes cas et contrôle, s’appuieront sur des analyses d’association tout génome à l’aide de modèle polygénique, incluant l’effet des génotypes et faisant appel aux principes de l’analyse de variance.

Raffinement

Les chèvres seront hébergées en groupe, sur une litière paillée. Le milieu sera enrichi avec des brosses et des plateformes en bois. Elles seront nourries à volonté. Les prises de sang réalisées ne nécessitent qu’une contention minimale, les animaux étant habitués à être manipulés. Un baume décongestionnant, antiseptique et cicatrisant pourra être appliqué, en massage sur les veines, en cas de besoin. Les chèvres ont l’habitude d’être manipulée par des manipulateurs expérimentés et habilités (animaliers) qui côtoient ces animaux quotidiennement.

Choix des espèces

L’espèce caprine est l’espèce cible. La physiologie et la réponse immunitaire des ruminants sont particulières à ces espèces. La génétique de la réponse au CAEV implique des mécanismes biologiques complexes, qui incluent différents aspects de l’expression de la maladie (sérologie, expression clinique articulaire) qui nous intéressent ici et qui donc ne peuvent être étudiés qu’in vivo. Nous utilisons des chèvres non gestantes en lactation, afin d’évaluer l’effet de leur génétique sur leur statut sanitaire vis-à-vis du CAEV et évaluer l’éventuel impact sur l’inflammation mammaire et la production laitière.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
Chats : 16
Souffrances
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▲ 2
▲ 14
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Devenir
 -
 -
 16
 -

16 chats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, tous gardés en vie et réutilisés à l'issue. Ils reçoivent une molécule provoquant un déséquilibre en sels minéraux, subissent des ponctions de la vessie sous échographie, jusqu'à neuf prélèvements de sang en vingt-quatre heures et un isolement avec mise à jeun. Le porteur reconnaît un stress lié à l'isolement et à la contention, ainsi qu'une possible douleur aux ponctions et aux sites de prélèvement. Il affirme qu'aucune méthode ne reproduit ces désordres urinaires et qu'il est "indispensable" de recourir à l'animal "dans son ensemble", pour un modèle destiné à un produit vétérinaire.

Objectifs

Les objectifs de ce projet sont d'évaluer les effets d'une molécule A à différentes doses et de comparer cet effet aprés la prise d'une molécule B chez le chat. L'effet de la molécule A se traduit par un désordre dans les électrolytes sodium /potassium présents dans des échantillons d'urines. Ce désordre d'électrolytes dans les échantillons d'urine sont également présents dans les pathologies cardiaques comme les cardiomyopathies. L'objectif est donc de trouver un modèle fiable pour soigner certaines pathologies cardiaques chez le chat

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus du projet sont de pouvoir développer un modèle fiable et reproductible d'excés en minéralocorticoïd ches le chat. Ce modèle pourra être utilisé dans les études de pharmacocinétique et de pharmacodynamie dans le traitement de certaines maladies cardiaques chez le chat.

Procédures

Les nuisances ou effets indésirables attendus: - Les animaux seront hébergés en conditions individuelles pendant une durée d'environ 24 heures. Alimentation et recueils d'urine par miction spontanée en condition individuelle. Les animaux auront un contact visuel et auditif entre eux. - Les animaux auront 2 prélèvements d'urine par cystocentèse espacés de 6h. Ces prélèvements se feront sur animal vigile, par un vétérinaire expert. Durée d'un prélèvement de l'ordre de la minute. Les animaux auront un entraînement à la contention pendant au moins deux semaines avant le début de ce projet. - Les animaux seront mis à jeun 12h avant la première cystocentèse. Distribution d'1/3 de la ration alimentaire 1h avant et le restant distribué 6h aprés. Les animaux auront également un entraînement de 2 semaines avant le début de ce projet. - Des prélèvements de sang seront réalisés au niveau des veines jugulaires. Un nombre maximal de 9 prélèvements sur 24h. Les sites de prélèvements seront alternés autant que possible. Durée d'un prélèvement inférieur à la minute.

Impact sur les animaux

Les nuisances ou effets indésirables attendus: - Les animaux seront hébergés en conditions individuelles pendant une durée d'environ 24 heures. Cela peut engendrer un stress pour l'animal. - Deux recueils d'urine par cystocentèse échoguidée seront réalisés par animal : cela peut engendrer du stress pour l'animal liée à la contention, peut être aussi de la douleur. - Des prélèvements de sang seront réalisés: 9 sur 24h. Du stress lié à la contention, de l'inflammation ou douleur aux sites de prélèvements pourront être observés.

Devenir

Tous les animaux seront gardés en vie à la fin de cette procédure.

Remplacement

L'objectif de ce projet est de développer un modèle fiable et reproductible d'excés de minéralocorticoïdes chez le chat. Aucune méthode alternative ne permettant actuellement de mimer les désordres d'électrolytes dans l'excretion urinaire il est indispensable de recourir à l'animal dans son ensemble.

Réduction

Pour la phase 1: 2 animaux sont prévus pour valider la bonne tolérance de l'administration en intra musculaire de l'aldostérone. C'est le nombre minimal d'animaux pour valider ce point. Pour la phase 2: 12/14 animaux seront administrés. Les 12 animaux seront répartis en 2 groupes de 6. C'est le nombre d'animaux minimal pour avoir des résultats interprétables. Pas d'approche statistique réalisé pour ce projet.

Raffinement

Les chats seront hébergés par groupe de 2 ou 3 par sexe pendant la periode d'acclimatation de 7 jours. Puis les animaux seront en condition d'hébergement individuelle. Durant cette période les animaux auront un contact visuel et auditif entre eux. De l'enrichissement (exemple: griffoir, coussin) sera présent dans chaque box autant que possible. Les animaux devront manger 1/3 de la ration alimentaire journalière dans l'heure qui précède la cystocyntèse. Les animaux auront un entraînement durant les 2 semaines précédentes. Un entraînement des animaux est également prévu pour la contention, pour faire les prélèvements d'urine par cystocentèse. L'entraînement se fera durant les 2 semaines précédentes. Ce modèle s'appuie sur un modèle qui existe déjà chez le chien. Les prélèvements d'urine par cystocentèse seront échoguidée.

Choix des espèces

Espèce cible pour ce produit vétérinaire Adulte, age supérieur à 1 an. Animaux de poids compris entre 3et 6 Kg. Nécessaire pour avoir des doses homogènes entre les groupes

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
Poules : 150
Dindes : 50
Autres oiseaux : 100
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 300
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 300

300 oiseaux, poulets, dindes et canards, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacun reçoit jusqu'à trois administrations de vaccins et jusqu'à trois prises de sang, avant mise à mort pour récolter un maximum de sang. Le porteur décrit une douleur liée aux injections intramusculaires et aux prélèvements, et prévoit d'euthanasier tout animal en détresse, l'objectif étant de produire des sérums pour étudier l'échappement des virus aviaires. Sur le remplacement, il affirme que la variété d'anticorps recherchée ne peut s'obtenir qu'en immunisant des oiseaux de l'espèce concernée.

Objectifs

L’équipe de recherche étudie les maladies virales ou bactériennes des volailles ainsi que l’évolution des agents responsables de ces maladies. Les anticorps produits suite à la vaccination des volailles jouent un rôle prépondérant dans les mécanismes immunitaires de défense contre les pathogènes ciblés, mais ils sont également impliqués dnas la sélection de variants antigéniques des mêmes agents pathogènes. Il est donc important de pouvoir étudier cette réponse anticorps chez les volailles. Le présent projet vise à produire des sérums immuns contenant des anticorps spécifiques d’agents pathogènes chez du canard, du poulet ou de la dinde. Ces sérums seront utilisés à des fins de recherches menées par l'unité de recherche dans le cadre de ses missions et projets de recherche portant sur les viroses aviaires. Pour ce faire, des dindes, canards ou poulets recevront des vaccins avec une autorisation de mise sur le marché (AMM) ou une autorisation temporaire d'utilisation (ATU) en France. Suivant l’objectif spécifique de la procédure un maximum de 3 administrations (soit une primo-vaccination puis deux rappels) pourront être réalisées afin d’obtenir des concentrations sanguines en anticorps élevées à très élevées et/ou permettant de reconnaître plusieurs agents viraux d'une même espèce mais aux caractéristiques antigéniques distinctes. Juste avant les éventuelles seconde et troisième administrations, des prises de sang seront effectuées pour mesurer la quantité d’anticorps présents dans le sang des animaux et décider de la pertinence ou non de l’administration de doses de rappel. Les valeurs-objectifs des titres anticorps dépendront des virus considérés et des techniques sérologiques mises oeuvre. A titre indicatif, seront recherchés des titres: - d’un minimum de 64 en inhibition d’hémagglutination pour les virus influenza ou de la maladie de Newcastle - d’un titre neutralisant minimum de 160 par séroneutralisation pour des virus tels que les réovirus ou le virus de la bursite infectieuse aviaire - d’un titre comparable à celui des témoins positifs employés dans les kits diagnostiques commerciaux d'ELISA.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d’obtenir des sérums riches en anticorps spécifiques qui seront utilisés dans des projets de recherche et permettront, notamment, d’étudier comment des virus échappent à la neutralisation médiée par des anticorps issus d’animaux vaccinés. L'observation d'un tel échappement par un agent pathogène indique qu'une mise à jour du contenu antigénique du vaccin peut être nécessaire pour contrôler plus efficacement la maladie.

Procédures

Les animaux recevront les préparations vaccinales : ils seront soumis à un maximum de trois administrations (durée de quelques minutes) par les voies prévues par le résumé des caractéristique du produit (RCP) pour les vaccins disposant d'une AMM ou d'une ATU. Les animaux seront soumis à un maximum de 3 prises de sang (prélèvements effectués en quelques instants) d'un volume maximal calculé selon leur poids.

Impact sur les animaux

Les préparations utilisées pour immuniser les animaux seront des vaccins (inactivés ou à agent vivant atténué) disposant d’une autorisation de mise sur le marché ou d'une ATU, pour lesquels des données d’innocuité sont disponibles. Ces derniers seront utilisées selon les modalités (âge des animaux, voie d’administration, précautions particulières …) décrites dans le résumé des caractéristiques du produit. Aucun effet indésirable grave n’est donc attendu chez les animaux au-delà de la douleur due à une injection intra-musculaire et des prises de sang en vue d'analyses sérologiques. Lors de chaque intervention (prise de sang ou injection), une pesée individuelle des animaux sera effectuée. Une surveillance quotidienne selon une grille d’évaluation clinique des animaux sera néanmoins réalisée et tout animal présentant des signes cliniques témoignant d’une souffrance ou d’une blessure sévère (observation de prostration, incapacité à se déplacer, à s’abreuver ou à se nourrir, signes de détresse respiratoire, signes nerveux qui constitueront un point-limite éthique), signes qui correspondent au point-limite éthique, fera l’objet d’une euthanasie.

Devenir

La mise à mort de tous les animaux est nécessaire pour atteindre les objectifs du projet (récolte d'un maximum de sang pour analyses).

Remplacement

La production de sérums immuns ne peut pas être réalisée sur des modèles alternatifs. Ces sérums contiennent en effet une variété d’anticorps reconnaissant divers constituants de l’agent utilisé pour l’immunisation. Ainsi, dans le cas d’une vaccination contre un virus, différents types d’anticorps dirigés contre diverses protéines constituant le virus sont produits. La variété des anticorps produits est importante pour étudier la réponse immunitaire des animaux. Cette variété ne peut être obtenue, à ce jour, qu’en immunisant des animaux de l'espèce considérée.

Réduction

Un maximum de 10 animaux par procédure sera employé. Ce nombre permet de produire un volume de sérum suffisant pour couvrir la plupart des projets scientifiques tout en offrant une diversité des réponses individuelles.

Raffinement

Les procédures seront menées dans le respect des normes d’hébergement (taille des cages, densité etc.) spécifiées dans la directive 2010/ 63/ UE et spécifiques de chaque espèce. Afin de réduire la douleur, la souffrance et l’angoisse des animaux, les mesures suivantes sont appliquées : - Respect des normes d’hébergement (taille des cages, densité etc.) spécifiées dans la directive 2010/63/UE - Application de conditions d’ambiance en accord avec l’âge et l’espèce (température, éclairage, hygrométrie) ; - Enrichissement du milieu (cordelettes avec jouet (bouchon suspendu), aires de perchage), possibilité pour les canards d’exprimer un comportement de toilettage à l’aide des dispositifs d’abreuvement. - Fourniture d’eau et d’aliment (adapté aux besoins d’entretien ou de croissance des oiseaux) sans restriction ; - Suivi clinique quotidien selon grille de notation clinique - Manipulation et contention des oiseaux par du personnel qualifié, notamment lors des interventions (injections ou prises de sang) - mise en place de points-limites.

Choix des espèces

Les espèces choisies représentent les espèces-cibles des maladies étudiées. L’âge des animaux en début de procédure correspondra à l’âge d’administration des vaccins sur le terrain.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
    • Maladies animales
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Chiens : 50
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 50
▲ -
Devenir
 10
 -
 10
 30

50 chiens vont être utilisés sur trois ans dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, une trentaine étant tués à l'issue, dix réutilisés et dix adoptés. Ils reçoivent des candidats médicaments anticancéreux par voie orale ou par perfusion, avec des prélèvements répétés d'urine, de sang et de fèces, et peuvent présenter des troubles digestifs et des atteintes des paramètres sanguins. Le porteur indique que la mise à mort sert le plus souvent à prélever des organes, le maintien en vie n'étant possible que si aucun prélèvement n'est nécessaire et si la molécule n'est pas disséminée dans l'environnement. Il affirme qu'un "organisme complet et vivant" est "indispensable" pour évaluer ces traitements avant des essais cliniques vétérinaires, parfois humains.

Objectifs

Notre projet a pour objectif l'évaluation chez le Chien, de nouveaux composés à visée thérapeutique vétérinaire, et parfois humaine, dans le traitement de pathologies cancéreuses (sureté, données de toxicité, détermination de dose optimale, excrétion d'OGM, etc...). Ces études permettront: - de développer des traitements anti-cancéreux pour les chiens, avec une application clinique rapide sur des patients canins, permettant ainsi la prolongation de leur durée de vie. - d'évaluer (rarement) des traitements destinés à l'Homme: le chien est considéré comme un modèle pertinent pour certains cancers, cela nous permettra d’obtenir des données supplémentaires pour des applications en clinique humaine.

Bénéfices attendus

Le bénéfice attendu est l'obtention de données permettant un passage rapide à des essais cliniques chez le Chien, permettant la mise en place de nouveaux traitements anticancéreux, mais également l'exploration de nouvelles voies thérapeutiques chez l'Homme.

Procédures

Les animaux recevront une ou des administrations de médicaments, par voie orale ou parentérale. La fréquence dépendra du médicament évalué, l'administration en elle même durera généralement quelques secondes à 1 minute. Dans certains cas, une perfusion pourra être effectuée, pour une durée maximale d'1h. Des prélèvements seront réalisés: prélèvement d'urine directement dans la vessie (env. 2 minutes, maxi 1x/jour), prélèvement de sang (env. 2 minutes, maxi 1x/jour), écouvillons nasaux/buccaux/cutanés (env. 1 minute, maxi 1x/jour), prélèvements de feces (quelques secondes, maxi. 1x/jour)

Impact sur les animaux

Les animaux recevront les traitements de la même façon que ces derniers seront utilisés en clinique: ils sont donc susceptibles de ressentir des effets secondaires associés à ces traitements, le plus souvent des désordres digestifs (nausées, vomissements), mais également possibilité d'apparition de petits boutons sans gravité sur la peau et perturbations transitoires des paramètres hémato-biochimiques.

Devenir

Les animaux devront le plus souvent être euthanasiés pour prélever des organes et du sang afin de faire des analyses (analyses histologiques, dosages du produit administré, etc...) Par ailleurs, beaucoup des produits évalués sont des molécules qui ne doivent pas être disséminées dans l'environnement. Le maintien en vie des animaux ne sera donc possible qu'à la condition: que les prélèvements précédemment cités ne soient pas nécessaires ET que des données de non excrétion de la molécule administrée soient disponibles. Ce maintien en vie pourra parfois nécessiter l'autorisation d'autorités réglementaires/sanitaires.

Remplacement

Les produits que nous souhaitons tester ont pour finalité d’apporter de nouvelles solutions thérapeutiques dans la lutte contre le cancer chez le Chien, et dans certains cas, chez l'Homme. Il est nécessaire, bien que des tests de toxicité aient été réalisés in vitro et sur d'autres modèles animaux, d’étudier l'administration de ces produits chez le Chien avant de démarrer des études cliniques chez des animaux spontanément malades. L'utilisation d'un organisme complet et vivant est indispensable dans le cadre de l'évaluation de traitements anti-cancéreux, car la complexité des réactions immunitaires, inflammatoires, ainsi que les effets secondaires sur les organes ne peuvent être reproduits par des méthodes de substitution

Réduction

Le nombre d'animaux utilisé sera d'au maximum 50 chiens sur 3 ans, pour l'évaluation de plusieurs candidats thérapeutiques. Le nombre d'animaux a été réduit au minimum permettant d'avoir des résultats scientifiquement exploitables et permettant un passage sans risque sur des patients canins malades.

Raffinement

Durant tout le projet, une attention particulière sera apportée au bien-être des animaux, notamment en conservant l'hébergement en groupe autant que possible en fonction du candidat vaccin testé, par la mise à disposition de jouets régulièrement renouvelés, et par des interactions fréquentes avec les personnes en charge des soins (jeux, caresses, récompenses lors des pesées et examens cliniques…). Si les animaux doivent être hébergés individuellement, pour compenser cet isolement, ils seront hébergés dans des box attenants avec contact olfactif et visuel. Des effets secondaires sont susceptibles d'apparaitre suite aux traitements anti-cancéreux: ils feront l'objet de traitements symptomatiques comme c'est le cas en clinique. Des points limites adaptés seront mis en place afin de limiter l'inconfort des animaux en cours d'étude. Les animaux seront pris en charge par du personnel formé et habilité, et un suivi vétérinaire sera effectué de façon très régulière.

Choix des espèces

Le chien est l'espèce cible pour la plupart des produits qui seront évalués, l'objectif principal étant de vérifier l'innocuité de ces produits avant un passage en essai clinique sur patients canins. Si des thérapies à destination humaine sont évaluées chez le Chien, cela se fera sur la base de publications scientifiques sur le sujet. Les chiens ont en commun avec l'Homme certaines voies de signalisation et récepteurs cellulaires impliqués dans la mise en place du cancer et sont donc un modèle pertinent pour des objectifs scientifiques précis. Les animaux utilisés seront adultes, voire âgés, en raison de la manifestation généralement tardive des cancers.

  • Production de routine
  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
    • Cancers
    • Diagnostic des maladies
    • Maladies animales
    • Maladies des plantes
    • Maladies infectieuses
    • Troubles cardiaques
    • Troubles immunitaires
    • Troubles nerveux
    • Troubles urogénitaux
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système cardiaque
    • Système endocrinien
    • Système immunitaire
    • Système nerveux
    • Système respiratoire
    • Système urogénital
  • Tests réglementaires
Lapins : 150
Souffrances
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Devenir
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150 lapins vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Répartis en cinquante protocoles de trois animaux, ils reçoivent une injection sous-cutanée d'antigène couplé à l'adjuvant complet de Freund puis trois prélèvements de sang, avant mise à mort à dix jours, pour produire des anticorps polyclonaux vendus à des équipes de recherche. Le porteur reconnaît que l'injection peut provoquer des ulcérations au point d'injection, de la fièvre et un inconfort. Il affirme qu'aucune méthode substitutive n'est aussi efficace et présente la production sur animal vivant comme "indispensable", au service d'une activité commerciale répondant aux "besoins" des laboratoires.

Objectifs

Les anticorps sont produits par le système immunitaire d'un animal comme moyen de défense contre un immunogène spécifique. Ces anticorps constituent des ressources largement utilisées dans des applications diagnostiques et thérapeutiques. Les anticorps polyclonaux sont notamment utilisés pour l’évaluation, la détection et la purification de protéines d’intérêts. Ces anticorps polyclonaux trouvent des applications en biologie et en biochimie, tel que des tests de grossesses ou plus récemment pour détecter la présence du virus SARS-CoV-2. Notre société assure la production d’anticorps polyclonaux pour le compte de différentes équipes de recherche publiques ou privées. L'objectif de la présente demande est d'obtenir des anticorps polyclonaux de lapin. Il a été observé que les anticorps produits par les lapins présentent généralement de hautes affinités pour l’antigène cible, grâce notamment à la mise en place de mécanismes propres à l’espèce. Les anticorps seront produits par injection à un animal de l'immunogène (antigène) cible, combiné à un adjuvant qui accroît la réponse immunitaire. Le protocole envisagé est particulier, car il vise à récupérer uniquement les anticorps générés lors d'une réponse primaire. Par conséquent, la procédure expérimentale est plus courte que des protocoles classiques d'obtention d'anticorps polyclonaux et ne nécessitera qu'une seule injection. Les anticorps seront récupérés à l'aide de prélèvement d'échantillons de sang, dont les volumes seront adaptés au poids de l'animal en suivant des recommandations. Le protocole durera 10 jours, ce qui est plus court que les protocoles classiques de 63 jours.

Bénéfices attendus

Les anticorps polyclonaux seront des auxiliaires et des réactifs employés non seulement dans des procédés relatifs à la biochimie, à la biologie moléculaire et à l’immunohistochimie, mais aussi à des fins diagnostiques voir thérapeutiques. En effet, les anticorps polyclonaux de lapins développés interviendront notamment dans la caractérisation d’une subtsance médicamenteuse. Les anticorps développés dans le cadre de projets de recherche, permettront de localiser, d’identifier ou de purifier des protéines synthétisées au sein des cellules, d’un tissu ou d’un organe. Afin de répondre aux besoins exprimés par différentes équipes de recherche, 50 protocoles sont envisagés.

Procédures

1 injection en sous cutanée de l’antigène associé à un adjuvant (8 minutes) 3 prélèvements (durée 25 à 40 minutes par prélèvement).

Impact sur les animaux

Les immunisations peuvent notamment conduire à l'apparition d'ulcérations aux points d'injection. L'injection en sous-cutanée couplée à l’adjuvant complet de Freund peut provoquer l’apparition de fièvre et d’inconfort modéré, pouvant se traduire par une légère diminution de la mobilité pendant les premières heures suivant l’injection (apparition de petites boules correspondant au dépôt de l’émulsion antigène-adjuvant). Les prélèvements de sang, n’entrainent pas de gêne particulière (inconfort mineur), le volume de sang étant adapté au poids de l’animal et correspondront au maximum à 2% du volume en accord avec les recommandations relatives aux volumes sanguins maximaux prélevés du guide Gircor.

Devenir

Tous les animaux sont concernés par l'euthanasie. Les projets étant spécifiques d’un antigène, nous ne pouvons pas réutiliser les animaux pour d’autres protocoles, les animaux sont donc tous euthanasiés en fin de protocole à J10.

Remplacement

La méthode usuelle pour produire des AcP reste l’immunisation de l’animal avec des préparations antigéniques pures ou partiellement purifiées, souvent combinées à un adjuvant qui accroît la réponse immunitaire. Les AcP sont produits chez les animaux vivants, puisqu’il n’existe pas de méthode substitutive aussi efficace pour cette production. L’immunité humorale correspond à un processus complexe impliquant différents acteurs du système immunitaire in vivo. Ce processus se traduit par la production d’un répertoire diversifié d’immunoglobulines répondant à un grand nombre d’antigènes. In vivo, l’adaptation accrue du système immunitaire vis à vis de l’antigène au fur et à mesure des immunisations est indispensable pour obtenir des anticorps notablement plus spécifiques et pertinents que ceux obtenus avec des systèmes de développement in vitro. En effet, les techniques partant de banque naïve ne permettent généralement pas une obtention aisée (en termes de temps, budget et matériels) d’une large gamme d’anticorps de hautes affinités ciblant différents épitopes.

Réduction

Réduction : Le nombre d’animaux (3 lapins par protocole) pour l’obtention de réactifs intervenant dans la caractérisation d’une molécule thérapeutique. Ce nombre a été adapté au plus juste par rapport au besoin de sérum pour les investigations et les recherches au regard de notre recul sur ce protocole.

Raffinement

Les animaux sont prélevés et euthanasiés en dehors de la pièce de stabulation pour éviter toute transmission de stress. La pièce de stabulation est à l'abri de toute nuisance sonore. L'observation quotidienne des animaux par le personnel compétent permet une détection précoce de tout risque d'atteinte d'un point limite et ainsi une intervention adaptée au plus tôt. Des tableaux de points limites ont été mis en place avec notre vétérinaire. L’établissement des points limites mis en oeuvre se base sur 3 critères principaux : comportementaux (éveil, posture, comportement exploratoire, locomotion, agressivité, vocalisation…), signes cliniques (apparence générale, aspect du pelage, ouverture des paupières, éventuelles lésions…) et zootechniques (abreuvement, poids, …). L’observation de l’un de ces paramètres, permet de définir un score clinique, avec différents niveaux : normal, observer attentivement avec mise en oeuvre potentielle d’antalgies, souffrance sévère : arrêt immédiat du protocole et remise en cause de la procédure expérimentale. Ces mesures en accord avec le principe d’amélioration (raffinement), constitue un outil permettant d’atteindre les objectifs scientifiques tout en minimisant autant que possible la souffrance animale. Les points limites mis en place au sein de notre structure pour ce protocole permettent d’atteindre l’objectif de l’étude avant même l’installation d’une souffrance. Les prélèvements seront réalisés après injection d'acépromazine, qui possède un effet tranquilisant, permettant une réalisation du prélèvement moins stressante pour l'animal.

Choix des espèces

L'espèce utilisée est choisie avec soin. Nous prenons en compte les facteurs suivants : 1) la quantité nécessaire d'anticorps ou d'antisérum (choix d’animaux de plus grandes tailles lorsqu'on a besoin de grandes quantités d'anticorps); 2) la relation phylogénétique entre l'espèce d'où provient l'antigène protéique et l'espèce utilisée pour produire l'anticorps; 3) la fonction effectrice des AcP provenant de l'espèce productrice d'anticorps; 4) l'utilisation prévue des anticorps. Dans le cadre de cette procédure expérimentale, les lapins New Zealand White ont été retenus, car ils permettront de fournir une quantité suffisante d'anticorps, via la mise en protocole d'un nombre restreint d'individus, avec un risque d'échec du projet très faible. De plus, ces lapins sont communément utilisés pour la production d'AcP, ils sont faciles à manipuler et produisent des antisérums à titre élevé et à forte affinité. La meilleure production d’anticorps est obtenue chez les jeunes adultes. Les lapins entreront en protocole dès l’âge de 3 mois. Auparavant ils auront subi une période de quarantaine de 21 jours, en absence d’incident durant ce temps, ils seront alors aptes à rentrer en protocole.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
Souris : 736
Souffrances
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Devenir
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736 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque animal est irradié aux rayons gamma sur le corps entier pendant une contention d'un quart d'heure, une partie recevant un régime riche en lipides, avec des échographies sous anesthésie et un prélèvement d'organes terminal. Le porteur affirme que l'irradiation à faible dose n'entraîne ni douleur ni brûlure et se limite à un stress de contention. Il présente l'étude comme une contribution aux normes de radioprotection, en complément d'études épidémiologiques jugées insuffisantes.

Objectifs

L’objectif de notre étude est d’identifier la réponse de la microvascularisation cardiaque et cérébrale à une exposition aigüe à des doses faibles à modérées de RI, associée ou non à un facteur de risque tel qu’un régime riche en graisse. Pour cela, l’évaluation de potentielles conséquences sur les troubles moléculaires, physiopathologiques, phénotypiques et fonctionnels cardiaque et cérébral sera réalisée. L’objectif de ce projet sera d’évaluer cette hypothèse par un modèle expérimental d’exposition externe unique aux rayonnements gamma corps entier. Les effets des doses faibles à modérées de rayonnements ionisants gamma à long terme sur le les vaisseaux du cœur et du cerveau seront évalués afin d’apporter des réponses très attendues quant aux questions des effets biologiques pouvant induire des pathologies non-cancéreuses comme les pathologies cardiovasculaires pour permettre d’alimenter le système de radioprotection. En mimant une exposition à des doses faibles à modérées, ce projet sera complémentaire aux études épidémiologiques et permettra d’apporter des réponses notamment dans les gammes de doses où les études épidémiologiques manquent de puissance statistique

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d’obtenir de nouvelles connaissances sur les effets à long terme d’une exposition de doses faibles à modérées sur la microvascularisation (cardiaque et cérébrale), afin de participer à la détermination des normes en radioprotection pour des institutions du domaine de la radioprotection.

Procédures

Pour les animaux exposés aux rayonnements gamma, l’irradiation durera maximum 10 minutes. Ainsi la durée de contention des souris en boîte d’irradiation sera maximum de 15 (10 min d’irradiation + 5 minutes de préparation). Certains lots recevront un régime alimentaire riche en lipides pendant toute la durée de l’étude. Pour tous les animaux, les échographies sont non invasives et effectuées sous anesthésie. L’ensemble des prélèvements sera réalisé en terminal.

Impact sur les animaux

L’irradiation à de faibles doses n’entraine pas de douleur ni de brulure aux animaux, seules des modulations d’expression protéique et une légère diminution de la fonction cardiaque a été observée à long terme. Néanmoins un stress des animaux est possible lors de la mise en boite d’irradiation même s’il y a habituation au tube à contention. L’ajout d’un régime riche en graisse n’impact pas le bien-être des animaux. Cela peut pour les temps longs les faire prendre du poids.

Devenir

A la fin de la procédure, toutes les souris seront euthanasiées pour prélever des organes (cœur et poumons) qui permettront une analyse histologique complétant les analyses fonctionnelles réalisées sur tous les animaux de ce projet.

Remplacement

Pour mimer l’exposition corps entier de résidents vivants en zone contaminée ou les travailleurs (après un accident nucléaire par exemple celui de Tchernobyl ou Fukushima), il est nécessaire d’avoir recours à une exposition externe à des doses faibles de rayonnements ionisants gamma (imitant les rayonnements ionisants du CS137) sur un modèle intégré (microvascularisation cardiaque et cérébrale). De plus, les études in vitro présentent des limites pour l’évaluation des mécanismes au niveau cellulaire après une exposition à des doses faibles à modérées et ne permettent pas d’identifier des processus physiologique et/ou physiopathologique, il est de plus très difficile de maintenir des cultures cellulaires au-delà de 3 semaines dû au vieillissement cellulaire et aux cycles limités des cellules.

Réduction

Au total, 736 animaux seront utilisés dans ce projet. Le nombre de 20 à 26 animaux par groupe a été établi avec l’utilisation d’outils statistiques permettant d’optimiser la puissance de l’étude et avec notre expérience concernant ce type d'analyses et ces modèles murins pour être au minimum. Il n’y aura pas 20% de mortalité mais la puissance statistique sera supérieure à celle attendue avec 20 souris. Si nous n’observons pas de mortalité tous les animaux seront pris en compte pour nos résultats.

Raffinement

Les animaux sont hébergés en groupe, mais en cas de bagarres, les animaux pourront être isolés. Les souris seront suivies quotidiennement. Elles seront pesées régulièrement une fois par mois. Tout signe de prostration de l’animal, de blessures importantes dues aux bagarres entrainera l’euthanasie anticipée. Les infections ou blessures éventuelles seront traitées localement par application de Vétédine, crème antibiotique ou par administration d’antibiotique.

Choix des espèces

Ce projet vise à déterminer un seuil dose pour lequel on observe le développement de pathologies microvasculaire (raréfaction au niveau cardiaque ou cérébrale) et également des troubles du rythme cardiaque chez des souris irradiées en corps entier avec des rayonnements gamma à faible dose et ce afin de mimer des effets secondaires à long terme de l’exposition des personnes en territoire contaminé post accident nucléaire. Les souris seront âgées de 2 mois (8 semaines) au moment de l’irradiation car à cet âge leur système nerveux sympathique cardiaque est mature. Des souris C57BL/6 males seront utilisées pour notre projet afin de pallier les effets cardioprotecteurs des hormones comme les œstrogènes. Néanmoins lorsque nous aurons des résultats sur les mâles et si ceux-ci sont significatifs, nous pourront prévoir la réalisation de ces mêmes expériences sur des souris femelles.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
  • Tests réglementaires
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Bovins : 30
Souffrances
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Devenir
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30 bovins, veaux et génisses, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils reçoivent deux vaccinations intramusculaires, sept prises de sang et trois prélèvements par poche, puis des écouvillonnages nasaux, pour tester un candidat vaccin contre le virus respiratoire syncytial bovin. À la fin, tous sont tués pour prélever des tissus lymphoïdes et du sang. Le porteur affirme qu'il n'existe pas de modèle in vitro pour évaluer la réponse vaccinale et relie l'intérêt du projet à la réduction des antibiotiques en élevage.

Objectifs

La vaccination contre le virus respiratoire syncycial (VRS) bovin a été identifiée comme une priorité en élevage en raison de la prévalence de cette infection virale (qui touche les veaux dans leur première année) et de la morbidité et mortalité qu’elle occasionne. De plus, le VRS bovin peut favoriser la survenue de surinfections bactériennes et pour prévenir ce risque, les éleveurs traitent fréquemment avec des antibiotiques dès l’apparition de troubles respiratoires dans leur troupeau. Un vaccin efficace dès le plus jeune âge en élevage aura un impact fort sur la santé et le bien-être des veaux. Un enjeu majeur de la vaccination contre le VRS chez le veau est d’induire une immunité protectrice dans les premières semaines de vie, en présence des anticorps d’origine maternelle (acquis par la buvée du colostrum). Notre candidat vaccin est une protéine virale, la protéine de fusion F, produite in vitro sous une forme stabilisée dite préfusion (preF). Un candidat vaccin similaire est également en cours de développement pour protéger contre le virus respiratoire syncytial humain responsable des bronchiolites infantiles. Or il a été montré chez l’homme que les déterminants antigéniques portés par cette protéine preF qui sont reconnus par les anticorps neutralisant l’infection virale, diffèrent entre les nouveau-nés (0-2 mois) et les enfants plus âgés (6 mois et au-delà). Pour les bovins, nous avons déjà fait la preuve de l’efficacité du vaccin preF pour protéger contre l’infection virale après une seule administration par voie intramusculaire avec un adjuvant vétérinaire classique. Le projet actuel a pour premier objectif d’identifier les déterminants antigéniques qui sont dominants en réponse au vaccin preF chez les veaux de 2-3 semaines et qui sont mineurs chez les veaux plus âgés (6-9 mois). Notre deuxième objectif est de concevoir un nouveau candidat vaccin ne comportant que ces déterminants antigéniques dominants en période néonatale puis de l’évaluer chez des veaux de 1 mois pour son efficacité meilleure par comparaison avec preF en présence des anticorps d’origine maternelle.

Bénéfices attendus

- Un vaccin efficace contre le VRS dès le plus jeune âge en élevage aura un impact fort sur la santé et le bien-être des veaux qui sont fortement affectés par des infections respiratoires. Un vaccin efficace réduira l’utilisation des traitements antibiotiques par les éleveurs lorsque des troubles respiratoires apparaissent dans leur troupeau et que les éleveurs veulent prévenir le risque de sur-infections bactériennes. - Comprendre comment élaborer des vaccins efficaces dans la période néonatale en présence des anticorps d’origine maternelle est une avancée majeure en vaccination pour les animaux d’élevage, de compagnie et aussi pour le nourrisson.

Procédures

Les 30 animaux du projet seront soumis aux 3 gestes techniques suivants : 1) Vaccination 2 fois en intramusculaire J0 et J30 post-vaccination et moins de 5 minutes par animal. 2) Prise de sang/poche : 7 prises de sang une fois par semaine en moyenne et 3 poches de sang à 20 jours d'intervalle entre 5 à 10 minutes par animal. 3) Ecouvillonage nasal non invasif et moins de 5 minutes par animal.

Impact sur les animaux

Les vaccins évalués dans ce projet sont de type protéique sous-unitaire (inerte, non réplicatif) et adjuvés avec un adjuvant vétérinaire classiquement utilisé pour les bovins. De ce fait les réactions locale et systémique attendues sont faibles (évenutellement douleur locale et fièvre), et la durée de la phase inflammatoire sera limitée à quelques heures. Il est possible que cette zone soit douloureuse localement dans les 24 à 48 heures. Une réaction cliniquement détectable de plus de 24 h entrainerait la mise en place d’un traitement anti-inflammatoire. La contention de l’animal pour les prises de sang engendre du stress et que la prise de sang peut également engendrer un hématome.

Devenir

Tous les animaux (n = 30) seront mis à mort à la fin de l’étude. Des tissus lymphoides seront prélevés et des poches de sang pour collecter pour récupérer les cellules immunitares.

Remplacement

Il n'a pas de modèles in vitro alternatifs pour évaluer la réponse vaccinale.

Réduction

Des effectifs de 5 génisses de 6-9 mois et 5 veaux mâles ou/et femelles de 3-4 semaines seront suffisants pour isoler des lymphocytes B du sang ou des ganglions en réponse à la vaccination. Des expériences antérieures nous ont en effet permis de valider la quantité d’antigène preF, l’adjuvant et la voie de vaccination pour générer des réponses anticorps robustes. Trois individus dans chaque groupe avec les réponses les plus fortes seront sélectionnées pour l’analyse des répertoires. Ce sont également nos données antérieures qui nous ont permis de déterminer le n=5 par groupe de veaux de 2-3 semaines pour avoir des comparaisons statistiquement significatives. Ce nombre d’animaux permettra de réaliser des tests statistiques non paramétriques. Les bovins pourront recevoir un traitement si nécessaire lors de la vaccination car il y a un risque de réponse inflammatoire locale modérée avec une légère fièvre pendant 24h.

Raffinement

Les bovins sont hébergés en groupe dans une animalerie conventionnelle fermée, avec un environnement enrichi (pierre de sel, brosse, paille, aire d’exercice). Cependant les animaux sont suivis plusieurs fois par jour (enrichissement social) pour détecter les signes cliniques précoces et afin de prendre une décision rapide en cas d'atteinte des points limites. Les bovins pourront être traités avec des anti-inflammatoires ou des antalgiques en cas de réaction à la vaccination. Une réaction cliniquement détectable de plus de 24 h entrainerait la mise en place d’un traitement anti-inflammatoire à base de méloxicam (voie sous-cutanée), éventuellement répétée après 48h. Il sera mis en place une récompense positive, type céréales ou boucons de paille, après chaque prise de sang.

Choix des espèces

Le bovin est l'hôte naturel du virus respiratoire syncytial bovin et le veau doit être protégé par la vaccination. Veaux de 2-4 semaines : période néonatale avec présence d’anticorps circulants spécifiques du virus respiratoire syncytial bovin et d’origine maternelle. Génisses de 6-9 mois : stabilisation d’un répertoire B de type adulte