Procédures modérées
Evaluation des effets potentiellement émétiques ou anti-émétiques
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
Furets : 800
900 chiens et furets vont être utilisés dans des procédures impliquant une souffrance déclarée de légère à sévère, dont 200 sévères, une partie réutilisée et environ 300 tués à l'issue. Ils reçoivent des substances destinées à provoquer ou à supprimer les vomissements, les furets étant instrumentés d'un implant télémétrique et d'un cathéter abdominal enregistrant la pression pendant plusieurs jours, pour évaluer l'effet émétique ou anti-émétique de candidats médicaments. Le porteur classe en sévère les tests reposant sur le cisplatine, décrit comme provoquant des vomissements comparables à ceux des patients sous chimiothérapie, et présente ces épreuves comme un prérequis réglementaire avant mise sur le marché. Il indique réutiliser les animaux après récupération et reclasser certains chiens après avis vétérinaire, ceux des procédures sévères étant tués.
Objectifs
Les nausées et vomissements sont des effets secondaires courants et très redoutés des patients traités par chimiothérapie. L'intensité des nausées et vomissements observés chez les patients en cure chimiothérapique dépend de facteurs directement liés au sujet et à la nature même de l'agent cytotoxique administré. L'efficacité anti-émétique reconnue des substances antagonistes des récepteurs 5-HT3, n'empêche malheureusement pas l'apparition des crises émétiques chez tous les patients en chimiothérapie oncologique. De plus, la persistance des vomissements retardés constitue toujours un problème clinique majeur. Les études précliniques se poursuivent donc pour découvrir des agents pharmacologiques aux propriétés anti-émétiques plus marquées que celles des substances actuellement utilisées, mais aussi pour mieux comprendre les mécanismes physiopathologiques responsables des vomissements chimio-induits. Pour contrer ces problématiques cliniques, chez l’homme ou l’animal, et de disposer de médicaments efficaces et sûrs, il est aujourd’hui encore nécessaire d’effectuer quelques tests sur l’animal. Ces tests consistent à étudier l’efficacité ou la toxicité des futurs médicaments, avant leurs mises sur le marché et pour limiter tout risque sur l’Homme adulte, les enfants ou les nourrissons. Souvent, ces médicaments serviront de base pour en produire de nouveaux utilisables en médecine vétérinaire pour traiter les maladies animales. Les tests décrits dans ce projet ciblent l'évaluation des effets émétiques (effets secondaires) ou anti-émétiques (étude d'efficacité) de substances dans le cadre de développement pré-clinique de produits pharmaceutiques. Contrairement aux rongeurs qui ne vomissent pas, le furet ou le chien sont considérés comme les espèces de choix pour évaluer les effets émétiques ou anti-émétiques de substances. Ces modèles seront mis en place et utilisés afin de tester l’efficacité des médicaments et de s’assurer qu’ils n’induisent pas d’effets secondaires ou inattendus. Ils entrent comme prérequis règlementaires pour obtenir les autorisations de commercialisation des nouveaux médicaments.
Bénéfices attendus
Ces différents modèles sont nécessaires à la découverte et la mise sur le marché de nouveaux médicaments sûrs et efficaces pour traiter les problématiques de vomissement quels qu'en soient l'origine ou le mécanisme d'action. Ils permettent également de disposer de modèle équilibré, léger lorsque l'indication/mécanisme d'action correspond à un vomissement bénin chez le patient. Ils peuvent être classés comme sévère (e.g. cisplatin), lorsque l'indication/mécanisme d'action est très sévère ou mortel chez les patients (vomissements liés au cancer et traitements chimiothérapeutiques).
Procédures
Si l'évaluation de la phase précoce d'emesis est relativement facile par observation directe de l'animal, cela s'avère plus compliqué quand les effets émétiques sont attendus sur plusieurs jours, comme cela est le cas avec le cisplatin par exemple (phase précoce suivie d'une phase retardée). Dans ce cas, les furets sont instrumentés avec un implant télémétrique. Un cathéter est placé dans la cavité abdominale et la pression abdominale est enregistrée en continu pendant plusieurs jours. Lors d'un événement émétique, les muscles abdominaux se contractent entrainant une augmentation de la pression abdominale. Les animaux restent hébergés en groupe pendant les périodes d'enregistrement. En fin d’expérience, tous les prélèvements nécessaires (histologie, prélèvement sang etc…) sont réalisés de façon à pouvoir effectuer l’ensemble des analyses nécessaires sur les mêmes lots. Cela permet de réduire significativement le nombre d’études, d’éviter d’avoir à dupliquer des expériences ou d’inclure des animaux satellites pour la vérification de l’exposition plasmatique par exemple. Un prélèvement de sang chez l’animal vigile (par exemple, à la veine cave crâniale chez le furet ou veine jugulaire chez le chien) est classiquement réalisé dans ce type d’expérience. Pour les besoins des études, les animaux peuvent être enthanasiés pour le prélèvement des organes cibles d'intérêt (cerveau, rein, …).
Impact sur les animaux
Dans ce type de procédures, il est attendu de voir la potentielle apparition d'événements émétiques (vomissement et haut le coeur). L’anticipation de ces effets sert à écarter des molécules inacceptables ou à établir la balance « bénéfice/risque » pour permettre un bon emploi des médicaments de demain. Les expérimentations animales occupent aujourd’hui une place centrale dans les démonstrations. Ces études ont pour objectif de renseigner des effets secondaires ou de l’efficacité des substances testées, des doses ayant induit ces effets et de la vraisemblance biologique d’un effet suspecté chez l’homme. Selon la durée et la fréquence de ces événements, ces procédures engendrent une souffrance plus ou moins intense et sont donc classées de légère à sévère. Pour le développement d'un nouveau médicament, 3 doses sont classiquement testées dans la même expérience (soit 24 furets ou 15 chiens) en comparaison d'un groupe contrôle. Selon les espèces, un effectif minimum de 8 (furet) ou 5 (chien) est inclus dans les expériences pour mettre en évidence un effet suffisamment robuste. Il est donc difficile de diminuer l'effectif en fonction de la sévérité de la procédure.
Devenir
Pour les procédures légères ou modérées, les animaux peuvent être réutilisés après l’approbation du vétérinaire. Pour les procédures sévères, les animaux sont euthanasiés à la fin du test. Lorsque possible et après avis vétérinaire, un programme de reclassement des chiens est mis en place.
Remplacement
Les techniques, décrites et validées dans ce projet, sont utilisées dans divers modèles animaux qui ne peuvent pas être remplacés par des méthodes alternatives car ils impliquent l’observation des effets de substances pharmacologiques sur l’apparition d’événements émétiques (haut-le-cœur et vomissement, principalement).
Réduction
La réduction du nombre d’animaux utilisé dans le projet est garantie par la réutilisation des animaux entre différentes sessions. Une période de récupération d’une semaine est généralement observée. D’autre part, la stratégie expérimentale, dans le contexte de l'évaluation de composés potentiellement émétiques, est de démontrer que le produit testé n’induit pas fréquemment d’effet émétique. Afin de limiter la consommation d’animaux dans les études ultérieures, les effets potentiellement émétiques ne sont testés que sur quelques animaux par dose croissante. Dans ce contexte, aucune analyse statistique n’est réalisée. Cinq chiens ou 6 furets sont classiquement inclus dans ces expériences. Les analyses de puissance ne sont pas réalisées car il serait nécessaire de générer de nombreuses études avec systématiquement le même agent émétique. Dans le contexte de l'évaluation de composés potentiellement anti-émétiques, la stratégie expérimentale consiste à comparer, à l’aide de tests de Mann-Whitney U, les groupes recevant les substances d'essai à un groupe contrôle recevant un agent émétique, l'objectif étant de réduire le nombre d'évènements émétiques induits par l'agent émétique. Le nombre d’animaux utilisés pour chaque étude sera optimisé de façon à intégrer dans une même expérience la relation dose-effet et la comparaison par rapport à un groupe contrôle positif et négatif. Cherchant à réverser/diminuer l’effet émétique d’une substance réactive, nous pouvons observer une variabilité inter-individuelle de réponse pouvant être liée à l’agent émétique utilisé et à la substance d’essai évaluée. Afin d’avoir une réponse suffisamment reproductible, le nombre d’animaux par groupe est augmenté. Huit furets ou 5 chiens sont classiquement inclus dans ces expériences.
Raffinement
Dans le cadre du projet, les mesures de raffinement qui s'intègrent dans la règle des 3Rs, vont consister en un suivi des points limites permettant d'euthanasier précocement tout animal présentant des signes de douleur, de souffrance ou d'angoisse (incluant une surveillance de l'aspect général, un suivi de poids). De plus, les animaux sont manipulés fréquemment par des techniciens formés et attentifs et suivis par le vétérinaire. Il est également mis en place un enrichissement complet dans leur hébergement, sous la forme de litière, objet de nidification, objet à ronger ou à mastiquer, présence de congénères. Prises dans leur ensemble, ces mesures tendent à limiter la variabilité des données
Choix des espèces
Les tests seront réalisés chez le furet ou le chien. Le furet est considéré comme l'espèce de choix pour évaluer les effets émétiques ou anti-émétiques de substances. Le chien est également utilisé pour évaluer les effets émétiques ou anti-émétiques de certaines substances ne pouvant pas être administrées en première intention chez le furet. Ces 2 espèces ont un réflexe de vomissement comparable à l'homme (Les rongeurs et herbivores ne vomissent généralement pas). Furets et chiens adultes conformément aux données historiques et à la bibliographie scientifique
- Tests réglementaires
- Contrôles de qualité
Hamsters dorés : 10000
60 000 souris et hamsters dorés vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures dont la souffrance déclarée va de légère à sévère, dont 5 900 en gravité sévère. Ils reçoivent un vaccin vétérinaire puis se voient inoculer la souche pathogène correspondante, parfois par injection intracérébrale sous anesthésie, pour contrôler l'activité et l'identité de lots commerciaux de vaccins destinés aux chiens, chats, furets et animaux d'élevage. Le porteur décrit chez les témoins non vaccinés une prostration, des tremblements, une parésie, une paralysie, des convulsions et un "état proche de la mort", et attribue le nombre d'animaux et le recours à ces épreuves à la réglementation de la Pharmacopée européenne. Il affirme qu'aucun test in vitro n'existe pour remplacer ces contrôles, dont les rongeurs servent d'espèces de substitution aux espèces cibles.
Objectifs
Ce projet a pour objectif de déterminer l’activité de vaccins ou de principes actifs destinés aux animaux de compagnie (chien, chat, furet) ou aux bovidés, ovidés et équidés domestiques, ainsi que l’identité de souches vaccinales. Ces objectifs doivent être respectés afin d’être en conformité avec les exigences réglementaires de la Pharmacopée Européenne et des pays tiers destinataires pour la constitution d’un dossier de mise sur le marché et pour la fabrication d’un lot commercial. Les contrôles d’activité et d’identité d’un vaccin se basent sur le développement ou non de la pathologie après injection de la souche d’épreuve (les animaux vaccinés sont protégés). Ils sont effectués in vivo sur espèce alternative. L’utilisation d’espèces alternatives est possible si les espèces utilisées (dans le cas présent des souris ou des hamsters) sont sensibles aux souches testées. Ceci permet d’éviter le recours aux espèces cibles, et de garantir une commercialisation de vaccins efficaces et sûrs qui protègent l’animal de la maladie. La Pharmacopée Européenne demande la démonstration de résultats concrets, certains obtenus sur l’animal.
Bénéfices attendus
L’avantage est que ces tests permettent la libération d’un nombre important de doses de vaccins améliorant considérablement la santé et le confort des animaux de compagnie ainsi que des propriétaires.
Procédures
Après au moins deux jours d’acclimatation, les rongeurs peuvent entrer dans la phase de test avec l’administration d’un vaccin. Pour les trois contrôles une même démarche est appliquée : Il y a en premier lieu l’administration du vaccin aux animaux. Après un certain temps pour que l’immunité s’installe, la souche d’épreuve est inoculée aux animaux. Tous les animaux sont ensuite suivis deux fois par jour jusqu’à la fin du test. Une anesthésie est réalisée avant l’injection des souches d’épreuve en intra cérébral.
Impact sur les animaux
Toutes les manipulations sont réalisées par du personnel formé et compétent. Les animaux peuvent présenter une légère augmentation du stress due aux injections des vaccins et aux manipulations. Les témoins montrent les symptômes liés aux maladies infectieuses testées: la prostration, le dos voussé, les reins creusés, des tremblements et l’absence de réactions aux stimuli. Pour les maladies virales avec un tropisme pour le système nerveux : les poils hérissés, la réduction des déplacements, des tremblements, des mouvements saccadés, la parésie, la paralysie, des flancs creusés, les yeux enfoncés, des convulsions et/ou un état proche de la mort. Des points limites spécifiques aux pathologies sont appliqués.
Devenir
Tous les animaux sont euthanasiés
Remplacement
La nécessité d’utilisation des animaux provient de la réglementation en vigueur sur ces tests, en conformité avec la réglementation des pays destinataires. Elle permet de démontrer l’activité et l’identité des lots de vaccins à commercialiser. Les tests in vitro sont actuellement inexistants pour remplacer le modèle in vivo.
Réduction
Le nombre d’animaux est imposé par la réglementation. Une réduction du nombre d’animaux est possible grâce à la mutualisation de lots témoins.
Raffinement
Des points limites spécifiques aux pathologies sont déterminés pour les témoins non vaccinés. Le personnel vérifie l’évolution de l’état général et si les points limites spécifiques sont atteints. Le personnel est compétent pour identifier les cas pour lesquels l’animal n’est plus dans sa zone de confort. Les conditions d’hébergement varient selon l’espèce et l’âge des animaux pour maximiser leur confort et leur bien-être. Tous les animaux sont hébergés en groupe et des enrichissements adaptés du milieu ont été mis en place dans les hébergements. Pour les hamsters, un igloo ou hutte et des copeaux compressés sont disposés dans la cage lors de la période de vaccination, au passage en épreuve, des copeaux compressés sont disposés dans la cage. Et pour les souris, un igloo et des copeaux compressés sont disposés dans la cage lors de la période de vaccination, au passage en épreuve, l’enrichissement est limité à la litière et aliment afin d’éviter tout risque EHS de manipulation de l’enrichissement par l’opérateur lors des observations quotidiennes. La Structure du Bien-Etre Animal (SBEA) garantit l’amélioration des techniques de soins et des conditions de vie pour les animaux.
Choix des espèces
Ces espèces de rongeurs sont utilisées comme espèces alternatives aux espèces d’animaux de compagnie (chien, chat, furet) ou aux bovidés, ovidés et équidés domestiques. Ces espèces sont sensibles aux souches testées et permettent de réaliser les tests. Pour l’épreuve rage sur souris : Il faut des souris de 4 à 6 semaines pour la technique d'identité ou de 4 à 5 semaines pour la technique d'activité par épreuve. Pour l’activité par épreuve leptospirose sur hamster : Il faut des hamsters de 35 à 55g, c’est-à-dire de 3 à 6 semaines. Pour l’activité par épreuve rhinopneumonie équine sur hamster : Il faut des hamsters de 40 à 50g. Ces stades de développement sont ceux requis pour répondre à la Pharmacopée Européenne et aux dossiers déposés aux autorités.
Activités neuronales impliquées dans les représentations mentales d’environnements faits de pièces connectées : études électrophysiologiques et comportementales chez le rat jeune adulte.
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système nerveux
40 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils subissent une chirurgie d'implantation d'électrodes dans le cerveau avec injection d'un vecteur viral, puis sont soumis à une restriction alimentaire les maintenant à 90 % de leur poids pour les pousser à explorer un dispositif en quête de nourriture, l'objet étant de cartographier l'activité du cortex rétrosplénial pendant la navigation spatiale. Le porteur les héberge individuellement et prévoit un retour à l'alimentation libre si la perte de poids dépasse 15 %. Il présente les retombées pour les maladies neurodégénératives comme une simple piste de réflexion issue de cette recherche fondamentale.
Objectifs
Les capacités d'orientation et de mémoire sont déficitaires chez les sujets vieillissant et les patients atteints de la maladie d'Alzheimer. Le cortex rétrosplénial est impliqué dans ces processus mnésiques et de navigation. et semble être une structure fondamentale pour s'orienter dans des environnements complexes. Ce projet permet de comprendre quelles informations de l'espace sont nécessaires aux activités neuronales du cortex rétrosplénial et également d'étudier l'influence de cette structure sur les autres aires cérébrales impliquées dans la navigation, notamment le cortex entorhinal médian. Ce projet, de nature fondamentale, ouvre des pistes de réflexions sur la nature des déficits de navigation inhérents aux maladies neurodégénératives qui affectent la mémoire.
Bénéfices attendus
Ce projet, de nature fondamentale, ouvre des pistes de réflexions sur la nature des déficits de navigation inhérents aux maladies neurodégénératives qui affectent la mémoire.
Procédures
Procédure comportementales : exploration libre à la recherche de nourriture suite à une privation contrôlée de nourriture; et procédures chirurgicales : implantation d'un système d'électrode avec l'injection d'un vecteur viral pour utiliser les outils d'inactivation neuronale pharmacogénétique. Tous les animaux subiront la procédure comportementale. 1 groupe de 20 animaux sera soumis à la procédure chirurgicale d'implantation des électrodes seule, et un 2ème groupe d'animaux sera soumis à la chirurgies d'implantation d'électrode et d'injection du vecteur viral.
Impact sur les animaux
Afin d'assurer un contrôle individuel de la prise alimentaire, les animaux seront hébergés individuellement. Cette mesure particulière d'hébergement sera maintenue durant une période la plus courte possible et les rats ainsi isolés pourront avoir des contacts visuels, auditifs et olfactifs avec leurs congénères. Puisqu’un contrôle alimentaire est prévu pendant toute la durée de l’expérience afin de réduire le poids des animaux à 90% de leur poids initial, les rats sont pesés tous les jours afin d'éviter des réductions trop importantes de leur poids. Si la perte de poids d'un animal est trop importante (e.g. >15%), l’alimentation de l’animal devient ad libitum jusqu’au retour du poids désiré.
Devenir
La mise à mort permet le prélèvement des cerveaux afin de réaliser le marquage des neurones par cresyl violet ou thionine et d’identifier la position des électrodes d’enregistrement dans les structures d’intérêts. L'identification de la position des électrodes est cruciale car elle permet d'affirmer que les activités neuronales mises en évidence proviennent bien de la structure cérébrale ciblée dans le projet.
Remplacement
Ce projet repose sur les méthodes invasives d'enregistrement des neurones isolés ainsi que de l'inactivation de l'activité cérébrale chez le rat jeune adulte Long Evans, qui ne sont pas compatibles avec une approche chez le sujet humain, ni adaptables aux études in vitro ou de modélisation.
Réduction
Le projet comporte deux expériences qui utiliseront chacune 20 animaux. Ce nombre est indispensable pour deux raisons : 1-éviter statistiquement une variabilité inter-individuelle et 2-enregistrer un nombre suffisant d’activité neuronale pour effectuer des tests statistiques. L'analyse des résultats reposera essentiellement sur l'utilisation de tests statistiques paramétriques. Cependant, si la normalité des distributions n'est pas avérée, nous utiliserons des tests statistiques non paramétriques. Ce plan d'analyse statistique permettra d'exploiter les données si une variabilité inter-individuelle est toutefois présente tout en conservant des effectifs d'animaux réduits.
Raffinement
La tâche comportementale repose essentiellement sur le comportement spontané des rongeurs à explorer un environnement pour aller manger des granulés de nourriture. L'hébergement des animaux s'effectue dans le respect des protocoles d'enrichissement validés par la Structure de Bien-Etre Animal de notre établissement d'expérimentation. Puisqu’un contrôle alimentaire est prévu pendant toute la durée de l’expérience afin de réduire le poids des animaux à 90% de leur poids initial, les rats sont pesés tous les jours afin d'éviter des réductions trop importantes de leur poids. Si la perte de poids d'un animal est trop importante (e.g. >15%) ou en dessous de 90% de leur poids initial (points limites), l’alimentation de l’animal devient ad libitum jusqu’au retour du poids désiré. Une grille de score approuvée par la SBEA permet de s’assurer du bien-être animal pendant et en dehors des temps d’expérience. Cette grille permet d’évaluer si l’animal est dans un état normal ou en souffrance. L’arrêt des souffrances est prévu dans cette grille de score par des mesures d’observation attentive, des méthodes de soulagement, l’arrêt complet de l’expérience ou la mise à mort de l’animal. Les méthodes d’arrêt des souffrances se font de concert avec les zootechniciens de l’animalerie et sont reportées pour chaque animale sur une feuille de soins disponibles à l’animalerie.
Choix des espèces
Le rat représente le modèle de choix pour les études du comportement spatial qui est à la base des protocoles comportementaux qui seront utilisés. Il présente d'excellentes performances dans les tâches de navigation spatiale. Enfin, 90% des études portant sur les bases neurales de la navigation réalisées chez le rongeur reposent sur l'utilisation du rat, ce qui permet de disposer d'une littérature abondante sur laquelle s'appuyer. Par ailleurs, j'ai réalisé la seule étude qui a mis en évidence les cellules bidirectionnelles du cortex rétrosplénial chez le rat. Utiliser le rat me permet de comparer les résultats issus de ce projet avec ceux précédemment obtenus. Le projet vise à établir le rôle de certaines structures cérébrales chez le rat jeune adulte. Afin de pouvoir comparer les résultats avec les travaux antérieurs, nous utiliserons des animaux qui auront 3 mois au début de l'expérience.
Restaurer l’assemblage des nucléoporines pour traiter le syndrome de l’X fragile
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
480 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent sous anesthésie une chirurgie stéréotaxique d'injection de virus dans le cerveau, puis passent une série de tests comportementaux (labyrinthe surélevé, open field, reconnaissance d'objet et reconnaissance sociale, enfouissement de billes, nidification), pour tester une thérapie génique contre le syndrome de l'X fragile sur une lignée de souris Fmr1-KO. Le porteur revendique une preuve de concept déjà obtenue in vitro et affirme que ces mécanismes comportementaux ne peuvent être étudiés que dans un "organisme complexe" comme la souris. Les bénéfices annoncés pour les patients restent au stade de la preuve de concept, l'objectif immédiat étant de mesurer une correction du comportement avant prélèvement du cerveau.
Objectifs
Le syndrome de l’X fragile (FXS) représente la première cause héréditaire de déficience intellectuelle et d’autisme pour lequel il n'existe à ce jour aucune thérapie. Nous avons récemment découvert un mécanisme moléculaire qui serait à l’origine du FXS. Nous proposons maintenant de tester une approche par thérapie génique afin de corriger le mécanisme moléculaire défaillant pour traiter le FXS. Pour mettre en œuvre cette approche expérimentale, nous utiliserons un modèle animal FXS qui a été développé chez la souris. La souris FXS récapitule une grande partie des phénotypes observés chez l’homme et constitue un excellent modèle animal de la maladie. Ainsi ce projet vise à déterminer : 1. Est-ce que la thérapie génique permet de restaurer le mécanisme moléculaire défaillant pour traiter le FXS ? 2. Est-ce que la thérapie génique permet de restaurer le comportement du modèle de souris FXS ?
Bénéfices attendus
Notre étude a pour but de fournir la preuve de concept que le mécanismes moléculaire que nous avons identifié précédemment contribue à la pathologie du FXS. Nous proposons des nouveaux outils de thérapie génique pour corriger ce mécanisme moléculaire défaillant et le comportement du modèle de souris FXS. Jusqu'à présent, toutes les stratégies thérapeutiques envisagées pour traiter le FXS ont échoué cliniquement. Notre projet s'appuie sur des connaissances nouvelles acquises au laboratoire, et qui pour la première fois, lient le FXS à un nouveau mécanisme moléculaire. Notre approche repose ainsi sur des données préliminaires publiées et solides pour fournir de nouvelles stratégies thérapeutiques pour traiter le FXS.
Procédures
480 animaux subiront, sous anesthésie générale, une chirurgie stéréotaxique afin d’injecter des adénovirus associés dans une zone particulière du cerveau. La durée de la chirurgie, de l’induction de l’anesthésie au réveil, est 1h – 1h30. Après l'injection de virus, ils seront soumis à des tests comportementaux : semaine 1. Analyse du rythme circadian (36H) + Labyrinthe surelevé (5min). semaine 2.Open field (15min), toilettage (15min). semaine 3. nidification (24h) + reconnaissance d’objet (2x10min) + enfouissement de billes (15 min) semaine 4. Reconnaissance sociale (3x10min).
Impact sur les animaux
La chirurgie stereotaxique est utilisée pour délivrer des vecteurs viraux (adénovirus associés) dans une zone particulière du cerveau. Ces vecteurs permettront l'expression de notre protéine d'intérêt ou de récepteurs particulier dans des populations neuronales spécifiques. La chirurgie pourrait provoquer une réaction inflammatoire locale post- chirurgicale.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés et leur cerveau sera prélevé pour des études histologiques.
Remplacement
Toutes les validations experimentales in vitro ont été réalisées et publiées. Nous avons ainsi apporté la preuve de concept in vitro que notre approche expérimentale fonctionne. Il convient maintenant de valider in vivo nos données. Etant donné que le phénotype comportemental est l'un des traits les plus importants du FXS, ces mécanismes complexes ne peuvent être étudiés que dans des organismes complexes tels que la souris
Réduction
Nous utiliserons un total de 480 animaux. Le nombre d’animaux testés dans chaque expérience nous permettra une comparaison statistique adaptée entre les différents groupes tout en tenant compte des impératifs de réduction. Par ailleurs, toujours par souci de réduction, plusieurs procédures expérimentales (avec un temps de récupération adaptée pour les animaux) seront réalisées chez les mêmes cohortes de souris. Pour toutes ces raisons, le nombre d'animaux a éte déterminé en prennant en compte les contraintes experimentales.
Raffinement
Les animaux sont hébergés dans des cages avec un enrichissement essentiel pour leur bien-être (Coton + Carton). La litière des animaux est remplacée une fois par semaine. Le stress lié aux procédures nécessitant l'isolement des animaux sera diminué par l'usage de cages transparentes rendant leurs congénères visibles. Aucune douleur ou souffrance n'est attendu dans la plupart des procédures expérimentales utilisées mais l'usage d'anesthésique et d'analgésique sera systématique pour les procédures expérimentales potentiellement douloureuses. L'habituation des souris à l'opérateur aura systématiquement lieu quelques jours avant l'expérience et les différentes expériences seront réalisées par du personnel qualifié afin d’éviter le stress lié à la manipulation des animaux. Les animaux seront surveillés quotidiennement par du personnel qualifié pour prendre les mesures appropriées en cas d'apparition de signes d'inconfort ou de douleur après avis vétérinaire. Des points limites seront déterminés pour éviter toute souffrance animale. Les injections stéréotaxiques seront réalisées par une personne détentrice d'une formation en chirugie et formée spécifiquement à cet acte chirurgical.
Choix des espèces
L’utilisation des souris se justifie par l’existence d'une lignée génétiquement dans laquelle la protéine Fmr1 est invalidé. La souris Fmr1-KO récapitule une grande partie des phénotypes observés chez l’homme (altération de la mémoire, perte d’interaction sociale, hyperactivité, macro-orchidisme, anomalie des épines dendritiques) et constitue un excellent modèle animal de la maladie. Les chirurgies stéréotaxiques concernant l'injection des AAVs seront réalisées chez des animaux chez les nouveau nés à P0 pour prévenir le phénotype du FXS. Chez des souris âgées de 8 semaines (jeune adulte), stade auquel toutes les structures cérébrales sont pleinement développées et chez des anuimaux adultes de 20 semaines afin de corriger le FXS Les animaux seront injectés dès l'âge de 8 semaines pour la première partie du projet (PE1).
Rôle des neutrophiles dans l’induction de l’arthrite induite par des anticorps pathologiques.
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
60 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent deux injections d'un sérum d'auto-anticorps qui déclenche une arthrite, avec gonflement des articulations des pattes d'intensité variable, pour étudier le rôle des neutrophiles dans le déclenchement de la polyarthrite rhumatoïde. Le porteur prévoit une mise à mort des souris dont l'épaisseur des pattes dépasse 3,5 mm au pic de la maladie, et affirme que l'expérimentation animale est "indispensable" car les études in vitro ne peuvent que la compléter. Les bénéfices annoncés se limitent à poser les bases de travaux ultérieurs sur ces mécanismes.
Objectifs
La polyarthrite rhumatoïde (PR) est une maladie inflammatoire chronique qui affecte principalement les articulations. Dans cette maladie des anticorps pathologiques (appelés " auto-anticorps" car il s'agit d'anticorps reconnaissant des molécules du soi) participent à l’induction et la pérennisation de la maladie. Certaines cellules immunitaires sont activées par ces auto-anticorps pathologiques et, de par ce fait, jouent un rôle dans l’induction de cette pathologie. Cependant les mécanismes impliqués restent méconnus. Notre objectif est donc d’identifier les mécanismes par lesquels différentes cellules immunitaires sont impliquées dans l’induction de l'arthrite suite à l’administration d’autoanticorps pathologiques.
Bénéfices attendus
Les résultats obtenus poseront les bases pour réaliser par la suite une étude plus appronfondie des mécanismes impliqués dans l’induction de la pathologie par les auto-anticorps et qui sont dépendants des neutrophiles.
Procédures
Les souris seront injectées avec un sérum provoquant le développement de l'arthrite, par injection intra-péritonéale à J0 (début de l’expérience) et J1 (le lendemain). Avant injection, l’épaisseur des pattes postérieures sera mesurée à l’aide d’un pied à coulisse électronique. Chaque souris sera suivie quotidiennement pour évaluer la cinétique et la sévérité de l’arthrite, par mesure de l’épaisseur des pattes (pied à coulisse électronique, non invasif).
Impact sur les animaux
L'induction de l'arthrite provoque un gonflement des articulations des pattes des animaux, dont l'intensité varie d'un animal à l'autre et d'une articulation à l'autre. Du gel de nourriture hydratée est placé dans la cage pour faciliter l'accès à la nourriture des animaux arthritiques.
Devenir
Les animaux seront mis à mort à différents temps après induction de l'arthrite pour pouvoir prélever différents organes et récupérer les cellules immunitaires d'intérêt dans les différentes phases de la maladie.
Remplacement
Le but du projet est d’identifier les mécanismes immunitaires impliqués dans l’induction de la PR qui sont dépendants des neutrophiles, afin de développer à terme, des nouvelles interventions thérapeutiques pour traiter cette maladie auto-immune. Ceci nécessite un modèle expérimental doté d’un système immunitaire complexe (et complet) et permettant l’étude intégrée de la réponse immunitaire dans un véritable contexte pathologique. Ceci étant difficilement possible chez l'homme, afin de progresser dans cette perspective les expérimentations animales sont indispensables. Des méthodes alternatives (études in vitro) peuvent être complementaires mais ne peuvent pas se substituer à l’utilisation des animaux.
Réduction
Le nombre d’animaux prévus est basé sur des expériences réalisées précédemment au laboratoire. Grâce à l’expertise de l’équipe dans ce modèle expérimental, nous nous sommes basés sur le paramètre le plus variable pour estimer le nombre d'animaux nécessaire et suffisant. L’utilisation d’un minimum de 5 animaux par lot à chaque expérience est nécessaire car il garantit l’obtention d’un nombre suffisant de cellules immunitaires pour étudier leur rôle. Pour des raisons de reproductibilité et confirmation des résultats obtenus, les expériences doivent être réalisées en triplicat, d’où le nombre de 15 animaux par lot indiqué (3X5).
Raffinement
Les actes techniques réalisés (injections, suivi du gonflement de pattes) sont peu invasifs et conformes aux recommandations des textes de référence. Des mesures destinées à réduire la contrainte des animaux ont été prévues : enrichissement du milieu (carrés de cellulose, cabanes, …), gels de nourriture hydratée placés dans la litière afin de faciliter l’accès à la nourriture et à l’eau. Tout au long des expériences, une observation régulière du bien être des souris sera effectuée. Tout animal présentant un événtuel signe de souffrance sera soigné ou euthanasié. Par ailleurs, nous maîtrisons les gestes expérimentaux et nous surveillerons le site d'injection. Nous avons mis en place des points limites. Notamment, l’arthrite sera évaluée quotidiennement par la mesure de l’épaisseur des pattes postérieures. Si l’épaisseur de pattes suite à l’inflammation induite devient supérieure à 3,5 mm au pic de la maladie (7-8 jours), les animaux seront mis à mort.
Choix des espèces
Les animaux utilisés sont des souris pour lesquels des données scientifiques de la réponse immunitaire sont bien établies et de nombreux outils sont disponibles pour étudier de façon approfondie la réponse immunitaire, ceci avec un recul statistique. Le projet est basé sur l’utilisation d’une souche de souris présentant un système immunitaire complet (C57/Bl6) disponible commercialement. Le choix de cette souche (C57/Bl6) est justifié par leur système immunitaire compétent et pour leur susceptibilité à développer l'arthrite dans notre modèle expérimental. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte (entre 10 et 14 semaines) pour que le système immunitaire soit mature et pour permettre une induction de l’arthrite avec une incidence de 100% de façon synchronisée.
Effets de l’application topique de peptides sur la réparation épithéliale intestinale après inflammation chez la souris
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
216 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Une inflammation du côlon leur est provoquée chimiquement, puis elles reçoivent des peptides en gel par voie intrarectale sous anesthésie, avec coloscopie sous anesthésie et prélèvements sanguins par incision de la veine de la queue, pour tester si ces peptides favorisent la cicatrisation intestinale. Le porteur cite l'article R214-104 sur la "stricte nécessité" des procédures et affirme que les modèles sans animaux ne peuvent pas encore se substituer à la colite chimio-induite, tout en indiquant travailler sur des organoïdes intestinaux. Les bénéfices annoncés pour les patients atteints de rectocolite hémorragique restent au stade préclinique.
Objectifs
Ce projet préclinique a pour but d’évaluer les effets de peptides synthétiques (motifs répétés d'acides aminés capables de s'auto-assembler) sur la cicatrisation colique, nécessitant un protocole d’expérimentation animale induisant une inflammation colique. Il vise également à définir les modalités d’application locale de ces peptides avant une étude clinique. Les modèles animaux sont donc irremplaçables dans le but d’améliorer la prise en charge des patients atteints de maladies inflammatoires chroniques intestinales (MICI)
Bénéfices attendus
Valider la pertinence de l'administration de peptides synthétiques sur la cicatrisation colique après inflammation intestinale.
Procédures
Une application intrarectale de peptides sous forme de gel sera réalisée sous anesthésie. Cette procédure dure 5 minutes par animal en raison de l'induction de l'anesthésie et 15 secondes pour l'application. Un examen coloscopique sera réalisé sur un tiers des animaux sous anesthésie (5 minutes par animal). La perméabilité intestinale sera mesurée sur un tiers des animaux: après gavage, un prélèvement de sang par incision de la veine latérale de la queue sera réalisé 4h plus tard.
Impact sur les animaux
Absence d'effet ou aggravation de la colite avec l'administration des peptides synthétiques.
Devenir
A la fin de la procédure, tous les animaux seront euthanasiés pour étudier les effets des peptides sur la réparation du côlon. Du sang ainsi que le foie seront également prélevés pour évaluer l’impact de l’inflammation et de la cicatrisation coliques au niveau systémique.
Remplacement
En conformité avec l’article R214-104 du code rural et de la pêche maritime, « les procédures expérimentales ont un caractère de stricte nécessité et ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants et susceptibles d'apporter le même niveau d'information ». Le projet s’inscrit en effet dans le cadre d’études pré-cliniques visant à favoriser la cicatrisation muqueuse chez les patients atteints de rectocolite hémorragique. Les objectifs du projet ne peuvent donc être atteints sans recours à un animal modèle de l’Homme (modèle de colite chimio-induite). Il est nécessaire de travailler in vivo pour reproduire au mieux le modèle de colite, aucun modèle in vitro n’est encore possible dans ce contexte mais nous y travaillons (modèle d’organoïdes intestinaux).
Réduction
Le nombre d'animaux a été calculé à partir de la variabilité des paramètres étudiés,. Il s'agit du nombre miminal d'animaux utilisables pour pouvoir comparer les paramètres étudiés à l'aide de tests statistiques adéquats (n=10-12/groupe).
Raffinement
Les animaux seront élevés dans des conditions favorables à leur bien être en cage collective (enrichissement: carré de cellulose pour faire un nid) ou individuelle (enrichissement: carré de cellulose pour faire un nid et nid en plastique).
Choix des espèces
L'induction de l'inflammation colique sera réalisée chez la souris C57BL/6, souche la plus communément utilisée et la plus facilement manipulable pour ce type de projet. Ce modèle de colite chimio-induite est couramment utilisé par les équipes qui s’intéressent à l’étiologie et aux traitements pharmacologiques et nutritionnels des MICI. Nous avons développé ce modèle chez la souris (et le rat) lors d’études précédentes et récemment dans l'EU, ce qui nous a permis de bien maitriser ce modèle et de caractériser sa cinétique en cage individuelle. Age jeune adulte : 6 semaines à la réception (22g), âge de référence utilisé lors de nos précédentes investigations. A cet âge adulte, les souris présentent une physiologie digestive mâture (absorption intestinale et intégrité épithéliale) et des systèmes intégrés de détoxification, immunologiques et de stress oxydatifs optimaux. Il s’agit par ailleurs d’un âge murin communément utilisé pour l’expérimentation animale permettant d’obtenir une reproductibilité des résultats et des comparaisons avec les données scientifiques disponibles.
Propriétés thérapeutiques d’agonistes du récepteur Sigma1: impact sur la neuroprotection et la réparation neuronale et oligodendrocytaire
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
1 742 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles reçoivent une alimentation additionnée de cuprizone pour provoquer une démyélinisation du cerveau, puis passent des batteries de tests comportementaux évaluant 61 critères neurologiques, des séances d'IRM et des électrocardiogrammes, pour tester deux agonistes du récepteur Sigma1 comme candidats médicaments contre la sclérose en plaques. Le porteur affirme que ce modèle ne provoque pas de signe clinique évident et n'altère pas la prise alimentaire, et conclut qu'aucune alternative in vitro ou in silico n'existe pour reproduire ces mécanismes. Les retombées annoncées pour les patients restent renvoyées au conditionnel, l'objectif immédiat étant de mesurer la neuroprotection avant mise à mort par injection létale et perfusion intracardiaque.
Objectifs
La sclérose en plaques (SEP) est une maladie neuroinflammatoire évoluant sur différents modes cliniques. De récentes études montrent le caractère hétérogène et complexe de cette maladie auto-immune. Son étiologie est à l’heure actuelle encore inconnue. L’interaction de facteurs environnementaux et génétiques mènerait à la génération d’une réponse immunitaire anormale. L’immunité cellulaire et le système humoral sont impliqués dans la pathogénie de la maladie, provoquant des lésions démyélinisantes inflammatoires du système nerveux central (SNC) qui peuvent être classifiées en quatre catégories. Les lésions de type I et II ont de nombreuses caractéristiques communes (localisation péri-veineuse, démyélinisation active associée à la présence de lymphocytes T et de macrophages). Les lésions de type III présentent des infiltrats leucocytaires beaucoup moins importants et une oligodendropathie intense. Elles seraient la conséquence d’une exposition à des facteurs environnementaux produisant un stress métabolique. Les traitements de la SEP disponibles ne présentent qu’une efficacité restreinte sur la progression du handicap à long terme, c’est pourquoi il reste nécessaire de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques. Cibler les processus de démyélinisation paraît être une voie prometteuse pour moduler la phase progressive de la maladie. La proteine Sigma1 (S1R) est exprimée dans le cerveau et la moelle épinière, plus particulièrement par les neurones, les oligodendrocytes et la microglie. S1R est également exprimé par le système immunitaire (notamment par les lymphocytes B et T). Des ligands de S1R ont été synthétisés. La pharmacomodulation a permis d’augmenter leur affinité et leur sélectivité. L’impact de deux de ces composés a été testé in vivo dans un modèle d’encéphalomyélite auto-immune expérimentale, EAE. Ce modèle animal de SEP reproduit les lésions de type I et II. Des résultats prometteurs ont été obtenus.
Bénéfices attendus
Le modèle de démyélinisation toxique et les diverses analyses associées permettront d’analyser l’impact de nos candidats médicaments sur les processus de neuroprotection et de réparation.
Procédures
Tests comportementaux permettant l'évaluation de 61 critères neurologiques larges (30 minutes). Acquisitions IRM afin d'assurer un suivi longitudinal des animaux sans sacrifice (45 minutes). Electrocardiogrammes (ECG) afin de mesurer l'espace QT et de valiser une abscence de perturbation du rythme cardiaque (10 minutes).
Impact sur les animaux
Le modèle expérimental d'induction de la démyélinisation par la cuprizone est usuellement réalisé chez la souris. Les atteintes oligodendrocytaires et neuronales de la substance blanche sont majoritairement localisées dans le corps calleux et le pédoncule cérébelleux supérieur, cependant les animaux ne présentent pas de signe clinique évident. Leur prise alimentaire et hydrique n'est pas altérée.
Devenir
Tous les animaux sont mis a mort au point d'analyse final. Les animaux recevront une dose létale de Dolethal afin de réaliser d'une perfusion intracardiaque qui permettra de fixer les tissus avant les études en microscopie.
Remplacement
Des études in vitro ont été réalisées avec des agonistes S1R préalablement à cette expérimentation. Il est décrit que des ligands synthétiques moins selectifs et moins affins que nos composés montrent des capacités à inhiber la démyélinisation ou à activer la remyélinisation. Nos molécules pharmacologiques ont donné des résultats prometteurs lors de leurs injections dans des souris développant une EAE. Nous avons construit une collaboration scientifique avec un partenaire industriel dans le but d’étudier plus précisément l’implication de nos composés sur les processus de démyélinisation/remyelinisation qui constituent une voie prometteuse pour moduler la phase progressive de la SEP. Les mécanismes impliqués dans ces processus sont complexes. Ils impliquent la destruction tissulaire, le système immunitaire et la neuropathologie chronique. Ces événements sont uniquement reproduit dans des modèles animaux, aucune alternative in vitro, ni in silico n'existe actuellement.
Réduction
La recherche d’une grille de lecture clinique permettra de parfaire le suivi de l’évolution de chaque individu. L’utilisation de techniques IRM nous permettra de suivre les modifications présentes au sein du SNC durant 12 semaines, sans sacrifice. Notre plan d’expériences imbriquées permettra de limiter le nombre d’individus. Un grand nombre d'animaux sera sacrifié durant la seconde procédure expérimentale afin de valider un seul protocole d'administration et deux fenêtres thérapeutiques. Les données des animaux témoins seront réutilisés.
Raffinement
Le modèle de démyélinisation est maitrisé par notre équipe et répandu dans les laboratoires étudiants la physiopathologie des phénomènes de démyélinisants/remyélinisants. Les points d’analyses nécessitant une euthanasie ont été clairement définis grâce à la bibliographie. Leur pertinence pour chaque animal sera attestée par l’utilisation d’une grille de lecture clinique affinées et d’un suivi IRM longitudinal.
Choix des espèces
Le modèle expérimental d’induction de la démyélinisation par la Cuprizone est usuellement réalisé chez la souris. La souris C57BL/6 male est classiquement utilisée. Cependant, aucune différence notable des profils de démyélinisation n’est observée en fonction du sexe. Les souris sont âgées d’environ 8 semaines lors de la mise sous une alimentation additionnée de cuprizone (0,2%). Nous veillerons à effectuer une période d’acclimatation de 5 jours minimum avant d’engager tout protocole. Les animaux seront donc livrés à l’âge de 7 semaines.
Mise au point d’une interférence avec l’expression de la connexine 43 dans le complexe vagal dorsal du tronc cérébral
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
36 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacune subit une chirurgie stéréotaxique du cerveau d'environ 40 minutes, puis une perfusion intracardiaque terminale ou une décapitation sous anesthésie, pour valider des outils d'interférence ARN ciblant une protéine des cellules gliales. Le porteur décrit les suites de la chirurgie cérébrale, saignements, douleur, faiblesse et risque infectieux pendant la cicatrisation. Il présente ce projet pilote comme fournissant des résultats "indispensables" à la publication de travaux ultérieurs sur le contrôle de la balance énergétique.
Objectifs
L’obésité est définie par une accumulation anormale ou excessive de masse adipeuse qui peut entraîner des conséquences néfastes sur la santé. Le contrôle de la balance énergétique (équilibre entre les dépenses énergétiques de l’organisme et les apports par la prise alimentaire) est normalement assuré par le cerveau, avec un rôle important dévolu à une structure localisée dans le tronc cérébral caudal. Le tissu nerveux comporte des neurones et des cellules gliales, ces dernières ayant longtemps été considérées comme apportant un simple soutien nutritif aux neurones. Les neurones du tronc cérébral caudal sont sensibles à de multiples signaux informant du niveau des réserves énergétiques de l’organisme. Un dysfonctionnement de ces neurones n’explique pas totalement la pathogenèse de l’obésité chez l’Homme. Dans ce contexte, il est aujourd’hui admis que les cellules gliales interagissent avec les neurones pour réguler la balance énergétique mais les mécanismes régissant leur communication demeurent largement inconnus. La connexine 43 est une protéine permettant aux cellules gliales de communiquer entre elles et avec les neurones. Notre objectif global est d’évaluer le rôle de la connexine 43 exprimée par les cellules gliales du tronc cérébral caudal dans la balance énergétique chez la souris. Il nous faut pour cela être à même d’inhiber spécifiquement l’expression de cette protéine dans ces cellules gliales chez des souris adultes. La technologie choisie pour cette inhibition est l’interférence ARN, ciblant un gène particulier. Dans le cadre du projet pilote constituant la présente demande d’autorisation, nous avons conçu et fait produire deux vecteurs viraux permettant d’exprimer spécifiquement dans les cellules gliales du tronc cérébral caudal, une protéine fluorescente, ainsi qu’un ARN interférant dirigé contre la connexine 43 ou un ARN inactif. Notre objectif est de valider la capacité de nos outils ARN interférant et leurs vecteurs viraux à réduire sélectivement l’expression de de la connexine 43 dans ces cellules, sur une durée compatible avec l’analyse d’un impact sur la balance énergétique.
Bénéfices attendus
Ce projet pilote a pour but la mise en place d’injections intracérébrales aigues permettant d’induire une réduction de l’expression de la connexine 43 dans les cellules gliales du complexe vagal dorsal du tronc cérébral. Le principal objectif de ce projet est de raffiner la méthodologie et valider les outils que nous utiliserons par la suite pour étudier l’effet d’une réduction de l’expression de la connexine 43 sur la balance énergétique des souris. Cette étude pilote fournira les preuves scientifiques de la validité des outils utilisés, des résultats indispensables pour la publication de l’ensemble de travaux. Nous utiliserons ce protocole pour mieux comprendre l’implication de la communication des cellules gliales sur le maintien de la balance énergétique.
Procédures
Toutes les souris incluses dans le projet (36) sont soumises à une chirurgie stéréotaxique sous analgésie et anesthésie (une fois, durée environ 40 minutes) et soit à une perfusion intracardiaque terminale sous analgésie et anesthésie avec un fixateur formolé (12 souris ; durée inférieure à 2 minutes entre la première incision et la mort), soit à une décapitation sous anesthésie (24 souris ; durée inférieure à 1 seconde).
Impact sur les animaux
Les nuisances et effets indésirables attendus sont ceux liés à chirurgie d’injection intracérébrale : saignements per et post-opératoires, douleur post-opératoire, faiblesse transitoire post-opératoire pouvant limiter les capacités d’accès à la nourriture et à l’eau, fragilité durant la phase de cicatrisation avec risque inflammatoire et infectieux.
Devenir
PROCEDURE 1 : La mise à mort des animaux est requise pour l’analyse histologique permettant de vérifier la bonne expression de nos vecteurs viraux. PROCEDURE 2 : La mise à mort des animaux est requise pour l’analyse de l’expression de la connexine 43 et la détermination des modifications de structure de cette protéine ayant un impact sur son fonctionnement.
Remplacement
L’utilisation d’animaux à des fins scientifiques se justifie ici car il n’existe, à ce jour, aucune méthode de substitution in vitro n’utilisant pas l’animal de laboratoire et permettant l’étude de l’implication des cellules gliales dans le contrôle de la consommation alimentaire et du poids corporel.
Réduction
Le nombre de souris nécessaire à ce projet est de 36 souris mâles. Notre expertise nous permet de définir ce nombre au plus juste compte tenu du nombre de paramètres à tester et des mesures à effectuer pour chaque lot d’animaux. Ce projet s’inscrit parfaitement dans une démarche de réduction des répétitions inutiles puisqu’il permet d’établir un protocole robuste pour des injections intracérébrales permettant d’induire une réduction de l’expression de la connexine 43 dans les gliales du complexe vagal dorsal. Le protocole sera reproduit dans le prochain projet pour étudier la contribution de la connexine 43 au maintien de la balance énergétique. Les délais de mise à mort ont été choisis par rapport aux données bibliographiques ayant testé les délais post-traitement à partir desquels l’expression de vecteurs viraux est effective. Néanmoins aucune donnée bibliographique n’existe pour le vecteur viral que nous injecterons dans la région cérébrale ciblée. Ces expériences sont donc essentielles.
Raffinement
Les animaux utilisés dans ce projet sont contrôlés visuellement de façon quotidienne et pesés au minimum deux fois par semaine. Toute détection d’une apparence générale et/ou d’un comportement général suspect et/ou d’une perte de poids supérieure à 5% entraine la mesure d’un score de souffrance selon une grille adaptée et des actions correctives adaptées en cas d’atteinte des points limites ou points d’arrêt établis. Toutes les procédures chirurgicales sont accompagnées d’un traitement pharmacologique ayant pour but de réduire, supprimer ou soulager l’inconfort, la détresse ou l’angoisse subie par les animaux. La chirurgie d’injection intracérébrale est réalisée sous analgésie morphinique, anesthésie locale, anesthésie générale et contrôle stéréotaxique, avec un traitement antiinflammatoire en postopératoire. Par ailleurs dans ce projet, les injections intracérébrales sont réalisées uniquement en unilatéral pour diminuer le temps de chirurgie et la sévérité de la procédure. Un suivi post-opératoire renforcé permet de repérer précocement tout animal en souffrance de sorte à administrer un traitement analgésique supplémentaire, ou sortir un animal de l’étude en cas d’atteinte des points limites ou points d’arrêt établis. En fin de projet, la mise à mort des animaux pour l’analyse histologique est réalisée sous analgésie et anesthésie générale. Tout au long du projet, l’hébergement des animaux se fait avec un enrichissement du milieu, dans un environnement à température et hygrométrie contrôlées et un cycle jour/nuit 12h/12h. Après la chirurgie, les animaux doivent être hébergés dans des cages individuelles pour leur protection. Néanmoins, les cages transparentes pour rongeurs en polycarbonate sont disposées de façon à permettre des contacts visuels et olfactifs avec les congénères.
Choix des espèces
La souris est l’animal le mieux documenté dans la littérature pour le rôle du cerveau dans le contrôle de la balance énergétique. Des souris adultes à partir de 8 semaines seront utilisées. Ce stade de développement correspond à celui préalablement utilisé pour établir la carte de référence du cerveau de la souris permettant de repérer chaque structure cérébrale par ses coordonnées en trois dimensions. Les souris seront commandées à l’établissement éleveur pour une arrivée à 7 semaines, permettant une semaine d’habituation et d’acclimatation avant les expériences.
Formation aux techniques d’administration et de prélèvement chez la souris
- Formation professionnelle
2 310 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles servent de support d'entraînement à des gestes techniques, jusqu'à cinq par animal, gavage, injections sous la peau, dans le péritoine ou la veine de la queue, prélèvement derrière l'œil et ponction cardiaque. Le seul objet du projet est de former et d'entretenir les compétences des expérimentateurs, aucune connaissance scientifique n'étant produite. Le porteur affirme réaliser ces gestes "tout en impactant au minimum le bien-être des animaux non-humains", les souris étant tuées après cinq gestes au maximum ou réutilisées pour d'autres séances.
Objectifs
Ce projet a pour objectif d’enseigner et/ou d’entretenir les compétences des expérimentateurs sur différentes techniques d'administration et de prélèvement chez la souris. Celles-ci sont utilisées selon les besoins liés aux divers projets scientifiques.
Bénéfices attendus
Les bénéfices du projet sont doubles puisqu’il permettra de former et de maintenir les compétences et les connaissances des expérimentateurs pour la réalisation de prélèvement sanguin et/ou d’administration de qualité chez la souris, tout en impactant au minimum le bien-être des animaux.
Procédures
Un maximum de 5 administrations/prélèvements (procédures expérimentales 1, 2 et 3 confondues) pourra être réalisé sur un nombre maximum de 2310 animaux. Les 4 gestes techniques suivants seront réalisées sur animaux vigiles : 1. Administration d'un volume maximum de 10 mL/kg d'eau stérile par voie orale, à l'aide d'une sonde de gavage adaptée à la souris ; 2. Administration d'un volume maximal de 20 mL/kg (seringue de 1 mL + aiguille 26G) d’une solution tampon de phosphate salin (PBS) stérile par voie IP, dans le quart inférieur droit ; 3. Administration d'un volume maximal de 10 mL/kg (seringue de 1mL + aiguille 26G), de PBS stérile par voie SC (pli cutané au niveau du dos ou exposition au niveau du flanc) ; 4. Administration d'un volume maximal de 5 mL/kg (seringue 1 mL + aiguille 30G) de PBS stérile par voie IV, dans la veine caudale latérale. La souris sera positionnée dans une boîte de contention adaptée et conçue pour les injections veineuses à la queue. Les 2 gestes techniques suivants seront réalisés sous anesthésie générale (par voie gazeuse à l’isoflurane) associée à un analgésique local (instillation d’1 goutte de Tétracaïne 1% dans l’œil de l’animal) : 1. Administration d'un volume maximal de 5 mL/kg (seringue de 1 mL + aiguille 30G) de PBS stérile par voie IV au niveau du sinus rétro-orbital ; 2. Prélèvement rétro-orbital d'un volume maximal de 100 µL pour une souris de 25 g ou plus (soit V
Impact sur les animaux
Les gestes réalisés sur les animaux, dans les procédures 1 et 2, bien que pouvant être répétés et/ou multiples, sont de gravité légère. Aucune incidence significative sur le bien-être ou l’état général ne devrait être observée. La procédure 3 est menée intégralement sous anesthésie générale au terme de laquelle l’animal ne reprend pas conscience. Celle-ci n'occasionne aux souris aucune douleur, aucun mal ou dommage, ne provoque pas de grande anxiété et ne perturbe pas notablement leur état général.
Devenir
Dans les procédures 1 et 2, les animaux seront sacrifiés après un nombre d’administrations/prélèvements maximum de 5 (toutes procédures confondues) afin de limiter les nuisances sur le bien-être des animaux et éviter tout effet indésirable. Pour les animaux ayant subit un nombre inférieur à 5, ils pourront être réutilisés dans l’une des 3 procédures afin de limiter au maximum le nombre d’animaux entrant en expérimentation. La procédure 3 se déroule intégralement sous anesthésie générale, au terme de laquelle l’animal ne reprend pas conscience. Les animaux sont ainsi sacrifiés sans subir de nuisance ou d’effet indésirables.
Remplacement
L'objectif de ce projet est de maîtriser un certain nombre de techniques d'administration et de prélèvement chez la souris, dans des conditions comparables à celles utilisées dans les projets scientifiques. L'utilisation d'animaux est donc incontournable.
Réduction
Nous sommes dans le cadre d’une formation et aucune statistique ne sera utilisée. Afin de réduire le nombre d'animaux utilisés, ces derniers seront, dans la mesure du possible, des souris de réforme issues des élevages et/ou des animaux réutilisés d’un projet antérieur. Elles pourront être utilisées plusieurs fois dans la limite des volumes maximum recommandés et d’un nombre maximum d’administrations/prélèvements cumulés de 5.
Raffinement
Pendant toute la période précédant la mise en œuvre du projet, les animaux seront hébergés à 2-5 par cage avec un minimum de 2 enrichissements de milieu. En fonction de la procédure, afin de réduire au maximum les nuisances sur le bien-être des animaux, ces derniers pourront être anesthésiés (isoflurane) et/ou analgésiés (buprénorphine en préanesthésie, tétracaïne 1%).
Choix des espèces
La souris étant le modèle d'étude des expérimentateurs de l'animalerie, il est donc pertinent que la formation/maintien des compétences soit réalisé sur cette espèce. Les souris seront utilisées à partir de 7 semaines et jusqu'à une 20aine de semaines en fonction des euthanasies programmées dans l'animalerie (dans le cas de réformes issues des élevages et/ou d’animaux réutilisés d’un projet antérieur).
Défaut diaphysaire fémoral chez le rat : un modèle orthopédique pour l’étude de biomatériaux destinés à la régénération osseuse
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
280 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. On leur crée par chirurgie un défaut osseux dans le fémur, suivi au microscanner toutes les deux semaines pendant deux mois, pour tester le pouvoir de régénération de biomatériaux. Le porteur reconnaît que la chirurgie provoque une douleur et une gêne à la mobilité les premiers jours. Les rats sont tués au dioxyde de carbone à huit semaines pour l'analyse de l'os.
Objectifs
Pour étudier le potentiel ostéogénique du biomatériau, nous souhaiterions avoir recours à un modèle animal déjà développé et maîtrisé au sein de notre unité. Ce modèle est facile à mettre en œuvre et reproductible. Le modèle de défaut osseux diaphysaire est réalisé au niveau du fémur du rat afin de tester le pouvoir ostéogénique des biomatériaux implantés.
Bénéfices attendus
Ce projet permettrait de le développement de nouveaux dispositifs médicaux (matériaux de comblement ou membranes pour la régénération osseuse guidée).
Procédures
Les animaux subiront une chirurgie au niveau du fémur (création d'un défaut). Cette intervention dure environ 30 min par animal. Suite à l'opération, le suivi par micro scanner de la régénération osseuse pour chaque rat sera réalisée à des intervalles de temps espacés (toutes les 2 semaines). Lors de cette procédure, les rats seront anesthésiés à l'isoflurane (maintient au masque). Concernant cette procédure, l'acquisition du microscanner dure environ 15 min. Il est envisagé de réaliser 5 fois cette acquisition sur chaque rat (suivi longitudinal sur 2 mois, avec une acquisition à: T0, 2, 4, 6 et 8 semaines).
Impact sur les animaux
Les animaux subiront une intervention chirurgicale en site orthopédique (défaut unicorticale) et ne nécessitera pas de fixation interne de l'os. Toutefois, la chirurgie engendra une duleur pour les animaux et leur mobilité sera atteinte lors des premiers jours post-opératoires. Une surveillance sera établie afin de pallier à ces inconvénients.
Devenir
Suite à la procédure n°1 (chirurgie), les animaux seront maintenus en vie pour la procédure n°2 (scanner). Lors de la dernière acquisition au scanner (8 semaines), les animaux seront euthanasiés au dioxyde de carbone par le personnel de l'animalerie conventionnelle afin de pouvoir réaliser des analyses histologiques sur ces animaux.
Remplacement
Les produits destinés à être implantés chez l'humain doivent nécessairement être testés chez l'animal avant les essais cliniques. Il n'existe pas de méthode basée sur une approche in vitro permettant d'évaluer ces matériaux. Les matériaux doivent être d'abord testés dans modèle de rat, puis, si les résultats obtenus sont satisfaisants, ils doivent être testés dans modèle chez le gros animal
Réduction
Pour réduire le nombre d'animaux utilisé, un suivi longitudinal par analyse au micro scanner sera réalisé.
Raffinement
Pour réduire l’angoisse : une période d’adaptation d’une semaine sera respectée avant le début des expérimentations. Une cage après l’autre sera amenée à la salle de chirurgie, séparée de la zone d’hébergement des animaux pour éviter toutes sources de stress des animaux opérés et des animaux à opérer. Après la chirurgie, chaque rat se réveille dans une cage à part pour éviter le contact avec des congénères non anesthésiés. Après le réveil complet, la souris reviendra dans sa cage d’origine. Raffinement des conditions d’hébergement : pour enrichissement de l’environnement d’hébergement, que de la litière en copeaux de peupliers et des jouets.
Choix des espèces
Le Rat est une espèce adaptée à la première étape de validation chez l'animal de matériaux destinés au traitement des pertes osseuses. De par sa taille, il permet de réaliser des lésions circulaires de diamètre suffisant au niveau du fémur. Le rat permet ainsi de valider la biocompatibilité, la stabilité dans le temps et l'efficacité thérapeutique du produit. En cas de résultats satisfaisant et supérieur à ce qui est obtenu avec les produits de référence actuellement sur le marché, une validation chez le gros animal sera nécessaire. Des rats Sprague Dawley adultes de 10 semaines, d'un poids d'environ 400 g seront utilisés. En effet les animaux utilisés doivent avoir achevé leur développement et leur croissance.
Intérêt de l’inhibition de l’activité phosphatase de l’époxyde hydrolase soluble pour la prise en charge des maladies cardiovasculaires
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
Rats : 168
360 rongeurs, souris et rats, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère pour 160 d'entre eux. Une partie subit la ligature d'une artère du cœur, une autre l'ablation d'un rein, avant des examens d'IRM, pour tester si l'inhibition d'une enzyme protège des maladies cardiovasculaires. Le porteur indique que les animaux hypertendus risquent l'accident vasculaire cérébral et l'insuffisance cardiaque ou rénale. Il présente le projet comme validé par l'Inserm et financé par l'ANR, les animaux étant tués pour analyser leurs artères et prélever leurs organes.
Objectifs
Il s’agit d’un projet s’inscrivant dans le domaine de la recherche publique préclinique. L'objectif central du projet de recherche expérimentale est de répondre pour la fois à la question : l’inhibition de la sEH phosphatase peut-elle constituer une nouvelle approche thérapeutique pour la prévention et/ou le traitement des maladies cardiovasculaires ? Ce programme de recherche a été validé scientifiquement par l'Inserm (CSS4), ainsi que par des experts internationaux sollicités. Il sera financé par l’ANR.
Bénéfices attendus
Le but ultime de cette recherche est de pouvoir démontrer pour la première fois que la sEH phosphatase constitue une cible thérapeutique d’intérêt pour prévenir et/ou traiter les maladies cardiovasculaires et nous espérons que cette recherche permettra la mise en place d’une nouvelle classe de traitements.
Procédures
le but de cette étude est un modèle d'hypertension artérielle et d'insuffisance rénale. La procédure N°1 chirurgicale , concernant le modèle de ligature coronaire comprends un nombre de 66 souris et 84 rats La procédure N°2 chirurgicale , concernant le modèle de Néphrectomie comprends également un nombre de 66 souris et 84 rats. Les animaux restant ne subissent aucune chirurgie mais un traitement, concernant le diabete. Tous l'ensemble des animaux, c'est à dire 192 souris et 168 rats auront un IRM standart.
Impact sur les animaux
Concernant le groupe de la procédure N°1 sur l'Hypertension Artérielle, ces animaux seront hypertendus; il y a donc des riques d'AVC et les animaux vont développer une insufisance cardiaque, d'ou une surveillance et un contrôle particulier quotidien, cela n'engendre pas de réponse d'un point de vue comportemenatale. Les animaux de la procédure N°2, sur le modèle d'insufisance rénale, auront egalement un facteur risque d'AVC , ils peuvent aussi développer une insufisance cardiaque. cette pathologie n'engendre pas de signe comportementaux, la surveilance quotidienne est absolument indisprensable.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort pour l'étude de la fonction vasculaire del'artère mésentérique par artériographie et les prélèvements sanguins, ainsi que les différents organes qui serviront aux analyses anatomiques et moléculaires, seront prélevés.
Remplacement
Les expériences in vivo ne peuvent pas être remplacées pour la bonne réussite de ce projet. En effet, ce projet se propose d’étudier les effets cardiovasculaires de l’inhibition d’une enzyme dans des conditions de physiopathologie intégrées, autrement dit, chez des rats et des souris avec une hypertension artérielle, une insuffisance rénale ou un diabète induits expérimentalement. L’utilisation de cellules ou de modèles expérimentaux ex vivo est par conséquent inadéquate pour répondre de façon pertinente aux questions posées dans le cadre de ce travail. Ainsi, les procédures expérimentales ont un caractère de stricte nécessité et ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants et susceptibles d'apporter le même niveau d'information.
Réduction
réduire le nombre d'animaux par l'utilisation de méthodes non invasives (IRM, échocardiographie) permettant de répéter les analyses sur le même animal au cours de la maladie. De plus, nous avons réalisé des tests statistiques appropriés pour calculer le nombre de souris et de rats nécessaire afin de détecter une différence de 15% (one way ANOVA et test de Tukey).
Raffinement
raffiner les modèles afin de réduire la variabilité entres animaux permettant de limiter le nombre d'animaux par groupe : utilisation de régimes alimentaires pour potentialiser le développement de l’atteinte rénale ou des complications cardiovasculaires. De plus, les animaux seront hébergés aux normes requises et un enrichissement (plaques de cellulose vierge et des maisons en carton) est mis en place. Enfin, une anesthésie et une analgésie adéquates seront mises en place pour chaque animal en fonction de chaque type de procédure. Si les animaux arrivent aux points limites, les animaux recevront une injection d’un euthanasiant.
Choix des espèces
Le choix du rat et de la souris se justifie par l’expérience du laboratoire et sur la possibilité de recourir aux animaux transgéniques (rat KI pour la sEH phosphatase) pour approfondir les résultats de la recherche. Les opérations chirurgicales et les mises sous régime seront effectuées sur les souris entre 6 et 8 semaines de vie et sur les rats entre 10 à 12 semaines de vie. Les animaux seront immédiatement traités avec l’agent thérapeutique inhibiteur de la sEH phosphatase (SWE101 administré dans l’eau de boisson : 40 mg/L pour les modèles d’hypertension artérielle et de diabète ou anticorps administré par voie intrapéritonéale pour le modèle d’insuffisance rénale, la dose d’anticorps sera ajustée en fonction des données d’inhibition obtenues in vitro sur la sEH recombinante murine) . Concernant le modèle d’hypertension artérielle et le modèle d’insuffisance rénale, le recueil des urines puis les mesures invasives de la pression artérielle seront réalisées 10 semaines après l’opération, l’imagerie fonctionnelle in vivo 10 à 12 semaines après l’opération et la mise à mort 12 semaines après l’opération. Concernant le modèle de diabète, le recueil des urines puis les mesures invasives de la pression artérielle seront réalisées 14 semaines après le début du régime riche en graisses saturées, l’imagerie fonctionnelle in vivo 14 à 16 semaines après le début du régime et la mise à mort 16 semaines après le début du régime.
Réponses comportementales des cétacés des Terres Australes et Antarctiques Françaises face à la pêche et aux changements environnementaux
- Conservation des espèces
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
280 cétacés sauvages vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, puis laissés dans leur milieu. Des dauphins de Commerson, des orques et des cachalots des Terres australes subissent des biopsies de peau et de lard réalisées à distance, et jusqu'à soixante d'entre eux la pose de balises fixées par des pointes de 60 millimètres, pour étudier leur alimentation face à la pêche et aux changements de leur milieu. Le porteur reconnaît une douleur liée aux biopsies et à la pénétration des pointes, qu'il estime s'atténuer en quelques heures. Aucun animal n'est capturé ni tué, l'état des individus étant suivi par observation.
Objectifs
L'objectif du projet, par une approche combinant biotélémétrie et analyse d’échantillons de tissu sur une durée de 4 ans, est de déterminer les proies et les comportements de recherche alimentaire en réponse aux activités de pêche et aux changements environnementaux, de trois espèces de cétacés des TAAF : le dauphin de Commerson Cephalorhynchus commersonii, l’orque Orcinus orca et le cachalot Physeter macrocephalus.
Bénéfices attendus
L'orque et le cachalot ont été choisis car ce sont des prédateurs au sommet des chaines trophiques et clef de voûte des écosystèmes côtiers et océaniques de l’océan indien sud. De ce fait, ils constituent des indicateurs essentiels des changements affectant ces écosystèmes. ii) ce sont deux espèces particulièrement sensibles aux changements liés à la pêche car en compétition avec les pêcheurs pour les mêmes stocks halieutiques, et parce qu’elles ont développées le comportement de se nourrir sur les poissons capturés sur les engins de pêche (i.e., qualifié de déprédation), modifiant potentiellement la composition de leur régime alimentaire naturel. Le dauphin de Commerson a été choisi car étant un prédateur inféodé à un écosystème restreint (fjords de l’archipel de Kerguelen) et dont l’écologie est encore très peu connue dans la région. Par ailleurs, les 3 espèces de cétacés ont été également choisies car toutes sont associées à des enjeux importants de conservation, avec un fort besoin en connaissances sur l’écologie alimentaire pour la mise en place de mesures effectives de protection. Les populations d’orques et de cachalots ont été fortement réduites par une exploitation passée et par des pratiques létales de pêcheurs illégaux dont certains sont connus pour tirer sur les individus interagissant avec leur activité de pêche.
Procédures
Prélèvements de peau et de lard (échantillons < 25 x 5 mm pour les orques et cachalots et 15 x 4 mm pour les dauphins de Commerson) par biopsie réalisées à distance et de manière passive sur individus sauvages (1 prélèvement par individu, 280 individus échantillonnés sur 4 ans, chaque prélèvement d'une durée de < 0.1 seconde). Deploiement de balises Argos (56 x 50 x 27 mm, poids 69 g) sur maximum 30 orques (balise attachée sur l'aileron dorsal) et maximum 30 cachalots (balise attachée au dos) au moyen de pointes de 60mm (dans tissu conjonctif pour les orques, dans le lard pour les cachalots).
Impact sur les animaux
Pour les biopsies, l'effet indésirable attendu est une douleur associée au prélèvement d'un échantillon de peau et de lard et dont la durée est estimée à un maximum de quelques heures à un jour. Pour le déploiement de balises, l'effet indésirable attendu est une douleur associée à la pénétration des pointes de 60mm (2 par balise) dans le tissu conjonctif pour les orques, dans le lard pour les cachalots. Il est attendu que cette douleur soit ressentie au moment du déploiement de la balise, et baisse dans les heures qui suivent ce déploiement jusqu'à disparaître en même temps que la cicatrisation complète en quelques jours.
Devenir
Toutes les procédures seront effectuées à distance et sans capture des animaux dans leur milieu naturel au moyen d'une approche passive. Tous les individus seront donc "replacés" vivants et, malgré un risque minime de blessure ou d'infection associé aux procédures, l'état de santé des animaux sera surveillé par des observations répétées des individus au cours des heures, jours, mois et années suivant les procédures, et les protocoles ajustés au moindre signe de dégradation de la condition ou de cicatrisation trop lente.
Remplacement
: Il n’est pas possible de remplacer les espèces cibles du projet, puisqu’il s’agit d’études spécifiques sur l’écologie alimentaire et les réponses comportementales de ces prédateurs supérieurs (dont deux espèces sont impliquées dans des interactions directes avec les pêcheries : les orques et les cachalots) et dans un contexte de changements environnementaux susceptibles d’affecter profondément leur écologie.
Réduction
Le nombre maximal d’individus échantillonnés est un compromis entre la faisabilité sur le terrain et la représentativité des informations collectées par rapport aux populations étudiées et nécessité statistique pour la compréhension des facteurs expliquant les variabilités interindividuelle et temporelle observées et d’étudier la structure génétique de ces populations. Les statistiques utilisées seront des corrélations et régressions linéaires simples et multiples, et des modèles mixtes pour comparer individus, âge, sexe, conditions environnementales et comportements (par ex. interaction avec les navires de pêche ou non).
Raffinement
Le dérangement des individus sera réduit au maximum par : la mise en place des procédures sans capture, à distance, et de manière passive (sans poursuite active des animaux) depuis des plateformes d’opportunité (côte des îles, navires de pêche et de ravitaillement) desquels les animaux s’approchent d’eux-mêmes ; l’utilisation d’embout à biopsies dont la taille a été réduite au maximum au vu des analyses à effectuer et de taille minimale par rapport à la taille des animaux étudiés ; l’utilisation de balises Argos étant les plus petites existant sur le marché et de taille négligeable par rapport aux orques et cachalot (le système de fixation par ardillons, même si relativement intrusif, l’est beaucoup moins que les balises totalement implantée en sous dermique, et est le seul autre moyen garantissant plusieurs semaines de déploiement) ; le respect d’une distance minimum pour les biopsies (>7 m) et les déploiements de balise (>5m) ; la sélection scrupuleuse des animaux utilisés selon leur condition, leur âge et leurs antécédents (déjà échantillonnés ou pas) à partir d’une connaissance précise des individus (suivis à long-terme par photo-identification) ; des précautions rigoureuses de stérilisation du matériel ; la mise en place des procédures restreinte à du personnel expérimenté. Enfin la réaction de chaque individu au déploiement d’une balise et/ou d’une biopsie sera notée sur une fiche de suivi remplie à l’issue de chaque déploiement. Dans la mesure du possible chaque déploiement de balise/réalisation de biopsie sera filmé au moyen d’une go-pro et les films réalisés seront référencés et archivés et seront disponibles sur demande.
Choix des espèces
L'orque et le cachalot sont deux prédateurs au sommet des chaines trophiques des écosystèmes côtiers et oceaniques du sud de l’Océan Indien. Les orques des îles Crozet et de Saint Paul/Amsterdam peuvent se nourrir d’une variété de proies incluant d’autres cétacés, des éléphants de mer, des otaries à fourrure, des manchots et des grands téléostéens. Les cachalots se nourrissent de grands céphalopodes et téléostéens. Ainsi, déterminer les préférences alimentaires de ces deux espèces « sentinelles » fournira des informations clés sur l’état et les changements des écosystèmes marins de la région. Par ailleurs, l’orque et le cachalot sont en forte compétition avec les pêcheries pour les stocks halieutiques et, à l’échelle mondiale, ce sont les deux espèces de cétacés le plus fréquemment documentées se nourrir directement sur les poissons capturés sur les engins de pêche (comportement de déprédation). Compétition avec les pêcheries et déprédation modifiant potentiellement la composition de leur régime alimentaire naturel, l’orque et le cachalot ont donc aussi été choisis pour ce projet car particulièrement sensibles et exposés aux changements liés à cette activité humaine. Enfin, l’orque et le cachalot ont également été choisis du fait des enjeux prioritaires de conservation, et donc le besoin de connaissances, associés aux populations des TAAF, ces dernières ayant été fortement réduites par la chasse et les activités illégales de pêche. Le dauphin de Commerson est, dans les TAAF, uniquement présent à Kerguelen. Cette population a été identifiée comme représentant une sous-espèce endémique de l’archipel, à fort isolement géographique étant donné que les autres populations de l’espèce sont en Amérique du Sud. L’espèce a été choisie car malgré un fort enjeu de conservation dû à cet endémisme, l’écologie du dauphin de Commerson de Kerguelen, et son rôle en tant que prédateur dans l’écosystème de type « fjord » des îles Kerguelen, reste méconnu. Nous avons une très bonne expertise scientifique et technique sur ces espèces, basée sur la pratique et sur les suivis à long-terme dont elles font l’objet dans les TAAF. Les orques sont suivies et étudiés depuis 1987, les cachalots depuis 2003 et les dauphins de Commerson depuis 2011.