Procédures modérées

10393 contenus, page 97 sur 867
  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 1200
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 1200
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1200

Les souris utilisées sont immunodéficientes, choisies pour ne pas rejeter les fragments de tumeurs humaines greffés sous leur peau. 1 200 d'entre elles sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue, pour tester des virus oncolytiques sur quinze types de cancers. Chaque animal peut subir une greffe, plusieurs injections de traitement et jusqu'à six prélèvements sanguins. Les souris qui ne développent pas de tumeur malgré la greffe sont elles aussi tuées, le porteur invoquant les nuisances déjà subies.

Objectifs

Le but de ce projet est de tester l’efficacité antitumorale de nouvelles thérapies ciblées, tels que des virus oncolytiques sur des modèles de tumeurs humaines implantées chez la souris. Les virus oncolytiques de seconde génération sont des virus modifiés qui ciblent spécifiquement les cellules cancéreuses pour y exprimer des gènes qui tuent les cellules. Ces virus modifiés ne s’attaquent pas aux cellules saines. Les modèles de tumeurs, appelés xénogreffes dérivées de patients (PDX), permettent de reproduire au mieux les caractéristiques des tumeurs humaines, comme leur morphologie, leurs mutations et leur comportement biologique. Grâce à cela, ils offrent un moyen fiable d’évaluer l’action de nouvelles thérapies comme la virothérapie avant qu’ils ne soient testés chez l’Homme. Notre collection de modèles PDX couvre la majorité des cancers solides (par exemple : sein, poumon, côlon, foie, rein, peau, pancréas, ovaire, vessie, cerveau ou prostate) et reflète la diversité des patients. Chaque modèle est soigneusement étudié afin de mieux comprendre ses particularités et de relier ces informations à la réponse observée aux différents traitements anticancéreux. Les 15 études prévues dans ce projet sont réalisées à un stade avancé du développement des thérapies ciblées, elles permettent d’obtenir des résultats fiables sur les traitements les plus prometteurs pour un type de tumeur ou mutation donnée. Elles peuvent également permettre d’étudier les mécanismes d’action des médicaments dans l’organisme. Elles sont nécessaires pour constituer un dossier d’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) des médicaments.

Bénéfices attendus

Chaque année, dans le monde, près de 20 millions de personnes sont diagnostiquées atteintes d’un cancer (tous types confondus) dont plus de 400 000 en France, et on recense plus de 10 millions de décès (1/6) dont plus de 150 000 en France. Le nombre de personnes atteintes d’un cancer est en constante évolution, mais les progrès en terme de développement de traitements depuis 25 ans ont permis d’observer une diminution de la mortalité. La recherche de nouvelles solutions thérapeutiques est essentielle pour espérer diminuer la mortalité due au cancer, ainsi que limiter les effets indésirables pour les cancers avec des taux de guérison les plus élevés. Dans ce contexte, ce projet vise à identifier de nouvelles thérapies efficaces, via des constructions virales (présélectionnées lors d’analyses préalables : modélisations informatiques et in vitro), précises et capables de cibler et détruire spécifiquement les cellules cancéreuses de différents types. Les doses et associations thérapeutiques les plus adaptées aux patients seront testées. Grâce à la diversité et à la caractérisation approfondie de notre collection de tumeurs humaines implantées chez la souris (modèles de PDX), nous pourrons également mieux comprendre pourquoi certaines thérapies fonctionnent mieux sur certaines tumeurs ou chez certains patients. À terme, ces travaux devraient permettre de proposer de nouvelles options thérapeutiques aux patients pour lesquels les traitements actuels sont inefficaces ou inexistants, améliorer l’efficacité des thérapies disponibles et réduire les effets secondaires associés aux thérapies anticancéreuses actuelles. Ainsi, ce projet participera à réduire la mortalité due aux cancers.

Procédures

Greffe : implantation d’un fragment ou de cellules tumoral(es) sous la peau. Le temps de chirurgie n’excèdera pas 10 minutes. Surveillance des animaux : observation quotidienne du comportement par déplacement et/ou ouverture des cages d’hébergement. Administration de thérapies : préhension des animaux à une fréquence dépendant du schéma de traitement : 1 injection qui pourra être renouvelée en fonction des résultats obtenus en cours d'étude. La durée de préhension n’excèdera pas 1 minute. Prélèvement de sang : préhension des animaux à une fréquence dépendant des besoins en prélèvements, 6 prélèvements seront effectués maximum par animal. La durée de préhension n’excèdera pas 2 minutes.

Impact sur les animaux

Stress dû à l’administration de molécules: nuisance transitoire (plusieurs minutes) de classe légère jusqu’à 4 fois par jour selon le schéma de traitement ; Douleurs post-opératoires: nuisance transitoire (plusieurs heures) de classe modérée; Risque d’infection: nuisance transitoire (plusieurs jours) de classe modérée; Perte de poids: nuisance transitoire (plusieurs jours) de classe modérée; Diarrhée: nuisance transitoire (plusieurs jours) de classe modérée ; Contention en tube pour prélèvement sanguin : nuisance transitoire (plusieurs minutes) de classe légère. -Démangeaisons cutanées : nuisance transitoire de classe légère

Devenir

Les animaux pour lesquels les tumeurs se seront développées seront euthanasiés pour réaliser les analyses associées (biologiques, histologiques). Les animaux n’ayant pas développé de tumeur malgré la greffe d’un fragment tumoral seront euthanasiés compte tenu des nuisances occasionnées.

Remplacement

Le développement de nouveaux traitements permettant de lutter contre le cancer nécessite la réalisation de tests précliniques afin de valider leur efficacité sur la croissance tumorale, avant une application chez l’Homme. Il existe des méthodes alternatives et préalables à la réalisation de tests sur les animaux (prédictions informatiques, in vitro …), permettant de tester rapidement un grand nombre de molécules, et de sélectionner celles qui semblent le plus efficace. Cependant, ces méthodes réalisées en dehors du cadre d’un organisme vivant n’offrent pas la possibilité de lier les effets des traitements avec la complexité de l’organisme, par exemple elles ne prennent pas en compte l’effet de la circulation sanguine ou le rôle du foie dans la transformation et la distribution des médicaments. Cela limite la possibilité de prévoir comment un traitement agira réellement dans le corps d’un patient. C’est pourquoi, une fois les tests préliminaires terminés, et les molécules les plus prometteuses identifiées, il est nécessaire de poursuivre leur évaluation chez l’animal. Ces études sont réalisées sur un nombre d’animaux permettant d’obtenir des résultats fiables sur l’effet antitumoral des molécules testées. C’est une étape nécessaire pour constituer un dossier d’Autorisation de Mise sur le Marché des médicaments.

Réduction

Ce projet utilise le nombre d’animaux nécessaire pour obtenir des résultats fiables lors des étapes avancées d’évaluation des thérapies. Les expériences sont réalisées sur des groupes de souris suffisants pour réaliser les tests statistiques adéquats et valider l’effet des thérapies testées avant des essais cliniques chez l’Homme. La croissance des tumeurs est mesurée de manière standardisée pour savoir si le traitement fonctionne : s’il stabilise ou diminue le volume de la tumeur.

Raffinement

Pour prévenir l’hypothermie durant l’acte chirurgical, les animaux seront placés sur un tapis chauffant. Pour la prévention de la douleur et la souffrance lors de l’acte chirurgical et lors des prélèvements terminaux, les animaux recevront une anesthésie générale. Les produits d’anesthésie générale proposés sont suffisants pour obtenir un effet anti-douleur en plus de l’effet anesthésique profond pour le temps et le type d’intervention réalisée. Si une perte de poids est observée, un supplément nutritionnel sera proposé à l’animal. Pour les soins, si une lésion ou une sécheresse sont observées au niveau de la sphère oculaire, une solution nettoyante et/ou protectrice sera appliquée. Si une lésion cutanée est observée, une solution antiseptique sera appliquée. En cas d’infection, des analyses bactériologiques et/ou virologiques pourront être effectuées pour instaurer un traitement adéquat et l’animal pourra être isolé pour lui permettre de se rétablir sans la présence de ses congénères. Dans ce cas, divers matériaux ajoutés pour atténuer l’effet d’isolement et permettre la création d’un cocon. Après l’administration de molécules (thérapies ciblées et/ou traitement de référence), l’animal sera observé pour détecter tout comportement inattendu. Aussi, un point de compression sera réalisé au site d’injection intraveineux pour stopper le saignement. Si ces points de raffinement ne sont pas suffisants, les mesures associées aux points limites de ce projet seront appliquées.

Choix des espèces

Nous utilisons des souches murines immunodéficientes qui sont classiquement utilisées pour des greffes de fragments tumoraux issus de tumeurs humaines et dans le cadre d'évaluations pharmacologiques. Les souris présentant un système immunitaire résiduel qui se développe avec l'âge et qui peut réduire le taux de prise de greffe, nous utiliserons des animaux en fin de période d'acclimatation, âgés entre 5 et 13 semaines afin d'homogénéiser les conditions de croissance entre les différentes études.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 1150
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 1150
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1150

Une incision du thorax pour injecter des cellules tumorales directement dans le poumon: 1 150 souris sont soumises à cette procédure ou à des greffes dans la babine et sous la peau, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. Chaque animal reçoit ensuite une radiothérapie localisée et des injections d'anticorps modulant la réponse immunitaire. Le projet vise à entraîner des algorithmes d'intelligence artificielle sur des images de scanner pour prédire la réponse à l'immunothérapie. Le porteur reconnaît que les modèles murins sont "imparfaits d'un point de vue purement biologique" tout en les jugeant indispensables.

Objectifs

L'avènement de l'immunothérapie a conduit à un changement de paradigme dans le traitement de plusieurs cancers solides et hématologiques, conduisant à des résultats impressionnants en termes de survie et de réponse tumorale. Cependant, seule une fraction des patients répond à l'immunothérapie, soulignant ainsi le besoin urgent de biomarqueurs pronostiques et prédictifs. L'infiltration immunitaire tumorale est un élément essentiel de la réponse immunitaire contre le cancer, conditionnant la réponse à l’immunothérapie. Le développement de stratégies non invasives pour quantifier cette infiltration immunitaire tumorale et prédire le résultat du traitement pourraient representer une avancée majeure. Ce projet vise à développer et tester dans des modèles tumorales murins un approche basé sur l’analyse d’images radiologiques combiné à des méthodes d’intelligence artificielle pour développer des algorithmes prédictifs.

Bénéfices attendus

À l'ère de la médecine personnalisée, où les stratégies thérapeutiques sont de plus en plus adaptées aux profils spécifiques des patients et des tumeurs, la radiomiquele développement de algorithmes prédictifs pourrait représenter un outil précieux d'aide à la décision, guidant la prise en charge des patients atteints de cancer. La possibilité de déchiffrer de manière non invasive le microenvironnement tumoral et de suivre la réponse au traitement, par le biais de signatures radio-immunes, pourrait impacter de façon majeure la pratique clinique. De plus, l’opportunité de suivre dynamiquement et "en temps réel" l’infiltration en lymphocytes T CD8+de cellules immunitaires peut nous permettre de proposer de nouveaux traitements sur mesure. Le développement d'algorithmes prédictifs pour la prise en charge des patients atteints de cancer pourra améliorer l’efficacité des thérapies et réduire les chances d’échec thérapeutique, en sélectionnant les patients qui ont le plus de possibilités de répondre au traitement sélectionné et en arrêtant précocement des traitements inefficaces.

Procédures

Des injections de cellules tumorales seront réalisées chez tous les animaux, soit au niveau de la babine soit au niveau pulmonaire, soit au niveau sous-cutané. Les cellules tumorales seront injectées directement dans la muqueuse orale des souris préalablement anesthésiées, avec une aguille de petit diamètre (n=1, durée 5 secondes, anesthésie locale). L’injection de cellules dans le poumon prévoit une petite incision à niveau du thorax de souris (sous anesthésie générale) pour exposer la plèvre. L’injection sera effectuée travers la plèvre avec une aiguille de petit diamètre (n=1,durée 2 minutes). Les injections d'anticorps (n=1 par animal, durée 3 secondes), se feront sous anesthésie locale avec de la lidocaine.

Impact sur les animaux

Des difficultés légères d’alimentation pour les souris avec une tumeur ORL sont possibles. Pour le modèle pulmonaire, la croissance de la tumeur peut engendrer une difficulté respiratoire légère. Pour le modèle sous-cutané, la croissance tumorale une gêne mécanique légère. Un impact modéré systémique (perte d'appétit) est aussi possible. Le traitement par radiothérapie étant extrêmement localisée, la toxicité provoquée par les rayons seront minimes et légers. Par ailleurs, les injections étant faites sous anesthésie locale et espacées de plusieurs jours entre les injections, nous nous attendons à des effets transitoires et légers de ces injections.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin des procédures expérimentales pour analyse sur tissus et organes post-mortem.

Remplacement

Ce projet a pour but d’évaluer les effets de la radiothérapie localisée combinée ou non à des immunomodulateurs sur le microenvironnement tumoral et de suivre la réponse au traitement pour dévoiler des signatures radio-immunes. L’étude du recrutement et de la réponse des leucocytes dans la tumeur nécessite la présence d’un système immunitaire efficace dans un modèle dynamique (depuis la production des cellules dans la moelle osseuse, leur libération dans le sang, leur maturation dans les organes lymphoïdes secondaires, jusqu’au recrutement sur le site tumoral) qui ne peut pas être réalisée in vitro. Ceci met en jeu des interactions complexes nécessitant un organisme vivant entier. Les modèles murins sont imparfaits d’un point de vue purement biologique mais permettent d’étudier la réaction immunitaire anti-tumorale in vivo et ont l’avantage d’être d’une taille bien plus faible que chez l’humain, ce qui permet une inclusion en totalité des tumeurs et des tissus environnant pour une analyse histologique exhaustive. Cette inclusion en totalité ouvre une possibilité plus importante de mise en correspondance spatiale d’images histologiques et radiologiques, non réalisable en clinique, et apportera des éléments concrets quant à la réalité biologique d’hypothèses faites depuis plusieurs années en clinique. De plus, des modèles murins permettant la modulation in vivo de sous-populations spécifiques de cellules immunitaires (par exemple la déplétion vs l'enrichissement en CD8) au sein du microenvironnement immunitaire tumoral pourraient renforcer la signification biologique de notre signature radiomique. Nous envisageons pour cela un traitement personnalisé incluant radiothérapie et agents immunomodulateurs (par exemple anti-TGF beta, anti-CD8, anti-PD1) capables d'agir sur la contexture immunitaire tumorale.

Réduction

La génération d’un algorithme prédictif et pronostique par deep learning nécessite l’analyse d’un large set de données. En effet, cela est nécessaire pour un bon entraînement des algorithmes de prédiction. De plus, il est nécessaire d’utiliser une cohorte indépendante sur laquelle tester l’efficacité des algorithmes développés. Il n’existe aucune donnée dans la littérature concernant des analyses radiomiques dans des modèles tumoraux murins. Notre estimation de 50 souris par groupe est donc basé sur des observations cliniques et sera adapté sur la base des données obtenues pendant la réalisation du projet. En autre, les modèles murins que nous utiliserons ont déjà été testés et validés dans de nombreuses publications, et la collaboration avec Gustave Roussy nous permettra d'avoir des modèles déjà testés et performants, minimisant ainsi le nombre d'animaux nécessaires.

Raffinement

Nous avons mis en place des stratégies d'expérimentation et d'observation afin de réduire au minimum la souffrance et la douleur des animaux. Examen clinique quotidien. Une pesée sera effectuée régulièrement. Les points limites seront strictement appliqués. - Le développement de la tumeur ainsi que les signes de toxicité (perte de pois, prostration,nécrose) seront évalués 3 fois par semaine (sacrifice des souris dès qu’un point limite est atteint). -Un complément alimentaire sera administré aux souris pour limiter les effets de l'asthénie et de l'irradiation.

Choix des espèces

La souris est l’espèce animale de référence pour les études de radiobiologie et est parmi les plus utilisées pour étudier les réponses immunitaires pendant le développement tumoral. De plus, pour des raisons de taille, de prix et de temps nous avons choisi cette espèce. La physiologie et la génétique de la souris sont de mieux en mieux connues et de nombreuses études ont déjà validé des découvertes faites chez la souris en les appliquant pendant des essais cliniques, ce qui promeut et facilite le transfert des résultats obtenus chez la souris en clinique. Les souris seront âgées de 7 ou 8 semaines, âge auquel les souris sont suffisamment matures. De plus, les modèles tumoraux ORL et pulmonaire et sous cutané ont été développés et caractérisés en utilisant des souris de cet âge, et nous allons maintenir ces mêmes paramètres pour cette étude

  • Recherche appliquée
    • Troubles endocriniens
    • Troubles musculosquelettiques
Souris : 58
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 58
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 58

Chacune des 58 souris mâles rendues obèses par un régime gras est poussée jusqu'à l'épuisement sur un tapis roulant, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. Les animaux subissent aussi des mesures de force musculaire, un prélèvement sanguin et près de cent administrations de traitement au fil de l'étude. Le projet évalue un composé d'un client, seul ou combiné à la sémaglutide, pour un médicament anti-obésité destiné à l'être humain. L'étude est restreinte aux mâles pour ne pas doubler les effectifs, et se situe à un stade précoce du développement de ce candidat.

Objectifs

L'obésité dans le monde a presque triplé depuis 1975, pour atteindre plus de 650 millions de personnes obèses en 2016, selon l'OMS. L'obésité est alors considérée comme un fardeau de santé publique, pour lequel une variété de thérapeutiques, de procédures chirurgicales et de dispositifs médicaux sont actuellement à l'étude. Parmi ceux-ci, la sémaglutide, un agoniste des récepteurs GLP-1R, a obtenu récemment une autorisation de mise sur le marché. La Sémaglutide présente une efficacité impressionnante, du niveau de celle de la chirurgie bariatrique, mais certaines inquiétudes émergent car la perte de poids résultante de son utilisation provient à la fois d'une perte de masse grasse mais également d'une perte de masse musculaire. Cette dernière s'avère problématique chez l'obèse qui est déjà un sujet à risque de sarcopénie obésogène. Le présent projet est relatif à une étude menée à un stade précoce du développement d'un candidat médicament de notre client et vise à tester son efficacité anti-obésité chez la souris rendue obèse par une alimentation enrichie en graisses. Le composé testé a pour intérêt majeur de cibler des voies de signalisation impliquées à la fois dans la régulation du poids corporel et dans la fonction musculaire. Des données préliminaires ont en effet permis de montrer que le composé X était capable d'améliorer la fonction et la masse musculaire dans plusieurs pathologies musculaires et qu'il induisait une perte de poids chez des modèles obèses. Le composé X sera ainsi testé en administration seule ou combinée avec la sémaglutide. Le projet devra permettre de montrer l'impact d'un traitement chronique du candidat médicament seul sur le poids corporel du modèle d'obésité. Dans le cadre des administrations combinées avec le sémaglutide, l'objectif est d'observer un additivité des effets et, ainsi, une amélioration des effets de la combinaison comparativement au sémaglutide seul, mais également d'étudier la capacité du composé X à contrer les effets délétères de la sémaglutide sur la fonction musculaire.

Bénéfices attendus

Ce projet s'inscrit dans le cadre du développement d'un composé anti-obésité visant l'humain. Alors que plusieurs molécules anti-obésité ont été autorisées ces vingt dernières années, un grand nombre d'entre elles se sont vues retirées du marché en raison d'effets secondaires graves. Seules 3 spécialités sont actuellement approuvées en Europe pour des traitements de longue durée du surpoids et de l'obésité, dont la sémaglutide qui est la plus efficace et la plus prescrite. Néanmoins, la sémaglutide présente un effet délétère sur la masse et la fonction musculaire lors d'administration chroniques. Le bénéfice attendu du présent projet est double car si les résultats sont concluants, le composé X pourra venir compléter l'arsenal thérapeutique anti-obésité, en administration seule ou combinée avec la sémaglutide, et dans ce dernier cas, il pourrait en améliorer l'efficacité tout en contrant ses effets secondaires au niveau musculaire.

Procédures

Les animaux seront soumis aux interventions suivantes: 1) Manipulations par les expérimentateurs pour des mesures de poids corporel (19 mesures au cours de l'étude; durée de la mesure : 1 minute); 2) Administration de vehicule ou du composé candidat (49 administrations; durée de l'administration : 1 minute); 3) Administrations de véhicule ou de sémaglutide (49 administrations; durée de l'administration : 1 minute); 4) Analyse non invasive de composition corporelle (6 mesures; durée de la mesure: 2 minutes); 5) Prélèvement sanguin (1 prélèvement; durée du prélèvement : 5 minutes); 6) Mesures de force d'agrippement (3 sessions de 5 minutes); 7) Mesures d'endurance sur tapis roulant (2 mesures, durée : 20-35 minutes); 8) Mesures de la force musculaire (2 mesures, Durée : 20 minutes); 7) Anesthésie générale avant mise à mort et prélèvement d'organes (durée: 10 minutes).

Impact sur les animaux

Les mesures de poids corporel (durée : 2 minutes) et autres manipulations telles que les mesures de composition corporelle (durée : 2 minutes), les administrations des traitements (durée : 1 minutes) ainsi que les tests d'agrippement (durée : 10 minutes) pourront être source de stress du fait d'une entrave aux mouvements de courte durée. Les administrations des traitements occasionneront également une douleur de faible intensité et de faible durée aux animaux. Les mesures d'endurance sur tapis roulant seront source de stress et de fatigue puisque les animaux seront soumis à un protocole d'exercice physique les amenant jusqu'à épuisement, associé à une stimulation de faible intensité susceptible d'induire une douleur légère. Le prélèvement sanguin sera également source de douleurs légères. Enfin, le caractère obèse des souris sera source d'inconfort en réduisant légèrement leur capacité de mouvement.

Devenir

A l'issue de l'étude, tous les animaux seront mis à mort pour prélèvement d'organes.

Remplacement

L’utilisation d’animaux à des fins scientifiques se justifie ici car il n’existe aucune méthode de substitution n’utilisant pas l’animal de laboratoire et permettant l’étude de l’impact d’un composé sur le poids corporel, la prise alimentaire et l'endurance. Par ailleurs, bien que le composé testé ait fait l'objet de plusieurs études réalisées in vitro dans les premières phases de son développement, l'étude in vivo reste une étape règlementaire incontournable pour la constitution d'un dossier de demande de premières études sur l'homme (passage aux études cliniques).

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés a été rationalisé de façon à être en mesure de mettre en évidence une différence statistiquement significative sur les paramètres étudiés. Par ailleurs, compte tenu du fait que l’étude se positionne à un stade précoce du développement du candidat médicament, cette dernière sera limitée au sexe mâle. La grande hétérogénéité du paramètre étudiés (notamment le poids corporel et la masse musculaire) entre mâle et femelle imposerait en effet de doubler les effectifs de chaque groupe pour étudier l’impact du composé sur les deux sexes. Dans la suite du développement du candidat médicament, et uniquement dans le cas où une efficacité aura été observée chez le mâle, une seconde étude sera menée chez la souris femelle afin de s'assurer de son efficacité sur les deux sexes.

Raffinement

Le protocole a été planifié de façon à limiter au maximum le stress et l’inconfort des animaux sans compromettre les objectifs de l’étude. Les animaux seront hébergés en cages individuelles et un enrichissement des cages sera assuré par l'ajout d'igloos, de matériels de nidification et de briquettes en bois spécialement conçues pour le rongeur. L'administration des traitements sera réalisée par des expérimentateurs rodés à ce type de pratique. Par ailleurs, une phase d'habituation sera prévue afin de réduire le stress pouvant être généré par la procédure. Les animaux seront habitués au système de contention pour le prélèvement sanguin avant de pratiquer ces procédures. Le prélèvement sanguin prévu sera limité au volume minimum nécessaire aux dosages ultérieurs et une crème analgésiante sera appliquée sur la queue 30 minutes avant le prélèvement sanguin. Avant l'exercice physique forcée sur tapis roulant, les animaux seront également habitués à deux reprises à être sur un tapis roulant à une faible vitesse. Enfin, un suivi journalier des animaux à l'aide d'une grille de score permettra une action rapide en cas d'atteinte des points limites établis. Ces actions incluent, entre autres, une surveillance renforcée et l'emploi d'analgésiques en cas de douleur avérée.

Choix des espèces

Le modèle de souris nourris avec une alimentation enrichie en graisses (60% de l'apport calorique provenant des graisses) est un des modèles de souris les plus classiquement utilisés et les mieux documenté dans le cadre d'études précliniques menées dans le contexte des troubles métaboliques. Les animaux seront utilisés au stade adulte de 18 semaines. Le choix de ce stade de développement est guidé par la population humaine ciblée par les composés testés, à savoir une population adulte et tient compte d'une période de 12 semaines de régime enrichi en graisses chez le fournisseur.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système gastrointestinal
Souris : 115
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 115
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 115

115 souris femelles sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue pour prélèvement des tumeurs. Chaque animal reçoit sous anesthésie deux greffes de cellules cancéreuses humaines du foie, une par flanc, puis des injections de molécules empêchant les cellules tumorales de réparer leur ADN. Le projet reste préliminaire et emploie des billes non radioactives, en amont d'une étude ultérieure avec les billes radioactives de la radiothérapie interne. Les bénéfices annoncés pour les patients restent suspendus à ces résultats et à un éventuel passage chez l'être humain.

Objectifs

Aujourd’hui, le cancer du foie est le troisième cancer qui cause le plus de décès. Un des traitements utilisés s’appelle la radiothérapie interne. Il consiste à envoyer de toutes petites billes dans le corps, qui contiennent une substance radioactive. Ces billes détruisent spécifiquement les cellules du cancer en abîmant leur ADN. Ce traitement fonctionne souvent mieux que d’autres, surtout quand le cancer est avancé. Mais il ne marche pas toujours : environ 3 personnes sur 10 ont un cancer qui résiste à ce traitement. Cela peut être parce que les cellules arrivent à réparer leur ADN. Le but de ce projet est de tester de nouvelles substances qui empêchent les cellules de réparer leur ADN, pour rendre le traitement plus efficace. Pour cela, nous implanterons des cellules de cancer du foie sous la peau des souris pour former une tumeur, afin de tester ces nouvelles substances pour voir si elles ralentissent la croissance du cancer. Ces tests sont des manipulations préliminaires, nous utiliserons des billes non radioactives pour comprendre leurs effets associés aux substances avant d’utiliser les vraies billes (lors d’une prochaine étude).

Bénéfices attendus

Nous avons déjà obtenu de bons résultats en laboratoire, sur des cellules tumorales cultivées sur des plaques en plastique en combinant ces billes avec des substances qui empêchent les cellules de réparer leur ADN. Maintenant, nous voulons tester cela chez la souris. Pour cela, nous injecterons des cellules cancéreuses sous la peau des souris pour créer une tumeur. Les cellules tumorales cultivées sur du plastique sont plus simples à utiliser, mais ça ne représente pas vraiment ce qui se passe dans un vrai corps. Par exemple, les cellules poussent à plat et ne sont pas en contact avec le reste d’un organisme. Avec les souris, c’est plus proche de la réalité, car les cellules vivent dans un vrai corps. Cela permet de mieux tester les traitements. Si les résultats sont bons et que les tumeurs diminuent, cela pourrait aider à améliorer les traitements chez les humains et à traiter plus de personnes.

Procédures

On réalise deux injections sous la peau de souris femelles adultes sous anesthésie (1 injection sur chaque flanc de l'animal), de cellules cancéreuses humaines de foie. Les cellules vont s’implanter à l’endroit de l’injection et commencer à croître. Cette injection dure moins de 30 secondes. La taille des tumeurs va être suivie par mesure régulière à l'aide d'un pied à coulisse électronique (appareil permettant de mesurer le diamètre de la tumeur de l’extérieur de la souris). L’ensemble des souris seront alors évaluées 3 fois par semaine quant à leur état général, leur poids et la taille des tumeurs (les lundis, mercredis et vendredis). Ensuite, une injection dans le ventre est effectuée afin d’administrer les molécules qui empêchent la réparation de l’ADN. Cette injection dure également moins de 30 secondes.

Impact sur les animaux

(1) Un stress physique serait une nuisance induite par l’anesthésie lors de l’injection des cellules tumorales humaines sous la peau des souris et lors de l’injection des billes non radioactives et/ou des molécules qui empêchent la réparation de l’ADN dans l’abdomen des animaux, (2) Une douleur modérée peut être engendrée par la croissance des tumeurs sous-cutanées. Les animaux ne subissent pas d'autres stress ou douleurs dans ce projet.

Devenir

A l'issue de la procédure, tous les animaux seront euthanasiés et les tissus cancéreux seront prélevés pour analyses post mortem.

Remplacement

Les connaissances issues de cette étude sur l’animal ne peuvent pas être obtenues actuellement par d’autres méthodes compte tenu des caractéristiques offertes par ce modèle (développement de vaisseaux entre la tumeur et le reste d’un organisme vivant, mode d’injection des molécules) impossible à reproduire avec des cellules en culture, nous obligeant à travailler à l'échelle d'un organisme entier.

Réduction

Dans le but de répondre à la loi des 3R (Réduire), nous avons sélectionné dans cette étude préliminaire, deux types de cellules tumorales grâce aux résultats obtenus sur les cellules tumorales cultivées dans des boîtes en plastique. Nous avons également déterminé le nombre d'animaux nécessaire et suffisant dans chaque sous-groupe pour avoir des résultats statistiquement exploitables. Dans le but de réduire le nombre d'animaux par groupe, chaque souris sera implantée de cellules tumorales issues d’un type de cellules tumorales commercialisées sur chaque flanc (droit et gauche) de la souris.

Raffinement

Les souris vivent par groupes de 5 dans des cages adaptées à leur taille. Leurs cages ont un système spécial avec de l’air propre pour éviter qu’ils attrapent des microbes. Leur nourriture est aussi protégée pour rester propre. Les souris seront observées 3 fois par semaine (le lundi, le mercredi et le vendredi) pour vérifier qu’elles vont bien, en regardant leur apparence, leur masse et leur comportement. 4 fois par an, on vérifie aussi que leur environnement est sain et sans microbes. Pendant l’expérience, on leur donne des objets comme du coton pour faire leur nid et des tubes colorés. Ces objets enrichissent leur milieu en les aidant à se sentir bien et permettent aussi de les manipuler sans induire un stress inutile. Lors d’une manipulation, les animaux sont endormis pour ne pas avoir mal et pour éviter qu’ils stressent. Si un animal a mal ensuite, on peut lui donner un médicament (analgésique) pour le soulager. Les chercheurs surveillent attentivement les animaux pour repérer rapidement s’ils ne vont pas bien, grâce à une liste de signes précis. Enfin, les animaux sont manipulés régulièrement pour qu’ils s’habituent au contact humain et soient moins stressés.

Choix des espèces

Nous avons choisi la souris pour nos expériences. Cela permet de mettre des cellules cancéreuses humaines sous la peau de la souris sans que son corps ne les rejette. La souris est aussi pratique car elle est petite et les tumeurs y grandissent rapidement. Travailler seulement avec des cellules cultivées sur des plaques de plastique ne suffit pas, car cela ne montre pas comment une tumeur fonctionne et répond à un traitement dans un organisme vivant. Avec la souris, on peut observer la tumeur dans un environnement vivant, ce qui est plus réaliste. Nous utiliserons des souris femelles adultes âgées de 6 semaines. Elles sont déjà assez grandes pour commencer les expériences et cela permet qu’elles restent au même stade pendant toute l’étude. Après leur arrivée, les souris s’adaptent à leur milieu pendant 4 jours pour s’habituer à leur nouvel environnement. Ensuite, nous leur injecterons des cellules cancéreuses, nous suivrons la croissance de la tumeur, puis nous testerons les traitements.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 530
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 530
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 530

Nourris à la pipette dès deux jours de vie, sensibilisés chaque semaine pendant six semaines par un patch sur le dos rasé, les souriceaux issus de la reproduction sont ensuite tués pour prélèvement de tissus. Au total 530 souris sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, les mères tuées au sevrage et les mâles reproducteurs à la fin de la reproduction. Le projet cherche à savoir si un additif alimentaire déjà présent dans des produits ultra-transformés favorise l'allergie à la noisette chez le nouveau-né. Le porteur affirme que le modèle in vivo est "actuellement le seul adapté" pour reproduire la réponse allergique.

Objectifs

Le projet vise à identifier comment un additif alimentaire incorporé dans les formulations alimentaires pour équilibrer l’apport en phosphate et calcium, peut conduire à des désordres immunitaires via sa capacité à stimuler le système immunitaire et/ou son affinité pour des protéines identifiées comme allergène. Il peut aussi potentiellement modifier le microbiote intestinal et fragiliser la barrière intestinale. L’augmentation de la prévalence des allergies alimentaires observée depuis une vingtaine d’année coïncide avec l’augmentation de la consommation d’aliments ultra-transformés. Parmi les aliments ultratransformés, on trouve ceux contenant des additifs alimentaires, dont le risque de déclencher des réactions allergiques commence à être évoqué. Ils ont une grande capacité de couplage avec des allergènes. Ces mélanges peuvent à la fois favoriser l’exposition des allergènes dans le corps et interagir avec le système immunitaire en impactant la réponse immunitaire du corps. La consommation de l'additif s’établit donc dès les premiers jours de vie, jusqu’à la diversification alimentaire. Notre question est donc : est-ce que la consommation chronique de l’additif alimentaire a un potentiel effet stimulant du système immunitaire chez le nouveau-né et favorise le développement d’une allergie lors de l’étape de diversification alimentaire ? L’allergène choisi est la noisette.

Bénéfices attendus

Ce projet a pour objectif d’apporter des connaissances sur le mécanisme d’action d’un additif alimentaire sur le développement d’une allergie alimentaire à la noisette. Par la comparaison des différents paramètres mesurés, le protocole répondra à l’hypothèse formulée suivant la bibliographie, à savoir : l'additif consommé chroniquement participe à la sensibilisation et au déclenchement de l’allergie alimentaire en favorisant l’exposition des allergènes et/ou limitant la dégradabilité des allergènes lors de la digestion. Ce mécanisme est basé sur les grandes capacités de mélange entre l'additif et les allergènes.

Procédures

Les souris issues de reproduction : les fèces seront récoltées 1 fois par avant la première sensibilisation et 1 fois la veille de la mise à mort. Le tétage à la pipette sera effectué chaque jour à partir de 2 jours de vie jusqu’à 21 jours de vie et une fois lors de la mise à mort. Les souris seront sensibilisées 1 fois par semaine sous anesthésie pendant 6 semaines à partir de 3 semaines de vie. Les femelles gestantes seront pesées tous les deux jours.

Impact sur les animaux

Les femelles gestantes seront pesées plusieurs fois par semaine afin de confirmer la gestation par la prise de poids. La pesée peut occasionner un stress chez la souris par la répétition de la pesée. Ce stress est limité par une pesée rapide effectuée par une personne exercée et avec un tube pour éviter la contention. De plus, il est possible que les souris aient des effets indésirables suite aux gestes pratiqués : les méthodes de sensibilisation peuvent provoquer certaines nuisances en raison de la répétabilité des gestes (1 fois par semaine pendant 6 semaines) mais aussi de par la présence d’un patch sur le dos, des démangeaisons dues au rasage et des irritations dues au patch. Enfin, les souris peuvent exprimer de l’inconfort liés aux symptômes à la mise en place de l’allergie provoqués par l’administration de l’allergène (tremblements, chute de la température corporelle, douleurs stomacales), également par les anesthésies gazeuses répétées. Le tétage répété peut occasionner du stress chez la mère et ses petits.

Devenir

A la fin de la procédure, les souris issues de la reproduction seront mis à mort afin de récupérer les différents tissus nécessaires à l’étude immunologique et de la fonction gastro-intestinale. Les souris femelles reproductrices seront mises à mort au sevrage de leur descendance et les souris mâles reproducteurs seront mis à mort à la fin de la reproduction.

Remplacement

Dans le cas de l’allergie alimentaire, les modèles in vitro ou in silico ne permettent pas de reproduire efficacement les phénomènes intervenant à la fois sur le système immunitaire et la physiologie. Pour étudier le mécanisme de la réponse allergique, le modèle in vivo est donc actuellement le seul adapté.

Réduction

Sur la base d’une étude menée récemment au laboratoire, le nombre minimum d’animaux pour obtenir des résultats statistiquement exploitables sur les molécules d'intérêt dans l'allergie conduit à utiliser des groupes de 12 souris chacun. Dans la mesure où cette étude pourrait générer une alerte en santé publique, nous avons des groupes de 12 animaux. Le protocole est répété une seconde fois pour analyser d'autres paramètres de l'allergie par rapport au premier.

Raffinement

Seul le personnel expérimenté et qualifié effectuera les expérimentations animales. Ces exigences visent à s’assurer que les procédures nécessaires à l’élevage et à l'expérimentation soient exécutées efficacement, avec les soins appropriés afin de minimiser la souffrance des animaux. Le suivi quotidien des animaux et des signes généraux permettent de minimiser l'inconfort et la douleur. Dans le cadre du projet, une gestation compliquée peut être observée. Elle pourra conduire à une mise à mort en fonction du tableau des points limites. Il est aussi possible d’observer une mise bas problématique (ex : cannibalisme). Dans ce cas, les petits seront séparés de la femelle pour être placés dans une autre portée, ou mis à mort si des signes de souffrances ou des blessures sont observés. Les souris seront hébergées dans des cages dans un portoir ventilé avec un cycle jour/nuit de 12h (température, humidité) selon les groupes dans un environnement avec au moins 2 enrichissements (dôme, tube, coton) pour limiter l’angoisse. L’eau et la nourriture seront mises à volonté dans les cages. Pour les fécès, le personnel est expérimenté et fait le prélèvement tôt le matin là où les souris défèquent un peu plus vite. Celui réduit leur temps d’isolement. Pour les pesées, les souris sont déplacées à travers leur tube d’enrichissement : de leur cage à la balance. Le personnel les habitue à ces tubes dès la fin de leur acclimatation. Pour la pose de patch, la souris lors de son réveil est placée sous lampe chauffante et de la nourriture est déposée au fond de la cage.

Choix des espèces

Au cours de cette étude seront utilisées des souris mâles et femelles. Les souris constituent un modèle reconnu dans le cadre des études du système immunitaire du fait de la caractérisation approfondie de ces souches. De plus, nos modèles d’allergie ont été établis sur cette espèce. L’utilisation de souris nous donne accès à de nombreux outils du système immunitaire. Les souris mâles et femelles reproducteurs seront âgées de 6 semaines à leur arrivée. Les souris seront mises en reproduction à 7 semaines de vie, l’âge où elles sont mâtures sexuellement. Les mâles reproducteurs seront mis à mort à la fin de la reproduction et les femelles reproductrices seront mises à mort au sevrage des souriceaux. Les souriceaux issus de la reproduction auront 2 jours de vie pour le premier tétage à la pipette. La première sensibilisation aura lieu au moment du sevrage des souriceaux, à 3 semaines de vie. La mise à mort sera effectuée à 9,5 semaines de vie.

  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
    • Troubles sensoriels
Chiens : 40
Cochons : 200
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 240
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 240

240 porcs et chiens sont utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués à l'issue pour évaluation des tissus. Chaque animal peut subir l'implantation chirurgicale de dispositifs oculaires sous anesthésie, des prélèvements sanguins hebdomadaires et des transports entre deux établissements. Le projet vise à valider des implants destinés à restaurer la vision, avec des bénéfices pour les patients annoncés au conditionnel. Le porteur conclut que l'expérimentation sur "organisme entier" est "incontournable" et relève d'une "obligation règlementaire" pour les dispositifs médicaux implantables.

Objectifs

Les dispositifs implantables chirurgicalement sont des dispositifs médicaux conçus pour être insérés en totalité ou partiellement dans le corps humain, ou à remplacer une surface épithéliale, grâce à une intervention chirurgicale et à demeurer après l'intervention de façon temporaire ou définitive, pour soutenir les fonctions d'organes ou de tissus spécifiques, surveiller les activités physiologiques ou administrer des médicaments. Les pathologies oculaires entrainent des lésions qui peuvent affecter gravement la vision de manière irréversible. Ces pathologies sont multiples et peuvent atteindre les différents segments de l’œil, comme par exemple: la dégénérescence maculaire liée à l’âge, l'hyperpigmentation focale, la rétinopathie chronique, le décollement de rétine, la néovascularisation, la cataracte, la glaucome, les pathologies de la cornée… Plusieurs pathologies de cécité résultent aussi de la perte des récepteurs ou des cellules de la rétine qui communiquent l’information visuelle au cerveau via le nerf optique. Différentes stratégies thérapeutiques avec dispositifs sont à l’étude comme par exemple des approches pharmacologiques, les thérapies génique ou cellulaire, ou les prothèses rétiniennes qui permettent de proposer une solution aux patients ayant perdu la vision en réactivant les cellules rétiniennes résiduelles par stimulations électriques par dispositif électronique. Ce projet de recherche se déroulera dans deux Etablissements Utilisateurs (EU 1/2 et 2/2) s’intéresse aux nouvelles approches thérapeutiques pour traiter les pathologies oculaires. L’objectif est de conduire des études permettant d’évaluer de nouveaux dispositifs médicaux implantables, de nouvelles approches chirurgicales visant à restaurer la vision et les fonctions altérées de l’œil. Les différentes itérations de prototypes des dispositifs doivent être confrontées au modèle animal de grande taille qui permet de respecter les contraintes anatomiques trouvées chez l’homme en reproduisant fidèlement le contexte clinique, fonctionnel, anatomique et tissulaire visé pour les futures applications humaines. Les objectifs du projet sont doubles : raffiner les prototypes pour en geler les versions jugées efficaces (efficacité) et sécuritaires (innocuité) dans la phase initiale du projet, ces versions entreront alors dans la phase règlementaire du projet pour valider les dispositifs, méthodes et techniques selon la règlementation en vigueur (ISO 10993, BPL OCDE, GLP FDA 21 CFR part 58).

Bénéfices attendus

L'avantage escompté et les bénéfices attendus sont une amélioration de la prise en charge des patients, une amélioration de la durabilité, de l’efficacité et de la sécurité des implants pour améliorer leur tolérance et éviter leur rejet et ainsi les ré opérations parfois multiples des patients, pour réduire les temps de cicatrisation et le traumatisme tissulaire, corollaires de ces interventions et qui handicapent les patients, ainsi que l'occurrence d'effets indésirables comme les infections grâce au recours à des méthodes d'implantation mini-invasives. Un autre avantage important des techniques mini-invasives est de permettre une récupération plus rapide des patients avec des durées d'hospitalisation et de convalescence réduites.

Procédures

Les animaux seront soumis aux interventions suivantes : - Des prélèvements sanguins sur animaux vigiles ou légèrement sédatés, pour tous les animaux du projet. La fréquence des prélèvements pouvant être couramment d’un prélèvement par semaine et d'une durée de moins de cinq minutes - Des préparations à l’anesthésie pour les examens d'imagerie et d'implantation chirurgicale qui consistent en la pose d'un cathéter et en l'injection des produits utilisés pour la prémédication et l'anesthésie. Durée de moins de dix minutes. Comme pour les interventions chez l'Homme, les interventions chirurgicales et les examens d'imagerie sont toujours réalisés sous anesthésie générale (évitant tous stress et douleur pour les animaux) et pourront durer jusqu'à plusieurs heures en cas d’intervention chirurgicale complexe pour tous les animaux du projet.

Impact sur les animaux

Les nuisances ou effets indésirables attendus sur les animaux sont exactement les mêmes que ceux attendus sur un futur patient humain : - La faim ,lors de la mise à jeun (12 heures pour les porcs, 12 à 16 heures pour les ovins) de l’animal préalablement à l’anesthésie, - Le stress physique induit par la contention/manipulation/pose de cathéter au moment de la préparation de l’anesthésie, - En fonction des besoins et préalablement à la procédure d'évaluation du dispositif, l'induction d'une lésion à la faveur d'une intervention chirurgicale mini-invasive, - La douleur en phase postopératoire : jusqu'à plusieurs jours en fonction de l’invasivité de la technique, pour ces derniers points, des mesures de raffinement sont mises systématiquement en place pour minimiser ces effets (comme par exemple le recours systématique à l'anesthésie générale avec prise en charge multimodale de l'analgésie pré, per, et post-opératoire avec l'usage systématique de traitements anti-inflammatoires et anti-douleur opiacés, la protection et la surveillance des plaies, la surveillance du reveil d'anesthésie dans des espaces calmes et spécialement aménagés avec évaluation et scoring de la douleur réguliers, ou la mise en place d'un suivi clinique quotidien des animaux avec surveillance des signes de douleur par des Techniciens spécialement formés supervisés par des Véterinaires).

Devenir

Pour toutes les procédures du projet, la nécessité de collecter des données scientifiques se fera au niveau clinique, au niveau biologique (hématologie et biochimie par exemple), au niveau fonctionnel (données issues des examens ophtalmologiques ou d'imagerie par exemple) et enfin au niveau tissulaire par la réalisation d'une évaluation nécropsique et d'une évaluation histopathologique après euthanasie des animaux qui déterminera la tolérance locale et générale ainsi que l’altération du dispositif (durabilité). La bonne réalisation de ce suivi règlementaire garantit donc une évaluation complète et des dispositifs testés dans le projet.

Remplacement

La validation des dispositifs médicaux implantables et des méthodes techniques innovantes dans ce projet requiert la vérification de la sécurité et de l’efficacité des implants. Le recours à l’animal vivant pour évaluer les différentes versions de prototypes afin de reproduire fidèlement les contextes clinique, fonctionnel, anatomique et tissulaire qui seront visés par les applications chez les patients est indispensable. En effet leur utilisation in fine chez les patients représente des procédures à haut risque létal et il est donc indispensable d’avoir recours à l’expérimentation animale au préalable afin de vérifier le bon fonctionnement des dispositifs et des méthodes d’implantation, leur innocuité et leur durabilité. L’expérimentation sur l’organisme entier, et donc sur l'animal vivant est incontournable, c’est une obligation règlementaire dans le cadre de l’évaluation des dispositifs médicaux implantables.

Réduction

Le nombre d’animaux a été évalué prospectivement et réduit au minimum nécessaire pour répondre aux besoins et objectifs scientifiques du projet, aucune approche statistique n'a été réalisée. Pour réduire le nombre d’animaux, des sélections par méthodes d’imagerie non invasives sont mises en place (IRM, Scanner, Echographie, RX …), permettant par exemple une reconstruction 3D des structures d’intérêt. Un bilan intermédiaire en cours de projet sera effectué pour s’assurer de la pertinence de cette estimation.

Raffinement

Les modèles animaux suivront exactement le cheminement d’un futur patient avec les mêmes exigences et techniques médicales mises en oeuvre pour la réalisation des interventions (personnel hautement qualifié, plateaux techniques opératoires et d’imagerie de pointe). L’ensemble des procédures est conçu pour réduire au maximum le stress, l’angoisse et les contraintes sur les animaux comme le recours systématique à l’anesthésie générale durant les interventions d’imagerie et les procédures chirurgicales. La localisation de la plateforme d'imagerie sur le site même des animaleries permet de réaliser ces examens sur place, réduisant ainsi le recours aux transports pour les animaux et le stress associé. Les paramètres vitaux sont enregistrés et contrôlés par des techniciens spécialisés en anesthésie afin d’adapter les perfusions, l’assistance respiratoire et les dosages d’anesthésiques et d’antalgiques. Un suivi de la température est réalisé pendant toute la procédure d'implantation chirurgicale et des dispositifs de maintien de la normothermie tels que le système de couverture de réchauffement Bair Hugger© ou des tapis chauffants sont utilisés. Les protocoles de réanimation sont standardisés et réalisés par des vétérinaires chirurgiens spécialisés. Pendant et après ces procédures, des protocoles de prises en charge de la douleur sont systématiquement appliqués (AINS et/ou opioïdes). Les animaux sont hébergés systématiquement en groupe sociaux ou individuellement pour les besoins de l'étude, ils ont accès à un enrichissement environnemental multimodal (social, alimentaire, manipulatoire et physique) et dans des conditions environnementales d'hébergement contrôlées et maîtrisées (température et ventilation). Des points limites stricts et spécifiques sont appliqués tout au long du projet. Les transports d'animaux réalisés entre les 2 EU (35 km) seront réalisés à l'aide de véhicules de types camionnettes fermées ayant reçu une autorisation AT1 délivrée par la DDPP, ventilés, climatisés et spécialement équipés pour le transport des animaux vivants (dispositifs d'abreuvement, tapis antidérapants ou cages de transport, suivi et enregistrement des températures lors des trajets, système de surveillance vidéo des animaux). Les personnels en charge sont formés et titulaires du certificat de convoyeur (CCTROV) et le transport est validé par un Vétérinaire. Un bilan intermédiaire en cours de projet sera effectué pour évaluer les dommages réellement subis par les animaux.

Choix des espèces

Les dispositifs testés dans ce projet doivent l’être sur une anatomie semblable à celle de l’Homme avec les mêmes dimensions. Les modèles utilisés ont fait l'objet d'études similaires et sont considérés comme appropriés à cette fin. - Les yeux des porcins et des canins sont en fonction de leurs structures anatomiques les plus semblables à ceux de l'Homme, - Les processus de réparation tissulaire et de cicatrisation est similaire à celui observé chez l'homme, - La taille relative de ces modèles animaux et des organes visés dans ce projet sont compatibles avec l'utilisation d'équipements de chirurgie ophtalmologique, de chirurgie interventionnelle et d'imagerie standards utilisés chez l'Homme. Les animaux utilisés pourront être des juvéniles ou adultes. L’objectif scientifique est d’avoir une anatomie de taille ou une situation clinique comparable à celle observée chez l’Homme.

  • Recherche appliquée
    • Troubles sensoriels
  • Recherche fondamentale
    • Organes sensoriels
Souris : 132
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 132
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 132

Pour tester une thérapie brevetée censée accélérer la cicatrisation, 132 souris subissent l'induction chirurgicale d'une plaie sur le dos, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. Chaque animal est ensuite hébergé seul pendant trois à dix jours pour l'empêcher d'arracher les pansements, et voit sa plaie photographiée tous les deux jours sous anesthésie. Un dernier prélèvement de sang est réalisé sous anesthésie profonde avant la mise à mort. Le porteur affirme que le remplacement par des modèles in vitro "n'est pas envisageable", ce premier essai visant à préparer un développement chez l'être humain.

Objectifs

Les plaies cutanées chroniques représentent un problème de santé publique important avec en France près de 50 000 patients atteints d’ulcère de jambe, 40 000 diabétiques avec une plaie du pied et 350 000 escarres. Leur prise en charge induit des coûts importants liés à la chronicité de ces plaies. Les soins sont prolongés, le matériel est parfois coûteux, le temps infirmier nécessaire est important, les arrêts de travail et les hospitalisations sont longues. De plus, ces plaies chroniques ont toujours un retentissement majeur sur la qualité de vie du patient. L’objectif de ce projet est d’évaluer chez la souris une nouvelle thérapie dans le but d’accélérer la cicatrisation de plaies cutanées. Des études in vitro sur des modèles cellulaires ont permis de démontrer une augmentation du nombre de cellules, et sur des modèles de peau reconstruite de démontrer des activités sur la cicatrisation et sur la vascularisation du principe actif breveté, laissant envisager une régénération accélérée et donc une cicatrisation plus rapide de plaies cutanées. Ce projet constituera la toute première évaluation sur un modèle de plaie cutanée chez la souris de cette nouvelle thérapie, en comparaison avec un produit inactif (placebo). Le traitement ne sera effectué qu’une seule fois aussitôt après l’induction des plaies cutanées. Au cours de l’étude, 3 jours et 10 jours après traitement, les plaies cutanées seront prélevées pour la réalisation d’un ensemble d’analyses, après un prélèvement de sang. Un ensemble d’organes sera également prélevé pour la réalisation d’un ensemble d’analyses. Les résultats de ce projet permettront de sélectionner la ou les formulations à l’une des 3 doses utilisées montrant la meilleure efficacité sur les phases initiales de la cicatrisation pour en poursuivre leur développement chez l’animal et envisager par la suite un développement chez l’Homme afin de proposer une nouvelle thérapie pour le traitement de plaies cutanées chroniques.

Bénéfices attendus

La cicatrisation des plaies cutanées est un phénomène naturel de reconstruction de la barrière cutanée mais si les plaies sont mal soignées, cela peut aboutir à des complications. La cicatrisation cutanée fait intervenir différentes phases qui entrainent la disparition de la lésion et la régénération des cellules. Les plaies chroniques représentent un fardeau pour les patients, les professionnels de la santé et les systèmes de soins de santé, affectant plus de 40 millions de patients et induisant des coûts d’environ 50 milliards d’euros annuellement, et avec un taux de mortalité plus élevé que dans la population générale, pouvant atteindre jusqu’à 20% en fonction de la pathologie considérée. Il est donc très important de tester de nouvelles substances, de nouveaux pansements ou de développer de nouvelles thérapies sur des modèles de plaies simples et chroniques représentatifs chez l’animal qui pourront être utilisés par la suite chez l’Homme et ainsi permettre d’améliorer la cicatrisation de ces plaies, surtout les plaies chroniques. Nous allons donc évaluer l’efficacité d’une nouvelle thérapie expérimentale brevetée, tout d’abord sur un modèle de plaie simple, dans la perspective de réalisation par la suite d’études d’efficacité sur des modèles de plaies cutanées chroniques chez la souris. Cette nouvelle thérapie pourrait ainsi à terme, être utilisée chez l’Homme, pour le traitement de plaies cutanées chroniques qui ne cicatrisent pas ou très difficilement.

Procédures

Les 132 souris seront soumises à une procédure chirurgicale pour l’induction d’une plaie cutanée sur une région du dos, procédure effectuée sous anesthésie générale, en 15 minutes environ. Un traitement analgésique sera administré avant l’induction de la plaie cutanée puis réitéré après si nécessaire. Les plaies cutanées, protégées par un pansement de couverture, seront observées et photographiées tous les 2 jours sous anesthésie générale, en 10 minutes environ. Un maintien des souris en cage individuelle est nécessaire après induction des plaies cutanées et traitement de celles-ci, pendant 3 à 10 jours au maximum, pour éviter qu’elles ne s’arrachent entre elles le pansement de couverture et les sparadraps protégeant les plaies cutanées et permettant le maintien des traitements au contact de celles-ci, mais avec un enrichissement de leur milieu pour assurer leur bien-être. Des cages transparentes ouvertes seront utilisées pour maintenir un contact social visuel, olfactif et auditif entre les souris d’un même portoir. Un prélèvement de sang terminal sera effectué sous traitement analgésique et anesthésie générale profonde à la fin de l’étude et avant euthanasie des animaux, en 2 minutes environ.

Impact sur les animaux

L’induction d’une plaie cutanée peut induire une souffrance mais limitée dans le temps. L’hébergement en cage individuelle des souris est nécessaire après induction et traitement des plaies cutanées pour éviter qu’elles ne s’arrachent entre elles le pansement de couverture et les sparadraps permettant la protection de ces plaies cutanées. Cet hébergement en cage individuelle des souris, pendant une durée de 3 à 10 jours maximum, peut conduire à un stress par la limitation des interactions sociales directes. Le change de pansement, effectué tous les 2 jours sous anesthésie gazeuse, pourra également induire un stress d’une courte durée.

Devenir

Les 132 souris nécessaires à la réalisation de ce projet seront euthanasiées et des prélèvements de peau, au large de la région d’induction de la plaie cutanée et des traitements, de sang et d’un ensemble d’organes, seront effectués pour réaliser un ensemble d’analyses.

Remplacement

Le remplacement des expérimentations animales par des méthodes alternatives n’est pas envisageable dans le contexte de ce projet. Il n’est en effet pas possible d’utiliser des modèles in vitro ou ex vivo permettant d’évaluer l’efficacité de traitement sur le processus cicatriciel dépendant de mécanismes physiologiques complexes. L’ensemble de ces facteurs complexes ne peut être appréhendé qu’in vivo sur un modèle animal vivant.

Réduction

Nous utiliserons le nombre minimum d’animaux nécessaire à la réalisation de ce projet et permettant d’effectuer l’ensemble des analyses envisagées et d’obtenir des résultats prédictifs et représentatifs. Ce nombre a été déterminé sur la base de résultats d’études in vitro sur cultures cellulaires et à partir des résultats d’études précédemment menées par notre laboratoire sur ce modèle de plaie cutanée chez la souris ayant montré des effets importants de traitements sur la cicatrisation. Des analyses statistiques des résultats obtenus seront réalisées à la fin de l’étude.

Raffinement

Une attention toute particulière sera portée aux animaux lors de l’induction des plaies cutanées (analgésie pré-opératoire, maintien des conditions d’asepsie, maintien de la température corporelle) puis après réalisation de celle-ci (analgésie post-opératoire) et de leur traitement ou non. Les animaux seront observés quotidiennement tout au long de l’expérimentation, leur poids sera mesuré tous les 2 jours lors de chaque observation des plaies cutanées. En cas d’atteinte d’un point limite, ceux-ci seront euthanasiés dans des conditions éthiques. Les souris seront hébergées dans des cages de taille adaptée. Des petites briques de bois, des carrés de papier absorbant et une balançoire seront placés dans chaque cage de souris comme dispositifs d’enrichissement pour assurer leur bien-être, et seront remplacés lors de chaque change de litière (2 fois par semaine). L’utilisation de cages transparentes ouvertes permettra de maintenir un contact social visuel, olfactif et auditif entre les souris d’un même portoir.

Choix des espèces

La souris est l’espèce animale la plus adaptée pour réaliser ce projet, en raison de sa taille ne nécessitant pas l’utilisation d’un gros volume de nouvelle thérapie très coûteuse à produire, de sa facilité de manipulation, et du modèle de plaie cutanée validé dans cette espèce qui pourra être utilisé pour la poursuite de ce projet avec des études d’efficacité sur des modèles de plaies chroniques chez la souris. Les animaux seront de jeunes souris mâles et femelles âgées de 6 semaines et d’un poids de 18-20 g à l’arrivée au laboratoire et de 7 semaines et d’un poids de 20-22 g pour la réalisation des expérimentations. Cela correspond à l’âge et au poids de souris utilisées lors de précédentes études sur ce modèle de plaie cutanée ayant donné des résultats significatifs.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 723
Souffrances
▲ -
▲ 18
▲ 705
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 723

Greffées d'une tumeur sous la peau puis injectées de cellules immunitaires reprogrammées, 723 souris sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, toutes tuées à l'issue pour prélèvement de tissus. Chaque animal peut subir jusqu'à douze séances d'imagerie sous anesthésie et six à sept prélèvements sanguins, sur des souris dont le système immunitaire a été modifié pour accepter des cellules humaines. Le porteur affirme qu'on ne peut pas encore se passer d'un modèle sur "organisme entier" avant les essais chez l'être humain. Les retombées annoncées, un traitement plus puissant, plus sûr et moins coûteux, restent renvoyées au conditionnel et à un éventuel passage en clinique.

Objectifs

Notre corps possède des défenses naturelles contre les maladies : le système immunitaire. Celui-ci est constitué notamment de cellules tueuses, qui peuvent éliminer des cellules infectées ou anormales. Cependant lors d’un cancer, ces cellules n’ont pas forcément la capacité de reconnaître les cellules cancéreuses. Ainsi le cancer se propage. Des nouvelles approches de thérapie cellulaire, appelées CAR-T ou TCR-T, améliorent cette capacité à cibler les cellules cancéreuses. Les cellules tueuses issues d’un patient atteint d’un cancer sont modifiées génétiquement pour que celles-ci ciblent au mieux les cellules cancéreuses. Cependant, cette approche est 100% personnalisée : longue, coûteuse et incertaine. Pour contourner ces limites, nous développons une alternative : des cellules tueuses reprogrammées « universelles » issues d’un donneur sain et non pas d’un patient. Ces cellules universelles peuvent s’adapter au système immunitaire de chaque patient, sans risque de rejet, rendant le traitement plus rapide et accessible. L’objectif de cette étude est de tester ces cellules universelles dans un modèle de souris afin d’observer leur comportement et leur efficacité contre le cancer. Nous voulons notamment vérifier si une modification spécifique améliore leur action anticancéreuse. Fort de nos résultats obtenus dans un contexte des cancers du sang, nous souhaitons à présent mener les expérimentations pour éliminer les cancers solides. Ce besoin médical est aujourd'hui très présent, les traitements actuels étant peu efficaces. À terme, ce projet pourrait ouvrir la voie à des thérapies plus efficaces et accessibles contre le cancer, en simplifiant la production des cellules T modifiées pour une utilisation en clinique.

Bénéfices attendus

Les résultats positifs de ce projet pourraient aboutir à la mise sur le marché d'un nouveau médicament de thérapie cellulaire pour les patients en impasse thérapeutique. Ce médicament sera à la fois plus puissant et plus sûr que les traitements actuels, produit à des coûts drastiquement diminués (puisqu'il s'agit d'une thérapie cellulaire universelle) et donc disponibles à l'ensemble des patients qui en ont besoin. De plus, cela permettra d’avoir un modèle de souris pertinent pour les études des cellules tueuses reprogrammées.

Procédures

Les animaux seront soumis aux interventions suivantes : Injection de cellules tumorales par voie sous-cutanée, avec anesthésie (1x/souris, durée ~5 minutes). Injection de cellules thérapeutiques matures ou immatures par voie intraveineuse, sans anesthésie (1x/souris, durée ~5 minutes). Injection d’un médicament afin de permettre la prise de greffe des cellules thérapeutiques immatures (1x/souris, durée ~1 minute). Imagerie sous anesthésie générale, jusqu’à 12 fois par souris (durée ~10 minutes par session, 1x/semaine), précédée d’une injection d’un agent de détection des cellules injectées sur souris vigile (jusqu’à 12x/souris, durée ~1 minute). Prélèvements sanguins, réalisés sous anesthésie et analgésique (6-7x/souris, ~1 minute, 1x/2semaines) et (1x/souris, ~5 minutes, pour le dernier prélèvement).

Impact sur les animaux

Stress : l’ensemble des manipulations, contentions et transports peut engendrer un stress chez les souris. Douleurs légères : présentes après une injection intraveineuse (de cellules T modifiées matures, non matures) ou abdominale et prélèvements sanguins sous antidouleur. Altération de l’état général possible, en lien avec le développement de la tumeur (ex : perte de poids).

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort car nous prélèverons des tissus post-mortem pour analyse ou si un point limite est atteint au cours de procédure.

Remplacement

Les cellules tueuses du cancer ont été étudiées en laboratoire. Cependant, la réponse du système immunitaire est très complexe, car elle implique différents types de cellules et des interactions spécifiques. Cela rend difficile à étudier la réponse complète seulement en laboratoire. Pour cette raison, nous devons utiliser des souris pour ces recherches thérapeutiques, car on ne peut pas encore se passer d'un modèle préclinique avant les essais clinique chez l'homme. De plus, on utilise des souris modifiées et disponibles à l'achat pour avoir un système immunitaire humain, ce qui permet de tester des cellules humaines directement applicables ensuite en essai clinique. Avant d'être testées chez la souris, les cellules ont été validées dans notre laboratoire selon nos meilleures connaissances. Nous obtenons ainsi des informations qui ne peuvent être obtenues que chez la souris et nous les utiliserons pour réduire davantage le recours aux expérimentations animales à l'avenir.

Réduction

Le nombre d’animaux par groupe a été réduit au minimum sans toutefois compromettre l’analyse statistique des résultats. En effet, un outil statistique a été utilisé pour calculer le bon nombre d’animaux à utiliser. Suivre les animaux au fils du temps par des analyses répétées comme la mesure de la taille de la tumeur (grossissement de la tumeur) et le contrôle du sang entraîne une meilleure analyse de l’effet biologique, ce qui permet des données robustes avec un faible nombre de souris.

Raffinement

Tout au long de ce projet, nous serons attentifs au bien-être des animaux grâce à un suivi quotidien des animaux afin d’observer leur comportement, leur apparence et tous signes qui permettraient d’identifier des indications révélatrices de souffrance animale. Des points limites clairs et précoces sont définis pour arrêter le projet afin de limiter la souffrance des animaux. Un tapis chauffant sera mis en place afin d’éviter l’hypothermie de l’animal et du gel hydratant oculaire sera appliqué afin d’éviter un dessèchement des yeux lors des séances d’imagerie. Les animaux seront placés sous anesthésie générale et auront des antidouleurs adaptés. De plus, ce projet fait suite à une étude bibliographique afin de raffiner au maximum les expériences, les injections et les prélèvements. Les animaux seront maintenus en groupes sociaux pour éviter le stress lié à l'isolement.

Choix des espèces

Nous utiliserons des souris mâles et femelles à parts égales (50/50) pour cette étude. Ce choix repose sur le fait que les procédures impliquent des souriceaux, pour lesquelles il n’est pas possible de sélectionner le sexe à la naissance. Par souci de cohérence expérimentale, nous appliquerons donc la même répartition (50/50) à l’ensemble des souris utilisées dans cette étude. À part les souriceaux, dans cette étude nous utiliserons des souris de 4–5 semaines et de 6–8 semaines..

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 201
Souffrances
▲ -
▲ 8
▲ 193
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 201

Des injections répétées dans une veine proche de l'œil, deux fois par semaine pendant un à cinq mois, avec un risque reconnu de nécrose et de cécité : 201 souris vont être utilisées, toutes tuées, la plupart dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Chaque souris reçoit d'abord un allergène sur la peau, puis ces injections de cellules sanguines traitées aux ultraviolets, l'épaisseur de l'oreille étant mesurée sous anesthésie gazeuse répétée. Le projet vise à préciser la durée utile d'un traitement déjà employé chez des patients depuis parfois plus de vingt ans. Le porteur situe les points limites au moment où surviennent cécité ou troubles du comportement, complications qu'il juge rares.

Objectifs

Le traitement des cellules du sang par ultraviolets est un traitement de référence de nombreuses maladies immunologiques et permet de traiter des complications sévères de greffes de moëlle osseuse ou de certains rejets sévères de greffes d’organes. Il consiste à collecter des cellules du sang des patients, les mettre en contact avec des ultraviolets (comparables à des rayons du soleil grâce à une machine spécifique) et à les réinjecter par voie intraveineuse, ceci pendant plusieurs mois voire plusieurs années. Il entraine des améliorations de la maladie et limite les complications sévères en agissant sur de multiples cellules ou molécules. Compte tenu de la complexité des maladies chez l’homme et des multiples organes touchés, les études chez l’homme sont difficiles. Il faut souligner que les principales avancées concernant la connaissance des mécanismes d’action de ce traitement ont été permises grâce aux études chez la souris. Récemment l’analyse des réponses du système immunitaires a été améliorée avec la mise en évidence du rôle de cellules mémoires résidant dans les tissus (peau, muqueuse, organes...) appelées cellules résidentes mémoires. Ces cellules protègent d’infections mais peuvent également générer des réactions immunitaires pathologiques et sévères (rejet de greffes, etc…). En plus de ses effets sur le système immunitaire dans le sang ou les ganglions lymphatiques, nous pensons que le traitement des cellules du sang par ultraviolets a un effet bénéfique sur la fonction de ces cellules anormales présentes au niveau de la peau ou d’autres organes et ce traitement pourrait éviter d’entrainer ou d’aggraver la maladie. Plusieurs arguments soutiennent cette hypothèse. Premièrement, l’effet d’un traitement par ultraviolets chez les patients persiste plusieurs mois après son arrêt (suggérant un effet sur des populations cellulaires mémoires des tissus). Deuxièmement, il diminuerait la disponibilité de molécules indispensables à la formation ou la survie des cellules mémoires résidant dans les organes. Il a d’ailleurs été montré que ce traitement par ultraviolets entraine une diminution du nombre de ces cellules mémoires résidant dans le colon, associée à une amélioration de la maladie. Notre projet a donc pour objectif d’étudier la formation de ces cellules résidentes mémoires de la peau ainsi que leurs fonctions et survie dans la peau après un traitement des cellules du sang par ultraviolets. Ceci améliorera le schema de traitement des patients.

Bénéfices attendus

Le traitement des cellules du sang par ultraviolets est un traitement de référence de nombreuses complications immunologiques mais l’insuffisance de connaissance de ses mécanismes d’action limite son utilisation. Ce projet permettra de mieux comprendre son influence sur un plan inexploré des réactions immunitaires anormales, c’est à dire sur les cellules immunitaires persistant au sein des tissus. Sur un plan pratique ceci permettra de préciser les schémas thérapeutiques et la durée d’utilisation de ce traitement chez des patients avec des pathologies sévères et étant souvent hospitalisés, et ceci en se basant sur des arguments scientifiques. A titre d’exemple certains patients sont traités depuis plus de 20 ans par ce traitement et inversement certaines équipes arrêtent ce traitement systématiquement après 6 mois de traitement sans argument scientifique. Sur un plan scientifique, ce projet vise à montrer que le traitement des cellules du sang par ultraviolet exerce un effet bénéfique sur la formation, la fonction, la survie des cellules immunitaires persistant au sein des tissus. Il sera suivi, par des travaux complémentaires aynat pour but d'explorer les voies impliquées dans ce bénéfice induit par ce traitement. Cette étude permettra également de savoir comment utiliser ce traitement pour éviter une récidive au sein des tissus et comment améliorer le planning et l'éfficacité du traitement des patients en ce sens.

Procédures

Les animaux recevront une application sur la peau d’un produit allergisant entrainant une réaction immunitaire localisé sur la peau L’application de ce produit sera effectuée sur le ventre rasé des souris au début des procédures. Ce geste n’entraine pas de douleur (rasage + application du produit) sera réalisé sur animal vigile et durera au maximum 1 minute. Cinq jours après, les animaux recevront des applications du même produit sur les oreilles à raison de 2 fois sur l’ensemble du protocole afin d’induire une réaction immunologique. Cette intervention sera réalisée sous anesthésie générale par injection d’un produit anesthésiant (durée d’injection de quelques secondes et durée d’anesthésie d’une heure) afin d’éviter que les souris ne lèchent le produit avant sa pénétration dans la peau. L’anesthésie durera environ 30 minutes. Les animaux auront également une injection veineuse (qui dure 5 secondes) de cellules du sang préalablement traitées par ultraviolets à raison de 2 fois par semaine sur une période de 1 à 5 mois. Cette injection a lieu dans un veine proche de chaque œil, en alternant le coté d’injection à chaque injection. Les animaux seront endormis par anesthésie gazeuse (1 minute) le temps de l’injection et auront une application d’une pommade ophtalmique anesthésiante. Enfin, les oreilles des souris seront mesurées 5 fois par semaine pendant 2 semaines, afin de suivre l’inflammation (l’augmentation de l’épaisseur de l’oreille étant un des signes de l’inflammation). Ces mesures seront effectuées sur animaux anesthésiés par anesthésie gazeuse (durée de l’anesthésie gazeuse : 1 minute) afin d’éviter de générer un stress trop important chez les souris et pour réaliser les mesures les plus fiables et reproductibles possible. Tous ces gestes seront réalisés par des personnes expérimentées qui les ont déjà réalisés de nombreuses fois.

Impact sur les animaux

L’application de la substance allergisante sur la peau n’entraine pas de douleurs et a l’avantage de n’induire que très peu de démangeaisons. Des anesthésiques injectables seront utilisés avant application cutanée de la substance allergisante pour éviter que les souris se grattent et se lèchent au sein de la zone appliquée. Les souris pourraient avoir des douleurs lors de l’injection intraveineuse dans la veine proche des yeux (ceci est prévenu par pommade ophtalmologique anesthésique et par anesthésie gazeuse) et lors de la mesure de l’œdème de l’oreille avec un petit appareil commercialisé et adapté à ces mesures chez la souris (ceci est prévenu par anesthésie gazeuse). Les injections dans les veines proche des yeux répétées pourraient induire des risques de blessure aux yeux (et au pire une nécrose ophtalmique et donc une cécité) et les anesthésies gazeuses répétées pourraient induire des troubles du comportements (souris prostrées, mouvements répétitifs désorganisés, mutisme, isolement et absence de prise alimentaire). La probabilité que ces complications surviennent reste très faible lorsque les expérimentateurs sont formés. De plus la définition de points limites avec la survenue de ces complications et la décision d’euthanasie en cas de leur survenue permet d’éviter des souffrances aux souris. Ces points limites bien définis (correspondant aux complications ophtalmologiques et troubles du comportement décrits ci-dessus), suffisamment précoces et prédictifs ont été mis en place pour prévenir tout stress et toute souffrance de l’animal et en cas de leur survenue la décision sera alors prise d’euthanasier les souris concernées.

Devenir

Une mise à mort sera réalisée à l'issue des procédures du fait du prélèvement nécessaire d'oganes vitaux (oreille et sa peau).

Remplacement

Il n’existe pour l’instant aucun test in vitro satisfaisant permettant d’évaluer la réponse au traitement par ultraviolets des cellules sanguines

Réduction

L’estimation du nombre d’animaux par groupe a été réalisée sur la base de notre expérience ainsi que sur la littérature scientifique. Dans toutes les procédures, nous incluons suffisamment d’animaux avec un nombre de 10 animaux par groupe afin de réaliser des analyses statistiques pertinentes et robustes. Afin de limiter le nombre d’animaux utilisés, nous avons associé la mesure de l’épaisseur de l’oreille sur 10 souris de J30 à J35 et la quantification du nombre de cellules immunitaires de la peau à J30 sur les mêmes expérimentations. Le minimum de souris donneuses sera utilisé pour préparer les différents types de cellules traitées par ultraviolets et injectées aux souris. En effet 1 seule souris permettra de réaliser les 3 types de cellules qui sont réinjectées. Il y aura plus de groupes d’intérêt au début de l'expérimentation mais ceci permettra de définir le meilleur type de cellules à traiter par ultraviolet. Nous garderons alors cette condition expérimentale et ce type de cellules à traiter par ultraviolet pour les autres procédures. Ceci permettra de réduire le nombre d’animaux utilisés dans la suite de l'expérimentation et dans les projets futurs qui seront réalisés à la suite des avancées scientifiques permises par ce projet. De plus pour toutes les procédures, nous n’utiliserons que 2 souris pour le groupe témoin nommé « témoin irritation » et qui vise à valider les résultats des mesures d’épaisseur de l’oreille.

Raffinement

Des mesures seront mises en œuvre pour optimiser le bien-être des animaux. A leur arrivée dans l’animalerie, une période d’acclimatation d’une semaine sera respectée avant le début de la procédure expérimentale. Des mesures sont prises pour éviter les douleurs et stress avant chaque geste : utilisation de pommade ophtalmologique anesthésiante et anesthésie générale gazeuse avant injection dans les veines proches de l’œil (qui sera alternée sur chaque œil pour éviter d’éventuels dommages aux yeux, par des expérimentateurs ayant une grande expérience de ce geste), anesthésie générale par injection d’anesthésiques avant application de substance allergisante sur l’oreille (pour éviter que les souris se lèchent) et anesthésie gazeuse lors de chaque mesure d’épaisseur de l’oreille. Le volume injecté par voie intraveineuse de cellules traitées par ultraviolet est limité à 0,1 ml afin d’éviter toute surcharge de volume sanguin à la souris. L’application du produit entrainant une réaction immunitaire sur le ventre de souris sera effectuée après rasage, sans anesthésie car ces 2 gestes n’entrainent aucune douleur. Tous ces gestes sont effectués en routine par notre équipe. Un suivi des souris sera réalisé après chaque injection de cellules traitées par ultraviolet et après chaque application cutanée de produit entrainant une réaction immunitaire afin de contrôler l’absence de modification du comportement ou de la prise alimentaire. L’observation des animaux sera effectuée 5 jours/7 et nous attacherons une grande importance à l’apparence physique externe et aux changements comportementaux de ceux-ci. Des points limites bien définis et suffisamment précoces et prédictifs ont été mis en place pour prévenir tout stress et toute douleur de l’animal.

Choix des espèces

L’espèce souris est un modèle très utilisé dans les études immunologiques en raison des nombreux outils mis à disposition pour l’analyse des réponses immunitaires. Cette espèce est très proche de l’homme en ce qui concerne certains marqueurs de la réponse immunologique. Ce modèle reste indispensable dans le développement et la validation de nouvelles stratégies de traitement immunologiques chez ces patients avec complications immunitaires graves. Les souris provenant de fournisseurs arrivent à l’âge de 6 semaines et sont acclimatées une semaine. Le protocole démarre à 7 semaines, âge auquel les souris présentent un système immunitaire suffisamment mature pour effectuer une immunisation efficace.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
Rats : 27
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 12
▲ 15
Devenir
 -
 -
 -
 27

Extraction des molaires puis pose immédiate d'implants dentaires, suivie pour 15 rats d'injections destinées à provoquer une infection autour de l'implant : 27 rats vont être utilisés, tous tués, dont 15 dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère. Ces gestes servent à valider des conditions d'imagerie et un modèle d'infection avant une étude plus large sur des surfaces d'implants nanotexturées. Le porteur reconnaît que "la douleur est inévitable" après la chirurgie buccale. Présentée comme une "étude pilote de raffinement", cette phase inflige à plus de la moitié des rats le niveau de souffrance le plus élevé, et justifie l'effectif par la seule puissance statistique.

Objectifs

Nous souhaitons dans le cadre d'un projet de developpement de nouveaux implants nous voulons vérifier les propriétés adhésives et anti bactériennes de surfaces nanotexturées de mini-implants adaptés pour les rats. Pour réaliser cet objectif, nous devons dans un premier temps valider les poses d’implants chez le rat par des imageries au scanner rayons X et nous souhaitons mimer les conditions infectieuses en injectant de faibles doses de molécules infectantes proche de la zone implantée. C’est pour vérifier les conditions optimales d’imagerie et d’infections que nous sollicitons cette étude pilote de raffinement avant la procédure complète de tests de diverses combinaisons de surface nano texturées. Les objectifs sont : 1. Réaliser l’implantation dentaire immédiatement après l’extraction d’une molaire chez le rat selon le concept "One abutment-one time", Les mini-implants (la dimension est réduite afin adapter à l'anatomie de rat) consistent en une tête prothétique intégrée avec la tige de l'implant, qui se met en place lors de la première intervention chirurgical et à ne plus changer par la suite. 2. Etablir le modèle infectieux péri-implantaire (mucositite péri-implantaire et péri-implantitite) chez le rat en injectant des solutions infectantes. 3. Valider des techniques d'imagerie in vivo et ex vivo pour la détection des tissus mous et durs à l’aide du microscanner à rayons X et l’imagerie photonique (microscopie confocale et light sheet).

Bénéfices attendus

Les résultats de ce projet pilote établissent les conditions d’imageries pour une vérification optimale de la position des implants ; les conditions doses et durée du modèle infectieux péri-implantaire chez le rat, et les modalités pour les imageries longitudinales et ex vivo innovantes. Toutes ces conditions seront reprises pour l'étude finale de performance osseuses et gingivales des nanotextures.

Procédures

1. Extraction bilatérale des premières molaires dans le maxillaire et implanter les implants dentaires immédiatement dans les avéoles, qui reproduit l'osséointégration et la cicatrisation des tissus mous autour de l'implant: 30 min/ rat sous l’anesthésie chimique, appliquer sur 27 rats divisent en 2 procédures. 2. Etude longitudinale appliquée à 27 rats par microscanner à rayon X sur l'osséointégration suite à l'implantation dentaire (12 rats – procédure 1) et le déclenchement de maladies péri-implantaires suite à l'infection (15 rats – procédure 2) sous l’anesthésie gazeuse. Durée 20 min/ fois, à J0, 14, 28 jours pour les 12 rats dans procédure 1. Durée 20 min/ fois, à J28, 35, 42, 49, 56, 63, 70 pour les 15 rats dans procédure 2 sous anesthésie gazeuse. 3. Etablissement des maladies/inflammation péri-implantaire : injection sur 15 rats de procédure 2 sous l’anesthésie gazeuse rapide. 4. Evaluation des attaches et des étanchéités fonctionnelles de l'épithélium jonctionnel et du tissu connectif péri-implantaires, appliquer sur 27 rats à la fin de procédure (avant la mise à mort).

Impact sur les animaux

1. Les rats subiront la chirurgie d'extraction dentaire bilatérale et la pose d'implant immédiate. La douleur est inévitable, mais nous veillerons à combiner tous les mesures médicamenteuses (analgésie, anesthésie, myorelaxant), physiques (environnement d'hébergement confortable adapté pour les animaux post-opératoire et nourriture molle), et humaines (soins et surveillance rigoureusement par les personnels habilités) pendant l'étude afin de détecter toutes anomalies à résoudre de suite. La consommation de nourriture et d'eau seront mesurées régulièrement. 2. En plus, les rats passeront par des anesthésies gazeuses répétées lors des sessions d'imagerie qui ne donne pas de douleur particulière et non invasive. Nous utiliserons la couette de survie pour assurer la température corporelle. Après les manipulations, les rats seront posés sur une plaque chauffante et surveillés jusqu'à leur réveil. 3. L'administration de molécule infectante sous l'anesthésie rapide donne de douleur très peu, nous ferons très attention à l'hypothermie des animaux en utilisant le tapis chauffant pendant la manipulation. Après les manipulations, les rats seront posés sur une plaque chauffante et surveillés jusqu'à leur réveil.

Devenir

Les mises à mort seront réalisées sur tous les rats (27) par une personne habilitée à la fin de chaque procédure. Nous devons mettre à mort tous les animaux afin de collecter les hemi-maxillaires avec implants pour les expérimences ex vivo d'imageries multimodales et innovantes incluant le microscannaire à haute résolution avec produits contrastants, l'imagerie photonique et l'immunohistochimie. Ces techniques permettent de visualiser et quantifier l'attache péri-implantaire et parodontale et l'étanchéité que les examens cliniques n'arrivent pas à évaluer.

Remplacement

Nos questions scientifiques sont centrées sur l'effet de la nano-texturation de la surface des têtes prothétiques sur l'attache des tissus péri-implantaires dans les conditions physiologiques incluant métabolisme osseux, vascularisation, système immunitaire que les modèles in vitro ne peuvent pas mimer. Les expérimentations animales avec une physiologie intégrée sont donc primordiaux. De nombreuses combinaisons de topographie de surface peuvent être efficaces in vitro sur l'adhérence de l'épithélium jonctionnel, par contre il est impossible de toutes les tester dans des modèles « de plus gros animaux tels que beagles ou mini-pigs » qui sont les gold-standard en préclinique implantaire à cause de leur cout. Il nous semble donc essentiel de proposer un modèle chez le rongeur pour tester 2 ou 3 nano-texturations et choisir la plus performante à valider en phase en phase clinique.

Réduction

Nous avons estimé la taille des échantillons afin d'assurer la puissance statistique lors du traitement des données.

Raffinement

Chaque animal bénéficie d’une attention et de soins de qualité, par du personnel qualifié, pendant les interventions mais aussi en dehors de celles-ci afin d’assurer un bien-être optimal tout au long de l’étude. La douleur est rigoureusement contrôlée grâce à des points limites évalués en amont, et gérés grâce aux moyens pharmacologiques appropriés (myorelaxant/anesthésie/analgésie). Par ailleurs, les animaux sont hébergés en groupes harmonieux (minimum de 2); dans un environnement enrichi (copeaux, matériel de nidification). Afin d’éviter de fragiliser les implants au cours de la cicatrisation à cause de batônnet à ronger, mais afin de respecter les activités chez le ronger, nous utiliserons en alternative des batônnets très fins et les rouler en coton pendant 4 semaines post-op. Enfin, l'eau et la nourriture sont mises à disposition "ad libitum". Lors des procédures, nous devons utiliser l'anesthésie car ce sont des manipulations qui doivent être faites in vivo afin de surveiller la cinétique de cicatrisation dans les conditions physiologiques.

Choix des espèces

Les rats constituent un bon point de départ pour tester la faisabilité des nouveaux implants dentaires dans la recherche préclinique en raison de sa similarité avec l'homme en termes de structure osseuse, d'anatomie buccale. En plus, les rats sont privilégiés pour le coût, la facilité de logement et la manipulation. Les rats Wistar sont encore considérés comme l'un des meilleurs modèles. A l'âge adulte (16 semaines), les rats arrivent à la maturité squelettique et dentaire et atteignent environ 400 g, ce qui rend la facilité des manipulations chirurgicales (extraction dentaire et implantation immédiate). La taille de fabrication des implants est adapté pour l’os maxillaire du rat. Ce sont des mini-implants qui ne transpercent pas les sinus lors de la pose, principale cause de rejet ou de problèmes sanitaires pour les animaux.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 640
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 640
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 640

640 souris vont être utilisées, toutes tuées, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Chacune reçoit une injection de cellules tumorales sous anesthésie, jusqu'à quarante mesures de la tumeur et jusqu'à trente administrations de chimiothérapie et d'immunothérapie, avant d'être tuée pour analyse des organes. Le projet cherche à valider une protéine comme cible pour rendre l'immunothérapie plus efficace contre le cancer. Les groupes de seize animaux sont justifiés par la robustesse statistique, le bénéfice pour les patients restant une perspective générale.

Objectifs

Ce projet vise à étudier l’effet de l’activation ou de l’inhibition d’un mécanisme biologique impliqué dans le développement des tumeurs et dans le fonctionnement du système immunitaire, dans un modèle murin. Des résultats préalables montrent que l’inhibition de ce mécanisme ralentit la croissance des tumeurs lorsque les défenses immunitaires de l’organisme sont fonctionnelles, ce qui suggère une interaction entre ce mécanisme et le système immunitaire. Cette modulation est également associée à des changements dans l’activité de certaines cellules immunitaires présentes dans la tumeur. L’objectif principal est d’évaluer les effets de cette modulation, seule ou en association avec des traitements anti-tumoraux de référence, dans des conditions où l’activité de ces cellules immunitaires est diminuée. Cela permettra de préciser leur rôle dans le contrôle de la croissance tumorale. Plus largement, ce projet vise à mieux comprendre comment ce mécanisme biologique influence les défenses immunitaires contre les tumeurs et l’efficacité des traitements.

Bénéfices attendus

Dans le monde, le cancer est la deuxième cause de décès, avec près de 10 millions de morts chaque année. Pour lutter contre cette maladie, les traitements les plus couramment utilisés sont la chimiothérapie et la radiothérapie. Ces thérapies agissent directement sur les cellules cancéreuses pour les détruire. Toutefois, elles peuvent parfois provoquer des effets secondaires importants et ne sont pas toujours efficaces chez tous les patients. L’immunothérapie représente une approche différente : elle vise à stimuler le système immunitaire du patient afin qu’il reconnaisse et élimine lui-même les cellules cancéreuses. Ces dernières années, cette stratégie a connu de grandes avancées et a permis des succès encourageants. Cependant, l’immunothérapie ne fonctionne pas encore pour tous les types de cancer, et nous ne comprenons pas toujours pourquoi certains patients ne répondent pas à ce traitement. Ce projet de recherche permettra de valider de nouvelles cibles thérapeutiques afin d’améliorer l’efficacité de l’immunothérapie.

Procédures

Toutes les souris seront soumises à une injection de cellules tumorales sous anesthésie générale (moins de trois minutes par animal, 1 fois). Toutes les souris vigiles seront soumises à l’évaluation de la croissance tumorale par une méthode non invasive (5 minutes par animal, 2 fois par semaine, 40 fois maximum). Toutes les souris seront soumises à des traitements anti-tumoraux administrés sur animaux vigiles (moins d’une minute par souris par administration). Une administration unique de chimiothérapie sera réalisée en début de traitement. Les traitements immunologiques seront ensuite administrés selon les schémas suivants : une administration quotidienne pendant 6 jours consécutifs, puis une administration hebdomadaire, ou une administration hebdomadaire seule selon les groupes expérimentaux. Le nombre total d’administrations ne dépassera pas 30 par animal. A la fin des expériences, tous les animaux seront euthanasiés par une méthode réglementaire.

Impact sur les animaux

L’induction tumorale peut conduire à des effets indésirables et peut induire une gêne chez l’animal. L’anesthésie peut induire de l’hypothermie et de la détresse respiratoire. Les traitements de chimio- et immuno-thérapie peuvent entrainer une perte d’appétit et donc une perte de poids chez la souris. Les injections peuvent induire une douleur légère (éventuellement accompagnée d’une irritation au niveau du site d’injection) et un risque de péritonite associé aux administrations fréquentes. Les sites d’injections peuvent s’infecter. La manipulation et la contention des animaux peut induire un stress.

Devenir

Tous les animaux à la fin de la procédure seront euthanasiés selon une méthode réglementaire. La procédure requiert une induction tumorale, ce qui implique l’impossibilité de garder les souris en vie à la fin de l’expérience. De plus, des analyses seront effectuées sur tissus et organes post-mortem.

Remplacement

Cette étude consiste à évaluer l’efficacité d’un nouveau traitement stimulant le système immunitaire dans un contexte de thérapie anti-cancéreuse. Notre protéine cible a été identifiée grâce à une étude de transcriptomique. Nous souhaitions évaluer notre hypothèse in vivo car il n’y a pas d’autres modèles pour pouvoir étudier l’efficacité de l’immuno-stimulation et ses mécanismes vu sa complexité.

Réduction

Pour la réalisation de ce projet, des groupes de seize souris (huit femelles et huit mâles) seront utilisés afin de garantir une évaluation statistique robuste des effets analysés pour un total de 640 animaux. Nous appliquerons des tests statistiques appropriés pour comparer l’effet étudié entre les groupes, les croissances tumorales et la survie des animaux. Dans un souci de réduction du nombre des animaux contrôles, nous chercherons à regrouper les expérimentations lorsque cela est possible. Il est prévu de réaliser une veille bibliographique attentive et continue afin de vérifier que les expériences planifiées n'ont pas déjà été rapportées dans la littérature scientifique existante. Plusieurs tissus seront prélevés et soumis à diverses analyses (immunologiques, histologiques ou de biologie cellulaire et moléculaire) pour extraire le maximum de données de chaque expérimentation. Ces tissus seront également partagés avec nos collaborateurs dans le but de réduire le nombre d’animaux utilisés.

Raffinement

Les conditions d’hébergement seront conformes à la réglementation et adaptées en accord avec le personnel de l’animalerie (les animaux disposeront de nourriture et d’eau ad libitum; le milieu est enrichi à l’aide de coton de nidification, bâtons à ronger et tunnels en cartons). Les souris seront soumises à un suivi quotidien afin d’évaluer leur niveau de stress et leur poids sera mesuré une fois par semaine tout au long de l’expérience de croissance tumorale. Les critères définis pour atteindre un point limite seront strictement appliqués, et les souris seront euthanasiées à la fin de l’étude ou en cas d’atteinte de ces points limites préétablis. Toutes les interventions seront effectuées par des personnes expérimentées, dans une pièce dédiée distincte de la zone d’hébergement des animaux. Toutes les manipulations seront réalisées dans le souci constant de réduire au maximum l’inconfort et la souffrance des animaux (anesthésie, tapis chauffants, etc...). Aucune médication supplémentaire ne sera administrée au cours des expériences, car les effets secondaires sur le système immunitaire pourraient interférer avec les résultats.

Choix des espèces

Le choix de la souris pour la réalisation des expériences envisagées se justifie par plusieurs raisons: - Notre centre de recherche utilise principalement des souris ce qui offre de nombreux avantages en termes d’élevage, d’expertise en techniques d’expérimentation animale ainsi que le suivi microbiologique et vétérinaire des animaux. - La souris est le modèle animal le plus couramment utilisé par la communauté scientifique internationale et pour les études précliniques. La méthodologie envisagée est d’une mise en place relativement aisée sur ce type d’animal et nous avons acquis une pratique expérimentale sur cette espèce. La souris présente l’avantage de disposer de nombreux modèles génétiquement modifiés permettant d’analyser de façon spécifique le rôle de certains mécanismes biologiques dans les processus étudiés. Cette disponibilité constitue un élément déterminant pour répondre aux objectifs du projet. Selon les procédures, les animaux seront utilisés à partir de six semaines afin de disposer d’un organisme avec un processus de développement terminé et un système immunitaire efficient.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système musculosquelettique
Souris : 2232
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 2232
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 2232

2 232 souris vont être utilisées, toutes tuées, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, réparties en groupes d'âge de deux à dix-neuf mois. Chacune subit gavages, injections dans le muscle de la cuisse, tests d'effort et prélèvements sanguins, certaines étant transportées entre deux établissements, pour étudier le lien entre la graisse intramusculaire et le métabolisme du muscle. Les retombées pour la santé humaine, fragilité musculaire liée à l'âge ou à l'obésité, sont annoncées "à plus long terme". Le porteur reconnaît qu'aucun calcul de puissance n'a été possible et que l'effectif repose sur ses habitudes expérimentales.

Objectifs

L'augmentation du nombre de personnes âgées et/ou obèses constitue un enjeu majeur de santé publique. Ces 2 situations ont des conséquences (i) individuelles, favorisant la fragilité et la dépendance et (ii) sociétales, entrainant une augmentation des dépenses de santé. De plus, ce sont des facteurs de risque de pathologies telles que le diabète de type 2 (DT2), lié à des désordres du métabolisme glucidique, et la sarcopénie, liée à une diminution de la masse et de la force musculaire. Le vieillissement et l’obésité représentent deux contextes dans lesquels il y a émergence, au sein du muscle squelettique, d’un tissu adipeux intramusculaire (IMAT) dont les cellules matures sont les adipocytes intramusculaires. Ce tissu a été bien documenté dans les muscles squelettiques des animaux de rente, puisqu’il donne son goût à la viande, mais il n’existe que peu de données chez l’Homme. Toutefois, des données corrélatives semblent indiquer que la présence chronique d’IMAT pourrait participer à la perte de sensibilité à l’insuline musculaire participant à l’étiologie du DT2. Nos données préliminaires chez la souris sont encourageantes et vont dans le même sens. D’un autre côté des données observationnelles dans différents modèles murins de lésions musculaires, révèlent une émergence transitoire d’IMAT qui pourrait participer à la régénération musculaire nécessaire au maintien de la masse et de la force de ce tissu. C’est l’hypothèse que nous avançons. Il semble donc que l’IMAT via son abondance, sa cinétique d’apparition/disparition et/ou son phénotype soit un acteur important des fonctions métabolique et régénérative du muscle squelettique. Ce projet a comme objectif principal de montrer le lien causal entre (i) IMAT et désordres métaboliques glucidiques, principalement musculaires et (ii) IMAT et régénération musculaire ; ceci à l’aide d’un modèle murin transgénique dans lequel l’ablation spécifique et contrôlée des adipocytes intramusculaires, constituant l’IMAT, est possible. Afin d’avoir une étude la plus complète possible et étant donné le dymorphisme sexuel existant à la fois dans la composition corporelle (i.e. masses grasse et maigre), la régulation des métabolismes ou les capacités régénératives, des animaux femelles et mâles seront inclus dans cette étude. Ils seront étudiés à des âges physiologiques différents, afin de reproduire les effets de l’avancée en âge chez l’Homme. CE PROJET EST MULTISITE, IL SERA REALISE DANS 2 ETABLISSEMENTS UTILISATEURS.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra, pour la première fois, de mettre en évidence les effets d’un dépôt adipeux ectopique méconnu, l’IMAT sur l’homéostasie du muscle squelettique en fonction du sexe et de l’âge. Le muscle squelettique représente, en masse, le tissu le plus abondant de l’organisme et joue un rôle majeur dans certaines fonctions clés telles que la locomotion mais aussi dans la gestion de l’énergie, i.e. le métabolisme. Il devrait permettre, d’une part, d’obtenir des données nouvelles sur le contenu lipidique et le phénotype de l’IMAT (i.e. hypertrophie/ hyperplasie adipocytaire, inflammation, sécrétions, etc…), son évolution avec l’âge et/ou l’obésité mais également avec le sexe des individus. D’autre part, grâce à l’originalité du modèle de souris double transgénique permettant une diminution partielle ou totale de l’IMAT, il devrait permettre d’établir un lien causal (délétère ou bénéfique) entre ce tissu et les fonctions musculaires étudiées (i.e. métabolisme glucidique et régénération) selon le sexe, l’âge, le régime alimentaire et/ou le statut régénératif. Ce projet pourrait en particulier faire émerger des molécules actives (lipides, cytokines, etc…) explicatives des effets observés lors de l’obésité, du vieillissement ou bien de la régénération. A plus long terme, les connaissances générées par cette étude pourraient être exploitées en santé humaine puisque de nombreuses conditions pathologiques musculaires aiguës ou dégénératives sont caractérisées par un dépôt important d’IMAT. Nous anticipons que ces travaux pourraient donc avoir des répercussions sur le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques du patient en situation de fragilité musculaire résultant de l’avancée en âge, d’obésité ou même de myopathies.

Procédures

Dans le premier établissement utilisateur la partie 1 du projet s’attellera à caractériser les désordres métaboliques glucidiques et l’IMAT en fonction de l’âge, du régime alimentaire et du sexe des animaux. Les animaux seront soumis à 2 tests consécutifs d'évaluation métabolique comprenant chacun 1 injection intrapéritonéale et des prélèvements sanguins caudaux (20 sec à 2 min/prélèvement, 130 μL de volume cumulé maximal). La partie 2 du projet étudiera le lien causal entre la présence d’IMAT et les désordres métaboliques glucidiques dans un modèle murin de lésion musculaire induite par l’injection intramusculaire de glycérol ou de cardiotoxine, facilitant le développement d’IMAT. Les animaux seront soumis à 1 injection unique dans le quadriceps sous anesthésie (moins de 10 min). Suivi, après 10 jours, de 2 tests consécutifs d'évaluation métabolique précédemment décrits. La partie 3 du projet étudiera le lien causal entre la présence d’IMAT et les désordres métaboliques glucidiques dans un modèle murin double transgénique permettant l’élimination sélective de l’IMAT, en fonction de l’âge, du régime alimentaire et du sexe des animaux. Les animaux seront soumis à un gavage 1 fois par jour pendant 5 jours (env. 20 sec). Suivi, après 2 semaines, d’une injection unique dans le quadriceps sous anesthésie (moins de 10 min). Puis, après 10 jours, de 2 tests consécutifs d'évaluation métabolique précédemment décrits. La partie 4 du projet concernera le lien causal entre la présence d’IMAT et la régénération musculaire dans un modèle de souris double transgénique permettant l’élimination sélective de l’IMAT, en fonction de l’âge et du sexe des animaux. Les animaux seront soumis à un gavage 1 fois par jour pendant 5 jours (env. 20 sec). Suivi, après 2 semaines, de 2 injections consécutives séparées de 4 jours dans le quadriceps sous anesthésie (moins de 10 min). La fonction musculaire d’une partie des animaux sera ensuite évaluée par différents tests non invasifs : agrippement, cadre inversé et endurance sur tapis roulant. Dans le second établissement utilisateur, des tests terminaux d’évaluation du métabolisme utilisant des radioélements seront réalisés à la place des tests classiques afin d’affiner la caractérisation des désordres métaboliques en lien avec l’IMAT et utilisant des radioélements seront réalisés. Ces tests comprennent 1 injection intrapéritonéale et deux prélèvements sanguins à la queue (20 sec à 2 min/prélèvement, 10 μL de volume cumulé maximal).

Impact sur les animaux

Plusieurs nuisances ou effets indésirables pourraient être observés dans cette étude : 1- Stress lié à la contention lors des gavages et lors des injections. La durée de cet effet indésirable sera réduit au minimum de part l’expérience de l’expérimentateur ; 2- Stress lié à l'isolement, lors des expériences de mesure de la composition corporelle, de la force musculaire ou lors du test d'endurance ; 3- Inconfort voire douleur lors du réveil des animaux anesthésiés pour la réalisation des injections intramusculaires ou pour leur identification par tatouage. Dans premières heures suivant la réalisation de l'injection intramusculaire, une mobilité réduite pourra être observée. Le geste chirurgical étant réalisé le matin et cet état de mobilité réduite n’étant que passager, il n’entrave pas la prise alimentaire la nuit suivante ; 4-Inconfort engendré par l’obésité résultant de la mise en régime enrichi en lipides. Cet inconfort pourrait durer plusieurs semaines ; 5- Stress lié au transport entre les deux établissements utilisateurs (5 à 10 min max).

Devenir

Comme indiqué dans les pagraphes concernant chacune des procédures expérimentales, les animaux seront nécropsiés en fin de procédure pour récolter des tissus d'intérêt. Ils seront mis à mort en fonction des groupes d'âge inclus dans les procédures: à 2-3 mois, à 6-7 mois, 12-13 mois ou à 18-19 mois.

Remplacement

A l’aide d’expériences réalisées in vitro avec des cellules humaines nous avons précédemment publié que les sécrétions des adipocytes musculaires obtenus en culture étaient capables de diminuer la réponse à l’insuline des cellules musculaires également obtenues en culture, appuyant l’hypothèse que l’IMAT pourrait être un régulateur du métabolisme glucidique musculaire et plus particulièremet des perturbations de ce métabolisme. Par ailleurs, nous avons également mis en évidence plus recemment des modifications du phénotype des adipocytes musculaires obtenues in vitro en fonction de l’age des volontaires dont étaient issues les biopsies musculaires. Ce sont ces données qui nous ont conduits à nous tourner vers l’animal. En effet, il est bien connu que la culture à a ses limites qui sont clairement ici (1) que les cellules (adipocytes et myocytes) n’arrivent jamais au stade terminal de différenciation donc sont des formes immatures des cellules observées in vivo et (2) qu’il est impossible dans un tel modèle d’imaginer l’impact sur le muscle en entier et sur l’organisme. Il est cependant évident qu’en fonction des résultats obtenus dans ce projet des expériences complémentaires sur des points mécanistiques précis seront réalisées sur des cultures primaires humaines et/ou murines qui permettent de par la capacité de prolifération des cellules de réaliser un certain nombre d’analyses.

Réduction

Pour déterminer le nombre d'animaux nécessaires et suffisants nous nous sommes essentiellement basés sur nos habitudes expérimentales, des expériences préliminaires et sur les variabilités inter-individuelles régulièrement constatées. En effet, un calcul de puissance est difficile à mettre en oeuvre étant donné le nombre de tests inclus dans la même procédure. Les tests statistiques qui seront mis en oeuvre seront des tests pour comparer des variables quantitatives uniques entre deux temps des procédures pour un même animal, un test différent pour comparer des variables quantitatives uniques entre deux groupes d'animaux, un autre test à une ou deux voies pour comparer des variables quantitatives continues entre plusieurs groupes d'animaux. D'autre part, grâce à l'utilisation d'un appareil permettant de mesurer la répartition des masses maigre et grasse, nous pouvons réaliser un suivi longitudinal de ces paramètres sans euthanasier les animaux. Enfin, récemment a été mis en place au sein de notre Institut un fichier de partage des tissus ou organes collectés lors des nécropsies, nous pensons proposer les tissus autres que nos tissus d'intérêt aux autres équipes de recherche.

Raffinement

Les animaux seront hébergés par fratrie dans des cages sur portoirs ventilés en respectant le nombre d'animaux indiqué dans la Directive Européenne 2010/63/UE. De l'enrichissement type feuille de papier, bâtonnet en bois ou igloo seront systématiquement ajoutés dans les cages. Un suivi quotidien sera réalisé soit par le personnel de la zootechnie soit par les expérimentateurs en charge du projet. La pesée hebdomadaire permettra une habituation à l'Homme et, le stress ainsi diminué, devrait diminuer la variabilité inter-individuelle dans les réponses mesurées. Le réveil de l'animal, après injection musculaire, se fera dans une cage posée sur un tapis chauffant ; du collyre sera appliqué sur l'oeil de l'animal qui aura été injecté. L'observation et la surveillance des animaux permettent d’appliquer des points limites précis et des critères d’arrêt des souffrances. Les animaux seront transportés entre les deux établissements suivant une procédure de transport déclarée lors de l’agrément de l’établissement (cheminement et conditions de transport validés par signature d’une charte de transport). Les cages d'origine des animaux sont placées dans des valises de transport adaptées à 2 cages permettent un isolement de la lumière et des conditions météorologiques extérieures. Le trajet se fait à pied (inférieur à 5 min), est pré-déterminé et évite la rencontre avec le public.

Choix des espèces

L’espèce Mus musculus (souris), mammifère proche d’Homo sapiens, est le modèle animal expérimental le plus étudié dans la littérature notamment pour les études physiologiques et métaboliques, ce qui permet de meilleures comparaisons et une certaine pertinence des résultats. Des animaux de différents âges seront inclus dans les procédures : 2-3 mois, 6-7 mois, 12-13 mois ou 18-19 mois. L'utilisation de ces différents groupes d'âge permettra, dans certaines procédures, d'étudier la cinétique d’évolution « naturelle » de certains paramètres (i.e. régulation du métabolisme, composition corporelle, développement du tissu adipeux intramusculaire, etc....) au cours d’une diète normale ou riche en graisses. Dans d'autres procédures, l'utilisation des animaux de différents groupes d'âge permettra de mettre en évidence l'impact du vieillissement sur certains processus (i.e. processus d'installation du diabète et rôle du tissu adipeux intramusculaire, processus régénératifs musculaires, etc ...). Les âges des souris de chaque procédure ont été choisis en fonction de résultats d’expériences préliminaires du laboratoire et de données rapportées dans la littérature.