Les questions parlementaires
Empêcher l'implantation d'élevages pour laboratoires
expérimentation animale
Question écrite n° 35493, Assemblée nationale, 4 octobre 1999
Le résumé de l'OXA
Le député demande au ministre de l'agriculture s'il a pris des mesures pour empêcher l'implantation d'élevages destinés aux laboratoires et pour soutenir les méthodes non animales.
2 demandes : aucune réponse à 2.
De nouvelles mesures pour empêcher l'implantation d'élevages d'animaux destinés aux laboratoires.
Aucune réponse La réponse ne cite aucune mesure contre ces élevages ; elle rappelle que les laboratoires doivent s'y fournir.
De nouvelles mesures pour soutenir le développement des méthodes de substitution.
Aucune réponse Aucune mesure : la réponse renvoie aux recherches financées par la Commission et à la validation à Ispra, et dit seulement que les ministères suivent la validation et que le ministère chargé de la recherche la coordonne.
La fiche
Thèmes : élevages et provenance des animaux, méthodes sans animaux, interdiction
- Auteur
- M. Lionnel Luca (Non inscrit, Alpes-Maritimes (6e circonscription))
- Ministère interrogé
- agriculture et pêche
- Rubrique
- Animaux
- Question publiée
- au Journal officiel du 4 octobre 1999
- Réponse publiée
- au Journal officiel du 24 janvier 2000
- Statut
- Réponse publiée
- Sources
La question
(Question écrite n° 35493 de M. Lionnel Luca, Assemblée nationale, JO du 4 octobre 1999)
M. Lionnel Luca appelle l'attention de M. le ministre de l'agriculture et de la pêche sur la création d'élevages d'animaux destinés aux laboratoires. Il est intolérable de laisser se poursuivre à notre époque de telles cruautés sur les animaux, il lui demande donc s'il a pris de nouvelles mesures afin d'empêcher de telles implantations, et surtout pour soutenir le développement de méthodes substitutives à l'expérimentation animale ainsi que le prévoit déjà la législation.
La réponse
(Réponse du ministère : agriculture et pêche, JO du 24 janvier 2000)
Le décret n° 87-848 du 19 octobre 1987 relatif aux expériences pratiquées sur les animaux prévoit que les expériences sur les animaux sont licites à condition, notamment, qu'elles revêtent un caractère de nécessité et que ne puissent utilement y être substituées d'autres méthodes expérimentales. Or, dans certains cas, le recours à l'expérimentation animale peut résulter d'une obligation légale, dans le cadre de l'évaluation, par exemple, de la toxicité ou l'innocuité d'un produit donné. L'expérimentation animale est alors une étape obligatoire dans le processus qui va conduire à la mise sur le marché de ce produit. Conformément à l'article 7 du décret précité et à l'arrêté du 19 avril 1988 portant sur les conditions de fourniture des animaux aux laboratoires agréés, les établissements où se pratique l'expérimentation animale sont tenus de se procurer les animaux dans des élevages déclarés auprès des services vétérinaires départementaux. Ces services contrôlent la conformité de ces élevages aux règles sanitaires et de protection animale. En outre, le principal critère permettant de remplacer une expérience effectuée sur des animaux est que la méthode de substitution offre un niveau de sécurité et de protection de la santé de l'homme au moins aussi élevé que la procédure d'expérience précédemment pratiquée sur les animaux. De nombreuses demandes sont en cours afin de valider les fondements scientifiques des méthodes de substitution. La Commission Européenne finance, par exemple, des recherches pour le développement des méthodes de substitution, validées ensuite par le Centre Européen pour la validation des méthodes alternatives, situé à Ispra en Italie. Cette validation scientifique est un processus long et complexe qui fait néanmoins l'objet d'un suivi attentif par les différents ministères chargés de cette question. Le ministère chargé de la recherche veille à la coordination de ces procédures de validation.
Les éléments concrets
Ce que la réponse avance de vérifiable. Survoler un élément montre son passage.
- Le décret n° 87-848 du 19 octobre 1987 subordonne notamment les expériences sur les animaux à leur "caractère de nécessité" et à l'absence d'autre méthode qui puisse utilement y être substituée.
- En application de l'article 7 du décret n° 87-848 et de l'arrêté du 19 avril 1988, les laboratoires doivent se procurer les animaux dans des élevages déclarés aux services vétérinaires départementaux.
- Les services vétérinaires départementaux contrôlent la conformité aux règles sanitaires et de protection animale des élevages déclarés où les laboratoires doivent se procurer leurs animaux.
- Le Centre Européen pour la validation des méthodes alternatives, situé à Ispra (Italie), valide les méthodes de substitution dont la Commission européenne finance la recherche.
Le détail de l'analyse
Les sources de la réponse
Les organismes cités
Sur le site de l'OXA
Les questions liées
Les questions qui ont reçu la même réponse
- Élevage de chiens de Montbeugny, NicolinQuestion écrite n° 34050, Assemblée nationale, 23 août 1999
- Élevage de chiens de Montbeugny, FalcoQuestion écrite n° 18615, Sénat, 2 septembre 1999
- Méthodes non animales en médecine et cosmétologieQuestion écrite n° 34512, Assemblée nationale, 13 septembre 1999
- Validation d'essais in vitro de toxicitéQuestion écrite n° 38521, Assemblée nationale, 13 décembre 1999
- Interdiction de certaines catégories d'expériencesQuestion écrite n° 38804, Assemblée nationale, 13 décembre 1999
- Limiter les expériences sur les espèces domestiquesQuestion écrite n° 46297, Assemblée nationale, 15 mai 2000
Recueil établi et publié par l'Observatoire de l'Expérimentation Animale. Les textes des questions et des réponses sont ceux que publient l'Assemblée nationale, le Sénat et le Parlement européen. Un texte que les sources ouvertes ne donnent qu'en anglais est publié dans une traduction de l'OXA, avec l'original.
Cette analyse a été produite par un modèle de langage appliquant la grille de l'OXA décrite dans la méthode du recueil, et contrôlée par des scripts. Elle n'a pas été relue question par question.
Les méthodes non animales remplacent l'utilisation d'animaux par d'autres moyens. Par contraste avec l'expérimentation in vivo, sur des animaux vivants, elles forment trois familles, qui se combinent ou fonctionnent séparément : in vitro (organes sur puce, organoïdes, cultures de cellules), in silico (algorithmes prédictifs, jumeaux numériques) et in humano (épidémiologie, participation de volontaires consentants à des recherches et à des essais cliniques).