Les questions parlementaires

Interdiction de certaines catégories d'expériences

expérimentation animale

Question écrite n° 38804, Assemblée nationale, 13 décembre 1999

Le résumé de l'OXA

Le député demande au ministre de l'agriculture s'il faut modifier la réglementation pour interdire formellement certaines catégories d'expériences sur les animaux.

1 demande : réponse à 1.

  1. Modifier la réglementation pour étendre une interdiction formelle à certaines catégories d'expériences.

    Réponse La réponse lie toute interdiction à la reconnaissance officielle de méthodes in vitro de remplacement : pas d'interdiction avant, sans catégorie nommée ni calendrier.

La fiche

Thèmes : interdiction, réglementation, méthodes sans animaux

Auteur
M. Christian Kert (Union pour la démocratie française-Alliance, Bouches-du-Rhône (11e circonscription))
Ministère interrogé
agriculture et pêche
Rubrique
Animaux
Question publiée
au Journal officiel du 13 décembre 1999
Réponse publiée
au Journal officiel du 28 février 2000
Statut
Réponse publiée
Sources

La question

(Question écrite n° 38804 de M. Christian Kert, Assemblée nationale, JO du 13 décembre 1999)

M. Christian Kert attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture et de la pêche sur les expérimentations animales. Il lui demande, compte tenu des nombreux excès et de la multiplication de certaines pratiques, si l'on ne doit pas envisager de modifier la réglementation actuelle et d'étendre à différentes catégories d'expériences une interdiction formelle.

La réponse

(Réponse du ministère : agriculture et pêche, JO du 28 février 2000)

Le décret n° 87-848 du 19 octobre 1987 relatif aux expériences pratiquées sur les animaux prévoit que les expériences sur les animaux sont licites à condition, notamment, qu'elles revêtent un caractère de nécessité et que ne puissent utilement y être substituées d'autres méthodes expérimentales. Certaines catégories d'expériences pourront être interdites lorsque des méthodes in vitro seront officiellement considérées comme des méthodes remplaçant certaines méthodes in vivo. L'utilisation des méthodes substitutives nécessite donc au préalable de les valider. Le principal critère permettant de remplacer une expérience effectuée sur des animaux est que la méthode de substitution offre un niveau de sécurité et de protection de la santé de l'homme au moins aussi élevé que la procédure d'expérience précédemment pratiquée sur les animaux. De nombreuses demandes sont en cours afin de valider les fondements scientifiques des méthodes de substitution. La Commission européenne finance, par exemple, des recherches pour le développement des méthodes de substitution, validées ensuite par le centre européen pour la validation des méthodes alternatives, situé à Ispra en Italie. Cette validation scientifique est un processus long et complexe qui fait néanmoins l'objet d'un suivi attentif par les différents ministères chargés de cette question. Le ministère chargé de la recherche veille à la coordination de ces procédures de validation.

Les éléments concrets

Ce que la réponse avance de vérifiable. Survoler un élément montre son passage.

  • Le décret n° 87-848 du 19 octobre 1987 subordonne notamment les expériences sur les animaux à leur "caractère de nécessité" et à l'absence d'autre méthode qui puisse utilement y être substituée.
  • Le centre européen pour la validation des méthodes alternatives, situé à Ispra (Italie), valide les méthodes de substitution dont la Commission européenne finance la recherche.

Le détail de l'analyse

Les questions liées

Les questions qui ont reçu la même réponse

Recueil établi et publié par l'Observatoire de l'Expérimentation Animale. Les textes des questions et des réponses sont ceux que publient l'Assemblée nationale, le Sénat et le Parlement européen. Un texte que les sources ouvertes ne donnent qu'en anglais est publié dans une traduction de l'OXA, avec l'original.