Les questions parlementaires
Transition vers les méthodes non animales et REACH
Plans et actions concertés en vue de la transition vers une recherche sans animaux dans l’Union européenne
Question orale O-000084/2020, Parlement européen, 18 décembre 2020
Le résumé de l'OXA
Les députés demandent à la Commission comment aligner recherche, innovation et éducation sur la transition vers une science sans animaux, et réduire l'utilisation d'animaux sous REACH.
2 demandes, sans réponse publiée.
Comment la Commission garantira que ses initiatives de recherche, d'innovation et d'éducation accélèrent la transition vers un remplacement complet des animaux.
Comment la Commission réduira significativement l'utilisation d'animaux au titre de REACH, dans le cadre de la stratégie chimique.
La fiche
Thèmes : méthodes sans animaux, substances chimiques et toxicologie, interdiction
- Auteurs
- Tilly Metz (Verts/ALE)
- Sirpa Pietikäinen (PPE)
- Eleonora Evi (Verts/ALE)
- Francisco Guerreiro (Verts/ALE)
- Sylwia Spurek (Verts/ALE)
- Jytte Guteland (S&D)
- Martin Buschmann (NI)
- Younous Omarjee (GUE/NGL)
- Alexis Georgoulis (GUE/NGL)
- Anja Hazekamp (GUE/NGL)
Les 26 autres auteurs
- Caroline Roose (Verts/ALE)
- Clare Daly (GUE/NGL)
- Emil Radev (PPE)
- Günther Sidl (S&D)
- Heidi Hautala (Verts/ALE)
- Jiří Pospíšil (PPE)
- Kira Marie Peter-Hansen (Verts/ALE)
- Annika Bruna (ID)
- Manuel Bompard (GUE/NGL)
- Manuela Ripa (Verts/ALE)
- Margrete Auken (Verts/ALE)
- Marie Toussaint (Verts/ALE)
- Marisa Matias (GUE/NGL)
- Michal Wiezik (PPE)
- Mick Wallace (GUE/NGL)
- Niels Fuglsang (S&D)
- Nikolaj Villumsen (GUE/NGL)
- Pär Holmgren (Verts/ALE)
- Pascal Durand (Renew)
- Petras Auštrevičius (Renew)
- Rosa D'Amato (Verts/ALE)
- Sarah Wiener (Verts/ALE)
- Thomas Waitz (Verts/ALE)
- Tiziana Beghin (NI)
- Veronika Vrecionová (ECR)
- Ville Niinistö (Verts/ALE)
- Destinataire
- Commission européenne
- Date de la question
- 18 décembre 2020
- Statut
- Aucune réponse dans les sources
- Sources
La question
(Question orale O-000084/2020 de Tilly Metz et 35 autres députés, Parlement européen, 18 décembre 2020)
Depuis 1993, la Commission affirme sa volonté de réduire et de remplacer l’utilisation d’animaux dans l’expérimentation scientifique. Pourtant, les dernières statistiques publiées par la Commission ne montrent qu’une faible diminution du nombre d’animaux utilisés à des fins scientifiques. Quoi qu’il en soit, cette diminution est éclipsée par la hausse de 12 millions du nombre d’animaux élevés à des fins de recherche scientifique, puis mis à mort sans avoir jamais été utilisés. Bien que la directive 2010/63/UE fixe des règles de base relatives à la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques, elle ne prévoit aucune stratégie de réduction et de remplacement desdits animaux.
À l’inverse, l’Agence pour la protection de l’environnement (EPA) des États-Unis s’est engagée à réduire «drastiquement» l’expérimentation animale, en abolissant notamment toute obligation de procéder à des expériences sur les mammifères ainsi qu’en supprimant le financement de telles expériences à l’horizon 2035. Alors que l’Union était à la pointe du mouvement mondial pour une démarche scientifique sans animaux, plusieurs indices montrent qu’elle commence désormais à prendre du retard par rapport à plusieurs pays, qui prévoient d’élaborer et de suivre des feuilles de route en vue de la suppression progressive de l’utilisation d’animaux dans la recherche scientifique grâce à des technologies innovantes n’impliquant pas d’animaux, ce qui constituera une révolution dans les essais de toxicité et la recherche biomédicale, et produira de meilleurs résultats pour la santé humaine et l’environnement.
Or, l’instrument de relance «Next Generation EU» affirme plus que jamais la volonté d’encourager l’innovation et de renouveler l’éducation. À la lumière de cette volonté et des défis sans précédent auxquels l’Union doit faire face en matière de santé et d’environnement, il semble primordial que la Commission renforce son engagement à investir dans une démarche scientifique innovante, applicable à l’espèce humaine et n’impliquant pas d’animaux, et ce dans tous les domaines, y compris la recherche, l’éducation et les essais réglementaires.
Le laboratoire de référence de l’Union européenne, par ses travaux sur des méthodes de substitution à l’expérimentation animale, a ainsi montré comment les investissements dans des technologies innovantes sans animaux pouvaient déboucher sur les meilleurs modèles d’étude permettant la compréhension des mécanismes de certaines maladies et la recherche de traitements potentiels.
La stratégie pour la durabilité dans le domaine des produits chimiques, lancée dans le cadre du pacte vert pour l’Europe, propose des objectifs ambitieux pour la protection de la santé humaine et de l’environnement face aux effets nocifs des produits chimiques. Il sera essentiel d’adopter des approches d’expérimentation non animale si l’on veut atteindre les objectifs ambitieux de la Commission relatifs aux essais toxicologiques prédictifs.
Comment la Commission entend-elle garantir que ses initiatives en matière de recherche, d’innovation et d’éducation seront conformes aux engagements de la Commission et des États membres en faveur d’une accélération de la transition vers une démarche scientifique sans animaux, et, in fine, vers un remplacement complet de l’utilisation d’animaux dans la recherche, les essais et l’éducation?
Comment la Commission compte-t-elle réduire significativement l’utilisation d’animaux dans le cadre du règlement REACH, compte tenu notamment de la nouvelle stratégie pour la durabilité dans le domaine des produits chimiques?
Dépôt: 18/12/2020
Échéance: 19/03/2021
La réponse
Aucune réponse dans les sources.
Le détail de l'analyse
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Recueil établi et publié par l'Observatoire de l'Expérimentation Animale. Les textes des questions et des réponses sont ceux que publient l'Assemblée nationale, le Sénat et le Parlement européen. Un texte que les sources ouvertes ne donnent qu'en anglais est publié dans une traduction de l'OXA, avec l'original.
Cette analyse a été produite par un modèle de langage appliquant la grille de l'OXA décrite dans la méthode du recueil, et contrôlée par des scripts. Elle n'a pas été relue question par question.
Les statistiques françaises et européennes comptent des utilisations d'animaux dans des procédures : un animal réutilisé dans une nouvelle procédure compte une fois de plus. La directive européenne appelle procédure toute utilisation d'un animal à des fins scientifiques ou éducatives "susceptible de causer à cet animal une douleur, une souffrance, une angoisse ou des dommages durables équivalents ou supérieurs à ceux causés par l'introduction d'une aiguille". Les réutilisations restent rares : faute de mieux, le nombre d'utilisations donne une idée du nombre d'animaux.