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Souris : 1050
Souffrances
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1 050 souris vont être utilisées, chacune recevant une injection de cellules de sarcome puis une injection quotidienne de molécules expérimentales à partir du dixième jour, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. La tumeur forme une masse abdominale ou cutanée, réduit la mobilité et affaiblit l'état général jusqu'à la cachexie dans les phases avancées, sur des expériences de dix à vingt jours. Toutes sont tuées sous anesthésie pour que leurs tumeurs soient prélevées et le microenvironnement tumoral analysé. Le porteur annonce un suivi de l'état général, du poids et de la tumeur trois fois par semaine, les lundis, mercredis et vendredis, pour des animaux qu'il décrit comme pouvant s'affaiblir jusqu'à la cachexie.

Objectifs

Les sarcomes des tissus mous sont des cancers rares et agressifs chez l’adulte. Ils ont souvent un mauvais pronostic, et les traitements existants, comme la chimiothérapie, sont rarement efficaces. Des traitements qui stimulent le système immunitaire ont montré un certain potentiel, mais restent peu performants, probablement parce que nous comprenons mal l’environnement autour de la tumeur. Cet environnement contient de nombreux types de cellules. Certaines aident le corps à lutter contre la tumeur, tandis que d’autres favorisent sa croissance. On y trouve également des structures organisées de cellules immunitaires, qui semblent coordonner la défense du corps contre le cancer. Notre projet vise à identifier des gènes spécifiques dans ces cellules et structures qui pourraient favoriser l’action du système immunitaire ou, au contraire, bloquer cette défense naturelle. En testant comment ces gènes influencent la croissance tumorale et la réponse aux traitements, nous espérons découvrir de nouvelles stratégies pour renforcer la défense du corps contre le cancer. En étudiant ces mécanismes, notre projet pourrait permettre de mieux comprendre l’environnement complexe des sarcomes et d’identifier de nouvelles approches pour développer des traitements immunitaires plus efficaces et mieux ciblés.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à mieux comprendre comment le système immunitaire interagit avec les sarcomes des tissus mous. Nous nous intéressons en particulier à la formation et au rôle de structures de cellules immunitaires qui apparaissent dans certaines tumeurs, ainsi qu’aux mécanismes qui empêchent certaines cellules du système immunitaire de combattre efficacement la tumeur. Nous chercherons à identifier des gènes qui pourraient favoriser la formation de ces structures et améliorer l’activation et le recrutement des cellules immunitaires essentielles dans la tumeur. Nous étudierons aussi comment lever les freins qui limitent la réponse immunitaire dans les zones les plus agressives de la tumeur. En combinant des analyses de la localisation des cellules dans les tissus, des modèles animaux et des traitements stimulant le système immunitaire, ce projet pourrait permettre d’identifier de nouvelles cibles pour le traitement des sarcomes et de développer des stratégies combinées pour renforcer la défense naturelle du corps et ralentir la progression tumorale. À terme, ces résultats pourraient être appliqués à d’autres cancers solides, offrant de nouvelles perspectives pour de nombreux patients.

Procédures

Le projet prévoit l’utilisation de 1 050 souris réparties en différents groupes expérimentaux. Chaque animal recevra une injection unique de cellules tumorales, selon deux voies d’administration différentes, réalisée sur animaux anesthésiés pendant environ 2 à 5 minutes. À partir du jour 10, les souris recevront quotidiennement une injection de molécules expérimentales ou d’inhibiteurs, effectuée également sur animaux anesthésiés, pour une durée estimée à environ 2 à 3 minutes par animal. Tout au long de l’expérience, les animaux seront surveillés pour le contrôle de la croissance tumorale et du poids corporel, ce qui nécessitera environ 5 minutes par souris, trois fois par semaine. La durée totale des expérimentations variera selon les groupes, de 10 à 20 jours.

Impact sur les animaux

Les principales nuisances attendues concernent la croissance tumorale et les interventions expérimentales. L’injection de cellules tumorales, selon deux voies d’administration , pourra entraîner une douleur transitoire, une légère inflammation locale, puis la formation de masses tumorales responsables d’une gêne abdominale ou cutanée, d’une perte de mobilité et d’un affaiblissement progressif de l’état général, pouvant aller jusqu’à une cachexie en phase avancée. Le développement tumoral pourra également induire une diminution de l’appétit et une altération du comportement. Les traitements expérimentaux (inhibiteurs pharmacologiques, protéines recombinantes, anticorps thérapeutiques) nécessitant des injections répétées pourront provoquer une douleur ou une irritation locale, parfois une inflammation, un hématome ou une réaction systémique transitoire (perte d’appétit, amaigrissement, baisse d’activité). La contention et les manipulations régulières représentent une source de stress modéré, pouvant entraîner anxiété et réduction des comportements exploratoires, avec un risque accru lié à la répétition des actes expérimentaux. Certaines étapes requièrent une anesthésie, pouvant induire une hypothermie, une sédation prolongée ou un retard au réveil, effets généralement transitoires mais constituant un inconfort potentiel. L’euthanasie réalisée sous anesthésie n’engendre pas de souffrance.

Devenir

Les souris seront euthanasiées après anesthésie afin de minimiser toute douleur ou stress. Les tumeurs seront ensuite prélevées pour analyser le microenvironnement tumoral. Cette euthanasie est nécessaire pour permettre la récupération des tissus dans des conditions optimales pour les analyses biologiques et histologiques.

Remplacement

Dans ce projet, nous avons d’abord travaillé sur des échantillons humains en utilisant différentes techniques : imagerie, analyse de l’expression des gènes dans les tissus et analyses à l’échelle d’une seule cellule, ainsi que sur des cellules cultivées en laboratoire. Ces études nous ont permis de mieux comprendre la composition des cellules autour des tumeurs des sarcomes des tissus mous et la formation de structures lymphoïdes tertiaires, qui sont des sortes de "centres de commande" du système immunitaire. Cependant, les cellules cultivées en laboratoire ne reproduisent pas la complexité et l’organisation des tumeurs dans un organisme entier. La formation et le développement de ces structures dépendent d’interactions entre différents types de cellules, de la circulation sanguine et de la présence de tout le système immunitaire. Ces processus ne peuvent pas être étudiés de manière fiable en dehors du corps. De plus, pour tester des traitements qui modifient le système immunitaire, il est nécessaire de travailler dans un organisme vivant afin de prendre en compte les réponses globales du corps et l’évolution de la tumeur. L’utilisation de modèles animaux modifiés génétiquement est également indispensable pour comprendre précisément le rôle de certains gènes dans la formation de ces structures et dans la réponse aux traitements. Ainsi, même si nous avons utilisé toutes les alternatives non animales possibles, les expériences réalisées sur des organismes vivants restent essentielles pour atteindre les objectifs de ce projet et mieux comprendre le microenvironnement tumoral des sarcomes.

Réduction

Le projet prévoit l’utilisation de 1050 animaux au total. Le nombre d’animaux pour chaque groupe expérimental a été déterminé sur la base d’un calcul de puissance, afin de garantir que les résultats obtenus soient fiables et significatifs, tout en limitant le nombre d’animaux utilisés. Chaque groupe comprendra un nombre suffisant d’animaux pour permettre des comparaisons entre groupes et réaliser des tests statistiques adaptés afin d’évaluer correctement les différences observées et d’interpréter les résultats de manière robuste. Les expériences seront organisées pour maximiser les informations obtenues à partir de chaque animal. Les protocoles prévoient des répétitions d’expérience afin d’atteindre un nombre de mesures suffisant par groupe, assurant la robustesse et la reproductibilité des résultats. Les tissus prélevés seront également réutilisés pour différentes analyses, ce qui permet d’obtenir un maximum de données biologiques tout en limitant l’usage d’animaux supplémentaires. Enfin, l’ensemble des protocoles sera mis en œuvre dans le respect du bien-être des animaux. Les conditions expérimentales sont conçues pour limiter le stress et l’inconfort, et toutes les mesures nécessaires seront prises pour surveiller régulièrement l’état des animaux et intervenir rapidement si nécessaire. Cette organisation garantit des résultats fiables et interprétables, tout en respectant les principes éthiques et le cadre réglementaire en vigueur.

Raffinement

Les souris commerciales non génétiquement modifiées ainsi que les lignées génétiquement modifiées bénéficieront d’une période d’acclimatation de sept jours avant le début des expérimentations afin de limiter le stress lié au changement d’environnement. Elles seront hébergées en groupes de cinq animaux maximum dans des cages ventilées individuellement de type IIL, conformément aux normes en vigueur. Les cages seront enrichies (matériaux de nidification, abris, objets manipulables) afin de favoriser l’expression des comportements naturels et de réduire le stress. Les conditions d’hébergement (température, hygrométrie, cycle lumineux) seront réglées selon les exigences réglementaires pour l’espèce concernée. Les animaux auront un accès libre à une alimentation standard et à l’eau de boisson. Une surveillance régulière sera réalisée par du personnel qualifié trois fois par semaine (lundi, mercredi, vendredi), comprenant l’observation de l’état général des animaux, leur poids corporel et l’évolution du développement tumoral. Des points limites prédéfinis seront appliqués afin d’assurer le bien-être animal et d’éviter toute souffrance prolongée. En cas d’atteinte d’un point limite ou d’apparition de signes altérés du bien-être, l’expérimentation concernée sera arrêtée pour l’animal. Des mesures de raffinement seront mises en place : -manipulation douce dans un environnement calme, -familiarisation préalable des animaux aux procédures répétées, -utilisation d’un dispositif chauffant pendant et après l’anesthésie pour prévenir l’hypothermie, jusqu’au réveil complet. L’ensemble du personnel impliqué est formé aux bonnes pratiques expérimentales et applique les exigences éthiques en vigueur tout au long du projet.

Choix des espèces

Les études utilisent des souris comme modèle expérimental. Cette espèce a été choisie car elle est bien caractérisée pour les recherches sur le microenvironnement tumoral et les réponses immunitaires. Les souris permettent d’étudier de manière fiable les interactions entre différentes populations cellulaires, la formation des structures lymphoïdes tertiaires et l’effet de traitements immunomodulateurs dans un organisme entier, ce qui n’est pas possible avec des modèles in vitro ou ex vivo. Les animaux utilisés ont entre 8 et 12 semaines. Ce stade de développement correspond à des souris sevrées ayant atteint leur taille adulte et possédant un système immunitaire mature. Cela permet d’obtenir des résultats pertinents sur le rôle du microenvironnement tumoral et sur l’efficacité des traitements étudiés. L’utilisation de souris adultes jeunes limite également les variations liées à l’âge et garantit un suivi optimal tout au long des expérimentations. Cette espèce et ce stade ont été choisis pour concilier pertinence scientifique et bien-être des animaux, en utilisant des modèles fiables et reproductibles tout en respectant les exigences éthiques et réglementaires.

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Souris : 973
Souffrances
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Devenir
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 973

Issues d'une lignée transgénique où les cellules vieillissantes s'éclairent d'un marqueur fluorescent, les souris de ce projet développent, pour certaines, des lymphomes et des sarcomes spontanés dès cinq à dix mois d'âge. 973 d'entre elles vont être utilisées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère pour 660, modéré pour 24 et léger pour 289. Toutes subissent l'ablation de deux à trois millimètres du bout de leur queue, les donneuses d'ovocytes deux injections d'hormones, les mères porteuses une implantation d'embryons par voie vaginale suivie de vingt et un jours d'isolement, et les mâles seize heures d'isolement avant leur mise à mort pour recueil du sperme. Les souris en douleur reçoivent des gavages répétés d'analgésique, geste dont le porteur reconnaît qu'il peut faire passer le liquide dans la trachée et provoquer une détresse respiratoire, et toutes sont tuées en fin de procédure pour prélèvement des tissus.

Objectifs

Le vieillissement est un phénomène complexe qui s’accompagne d’un affaiblissement progressif du fonctionnement des organes. De nombreuses recherches montrent que cela pourrait être dû à l’accumulation, dans le corps, de cellules particulières appelées cellules sénescentes. Ces cellules, originellement normales, entrent dans un état de sénescence après avoir subi un stress important et s'accumulent avec l'âge. Une fois sénescentes, elles perdent leurs fonctions habituelles et peuvent même avoir des effets néfastes sur leur environnement. Elles se mettent alors à produire des substances et des signaux qui modifient leur comportement et celui des cellules autour d’elles. Pour mieux comprendre ce phénomène, nous utilisons une lignée spéciale de souris génétiquement modifiées, dans laquelle les cellules sénescentes peuvent être repérées grâce à un marqueur fluorescent. Avec à ce modèle, nous avons notamment observé que certains ovocytes produisent ce marqueur fluorescent et que ceux-ci peuvent se développer en un nouvelle souris. Les souris issues de ces ovocytes sénescents développeront plus rapidement des troubles du système immunitaire ainsi que des tumeurs en vieillissant. Ce projet a pour objectif d’étudier plus en détail ces ovocytes et de mieux comprendre les caractéristiques des souris qui en sont issues, notamment en ce qui concerne l’apparition et l’évolution des tumeurs au cours du vieillissement.

Bénéfices attendus

Ce projet doit permettre de caractériser les ovocytes ainsi que les souris adultes qui en sont issues, en particulier au niveau de l'apparition des cancers associés au vieillissement. Ces découvertes rendraient possible un meilleur dépistage des individus ayant un risque accru de développer des tumeurs, donc une prise en charge plus rapide en cas de cancer.

Procédures

Toutes les souris de ce projet subiront, une seule fois dans leur vie, un prélèvement de tissu (2-3mm de l'extrémité de leur queue). Les 2 procédures se suivront et ne dureront que quelques secondes. Des souris subiront 2 injections à 48 heures d'intervalle, et d'autres subiront une injection d'une suspension de blastocystes par voie basse (passage par voie vaginale) a l'aide d'une pipette adaptée. L'injection, qui ne dure que quelques secondes, se fera une seule fois, sur animaux vigiles. En cas de douleur, des souris pourront recevoir des gavages répétés d'analgésique (1 par jour)

Impact sur les animaux

Toutes les souris de ce projet subiront une seule fois dans leur vie, un prélèvement de tissu (2-3mm de l'extrémité de leur queue) pouvant entraîner de léger saignement. Les souris transgéniques dont on doit collecter les ovocytes subiront 2 injections d'hormones, induisant une légère douleur au niveau des sites d'injection et un stress réduit pour un très court laps de temps. Les souris devant être implantées avec les embryons subiront un léger inconfort : ainsi, les femelles âgées de 8 semaines seront simplement implantées par voie basse à l'aide d'une pipette adaptée. Ces femelles seront isolées 21 jours jusqu'à la mise-bas, ce qui pourra engendrer un stress modéré. Les mâles dont on devra collecter les spermatozoïdes seront isolés 16 heures avant leur mise à mort, pouvant engendrer un léger stress. Enfin, certaines autres souris développeront respectivement des tumeurs spontanées à partir de 10 mois (lymphome et sarcome) et 5 mois. En cas de douleur, des administrations par gavage d'analgésique seront délivrées aux souris et lors d’un de ceux-ci une introduction accidentelle de liquide dans la trachée ou les poumons peut se produire entrainant une détresse respiratoire.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure afin de collecter leurs tissus en vue d'une analyse in vitro pour répondre aux objectifs scientifiques définis.

Remplacement

Le vieillissement des cellules lié au développement des tumeurs, est un phénomène complexe, qui dépend de nombreuses interactions entre les cellules et les tissus. Dans le cadre de ce projet, l’utilisation de modèles animaux reste donc essentielle, car ces mécanismes sont trop compliqués à reproduire en laboratoire, hors d’un organisme vivant.

Réduction

Afin de réduire au maximum le nombre de souris à utiliser dans ce projet, nous pratiquerons un protocole de fécondation in vitro à partir d'ovocytes prélevés sur des souris femelles du génotype adéquat préalablement superovulées, puis implantés dans des souris receveuses. Ces femelles seront injectées non pas avec une hormone classique mais avec une hormone jusqu'à 5 fois plus efficace, diminuant ainsi le nombre de souris a traiter. D'autre part, chaque procédure sera réalisée sur un nombre d'animaux minimum mais nécessaire pour réaliser des études statistiques pertinentes.

Raffinement

Des grilles d’observation ont été établies et des critères d’arrêt précis et précoces ont été définis pour chaque procédure et pour chaque souches utilisées. Le suivi sanitaire quotidien et nos visites régulières permettront de déceler précocement tout signe de douleur, de souffrance ou d’angoisse et d'appliquer les points limites que nous avons définis.

Choix des espèces

Il s'agit d'une étude exploratoire et innovante basée sur des modèles murins qui ont déjà été utilisés dans le cadre d'études portant sur la sénescence. À notre connaissance, il n'existe pas d'autres organismes modèles transgéniques comparables et utilisables pour étudier la sénescence, tant au niveau de leur disponibilité, de la vitesse de leur vieillissement et de leur capacité à générer rapidement les animaux expérimentaux nécessaires. En fonction des procédures, les animaux seront utilisés à des âges différents. Certaines souris seront seulement utilisées à l'âge adulte pour créer les accouplements nécessaires au maintien de la lignée et la génération des animaux expérimentaux. Les femelles utilisées pour le prélèvement d'ovocytes auront entre 4 et 8 semaines, âge considéré comme optimum pour l'induction de la superovulation. Les mères porteuses auront approximativement 8 semaines, âge considère comme optimum pour l'implantation. Enfin , les souris issues des implantations seront gardées en vie jusqu'à 12 mois maximum.

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Souris : 5400
Souffrances
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Devenir
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 5400

Infectées par le SARS-CoV-2 ou l'un de ses variants, 5 400 souris subissent des prélèvements sanguins répétés, des mesures de fonction respiratoire en chambre fermée et des anesthésies dont le porteur décrit le réveil comme lent, avec frissons et perte d'appétit. Pour les 5 400 animaux, la souffrance est déclarée sévère, et tous sont tués par perfusion terminale sous anesthésie profonde afin que leurs organes soient prélevés. Aucun anti-inflammatoire ne leur sera administré, le porteur jugeant impératif de ne pas fausser la mesure des marqueurs immunitaires. Le projet annonce aussi un modèle de covid long chez la souris, avec fatigue, difficultés de concentration et troubles de la mémoire, sans préciser par quels tests ces symptômes seront mesurés ni quelles molécules seront administrées.

Objectifs

Ce projet a pour objectif de mieux comprendre comment le virus responsable de la COVID-19 et ses différentes variantes provoquent la maladie, et de tester de nouvelles façons de la prévenir ou de la traiter. Pour cela, nous utiliserons des modèles de souris qui permettent de reproduire certains aspects de la maladie observés chez l’être humain. L’étude s’intéressera d’abord à la manière dont le virus se multiplie et se propage dans le corps, puis à la façon dont l’organisme réagit pour se défendre. Le système immunitaire peut être comparé à une armée de défense : il est constitué de cellules et de molécules qui reconnaissent le virus et essaient de l’éliminer. Cependant, si cette réponse est trop forte ou mal contrôlée, elle peut provoquer une inflammation importante et abîmer certains organes. Comprendre cet équilibre est essentiel pour savoir pourquoi certaines personnes guérissent facilement, alors que d’autres développent des formes plus graves ou durables de la maladie. Le projet s’intéressera aussi au COVID long, c’est-à-dire aux symptômes qui persistent après l’infection, comme la fatigue, les difficultés de concentration ou les troubles de la mémoire. En développant un modèle de souris reproduisant ces effets, les chercheurs espèrent identifier les mécanismes responsables et trouver des pistes pour mieux les traiter. Enfin, différentes stratégies thérapeutiques seront testées, notamment des molécules capables de mieux réguler la réponse immunitaire, afin de limiter la multiplication du virus, réduire les symptômes et prévenir les complications. Ce projet respectera strictement les principes des 3R, qui sont au cœur de la recherche animale responsable : • Remplacer : utiliser des méthodes alternatives (cultures cellulaires, modélisation informatique) chaque fois que cela est possible. • Réduire : limiter le nombre d’animaux utilisés en ne réalisant que les expériences indispensables. • Raffiner : adapter les techniques et assurer un suivi attentif pour réduire au maximum la douleur, le stress et l’inconfort des animaux. L’objectif global est d’améliorer la compréhension de la maladie afin de développer plus rapidement des traitements sûrs et efficaces pour l’être humain, tout en garantissant le meilleur niveau possible de bien-être animal.

Bénéfices attendus

L’objectif de ce projet est de mettre au point de nouveaux modèles de souris pour mieux comprendre comment la maladie causée par le virus SARS-CoV-2 se développe et évolue. Ces modèles permettront aussi de savoir pourquoi certains modèles des souris et, par corrélation, certaines personnes — tombent plus gravement malades que d’autres. Une fois ces modèles établis, ils serviront à tester de nouvelles stratégies de prévention et de traitement, comme des vaccins, des anticorps ou des médicaments destinés à bloquer le virus ou à aider le corps à mieux se défendre. Les résultats attendus permettront d’améliorer les étapes de recherche avant les essais chez l’humain et de favoriser le développement de traitements plus sûrs et plus efficaces contre la COVID-19 et ses variantes. À terme, ce projet contribuera à mieux protéger la santé humaine tout en respectant le bien-être animal.

Procédures

Les souris recevront différents traitements selon le protocole étudié et la nature des molécules testées. Les produits pourront être administrés par différentes voies afin de tester les voies d'administration chez l'Homme. L’état général des animaux sera observé attentivement avant et après chaque manipulation afin de s’assurer de leur bon rétablissement. Des prélèvements sanguins pourront être effectués à différentes étapes (avant et après l’infection) afin de suivre la réponse de l’organisme. Les fonctions respiratoires seront mesurées à l’aide d’un appareil permettant d’enregistrer la respiration de la souris sans la contraindre : l’animal reste éveillé et peut bouger légèrement à l’intérieur de la chambre. Une observation clinique sera réalisée avant et après chaque mesure pour vérifier qu’il n’y a pas de signe d’inconfort. Certaines procédures nécessiteront une anesthésie, réalisée avec des produits adaptés au poids de l’animal. Dans certains cas, un antidouleur sera administré avant l’anesthésie afin d’éviter toute douleur. En fin d’étude, une anesthésie profonde sera pratiquée avant la perfusion terminale, qui consiste à faire circuler une solution dans les organes pour pouvoir ensuite les prélever et les analyser. Cette étape est effectuée uniquement lorsque l’animal est totalement endormi et insensible.

Impact sur les animaux

À la suite de l’infection des animaux par le SARS-CoV-2 ou l’un de ses variants, plusieurs effets indésirables peuvent être observés. Les principaux signes attendus incluent une perte de poids, des altérations comportementales (telles qu’une baisse d’activité, une posture recroquevillée ou un pelage ébouriffé) ainsi que des signes de détresse respiratoire (respiration rapide, irrégulière ou superficielle). Des réactions locales peuvent également survenir au niveau des sites d’injection, se manifestant par une irritation, une légère inflammation ou un saignement transitoire. Les prélèvements sanguins peuvent provoquer une gêne légère et passagère au point de ponction, rapidement résolue après compression locale. Les manipulations répétées, telles que les mesures de fonction respiratoire ou les anesthésies, peuvent induire un stress léger à modéré lié à la restriction de mouvement et à l’isolement temporaire. La récupération post-anesthésie chimique est plutôt lente s’accompagnant d’une baisse temporaire d’activité, de frissons, d’une diminution de l’appétit et, plus rarement, d’une respiration ralentie. Dans certains cas, notamment au cours des phases avancées de l’infection, une réduction modérée de la mobilité ou une perte de poids persistante peut être observée. Chez les animaux génétiquement modifiés, les réponses inflammatoires ou les troubles respiratoires peuvent être plus marqués ou durer plus longtemps. L’état des animaux sera évalué quotidiennement à l’aide de grilles de suivi incluant l’observation de la respiration, de l’apparence générale, des yeux et des comportements spontanés. Tout changement significatif sera consigné, et les individus présentant des signes d’alerte feront l’objet d’une surveillance accrue, assurée conjointement par le personnel animalier et les ingénieurs responsables des protocoles expérimentaux.

Devenir

Pour toutes les procédures prévues dans ce projet, les animaux sélectionnés seront mis à mort conformément aux recommandations réglementaires, afin de permettre le prélèvement des organes et leur analyse.

Remplacement

À l’heure actuelle, aucune approche in vitro ne permet de reproduire de manière satisfaisante l’ensemble des phénomènes impliqués dans l’initiation des réponses immunitaires lors d’une infection naturelle ou après une vaccination. En effet, les modèles in vitro ne parviennent pas à capturer la complexité des interactions entre les différents types cellulaires, les tissus et les mécanismes systémiques qui se produisent dans un organisme vivant. C’est pourquoi il est indispensable de recourir à des modèles animaux, qui permettent une étude plus fidèle des réponses immunitaires dans un contexte biologique complet et dynamique. Ces modèles animaux offrent une plateforme essentielle pour mieux comprendre les mécanismes de défense de l’organisme et pour tester l’efficacité des traitements et des vaccins avant toute application clinique.

Réduction

Le nombre d’animaux pour chaque type de procédure sera précisé dans le protocole. Les effectifs sont déterminés sur la base d’expériences antérieures et/ou de calculs de puissance statistique, afin d’obtenir des résultats fiables tout en limitant le nombre d’animaux utilisés. Nous utiliserons des animaux des deux sexes, âgés de 8 à 20 semaines, répartis en groupes homogènes pour garantir des analyses statistiques pertinentes. Lorsque possible, un même groupe témoin sera partagé entre plusieurs expériences afin de réduire encore le nombre d’animaux.

Raffinement

Les souris sont élevées dans des conditions optimales, avec un soin et un respect constant, et sont exposées à divers éléments d'enrichissement pour favoriser leur bien-être. Elles seront hébergées en groupes de 5 afin de prévenir le stress lié à l'isolement. Les cages seront systématiquement enrichies par l'ajout d'éléments comme un dôme en carton, offrant aux animaux un abri, et de la nourriture hydratée, qui sera fournie dès que nécessaire pour pallier toute perte de poids ou déshydratation durant leur hébergement. Les souris en expérimentation feront l'objet d'une surveillance quotidienne par du personnel qualifié et formé pour mener ces expérimentations. L'utilisation d'une grille de score spécifique, associée à un suivi pondéral quotidien, permettra de détecter rapidement tout signe de souffrance. Des mesures appropriées, y compris la mise à mort lorsque nécessaire, seront mises en œuvre sans délai afin d’éviter toute aggravation de l’état des animaux. Étant donné que notre étude porte sur la réponse immunitaire, il est impératif de ne pas administrer d'anti-inflammatoires aux souris. En effet, ces molécules pourraient interférer avec nos résultats en altérant l'expression des marqueurs d’intérêt, ce qui pourrait fausser l’interprétation des réponses immunitaires observées.

Choix des espèces

Nous avons choisi d’utiliser le modèle murin (la souris) car c’est un mammifère dont environ 99 % des gènes sont similaires à ceux de l’être humain. La souris est un animal de petite taille, se reproduisant rapidement et facile à élever. De plus, son anatomie, sa physiologie et sa biologie sont aujourd’hui très bien connues, ce qui en fait un modèle de référence pour la recherche scientifique. La souris est particulièrement adaptée à l’étude du système immunitaire grâce aux nombreuses connaissances déjà acquises et aux outils largement disponibles pour ce modèle. Pour nos expérimentations, nous utiliserons des souris adultes âgées de 6 à 12 semaines et pesant au minimum 22 g. Ces critères garantissent que les animaux possèdent un système immunitaire pleinement développé et un poids stable au début du protocole, ce qui permet de limiter les variations naturelles qui ne seraient pas liées à l’étude elle-même.

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Macaques à longue queue : 6
Souffrances
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Devenir
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6 macaques à longue queue vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacun est infecté par le virus de l'immunodéficience simienne, puis subit une quinzaine d'anesthésies générales, une quinzaine de prises de sang, trois ponctions de moelle osseuse et environ sept ablations chirurgicales de ganglions lymphatiques, avec un hébergement individuel une fois infecté. Le porteur attend de l'infection une perte de poids, des diarrhées, une chute des lymphocytes, des nodules palpables et des lésions cutanées, et prévoit de compléter l'alimentation si les anesthésies répétées coupent l'appétit. Il affirme que le macaque est le seul modèle animal reproduisant la maladie humaine et qu'il n'existe "pas d'autre modèle animal" pour le sida, l'objectif restant de comprendre pourquoi certaines cellules immunitaires échouent à contrôler le virus.

Objectifs

Malgré des décennies de recherche, il n'existe toujours pas de vaccin ni de traitement curatif contre le VIH/SIDA. Pour mieux comprendre les mécanismes immunitaires impliqués dans le contrôle de l'infection, nous utilisons deux modèles animaux primates non humains (il s’agit d’animaux d’élevage) infectés par le virus d’immunodéficience simienne (VIS) : • Le singe vert d’Afrique, naturellement infecté par le VIS sans développer la maladie, • Et le macaque cynomolgus, chez qui l’infection par le VIS est pathogène, comme chez l’humain. Un intérêt particulier est porté à un type de cellules immunitaires, les cellules tueuses naturelles (NK, natural killers), qui jouent un rôle crucial dans la réponse antivirale, notamment au sein des tissus lymphoïdes secondaires . Ces tissus, comme les ganglions ou la rate, sont les lieux stratégiques où les cellules immunitaires se rencontrent et s’activent pour organiser la défense de l’organisme. Parmi ces cellules, on retrouve les cellules T, des globules blancs spécialisés qui reconnaissent spécifiquement un agent infectieux et coordonnent la réponse immunitaire. Tout comme elles,ces cellules NK peuvent acquérir des caractéristiques de mémoire et s'adapter fonctionnellement. Il a été d’ores et déjà montré chez le singe vert d’Afrique que les cellules NK adaptatives fortement différenciées se développent dans les tissus lymphoïdes secondaires et contribuent à un contrôle efficace du virus. Il n’y a pas de contrôle chez le macaque cynomolgus. Pour comprendre l'absence de contrôle du virus chez ce dernier, cette étude sera menée sur six macaques infectés par le VIS. Cette étude se concentre sur l’analyse de la charge virale ainsi que l’évaluation de l’ensemble des caractéristiques phénotypiques, tel que leur apparence ou les molécules présentes à leur surface et fonctions des cellules NK dans divers tissus. L’objectif global est de comprendre les conditions qui favorisent ou empêchent la génération de cellules NK efficaces, et d’identifier des éléments précis du système immunitaire sur lesquels on peut agir afin de développer de nouvelles approches thérapeutiques contre le VIH.

Bénéfices attendus

Cette étude sur le modèle macaque vise à mieux comprendre pourquoi certaines cellules immunitaires, appelées cellules NK adaptatives, sont dysfonctionnelles et incapables de contrôler l'infection par le virus VIS, un équivalent du VIH chez ces animaux. En combinant des expériences en laboratoire et des observations directes sur ce modèle, nous cherchons à découvrir comment ces cellules se développent et comment elles sont régulées. Pour cela, nous utilisons des techniques de pointe, comme la cytométrie de flux et le séquençage de l'ARN à l'échelle d'une seule cellule, afin d'analyser en détail les cellules NK durant l'infection. Ces méthodes nous fourniront des informations précieuses sur la diversité et le rôle de ces cellules dans l’infection. L'objectif à long terme est d'identifier les facteurs qui pourraient rendre ces cellules NK particulièrement efficaces pour éliminer les cellules infectées. Nos résultats pourraient aider à développer de nouvelles stratégies de traitement pour le VIH chez l'humain, en ciblant les réservoirs du virus dans le corps et en contribuant à une rémission durable de l'infection.

Procédures

Les interventions seront réalisées sous anesthésie générale (15 fois environ, 30 minutes, tous les animaux) et seront regroupés pour limiter les anesthésies. Les différentes interventions dans ce projet sont : - Infection par le virus VIS (une fois, 5 min, tous les animaux) - Prélèvements de sang (15 fois environ, 5 min, tous les animaux) - Prélèvement de moelle osseuse (3 fois, 10 minutes, tous les animaux) - Retrait chirurgical de ganglions lymphatiques périphériques (7 fois environ, 20 minutes, tous les animaux)

Impact sur les animaux

Plusieurs nuisances ou effets indésirables peuvent survenir selon le type d’intervention : Nuisances suite à l’infection: Perte de poids, diarrhée, baisse importante des lymphocytes, observation de nodules à la palpation, lésions cutanées Nuisances suite aux prélèvements de sang, moelle osseuse et anesthésies répétées : Troubles de l’appétit avec plus ou moins des pertes de poids mineures, anémie transitoire (légère à modérée), hématome au niveau du site du prélèvement, infection cutanée dans les jours qui suivent le prélèvement. Nuisances suite à l’hébergement individuel : L’hébergement en individuel peut entraîner un stress. Nuisances possibles suite à l’ablation de ganglions : Réaction locale au site d’incision : gonflement, suintement de la plaie rare, durée de 1 à 5 jours.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés en fin de projet afin d’avoir accès à tous les organes lymphoïdes primaires et secondaires où sont activées les cellules NK.

Remplacement

Les expériences uniquement in vitro ne peuvent pas refléter le comportement de la cellule dans son contexte physiologique, ni mimer les conditions de fonctionnement d’un organisme entier. C’est pourquoi les études in vivo sont nécessaires. Le modèle primateest, pour toutes ses similarités avec l’humain, le plus adapté aux études physiopathologiques. Par ailleurs, pour le SIDA, il n’existe pas d’autre modèle animal que celui-ci. Par opposition aux études menées chez l’humain infecté par le VIH, l’utilisation des modèles primates où l’infection est pathogène, comme chez l’humain, nous permet d'analyser et de comparer, en absence de traitement, les réponses cellulaires dans différents tissus en plus du sang, notamment la moelle osseuse, les ganglions lymphatiques, l’intestin, le foie et la rate qui jouent un rôle dans la pathogenèse. Le modèle du macaque cynomolgus permet donc d’analyser les interactions hôte/virus dans des contextes contrôlés (virus, timing) facilitant ainsi l’identification des caractéristiques propres à l’organisme qui influencent sa réponse face au virus. Par ailleurs, seul le modèle animal permet d’analyser les interactions virus/hôte dès les premiers jours post-infection (période qui généralement est impossible à étudier chez l’humain infecté par le VIH), or il est connu que les temps précoces suites à l’infection sont fortement impliqués dans la régulation des réponses immunes et l’établissement des réservoirs viraux. Il est donc très important d’étudier cette période précoce pour mieux comprendre les facteurs responsables de l’induction d’un contrôle viral efficace.

Réduction

Le nombre d’animaux est réduit au minimum nécessaire à une analyse statistique fiable des résultats par des tests adaptés aux petits échantillons. L’élaboration et l’analyse des résultats de cette étude sont réalisées en collaboration avec une équipe de Bioinformatique et Biostatistique. Les tissus prélevés à l’euthanasie seront mis à disposition pour d’autres études.

Raffinement

Toutes les interventions seront réalisées sous anesthésie générale avec un soutien thermique pour éviter d’éventuelles douleurs. Si possible, les prélèvements seront groupés lors d’une seule anesthésie. Si des troubles alimentaires apparaissent suite aux anesthésies répétées, une diversification/complémentation alimentaire sera instaurée (patés pour singe, fruits secs, fruits frais additionnels, fortimel etc.). Les volumes de sang et de moelle osseuse prélevés seront réduits au minimum. En cas d’apparition de réaction locale, un traitement symptomatique pourra être instauré. Les animaux sains seront hébergés en groupe. Les animaux infectés seront hébergés en modules individuels permettant des interactions sociales avec un enrichissement augmenté. Les animaux seront observés quotidiennement. Des points limites sont prévus et le vétérinaire de l’installation sera alerté en cas d’apparition de signes cliniques inattendus afin d’adapter le suivi et les soins aux animaux.

Choix des espèces

Le macaque est le seul modèle animal, qui, lorsqu’il est infecté par le SIV présente une physiopathologie comparable à celle observée chez l’humain infecté par le VIH. C’est le modèle animal le plus pertinent pour étudier et comprendre les mécanismes de transmission du virus et de développement du SIDA chez l’Humain. Cela fait d'eux un modèle précieux pour étudier pourquoi le système immunitaire est dysfonctionnel pour lutter contre le SIDA. Les recherches se concentrent sur les singes adultes, car leur système immunitaire est pleinement développé, ce qui permet de mieux comprendre les mécanismes de protection. En étudiant ces animaux, les scientifiques espèrent découvrir des pistes pour renforcer la réponse immunitaire contre le VIH chez l'humain.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 220
Souffrances
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Devenir
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Une crise convulsive généralisée qui dépasse quatre minutes entraîne le retrait immédiat de l'animal et sa mise à mort sans délai. 220 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, toutes tuées à la fin de l'expérience. Elles reçoivent jusqu'à trois injections successives à dix minutes d'intervalle, dont celle d'un agent chimique déclenchant les convulsions, puis sont observées trente minutes seules dans un cylindre de plexiglas de trente centimètres, un autre groupe recevant une injection quotidienne pendant quatorze jours. Le projet évalue le pouvoir anticonvulsivant de trois dérivés de l'ibogaïne à trois doses, le porteur écrivant que le recours aux modèles animaux "demeure incontournable" et qu'une partie complémentaire du travail est menée aux États-Unis sur cultures cellulaires.

Objectifs

L’épilepsie est une affection neurologique chronique, caractérisée par la survenue récurrente et spontanée de crises convulsives, susceptibles d’entraîner des altérations transitoires de la conscience, du comportement, ou du fonctionnement moteur et sensoriel. Cette pathologie, qui touche environ 1 % de la population générale, constitue un enjeu majeur de santé publique en raison de son impact fonctionnel, psychosocial et économique. En dépit des avancées thérapeutiques récentes, la prise en charge pharmacologique de l’épilepsie demeure partiellement insatisfaisante. Si les antiépileptiques de dernière génération ont permis d’améliorer la qualité de vie d’un grand nombre de patients, près d’un tiers d’entre eux restent réfractaires aux traitements actuellement disponibles. Cette pharmacorésistance met en évidence les limites de l’arsenal thérapeutique existant, en particulier pour certaines formes d’épilepsie focale résistante ou généralisée sévère. Elle souligne la nécessité impérieuse de développer de nouvelles approches pharmacologiques, fondées sur des mécanismes d’action innovants et sur une compréhension approfondie des circuits neuronaux impliqués dans la genèse et la propagation des crises. L’objectif général de ce projet est d’évaluer le potentiel anticonvulsivant de trois composés pharmacologiquement actifs, appartenant à la classe des dérivés de l’ibogaïne, dans un modèle murin d’épilepsie induite chimiquement. Chacun de ces agents sera testé à trois doses distinctes, en administration aiguë et chronique sur une période de 14 jours, afin d’examiner leur efficacité de manière dose-dépendante. Sur le plan mécanistique, ce projet vise également à déterminer l’implication des récepteurs sérotoninergiques dans les effets anticonvulsivants observés, à l’aide d’antagonistes sélectifs et d’analyses comportementales appropriées. Ces récepteurs, aujourd’hui reconnus comme des cibles émergentes dans la modulation des circuits cortico-limbiques impliqués dans les crises épileptiques, font l’objet d’un intérêt croissant, bien que leur rôle précis reste à clarifier.

Bénéfices attendus

L’épilepsie, troisième maladie neurologique la plus fréquente après la migraine et les démences, affecte environ 60 millions de personnes dans le monde et près de 600 000 en France, dont la moitié sont âgées de moins de 20 ans. Cette pathologie altère gravement la qualité de vie, impacte le développement scolaire et social des jeunes patients, et génère des coûts sociaux et économiques majeurs (soins, hospitalisations, absences professionnelles). Avancées scientifiques attendues: Clarification des mécanismes neuronaux impliqués dans les états convulsifs, notamment l’interaction des réseaux corticaux et limbiques. Validation préclinique de la classe émergente des ibogalogues, avec caractérisation de leur efficacité anticonvulsivante dose-dépendante en administration aiguë et chronique. Identification de la contribution des certains récepteurs sérotoninergiques comme cibles thérapeutiques potentielles, ouvrant la voie à de nouveaux concepts pharmacologiques pour l’épilepsie. Impact clinique et thérapeutique: Possibilité de développer de nouvelles options de traitement accessibles à court ou moyen terme, en particulier pour les patients pharmacorésistants (~30 %). La publication des résultats dans une revue à comité de lecture garantira une diffusion ouverte et immédiate des données, renforçant la transparence scientifique et accélérant la mise en œuvre de recherches complémentaires. Bénéfices à court et long terme: Court terme: données prépubliées valorisables dans d’autres programmes de recherche ou essais cliniques. Moyen/long terme: ces travaux peuvent servir de base à des études translationnelles, ouvrant potentiellement la voie à des essais cliniques et à l’optimisation de traitements personnalisés. Diffusion et accessibilité: Les données issues du projet, non liées à un dépôt de brevet, feront l’objet de publications en accès ouvert, bénéficiant à l’ensemble de la communauté scientifique. Partage des protocoles, scores comportementaux, et résultats à travers des plateformes scientifiques, renforçant la reproductibilité et l’échange de savoirs. Environnement et autres bénéficiaires: En comprenant mieux les mécanismes neuronaux épileptiques, ce projet pourra contribuer à l’avancée des neurosciences et des pharmacothérapies ciblées. Les connaissances acquises pourraient à terme bénéficier à d’autres pathologies neurologiques impliquant des déséquilibres sérotoninergiques ou des circuits neuronaux perturbés.

Procédures

Dans le cadre du traitement aigu, les animaux recevront soit une injection unique du solvant utilisé pour solubiliser les agents pharmacologiques, soit une injection unique de l’un des trois dérivés de l’ibogaïne. Dans un second ensemble expérimental, ces composés seront administrés en association avec l’agent chimique utilisé pour induire les convulsions expérimentale. Dans ce cas, deux injections successives seront réalisées: d’abord celle de l’agent pharmacologique testé, suivie dix minutes plus tard de l’injection de cet agent chimique. Dans un troisième groupe, les composés seront administrés en association avec l’agent chimique et un antagoniste des récepteurs sérotoninergiques. Trois injections seront alors effectuées dans l’ordre suivant: l’agent pharmacologique à tester, l’antagoniste sérotoninergique dix minutes plus tard, puis, dix minutes après l’antagoniste, l’injection de l’agent chimique. Dans le cadre du traitement chronique, les animaux recevront quotidiennement, pendant 14 jours, soit une injection unique du solvant, soit une injection d’un des trois dérivés de l’ibogaïne, à la dose la plus faible testée en aigu. Les animaux seront ensuite soumis à une observation comportementale standardisée visant à évaluer les réponses convulsivantes. Les injections seront réalisées, à l’aide de seringues munies d’aiguilles fines. Les injections dureront moins d’une minute. Un test de convulsion d’une durée de 30 minutes sera réalisé. Aucun prélèvement biologique (sanguin ou tissulaire) ne sera effectué au cours de cette procédure. Tous les animaux seront mis à mort conformément à la procédure réglementaire en vigueur dans l’établissement.

Impact sur les animaux

Parmi les effets indésirables possibles chez les animaux, on peut citer les réactions liées aux injections, en particulier lors du traitement répété. Pour limiter au maximum le stress et l’inconfort, nous utiliserons des aiguilles très fines et une zone d’injection située dans le bas de l’abdomen, reconnue pour être moins douloureuse. Dans le cadre de ce projet, un produit sera administré pour provoquer, de manière contrôlée, des crises chez la souris. Ces crises miment certains mécanismes de l’épilepsie humaine et permettent de tester si les dérivés de l’ibogaïne peuvent les prévenir ou les atténuer. Après les injections, chaque animal sera observé individuellement pendant 30 minutes dans un cylindre en plexiglas (diamètre 30 cm), ouvert sur le dessus pour assurer une bonne aération. Les principales nuisances attendues sont : un stress passager lié aux manipulations et aux injections ; la survenue de crises convulsives de courte durée après l’administration du produit déclenchant ; une période d’observation individuelle de 30 minutes dans le dispositif d’évaluation. Si une crise généralisée venait à se prolonger au-delà de quatre minutes, l’animal serait immédiatement retiré de l’expérience et mis à mort sans délai, conformément aux critères d’acceptabilité éthique, afin d’éviter toute souffrance prolongée.

Devenir

Il sera procédé immédiatement à la fin de l'expérimentation à la mise à mort de ces animaux selon les méthodes autorisées par la législation.

Remplacement

Aucune alternative non animale ne permet à ce jour d’atteindre les objectifs de notre projet. Les investigations du système nerveux central, impliquant des interactions neuronales complexes et dynamiques, ne peuvent être reproduites ni par cultures cellulaires, ni par modèles informatiques, ni par organoïdes. Les études précliniques existantes, ainsi que les données cliniques disponibles, reposent majoritairement sur des modèles animaux intégrant la pharmacologie, la neurophysiologie et le comportement. Les protocoles prévus utilisent des composés chimiques potentiellement convulsivants induisant des crises épileptiques. Ces crises, réaction globale du cerveau, ne peuvent être modélisées que chez un animal entier. De même, les phénomènes émotionnels et comportementaux associés, comme l’anxiété ou la désorganisation motrice, nécessitent un organisme capable de comportements complexes, ce qu’aucune alternative in vitro ne permet actuellement. En l’absence de méthodes validées alternatives, l’utilisation de modèles animaux validés et scientifiquement pertinents demeure incontournable pour étudier l’épileptogénèse et évaluer les effets de nos molécules sur le comportement dans un environnement physiologique fidèle à la réalité clinique. Par ailleurs, une partie complémentaire du projet sera réalisée par nos collaborateurs aux États-Unis, à l’aide de modèles alternatifs tels que les cultures cellulaires, permettant d’explorer les mécanismes à l’échelle moléculaire. Enfin, bien que les études cliniques ou post-mortem fournissent des informations précieuses, elles ne permettent pas, à elles seules, de caractériser les dynamiques fonctionnelles du cerveau en condition physiologique. Le recours à un modèle animal demeure, dans ce cadre, scientifiquement justifié et nécessaire.

Réduction

Afin de minimiser l’utilisation d’animaux, une analyse de puissance statistique rigoureuse a été réalisée. Le nombre de souris utilisées a été calculé de façon à être le plus faible possible tout en permettant d’obtenir des résultats fiables. Cette approche respecte les bonnes pratiques en biostatistique pour les études animales, qui exigent l’utilisation du nombre minimal d’animaux compatible avec la validité, la fiabilité et la reproductibilité des résultats, conformément aux normes nationales et européennes (Directive 2010/63/UE, ARRIVE). Nous avons déterminé qu’un groupe de 10 animaux par condition sera suffisant. Cela permet de limiter le nombre d’animaux tout en conservant une bonne qualité scientifique

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans des cages conformes aux normes réglementaires en vigueur, au sein d’un environnement contrôlé et enrichi. Celui-ci comprendra notamment des cylindres en carton, afin d’augmenter la complexité de l’habitat et de favoriser l’activité physique. Ce dispositif vise à améliorer le bien‑être animal et à limiter l’apparition de comportements stéréotypés. Une surveillance rigoureuse sera assurée : l’état général, la prise alimentaire, la consommation d’eau, le comportement et le poids corporel feront l’objet d’un suivi quotidien. Avant les expérimentations, une période d’acclimatation sera instaurée pour permettre aux animaux de s’adapter progressivement à leur nouvel environnement. De plus, une phase de manipulation douce (handling) sera réalisée durant 5 à 7 jours consécutifs avant les tests comportementaux. Afin de limiter le stress lié à la capture, les animaux seront manipulés à l’aide de tunnels transparents (plastique ou carton) disposés dans les cages. Cette méthode, moins intrusive que la capture par la queue, permet un transfert volontaire des animaux et contribue à une meilleure qualité des données comportementales. Les cages seront enrichies d’abris, d’objets et de matériaux de nidification pour favoriser l’expression de comportements naturels. Lors de l’expérimentation de convulsions induites chimiquement, les animaux présentant d’emblée des crises généralisées durant plus de 4 minutes seront retirés de l’étude. Si la douleur ou la souffrance dépasse les seuils prédéfinis (critères d’arrêt), la mise à mort de l’animal sera effectuée immédiatement pour interrompre au plus tôt la douleur, la souffrance et l’angoisse. Tous les animaux inclus dans l’expérimentation seront mis à mort à l’issue des 30 minutes d’observation, conformément aux critères d’acceptabilité éthique.

Choix des espèces

L’espèce de souris choisie est particulièrement adaptée: Elle est couramment utilisée dans des modèles où l’on provoque des crises de façon contrôlée par des agents chimiques, ce qui permet d’étudier de nouveaux traitements dans des conditions bien connues et reproductibles.. Elle a une sensibilité modérée et reproductible aux convulsions induites chimiquement, ce qui permet une bonne fenêtre d’observation des effets pharmacologiques. Le métabolisme, la neuroanatomie, ainsi que les réponses comportementales et électrophysiologiques de cette souche ont été largement décrits, facilitant l’interprétation des données expérimentales. C’est une une souche standardisée, robuste, bien tolérante à la manipulation, ce qui permet de limiter les variabilités interindividuelles et de réduire le nombre d’animaux nécessaires selon le principe des 3R (Remplacer, Réduire, Raffiner). Les expériences viseront des souris de jeune âge adulte, âgées de 8 à 16 semaines. Ce stade correspond à une maturité neurophysiologique et comportementale suffisante, indispensable pour évaluer de manière fiables les effets anticonvulsivants des dérivés de l’ibogaïne. A Ce stade, les circuits neuronaux, notamment ceux impliqués dans l’excitabilité corticale et limbique, sont fonctionnellement matures. Cela garantit une réponse reproductible aux agents pro-convulsivants des agents chimiques et une meilleure transposabilité des résultats. La majorité des modèles murins validés pour l’étude des convulsions (modèle chimique aigu ou sensibilisation chronique) recommandent l’utilisation de souris adultes, notamment chez cette souche. Cela permet d’assurer la robustesse des observations comportementales et pharmacologiques, tout en respectant les principes de rigueur scientifique et d’éthique expérimentale.

  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Souris : 48
Souffrances
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Devenir
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 48

Injectées dans l'abdomen avec du tétrachlorure de carbone deux fois par semaine pendant quatre semaines et demie, 48 souris dont le gène IRE1 a été désactivé dans le foie développent une fibrose hépatique, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. L'injection dure dix secondes et se répète neuf fois, sous contention, sur animal éveillé. Le porteur qualifie la fibrose obtenue d'asymptomatique et sans douleur chez la souris, ce qui laisse le niveau modéré déclaré pour les 48 animaux reposer sur les seules piqûres. Toutes sont tuées à la fin du protocole, pour que leur foie soit prélevé et la surface de fibrose mesurée.

Objectifs

La fibrose hépatique correspond à une accumulation anormale de tissu cicatriciel dans le foie, qui apparaît lors de nombreuses maladies chroniques du foie. Aujourd’hui, il n’existe aucun traitement capable de stopper ou de faire régresser cette fibrose, ce qui explique la nécessité de mieux comprendre comment elle se développe. Dans ce projet, nous nous intéressons à une protéine appelée IRE1, présente dans les hépatocytes (les principales cellules du foie). Des études ont montré que cette protéine est fortement activée lorsque le foie est agressé et que son fonctionnement pourrait jouer un rôle important dans l’apparition de la fibrose. L’objectif de notre étude est de déterminer si l’absence d’IRE1 dans les hépatocytes peut protéger le foie contre la fibrose, en utilisant un modèle bien établi chez la souris, basé sur l'administration répétée d’une substance appelée CCl₄. En comprenant mieux le rôle d’IRE1 dans ce processus, nous espérons contribuer à l’identification de nouvelles pistes pour lutter contre la fibrose hépatique.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à déterminer si IRE1 constitue une cible thérapeutique potentielle dans la fibrose hépatique, une pathologie pour laquelle aucun traitement spécifique n’est actuellement disponible. Il permettra également de préciser la contribution de la réponse UPR à la physiopathologie de la fibrose, et ainsi de mieux caractériser le rôle d’IRE1α en vue de son ciblage thérapeutique.

Procédures

Les souris auront une administration par voie intrapéritonéale de CCl4 d'une durée de 10 secondes par souris, 2 fois par semaine pendant 4,5 semaines.

Impact sur les animaux

Les souris recevront une injection de CCl₄ ou de son véhicule (huile d’olive) deux fois par semaine pendant 4 semaines (douleur légère de courte durée au moment de l’injection). Ce traitement induira le développement d’une fibrose hépatique, qui reste asymptomatique chez la souris (comme chez l’homme) (sans douleur).

Devenir

Les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure afin de prélever le foie.

Remplacement

Des approches non animales existent dans le domaine de l'étude des mécanismes de fibrose hépatique, notamment les cultures d’hépatocytes ou de cellules stellaires, les cocultures, les modèles tridimensionnels (organoïdes) ou encore certaines simulations in silico. Ces méthodes sont utiles pour étudier des mécanismes moléculaires spécifiques, mais elles ne permettent pas de reproduire la complexité physiopathologique de la fibrose hépatique, qui implique l'interaction coordonnée entre hépatocytes, cellules stellaires, cellules immunitaires, inflammation, remodelage tissulaire et modifications du microenvironnement hépatique. Elles ne permettent donc pas de répondre aux objectifs du projet. Nous avons déjà utilisé des approches in vitro pour caractériser le rôle d’IRE1 dans les hépatocytes, mais la suite du projet nécessite impérativement un modèle intégrant un foie complet, perfusé, soumis à une agression chronique, ce qu’aucune alternative non animale ne permet aujourd’hui. Des alternatives animales partielles (tranches de foie, foies perfusés, modèles ex vivo) ont également été envisagées, mais elles ne reproduisent pas la fibrose qui résulte d’une maladie chronique, avec une dynamique d’activation des cellules stellaires sur plusieurs semaines. Elles ne permettent pas non plus d’évaluer l’effet d’une délétion génétique hépatocytaire spécifique dans un environnement physiologique complet. Ainsi, l’utilisation d’un modèle animal est indispensable pour étudier le rôle d’IRE1 dans la fibrose hépatique et aucune alternative, animale ou non animale, ne permet d’atteindre les objectifs scientifiques du projet.

Réduction

Le nombre de souris nécessaire a été déterminé comme celui permettant de démontrer une différence statistiquement significative de 30 % du paramètre étudié (aire de fibrose hépatique). Les résultats seront analysés grâce à un test statistique non paramétrique.

Raffinement

Nous effectuerons un suivi quotidien des souris tout au long du protocole en observant leur comportement et les indices pouvant suggérer une douleur. Si nous observons une douleur chez un animal, cela entraînerait sa mise à mort anticipée. Par ailleurs, les animaux sont hébergés en présence de papier kraft et de carrées de coton pour faire le nid, ainsi que des maisonnettes et des dômes en cellulose. L'injection de CCl4 sera réalisée par une personne expérimentée qui maîtrise donc parfaitement le geste ce qui réduit le temps nécessaire pour le réaliser et donc le temps de contention de la souris.

Choix des espèces

Le modèle "souris" présente l’avantage de permettre l’utilisation des souris génétiquement modifiées afin d'identifier les mécanismes cellulaires et moléculaires responsables du développement de la fibrose hépatique. Dans ce projet, nous utiliserons les souris KO IRE1 dans les hépatocytes pour lesquelles la protéine IRE1 est spécifiquement invalidée dans les hépatocytes. La fibrose hépatique sont des processus qui surviennent chez l’adulte, nous utiliserons donc des animaux âgés de plus de 8 semaines dans notre étude.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Autres oiseaux : 1160
Souffrances
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Devenir
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Capturés au filet dans la nature à proximité d'élevages, 1 160 pigeons et moineaux sauvages sont tous relâchés sur leur site de capture, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque oiseau subit un écouvillonnage cloacal, un écouvillonnage de la gorge, une prise de sang à la jugulaire ou à l'aile et le retrait des parasites accrochés à ses plumes. Le porteur indique ignorer la vitesse normale de coagulation chez les oiseaux, l'estime à cinq minutes et prévoit de vérifier l'arrêt du saignement avant chaque relâche, les oiseaux étant maintenus en sac de contention à l'obscurité et réhydratés au glucose. Sur le remplacement, il écrit en une phrase que le projet porte sur la transmission d'agents infectieux chez ces espèces, qui ne peuvent donc pas être remplacées, et reprend mot pour mot la même phrase à la rubrique du choix des espèces.

Objectifs

Les élevages jouent un rôle clé dans l’émergence de zoonoses (e.g. SARS-CoV1, H1N1), en servant de ponts épidémiologiques entre les réservoirs d’agents infectieux de la faune sauvage et les populations humaines. Un cortège d’agents infectieux zoonotiques (e.g. bactéries leptospires), ou à potentiel zoonotique (e.g. virus influenza, coronavirus), a été identifié chez de nombreuses espèces animales sauvages, dont certaines sont commensales et vivent à proximité de l’homme (rats, souris, chauves-souris, pigeons). Au sein de la faune sauvage, certains de ces virus sont capables de passer la barrière d’espèce et de se transmettre entre espèces (e.g. Astrovirus entre les oiseaux et chauves-souris). Bien que les approches "One Health" préconisent d’intégrer les compartiments humains, animaux et leurs environnements, peu d’études arrivent à consacrer simultanément un même effort de recherche sur les trois compartiments. La surveillance des écosystèmes sauvages et domestiques est également essentielle pour évaluer les risques d'émergences. Les espèces peridomestiques, à l'interface entre la faune sauvage et les animaux de rente, peuvent avoir un rôle d'intermédiaire entre la circulation de virus dans ces deux compartiments. Ceci a été démontré par exemple pour les virus influenza aviaires, que l'on retrouve chez des espèces péridomestiques à proximité des fermes infectées. Ces espèces pourraient également avoir un rôle dans la maintenance locale de certaines épizooties. Dans ce contexte, nous proposons d'identifier le rôle épidémiologique des deux espèces péridomestiques particulièrement abondantes: le pigeon domestique (Columba livia) et le moineau domestique (Passer domesticus). Nous ciblerons en particulier (i) l'interface entre les oiseaux sauvages et les élevages de volailles et (ii) la transmission virale au sein des habitats occupées simultanément par des pigeons et chauves-souris (e.g. ponts). La détection des virus d'intérêt médical suivants sera réalisée par biologie moléculaire et sérologie: virus influenza, coronavirus, paramyxovirus, astrovirus. Aucune capture ou prélèvement biologique ne sera réalisée sur les chauves-souris.

Bénéfices attendus

Ce projet apportera des connaissances sur le rôle épidémiologique des espèces péridomestiques. Il permettra une meilleure articulation des problématiques de santé animale et humaine, et de protection de la biodiversité. Les connaissances acquises permettront d’éclairer les décisions politiques et réglementaires et participeront à une prise en compte plus intégrée des enjeux liés aux espèces exotiques, à la santé animale et publique.

Procédures

Quatre types de prélèvements seront effectués sur chaque animal : - Un écouvillon cloacal, réalisé à l'aide d'un écouvillon stérile (30 secondes). - Un écouvillon oropharyngé, réalisé à l'aide d'un écouvillon stérile (30 secondes). - Une prise de sang au niveau de la veine jugulaire ou brachiale (1 à 2 minutes). - La collecte de parasites hématophages attachés ou dans les plumes des oiseaux (30 secondes).

Impact sur les animaux

Toutes les procédures réalisées dans le cadre de ce projet sont de classe légères. De plus, compte tenu de la durée de contention et de manipulation relativement limitée (quelques minutes), nous n’attendons pas d’effets indésirables de type perte de poids, douleur, ou encore comportement anormal. Les manipulations seront effectuées par du personnel expérimenté et selon une chronologie standardisée et assurant une durée de contention minimale (mesures morphométriques, prélèvements de fèces et de salive, prise de sang). Afin de limiter le stress, des mesures de raffinement et des points limites adaptés à la manipulation d’espèces sauvages seront appliqués (stress engendré par la capture et la manipulation, stress lié à la réalisation de la procédure expérimentale, incapacité à rétablir un comportement normal suite à la capture, la manipulation ou la réalisation de la procédure expérimentale).

Devenir

Tous les animaux seront relâchés dans la nature, sur le site de capture.

Remplacement

Le projet porte spécifiquement sur la transmission des agents infectieux chez les espèces ciblées; elles ne peuvent donc pas être remplacées.

Réduction

La détection des agents infectieux dans les populations naturelles est dépendante d'une grande diversité de facteurs liés à l'hôte et à son environnement. L'estimation précise des prévalences d'animaux porteurs d'agents infectieux nécessite de tester un nombre élevé d'animaux, afin de pouvoir être validé statistiquement. Notre approche consistera à raisonner en termes de population (i.e. ensemble d'oiseaux appartenant à la même espèce, étudiés à une date donnée, sur un site donné). Pour chaque population, le nombre d'animaux utilisés sera de 30 à 50 individus (selon le succès de capture), ce qui permettra d'avoir un seuil de détection acceptable d'un point de vue statistique (prévalence de 2 %).

Raffinement

Afin de limiter le stress, les oiseaux capturés seront mis dans des sacs de contention, à l'obscurité. Les prélèvements biologiques seront réalisées à l’abri du soleil. Les captures seront conduites en évitant les heures les plus chaudes. Nous débuterons à l’aube, pour une durée maximale de quatre heures. Des captures pourront également être réalisées en fin d'après midi trois heures minimum avant le coucher du soleil. Nous éviterons de manipuler des oiseaux par temps de pluie, pour ne pas altérer l’étanchéité des plumes. Pour les prises de sang, la vitesse normale de coagulation pour les oiseaux n'est pas connue, mais est habituellement considérée d'une durée d'environ cinq minutes. Le stress et les températures élevées sont susceptibles d'affecter cette durée. La fin de l'écoulement sanguin sera vérifiée systématiquement avant le relâché des oiseaux. Enfin, l'hydratation des oiseaux sera réalisée systématiquement avec une solution de glucose. Des points limites adaptés aux espèces concernées seront également mis en place.

Choix des espèces

Le projet porte spécifiquement sur la transmission des agents infectieux chez les espèces ciblées; elles ne peuvent donc pas être remplacées. Les animaux seront classés en trois grandes catégories d'age pour ce projet : poussins, juvénile et adulte. Tous seront échantillonnés.

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 218
Souffrances
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▲ 108
▲ 110
Devenir
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 218

Porteuses d'une mutation qui provoque l'ossification progressive de leur colonne vertébrale et une arthrite des membres, les souris de ce projet perdent du poids, souffrent et voient leur mobilité se réduire pendant neuf mois de suivi. 218 d'entre elles vont être utilisées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère pour 110 et modéré pour 108, et toutes seront tuées. Le porteur ne compte comme interventions que deux séances d'imagerie sous sédation, une heure puis vingt minutes, alors que l'essentiel des atteintes vient du phénotype qu'il a construit et des trois transferts entre laboratoires qu'il décrit lui-même comme sources de stress. Des souris de quatre à cinq jours sont également tuées pour mettre en culture leurs cellules osseuses, et deux autres à dix semaines pour congeler leur sperme.

Objectifs

La spondylarthrite est un des rhumatismes inflammatoires chroniques les plus fréquents, avec une prévalence en France estimée à 0,27% de la population en 2018. Les formes sévères sont caractérisées par des ossifications du rachis pouvant aboutir à une ankylose. Il existe ce jour de très nombreuses données qui suggèrent un rôle prépondérant de l’inflammation dans la physiopathologie de la SpA notamment dans sa forme sévère. L’objectif de ce projet est donc d’établir et d’étudier un modèle de souris porteur d’une mutation d’un gène identifié chez l’homme comme impliqué dans la SpA et ce dans un état pro-inflammatoire. Ce projet implique 3 laboratoires différents.

Bénéfices attendus

L’étude d'un modèle murin transgénique, porteur d’une mutation d’un gène identifié chez l’homme comme impliqué dans la spondylarthrite et d’une mutation entrainant un état pro-inflammatoire, doit confirmer l'hypothèse à savoir que les phénomènes d'ossification dans la spondylarthrite sont secondaires à l'association d'un état proinflammatoire et d'autres facteurs notamment d'altération. Ce projet va permettre une meilleure compréhension de la pathologie notamment sur les mécanismes d’ossification dans la spondylarthrite dans sa forme sévère et l'identification des mécanismes moléculaires, permettant à terme de développer de nouvelles thérapeutiques ciblant spécifiquement l'ossification dans cette pathologie.

Procédures

Les interventions prévues sont deux modalités d'imageries nécessitant une sédation gazeuse. Les animaux élevés dans le laboratoire 1 iront dans le laboratoire 2 pour la première session d'imagerie qui durera au maximum 1 heure et sera réalisée une fois. Ils iront ensuite dans le laboratoire 3 pour la seconde session d'imagerie qui durera au maximum 20 minutes et sera réalisée une fois.

Impact sur les animaux

Un modèle de souris associé à des manifestations cliniques d’ankylose rachidienne et d’arthrite périphérique sera développé. Le phénotype dommageable va induire les effets indésirables suivants : douleur, perte de poids, diminution des capacités fonctionnelles et des capacités de mobilités, stress. Le fait d’être maintenu immobile et l'anesthésie peut être une source de stress pour l’animal. Les animaux subiront deux transferts responsables de stress.

Devenir

A la fin des 9 mois de suivi longitudinal, une étude histologique des tissus cibles (rachis et articulation sacro-iliaque) sera réalisée pour tous les animaux. Cette étude histologique est nécessaire pour confirmer les anomalies documentées par imagerie, et étudier les mécanismes tissulaires et cellulaires associés aux anomalies visualisées.

Remplacement

La spondylarthrite ankylosante est une maladie qui affecte l’ensemble du corps, notamment le squelette. Sa complexité rend difficile sa reproduction en laboratoire à partir de simples cultures de cellules. Pour mieux comprendre les mécanismes impliqués, un modèle animal est utilisé. Des cellules osseuses et cartilagineuses seront également mises en culture à partir de tissus prélevés, après mlise à mort de très jeunes souris (âgées de 4 à 5 jours). Cela permettra d’analyser plus finement certains phénomènes observés au niveau des os et des articulations.

Réduction

Le nombre d'animaux utilisés dans les expériences sera réduit au minimum nécessaire pour produire une conclusion statistique valable. Le nombre d’animaux a été déterminé sur les résultats d’études antérieures. Plusieurs structures osseuses (articulations sacro-iliaques et rachis) seront caractérisées lors d’une même session d'imagerie, ce qui limite le nombre de sessions et d’animaux nécessaires. Afin de limiter le nombre d’animaux requis, les animaux seront évalués selon deux modalités d'imagerie, puis un suivi longitudinal de ces mêmes souris sera réalisé à 3, 6 et 9 mois. Les souris seront évaluées aux 3 temps puis mises à mort pour une étude histologique.

Raffinement

Pour les procédures d'imagerie, les animaux seront maintenus sous anesthésie gazeuse et monitorés (température, respiration). Des points limites ont été définis et leur atteinte entraînera la mise à mort anticipée de l’animal. De plus, les souris sont maintenues dans des groupes de plusieurs individus dans un environnement enrichi afin de limiter le stress des souris. Les souris seront transportées entre les différents sites, d'abord de l'EU 1 vers l'EU 2 puis de l'EU 2 vers l'EU 3. Après chaque transport les souris auront une semaine d'acclimatation avant de passser en procédure d'imagerie. Tous les transports seront réalisés par un transporteur agréé. Les souris seront transportées dans des cages de transport dédiés, contenant notamment de l'hydrogel, des croquettes d'alimentation et de l'enrichissement.

Choix des espèces

La souris est une espèce fréquemment utilisée pour l’étude de la spondylarthrite axiale. Le modèle animal porteur de la mutation a été réalisé chez la souris du fait de la facilité de manipulation génétique. Pour la caractérisation phénotypique, les animaux seront étudiés à 3 âges différents : 3 mois, 6 mois et 9 mois, ce qui correspond à des étapes de développement du phénotype étudié. Les anomalies apparaissent à l'âge de 3 mois et sont maximales à 9 mois. Les 2 animaux utilisés pour la congélation de sperme sont mis à mort à 10 semaines d'âge, âge idéal pour ce type de prélèvement (fertilité).

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 984
Souffrances
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▲ 984
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Devenir
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 984

Un prélèvement de sang dans la joue tous les quinze jours sur animal éveillé, plus une ponction dans le fémur qui laisse l'animal boiter : 984 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour prélever les organes cibles. Elles reçoivent aussi un ou deux gavages pour déclencher, au moment voulu, l'extinction du gène étudié. Le projet cherche à comprendre le rôle d'une protéine de régulation de l'ARN dans le maintien et la différenciation des cellules souches du sang, sans annoncer d'application autre que la connaissance de ces mécanismes. Le porteur retient la souris pour ses similarités génétiques avec l'être humain et la facilité avec laquelle son génome se manipule, et indique que la transgénèse chez les mammifères a commencé chez elle.

Objectifs

Le système sanguin, composé des plaquettes, globules rouges, et globules blancs, a une capacité remarquable de régénération, et ce processus s’appelle l’hématopoïèse. Les cellules souches hématopoïétiques (CSH), grâce à leur capacité d’autorenouvellement et de différenciation, ont un rôle majeur dans le maintien de l’hématopoïèse au cours de la vie. Ce projet de recherche vise à étudier le rôle d’une protéine qui permet la régulation de l’expression des gènes dans le maintien, la survie, la prolifération et la différenciation des CSH.

Bénéfices attendus

Comprendre les mécanismes moléculaires impliqués dans la régénération du système hématopoïétique est un enjeu majeur. La régénération du système hématopoïétique et la maintenance des CSH sont des processus physiologiques essentiels qui sont perturbés dans différentes pathologies mais aussi lors du vieillissement (anémie, leucémies, immunodéficience)

Procédures

Tous les animaux subissent les mêmes interventions : Gavage : 1 à 2 fois sur animal vigile et dure moins d’une minute. Prélèvement intrafémoral : réalisé sous anesthésie et dure moins de 5 minutes. Prélèvements sanguins en submandibulaire réalisés tous les 15jours sur animaux vigiles – durée moins d’1minute

Impact sur les animaux

Les effets indésirables attendus sur les animaux comprennent : 1/ un stress dû à la contention/préhension des animaux, 2/ une gêne transitoire lors du gavage 3/ un boitement transitoire lors des prélèvements intrafémoraux. 4/ une gêne transitoire lors des prélèvements submandibulaires.

Devenir

A la fin de chaque procédure, tous les animaux seront mis à mort par du personnel expérimenté afin de prélever les organes cibles et ainsi réaliser les analyses phénotypiques, moléculaires et histologiques nécessaires à la conclusion de l'étude. La mort des animaux sera confirmée par l’absence de réflexes, de signes respiratoires et cardiaques.

Remplacement

Des expériences in vitro ont permis de démontrer que la délétion de notre protéine d’intérêt avait un effet sur la prolifération et la différenciation des CSH. Cependant, la régulation du système hématopoïétique fait intervenir un grand nombre de mécanismes physiologiques et de tissus avoisinants qui ne peuvent être modélisés in vitro de façon efficace. Nous devons donc avoir recours à un modèle physiologique complet et fonctionnel pour cette dernière étape : le modèle animal.

Réduction

Nous combinerons nos lots témoins dans le but de restreindre le nombre d’animaux. Les lignées transgéniques utilisées comportent 1. des systèmes inductibles qui vont permettre à la fois d’induire l’expression des transgènes dans un tissu spécifique mais également à un temps donné et 2. des systèmes rapporteurs fluorescents qui vont permettre d’analyser finement et spécifiquement l’évolution des cellules délétées pour notre gène d’intérêt et ainsi permettre de diminuer le nombre d’animaux utilisés. Des études pilotes seront réalisées avec de petits groupes d’animaux pour définir les doses et durées de traitement efficaces. Le nombre d’animaux par groupe a été déterminé pour chaque expérience en utilisant un test de puissance et des tests statistiques seront utilisés post expérimentation pour évaluer la significativité de nos résultats.

Raffinement

Les lignées transgéniques utilisées comportent des systèmes rapporteurs fluorescents qui vont permettre d’analyser finement et spécifiquement l’évolution des cellules modifiées et ainsi permettre de détecter l’apparition de changements dans le système hématopoïétique très précocement ce qui permettra d’améliorer le bien-être animal par une prise en charge plus rapide. Les animaux recevront des analgésiques et des anesthésiques en pré et/ou postopératoire. Les animaux recevront des soins adaptés (mesure hebdomadaire du poids des souris, définition de points limites suffisamment précoces et mise en place de critères d’arrêt).

Choix des espèces

Nous avons choisi la souris comme le modèle de choix, en raison de ces similarités génétiques et physiologiques proches de l'homme, ainsi que la facilité avec laquelle son génome peut être manipulé et analysé. C’est la raison pour laquelle l’ensemble des techniques de la transgénèse chez les mammifères a débuté chez la souris. Nous utiliserons des souris âgées de 8 à 12 semaines lorsqu’elles ont atteint leur maturité sexuelle pour étudier l'impact sur l'hématopoïèse à l'âge adulte.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système gastrointestinal
Souris : 60
Souffrances
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▲ 60
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Devenir
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 60

Inoculées dans le bas-ventre avec une souche de toxoplasme puis vaccinées par deux injections intramusculaires dans les pattes arrière, 60 souris femelles sont toutes tuées à l'issue, l'infection par un agent pathogène interdisant tout autre devenir. Les procédures sont déclarées d'un niveau de souffrance modéré pour la totalité des animaux. Le projet teste une immunothérapie à ARN visant les cellules qui hébergent les kystes du parasite, transposée des vaccins contre le Covid-19 et des traitements anticancéreux. Le porteur écrit pourtant que la souche choisie ne provoque ni symptôme clinique ni souffrance notable et que les seules nuisances attendues tiennent aux deux piqûres, ce qui laisse la souffrance modérée déclarée pour les 60 souris sans description.

Objectifs

Validation in vivo d'une immunothérapie à ARN contre les parasites persistants à l'intérieur des cellules. Ce projet propose une approche innovante pour traiter le parasite appelé toxoplasme en ciblant non pas directement le parasite dormant, mais les cellules qui l’hébergent sous forme de kyste. En s’inspirant des stratégies d’immunothérapie développées contre les rechutes du cancer et la vaccination contre le Covid-19, notre objectif est de stimuler une réponse capable de détruire de façon ciblé les cellules infectées par les kystes, via une thérapie à ARN. Nous testons une immunothérapie à ARN dans un modèle murin infecté par le toxoplasme. En ciblant des protéines capables d’activer les cellules immunitaires cytotoxiques, nous espérons éliminer les cellules infectées par les kystes. Ce modèle permettra d’évaluer l’efficacité, la sécurité et la réponse immunitaire de cette approche innovante.

Bénéfices attendus

L’approche que nous proposons, est une première étape de validation d’une nouvelle stratégie thérapeutique adapté à l’infection de la souris par le toxoplasme extrapolable à l'ensemble de ses hôtes mammifères . Cette méthodologie pourrait ensuite être étendue à d’autres infections parasitaire à formes dormantes.

Procédures

Les interventions qui peuvent causer des nuisances sont (1) l'inoculation dans le bas ventre de 100 µL d'une souche avirulente pour la souris (la durée de cette intervention est estimée à 15 secondes) et (2) l'inoculation de l’immunothérapie de 50 µL en intramusculaire dans chacune des 2 pattes postérieures soit 100 µL au total (la durée de cette intervention est estimée au maximum à 30 secondes par injections soit 2 x 30 s), qui peuvent entrainer une gêne sur un laps de temps très court. Ces interventions seront réalisées une seule fois pour chaque souris.

Impact sur les animaux

La souche de toxoplasme inoculée est sélectionnée pour sa non virulence pour la souris. Elles ne provoquent pas de symptômes cliniques ni de souffrance notable chez les animaux, ce qui garantit une charge parasitaire suffisante pour l’étude tout en préservant leur bien-être. Le protocole inclura un suivi rigoureux des animaux qui seront surveillés quotidiennement afin de détecter tout signe de détresse ou d'effet indésirable en lien avec le traitement. Les seules nuisances ou effets indésirables potentiellement attendus sont liés à l'injection vaccinale : 2 injections intramusculaires de 50 µL chacune, même si les traitements à ARNm (vaccins COVID-19 ou immunothérapies anticancéreuses) ont démontré une innocuité préclinique solide chez la souris.

Devenir

Les animaux ayant été infectés par un agent pathogène, les souris seront systématiquement mises à mort après avoir été au préalable endormis en fin de procédure.

Remplacement

Le remplacement n’est pas possible à ce stade du projet. L’objectif est de valider in vivo un traitement à base d’ARN visant à éliminer les formes dormantes de parasites intracellulaires. Les mécanismes immunitaires complexes ne peuvent être reproduits de manière fiable in vitro. Le modèle murin infecté par le toxoplasme est actuellement le seul disponible pour reproduire une infection chronique à formes dormantes.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés a été strictement limité. L’expérience sera conduite en duplicat sur trois groupes de 10 souris seulement, soit un total de 60 animaux, ce qui représente un compromis entre puissance statistique et minimisation du nombre de sujets. Ce design expérimental a été optimisé pour maximiser l’information obtenue par animal.

Raffinement

Un soin particulier sera apporté au bien-être des animaux tout au long de l’étude. Du fait du faible nombre de souris inclues dans l’étude les souris inoculées seront hébergées dans des cages pouvant contenir plus de souris d’après les normes en vigueur. Les souris font l’objet d’un enrichissement dès leur mise en cage et jusqu’à la fin de l’expérimentation. Les souris recevront un traitement antalgique en cas de symptôme afin d'éliminer toute douleur potentielle liée à la procédure. L’infection sera induite par une souche adaptée à l’établissement d’une infection chronique sans signes cliniques pour la souris, ce qui permet d’éviter toute souffrance chez ces dernières. Les animaux seront anesthésiés et sous antalgique pour minimiser tous risque de stress et souffrance au cours de l'injection du traitement en intramusculaire. Les animaux seront surveillés quotidiennement pour détecter précocement tout signe de détresse ou de dégradation de l’état général et la fréquence d’observation est accentuée (deux à trois fois par jour au lieu d’une seule) en cas de symtômes. Des critères d’arrêt (score clinique) seront mis en place pour garantir leur prise en charge immédiate si nécessaire.

Choix des espèces

Les souris (Mus musculus) sont l’animal de choix pour l'entretien du parasite. Mis à part le chat domestique, la souris représente l'espèce animale de laboratoire la plus adaptée pour l'isolement et l'entretien de souches de toxoplasmes (le modèle rat par exemple ne permet pas le maintien des souches). Elle est utilisée par l'ensemble des équipes de recherche internationale qui travaille sur la culture in vivo du toxoplasme. Des souris femelles (âgées de 4 à 8 semaines) seront utilisées pour la mise en place d'une infection chronique par le toxoplasme et tester la réponse au traitement ARN. L’âge des animaux utilisés dans nos procédures correspond à une taille et un poids de l’animal minimum pour lequel l’injection des volumes d’inoculum et de traitement envisagés sont bien tolérés.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 3938
Souffrances
▲ -
▲ 668
▲ 3270
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Devenir
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 3938

3 938 souris génétiquement modifiées vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 668 d'entre elles et modéré pour 3 270. Le protocole prévoit des gavages jusqu'à trois fois par semaine, des injections intrapéritonéales pouvant se répéter chaque mois pendant douze mois, des injections intraveineuses et sous-cutanées, des biopsies de queue et des prélèvements sanguins sous anesthésie. Leurs modifications génétiques les font développer des lymphomes B spontanés, avec perte de poids et affaiblissement général, la mise à mort intervenant au-delà de 20 % de poids perdu ou en fin de procédure pour analyser les tissus. Une partie des souris au génotype voulu échappe à cette issue immédiate pour devenir fondatrices des lignées suivantes, et le porteur affirme qu'il est "indispensable" de valider in vivo ce que les lignées cellulaires ont mis en évidence.

Objectifs

Nous nous intéressons aux mécanismes moléculaires de la cancérogenèse des lymphocytes B. Pour ce faire, nous développons des modèles de souris transgéniques de lymphomes B. Notre objectif global est de mieux comprendre les processus de transformation des lymphocytes B pour à terme permettre une meilleure prise en charge thérapeutique de ces cancers. L'étude des mécanismes de lymphomagenèse B est réalisée grâce à l'obtention de souris génétiquement modifiées, i.e. par addition ou élimination d'un gène à un locus donné). Le présent projet consiste en l'étude de l'effet d'une dérégulation de NF-kappaB sur le développement d'un lymphome B.

Bénéfices attendus

Aborder la problématique des lymphomes B, notamment l’étude des phases précoces de la cancérogenèse, est impossible au plan expérimental chez l’humain. Les modèles murins génétiquement modifiés de lymphomes B humains sont donc indispensables pour élucider les conséquences in vivo d’oncogènes, pour en disséquer les mécanismes moléculaires et pour tester de nouvelles modalités thérapeutiques. Nos résultats devraient aboutir à proposer de nouveaux biomarqueurs prédisant l’évolution de ces lymphomes et la réponse thérapeutique.

Procédures

Les animaux sont soumis à des gavages (durée =10 secondes ; 3 gavages par semaine au maximum ; ou 1 gavage par semaine pendant 3 semaines), des injections intrapéritonéales (durée =5 secondes ; 1 ou 2 injections par semaine pendant maximum 4 semaines ; ou 1 injection par mois pendant maximum 12 mois), intravéneuses (durée =60 secondes ; 2 injections au total à 4 semaines d'intervale) et sous-cutanées (durée =10 secondes sous anesthèsie ; une seule fois ou 1 fois par semaine pendant 2 semaines). Les prélèvements (biopsie caudale et sang) sont réalisés sur animaux anesthésiés exclusivement.

Impact sur les animaux

Les modifications génétiques réalisées sur les différents modèles animaux sont susceptibles d’entraîner le développement spontané de tumeurs de type lymphome B. L’apparition de ces tumeurs peut entraîner une perte de poids et un affaiblissement de l’état général de l’animal. La piqure d’aiguille pour l’injection de molécules thérapeutiques ou d’un agent immunisant (globules rouges de mouton ou NP-CGG) en intrapéritonéal/sous-cutanée/intraveineux entraîne une douleur légère de courte durée ainsi qu'un stress de courte durée. La biopsie caudale pour le génotypage entraîne une douleur légère de courte durée. Le prélèvement de sang en sous-mandibulaire entraine une douleur légère de courte durée et est limitée par une anesthésie vétérinaire (Isoflurane). Le gavage est réalisé sur animal vigile et entraîne un stress de courte durée.

Devenir

A l'issu de la procédure 1, les animaux avec un génotype d'intérêt sont engagés dans les procédures 2/3 ou sont mis à mort en vue d'analyse ex vivo ou seront les fondateurs. A l'issu des procédures 2/3/4, les animaux sont euthanasiés afin d'analyser les tissus et les cellules d'intérêts.

Remplacement

L'établissement de lignées cellulaires a largement permis d'améliorer nos connaissances de la biologie du cancer. Mais le cancer est une pathologie complexe avec des interactions entre les cellules cancéreuses et les cellules normales environnantes (telles que les cellules du système immunitaire) qui participent à la prolifération et la survie des cellules tumorales, à l'angiogenèse et à la formation de métastases. Considérer l'organisme dans son ensemble est donc nécessaire en cancérologie. De ce fait, il est indispensable de valider ou d'invalider in vivo les mécanismes de transformation mis en évidence in vitro sur lignées cellulaires, ceci grâce à l'utilisation de modèles animaux. Ces modèles apportent ainsi la possibilité d'apprécier la dynamique du processus transformant au cours du développement de la cellule B et de tester in vivo de nouvelles molécules chimiothérapeutiques afin d'identifier celles avec un vrai potentiel thérapeutique chez l'homme. Les souris constituent le meilleur modèle d'étude de la cancérogenèse grâce à leur petite taille, leur capacité de reproduction (temps de gestation de 21 jours, nombre de bébés par portée intéressant), leurs similarités physiologiques et moléculaires avec l'homme et leur génome en totalité séquencé. Cela en fait d'ailleurs une espèce de référence reconnue dans le domaine de la recherche internationale.

Réduction

Afin de réduire le nombre d’animaux, des expériences d'optimisation ont été réalisées ainsi plusieurs analyses (histologiques, cellulaires, moléculaires et génétiques) seront réalisées sur un même organe d’intérêt (sang, moelle osseuse, rate et ganglions lymphatiques à minima). Nous savons optimiser l’utilisation de chaque prélèvement afin de réduire au maximum le nombre animaux engagés dans une procédure expérimentale. Par exemple pour les analyses histologiques, un même organe est systématiquement inclus en paraffine et également, congelé. Les analyses cellulaires comprennent de la culture cellulaire ex vivo et de la cytométrie de flux. Le reste des cellules sera congelé en vue d’extraction d’ARN, d’ADN ou de protéines pour les analyses moléculaires. Les expériences sont organisées dans un ordre précis, avec des témoins choisis de sorte à limiter la répétition d’expériences. Nous pourrons ainsi faire des analyses statistiques fiables pour l'ensemble des tissus d'intérêts et des approches techniques souhaitées. Le nombre d'animaux engagé dans chaque procédure est donc déterminé par une approche statistique afin de produire des résultats fiables.

Raffinement

Les animaux sont élevés dans des conditions d’hébergement (température et hygrométrie de l’environnement, densité d’animaux, présence systématique d’enrichissement, change régulier de la litière, nourriture et eau ad libitum, surveillance quotidienne de l’état général des animaux) qui respectent leur bien-être. De plus, l’ensemble des procédures sera réalisé de manière à limiter le stress et la souffrance des animaux, notamment en ayant recours à l’anesthésie et à la prise d'un antalgique. Les animaux sont manipulés par du personnel formé et qualifié. Lors de la manipulation quotidienne, une grille de score sera mise en place pour un meilleur suivi des animaux. Les prélèvements de sang et de queues seront tous réalisés sous anesthésie et par du personnel qualifié maitrisant ces gestes. Les animaux sont maintenus sous surveillance jusqu’à leur réveil. L'observation régulière des animaux et le suivi de leur comportement permettra d’avoir un contrôle sur leur état de santé. Un protocole de gestion de la douleur est établi et mis en place dès que le score de douleur établi lors des surveillances quotidiennes le prévoit. La prise d'un antalgique est prévu selon la grille de score.

Choix des espèces

Les souris constituent le meilleur modèle d'étude de la cancérogenèse grâce à leur petite taille, leur capacité de reproduction (temps de gestation de 21 jours, nombre de bébés par portée intéressant), leurs similarités physiologiques et moléculaires avec l'homme et leur génome en totalité séquencé. Cela en fait d'ailleurs une espèce de référence reconnue dans le domaine de la recherche internationale. Toutes les expérimentations seront conduites chez des souris adultes, âgées au minimum de 7 à 8 semaines, âge où la lymphopoïèse est mature. Dans le cadre de toutes les procédures, les animaux seront euthanasiés s’ils présentent des signes de souffrance repérés grâce à la surveillance quotidienne et la grille de score : perte de poids >20 %, aspect physique externe altéré (aspect du poil, selles, respiration) et anomalies du comportement (dynamisme, posture).

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Souris : 1000
Rats : 1000
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 2000
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Devenir
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 -
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 2000

Nourris pendant soixante semaines au plus avec un aliment riche en graisses et en sucres, 1 000 souris et 1 000 rats subissent jusqu'à 240 prélèvements sanguins pour mesurer leur glycémie, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils développent obésité, diabète, dyslipidémie, insulinorésistance et stéatose hépatique pouvant aller jusqu'à la fibrose, la cirrhose ou un cancer du foie, et sont tous tués à l'issue sans pouvoir être réutilisés. Le protocole vise à vérifier qu'un aliment gras et sucré stérilisé par irradiation induit toujours le même état pathologique et que le modèle reste valide. Sur le dimensionnement de l'effectif, le porteur indique s'appuyer sur son savoir-faire et ses données historiques, et écrit qu'aucune approche statistique n'a été réalisée.

Objectifs

A l’échelle mondiale, les maladies liées au surpoids représentent une part non négligeable des décès estimés à plus de 1,2 million par an. En 2016, 650 millions d’adultes étaient obèses, soit 3 fois plus qu’en 1975. En 2021, le diabète affecte plus de 537 millions de personnes. La dyslipidémie et la stéatose hépatique non- alcoolique sont provoquées par le diabète et l’obésité. La dyslipidémie touche quelques milliers de patients chaque année en France et la société nationale française de gastro-entérologie considère qu’un quart de la population française est touché par la stéatose hépatique non- alcoolique. Par l'alimentation de rongeurs avec un régime riche en lipides et glucides, il est possible d'induire ces phénotypes spécifiques : obésité, dyslipidémie, diabète. Ce protocole a pour objectif de tester un aliment riche en lipides et/ou en glucides stérilisé par irradiation à différentes doses. L’étude permettra d’évaluer si le taux d’irradiation a un impact sur le modèle, en suivant notamment la prise de poids, le maintien du phénotype attendu et l’état général des animaux. Les observations recueillies permettront ainsi de vérifier si le modèle reste valide.

Bénéfices attendus

Ce projet aura des bénéfices pour l’homme. Ce projet pourra amener à long terme des solutions thérapeutiques pour traiter les syndromes métaboliques du surpoids et du diabète. Ce projet permettra de générer des données scientifiques robustes chez l'animal pour pouvoir passer ultérieurement aux premières administrations chez l'homme, étape indispensable dans le processus de développement et de mise sur le marché de nouvelles molécules. Pour l’animal, les bénéfices attendus sont principalement une amélioration des connaissances scientifiques pour l’espèce utilisée grâce au développement de méthodes de raffinement de plus en plus adaptées et à la sélection de l’espèce la plus adéquate pour répondre aux objectifs scientifiques attendus.

Procédures

Les animaux auront à disposition un aliment standard et/ou un aliment riche en gras et/ou en sucre et une eau standard et/ou une eau additionnée de sucre, pendant 60 semaines maximum. Des prélèvements sanguins pour mesure de glycémie pourront être faits avec ou sans mise à jeun (mise à jeun de 4 à 6 heures maximum) sur les animaux en aigue (maximum 2 mesures par jour par animal, avec 3 jours de récupération entre 2 séries de mesures, ce qui fait 240 prélèvements maximum sur toute la durée du protocole) ou en chronique (une mesure par animal par semaine, ce qui fait 60 prélèvements maximum sur toute la durée du protocole). Une goutte de sang sera prélevée pour mesure de la glycémie sur une bandelette de glucose. La durée de prélèvement sera d’1 minute maximum.

Impact sur les animaux

Au fil de la prise alimentaire riche en gras et/ou sucre et d’un abreuvement standard ou riche en sucre, les animaux pourront exprimés des signes cliniques plus ou moins modérés. Les animaux vont développer une obésité et des syndromes métaboliques tels diabète, dyslipidémie, insulino-résistance, NASH pouvant aller jusqu’à une fibrose, une cirrhose ou un cancer du foie à long terme (après la phase préparatoire). Le prélèvement sanguin peut induire un léger stress transitoire et une légère douleur.

Devenir

En fin de protocole, les animaux ne pourront pas être réutilisés dans un autre projet et seront donc mis à mort selon les procédures en vigueur.

Remplacement

L’induction de modification métabolique chez l’animal fait intervenir plusieurs types cellulaires produisant des facteurs tendant à moduler ou amplifier la réponse. Toute cette cascade d’événement faisant intervenir des facteurs autocrines, paracrines ou exocrines aussi variés que complexes ne permet pas une étude significative et déterminante in vitro. Par ailleurs, l'objet de cette étude est d'évaluer l'impact sur une fonction vitale de l'organisme, ce qui ne peut être fait que sur un organisme vivant.

Réduction

Nous réalisons ce protocole alimentaire pour proposer un modèle animal pertinent avec un nombre minimal et suffisant d’animaux pour atteindre l'objectif scientifique. Notre savoir-faire et nos données historiques permettent d’utiliser le minimum d’animaux avec une optimisation de rendement pour des résultats robustes et reproductibles. Aucune approche statistique n’a été réalisée.

Raffinement

Une surveillance des animaux est faite quotidiennement pour déceler tout signe clinique anormal et atteinte des points limites tout au long de cette phase préparatoire. En cas d'anomalie clinique observée sur un animal, une grille de scoring général sera utilisée afin de déterminer l'atteinte de points limites et de décider du devenir de l'animal. Enfin, les contentions et prélèvements seront réalisés par un personnel formé et expérimenté.

Choix des espèces

Les souris et les rats sont des espèces animales les plus pertinentes et les plus couramment utilisées pour évaluer les effets bénéfiques d'un produit sur les maladies métaboliques liés au surpoids car elles développent naturellement ce type de pathologie ayant une affinité à la nourriture grasse et sucrée similaire à l’Homme. Les animaux pourront commencer le régime alimentaire à partir de l’âge de 4 semaines (âge minimum). À cet âge, le métabolisme est encore en développement, ce qui permet une meilleure induction de l’obésité par le régime enrichi en graisses et/ou en sucre. De plus, une mise en place précoce du régime permet une meilleure standardisation entre les individus et augmente la robustesse du modèle DIO.