Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Éthologie / comportement / biologie animale
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- Oncologie
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Évaluation de la transmission de la capacité à résister à la chaleur entre la mère et sa progéniture chez les poulets de chair.
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
10 poulets de chair reçoivent à 15 jours, sous anesthésie générale, deux capteurs de température, l'un dans la cavité abdominale, l'autre sous la peau, et les descendants gardés en élevage sont exposés pendant cinq jours à des vagues de chaleur entre 25 et 32 °C, dix jours avant leur mise à mort. 260 poules et poulets vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués à l'issue : 30 futures reproductrices et 32 descendants dès l'éclosion, après une prise de sang, les autres en fin d'élevage. Il s'agit de savoir si une "programmation thermique embryonnaire" des œufs de futures reproductrices rend leur descendance plus résistante à la chaleur, dans des élevages en plein air de poulets à croissance lente, à l'aide d'indicateurs comportementaux que le porteur ne détaille pas. Sous la chaleur, il cite comme possibles une hausse de la température corporelle, une perte d'appétit, de l'agitation ou de l'apathie, des tentatives d'échappement et du picage. Les carcasses pourront être "valorisées commercialement", sauf celles des 10 poulets porteurs de capteurs, indique-t-il.
Objectifs
Le projet vise à évaluer, l’impact de la « programmation thermique embryonnaire » appliquée sur des œufs embryonnés de futures reproductrices, sur leur descendance, des poulets de chair produits terminaux, exposés à des vagues de chaleur. Cette étude sera conduite sur une race à croissance lente adaptée aux conditions d'élevage en plein air, qui devrait être plus sensible aux vagues de chaleur potentielles. La capacité de la progéniture de ces femelles reproductrices soumises ou non à un traitement thermique à résister aux défis de la chaleur sera évaluée à l'aide d'indicateurs physiologiques et comportementaux qui ont été validés comme mesures de la robustesse ou de la résilience dans des environnements fluctuants et sous-optimaux.
Bénéfices attendus
L’objectif général du projet est de proposer des stratégies de programmation thermique afin de renforcer la robustesse des animaux et leur capacité d’adaptation à des vagues de chaleur. L’intérêt scientifique de ce projet réside en premier lieu dans l’approche expérimentale réalisée sur les œufs de futures reproductrices qui est relativement peu étudiée. La connaissance de l’impact d’une programmation thermique d’œufs de futures reproductrices et la transmission potentielle à sa descendance d’une meilleure capacité à s’adapter à des vagues de chaleur n’a jamais été étudié, à notre connaissance, sous l’angle complémentaire des performances zootechniques et des biomarqueurs en lien avec la robustesse, la santé et le bien-être de la progéniture.
Procédures
Une prise de sang sera réalisée à l’éclosion sur 30 femelles futures reproductrices et 32 descendants. Ces animaux sont ensuite mis à mort pour des prélèvements de tissus. Une prise de sang sera également réalisées sur les femelles avant leur entrée en ponte (1 seule prise de sang) et sur les descendants avant, pendant et après le coup de chaleur (3 prises de sang sur les mêmes individus pour suivre leur réponse aux vagues de chaleur et leur capacité d’adaptation / récupération). La pose de capteurs internes de suivi de température sera réalisée par voie chirurgicale sur des poulets à l’âge de 15 jours (2 capteurs/poulet, l’un en intrapéritonéale et l’autre en sous cutané). Les animaux seront sous anesthésie générale dont de délai prévisionnel est de 30 min, le délai de chirurgie est estimé entre 15 et 20 min par poulet. L’application de vagues de chaleur sur tous les descendants débutera 10 jours avant la mise à mort pour une durée de 5 jours. Les fluctuations oscilleront entre 32°C pendant 6h en journée et 25°C durant 6h la nuit. Ces deux plages de température sont séparées de 6h durant lesquelles la température augmente ou diminue graduellement.
Impact sur les animaux
La chirurgie peut provoquer de la douleur et de l’inconfort en cas d’insuffisance d’action de l’anesthésie. Cette dernière peut provoquer une dépression respiratoire, même si le risque est limité avec une anesthésie gazeuse. Dans nos conditions, l’apparition de complications post-opératoires est peu probable mais reste possible (risques d’infection, de rejet du capteur, ou de réponse inflammatoire excessive). La contention lors des prises de sang engendre du stress pour l’animal, une légère douleur au niveau du site de prélèvement et un éventuel hématome. L’exposition aux vagues de chaleur peut engendrer des conséquences physiologiques potentielles (augmentation de la température corporelle, déséquilibre hydro-électrolytique, réduction de l’appétit, etc.) ainsi que des conséquences comportementales (agitation, apathie, ou comportements visant à éviter la chaleur comme regroupement en zones fraîches ou tentatives d’échappement). L’élevage des animaux au sol en groupe peut entraîner des comportements agressifs, voire de picage, qui peuvent être exacerbés lors d’épisodes de chaleur.
Devenir
Suite aux prélèvements de sang à l’éclosion, les animaux seront mis à mort pour des prélèvements de tissus d’intérêt métabolique. A la fin de la procédure de chirurgie, les animaux seront replacés dans leur parquet d'origine avec leurs congénères jusqu'à la fin de l'élevage du lot. Tous les autres animaux inclus dans le protocole seront mis à mort en fin d’élevage de la bande. Les carcasses de ces animaux pourront être valorisées commercialement à l’exception de celles des 10 animaux qui auront porté les capteurs de température.
Remplacement
Aucun modèle cellulaire ou in vitro n'est capable de reproduire l'effet de la programmation thermique chez l'espère cible, le poulet de chair, et son impact durant toute la durée de vie de l'animal (physiologie, comportement, performances, etc..).
Réduction
Au niveau du volet des reproductrices, 15 femelles par traitement (N=30) seront prélevés (sang + tissus) à l’éclosion pour évaluer l’impact de la programmation thermique sur la physiologie de l’animal à l’état initial. De nouveaux prélèvements de sang seront réalisés avant l’entrée en ponte des femelles (N=15 par groupe) pour évaluer le statut physiologique et métabolique des femelles. Le nombre d’animaux expérimentaux choisi est nécessaire et suffisant pour pouvoir tirer des conclusions significatives en tenant compte de nos expériences précédentes en intégrant la variabilité interindividuelle attendue en termes de poids, composition corporelle, statut métabolique et robustesse. Nous avons volontairement choisi une puissance statistique, car en absence de challenge type conditions d'élevage dégradées ou coup de chaleur plus tard dans la vie, nous nous attendons à avoir des effets de faible amplitude mais variés. Sur la base des travaux antérieurs réalisés, les marqueurs sanguins de stress oxydatifs sont les plus variables. L’unité statistique pour les dosages de biomarqueurs sera l’animal.
Raffinement
Dès l’éclosion, les descendants seront élevés au sol sur copeaux, avec accès à l’eau et à l’aliment ad libitum, dans un bâtiment à environnement contrôlé (température, ventilation, lumière). Ce mode d’élevage favorise les interactions sociales. Les animaux seront visités au moins deux fois par jour (week-ends et jours fériés inclus). En cas de signes de détresse ou de maladie (cf grille d’atteinte des points limites), un isolement en infirmerie ou une euthanasie pourra être envisagé. L’environnement sera enrichi avec des rubans colorés à picorer et un perchoir. Lors du coup de chaleur, les pipettes seront vidangées trois fois par jour pour garantir une eau fraîche. En période de forte chaleur, une attention particulière sera portée à la baisse effective des températures pour assurer des phases de récupération. Raffinement des prises de sang : elles seront réalisées par deux opérateurs expérimentés, avec une contention calme et précise. Une garde sur l’aiguille limitera les risques de pénétration excessive et de lésions cérébrales. Raffinement de la chirurgie : une prémédication sera administrée 15 min avant l’anesthésie gazeuse (bréchet). Chaque animal sera endormi individuellement. Une antibioprophylaxie débutera la veille de l’intervention et se poursuivra pendant 3 jours post-opératoires. En cas de signes de douleur (prostration, anorexie…), une dose d'antalgique pourra être donnée. Les animaux seront isolés durant 5 jours post-opératoires en infirmerie, avec suivi individuel selon une grille dédiée à l’évaluation post-chirurgicale. Cette procédure a été testée avec succès dans un essai précédent chez des poulets à croissance lente : aucune mortalité, réintégration au parquet d’origine après traitement, et croissance équivalente aux témoins.
Choix des espèces
Le poulet de chair a été choisi comme modèle car c’est l’espèce agronomique cible du projet. Les œufs embryonnés seront mis en incubation au couvoir de l’établissement expérimentateur. Après éclosion, les animaux seront mis en place dans le bâtiment d’élevage et élevés jusqu’à 30 semaines pour la partie « reproducteurs », et jusqu’à environ 75 jours pour la descendance. L’évaluation de l’intérêt d’une programmation thermique embryonnaire lors de l’incubation se fera tout au long de la durée d’élevage des animaux sur les 2 générations (reproductrices et descendants). La mise en place de capteurs de température interne sera faite sur les descendants. L’opération se fera sur des animaux de 15 jours afin qu’il puisse supporter l’acte de chirurgie et permettre de suivre les paramètres du capteur tout au long de la vie de l’animal. Par ailleurs, l’épisode artificiel de forte chaleur sera appliqué en fin d’élevage, 10 jours avant mise à mort, âge où les animaux sont les plus sensibles aux variations/pics température. Il convient donc de suivre les critères zootechniques, comportementaux et sanitaires pendant toute la durée de l’élevage. Les poulets seront élevés de leur jour d’éclosion jusqu’à l’âge classique de mise à mort pour un élevage d’animaux labels (75 jours max).
Identification de 4 mutations chez la caille : « Rusty », responsable d’une coloration du plumage, « Curly » responsable d’une modification de la structure du plumage et « Blanc » (ou « White Egg ») et « Celadon » responsable de la couleur des coquilles des oeufs.
- Conservation des espèces
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
Porteuses de mutations spontanées maintenues à l'état homozygote depuis plusieurs générations, des cailles japonaises se voient prélever du sang à la jugulaire pour en extraire l'ADN. 800 individus vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance léger, pour identifier quatre mutations qui modifient la couleur du plumage, sa structure et la couleur des coquilles d'œufs. Le geste dure quelques secondes et provoque un stress de contention, une douleur locale et un possible hématome, comprimé trente à soixante secondes. Toutes sont remises en élevage pour le renouvellement des lignées, à l'exception des cailleteaux prostrés plus de vingt-quatre heures sans manger ni boire, retirés puis tués.
Objectifs
Le projet s’inscrit dans la stratégie de préservation et de caractérisation des ressources génétiques animales. Il consiste à produire des cailles porteuses de mutations monogéniques afin d’identifier la base moléculaire de ces phénotypes, et de réaliser des prises de sang pour l’extraction de l’ADN. Les quatre mutations d’intérêt sont : "Rusty", responsable d’une coloration particulière du plumage ; "Curly", responsable d’une modification de la structure du plumage ; et "Blanc" et "Céladon", responsables de la couleur des coquilles d’œufs. Ces mutations ont déjà été localisées sur le génome de la caille grâce à un génotypage réalisé sur deux populations F2 (~200 individus chacune), issues de croisements entre animaux présentant ces phénotypes. L’analyse d’association entre génotypes et phénotypes a permis d’identifier les régions génomiques candidates impliquées dans chacun des quatre caractères . Afin de progresser vers une caractérisation fine des mutations causales, il est nécessaire de séquencer les régions génomiques candidates chez des animaux homozygotes pour les mutations concernées. Cette étape de validation par séquençage exige un ADN de très bonne qualité. Pour cela, des prises de sang seront réalisées sur des individus porteurs avérés des mutations, afin d’obtenir un ADN de haute qualité et d’optimiser le séquençage des régions génomiques d’intérêt.
Bénéfices attendus
Les technologies de séquençage actuelles permettent d'obtenir des données sur plusieurs individus à des coûts plus raisonnables. Ce projet a donc pour but de finaliser le programme qui avait permis de localiser les 4 régions candidates sur le génome de la caille, en identifiant les mutations causales et en assurant la valorisation. L’identification des mutations causales ouvrira la voie à la mise en place de tests de génotypage directs, utilisables dans des programmes potentiels de sélection ou de conservation. Des analyses fonctionnelles pourront ensuite être entreprises pour comprendre finement les mécanismes moléculaires sous-jacents. Cette démarche s’inscrit dans une stratégie plus large de compréhension des bases génétiques de caractères visibles chez la caille.
Procédures
Une prise de sang qui ne durera que quelques secondes à la jugulaire sera réalisée une seule fois.
Impact sur les animaux
La contention lors des prises de sang engendre du stress pour l’animal, une légère douleur au niveau du site de prélèvement et un éventuel hématome.
Devenir
Suite à la procédure de prise de sang, les animaux seront conservés pour le renouvellement des lignées.
Remplacement
L'objectif du projet est d'identifier des mutations portées par des animaux maintenus à l'état homozygote depuis plusieurs générations. Le phénotype (couleur ou forme des plumes, couleur de coquille) ne peut être observé que sur des animaux vivants. Cette étude ne serait donc pas réalisable sans ces animaux.
Réduction
Chaque lignée de caille est constituée de 30 femelles et 20 mâles par génération. Cet effectif correspond à un effectif génétique qui représente le minimum nécessaire pour maintenir la variabilité génomique de la lignée et limiter l’augmentation de la consanguinité à environ 1 % par génération.
Raffinement
Les animaux seront élevés dans un bâtiment d’élevage standard, au sol sur litière avec copeaux de bois dans des parquets où ils resteront en groupe. La taille du parquet est suffisante pour permettre aux cailleteaux de se déplacer avec une zone de repos significative en plus de l’espace mangeoire et abreuvement. Les animaux auront à disposition plusieurs enrichissements leur permettant de grimper et de se cacher . Toute manifestation de symptômes persistants définis par un point limite (c’est-à-dire animal prostré plus de 24 h et ayant cessé de s’alimenter et de s’abreuver) entrainera le retrait de l’animal de l’expérimentation. Les cailleteaux retirés seront euthanasiés en respectant la réglementation en vigueur . Un arbre de décision visant à faciliter la gestion quotidienne des animaux (atteinte ou non du point limite) sera fourni aux techniciens chargés du suivi des animaux. Cas de la prise de sang à la jugulaire : Un point de compression de 30-60s sera effectué pour limiter la formation d'un hématome. Deux expérimentateurs seront mobilisés afin de permettre la réalisation d'une contention appropriée de la caille par l'un pendant que l'autre réalisera la prise de sang. Ceci permettra de limiter les mouvements éventuels des animaux susceptibles d'engendrer un échec de la prise de sang. Les personnes affectées à cette tâche seront des personnes habituées à la contention et à la prise de sang sur la volaille. Les personnes en charge du prélèvement de sang à la jugulaire ont reçu une formation spécifique à ce geste et sont des personnes le réalisant régulièrement afin de maximiser la fluidité des gestes. Les prises de sang seront effectuées dans un lieu différent des espaces d’hébergement. Les animaux prélevés seront remis en élevage.
Choix des espèces
Le projet vise l’étude de 4 mutations spontanées chez la caille qui sont impliquées pour l’une dans la coloration du plumage, l’autre dans la structure du plumage et pour les autres, des colorations des coquilles des œufs. Ces travaux nécessitent une approche globale et ne peuvent donc être abordés que par une approche sur les animaux de cette espèce. La caille japonaise a été choisie comme modèle, car c’est l’espèce agronomique cible du projet, celle dans laquelle les mutations sont apparues spontanément. Les œufs embryonnés seront mis en incubation au couvoir de l’établissement expérimentateur, puis les animaux seront élevés jusqu’à 50 jours avant prélèvements.
Suivi de la dévalaison d’espèces piscicoles au niveau d’un ouvrage hydraulique
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
Autres poissons : 195
Pour savoir si les poissons qui descendent la rivière sont attirés vers la turbine la plus meurtrière d'un barrage hydroélectrique, 260 individus vont être capturés et marqués, dont 65 salmonidés et 195 poissons d'autres espèces, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Chacun subit sous anesthésie une opération d'une à trois minutes pour implanter un émetteur acoustique, refermée par une suture au fil résorbable. Les atteintes annoncées vont du stress de capture à une inflammation ou une gêne locale pouvant durer plusieurs semaines. Tous sont remis à l'eau en moins d'une heure, une fois leur nage redevenue active, sauf ceux qui atteignent les points limites définis pour la phase de réveil, alors mis à mort.
Objectifs
L’objectif de l’étude est d’établir un état des lieux du comportement des poissons lors de la phase de dévalaison à l’approche d'un barrage et plus spécifiquement un des groupes hydroélectriques, plus mortel. Ce suivi sera réalisé par l’utilisation de la télémétrie acoustique. Ce suivi comportemental permettra de définir le délai d’approche des individus en fonction de l’espèce, les voies de passage utilisées par les individus, le délai de franchissement en fonction de la voie de passage, les zones de concentration éventuelles afin de définir des zones potentielles d’ouvertures d’exutoires, les détections à l’aval de l’ouvrage à la suite de la dévalaison afin d’obtenir un indice de survie. Le projet est étalé sur 3 années afin d’observer la saisonnalité des déplacements piscicoles (reproduction, alimentation, hivernage) mais également pour prendre en compte les variations interannuelles de l’hydrologie.
Bénéfices attendus
Les bénéfices du projet sont d’ordres écologiques. Le projet permettra d’évaluer si les poissons sont attirés préférentiellement vers le groupe hydroélectrique étudié, présentant un indice de mortalité plus élevé que les 4 autres turbines. Le cas échéant, les données obtenues permettront d’orienter vers des solutions visant à réduire l’impact de cette turbine. Diverses solutions sont envisagées, du design d’une voie de passage alternative jusqu’au remplacement de la turbine par un modèle moins impactant. Le projet permettra également d’en apprendre plus sur l’écologie des espèces étudiées. En effet, les déplacements migratoires des poissons sur cette partie du cours d'eau sont peu documentés et la première année met en évidence des déplacements importants des poissons vers l’amont et vers l’aval.
Procédures
Les animaux seront soumis à une procédure chirurgicale d'un maximum de 3 minutes.
Impact sur les animaux
Voici la liste des nuisances ou effets indésirables sur les animaux : stress lié à la capture et à la manipulation, effets de l’anesthésiant, effets post-opératoire (inflammation liée à l’implantation ou gêne locale pouvant aller jusqu’à quelques semaines), altération temporaire du comportement (lié au stress, à l’implantation, à l’anesthésie pouvant aller jusqu’à quelques heures).
Devenir
Les animaux sont replacés dans leur milieu naturel à l'issue de la procédure.
Remplacement
L’objectif du projet étant d’évaluer les voies de passage des poissons au niveau d’un barrage, il est indispensable d’observer les comportements individuels de déplacement en milieu naturel. Le remplacement n’est pas envisageable.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisé a été limité au minimum nécessaire pour atteindre les objectifs scientifiques tout en garantissant la puissance statistique. Un minimum de 35 individus détectés par espèces ou groupes d’espèce est nécessaire pour mener des analyses robustes. Les espèces ou groupes d'espèces sélectionnées sont le barbeau fluviatile, le gardon, les autres cyprins (rotengle, chevaine, brème commune)et les salmonidés (Truite fario, truite lacustre). Pour espérer détecter 35 individus par groupe d’espèces, soit 140 poissons, il faut tenir compte du taux de détection en dévalaison, du taux de survie post marquage et du taux de rétention du tag. Cela donne 372 poissons à marquer sur l’ensemble du projet. Etant donné que 112 poissons ont déjà été marqués pour ce projet, il reste 260 poissons à marquer sur la durée restante du projet (372-112 = 260). Cet objectif est bien sûr à réévaluer en fonction des captures réalisées. Si certains effectifs de poissons ne sont pas atteints, les effectifs restants pourront être reportés sur d’autres espèces.
Raffinement
Les opérations d'implantation sont réalisées sous anesthésie et ont la durée la plus courte possible, entre 1 à 3 minute pour l’implantation d’un tag. Pour les opérations de 3 minutes, une recirculation d’eau avec une légère sédation est installée pour le poisson. Le poids de l'émetteur ne dépasse pas 2% du poids de l'individu. Les émetteurs sont de trois classes différentes. Le choix de l’émetteur se fait en fonction du poids du poisson à marquer. Les tags sont tous encapsulés dans des matériaux biocompatibles. Concernant le marquage, les solutions d'anesthésiant sont changées tous les 20 individus. Les poissons sont manipulés à l'aide d'épuisette en maille en silicone pour éviter l'abrasion provoquée par les mailles classiques en nylon. Les points de suture sont réalisés avec du fil monofilament résorbable. Le fil monofilament endommage moins les tissus et empêche une infiltration d’eau par capillarité. Le matériel est désinfecté avant chaque session de marquage. Les lames de scalpel sont stériles. Les opérateurs portent des gants stériles. Les poissons sont anesthésiés un par un. Un pansement de povidone iodée est appliqué sur la cicatrice du poisson, ayant un effet antiseptique dans les heures suivant le marquage. Lors des stabulations pré et post marquage, les poissons sont placés dans des volumes d'eau adaptés aux espèces, une pompe à air à grande capacité permet de maintenir un taux d'oxygène adapté et une limitation à l'exposition à la lumière est prévue. La température est également contrôlée pour éviter le stress thermique. Afin de limiter le stress, les poissons sont relâchés le plus rapidement possible (
Choix des espèces
Les espèces ont été choisies en fonction des espèces dévalantes répertoriés dans le rapport du suivi quinquennal de la passe à poissons du barrage étudié ainsi que les espèces les plus susceptibles d’être impactées par les turbines du barrage lors de la dévalaison, et les plus abondantes dans le milieu local ont été retenues). Par ailleurs, elles ont été validées par le Comité de Pilotage du projet. Les stades de développement étudiés seront les stades adultes ou juvéniles (dans la mesure où le poids de l’émetteur a un poids inférieur à 2% de celui de l'individu).
Mécanismes moléculaires de la mémoire: rôle de la synthèse protéique dans le cerveau
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Opérées au cerveau pendant deux heures en moyenne, puis isolées sept jours avant un test comportemental de cinq jours, 480 souris vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère, toutes tuées à l'issue. La chirurgie peut entraîner douleur, infection, déshydratation, hypothermie, mauvaise cicatrisation ou perte de poids. Le projet vise à comprendre le rôle de la synthèse de protéines dans la mémoire, avec l'espoir lointain de nouvelles cibles contre la maladie d'Alzheimer. Classé en souffrance sévère, il ne décrit pourtant les atteintes que comme une "douleur légère", un "stress" et un "ennui", et ne nomme aucun des tests d'apprentissage employés.
Objectifs
La mémoire humaine est un mécanisme biologique complexe qui permettent d’acquérir, de stocker et de retrouver des informations. Elle s’appuie sur des modifications structurelles et fonctionnelles dans les neurones (les cellules du cerveau). Ces modifications permettent de renforcer les communications entre les neurones. Pour que ces changements soient durables et que la mémoire fonctionne correctement, le cerveau doit fabriquer de nouvelles protéines. Ce projet permettra de mieux comprendre comment le cerveau stock et restaure des informations et quels protéines sont importantes pour la mémoire.
Bénéfices attendus
Ce projet nous permettra de mieux comprendre le rôle du cerveau et de la synthèse de protéines dans la formation de la mémoire. A terme, approfondir la connaissance des ces mécanismes biologiques de la mémoire permettrait également d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques pour traiter les troubles de la mémoire comme ceux observés dans la maladie d’Alzheimer
Procédures
1. procédure chirurgicale d'une durée moyenne de 2h. 2. Le test comportemental d'une durée de 5 jours avec la période d'isolement des souris (7 jours avant le test comportemental et pendant la durée du test). Les tests de comportements réalisés permettront d’évaluer les capacités d’apprentissage et de mémorisation chez le rongeur.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables relatifs aux différents gestes exercés sur les animaux sont les suivants : - la chirurgie pourrait entrainer de la douleur, un risque d’infection, une déshydratation, une hypothermie, une mauvaise cicatrisation ou une perte de poids chez l’animal. - Le comportement d'apprentissage pourrait induire une douleur légère, un stress chez l’animal. - l’isolement social pourrait induire une réponse de stress et de l'ennui chez l’animal
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de cette procédure expérimentale. Cette étape est indispensable afin de pouvoir prélever les tissus cérébraux nécessaires aux analyses scientifiques prévues dans ce projet. Ces analyses biologiques ne peuvent pas être réalisées autrement et sont essentielles pour répondre aux objectifs de recherche.
Remplacement
Le but du projet est d’étudier le rôle des protéines dans la formation de la mémoire et de caractériser les changements d'activité des neurones mis en jeu pour la mémoire . La méthode la plus appropriée pour atteindre ces objectifs consiste à combiner des approches multiples permettant d’enregistrer l’activité des neurones et de quantifier les protéines produites chez l’animal ayant effectué un comportement de mémorisation. Cela nécessite donc le recours à l’animal. Aucun modèle "in vitro" ne peut reproduire la connectivité complexe de ces neurones chez des souris ayant acquis ce comportement.
Réduction
La taille des groupes a été déterminée à l'aide d'analyses statistiques basées sur des calculs de puissance . Ces analyses permettent de garantir que les groupes sont suffisamment grands pour détecter des différences significatives entre les conditions expérimentales tout en limitant le nombre d'animaux utilisés. Les paramètres utilisés incluent la taille d'effet anticipée, le seuil de signification statistique, ainsi que la puissance souhaitée de l'étude . Ces calculs ont été réalisés afin d'assurer un équilibre optimal entre robustesse scientifique et respect du bien-être animal en minimisant le nombre d’animaux requis. Ainsi, nous avons réduit au strict nécessaire le nombre d’animaux afin d’obtenir une analyse fiable (le nombre d’animaux estimé permet d’effectuer des tests statistiques) et complète de la connectivité et de l’activité de la région cérébrale d’étude. Nous utiliserons ainsi 480 animaux sur cinq ans.
Raffinement
Nous utilisons plusieurs procédures de raffinement, à savoir: 1/ l'utilisation d'animaux hébergés dans la même structure, que la zone expérimentale, ce qui diminuera les transports et donc limite le stress des animaux 2/ une manipulation des animaux par l'expérimentateur ainsi qu’une période d’acclimatation aux salles d’expérimentation permettront aussi de limiter le stress 3/un environnement plus enrichi lors de la période d’isolement . 4/ l'établissement de points limites 5/ La mise en place de soins adéquats si nécessaire pendant et après l’opération et l'utilisation de l’anesthésie/analgésie lors de chaque protocole.
Choix des espèces
La souris est une espèce de choix pour les études sur le système nerveux central des Vertébrés. En effet, c'est un mammifère présentant une proximité phylogénique avec l'espèce humaine et certains de ces comportements,notamment dans les processus de mémorisation, peuvent être rapprochés de l'espèce humaine. Cette espèce est aussi un bon modèle de pathologiques neurologiques telle que la maladie d’Alzheimer qui peut être induite chez la souris. Pour ce projet, les souris arriveront âgées de 4 semaines. Les chirurgies auront lieu sur des animaux âgés de 5/6 semaines, ce qui correspond chez cette espèce à l’âge où l’animal pourra récupérer après les protocoles de chirurgie. Le comportement et les differentes analyses seront réalisés au moins quatre semaines après la chirurgie.
Etude des cellules souches lors du développement des épithéliums glandulaires
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
735 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. L'acte infligé se limite à une injection unique de dix secondes sur animal vigile, pratiquée sur des femelles gestantes dont les embryons sont mis à mort vingt-quatre heures plus tard, aux stades E12, E15 ou E18,5, pour mettre leurs tissus en culture. L'objectif est de comprendre comment se forment les glandes mammaires, salivaires, lacrymales et prostatiques, et ce qui, déréglé, favoriserait des tumeurs. Le porteur affirme que les organoïdes modifient le comportement des cellules épithéliales une fois détachées de leur tissu, qu'aucun modèle in vitro ne reproduit la régénération, et conclut que la souris est "nécessaire" à l'étude.
Objectifs
Certaines cellules adultes peuvent, dans des contextes particuliers, retrouver des caractéristiques qu’elles n’avaient plus depuis le stade embryonnaire. C’est ce qu’on observe notamment dans le développement de certains cancers. L’une de ces caractéristiques est la multipotence, c’est-à-dire la capacité d’une cellule à se transformer en plusieurs types de cellules différents. Nous nous intéressons à quatre types de tissus glandulaires : les glandes mammaires, salivaires, lacrymales et prostatiques. Chez l’adulte, ces tissus sont composés de cellules spécialisées qui ne produisent qu’un seul type cellulaire. Mais pendant le développement embryonnaire, certaines cellules retrouvent temporairement cette capacité à se diversifier. Or, dans les cancers de ces tissus, les cellules tumorales semblent réactiver ce programme de manière incontrôlée. Notre objectif est de mieux comprendre comment ces tissus se forment pendant l’embryogenèse. En étudiant les mécanismes qui contrôlent le passage d’un état cellulaire flexible (multipotent) à un état plus stable et spécialisé, nous espérons identifier ce qui, lorsqu’il est déréglé, peut favoriser l’apparition ou la progression de tumeurs.
Bénéfices attendus
Ce projet nous permettra d’étudier le comportement des cellules souches et leur état de différentiation pendant le développement normal des embryons de souris dans les glandes mammaires, salivaires, lacrymales et prostatiques. Nos résultats aideront à identifier les mécanismes régulant le destin des cellules souches. Ces mécanismes étant déstabilisés lors de la formation de tumeurs, nous pensons qu’à long terme nos recherches contribueront à une meilleure compréhension du processus tumoral dans les tissus glandulaires étudiés.
Procédures
Une injection unique sera réalisée sur animaux vigiles (durée du geste inférieure à 10 secondes).
Impact sur les animaux
Pour l’analyse du développement embryonnaire, nous utiliserons des embryons au stade E12 ou E18.5 pour l’étude de la glande mammaire et de la glande salivaire ou E15 lors de l’étude de la glande lacrymale ou de la prostate. Les embryons seront mis à mort, pour pouvoir mettre en culture leurs tissus, 24h après l’injection d’un traitement à leur mère permettant l’activation de mutations de certains gènes. Aucune des mutations induites sur une si courte période n’a de phénotype dommageable à ce stade de développement embryonnaire. Les nuisances attendues sont uniquement liées au geste de l’injection elle-même du traitement chez les mères.
Devenir
Les animaux seront mis à mort pour des analyses post-mortem
Remplacement
Au fil des années, beaucoup d'efforts ont été déployés pour développer des modèles 3D in vitro, comme les organoïdes ou les explants embryonnaires, qui soient physiologiquement pertinents pour analyser le comportement dynamique des cellules souches au cours du développement. Cependant, les cellules épithéliales modifient leur comportement lorsqu’elles sont cultivées in vitro sous forme d'organoïdes et détachées de leur niche tissulaire physiologique, ce qui nous empêche d'utiliser cette technique pour toutes les questions concernant le potentiel de différenciation des cellules souches glandulaires. De plus, les animaux seront essentiels pour suivre les cellules souches lors de la régénération tissulaire, étant donné qu’il n’existe actuellement aucun modèle in vitro qui puisse récapituler le processus global de régénération. L’absence de structure similaire aux glandes étudiées dans des modèles de vertébrés non mammifères rend l’utilisation de la souris nécessaire à notre étude.
Réduction
Le nombre de souris utilisées pour chaque expérience sera réduit au minimum possible. Pour réduire au minimum le nombre d’animaux et exploiter au mieux les prélèvements, des informations seront obtenues au niveau des organes, cellulaire et moléculaire à partir du même animal. Des schémas de reproduction des souris transgéniques seront réalisés afin d’obtenir efficacement les cohortes de souris avec le génotype souhaité. Pour chaque souris plusieurs organes seront collectés (chez les mâles: glande salivaire, lacrymale et prostate; chez les femelles: glande lacrymale, salivaire et mammaire). Le nombre d'animaux de notre étude est déterminé à l'aide de tests statistiques.
Raffinement
Les mères gestantes seront manipulées le moins possible. Aucune nuisance liée à l’injection chez les mères n’a été rapportée. Nous avons tout de même établi une grille de score. Les souris seront suivies quotidiennement pour détecter des signes de mal-être
Choix des espèces
L'organisation générale, le développement et le fonctionnement glandes étudiées ici sont très similaires chez la souris et chez l’Homme. Le modèle souris est donc très utilisé dans la communauté scientifique afin d'étudier les mécanismes cellulaires et moléculaires du développement normal du tissu ainsi que de la régénération. De la même manière, les évènements cancéreux survenant chez l’homme et chez la souris suivent les mêmes étapes dans les différentes glandes étudiées ; perte d’identité cellulaire, activation de traits embryonnaires, prolifération non contrôlée. Les animaux utilisés lors de l’étude du développement embryonnaire seront des souris femelles adultes gestantes permettant d’étudier des embryons à un stade ou le phenotype dommageable ne s’est pas encore développé . Ces stades correspondent à la période où chacun des tissus est spécifié et est composé de cellules souches multipotentes
Evaluation de la protection induite par des formulations vaccinales contre des pathogènes respiratoires chez la souris
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
- Système respiratoire
Quatorze séries de prélèvements par animal en six mois, sang à la joue, fèces, salive provoquée, prélèvements vaginaux : 747 souris vont être utilisées, dont 432 dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère. Elles sont vaccinées jusqu'à quatre fois, puis infectées par voie nasale avec la grippe, le virus respiratoire syncytial ou le métapneumovirus, et peuvent perdre jusqu'à 20 % de leur poids dans les sept jours qui suivent. Une injection intraveineuse d'anticorps marqué précède immédiatement la mise à mort, et toutes sont tuées pour prélever les tissus respiratoires. Le bénéfice annoncé, une protection durable des muqueuses que les vaccins actuels n'obtiennent pas, reste à démontrer, quand la perte de poids et l'infection, elles, sont attendues.
Objectifs
Les virus respiratoires, comme ceux causant la grippe ou la bronchiolite, provoquent des infections respiratoires aigües entraînant des pathologies légères à sévères chez l’humain. Très contagieux, ces pathogènes sont responsables d’épidémies saisonnières ou de pandémies, et ils continuent à etre une cause majeure de mortalité notamment chez les jeunes enfants et les personnes agées. Différents candidats vaccins contre les pathogènes respiratoires sont en cours de développement dans le laboratoire pour une administration par voie injectable, par voie nasale ou orale. En continuité avec un projet précédent visant à déterminer les formulations vaccinales qui induisent les plus fortes réponses immunitaires, le but de ce projet est d’étudier la protection conférée par ces candidats vaccins dans un modèle d’infection de souris jusqu’à 6 mois après la vaccination initiale. Ainsi, après la vaccination, les souris seront infectées avec une des souches de virus respiratoires comme Influenza, le virus respiratoire syncytial ou metapneumovirus afin de déterminer la protection conférée par les candidats vaccins.
Bénéfices attendus
Les vaccins contre les virus respiratoires permettent de réduire la sévérité de la maladie mais ils sont actuellement peu efficaces pour induire une réponse immunitaire dans les tissus respiratoires eux-memes permettant une protection à long-terme contre les infections et la transmission. Il est donc nécessaire de développer de nouvelles stratégies vaccinales contre ces virus. Ce projet permettra de déterminer si nos formulations vaccinales administrées par voie intranasale, orale ou intramusculaire induisent de fortes réponses immunitaires protectrices. De plus, ce projet permettra d’apporter des nouvelles connaissances sur le développement des réponses durables au niveau des tissus nasaux et pulmonaires.
Procédures
- Le marquage des souris sera réalisé à leur arrivée. Ce geste dure quelques secondes. - Les souris seront vaccinées au maximum 4 fois. La durée maximum de la vaccination est de 3 mois. - Les prélèvements de sang au niveau de la joue est un geste qui dure 30 secondes quand il est réalisé par une personne expérimentée. - Les souris isolées pour le prélèvement des fèces seront maintenues dans des boîtes qui n’entravent pas leurs mouvements jusqu’à récupérer suffisamment de fèces, et ne seront pas gardées au-delà de 20 minutes dans ces boîtes. - Des prélèvements vaginaux seront réalisés. Ils durent environ 5 min. - Des prélèvements de salive seront effectués après injection d’une solution qui fait saliver la souris. Tous ces gestes seront réalisés avant chaque immunisation, 2 fois par mois jusqu’au 6ème mois et avant la mise à mort (14 fois dans la procédure durant 6 mois au maximum). - Les souris seront infectées avec un virus respiratoire par voie nasale. - Des lavages nasaux seront réalisés deux fois après l'infection . - Une injection intraveineuse avec un anticorps marqué sera réalisée juste avant la mise à mort. Cet anticorps permettra de marquer des cellules d’intérêt circulant dans le sang.
Impact sur les animaux
Des effets indésirables peuvent survenir chez les souris après la vaccination comme une augmentation de la température du corps et une diminution de l’activité ainsi que du poids. Après infection, les animaux pourraient développer des signes de pathologies respiratoires, caractéristiques des infections à virus respiratoire : une perte de poids jusqu'à 20% dans les premiers 7 jours après administration nasale de virus, une accélération du rythme respiratoire, une perte d’activité légère entre 2 et 7 jours après administration nasale de virus.
Devenir
Mise à mort de tous les animaux pour préléver des tissus afin d'analyser les réponses immunitaires et la protection.
Remplacement
La caractérisation des nouveaux candidats vaccins est réalisée dans un premier temps dans des modèles in vitro de cellules épitheliales humaines ou animales. Cependant, il n’existe pas de méthode in vitro pour tester l’efficacité des formulations vaccinales à induire une protection après infection. L’interaction entre le virus et l’intégralité du système immunitaire d’un organisme est beaucoup trop complexe pour être réduit à l’utilisation de lignées cellulaires et requiert l’utilisation du modèle animal pour évaluer la protection générée par des candidats vaccins.
Réduction
La réduction des animaux se fera principalement sur la mise en place des expériences qui seront optimisées afin d’inclure le maximum de groupes expérimentaux dans une seule expérience. Le design de ces expériences est basé sur des données préliminaires établies par nos collaborateurs en 2020 puis 2025.
Raffinement
Après une anesthésie chimique, un suivi accru sera fait jusqu’au réveil et la reprise d’activité de chaque animal. De plus, les souris seront observées dans les heures suivant la vaccination. La température corporelle et le poids des souris seront suivis après chaque vaccination. De plus, ce même suivi se fera pendant 14 jours après l’infection avec le virus au rythme de 1 fois par jour et pourra être augmenté à 2 fois par jour si besoin. Des points limites ont été définis selon différents critères biologiques et si ceux-ci sont atteints lors de la surveillance, l’animal sera mis à mort immédiatement.
Choix des espèces
La souris est le modèle le mieux adapté pour évaluer les réponses immunitaires et la protection induites par un candidat vaccin car la souris a une génétique proche de l’humain et c’est un modèle relativement aisé à mettre en place. Les expériences d’infection avec un virus seront réalisées sur des souris de plus de 7 semaines au début de l’expérience car avant 7 semaines les souris ne disposent pas d’un système immunitaire complétement développé.
Evaluation de l’action anti-fibrosante d’un anticorps neutralisant d’un facteur de croissance pour la prévention de l’insuffisance cardiaque chez la souris
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
Un infarctus du myocarde est provoqué chirurgicalement chez chaque souris, en moins de vingt minutes, puis suivi de sept injections quotidiennes et de deux échocardiographies sous anesthésie. 384 souris vont être utilisées dans ces procédures d'un niveau de souffrance modéré. Le porteur présente comme effets indésirables principaux l'inconfort de la préhension et une douleur légère au point d'injection, avant de décrire l'insuffisance cardiaque provoquée par l'opération, avec fatigue à l'effort, œdèmes et détresse respiratoire possible. Toutes sont tuées pour prélever le cœur et le sang, afin de mesurer l'effet d'un anticorps censé freiner la fibrose cardiaque.
Objectifs
L’insuffisance cardiaque est une maladie qui se traduit par l’incapacité du coeur à assurer son rôle de pompe. Elle affecte plus d’un million de personne en France. La cause majeure de l’insuffisance cardiaque est l’infarctus du myocarde. Ce dernièr est caractérisé par une modification structurelle du tissu cardiaque résultant le développement de la fibrose. Ces modifications mèneront à l’augmentation de la rigidité du muscle cardiaque ce qui augmente le risque d’insuffisance cardiaque. Actuellement, il n’existe aucun traitement qui inhibe la fibrose et améliore la prise en charge des patients, d’où la nécessité de comprendre ses mécanismes et de limiter son développement par des traitements ciblés. L’objectif de ce projet est de produire un anticorps qui inhibe un facteur de croissance impliqué dans le développement de la fibrose cardiaque. En effet, l’expression de ce facteur de croissance diminue au cours du développement, et est très faible (voir meme absente) dans le coeur adulte mais augmente en réponse à un stress notamment en cas d’infarctus du myocarde. De même, ce facteur de croissance a été identifié dans la circulation sanguine, avec un pic de sécrétion dans le 2-4 jours après l’infarctus. Cet anticorps sera testé in vivo et nous validerons son action dans un modèle prè-clinique d’infarctus du myocarde. Ces résultats seront considérés comme un programme de développement pré-clinique pouvant soutenir le passage ultérieur chez l’humain.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à évaluer le bénéfice d'une approche thérapeutique qui pourrait empecher le développement de la fibrose cardiaque. A terme, ceci conduira à développer un nouveau anticorps pour lutter contre le développement de l’insuffisance cardiaque, une pathologie qui touchent des millions de patients et qui impacte fortement leur qualité de vie au quotidien.
Procédures
Dans le cadre de ce projet de recherche, nous allons : Dans un premier temps, réaliser une échocardiographie sous anesthésie générale sur tous les animaux afin de mesurer la fonction cardiaque de base, cet examen dure environ 10 min. Dans un second temps, induire un infarctus du myocardique. Cette intervention est unique, réalisée une seule fois sur chaque souris modèle et dure moins de 20 minutes. Les souris seront injectées quotidiennement et pendant 7 jours, cette injection dure environ 5 secondes. 7 jours après la chirurgie, réaliser une deuxième échocardiographie pour mesurer la fonction cardiaque post chirurgie et post traitement.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables attendus sont liés à l’expérimentation, principalement l’inconfort lié à la préhension des animaux et la douleur légère de courte durée au point d’injection. Il y a également les effets indésirables liés à la chirurgie comme l’insuffisance cardiaque. En effet, la chirurgie est une source de douleur pour les animaux et l’insuffisance cardiaque engendrée par l’opération est également une source de souffrance pour la souris et se traduit généralement par une fatigue à l’effort, des Œdèmes et peux aller jusqu’à une détresse respiratoire.
Devenir
A l’issue des différents gestes techniques réalisés sur le même animal, tous les animaux seront mis à mort dans le but de prélever le coeur et le sang. Ceci nous permettera d’étudier l’efficacité de l’anticorps à l’aide de différentes techniques d'analyse.
Remplacement
L’anticorps neutralisant à étudier fait l’objet de tests préliminaires in vitro qui permettent de démontrer son pouvoir neutralisant, d’évaluer sa puissance d’action et sa capacité à réduire l'activation des cellules impliquées dans la fibrose cardique. Notre projet nécessite d'utiliser ensuite un modèle in vivo pour valider ces effets, et ceci en raison d’une approche physiopathologique du système cardiovasculaire intégrée sur animal entier. La réalisation de ce projet constitue une des étapes précliniques indispensables avant l’application chez l’homme de ces approches thérapeutiques.
Réduction
les effectifs sont déterminés et les résultats analysés avec des tests statistiques adaptés
Raffinement
Le suivi quotidien des animaux par un personnel qualifié et la mise en place de points limites stricts et adaptés au projet permettront d’identifier et de limiter toute souffrance et douleur, d’abord par l’injection des antalgiques et par une mise à mort anticipée selon les méthodes réglementaires, si nécessaire.
Choix des espèces
La recherche clinique sur l’infarctus du myocarde chez l’humain est limitée pour des raisons éthiques, c’est pourquoi le recours aux modèles animaux est devenu indispensable pour élucider les mécanismes mis en jeu. La souris est un modèle de choix, la structure des tissus musculaires et cardiaques murins est très proche de celle de l’homme. Les mêmes populations cellulaires sont présentes. Des souris jeunes adultes (agées de 8 à 10 semaines) car leur système cardiovasculaire est bien developpé.
Modèles expérimentaux de pathologies pulmonaires et administration de candidats médicaments et d’excipients par voie systémique ou inhalatoire chez les rongeurs
- Recherche fondamentale
- Système respiratoire
Rats : 4800
Sensibilisés chaque semaine puis exposés quotidiennement pendant quarante-cinq jours à un produit qui provoque l'asthme, ou traités deux fois par un composé fibrosant, 4 800 souris et 4 800 rats subissent des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Les atteintes annoncées vont de la difficulté à respirer aux crachats de sang, en passant par la toux, la perte de poids et les œdèmes liés aux injections répétées. Chaque animal est ensuite tué pour prélèvement d'organes, après une mesure de fonction respiratoire qui immobilise les rats jusqu'à vingt-quatre heures. Le porteur annonce vingt candidats médicaments testés par an pendant cinq ans, sans nommer ni le produit sensibilisant, ni le composé fibrosant, ni les molécules évaluées.
Objectifs
Les maladies respiratoires chroniques sont des maladies qui affectent les voies aériennes (trachée, bronches) et les poumons. Parmi les plus courantes, on retrouve l'asthme, la BPCO (bronchopneumopathie chronique obstructive) le cancer du poumon, les infections virales (grippe, COVID-19) la mucoviscidose, les maladies pulmonaires professionnelles (ex mésothéliome). L’asthme (population jeune) et la BPCO (population âgée), représentent un problème de santé publique majeur en France et dans le monde entier. Ce sont des maladies « civilisationnelles ». L’asthme sévère (10% des asthmes) qui limite fortement l’activité physique malgré un traitement bien conduit, n’a toujours pas de solution thérapeutique réellement efficace. Selon les dernières estimations, la BPCO sera la 4ème cause de mortalité en France en 2030. Aucun traitement curatif n’est disponible à ce jour. L’objectif de notre projet est de mettre en place des modèles expérimentaux de pathologies pulmonaires chez les rongeurs, afin de tester de nouvelles stratégies thérapeutiques et des approches technologiques innovants. Les pathologies pulmonaires sont des maladies complexes, qui ne peuvent être étudiée de façon complète que sur des animaux entiers avec leur physiologie et leur système immunitaire. Pour l'instant, il n'est pas possible de prouver l'efficacité des médicaments en utilisant seulement des methodes alternatives à l'expérimentation animale.
Bénéfices attendus
Le but de notre étude est de quantifier l’effet de candidats médicaments par des traitements aigues ou chroniques, afin de valider de nouvelles stratégies thérapeutiques et des approches technologiques innovants pour les pathologies pulmonaires, notamment l’asthme et la fibrose pulmonaire. Nous estimons de tester 20 candidats médicaments par an, donc 100 médicaments pourront être testés sur 5 ans. Cela permettra, à moyen ou long terme, d’identifier de nouveaux médicaments plus satisfaisants pour soigner les patients touchés par ces graves pathologies.
Procédures
Pour le modèle d’asthme chronique, les animaux seront traités par une combinaison de 2 produits sensibilisant, 1 fois par semaine pendant 3 semaines. Ensuite, les animaux seront soumis à une administration pulmonaire quotidienne d’un produit sensibilisant pendant 30 minutes/jour et cela pendant 45 jours. Dans le même temps, les animaux seront traités (3 fois par semaine pendant 6 semaines) avec le candidat médicament. Un prélèvement de sang sera realisé 1 fois par semaine, pour un total de 7 prélévements. La durée de chaque prélèvement de sang sera de 5 minutes. Lors du premier et du dernier jour de traitement avec le candidat médicament, la fonction respiratoire sera analysée à l’aide d'appareils spécifiques (chez la souris pendant 60 minutes; chez le rat pendant 24 heures maximum), puis l’animal sera mis à mort. Pour le modèle de fibrose pulmonaire, la fonction pulmonaire sera analysée, lors du premier et du dernier jour de traitement avec le candidat médicament, à l’aide d'appareils spécifiques (chez la souris pendant 60 minutes; chez le rat pendant 24 heures maximum). La pathologie respiratoire sera induite par 2 administrations d'un produit chimique connu pour induire la fibrose chez l'homme et les animaux. Ensuite à partir du septième jour après la dernière administration du produit fibrosant, les animaux seront traités avec les candidats médicament 1 fois par jour pendant 21 jours. Pendant ce temps, 5 prélèvements de sang seront réalisés. La durée de chaque prélèvement de sang sera de 5 minutes. Par la suite, les animaux seront mis à mort. Pour le modèle de toxicologie, les produits à tester seront administrés par voie pulmonaire pendant 30 minutes pendant 1 jour, 3 jours ou 9 jours, ensuite les animaux seront mis à mort. Deux prélèvements de sang seront effectués pour chaque groupe expérimental. La durée de chaque prélèvement de sang sera de 5 minutes.
Impact sur les animaux
Les animaux seront sujets aux nuisances typiques des pathologies pulmonaires : réponse inflammatoire étendue, un dépôt de collagène et un épaississement des muscles lisses des voies respiratoires similaires aux pathologies observées chez l’Homme. D’autres nuisances probables seront la difficulté à respirer, des « crachats » de sang, une toux, des éternuements, la perte de poids, de l’inconfort ou une irritation de la gorge dû aux gavages et des problèmes d’irritation ou d’inflammation aux niveaux des yeux/joues à cause des prélèvements de sang et enfin du stress et de la douleur liée à la pathologie. Les animaux pourraient développer des œdèmes à cause des administrations sous-cutanée, intrapéritonéal, intramusculaire et prélèvement de sang submandibulaire. Ils pourront aussi développer l’addition des mauvais signes clinique, tel que : poil hérissé, vibrisse en touffe, léthargie.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort pour prélèvement/analyses d’organes.
Remplacement
Bien que nous menions en parallèle des études sur des cellules humaines épithéliales de l’appareil respiratoire en co-culture avec des fibroblastes, l’asthme et la fibrose pulmonaire sont des pathologies complexes, qui ne peuvent être étudiée de façon complète que sur des animaux entiers avec leur physiologie et leur système immunitaire complet.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés par groupe a été défini comme le nombre minimum nécessaire pour être en mesure de mettre en évidence une différence statistiquement significative sur les paramètres étudiés. Ainsi, il ressort que 12 animaux/groupe seront nécessaires, étant donné la variabilité interindividuelle. Le nombre de lots est déterminé en fonction du nombre des doses à tester pour chaque molécule
Raffinement
Tous les efforts seront mis en place afin de minimiser la douleur, l'angoisse et la souffrance animale. Les cages sont de type à ventilation individuelle en surpression et sont rangées sur portoirs ventilés. Les animaux seront hébergés 5-6 par cage (souris) ou 2-3 par cage (rats), en fonction de leur poids corporel et ainsi permettre aux animaux de pouvoir interagir et entretenir des liens sociaux avec leurs congénères, tout en gardant un espace suffisant. Des morceaux de coton, des igloos et des bâtonnets en bois seront intégrés dans les cages d'hébergement. Pendant la manipulation pour l’induction de la pathologie pulmonaire, les animaux sont maintenus sur des tapis chauffants en condition d’anesthésie gazeuse. Ensuite après l’anesthésie et pendant la phase expérimentale, les animaux recevront quotidiennement un complément alimentaire hypercalorique et des graines de tournesol stériles, en plus de la nourriture standard pour rongeurs, afin de limiter la perte de poids. Des points limites ont été mis en place et seront appliqués.
Choix des espèces
Des modèles animaux d'asthme ont été développés chez la souris et le rat, car ils partagent de nombreuses caractéristiques de l'asthme allergique humain. Les principaux symptômes de l'asthme, tels que l'hyperréactivité et l'inflammation des voies respiratoires, peuvent être reproduits plus facilement chez le rat que chez la souris. De plus, la taille des rats permet de collecter de plus grandes quantités d'échantillons. Pour ces raisons, les modèles d'asthme chez le rat gagnent en importance. La reconnaissance du potentiel d'un produit chimique spécifique à induire une fibrose pulmonaire chez l'homme a conduit à son utilisation dans des modèles expérimentaux. Depuis quarante ans, elle constitue le modèle le plus fréquemment utilisé pour la fibrose pulmonaire expérimentale. Elle a été utilisée chez de nombreux animaux, notamment la souris, le rat, le cobaye, le hamster, le lapin, le chien et les primates, mais rats et souris sont les plus fréquemment utilisées. Le stade de développement utilisé sera animaux adultes, à partir de 8 semaines d'âge. En effet, les pathologies étudiées sont présentes principalement chez les adultes.
Mise en évidence du rôle majeur du noyau dorsal du raphé et de ses circuits dans la dépression induite par la douleur neuropathique : Caractérisation neuroanatomique, fonctionnelle et moléculaire
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
2 900 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 1 460 dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère. Une chirurgie de vingt minutes leur inflige une douleur neuropathique chronique que le porteur indique ne pas pouvoir soulager, puisqu'elle est l'objet même de l'étude. Suivent trois tests de douleur jusqu'à trois fois par semaine, puis, huit semaines après l'induction, six tests censés mesurer l'anxiété et la dépression, avec isolement et jeûne. L'objectif reste la compréhension des circuits cérébraux qui lient douleur chronique et dépression, et le porteur écrit qu'il lui est "indispensable" de travailler sur un animal entier, la souris étant selon lui "incontournable" en neurosciences.
Objectifs
La douleur chronique est fréquemment associée aux troubles émotionnels et cela affecte fortement la qualité de vie des patients. Elle représente un fardeau économique majeur sur la société, estimé à plus de 800 millions d’euros en Europe. Le taux de prévalence des troubles anxio-dépressifs est de l'ordre de 30 % chez les patients douloureux chroniques. Il est donc nécessaire de comprendre les circuits neuronaux qui sous-tendent cette comorbidité ainsi les potentiels cibles thérapeutiques. Grâce à l’utilisation de modèles animaux il est aujourd’hui montré que le décours temporel des comportements anxieux et/ou dépressif associés à une douleur neuropathique est hautement dépendant du sexe. De précédents résultats montrent l’implication de structures cérébrales clés. Nous souhaitons approfondir la caractérisation de ces réseaux en manipulant certains gènes ou populations neuronales. L’objectif est de mieux comprendre comment prévenir ou traiter la douleur et/ou la dépression. Ces travaux permettront d’éclairer les mécanismes génétiques et cellulaires impliqués dans le développement de cette comorbidité.
Bénéfices attendus
A l'issue de ce projet, nous serons dans la possibilité d’identifier des réseaux neuronaux et des marqueurs moléculaires impliqués dans la chronicisation de la douleur et le développement des troubles anxio-dépressifs en tenant compte du polymorphisme sexuel. Ces avancées permettront de mieux comprendre les mécanismes sous-tendant cette comorbidité et sans doute la mise en place de stratégies thérapeutiques adaptées.
Procédures
Les animaux sont soumis à une douleur chronique avec développement de troubles anxio-dépressifs. Les chirurgies (d’une durée de 20 minutes) se déroulent sous anesthésie générale avec une administration d’anesthésie locale et d’un anti-inflammatoire en post-chirurgie. Les animaux subissent 3 tests évaluant la douleur de 20 minutes maximum par jour, 1 à 3 fois par semaine. A partir de 8 semaines post-induction de la douleur, les animaux seront évalués avec 6 tests évaluant les comportements de type anxio-dépressifs d'une durée de 5 à 10 min selon le test (avec 48h minimum entre chaque test). Les animaux subissent une chirurgie terminale sous anesthésie générale afin de procéder au prélèvement de tissu d’intérêt. Ce geste a une durée maximale de 15min.
Impact sur les animaux
La présence de la douleur chez le modèle animal est inévitable et ne peut pas être soulagée car c'est l'objet de l'étude. La douleur post-chirurgicale est aigue, transitoire et inflammatoire. Suite à la chirurgie, une légère difficulté dans les déplacements des animaux est attendue mais qui disparaît rapidement dans les 24 à 48 h. Les animaux sont soumis à une douleur chronique avec le développement d’un état dépressif. Les animaux subissent une injection pour l’administration des composés pharmacologiques, induisant une légère douleur transitoire. L'isolement et le jeûne nécessaire aux tests de comportement provoquent un stress.
Devenir
A la fin des procédures, les animaux sont mis à mort pour des analyses post-mortem.
Remplacement
Au vu de notre thématique d’étude, il nous est malheureusement impossible de remplacer notre modèle in vivo par un modèle in vitro ou in sillico. En effet, l’étude de la douleur et de la comorbidité anxiodépressive nécessite une observation comportementale, uniquement possible chez un animal vivant et vigile.
Réduction
Les expériences seront réalisées avec la volonté de réduire autant que possible le nombre d’animaux par condition expérimentale, mais toujours dans l’optique d’obtenir le maximum d’information scientifique par test. Le nombre d'animaux a été déterminé pour obtenir des résultats statistiquement valides tout en se basant sur des données de la littérature, de notre expérience et de la variabilité phénotypique interindividuelle.
Raffinement
Les animaux sont hébergés en groupe sociaux pour respecter leurs besoins sociaux. Des carrés de coton seront placés dans la cage pour favoriser la nidation, et des barreaux de bois à ronger pour limiter les comportements d’agressivité. Avant le début des procédures et sur une période d’une semaine, les animaux sont manipulés quotidiennement par l’expérimentateur et acclimatés à l'environnement où les tests se dérouleront afin de réduire l'état de stress et d'angoisse chez l'animal. Les animaux seront observés tous les jours et leur comportement sera suivi afin de déceler tout signe d’inconfort ou de stress. Durant les chirurgies, des méthodes d’anesthésie générale et locale sont mises en place et selon les gestes chirurgicaux, des méthodes d’analgésie sont utilisées. Un suivi post-chirurgical rapproché sera réalisé. Des points limites sont mis en place pour l’ensemble des procédures expérimentales. Si de nouvelles approches moins stressantes ou douloureuses pour l’animal venaient à être mises au point après le début de ce projet, une concertation avec la structure chargée du bien-être des animaux à l'institut (SBEA) pourra être réalisée afin d’intégrer ces nouvelles pratiques dans nos procédures.
Choix des espèces
Ce projet sera réalisé sur le modèle animal, souris adulte (à partir de l'âge de 8 semaines post-naissance). Il nous est indispensable de travailler sur un modèle animal, social, entier avec un système neurobiologique mature afin d’être dans les conditions les plus proches de la complexité humaine. Le modèle murin adulte présente une forte homologie structurale du cerveau avec l’Homme le rendant incontournable dans la recherche en neurosciences.
Evaluation de nouvelles pistes thérapeutiques dans le traitement de la dysplasie corticale focale chez des modèles murins de la pathologie
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Un bout de queue prélevé sans anesthésie entre sept et dix jours, puis des crises d'épilepsie quotidiennes vers deux mois chez la moitié des animaux : 11 298 souris vont être utilisées, dont 5 176 dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère. Elles reçoivent ensuite jusqu'à dix injections, ou dix administrations orales, ou une injection intracérébrale sous anesthésie, puis passent six tests comportementaux que le porteur nomme, locomotion, exploration, cognition, anxiété, sociabilité et mémoire, ce dernier jusqu'à huit essais par jour pendant treize jours. Une partie subit en plus une chirurgie d'une heure pour implanter des électrodes cérébrales, suivie d'un hébergement individuel dont le porteur reconnaît qu'il génère du stress. Toutes sont tuées à l'issue, pour prélever des tissus ou parce que leur modification génétique interdit de les réutiliser.
Objectifs
Les dysplasies corticales focales sont des pathologies cérébrales du développement induisant des malformations du cerveau (malformations corticales), une épilepsie résistante aux traitements actuels et des troubles neurodéveloppementaux. Pour mieux comprendre et traiter ces maladies, nous utiliserons deux modèles de souris génétiquement modifiées reproduisant les symptômes de la pathologie. Notre objectif sera tout d’abord d’élever les animaux pour produire nos lots expérimentaux. Puis, ces lots permettront ensuite d’évaluer les effets de traitements innovants sur les différentes caractéristiques de la maladie.
Bénéfices attendus
L'épilepsie touche plus de 50 millions de personnes dans le monde. Les épilepsies focales sont parmi les plus fréquentes et sévères des épilepsies, et sont souvent liées à une malformation cérébrale, en particulier ce que l’on appelle les dysplasies corticales focales, sujet de ce projet. Ces dysplasies sont actuellement la cause la plus fréquente de chirurgie cérébrale pédiatrique du fait de la forte proportion de patients résistants aux traitements antiépileptiques actuels. A court terme ce projet pourrait permettre de valider de nouvelles cibles thérapeutiques et de valider l’efficacité de nouveaux traitements agissant sur ces cibles chez des modèles murins de la pathologie. A plus long terme, cela pourrait permettre d’ouvrir de nouvelles perspectives thérapeutiques aux patients atteints de dysplasie corticale focale, moins risquées qu’un retrait chirurgical de la zone responsable des crises d’épilepsies.
Procédures
Pour identifier le patrimoine génétique de nos animaux, un petit prélèvement de l’extrémité de la queue sera effectué sur tous les souriceaux (moins d’1 min par animal, 1 seule fois, sans anesthésie car le jeune âge des animaux rend l’extrémité de leur queue peu sensible). La moitié des animaux que nous produirons développera un phénotype dommageable c’est-à-dire qu’ils présenteront les mêmes symptômes que ceux de la pathologie à partir de 2 mois environ (crises d’épilepsie, modifications du comportement). Tous les animaux recevront un traitement ou son placebo soit par injection (1 injection par jour maximum, tous les 1 à 3 jours pendant maximum 2 semaines, soit 10 injections maximum, moins d’une minute par injection), soit par voie orale (10 administrations réparties sur un maximum de 3 semaines, moins d’une minute par administration), soit par voie intracérébrale (une injection unique réalisée au cours d’une chirurgie sous anesthésie générale avec une analgésie adaptée, durée 1h maximum). Pour une partie des lot expérimentaux, avant la phase de traitement, puis après, une partie des animaux participera à des tests comportementaux (6 tests avec 24h minimum entre chaque test, répartis sur une durée maximale d’un mois, trois fois maximum). Le test 1 permettra d’évaluer la locomotion (1 essai, 20 min), le test 2 évaluera la capacité exploratoire (10 minutes par jour, 2 jours), le test 3 évaluera les capacités intellectuelles (1 essai, 8 min), le test 4 évaluera l’anxiété (1 essai, 5 min), le test 5 évaluera la sociabilité (1 heure, 1 fois), et enfin le test 6 évaluera les capacités de mémorisation (au maximum : 8 essais par jour de 90 secondes par essai, pendant 13 jours). Pour une partie des lot expérimentaux, avant la phase de traitement (ou de façon concomitante en cas de traitement par voie intracérébrale), une partie des animaux aura une procédure chirurgicale sous anesthésie générale avec une analgésie adaptée (durée 1h, une fois) pour implanter des électrodes au niveau du cerveau. L’activité électrique du cerveau des animaux sera ensuite mesurée en connectant (connexion simple et indolore) les électrodes à un système d’enregistrement (fait avant et, ou après la phase de traitement donc 2 fois 3 sessions de 5 jours consécutifs maximum, enregistrement en continu, 1 semaine minimum de repos entre chaque session de 5 jours). Les animaux seront vigiles lors des enregistrements, et pourront se déplacer librement durant le test.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues sont : Premièrement, une légère et brève douleur lors du prélèvement pour déterminer le patrimoine génétique des animaux, ainsi qu’un stress lors des manipulations nécessitant une contention. Deuxièmement, le développement de crises d’épilepsies avec plusieurs crises par jour, la possible survenue de mort due aux crises et des modifications du comportement (diminution de l’anxiété et des interactions sociales entre animaux) Ensuite, une légère et brève douleur lors de l’administration de traitement par injection, avec une possible apparition d’hématome ou d’œdème suite à la répétition des injections. De même, possible douleur au niveau de l’œsophage suite à l’administration de traitement par voie orale. Les animaux pourront également subir un stress dû à l’analyse comportementale et au changement d’environnement pour la réalisation des tests. Il y aura également un risque hypothermique à la suite d’un test impliquant que les animaux soient mouillés. Enfin, la chirurgie nécessaire à l’implantation locale d’électrode et, ou, au traitement intracérébral pourra induire une douleur, une gêne et un inconfort post-opératoire. L’anesthésie générale pratiquée pour cette chirurgie sera associée à un risque d’hypothermie (stress thermique) et un risque d’arrêt cardiorespiratoire. L’hébergement individuel des animaux prévus pour l’enregistrement de l’activité électrique du cerveau engendrera un stress pour les animaux.
Devenir
L’ensemble des animaux impliqués dans ce projet seront euthanasiés pour prélever des tissus d’intérêt pour répondre à notre question scientifique ou parce qu’il n’est pas possible de les réutiliser ou de les replacer du fait de leur modification génétique.
Remplacement
Les études de tissus issus de chirurgies de patients ont permis de déterminer les gènes impliqués dans la pathologie, d'améliorer le diagnostic des patients, d'approfondir nos connaissances sur les mécanismes à l’origine de la pathologie, et de créer des modèles animaux. Cependant, le faible nombre de tissus disponibles (environ une naissance sur 100 000) et le fait que ces tissus soient collectés après l’apparition des crises épileptiques limitent considérablement le champ des expérimentations possibles pour nos projets. Enfin, les études sur les patients de nouveaux traitements nécessitent une validation préalable sur des modèles proches de la physiologie humaine et reproduisant les crises épileptiques, comme les modèles de souris utilisés dans ce projet. Deuxièmement, la culture cellulaire seule ne suffit pas pour nos projets. Bien qu’elle ait permis de nombreuses avancées dans l’étude de ces pathologies (validation de mutations découvertes chez les patients, étude des mécanismes impliqués dans la pathologie, etc.), elle ne permet pas la création de modèles suffisamment complexes et représentatifs de l’ensemble des mécanismes en jeu in vivo. Elle ne permet pas non plus de reproduire les crises d'épilepsie observées chez les patients. Enfin, la modélisation informatique nécessite des données expérimentales encore manquantes. Les modèles de souris que nous utiliserons ont déjà été validés pour l’étude de cette pathologie et sont donc adaptés à la validation de nouvelles cibles thérapeutiques et à l’évaluation de l’efficacité de nouveaux traitements agissant sur ces cibles.
Réduction
Nous veillerons à générer le minimum d'animaux nécessaires pour leur utilisation dans des expériences visant à produire des conclusions scientifiques statistiquement fiables. Nous utiliserons au total dans ce projet un maximum de 11 298 animaux. La taille des effectifs par groupe a été établie grâce à un calcul de puissance et sera ajustée selon les premiers résultats obtenus. Ainsi, nous avons définis qu’un effectif de 10 à 15 animaux par groupes serait nécessaire en fonction des critères évalués. Nous procèderons à des tests statistiques sur les données obtenues pour une interprétation fiable des résultats.
Raffinement
Les animaux sont hébergés dans des conditions conformes à la réglementation en vigueur pour l’espèce. Ils seront observés quotidiennement, et ceux susceptibles de développer un phénotype dommageable bénéficieront d’une surveillance spécifique. Pour chaque procédure, nous avons établie des points limites spécifiques pour éviter toute souffrance animale. Le geste de biopsie (prélèvement d’une petite quantité de tissus pour connaitre le statut génétique des animaux) sera de la plus petite taille possible. Le geste sera réalisé dans une pièce dédiée, au calme, avec du matériel propre et désinfecté entre chaque animal pour éviter toute infection ou contamination croisée. Les petits seront immédiatement replacés avec leur mère après le geste et il sera vérifié qu’ils soient bien repris en charge immédiatement après le retour en cage puis 20 minutes environ après. Pour les animaux recevant un traitement, nous les pèserons du premier au dernier jour de traitement afin de détecter une éventuelle perte de poids et d’adapter le volume administré. Pour les souris recevant une injection, la zone et la méthode ont été déterminées pour limiter au maximum les potentiels effets indésirables sur les animaux. Pour les souris recevant un traitement par voie orale, la prise dans l’eau de boisson ou dans du lait concentré-sucré avec une pipette sera préférée au maximum et le schéma thérapeutique pourra être réévalué en cours de traitement pour limiter au maximum la souffrance des animaux. Les tests comportementaux seront précédés d’une période d’habituation à l’expérimentateur. Les tests seront effectués du moins au plus stressant et avec une période d’habituation à la pièce avant chaque test. Nous observerons un temps de repos entre les traitements et les tests et inversement. Dans le cas du test impliquant de la nage, la température de l’eau sera rigoureusement vérifiée et les animaux seront séchés entre chaque phase du test. Pour la procédure chirurgicale, nous prendrons en compte le risque d’hypothermie en maintenant la température des animaux pour toute la durée de l’anesthésie. La douleur sera prévenue par analgésie et anesthésie. Après la chirurgie, l’expérimentateur réalisera une surveillance spécifique quotidienne durant 5 jours, puis une fois par semaine. Un enrichissement supplémentaire sera fourni aux animaux hébergés seuls en post-chirurgie, ils seront également surveillés spécifiquement pour détecter tout signe clinique en lien avec cet hébergement.
Choix des espèces
Ce projet nécessitera de travailler sur la souris. Ce choix a été motivé par des raisons scientifiques car le projet porte sur une pathologie génétique ce qui implique de générer un modèle reproduisant les mutations génétiques observées chez les patients. La souris fait partie des espèces permettant ce type de modifications. De plus, l’utilisation de cette espèce permet l’obtention rapide de groupe d’individus homogènes diminuant la variabilité de nos résultats et permettant de réduire le nombre d’animaux utilisés. Enfin, les souris ont un cerveau suffisamment élaboré pour générer des crises épileptiques. Plusieurs modèles de souris ont déjà été créés et étudiés pour modéliser les crises d’épilepsies. Les souris ont donc été explorées de manière exhaustive, permettant une solide base scientifique. Ce projet nécessitant l’administration de traitements, nous utiliserons donc des souris adultes. Le prélèvement pour connaitre le patrimoine génétique des animaux sera fait à l’âge de 7 à 10 jours. Cet âge précoce permet d’une part de profiter de la cicatrisation rapide des jeunes animaux et d’autre part de connaitre leur génotype très tôt et donc pouvoir inclure les animaux dans les procédures dès leur sevrage.
Optimisation d’immunothérapie par un agent pharmacologique
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
Huit prélèvements sanguins, neuf séances d'imagerie et vingt-cinq injections par animal : 180 souris vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour les analyses post-mortem. La douleur attendue vient de la croissance des tumeurs et de la manipulation hebdomadaire. Le projet doit confirmer chez l'animal un résultat déjà obtenu en culture, un agent pharmacologique qui renforce l'activité antitumorale des lymphocytes T. Le porteur situe le bénéfice dans l'élaboration de futures procédures d'immunothérapie, un horizon indéterminé face aux tumeurs et aux injections répétées inscrites dès maintenant au protocole de chaque souris.
Objectifs
Ces dix dernières annéees, les immunothérapies ont révolutionné la prise en charge des patients atteints de cancer. En éduquant nos défenses immunitaires à reconnaitre spécifiquement les cellules tumorales, ces traitements permettent en effet de guérir du cancer avec peu de toxicité et de façon durable, à la différence des traitements standards de chimiothérapie et radiothérapie. Malgré ces avancées majeures, les immunothérapies sont efficaces chez une minorité (
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de valider à terme l’intérêt clinique d'un agent pharmacologique récemment identifié, pour lequel des résultats obtenus in vitro montrent une potentialisation des outils cellulaires à la base des immunothérapies dans le contexte du cancer.
Procédures
Au cours des différentes expériences, les animaux seront soumis à : - 8 prélévements sanguins sous anesthésie générale, la durée de ce geste est évaluée à moins d'une minute - 9 séances d'imagerie, sous anesthésie générale, la durée de ce geste est évaluée à 3 minutes 25 injections sous anesthésie locale, la durée de ce geste est évaluée à moins de 1 minute.
Impact sur les animaux
Des nuisances potentielles pourraient résulter du stress généré lors des injections et plus globalement par la manipulation hebdomadaire des animaux, mais également de la douleur résultant de la croissance tumorale. Cette douleur sera modérée.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort, afin de réaliser les prélévements et les analyses post-mortem nécessaires à l'étude
Remplacement
Les expériences exposées dans ce projet reposent sur un grand nombre d’expériences ex vivo montrant une potentialisation des fonctions antitumorales après traitement par un inhibiteur pharmacologique nouvellement identifié. Le recours aux modèles animaux est indispensable pour valider le gain résultant de l'utilisation de cet inhibiteur sur des approches d'immunothérapies au sein d’un organisme vivant entier.
Réduction
Un suivi longitudinal de la croissance des tumeurs sera réalisé par palpation des tumeurs et par imagerie afin de réduire le nombre d'animaux utilisés. Les groupes d'étude sont faits le plus souvent en même temps, afin de réduire le nombre de groupes contrôles. Le nombre de souris utilisées a été estimé sur la base de nos travaux antérieurs. Les variations seront comparées par des tests statistiques adaptés.
Raffinement
Les interventions seront précédées d'une anesthésie locale pour les injections et générale pour les prélèvements, afin de prévenir la douleur. Nous utiliserons l'imagerie pour un suivi de la charge tumorale, ce qui nous permettra de définir un critère d’efficacité des immunothérapies basées sur cette approche pour les études ultérieures. Les souris seront surveillées quotidiennement afin de déceler et notifier rapidement tout signe de changement de comportement ou d'état de santé des animaux. Des points limites précoces ont été définis et seront strictement appliqués.
Choix des espèces
La souris est le modèle de choix et de référence pour l'étude du développement tumoral et de la réponse immunitaire. Les modèles murins permettent en effet d'apprehender la complexité de la réponse tumorale. Ces modèles permettent notamment d'apprehender la possibilité de rencontre des cellules de l'immunité et des cellules tumorales au sein de l'organisme. Ces modèles permettent également de prendre en compte la survie des cellules immunes et le maintien de leur activité antitumoral au sein du microenvironement tumorale, qui le plus souvent met en place des mécanismes pour inhiber la réponse immune. Dans le projet proposé les souris utilisées seront des souris âgées de 8 à15 semaines (système immunitaire mature).
Impact de la signalisation du récepteur NMDA par le peptide AETA dans la cognition sociale
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
2 880 souris vont être utilisées, 2 160 dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré et 720 d'un niveau léger. Une partie subit une chirurgie du cerveau de 40 minutes pour y injecter des outils viraux activant ou inhibant certaines cellules, d'autres une chirurgie terminale sans réveil, toutes une biopsie du bout de la queue sous anesthésie par le froid. Elles passent ensuite des tests nommés, test des trois chambres, interaction sociale, labyrinthe en Y et piscine de Morris avec six à sept jours d'apprentissage, avant d'être tuées pour prélèvement du cerveau, les souris dépourvues du génotype recherché étant tuées après génotypage ou gardées pour l'entretien de la lignée. L'objet déclaré est la mémoire sociale et ses défauts dans la schizophrénie, et le porteur prévoit pour certaines expériences un isolement de trois semaines qu'il reconnaît stressant, imposé à des animaux dont il mesure ensuite la sociabilité.
Objectifs
La cognition sociale est essentielle pour interagir correctement avec les autres. Elle nous permet de comprendre et de réagir aux pensées, émotions et intentions des gens autour de nous. Certaines maladies psychiatriques, comme la schizophrénie, affectent cette capacité. Les personnes atteintes ont du mal à interpréter les émotions et intentions des autres, ce qui complique leurs relations et peut aggraver leurs symptômes. Pour mieux comprendre ces troubles, il est important d’identifier les circuits cérébraux impliqués dans la cognition sociale. Des recherches récentes montrent qu’une connexion entre l’hippocampe (mémoire) et le cortex préfrontal (prise de décision) joue un rôle clé dans la mémoire sociale, un élément fondamental de la cognition sociale. Cette connexion repose sur la capacité des neurones à s’adapter et à traiter l’information. Notre équipe a récemment découvert qu’un peptide appelé AETA pourrait influencer cette connexion en régulant un type particulier de récepteurs du cerveau (récepteurs NMDA), connus pour être perturbés dans la schizophrénie. Nos premiers résultats suggèrent qu’un dysfonctionnement de cette régulation pourrait être responsable des difficultés sociales observées chez les patients. L’objectif de ce projet est donc de comprendre le rôle du peptide AETA dans la mémoire sociale et son impact sur les comportements sociaux. Nous voulons aussi explorer comment son dysfonctionnement pourrait être impliqué dans la schizophrénie, afin d’ouvrir la voie à de nouveaux traitements.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de mieux appréhender les origines biologiques, d’obtenir des informations sur les modifications cellulaires/moléculaires et d’ouvrir la voie vers des traitements adaptés en lien avec la cognition sociale. Par ailleurs, cela pourrait permettre l’identification d’une nouvelle cible prometteuse pour le traitement de la schizophrénie. La schizophrénie touche environ 0,25 % à 0,64 % de la population mondiale, selon les estimations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et de l'Institut national de la santé mentale (NIMH). Cela signifie qu'environ 1 personne sur 200 à 1 personne sur 400 dans le monde est atteinte de schizophrénie. Cette étude est donc primordiale pour tester notre hypothèse in vivo et définir de nouvelles pistes de thérapie contre cette maladie psychiatrique qui affecte et qui reste sans traitement adapté à ce jour.
Procédures
Les animaux seront soumis à différents protocoles. Notamment à une biopsie du bout de la queue afin de les génotyper, cela se fera suite à une anesthésie par le froid. Certaines souris recevront une chirurgie cérébrale afin d'injecter des outils permettant de modifier, activer ou inhiber certaines cellules du cerveau. Cela se fera sous médication pharmacologique anesthésique/analgésique et durera maximum 40 minutes. Certains animaux recevront une chirurgie terminale sans réveil sous anesthésie pharmacologique profonde, après administration d’analgésique/anesthésique. Cette technique est utilisée afin de maintenir les tissus du cerveau et de permettre une étude du site d’injection, elle durera maximum 10 minutes. les animaux seront soumis à différents tests comportementaux répartis sur plusieurs semaines, permettant d’évaluer l’apprentissage, la mémoire spatiale et de travail ainsi que les comportements sociaux. Certaines de ces expérimentations nécessiteront une période préalable d’isolement de trois semaines. Dans le cadre du 3-chamber test, les souris passeront par trois phases successives, chacune d’une durée de 10 minutes (soit 30 minutes au total). Pour le test d’interaction sociale, une période d’habituation de 5 minutes précédera une phase de test de 10 minutes (soit 15 minutes au total). Le test du labyrinthe en Y sera réalisé sur une durée de 10 minutes. Concernant la piscine de Morris, les souris seront d’abord familiarisées avec l’eau et la plateforme, puis suivront une phase d’apprentissage de 6 à 7 jours comprenant 4 essais séparés par 15 minutes. 24 heures après la fin de cette phase, elles effectueront un premier essai test, suivi d’un second essai sept jours plus tard. Enfin, chacun de ces tests sera espacé d’au minimum une semaine, voire davantage selon les protocoles.
Impact sur les animaux
Le projet s’intéresse à la composante sociale d’une pathologie psychiatrique. Par conséquent, les effets indésirables seront principalement liés à la dérégulation des circuits neuronaux et pourront se manifester à l’échelle comportementale par des troubles de sociabilité et de mémoire. Cela n’entraine pas de dérégulations des systèmes impliqués dans la douleur mais provoque des modifications des comportements sociaux. Les tests comportementaux seront sans douleur et basés sur la tendance naturelle des animaux à explorer ou éviter une zone nouvelle ou un nouveau congénère. Il pourrait y avoir une douleur transitoire post-opération lors de la biopsie du bout de la queue et suite à l'injection de la micropuce. Il pourrait y avoir des effets indésirables comme état confusionnel transitoire au réveil après chirurgie et une douleur post-chirurgicale. Une nuisance de l'injection lors de l'anesthésique est aussi attendue.
Devenir
Procédure 1 : après le génotypage, les animaux présentant le génotype d'intérêt seront gardés pour les procédure 2 et 3. Les animaux ne possédant pas le génotype d'intérêt seront soit euthanasiés, soit maintenus pour le maintien de la lignée. Procédure 2 : après les tests, les souris seront euthanasiées afin de prélever le cerveau et vérifier les résultats de la chirurgie ou réaliser des études post-mortem. Procédure 3 : Après les tests comportementaux, les animaux seront euthanasiés pour prélever et réaliser des études post-mortem.
Remplacement
Notre projet étant en grande partie orienté sur des approches de physiologie intégrée, il n’existe, aujourd’hui, aucune méthode substitutive qui pourrait remplacer l’utilisation des animaux dans nos expériences. Les structures étudiées étant très conservée entre Homme et Souris, cela en fait un modèle de choix pour notre étude. De plus, les outils viraux qui seront utilisés sont très bien décrits et spécifiques pour la souris aussi, les lignées génétiquement modifiées que l'on va utiliser dans ce projet ne sont disponibles que chez la souris.
Réduction
Le nombre d'animaux par groupe a été évalué afin d'avoir une bonne estimation des effectifs suffisants pour l'obtention de données statistiquement fiables tout en s'assurant d'une utilisation des animaux au strict nécessaire. De plus, chaque souris suit le maximum de procédures envisageables sans interférence. Pour finir, la mise en groupe de souris est optimisée pour chaque lot d’animaux lors du sevrage grâce au génotypage avant sevrage.
Raffinement
Nous appliquerons plusieurs techniques de raffinement dans les différentes procédures. Lors des chirurgies, les soins opératoires et post-opératoires ainsi que la fréquence de suivi des animaux seront adaptés. Ainsi lors des chirurgies, une hydratation sous-cutanée pré et post-opératoire sera réalisée, de même que l’injection d’analgésique avant et une administration d’anti-inflammatoire/analgésique pendant 5 jours post-opératoire. Un tapis chauffant est placé sous l’animal lors de la chirurgie (régulation via sonde rectale) et également sous les cages de réveil afin de faciliter celui-ci et éviter toute hypothermie. Les souris auront accès ad libitum à l’eau et à la nourriture. Lors de la procédure de comportement, il faudra que les animaux soient isolés pendant 3 semaines. Bien que la procédure d’isolement puisse être stressante pour les animaux, leur bien-être restera le point le plus important. Par conséquent, nous ferons en sorte que les animaux aient des cages avec enrichissements (bâtons en bois, abris et oates pour la nidification), à limiter le stress. Ces animaux seront suivi de très près tout au long de l’isolement afin de détecter très rapidement des problèmes éventuels de comportement dû à l’isolement. Pour les animaux dans toutes les procédures les signes potentiels de souffrance sont recherchés et des points limites adaptés aux différentes phases des procédures ont été fixés.
Choix des espèces
Les caractéristiques morphologiques et physiologiques des souris sont largement documentées. De plus elles possèdent une proximité évolutive, un cycle de vie cours permettant de répéter les expériences afin de s’assurer de la robustesse des résultats, ce qui constitue un atout pour développer efficacement notre étude. C’est un très bon modèle pour l’étude des circuits neuronaux sous-jacent les comportements sociaux. Les mécanismes moléculaires et cellulaires ainsi que les propriétés neuronales de ces rongeurs au niveau des structures d’intérêt sont très proches de ceux du cerveau humain. Cela nous permettra de réaliser des études dont l’impact sera important pour la compréhension des mécanismes impliqués dans la mémoire sociale et des effets de la schizophrénie et ainsi de pouvoir mieux cibler de possibles approches thérapeutiques. Nous disposons des modèles murins requis et des techniques adaptées à cette espèce (électrophysiologie, comportement, chirurgie), faisant de ces souris un excellent modèle pour l’étude de cette pathologie. Pour notre étude, la période d’intérêt étant d’environ 8 semaines (âge adulte), les animaux seront donc utilisés à cette période afin d’effectuer des tests comportementaux ou des mesures d’activité cellulaire.