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Souris : 73
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73 souris immunodéficientes vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Des cellules de cancer du sein triple négatif humain leur sont greffées dans les tissus mammaires, puis la tumeur est mesurée deux fois par semaine, jusqu'à cinq fois quand elle grossit assez pour gêner leurs déplacements et leur couper l'appétit. Le projet vise à confirmer sur un animal vivant ce que des cultures cellulaires ont déjà montré. Les retombées pour les malades sont renvoyées à une phase ultérieure de recherche, le porteur affirmant par ailleurs que seul un "organisme entier" permet de suivre la dissémination d'une tumeur et concluant que le recours à la souris reste "indispensable".

Objectifs

Parmi les différents types de cancer du sein, le cancer triple négatif (TNBC) est l’un des plus difficiles à traiter. Contrairement à d'autres formes, il ne répond pas aux traitements ciblés habituels, et la chimiothérapie y est souvent peu efficace. Ce type de cancer est donc particulièrement agressif et a un risque plus élevé de récidive ou de propagation à d’autres organes (métastases). Nous avons découvert qu’un certain gène, est quatre fois plus souvent altéré dans les formes avancées et métastatiques de ce cancer que dans les formes précoces. Cela nous a poussés à penser qu’il pourrait jouer un rôle dans la capacité du cancer à se propager. Pour mieux comprendre ce phénomène, nous avons créé en laboratoire des cellules cancéreuses issues d’un cancer du sein triple négatif reproduisant cette altération génétique. Nous avons observé que ces cellules devenaient plus agressives : elles bougent plus facilement, s'accrochent moins aux autres cellules (ce qui facilite leur dispersion dans le corps), résistent mieux à certains stress, et sont capables de survivre même dans des conditions difficiles (manque de nutriments). Ces résultats suggèrent que les mutations de ce gène pourraient rendre les cellules cancéreuses plus agressives capables de former des métastases plus facilement. Nous souhaitons maintenant vérifier ces observations dans un modèle vivant (chez l’animal), pour confirmer que cette mutation augmente bien le risque de métastases. Les résultats attendus viendront compléter nos travaux in vitro pour suggérer que la détection d’altérations du gèe étudié dans des tumeurs TNBC est un marqueur de risque accru de dissémination métastatique et de mauvais pronostic.

Bénéfices attendus

Ce projet de validation préclinique vise à confirmer l’implication des altérations d'un gène dans la promotion de la dissémination métastatique des cellules TNBC. Les informations attendues sont essentielles pour passer à la phase suivante de recherche plus translationnelle visant à déterminer si le gène étudié pourrait constituer une cible pour le développement de nouvelles approches thérapeutiques pour ce type de cancer très agressif et aux traitements limités.

Procédures

Injection de cellules tumorales au niveau des tissus mammaires après anesthésie générale: une fois par animal, durée 10 minutes, anesthésie locale.

Impact sur les animaux

Le développement du modèle de TNBC métastatique nécessite la réalisation de procédures qui peuvent entraîner des nuisances pour les souris. La greffe des cellules, sous anesthésie locale, engendre du stress et de la douleur légère chez l'animal. Le suivi longitudinal individuel de nos souris (2 fois par semaine puis 5j/semaine si nécessaire) avec la mesure de la taille tumorale peut entraîner un stress lors de l'intervention, mais celui-ci diminue avec le temps par habituation. Si la tumeur devient plus volumineuse (volume cumulé), elle peut limiter la mobilité de la souris, affectant ainsi son comportement et son bien-être général, avec des effets modérés pouvant entraîner une perte d'appétit.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés pour analyses sur tissus et organes post-mortem.

Remplacement

Les modèles cellulaires alternatifs in vitro, in silico ou ex vivo ne permettent pas d’appréhender le comportement tumoral dans toute sa complexité, en particulier les interactions avec le microenvironnement ou encore la réponse aux traitements impliquant souvent différents systèmes au sein de l’organisme (système vasculaire, endocrine…). L’utilisation des modèles appliqués in vivo reste indispensable. Seul un animal vivant peut permettre d’étudier dans leur globalité le développement des tumeurs et leur dissémination à d’autres organes distants. Nous avons de solides résultats préliminaires in vitro qui suggèrent que notre gène d’intérêt joue un rôle important dans la dissémination métastatique dans les cancers du sein de type triple négatif.

Réduction

Le nombre de souris par lot expérimental a été déterminé par calcul de puissance de manière à en utiliser le moins possible tout en conservant une puissance statistique satisfaisante. Les résultats obtenus seront exploités par des études statistiques.

Raffinement

Aucun animal ne sera maintenu seul dans sa cage. Les animaux seront surveillés quotidiennement et font l’objet d’une observation clinique individuelle afin d’évaluer leur état de santé. Cette observation permettra de vérifier si l’animal se nourrit et s’hydrate bien mais aussi permet de voir l’aspect général de l’animal, sa posture, son comportement afin de déceler tout signe de détresse. En cas de besoin, ils reçoivent une médication contre la douleur et une surveillance renforcée afin de vérifier sa bonne alimentation et hydratation. Les animaux bénéficient d’enrichissement environnemental dans les cages d’hébergement des animaux avec la mise place de jouets, de cachettes et de matériaux pour construire un nid. Cette optimisation des conditions de vie permet aux animaux de s’exprimer, de se sociabiliser, de s’adapter à leur nouvel environnement mais aussi d’être moins stressés en restant occupés durant leur période de captivité. Les interventions seront faites sous anesthésie, avec analgésie adaptée. Ce projet fait l'objet de procédures rigoureuses réalisées par un personnel formé et vigilant quant au suivi régulier de l’état de santé des animaux. Des points limites précoes ont été définis et seront strictement appliqués.

Choix des espèces

Nous implanterons des cellules tumorales humaines. L'espèce souris est l'espèce de choix en oncologie préclinique. Pour ce projet, le fait qu'il soit possible d'utiliser des animaux immunodéficients bien caractérisés dans cette espèce est crucial. De plus, de précédentes études au laboratoire ont été réalisées sur ce modèle de souris. Le cancer étudié apparaissant chez les adultes, les animaux auront entre 7-15 semaines au début des procédures (souris adultes).

Etude des relations tumeur système immunitaire

(NTS-FR-036714v1 – 15/05/2025)
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    • Système immunitaire
Souris : 240
Souffrances
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 240

Irradiées sous anesthésie pendant trente minutes puis greffées avec des cellules de moelle osseuse et des cellules tumorales, 200 souris receveuses subissent ensuite trois prélèvements sanguins à une semaine d'intervalle. Avec les 40 donneuses de moelle, 240 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 40 d'entre elles et modéré pour les 200 autres, toutes tuées pour le prélèvement de la rate, du foie et de la moelle. L'objet est de tester le rôle de gènes exprimés par les cellules Natural Killer, repérés lors d'un criblage in vitro que le porteur juge trop éloigné des conditions réelles. Il écrit que les prises de sang sont douloureuses, tout en concluant qu'il n'attend le développement d'aucun phénotype susceptible d'induire une souffrance.

Objectifs

Les cellules Natural Killer (NK) ont des propriétés anti-tumorales. Lors d'un cancer, la persistance de la tumeur tue les cellules NK, ce qui conduit à une perte du contrôle de la tumeur par ces cellules. L'objectif de ce projet est de tester le rôle (positive ou négatif) dans ce processus de certains gènes exprimés par les cellules NK et identifiés comme potentiellement impliqués lors d'expériences préliminaires in vitro. Nous modifierons in vitro des cellules NK que nous réintroduirons dans des souris receveuses afin de remplacer leur population de cellules NK. L'impact de ces gènes sur la survie de cellules NK sera ensuite mesuré dans ces souris après transfert de cellules tumorales.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mieux définir l'impact de la pousse tumorale sur la régulation de l’activité anti-tumorale des cellules NK. Etant donné le rôle des cellules NK dans la réponse anti-tumorale, ces résultats pourraient à terme conduire à des développements en santé humaine.

Procédures

Les souris donneuses de moelle subiront une injection après anesthésie gazeuse (40 souris, 1 injection par souris, 2 minutes). Les souris receveuses seront anesthésiées (200 souris, 1 injection par souris, 1 minute) puis irradiées (200 souris, 30 minutes, transport compris). Elles seront ensuite transférées sous anesthésie gazeuse (200 souris, 1 injection par souris, 2 minutes). Les animaux receveurs seront greffés avec les cellules tumorales (200 souris, 1 injection par souris, 2 minutes). Après anesthésie gazeuse, 3 prélèvements de sang seront ensuite effectués à une semaine d'intervalle (200 souris, 3 prélèvements par souris, 3 minutes).

Impact sur les animaux

L'injection d'une molécule permettant de conditionner les cellules hématopoiétiques est en elle-même peu douloureuse. Nous n’attendons pas le développement de phénotype dommageable, les animaux étant mis à mort rapidement après le traitement. L'opération d'irradiation aux rayons X provoque peu de stress ou de douleur à l'animal, anesthésié durant l'irradiation. L'anesthésie peut provoquer un déssèchement des yeux qui sera prévenu par application d'un produit protecteur. L'injection des cellules de la moelle osseuse et les prélèvements sanguins ne provoquent initialement pas de douleur ou d'inconfort autre que le stress et la douleur liés à l'injection. Nous n’attendons pas le développement de phénotype pouvant induire une souffrance suite à la greffe. En effet, la prise de greffe se déroule bien dans >90% des cas, d'autre part, les cellules NK modifiés au cours de ce protocole sont redondantes d'autres types cellulaires et ne sont pas connues pour induire de phénotype préjudiciable. Le risque est de voir se développer une infection opportuniste avant que le système immunitaire ne se reconstitue. Les prises de sang (avant et après transfert des cellules tumorales) sont douloureuses. L'injection des cellules tumorales est faiblement douloureuse, mais ces cellules forment des métastases disséminées, les animaux seront mis à mort avant que ces métastases ne soient source de souffrance pour l'animal.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort en vue d'effectuer des prélèvements d'organe post-mortem (rate, foie, moelle) afin d'effectuer des analyses phénotypiques et fonctionnelles des cellules Natural Killer.

Remplacement

Les gènes dont l'importance sera testée au cours de cette procédure ont été sélectionnés lors d'un screen in vitro. Ce screen a mis en évidence leur implication dans la régulation de la survie des cellules NK mises face à des tumeurs in vitro. Ce modèle expérimental est cependant limité, ne reproduisant qu’imparfaitement les conditions rencontrées in vivo. Il nous est donc maintenant nécessaire de mettre en place un modèle animal.

Réduction

L'âge des souris donneuses produites par notre établissement utilisateurs et utilisées dans ce protocole étant assez étendu et leur sexe indifférent, tous les animaux produits dans notre établissement seront utilisés, évitant ainsi la mise à mort d'animaux inutiles. Nous utiliserons des méthodes d'analyses de pointe permettant de réaliser de multiples analyses et cela sur les cellules d’un même animal. D'autre part, nous pouvons comparer dans une même expérience jusqu'à 5 gènes d'intérêt et, au sein d'un même animal receveur, des cellules NK exprimant ou non notre gène d'intérêt. Cette capacité permet de réduire la variation expérimentale inhérente à la réalisation d’expériences indépendantes. Tout cela nous permettra ainsi de réduire le nombre d'animaux utilisés.

Raffinement

L'irradiation des animaux ainsi que les injections intraveineuses se feront sous anesthésie gazeuse, la douleur liée aux injections ou prélèvements sera combattue à l'aide d'un anesthésique local. La mesure d'un marqueur circulant permet de mesurer précisément la pousse tumorale. Cette connaissance nous permet de prédire le moment auquel les cellules tumorales auront affecté les cellules NK et ainsi de mettre à mort les animaux avant l'apparition de signes cliniques liés à la pousse tumorale, ce qui limite la souffrance des animaux. Cependant, afin de parer à toute éventualité, les expérimentateurs se tiendront prêts à réaliser l'expérience les jours précédant la date prédite en cas de dégradation inattendue de l'état des animaux. Les animaux seront suivis tous les jours pendant les trois jours qui suivront l'irradiation et la reconstitution puis une fois par semaine jusqu'à la mise à mort. En ce qui concerne les analyses que nous ferons, nous utiliserons des méthodes permettant de recueillir un maximum d'informations tout en minimisant le nombre de cellules (et donc d'animaux) nécessaires.

Choix des espèces

Les cellules NK ne sont présentes que chez les mammifères. Parmi ceux-ci, la souris est un modèle de choix. D'une part, et bien qu'il existe certaines différences entre l'immunologie murine et humaine, d'innombrables découvertes chez la souris sont transposables chez l'homme. D'autre part, la richesse des souches murines génétiquement modifiées et des réactifs disponibles permettent une compréhension très approfondie des phénomènes mis en jeu du niveau moléculaire au niveau de l'organisme, un atout déterminant dans notre projet. Des souris âgées de 8 à 28 semaines seront utilisées. En effet, c'est à partir de l'âge de 8 semaine que les souris ont un système immunitaire mature. D'autre part, la réponse anti-tumorale ne varie pas sur la tranche d'âge considérée. Nous utiliserons de cette façon tous les animaux produits, évitant ainsi la mise à mort d'animaux inutiles.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 200
Souffrances
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 200

Toutes tuées pour que leurs tumeurs soient prélevées, 200 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacune reçoit une injection sous-cutanée de cellules tumorales, dont la croissance est mesurée quatre fois par semaine pendant douze à quinze jours, puis trois injections d'un composé au fer en cinq jours, associées ou non à des séances quotidiennes de radiothérapie. Le porteur signale que l'irradiation du site tumoral peut provoquer une brûlure et que la tumeur peut gêner la locomotion, atteintes qu'il qualifie de légères. Il présente le projet comme une étape de pré-maturation destinée à positionner ce composé comme agent thérapeutique, le bénéfice annoncé pour les patients, moins de séances de radiothérapie, restant à démontrer.

Objectifs

Le cancer est une maladie de plus en plus fréquente, causant environ 10 millions de décès en 2020. Parmi les thérapies anticancéreuses, la radiothérapie est un traitement clé, utilisé chez près de la moitié des patients pour cibler et éliminer les tumeurs. Cependant, elle peut aussi affecter les cellules saines, entraînant des effets secondaires. Les séances sont donc réparties sur plusieurs jours pour limiter ces impacts. Afin de réduire ces effets secondaires tout en maintenant l'efficacité du traitement, nous travaillons sur une molécule prometteuse capable de renforcer l'action de la radiothérapie. Ce composé pourrait rendre certaines cellules cancéreuses plus sensibles aux effet de la radiothérapie. Après des résultats encourageants en laboratoire, notre objectif est de confirmer son efficacité sur des modèles de tumeurs. Si cela se confirme, cela permettrait de diminuer le nombre de séances, améliorant ainsi le confort des patients. Le projet se déroulera dans 2 Établissements Utilisateurs (EU).

Bénéfices attendus

Ce projet s’inscrit dans le cadre d’un projet pré-maturation afin de pouvoir positionner un nouveau composé comme agent thérapeutique pouvant potentialiser l’efficacité de traitements anticancéreux par radiothérapie.

Procédures

-1- Injection de cellules tumorales (UE1): Chaque souris reçoit une injection sous-cutanée de cellules tumorales pour initier la croissance tumorale. La manipulation est réalisée sous anesthésie par injection (durée environ 5 minutes par animal) -2- Croissance tumorale (UE1): Durée de 12 à 15 jours pour atteindre un volume suffisant. Les souris subissent un suivi 4 fois par semaine (prise de poids, mesure tumorale avec un pied à coulisse, durée 5 minutes) -3-Traitement (UE1): Chaque souris reçoit 3 injections du médicament sur une durée de 5 jours. Les injections sont associées ou non à des séances de radiothérapie quotidienne (5 séances par jour), (UE2). Toutes les manipulations sont réalisées sous anesthésie.

Impact sur les animaux

Le développement des tumeurs sur le flan peut engendrer une légère gène lors de la locomotion du fait de l'encombrement de la tumeur. La contention sur animal vigile réalisée lors de la mesure de la tumeur au pied à coulisse peut engendrer un léger stress. L'irradiation sur le site tumoral peut engendrer une légère brûlure. Une légère douleur peut persister aux points d'injections

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort afin de prélever les tumeurs

Remplacement

Ce projet est basé sur des études préliminaires réalisées sur cellules en culture montrant un effet fort du composé testé sur les cellules cancéreuses. Toutefois, ces études sur cellules ne permettent pas de prendre en considération l’impact des tissus autour de la tumeur sur la réponse au traitement anticancéreux. A ce jour, seules les expériences in vivo permettent de prendre en compte ces paramètres, En effet, il n'existe pas d'autre modèle capable de reproduire, de façon fiable, l'ensemble de ces paramètres. C'est pourquoi, la planification d'expériences in vivo est une étape indispensable pour la suite de ce projet.

Réduction

L'effectif du nombre d'animaux requis, par groupe expérimental, a été calculé statistiquement en nous basant sur des études similaires menées au sein de notre laboratoire. Ces données, ont permis de montrer un effet fort de ce type de traitement sur le développement de tumeur. C'est pourquoi, basé sur ces données et sur nos analyses statistiques, ce projet a été défini en utilisant le nombre minimal de souris requis pour pouvoir interpréter correctement les résultats obtenus.

Raffinement

Des mesures de raffinement sont prévues pour l'hébergement d'animaux immunodéficients. Les injections seront effectuées sur animaux anesthésiés. Des critères d'arrêt anticipé de l'expérimentation en cas de survenue d'une complication ont été identifiés.

Choix des espèces

Le modèle de souris sélectionné est le plus adéquate car il permet d’éviter les rejets de greffes de cellules cancéreuses humaines. Ce modèle permet donc d’induire le développement d’une tumeur et étudier l'impact de traitement anticancéreux.

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    • Oncologie
    • Système gastrointestinal
Souris : 300
Souffrances
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Devenir
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Pour mesurer l'effet de l'obésité sur l'apparition de lésions précancéreuses du pancréas, 300 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. 172 sont tuées, dont les femelles allaitantes mises à mort au sevrage parce qu'elles ne peuvent pas porter une seconde portée, et 128 femelles sont transférées vers un autre projet d'imagerie. Les souriceaux subissent une coupe du bout de la queue pour génotypage, et un groupe est rendu obèse par un régime gras de l'âge de quatre à six semaines jusqu'à seize semaines, puis reçoit du sucre par gavage et six piqûres de la queue en deux heures pour mesurer sa glycémie. Le porteur explique avoir choisi des femelles allaitantes pour faire passer le produit par le lait maternel, ce qui évite de manipuler les souriceaux et déplace l'administration sur les mères.

Objectifs

L’adénocarcinome du pancréas est un cancer de plus en plus fréquent et serait la deuxième cause de mortalité par cancer en 2030. Il est souvent diagnostiqué à un stade tardif et sa mortalité est importante avec une survie à 5 ans tous stades confondus estimée à 11 % en 2024. De plus, la prévalence de l’obésité est en augmentation, particulièrement dans les pays développés. La corrélation entre obésité et cancer du pancréas est établie chez l’homme sur des données épidémiologiques, mais il existe à ce jour peu de données sur les mécanismes biologiques, cellulaires et moléculaires impliqués. Le but de cette étude est donc d’étudier l’impact de l’obésité sur l’apparition de lésions précancéreuses pancréatiques (donc avant la formation d’un cancer) à l’aide de 2 modèles de souris mimant 2 types de lésions précancéreuses.

Bénéfices attendus

L’étude des processus de développement et d’évolutivité de ces lésions précancéreuses du pancréas dans un contexte d’obésité est une des clés pour développer un meilleur dépistage et des traitements précoces, plus personnalisés et plus efficaces pour les patients.

Procédures

On génère les souris d’intérêt par croisement afin d’obtenir les modifications génétiques nécessaires à la formation des lésions pré-cancéreuses. Un produit est administré une fois par jour pendant 4 jours aux souris femelles allaitantes, soit par gavage, soit par injection dans le ventre. Cette manipulation dure moins de 15 secondes et permet au produit de passer dans le lait maternel afin que les souriceaux allaités le reçoivent indirectement. Ce produit permet ainsi d’induire l’activation de la modification génétique des souriceaux et de favoriser le développement des lésions pré-cancéreuses une fois l’âge adulte atteint pour étudier les causes du développement et de la progression de ces lésions. On effectue un prélèvement d’un petit bout de queue chez les souriceaux pour le génotypage, c'est à dire l'identification des modifications génétiques induites chez chaque animal. La manipulation est très rapide (moins de 30 secondes) et n’induit pas de modification du comportement du souriceau, et la queue cicatrise très rapidement à ce stade. Un groupe de souris se nourrira d’un régime spécial riche en gras à base de croquettes de l’âge de 4-6 semaines jusqu’à 16 semaines afin d’induire une obésité. On donne ensuite du sucre par gavage à la souris afin de déterminer si elle est diabétique ou non (taux élevé de sucre dans le sang) en mesurant ensuite le taux de sucre via une goutte de sang prélevée au bout de la queue en moins de 5 secondes (au total, 6 gouttes de sang sur une période de 2 heures). Enfin, un prélèvement de sang sera réalisé sous anesthésie générale avant l’euthanasie de l’animal, la durée du prélèvement étant de moins de 30 secondes. On euthanasie les animaux à l’âge de 16 semaines afin qu’ils aient le temps de développer les anomalies du pancréas et de prendre du poids avec le régime riche en gras.

Impact sur les animaux

Le traitement des souris allaitantes peut entrainer une légère perte de poids transitoire. Le prélèvement d'un petit bout de la queue chez les souriceaux peut entrainer une légère douleur transitoire et un léger saignement. Un groupe de souris se nourrira d’un régime spécial riche en gras afin d’induire une obésité qui provoque une légère baisse de la capacité de mouvement des souris. Le prélèvement d’une goutte de sang au bout de la queue de la souris nécessite une contention qui est une légère source de stress et provoque une légère douleur transitoire.

Devenir

Les souris allaitantes seront euthanasiées au sevrage des souriceaux car elles ne peuvent pas être réutilisées une seconde fois pour une nouvelle portée. Les souris étudiées (souris d’intérêts et souris contrôles) seront euthanasiées à 4 mois afin d’étudier le développement et la progression des lésions précancéreuses pancréatiques en rapport avec l’obésité. Les 128 femelles restantes seront réutilisées dans un autre projet concernant la détection en imagerie des lésions prénéoplasiques pancréatiques (Apafis en cours d’écriture).

Remplacement

Les connaissances issues de cette étude sur l’animal ne peuvent pas être actuellement obtenues par d’autres méthodes compte-tenu de la complexité physiologique du développement des lésions précancéreuses pancréatiques, nous obligeant à travailler à l'échelle d'un organisme. Des études sur organoïdes de souris (mini-version d’un organe cultivée en laboratoire à partir de cellules, qui imite certaines de ses structures et fonctions), ou issus de prélèvements de lésions humaines sont également possibles en complément mais ne peuvent pas remplacer cette étude avec ce modèle physiologique. Les retombées de ce travail sont utiles du point de vue des implications diagnostiques et thérapeutiques à terme chez l'homme, mais aussi d’un éventuel dépistage précoce.

Réduction

Nous utilisons l'effectif minimal de souris, déterminé par des résultats obtenus précédemment et dans les publications scientifiques pour ce type d’analyse, et qui permet d'obtenir des résultats avec une puissance statistique permettant la validation de l'étude.

Raffinement

Les méthodes et les mesures choisies visent à diminuer au maximum les contraintes imposées aux animaux. Les souris sont placées dans des conditions optimales d'élevage, en portoirs ventilés. Les souris sont 5 individus par cage au maximum pour avoir assez de place dans la cage sans pour autant être isolés car ce sont des animaux qui vivent en groupe. La température, le taux d’humidité, la nourriture et l'eau sont contrôlées tous les jours. En plus de la litière, les cages sont enrichies avec des cotons et des petits abris. Une surveillance quotidienne du personnel de l'animalerie et un suivi régulier de l'expérimentateur (au moins 1 fois par semaine) avec la prise en compte de différents éléments bien définis tels que l'aspect du pelage et des yeux, le poids et le comportement des souris permet d'éviter toute souffrance des animaux (suivi de ce qu’on appelle les points limites). Enfin l’euthanasie des animaux est réalisée sous anesthésie avec administration d’un traitement antidouleur.

Choix des espèces

Les souris modifiées génétiquement sont largement utilisées dans l'étude des mécanismes biologiques et cellulaires de pathologie humaine. L’objectif du projet est d’étudier l’impact de l’obésité sur le développement et l’évolutivité de lésions pré-cancéreuses pancréatiques grâce au modèle de souris et d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques, ainsi que de proposer des stratégies diagnostiques et de dépistage. Nous utilisons des femelles allaitantes car cela permet d’induire la modification génétique chez les souriceaux sans avoir à les manipuler directement. Les femelles « allaitantes » auront au moins 60 jours lors de leur mise en accouplement. Le temps de gestation moyen est de 21 jours. Le temps d’allaitement moyen est de 30 jours. Au sacrifice, les femelles souris allaitantes seront euthanasiées à environ 17 semaines de vie. On laisse les lésions pré-cancéreuses se développer dans ce modèle de souris jusqu’à l’âge de 4 mois. Cela permet d’étudier l’impact de l’obésité dans le développement de ces lésions précancéreuses.

  • Recherche appliquée
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  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 963
Souffrances
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▲ 375
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Devenir
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 963

Jusqu'à quarante prises de sang sous anesthésie générale par animal, toutes les deux à trois semaines pendant douze mois : 963 souris vont être utilisées ainsi, 438 d'entre elles dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, toutes tuées pour l'analyse de leur moelle osseuse, de leur rate et de leur foie. Une partie est irradiée puis greffée avec de la moelle osseuse ou des cellules souches humaines, ce qui les laisse immunodéprimées pendant le mois suivant. Le porteur décrit des surproductions de cellules sanguines, des anémies, des pertes de poids, une fatigue, un gonflement de la rate et du foie et des troubles cardiovasculaires aux stades avancés. Il indique que les cellules de moelle d'un seul animal donneur permettent de créer jusqu'à trente animaux receveurs, et présente cette multiplication comme une réduction.

Objectifs

Ce projet étudie des maladies rares du sang appelées néoplasmes myéloprolifératifs. Elles sont causées par des mutations, c’est-à-dire des modifications dans l’ADN, qui apparaissent dans les cellules souches de la moelle osseuse – ces cellules sont à l’origine de toutes les cellules sanguines. Ces mutations provoquent une production excessive de globules rouges, de plaquettes ou d'autres cellules du sang. Cela peut entraîner des complications graves, comme des caillots, des saignements, ou parfois une transformation en leucémie, une forme plus grave de cancer du sang. Ces mutations peuvent être présentes longtemps avant que les premiers signes cliniques n’apparaissent. C’est pourquoi mieux comprendre ces maladies pourrait permettre de les diagnostiquer plus tôt et d’agir avant que des complications surviennent. Ces maladies peuvent être regroupées dans certaines familles où plusieurs personnes sont touchées, ce qui suggère qu’il existe une prédisposition génétique. Nous avons identifié une anomalie dans l’ADN d’une famille et le projet cherche à comprendre comment cette anomalie augmente le risque de développer ces maladies. Pour cela, nous avons construit des modèles chez la souris afin d’étudier comment cette mutation agit sur les cellules souches de la moelle osseuse et par quels mécanismes elle entraine le développement de ces maladies caractérisées par un dérèglement de la production des cellules du sang. À terme, cette recherche pourrait permettre de mieux repérer les personnes à risque, d’intervenir plus tôt dans l’évolution de la maladie.

Bénéfices attendus

Ce projet de recherche vise à mieux comprendre l’origine de certaines maladies rares du sang, appelées néoplasmes myéloprolifératifs. Ces maladies apparaissent lorsque les cellules souches de la moelle osseuse – qui produisent toutes les cellules du sang – subissent des modifications et commencent à fonctionner de manière anormale. Cela entraîne une production excessive de certaines cellules sanguines, ce qui peut provoquer des complications comme des caillots, des saignements, ou même une évolution vers une forme de cancer du sang plus grave comme la leucémie. Nous nous intéressons ici à une anomalie génétique, transmise dans une famille, qui pourrait jouer un rôle important dans le développement de ces maladies. En l’étudiant, nous espérons mieux comprendre comment la maladie débute, pourquoi elle évolue différemment d’un patient à l’autre, et pourquoi certains cas sont plus graves que d’autres. L’un des bénéfices majeurs attendus de ce projet est la possibilité d’identifier plus tôt les personnes à risque, notamment chez les jeunes adultes, afin d’assurer un suivi médical adapté avant que la maladie ne progresse. Cela pourrait permettre de prévenir des complications graves et de proposer des traitements plus personnalisés, en fonction du profil génétique de chaque patient. Ces recherches pourraient aussi ouvrir la voie à de nouveaux outils de dépistage, basés sur des marqueurs génétiques, et à de nouvelles pistes thérapeutiques, en s’attaquant directement aux mécanismes qui déclenchent la maladie. En résumé, ce projet a pour but de faire progresser la médecine vers des diagnostics plus précoces, des traitements plus ciblés, et une meilleure qualité de vie pour les patients touchés par ces maladies du sang.

Procédures

Nous allons utiliser deux types de modèles de souris : des souris d’élevage et des souris greffées. Les greffes seront réalisées par une injection unique de cellules de moelle osseuse ou des cellules souches humaines dans des souris receveuses préalablement irradiées (durée 1 minute, anesthésie locale). Le suivi des souris se fera pendant plusieurs mois, avec des prises de sang régulières toutes les 2 à 3 semaines afin d’analyser l’évolution de la maladie (nombre maximal = 40, durée 1 minute, anesthésie générale).

Impact sur les animaux

Certains modèles de souris développent des troubles sanguins similaires à ceux observés chez les patients atteints de maladies du sang. Cela peut inclure une surproduction de certaines cellules sanguines, une anémie (manque de globules rouges), ou un dérèglement de la moelle osseuse. Ces atteintes peuvent entraîner une perte de poids, une diminution de l’activité, une fatigue, voire des troubles cardiovasculaires dans les cas les plus avancés. Les animaux peuvent également présenter une gêne liée au développement progressif de la maladie, comme une augmentation du volume de certains organes (rate, foie) ou un état général affaibli. Les prises de sang répétées peuvent provoquer un stress léger, ainsi qu'une fatigue modérée et temporaire, en particulier chez les animaux déjà fragilisés par la maladie.Les greffes seront réalisées par une injection unique de cellules de moelle osseuse ou de cellules souches humaines dans des souris receveuses préalablement irradiées. Cette irradiation peut entraîner un inconfort transitoire, etune immunodépression pendant le mois suivant la greffe.

Devenir

Les différents lots de souris étudiées dans les différentes procédures seront euthanasiés afin d’étudier et d'analyser les organes hématopoïétiques (moelle osseuse, rate et foie).

Remplacement

Les modèles animaux sont indispensables pour cette étude car certaines mutations génétiques affectent des cellules particulières de la moelle osseuse et du sang. Ces mutations entraînent des changements dans le corps qui sont trop complexes pour être reproduits en laboratoire, en dehors de l'organisme vivant. Les cellules souches de la moelle osseuse, qui ont la capacité de se renouveler, jouent un rôle clé dans le développement de ces maladies. Elles ont besoin d'un environnement particulier dans la moelle osseuse (l'intérieur des os) pour rester fonctionnelles, un environnement que les tests en laboratoire ne peuvent pas recréer de façon réaliste. Les modèles de laboratoire comme les organoïdes (mini-organes cultivés) n'arrivent pas encore à imiter l'interaction complexe entre ces cellules et leur environnement, ni les phénomènes d'inflammation qui se produisent avec la maladie. De plus, l'évolution de ces maladies dans l'organisme vivant entraîne des changements spécifiques, comme le déplacement des cellules souches de la moelle osseuse vers d'autres organes (rate et foie). Enfin, même si des modèles informatiques peuvent nous donner des idées théoriques, ils ne suffisent pas à comprendre complètement les interactions entre les mutations génétiques, l'environnement du corps et le système immunitaire, qui sont trop complexes pour être modélisées de manière fiable sans utiliser des animaux vivants.

Réduction

Nous avons créé des animaux génétiquement modifiés pour étudier l'effet d’un variant familial et son interaction avec d'autres mutations génétiques. Le nombre d'animaux utilisé sera limité au strict nécessaire Nous collecterons des données sur la santé des animaux (comme les paramètres sanguins) sur une période prolongée. Certains animaux seront euthanasiés pour permettre des analyses approfondies, afin de maximiser les informations recueillies à partir de chaque animal. Pour les expériences de greffe, nous avons optimisé l’utilisation des animaux. En récupérant des cellules de moelle osseuse d’un seul animal donneur, nous pouvons isoler des cellules pour créer jusqu’à 30 animaux receveurs, tous dans le même état de santé. Cela nous permet de réduire le nombre d’animaux tout en garantissant des résultats scientifiques fiables.

Raffinement

Les souris seront logées dans des portoirs ventilés avec un enrichissement constant (comme des sizzlenests et des maisons en carton). Une surveillance quotidienne sera mise en place pendant toute la durée des expériences pour vérifier leur santé physique et comportementale. Si une souris présente une diminution de la prise alimentaire, des compléments nutritionnels seront ajoutés à sa cage pour maintenir son état général et l’aider à se rétablir. Toutes les interventions invasives, telles que les greffes ou les prélèvements sanguins, se feront sous anesthésie pour garantir le bien-être des animaux. Si nécessaire, un traitement antidouleur sera administré, en fonction de l'état de chaque animal. Les points limites précoces seront strictement appliqués.

Choix des espèces

Les modèles murins avec lesquels nous travaillons reproduisent fidèlement les maladies humaines du sang étudiées, ce qui les rend particulièrement adaptés à ce projet. Dans nos modèles de souris, nous pouvons exprimer certaines mutations dès la naissance, ce qui reflète bien ce qui se passe chez l’humain, où ces anomalies peuvent apparaître très tôt au cours de la vie, parfois même avant la naissance. Le variant familial étudié est naturellement présent dans toutes les cellules du corps, et sa forme est très similaire chez la souris et chez l’humain. Les souris seront suivies pendant plusieurs mois (jusqu’à 12 mois maximum) afin d’observer l’évolution des maladies au xours du temps, comme chez les patients.

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 1968
Souffrances
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Devenir
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 1968

1 968 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour le prélèvement de leurs tissus articulaires. À dix semaines, chacune subit une chirurgie du genou droit d'environ quinze minutes qui déstabilise un ménisque et déclenche une arthrose, après des injections intrapéritonéales quotidiennes ou un régime alimentaire médicamenteux de deux à quatre semaines. Le porteur décrit une possible prostration dans les trois jours suivant l'opération, l'isolement de l'animal et l'arrêt du toilettage social, ainsi qu'un risque d'infection des sutures. Les retombées annoncées pour les 500 millions de personnes touchées par l'arthrose restent au conditionnel, et le porteur compte parmi les bénéfices du projet le fait d'y tester un mode d'administration moins invasif.

Objectifs

L’arthrose, la plus répandue des maladies rhumatismales, impacte plus de 500 millions de personnes dans le monde. A ce jour, il n’existe pas de traitements qui permettent de soigner ou ralentir la maladie, les traitements disponibles sont uniquement palliatifs. Notre projet s’intéresse particulièrement aux mécanismes cellulaires et moléculaires responsables de la dégradation du cartilage articulaire lors de l’arthrose. L’une des étapes clé de cette dégradation semble correspondre à une augmentation anormale du volume (i.e. hypertrophie) des cellules du cartilage (chondrocytes). Dans le contexte de l’arthrose, une invasion pathologique du cartilage articulaire par des vaisseaux sanguins nouvellement formés via un mécanisme nommé « angiogenèse » se met en place. Cette invasion vasculaire favorise la dégradation du cartilage. Nous proposons l’hypothèse que les chondrocytes hypertrophiques, joueraient un rôle fondamental dans l’invasion vasculaire du cartilage arthrosique. Cependant, à ce jour, aucune étude n’a rapporté, de manière précise, la phase de la maladie à laquelle les chondrocytes deviennent hypertrophiques, ainsi que le devenir de ces cellules au cours du temps. C’est dans ce contexte, que notre projet, se propose, pour la toute première fois, de documenter le mécanisme de l’hypertrophie des chondrocytes qui survient lors de l’arthrose. Pour ce faire, nous souhaitons générer et utiliser une lignée de souris génétiquement modifiées, permettant de visualiser les chondrocytes hypertrophiques grâce à une protéine fluorescente spécifique. Une arthrose sera induite chirurgicalement chez ces souris et l’apparition des chondrocytes hypertrophiques sera suivie au cours du temps. Par la suite, ces expérimentations nous permettrons de définir le moment idéal pour mettre en place des stratégies thérapeutiques anti-arthrose qui ciblent spécifiquement les chondrocytes hypertrophiques.

Bénéfices attendus

Notre projet comporte plusieurs bénéfices attendus. Dans un premier temps, notre projet va permettre d’approfondir, de manière générale, les connaissances de la communauté scientifique sur les mécanismes cellulaires/moléculaires impliqués dans l’apparition de l’arthrose et plus précisément, sur le rôle que tiennent les chondrocytes hypertrophiques dans le développement de cette maladie. Dans un second temps, les résultats obtenus, nous permettront d’évaluer l’intérêt de cibler l’étape d’invasion vasculaire du cartilage pour le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques contre l’arthrose. Ce projet comporte également une partie dédiée à évaluer des modes d’administrations du traitement moins invasif et stressant pour les souris, ce qui permettra, in fine, une amélioration et un raffinement de ce protocole, dans un souci de respecter les 3Rs de l’expérimentation animale Enfin, il faut prendre en compte que l’arthrose est une maladie chronique douloureuse et extrêmement répandue au sein de la population (40% des personnes de plus de 70 ans développe de l’arthrose), qui, de fait, exerce une pression importante sur le milieu médical. De manière connexe, l’arthrose de la hanche et du genou représente des poids financiers conséquents pour les pays européens, en effet, ils sont estimés entre 408-817 milliards d’euros et 350-700 milliards d'euros/an respectivement. Ainsi, au travers de l’étude de nouvelles cibles thérapeutiques, notre projet s’inscrit dans une démarche visant à améliorer la qualité de vie des patients (amélioration de la mobilité et de l’autonomie des patients, diminution des douleurs chroniques et de comorbidités associées) et à réduire les coûts socio-économiques (limitation de dépenses liées aux arrêts de travail prolongé et aux intervention) exercées par l’arthrose sur notre société.

Procédures

Les animaux âgés de 8,10,12 ou 14 semaines recevront des injections intrapéritonéales du composé d’intérêt quotidienne de quelques secondes sur une période de 3/5 jours ou seront soumis à un régime contenant le composé d’intérêt pendant 2/4 semaines. Un site différent sera choisi pour chaque injection afin de limiter les risques d’irritation pour l’animal. A l’âge de 10 semaines de vie post-natale, les animaux seront soumis à une chirurgie d’environ 15 minutes consistant en une déstabilisation d’un ménisque (cartilage servant de cales et d’amortisseurs de l’articulation) du genou droit. Cette opération sera effectuée dans des conditions d’asepsie strictes, sous anesthésie gazeuse et associées à un traitement anti-douleur pré- et post-opératoire. Une injection sous-cutanée de solution saline physiologique sera également effectuée afin de prévenir la déshydratation des animaux.

Impact sur les animaux

Dans les trois premiers jours suivant la chirurgie, si des douleurs sont ressenties par l’animal, celui-ci peut entrer dans un état de prostration, s’isoler des autres animaux de la cage et cesser les interactions comme par exemple le toilettage social. Cette douleur pourrait notamment être causée par une dilacération du tissu cutané supplémentaire, inopinée et indépendante de l’incision initiale pendant les chirurgies. De plus, une infection pourrait survenir au niveau des sutures post-chirurgicales. Comme indiqué dans la littérature, la présence du composé d’intérêt dans la nourriture peut provoquer une aversion chez les animaux et donc entraîner une perte de poids significative. Une acclimatation des souris à ce régime spécifique sera réalisée, de même, la prise de nourriture et le poids des animaux feront l’objet d’une évaluation régulière. De façon générale, différents points limites (changement de poids corporel, apparence physique, comportement non provoqué...) seront attentivement surveillés.

Devenir

L’ensemble des animaux utilisés dans ce projet seront euthanasiés afin de réaliser des prélèvements post-mortem de tissus articulaires. Ces prélèvements sont indispensables pour évaluer la fiabilité et la reproductibilité d’induction de l’arthrose post-traumatique au sein de notre lignée de souris génétiquement modifiée, ainsi que pour mieux caractériser la progression de la maladie (notamment l’apparition de cellules hypertrophiques pathologiques) chez ces animaux.

Remplacement

Des modèles in vitro/ex vivo permettent d’étudier la formation de nouveaux vaisseaux sanguins et sont utilisés en amont de la présente étude pour remplacer au maximum le recours aux expérimentations animales. Ces modèles impliquent l’utilisation de cellules endothéliales d’origine humaine pour des tests de formation de tubes ou de migration cellulaires. Lors de ces tests il est possible de faire varier plusieurs paramètres et d’évaluer l’effet de communication cellulaires d’intérêt. Cependant l’utilisation de ces modèles reste limitée par le fait que les cellules endothéliales nécessitent un milieu de culture spécifique, peu compatible avec de nombreux autres types cellulaires. Or, dans le cadre de l’arthrose, l’environnement articulaire se compose de différents tissus et types cellulaires ainsi que d’un liquide synovial trop complexes à prendre en compte dans la mise en place de modèles in vitro ou informatiques, ni même dans un modèle d’animal invertébré. D’autre part, l’arthrose est une pathologie aux causes et conséquences multiples difficilement reproductibles dans un système in vitro non intégré. C’est pourquoi, aujourd’hui, aucun autre modèle substituable aux modèles animaux ne nous permet d’évaluer les processus impliqués dans le développement de l’arthrose ni l’intérêt de nouvelles cibles thérapeutiques potentielles.

Réduction

Dans le cadre du respect des 3Rs en éthique animale, le nombre d’animaux utilisés dans les procédures a été réduit au strict minimum. Le nombre de 9 animaux de chaque sexe par groupe a été calculé par un test reconnu de puissance statistique, afin de s’assurer de pouvoir conclure sur une différence significative. Pour l’analyse des résultats, le test statistique le plus adapté sera utilisé pour pouvoir comparer toutes les conditions. Il est également important de souligner que chaque souris fera l’objet de prélèvement multi-organes (prélèvement de sang, colonne vertébrale, pattes avant et arrières, trachée et poumons, artère aorte). Cette approche présente l’avantage de rassembler une collection d’échantillons suffisante sur un nombre restreint d’animaux. Enfin, notre projet comprend l’utilisation de techniques d’analyses très haut débit qui permettent de générer un grand nombre de données pertinentes scientifiques à partir d’un faible nombre d’échantillons.

Raffinement

Cette étude prend en considération la règle des 3R en intégrant une optimisation du raffinement des protocoles par l’évaluation de l’efficacité de mode de délivrance alternatifs d’un composé actif, afin de réduire le recours à des gestes invasifs sur les animaux. Premièrement, nous déterminerons si l’utilisation d’un régime alimentaire contenant le composé actif peut se substituer aux injections intrapéritonéales, plus invasives et stressantes pour l’animal. Dans un second temps et uniquement si le premier protocole de raffinement ne donne pas de résultats satisfaisants, nous évaluerons l’intérêt d’un mode de délivrance qui associe un nombre réduit d’injections intrapéritonéales et un régime alimentaire à base de composé actif. Pour le protocole d’induction de l’arthrose, une analgésie est assurée en avant et après l’opération. Les souris sont anesthésiées par inhalation d’un gaz durant toute la procédure. La chirurgie, même si celle-ci ne dure pas plus de 15 minutes, sera effectuée sur tapis chauffant afin d’écarter tout risque d’hypothermie. Les souris seront ensuite transférées dans une cage de réveil également disposée sur tapis chauffant le temps de récupérer. Après 6h et 24h post-chirurgie, un traitement antalgique est administré aux animaux dans un souci de raffiner la prise en charge de la douleur suceptible d'être ressentie par ces derniers. Les animaux sont observés quotidiennement pendant les 3 premiers jours post chirurgie puis 2 fois par semaine. Des grilles de points limites ont été définies pour chacune des procédures et permettront une gestion de la douleur adaptée selon le nombre et la sévérité des signes cliniques observés.

Choix des espèces

Le choix de la souris comme modèle animal dans ce projet est fondé sur plusieurs critères. La souris est tout d’abord un modèle de référence pour la recherche fondamentale ainsi que pour les études pré-cliniques, car de nombreux outils de laboratoires sont développés et optimisés pour cette espèce. Notre projet est basé sur l’utilisation d’animaux génétiquement modifiés qui permettent des études précises et pertinentes dans les tissus squelettiques d’intérêt pour la recherche thérapeutique sur l’arthrose. Ces lignées de souris génétiquement modifiées sont déjà développées et disponibles. Le modèle de souris d’arthrose post-traumatique par déstabilisation du ménisque médian est le plus décrit dans la littérature et fait ainsi office de référence pour l’étude de cette pathologie. Le choix de l’espèce souris s’explique également par la nécessité de travailler sur des animaux arrivés à maturité squelettique. Les animaux inclus dans cette étude seront à maturité squelettique et âgés de 8-14 semaines, il s’agit du stade de développement consensus dans la littérature pour l’induction de l’arthrose post-traumatique par déstabilisation du ménisque médial.

  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
Souris : 2500
Souffrances
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Devenir
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 2500

2 500 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, chacune pouvant recevoir jusqu'à trente injections espacées de huit heures et subir dix micro-prélèvements de sang après section de la pointe de la queue. Toutes sont tuées en fin de procédure pour le recueil des échantillons. L'objet est de vérifier l'innocuité de composés en développement, le porteur estimant que 200 composés seront testés en cinq ans sur ces 2 500 souris. Il indique que ces candidats-médicaments peuvent induire une mort cellulaire, la défaillance d'un ou plusieurs organes et des douleurs locales ou systémiques, tout en présentant l'opération comme un moyen de définir une posologie ne portant pas atteinte au bien-être des animaux non-humains.

Objectifs

Dans le cadre du développement de nouveaux médicaments ou de nouveaux outils pharmacologiques, il est nécessaire d’étudier l’activité pharmacologique de la substance active chez l’animal. Avant ces études pharmacologiques, il est indispensable d’évaluer l’innocuité des produits pharmacologiques (sondes…) et candidats-médicaments en cours de développement dans le but d’identifier les effets indésirables liés à l’administration de ces composés. Cette étape clé doit permettre de mettre en évidence toutes atteintes au bien-être animal et de définir les conditions d’utilisation optimale des composés avant leur utilisation future dans des modèles complexes chez la souris. Cette étape permet aussi d’éliminer les composés présentant une toxicité incompatible avec l’utilisation souhaitée.

Bénéfices attendus

La mesure de l’innocuité des composés permettra d’éliminer les plus toxiques et de définir les conditions d’utilisation les plus adaptées et notamment une posologie (voie, dose et fréquence d’administration) ne portant pas atteint au bien-être des animaux. Ce projet s'inscrit pleinement dans les étapes indispensables au développement des candidats-médicaments. Il permet de réduire drastiquement le nombre de candidat-médicament à tester dans les études d’activité tout en augmentant les probabilités d'obtenir un médicament ou un outil pharmacologique efficace et sûr.

Procédures

Les animaux vigiles seront soumis à des injections (quelques secondes) pour l'administrer les composés étudiés. Les composés étudiés seront administrés 1 à 30 fois avec un minimum de 8h entre chaque administration. Une anesthésie de quelques minutes est nécessaire pour le rasage des animaux et certaines administrations. Afin de suivre la concentration sanguine du composé et/ou contrôler les constantes biologiques et les biomarqueurs au cours du temps, un maximum de 10 micro-prélèvements de sang (environ 1min) seront réalisés à l’extrémité de la queue et sur une période minimale de 72h. Un prelèvement de sang terminal sera effectué sous anesthésie.

Impact sur les animaux

La manipulation et la contention des animaux entrainent un stress léger et de courte durée. Les injections entraînent une douleur légère de courte durée et peuvent être répétée durant 30 jours consécutifs. La section de la pointe de la queue (moins d’un demi millimètre) utilisée pour permettre des prélèvements sanguins de qualité, rapidement et sans contention entraine également une douleur légère de courte durée. Les candidats médicaments testés sont susceptibles d’exprimer leur activité biologique et tout autre effets indésirables. Ils sont susceptibles de perturber les fonctions biologiques, d’induire une mort cellulaire, d’entrainer la défaillance d’un ou plusieurs organes, de provoquer des douleurs locales ou systémiques se traduisant par une modification du comportement des animaux.

Devenir

Les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure expérimentale afin de recueillir les échantillons nécessaires aux analyses

Remplacement

Les candidats-médicaments et les produits pharmacologiques auront été sélectionnés préalablement pour leur activité et leur innocuité sur les modèles cellulaires, ainsi que pour leur caractéristiques pharmacochimiques (solubilité, stabilité plasmatique et microsomale…). Cependant, tous les essais réalisés ne peuvent prédire l’innocuité d’un composé car aucun modèle alternatif (bio-informatique, moléculaire et/ou cellulaire) n’est suffisamment intégré et complexe pour reproduire les fonctions mécaniques vitales et l’ensemble des phénomènes biologiques nécessaire à la vie et impliqués dans l’absorption, la distribution, la dégradation et l’élimination des médicaments. Ces phénomènes biologiques sont liés à la circulation sanguine, aux barrières biologiques et aux voies d'élimination (dégradation par le foie, élimination biliaire et rénale...) et régulent l’activité des médicaments. Pour ces raisons, une approche chez l’animale reste indispensable pour sélectionner les composés les plus prometteurs et éliminer les plus dangereux avant de poursuivre leur développement. Les études seront réalisées chez le souris, car cette espèce est la plus utilisée dans le cadre du développement des candidats-médicaments.

Réduction

La réalisation des procédures par un technicien rompu à ces manipulations garantit une bonne reproductibilité et permet de limiter le nombre d’animaux à engager dans les protocoles. La procédure permet la mise en évidence des effets indésirables dès 2 animaux par condition testée en l’absence d’analyses biologiques. La mise en place de micro-prélèvements répétés chez un même animal permet de suivre l’évolution des constantes biologiques. Pour ces analyses, 5 à 8 animaux par groupe permettent une analyse statistique efficace des résultats . D’après notre expérience antérieure et l’évolution des pratiques, nous estimons que l’innocuité de 200 composés sera mesurée sur une période de 5 ans pour un maximum de 2500 souris.

Raffinement

La procédure expérimentale est conçue pour garantir le bien-être de l’animal et réduire au maximum l’inconfort, le stress et la souffrance. La souris étant un animal social, les souris seront maintenues en groupes sociaux, dans des cages enrichies d’un tube de change et de matériaux de « nidification », d’un igloo, d’une roue, d’une balançoire et de bâtonnets à ronger. Une période d'acclimatation et d'habituation de 2 semaines sera respectée. Les souris seront anesthésiées pour permettre certaines administrations et seront alors placées sur un tapis chauffant afin de prévenir une hypothermie. La douleur liée aux injections est une douleur ponctuelle réversible qui fera l’objet d’une surveillance de l’animal. Un renforcement positif est mis en place après chaque administration par l’ajout de récompenses alimentaires dans la cage (« Mini-gâteries »). Les animaux seront particulièrement surveillés après l’administration des composés. Aucun animal ne sera maintenu en vie s’il présente des signes de douleur ou d’inconfort et/ou une perte ou absence de prise de poids significative (généralement dès 2 à 5% d’écart). Les micro-prélèvements de sang sont réalisés sur les animaux vigiles et non contraints (sans boite ou tube de contention), à même de signifier librement tout manquement à leur bien-être.

Choix des espèces

La mesure de l’innocuité est réalisée chez la souris, car cette espèce est la plus utilisée dans le cadre du développement des candidats-médicaments et des produits pharmacologiques. De plus, certains composés sont très difficiles à synthétiser et la petite taille de la souris requiert beaucoup moins de composé. Enfin, ce choix permet aussi de mesurer l’innocuité d’un composé chez la même espèce que pour les futures études d’activités, elles-mêmes nécessitant le plus souvent le recourt à des animaux génétiquement modifiés, plus facile à trouver ou générer chez la souris. L’âge des souris sera déterminé en fonction de l’objectif scientifique et de la pathologie visée. Les souris seront âgées d’au minimum 4 semaines afin que la procédure puisse être réalisée sans remettre en cause le bien-être de l’animal.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Cochons : 6
Souffrances
▲ 6
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Devenir
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 6

Six porcelets de 40 kilos vont être opérés du rachis sous anesthésie pendant environ trois heures, puis tués sans reprise de conscience, à raison de deux par an pendant trois ans. La finalité est de mesurer jusqu'où la pression hydrostatique employée en chirurgie endoscopique de la colonne peut monter avant d'altérer la conduction nerveuse, avec relevé de la pression intracrânienne et des potentiels évoqués moteurs et sensitifs. Le porteur justifie le choix du porcelet par son poids, proche de celui d'un jeune humain, et par la possibilité d'utiliser les mêmes instruments et les mêmes gestes que sur un patient. Il écrit ne pas avoir "les moyens techniques" de remplacer cette formation par des méthodes in vitro, désignant ainsi comme une formation ce que le titre annonce comme un projet de recherche.

Objectifs

La chirurgie de la colonne vertébrale est en pleine mutation, il existe des nouvelles techniques endoscopiques qui permettent de traiter des pathologies lombaire mais qui impose de travailler avec une pression hydrostatique augmentée et à côté des éléments neurologiques. Cette situation peut provoquer des troubles neurologiques si la pression hydrostatique est trop importante. A l’heure actuelle on ne se sait pas quelle est la limite de tolérance de la limite du système nerveux a ses augmentions de pression. Pour le savoir nous envisageons une étude d’augmentation progressive de cette pression hydrostatique au niveau lombaire et des réponses du système nerveux de la moelle et du cerveau avec quatre paramètres la pression intra crânienne, la pression au niveau du canal thoracique, des potentiels évoqués moteurs (PEM), somesthésies/sensitifs (PES).

Bénéfices attendus

A l’heure actuelle on ne se sait pas quelle est la limite de tolérance de la limite du système nerveux à ses augmentions de pression. Pour le savoir nous envisageons une étude d’augmentation progressive de cette pression hydrostatique au niveau la colonne vertébrale et des réponses du système nerveux de la moelle et du cerveau avec quatre paramètres la pression intra crânienne, la pression au niveau du canal thoracique, des potentiels évoqués moteurs (PEM), somesthésies/sensitifs (PES). Il est essentiel de déterminer si une pression appliquée pendant quelques secondes au même effet qu'une pression maintenue plusieurs minutes et d’identifier des seuils temporels responsables de modifications des PEM, PES et de la pression intracrânienne (PIC). Les durées de 30 secondes, 1 minute et 5 minutes ont été choisies pour représenter des intervalles typiques observés en chirurgie endoscopique et en expérimentation animale pour évaluer les troubles neurologiques si la pression hydrostatique est trop importante.

Procédures

Les animaux seront soumis à une procédure chirurgicale d’environ 3h, sous anesthésie générale.

Impact sur les animaux

Le transport de l’animal, dans une table élévatrice couverte d’une couverture au bloc opératoire et la chirurgie, anesthésie longue (risque d’hypothermie), sont les deux points où l’animal pourrait ressentir du stress, douleur ou souffrance. La durée des nuisances est de 3h.

Devenir

Respect du protocole des « animaux sans réveil », selon la réglementation. L’acte d’euthanasie animale peut être justifié par une raison médicale (un état de santé, une souffrance intense ressentie par l’animal.)

Remplacement

Nous n'avons pas les moyens techniques, à ce jour, pour remplacer cette formation par des méthodes in vitro ou artificielles. La pratique sur le vivant est indispensable pour acquérir des Critères d’évaluation PEM et PES et d’analyser les différentes pressions entre la colonne vertébrale et le canal thoracique.

Réduction

A partir d’une base de la littérature, le nombre de porcs est réduit au minimum, il y aura 2 cochons par an pendant 3 années accompagnée. Pour les analyses statistiques chaque cochon aura son propre référent et sera suffisant pour obtenir les premiers résultats.

Raffinement

La pose d'un cathéter permet de réduire le nombre d'injections. L’injection par IV d’ Analgésie est en continu pendant tout l’intervention afin d’évaluer et soulager les douleurs sur l’animal. L'utilisation d'un monitoring lors de l'anesthésie (Avec mesure des constantes : saturation d'oxygène, fréquence cardiaque, pression artérielle...) permet de définir des points limites précoces et de prendre les décisions sur le devenir de l'animal.

Choix des espèces

Le porcelet de 40 kg est l'animal le plus proche de l'anatomie humaine car la taille de ses organes et son métabolisme permet aux chirurgiens de se mettre en situation similaire à la chirurgie d'un patient humain. Nous pouvons utiliser la même instrumentation et les gestes techniques sont les même que chez un patient opéré. Le choix de ce stade de développement est tout simplement dû au poids de l'animal approchant du poids moyen d'un jeune humain. Un poids supérieur poserait un problème de manipulation (pas de matériel de levage adapté).

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
    • Système respiratoire
Souris : 1332
Souffrances
▲ -
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▲ 180
▲ 1152
Devenir
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 1332

1 332 souris vont être utilisées, 1 152 d'entre elles dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, toutes tuées après sept à vingt-huit jours de suivi ou dès l'atteinte d'un point limite. Elles subissent une chirurgie de dix minutes qui provoque une péritonite, puis une instillation de bactéries directement dans les poumons, avec douleurs sévères, difficultés respiratoires, difficultés à boire et à manger, perte de poids et déshydratation. Une perte de poids supérieure à 20 % déclenche la mise à mort. L'enjeu déclaré est de restaurer les défenses pulmonaires de patients fragilisés par une première infection, et le porteur conclut que l'utilisation d'animaux vivants est "nécessaire" pour évaluer ces thérapies.

Objectifs

Les infections bactériennes sévères représentent un problème croissant de santé publique et représentent une cause majeure de décès. Grâce aux progrès de la réanimation, la plupart des patients pris en charge pour des infections graves survivent à la phase initiale mais présentent ensuite une susceptibilité particulière aux infections nosocomiales (acquises à l'hôpital), et notamment des infections pulmonaires liées à des bactéries souvent multi-résistantes aux antibiotiques. L'objectif de ce projet est de restaurer les défenses contre les infections pulmonaires chez des animaux fragilisés par une première infection, sur la base de modèles de deux infections successives, d'abord extra-pulmonaire (péritonite) puis pulmonaire.

Bénéfices attendus

Les infections nosocomiales représentent un enjeu majeur de santé publique, notamment chez les patients fragilisés pris en charge en réanimation. Ces travaux expérimentaux visant à reproduire cette situation clinique particulière ont pour but d'investiguer les défenses pulmonaires des patients fragilisés, et identifier ainsi de nouvelles approches thérapeutiques applicables à l’homme.

Procédures

Injections intra-péritonéales d'antalgiques: 8 à 10 fois, durée 10 s par injection Injections intra-péritonéales de traitement ou de solution : 1 fois, durée 10 s par injection Intervention chirurgicale : 1 fois, durée 10 minutes, sous anesthésie générale médicamenteuse Instillation pulmonaire: 1 fois, durée 15 s, après anesthésie générale gazeuse de 5 min Injection intra-veineuse: 1 fois, durée 30 s, sous anesthésie générale gazeuse.

Impact sur les animaux

Injections intra-péritonéales (antalgiques, médicaments immunomodulateurs): stress, douleur légère Intervention chirurgicale: stress de l'anesthésie et de la chirurgie, douleurs sévères, difficultés à boire et manger, perte de poids, déshydratation Inoculation intra-trachéale: stress de l'anesthésie et de l'instillation, difficultés respiratoires, difficultés à boire et manger, perte de poids, déshydratation Injection intra-veineuse: stress de l'anesthésie et de la ponction.

Devenir

mise à mort après atteinte de points limites ou de manière programmée pour prélèvements d'organes et de tissus, ou à la fin de la période de suivi pour l'expérimentation (7 à 28 jours)

Remplacement

L’objectif global de ce projet de recherche est d’appréhender les conséquences et les mécanismes régulateurs des dysfonctions immunitaires induites par un sepsis sur les fonctions de défense pulmonaire. Le sepsis étant défini par une infection généralisée responsable de défaillances multi-organes, l’utilisation d’animaux vivants est nécessaire afin d’investiguer les conséquences de l’immunodépression induite par le sepsis sur une pneumonie bactérienne secondaire, et d'évaluer le potentiel immunomodulatuer de thérapies médicamenteuses ou cellulaires. Cependant, certaines expériences de modulation fonctionnelle peuvent être effectuées à l’aide de lignées cellulaires ou de cellules primaires manipulées ex vivo qui viennent compléter des résultats obtenus par l’expérimentation in vivo. Ainsi le T2AA a déjà fait l'objet d'évaluations fonctionnelles et mécanistiques in vitro sur des polynucléaires neutrophiles isolés.

Réduction

La procédure 1 a pour but d'optimiser les conditions d'administration intra-pulmonaire des cellules souches et ainsi réduire le nombre d'animaux utilisés dans la procédure 2. Les efforts de réduction impliquent la calibration de la sévérité des modèles en fonction des objectifs poursuivis, l’utilisation d’animaux de lignée, d’âge et de poids similaires, obtenus chez le même fournisseur. Dans la mesure du possible, les prélèvements d’organes et les investigations sont regroupées de manière à réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés. Une technique d’inoculation est utilisée pour induire une pneumonie, très fiable pour contrôler la dose de bactéries effectivement instillées en intra-pulmonaire, et de fait réduit la variabilité du modèle. Des tests statistiques adaptés ont été utilisés pour calculer au mieux le nombre d'animaux nécessaires, en prenant en compte la variabilité inhérente à ce type de modèle.

Raffinement

L'induction d'une péritonite, ainsi que la chirurgie contrôle seront réalisées sous anesthésie générale suivie d'une analgésie et d'une réhydratation systématiques biquotidienne pendant 72h. La technique d’instillation pour induire une pneumonie est réalisée par les voies naturelles sous une brève mais profonde anesthésie générale gazeuse. Les animaux seront soumis à une surveillance rapprochée avec établissement de points-limites justifiant la mise à mort anticipée de l'animal. La chirurgie se fera sous analgésie et sous anesthésie générale. Les animaux seront maintenus en milieu enrichi. En collaboration avec le vétérinaire, des points-limites stricts et spécifiques au projet ont été introduits. Ces points limites sont simples et reproductibles sous la forme de la perte de poids (>20%) et d’un score de douleur et d’inconfort adapté à ces actes expérimentaux. En cas de perte de poids intermédiaire (10 à 20% du poids initial) un diet gel sera mis à disposition sur le sol de la cage pour assurer une hydratation et prise alimentaire.

Choix des espèces

Les souris sont les animaux les plus utilisés en immunologie, car dotées d'un système immunitaire de mammifères proche du système immunitaire humain. Les modèles murins de péritonite polymicrobienne, de choc endotoxinique et de pneumonie bactérienne miment des infections communes observées chez l'Homme. Nous utiliserons des souris âgées de 8-16 semaines (souris adultes avec système immunitaire mature), afin d’obtenir un poids relativement homogène (17-23g).

  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
    • Système nerveux
Rats : 1760
Souffrances
▲ -
▲ 400
▲ 1360
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1760

Provoquer une encéphalopathie hépatique en quatre à sept jours par intoxication au thioacétamide, puis y tester des composés quelle que soit la voie d'administration, per os, intraveineuse, intrapéritonéale ou par dialyse péritonéale. 1 760 rats vont être utilisés, 1 360 d'entre eux dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués pour l'évaluation histologique du foie, des reins et du cerveau. Ils subissent jusqu'à sept administrations intrapéritonéales pendant l'induction, jusqu'à vingt administrations de traitement, quatre drainages de dialysat de quinze minutes sous anesthésie générale et jusqu'à six prélèvements sanguins. Le porteur qualifie ses modèles de "modérés" tout en énumérant les signes attendus, vocalises spontanées, dyspnée, incapacité à se retourner, absence de réflexe pupillaire, ptôse palpébrale avec larmoiement et œdème cérébral.

Objectifs

L'encéphalopathie hépatique (EH) est un syndrome d'altération des fonctions cérébrales dû à une maladie hépatique aiguë ou chronique. Les manifestations peuvent aller de troubles psychiatriques, neurologiques subcliniques jusqu’au coma. Ce syndrome est associé à une morbidité, à un taux de mortalité élevé et nécessite des soins importants. Bien que l’encéphalopathie hépatique ne soit pas entièrement comprise, il est admis qu’elle est liée à la présence de médiateurs inflammatoires et de neurotoxines circulantes, notamment l’ammoniaque. L’une des principales sources d’ammoniaque est par le métabolisme des acides aminées issus de l’alimentation par les bactéries du microbiote. Chez un patient sain, le foie le métabolise en urée, qui est ensuite éliminée dans les urines. Lors d’une défaillance hépatique qu’elle soit fulgurante, chronique ou associée à une cholestase (diminution ou un arrêt de l'écoulement de la bile produite par le foie), la transformation de l’ammoniaque par le foie en urée pour être éliminée dans les urines est profondément altérée. Outre la transplantation hépatique, il existe certains traitements tels la lactulose ou la rifaximine, avec certains effets secondaires et des pathologies réfractaires au traitement. Le but de ce projet est de non seulement reproduire la pathologie humaine dans différents modèles expérimentaux d’atteintes hépatiques et de démontrer l’activité de nos composés et ce quelle que soit la voie d’administration : Per os, intraveineuse, intrapéritonéale ou par voie de dialyse péritonéale.

Bénéfices attendus

L'encéphalopathie hépatique fulgurante (EHF) est observée dans environ 50 à 70 % des cas d'insuffisance hépatique aiguë (IHA), surtout en présence de certaines étiologies comme l'hépatite virale aiguë, la toxicité médicamenteuse ou l'intoxication alcoolique. Le pronostic de l'EHF est souvent très grave, et le risque de mortalité est élevé, particulièrement si la prise en charge est tardive. Le taux de mortalité associé à l'encéphalopathie hépatique fulgurante peut atteindre 50 % ou plus dans les cas graves, surtout si une transplantation hépatique n'est pas disponible ou si elle est retardée. Le degré de gravité de l’EH (score de West Haven) reste un facteur de pronostic important. Les deux modèles proposés sont de type aiguë, l’un par intoxication par un produit nocif pour le foie (Thioacétamide) et l’autre par saturation de l’organisme et déséquilibre du système enzymatique à l’origine de l’élimination de l’ammoniaque. Ce projet vise par un traitement à bloquer et reverser le processus qui conduit à la mise en place de l’encéphalopathie hépatique et dans le cas d’une atteinte cirrhotique de pouvoir avoir accès à une transplantation hépatique.

Procédures

Les animaux subiront 7 administrations intrapéritonéales pour les procédures 1 à 3, 4 administrations intrapéritonéales pour les procédures 4 à 6 d’une durée d’une minute pendant la phase d’induction de la pathologie. Un prélèvement de sang (durée 1 minute) avant début des traitements sous anesthésie à l'isoflurane (durée 3 minutes). Cas de la dialyse : 4 administrations des composés à raison d’une fois par jour pendant 4 jours consécutifs (durée 1 minute) sous anesthésie (3 minutes) et 4 Drainages du dialysat à raison d’une fois par jour pendant 4 jours consécutifs (15 minutes) sous anesthésie générale. Autres types de traitement : au maximum 20 administrations par gavage, en sous-cutanée, en intraveineuse, en intranasale (durée une minute) ou en administration intraveineuse lente (durée 30 minutes). 4 prélèvements de sang intermédiaires (durée 1 minute) sous anesthésie (durée 3 minutes) . Un prélèvement de sang final (durée 1 minute) sous anesthésie (durée 3 minutes).

Impact sur les animaux

L’encéphalopathie est une pathologie très lourde pouvant conduire au décès du patient. La décompensation « spontanée » peut inéluctablement conduire à la mort. Les modèles étudiés s’apparentent davantage à des modèles d’hyperammoniémie soi de type ALF (atteinte hépatique aigue) soi par perturbation métabolique. La forme la plus grave de la pathologie humaine est le coma et les parties développement de modèle nous permettront un ajustement de façon à ne pas l’atteindre dans le cadre d’étude de produits. Sur les deux procédures de développement de modèle, des signes comme des vocalises spontanées, des difficultés respiratoires (dyspnée), une incapacité à se retourner, une absence de réflexe pupillaire, une ptose palpébrale avec larmoiement et une pâleur prononcée pourront être observés. Des effets indésirables spécifiques aux administrations massives répétées de thioacétamide sont décrits dans la littérature comme l’hypoglycémie, l’hypotension, la chute des globules rouges et les troubles de la coagulation. Une observation plus approfondie de la couleur de la peau des animaux (pâleur) sera à effectuer le lendemain.

Devenir

L'évaluation histologique des organes majeurs (foie, reins et cerveau) et une investigation approfondie des biomarqueurs plasmatiques circulants imposent la mise à mort des animaux

Remplacement

Les modèles développés et décrits dans ce projet reproduisent un déséquilibre de l’ammoniémie avec atteinte cérébrale. Il n’existe à ce jour pas de modèle in vitro permettant de reproduire cette pathologie qui se base entre autres sur des anomalies comportementales. Les premières étapes du programme de recherche seront réalisées dans des tests in vitro pour évaluer les activités intéressantes sur des paramètres connus jouant un rôle dans l’évolution de la pathologie étudiée.

Réduction

Le nombre d’animaux estimé pour chaque procédure tient en compte de l’hétérogénéité associée aux modèles d’induction de la défaillance hépatique et métabolique. Le nombre initial de certaines procédures permettra l’élimination d’animaux sous ou sur-répondants, ce afin d’avoir une meilleure homogénéité après réponse à l’agent précipitant et donc in fine de réduire les groupes d’étude finaux. Les administrations de produits toxiques pour le foie sont décrites dans la littérature afin d’induire une encéphalopathie en très peu de temps (4 jours ou 7 jours) . Nous nous baserons sur ces données scientifiques afin de définir le nombre d’animaux nécessaire à la caractérisation de ce modèle.

Raffinement

L’encéphalopathie hépatique à son stade terminale est une pathologie sévère, qui chez l’humain entraîne de nombreux décès dans un délai de 1 à 3 ans. Nos modèles expérimentaux sont des modèles d’encéphalopathie fulgurante qui ne devrait pas atteindre les stades les plus tardifs de la pathologie humaine, ils visent à induire en quatre ou sept jours à amener un taux d’ammoniaque suffisamment élevé pour causer des séquelles cérébrales. Nos modèles, tels que décrits dans la littérature, restent néanmoins modérés et ne devrait causer que d’un point de vue comportementale des troubles de la mémoire et de la confusion et d’un point de vue physiologique un œdème cérébrale et une hyperammoniémie. Nous avons établi une liste de signes cliniques de manière à ne pas conserver des animaux ayant atteint ces points limites. Ceux-ci sont spécifiques des séquelles neurologiques et nous serviront le cas échéant à réajuster notre modèle. Les procédures se feront avec un hébergement adapté au bien-être des animaux avec un enrichissement du milieu (morceaux de bois à ronger, tunnel et éléments de nidification). Au cours des procédures, nous appliquerons pendant les périodes qui suivent non seulement les administrations de thioacétamide (hypoglycémie possible) mais également les prélèvements sanguins, un apport d’aliment gélifié enrichi qui favorise la récupération des animaux. Une partie des observations étant de nature comportementale, les études requiert l’utilisation d’animaux et ne peuvent être remplacées par des expérience in vitro.

Choix des espèces

Sur la base de la littérature scientifique, aucun modèle invertébré ne permet à ce jour de développer une encéphalopathie associée à une atteinte hépatique et donc de valider l’efficacité d’un traitement dans cette pathologie. Le génome des rongeurs et celui de l'homme ont 90% d’homologie, cela en fait un modèle de choix dans les études pharmacologiques. Le choix de l'espèce Rat a été fait en se basant sur la littérature scientifique et sur nos connaissances des caractéristiques des molécules à tester. Les traitements induits aux animaux affectent essentiellement la fonction hépatique et produisent des modifications métaboliques. Il est nécessaire de les appliquer sur un organisme développé, qui puisse mettre en place des mécanismes de réparation et de défense. L’animal au stade de jeune adulte qui a un système immunitaire compétent (microbiote bien établi) et des mécanismes de réponse à des stress inflammatoires correspond au stade de vie requis pour développer notre modèle expérimental. Pour se faire, nous utiliserons des animaux de 6 semaines (250-275 gr) à l'arrivage.

  • Formation professionnelle
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Rats : 426
Souffrances
▲ 10
▲ -
▲ 416
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 426

Une injection unique de monocrotaline provoque une hypertension pulmonaire, un nouveau médicament est administré au quatorzième jour, une échocardiographie sous anesthésie suit aux jours 21 et 28, puis un cathétérisme du cœur droit d'environ trente minutes est pratiqué sans réveil. 426 rats vont être utilisés ainsi, dix d'entre eux dans des procédures menées sous anesthésie sans réveil et 416 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le porteur affirme que la maladie induite reste cliniquement asymptomatique sur les quatre semaines étudiées et qu'il arrête le modèle avant l'apparition de l'insuffisance cardiaque droite. Tous les rats sont tués en fin d'expérimentation pour l'analyse radiologique et histologique de leurs poumons.

Objectifs

L'hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) est une maladie rare et grave qui affecte les petits vaisseaux sanguins des poumons. Dans cette maladie, les parois des petites artères pulmonaires s'épaississent et se rétrécissent, ce qui rend la circulation du sang plus difficile. Cette obstruction augmente la pression dans les poumons et force le côté droit du cœur à travailler plus dur pour pomper le sang. Avec le temps, cela peut mener à une insuffisance cardiaque droite et, sans traitement adéquat, au décès. Actuellement, les traitements disponibles pour l'HTAP ne parviennent pas à inverser ces altérations des vaisseaux pulmonaires. Un nouveau médicament, le Sotatercept, a récemment été approuvé et a montré des résultats prometteurs en améliorant l'état de certains patients atteints d'HTAP. Cependant, il ne fonctionne pas aussi bien chez tous les patients, et nous ne comprenons pas encore pourquoi. Ce projet a pour but de mieux comprendre comment le Sotatercept agit et pourquoi son efficacité varie selon les patients. Pour cela, nous allons utiliser un modèle préclinique chez le rat pour reproduire les conditions de l'HTAP humaine. Nous étudierons comment le Sotatercept affecte les vaisseaux pulmonaires en fonction de la gravité de la maladie et du sexe des animaux. Les objectifs spécifiques du projet sont : 1. Observer comment les vaisseaux pulmonaires changent au fil du temps : Nous utiliserons des techniques d'imagerie avancées pour visualiser en trois dimensions les petits vaisseaux sanguins des poumons. Cela nous permettra de suivre l'évolution de leur structure, de mesurer leur taille et de voir si certains vaisseaux disparaissent au cours de la maladie. 2. Évaluer l'efficacité du Sotatercept selon la gravité de la maladie et le sexe : Nous administrerons le Sotatercept à certains rats et comparerons les résultats avec ceux qui ne reçoivent pas le traitement. En mesurant des paramètres comme la pression artérielle dans les poumons et la fonction cardiaque, nous pourrons déterminer si le médicament est plus efficace chez certains animaux en fonction de la gravité de leur maladie ou de leur sexe. 3. Former un ingénieur de recherche en poste au sein de l'équipe à la réalisation du cathétérisme cardiaque droit chez le rat, afin de renforcer les compétences techniques nécessaires au développement d'une thématique axée sur l’HTAP.

Bénéfices attendus

L'hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) est une maladie rare et grave qui provoque une augmentation anormale de la pression sanguine dans les vaisseaux des poumons. Cette pression élevée oblige le cœur à pomper plus fort, ce qui peut entraîner une insuffisance cardiaque du côté droit du cœur et, sans traitement efficace, conduire au décès. Malgré les avancées médicales, les traitements actuels ne parviennent pas à inverser les dommages causés aux petits vaisseaux pulmonaires. À court terme, ce projet vise à évaluer précisément l'efficacité d'un nouveau médicament prometteur appelé Sotatercept. Récemment approuvé, le Sotatercept a montré des résultats encourageants chez certains patients atteints d'HTAP. En utilisant un modèle de la maladie chez le rat, nous allons étudier comment ce médicament agit en fonction de la gravité de la maladie et du sexe des animaux. L'objectif est de mieux comprendre pourquoi certains patients répondent mieux au traitement que d'autres. Un autre bénéfice immédiat de ce projet est la formation spécialisée d’un ingénieur de recherche à la technique de cathétérisme cardiaque droit. Cette compétence clé, essentielle pour évaluer les anomalies hémodynamiques dans les modèles d’HTAP, renforcera la capacité de l’équipe à mener des recherches précliniques avancées et contribuera durablement à l’amélioration des compétences techniques disponibles au sein du laboratoire. À moyen terme, ces recherches permettront de combler une lacune importante dans notre compréhension des raisons pour lesquelles la réponse au Sotatercept varie d'une personne à l'autre. En utilisant des techniques d'imagerie avancées pour visualiser en trois dimensions les vaisseaux pulmonaires et en surveillant les changements au fil du temps, nous obtiendrons des données cruciales sur l'impact du médicament. Ces informations pourraient guider les médecins pour adapter le traitement en fonction de la gravité de la maladie et du sexe des patients, rendant ainsi le Sotatercept plus efficace pour chacun. À long terme, ce projet pourrait transformer la façon dont nous traitons l'HTAP. En développant des traitements capables de cibler efficacement les dommages spécifiques aux vaisseaux pulmonaires, nous espérons réduire les complications associées à la maladie, diminuer le risque de décès et améliorer durablement la qualité de vie des patients. Cela pourrait représenter une avancée majeure pour une maladie qui, jusqu'à présent, reste incurable.

Procédures

Pour une partie des animaux, une HTAP sera induite par une injection unique de monocrotaline (durée de l'intervention : 5 minutes), réalisée sous anesthésie et analgésie appropriées. Par la suite, une échocardiographie (environ 15 minutes sous anesthésie gazeuse) sera réalisée pour évaluer de manière non invasive la fonction cardiaque, puis un cathétérisme cardiaque droit impliquant une chirurgie (durée de l'acte : environ 1 heure, sous anesthésie générale) sera effectué, sans réveil, suivi de l’euthanasie de l’animal, nécessaire au prélèvement d'organes. Le cathétérisme cardiaque droit est la procédure standard réalisée chez l'homme pour diagnostiquer l’HTAP. Elle consiste à introduire un petit cathéter dans une veine pour atteindre le cœur droit et mesurer directement les pressions à l'intérieur du cœur et des vaisseaux pulmonaires. La procédure est exactement la même chez le rat, ce qui permet de recueillir des données comparables aux mesures cliniques humaines. Pour une autre partie des animaux, après induction de l'hypertension pulmonaire par injection sous-cutanée unique de monocrotaline (5 minutes), une injection d’un nouveau médicament de l'hypertension pulmonaire sera administrée au jour 14 (5 minutes), sous anesthésie et analgésie. À J21 et J28, une échocardiographie (environ 15 minutes sous anesthésie gazeuse) sera réalisée afin d'évaluer la fonction cardiaque. À J28 l’échocardiographie est suivie d’un cathétérisme cardiaque droit pour mesures hémodynamiques (environ 30 minutes sous anesthésie générale), sans réveil, suivi de l’euthanasie de l’animal, nécessaire au prélèvement d'organes. Comme précédemment, le cathétérisme cardiaque droit permet de mesurer directement les pressions dans le cœur et les poumons, en utilisant la même procédure que celle pratiquée chez l'homme pour diagnostiquer l'HTAP. Pour une autre partie des animaux, les animaux subiront seulement un cathétérisme cardiaque droit impliquant une chirurgie (durée de l'acte : environ 1 heure, sous anesthésie générale) sera effectué, sans réveil, suivi de l’euthanasie de l’animal, nécessaire au prélèvement d'organes.

Impact sur les animaux

L’HTAP qui se développe chez nos animaux est cliniquement asymptomatique sur la période étudiée de 4 semaines, sans insuffisance cardiaque droite ni surmortalité. Dans ce modèle, une insuffisance cardiaque droite commence à apparaître au-delà de 4 semaines, mais nous ne poussons pas le modèle jusqu’à ce point pour éviter les nuisances associées. Une réduction de la capacité à l’effort est possible, mais elle n’est pas observable dans les conditions standard de stabulation en dehors de tests spécifiques d’effort. Ainsi, sur la période étudiée, la pathologie reste silencieuse pour les animaux dans leur environnement normal, sans symptômes cliniques notables. Bien que les examens échographiques soient non invasifs, l’anesthésie générale nécessaire à leur réalisation peut induire un certain stress, notamment au moment de l’induction. Cet impact est toutefois minimisé grâce à un protocole anesthésique soigneusement adapté pour réduire le stress et garantir le confort de l’animal. L’évaluation hémodynamique, réalisée sous anesthésie générale et analgésie, nécessite un cathétérisme de l’oreillette droite et gauche, du ventricule droit, de l’artère pulmonaire et de la carotide. Bien que cet acte soit invasif, les nuisances sont strictement limitées grâce à une gestion rigoureuse de la douleur et à une euthanasie immédiate après l’intervention. Chaque étape est conduite avec soin afin de réduire autant que possible les impacts sur le bien-être animal tout en respectant les objectifs scientifiques

Devenir

Les animaux sont mis à mort en fin d’expérimentation pour permettre l’analyse (radiologique et histologique) des poumons (nécessité de prélever les organes).

Remplacement

Dans notre projet de recherche, l'utilisation d'animaux est essentielle en raison de la complexité de l'hypertension artérielle pulmonaire (HTAP). Cette maladie affecte plusieurs aspects du corps en même temps : les petits vaisseaux sanguins des poumons, la résistance au flux sanguin dans ces vaisseaux, et le fonctionnement du côté droit du cœur. Ces interactions dynamiques sont très complexes et, pour le moment, nous ne pouvons pas les reproduire fidèlement en laboratoire sur des cellules isolées ou avec des simulations informatiques. Bien que les expériences en laboratoire sur des cellules ou des tissus soient utiles pour étudier des mécanismes spécifiques, elles ne peuvent pas recréer l'ensemble des interactions entre les poumons et le cœur dans un organisme vivant. De même, les modèles informatiques actuels ne sont pas assez avancés pour simuler tous les processus biologiques, mécaniques et inflammatoires qui conduisent à l'HTAP et à ses complications. Il n'existe pas non plus de système artificiel ou de culture cellulaire capable de reproduire des éléments essentiels de notre étude, comme les changements structurels des vaisseaux pulmonaires (par exemple, la diminution du nombre de petits vaisseaux ou l'épaississement des parois), les variations de pression sanguine dans les poumons, ou l'évolution des problèmes cardiaques et pulmonaires au fil du temps en réponse à un traitement. Pour bien comprendre ces phénomènes, il est nécessaire de les étudier dans un organisme entier. En conclusion, l'absence d'alternatives sans animaux adaptées justifie le recours à des modèles animaux dans notre projet. Cependant, nous restons attentifs aux avancées scientifiques qui pourraient, à l'avenir, nous permettre de remplacer totalement ou partiellement les expérimentations animales dans ce domaine.

Réduction

Lorsque les animaux arrivent à la fin de l'expérimentation, après avoir évalué leur fonction cardiaque et pulmonaire à l'aide de méthodes spécifiques, nous prélevons leurs cœurs et poumons pour des analyses immédiates. Nous conservons également des échantillons supplémentaires de tissus pour des études futures. Cela signifie que chaque animal nous fournit le maximum d'informations possibles, ce qui évite d'en utiliser davantage à l'avenir. Avant de commencer l'étude, nous avons soigneusement calculé le nombre minimum d'animaux nécessaires pour obtenir des résultats valables. Nous avons utilisé des méthodes statistiques pour nous assurer que nous n'utilisions pas plus d'animaux que nécessaire, tout en garantissant que les données recueillies seraient suffisamment solides pour tirer des conclusions fiables. De plus, nous réalisons plusieurs types d'analyses sur les mêmes animaux. Par exemple, nous étudions à la fois le fonctionnement de leur cœur et de leurs poumons, puis nous examinons ces organes au microscope pour en comprendre les détails. Cela nous permet de limiter le nombre total d'animaux requis pour l'ensemble de l'étude. Nous estimons avoir besoin de 426 rats pour ce projet. Ce nombre représente le minimum nécessaire pour obtenir des résultats scientifiques valides qui pourraient contribuer à améliorer la compréhension et le traitement de l'hypertension artérielle pulmonaire.

Raffinement

Anesthésie et gestion de la douleur : Toutes les interventions sont réalisées sous anesthésie générale adaptée à chaque procédure. Cela signifie que les animaux sont profondément endormis et ne ressentent aucune douleur pendant les manipulations. De plus, nous administrons des médicaments contre la douleur pour nous assurer qu'ils ne souffrent pas après les interventions. Ces protocoles sont conçus pour minimiser l'impact sur les animaux et permettre une récupération rapide. Suivi des animaux : Des observations régulières et la mise en place de point limites nous permettent de réagir rapidement en cas de dégradation inattendue du bien-être animal. Confort et accès facilité à la nourriture : Pour aider les animaux en réveil (suite à l’anesthésie), nous mettons de la nourriture et de l'eau sous forme de gel directement sur la litière de leur cage. Cela leur permet de manger et de boire facilement, même s’ils n’ont pas encore récupéré toutes leurs capacités motrices.

Choix des espèces

Pour notre projet de recherche, nous avons choisi d'utiliser des rats pour plusieurs raisons importantes liées à la pertinence scientifique et au respect des principes éthiques. Pourquoi les rats ? Les rats sont largement reconnus comme un modèle pertinent pour étudier les maladies cardiovasculaires, en particulier l’HTAP. Les poumons des rats présentent des similitudes significatives avec ceux des humains, notamment dans la structure des petites artères pulmonaires. De plus, leur circulation sanguine et leur réponse aux médicaments affectant les vaisseaux sanguins sont comparables à celles observées chez les patients humains. Ces similitudes nous permettent de reproduire de manière fiable les changements vasculaires et cardiaques caractéristiques de l'HTAP chez l'homme. Pourquoi des rats adultes de 10 semaines ? Nous utiliserons des rats mâles et femelles âgés de 10 semaines, ce qui correspond à l'âge adulte chez cette espèce. Ce choix est justifié pour deux raisons : 1. Pertinence pour la maladie humaine : L'HTAP affecte principalement les adultes chez l'humain. En utilisant des rats adultes, nous pouvons mieux reproduire les caractéristiques de la maladie telles qu'elles se manifestent chez les patients. Cela assure que nos résultats seront plus pertinents et applicables pour comprendre et traiter l'HTAP chez l'homme. 2. Conformité avec les normes scientifiques : L'utilisation de rats adultes est conforme aux protocoles établis et aux recommandations de la communauté scientifique pour la recherche sur l'HTAP. Cela nous permet de comparer nos résultats avec ceux d'autres études et de contribuer efficacement à l'avancement des connaissances dans ce domaine.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 6341
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 1500
▲ 4841
Devenir
 -
 -
 -
 6341

Un score de douleur compris entre trois et huit déclenche des mesures correctives, en dessous de trois aucune mesure n'est prise. 6 341 souris vont être utilisées, dont 4 841 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, toutes tuées à l'issue. Elles reçoivent une injection de cellules tumorales, par voie intraveineuse pour disséminer la tumeur dans tout l'organisme ou en sous-cutané, puis entre cinq et vingt injections de composés répétées tous les trois jours jusqu'au soixantième jour. Le porteur décrit un développement tumoral dans le foie et le cerveau pouvant provoquer une paralysie, l'objet du projet étant d'évaluer des immunothérapies censées réactiver des cellules tueuses naturelles devenues dysfonctionnelles.

Objectifs

Le cancer est un fléau mondial qui touche des dizaines de millions de personnes dans le monde chaque année et qui est l'une des principales causes de mortalité. Les immunothérapies ont considérablement amélioré la prise en charge des patients et leur espérance de vie. La compréhension du système immunitaire, portée par l'utilisation de différents modèles murins, est à l'origine du développement de ces immunothérapies et de leur application à l'Homme. Les principales immunothérapies ciblent des lymphocytes de l'immunité adaptative. Cependant, les taux de réponse observés chez les patients restent hétérogènes et des effets secondaires importants, pouvant entraîner la mort des patients, sont observés. Ainsi, la recherche se penche sur des stratégies alternatives. Certaines cellules tueuses naturelles, des lymphocytes de l'immunité innée sont spécialisées dans l'élimination des cellules tumorales. Récemment, de nouvelles immunothérapies ciblant ces cellules se sont montrées extrêmement prometteuses. Ces nouvelles molécules sont des structures favorisant l'interaction entre les cellules cellules tueuses naturelles et les cellules tumorales en créant un pont moléculaire. A l'aide d'un modèle murin de lymphome, nous avons montré que la stimulation chronique de ces cellules tueuses naturelles par les cellules tumorales entraîne leurs dysfonctions et que le contrôle des cellules tumorales était moins efficace dans des organes tels que le foie, la moelle ou encore les poumons. Les dysfonctions de ces cellules tueuses naturelles sont observées dans de nombreux cas de cancers chez l'Homme mais ne sont jamais prises en compte dans le développement et l'évaluation de l'efficacité des nouvelles immunothérapies. De plus, la dissémination des cellules tumorales dans l'organisme (métastases) est caractéristique d'un mauvais pronostic clinique. Il est donc important de déterminer si ces nouvelles immunothérapies peuvent engager les cellules tueuses naturelles dysfonctionnelles et améliorer la prévention de la dissémination des cellules tumorales. Il s’agit de questions centrales dans la compréhension de l’efficacité de ces nouvelles immunothérapies. Cela permettra d’adapter l’utilisation thérapeutique de ces molécules en fonction de leur capacité ou non à favoriser le contrôle tumoral dans différents organes colonisés par des métastases ou dans le but de prévenir leur apparition qui corrèle avec un mauvais pronostic pour les patients.

Bénéfices attendus

Les immunothérapies ont révolutionné le traitement des cancers mais leur efficacité reste hétérogène et de nombreux patients (10 millions en 2022) meurent encore de cancers. Il est donc important d'améliorer l'efficacité et la compréhension des immunothérapies afin d'améliorer le taux de succès et donc d'impacter significativement l'espérance de vie des patients. Ce projet permettra d'obtenir à court terme une vue d'ensemble du panel d'action de ces nouvelles immunothérapies dans le contrôle tumoral médié par les cellules tueuses naturelles dans différents organes et leur capacité d’action sur ces cellules dysfonctionnelles. Ainsi, cela permettra à plus long terme 1/ d'adapter l'utilisation de ces immunothérapies en fonction de la localisation de la tumeur ciblée, 2/ d’utiliser ces molécules en combinaison avec des thérapies ciblant préférentiellement la tumeur primaire et 3/ d'améliorer la compréhension de l'efficacité des traitements à base de ces nouvelles immunothérapies pour une utilisation la plus efficace chez l'Homme.

Procédures

Les cellules tumorales seront injectées en intraveineuse sur souris vigile (1 injection) ou en sous-cutané sur souris anesthésiées (1 injection). Les composés thérapeutiques seront administrés par voie intraveineuse sur souris vigile (tous les 3 jours jusqu'à la fin de la procédure soit entre 1 et 20 injections maximales). Une population de cellules immunitaires sera éliminée se fera par injection intra-péritonéale (1 injection). Le prélèvement sanguin unique ou encore la mesure de la charge tumorale (tous les jours jusqu'à la fin de la procédure) se fera sur souris anesthésiées. L'ensemble de ces gestes seront réalisés par un personnel formé, compétent et expérimenté. Ainsi, chacun de ces gestes durera moins d'une minute.

Impact sur les animaux

L'injection des cellules tumorales par voie intraveineuse caudale, réalisée sur souris vigile peut être source de stress et de légère douleur. Lors de l'injection des cellules tumorales par voie sous-cutanée, les souris seront anesthésiées afin de réduire leur stress et douleur. L'injection des immunothérapies par voie intraveineuse réalisée sur animal vigile peut être source de stress et de légère douleur. Les animaux inclus dans cette étude subiront entre 5 injections intraveineuses (pour les molécules non efficaces) et 20 injections intraveineuses (Début à J1 et fin à J60, pour les molécules efficaces). La manipulation des souris pour les pesées, la répartition aléatoire des souris dans les groupes de traitements, ou encore la contention représentera un stress de courte durée pour les souris. Certains animaux subiront un prélèvement sanguin unique réalisé sous anesthésie gazeuse juste avant leur mise à mort. Le développement des tumeurs elles-mêmes peut entraîner des douleurs chez les animaux. En effet, l'injection par voie intraveineuse des cellules tumorales entraîne leur dissémination dans tous l'organisme ce qui favorise le développement tumoral dans des organes vitaux (foie, cerveau) pouvant entrainer une paralysie (atteinte moelle osseuse). D’après l’expérience et notre connaissance du modèle, nous pouvons anticiper des signes très précoces de souffrance grâce à un test simple d’agrippement et mettre fin à l’expérience avant l’atteinte des points limites. D'autres effets indésirables peuvent être observés tels qu'une perte de poids, une modification du comportement (prostration) dans les modèles sous-cutané et intraveineux ou encore une inflammation/irritation de la tumeur (tumeur en sous-cutanée). Enfin, d'après notre expérience, l'utilisation de ces immunothérapies n'entraîne pas d'effets indésirables importants mais peut entrainer une perte de poids ainsi qu'une modification comportementale transitoire.

Devenir

Les animaux seront mis à mort car chaque procédure implique des prélèvements d'organes ainsi qu'un développement tumoral entrainant l'atteinte de points limites justifiant leur euthanasie.

Remplacement

L'étude de l'efficacité d'un composé thérapeutique ciblant la réactivation des cellules tueuses naturelles dysfonctionnelles implique de se placer dans un système biologique complexe tel que le microenvironnement tumoral. De plus, l'efficacité de ces molécules peut dépendre de leur métabolisation et de leur distribution dans l'organisme, il est donc nécessaire d'utiliser un modèle animal afin que l'ensemble de ces caractéristiques soient présentes. En effet, il n'est, dans l'état actuel des connaissances, pas possible de prendre en compte l’ensemble de ces paramètres dans des modèles vitro ou ex vivo. Cependant, l'ensemble des molécules auront été préalablement testées in vitro afin de vérifier leur fonctionnalité.

Réduction

Afin de limiter l'utilisation d'animaux, les molécules testées auront été préalablement testées in vitro. De par l'utilisation d'un modèle adapté à la génération de grandes quantités de cellules tueuses naturelles dysfonctionnelles, nous pourrons réaliser la plupart des analyses à partir des mêmes échantillons et donc sur un même animal. Cela contribue à réduire l'utilisation inutile d'animaux supplémentaires. Au cours d’une procédure pilote, nous déterminerons l'efficacité de ces molécules in vivo, la dépendance des cellules tueuses naturelles ainsi que la concentration optimale d'utilisation dans ces modèles tumoraux, ce qui permettra de calibrer l'utilisation de ces molécules dans ce projet. Cela permettra de réduire la quantité d'animaux utilisés lors de l'ensemble de ce projet. En se basant sur les données de la littérature ainsi que sur notre expérience, des groupes de 5 animaux maximum seront requis par groupe pour les tumeurs injectées par voie intraveineuse (ou 3 pour des technologies de pointe à l’échelle de la cellule unique). Afin de prendre en compte la variabilité de pousse des tumeurs sous-cutanée, des groupes de 10 animaux maximum seront nécessaires. Si et seulement si les expérimentations tendent à montrer une différence biologique avec l'utilisation des immunothérapies , alors elles seront répétées 2 fois (pour un total de trois expérimentations) afin d'assurer la fiabilité, la robustesse et la significativité des résultats pour publication dans une revue scientifique. Les molécules ne montrant pas d’efficacité dans la procédure pilote seront éliminées dans le reste du projet, ce qui pourra contribuer à réduire le nombre d’animaux utilisés.

Raffinement

Afin de réduire le stress des animaux, un temps d'acclimatation minimum d'une semaine sera respecté après l'arrivée des animaux à l'animalerie avant le lancement de toute procédure expérimentale. Toutes les procédures expérimentales du projet seront réalisées en tenant compte du bien-être animal dans le strict respect des règlementations en vigueur et en étroite collaboration avec la structure du bien-être animal et le vétérinaire référant de notre établissement. Un suivi journalier des animaux sera effectué par les expérimentateurs puis une surveillance accrue, matin et soir, sera réalisée les 3 jours précédents la date de mise à mort des animaux dans le but d'anticiper le moindre signe de souffrance. La connaissance approfondie du modèle étudié que nous avons développé, nous permet de prédire les jours auxquels nous obtenons des cellules tueuses naturelles dysfonctionnelles tout en limitant au maximum la souffrance des animaux. Nous nous baserons sur un tableau de notation relatif à la douleur des animaux permettant de déterminer des points limites précis afin d'éviter toute dégradation sévère de l'état général des animaux. Pour cela nous suivrons des signes précoces tels que l'apparence, le comportement, l'aspect ou le volume de la tumeur, la perte de poids, des troubles locomoteurs (agrippement). Si le score cumulé est compris entre 0 et 3, aucune mesure ne sera prise témoignant de l’absence de souffrance. Si le score cumulé est compris entre 3 et 8 alors des mesures correctives seront prises. Ces mesures correctives seront adaptées à la situation et comprennent l’introduction d'enrichissements supplémentaires, une surveillance accrue, une mise à disposition de nourriture humidifiée ou gélifiée, une pulvérisation de spray cicatrisant et antiseptique sur les lésions cutanées ou une mise à mort précoce. Si l'un des paramètres observés atteints le plus haut degré d'évaluation ou que le score cumulé est supérieur à 9 alors les animaux seront mis à mort. Certains gestes seront réalisés sous anesthésie gazeuse pour limiter le stress et la douleur (injection sous-cutanée ou prélèvement sanguin). Les injections intraveineuses et intrapéritonéales réalisées sur animaux vigiles seront effectuées par du personnel compétent et expérimenté de réduire au maximum le stress et la douleur liés à ces gestes techniques.

Choix des espèces

Les cellules tueuses naturelles ne sont présentes que chez les mammifères. Parmi ceux-ci, les souris sont choisies comme modèle in vivo de par le haut niveau de similarité de sa biologie par rapport à l'Homme. Bien qu'il existe certaines différences entre l'immunologie murine et humaine, d'innombrables découvertes réalisées chez la souris sont transposables à l'Homme. De plus, les outils et les structures disponibles pour la manipulation des souris, couplé au temps de gestation et de sevrage courts, en font un modèle de choix. Enfin, la richesse des souches murines génétiquement modifiées et des réactifs disponibles permet une compréhension approfondie des phénomènes mis en jeu et ce du niveau moléculaire au niveau de l'organisme entier. Les souris utilisées auront un âge compris entre 7 et 30 semaines lors de leur entrée dans l'étude, âge auquel le système immunitaire de l'animal est décrit comme mature.