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Souris : 65
Souffrances
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Devenir
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 65

Toutes mises à mort sous anesthésie pour que leurs organes soient prélevés, 65 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacune est mise à jeun six heures, reçoit une injection d'analgésique puis d'anesthésique, subit une laparotomie, une ligature de l'œsophage, un cathétérisme du canal biliaire et un prélèvement sanguin intracardiaque. L'objet du projet est de mesurer les sécrétions digestives de souris privées du récepteur des lipides dans les papilles gustatives, pour préciser le rôle de la langue dans le goût du gras. Le porteur affirme qu'aucun modèle cellulaire ne peut se substituer à l'animal vivant, décrit sa lignée comme "indispensable", et annonce une étude pilote sur cinq mâles reproducteurs pour vérifier que la chirurgie est faisable à quatre mois.

Objectifs

Il a été rapporté que le goût du gras représente une sixième modalité gustative aux côtés du sucré, du salé, de l'amer, de l'acide et de l'umami. C’est plus précisément les récepteurs gustatifs, exprimés par les cellules des bourgeons du goût (de type 1, 2, et 3) qui permettent la détection des saveurs. Les récepteurs de lipides exprimés dans les papilles gustatives sont responsables non seulement de la perception lipidique mais également du renforcement de la préférence alimentaire pour les repas riches en gras. Le signal gustatif est transmis au cerveau par les nerfs gustatifs, conduisant à une augmentation des sécrétions digestives préparant le corps à l'arrivée des aliments. On parle alors de l’axe langue – cerveau – intestin. Les études réalisées chez les souris n’exprimant pas le récepteur principal des lipides ont démontré qu’elles perdent la perception du goût du gras, due à une altération de l’axe langue – cerveau – intestin, avec notamment une diminution des sécrétions digestives déclenchées lors d’une application linguale de lipides. Comme ce récepteur est exprimé dans plusieurs tissus et organes, il a été difficile de déterminer chez ces souris, le rôle oral dans les effets observés. Ainsi, des souris génétiquement modifiées qui n’expriment pas le récepteur principal des lipides uniquement dans les papilles gustatives ont été générées. Le but de ce projet est de continuer d’étudier le rôle du récepteur principal aux lipidessur la langue dans l’activation des sécrétions digestives chez les souris qui n’expriment pas ce récepteur dans les papilles gustatives.

Bénéfices attendus

A court terme, ce projet permettra la description d’une nouvelle souche de souris génétiquement modifiées qui n’exprime pas le récepteur principal des lipides dans les papilles gustatives et qui pourra donc servir de modèle animal pour de nouvelles questions sur le « gout du gras ».

Procédures

L’ensemble des souris sera nourri avec un régime standard et sera pesé de façon hebdomadaire. Six heures avant la manipulation, les souris seront mises à jeun (de nourriture seulement). Lors de la manipulation, une injection sous-cutanée d’analgésiant puis une injection intrapéritonéale d’anesthésiant seront effectuées. Un anesthésique local sera également appliqué. Les souris endormies seront tondues au niveau de l’abdomen. Une laparotomie, une ligature de l’œsophage et cathétérisation du canal biliaire seront réalisés sous anesthésie générale. Un prélèvement sanguin intracardiaque (sous anesthésie toujours) sera réalisé puis les souris seront mises à mort (toujours anesthésiées). Après euthanasie, les organes d’intérêt seront prélevés.

Impact sur les animaux

Le projet requiert de mettre à jeun les souris pendant 6 heures (phase diurne) avant la procédure chirurgicale sous anesthésie, ce qui peut engendrer un stress pour les animaux. Ils auront toutefois un accès ad libitum au biberon d’eau pendant cette période. Les souris peuvent subir des douleurs causées par la chirurgie d’où l’utilisation d’analgésiques (buprénorphine + carprofene) en amont de l’anesthésie. Les animaux peuvent subir une peur des suites de la contention nécessaire pour les injections sous-cutanées (analgésiques) et intrapéritonéales (anesthésiques). Une douleur est également à prévoir lors de cette injection sous-cutanée et lors de cette injection intrapéritonéale.

Devenir

Les animaux seront mis à mort pour réaliser des prélèvements d’organes.

Remplacement

La sécrétion pancréato-biliaire est une étude faisant intervenir une communication inter-organes ainsi qu’une sécrétion pancréatique in vivo. C’est un paramètre métabolique qui ne peut s’étudier que sur des animaux vivants, ceci expliquant la nécessité de toute la partie expérimentation in vivo. Ainsi, aucun modèle cellulaire ne peut être utilisé pour substituer l’utilisation de modèles animaux

Réduction

L’utilisation de lignées cellulaires in vitro nous a permis de réduire le nombre d’animaux dont nous aurions initialement eu besoin pour les études mécanistiques. Le nombre d’animaux nécessaire à cette étude correspondra au nombre minimum permettant une étude statistique valable . Ainsi, après estimation confirmée, la taille des groupes minimale est de 15 animaux.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en groupes dans les conditions habituelles de l’animalerie, le calme sera maintenu tant que possible dans la salle d’hébergement et une visite quotidienne sera réalisée. Pour le bien être des souris, du matériel d’enrichissement permettant la construction de nid sera fourni en permanence avec un accès libre à la nourriture et la boisson. De plus, habituer les souris à la contention permettra de diminuer le stress induit par le geste. Pour maximiser l’asepsie, plusieurs précautions seront prises, notamment la tenue du manipulateur, la désinfection des surfaces, l’utilisation d'un champ stérile, la stérilisation des outils de dissection, la tonte de la zone d’incision et la désinfection de la peau.

Choix des espèces

Du point de vue scientifique, la souris reste le modèle de choix qui est assez documenté sur la phase post-ingestive et le comportement alimentaire. Bien que techniquement plus difficile que l’utilisation du rat, notre modèle animal génétiquement modifié est réalisé seulement chez la souris, c’est pourquoi ce modèle est indispensable. D’un point de vue technique, la disponibilité des outils contribue au choix de modèle de souris. De plus, l’élevage et l’induction de la modification génétique étant plus facile sur les souris, cette espèce est un modèle de choix quant à notre étude. Les souris mâles utilisées auront minimum 4 mois car avant 8 semaines, les souris sont trop petites pour effectuer une chirurgie. Dans le DAP précédent, l’âge minimum était 2 mois. Cela concorde avec les expériences précédemment réalisées (avec l’utilisation de ces animaux et avec les différents articles qui mentionnent cette chirurgie) mais les souris étaient toujours trop petites. Pour maximiser les chances de succès des chirurgies, nous choisissons des souris de 4 mois minimum. Tout de même, une étude pilote sera réalisée en amont sur 5 males reproducteurs pour s’assurer de la faisabilité de la chirurgie sur des animaux de 4 mois.

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    • Système musculosquelettique
Rats : 74
Souffrances
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Devenir
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Deux à dix-sept séances de course sur tapis de vingt à soixante minutes, avec un critère d'arrêt fixé à cinq stimulations électriques ou plus en une minute : 74 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués vingt-quatre heures après la dernière séance pour prélever leurs organes. Ils subissent aussi quatre à dix-huit gavages d'une molécule ou d'eau, et des prises de sang à la queue. Le porteur attend des blessures musculaires ou tendineuses liées à la répétition de l'exercice et des irritations de l'œsophage dues aux gavages. Il indique avoir demandé un financement pour développer en parallèle un modèle de contraction de cellules musculaires in vitro, les données obtenues sur les rats devant servir à valider ce modèle cellulaire.

Objectifs

Le tissu musculaire est essentiel pour la santé et est même lié à la longévité. Cependant, les effets de l’exercice physique varient beaucoup d’une personne à l’autre, notamment à cause de différences dans l’expression des gènes influencés par l’environnement. Des travaux récents ont montré que le lactate, qui est produit en grande quantité par le muscle lors de l’exercice intense, est capable d'influencer l'expression des gènes en se fixant sur des protéines associées à l’ADN. Ce marquage par le lactate est activement étudié dans le cancer, mais son rôle dans l’adaptation musculaire à un protocole d’entrainement reste inconnue. L’objectif de ce projet est d’étudier les effets de l’exercice intermittent intense, connu pour induire une forte augmentation de la concentration en lactate, sur le marquage des protéines de l'ADN pour comprendre ses conséquences sur l’adaptation musculaire à l’entrainement.

Bénéfices attendus

Ce travail pourrait permettre de mieux comprendre les mécanismes de régulation de l'expression des gènes impliqués dans l'amélioration des performances musculaires, afin de développer des approches personnalisées — comme des conseils en nutrition ou une approche pharmacologique — dans le but d’améliorer les effets de l’entraînement physique chez chacun, y compris pour les patients ayant des difficultés à répondre à l’exercice.

Procédures

Voici les interventions qui seront réalisées sur les animaux: i) course sur tapis (2 à 17 séances de course de 20-60min) ; ii) prise de sang à la queue; iii) administration d'une molécule ou d'eau de boisson par gavage oral (4-18 gavages, 1min par gavage).

Impact sur les animaux

En fonction des phases du projet, différents effets indésirables ou nuisances sont attendus : 1) un test d'évaluation de la vitesse maximale aérobie des animaux est nécessaire pour pouvoir ajuster l'intensité des séances d'exercices sous maximaux des animaux en fonction de leur capacité individuelle. Ce test peut être une source de stress pour l'animal du fait de l'environnement (e.g. bruits, odeurs) et de l'effort en lui-meme 2) Comme cela est le cas chez l'homme, les séances d'exercice répétés pouvant être à l'origine de blessures musculaires et/ou tendineuses pour les animaux. 3) L'administration du traitement par gavage oral répété peut induire des irritations bégnines au niveau de l'œsophage des animaux.

Devenir

Vingt-quatre heures après la fin de la dernière séance d’exercice, les animaux seront mis à mort pour prélèvement d'organes.

Remplacement

A l’heure actuelle seul le modèle animal permet d’étudier de manière intégrée les effets de l'exercice sur le muscle en prenant en compte la signalisation systémique, l’irrigation sanguine et les interactions tissulaires. En effet, les modèles cellulaires actuels, comme les cultures de cellules musculaires, ne reproduisent pas fidèlement l'organisation complexe du muscle in vivo, incluant l’interaction entre les fibres musculaires, les nerfs et les vaisseaux sanguins. De plus, ils ne permettent pas de simuler les contraintes mécaniques réelles de l'exercice, comme la charge, l’étirement et la contraction dynamique, qui sont essentielles aux adaptations musculaires. En parallèle de ce projet, une demande de financement a été faite afin de développer au laboratoire un modèle de contraction de cellules musculaires in vitro, dans le but, à terme, de réduire l'utilisation du modèle animal. Les données qui seront récoltées durant ce projet seront donc d'un intérêt majeur pour nous permettre de comparer les résultats obtenus in vivo avec nos résultats in vitro, validant ainsi la pertinence de notre modèle cellulaire dans l'étude des voies de régulation du muscle.

Réduction

Pour ce projet, nous prévoyons d'utiliser 2 fois (i.e. aigu et chronique) 4 groupes de 8 rats pour nos différentes conditions expérimentales : contrôle non-traité; contrôle traité, exercice non-traité; exercice traité. Nous voulons 8 animaux par groupe car d'après nos précédents protocoles d'étude des effets de l'entrainement, la taille d'effet observé sera suffisante pour obtenir une amélioration significative des performances de course des animaux à l'issue des 5 semaines d'entrainement.

Raffinement

Dans un objectif de raffinement, plusieurs mesures seront mises en place tel que l'observation régulière (pesée, prise alimentaire, comportement, aspect, détection de toute souffrance et blessure), ce qui nous permettra d'évaluer le bien-être des animaux selon une grille précise et adaptée et de déterminer si les animaux atteignent l'un des critères d'arrêt. De plus, pour réduire le stress lié à la course sur tapis, un soin particulier sera apporté au protocole d'habituation à l'exercice sur tapis de course, qui sera effectué au début de l'étude. L’expérimentateur en charge des séances de course sur tapis sera également attentif à bien respecter le critère d’arrêt des animaux (5 stimulations électriques ou plus sur 1 minute) pour éviter toute fatigue excessive des animaux. La motricité des animaux sera également observée attentivement avant et pendant toute la durée des séances d'entraînement pour détecter toute blessure qui pourrait induire de la douleur au repos comme à l’exercice. Afin de réduire le risque de blessure, toutes les séances de course sur tapis débuteront par une phase d'échauffement des animaux de 2 paliers à de 5min à 10 et 20 m/min. Si malgré ces précautions un animal développe une blessure ne lui permettant plus de suivre le protocole de course sans douleur, celui-ci sera mis à mort. Afin d’éviter tout problème qui pourrait découler du gavage, l'olive des canules de gavage sera lubrifié avec de l'huile de paraffine (vaseline liquide) et la procédure d'administration sera supervisée par l'animalière du laboratoire, qui possède une solide expérience dans la réalisation de ce geste. La prise alimentaire des animaux sera effectuée de manière hebdomadaire pour détecter toute modification du comportement qui pourrait être lié à une irritation due l'œsophage des animaux. Enfin, pour éviter toute douleur, la mise à mort terminale sera effectuée après anésthésie des animaux.

Choix des espèces

Nous avons choisi d'utiliser un modèle de rats car celui-ci est classiquement utilisé dans les études sur les effets de l'exercice physique aigu et chronique. L'utilisation de ce modèle nous permettra donc de comparer nos résultats aux données de la littérature ainsi qu'à de précédents résultats du laboratoire. Cette espèce permet l'obtention de quantités de tissu musculaire nécessaires pour toutes les études à réaliser, limitant la nécessité de cumuler plusieurs animaux d'espèces plus petites (souris par ex.). Les animaux utilisés seront âgés de 4 mois au début de l'étude, car cela permet de limiter les effets liés à la croissance d'animaux plus jeunes et d'éviter les défauts de réponse à l'entraînement qui peuvent être observés chez des rats plus âgés.

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Souris : 1010
Souffrances
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▲ 1010
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 1010

Seize semaines d'un régime riche en sucres, en graisses et en cholestérol rendent des souris diabétiques, avant qu'un régime cétogène, un régime sans glucides ou un supplément de bêta-hydroxybutyrate ne leur soit imposé pendant trois à neuf jours. 1 010 souris vont être utilisées ainsi, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le porteur répète qu'aucun effet dommageable majeur n'est attendu, tout en indiquant une perte de poids de 10 à 15 % dans les trois premiers jours du régime cétogène et une prise de poids allant jusqu'à 45 grammes sous régime riche en graisses. La mise à mort sert à prélever des cellules rares du foie pour trois techniques d'analyse qu'il juge "indispensables", dont le séquençage de l'ARN cellule par cellule.

Objectifs

Le diabète de type 2 est une maladie caractérisée par une sensibilité à l'insuline altérée, dont la prévalence augmente à l'échelle mondiale, constituant ainsi une nouvelle forme de pandémie. De nombreuses interventions alimentaires ont été proposées pour améliorer le contrôle glycémique, le régime cétogène émergeant comme l'une des approches les plus répandues. Cependant, malgré les preuves solides soutenant l'efficacité du régime cétogène dans l'atténuation du diabète, son impact sur l'immunité innée, en particulier sur les macrophages hépatiques, reste mal compris. Ce projet vise à étudier l'effet du régime cétogène chez les souris rendues diabétiques sur une période de 16 semaines de régime occidental riche en sucres et en graisses. Dans une première phase de l'étude, nous chercherons à comprendre l'effet de la cétogenèse précoce sur les populations de macrophages hépatiques. Nous utiliserons ensuite ces informations pour explorer comment cette vague de cétogenèse peut remodeler le profil des macrophages hépatiques afin de les rendre plus résilients face au diabète.

Bénéfices attendus

Ce projet fournira de nouvelles perspectives sur les cellules et/ou les voies métaboliques que nous devons activer pour déclencher la cétogenèse et inverser le diabète. Les résultats auront donc potentiellement des conséquences pour le traitement du diabète de type II.

Procédures

Suivant les groupes, les animaux pourront avoir 9 jours de régime alimentaire standard (groupe contrôle), 3 jours de régime cétogène, 6 jours de régime cétogène, 9 jours de régime cétogène, 6 jours de régime riche en matières grasses (66 % de graisses, 30 % de glucides), 6 jours de régime sans glucides (30 % de graisses, 0 % de glucides), 6 jours de régime alimentaire standard avec supplément de beta-hydroxybutyrate, 16 semaines de régime alimentaire standard, 16 semaines de régime alimentaire standard suivies de 6 jours de régime cétogène, 16 semaines de régime riche en glucides/lipides/cholestérol avec saccharose/fructose, 16 semaines de régime riche en glucides/lipides/cholestérol avec saccharose/fructose suivies de 6 jours de régime cétogène. Certains animaux auront un prélèvement de sang (sous anesthésie locale (ponction rapide (durée 5 secondes d'une veine de la queue).

Impact sur les animaux

Régime cétogène : Aucun effet dommageable majeur pour les animaux. Les souris peuvent perdre un peu de poids corporel (jusqu’à 10-15% de perte de poids au cours des 3 premiers jours du régime). Il est à noter que des effets modérés sur l'activité physique peuvent être observés en raison de la transition métabolique vers la cétose. Régime riche en graisses : Pas d’effet dommageable majeur pour les animaux. Les souris peuvent prendre du poids progressivement (jusqu'à 45 g) au fur et à mesure des semaines, mais restent globalement en bonne santé. Régime sans glucides : Aucun effet indésirable significatif. Aucune perte de poids. Régime standard avec supplément de BHB : Pas d’effet dommageable notable. Aucune différence significative par rapport aux souris du groupe contrôle. Prélèvement sanguin: Aucune conséquence grave, mais les souris peuvent ressentir un léger stress ou inconfort dû à la contrainte et au prélèvement. La perte de 50 μL de sang ne devrait pas entraîner d'effets indésirables graves, mais un suivi des signes de stress ou d’inconfort sera réalisé. Les souris seront surveillées de près tout au long de l’étude pour s’assurer qu’elles ne subissent pas de souffrances sévères ou prolongées.

Devenir

L'ensemble des animaux seront mis à mort à la fin de la procédure afin de récupérer tous les prélèvements nécessaires pour mettre en oeuvre les trois grandes techniques (cytométrie en flux, imagerie, transcriptomique) qui nous sont indispensables à la compréhension des mécanismes que nous souhaitons explorer dans ce projet.

Remplacement

Les modèles cellulaires alternatifs in vitro, in silico ou ex vivo ne permettent pas d’appréhender le comportement cellulaire dans le foie dans toute sa complexité, en particulier les interactions avec le microenvironnement ou encore la réponse aux régimes et traitements impliquant souvent différents systèmes au sein de l’organisme (système vasculaire, endocrine…), l’utilisation des modèles appliqués in vivo reste donx indispensable. Seul un animal vivant, entier, peut permettre d’étudier dans leur globalité le comportement des macrophages du foie soumis à différentes conditions en interaction avec le microenvironnement. Enfin, notre projet offre des perspectives thérapeutiques qui justifient aussi la nécessité du modèle animal pour valider les expériences in vivo avant leur application chez l'homme. Pour réaliser les tests métaboliques et analyser la signalisation inter-organe, les modèles in vivo sont indispensables.

Réduction

Nous utilisons le moins de souris possible pour cette étude. Après leur euthanasie, nous collecterons différents types de tissus et cellules, y compris des cellules rares comme les macrophages du foie, pour des analyses approfondies (par exemple, single-cell RNA-seq). Chaque souris nous permettra d'obtenir une grande quantité d'informations. Le nombre de souris nécessaires a été soigneusement déterminé pour chaque groupe, soit à partir des données disponibles dans la littérature, soit à l’aide d’outils statistiques (calcul de puissance) pour garantir un effectif juste et nécessaire.

Raffinement

Les animaux sont hébergés en groupe sociaux. Les souris seront sous surveillance quotidienne de la part de l’équipe de recherche pour évaluation clinique adaptée. Des point limites précoces ont été définis et seront strictement appliqués.

Choix des espèces

La souris est le modèle le plus pertinent dans notre étude car elle se rapproche physiologiquement des pathologies humaines. En effet, de nombreuses publications mettent en avant le rôle essentiel des modèles murins dans les études précliniques de la cétogenèse, du diabète de type 2 et de la résistance à l'insuline. Les souris utilisées pour les procédures expérimentales seront adultes / sexuellement matures (âgées de 8 à 10 semaines) au début de la procédure.

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Souris : 192
Souffrances
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▲ 32
▲ 160
Devenir
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192 souris mâles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère pour 160 d'entre elles et modéré pour 32. La circulation sanguine de leurs deux reins est interrompue pendant vingt-deux minutes, ou celle du rein gauche pendant vingt-cinq minutes avec ablation du rein droit, sous anesthésie et analgésie. Le porteur décrit une insuffisance rénale aiguë qui altère l'état général et provoque une prostration liée à une importante fatigue, ainsi que des douleurs chirurgicales que l'analgésie ne supprime pas complètement. Seuls des mâles sont utilisés, le rein des femelles résistant mieux au modèle, et le porteur conclut que ces nuisances ne peuvent pas être évitées parce que l'induction d'une insuffisance rénale est "absolument indispensable" au projet.

Objectifs

Environ un patient sur trois admis dans une unité de soins intensifs va développer une insuffisance rénale aigüe définie par une diminution brutale de la fonction rénale. Il est désormais bien établi que même un épisode peu sévère d’insuffisance rénale aigüe augmente le risque de décès, indépendamment de toute autre comorbidité. En outre, il est aussi démontré que l'insuffisance rénale aigüe, y compris chez les enfants, est un facteur de risque majeur pour le développement d'une insuffisance rénale chronique en l'espace de quelques semaines ou de quelques mois. Malheureusement, il n'existe actuellement aucun traitement médical efficace. Le traitement de l’insuffisance rénale constitue donc un objectif majeur de santé publique. Nous espérons ici démontrer le rôle bénéfique joué par le récepteur d’un dérivé de la vitamine A dans la récupération rénale après une agression rénale. Dans la continuité d’un précédent projet en cours de publication, qui se proposait d'étudier les effets d'un stimulateur de la voie de la vitamine A, nous souhaitons ici étudier le rôle de l’expression du récepteur dans la récupération rénale après une agression rénale, à l'aide d'une lignée de souris transgéniques. Ces souris présenteront une délétion du gène de manière inductible dans le temps et localisée spécifiquement dans des cellules rénales d’intérêt. Notre projet a deux objectifs : 1- Etudier le phénotype rénal basal des souris transgéniques dont le gène du récepteur a été invalidé spécifiquement dans certaines cellules. 2- Etudier le phénotype rénal des souris transgéniques dans deux modèles d'insuffisance rénale induites par un clampage de l’artère rénale en conditions aigues et chroniques.

Bénéfices attendus

L'insuffisance rénale chronique est un problème majeur de santé publique, non seulement en raison du risque accru de dialyse et de transplantation, mais aussi parce que cette maladie est associée à une morbidité et une mortalité très élevées, même avant le stade de l'insuffisance rénale terminale. En effet, le déclin de la fonction rénale est associé à des augmentations majeures de la mortalité cardiovasculaire. L'insuffisance rénale aiguë constitue un véritable défi dans les unités de soins intensifs, car il s'agit d'une affection très courante, associée à une importante mortalité et pour laquelle il n'existe actuellement aucun traitement spécifique. Environ un patient sur trois admis dans une unité de soins intensifs va développer une insuffisance rénale aigüe définie par une diminution brutale de la fonction rénale. Il est désormais bien établi que même un épisode peu sévère d’insuffisance rénale augmente le risque de décès, indépendamment de toute comorbidité. En outre, il est aussi démontré que l'insuffisance rénale aigue, y compris chez les enfants, est un facteur de risque majeur pour le développement d'une insuffisance rénale chronique en l'espace de quelques semaines ou de quelques mois. Nous avons pu identifier une association, chez l’homme, entre l’expression d’un récepteur de la voie de la vitamine A et la récupération de la fonction rénale. Nous souhaitons ici étudier le rôle causal de l’expression de ce gène dans la récupération rénale après une agression rénale. Ce projet, en cas de résultats encourageants, pourraient déboucher sur un essai clinique chez l’homme, en particulier chez des patients sévères admis en unité de soins intensifs et souffrant d'insuffisance rénale aiguë. Il est donc d’une importance cruciale.

Procédures

(1) Tous les animaux recevront un traitement antibiotique dans l’eau de boisson pour induire la modification génétique pendant deux semaines. (2) Une partie des animaux sera soumise à une procédure chirurgicale qui consiste à priver de la circulation sanguine les deux reins pendant 22 minutes sous analgésie et anesthésie. Ce protocole a une durée de 40 minutes. (3) Une autre partie des animaux sera soumise à une procédure chirurgicale qui consiste à priver de la circulation sanguine le rein gauche pendant 25 min (durée totale 30 min) et à exciser le rein droit (durée totale de 10 min). Cette chirurgie se fait en deux temps sous analgésie et anesthésie. (4) Toutes les souris du projet seront soumises à la mesure de leur fonction rénale par une nouvelle technique qui nécessite une anesthésie gazeuse pour injecter par voie intra-veineuse le traceur fluorescent et installer sur le dos de l'animal un capteur de fluorescence miniaturisé. Cette partie de la procédure dure 5 minutes. Une deuxième anesthésie est nécessaire 2h plus tard pour retirer le capteur. Cette partie de la procédure ne dure que 2 minutes. La mesure sera répétée plusieurs fois sur chaque souris à des jours différents selon la procédure. (5) Prélèvement du sang sous anesthésie (30 secondes environ), sur un plateau thermostaté ; suivi de l'euthanasie par une méthode règlementaire en vue des différents prélèvements et analyses nécessaires.

Impact sur les animaux

L'induction d'une insuffisance rénale aigue entraine une altération de l'état général et une prostration liée à une importante fatigue. La chirurgie peut provoquer des douleurs malgré une prise en charge optimale de l'analgésie : (1) douleur provoquée par la procédure chirurgicale nécessaire pour l’ablation du rein et la pose des clamps vasculaires (injections analgésie et anesthésie, ouverture des plans cutané et musculaire, sutures); (2) complications liées à l'anesthésie chimique pour la chirurgie et gazeuse pour la mesure de la fonction rénale (détresse respiratoire, arrêt cardio respiratoire , stress thermique) (3)altération de l'état général : perte de poids, déshydratation ; (4) stress induit par les manipulations quotidiennes pour les pesées (5) Douleurs modérées induites par les injections intraveineuses lors de la mesure de la fonction rénale. Ces nuisances ne peuvent pas être complètement évitées car l'induction d'une insuffisance rénale est absolument indispensable pour le projet.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés en fin de chaque procédure, par une méthode réglementaire sous anesthésie générale et analgésie par une personne expérimentée. Les différents prélèvements nécessaires pour les analyses sont réalisés après constatation de la mort.

Remplacement

En raison notamment de la complexité du tissu rénal qui comporte des dizaines de types cellulaires et au vu de l’état encore embryonnaire de la recherche sur les organoïdes, l’étude des maladies rénales requiert l’obtention de tissu rénal prélevé sur l’animal d’expérience ou l’homme. Il n’existe pas de méthode alternative in vitro pour analyser l’évolution de défaillance chronique progressive d’organes. De plus, l'un des critères majeurs d’évaluation dans ce projet est l'amélioration de la fonction rénale.

Réduction

Des expériences préliminaires ont permis d’évaluer l’hétérogénéité interindividuelle du phénotype étudié dans nos deux modèles expérimentaux. Des lots de 10 animaux sont nécessaires pour obtenir la puissance suffisante pour mettre en évidence les différences phénotypiques entre les groupes d’animaux et s’assurer de la reproductibilité de ces résultats d’une série à l’autre. Chaque procédure sera effectuée deux fois sur des lots indépendants. Le nombre total d'animaux pour ce projet est de 192 souris. Des tests statistiques seront utilisés pour une interprétation fiable des résultats.

Raffinement

Les nuisances seront réduites au maximum grâce à l'utilisation de mesures de raffinement appropriées : les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation en vigueur pour l’espèce concernée dans une animalerie exempte d'organismes spécifiques et opportunistes . La surveillance des animaux par du personnel qualifié est quotidienne. Le bien- être des animaux est assuré par un enrichissement de leur environnement grâce à l'utilisation d'une litière à base de cellulose composée de plusieurs éléments, de tailles différentes (matière compacte initialement, décompactée par les animaux), de morceaux de bois à ronger et d'un dôme refuge en cellulose dans toutes les cages. Pour assurer le bien-être des animaux pendant et après la chirurgie, les actes chirurgicaux s'accompagneront d'une prise en charge péri-opératoire de la douleur et d'une anesthésie appropriée. Les souris seront placées dans une couveuse pour faciliter la phase de réveil dans leurs cages initiales. Durant toute la procédure, de la nourriture humidifiée est mise à disposition des animaux directement dans la cage, en plus des croquettes habituelles. En dehors d'une courte période d'isolement limité à deux heures dans une couveuse pour éviter d'endommager les petites caméras destinées à mesurer la fonction rénale, les souris restent dans leur cage initiale dans les mêmes groupes. Le bien-être des animaux sera également assuré par une surveillance quotidienne de l’aspect et de la motricité ainsi que d'une pesée régulière pendant toute la durée du protocole. Des points limites ont été définis, tels qu'une perte de poids trop importante, une paralysie des membres postérieurs, un saignement de nez, la prostration, l'hérissement du pelage, une surinfection liée à la chirurgie. Il existe aussi un risque de saignement causé par les injections qui sera limité par l’usage d’aiguille très fine. Il peut survenir aussi des complications liées à l'anesthésie (détresse respiratoire, arrêt cardio-respiratoire, stress thermique) mais l’usage d’un plateau chauffant pourra limiter ces complications.

Choix des espèces

Concernant le choix de l’espèce : Les modèles expérimentaux du projet sont bien maîtrisés dans cette espèce par le personnel du laboratoire et sont bien documentés dans la littérature scientifique. Si les résultats de cette étude s’avèrent positifs, il sera intéressant de tester l’implication de cette voie de signalisation chez des femelles dans des modèles expérimentaux plus adaptés. En effet, le rein des femelles est plus résistant que le rein des mâles au modèle expérimental choisi et cela impliquerait de refaire toutes les mises au point pour avoir des lésions équivalentes. Concernant le stade de développement : Tous les animaux sont des souris mâles, âgés de 8 semaines. Des animaux jeunes sont utilisés pour éviter l'accumulation de tissu adipeux autour du pédicule vasculaire rénal, qui peut gêner l'interruption de la circulation.

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Souris : 500
Rats : 100
Souffrances
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▲ 600
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Devenir
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 600

Jusqu'à quarante séances d'imagerie de deux heures sous anesthésie générale et quarante injections par animal : 500 souris et 100 rats vont être utilisés ainsi, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. L'objectif déclaré tient à la mise au point de protocoles d'imagerie par bioluminescence et par fluorescence, et à la formation de nouveaux utilisateurs de ces machines, en amont des projets scientifiques des équipes. Le porteur signale des phénotypes dommageables possibles, perte de motricité empêchant l'animal de s'alimenter, crises convulsives, amaigrissement, tumeur de plus d'un centimètre cube gênant l'alimentation ou provoquant une douleur permanente. Il présente ce projet de plateforme comme un moyen de réduire le nombre d'animaux utilisés ailleurs, en évitant de lancer de grandes études dont les résultats ne seraient pas satisfaisants.

Objectifs

L’imagerie par bioluminescence ou par fluorescence du petit animal sont des techniques non invasives qui permettent de suivre des cellules spécifiques en temps réel et au cours de plusieurs sessions (suivi longitudinal). Ce suivi longitudinal est notamment utilisé pour le suivi de la progression d'une maladie ou d'un traitement thérapeutique, la validation de nouveaux biomarqueurs, l’étude du trafic cellulaire, la surveillance des cellules transplantées et les modèles d’expression génique. L’objectif de ce projet consistera d’une part à mettre au point différents protocoles d’imagerie pour répondre par la suite aux besoins des équipes de recherche, et d’autre part à la formation des nouveaux utilisateurs à cette technique. Pour atteindre cet objectif, des expériences en conditions réelles sur animaux anesthésiés doivent être menées.

Bénéfices attendus

Du point de vue scientifique, ce projet permettra de proposer des techniques à la pointe de la technologie pour répondre à des questions scientifiques diverses (suivi au cours du temps de la progression d'une maladie ou d'un traitement, la validation de nouveaux marqueurs, la surveillance des cellules transplantées). Ce projet permettra de mettre en place ou d’optimiser des protocoles d’imagerie par bioluminescence ou par fluorescence sur des lots d’animaux pilotes. A la fin de chaque étude, nous pourrons estimer sa faisabilité avec la méthode choisie et l’équipement disponible, ce qui permettra de ne pas initier d’études impliquant un grand nombre d’animaux lorsque les résultats obtenus ne seront pas satisfaisants. Au contraire, l’acquisition de ces données préliminaires lorsqu’elles sont robustes et pertinentes pourraient être utilisées pour justifier les futures demandes d’autorisation de projets à portée scientifique.

Procédures

Les examens d’imagerie seront réalisés sous anesthésie générale. Nous réaliserons 40 séances maximum par animal (2h maximum par séance) avec minimum 48h entre chaque imagerie. Les injections de molécule pour détecter la bioluminescence seront réalisées sur animal éveillé ou endormi en fonction des nécessités : 40 injections maximum (durée inférieure à 1 minute), avec minimum 48h entre chaque injection. Tous les animaux seront euthanasiés par une méthode réglementaire

Impact sur les animaux

L’anesthésie générale nécessaire pour les examens d’imagerie sera associée à une hypothermie, un risque de difficultés cardiorespiratoires, et un risque rare de non-récupération de la vigilance suite à l’anesthésie. Les injections seront associées à une brève et légère douleur au point d’injection, avec un risque d’hématome possible très localement. En ce qui concerne les phénotypes dommageables, nous pourrons observer une perte de motricité empêchant l'alimentation, des crises convulsives, un amaigrissement, un développement d'une tumeur supérieur à1cm3 gênant l'alimentation et/ou l'hydratation et/ou entraînant une douleur permanente.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés afin de prélever puis analyser des tissus d’intérêt

Remplacement

Les développements méthodologiques et optimisations des protocoles existants seront réalisés dans un premier temps sur des échantillons de tissu ou de cellule. Seules les études nécessitant un organisme vivant complexe seront intégralement développées sur l'animal. En effet, les premières étapes permettent de valider des cibles d’intérêt puis l’utilisation d’un organisme vivant dans sa globalité permet d'étudier la complexité des échanges que ce soit au niveau cellulaire, structurel ou entres organes.

Réduction

Le nombre total d’animaux utilisé (600) est réduit au maximum. Selon les études, entre 5 et 10 animaux par lots pourront être utilisés pour valider les protocoles. Cinq animaux est le minimum nécessaire pour obtenir une preuve de concept en validant la faisabilité de la méthode. Un maximum de 10 animaux par lots sera utilisé pour avoir un échantillon suffisant et plus représentatif. L’imagerie par bioluminescence ou par fluorescence est de fait une méthode non invasive pouvant être répétée pour un suivi au cours du temps, évitant ainsi certaines euthanasies à des temps d’intérêt en récoltant les données par ce moyen. De plus afin de limiter le nombre d’animaux, les équipes seront formés avec les animaux utilisés pour les études pilotes quand cela sera possible. Ce projet permettra également de réduire le nombre d’animaux utilisés à une échelle plus globale en réalisant des études pilotes pour des projets scientifiques, ce qui permettra de n’engager qu’un faible effectif d’animaux pour la mise au point des imageries. Ainsi si les résultats ne s’avéraient pas concluants un plus nombre d’animaux ne seraient pas engagés.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans des conditions contrôlées de température, hygrométrie et éclairage. Les cages sont enrichies (nids, bâtonnets de bois à ronger). Les animaux bénéficieront d’une période d’acclimatation d’une semaine à leur arrivée. Ils sont laissés au calme pendant une demi-heure dans la salle d’expérimentation pour qu’ils s’habituent à ce nouvel environnement. Lors de l’anesthésie générale nécessaire pour réaliser l’imagerie, du gel oculaire sera appliqué sur les yeux des animaux pour éviter tout dessèchement oculaire. De plus, leur température corporelle sera maintenue durant toute la durée de l’anesthésie à l’aide d’une chambre d’induction et de réveil chauffées et d’un plateau chauffant intégré au système d’imagerie. Les animaux seront remis dans leur cage d’origine une fois qu’ils seront parfaitement réveillés. Ils seront à nouveau examinés sous 24 heures pour vérifier leur récupération et plus si le besoin s’en fait ressentir. Nous limiterons le nombre d’imagerie dans la vie de l’animal et nous assurerons d’un délai de récupération de 48h minimum entre chaque session tout en vérifiant au préalable son bon état de récupération. Les animaux seront observés quotidiennement par la zootechnie et une fois par semaine par un membre de l’équipe.

Choix des espèces

Les rongeurs (souris et rat) sont les seules espèces utilisées dans ce type de machine pour acquérir des images capables de donner des détails anatomiques et fonctionnels qui contribuent à répondre aux questions scientifiques posées. Dans notre contexte, les projets de recherche porteront sur l’étude des maladies neurodégénératives, les cancers ou les maladies du foie ou du poumon, pathologies pour lesquelles il existe de nombreux modèles de rongeurs déjà développés. Les animaux pourront être imagés entre 3 semaines et 18 mois, en fonction du protocole des équipes utilisatrices ou de la réutilisation au cours du temps des animaux. Nous essaierons donc de nous placer dans un stade physiologique similaire aux pathologies étudiées afin d’obtenir les meilleures chances de réussite de la transposition de nos résultats à l’Homme. Néanmoins, en l’absence de besoin spécifique pour le développement de la méthode, les animaux utilisés seront de jeunes adultes (âgés de 2 à 6 mois) afin d'avoir des conditions physiologiques les plus courantes possibles pour nos tests.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 120
Souffrances
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Devenir
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 120

Pour décrire la maturation des mitochondries des astrocytes qui bordent les vaisseaux sanguins du cerveau, 120 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Trois injections intrapéritonéales consécutives leur sont administrées dès le premier jour après la naissance, sans anesthésie, le porteur les décrivant comme sans douleur tout en signalant une irritation possible au point d'injection. Toutes sont ensuite tuées sous anesthésie générale à cinq, quinze, trente et soixante jours de vie pour prélever leur cerveau. L'effectif ne repose sur aucun calcul de puissance, le porteur reconnaissant ne pas disposer d'assez de données et retenant cinq animaux par expérimentation d'après ses résultats antérieurs et la littérature.

Objectifs

Le système nerveux central, dont fait partie le cerveau, est composé de plusieurs types cellulaires : les neurones mais également les cellules gliales dont les astrocytes. Ces derniers sont reconnus comme des acteurs essentiels à la physiologie cérébrale. Ces cellules possèdent deux interfaces, une communicante avec les neurones et une autre avec les vaisseaux sanguins. Des études récentes ont montré que les mitochondries astrocytaires sont importantes pour la mise en place des synapses au cours du développement post-natal. Cependant aucune étude ne s'est intéressée à l'interface avec les vaisseaux sanguins. Dans ce projet nous souhaitons caractériser la maturation de ces mitochondries dans les astrocytes bordant les vaisseaux. Toutes nos analyses seront réalisées à plusieurs stades de la naissance jusque chez l'adulte.

Bénéfices attendus

Aucune étude à ce jour n'a étudié l'importance des mitochondries astrocytaires sur le développement du réseau vasculaire. Or les mitochondries jouent un rôle important dans le métabolisme des cellules et permettent leur bon développement. Cette étude permettra d'identifier de nouvelles cibles spécifiques de ces mitochondries astrocytaires et ainsi apporter de nouvelles connaissances sur le développement cérébral et vasculaire.

Procédures

Deux interventions seront utilisés dans ce projet. 1) Trois injections intrapéritonéale consécutives chez des nouveau-nés à partir du 1er jour post-natal, ce geste dure 1 minute au maximum (temps d'injection et délai avant de retirer l'aiguille pour que la solution ne sorte pas). Il est sans douleur et ne nécessite pas d'anesthésie. 2) Les animaux inclus dans la procédure 1 seront ensuite mis à mort sous anesthésie générale à des stades de développpements différents. Le temps de procédure comprend à la fois l'induction (analgésie/anesthésie) et la perfusion, cette procédure n'excède pas 30 minutes.

Impact sur les animaux

Les animaux subiront trois injections intra-péritonéales pouvant entraîner une lègère irritation au point d'injection. La manipulation des animaux sera minimisée afin d'éviter tout rejet par la mère.

Devenir

Les animaux utilisés pour les différentes études (histologiques, biochimiques, biomléculaires) seront mis à mort afin de prélever les cerveaux et de faire nos analyses.

Remplacement

L’expérimentation animale sur un système murin est essentielle, car nous ne pouvons le remplacer par un système in vitro où il est impossible de recréer les multiples interactions cellulaires d’un système complexe en développement. Il n’existe pas non plus d’autres modèles à l’heure actuelle permettant de répondre à nos questions biologiques

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés sera réduit autant que possible et correspond au minimum nécessaire pour obtenir des résultats scientifiques significatifs. Nous ne possédons pas assez de données pour réaliser une analyse de puissance. Ainsi, le nombre d’animaux utilisés dans ce projet (nombre d’animaux par expérimentation : 5) a été évalué au regard de nos données antérieures et de la littérature disponible.

Raffinement

Les élevages sont effectués en groupe avec enrichissement de l’environnement et toutes les précautions sont assurées afin de respecter au mieux le bien-être animal. Pour tout protocole nécessitant une anesthésie, des analgésiques seront coadministrés pour limiter toute souffrance à l’animal. En plus de l'anesthésie, une analgésie sera mise en place. Le personnel est formé sur l’ensemble de la prise en charge des animaux (gestion optimale de l’élevage, injection intrapéritonéale, gestion de l’anesthésie/analgésie). Les animaux subiront trois injections intrapéritonéale pouvant entraîner une lègère irritation au point d'injection. Une observation particulière des animaux les jours suivants sera réalisée. La manipulation des animaux sera minimisée afin d'éviter tout rejet par la mère. Pour vérifier la bonne tolérance des animaux à l'injection répétée du produit chimique, une procédure avec des points limites gradés a été mise en place adaptée à l'âge étudié (Annexe 1). Elle est bassée sur l'apparence physique (manque de toilettage, poil ébouriffé), la mobilité des animaux (prostataion), l'absence de lésion ou saignement, la présence d'un nid dans la cage. Ces points limites intermédiaires permettent la mise en place de soins des animaux évitant la mise à mort des animaux.

Choix des espèces

La souris est un mammifère où les processus qui régissent le développement du système nerveux central et sa plasticité sont similaires à l'Homme. Les animaux seront utilisés à 4 stades de développement post-nataux à 5, 15, 30 et 60 jours après la naissance. Ces stades correspondent à des moments clés du développement cérébral et en particulier des astrocytes et de leurs interactions avec les vaisseaux sanguins.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 60
Souffrances
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▲ 60
Devenir
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 60

Immobilisées deux heures par jour pendant quinze jours, après avoir été placées seules en cage dès l'âge de vingt jours et jusqu'à la fin des expériences, 60 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, toutes tuées pour prélever leurs tissus. Deux prélèvements sanguins sont réalisés dans la veine de la queue, au premier et au quinzième jour du stress. Le projet cherche à savoir si une exposition à la lumière bleue pendant l'adolescence rend les souris plus vulnérables à un stress subi à l'âge adulte. Le porteur annonce aussi une série de tests comportementaux censés évaluer l'anxiété et l'humeur, sans préciser lesquels, et justifie l'isolement prolongé par la mesure continue de l'activité locomotrice, un igloo étant écarté parce qu'il gênerait les capteurs infrarouges.

Objectifs

L’exposition aberrante à la lumière (ALE pour Aberrant Light Exposure), notamment bleue induit des états dépressifs chez l’animal et l’Homme adulte. Cet effet est médié par les cellules ganglionnaires à mélanopsine ou ipRGCs de la rétine, sensibles à la lumière bleue (480 nm). Elles transmettent les signaux lumineux aux régions cérébrales, impliquées dans la régulation de l’humeur. Les adolescents représentent une population à risque car ils sont exposés de manière intensive à l'ALE à laquelle ils présentent une sensibilité accrue. De plus, la majorité des troubles mentaux apparaissent avant 25 ans. L'objectif de ce projet sera d'apporter des éléments supplémentaires à un projet déjà entamé. Il vise à explorer l'hypothèse qu'une exposition à l'ALE bleue durant l'adolescence conduit à un phénotype de vulnérabilité à un nouveau stress présenté à l'âge adulte chez la souris.

Bénéfices attendus

Le projet permettra de déterminer si l'exposition aberrante à de la lumière bleue durant l’adolescence induit un phénotype de vulnérabilité à un nouveau stress présenté à l'âge adulte et constitue un facteur aggravant l'état d'anxiété. Une meilleure compréhension des mécanismes moléculaires et cellulaires mis en jeu, non réalisables chez l'Homme permettra à court-terme d’élaborer de nouvelles stratégies pour limiter les effets délétères d’une telle exposition, omniprésente dans la population et en particulier chez les adolescents.

Procédures

Tout d'abord, les animaux seront isolés dans des cages individuelles à partir de 20 jours d’âge et jusqu’à la fin de l’expérimentation (âge adulte). Ensuite,à l'âge adulte, les souris seront soumises à un stress d'immobilisation d'une durée de 2h chaque jour et pendant 15 jours. Deux préléments sanguins (jours 1 et 15 du stress d'immobilisation) seront réalisés sur la veine caudale chez chaque animal. Enfin, les animaux subiront une série de tests comportementaux pour évaluer l'anxiété et l'humeur.

Impact sur les animaux

Les animaux peuvent être soumis à différentes nuisances listées ci-dessous : 1) Isolement : à partir de 20 jours d'âge (P20) et jusqu’à la fin des procédures, les animaux seront placés individuellement dans des cages munies d’un capteur infrarouge permettant de mesurer le rythme de leur activité locomotrice en continu. 2) Stress d'immobilisation : la contention entraîne une réduction de la mobilité et l'absence d'accés à la nourriture et eau durant le stress. Celà peut générer un inconfort temporaire avec augmentation de l'agitation, du stress et une légère perte de poids. 3) Prélevements sanguins : ils seront réalisés dans la veine caudale et pourront générer une douleur temporaire au niveau du site de prélévement.

Devenir

Les animaux seront mis à mort pour réaliser des prélévements de tissus post-mortem.

Remplacement

L'objectif de ce projet est d’évaluer si une exposition aberrante à la lumière bleue durant l’adolescence induit un phénotype de vulnérabilité suite à un nouveau stress appliqué à l'âge adulte. A l’heure actuelle, il n’est pas possible de modéliser in vitro et/ou in silico les différentes structures du cerveau sur lesquelles reposent ces fonctions, ce qui nécessite donc d’avoir recours au modèle animal dans son intégrité.

Réduction

L’estimation du nombre d’animaux par groupe est réalisée à l’aide d’un test de calcul de puissance et sur la base de notre connaissance du modèle, des réponses mesurées et de nos expériences à ce sujet, ainsi que sur la littérature scientifique. Ce nombre a été réduit au maximum sans mettre en péril une interprétation statistique de nos résultats. Compte tenu de la variabilité de notre réponse (différence interindividuelle de sensibilité au stress), un minimum de 15 animaux par groupe est nécessaire afin de réaliser des analyses statistiques pertinentes et robustes. De plus, le même animal suivra la batterie complète de tests comportementaux visant à déterminer son état d'anxiété. En outre, plusieurs prélèvements de tissus et certaines mises au point techniques spourront être réalisés chez le même animal.

Raffinement

Des mesures seront mises en oeuvre pour optimiser le bien-être des animaux. 1) Isolement : Les cages contenant les animaux isolés seront placées dans une armoire avec d'autres souris également isolées. Les animaux peuvent donc se voir et ont accès aux odeurs et bruits générés par leurs congénères. De plus, pour pallier à cet isolement, un enrichissement sera apporté dans chaque cage (nid végétal à base de fibres de coton). Un igloo ne peut être mis car il interfère avec le signal enregistré par les capteurs infrarouges. 2) Sevrage : les animaux seront sevrés à P20. Pendant une dizaine de jours, ils feront l’objet d’une attention particulière (observation tous les 2 jours) afin de vérifier le bon déroulement du sevrage. Nous attacherons une grande importance à l'apparence physique (grille de score de la douleur en annexe), poids et comportements des souriceaux (activité locomotrice enregistrée en continue). Si un problème d’alimentation est constaté pendant la 1ere semaine post-sevrage, les animaux auront accès à de la blédine directement dans une coupe dans la cage. 3) Prélévements sanguins sur la veine caudale : pour chaque geste entraînant une douleur potentielle pour l’animal, un anesthésique local sera appliqué (lidocaine 1%) au niveau du site de prélevement. L’observation des animaux sera effectuée tous les 2 jours avec un intérêt particulier à l'apparence physique externe et les changements comportementaux de ceux-ci (grille de score de la douleur). Un traitement analgésique (voir avec le vétérinaire référent) sera administré en cas de signes de douleur légère à modérée. Des points limites suffisamment prédictifs et spécifiques seront appliqués (en attaché, grille de score de la douleur). En cas de dépassement du point limite, les animaux seront mis à mort. Les soins et les procédures seront réalisées par du personnel qualifié.

Choix des espèces

L'objectif de ce projet est d'évaluer les conséquences d'une exposition aberrante à de la lumière bleue pendant l'aolescence sur la vulnérabilité des individus à un nouveau stress. Ce projet fait appel à un modèle murin, sélectionné afin de pouvoir comparer les résultats obtenus avec nos précédentes études sur les effets de la lumière sur différentes structures cérébrales. Les souris seront utilisées à partir de 20 jours d'âge jusqu'à 2-4 mois.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 3600
Souffrances
▲ -
▲ 3600
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Devenir
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 3600

3 600 souris vont être utilisées, toutes tuées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Les femelles gestantes reçoivent une ou deux injections sous-cutanées de molécules qui marquent les cellules en division, contention et geste compris en cinq à dix secondes, puis sont tuées entre une heure et vingt-quatre heures plus tard pour récupérer leurs embryons. Ce sont ces embryons qui sont analysés, afin de mesurer si des mutations trouvées chez des patients atteints de troubles du neurodéveloppement modifient le cycle cellulaire des progéniteurs du cortex. Le porteur affirme que la complexité du cortex cérébral interdit toute approche in vitro, et compte parmi ses mesures de réduction le fait de combiner deux injections sur une même portée.

Objectifs

Notre recherche est axée vers l’étude de la physiopathologie des maladies neuro-développementales d’origine génétique. Des mutations dans un grand nombre de gènes ont été identifiées chez des patients ayant des troubles du neurodéveloppement. Notre objectif est de comprendre les rôles de ces gènes dans les cellules du système nerveux central et les mécanismes associés à ces maladies, qui présentent aussi bien à des défauts de prolifération, de migration et de différenciation neuronale. Comprendre les mécanismes par lesquels les mutations entrainent la pathologie est crucial pour faciliter le diagnostic d’autres maladies et envisager un traitement. Pour comprendre comment les défauts neuronaux sont établis au cours du développement du cortex cérébral, nous adopterons une approche génétique visant à modifier l’expression ou la fonction des protéines étudiées. Nous utiliserons des souris modifiées pour des gènes trouvés comme mutés chez les patients. Nous garderons ces souris femelles et mâles à l’état hétérozygote, c’est à dire qu’elles auront toujours une copie du gène normale, et une copie portant la mutation. Nous les croiserons entre elles pour produire des embryons d’étude qui seront analysés avant la naissance, et dont nous ne saurons pas si les embryons portant la mutation sur les deux chromosomes auront un développement anormal. Cette étude permettra plus précisément de comprendre si la mutation présente chez les patients engendre des défauts au niveau du cycle cellulaire (s’il y a une différence en termes denombre de divisions ou de vitesse de division). Notre modèle d’étude est l’embryon de souris où la neurogenèse dans le cortex cérébral commence au cours du deuxième tiers de gestation et se poursuit jusqu’à la naissance. Il est connu qu’un dérèglement du cycle cellulaire durant le début de la neurogénèse peut avoir un impact sur le développement du cortex cérébral. Par exemple, un défaut de prolifération peut entrainer un deficit de progéniteurs neuronaux et par conséquent un déficit de neurones ce qui, à la naissance ou l’âge adulte peut entrainer des défauts variables (cerveau plus petit, troubles cognitifs etc…). Notre but est d’étudier si la mutation d’un gène précis étudié affecte le cycle cellulaire. Pour répondre à notre question, les mères gestantes recevront 1 ou 2 injection(s) de molécules qui s’intègrent toutes deux à l’ADN des cellules au moment de la réplication des chromosomes. Cela a pour but une analyse fine du cycle cellulaire.

Bénéfices attendus

Notre étude permettra de comprendre la fonction de gènes impliqués dans le neurodéveloppement et les mécanismes par lesquels leur déplétion ou mutation conduit à des troubles du neurodéveloppement. Ce projet aura des retombées pour les patients. En effet, notre collaboration avec des cliniciens nous permet de tester par cette approche des gènes retrouvés chez des patients présentant des maladies du développement du cerveau. Nous pourrons voir si les mutations observées chez les patients atteints de troubles neurodéveloppementaux ont un impact sur le cycle cellulaire des neurones.

Procédures

Les femelles gestantes subiront une ou deux injection(s) sous cutanée(s) de molécule(s) qui vont marquer les cellules qui sont en train de se diviser (contention + injection 5-10 secondes).

Impact sur les animaux

La contention pour procéder à l’injection peut provoquer un stress à l’animal.

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort à la fin du projet. Les femelles sont mises à mort pour collecter les embryons.

Remplacement

L’utilisation de l’expérimentation animale pour nos travaux est rendue nécessaire par la complexité de l’environnement du cortex du cerveau qui ne peut pas être recréé par des approches in vitro. Le développement du cerveau est très bien caractérisé chez la souris, ce qui nous permet de déterminer efficacement les effets de l’altération de gènes sur le développement embryonnaire cortical.

Réduction

Nous garderons à l’esprit notre responsabilité de diminuer au maximum le nombre d’animaux expérimentés tout en atteignant la significativité statistique. Nous utiliserons un test statistique afin d’évaluer différents paramètres du cycle cellulaire des progéniteurs neuronaux portant la mutation par rapport aux contrôles (embryons non porteurs de la mutation et de la même portée). Les experiences seront choisies en fonction de la nature du gène étudié, de son profil d’expression et du phénotype observé chez les patients. Aussi toutes les expériences ne seront pas systèmatiquement éffectuées. Seules celles relevantes seront faites. De plus, nous allons combiner les injections pour étudier la sortie de cycle et la phase S sur une même portée (division par 2 du nombre de femelles utilisées pour ces 2 études).

Raffinement

Nous prendrons en compte avec la plus grande attention le bien être de nos animaux. L’élevage et la reproduction de nos animaux se font dans un environnement contrôlé permettant une réduction du stress pour l’animal, notamment avec l’ajout de nid et de tunnel dans les cages d’hébergement. L’injection sera faite par du personnel qualifié. Nous utiliserons des aiguilles de très faible diamètre à usage unique. La mise à mort ayant lieu entre 1h et 24h après l’injection, une infection aura peu de chances de se développer.

Choix des espèces

Nous avons choisi la souris pour étudier les gènes impliqués chez des patients souffrant de troubles neurodéveloppementaux. Les étapes du développement du cerveau et du cycle cellulaire sont très bien caractérisées chez la souris ce qui nous permet de voir les effets des mutations dans des gènes impliqués dans les maladies neurodéveloppementales chez l’homme. Cet animal de petite taille avec environ 8 embryons par portée est couramment modifié génétiquement, ce qui nous permet de mimer les mutations observées chez l’homme. Les femelles gestantes seront utilisées à maturité sexuelle (jeune adulte/adulte) car elles doivent être gravides.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
    • Système musculosquelettique
Souris : 309
Souffrances
▲ -
▲ 237
▲ 72
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Devenir
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 -
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 309

Porteuses d'une mutation qui provoque une insuffisance cardiaque vers neuf mois chez les hétérozygotes et tue les homozygotes vers dix-neuf jours, les souris de cette lignée servent à tester trois approches de thérapie génique. 309 animaux au maximum sont concernés, tous tués, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 237 d'entre eux et modéré pour 72. Les souriceaux sont anesthésiés sur la glace à deux jours de vie, ce qui peut abaisser leur température corporelle, puis reçoivent une injection intraveineuse unique, la veine n'étant plus visible dès le troisième jour. Les souris reproductrices sont tuées à six mois avant l'apparition des symptômes cardiaques, et les souriceaux injectés à seize jours pour prélever leur cœur, leur foie et trois muscles des pattes.

Objectifs

Le projet a pour but d'évaluer et de comparer l'efficacité de 3 approches de thérapie génique dans des souris porteuses d'une mutation conduisant à une cardiomyopathie dilatée chez les souris hétérozygotes, et à une dystrophie congénitale associée à des problèmes cardiaques chez les souris homozygotes. Chez l'homme, les mutations de ce gène entrainent différentes pathologies, les plus nombreuses conduisant à une cardiomyopathie dilatée, associée ou non à une dystrophie musculaire (prévalence estimée à environ 9 individus sur 100.000). Le présent projet vient compléter un autre projet dans lequel les mêmes approches de thérapie génique ont été évaluées dans ces mêmes souris pour leur capacité à prolonger la survie des animaux et à corriger le phénotype. Suite aux résultats obtenus, de nouveaux prélèvements sont nécessaires afin de réaliser des études moléculaires et permettre de finaliser notre étude.

Bénéfices attendus

Les résultats de cet essai de thérapie génique permettront de mieux comprendre les mécanismes physiopathologiques dans cette maladie grave. D'autre part, si les résultats sont positifs, ils permettront d'avancer vers le développement d'une thérapie pour les patients pour lequels aucun traitement n'existe à l'heure actuelle.

Procédures

Des accouplements seront réalisés afin de générer les lots expérimentaux. En tout 8 accouplements en trio (1 mâle hétérozygote et 2 femelles hétérozygotes) seront réalisés. Afin de limiter l'appartition du phénotype cardiaque, les accouplements seront réalisés avec des animaux qui ont entre 2 et 6 mois (4 portées maximum par femelle). L'anesthésie des souriceaux (réalisée 1 fois à 2 jours de vie, avec une durée de 1 min) est susceptible d'induire une baisse de la thermorégulation. Suite à l'anesthésie, les souriceaux seront soumis à une injection intraveineuse (1 seule injection par souris, durée inférieiur à 1 min) est susceptible d'induire une douleur légère de courte durée.

Impact sur les animaux

A l'état hétérozygote, les souris développent une cardiomyopathie dilatée autour de 9 mois, entrainant une insuffisance cardiaque et à leur mort prématurée autour de l'âge de 1 an. Les souris homozygotes développent un retard de croissance généralisé, associée à une atteinte sévère des muscles squelettiques et cardiaque, conduisant à la mort prématurée des souriceaux autour de 19 jours. L'anesthésie des souriceaux sur la glace est susceptible d'induire une baisse de la thermorégulation. L'injection est susceptible d'induire une douleur légère de courte durée.

Devenir

Les souris hétérozygotes en croisement seront euthanasiées à 6 mois, avant l'appartition des symptômes cardiaques afin d'éviter la survenue de souffrances non nécessaires. Les souriceaux injectés seront euthanasiées à l'âge de 16 jours afin de récupérer les différents organes nécessaire à tester l'efficacité des différentes approches thérapeutiques (coeur, foie, tibialis anterior, gastrocnemius, quadriceps).

Remplacement

Les outils thérapeutiques ont déjà été validés par des approches in vitro. Le recours à un organisme vivant est nécessaire pour étudier la bonne diffusion des virus thérapeutiques dans l'organisme entier et vérifier si l'expression des molécules thérapeutiques atteint le niveau nécessaire dans les différents organes d'intérêt afin d'empêcher le développement de la maladie. D'autre part, le recours à un organisme vivant est également nécessaire afin d'identifier d'éventuels effets indésirables tels qu'une réponse immunitaire.

Réduction

Ce projet nécessite l'utilisation de 309 animaux maximum. 1) Une partie du projet inclus des croisements afin de générer les souris nouveau-nées modèles de la maladie génétique chez lesquelles les approches thérapeutiques seront évaluées. Les accouplements contrôlés comprendront 21 souris. A l'issue de ces croisements, nous obtenons environ un quart de souris modèles de la maladie génétique. 2) Les 4 groupes de souris seront générés afin d'obtenir au moins 15 souris modèle de la maladie par groupe. Il nous faudra donc environ 60 souris par groupe, soit 240 souriceaux en tout. Etant donné que le nombre de souriceaux par portée et le nombre de souriceaux modèle de la maladie dans ces portées peuvent légèrement dévier des chiffres théroriques (obtenus pour un grand nombre de portée), nous demandons une autorisation pour un plus grand nombre d'animaux que le chiffre théorique, soit 288 souriceaux (au lieu de 240). Les croisements seront arrêtés dès que le nombre de 15 souris modèles de la maladie par groupe aura été atteint.

Raffinement

Dans la réalisation de ce projet, l’ensemble des procédures a été mis au point afin de permettre une interprétation fiable dans le respect du bien-être animal. Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation avec un cycle jour nuit automatique : les animaux sont hébergés avec leurs congénères (l’isolement est limité au maximum) en portoirs ventilés avec un système d’abreuvement automatique et un accès ad libitum à la nourriture et l’eau. Le milieu est enrichi avec un des enrichissements de nidification et un bâton à ronger. Les conditions de températures et d’hygrométrie sont contrôlées et monitorées. Les animaux sont vérifiés quotidiennement. La procédure est réalisée précocement afin d'éviter le développement du phénotype dommageable des animaux, de plus les injections sont réalisées sous anesthésie. Nous nous efforçons à chaque instant de raffiner nos procédures afin de garantir le bien-être des animaux en cours de procédure grâce à une surveillance attentive (point limite) et des soins adaptés (anesthésie, croquette humidifiée et hydrogel etc.).

Choix des espèces

D'un point de vue génétique, les souris sont extrêmement proches de l'homme, permettant de reproduire les mutations du gène dans ce modèle animal, conduisant à des sympômes très similaires. Le modèle murin utilisé ici, généré par recombinaison homologue, a prouvé sa validité pour étudier le développement de la pathologie par de multiples publications. Les injections sont réalisées à 2 jours de vie car la veine n'est plus visible à 3 jours de vie (pigmentation) et l'injection n'est pas possible à un stade adulte due à la sévérité du phénotype conduisant au décès des souris homozygotes à 19 jours de vie. La procédure sera arrêtée à 16 jours de vie. Les souris hétérozygotes utilisées pour les accouplements permettent de générer les souris homozygotes nécessaire à ce projet. Ces accouplements sont limités dans le temps (entre 2 et 6 mois de vie), afin de limiter l'apparition du phénotype dommageable de ces souris (développement d'une insuffisance cardiaque autour de l'âge de 9 mois).

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 400
Souffrances
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400 souris génétiquement modifiées pour développer une néphropathie à IgA vont être utilisées, toutes tuées à seize semaines, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent pendant douze semaines des croquettes enrichies en algues ou dépourvues de vitamine A, des antibiotiques dans l'eau de boisson trois fois par semaine pendant huit semaines, puis un gavage de bactéries trois fois par semaine pendant quatre semaines. Chaque semaine elles sont isolées cinq minutes dans une cage sans litière pour récupérer leurs urines et leurs fèces, l'opération étant répétée dans la journée si la quantité recueillie ne suffit pas. Le porteur écrit que la maladie ne leur cause aucune nuisance et que l'utilisation de la souris est "indispensable" pour apporter la preuve du concept avant des essais chez les patients.

Objectifs

La néphropathie à IgA (NIgA), une maladie rénale inflammatoire, est la plus courante en France et dans le monde. Elle a été décrite en 1968 par le professeur Berger. À ce jour, il n’existe pas de traitement pour guérir cette maladie, qui est devenue l’une des principales causes de perte de fonction rénale. Cela nécessite des traitements comme la dialyse (qui remplace la fonction des reins en filtrant le sang pour éliminer les déchets et l'excès de liquide) ou la transplantation de rein. La NIgA se produit lorsque le système immunitaire ne fonctionne pas correctement et attaque par erreur certaines protéines du corps. Cela entraîne une accumulation anormale d’une protéine (l'IgA) dans les reins. Avec le temps, cette accumulation provoque une inflammation qui peut endommager les reins et les empêcher de filtrer correctement le sang. Des modèles des souris génétiquement modifiées ont montré qu’elles développent une forme de la NIgA similaire à celle des humains. L'absence d’une protéine spécifique favorise l’accumulation de ces protéines dans les reins, ce qui accélère la progression de la maladie. Les causes exactes de la NIgA ne sont pas encore totalement comprises, mais des facteurs comme l’alimentation et la flore intestinale (l'ensemble des micro-organismes vivant dans notre corps, comme les bactéries) semblent jouer un rôle important. Ce projet de recherche cherche à mieux comprendre l’impact des régimes alimentaires et de la flore intestinale sur l’évolution de la NIgA. Par exemple, il étudie l’effet d’un régime riche en algues, qui modifie la flore intestinale et favorise des bactéries spécifiques. Ces bactéries sont retrouvées en plus grande quantité chez les patients atteints de NIgA. D’autres recherches montrent que l’élimination de la vitamine A de l’alimentation des souris améliore les symptômes de la maladie, en réduisant l’accumulation de protéines du système immunitaire dans les reins. L’objectif global de cette étude est d’identifier de nouvelles pistes thérapeutiques basées sur l’alimentation et la flore intestinale. Ces résultats, encore en phase préclinique, pourraient permettre le développement de nouvelles stratégies pour ralentir ou prévenir la progression de la NIgA, ouvrant ainsi la voie à de futurs essais cliniques chez les patients.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mieux comprendre les mécanismes impliqués, tels que l’effet de l’alimentation (riche en algues et déficiente en vitamine A) et de la flore intestinale dans une maladie inflammatoire rénale, la NIgA, afin de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques pour les patients atteints de la NIgA.

Procédures

Pour étudier l'effet de l'alimentation (riche en algues ou carencée en vitamine A) sur la maladie de la NIgA, les souris seront nourries pendant 12 semaines avec des croquettes contenant des algues ou des croquettes dépourvues de vitamine A, disponibles en libre accès. Le poids des souris sera mesuré une fois par semaine pendant 16 semaines. Des prélèvements seront réalisés toutes les deux semaines pour les urines et chaque semaine pour les fèces pendant 16 semaines. Afin d'étudier l'interaction entre l'alimentation et les bactéries de la flore intestinale dans la maladie de la NIgA, les souris recevront des antibiotiques dans leur eau, trois fois par semaine pendant 8 semaines. A l’âge de 8 semaines, elles seront gavées avec des bactéries, trois fois par semaine pendant 4 semaines. Le poids des souris sera également mesuré chaque semaine dès le début de l'étude pendant 16 semaines. Les prélèvements seront effectués toutes les deux semaines pour les urines et toutes les quatre semaines pour les fèces pendant 16 semaines. Dans les deux cas, les prélèvements d'urine et de fèces seront réalisés sur des souris vigiles. Les souris seront isolées pendant 5 minutes dans des cages sans litière pour effectuer le prélèvement. Les échantillons d'urine seront collectés à l'aide d'une pipette dans la cage, après que les souris aient uriné d'elles-mêmes. Les échantillons de fèces seront également prélevés dans la cage après que les souris aient fait leurs besoins. Si les échantillons sont insuffisants, l'opération sera répétée au cours de la journée. Les prélèvements d'urine et de fèces seront réalisés le même jour. A l’âge de 16 semaines, les animaux seront euthanasiés conformément aux réglementations en vigueur. Un prélèvement sanguin sera effectué directement au niveau du cœur après la mort des animaux, et les reins, le foie, la rate et l’intestin seront récupérés pour analyse.

Impact sur les animaux

Toutes les souris utilisées ne présentent pas de problème de santé lié à la maladie. La NIgA ne cause pas de nuisances pour elles. Les bactéries ne sont pas des bactéries infectieuses. L’administration des antibiotiques n’a pas d’effet négatif sur les souris. Celles-ci ont bien toléré l’alimentation riche en algues. Les seules nuisances possibles pourraient être liées aux gestes du gavage, comme un stress temporaire ou un léger inconfort dû à l’introduction de la sonde gastrique.

Devenir

A l'issue de la procédure, tous les animaux seront euthanasiés afin de prélever le sang et différents organes pour réaliser les analyses et répondre à la question scientifique.

Remplacement

Les connaissances issues de cette étude ne peuvent pas être obtenues actuellement par d'autres méthodes de remplacement compte-tenu de la complexité de l’interaction entre le microbiote intestinale et la réponse inflammatoire (L’organisme fabrique des substances chimiques qui produisent une réponse immunitaire pour lutter contre l'infection ou guérir les tissus endommagés), et les effets rénaux qui nécessitent de travailler à l'échelle d'un organisme entier vivant. L'utilisation de modèle murin est donc indispensable pour montrer le rôle du microbiote apportant ainsi la preuve du concept et permettrait d'envisager des essais cliniques chez des patients.

Réduction

Les souris utilisées présentent un faible taux de mortalité. Nous avons déterminé le nombre d'animaux nécessaires pour obtenir des résultats fiables et statistiquement significatifs. Le nombre de souris par groupe a été fixé en tenant compte des différences possibles dans les effets de la NIgA. Ce calcul a été basé sur des résultats préliminaires et sur un calcul statistique.

Raffinement

Dans le respect de la loi des 3R et dans un souci de bien-être animal, des matériaux comme du coton et du kraft seront ajoutés dans les cages pour permettre aux animaux de faire des nids et éviter les comportements stéréotypés. Nous nous assurerons qu'aucun animal ne soit isolé durant l'expérience afin de préserver leurs groupes sociaux. Des seuils de sécurité, définis de manière précoce, ont été établis pour éviter toute douleur, souffrance ou angoisse chez les animaux. Ces seuils, basés sur des critères comme la variation du poids, l’apparence extérieure et les changements de comportement, permettront d’adapter les mesures prises : augmentation des observations, administration d'antalgiques renouvelables toutes les 12 heures, ou euthanasie anticipée si nécessaire. Les animaux seront surveillés quotidiennement par le personnel responsable, et les seuils de sécurité seront vérifiés une fois par semaine (état général et pesée). Lorsqu'un geste comme le gavage est effectué, les souris seront surveillées le lendemain pour vérifier leur état général. À la fin de l’expérience, tous les animaux seront euthanasiés.

Choix des espèces

Le modèle murin est le meilleur choix pour développer le modèle de néphropathie à IgA, similaire à celle de la NIgA chez l'homme. Cela nous permettra d'analyser et d'étudier les effets de la maladie avec des interactions entre le régime alimentaire et le rôle du microbiote. Cette espèce présente l'avantage d'être un petit mammifère dont la génétique est bien connue ce qui nous permet d'utiliser un modèle génétiquement modifié bien établi. Pour ce faire, nous utiliserons des souris âgées de 4 semaines, car l'alimentation a un impact sur la composition de la flore intestinale comme montré chez l'homme, dès le plus jeune âge.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 366
Souffrances
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Devenir
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Reçues à trois semaines, dès le sevrage, 366 souris porteuses de mutations de la maladie de Huntington sont maintenues cinq jours par semaine dans une contention de quatre-vingt-dix secondes pour recevoir de la lumière sur la tête, puis soumises à un prélèvement sanguin tous les quinze jours et à des IRM sous anesthésie générale pouvant durer une heure. Si le traitement lumineux donne des résultats, une chirurgie de quatre-vingt-dix minutes implante dans leur cerveau un dispositif d'éclairage, avec une seconde intervention possible pour le retirer. Ces procédures relèvent d'un niveau de souffrance sévère, l'une des souches perdant progressivement la capacité de se déplacer, de se nourrir et de boire, avec une espérance de vie de trois mois. Toutes sont tuées, soit dès que les troubles moteurs dépassent une gêne modérée, soit à la fin, pour ouvrir leur cerveau et vérifier si la lumière a protégé les neurones.

Objectifs

Des études ont démontré que la lumière ralentie la maladie de Parkinson. La maladie de Huntington touche 6000 personnes en France. C’est une maladie génétique rare qui se traduit par la mort de neurones. Les symptômes handicapent grandement le quotidien des patients, et la maladie n’a pas à ce jour de traitement . La maladie de Huntington présente des similarités avec la maladie de Parkinson. Les objectifs de ce projet sont 1. d’évaluer sur des modèles souris de la maladie de Huntington si un traitement par la lumière permet de ralentir le développement de la maladie, au même titre que pour la maladie de Parkinson et 2. de préciser la région du cerveau la plus à même de recevoir le traitement.

Bénéfices attendus

La réalisation de ce projet permettra d’évaluer si le traitement par la lumière protège les neurones, comme cela a été observé dans la maladie de Parkinson. Les travaux seront aussi valorisés au travers de publications scientifiques et présentations en congrès. La deuxième partie du projet permettra de préciser les régions du cerveau les plus appropriées pour recevoir le traitement par la lumière. Si l’effet de protection des neurones par la lumière est avéré, comme il l’a précédemment été pour la maladie de Parkinson, des études complémentaires pouvant conduire jusqu’à un essai clinique, porteur d’espoir pour les patients, seront envisagées.

Procédures

Dans la première procédure, les animaux subiront une contention 5 jours par semaine de 90 secondes afin de permettre le traitement. Les animaux sont préalablement habitués à cette contention. Le traitement est indolore, et n’induit pas de gêne ou inconfort. Pour évaluer l’effet du traitement nous mesurerons les mouvements des animaux et leur mémoire (tests n’excédant pas 15 minutes) et feront des IRM réguliers (n’excédant pas 1 heure) : initialement puis pour les plus fréquents tous les mois (pour les animaux dont l’espérance de vie est réduite), et tous les 3-4 mois pour les animaux avec une espérance de vie normale. Les IRM seront réalisées sous anesthésie générale. Des prélèvements sanguins sur animaux vigiles seront effectués tous les 15 jours. Si besoin un prélèvement de queue de quelques millimètres pourra être réalisé de facçon unique sur animal anesthésié pour sa caractérisation génétique. Les animaux seront euthanasiés sous anesthésie générale avec administration préalable d’antalgique dès que les symptômes moteurs de la maladie évolueront au delà d’une gêne modérée. Si l’efficacité du traitement est concluante, la deuxième partie du projet nécessitera une chirurgie (maximum 90 minutes) pour placer un implant délivrant de la lumière directement dans le cerveau, pour définir quelle région est la plus appropriée pour recevoir le traitement. En cas de besoin une seconde chirurgie pourra être réalisée pour retirer l'implant (maximum 15 minutes). Le traitement, permis par l’implant ne nécessitera plus de contention car la lumière sera contrôlé à distance. Les animaux seront évalués comme précédemment (même fréquence et durée pour les prélèvements sanguins, l’IRM et les tests comportementaux), et euthanasiés sous anesthésie générale avec administration préalable d’antalgique dès que les symptômes moteurs de la maladie évolueront au-delà d’une gêne modérée.

Impact sur les animaux

Certains modèles animaux Huntington utilisés conduisent naturellement à une perte progressive des possibilités de mouvement de l’animal ; l’animal se nourrit et boit moins facilement et perd du poids progressivement. Certains animaux ont une durée de vie plus courte que la normale, et ne peuvent plus se déplacer correctement en fin de vie. La contention pour illuminer la tête des animaux ainsi que la réalisation des tests comportementaux peut engendrer de façon temporaire, le temps que l’animal s’habitue à l’expérimentateur, à une peur légère. Le traitement en lui-même n’induit ni chaleur, ni douleur. La chirurgie induit de façon temporaire (24-48h) et maitrisée une douleur modérée du fait des points de suture. Par expérience, les animaux tolèrent ensuite bien le dispositif qui est adapté à leur morphologie. Si besoin une chirurgie pour retirer l'implant pourra être réalisée.

Devenir

Les animaux subiront un traitement par la lumière pour évaluer si cela permet de limiter le développement de la maladie de Huntington. Si les animaux de mise au point n’ont pas besoin d’être euthanasiés pour les mises au point sur pièce anatomique, ils seront utilisés dans les mises au point de la procédure 2. A l’issue de ces procédures, et en compléments des évaluations et de l’imagerie, les animaux seront euthanasiés pour récupérer leur cerveau pour évaluer si le traitement a protégé les neurones.

Remplacement

La littérature permet de savoir que le traitement par la lumière est efficace dans la maladie de Parkinson. C’est un élément très encourageant pour espérer obtenir des résultats positifs pour la maladie de Huntington, car ces 2 maladies ont de nombreux points communs. Les études des effets de la lumière sur des modèles cellulaires ont mis en évidence une difficulté de transposition des résultats obtenus sur les modèles physiologiques in vivo (absence d’effet, ou modalités d’illumination complètement différentes de celles effectives in vivo). Les effets du traitement par la lumière impliquent probablement un intermédiaire encore non identifié, et non présent dans les cultures de cellules, empêchant ainsi l’anticipation des effets de la lumière in vitro. L’évaluation des effets neuroprotecteurs du traitement dans le cadre de la maladie de Huntington nécessite donc une évaluation chez l’animal, d’autant plus pour mesurer l’impact sur les performances motrices et cognitives. Les modèles de souris étant bien décrits et facilement manipulables sont adaptés pour une première évaluation. Des souches de souris de même fond génétique sont utilisées pour les mises au point, car il n’est pas nécessaire d’utiliser une souche à phénotype dommageable pour mettre au point les différentes étapes de l’étude. La deuxième partie du projet permettra de limiter le nombre de gros mammifères qui seraient nécessaires dans une étude ultérieure.

Réduction

Les données seront analysées par des tests statistiques. Des animaux au phénotype non dommageable seront utilisés pour les mises au point afin d’optimiser l’utilisation des animaux Huntington. La phase de mise en place sera stoppée dès que toutes les procédures seront maitrisées et reproductibles sur 3 animaux consécutifs. Les animaux n’ayant pas besoin d’être euthanasiés à l’issue des mises au point de la première procédure seront utilisés pour la procédure 2. L’évaluation des effets du traitement nécessite 2 souches complémentaires de souris Huntington, et des contrôles associés au phénotype non dommageable. On estime à 10% le nombre de souris qui seront euthanasiées précocement ne permettant pas de recueillir les données de façon adéquate. Deux types distincts et incompatibles d’analyse des pièces anatomiques sont nécessaires. La deuxième partie du projet ne sera réalisée que si les résultats de la première partie sont concluants. Elle reproduira la première étude en comparant 3 régions du cerveau pouvant recevoir le traitement (traitement localisé). Le total maximal de souris nécessaires pour ce projet sera de 366.

Raffinement

Les animaux seront surveillés de façon journalière. Le traitement, les tests et l’IRM ne sont pas douloureux ; une habituation préalable à la contention et aux expérimentateurs permettra de réduire le stress des animaux. Les IRM seront effectuées sous anesthésie générale. Les animaux réintègreront leurs groupes sociaux dès les tests effectués. Dans la deuxième partie du projet, les chirurgies seront réalisées sous anesthésie générale et traitement antalgique. De l’hydrogel sera mis dans la cage et les animaux pesés chaque semaine pour évaluer et limiter la perte de poids naturelle de ces souris (du fait de la maladie). Les euthanasies seront effectuées sous anesthésie générale et antalgie, dès que les points limites sont atteints permettant de limiter la durée pendant laquelle la souffrance due au phénotype dommageable atteint un stade sévère.

Choix des espèces

L’effet d’un traitement et son impact sur les mouvements, la mémoire et l’espérance de vie, ne peut s’évaluer que sur un organisme entier. Les souris sont des modèles bien connus, et une première évaluation ne nécessite pas d’organisme plus évolué. La littérature permet de bien connaitre les modèles d’étude, et d’adapter le protocole pour évaluer l’impact de notre traitement. Les animaux seront réceptionnés à l’âge de 3 semaines afin d’être sevrés, et de démarrer le traitement en phase précoce de développement de la maladie, l’espérance de vie étant assez courte (3 mois) pour l’une des souches, et les symptômes de la maladie apparaissant assez rapidement, comme c’est le cas dans la maladie humaine.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 160
Souffrances
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Devenir
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 160

Une biopsie du bout de la queue, des injections, une chirurgie de quarante-cinq minutes et des séances d'imagerie de trente minutes attendent 160 souris, toutes tuées ensuite pour prélever leur cerveau, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. La moitié relève de la souffrance légère, l'autre de la souffrance modérée. L'étude, qualifiée de pilote, porte sur des étapes de maturation des protéines de surface des neurones et prépare des expériences ultérieures sur des modèles de maladies neurologiques. Ni la nature de la chirurgie, ni le nombre de séances d'imagerie, ni le contenu des injections ne sont précisés, et sur les effectifs le porteur écrit seulement qu'ils sont déterminés et analysés avec des tests statistiques adaptés.

Objectifs

Le développement et la fonction des neurones requiert la biogenèse de nombreuses protéines de surface qui permettent aux neurones de percevoir et d’interagir avec leur environnement. Des travaux précédents montrent que des étapes spécifiques de la maturation des protéines ne sont pas nécessaires pour la production de protéines de surface fonctionnelles par les neurones, contrastant avec d’autres types cellulaires où ces étapes sont requises. Ces étapes de maturation régulent la transmission neuronale et la plasticité fonctionnelle du cerveau et sont altérées dans plusieurs maladies neurologiques ou psychiatriques. Les mécanismes cellulaires sous-jaccents sont cependant encore mal caractérisés. Des études entendues de ces processus ont été réalisées dans des modèles de culture cellulaire à l’aide d’agents pharmacologiques. Nous souhaitons maintenant étudier ces processus dans des modèles de souris génétiquement modifiées. Ce projet de recherche fondamentale permettra de mieux comprendre les bases cellulaires de ces variations, contribuant ainsi in fine à l’identification de nouveaux biomarqueurs ou de nouvelles cibles thérapeutiques.

Bénéfices attendus

Les expériences réalisées nous permettront de préciser le rôle d’étapes importantes de la synthèse des protéines de surface des neurones, un mécanisme cellulaire fondamental, apportant des informations manquantes sur les causes responsables des dérégulations de ce processus qui sont observées dans de nombreuses maladies humaines sévères et actuellement non ou difficilement traitables.

Procédures

Biopsie du bout de la queue (quelques secondes), injections (quelques secondes). Chirurgie sous analgésie et anesthésie (45min). Séances d'imagerie (30 min).

Impact sur les animaux

Douleurs de quelques secondes lors des injections IP et SC et de la biopsie de la queue. Douleur post-opératoire modérée minorée par des antalgiques. Stress léger lié au bruit modéré lors des séances d'imagerie ultrasonore minoré par habituation des animaux au dispositif.

Devenir

Les animaux seront mis à mort pour prélèvement et préservation de leur cerveau pour analyse post-mortem.

Remplacement

Les études qui seront réalisées font suite à des études étendues de ces processus dans des systèmes de culture cellulaire. Il est maintenant essentiel d’étudier ces mécanismes in vivo dans des neurones intégrés dans leur environnement tissulaire complexe pour étudier plus avant leur rôle physiopathologique.

Réduction

Nous réalisons ici une étude pilote sur un nombre relativement restreint d’animaux qui nous permetterons de tester la faisabilité d’expériences projetées dans des modèles de neuropathologies. Les effectifs sont déterminés et les résultats analysés avec des tests statistiques adaptés.

Raffinement

Les résultats de cette étude pilote nous permettront d’optimiser nos procédures pour des analyses futures plus étendues. Les souris seront élevées en groupes sociaux dans des cages comprenant du matériel de nidification (enrichissement). Un personnel formé au bien-être animal surveille les animaux tous les jours. L’apparition de signes de stress ou de douleur sera attentivement suivie et la poursuite des expériences déterminées en fonction d’une évaluation régulière de points limites appropriés. Des anesthésiques et analgésiques seront utilisés pour prévenir la douleur des animaux.

Choix des espèces

La souris a été choisie car c’est un modèle de référence dans notre champs d'étude. Les souris présentent un système nerveux suffisamment développé pour permettre une extrapolation des résultats à l’espèce humaine. Une autre raison pour utiliser la souris est la possibilité de manipuler des types précis de cellules chez des animaux transgéniques. Les animaux seront utilisés entre 10 jours et 6 mois de vie, stades les plus appropriés pour l'identification des animaux et l'étude de la plasticité cérébrale.