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    • Système gastrointestinal
Poissons zèbres : 1050
Souffrances
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Devenir
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Un fragment de nageoire coupé sous anesthésie, puis un prélèvement de sperme pour les mâles : 1 050 poissons zèbres vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le projet crée une lignée mutante pour un gène exprimé dans l'intestin, absent chez la souris, afin d'observer les effets de son inactivation sur le microbiote. Le porteur indique que 48 poissons seulement seront analysés après leur mise à mort, répartis entre individus mutants et non modifiés. Il ne dit rien du sort des mille autres, au-delà du fait qu'il faut selon lui "un grand nombre d'œufs" pour obtenir la mutation recherchée.

Objectifs

Un nouveau type de cellules a récemment été découvert dans l’intestin chez plusieurs espèces dont l’humain et le poisson-zèbre. Ces cellules pourraient jouer un rôle important dans le fonctionnement de l’intestin en régulant la composition du mucus, le pH et la production de substances antimicrobiennes. Elles pourraient donc avoir un impact sur le microbiote, qui est essentiel à la digestion et à la santé. Cependant, la fonction exacte de ces cellules reste inconnue, car elles ne sont pas présentes chez la souris, un modèle couramment utilisé en recherche. Pour mieux comprendre leur rôle, ce projet vise à étudier le rôle d’un gène (BEST4) spécifiquement exprimé par ces cellules chez le poisson-zèbre. Après modification génétique, l’intestin des poissons sera analysé afin d’observer les éventuels changements dans sa structure et son fonctionnement, ainsi que sur le microbiote intestinal.

Bénéfices attendus

Aucun modèle animal n’a encore été développé pour étudier l’inactivation de ce gène. Ce projet permettra donc de mieux comprendre le rôle de ces cellules récemment découvertes dans l’intestin de nombreuses espèces. Ces nouvelles connaissances sur le fonctionnement de l'intestin pourraient ouvrir la voie à de nouvelles stratégies pour prévenir ou traiter certaines maladies digestives, tant chez l’humain que chez l’animal.

Procédures

Les animaux sont des animaux mutants qui seront prélevés pour organes post-mortem. Il s'agit donc de créér une lignée génétiquement modifiée dont les animaux subiront un génotypage et prélèvement de sperme pour les mâles concernés.

Impact sur les animaux

Les effets attendus de cette modification génétique concerneront principalement le système digestif, car ce gène est surtout exprimé dans l’intestin. Des modifications pourraient affecter la sécrétion d’ions, l’hydratation du mucus, la régulation du pH et la production de substances antimicrobiennes, ce qui pourrait influencer l’équilibre du microbiote intestinal et, par conséquent, la santé intestinale. Cependant, comme ce gène n’est pas fonctionnel chez la souris sans provoquer de troubles majeurs, il est probable que l’intestin du poisson-zèbre puisse s’adapter en compensant l’absence de ces cellules. Le genotypage est invasif (prélèvement d'un très petit fragment de nageoire) mais les nuisances engendrées seront minimisées par l'anesthésie. Cette opération peut entrainer une réduction de l'activité de nage. La récolte de gamètes est bien maîtrisée et ne génère pas d’inconfort ou de nuisance pour les animaux.

Devenir

Ce projet vise à étudier le fonctionnement de l’intestin après l’inactivation d’un gène spécifique. Les animaux sont euthanasiés après deux générations pour l’analyse de leurs organes.

Remplacement

Les cellules intestinales peuvent être étudiées à l’aide de modèles in vitro. Toutefois, ces modèles ne reproduisent pas encore toute la complexité de l’intestin, notamment la présence d’un microbiote diversifié. Il n’existe donc pas d’alternative aux études sur l’animal pour comprendre le rôle de ces cellules dans l'intestin.

Réduction

Au total, 48 poissons seront étudiés après euthanasie, répartis équitablement entre deux groupes : des individus mutants et des individus non modifiés. Pour obtenir ces poissons, un grand nombre d'œufs doit être produit, car seuls quelques-uns porteront la mutation recherchée. Le nombre strictement nécessaire de poisson sera produit afin de garantir l'obtention des 48 poissons nécessaires aux analyses.

Raffinement

Les poissons seront élevés dans des conditions optimales, adaptées à leur espèce, en veillant à la température, à l’éclairage, à la qualité de l’eau et à la densité des aquariums (30 individus maximum par bac dans un volume de 9.5 litres). Des plantes seront ajoutées pour enrichir leur environnement. Toutes les manipulations, comme la mise en ponte ou l’anesthésie, seront effectuées rapidement afin de minimiser le stress. Les animaux seront observés quotidiennement pour s’assurer de leur bien-être. En cas d’apparition de symptômes, qu’ils soient liés ou non à la modification génétique, le poisson sera pris en charge par le vétérinaire du laboratoire, qui décidera des mesures à adopter pour préserver son bien-être.

Choix des espèces

Les études sur la physiologie digestive utilisant des techniques de modification génétique sont souvent réalisées chez la souris. Cependant, ce modèle n’est pas adapté ici, car les cellules spécifiquement étudiées sont absentes dans son intestin. Le poisson-zèbre a été choisi car ces cellules sont bien présentes dans son intestin et partagent des caractéristiques similaires avec celles des mammifères. De plus, cette espèce est idéale pour la recherche génétique en raison de sa reproduction très efficace (plus de 200 œufs par femelle), du développement rapide des embryons, et du fait qu’un individu atteint sa maturité en seulement trois mois. Enfin, le poisson-zèbre est déjà largement utilisé pour mieux comprendre le fonctionnement de l’intestin des mammifères. Dans ce projet, les analyses seront réalisées sur des animaux adultes, afin d’étudier l’intestin à un stade de développement mature.

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    • Système endocrinien
Souris : 1080
Souffrances
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Devenir
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1 080 souris vont être utilisées, toutes tuées puis nécropsiées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles suivent douze semaines de régime enrichi en lipides, subissent deux gavages, trois à onze injections et quatre séries de huit à neuf prélèvements de sang à la queue, certaines une chirurgie sous anesthésie générale. Le projet teste si la surexpression d'une adipokine dans le tissu adipeux retarde la résistance à l'insuline liée à l'obésité. Le porteur écrit que le modèle in vivo est "indispensable" pour étudier ces dialogues entre cellules, après avoir précisé que son équipe cultive couramment des adipocytes humains et murins.

Objectifs

L’obésité est caractérisée par un excès de tissu adipeux et s’accompagne de complications métaboliques. L’excès de tissu adipeux est corrélé au degré d’insulino-résistance qui, s’il n’est pas contrôlé, aboutit au développement d’un diabète de type 2. Le tissu adipeux est un organe central du métabolisme par sa fonction de stockage des lipides. Il produit également de nombreux facteurs, dont des adipokines bénéfiques ou délétères vis-à-vis de l’action de l’insuline ; ces adipokines peuvent agir au sein même du tissu ou à distance dans l’organisme. Une meilleure connaissance des adipokines participe à la compréhension des complications métaboliques associées à l’obésité. Nous avons mis en évidence chez l’Homme une nouvelle adipokine dont le niveau d’expression dans le tissu adipeux est faible chez des personnes atteintes de syndrome métabolique ou de diabète de type 2. Son taux sanguin est un déterminant négatif de la résistance à l’action de l’insuline. Nous émettons l’hypothèse qu’une altération de la production de cette adipokine par le tissu adipeux pourrait contribuer au développement d’une insulino-résistance. Nous voulons tester si sa surexpression dans le tissu adipeux peut permettre de retarder, voire d’empêcher, le développement d’une résistance à l’action de l’insuline induite par l’obésité. Ce projet est multisites, il sera réalisé dans deux établissements utilisateurs.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra l’apport de nouvelles connaissances sur les acteurs de la sensibilité à l’insuline, dans un contexte de prise de poids et de dégradation de la signalisation insulinique. La compréhension du rôle de certaines adipokines dans la prévention de la perte de la sensibilité à l’insuline au cours de l’obésité, permettra de cibler de nouveaux mécanismes cellulaires. L’apport de l’expérimentation animale est majeur dans l’étude de la dérégulation de ces voies, en offrant un point de vue à corps entier de la physiopathologie de l’obésité et du diabète.

Procédures

Dans l’EU1, les animaux auront une alimentation enrichie en lipides durant 12 semaines et un hébergement à thermoneutralité. Tous les animaux seront soumis à 2 gavages, 3 à 11 injections et 4 séries de 8 à 9 prélèvements de sang à la queue au cours de leur vie ; chaque acte sur animaux vigiles n’excédant pas 15 secondes consécutives. Tous les animaux pourront subir une intervention chirurgicale (de 10 à 15 minutes maximum) sous anesthésie générale avec utilisation d’antalgique pour limiter la douleur post-opératoire. Dans l’EU2, les animaux seront soumis à 1 gavage, 1 série de 5 prélèvements de sang à la queue n’excédant pas 15 secondes consécutives, puis nécropsiés.

Impact sur les animaux

Les animaux subiront plusieurs nuisances ou effets indésirables au cours de leur vie allant d’inconforts à des douleurs légères sur de courtes durées. L’inconfort et/ou le stress pourraient survenir lors des mesures de poids (temps inférieur à 1 min), lors des 12 semaines de régime enrichi en lipides, lors des gavages (environ 15 sec) ou encore lors des transports entre différents établissements utilisateurs (durée inférieure à 5 min). Des douleurs légères n’excédant pas quelques secondes pourraient survenir lors de prises de sang ou encore lors d’injections. Dans l’éventualité où l’option chirurgicale serait retenue pour induire la surexpression de l'adipokine étudiée, les souris pourraient ressentir une douleur légère pendant 1 à 2 jours malgré l’utilisation d’antalgique.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure et nécropsiés en vue de l'analyse de leur sang et de plusieurs organes.

Remplacement

Les modèles in vitro d’adipocytes humains et murins existent et l’équipe en cultive couramment. Cependant, en raison de la capacité de prolifération quasi-inexistante des adipocytes, ces lignées sont cultivées sous forme de préadipocytes puis différenciées en adipocytes matures grâce à un milieu de culture spécifique. Ces conditions de culture rendent les cellules artificiellement résistantes à l’action de l’insuline et il est impossible d’étudier l’effet de certaines molécules sur la sensibilité à l’insuline. De plus, les tissus adipeux sont constitués d’une grande diversité de cellules, outre les adipocytes, qui participent à la dysrégulation de la sensibilité à l’insuline. C’est le cas des cellules immunitaires qui, selon leurs sécrétions de cytokines et chimiokines, influencent le signal insulinique à l’échelle du tissu. Ainsi, le modèle in vivo sur l’animal, utilisé à des fins expérimentales, est indispensable à l’étude de ces dialogues intercellulaires au niveau du tissu, puis à l’étude des dialogues inter-organes au niveau systémique.

Réduction

Grâce à nos études préliminaires, nous savons qu’un minimum de 10 animaux nourris avec un régime enrichi en graisses par condition testée est nécessaire pour observer un effet sur la sensibilité à l’insuline. Ces travaux n’avaient cependant été réalisés que sur des mâles de fond génétique sauvage. A cause d’une hétérogénéité interindividuelle significative dans les paramètres physiologiques étudiés, les différentes procédures de phénotypage métabolique nécessiteront dans ce projet d’utiliser 15 animaux contrôles par sexe (dont 10 sous régime enrichi en lipides et 5 sous régime standard) et 15 animaux génétiquement déficient pour une adipokine par sexe (dont 10 sous régime enrichi en lipides et 5 sous régime standard), pour chaque condition expérimentale et température d’hébergement. Ce nombre minimal permettra d’obtenir des résultats robustes et basés sur une puissance statistique suffisante, en tenant compte de potentiels animaux non répondeurs ou « outliers ». Nous estimons que pour établir une différence éventuelle entre les groupes il est nécessaire d'avoir au minimum 15 individus par groupe : soit 15 mâles non déficients, 15 mâles déficients, 15 femelles non déficientes et 15 femelles déficientes par condition expérimentale et température d’hébergement. L'utilisation de 3 cohortes au maximum, manipulées à des temps « indépendants », est justifiée par l'éthique scientifique qui permet d'établir qu'un résultat est vrai quand il a été répété à plusieurs reprises dans les mêmes conditions expérimentales sur des lots différents.

Raffinement

Pour le bien-être animal, les souris seront en groupes sociaux de 4 à 5 individus constitués dès le sevrage de fratries, dans la majorité des cas. Les souris ne seront jamais isolées lors des protocoles. Un contrôle quotidien de l'alimentation, la boisson et l'état physique des animaux sera effectué. Des enrichissements (feuille d’essuie-tout, bâtonnet de bois, papier kraft « sizzle-nest ») seront placés dans les cages et remplacés lors du change hebdomadaire ou en cas de souillure excessive. Si les animaux montrent des signes d’agitation/nervosité lors des manipulations, des abris seront ajoutés aux cages (igloos, tubes…) afin de satisfaire leur besoin naturel de se cacher. Selon le développement technique et la disponibilité commerciale de certains produits à administrer, ces options moins invasives seront privilégiées à la chirurgie. Dans le cas contraire, les injections ou chirurgies se feront sous anesthésie avec antalgique et tapis chauffants. Dès l’apparition d’un comportement normal de réveil (étirements, ébrouement, toilettage…), il sera replacé avec ses congénères. Dans les jours suivants, la litière de copeaux de bois standard sera remplacée par une litière de cellulose ne produisant pas de poussière, évitant l’irritation des plaies chirurgicales. La cicatrisation de l’abdomen et l’absence de signes de douleurs (évaluée par la grille de scoring) sera un point essentiel de la surveillance quotidienne. Après mise sous régime riche en graisses, un suivi du poids hebdomadaire sera réalisé. Les animaux seront suivis toute leur vie avec une grille de scoring permettant d’évaluer, par l’attribution de points, l’état de santé de chaque animal. En fonction du total de points obtenus (score), le RMO sera capable de déterminer si des points limites adaptés à chaque procédure sont atteints et les actions à réaliser pour soulager ou mettre fin aux souffrances relevées. Pour l’expérimentation terminale dans l’EU2, les animaux seront transportés entre les deux établissements suivant une procédure de transport déclarée lors de l’agrément de l’établissement (cheminement et conditions de transport validés par signature d’une charte de transport). Les cages sont placées dans des valises de transport adaptées à 2 cages permettant un isolement de la lumière et des conditions météorologiques extérieures. Le trajet se fait à pied (inférieur à 5 min), est pré-déterminé et évite la rencontre avec le public.

Choix des espèces

L’espèce Mus musculus (Souris) est le modèle animal expérimental le plus étudié notamment pour les études physiologiques et métaboliques. La lignée animale déficitaire pour le gène d’une adipokine a été développée chez la Souris et est utilisée par plusieurs équipes de recherche, ce qui permet une comparaison avec les données de la littérature. La transposition du modèle à l’Homme est améliorée par l’humanisation du modèle murin, par l’utilisation de vecteurs viraux permettant l’expression du gène humain de notre adipokine dans le tissu adipeux des animaux. Les animaux utilisés seront adultes et âgés de 8 semaines au début du protocole, 22 semaines à la fin du protocole.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
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    • Système urogénital
Souris : 1263
Souffrances
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▲ 303
▲ 960
Devenir
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 1263

Irradiées, puis greffées avec des cellules souches humaines, puis opérées trente minutes pour recevoir un fragment de peau humaine dans le dos, 1 263 souris portent ensuite des bandages pendant sept jours. Elles sont enfin infectées par des méningocoques en injection intraveineuse, ce qui déclenche une septicémie : 960 d'entre elles subissent des procédures d'un niveau de souffrance sévère, les 303 autres un niveau modéré. Profondément immunodéficientes par construction, elles sont décrites par le porteur comme "très sensibles aux infections", et l'irradiation peut provoquer des tumeurs à long terme. Toutes seront tuées, aucune ne pouvant être réutilisée, replacée ni adoptée après avoir reçu des cellules humaines et une infection.

Objectifs

L’étude in-vivo des infections invasives à méningocoques nécessite un modèle murin basé sur la greffe d’un morceau de peau humaine sur le dos de souris du fait de la spécificité de la bactérie pour les vaisseaux humains. Lors de la prise du greffon, les micro-vaisseaux humains contenus dans la peau humaine vont se connecter au réseau vasculaire murin. Ainsi, lorsque l’on injecte des bactéries aux animaux, celles-ci vont se fixer sur la paroi des vaisseaux humains du greffon, se multiplier et induire des lésions vasculaires importantes comme dans la pathologie humaine. Toutefois, une limite majeure de ce modèle est qu’il utilise des souris immunodéficientes, qui sont donc incapable de reproduire la réponse immunitaire complète qui se met en place chez l’Homme. L’objectif de ce projet est donc de développer un modèle hybride combinant l’humanisation du système immunitaire et la présence d’un greffon de peau humaine. Des modèles murins disposant d’un système immunitaire constitué de cellules humaines existent déjà. Leur combinaison avec le modèle de greffe de peau humaine permettrait d’améliorer la compréhension de la pathologie infectieuse et des mécanismes qu’elle implique. De plus, ce modèle pourra être utilisé par la suite pour d’autres applications dans lesquelles la communication entre la peau ou les vaisseaux sanguins humains et le système immunitaire et essentiels. On peut par exemple penser à des maladies auto-immunes cutanées.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à obtenir un nouveau modèle animal, qui permettra de caractériser et comprendre les mécanismes d'infection bactérienne ayant une spécificité d’espèce pour l’humain. Il permettra aussi l’étude du rôle du système immunitaire dans ces pathologies et de manière général au niveau de la peau. En effet, la réponse immunitaire lors d’une infection bactérienne joue un rôle dans le contrôle de la progression de la pathologie. Comprendre ces mécanismes d’action constitue une étape essentielle dans l’amélioration de la prise en charge et le traitement des patients au niveau clinique. De plus la présence du système immunitaire humain permettra le développement et l’évaluation de vaccins dans un contexte très proche de la pathologie humaine. Les modèles animaux reproduisant fidèlement la situation humaine sont rares. Ce nouveau et unique modèle murin permettra également de réduire l’utilisation de modèle primate non humain pour l’étude de ces pathologies humaines.

Procédures

Les procédures expérimentales décrites prévoient les interventions suivantes: - irradiation (durée environ 5min, une fois par vie) - prélèvements sanguins sur souris vigile en contention à la main (durée : quelques secondes, fréquence d’un prélèvement tous les 15 jours au maximum) - Injection de cellules (quelques secondes, une fois par vie) - anesthésie chimique et greffe de peau sur le dos par chirurgie (environ 30min, une fois par vie) - port de bandages en période post opératoire (pendant 7 jours, une fois par vie) - infection par des bactérie par injection intraveineuse sur souris vigile dans un tube de contention (infection de 3, 6 ou 16h, une fois par vie)

Impact sur les animaux

Le degré́ de gravité des procédures est considéré́ comme modéré (injections et chirurgie) ou sévère (infection bactérienne systémique). Ainsi, plusieurs effets indésirables sont attendus lors des procédures expérimentales présentes dans ce projet : • Du fait de leur degré d’immunodéficience, ces animaux sont très sensibles aux infections. • L’irradiation des animaux peut causer de potentiels effets néfastes à long terme tels que le développement de tumeurs. Cependant, cette procédure est appliquée depuis de nombreuses années dans le laboratoire et il n’a été constaté des signes cliniques de ces effets néfastes que dans une minorité (5 mois). • La piqure de l’aiguille lors des injections pourra entrainer une douleur faible et de courte durée (quelques secondes) • L’excision d’une petite partie de la peau du dos pour la remplacer par de la peau humaine entrainera une douleur modérée pendant quelques jours. Cette douleur sera contrôlée par l’utilisation d’analgésiques pendant et après la procédure chirurgicale. • La présence de bandages maintenus pendant 7 jours pour protéger le greffon et favoriser sa prise entraineront une gêne et une mobilité réduite. • Lors des expériences d’infection, les animaux infectés développent une septicémie entrainant progressivement une baisse de leur activité (0-6h post-infection) allant jusqu’à leur prostration (6h-16h post-infection) et la survenue du décès de l’animal (>16h post-infection).

Devenir

A la fin de ces procédures expérimentales, les animaux seront mis à mort pour l’analyse et la caractérisation de la physiopathologie et la réponse immunitaire induite. Tous les animaux seront mis à mort car ils ne peuvent être ni être réutilisés, ni replacés, ni adoptés : ils seront greffés avec des cellules humaines, voire infectés.

Remplacement

Ce projet vise à l’établissement d’un modèle expérimental récapitulant l’ensemble des mécanismes induits par une inflammation (bactérienne, virale, auto-immune) au niveau de la peau ou des vaisseaux sanguins humains. Si des études sur des cellules en culture ou des organes sur puce permettent d’obtenir des informations sur les mécanismes mis en œuvre dans la pathologie, il est encore impossible de reproduire in vitro la complexité de l’organisme et le rôle du système immunitaire. Un modèle murin humanisé peut fournir ce niveau d’information et représente donc un modèle de choix. Par ailleurs, il permet une alternative aux modèles historiques d’études des infections humaines que sont les primates non-humains. En proposant comme alternative la souris humanisée pour le système immunitaire et la peau, nous appliquons de manière relative le principe de remplacement en écartant l’utilisation de primates non-humains.

Réduction

Afin de réduire le nombre de souris nécessaires, notre projet utilisera des mâles et des femelles. La répartition des animaux sera faite grâce à un outil statistique afin de créer des groupes expérimentaux homogènes. Le nombre de souris à utiliser a été calculé pour obéir aux minima nécessaires à des analyses statistiques valides, condition nécessaire pour une interprétation biologique des résultats. Les comparaisons entre les groupes expérimentaux seront réalisées et l’effectif des groupes expérimentaux a été déterminé avec l’aide de biostatisticiens. Cela permettra d’utiliser le nombre d’animaux minimum et adapté. Notre expérience sur les procédures mises en œuvre nous a aidé à établir en amont un plan d’étude adapté aux objectifs du projet. Elle nous permet également une optimisation des expériences et une limitation des variabilités inter-individuelles liées au modèle.

Raffinement

L’utilisation d’analgésiques et d’antalgiques lors de la majorité́ des procédures permet de réduire le stress et la souffrance éventuelle des animaux. De façon générale, les soins post-opératoires tels que des pansements, du gel oculaire, une réhydratation par voie sous-cutanée, une alimentation hydratante et un suivi régulier des animaux sont inclus dans nos protocoles. De manière plus spécifique concernant la procédure de greffe de peau humaine, les animaux sont prémédiqués avec l’injection d’antalgiques. La chirurgie est réalisée sur un tapis chauffant (37°C), sur des animaux anesthésiés. Avant d’être placés en cage de réveil (cage propre placée sous une lampe chauffante), les animaux greffés sont réhydratés. Un gel de réhydratation est placé dans la cage pour favoriser leur récupération. Un traitement antalgique est fourni aux animaux pendant 5 jours après la chirurgie en supplémentant les gels de réhydratation avec une solution buvable. Si des signes de souffrance persistent 3 jours après la chirurgie (poils hérissés, changements d’expressions faciales, abattement, perte d’activité, perte d’embonpoint…), les animaux sont mis à mort. Durant les 3 premiers jours suivant la chirurgie, une évaluation quotidienne des animaux permettra de détecter des signes éventuels de souffrance et de vérifier l’intégrité des bandages protégeant le greffon. Si l’animal a détérioré son bandage sans léser le greffon, le bandage est refait sous anesthésie. Si l’animal a détérioré son bandage et lésé le greffon de peau humaine, l’animal est mis à mort. Dans le cas des animaux infectés, les cages contiennent systématiquement un dôme, du coton, du gel de réhydratation et la cage est chauffé à l’aide de chaufferettes pour aider au maintien de la température corporelle des animaux.

Choix des espèces

Les souris sont des animaux de petite taille permettant une manipulation aisée et leur cout est relativement faible. Leur système vasculaire est proche du système vasculaire humain, ce qui permet l’interconnexion des deux réseaux lors de la greffe de peau. De plus, il est possible d’utiliser l’ingénierie génétique pour permettre la génération de souches profondément immunodéficientes, ce qui est la condition sine qua non à une prise de xénogreffe immunitaire humaine efficace et prolongée. Les souris humanisées pour le système immunitaire sont générées par injection de cellules souches humaines dans des souriceaux nouveau-nés (

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
    • Système nerveux
Souris : 3510
Rats : 705
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 1200
▲ 3015
Devenir
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 4215

4 215 rongeurs, 3 510 souris et 705 rats, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère, et chacun subit jusqu'à 28 prises de sang, certains aussi jusqu'à 51 séances d'imagerie sous anesthésie et 56 injections sans anesthésie. Tous reçoivent une greffe de tumeur, dans le cerveau lors d'une chirurgie de 30 minutes ou sous la peau, et la tumeur peut provoquer des troubles neurologiques ou des difficultés à se déplacer. Selon les traitements testés s'ajoutent jusqu'à huit ouvertures de la barrière hémato-encéphalique d'une heure au plus, une ablation de la tumeur ou une radiothérapie, et tous sont tués à un temps défini ou dès qu'ils atteignent les points limites, pour des prélèvements après la mort. Le porteur présente les rongeurs greffés comme "en quelque sorte des avatars de patients", et renvoie à des études cliniques ultérieures l'évaluation chez l'humain des traitements qu'il espère identifier.

Objectifs

Les tumeurs cérébrales primitives et en particulier les glioblastomes sont des cancers très résistants aux traitements anti-tumoraux conventionnels (chirurgie, radiothérapie et chimiothérapie cytotoxique). En effet, la survie globale médiane des patients est comprise entre 12 et 24 mois. De nouveaux traitements sont donc indispensables pour améliorer le pronostic des patients souffrant de glioblastome. Les traitements candidats sont évalués dans le cadre d’essais cliniques longs et coûteux, et le plus souvent négatifs, avant leur approbation pour une utilisation en pratique clinique chez les patients. Compte tenu du nombre important de traitements candidats, notre projet vise l’accélération de l’évaluation de ces traitements innovants candidats et leur hiérarchisation en vue d’essais cliniques chez l’Homme. En effet, une évaluation préclinique rigoureuse permet de réduire le taux d’attrition des essais cliniques.

Bénéfices attendus

Les gliomes et en particulier les glioblastomes (GBM) sont les cancers cérébraux les plus fréquents et les plus graves chez l’adulte. Le pronostic des patients souffrant de glioblastome est réservé (12-24 mois de survie médiane) malgré des traitements lourds. De nouveaux traitements sont donc nécessaires. Le projet présenté ici vise donc à évaluer de nouvelles thérapies dans un contexte le plus biologiquement pertinent grâce à nos modèles de glioblastome qui sont en quelque sorte des avatars de patients atteint de cette maladie. Ultimement, nous visons à identifier de nouveaux traitements actifs contre le glioblastome qui pourront être évalués dans le cadre d'études cliniques chez l'homme.

Procédures

Les animaux auront tous une greffe tumorale cérébrale (30minutes, 1x, animal anesthésié et analgésié) ou une greffe tumorale cutanée (1minute, 1x, animal anesthésié). Tous les animaux auront un suivi par prélèvement sanguin (2minutes, 28x maximum, animal vigile ou anesthésié et analgésié si l'animal est en fin de procédure) et certains par imagerie également (5minutes, 51x maximum, animal anesthésié). Une partie des animaux auront également des traitements administrés par injections simples (1min, 56x maximum, animal vigile) ou par injections nécessitant une chirurgie (30min maximum, 1x, animal anesthésié et analgésié). Les administrations pourront être couplées à une ouverture de la barrière hémato encéphalique (pour que le traitement atteigne le cerveau) (1h maximum, 8x, animal anesthésié) ou à une résection tumorale (30 minutes, 1x, animal anesthésié et analgésié) et;ou à de la radiothérapie (10 minutes, 1 fois, animal anesthésié).

Impact sur les animaux

La greffe de cellule tumorale induit une croissance tumorale qui peut donner des troubles neurologiques ou des difficultés de déplacement. Les chirurgies pourront engendrer une douleur modérée post opératoire ainsi que des risques d’infection. Les anesthésies peuvent engendrer une baisse de la thermorégulation et dans de rares cas une détresse respiratoire. Les traitements pourront avoir des effets secondaires comme des diarrhées ou des inflammations aux sites d’injection engendrant une perte de poids. Les piqûres peuvent induire une douleur légère de courte durée au point d’injection. Les prélèvements sanguins pourraient induire une douleur légère de courte durée ainsi qu’un hématome. Les imageries pourront induire un léger stress chez les animaux. Le phénotype dommageable des animaux immunodéficients ou immunodéprimés induit une sensibilité accrue aux infections.

Devenir

Pour toutes les procédures, tous les animaux sont euthanasiés à un temps défini (ie quelques jours/heures post traitement etc) ou dès qu’ils atteignent les points limites décrits afin de faire des prélèvements post mortem.

Remplacement

Chez l’Homme, les tumeurs cérébrales sont des tumeurs complexes. Il existe, en plus des cellules tumorales, un microenvironnement qui joue un rôle clé dans le comportement spontané ou sous traitement des cellules tumorales. Ce microenvironnement est lui-même dépendant du macroenvironnement c'est-à-dire de l’organisme hôte. Il est impossible de reconstituer ce contexte (microenvironnement et macroenvironnement) interagissant avec les cellules tumorales in vitro ; que ce soit par le biais de cultures de cellules tumorales issues de patients ou bien de culture 2D ou encore 3D. Ces approches in vitro sont réalisées en amont des procédures in vivo pour justifier l'intérêt scientifique. De plus, cet environnement module la biodisponibilité d’une molécule thérapeutique au sein de la tumeur. Aussi, positionner les cellules tumorales cérébrales chez l’animal, dans un microenvironnement tissulaire et moléculaire complexe (cérébral) constitue un modèle d’étude pertinent. Ce dernier se rapproche au maximum des conditions observées chez les patients souffrant de tumeur cérébrale et chez qui les cellules cancéreuses prolifèrent dans du tissu nerveux central complexe.

Réduction

4215 animaux seront utilisés dans ce projet. Les efforts fournis afin de réduire le nombre d'animaux utilisés sont: i) Seuls les composés efficaces in vitro par rapport aux traitements standards, seront testés in vivo. ii) Les cellules tumorales cérébrales greffées chez l’animal sont visibles par fluorescence ce qui permet de suivre le développement tumoral, cela évite l'euthanasie à différents temps et réduit donc le nombre d’animaux utilisé (iii) La fluorescence des tumeurs permet également de suivre l’efficacité des traitements testés en temps réel ce qui apporte une information supplémentaire à la survie. (iv) Une étude statistique détermine le nombre d’animaux nécessaire minimum pour atteindre un niveau de significativité acceptable. Cela permet de limiter le nombre d’animaux et d’éviter les études ne permettant pas de répondre à une question posée par manque de puissance statistique.

Raffinement

Durant toute la durée de leur vie, les animaux sont logés en groupe afin de favoriser leur bien-être social, l’isolement étant évité autant que possible. Cette approche groupée est cruciale, car les souris, comme de nombreux rongeurs, sont des animaux sociaux et leur isolement peut entrainer un stress psychologique et des comportements anormaux. Elles sont hébergées sur des portoirs ventilés, qui permettent une circulation d'air optimale et un environnement propre. Chaque cage est équipée d’un système d'abreuvement automatique garantissant un accès constant à l’eau et d’un approvisionnement ad libitum en nourriture, ce qui répond à leurs besoins nutritionnels et hydriques tout en permettant une gestion optimale des ressources. Le milieu de vie est enrichi avec au moins deux éléments, tels que des objets manipulables ou des matériaux permettant d'explorer et de satisfaire les comportements naturels des souris, comme le grattage, le fouissage ou la nidification. Cet enrichissement environnemental est essentiel pour prévenir l’apparition de comportements stéréotypés liés à l'ennui ou au stress et pour assurer une qualité de vie optimale tout au long de l’étude. Les animaux sont suivis quotidiennement par des vétérinaires et du personnel qualifié. Lors de procédures susceptibles de provoquer des douleurs modérées à sévères, comme des interventions chirurgicales, les animaux reçoivent une anesthésie générale appropriée et en complément, un analgésique leur est administré en préopératoire et postopératoire pour prévenir toute douleur et minimiser l'inflammation. Pour prévenir les risques d'infections des souris immunodéprimées, les animaux sont hébergés dans des cages propres avec litière, aliment et enrichissement irradiés ainsi que de l'eau osmosée pour boisson. Les injections seront toujours réduite au minimum suivant le composé testé (fréquence et volume), l'alternance des sites sera privilégiée quand cela est possible et les animaux seront anesthésiés si nécessaire pour leur bien être. Un système de points limites est mis en place pour évaluer leur bien-être et détecter rapidement tout signe de souffrance ou d’inconfort, tant à court qu'à long terme. Ces points limites prennent en compte des critères variés : l’observation du comportement, l'aspect général de l’animal, son niveau d'activité, ainsi que son poids corporel. Si un animal présente des signes de détresse, des mesures immédiates sont prises pour garantir son confort et sa santé.

Choix des espèces

Les souris sont choisies dans nos études thérapeutiques en raison de leur petite taille et de leur poids faible. Cette caractéristique permet l’utilisation de quantités réduites de composés cytotoxiques. De plus, ces modèles permettent l’utilisation de volumes expérimentaux limités, facilitant ainsi les études tout en respectant les principes de réduction des animaux dans la recherche. Les souches de rongeurs telles que les souris immunodéficientes sont particulièrement utiles pour leur incapacité à rejeter les cellules tumorales humaines. En parallèle, les souches immunocompétentes sont indispensables pour étudier la croissance tumorale dans un contexte immunologique complet. Les modèles animaux immunodéprimés sont utiles pour explorer l’impact d’un système immunitaire humanisé dans les réponses thérapeutiques contre les cancers. Enfin, les rats, sont choisis ici pour des scénarios nécessitant une plus grande précision chirurgicale. Les animaux seront utilisés à l'âge adulte entre 8 semaines et 15 mois car le glioblastome est une tumeur de l’adulte chez l’Homme.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 30
Souffrances
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Injectées sous anesthésie de cellules tumorales humaines dans la glande mammaire, gavées une fois par jour pendant quatre jours d'une molécule qui active les récepteurs aux œstrogènes, des souris femelles immunodéprimées passent aux neuvième et onzième jours deux examens d'imagerie TEP sous anesthésie, le second après une nuit de jeûne et une prise de sang. 30 souris vont être utilisées sur deux établissements, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, pour vérifier si un traceur radioactif qui imite les œstrogènes peut repérer sans biopsie des mutations rendant inefficaces les traitements hormonaux du cancer du sein. Le porteur cite la douleur de l'injection mammaire et du développement tumoral, une irritation de l'œsophage, une hypoglycémie liée au jeûne et une vulnérabilité accrue aux infections. Toutes sont tuées après les examens, pour l'analyse de leurs tumeurs.

Objectifs

Ce projet, réalisé dans 2 établissements utilisateurs, cherche à savoir si un traceur radioactif utilisé en imagerie médicale peut aider à repérer certaines mutations génétiques dans les cancers du sein. Ce produit imite une hormone féminine, appelée œstrogène, et se fixe normalement sur des récepteurs spécifiques dans les cellules cancéreuses. Or, certaines mutations peuvent empêcher ces récepteurs de fonctionner correctement, rendant les traitements hormonaux inefficaces. L'idée est donc de vérifier si ce traceur peut détecter ces mutations sans avoir besoin de faire un prélèvement et ainsi prédire si un traitement hormonal sera efficace ou non pour chaque patiente.

Bénéfices attendus

Ce projet pourrait apporter plusieurs bénéfices majeurs, notamment : 1- Mieux prédire l'efficacité des traitements hormonaux : Certaines patientes atteintes d'un cancer du sein reçoivent un traitement hormonal, mais si leur tumeur présente certaines mutations, ce traitement peut être inefficace. Ce projet pourrait aider à adapter le traitement. 2- Éviter des prélèvements invasifs : actuellement, pour analyser les récepteurs aux hormones féminines et détecter d'éventuelles mutations, il faut prélever un échantillon de la tumeur, ce qui peut être douloureux et risqué.

Procédures

Site 1: Les souris recevront une injection de cellules tumorales humaines pour induire un cancer du sein, ce qui prendra environ 10 minutes par souris, sous anesthésie générale. Elles seront gavées 1x par jours pendant 4 jours avec une molécule permettant l'activation des récépteurs aux oestrogènes dans la tumeur, ce qui prends 1 minutes par souris. Elles seront suivies pendant 11 jours et auront 2 examens d’imagerie médicale à J9 et J11, toujours sous anesthésie générale. Site 2: Le premier examen, d’une durée de 25 minutes, servira à détecter la présence du récepteur aux hormones féminines, grâce à une hormone féminine radioactive. Site 2: Après une nuit de jeun, le second examen d’une durée de 25 minutes, permettra d’observer l'activité métabolique de la tumeur, grâce au glucose radioactif. Cette durée de 25-30 minutes comprend l'injection du produit radioactif (5 minutes), l'anesthésie (2 à 3 minutes), l'examen (11 minutes et 20 secondes) et le réveil de l'animal. Site 2: Avant l'examen de l'activité métabolique de la tumeur, un prélèvement sanguin pour mesurer la glycémie sera effectué sur chaque souris, ce qui prendra au maximum 30 secondes.

Impact sur les animaux

Les nuisances et effets indésirables prévus sont les suivants : • Douleur liée à l’injection mammaire des cellules tumorales. • Irritation des muqueuses de l'oesophage • Hypoglycémie potentielle due à un jeûne d’environ 12 heures avant l’examen. • Hypothermie potentielle causée par l’anesthésie générale. • Douleur liée au développement tumoral. • Le modèle de souris immunodéprimées est indispensable pour permettre l’implantation de tumeur humaines sans provoquer de rejet. Cette caractéristique est essentielle pour garantir la validité des résultats dans un contexte préclinique visant à reproduire au mieux lce qui est observé chez l’humain. L’état immunodéprimé des souris peut entraîner une vulnérabilité accrue aux infections. Bien que les animaux soient maintenus dans des environnements strictement contrôlés, cette condition est considérée comme dommageable. Cette nuisance est compensée par une surveillance quotidienne rigoureuse et des conditions d’hébergement adaptées, visant à minimiser les impacts sur le bien-être des animaux.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés après les examens pour permettre l’analyse des tumeurs. Ces analyses sont essentielles pour valider les données obtenues lors des examens d’imagerie.

Remplacement

Les expériences sur les cellules en laboratoire ne permettent pas de reproduire précisément les interactions complexes entre les cellules tumorales, les vaisseaux sanguins et les tissus environnants. L’utilisation d’un modèle vivant est donc nécessaire pour répondre aux questions posées par le projet.

Réduction

Le nombre de souris a été calculé en fonction d’analyses statistiques basées sur des résultats préalablement obtenus, et des données bibliographiques, afin de minimiser les effectifs nécessaires tout en obtenant des résultats fiables. De plus, les techniques d'imagerie choisies permettent de suivre les animaux tout au long de l'étude sans avoir à les euthanasier à chaque étape, ce qui réduit considérablement le nombre d'animaux nécessaires.

Raffinement

À leur arrivée, les souris seront installées dans des cages adaptées, avec de la litière changée régulièrement, un enrichissement (comme des tunnels et du coton), ainsi que de la nourriture et de l’eau à volonté. Elles auront une semaine pour s’habituer à leur nouvel environnement. Ensuite, une injection sera faite afin que les souris développent une tumeur. Leur état sera suivi de près : on surveillera la taille de la tumeur pour s’assurer qu’elle ne grossisse pas trop, et on vérifiera aussi régulièrement leur poids. À partir du 5ème jour, elles seront gavées avec la molécule qui induit l'expression des récepteurs aux œstrogènes. Ce produit peut induire une déshydratation des souris lorsqu'il est donné dans l'eau de boisson, le gavage permet donc d'éviter cet effet indésirable. Pour les examens d’imagerie, les souris seront anesthésiées afin qu’elles restent immobiles. Elles seront placées sur un lit chauffant pour ne pas avoir froid, et leur respiration et leur cœur seront surveillés en continu. Une fois l’examen terminé, elles resteront sous une lampe chauffante jusqu’à leur réveil. Certains examens demandent aux souris d’être à jeun pendant une nuit. Comme cela peut baisser leur taux de sucre, on vérifiera leur glycémie en prélevant une goutte de sang avant de commencer. Pendant toute la durée de cette étude, nous appliquerons les points limites que nous nous sommes fixés afin d’éviter toute souffrance.

Choix des espèces

Des souris femelles immunodéprimées seront utilisées pour permettre l’implantation de cellules tumorales humaines sans rejet. Le cancer étudié étant le cancer du sein, il est plus représentatif de la réalité clinique d’utiliser des femelles. De plus, des femelles âgées de 9 semaines ont une glande mammaire suffisamment développée pour garantir une injection correctement localisée.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
    • Troubles cardiaques
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 2604
Souffrances
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Devenir
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2 604 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère : un choc septique dont le porteur décrit l'évolution vers l'endormissement puis le coma. Le choc est déclenché par injection, puis les traitements testés arrivent par voie intrapéritonéale, intraveineuse ou par mini-pompe implantée sous anesthésie, avant une échographie de vingt minutes et un prélèvement dans le cœur. Neuf heures après l'induction, une autre molécule est injectée pour contrôler la prolifération bactérienne. Les bénéfices annoncés, de nouvelles thérapeutiques contre la fuite capillaire, restent au conditionnel, quand la totalité des 2 604 souris subit un choc septique bien réel.

Objectifs

Le choc septique se définit comme une infection généralisée de l’organisme entrainant une défaillance de l’ensemble des organes. Il constitue un enjeu de santé publique majeur et est responsable, d’après l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), d’environ 11 millions de décès chaque année. Lors d’un choc septique il existe notamment un déséquilibre majeur entre les besoins de l’organisme en oxygène et nutriments et les apports fournis par le système cardiovasculaire. Plus spécifiquement, la perméabilité des vaisseaux sanguins augmente drastiquement, provoquant ainsi une fuite majeure du plasma. Cette anomalie vasculaire, qui porte le nom de fuite capillaire, joue un rôle prépondérant dans l’évolution des patients en impactant très négativement leur pronostic vital. Pourtant, bien qu’une mortalité de 60% soit associée aux patients présentant une fuite capillaire, son origine reste néanmoins très peu connue et il n’existe à l’heure actuelle aucun traitement disponible. Dans ce contexte, notre projet de recherche vise à trouver des cibles thérapeutiques pour contrôler la fuite capillaire au cours du choc septique chez l’Homme. Dans un travail prospectif de recherche, nous avons identifié chez 19 patients plusieurs protéines associées au syndrome de fuite capillaire. L’une de ces protéines a un intérêt particulier du fait de son action sur les vaisseaux sanguins. Nous avons également retrouvé plusieurs gènes dont l’expression est associée à la fuite capillaire, ceux-ci devenant des cibles thérapeutiques potentielles. Nous avons confirmé chez 42 patients que la quantité de protéine produite par un de ces gènes est corrélée à la sévérité de la fuite capillaire. Notre objectif est ainsi de fournir la preuve de concept que la modulation de l’activité de 2 gènes permet de diminuer la fuite capillaire et ainsi la mortalité au cours du choc septique.

Bénéfices attendus

Le contrôle de la fuite capillaire au cours du choc septique est une approche totalement innovante. Elle répond à un besoin médical majeur, la fuite capillaire jouant un rôle majeur dans l’évolution défavorable des patients. L’objectif à long terme de ce projet est la mise au point de nouvelles thérapeutiques pour contrôler la fuite vasculaire chez les patients. La fuite capillaire induite par le choc septique est impliquée dans d’autres formes de syndrome de réponse inflammatoire systémique (SRIS) lié à une agression aiguë sévère, comme le choc cardiogénique au sens plus large ou le syndrome de détresse respiratoire aiguë. La positivité de notre étude ouvrirait alors un large champ d’investigations et de thérapeutiques potentielles au cours de ces pathologies.

Procédures

Chaque animal recevra une injection pour induire le choc septique conduisant à la fuite capillaire. Les souris recevront toutes un traitement de nos protéines d’intérêt. En effet, un groupe d’animaux recevra une injection soit par voie intrapéritonéale (i.p.) (1 min), un second groupe recevra une injection par voie intraveineuse (i.v.) au niveau de la veine caudale (3 min) un troisième groupe recevra le traitement par des mini-pompes dont l’implantation sous anesthésie gazeuse et analgésie en sous-cutanée (1 min) dure 10 minutes. De manière à ne s’intéresser qu’à l’inflammation consécutive aux effets des toxines bactériennes sur l’induction du choc septique, une molécule d’intérêt sera injectée, par voie i.p. (1 min), 9h après l’induction du choc septique afin de contrôler la bactériémie. Ensuite, une échographie (d'une durée totale de 20 min) suivie d’un prélèvement intracardiaque (typiquement 1 à 2 min) seront réalisés sur une partie des souris. Sur une autre partie, une mesure de la pression artérielle (également d’une durée de 20 min) sera réalisée. De manière générale, une injection prophylactique d’antalgique sera réalisée systématiquement en sous-cutanée en début d'expérimentation pour tous les animaux pour limiter la souffrance des animaux (durée de moins d’une min).

Impact sur les animaux

Le principal effet indésitable est lié à l’induction du choc septique engendrant engendrant les phénomènes physiologiques suivants : une baisse de la pression artérielle, insuffisance circulatoire avec des troubles de conscience (endormissement puis coma). Les souris seront également soumises à plusieurs injections de traitements (de notre protéines d'intérêt et de la molécule d'intérêt contrôlant la bactériémie) par voies intrapéritonéale ou intraveineuse pouvant engendrer un inconfort malgré l'expérience des manipulateurs. De plus, certaines procédures nécessistant une chirurgie peuvent générer de l'inconfort chez les animaux malgré l'administration d'analgésique et l'anesthésie gazeuse.

Devenir

Mise à mort, pour récupération post-euthanasie du sang et des tissus.

Remplacement

Dans un but de remplacement, des études préliminaires in vitro ont été réalisées au laboratoire. Cependant, ces conditions expérimentales ne sont pas satisfaisantes car elles ne permettent pas de reproduire les nombreuses voies physiologiques mises en jeu au cours du SRIS. La fuite capillaire est en effet d’origine multifactorielle et les cibles thérapeutiques testées régulent de nombreuses voies physiologiques, comme l’inflammation, l’angiogenèse ou le métabolisme. Notre projet nécessite par conséquent le recours à un modèle animal, qui intègre ces différentes composantes physiologiques.

Réduction

Le nombre d’animaux a été réduit à celui requis pour une validité statistique des résultats.

Raffinement

Le choc septique s’accompagne d’un effet sédatif, puis de troubles de conscience entraînant un coma, limitant l’inconfort des animaux. Cependant, les doses plus importantes utilisées ici peuvent davantage engendrer l’apparition de douleurs physiques et psychologiques entre l’induction du choc septique et le stade de coma. Pour diminuer l’inconfort lié à cette phase précédent le coma, une antalgie prophylactique par une injection sous-cutanée (SC) d’analgésique sera réalisée. De plus, durant cette phase, une surveillance plus fréquente sera mise en place. Durant l’ensemble du projet, les animaux seront suivis grâce à une grille d’observation scorée qui permettra de mettre en œuvre des réponses adaptées aux observations (points limites adaptés au type d’expérience faite).

Choix des espèces

Les souris ont été choisies car le protocole précis de SRIS induit est depuis quelques années bien établi chez la souris et il permettrait de démontrer les effets protecteurs de nos protéines d’intérêt dans ce modèle. Ces expériences permettront de définir si les gènes qui les codent peuvent être des nouvelles cibles thérapeutiques potentielles dans le traitement de la fuite capillaire au cours du SRIS chez l’homme. Les expériences seront réalisées sur des souris âgées de 10 à 12 semaines, le modèle de SRIS étant bien défini dans la littérature pour ce stade de développement.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Rats : 96
Souffrances
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Devenir
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 96

Quarante-cinq minutes de chirurgie du cerveau, puis deux heures d'enregistrement de l'activité neuronale : 96 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Répartis en huit groupes de douze, ils reçoivent d'une à quatre injections de kétamine avant l'enregistrement. L'objet déclaré est de comprendre comment la kétamine module l'activité du cortex préfrontal, dans l'espoir d'ouvrir des pistes contre la dépression résistante aux traitements. Le porteur retient le rat parce que son usage est "généralisé" en neurosciences et que les résultats pourront être comparés à la littérature existante.

Objectifs

La découverte des effets antidépresseurs rapides de la kétamine a changé notre compréhension des troubles dépressifs majeurs et éveillé l’espoir de nouveaux traitements à efficacité accélérée. En effet, alors que les antidépresseurs classiques mettent plusieurs semaines à agir et sont inefficaces chez plus de 30% des patients, l’injection d’une seule dose de kétamine provoque des effets antidépresseurs rapides et robustes chez les patients atteints de dépression pharmaco-résistante. Mieux comprendre les mécanismes à l’origine du pouvoir antidépresseur de la kétamine est donc une étape clé pour identifier de nouvelles pistes thérapeutiques pour le traitement des troubles dépressifs majeurs. En effet, la kétamine pourrait soulager les symptômes de la dépression en modulant l'activité cérébrale contrôlant l’humeur. Les objectifs du projet sont donc de tester l'effet d'une dose unique ou de doses multiples de ketamine sur la modulation de l'activité cérébrale.

Bénéfices attendus

Ces expérience permettront de mieux comprendre le rôle modulateur exercée par la kétamine sur l'activité du cerveau contrôlant l'humeur et d'identifier de nouvelles pistes thérapeutiques pour le traitements des troubles dépressifs.

Procédures

Tous les animaux seront soumis à une chirurgie du cerveau qui dure 45 minutes. Deux groupes de 12 rats sont soumis à une injection du composé (5 min) ainsi que l'enregistrement de l'activité neuronale (2 heures) et une euthanasie (10 min). Deux groupes de 12 rats sont soumis à deux injections du composé (5 min par injection) ainsi que l'enregistrement de l'activité neuronale (2 heures) et une euthanasie (10 min). Deux groupes de 12 rats sont soumis à trois injections du composé (5 min par injection) ainsi que l'enregistrement de l'activité neuronale (2 heures) et une euthanasie (10 min). Deux groupes de 12 rats sont soumis à quatre injections du composé (5 min per injection) ainsi que l'enregistrement de l'activité neuronale (2 heures) et une euthanasie (10 min). Tous les animaux sont hébergés en cage collective ée (2 rats par cage) pour une dureé maximum de 6 semaines.

Impact sur les animaux

Les animaux sont soumis à une chirurgie et traitements successifs dont le degré de gravité va de léger à modéré. Les nuisances attendues sont celles associées à la chirurgie , en effet l'animal est anesthésié puis opéré. Bien que toutes les mesures soient prisent pour réduire douleur et risque d’infections, cette procédure représente la plus importante nuisance pour l'animal. Les autres types de nuisances envisagées sont l'euthanasie même si l'animal est sédaté au préalable.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à la fin de la procédure afin de prélever le cerveau et effectuer des analyses imunohistochimiques sur ce dernier.

Remplacement

La procédures décrite a recours exclusivement à des rats de laboratoire (Sprague Dawley) pour les raisons suivantes : 1. Il est interdit de mettre en œuvre chez l’homme des techniques neurobiologiques invasives telles que celles décrites ici et qui permettent d’établir des liens de causalité tels que ceux que nous cherchons à tester, 2. Il n ’existe pas encore de modélisation mathématique (pharmacologiques) des effets que nous cherchons à comprendre. Pour comprendre les mécanismes de la plasticité in vivo, nous devons utiliser des méthodes permettant de mesurer et de manipuler l'activité de neurones spécifiques avec des résolutions spatiales et temporelles élevées sur un cerveau intact et vivant. Il n'existe donc pas de méthodes alternatives.

Réduction

Des outils statistiques sont utilisés pour calculer au plus juste le nombre d'animaux nécessaires à la validation de l'expérience. Ce nombre s'élève à 12 animaux par groupe expérimental.

Raffinement

Le confort de l’animal est pris en compte tout au long de sa vie au moyen d’une grille d’évaluation et la définition de points limites et critères d’arrêt de l'expérience. Un soin particulier est porté à la formation des expérimentateurs pour qu'ils sachent détecter tout signe de mal-être et ne soient pas eux-mêmes source de mal-être par une manipulation inadaptée. Les soignants qui s’occupent de nos animaux sont encadrés par ou sont eux-mêmes des personnels diplômés soigneurs animaliers. Les expériences se déroulent quand les animaux sont actifs et leur sommeil est ainsi respecté. Les animaux sont pris en main de façon appropriée [jamais par la queue, les pattes reposant sur un support (bras, main...) pour éviter la sensation du vide]. L’anesthésie pour les chirurgies et la douleur post -opératoire sont gérées avec des molécules adaptées comme des antidouleurs. Une pommade cicatrisante est appliquée sur les sutures. Pour prévenir l’hypothermie, les chirurgies sont pratiquées sur couverture chauffante puis l’animal est placé dans une chambre post-opératoire jusqu’à ce qu’il se redresse sur ses pattes. Les animaux sont hébergés collectivement tout au long de l'expérience. Pour enrichir l’environnement, des nids végétaux sont placés dans chaque cage et renouvelés systématiquement lors du change.

Choix des espèces

Cette espèce est un bon modèle pour les études pharmacoloqiques. Son utilisation est généralisée dans le domaine des neurosciences. Nous utiliserons des rats jeunes adultes. Ce stade de développement a été choisi afin de correspondre aux données de la littérature afin de pouvoir comparer nos données.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Souris : 800
Souffrances
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Devenir
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Tuées à l'issue pour prélever leur sang et leur foie, 800 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Toutes reçoivent l'injection d'une molécule choisie pour sa toxicité hépatique, qui peut provoquer des douleurs abdominales. Quatre cents d'entre elles subissent en plus l'ablation des ovaires, dont la moitié avec la pose d'une capsule hormonale sous la peau, pour modéliser la ménopause et les traitements hormonaux. Le porteur reconnaît que le type de douleur induite par ces molécules n'a jamais été formellement caractérisé, et affirme dans le même temps qu'il n'existe "aucune stratégie de remplacement".

Objectifs

De nombreuses études ont montré que la toxicité de nombreux médicaments dépends des rythmes circadiens c'est-à-dire que leur toxicité est dépendante de l'heure de la journée. Cette approche de la pharmocologie, appellée chronothérapie, permet de diminuer la toxicité et/ou augmenter l'efficacité des médicaments. Cependant, l'effet du sexe sur différentes chronothérapies n'a été étudié que très brièvement dans la littérature alors qu'on sait que de nombreux paramètres pharmacologiques (absorption, métabolisation, excrétion) sont régulés de manière sexe-dépendante et circadienne. L'objectif de ce projet est donc de tester la chronotoxicité de 5 molécules utilisées en clinique et connues pour présenter une pharmacocinétique circadienne et dont nous avons identifié que les voies de métabolisation hépatique dépendent du sexe et du statut oestrogénique.

Bénéfices attendus

Ce projet va permettre de déterminer et comparer la chronotoxicité de ces 5 molécules entre les femelles et les mâles ainsi qu'entre des femelles intactes modélisant des femmes en période reproductive et des femelles ovariectomisées modélisant des femmes ménopausées. Ces résultats seront déterminants pour optimiser la chronothérapie de ces 5 molécules chez les femmes en période reproductive, les femmes ménopausées et les hommes sachant que ces molécules sont fréquement utilisées en clinique.

Procédures

Certains animaux seront soumis à deux procédures chirurgicales dont une de classe légère (pose de capsule à libération prolongée sous la peau mimant les traitements hormonaux de la femme) et une de classe modérée (ablation des ovaires mimant la ménopause). Ces deux procédures durent entre 10-20min sous anesthésie générale. Au total, 200 animaux seront soumis à une chirurgie de classe modérée (ovariectomie) et 200 animaux seront soumis aux deux chirurgie de classe légère (pose de pellet sous-cutanné) et modérée (ovariectomie). Tous les animaux de ce projet (800 animaux au total) seront soumis à l'injection de molécule induisant une toxicité hépatique pouvant induire des douleurs abdominales et est donc considérée comme une procédure de classe modérée.

Impact sur les animaux

L'étude de la toxicité hépatique nécessite par définition d'utiliser des doses toxiques des différents composés testés pouvant induire des douleurs (douleurs abdominales). Si le type de douleur induite par ces molécules n'a jamais été formellement caractérisée, la toxicité hépatique aigue est généralement considérée comme une procédure de classe légère ou modérée. Ce protocole peut donc engendrer chez les animaux des douleurs abdominales et un stress lié à la manipulation.

Devenir

A l'issue de chaque procédure, les animaux sont euthanasiés afin de réaliser des prélevements (sang, foie) et réaliser des analyses moléculaires.

Remplacement

Les effets de sexe et circadiens font intervenir des fonctions, tissus et cellules multiples dans l’organisme non modélisables par des approches in vitro. C’est pourquoi le recours à l’expérimentation animale est l’unique approche permettant de comprendre les impacts physiologiques du sexe et des rythmes circadiens sur la métabolisation et la toxicité hépatique. De même, l'étude de la toxicité hépatique ne peut pas être modéliser in vitro. Ainsi il n'y a donc aucune stratégie de remplacement du modèle animal qui permet de répondre aux questions adressées par ce projet. Cependant, une veille bibliographique régulière sera réalisée afin d’identifier de nouvelles méthodes alternatives pertinentes pour remplacer ce protocole.

Réduction

Les effectifs ont été ramenés au minimum permettant toutefois d’avoir un effet statistique significatif. Nous avons utilisé un outil informatique pour calculer le nombre d'animaux nécessaire en utilisant les données préliminaires.

Raffinement

Les animaux sont placés en pièce d'acclimatation lors de leur arrivée à la zootechnie. Ils sont pris en charge par du personnel de la zootechnie qui vérifie leur état et place de l'enrichissement dans les cages. L'étude de l’horloge biologique nécessite également de raffiner les conditions d'hébergement des animaux afin de respecter leur propre horloge car les souris sont des animaux nocturnes. Ainsi, les animaux utilisés dans ce projet seront manipulés dans la phase de nuit. De plus, pour chaque procédure chirurgicale, les souris sont maintenues sur des tapis chauffant et les conditions d’anesthésie et d’analgésie sont adaptées. Tout au long des procédures, les points limites adaptés et précis sont quotidiennement surveillés permettant de mettre en application l'arbre décisionnel pouvant aboutir aux critères d'arrêt des souffrances.

Choix des espèces

Le choix de l'espèce s'est orienté vers la souris car c'est le modèle utilisé dans les études précedentes qui ont généré les résultats préliminaires aboutissant à ce projet. De plus, afin de pouvoir appliquer les conclusions de ce projet à l'humain, le modèle murin est le modèle expérimental qui permet de modéliser au mieux la pharmacocinétique des molécules testées. Afin de ne pas affecter la croissance et la puberté, l'ensemble des procédures sera réalisée après 8 semaines.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Rats : 45
Souffrances
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Devenir
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 45

Pour mesurer la vitesse à laquelle les poumons éliminent l'hydrogène, 45 rats sont opérés sous anesthésie générale et tués avant tout réveil. Chaque animal subit jusqu'à trois heures de chirurgie : intubation, ouverture du thorax et de l'abdomen pour poser des capteurs sur le cœur et le foie, puis incision du cou pour brancher les deux artères carotides à un circuit sanguin extérieur. Le porteur signale un risque d'hémorragie et de détresse cardio-respiratoire au moment de la mise en circulation extracorporelle. Il indique que le réveil ne peut être envisagé, les lésions infligées étant irréversibles, et justifie l'ensemble par la perspective de proposer un jour l'hydrogène comme médicament aux autorités de santé.

Objectifs

Actuellement présenté comme une alternative écologique aux énergies fossiles, l'hydrogène (H2) possède également un potentiel thérapeutique important, notamment pour le traitement des maladies cardiovasculaires, neurodégénératives, métaboliques ou encore des cancers. Toutefois, avant de pouvoir proposer cette molécule peu coûteuse et facile à produire comme candidat médicament aux authorités de santé, il est nécéssaire de décrire son comportement quand il est administré à un mammifère. Il est notamment important de comprendre comment il se distribue dans l'organisme, quel(s) organe(s) il peut atteindre en fonction de son mode ou de sa voie d'administration et surtout comment il est éliminé de l'organisme et à quelle vitesse. Les études réalisées jusqu'à aujourd'hui ont permis de confirmer que l'élimination de l'H2 est essentiellement pulmonaire et que le mode d'administration qui permet d'atteindre les concentration sanguines les plus élevées est l'inhalation. Notre projet propose de mettre au point un systéme permettant de détourner le sang artériel d'un rat à l'extérieur de son organisme (circulation extracorporelle artério-artérielle (CEC-AA)) pour permettre une hydrogénation du sang qui soit équivalente à l'administration par inhalation, mais qui n'interfére pas avec l'élimination pulmonaire d'H2. Cette approche permettra de mesurer précisément l'élimination pulmonaire d'H2 en maîtrisant son administration au niveau artériel. Cette demande concerne une phase de mise au point de la CEC-AA chez le rat et une phase de mesure de l'élimination pulmonaire d'H2 quand il est directement dissous dans le sang d'un animal par l'intermédiaire de la CEC-AA.

Bénéfices attendus

Le présent projet de recherche permettra de compléter les données pharmacocinétiques de l'hydrogène administré dans le sang artériel et de mettre au point un modèle de l'élimination (clairance) pulmonaire d'H2 chez un mammifère vivant. Ces données sont un prérequis nécéssaire pour proposer, à terme, l'hydrogène comme médicament aux autorités de santé.

Procédures

Chaque animal subira un protocole chirurgical sous anesthésie générale volatile avec analgésie (injection sous-cutanée unique), d'une durée maximale de 3 heures, pendant lequel il subira une intubation, une ouverture thoracique et une ouverture abdominale pour la mise en place de capteurs (coeur et foie), puis une incision cutanée au niveau du cou pour introduire des tubulures dans les deux artères carotides pour la mise en place d'un système de circulation extracorporelle. A l'issue de la chirurgie et toujours sous anesthésie générale, une injection léthale sera administrée.

Impact sur les animaux

Une anesthésie générale profonde avec une couverture analgésique comporte un risque de détresse cardio-respiratoire, particulièrement au moment de la mise en place de la circulation extracorporelle. Par ailleurs, la chirurgie vasculaire présente des risques hémorragiques qui peuvent mettre en danger la vie de l'animal.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure. Le protocole chirurgical mis en oeuvre induisant des lésions irréversibles à l'animal, le réveil ne peut être envisagé sans l'exposé à des douleurs sévères post-opératoires.

Remplacement

Des études d'efficacité de traitements à l'hydrogène ont été réalisées, sur des modèles cellulaires et sur organes isolés, qui ont confirmé le potentiel thérapeutique de cette molécule. La présente étude a pour objectif de définir un modèle préclinique précis pour permettre l'analyse de l'élimination pulmonaire de l'H2 suite à une administration aiguë dans le sang. Nous disposons également de données concernant la distribution dans l'organisme d'H2 suivant différents modes d'administration chez le rat in vivo. Les résultats de cette étude permettront de les compléter pour construire un modèle physiologique du devenir de H2 qui pourra être appliqué chez l'homme. Le contexte physiologique ne peut donc pas être remplacé par un modèle in-vitro ou in-silico.

Réduction

Un lot de 25 rats est prévu pour la mise au point du système de CEC et pour sa caractérisation. Ce nombre est un maximum qui pourra vraisemblablement être inférieur. De plus, certains des animaux utilisés pour cette phase de mise au point pourront provenir d'autres protocoles (réutilisation). Un total de 20 rats (2 groupes de 10 animaux) sera utilisé pour l'étude de l'élimination pulmonaire d'H2. Afin de réduire le nombre d'animaux pour cette étude chaque animal constituera son propre contrôle. Le nombre d'animaux dans chacun de ces 2 groupes expérimentaux a été établi en tenant compte du risque de mortalité avant la fin du protocole (2 animaux par groupe) de façon à garantir un nombre total de 8 animaux par groupe. Ce nombre est justifié sur un plan statistique rigoureux.

Raffinement

Le protocole expérimental sera réalisé sans réveil et l'intégralité des gestes sera réalisée sous anesthésie générale complémentée par une analgésie. L'animal sera placé sur un matelas chauffant et sous une couverture de survie pour garantir le maintien de sa température coroprelle qui sera monitorée par l'intermédiaire d'une sonde rectale. Les paramtère vitaux seront suivis en continu par l'intermédiaire de 3 électrodes électrocardiographiques et deux capteurs de pression artérielle, placés aux points d'entrée et de sortie de la CEC.

Choix des espèces

L'objectif de l'étude est d'établir un modèle physiologique de la distribution dans l'organisme et de l'élimination de l'H2 qui soit transposable à l'homme. Les études in vivo précentes sur l'hydrogène ont été réalisées jusqu'à présent sur le rat, notre modèle doit donc être complété par des données obtenues sur la même espèce pour pouvoir mettre les résultats en cohérence avec l'existant et construire le modèle qui sera par la suite paramétré avec des données humaines. Nous utiliserons des animaux adultes d'un poids corporel minimum de 300 grammes pour qu'ils soient adaptés à la mise en place de la CEC.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
    • Troubles cardiaques
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 810
Souffrances
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▲ 810
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Devenir
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 810

Injectées de toxines bactériennes qui font chuter leur pression artérielle puis les plongent dans le coma, 810 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent aussi une IRM de trente minutes sous anesthésie générale. Le projet cherche des cibles thérapeutiques contre la fuite capillaire du choc septique, à partir de protéines repérées chez dix-neuf patients. Le porteur présente le coma comme une limitation de l'inconfort, tout en indiquant que les doses plus importantes retenues ici peuvent engendrer des douleurs physiques et psychologiques avant qu'il ne survienne.

Objectifs

Le choc septique se définit comme une infection généralisée de l’organisme entrainant une défaillance de l’ensemble des organes. Il constitue un enjeu de santé publique majeur et est responsable, d’après l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), d’environ 11 millions de décès chaque année. Lors d’un choc septique il existe notamment un déséquilibre majeur entre les besoins de l’organisme en oxygène et nutriments et les apports fournis par le système cardiovasculaire. Plus spécifiquement, la perméabilité des vaisseaux sanguins augmente drastiquement, provoquant ainsi une fuite majeure du plasma. Cette anomalie vasculaire, qui porte le nom de fuite capillaire, joue un rôle prépondérant dans l’évolution des patients en impactant très négativement leur pronostic vital. Pourtant, bien qu’une mortalité de 60% soit associée aux patients présentant une fuite capillaire, son origine reste néanmoins très peu connue et il n’existe à l’heure actuelle aucun traitement disponible. Dans ce contexte, notre projet de recherche vise à trouver des cibles thérapeutiques pour contrôler la fuite capillaire au cours du choc septique chez l’Homme. Dans un travail prospectif de recherche translationnelle entre un service de réanimation médicale et un laboratoire de recherche, nous avons identifié chez 19 patients plusieurs protéines associées au syndrome de fuite capillaire. Cette étude a permis en particulier d’identifier une cible d’intérêt particulier du fait de son action sur les vaisseaux sanguins. Plusieurs données suggèrent un rôle protecteur de cette protéine dans l’intégrité des vaisseaux sanguins. Notre objectif est ainsi de fournir la preuve de concept que la modulation de cette protéine permet de diminuer la fuite capillaire et ainsi la mortalité au cours du choc septique. Le projet se déroulera sur deux établissements utilisateurs (EU1 et EU2).

Bénéfices attendus

Le contrôle de la fuite capillaire au cours du choc septique est une approche totalement innovante. Elle répond à un besoin médical majeur, la fuite capillaire jouant un rôle majeur dans l’évolution défavorable des patients. L’objectif à long terme de ce projet est la mise au point de nouvelles thérapeutiques pour contrôler la fuite vasculaire chez les patients. La fuite capillaire induite par le choc septique est impliquée dans d’autres formes de syndrome de réponse inflammatoire systémique (SRIS) lié à une agression aiguë sévère, comme le choc cardiogénique au sens plus large ou le syndrome de détresse respiratoire aiguë. La positivité de notre étude ouvrirait alors un large champ d’investigations et de thérapeutiques potentielles au cours de ces pathologies.

Procédures

Les animaux recevront chacun une injection de toxines bactériennes (d’une durée de moins d’une minute) puis de notre protéine d'intérêt (EU1). Une injection d’anti-douleur sera réalisée systématiquement en début d'expérimentation pour limiter la souffrance des animaux (durée de moins d’une minute) (EU1). Les animaux subiront une IRM d'une durée totale de 30 minutes sous anesthésie générale (EU2). Les effets indésirables liés à l'injection de toxines bactériennes sont les suivants : une baisse de la pression artérielle, une insuffisance circulatoire avec des troubles de conscience (endormissement puis coma). L'imagerie IRM sera réalisée sous anesthésie générale uniquement pour éviter les mouvements de l'animal, et ne sont pas une source de douleur pour la souris. Tout au long du protocole, une administration d’analgésique pourra être réalisée en cas de signes de douleur.

Impact sur les animaux

L’induction d’un syndrôme de réponse inflammatoire systémique sera effectuée par injection toxines bactériennes. Il s’agit d’un modèle utilisé de façon extensive dans la littérature pour mimer ce syndrôme L’injection entraine une baisse de pression artérielle puis une insuffisance circulatoire avec des troubles de conscience (endormissement puis coma). Ce modèle a déjà été testé et mis au point précédemment au laboratoire. Les examens d'imagerie réalisés, quant à eux, sont non invasifs et atraumatiques et impliquent au maximum l'injection d'un agent de contraste utilisé en clinique.

Devenir

Mise à mort, pour récupération post-euthanasie du sang et des tissus.

Remplacement

Dans un but de remplacement, des études préliminaires in vitro ont été réalisées au laboratoire. Cependant, ces conditions expérimentales ne sont pas satisfaisantes car elles ne permettent pas de reproduire les nombreuses voies physiologiques mises en jeu au cours du choc septique. La fuite capillaire est en effet d’origine multifactorielle et notre protéine d'intérêt régule de nombreuses voies physiologiques, comme l’inflammation, l’angiogenèse ou le métabolisme lipidique. Notre projet nécessite par conséquent le recours à un modèle animal, qui intègre ces différentes composantes physiologiques. De plus, les systèmes et protocoles d'imagerie ont été optimisés et caractérisés sur des objets physiques de forme, géométrie, composition, etc... connus permettant ainsi de comparer images obtenues et réalité, avant de passer chez l'animal.

Réduction

Le nombre d’animaux a été réduit à celui requis pour une validité statistique des résultats.

Raffinement

À la dose utilisée, le choc septique induit s’accompagne d’un effet analgésique, puis de troubles de conscience entraînant un coma, limitant l’inconfort des animaux. Cependant, les doses plus importantes utilisées ici peuvent davantage engendrer l’apparition de douleurs physiques et psychologiques. Pour diminuer l’inconfort lié à cette phase précédent le coma, un antalgique sera administré. Néanmoins, si malgré cette administration et l’utilisation de tapis chauffants, l’enrichissement présent dans les cages et le suivi régulier des animaux, les expérimentateurs détectent une souffrance importante chez l’animal pendant l'expérimentation, une mise à mort immédiate sera réalisée sous anesthésie profonde. Les animaux seront ainsi exclus de l’étude et rapportés dans un fichier spécifique. Les examens d'imagerie médicale sont non invasifs et atraumatiques et impliquent au maximum l'injection d'un agent de contraste utilisé en clinique. Les animaux seront surveillés tout au long du protocole afin d’observer leur comportement. En cas de signes de souffrance, des traitements analgésiques seront utilisés. En cas d'échec de réduction de la douleur, les procédures seront arrêtées et les animaux mis à mort. Enfin, le transport entre sites sera assuré par un prestataire agréé et durera environ 30 minutes. Les animaux auront accès à l’eau et l’alimentation pendant toute la durée du trajet. Les cages seront ventilées et enrichies avec du coton. Un délai entre le transport et l'imagerie sur site sera mis en place pour diminuer le stress des animaux.

Choix des espèces

Les souris ont été choisies car le protocole précis de syndrome de réponse inflammatoire systémique induit par des sucres mimant des toxines bactériennes est établi chez la souris et il permettrait la démonstration de la preuve génétique de l'implication de cette protéine d'intérêt dans ce modèle de sepsis. Ce projet permettra de visualiser les effets protecteurs de cette protéine sur la fuite capillaire associée au choc septique. Ces expériences permettront de définir si cette protéine peut être une nouvelle cible thérapeutique potentielle dans le traitement de la fuite capillaire au cours du syndrome de réponse inflammatoire systémique chez l’homme. Les expériences seront réalisées sur des souris de 10 à 12 semaines, le modèle de syndrome de réponse inflammatoire systémique étant bien défini dans la littérature pour ce stade de développement.

Modèles murins de deux maladies inflammatoires

(NTS-FR-689661v1 – 09/04/2025)
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 2922
Souffrances
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▲ 2769
▲ 153
Devenir
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 2922

2 922 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré pour la plupart et sévère pour 153 d'entre elles. Chacune subit une biopsie de l'oreille, certaines reçoivent une sonde de température sous la peau, une injection de bactéries dans le sang, deux prises de sang au niveau de l'œil et onze jours d'injections quotidiennes dans le ventre. L'objectif déclaré est de créer deux modèles de maladies auto-inflammatoires rares. Les traitements "moins toxiques et plus efficaces" annoncés sont renvoyés à un "à terme" sans échéance. Le porteur affirme que l'analyse des animaux est "indispensable" parce que les essais en tubes ne reproduisent pas la complexité des interactions entre l'animal et la bactérie.

Objectifs

L'objectif de ce projet est de créer deux nouveaux modèles murins de maladie inflammatoire, pour mieux comprendre ces maladies et tester un nouveau traitement. Cesmaladies sont des maladies rares qui ne peuvent pas être étudiées directement en clinique du fait du faible nombre de patients. Le développement de nouveaux traitements dans ces maladies passe par le développement de modèles précliniques dans lesquel il faut tester les nouvelles molécules et les voies d'administration.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra à court terme de mieux comprendre les maladies autoinflammatoires étudiées ainsi que l'émergence d'une de ces maladies dans la population humaine au cours de la co-évolution de l'homme avec les agents pathogènes. Finalement, à terme, il pourrait permettre de développer de nouveaux traitements moins toxiques et plus efficaces pour l'homme.

Procédures

Les souris seront soumises à une biopsie sur l'oreille pour la procédure d'élevage. Une seule intervention de ce type qui dure moins de 5 secondes sera réalisée sur chaque animal vigile (2922 animaux maximum). Certains animaux (parties 2 et 3-maximum 153 animaux) subiront une injection sous la peau de 30 secondes maximum pour la mise en place d'une sonde de température, une injection dans le sang d'une durée de 30 secondes maximum, ces deux actes sous anesthésie gazeuse. Les animaux dans la partie 4 (21 animaux maximum) seront sujets à 2 prises de sang au niveau de l'oeil de 30 secondes maximum sous anesthésie gazeuse, d'une injection dans le ventre quotidienne pendant 11 jours sur animaux vigiles, chacune de 30 secondes maximum et d'une injection dans le ventre de 30 secondes maximum sur animal vigile lors de la mise à mort. Tous les animaux (2922 animaux maximum) sont susceptibles de recevoir une à trois injections sous la peau d'analgésiques (30 secondes maximum) sur animaux vigiles. Les animaux dans la partie 5 (14 animaux maximum) auront sous anesthésie gazeuse de la crème appliquée sur des lésions de la peua chaque jour pendant 2 semaines (10 secondes maximum par application).

Impact sur les animaux

Le prélèvement d'un bout d'oreille engendrera une douleur légère de courte durée. Les injections dans le ventre, la mesure de masse, la pose de sonde de température, l'injection dans le sang des bactéries, la prise de sang au niveau de l'oeil, l'application de crème sur les lésions de la peau sont de potentielles sources de stress transitoire et/ou de douleur locale. L'inflammation pourrait conduire à une croissance retardée, à une perte localisée de poils ou à des boutons sur la peau qui pourraient évoluer vers des des plaies, une grosse rate et un gros foie et un sentiment de mal être général associant fatigue générale physique et mentale. L'infection bactérienne pourrait conduire à ressentir les effects de l'infection (inflammation systémique qui se traduit par de la fièvre apparaissant à jour 2 ou 3 post-infection et à un mal être de l'animal).

Devenir

Les animaux sont mis à mort à la fin de chaque procédure expérimentale car du fait des procédures, il n'est pas souhaitable de les réutiliser. Une partie des animaux mis à mort dans la procédure d'élevage sera utilisé post-mortem pour des prélèvements d'organes hors protocoles dans une démarche de réduction (pas de commandes de nouveaux animaux pour ces prélèvements hors protocoles). Les animaux de génotype pertinent dans la procédure d'élevage seront transférés dans les procédures expérimentales suivantes car tel est le but de cette première procédure et mis à mort à la fin des procédures expérimentales.

Remplacement

L'analyse des animaux est indispensable pour remplir les objectifs du projet et s'assurer d'une efficacité et d'une non-toxicité des nouveaux traitements. Cet protocole fait suite à des tests nombreux et répétés dans des tubes sans implication d'animaux . Ces essais en tubes ne peuvent pas mimer la complexité des interactions entre l'animal et la bactérie rencontrées lors d'une infection, ni la complexité des interactions des médicaments avec les différents liquides biologiques, cellules, organes.

Réduction

De nombreux paramètres seront étudiés sur chaque animal inclus dans le projet pour obtenir le maximum d'informations avec le moins d'animaux. De plus, l'effectif annoncé est maximal (révisable à la baisse en fonction des premiers résultats), avec des "essais pilotes" déterminants et des analyses statistiques en amont pour réduire au maximum le nombre d'animaux sans mettre en péril la validité des résultats. Dans la procédure 5, le contrôle de traitement sera réalisé sur le même animal sur une lésion contrôle située dans une autre zone du ventre de l'animal traité (au lieu d'un autre groupe d'animaux).

Raffinement

Nous prévoyons les points de raffinement suivants: 1) habituation à la contention pour minimiser l'angoisse des animaux. 2) Utilisation d'implants pour prendre la température et éviter l'introduction quotidienne de thermomètre de type rectal dans les fesses des animaux. 3) Minimisation de la fréquence de manipulation. 4) Anesthésie lors de chaque gestes potentiellement douloureux (injection sous la peau, dans le ventre, dans le sang, prise de sang au niveau de l'oeil). Les points limites sont définis spécifiquement pour le projet afin de limiter au maximum la souffrance des animaux. 5) Utilisation d'analgesique en cas de trop forte de température. Les protocoles sont calibrés après une étude rigoureuse de la littérature.

Choix des espèces

Il est nécessaire pour les objectifs scientifiques du projet d'étudier un système intégré avec un fonctionnement proche de l'homme. La souris est un modèle animal très pertinent car il est manipulable génétiquement et beaucoup d'outils sont disponibles pour suivre la physiologie de cet animal. L'inflammation dans le modèle souris est très proche de l'inflammation qui peut être observée chez l'homme. Les animaux seront suivis depuis leur naissance jusqu'à leur mort pour la recherche et/ou la surveillance d'un éventuel phénotype dommageable avec une attention particulière au stade néonatal, du sevrage et de l'adulte. Les expériences d'infections débuteront à l'âge de 6 semaines ce qui correspond à l'age adulte. Les traitements (tests de médicaments) commenceront dès 4 semaines qui est l'âge auquel les premiers symptômes sont attendus.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 1232
Souffrances
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▲ 1232
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Devenir
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 1232

Une partie des souris est génétiquement prédisposée à développer des tumeurs du côlon, l'autre privée du gène de la tétraspanine 8. 1 232 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles sont marquées par section d'une phalange, gavées avec des bactéries choisies pour leur rôle pro-cancéreux, puis saignées par ponction derrière l'œil sous anesthésie, la progression tumorale étant suivie deux fois par semaine par l'aspect du pelage, celui de l'anus et la présence de sang dans les selles. Toutes sont tuées à la fin de leur procédure pour prélèvements, sauf celles retenues pour entretenir la lignée.

Objectifs

Ce projet a pour but d’étudier le rôle de la tétraspanine 8 (Tspan8) dans le côlon en termes physiologique et physiopathologique. Cette protéine est majoritairement localisée dans la membrane des épithéliums notamment dans le tube digestif et est connue pour être associée à des processus métastatiques dans le cancer colorectal. Pour ce projet, nous utiliserons des souris invalidées pour Tspan8 et des souris prédisposées à dévolopper un cancer colorectal. L’objectif principal sera de générer un modèle d'étude prédisposé à développer un cancer colorectal et invalidé pour la Tspan8 afin d’établir l’implication éventuelle de cette protéine sur la carcinogénèse colique. Le second objectif consistera à définir l’importance de cette dernière dans la perméabilité intestinale et son rôle sur le microbiote intestinal dans les deux contextes. En effet, ce dernier est un acteur majeur des (dis-) fonctions intestinales et il a été montré que les tétraspanines peuvent interagir avec des souches bactériennes. De ce fait, nous évaluerons également si TSPAN8 peut être partenaire pour des bactéries commensales ayant acquis des facteurs de virulence et connues pour jouer un rôle procarcinogène dans le cancer du côlon (Escherichia coli productrice de colibactine). Enfin, nous testerons la même hypothèse avec une entérobactérie murine Citrobacter Rodentium mimant une infection par entérobactérie chez homme.

Bénéfices attendus

Cette étude est partie intégrante d’un projet plus large visant à caractériser l’effet du microbiote intestinal sur la survenue de cancers colorectaux. En effet, l’étude des modifications de la structure de la barrière intestinale et de la colonisation bactérienne, en contexte sain ou pathologique sur des souris invalidées pour le gène de la TSPAN8, nous permettra de définir le rôle pro tumoral de cette protéine et de débuter les études mécanistiques visant à établir le lien entre cette protéine et les bactéries intestinales. A terme, ces études permettraient de définir une nouvelle cible thérapeutique dans le traitement du cancer colorectal.

Procédures

Les animaux seront soumis à un gavage intragastrique (douleur légère, faible durée quelques secondes) et des prélèvements de sang par technique rétro-orbitale sous anesthésie gazeuse en pré-mortem (douleur légère, faible durée quelques secondes).

Impact sur les animaux

Pour les souris ne produisant pas la protéine d'intérêt TSPAN8, il n’est pas attendu de phénotype dommageable au vu des précédentes observations. Pour les souris prédisposées à développer un cancer colorectal, la croissance tumorale sera appréhendée par une observation bi-hebdomadaire des souris. Une fiche de score sera réalisée pour chaque souris et permettra de déterminer si l’animal est en souffrance. Les animaux seront génotypés/marqués par phallangectomie. Cette technique entraîne une douleur légère et de faible durée. Plusieurs paramètres généraux, comportementaux et d’autres liés au modèle seront observés : suivi du poids, aspect du pelage et de l’orifice anal, consistance et présence de sang dans les selles, locomotion, comportement innée et induit. Un suivi renforcé (quotidien) sera également mis en place dès l’apparition des premiers signes de douleur (noté sur la fiche de score) afin d’intervenir la plus rapidement. Les animaux pourront également subir un gavage intragastrique (douleur légère, très courte durée) ou un prélèvement sanguin dans le sinus rétro-orbital en prémortum sous anesthésie gazeuse (douleur légère, très courte durée).

Devenir

Les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure pour des prélèvements post-mortem sauf ceux nécessaires à l'entretient de la lignée.

Remplacement

La caractérisation des propriétés de la Tspan8 sur l’architecture de l’épithélium intestinal en contexte sain sera complétée par des études in vitro sur cellules coliques polarisées. Cependant, l’expérimentation animale est indispensable pour ce projet car il n’existe pas de méthodes alternatives pour évaluer les effets de la colonisation bactérienne sur le développement tumoral. Il est impossible d’étudier le rôle de la Tspan8 lors d’une infection chronique en modèle in vitro. De même, il n'existe pas de méthodes alternatives permettant d'étudier la perméabilité intestinale à l'échelle systémique en présence de microbiote intestinal sain ou pathologique. Enfin, l'étude du rôle de la TSPAN8 sur la modulation du microbiote intestinal en contexte sain ou pathologique doit obligatoirement être réalisé sur modèle animal.

Réduction

Le nombre d’animaux est réduit au minimum dans la mesure où cela ne compromet pas les objectifs du projet. En effet, des expérimentations antérieures réalisées au laboratoire sur modèle sain (Tspan-/-) ou pathologique (APCmin/+) ont mis en évidence une forte variabilité des modèles (variabilité inter individuel), de la colonisation bactérienne post gavage, de son maintien au cours du temps, de la progression tumorale en fonction du temps et de l'étude de le perméabilité intestinale. Néanmoins, suite à une meilleure connaissance des modèles et à une formation interne du personnel à la technique de gavage, le nombre d’animaux par lot a été réduit au minimum. Lors de la création de la lignée le nombre d'animaux est également réduit à son minimum afin d'obtenir à terme un minimum de 7 souris femelles et mâles présentant le génotype d'intérêt pour l'étude du bien être animal.

Raffinement

Les animaux bénéficieront d'un suivi qui permettra de détecter toute apparition de souffrance ou de mal-être quel que soit le modèle (sain ou pathologique). Le cas échéant, l’animal sera isolé et traité à l’aide d’antidouleurs de manière graduelle à la souffrance observée. Les animaux seront hébergés avec un milieu enrichi renforcé (cabane plastique, tube carton, pad-fibre). L’eau et l’alimentation seront fournis à volonté et disposé dans le fond de cage pour faciliter son accès. La litière sera changée en fonction des besoins de chaque cage. Durant la phase de création de la lignée, les animaux bénéficieront du même raffinement.

Choix des espèces

L’étude des processus de progression tumorale ne peut s’effectuer que dans un organisme vivant proche de l’homme, en l’occurrence, le modèle souris. Celui-ci est aussi particulièrement adapté aux expériences d’infection bactérienne et d’étude de la perméabilité intestinale. Dans le modèle prédisposé à développer un cancer colorectal et invalidé pour la Tspan8, nous utiliserons des individus de 2 à 4 mois correspondant respectivement à la période d’apparition des premières lésions et d’un stade avancé de développement tumoral. Pour le modèle uniquement invalidé pour la synthèse de la Tspan8, nous regarderons aux temps 2,3 et 4 mois les modifications de perméabilité de l’épithélium intestinal. La colonisation bactérienne sera suivi en temps réel 1fois/semaine.