Recherche fondamentale
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Rôle des neutrophiles dans le développement de la parodontite: modèle expérimental chez la souris
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
Jusqu'à huit poses de ligature autour des dents, renouvelées tous les trois jours sous anesthésie générale profonde, plus trois radiographies 3D des mâchoires sous anesthésie gazeuse et une dernière anesthésie avant la mise à mort. 128 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à 1, 4, 14 ou 28 jours pour prélever leurs tissus. La moitié des ligatures est imbibée de bactéries agressives pour le parodonte, et le porteur signale des douleurs gingivales postopératoires, des abcès possibles et une baisse de la mastication et de la prise de poids. Il estime, "par nos expériences passées", que huit animaux par groupe suffisent à obtenir une différence statistique, alors que les 128 souris se répartissent en huit groupes de seize.
Objectifs
La parodontite est une maladie fortement prévalente qui entraine une destruction des tissus de soutien des dents, et des édentements précoces. Elle est déclenchée par un déséquilibre de la flore bactérienne. La concentration de certains globules blancs, comme les neutrophiles, dans le tissu conjonctif est en corrélation avec la gravité de la parodontite. Cependant, leur fonction et leur distribution spatio-temporelle dans les tissus de la parodontite restent inconnues. Notre projet vise à étudier le rôle des neutrophiles à plusieurs étapes du développement de la maladie, dans un modèle de parodontite expérimentale chez la souris. La parodontite sera induite sous anesthésie générale profonde pendant 1, 5, 14 ou 28 jours, selon un protocole validé dans la littérature. Nous caractériserons radiographiquement l’évolution de la destruction du parodonte chez des souris au cours du temps, puis analyserons les fonctions des neutrophiles. Le projet se déroulera sur un an et nécessitera 128 souris.
Bénéfices attendus
Les neutrophiles sont les globules blancs les plus abondants et les premiers à intervenir lors d’une inflammation gingivale. L’analyse de l’évolution des fonctions de ces cellules au cours de la parodontite est cruciale pour mieux comprendre la pathologie. Grâce à ce projet, nous espérons découvrir de nouvelles cibles de diagnostic et de traitement de la parodontite.
Procédures
Les souris seront soumises au modèle de parodontite : pose d’une ligature (5 minutes) par souris sous anesthésie générale profonde (maximum 8 anésthésies + 1 anésthésie avant la mise à mort, par animal), renouvelés tous les 3 jours pendant 1, 4, 14 ou 28 jours (maximum 8 poses de ligature). Avant et à la fin de la mise en œuvre de ce modèle, une radiographie 3D (maximum 3 radiographies) des machoires sera réalisée pour toutes les souris sous anesthésie légère gazeuse (maximum 3 anésthésies par animal, durée 5 minutes/souris). Nous aurons alors 8 groupes de souris : (4 groupes avec une ligature simple, 4 goupes avec une ligature imbibée de bactéries agressives pour le parodonte). Les animaux seront mis à mort à 1, 4, 14 ou 28 jours pour évaluer l’évolution des fonctions des neutrophiles dans la parodontite avec ou sans bactérie agressive.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues pour l’animal pourraient être : - exceptionnellement pour les souris recevant la pose de ligature : des douleurs gingivales post-opératoires, voir des abcès gingivaux, diminuant la mastication et la prise de poids des animaux. - pour tous les animaux : une hypothermie au cours de l’anesthésie. - pour tous les animaux : une résistance à l’anesthésie.
Devenir
A l'issue de la procédure, tous les animaux sont mis à mort, permettant le prélèvement des tissus nécessaires à nos travaux.
Remplacement
Nous développons une recherche sur modèle expérimental chez le petit animal, car il n’existe pas d’autres méthodes alternatives (in vitro, in silico) pour l’étude de la parodontite dans son ensemble, et la souris est l’espèce la plus couramment utilisée pour l’étude de cette maladie. Le modèle étudié permet de reproduire certaines caractéristiques de la pathologie humaine telles que l'inflammation et la perte osseuse.
Réduction
Nous utiliserons une lignée consanguine dont le fond génétique est contrôlé et homogène pour minimiser la variabilité des phénotypes et donc le nombre d’animaux à utiliser. Afin de minimiser le nombre d’animaux, une étude de puissance statistique a été réalisée pour le modèle de parodontite. Par nos expériences passées, il est estimé qu’une réponse sur un nombre de 8 animaux est suffisante pour obtenir une différence statistique.
Raffinement
Afin d’identifier et de limiter toute souffrance et douleur les éléments suivants sont mis en place : (1) Les animaux seront hébergés en groupes sociaux, en milieu enrichi pour minimiser leur stress (2) Avant chaque examen radiologique, sans intervention chirurgicale, une anesthésie légère mais dont l’efficacité est validée, sera effectuée (3) Avant chaque pose de ligature les souris seront anesthésiées profondément (4) Après chaque anesthésie, les souris seront placées dans un environnement chauffé et surveillées jusqu’à leur réveil (5) Les animaux seront surveillés le lendemain de chaque intervention ainsi que tous les 2 à 3 jours par le personnel dédié de l'animalerie ou/et les responsables de projet (6) Des points limites ont été établis. (7) La mise à mort anticipée sera effectuée selon les méthodes réglementaires, en cas d’atteinte de points limites. (8) Une analgésie est administrée avant la mise à mort
Choix des espèces
Le modèle de parodontite induite par ligature chez la souris est un modèle d’étude pertinent permettant de reproduire plusieurs caractéristiques de la pathologie humaine (inflammation et resorption osseuse). Ce modèle est validé par la littérature scientifique. 3 mois – âge adulte avec croissance des maxillaires achevée
Altération du métabolisme du stroma médullaire au cours de la progression leucémique
- Recherche fondamentale
- Oncologie
Irradiées à 2 grays pendant environ trois minutes, puis greffées de cellules leucémiques sous anesthésie, 375 souris vont être utilisées, 309 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 66 un niveau sévère. Chacune peut subir jusqu'à trois prélèvements de 50 microlitres de sang sous anesthésie, espacés d'une semaine ou de 48 heures si la proportion de cellules leucémiques dans le sang approche le point limite. Le porteur justifie le classement en gravité sévère par l'effet cumulé des manipulations et de la progression d'une leucémie aiguë myéloïde, dont les symptômes peuvent devenir graves en fin d'étude. Au plus tard 21 jours après la greffe, toutes sont mises à mort pour caractériser leur moelle osseuse, à laquelle le porteur indique ne pas pouvoir accéder autrement.
Objectifs
Ce projet cherche à comprendre ce qui, dans le milieu de la moelle osseuse de souris atteintes d'une forme légère de leucémie, aide les cellules cancéreuses à survivre et à se multiplier. Plus précisément, nous voulons savoir comment l’augmentation du nombre de cellules malades affecte leur environnement immédiat, notamment les cellules qui soutiennent et nourrissent les autres cellules (appelées cellules stromales). Nos premiers résultats montrent que cet environnement change dès les tout premiers stades de la maladie. Nous allons donc étudier si la présence de quelques cellules leucémiques (moins de 5%) dans la moelle osseuse peut déjà modifier la fréquence, les fonctions et le comportement des cellules environnantes, ainsi que leur capacité à soutenir les cellules leucémiques.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à repérer les premiers changements dans l’environnement de soutien de la moelle osseuse (appelé stroma) au début du développement de la leucémie. Ces anomalies nous aideront à comprendre comment elles favorisent l’aggravation de la maladie et préparent un terrain favorable aux rechutes. Nous espérons comparer nos résultats obtenus sur les souris avec des données humaines (provenant d’échantillons de patients ou de bases de données publiques). Cela permettra de valider nos découvertes et peut-être d’identifier de nouveaux indicateurs permettant de mieux prédire l’évolution de la leucémie.
Procédures
Selon la procédure, les animaux subiront une exposition à des rayonnements X (2Gy, environ 3 minutes), une transplantation de cellules leucémiques sous anesthésie (quelques minutes), et une série de 3 prélèvements maximum de 50µL de sang sous anesthésie (quelques minutes), espacés d’une semaine ou bien au minimum de 48h si le pourcentage de cellules leucémiques dans le sang approche sans l’atteindre le point limite fixé. Au maximum 21 jours après transplantation, les souris seront anesthésiées pour euthanasie et prélèvement d’organes.
Impact sur les animaux
Les animaux développeront une pathologie tumorale humaine potentiellement grave, ce qui justifie la classification en procédure de gravité sévère. Cette classification tient compte des effets cumulés des manipulations et de l'évolution de la maladie, même si les différentes étapes individuelles sont associées à des degrés de gravité moindres. Par exemple, la transplantation des cellules cancéreuses provoquera une brève douleur légère. Les anesthésies nécessaires pour les prélèvements sanguins (au maximum trois) et pour l’irradiation (réalisée une seule fois avant la transplantation) peuvent causer un stress de courte durée. De même, les manipulations répétées, comme les pesées, peuvent être sources d’angoisse. Cependant, c’est l’impact global de la progression de la maladie tumorale, avec des symptômes potentiellement graves en fin d’étude, qui justifie le classement en gravité sévère pour ces procédures. Cela inclut les éventuels effets sur le bien-être des animaux, qui seront surveillés en continu pour intervenir rapidement en cas d’inconfort ou de souffrance.
Devenir
Les 375 souris impliquées dans ce projet feront l’objet d’une caractérisation de la moelle osseuse qui nécessitera leur mise à mort. Il est en effet impossible d’accéder de manière non invasive à cet organe.
Remplacement
La leucémie aiguë myéloïde étant dans la catégorie des cancers « liquides », il n’est pas possible à ce jour d’établir de modèle 3D in vitro permettant de reproduire la complexité du tissu de la moelle osseuse, notamment sur des suivis dans le temps. De plus, la complexité des interactions entre les cellules leucémiques et leur environnement ne peut pas être modélisée facilement in vitro. D’autre part, les cellules leucémiques utilisées sont des cellules dont la dépendance au stroma et au microenvironnement de la moelle osseuse est primordiale pour leur survie. La souris est donc le modèle expérimental le plus adapté pour modéliser la pathologie humaine. Cependant les résultats de ces analyses in vivo prévues dans ce projet nous permettront de pouvoir ensuite modéliser in vitro ces interactions à l’aide de cellules leucémiques humaines et des lignées de cellules stromales humaines. Ainsi nous pourront remplacer les études in vivo par des analyses in vitro ce qui est une prévision relevante dans le cadre des 3R.
Réduction
Ce projet de 4 ans a été soigneusement planifié pour limiter au maximum l’utilisation d’animaux tout en obtenant des résultats fiables. Le nombre d’animaux nécessaires a été calculé avec précision en s’appuyant sur nos connaissances des modèles étudiés. Nous avons identifié des moments-clés (appelés « points de cinétique ») correspondant à des stades précoces ou modérés de la maladie, qui ne causent généralement pas de douleurs aux animaux. Pour réduire encore le nombre d’animaux, nous nous concentrons sur seulement deux moments-clés lors des principales étapes de l’étude, et nous avons utilisé un outil statistique spécialisé pour calculer combien d’animaux sont nécessaires par groupe. Ce calcul prend en compte un impact attendu d’au moins 20% entre les groupes sains et malades, avec un très haut niveau de précision (90% de puissance et un risque d’erreur de 5%). Enfin, à chaque fin d’expérience, nous collecterons tous les organes et échantillons nécessaires (comme la moelle osseuse, la rate, les ganglions et le sang) afin de réaliser un maximum d’analyses sur ces mêmes échantillons et éviter de multiplier les expérimentations. Aller jusqu’au stade avancé de la maladie dans une première étape est crucial pour obtenir suffisamment de cellules leucémiques à utiliser dans les expériences suivantes.
Raffinement
Notre connaissance des modèles nous permet de réduire le nombre de prélèvements sanguins pour le suivi de la pathologie. En effet à 14 jour post injection, la fréquence de cellules leucémiques dans la moelle osseuse est de l’ordre de 3 à 5% sous la forme d’ilots, alors qu’à J21 nous avons un envahissement d’environ 40-60% avec une couverture presque homogène des cellules leucémiques. Enfin, l’envahissement médullaire faible ou modéré n’est généralement pas associé à des douleurs chez les animaux. Dans un souci de raffinement, le suivi du développement leucémique, lorsque nécessaire, se fera par des mesures de suivi dans le temps utilisant un procédé peu ou pas invasif, à savoir les techniques de cytométrie en flux sur prélèvement sanguin réalisé sous anesthésie gazeuse. Afin d’améliorer le bien-être animal au cours de notre étude, les besoins physiologiques des animaux seront respectés (nourriture ad libitum (à volonté), cages propres, enrichissement, stabulation en groupe). L’apparition de signes d’inconfort ou d’éventuelle souffrance nous conduira à choisir l’action appropriée (comme par exemple l'apport d'un analgésique) à mener en fonction d’une grille de score du bien-être. Les animaux seront hébergés dans des salles dont les paramètres d’ambiance sont contrôlés (température : 20-22°C ; renouvèlement d’air : 15 volumes/heure; éclairage artificiel : 12h jour/12h nuit). Afin de respecter leur instinct grégaire, les souris seront stabulées par petits groupes de 3 à 5 dans des cages dont l’environnement est enrichi à l’aide de copeaux de bois compactés et/ou de coton. Les animaux feront l’objet d’une surveillance quotidienne par du personnel compétent afin de détecter précocement toute altération du bien-être animal. L’apparition de signes d’inconfort ou d’éventuelle souffrance nous conduira à choisir l’action appropriée (comme par exemple l'apport d'un analgésique) à mener en fonction d’une grille de score du bien-être.
Choix des espèces
Le recours à l’expérimentation animale se justifie par les limitations des études in vitro. En effet la complexité des interactions entre les différentes cellules composant le microenvironnement de la moelle osseuse est difficile à modéliser in vitro. En effet, les modèles 3D in vitro (sphéroïdes, organoïdes) ne sont pas encore suffisamment complexes à l’heure actuelle et ne permettent pas de reproduire la complexité du tissu de la moelle osseuse. Le projet nécessite l’utilisation d’une espèce de la classe des mammifères proche de l’Homme pour sa physiologie. L’utilisation de lignées de cellules leucémiques qui restent dépendante d’un support stromal pour survivre et proliférer est un avantage comparé à l'utilisation de lignées cellulaires ayant perdu cette dépendance. Nous utiliserons les paramètres décrits dans la littérature pour ce type de modèle d’injection de cellules leucémiques murines, c’est à dire des souris « jeunes adultes » âgées de 8 à 12 semaines au moment de la greffe.
Etude des maladies rénales chez la souris et mise au point d’un modèle ex vivo utilisant des reins de souris
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
Une biopsie de la queue, trois injections rétro-orbitaires quotidiennes et des séjours de six heures en cage métabolique deux fois par semaine : 2 000 souris vont être utilisées, 1 940 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger et 60 un niveau modéré. Toutes sont tuées pour prélever leurs organes, les reins au premier chef. Le projet consiste à mettre au point un système d'explants rénaux ex vivo et à le comparer à une maladie rénale provoquée chez l'animal par injection d'une substance. Le porteur présente ce système comme destiné à "remplacer l'utilisation de modèles animaux" et affirme qu'une seule souris permettra de tester de nombreuses molécules, tout en déclarant 2 000 souris pour y parvenir.
Objectifs
Les maladies rénales chroniques sont un enjeu majeur de santé publique. Nous développons un système d'explants rénaux ex vivo permettant l'étude de le physiopathologie rénale de façon dynamique. Ce modèle ex vivo sera comparé à un modèle in vivo de maladie rénale obtenu par injection d'une substance. dans ce modèle, la fonction rénale sera analysée grâce aux urines des animaux prélevés dans des cages à métabolisme.
Bénéfices attendus
A terme ce projet permettra le développement d'un modèle ex vivo de maladies rénales rares et sévères et la création d'une plateforme de criblage pour des candidats-médicaments. L'utilisation de modèle ex vivo permettra de réduire l'utilisation des animaux à des fins de recherches car une seule souris permettra de tester de nombreuses molécules.
Procédures
Biopsie à la queue (1 fois 10 secondes). Une injection rétro-orbitaire quotidienne pendant 3 jours (1 min/ jour). Prélèvements urinaires en cage métabolique sur animal vigile (6 heures d'isolement 2 fois par semaine).
Impact sur les animaux
Les effets indésirables liés à l’expérimentation : inconfort lié à la préhension, douleur légère de courte durée au point d’injection et stress lié aux cages métaboliques.
Devenir
Tous les animaux sont mis à mort pour prélèvement d'organes.
Remplacement
L'objectif du projet est de développer un système ex vivo permettant de remplacer l'utilisation de modèles animaux par un modèle ex vivo.
Réduction
Les accouplments sont optimisés pour réduire le nombre d'animaux générés à leur minimum. Le nombre d'animaux a été optimisé pour pouvoir avoir la puissance statistique nécessaire à l'analyse des résultats.
Raffinement
Les animaux seront élevés en cages enrichies et surveillés au cours des procédures pour repérer l’éventuelle apparition de signes cliniques pouvant indiquer une souffrance ou un mal-être. Une grille de score de souffrance et des points limites stricts et spécifiques au projet ont été établis, permettant d'intervenir pour soulager les animaux en cas de souffrance, grâce à l'utilisation d'une analgésie. En cas d’apparition de signes cliniques, ou à la fin de la procédure, les animaux sont mis à mort. Les injections sont réalisées sous anesthésie gazeuse.
Choix des espèces
La physiologie des fonctions rénales chez la souris étant similaire à celle de l’homme, les expériences menées chez la souris offrent des modèles valides d’étude des pathologies humaines. De la naissance à l'age adulte car nous avons un élevage. Les animaux adultes sont utilisés pour isoler les glomérules et pour le modèle pathologique.
Étude du syndrome métabolique et l’immunosuppression associés au cancer dans un modèle murin.
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
3 360 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, chacune manipulée moins d'une minute tous les deux à trois jours pendant trois à trente jours de traitement. Les procédures impliquent un niveau de souffrance modéré et comprennent une injection de cellules tumorales sous la peau, entre les côtes ou dans une veine, un suivi de la croissance tumorale au pied à coulisse ou par bioluminescence sous vingt minutes d'anesthésie, des injections intrapéritonéales trois fois par semaine et des gavages de solutions médicamenteuses ou bactériennes. Le porteur indique que la croissance tumorale et les traitements peuvent faire perdre du poids aux souris, et que les sites d'injection peuvent s'infecter. L'objet du projet est de relier la composition du microbiote intestinal à la réponse aux immunothérapies, et le porteur conclut à la "nécessité d'utiliser un organisme entier" dans lequel les cellules immunitaires circulent.
Objectifs
La dysbiose du microbiote intestinal a été reconnue comme une des caractéristiques du cancer impliquée dans le dialogue cancer-immunité au niveau clinique. Pour cette raison, nous souhaitons identifier les produits microbiens (tels que les métabolites) présents dans l’intestin afin d’étudier leur impact sur le cancer. L’objectif de ce projet est d’évaluer si la dysbiose du microbiote intestinal induit des changements métaboliques et immunitaires, à la fois dans l'intestin et au niveau systémique, qui peuvent être pertinents pour améliorer la prise en charge du cancer. Il s’agit d’un nouveau concept qui mérite une recherche approfondie.
Bénéfices attendus
Le cancer du poumon est le deuxième cancer le plus fréquent chez l’homme, le troisième chez la femme, ce qui en fait un problème majeur de santé public. Ainsi il est important d’étudier les mécanismes de réponse aux traitements dans ce type de cancer. Dans cette étude, nous espérons que la dysbiose intestinale identifiée pourra être utilisée en tant que biomarqueur prédictif de la réponse au traitement dans le cancer L’ensemble de ce projet de recherche a pour finalité essentielle d’améliorer la prise en charge des patients et les effets des immunothérapies.
Procédures
Tous les animaux seront manipulés brièvement (moins d’une 1 minute) tous les 2 à 3 jours pour mesurer les tumeurs ou les co-traitements. Deux tiers des souris recevront des traitements dans l’eau de boisson qui seront changés tous les 2 à 3 jours. La durée des traitements variera entre 3 à 30 jours. Certaines souris seront soumises à une expérience de croissance tumorale : 1 injection en sous-cutanée ou en intercostale sous anesthésie (3 à 5 minutes pour chaque souris) ou 1 injection en intraveineuse sur animal vigile (environ 3 minutes par souris). Une heure avant et huit heures après l’injection des cellules en intercostale, les souris recevront un analgésique. La croissance tumorale sera suivie par mesure manuelle (pied à coulisse) ou par bioluminescence. Cette dernière méthode nécessitera d’endormir pendant 20 minutes la souris qui sera placée sur un tapis chauffant. D’autres souris seront soumises à une administration de molécules thérapeutiques par voie intra-péritonéale sur animal vigile. Un tiers des souris recevront 3 injections par semaine et le reste des souris recevront 4 injections au total pendant l’expérience. Certaines souris seront soumises à l’administration d’une solution médicamenteuse ou bactérienne, par gavage sur animal vigile (3 administrations par semaine). Du sang sera prélevé une fois sur l’animal vigile (3 à 5 minutes) pour certaines expériences afin d’évaluer les changements métaboliques face aux traitements.
Impact sur les animaux
Certains effets indésirables peuvent être observés chez la souris lors des expérimentations, notamment la manipulation et la contention régulière peuvent engendrer un stress. De plus, lors des injections une légère douleur (équivalente à une piqure) peut survenir, éventuellement accompagnée d’une irritation au niveau du site d’injection. Les sites d’injections peuvent s’infecter. L’anesthésie peut induire un stress thermique. Les gavages répétés peuvent entrainer une certaine contrainte. Un prélèvement sanguin sur animal vigile effectué pourrait engendrer une légère douleur et la formation d’un hématome. Par ailleurs, la croissance tumorale et l’administration de traitements peuvent entrainer une baisse ou perte d’appétit qui peut causer une perte de poids des animaux.
Devenir
Tous les animaux à la fin des procédures seront euthanasiés. Chaque procédure requiert l’injection de cellules tumorales, ce qui implique l’impossibilité de garder les souris en vie à la fin de l’expérience. De plus, des analyses seront effectuées sur tissus, sang et organes post-mortem.
Remplacement
Cette étude peut exclusivement être conduite in vivo, car il n’y a pas de modèles alternatifs permettant d’étudier l’efficacité des traitements anticancéreux et de confirmer leur action via l’activation du système immunitaire. Il est donc essentiel d’utiliser un modèle reproduisant au mieux l’environnement tumoral et le fonctionnement du système immunitaire. Cela se traduit par la nécessité d’utiliser un organisme entier dans lequel les cellules et les molécules du système immunitaire peuvent circuler, permettant ainsi une représentation plus fidèle des interactions biologiques complexes à l’intérieur du corps.
Réduction
Pour la réalisation de cette étude, des groupes de 10, 20 ou 40 souris (selon les procédures) seront utilisés afin de garantir une évaluation statistique robuste des effets analysés, soit au total 3360 souris. Nous appliquerons des tests statistiques appropriées à notre modèle d’étude pour comparer les effets étudiés entre les groupes. Dans un souci de réduction du nombre des animaux contrôles, nous chercherons à regrouper les expérimentations lorsque cela est possible. L’étude sera interrompue si les expériences initiales ne confirment pas l’hypothèse de travail. Les échantillons seront partagés avec des collaborateurs.
Raffinement
Les souris seront soumises à un suivi quotidien afin d’évaluer leur niveau de stress. Pour minimiser leur stress, plusieurs souris seront logées dans la même cage, offrant un environnement social au calme et un espace vital suffisant. Les conditions d’hébergement respecteront les normes conventionnelles, comprenant un régime alimentaire normal disponible en permanence et un accès libre à l’eau. Un milieu enrichi adapté est prévu: dans les cages il y aura des nids et des tunnels en carton. Le comportement général des animaux sera surveillé régulièrement et leur poids sera mesuré avant le début des traitements, ainsi qu’une fois par semaine tout au long de l’expérience de croissance tumorale. Toutes les interventions seront effectuées par des personnes expérimentées et éloignées des animaux hébergés. L’anesthésie sera effectuée lors des injections des cellules tumorales. Une heure avant et huit heures après l’injection des cellules en intercostale, les souris recevront un analgésique. Les critères définis pour atteindre un point limite seront strictement appliqués, et les souris seront euthanasiées à la fin de l’étude ou en cas d’atteinte des points limites préétablis.
Choix des espèces
Le choix d’utiliser la souris dans cette étude est justifié par des considérations scientifiques et éthiques. Tout d’abord, la souris est un organisme complet et fonctionnel dont le système immunitaire peut être comparé à celui de l’homme, ce qui en fait un modèle pertinent. De plus, sa génétique est bien caractérisée, ce qui facilite les études génétiques et moléculaires. La souris est largement reconnue et utilisée comme modèle animal standard dans la recherche scientifique, notamment dans les études précliniques. Sa large utilisation au sein de la communauté scientifique internationale permet une meilleure comparabilité des résultats et une meilleure validation des observations entre différentes études. L’utilisation de la souris présente plusieurs avantages: nous disposons d’installations adaptées pour les souris, ainsi que d’une expertise solide en matière de techniques d’expérimentation animale et de suivi microbiologique et vétérinaire des animaux. Nous utiliserons des animaux témoins et transgéniques avec un phénotype normal. Les animaux sont utilisés au stade adulte (à partir de 7 semaines) afin de disposer d’un organisme avec un processus de développement terminé et un système immunitaire actif.
Identification et caractérisation à long terme de nouvelles molécules antiépileptiques dans des modèles génétiques d’épilepsie chez le rat.
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Tester des candidats médicaments antiépileptiques pour le compte d'industriels du médicament : 1 200 rats issus de deux lignées sélectionnées pour être épileptiques vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Un tiers subit une neurochirurgie d'environ une heure sous anesthésie générale, puis vit seul en cage, l'isolement social suivant l'implantation des électrodes d'enregistrement. Les injections peuvent être quotidiennes pendant quatre mois au maximum, et le porteur signale des effets indésirables non attendus possibles, perte de tonus musculaire, somnolence ou excitation selon les molécules. 1 000 rats seront tués pour prélever cerveau et tissus, 200 pourront être réutilisés pour de la formation ou un autre plan d'étude, l'effectif total reflétant selon le porteur "l'activité envisagée de la société" sur cinq ans.
Objectifs
L’épilepsie représente l’une des atteintes neurologiques les plus prédominantes, avec environ 0.8 à 1 % de la population mondiale souffrant d’un syndrome épileptique. Il existe différents types d’épilepsies pouvant être catégorisées suivant l’origine de la maladie mais également suivant l’origine cérébrale des décharges épileptiques. Dans ce projet, nous nous sommes intéressés à une forme généralisée d’épilepsie ; l’épilepsie-absence. Cette forme d’épilepsie se caractérise par l’apparition de décharges épileptiques généralisées non convulsives associées à une brève interruption de conscience et un arrêt de toute activité. Au niveau électroencéphalographique, des activités épileptiques sont observées. Ces crises sont appelées décharges pointes-ondes. Le développement clinique de nouvelles drogues antiépileptiques requiert tout d’abord le test sur des épilepsies pharmaco-résistantes en polythérapie puis en monothérapie. Ces nouvelles molécules doivent ensuite montrer une efficacité sur des épilepsies généralisées de type absence en polythérapie puis en monothérapie. L’épilepsie-absence a pu être modélisée chez le rat par croisement successif. Il existe 2 lignées obtenues de cette façon. Des études pharmacologiques sur ces modèles ont montré une sensibilité aux mêmes antiépileptiques que les patients, mais aussi une même sensibilité aux molécules induisant une aggravation chez les patients. Ces modèles, au cours des années, sont devenus des références pour évaluer les effets curatifs et éventuellement aggravants de nouvelles molécules en développement. Les traitements actuels contre l’épilepsie ne sont pas satisfaisants, il est donc nécessaire de valider de nouveaux candidats médicament. Ce projet vise à aider les industriels du médicament à identifier, sélectionner et valider de nouveaux médicaments afin de palier au manque d’alternatives thérapeutiques disponibles. Ce projet permettra une meilleure sélection et validation de nouveaux médicaments contre l’épilepsie absence et d’optimiser les chances de succès lors des phases cliniques.
Bénéfices attendus
Les traitements actuels contre l’épilepsie ne sont pas satisfaisants, il est donc nécessaire de valider de nouveaux candidats médicament. Ce projet vise à aider les industriels du médicament à identifier, sélectionner et valider de nouveaux médicaments afin de palier au manque d’alternatives thérapeutiques disponibles.
Procédures
1/3 des animaux de ce projet va subir une neurochirurgie d’environ une heure, réalisée sous anesthésie générale. Les animaux pourront être soumis à des enregistrements une à deux fois par semaine. Lors de ces enregistrements des traitements pharmacologiques en courte durée seront administrés (injections aigues durant quelques minutes), Une période de repos de 2 jours minimum sera respectée entre 2 sessions (en fonction du delais possible d'admission des candidats médicaments). Lors des tests pharmacologiques en administration de longue durée (chronique), les injections pourront être réalisées une fois par jour, sur une durée maximum de 4 mois. Des prélèvements sanguins (d'une durée de quelques minutes) pourront être faits au cours de la procédure expérimentale en fonction du plan expérimental établi.
Impact sur les animaux
Les animaux vont subir une neurochirurgie d’environ une heure comprenant la période d’anesthésie. Suite à la chirurgie, une diminution de l'activité locomotrice et une déshydratation passagère pourront être observées. Une douleur modérée pourra apparaitre dans les heures suivant l'intervention chirurgicale. Malgré les études toxicologiques préalablement conduites et exigées avant tous tests de composés sur nos animaux, certains effets indésirables non attendus peuvent survenir, notamment une perte de tonus musculaire, une somnolence ou à l'inverse une excitation due au fait des mécanismes d'action des molécules testées. Les animaux sont hébergés en cage individuelle après l'implantation des dispositifs d'enregistrement ce qui engendre un isolement social. Les prélèvements sanguins pourront produire une douleur modérée (piqure d’aiguille). Les animaux présentent un phénotype d’épilepsie d’absence : les animaux présentent des absences momentanées de courtes durées.
Devenir
Dans la procédure 1 : les animaux pourront être réutilisés au besoin pour de la formation, si leur bien-être le permet et s’ils n’ont pas reçu toutes les administrations prévues dans les procédures. Dans la procédure 2 : les animaux seront mis à mort dans le but de faire des prélèvements et des analyses du cerveau et des tissus. Si les animaux ne sont pas mis à mort, ils pourront être réutilisés (pour de la formation ou pour un autre plan d'étude) si : - le nombre d'injection maximum n'a pas été atteint - le bien être de l'animal le permet.
Remplacement
Cette étude nécessite l'utilisation de modèles animaux car elle implique des mécanismes pathologiques complexes qui ne peuvent pas être représentés par des modèles plus simples (ex. modèle cellulaire ou fait par ordinateur). Pour toute demande de mise sur le marché, et quel que soit le pays de vente ciblé, il est indispensable pour les industries pharmaceutiques de prouver l’innocuité et l’efficacité d’une molécule. Avant de réaliser des essais cliniques, des tests in vitro et in vivo sont nécessaires. Les mécanismes d’apparition, puis de mise en place des troubles neurologiques, sont encore peu connus et nécessitent des explorations supplémentaires. Cette étude nécessite donc l'utilisation de modèles animaux car elle cible des mécanismes physiopathologiques complexes qui ne peuvent pas être récapitulés par des modèles plus simples (ex. culture de neurones).
Réduction
Nous pouvons estimer notre utilisation à 4 lots par an sur 5 ans (soit 400 animaux). Un maximum de 20 rats par lot est prévu, selon le protocole expérimental établi. Ce nombre permet d’obtenir une bonne fiabilité des résultats et une puissance statistique suffisante pour conclure sur l’efficacité du composé testé. Pour la procédure 2, nous planifions l’utilisation de 2 lots par lot d’animaux passant en procédure 1 (2x4x20x5 rats) sur 5 ans pour les dosages pharmacocinétiques. Un lot représente un dosage sur un plan d’étude croisée : utilisation de 4 animaux par condition (en moyenne 5 conditions par plan d'étude). Les animaux pouvant être testés sur 2 plans d’étude croisé, ce nombre de lots reflète l’activité envisagée de la société dans les 5 prochaines années, soit 800 animaux. Ce nombre d’animaux est un nombre maximal, l’utilisation dépendra de la demande. Ce nombre d’animaux a été déterminé de manière à réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés tout en gardant un nombre suffisant pour ne pas compromettre la validité des expériences qui seront menées.
Raffinement
Le projet implique la mise en place d’un système d’enregistrement de l'activité des neurones chez le rongeur avec une chirurgie. Cependant, l’état de santé des animaux sera surveillé tout au long de l’expérience et évalué grâce à une grille codifiant le niveau de douleur. Cela nous permettra d’intervenir immédiatement et de manière appropriée dès le moindre signe de souffrance. Une analgésie est réalisée avant et après la chirurgie de manière à réduire la douleur pouvant survenir lors de l’acte chirurgical. A leur arrivée, les animaux passent 1 semaine en acclimatation dans l’animalerie avant toute expérience. Les animaux sont rassemblés 1 fois par semaine dans une « cours de récréation » pour assurer le maintien du contact social. Les animaux d’une même étude (maximum 12 animaux par session) sont rassemblés dans une enceinte fermée sur les cotés avec litière et divers enrichissements, leur permettant une liberté de mouvement plus grande et une interaction entre congénères. Cette session dure 30 minutes. Des points limite ont été définis et une prise en charge de la douleur avec utilisation d’analgésique sera effectué en cas de besoin.
Choix des espèces
Les modèles animaux sont indispensables pour avancer dans la compréhension des épilepsies. Les lignées des rats épileptiques ont été développées en sélectionnant des lignées de rats naturellement épileptiques, qui présentent le même type d’anomalies comportementales et neuronales que l’humain. Les activités neurologiques, visibles à l’enregistrement de neurones ont des tracés similaires à ceux observés chez les patients souffrant d’épilepsie-absence : début et fin abruptes, oscillations rapides et régulières. Les modifications comportementales sont similaires à celles d’un humain pendant une crise absence : brève rupture de contact se traduisant par une activité motrice figée et une fixité du regard. Les tests pharmacologiques montrent les sensibilités aux mêmes drogues. Des animaux adultes sont utilisés (âge minimum de 2 mois). Pour que les implantations des électrodes et leur fixation sur la boite crânienne se fassent sans douleur, il faut que la structure osseuse soit mature, c’est-à-dire que l’animal ait fini sa croissance osseuse. De plus, les crises d’épilepsie apparaissent et sont stables à adulte dans les 2 souches.
Identification des effets de la 5G sur les mécanismes de régulation thermique
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Multisystémique
- Oncologie
- Système endocrinien
Rats : 360
Tous tués à l'issue pour prélever sang, organes et tissus, 360 rats et 64 souris vont être utilisés pour mesurer ce que fait l'exposition aux fréquences de la 5G à leur régulation thermique. Les rats subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, les souris un niveau léger. Chaque rat reçoit un capteur télémétrique implanté dans la cavité abdominale au cours d'une chirurgie de trente minutes, puis passe deux heures par jour, pendant une ou quatre semaines, dans une cage d'exposition chauffée à 31 °C, avec un test de préférence thermique de quinze minutes. Le porteur reconnaît qu'aux plus fortes intensités la température interne des rats peut monter de 0,5 à 1 °C, et rattache le projet à un programme européen destiné à revoir les valeurs limites réglementaires d'exposition.
Objectifs
Actuellement, la 5G est diffusée par l’intermédiaire d’une bande de fréquence de 3,5 GHz et pourra par la suite être accompagnée d’une nouvelle bande dite millimétrique à 26 GHz. L’éventuel impact sanitaire des champs électromagnétiques (CEM) à ces fréquences, est peu étudié. De précédents travaux avaient montré une modification de la régulation thermique à une température d’air de 31°C après une exposition de 5 semaines à 900 MHz chez des rats. Des souris exposées une semaine à 900 MHz semblaient avoir une expression plus importante de certaines protéines dans différents tissus. Ainsi, les rongeurs exposés aux CEM de 900 MHz activent des réponses observées lors d’exposition au froid. Dans ce projet, nous étudierons si une exposition aux fréquences de 3,5 GHz et 26 GHz à différentes intensités couplée à une température d’air élevée (31°C) modifie les paramètres physiologiques impliqués dans la régulation thermique (mesure in vivo de la température interne, du poids corporel et de la préférence thermique) chez des rats. Le second objectif du projet est de vérifier si la fréquence de 3,5 GHz influe sur un récepteur sensible au froid chez des souris après une exposition subaiguë. Pour cela, des rats seront exposés deux heures par jour à une température d’air de 31°C et à différents débits d’absorption spécifique (DAS) pour la fréquence de 3,5 GHz et différentes densités surfaciques de puissance (DSP) pour la fréquence de 26 GHz. Les paramètres physiologiques seront analysés lors ou après une exposition à des DAS de 0,08 W/kg, 0,4 W/kg et 4 W/kg pour la fréquence de 3,5 GHz, et des DSP de 10W/ m2, 50W/ m2 et 100W/ m2. Ces différents groupes d'exposition seront comparés aux groupes non exposés aux CEM (antenne éteintes) mais exposés à 31°C, en fonction du temps d’exposition (1 ou 4 semaine(s)) et en fonction du sexe (mâle et femelle). Deux autres groupes (contrôles négatifs) seront maintenus dans les cages d’hébergement sans être exposés ni aux CEM ni à 31°C. Cette procédure sera composée de 360 rats répartis en 30 groupes de 12 animaux chacun. Pour étudier l’implication des récepteurs au froid lors d’une exposition, des souris seront exposés deux heures par jour à des DAS de 0,08 W/kg, 0,4 W/kg et 4 W/kg à la fréquence de 3,5 GHz à 24°C pendant 4 semaines. Ces groupes seront comparés à un groupe non exposé. Cette procédure sera composée de 64 souris réparties en 4 groupes de 16 animaux chacun. Au total, le projet sera effectué sur 424 rongeurs.
Bénéfices attendus
Ce projet s’inscrit dans le cadre d’un projet européen qui a pour objectif d’évaluer les niveaux d’exposition de la population à la technologie 5G et les éventuels effets sanitaires (études expérimentales et clinique chez l’homme ou l’animal). Ainsi, ce projet permettra d’évaluer les risques d’une exposition 5G pour donner d’éventuelles recommandations ou revoir les valeurs limites d’exposition réglementaires concernant les fréquences liées à la 5G.
Procédures
Des animaux seront exposés à des champs électromagnétiques et à une température ambiante de 31°C deux heures par jour durant une ou quatre semaines. Une chirurgie sera effectuée afin d'implanter un capteur télémétrique pour enregistrer la température interne dans la cavité abdominale. Celle-ci durera maximum 30 minutes par animal. Les animaux seront transportés et manipulés pour les déplacer de leur cage d'hébergement à leur cage d'exposition. Un test comportemental sera réalisé pour mesurer la préférence thermique. Celui-ci durera 15 minutes avec une habituation de 5 minutes tous les jours 3 jours avant le test.
Impact sur les animaux
Les groupes d’animaux exposés à 3,5 GHz à un DAS de 4 W/kg peuvent avoir une augmentation de leur température interne, comprise entre 0,5 et 1°C. Cette augmentation est liée à une absorption trop importante de l’énergie émise qui n’est pas assez dissipée par le système thermorégulateur des organismes (effet qui est à l’origine des valeurs limites d’exposition aux CEM chez l’homme). Cette augmentation, si elle est présente, durera le temps de l’exposition soit maximum 2 heures par jour. Pour les intensités inférieures, aucune nuisance ou effet indésirable n’est attendu. Pour la fréquence de 26 GHz, aucune nuisance ou effet indésirable n’est connu actuellement. Un potentiel effet stress peut être observé lors de la manipulation des animaux pour les déplacer de leur cage d’hébergement aux cages d’exposition.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure afin de collecter le sang, des organes et des tissus pour effectuer des analyses post-mortem.
Remplacement
Le modèle in vivo est indispensable pour étudier les effets des CEM. En effet, l'énergie émise par les CEM est absorbée par l'organisme. Cette énergie peut induire une élévation de température qui est généralement dissipée par la thermorégulation. Les modèles in vitro actuels ne permettent pas de reproduire cette thermorégulation ce qui entraîne très souvent une élévation de température des cultures cellulaires. Ainsi, les résultats observés sont forcément liés à cette élévation de température. De plus, il n’existe pas de modèle in silico et in vitro reproduisant la régulation thermique qui implique des variations hormonales et comportementales ce qui nécessite le recours aux études in vivo. Le modèle rongeur (souris et rat) a été choisi car son système thermorégulateur est relativement similaire à celui de l’homme au niveau génétique, hormonal, comportemental et tissulaire. Les effets observés chez le rongeur peuvent contribuer à définir des valeurs limites d’exposition aux CEM.
Réduction
Plusieurs paramètres physiologiques seront analysés sur chaque rat. Afin de s’assurer d’avoir des résultats exploitables pour la température et le comportement et d’une puissance statistique forte pour réaliser des tests robustes combinant plusieurs facteurs, le nombre de 12 animaux par groupe a été choisi. En effet, de précédentes études ont montré des résultats robustes et significatifs à partir de 10 animaux. Cependant, l'enregistrement de la température interne avec le capteur télémétrique pouvant être parfois défaillant et la chirurgie pouvant amener des effets secondaires non désirables, nous avons choisi d'ajouter 2 animaux supplémentaires pour nous assurer d'obtenir assez de données exploitables. Il a été choisi de réaliser les expérimentations sur 16 animaux par groupe de souris. Les analyses ex vivo seront réalisées sur des tissus parfois présents en faible quantité chez la souris. Ainsi, ce nombre permettra d’avoir une puissante statistique suffisamment forte pour réaliser des tests robustes car les réponses individuelles peuvent être faibles et non exploitables. Nous utiliserons que des individus mâles car les effets sur les récepteurs au froid sont normalement similaires (pas d'effet sexe observé lors de précédentes études). Les analyses statistiques seront réalisées avec un logiciel spécifique. Les effets testés au cours de ce projet seront les fréquences d’exposition (3,5 GHz/26 GHz), les niveaux d’exposition (DAS et DSP), la durée d’exposition (1 et 4 semaines), le sexe (mâle et femelle) et la cage (hébergement et exposition). En effet, le groupe contrôle négatif permettra de déterminer un éventuel effet stress lié à la manipulation et au transport entre la cage d’hébergement et la cage d’exposition.
Raffinement
Les animaux seront observés quotidiennement afin de vérifier leur bien-être grâce à des critères précis, permettant de déterminer un score et de prendre en charge précocement les signes de détresse, stress ou douleur. Cette grille prendra en compte l’apparence, le comportement et certains signes cliniques. Pour des scores supérieurs à 3, des mesures seront prises afin de soulager l’animal. Un score inférieur à 3 est un bon indicateur du bien-être de l’animal au sein du protocole. Un enrichissement sera mis en place pour les animaux afin de limiter le stress lié à leur hébergement (cylindres en carton, lanières de papier kraft, bâtons de bois à ronger). Les animaux seront hébergés à plusieurs dans les cages d’hébergements en prenant en compte la taille de la cage ainsi que le poids des animaux. Dans les cages d’exposition, les rats seront deux par cage et les souris deux ou trois par cage. Les rats qui seront opérés sous anesthésie pour implanter le capteur Anipill auront un traitement pré-opératoire avec l'administration d'un antalgique et l'application d'un anesthésique sur la zone à inciser. Pendant la chirurgie, les animaux seront sur un tapis chauffant pour éviter l'hypothermie et des mesures d'aseptie seront mises en place (stérilisation des instruments, utilisation de matériel stérile et à usage unique). Un traitement post-opératoire avec l'administration d'un antalgique sera effectué pour éviter la douleur liée à l’incision abdominale. Cette dernière sera la plus petite possible (maximum 1,5 cm de long). Après la chirurgie, les rats seront hébergés à plusieurs par cage avec les mêmes congénères qu'avant l'opération. Ils seront également étroitement surveillés pendant une semaine afin de s’assurer de la bonne récupération des animaux avant de réaliser les expositions aux CEM. Un test comportemental de préférence thermique sera réalisé chez les rats. Pour limiter le stress lié à un nouvel environnement, les animaux seront habitués 5 minutes au dispositif 3 jours avant le test pour limiter le comportement exploratoire et ainsi d’avoir rapidement la préférence thermique. La mise à mort des animaux se fera sous anesthésie avec l'injection préalable d'un analgésique.
Choix des espèces
Le modèle rongeur (rat et souris) est un excellent modèle in vivo pour étudier les effets des CEM. En effet, l'énergie émise par les CEM est absorbée par l'organisme. Cette énergie peut induire une élévation de température qui est généralement dissipée par la thermorégulation. Ce système est relativement similaire à celui de l'homme. Le rat est un modèle pertinent pour son comportement thermorégulateur et les réponses physiologiques mis en place. De plus, les systèmes physiologiques sont largement décrits dans la littérature. La souris est un bon modèle pour les études génomiques qui seront réalisées pour étudier l'implication de récepteurs au froid, leurs génomes étant entièrement séquencés et ayant une forte similitude avec le génome humain. Les rats utilisés seront des adultes d'environ 3 mois afin d'avoir une quantité de sang suffisante pour réaliser tous les dosages hormonaux. De plus, de précédentes études dans le laboratoire ont déjà été réalisées avec des rats à différents âges sans observer de différence. Les souris seront juvéniles avec un âge de 5 semaines au début de l'exposition afin de voir si les effets observés lors d'une précédente étude chez le rat juvénile sont également observés chez la souris.
Etude de l’activité de deux régions cérébrales impliquées dans le phénomène de rechute à la consommation de drogue.
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
816 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une partie subit l'implantation d'un cathéter intraveineux et une chirurgie crânienne d'une heure pour y fixer un dispositif d'enregistrement des neurones et une électrode de stimulation, puis dix sessions quotidiennes d'auto-administration de drogue de six heures et un test de recherche de drogue de six heures. Les rats sont ensuite soumis à une stimulation magnétique transcrânienne de dix minutes, adaptée d'une technique déjà employée chez des personnes dépendantes, et vivent seuls en cage sur les périodes d'isolement prévues. Le porteur conclut qu'aucune méthode in vitro ou in silico ne permettrait cette étude et que l'utilisation de l'animal y est "indispensable".
Objectifs
L’addiction aux drogues est une maladie chronique qui affecte gravement la santé, la société et l'économie. Une des principales difficultés de cette maladie est le risque élevé de rechute, même après une longue période d’abstinence. Ce risque est probablement dû à des changements durables dans certaines régions du cerveau causés par la consommation de drogues. Mieux comprendre ces changements est essentiel pour développer de nouveaux traitements qui aideront les personnes à rester abstinentes. Dans ce projet, nous étudions chez le rat comment certaines parties du cerveau sont modifiées par la prise de drogue et comment cela influence le comportement. Nous utilisons des fibres optiques pour observer en direct l’activité des neurones dans ces régions du cerveau pendant que l’animal est éveillé et réalise certaines tâches. Ensuite, nous allons stimuler une autre région du cerveau qui est déjà une cible thérapeutique chez les humains pour traiter l'addiction. Nous testerons si cette stimulation peut inverser les changements provoqués par la drogue. Cette technique, appelée stimulation magnétique transcrânienne, est déjà utilisée chez les humains pour traiter certaines addictions. En adaptant ce type de stimulation aux rats, nous espérons mieux comprendre comment elle influence les circuits cérébraux de l'addiction et, à terme, améliorer les traitements pour les personnes dépendantes.
Bénéfices attendus
La mesure de l'activité des neurones avec une fibre optique est une technique importante pour comprendre comment certaines parties du cerveau fonctionnent quand un animal cherche à prendre de la drogue ou à y replonger après une pause. En regardant directement ce qui se passe dans le cerveau pendant que l'animal agit, on peut découvrir quelles parties du cerveau sont responsables de ces comportements, et comment elles changent en fonction de ce qui se passe. Cela nous aide à trouver des moyens d’empêcher les rechutes chez les personnes qui essaient d’arrêter la drogue. Par exemple, en voyant comment l'activité du cerveau change, on pourra tester si des traitements, comme la stimulation d’une zone spéciale du cerveau peuvent aider à calmer les envies de drogue. Les résultats de cette étude nous aideront à mieux comprendre comment fonctionne le cerveau quand il devient dépendant, et pourront nous montrer de nouvelles façons d'aider les personnes à ne pas retomber dans l’addiction.
Procédures
En fonction des groupes, toutes les interventions ne se feront pas sur tous les animaux. Sur animaux anesthésiés : - chirurgie d’implantation de cathéter intraveineux (durée : 15minutes par animal) pour permettre l’auto-administration de drogue. - chirurgie crâniale pour implantation du dispositif d’enregistrement de l’activité des neurones : 1 fois (1 heure par animal). - implantation d’électrode de stimulation des neurones : 1 fois (acte réalisé en même temps que la chirurgie crâniale citée ci-dessus ; 30 minutes par animal) Sur animaux vigiles : - en amont de chaque chirurgie, 1 injection sous cutanée d'antalgiques - après la chirurgie, 2 injections sous cutanée d’antalgiques - au maximum 14 pesées par animal, d'une durée d'environ 1 minute (1 fois par semaine , sur toute la durée du projet) - 1 injection intraveineuse (par le cathéter), les 5 premiers jours après la chirurgie d’implantation de cathéter et tous les jours d’auto-administration (15 injections) - 10 sessions d’auto-administration (1 session / jour, 6h/session) - test de recherche de drogue (1 session / rat de 6 heures) - stimulation cérébrale (1 session / rat de 10 minutes) - enregistrement de l’activité cérébrale
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues pour ce projet sont : -Chirurgies : inconfort transitoire au réveil, et douleur post-opératoire minorée par des antalgiques -Cathéter intraveineux : gène légère pendant la durée de l’expérience -Période d’abstinence : peut causer un léger stress -Isolement : stress modéré -Dispositif de mesure de l'activité cérébrale : gène légère pendant la durée de l’enregistrement -Dispositif de stimulation cérébrale : gène légère pendant la durée de la stimulation -L’acte de pesée, les injections sous-cutanées (5 injections) et les tests comportementaux sur animal vigile peuvent induire un léger stress transitoire.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mis à mort par une méthode reglementaire afin de réaliser des prélèvements et analyse des cerveaux.
Remplacement
Ce type de recherche vise à développer une technique permettant d'enregistrer l'activité des neurones directement chez un animal éveillé pendant qu'il effectue des tests comportementaux. Pour étudier ce processus, il est essentiel d'observer des réseaux de neurones qui fonctionnent normalement, ce qui n'est possible que chez un animal vivant. Après vérification, il n'existe actuellement pas de méthode alternative, comme des tests en laboratoire sur des cellules (in vitro) ou des simulations informatiques (in silico), qui permettrait de réaliser cette étude sans utiliser d'animaux vivants. C'est pourquoi l'utilisation de l'animal est indispensable pour ce type de recherche.
Réduction
L'estimation du nombre d'animaux de ce projet est basée sur la variabilité naturelle et permet d'obtenir des résultats fiables sur le plan statistique. Dans la première expérience, des groupes de 12 rats seront nécessaires, afin de déterminer les meilleures conditions d’expérimentation tout en utilisant le moins d’animaux possibles. Pour les autres expériences, 24 rats par groupe seront nécessaires, selon des calculs statistiques pour obtenir des résultats fiables. L'approche se fait étape par étape, avec certaines étapes réalisées uniquement si les résultats de l'étape précédente sont concluants. Le nombre d'animaux indiqué représente un maximum. Ainsi, notre projet nécessitera un maximum de 816 rats répartis en différents groupes et tests .
Raffinement
Le bien-être des animaux est une priorité tout au long de l’expérience. Nous veillons régulièrement à leur état de santé en surveillant leur alimentation, apparence et comportement. Une grille de score précise et un plan d’intervention permettent d’identifier rapidement les signes de souffrance et d’agir avant que l’animal ne souffre trop. Si un animal atteint un seuil critique, il est pris en charge sans délai. Les animaux sont pesés chaque semaine, et dès leur arrivée à l’animalerie, ils sont hébergés dans des cages ventilées, à température et humidité contrôlées. Pour répondre à leurs besoins naturels, ils ont des objets à ronger et un accès libre à l’eau et à la nourriture. Avant toute procédure, les animaux bénéficient d’une période d’adaptation de 7 jours. Lors des chirurgies, les rats reçoivent une anesthésie générale et locale, avec des analgésiques pour gérer la douleur, et leur température est maintenue grâce à un tapis chauffant. Après l'opération, un traitement antidouleur est poursuivi pendant 48 heures, couvrant ainsi les 72 premières heures post-opératoires.
Choix des espèces
Le rat est l’animal le plus souvent utilisé pour étudier l’addiction, car ses réactions aux drogues ressemblent beaucoup à celles des humains. Comme les humains, les rats peuvent s’auto-administrer spontanément toutes les drogues que l’on abuse, ce qui n’est pas toujours le cas avec d’autres espèces animales. Ces caractéristiques en font un modèle idéal pour comprendre l’addiction. Dans cette étude, nous utiliserons des rats de la lignée "Sprague-Dawley". Ces rats ont une diversité génétique importante, ce qui est utile pour refléter la variabilité que l’on observe chez les humains. Nous choisirons des rats « jeunes adultes », âgés de 7 à 8 semaines, un âge souvent utilisé dans nos recherches pour éviter les variations dues à l’adolescence, qui pourraient influencer les résultats.
Effets d’une supplémentation en glutamine chez des souris mâles et femelles rendues obèses par l’alimentation.
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
Les souris dont le score de grimace dépasse 7 sont mises à mort, celles dont le score reste entre 5 et 7 reçoivent un analgésique. 1 088 souris rendues obèses par un régime riche en graisses vont être utilisées, 480 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, 480 un niveau modéré et 128 sous anesthésie sans réveil. La gravité sévère vient des distensions colorectales par ballonnet, qui peuvent provoquer des lésions du rectum, auxquelles s'ajoutent des tests de tolérance au glucose et à l'insuline de deux heures répétés jusqu'à quatre fois, des gavages, des antibiothérapies et des permutations de litières entre cages de mâles qui augmentent leur agressivité. Toutes sont tuées pour prélever iléon, côlon, cæcum, foie, tissu adipeux et cerveau, afin de mesurer ce qu'une supplémentation en glutamine change à l'insulino-résistance et aux troubles digestifs.
Objectifs
L’obésité est un problème de santé publique majeur, dont la prévalence dans la population adulte atteint 17% en France. C’est une pathologie multifactorielle qui est associée à de nombreuses co-morbidités dont des troubles du contrôle glycémique et des troubles fonctionnels digestifs. En effet, l’apparition d’un diabète de type 2 est fréquemment observée chez les patients atteints d’obésité, stade précédé par une période où il existe une insulino-résistance et une intolérance au glucose. Par ailleurs, les sujets obèses de grade III ont une prévalence du syndrome de l’intestin irritable (SII) fortement augmentée (30% vs 5%), ce qui se traduit par des symptômes digestifs importants : douleurs abdominales chroniques, troubles du transit et ballonnements. Des données récentes chez l’animal et chez l’Homme suggèrent qu’une supplémentation orale en glutamine (acide aminé non essentiel) pourrait limiter la résistance à l’insuline, ainsi que les symptômes intestinaux, en améliorant la fonction de barrière intestinale. Dans une étude pilote réalisée sur 6 patients, la glutamine montrait une tendance à favoriser une perte de poids chez des femmes obèses et à améliorer l’insulino-résistance. Chez des souris soumises au stress d’évitement de l’eau (modèle WAS), il a été récemment démontré qu’une supplémentation en glutamine prévenait l’hyperperméabilité colique et réduisait la production de cytokines pro-inflammatoires. Des chercheurs américains ont quant à eux rapporté des effets bénéfiques d’un apport oral de glutamine sur les symptômes digestifs des patients SII-D. Elle limitait l’hyperperméabilité intestinale et diminuait les douleurs abdominales de 50 à 60%. La glutamine semble donc être un bon candidat pour cibler la fonction de barrière intestinale, impliquée dans les complications métaboliques et intestinales observées chez les patients obèses avec troubles fonctionnels digestifs. Ce projet a donc pour objectifs d’évaluer les effets sexe-dépendants d’une alimentation riche en graisse chez la souris et d’évaluer la capacité d’une supplémentation orale en glutamine, (i) à limiter l’insulino-résistance, (ii) à améliorer la fonction de barrière intestinale, et (iii) à moduler la composition de microbiote intestinal selon le sexe de l’animal.
Bénéfices attendus
Nous nous attendons à ce que la supplémentation orale en Glutamine ait des effets bénéfiques chez les souris obèses avec une amélioration de l’insulino-résistance et de leurs troubles fonctionnels digestifs qui pourraient s'expliquer par une amélioration de la fonction de barrière intestinale et une modulation de la composition du microbiote intestinal. Ce travail sera valorisé sous forme de publications, et éventuellement de brevets sur certains aspects mécanistiques. Ce projet fait partie intégrante d’un projet ANR retenu à l’appel d’offre 2020. Dans le cadre de ce projet ANR, une étude clinique pilote portant sur 110 patients obèses est en cours de réalisation. Si les résultats escomptés sont atteints, le projet sera étendu à un programme hospitalier de recherche clinique (PHRC) interrégional ou National. Les perspectives du projet sont de développer des interventions nutritionnelles sexe-dépendantes à faible coût pour les patients obèses afin de réduire les comorbidités telles que les complications métaboliques et les symptômes digestifs. L’ampleur de la population adulte française touchée par cette maladie demande des actions fortes et immédiates en matière de recherche et de développement. Le développement d’interventions nutritionnelles ciblées avec de la glutamine bénéficierait en priorité aux patients obèses dont le faible coût et l’innocuité ne restent plus à démontrer.
Procédures
- Procédure 1. Les souris subiront : test de composition corporelle sur animal vigile (3 tests/souris, 5 min/test), test de tolérance au glucose (OGTT) sur animal vigile (3 tests/souris, 2h/test), test de résistance à l’insuline (ITT, 3 tests/souris, 2h/test), et gavage d’une molécule fluorescente (1 procédure/souris, 1 min/souris). - Procédure 2 : identique à la procédure 2 avec en plus 1 test de viscéro-sensibilité (animal vigile, 30min/test). - Procédure 3. Les souris subiront : permutation de litière, test de composition corporelle sur animal vigile (4 tests/souris, 5 min/test), test de tolérance au glucose (OGTT) sur animal vigile (4 tests/souris, 2h/test), test de résistance à l’insuline (ITT, 4 tests/souris, 2h/test), et gavage d’une molécule fluorescente (1 procédure/souris, 1 min/souris). - Procédure 4 : identique à la procédure 4 avec en plus 1 test de viscéro-sensibilité (animal vigile, 30min/test). - Procédure 5. Les souris subiront : traitement d’antibiotiques dans l’eau de boisson (animal vigile, 7 jours de protocole, 1 fois/souris), gavage oral d’une solution de microbiote caecal (animal vigile, 2 fois/souris, 2min/souris), test de composition corporelle sur animal vigile (4 tests/souris, 5 min/test), test de tolérance au glucose (OGTT) sur animal vigile (4 tests/souris, 2h/test), test de résistance à l’insuline (ITT, 4 tests/souris, 2h/test), et gavage d’une molécule fluorescente (1 procédure/souris, 1 min/souris). - Procédure 6 : identique à la procédure 6 avec en plus 1 test de viscéro-sensibilité (animal vigile, 30min/test). - Procédure 7 : chaque souris subira un prélèvement du contenu caecal.
Impact sur les animaux
- Des administrations par gavage et des prélèvements de gouttes de sang dans la veine caudale seront réalisées au cours de ce projet. Les gavages oraux peuvent engendrer un stress de quelques secondes (nuisance légère). Quant aux prélèvements sanguins, ils peuvent engendrer une légère douleur au niveau de la queue (nuisance légère). - Une partie des souris développeront une obésité modérée après absorption d’une alimentation riche en graisses. Elles pourront ainsi développer des perturbations du contrôle glycémique, des troubles digestifs et des troubles du système cardio-vasculaire (nuisance modérée). - Des distensions colorectales seront réalisées pour certaines souris au cours de projet. La distension colorectale peut (i) engendrer un stress et une douleur chez l’animal, (ii) conduire à quelques lésions tissulaires au moment de l’introduction du ballonnet dans le rectum (nuisance sévère). - Des permutations de litières entre des cages de souris mâles seront réalisées au cours de ce projet. Elles peuvent entraîner un stress supplémentaire et une plus grande agressivité chez certaines souris mâles (nuisance modérée). - Des antibiothérapies par voie orale seront réalisées au cours de ce projet. Elles peuvent engendrer des comportements anxieux et sociaux altérés, et une augmentation de l’agressivité des animaux (nuisance modérée).
Devenir
Etant donné que l'obésité présente de nombreuses comorbidités et atteints de nombreux organes, le recours à l'expérimentation animale est nécessaire pour mieux comprendre cette pathologie et améliorer in fine les conditions de vie des patients. A chaque procédure, tous les animaux seront mis à mort car nous avons besoin d’étudier de nombreux organes cibles tels que l’iléon, le côlon, le caecum, le foie ou encore le tissu adipeux. Nous étudierons aussi le cerveau des souris (amygdales, hypothalamus, hippocampes). Il s’agira d’évaluer les effets d’une supplémentation orale en glutamine sur (i) les réseaux neuropeptidergiques impliqués dans la régulation du comportement alimentaire, et (ii) sur la neuro-inflammation qui intervient dans l’axe microbiote-intestin-cerveau.
Remplacement
Etant donné les nombreuses comorbidités touchant différents organes au cours de l’obésité, le recours à l'expérimentation animale est nécessaire pour mieux comprendre cette pathologie et améliorer in fine les conditions de vie des patients. Au regard de la règle des 3R, pour limiter le nombre d'animaux, certaines approches très mécanistiques seront menées sur des modèles cellulaires comme par exemple l'étude des voies de signalisation intracellulaires régulant la fonction de barrière intestinale. Nous maitrisons au laboratoire diverses lignées cellulaires intestinales humaines mais aussi la technique d’inserts transwell qui permet d’évaluer le passage des molécules à travers la monocouche cellulaire (systèmes compartimentés avec le compartiment basolatéral et le compartiment apical).
Réduction
Pour limiter le nombre d'animaux et en accord avec les résultats obtenus lors de nos études antérieures, chaque paramètre sera évalué sur un effectif de 12 animaux par lot. Les résultats seront comparés par des tests statistiques appropriés. On s'intéressera principalement aux effets des paramètres "Diète", "Glutamine" et "sexe" sur divers paramètres biologiques (insulinémie, adipokines, perméabilité intestinale…). La taille d'effet est calculée pour un niveau de risque fixé à 5% et une puissance fixée à 80%. La procédure expérimentale sera répétée 1 fois. Lors de la réalisation de l’expérimentation nous prévoyons une perte en animaux de 0%. Les animaux seront répartis en lots de 4 individus par cage (hors procédure 1). Le plan expérimental mis en oeuvre est emboîté. Le problème de dépendance statistique des individus appartenant à une même cage sera minimisé lors de l’analyse des données en ayant recours à des modèles statistiques à effets mixtes. Enfin, nous prélèverons de nombreux tissus de façon à mener des travaux supplémentaires sur d’autres structures d’intérêt comme le cerveau ou encore le foie, permettant ainsi de réduire le nombre d’animaux in fine.
Raffinement
D'une façon générale, les animaux seront manipulés régulièrement par les mêmes expérimentateurs pour tendre à une habituation, et hébergées au nombre maximum de 4 animaux par cage avec de l’enrichissement (tunnel, papier kraft). Afin de limiter le stress occasionné par le transport, une période d’acclimatation d’une semaine après réception des souris sera maintenue avant tout début de protocole. Pour prendre en charge la douleur, une évaluation de la souffrance sera réalisée une fois par jour à l’aide de la « Mouse Grimace Scale » développée par Langford et ses collaborateurs. Cette méthode sera tout particulièrement utilisée lors du test du viscéro-sensibilité. Lorsque la somme des scores sera comprise entre 5 et 7 (douleur modérée), les animaux recevront une injection d’un analgésique. L’animal sera surveillé et remis dans sa cage d’origine. Si la douleur persiste plus de deux jours, les animaux seront mis à mort. Lorsque la somme des scores sera supérieure à 7 (douleur sévère), les animaux seront mis à mort. Lors d’un gavage de l’animal, si par inadvertance, l’expérimentateur devait noyer les poumons de l’animal, celui-ci sera mis à mort par dislocation cervicale après anesthésie. Dans le cadre du test de tolérance au glucose (OGTT), la glycémie de l’animal sera contrôlée régulièrement de façon à éviter toute hyperglycémie sévère, qui pourrait avoir des effets délétères sur l’animal. Dans le cadre du test de la tolérance à l’insuline (ITT), la glycémie de l’animal sera contrôlée régulièrement de façon à éviter toute hypoglycémie durant le test (inactivité, yeux fermés, posture prostrée, tremblements, froid au toucher). Pour diminuer l’agressivité et les comportements anxieux des animaux après échanges de litières ou antibiothérapie, il y aura un enrichissement du milieu, avec en particulier la mise à disposition d’abris.
Choix des espèces
Ce projet est un projet de recherche en physiologie intégrée permettant d’étudier des relations inter-organes importantes durant l’obésité, et tout spécialement l’axe microbiote-intestin-cerveau. Le recours à des modèles animaux est donc nécessaire pour mieux comprendre (i) l’influence bénéfique que pourrait avoir une supplémentation orale en glutamine sur les animaux obèses mâles ou femelles, et (ii) d’évaluer si les effets sexe-dépendants observés chez les souris HFD en réponse à la glutamine passent au moins en partie par le microbiote intestinal. La souris est communément utilisée dans les modèles soumis à un régime riche en lipides. De plus, certaines lignées ont un taux de réponse élevée au régime riche en lipides par rapport à d'autres espèces animales. Le choix de la souris par rapport au rat se justifie par une meilleure réponse au régime riche en lipides et par le coût de l'alimentation riche en lipides. Les souris seront livrées à l'animalerie centrale à leur quatrième semaine de vie pour un début de protocole à 7 semaines. Les souris auront ainsi une semaine d’acclimatation minimum. A ce stade, nos études antérieures montrent une bonne réponse des animaux au régime riche en lipides.
Étude de la migration des cellules métastatiques du cancer du poumon à petites cellules dans le cerveau
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système nerveux
1 455 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, dont 675 recevront une fenêtre de verre de 3 millimètres implantée dans le crâne au cours d'une chirurgie d'environ une heure. Toutes subissent une injection de cellules cancéreuses directement dans le cerveau sous anesthésie, pour suivre la migration des métastases d'un cancer du poumon à petites cellules. Le porteur indique que la chirurgie entraîne de la douleur et modifie le comportement, et que la tumeur intracérébrale peut provoquer une perte de poids et une hausse de la pression intracrânienne. Les souris, pesées chaque jour week-ends et jours fériés compris, sont tuées dès qu'elles perdent plus de 20 % de leur poids de référence ou montrent un comportement stéréotypé.
Objectifs
Ce projet se déroule dans 2 Etablissements utilisateurs EU1 et EU2. Chez l’Homme, le cancer du poumon, le plus malin et le plus fréquent à l'échelle mondiale, inclut un sous-type particulièrement agressive appelé cancer du poumon à petites cellules (CPPC), représentant 14 % des cas de cancer pulmonaire. Environ 20 % des patients atteints de CPPC présentent des métastases cérébrales au moment du diagnostic, constituant la principale cause de décès dans cette population. En raison de sa nature agressive et de son potentiel métastatique élevé, le CPPC est utilisé par notre équipe comme modèle cliniquement pertinent pour comprendre les mécanismes responsables de la migration des cellules métastatiques, en particulier les métastases cérébrales, qui demeurent mal compris malgré son impact clinique majeur. Ce projet est une collaboration avec des chercheurs Américains, spécialiste mondial de ce type de cancer, qui nous donne accès à des lignées cellulaires dérivées de modèles murins et de tumeurs humaines. Les cellules détectent la nature physique et biochimique de leur environnement pour contrôler des fonctions cellulaires (adhésion, migration, prolifération, apoptose, différenciation) impliquées dans le développement du cancer. Notre hypothèse de travail est que le potentiel métastatique des cellules est associé à l’acquisition de nouvelles structures adhésives et de nouvelles structures du cytosquelette de l'actine.
Bénéfices attendus
Le projet vise à approfondir notre compréhension des mécanismes de dissémination métastatique du cancer du poumon à petites cellules (CPPC) dans le cerveau. En étudiant les interactions entre les cellules de CPPC et leur microenvironnement cérébral, il cherche à identifier de nouvelles cibles thérapeutiques pour traiter le CPPC métastatique. En comparant ces mécanismes avec ceux d'autres types de cancer cérébral comme le glioblastome, le projet offre une perspective élargie sur les approches thérapeutiques possibles. En utilisant des modèles murins, il contribue à améliorer la fiabilité des tests précliniques de nouveaux traitements. De plus, en caractérisant le microenvironnement tumoral, il ouvre la voie à une meilleure compréhension de son rôle dans la progression de la maladie et à l'identification de nouvelles cibles thérapeutiques. En résumé, ce projet offre une opportunité précieuse d'avancer dans la lutte contre le cancer du poumon en fournissant des données pertinentes pour le développement de traitements plus efficaces et ciblés.
Procédures
675 souris auront la pose d'un dispositif d'imagerie. Pour avoir ce dispositif il faut procéder à une chirugie (dans l'EU1) sur animal endormi qui dure environ 1h avec utilisation de produits anti douleur. Un dispositif d'imagerie (fenetre en verre) de 3mm de diamètre sera implanté dans le crâne de la souris (dans l'EU1) . Toutes les souris auront une injection directe dans le cerveau pendant qu'elles seront endormies (dans l'EU1 et 2) . Les souris auront une préparation des tissus pour l'étude des propriétés cellulaires après une ou plusieurs injections (si la souris a un dispositif d'injection ou non)(dans l'EU1 et 2) . Cette préparation des tissus se fera sur animal endormi très profondement avec utilisation d'anti douleur. L'animal sera ensuite euthanasié et le cerveau sera récupéré(dans l'EU2) .
Impact sur les animaux
Les étapes de la chirurgie entrainent de la douleur chez les animaux et modifient leur comportement. Le développement tumoral intracérébral peut entraîner une perte de poids et/ou une augmentation de la pression intracranienne.
Devenir
Mise à mort pour prélèvement du cerveau et etude histologique
Remplacement
La souris est l'espèce de choix pour étudier le système nerveux des vertébrés, ce qui fournit des informations transposables à l'homme. Ce protocole nécessite l'utilisation d'animaux. Il est nécessaire d’utiliser des approches in vivo avec des animaux de façon à observer le cerveau en fonctionnement. Il n’y a donc aucune alternative à l’utilisation d’animaux. La culture cellulaire n’est pas appropriée car les propriétés synaptiques de réseaux et leurs interactions avec les cellules tumorales sont modifiées dans ces préparations.
Réduction
Nous avons adopté des mesures visant à réduire le nombre d'animaux lié à leur mode production : en utilisant pour la réalisation de ce projet tous les animaux quel que soit leur sexe (i.e mâle et femelle). La force de notre hypothèse, les expériences pilotes précédentes ainsi que la qualité de nos procédures basées sur des années d'expérience, nous permettront de réduire significativement le nombre d'animaux utilisés. Le nombre d'animaux a été calculé par l'estimation de la variance observée avec ce type de donnée permettant d'atteindre une signification statistique. Nous utiliserons des tests statistiques appariés
Raffinement
A chaque étape du projet, le bien-être de nos animaux sera au coeur de nos préoccupations. Nos animaux naîtront dans notre animalerie de haut statut sanitaire, hébergés en cages collectives sur racks ventilés, garnies de litières leur permettant de reproduire un comportement naturel de fouissage et d’un enrichissement constitué d'un nid végétal et de tubes de cartons, pour leur permettre de construire des nids, de jouer, ronger. Leur soin est confié à des personnels qualifiés et experts. Ils surveillent quotidiennement l’ensemble des animaux et de façon plus poussée et spécifique pendant les phases de récupération qui suit les procédures invasives (chirurgie). Nous utilisons des anesthésiques et analgésiques adaptes aux procédures de chirurgie. L’expérimentateur a une forte expérience pour toutes les procédures proposées. Des points limites suffisamment précoces sont définis pour éviter des souffrances aux animaux avec la mise en place de mesures pour les soulager comme une réhydratation, le réchauffement, une nourriture adaptée. Les animaux sont suivis quotidiennement afin de détecter leurs points limites post injection de cellule tumorale (week-ends, vacances et jours fériés inclus) : poids (pesés quotidienne), si plusieurs pertes de poids consécutives, avec une perte >20% par rapport à la pesée de référence à raison d’une pesée par jour, les animaux seront euthanasiés. Si l’animal présente un comportement stéréotypé ou à des comportements anormaux (agressivité, cachexie, stéréotypie, prostration) il sera dans un premier temps isolé et surveillé, l’animal est euthanasié si pas d’amélioration après 48h. Les animaux seront euthanasiés, dès les premiers signes neurologiques détectés (tremblements, problème de mobilité) Trasport entre les deux EU: Le transfert entre les 2 animaleries est effectué par les utilisateurs. Ils ramènent les cages sur un chariot du PIV-EXPE au quatiréme étage (EU B33063940) vers la salle d’hébergement du CHRONIC au deuxiéme étage (EU B33063943) en utilisant un montecharge adapté. Ils suivront une acclimatation de 4 jours minimum avant de commencer le protocole expérimental.
Choix des espèces
La souris est une espèce de choix pour les études sur le système nerveux central des vertébrés. L'organisation du système nerveux central de cette espèce est assez similaire à celle de l'homme, ce qui permet d'extrapoler les résultats obtenus dans cette espèce à l'espèce humaine pour mieux comprendre les mécanismes cellulaires au niveau comportemental. Les propriétés du système nerveux central de la souris présentent de nombreuses similitudes avec d'autres mammifères, dont l'homme. Ainsi, les enseignements tirés de l'étude des tissus de la souris sont largement transférables à l'homme. Le projet sera réalisé sur des animaux à l'age adulte. Leur poids et leur taille sont stabilisés, et la taille du cerveau est homogène garantissant ainsi une bonne reproductibilité des sites d’injection.
Evaluation de l’effet thérapeutique des analogues de la curcumine dans un modèle murin de la maladie d’Alzheimer
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
640 souris porteuses d'une accumulation de protéines toxiques mimant la maladie d'Alzheimer vont être utilisées, la moitié dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, l'autre moitié un niveau modéré, toutes tuées pour prélever cerveau et sang. Elles reçoivent de la curcumine ou ses analogues dans l'eau de boisson, sont isolées en cage individuelle avec une roue pour mesurer leur activité, et doivent nager pour retrouver une plateforme immergée. Ce test de mémoire spatiale et l'anesthésie sans réveil final comptent parmi les quatre interventions au plus que subit chaque souris. Le porteur écrit que l'accumulation de protéines "n'engendre pas nuisance affectant l'état physiologique des animaux", tout en décrivant un déficit cognitif et des défauts de mémorisation qui s'aggravent avec l'âge.
Objectifs
Les patients atteints de la maladie d'Alzheimer (MA) présentent dans leur cerveau des agrégats protéiques toxiques participant à l’aggravation de la maladie. Des travaux de l’équipe ont rapporté le rôle toxique de protéine s’accumulant de façon précoce et contribuant au développement de la MA. D’autres travaux publiés ont démontré que la curcumine exerce un effet neuroprotecteur dans un modèle murin mimant les formes sporadiques majoritaires de MA. Cependant, la curcumine présente une faible biodisponibilité dans le cerveau. C'est pourquoi nous avons synthétisé deux analogues de la curcumine, non toxiques, qui montrent un effet anti-inflammatoire et antioxydant sur des cultures cellulaires traitées avec des protéines toxiques impliqués dans le développement de la MA. L'objectif de ce projet est donc de déterminer l'effet de la curcumine et de ses analogues à des stades précoces et avancés de la MA en utilisant un modèle murin de la MA mimant la pathologie chez l’homme.
Bénéfices attendus
Le but de ce projet est de valider l’effet de ces molécules dans un modèle murin de la MA, qui intègre à la fois l’accumulation des protéines toxiques observés chez les patients Alzheimer et chez qui il est possible d’évaluer l’impact préventif (administration au début du développement de la pathologie) et aussi thérapeutique (administration après l’apparition des symptômes de la pathologie). De plus, il vise à examiner spécifiquement le rôle de l’accumulation de protéines toxiques et aussi de la neuroinflammation dans le développement et la progression de la MA. Cette recherche fondamentale devrait fournir des informations précieuses sur les mécanismes cellulaires et moléculaires que ces molécules pourraient cibler et déterminer si elles sont capables de restaurer les phénotypes pathologiques caractéristiques de la MA. En outre, elle pourrait offrir des perspectives essentielles pour l'utilisation future de ces molécules dans la prévention ou le traitement de la MA chez l’homme.
Procédures
Les animaux subiront au plus 4 interventions : 1-Le traitement par une administration des molécules dans l'eau de boisson . 2-Les mesures d'activité spontanée et l’exercice dans des cages expérimentales contenant une roue. 3-Le test de la mémoire spatiale qui consiste en l’apprentissage de la localisation d’une plateforme submergée dans l’eau. 4- l’anesthésie sans réveil final.
Impact sur les animaux
Les souris utilisées dans ce projet ont un phénotype potentiellement dommageable avec un déficit cognitif, des défauts d’apprentissage et de mémorisation qui s’aggravent avec l’âge et sont liés à l'accumulation de protéines toxiques. Cette accumulation de protéines n'engendre pas nuisance affectant l'état physiologique des animaux puisqu'ils conservent un poids stable, une consommation d'eau et de nourriture stable et un comportement normal dans la cage. La curcumine, la molécule mère, utilisée dans ce projet a déjà été administrée à des rats sans effet indésirable visible sur l'état physiologique des animaux conservant un poids stable, une consommation d'eau et de nourriture stable et un comportement normal dans la cage. Dans le cadre de ce projet, les souris sont contraintes à nager dans l’eau qui est un environnement stressant pour les souris, mais la durée du test n'est pas suffisamment longue pour avoir une quelconque conséquence pour le bien-être des animaux. Les mesures d'activité dans les cages expérimentales consistent à isoler les souris dans des cages individuelles. Ce test peut éventuellement générer un léger état d’anxiété lié à l’isolement social mais nous estimons que la durée n'est pas suffisamment longue pour avoir une quelconque conséquence pour le bien-être des animaux. De plus cet isolement est compensé par la présence d'une roue dans la cage considérée comme un enrichissement de l'environnement. Pour les analyses histologiques, certaines souris seront profondément anesthésiées et pour éviter toute douleur à l'animal, avant toute intervention, la profondeur de l'anesthésie sera vérifiée au préalable par l'absence de réaction de l'animal au pincement de la membrane interdigitale.
Devenir
A l'issue de chaque procédure, tous les animaux seront mis à mort afin de récupérer leur cerveau et effectuer les analyses biochimiques et histologiques et le sang pour récupérer le sérum. Ces prélèvements sont nécessaires pour répondre aux objectifs scientifiques du projet.
Remplacement
Les expériences de comportement sur les souris telles que le test d’apprentissage dans une piscine ou d’évaluation de l’exercice dans des cages expérimentales ne peuvent malheureusement pas être remplacées par des expériences in vitro. Cependant toutes nos expériences biochimiques, immunohistologiques et nos analyses des mécanismes moléculaires sont étudiées en parallèle sur des modèles cellulaires qui reproduisent l’accumulation des protéines toxiques liées à la Maladie d'Alzheimer.
Réduction
Nous utiliserons des tailles d’échantillons garantissant une puissance statistique suffisante tout en minimisant le nombre d'animaux utilisés dans le respect éthique de la règle des 3R (remplacement, réduction et raffinement). Le nombre de souris pour chaque procédure est déterminé avec un logiciel de statistique et sont également basés sur notre expertise et travaux déjà publiés. Les tests de comportement que nous utilisons ont déjà été testés sur nos modèles de souris et nous avons déjà établi un protocole bien déterminé ce qui évitera de réaliser des expériences préliminaires de mise au point. Notre étude comportementale requière des groupes de 20 animaux maximum. Cependant, pour réduire le nombre d’animaux, quand cela est possible, les mêmes groupes de souris seront utilisés pour plusieurs tests comportementaux et pour les analyses biochimiques et immunohistochimiques.
Raffinement
Nos modèles de souris sont utilisés en routine dans notre laboratoire et sont désormais très bien caractérisés. L'accumulation des protéines toxiques n'engendre pas de nuisance apparentes. Nous avons prévu les conditions d'hébergement assurant un bien être aux souris. Les procédures proposées prévoient des tests d’activité et d’apprentissage pouvant potentiellement engendrer un stress aux animaux. Pour définir le plus objectivement possible le bien être des souris et assurer au mieux leur surveillance tout au long de chaque procédure, nous utiliserons une grille de scores et nous nous référons aux points limites. Nous avons prévu des procédures de raffinement adaptés à chaque procédure permettant de réduire les nuisances au maximum.
Choix des espèces
La validation de nos résultats obtenus dans des modèles cellulaires nécessite l’application dans un modèle animal mimant la maladie d’Alzheimer. En effet, le modèle de souris que nous avons au laboratoire développe à la fois les pathologies liées à l'accumulation de protéines toxiques et un déficit de type apathie et un déficit de mémoire spatiale. Dans cette optique, nous comptons déterminer l’effet thérapeutique des nouvelles molécules dans ce modèle soit en préventif à 4 mois souris montrent une accumulation de protéines toxiques localisée dans une région du cerveau et comportement d’apathie) ou en curatif à 12mois (les souris montrent une aggravation de l’accumulation des protéines toxiques dans différentes régions du cerveau et comportement d’apathie et de déficit de la mémoire).
Utilisation de lapins pour un élevage de tiques (Ixodes ricinus et autres espèces) saines en laboratoire
- Recherche appliquée
- Diagnostic des maladies
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système immunitaire
Pour entretenir un élevage de tiques au laboratoire, 20 lapines adultes vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, à raison d'une lapine par repas sanguin, trois à quatre fois par an pendant cinq ans. Chacune est tondue sur un quart de la surface du dos, porte deux capsules collées à la peau et un gilet vétérinaire, puis reste douze jours seule en cage pendant que les tiques la piquent par intermittence. Le porteur décrit un stress thermique le temps que les poils repoussent, une gêne de trois jours due aux capsules, un prurit de cinq à sept jours et un stress d'isolement sur toute la durée. 15 lapines seront proposées à l'adoption et 5 tuées pour prélèvement d'organes, le porteur indiquant qu'un gorgeur artificiel existe mais n'obtient que 25 % de repas réussis, ce qui rend selon lui le recours au lapin "encore nécessaire".
Objectifs
L’objectif de ce projet est l’utilisation de lapins pour entretenir et maintenir un élevage de tiques en laboratoire. Les tiques serviront par la suite à réaliser diverses expériences nécessitant l’utilisation de cet acarien hématophage (qui se nourrit exclusivement de sang). Nous utiliserons les tiques pour réaliser des infections expérimentales avec divers agents pathogènes afin d’analyser leur transmission et comprendre la relation entre l’hôte vecteur et le pathogène, pour développer de nouveaux protocoles d’identification de tiques par biologie moléculaire ou encore pour tester des molécules acaricides ou répulsives. Nous collecterons également du sang sur 5 lapins pour étudier le système immunitaire de ces animaux après un cycle de gorgement des tiques.
Bénéfices attendus
Les lapins qui serviront dans la procédure de ce projet, permettront d’entretenir un élevage de tiques dans le laboratoire. Les tiques sont de très importants vecteurs de micro-organismes pathogènes à la fois pour les animaux et pour l’être humain. Pour lutter contre les tiques il est indispensable de connaitre leur biologie et leur physiologie, ce qui ne peut se faire que grâce à un élevage maintenu en laboratoire. Outre l’acquisition de connaissances, cet élevage permettra aussi de tester de nouvelles molécules acaricides dites « naturelles » pour en évaluer l’efficacité. Enfin, nous utiliserons ces tiques pour mettre en place de nouveaux protocoles d’identification moléculaire des différentes espèces. Du sang sera collecté sur des lapins ayant eu une procédure de gorgement pour étudier l’immunité « anti-tique » développée chez ces lapins.
Procédures
Tonte de 5 minutes pratiquée avec une tondeuse électrique vétérinaire. Pose de deux capsules et d’un gilet (quelques minutes) sur la peau des lapins. Dépôt des tiques sur la peau du lapin, piqures par les tiques (12 jours de contact, piqure par intermittence). Prise de sang (quelques minutes).
Impact sur les animaux
Lors de la procédure expérimentale le lapin pourrait ressentir un stress physique de 5 minutes environ pendant la tonte qui doit être pratiquée avec une tondeuse électrique vétérinaire. Le lapin rasé au niveau du dos (25% de sa surface) pourrait ressentir un stress thermique le temps que les poils repoussent soit environ une douzaine de jours. Les deux capsules, où sont placées les tiques pendant la procédure, collées avec une colle latex non toxique, pourront gêner le lapin pendant environ 3 jours, le temps que l’animal s’habitue. Pour limiter l’accès du lapin aux capsules, il porte pendant la durée de la procédure un gilet vétérinaire qui peut occasionner un stress physique pendant 24 à 48h. Lors du dépôt des tiques sur la peau du lapin, un stress physique de quelques minutes pourra être ressentie. Un prurit pourrait apparaitre lors du repas sanguin des tiques soit environ 5 à 7 jours maximum. Les lapins seront hébergés individuellement le temps de la procédure de repas sanguin qui dure 12 jours, cela pourrait induire un stress d’isolement pendant la durée de cette période. Un stress physique d’environ 5 minutes sera ressenti pendant la prise de sang ainsi qu’une douleur de piqure de sévérité légère de courte durée (3 secondes).
Devenir
15 des 20 lapins seront proposés à l’adoption. 5 lapins seront mis à mort à la fin de la procédure pour récupérer des organes.
Remplacement
Les tiques sont des animaux hématophages stricts : le repas sanguin sur un animal vertébré est donc obligatoire pour leur métamorphose et donc les maintenir en élevage. Un système de repas sanguin artificiel sera utilisé dès que possible afin de ne pas utiliser de lapin. A l’heure actuelle, ce n’est pas un système totalement optimal (on obtient une efficacité de repas sanguin de 25% en moyenne pour les tiques déposées sur le gorgeur artificiel) ce qui ne permet pas d’obtenir suffisamment de tiques pour maintenir une colonie ou lors d’un besoin ponctuel de nombreux individus. Le recours à un lapin est donc encore nécessaire. En revanche le repas sanguin sur ce système artificiel sera utilisé pour les larves (disponible en très grand nombre) et pour les infections expérimentales.
Réduction
Les tiques sont des acariens hématophages pour qui le repas sanguin est obligatoire pour leur métamorphose et donc pour entretenir un élevage Ces repas sanguins sont réalisés au laboratoire tous les 3 - 4 mois sur des lapins. Nous réaliserons donc entre trois et quatre procédures de repas sanguin par an pendant toute la durée de ce projet. Chaque procédure sera réalisée avec 1 lapin. Nous utiliserons donc au maximum pendant les 5 années du projet 20 lapins. Le nombre d’animaux que nous estimons nécessaire repose sur notre expérience de la conception d’études de ce type. Un système de repas sanguin artificiel permet de réduire le nombre de lapin dans ce projet. Pour ce dispositif les tiques sont placées dans un flacon de culture cellulaire percé sur sa face supérieure pour y adapter un gorgeur en verre. Ce gorgeur est fermé à sa base avec une peau de lapin pour que les tiques puissent se fixer et il est rempli de sang de mouton défibriné maintenu à 37°C qui sera changé deux fois par jour, pour que les tiques puissent se nourrir. Nous l’utiliserons pour le nourrissage des larves de tiques et lors des expériences d’infection expérimentales des tiques.
Raffinement
Nous veillerons à ce que la réalisation de ce projet soit conforme aux exigences de raffinement liées à l’expérimentation animale. L’absence d’effets indésirables sera contrôlée au cours de l’expérience et des points limites spécifiques sont mis en place, au-delà desquels les animaux seront temporairement ou définitivement sortis de la procédure. La présence d’un prurit important, une déshydratation, un comportement anormal des lapins seront surveillés comme des indicateurs d’effets indésirables. Si l’un de ces indicateurs est atteint, le lapin sortira de la procédure et le protocole de repas sanguin sera arrêté. La consultation du vétérinaire référent permettra de mettre en place un traitement correctif pour cet animal. Les lapins seront maintenus dans des portoirs conventionnels (le milieu est enrichi avec des jouets et des balles autoclavables, hébergement en cage collective pour éviter les stress d'isolement) permettant ainsi l’interaction entre les individus. Lorsque les lapins arrivent de chez le fournisseur, ils resteront 7 jours minimum dans la pièce d’hébergement avant d’entrer dans la phase d’habituation à la procédure. Le lapin en expérimentation sera séparé du groupe, afin d’éviter que les individus non appareillés viennent défaire le gilet et abîmer les capsules du lapin en expérimentation. Même individualisé, les lapins auront un contact auditif et olfactif avec les autres lapins. Les lapins seront habitués à la manipulation une semaine en amont du repas sanguin pour l’habituer à l’opérateur et à la procédure. Nous ferons fonctionner la tondeuse quelques minutes à proximité du lapin la semaine avant le repas sanguin pour l’habituer au bruit. Nous enfilerons le gilet au lapin 3 ou 4 fois la semaine précédant l’expérimentation. Le lapin le gardera quelques minutes à chaque fois. Nous placerons les animaux qui subiront une prise de sang dans un sac de contention plusieurs fois et pendant 5 minutes la semaine précédant l’expérimentation. Pendant le repas sanguin, nous surveillerons l’apparition d’une réaction allergique ou un des effets indésirables cité au début de ce paragraphe. Une crème anti-démangeaison pourra être appliquée sur recommandation du vétérinaire référent si on constate la présence d’un prurit ou d’une allergie à la piqure des tiques. On limitera le nombre de tiques par lapin au strict minimum pour éviter toute spoliation sanguine des lapins.
Choix des espèces
Nous utiliserons des lapins car les tiques présentent des spécificités d'hôtes relativement strictes et ne peuvent se gorger que sur certains animaux vertébrés. Afin de maintenir un élevage de tiques au laboratoire, il est nécessaire d’obtenir un grand nombre de tiques gorgées pour chaque stade et le lapin permet de nourrir simultanément plusieurs tiques sans lui nuire. L’utilisation de lapins permet d’éviter l’apparition d’anémie compte tenu de la sa taille lors de la procédure expérimentale. Les lapins que nous utiliserons seront des femelles adultes d’environ 6 mois. Ce stade permet de gorger un nombre suffisant de tiques pour maintenir la pérennité de l’élevage de tiques. D’autre part, ce stade relativement jeune, permettra un replacement des animaux après l’expérimentation.
Implication du Récepteur « Inducible T-cell costimulator » et de son ligand dans les neuropathies périphériques
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Test de suspension, marche sur poutre, réflexe sensitif, test de force, couloir de marche, sensibilité à la chaleur : six épreuves motrices et sensorielles étalées sur trois jours, et pour d'autres souris un électromyogramme du nerf sciatique de trente minutes sous anesthésie profonde. 190 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour prélever leurs nerfs périphériques. Elles développent une neuropathie auto-immune qui peut provoquer des sensations douloureuses et une paralysie. Le porteur retient des femelles tuées à 20 semaines, avant que les atteintes nerveuses soient détectables, d'autres à 35 semaines quand ces atteintes sont assez avancées pour être caractérisées, et 36 mâles pour le maintien des colonies.
Objectifs
Les nerfs périphériques sont les cibles de complications auto-immunes majeures : les neuropathies périphériques. Aucune piste thérapeutique n'est pour l'instant envisagée pour tenter de soigner cette pathologie nerveuse très invalidante pour les malades. L'identification des gènes qui interviennent dans le développement de cette maladie est un premier pas pour la découverte d'un traitement qui permettrait de protéger voire réparer les nerfs atteints.
Bénéfices attendus
Une meilleure compréhension de l'implication des facteurs qui régulent l'activité des lymphocytes dans la survenue de la neuropathie périphérique ouvre la voie à de nouvelles pistes thérapeutiques pour le traitement de la complication la plus commune et la plus invalidante qui touche les nerfs périphériques.
Procédures
Les animaux adultes seront soumis à une série de test pour étudier leur démarche, leur équilibre et leur coordination motrice : 1) test de suspension : 20s par animal, 2) marche sur poutre : 3 x 1 min avec 10 min d'attente entre chaque passage, 3) reflexe sensitif : moins de 10 s par animal, 4) test de force : 2 x 20s par animal avec 10 minutes d'attente entre les deux mesures, 5) couloir de marche : 3 x 30s par animal avec 30 minutes d'attente entre chaque passage, 6) sensibilité à la chaleur : 30s maximum par animal. Les animaux ne subiront ces tests qu'une seule fois et étalés sur 3 jours pour limiter leur fatigue. D'autres animaux seront profondément endormis pour analyser le fonctionnement de leurs nerfs sicatiques par électromyogramme. Il faut compter 30 min par animal pour ce test.
Impact sur les animaux
La survenue de la neuropathie occasionne des atteintes neurologiques qui peuvent être délétères pour le confort de l'animal (sensations douloureuses, paralysie...).
Devenir
tous les animaux utilisés pour cette étude seront sacrifiés et leurs nerfs périphériques seront prélevés pour mener à bien les études tissulaires et cellulaires nécessaires à une meilleure compréhension des atteintes nerveuses constatées
Remplacement
Les complications neurologiques font intervenir de multiples acteurs cellulaires et systémiques qui ne peuvent être modélisés in vitro. Le fonctionnement des nerfs et les conséquences fonctionnelles de leurs altérations nécessitent l’analyse de composantes sensori-motrices propres aux animaux vivants.
Réduction
Nous avons limité au minimum le nombre d'animaux nécessaire pour atteindre la puissance statistique suffisante pour l'analyse des altérations comportementales induites par la perturbation du système sensori-moteur. Nous soumettrons les données au test satistique le plus adapté pour que nos analyses soient pertinentes avec un minimum d'animaux utilisés.
Raffinement
Un suivi spécifique de la douleur due à la survenue de la neuropathie sera mis en place tout au long du projet pour limiter au maximum la souffrance des animaux. Une grille spécifique d'évaluation de la douleur a par ailleurs été mise en place pour prendre en charge l'éventuelle souffrance des animaux chez qui l'intégrité des nerfs périphériques peut être compromise. Les animaux seront quotidiennement surveillés et des dispositions seront prises pour palier les possibles altérations de la locomotion qui compromettraient la capacité des animaux à se nourrir et s'hydrater (mise à disposition de gel d'hydratation et de croquettes au fond de la cage, pesée régulière...).
Choix des espèces
Les souris sont des mammifères au systême métabolique et physiologique suffisamment proche de l’Homme pour servir à une meilleure compréhension de la neuropathie périphérique et à l’évaluation de l’importance d'un réceptur spécifique des celluels immunitaires et leur ligand sur l'apparition et le développement de la pathologie. De plus, les techniques d’analyse à notre disposition pour évaluer l’implication de ces gènes sont très bien adaptées chez la souris. L’analyse comportementale ainsi que les techniques biochimiques et histologiques envisagées pour étudier l'étendue de la neuropathie nous permettront d’apporter des réponses claires quant à l’implication des lymphocytes et de l'auto-immunité sur la neuropathie périphérique. - 3 lots de souris femelles (30 individus/lot) sont sacrifiés à l'âge de 20 semaines, lorsque le diabète spontané est censé se déclarer mais que les atteintes neurologiques ne sont pas détectables. - 3 lots de souris femelles (30 individus/lot) sont sacrifiés à l'âge de 35 semaines, lorsque les atteintes nerveuses déclarées sont suffisemment avancées pour que l'on puisse les caractériser le mieux possible. - Seuls 36 mâles seront utilisés pour assurer le maintien des colonies d'animaux.