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Souris : 840
Souffrances
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 840

Les souris de ce projet développent une maladie auto-immune, spontanément pour certaines lignées ou après induction, avec perte de poids, gonflement des ganglions et inflammation de la peau ou des articulations. 840 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue pour analyser leur sang et leurs organes. Elles reçoivent deux injections par semaine pendant huit à douze semaines, une irradiation du corps entier sur animal vigile, et jusqu'à sept prélèvements sanguins mensuels. Les anticorps testés disposent déjà d'une autorisation de mise sur le marché chez l'être humain contre certains cancers du sang, ce qui permet au porteur d'annoncer une translation "extrêmement rapide" tout en qualifiant ces données murines d'"incontournables".

Objectifs

Les maladies auto-immunes (MAI) systémiques sont des maladies rares caractérisées par l’attaque du système immunitaire sur son hôte, responsable de douleurs et de lésion d’organe altérant significativement la qualité de vie des malades. Les traitements actuels reposent sur des immunosuppresseurs qui permettent d’améliorer les symptômes sans toutefois assurer de guérison, au prix d’une augmentation du risque infectieux et de maladies cardiovasculaires (infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral). De nouveaux traitements pourraient révolutionner la prise en charge des MAI. Parmis eux, de nouvelle thérapie permettant cibler les cellules responsables de la production d’anticorps pathogènes sont particulièrement interessantes. Il s’agit d’approches utilisant thérapie cellulaire par reprogrammation des globules blanc . Ces approchent semblent efficaces dans plusieurs maladies auto-immunes chez la souris et chez l’homme. Toutefois, il s’agit d’une technique couteuse, difficile à mettre en place, et qui pourrait être responsable de complications graves à long terme (cancer du sang). Ainsi, les anticorps thérapeutiques pourraient remplacer les CAR-T cells mais leur efficacité dans les maladies auto-immune n’a pas été étudiée. En outre, des traitements ciblant les interactions entre les plaquettes sanguines et cellules immunitaires, pourraient améliorer les symptômes tout en diminuant le risque cardiovasculaire et sans favoriser les infections. Ainsi, ces nouvelles thérapies pourraient répondre à des besoins urgents dans la prise en charge des patients atteints de maladie auto-immunes. Objectif global : identifier de nouvelles stratégies thérapeutiques dans les maladies auto-immunes (MAI).

Bénéfices attendus

Cette étude permettra d’apporter des données pré-cliniques solides visant à promouvoir l’utilisation de nouvelles thérapies à anticorps chez les patients atteints de maladies auto-immunes systémique sévère. Ces traitements ont déjà une Autorisation de Mise sur le Marché chez l’Homme dans d’autres maladies (pour traiter certains cancers du sang). De ce fait, si ce projet est concluant, la translation des résultats (évaluation de ces traitements) chez l’Homme pourra être extremement rapide, avec un bénéfice attendu majeur chez les patients atteints de maladie auto-immunes.

Procédures

→ Deux injections sous anesthésie, Durée de deux fois cinq minute comprenant l’anesthésie ou deux injections par semaine pendant 8 à 12 semaine durant 1 minute chacune → Une irradiation corps entier chez un animal vigile pour une durée de moins de trois minutes. → Un prélèvements sanguin sous anesthésie générale une fois pa rmois jusqu’à la fin de l’expérimentation (7 prélèvements maximum).

Impact sur les animaux

Le projet utilise des modèles souris spontanés ou induits caractérisés par le développement progressif d’une maladie autoimmune, responsable d’une perte de poids et d’un développement de ganglions. Les animaux subiront : > Stress due aux manipulations de la souris. > Inflammation de la peau ou des articulations due à la maladie auto-immune. > Douleur transitoire aigue et de courte durée suite aux injections de traitement et aux prélèvements

Devenir

A la fin de l'expérimentations, les animaux seront mis à mort dans l’objectif d’étudier l’impact des traitements sur la maladie auto-immune (étude du sang et des organes).

Remplacement

Les nouvelles stratégies thérapeutiques testées ici ont déjà été testées in vitro et on démontré leur efficacité sur leur mécanisme d'action. L'objectif du projet est d'étudier l'impact de ces traitement à l'échelle de l'organisme et notamment au sein des tissus affectés par la maladie auto-immune. Ces données pré-cliniques sont les dernières à acquérir avant d'envisager un traitement de patients atteints de maladie auto-immune, elles sont donc incontournables.

Réduction

Afin de respecter la règle des 3R, une réduction du nombre d'animaux utilisés a été déterminée en amont. Le nombre de souris nécessaire a été calculé à l’aide d’outil mathématiques pour chaque question posée afin d’obtenir des résultats statistiquement robustes et fiables.

Raffinement

Pour répondre à l'objectif de raffinement, les souris seront hébergées en groupes sociaux, et dans des cages à couvercle filtrants comportant des enrichissements de leur environnement permettant d’améliorer le confort des souris (papier kraft, dome, tunnels). L’état de santé des animaux sera examiné de façon hebdomadaire. Des points limites ont été définis afin de soustraire les animaux à la souffrance. Après chaque prélèvement sanguin, les animaux seront également surveillés pendant 24h en utilisant des points limites spécifiques. Les injections et les prélèvements seront réalisées sous anesthésie générale pour diminuer l’inconfort. Une analgésie sera mise en place lorsque nécessaire. Les souris seront acclimatées pendant minimum 7 jours à l’utilisation pour réduire le stress des manipulations. Une habituation des animaux à leur manipulation sera faite préalablement au début de l’expérimentation.

Choix des espèces

En ce qui concerne l’espèce choisie, la souris est le modèle approprié afin d'étudier les fonctions du système immunitaire impliquant la coopération cellulaire dans un organisme entier. Les connaissances chez la souris étant très développées, en particulier dans le domaine de l'autoimmunité, pour lequel de nombreuses techniques d'analyse et de nombreux réactifs (anticorps, notamment) sont disponibles, en font un modèle approprié pour mener à bien nos différentes analyses et études. Adulte, en âge de procréer pour maintenir l’élevage. Les animaux utilisés pour expérimentations auront un âge de 2 mois (âge moyen d’atteinte d’un système immunitaire mature chez les souris contrôles) et maximum de 8 à 18 mois (âge moyen pour lequel les points limites apparaissent, selon la lignée étudiée).

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    • Multisystémique
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 5832
Souffrances
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 5832

Gavées une fois par jour pendant douze semaines, soumises à des injections intrapéritonéales quotidiennes et à une incision du bout de la queue pour un prélèvement de sang, 5 832 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Toutes sont tuées pour prélever leurs organes. L'objet du projet consiste à reproduire chez la souris des anomalies de comportement et de transit intestinal associées à l'autisme, en administrant des métabolites bactériens à des animaux dès l'âge de quatre semaines. Le porteur annonce des batteries de tests évaluant le comportement social, les comportements répétitifs et l'anxiété, avec des durées allant de quatre minutes trente à soixante-douze heures, sans nommer un seul de ces tests.

Objectifs

Le microbiote intestinal est un partenaire crucial pour la santé humaine. Des études récentes montrent l’existence d’un axe de communication microbiote-intestin-cerveau par lequel le microbiote peut influencer le comportement. L'autisme, avec une prévalence de 1% s'accompagne de troubles comportementaux (déficits d'intéraction sociale, stéréotypies) et de comorbidités (anxiété, dépression, hyperactivité). Aussi les patients autistes ont fréquemment des symptômes gastro-intestinaux (constipation, diarrhée, douleurs abdominales, ballonnements) associés à des altérations des abondances de certaines bactéries de leur microbiote intestinal et des petites molécules qu’elles produisent, les métabolites microbiens. Ces anomalies sont aussi reproduites dans des modèles souris d’autisme. Les causes de l’autisme sont encore méconnues, mais des dérégulations de l’axe cerveau-intestin-microbiote semblent y jouer un rôle. Cela suggère que des thérapies ciblant les bactéries du microbiote ou bien les métabolites qu’elles produisent pourraient être bénéfiques, comme par exemple le transfert de microbiote, les probiotiques et les prébiotiques. Leur efficacité reste cependant à démontrer. Des métabolites issus de la dégradation de l’alimentation par les bactéries du microbiote présentent des niveaux anormalement élevés ou bas dans l'urine, le plasma et les selles de patients autistes. Les bactéries productrices et consommatrices de ces métabolites sont aussi fréquemment dérégulées chez les patients autistes. Dans ce projet de recherche, nous allons identifier parmi ces métabolites microbiens et ces bactéries ceux et celles capables d'induire chez la souris des anomalies comportementales et/ou gastro-intestinales. Aussi, nous identifierons leur mode d'action en utilisant des approches pharmacologiques. Également, nous identifierons des métabolites et des traitements probiotiques capables de restaurer les anomalies du comportement et les troubles gastro-intestinaux dans des modèles d’autisme. Ce projet ouvrira la voie à une meilleure compréhension de l’autisme et à de nouvelles thérapies.

Bénéfices attendus

Cette étude présente un intérêt translationnel car l'étude apportera des connaissances sur les mécanismes physiologiques et neurobiologiques fondamentaux responsables des troubles du spectre de l’autisme et de l’implication du microbiote intestinal. Ce projet permettra de faire avancer les connaissances sur l'étiologie de l'autisme et pourra contribuer à valider pré cliniquement dans des modèles animaux des stratégies thérapeutiques ciblant le microbiote pour les troubles du spectre de l'autisme.

Procédures

• Identification par injection sous-cutanée de puce : durée 10s ; fréquence une seule fois dans la vie de l’animal. • Test de comportements évaluant le phénotype social : durée 4min30s, 10min, 12min, 25min et 72h en fonction des tests ; fréquence une seule fois dans la vie de l’animal. • Tests de comportements évaluant les comportements répétitifs : durée 5 à 10min en fonction des tests ; fréquence une seule fois dans la vie de l’animal. • Tests de comportements évaluant l’anxiété : durée 5min, 6min et 10min en fonction des tests ; fréquence une seule fois dans la vie de l’animal. • Evaluation de la physiologie intestinale : durée 60min, 90min et 6h en fonction des tests ; fréquence une seule fois dans la vie de l’animal. • Prélèvement de sang de 100µL après incision de l’extrémité de la queue : durée 10min ; fréquence une seule fois dans la vie de l’animal. • Gavage : durée 5s ; fréquence allant d’une seule fois à une fois par jour pendant 12 semaines en fonction de la procédure. • Injections intrapéritonéales : durée 5s ; fréquence une seule fois à une fois par jour pendant 10 jours en fonction de la procédure. • Anesthésie à l’isoflurane et imagerie sur animal anesthésié : durée 10 min ; fréquence 5 fois sur 48h en fonction de la procédure.

Impact sur les animaux

Ce projet obéit à la règle des 3R. Cependant, certains des traitements proposés pourraient impacter le métabolisme, le comportement et\ou la physiologie intestinale des groupes d’animaux traités par rapport aux groupes témoins. Pour détecter ces changements, un suivi au moins 2 fois par semaine du poids des animaux, de leur consommation en eau et nourriture permettra d’évaluer l’état physiologique global de l’animal en réponse au traitement. Certains des tests comportementaux prévus dans les procédures sont générateurs d’un inconfort faible à moyen mais de courte durée et qui n’induisent pas de signes caractéristiques de mal-être chez la souris (perte de poids, prostration, poil hirsute, absence de toilettage ...). De plus, l’inconfort sera limité à la durée du test. Concernant l’évaluation de la physiologie intestinale, les tests provoqueront un inconfort mais limité à la durée du test. Un prélèvement sanguin sera réalisé lors du test de perméabilité intestinale, cependant un volume faible de sang sera prélevé et l’inconfort sera limité au temps nécessaire au prélèvement. Dans le cas du traitement administré par voie intrapéritonéale, une attention particulière sera portée à l’état du site d’injection (gonflement, rougeur).

Devenir

Les animaux seront mis à mort à l'issue de chaque procédure dans le but de réaliser des prélèvements d'organes pour analyses biologiques, indispensable pour une meilleure comprehension des mécanismes associés à notre contexte d'étude.

Remplacement

La littérature scientifique sur notre sujet a permis de sélectionner les métabolites microbiens, les bactéries et les substances pharmacologiques les plus pertinents, ainsi que les quantités et concentrations utilisées respectant un contexte physiologique. Avant les expérimentations sur l’animal, des expériences in vitro ont été et seront réalisées sur des cultures bactériennes permettant de mieux comprendre leurs mécanismes d’action. Cependant, pour évaluer l'impact du traitement avec des métabolites microbiens, des probiotiques et une substance pharmacologique à l'échelle de l'organisme entier au niveau gastro-intestinal et comportemental, le recours à l'animal sera nécessaire. En effet, l’étude du comportement animal fait intervenir des interactions systémiques entre plusieurs organes et des processus physiologiques intégrés. Notre étude doit donc nécessairement se faire sur l’animal entier car ce n'est pas modélisable in vitro pour l'instant.

Réduction

Pour l’obtention de résultats statistiquement exploitables, nous utiliserons des tailles d’échantillon garantissant une puissance statistique suffisante pour l’analyse des résultats comportementaux, le nombre de souris ayant été réduit autant que possible. Des calculs réalisés avec un logiciel dédié ont permis de déterminer les effectifs de groupe nécessaires pour observer des effets de taille moyenne avec les tests statistiques les plus pertinents. Les résultats seront analysés avec un logiciel dédié. Un total de 5832 animaux est requis pour ce projet.

Raffinement

Les paramètres suivants basés sur l'expérience de l'expérimentateur seront suivis pour nous permettre d'assurer le suivi du bien-être animal : le poids corporel, l'apparence physique, des signes cliniques objectifs tel qu’un changement de température corporelle suite à une alerte sur un animal, des comportements anormaux ou non provoqués, des réponses comportementales à des stimuli spécifiques ainsi que l'état général du site d'injection et un suivi de l’aspect des fèces indiquant ou non la présence de diarrhée. Nos conditions d’élevage comprennent une stabulation par groupes d'au moins quatre animaux, un enrichissement de l'environnement (coton pour nidifier, maison), ainsi qu'un contrôle strict de la température et de l'humidité. Un suivi quotidien des animaux est également assuré par le personnel animalier et par nous même dans le cadre des expérimentations. La majorité des procédures induiront un inconfort faible et de courte durée, sans causer de dommages. Pour les procédures affectant potentiellement le bien-être des animaux, un suivi basé sur une grille de score pourra être établi et permettra de détecter toute souffrance et de décider de la suite à donner, notamment en appliquant des points limites précoces et adaptés.

Choix des espèces

L'autisme cause des anomalies du comportement handicapantes. Toutes ces anomalies sont modélisables chez la souris à l’aide de batteries de tests de comportement réalisables chez la jeune souris ou l’adulte. Aussi, la physiologie intestinale de la souris (perméabilité, motilité intestinale et colonique) ne peut être appréciée que chez l'animal vivant. Les études précliniques sur l'autisme imposent donc des études in vivo, chez l’animal, afin d'identifier des mécanismes difficilement modélisables in vitro et de développer de nouvelles approches thérapeutiques. Puisque nous nous intéressons aux conséquences neurodéveloppementales de l’exposition aux métabolites Microbiens, nous préférons travailler dans une fenêtre où le système nerveux est encore capable d’une certaine plasticité (adolescence 4 semaines). Pour les procédures 1 et 2, nous recevrons les animaux à l'âge de 3 semaines, juste après le sevrage. Nous commencerons le traitement dans la 4ème semaine et évaluerons le comportement et le tractus GI après 4 semaines de traitement, soit lorsque les animaux auront entre 8 et 10 semaines. Pour les procédures impliquant un traitement pour restaurer les phénotypes induits par les métabolites microbiens (procédure 3), les animaux seront suivis jusqu'à l'âge de 14-16 semaines.

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    • Système cardiaque
Rats : 144
Souffrances
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Devenir
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 144

Une échographie cardiaque toutes les trente minutes, pendant quatre à seize heures d'anesthésie générale ininterrompue : 144 rats vont être utilisés, 72 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère et 72 sous anesthésie sans réveil. Soixante-douze d'entre eux subissent une chirurgie destinée à provoquer une infection abdominale qui les fait basculer en choc septique après seize heures, avec baisse de la mobilité et des interactions sociales. Tous sont tués pour prélever cerveau, cœur, poumons, reins, foie, rate et peau, le projet cherchant à savoir si une protéine protège les vaisseaux sanguins, avec une étude humaine qui "pourrait être débutée dans les 5 ans". Le rat a été retenu parce que ses vaisseaux et son cœur sont plus gros que ceux de la souris, ce qui facilite la pose des cathéters et l'échographie.

Objectifs

En cas d’infection, certains patients présentent une inflammation excessive qui met en jeu leur pronostic vital. Quand les systèmes de régulation physiologique sont débordés, on dit que le patient est en choc septique. Il s’agit d’une infection sévère qui nécessite le transfert des patients en réanimation. C’est une pathologie grave avec une mortalité élevée. Le choc septique est marqué par une hypotension sévère liée à une dysfonction des vaisseaux sanguins qui deviennent trop dilatés et laissent fuir une partie du contenu des vaisseaux. Les patients présentent également une atteinte du cœur qui se contracte trop faiblement. Ces 2 processus entrainent une baisse majeure de l’apport de sang aux organes. Les organes ne reçoivent alors plus assez d’oxygène. Cela entraine un état de défaillance de l’ensemble des organes induisant le décès du patient. Les médicaments actuellement utilisés (antibiotiques, médicament pour augmenter la tension artérielle) ne jouent pas sur l’atteinte des vaisseaux sanguins. Notre équipe étudie le rôle d’une protéine qui joue un rôle dans le maintien de la stabilité des vaisseaux. L’objectif de ce projet est de savoir si cette protéine permet de diminuer l’atteinte des vaisseaux dans un modèle de choc septique chez le rat. Nous voulons déterminer si la supplémentation en cette protéine protègerait de l’inflammation, puis nous évaluerons si cette protéine peut servir comme traitement dans le choc septique.

Bénéfices attendus

Cette étude permettra de mieux définir le rôle de la protéine d’intérêt dans le choc septique et potentiellement être utilisée comme un nouveau médicament dans l’infection grave. Une étude chez l’Homme pourrait être débutée dans les 5 ans.

Procédures

144 animaux auront 1 chirurgies sous anesthésie générale. 72 une chirurgie pour provoquer une infection et 72 une chirurgie contrôle. 144 animaux auront la mise en place de 2 cathéters en regard du cou, réalisé sous anesthésie générale. 144 animaux auront des échographies cardiaques toutes les 30 minutes pendant la durée de l’étude (4 heures ou 16h), l’animal est laissé durant toute cette période sous anesthésie générale. 144 animaux auront des prélèvements sanguins répété, via l’un des cathéter mis dans le cou, les prélèvements sont réalisés sous anesthésie générale, sans nécessité de ponction spécifique. 144 animaux auront des prises de pressions artérielle, celle-ci est mesurée en continu via l’un des cathéters du cou, sous anesthésie générale.

Impact sur les animaux

L’injection intrapéritonéale, par une aiguille fine dans le ventre de l’animal (anesthésie et analgésie) entrainent une douleur légère. Par ailleurs, l’anesthésie générale provoque un état confusionnel durant environ 2h. La chirurgie réalisée pour entrainer l’infection est responsable, à court terme de douleur en regard de la cicatrice et à moyen terme d’une infection responsable d’une diminution de la mobilité et une diminution des interactions sociales. Pendant les 16 premières heures, l’animal présente des signes d’infections non sévère puis après 16 h, il rentre dans un état de choc septique avec une infection grave, avec notamment une diminution de la contraction du cœur.

Devenir

Pour l’ensemble des procédures, la mises à mort suivie est de prélèvements d’organes (cerveaux, cœur, poumons, reins, foie, rate, peau) necessaire pour des analyses ultérieures

Remplacement

L’infection et ses conséquences sont des phénomènes complexes résultants de l’interaction de différents types cellulaires soumis à de multiples interactions encore partiellement connues. L’approche in vitro ne permet pas de rendre compte de façon fiable de ces différentes interactions entre les organes. Le modèle utilisé sera celui le plus validé à l’heure actuelle pour l’étude du sepsis. Il permet d’étudier de façon optimale la réponse de l’organisme à l’infection.

Réduction

Les procédures d’exploration physiologiques permettent un suivi longitudinal, sur la durée, ce qui permet de diminuer le nombre d’animaux utilisé et augmente la puissance statistique. Le calcul du nombre d'animaux par groupe prend en compte la variabilité inter individuelle des animaux par rapport à la sévérité de l’infection et la dysfonction du cœur. Cette variabilité a été diminuée par la standardisation de la chirurgie entrainant l’infection via l’utilisation d’outil calibré permettant une chirurgie reproductible. Cela diminue le nombre d’animaux qui ne sont pas inclus dans l’étude, car il ne présente pas de signe d’infection. En post mortem, l’ensemble des organes sont prélevé et pourront être utilisé pour des recherches futur

Raffinement

45 minutes avant la chirurgie, L’animal est traité par un analgésique puissant. L‘ensemble des manipulations invasives sont réalisées sous anesthésie générale. L’analgésie est balancée avec l’utilisation d’anesthésique local en fin de procédure. Durant l’anesthésie, les animaux sont placés sur une table chauffante. En post-opératoire, les animaux sont réchauffés et réhydratés. Après leur réveil, les animaux sont replacés en cage individuelle, avec accès libre à l’eau et à la nourriture. La douleur est surveillée et si besoin l’analgésie sera renforcée. Des points limite seront surveillé, notamment durant le monitorage de l’animal, si la pression artérielle est trop basse, l’animal sera euthanasié avant d’atteindre une phase agonique. Cela permettra notamment de récupérer les organes de l’animal et ainsi pouvoir exploiter les résultats, nous diminuons ainsi le nombre d’animaux utilisé Des points limites ont été établis

Choix des espèces

L’étude de la pression artérielle et de la fonction cardiaque est plus aisée chez le rat que la souris. La mise en place des cathéters artériels et veineux est plus facile (taille des vaisseaux supérieur) chez le rat et l’échographie cardiaque est plus facile (taille du cœur supérieur). Nous utiliserons une souche de rat non consanguine permettant de plus facilement généraliser les résultats. Des rats mâles de 10-12 semaines, pesant entre 300 à 500g seront utilisés. Le stade de développement des animaux correspond à de jeunes adultes afin de mimer au mieux les conditions de pathologies chez l'Humain

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 2000
Souffrances
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Devenir
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 2000

Greffées d'une tumeur sous la peau ou directement dans le poumon, le pancréas, le foie ou le cerveau, 2 000 souris immunodéprimées sont soumises à des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue pour prélever la tumeur et les organes. Chaque animal reçoit une injection de nanoparticules puis une séance de radiothérapie, avec une imagerie sous anesthésie par semaine pendant huit semaines au maximum. L'objectif immédiat consiste à choisir un schéma de traitement en vue d'un essai clinique, essai renvoyé au futur. Le porteur écrit que la radiothérapie "ne devrait pas engendrer d'effets indésirables" et que l'imagerie est indolore, tout en reconnaissant que le modèle de souris aux défenses immunitaires réduites constitue "une nuisance en soi".

Objectifs

Selon les données récentes de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), environ 19,3 millions de nouveaux cas de cancer ont été diagnostiqués en 2020, et les projections estiment que ce nombre atteindra près de 30 millions d'ici 2040. La radiothérapie est un traitement clé dans la prise en charge du cancer, utilisée chez environ 50 à 60 % des patients à un moment de leur parcours thérapeutique. Elle consiste à utiliser des rayons pour détruire les cellules cancéreuses tout en préservant au maximum les tissus sains. La radiothérapie est particulièrement efficace dans le traitement des cancers du sein, de la prostate, du poumon et des cancers de la tête et du cou. Elle reste donc un pilier essentiel des stratégies thérapeutiques, notamment pour les cancers localisés ou en complément d'autres traitements comme la chirurgie et la chimiothérapie. Un développement prometteur pour renforcer l'efficacité de la radiothérapie est l'utilisation de de deux types de particules de très petite taille appelées nanoparticules : 1) des nanoparticules en métal qui permettrait d'augmenter localement la dose de radiation absorbée par les cellules cancéreuses et d’amplifier les dommages infligés aux cellules tumorales lors de l'exposition aux rayonnement, ou 2) des nanoparticules remplies avec une drogue anticancéreuse qui peuvent s'ouvrir avec la radiothérapie permettant de libérer la drogue anticancéreuse localement dans la tumeur. L'intégration des nanoparticules dans les traitements de radiothérapie pourrait ainsi représenter une avancée majeure dans l'optimisation des thérapies contre le cancer, permettant d’améliorer la précision des traitements, et de réduire les effets secondaires. L’objectif de ce projet est de tester l’utilisation de nanoparticules, soit métalliques soit chargées en drogue anticancéreuse, améliorant la radiothérapie dans différents types de cancer. Ce projet se déroulera sur deux sites. Sur le premier (EU1), auront lieu : l’implantation des cellules cancéreuses et le suivi de croissance tumorale. Sur le deuxième (EU2), auront lieu les radiothérapies.

Bénéfices attendus

L'objectif du projet est de développer de nouvelles particules pour pouvoir proposer un schéma de traitement optimal avec une bonne efficacité thérapeutique pour un transfert vers un essai clinique chez l’homme.

Procédures

Interventions sur les animaux : anesthésie générale (EU1, entre 5 et 25 minutes), implantation sous cutanée et croissance de tumeur sous-cutanée (EU1, durée environ 10 minutes, 1 fois, suivi sur 8 semaine maximum), chirurgie d'implantation de cellules cancéreuses (EU1, durée environ 20 minutes, 1 fois), croissance de tumeur dans leurs sites d'origine (poumons, pancréas, foie, cerveau , 8 semaines maximum), anesthésie pour imagerie médicale (EU1, durée environ 15 minutes, 1 fois/semaine, 8 semaines maximum), injection de produit de contraste et/ou de particules (EU2, 1 fois), radiothérapie (EU2, durée environ 20 mimnutes,1 fois). Le modèle de souris avec des défenses immunitaires réduites est une nuisance en soi.

Impact sur les animaux

L’inoculation de tumeur peut induire des douleurs que ce soit en sous-cutanée ou en sur le site de la tumeur originelle. La radiothérapie ne devrait pas engendrer d’effets indésirables. Les procédures d'imagerie sont indolores. Si les traitements ne sont pas suffisamment efficaces, la tumeur continuera de grandir et pourra causer des douleurs, l‘étude sera alors interrompue.

Devenir

Les animaux issus des procédures seront mis à mort afin de prélever la tumeur et des organes pour des analyses anatomopathologiques.

Remplacement

Nous aurons, par une série de tests sur cellules en culture in vitro, sélectionné les particules d’intérêt. Grace à des tests complémentaires sur des tumeurs en culture 3D, nous nous focaliserons sur environ 20 particules différentes, constituant les candidates les plus prometteuses. Les paramètres d'efficacité thérapeutique sont obtenus uniquement par l’emploi d’animaux. Ces études précliniques sont nécessaires avant de réaliser des essais cliniques chez l’homme. Il n’existe pas de modèle non biologique ou in vitro permettant de réaliser ces travaux sans perte d’informations scientifiques.

Réduction

Les tests in vitro permettront de réduire le nombre de particules à tester ainsi que le nombre de lignées de cellules. Cela nous permettra d’éviter de tester toutes les particules candidates sur animal. Concernant les tests sur animaux, nous nous efforcerons de faire en sorte que l’effectif utilisé soit minimal. Cela permettra ainsi de réduire le nombre d’animaux employé autant que possible tout en obtenant des informations scientifiques avec une validité statistique suffisante. Les particules qui seront validées après cette première étape seront injectées chez des souris porteuses de tumeurs afin de tester leur efficacité thérapeutique. Dans chaque procédure le nombre d’animaux pourra être réduit jusqu’à 50% si l’effet attendu est suffisamment important pour obtenir des résultats statistiquement fiables avec la première moitié d’animaux ou si les données se révèlent non pertinentes (arrêt alors des expérimentations). Le nombre d'animaux sera limité au nombre minimum nécessaire par groupe afin de ne pas compromettre la validité des expériences. Ce nombre a été estimé à l'aide d'une approche statistique.

Raffinement

Les souris utilisées dans ce projet ont des caractéristiques nuisibles pour leur santé, des mesures compensatoires de raffinement ont donc été prises pour leur hébergement : mesures d’hygiène supplémentaires, les cages sont stériles et jetables, la litière, les croquettes et l'enrichissent sont également stérilisés. L’étude se déroulera sur une période qui, dans la vie des animaux avec des défenses immunitaires réduites, se situe bien en amont des complications liées à l’âge chez ces animaux. Les chirurgies se feront sous anesthésie générale et la douleur sera gérée par une analgésie adaptée. Le transport entre les EU s’effectuera dans des boites de transport avec enrichissement, boisson et nourriture. L’application de critères d’arrêt et le suivi quotidien des animaux garantiront leur bienêtre, et nous permettront d’intervenir immédiatement de manière appropriée dès le moindre signe de souffrance. Toute forme de nuisance ou effets indésirables des procédures expérimentales seront attentivement surveillées lors de l'observation des animaux. Ces effets indésirables sont listés parmi les points limites de chaque procédure. L’utilisation de souris avec des défenses immunitaires réduites permet l'étude de lignées cancéreuses humaines sans phénomène de rejet. La croissance des tumeurs sera suivie régulièrement au pied à coulisse et par imagerie médicale.

Choix des espèces

Les souris immunodéprimées de 5 semaines permettent le développement de modèles tumoraux humains sans phénomène de rejet. À ce stade de développement, on obtient des souris adultes avec des tumeurs bien installées, juste avant que leur système immunitaire, en particulier les cellules qui combattent les infections et les tumeurs, n'atteigne son niveau maximal de production à 8 semaines. Les méthodes utilisées pour induire une tumeur sont rapides et reproductibles et la bonne connaissance de ces modèles de pathologie chez la souris fait que les limites éthiques de ce type d’expérimentation sont bien connues.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 50100
Souffrances
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Devenir
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 50100

50 100 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, alors qu'elles sont âgées de 7 à 12 jours. Chaque animal, maintenu en contention et sans anesthésie, subit un tatouage par perforation des phalanges ou des coussinets puis l'amputation de l'extrémité de la queue. Ce tri alimente douze autres projets, et les souris dont le génotype ne convient à rien sont tuées dès le sevrage, les autres partant en expérimentation, en formation ou en reproduction. Le porteur affirme que les prélèvements de salive ou de poils ne permettent pas un génotypage fiable sur les équipements robotisés et conclut qu'il est "indispensable" de recourir à la biopsie de queue.

Objectifs

Il y a 12 projets qui pourront être réalisés avec cet élevage. L'objectif de cette demande est d’identifier et de génotyper l'ensemble des animaux génétiquement altérés produits dans l’établissement utilisateur. Il s’agit d’un double geste technique invasif qui consiste en un tatouage digital suivi d’une biopsie de queue réalisé sur animal vigile âgé de 7 à 12 jours. Cette demande d'autorisation de projet d’identification et de génotypage se justifie par la nécessité de : - sélectionner les animaux d’intérêt pour l’expérimentation (inclus dans d'autres demande d'autorisation de projet) - sélectionner les animaux d'entretien des colonies - sélectionner les animaux pour • la formation, • le maintien des compétences, • les prélèvements d’organes ou de tissus pour des études ex vivo (hors champ de demande d'autorisation de projet). Les animaux dont les génotypes ne conviennent pas pour les projets expérimentaux soumis, et n’étant pas utilisés pour les prélèvements post mortem, pour les activités d’élevage ou encore pour la formation seront mis à mort.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus de la procédure d’identification et de génotypage sont de permettre une sélection des animaux d’intérêt. L’identification par tatouage permet : - d’identifier individuellement les animaux ; - d’identifier un grand nombre d’animaux ; - d’identifier les animaux de manière permanente ; - de ne pas mutiler les animaux ; - d’éviter le recours à l’anesthésie. Le génotypage par biopsie de l’extrémité de la queue permet : - l’obtention de résultats fiables; - de minimiser les risques de contaminations entre échantillons ; - d’éviter le recours à l’anesthésie.

Procédures

Tous les animaux de cette DAP seront soumis à deux gestes techniques invasifs consécutifs : 1/ l'identification par tatouage digital : 1 fois – durée : quelques secondes 2/ la biopsie de queue : 1 fois – durée : quelques secondes Cette procédure est réalisée sur animal vigile.

Impact sur les animaux

La procédure de génotypage décrite dans cette DAP est composée de deux actes techniques invasifs : - le tatouage par perforation des phalanges et/ou des coussinets - la biopsie de queue, qui consiste en l’amputation de l’extrémité de la queue. Ces deux gestes provoquent une légère douleur. L’animal est maintenu en contention pendant les 2 actes et donc tout au long de la procédure, ce qui est une source de stress. En de très rares cas, certains effets indésirables supplémentaires peuvent survenir : - une hémorragie - un rejet du nouveau-né par la mère - une modification du comportement liée à la douleur

Devenir

Tous les animaux ne sont pas maintenus en vie à la fin de la procédure. Après le génotypage, leur sort est déterminé en fonction des résultats et des besoins spécifiques des projets : 1/ Animaux correspondant aux génotypes requis : Ils sont sélectionnés pour des projets spécifiques, pour des activités de formation ou pour le maintien des compétences (inclus dans d'autres DAP). Ils peuvent être conservés pour l’entretien des colonies de reproduction si nécessaire. 2/ Animaux ne répondant pas aux besoins des projets : Ils sont mis à mort pour des prélèvements de tissus post-mortem. En l’absence de possibilité d’utilisation, ils sont mis à mort dès le sevrage. Ces décisions sont prises dans le respect des objectifs scientifiques et des principes d’éthique animale, tout en optimisant l’utilisation des ressources biologiques disponibles.

Remplacement

A ce jour, les prélèvements non invasifs à base d’écouvillons salivaires ou de follicules pileux ne permettent pas de procéder au génotypage de façon fiable sur les équipements robotisés. Un doute sur les résultats des génotypages conduirait à la nécessité de procéder à nouveau à des prélèvements et génotypages. Une erreur de génotypage se traduirait par la mise en accouplement d’animaux n’ayant pas les caractéristiques attendues. Cela impliquerait : - une augmentation du nombre d’animaux produits inutilement ; - la naissance d’animaux avec des phénotypes potentiellement délétères ; - l’utilisation d’animaux génétiquement sans intérêt dans des projets expérimentaux induisant des résultats erronés et non exploitables (si l’erreur n’est pas détectée précocement). Il est donc indispensable de recourir à une méthode de génotypage fiable. Or il n’existe pas actuellement de méthodes non invasives aussi performantes que les tatouages et la biopsie de queue.

Réduction

A ce jour, nous ne disposons pas d’autres moyens aussi efficaces nous permettant de sélectionner les animaux transgéniques. Le responsable de l’établissement utilisateur établi les plans d’élevage en amont, en concertation avec le porteur de projet, afin de réduire autant que possible le nombre d’animaux générés et donc d’animaux identifiés et génotypés. En outre, nous favorisons l’utilisation des animaux au génotype sans intérêt dans d’autres projets ou des formations afin de ne pas élever ces animaux à ces seules fins et de réduire le nombre d’animaux global produits dans l’établissement utilisateur. De la même façon, certains animaux non utilisés dans les projets sont conservés avec d’autres animaux qui auraient été isolés sans cela.

Raffinement

Les actes d’identification et de génotypage sont réalisés par un personnel expérimenté, formé par tutorat. La parfaite maîtrise du geste par les agents qualifiés permet de réduire l’inconfort et le stress ressentis par l’animal. Ces identifications et génotypages des animaux sont réalisés avec du matériel approprié permettant un geste rapide et précis dans le respect des conditions d’asepsie . Par ailleurs, la procédure est réalisée dans une salle d’expérimentation calme. Les cages y sont amenées les unes après les autres afin de réduire autant que possible le stress des animaux. Enfin, dès que la procédure est terminée, les nouveau-nés sont remis en présence de leur mère.

Choix des espèces

La souris est un modèle de mammifère à sang chaud dont l'organisation structurale du réseau vasculaire a de forte ressemblance avec celui de l'homme. Par ailleurs, il existe dans cette espèce des individus présentant des mutations spontanées prédisposant au diabète de type 2 (facteur de risque cardiovasculaire). Aussi, il existe des souris transgéniques permettant d'invalider certains gènes d’intérêt. Pour la plus grande majorité des lignées, les animaux sont identifiés et génotypés entre 7 et 12 jours. A cet âge : - les animaux sont aisément manipulables ; - le cartilage est souple ; - les groupes sociaux constitués sont stables. Toutefois, certains animaux peuvent être identifiés et génotypés précocement si les projets expérimentaux auxquels ils sont destinés l’exigent. Nous éviterons autant que possible l’identification et le génotypage d’animaux adultes avec ces méthodes.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 270
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 270
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 270

Les souris chez qui l'isolement en couveuse ou les soins de blessures n'améliorent rien sont tuées. 270 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue pour le prélèvement de leur moelle épinière ou pour des enregistrements électrophysiologiques. Chacune subit, à un âge de 12 à 24 jours, une chirurgie d'une heure à une heure trente destinée à faire exprimer des virus porteurs de transgènes dans la corne dorsale de la moelle, et 120 d'entre elles reçoivent en plus trois à cinq injections d'un activateur neuronal. Le projet porte sur les troubles sensoriels de l'autisme, et le porteur annonce des tests de comportement sensitif et cognitif sans préciser lesquels, ainsi qu'un isolement des souris jusqu'à douze heures pendant ces essais.

Objectifs

Le projet vise à caractériser le rôle des neurones inhibiteurs de la moelle épinière dans le développement des troubles sensoriels qui accompagnent les troubles du spectre de l'autisme (TSA), dans le but 1) de mettre en place de nouveaux outils de diagnostic, et 2) de mettre au point et raffiner certains traitements existants.

Bénéfices attendus

Le projet permettra de mieux comprendre le rôle des réseaux spinaux inhibiteurs dans le controle de la transmission des informations mecanosensorielles. Il pourra servir de base au développement de nouvelles approches (médicamenteuses ou non) visant à corriger ou à réduire les déficits mécanosensoriels fréquemment présents chez les individus atteints de TSA. Un bénéfice annexe du projet pourrait résider dans le développement de nouveaux test diagnostics permettant de classer les troubles autistiques et préciser leur sévérité, de façon à mettre en place des stratégies thérapeutiques adaptées.

Procédures

Les animaux (270 au total) subissent une intervention chirurgicale d'une durée comprise entre 1h00 et 1h30 visant à exprimer des virus porteurs de transgènes dans la corne dorsale de la moelle épinière. Une partie des animaux (120) reçoit en outre des injections intrapéritonéales d'une substance pharmacologique (activateur neuronal, entre 3 et 5 injections par animal) avant d'être testés pour leur comportement sensitif et cognitif

Impact sur les animaux

L'injection spinale et/ou corticale de virus requiert une opération chirurgicale. On peut donc s'attendre à observer les effets indésirables classiquement associés aux chirurgie (douleurs post-opératoires, perte de poids, déshydratation, etc). Lors des éssais comportementaux, les animaux sont transitoirement isolés les uns des autres (maximum 12h00), ce qui peut constituer une source de stress.

Devenir

A la fin de chaque procédure tous les animaux seront mis à mort. Chaque expérience se termine par la mise à mort de l'animal, soit pour collecter les tissus (moelle épinière), soit pour des observations histologiques, soit pour des enregistrements électrophysiologiques.

Remplacement

Il n'existe pas à l'heure actuelle de méthode permettant de reconstituer les réseaux neuronaux à partir de cutlures cellulaires. Il n'exitse pas actuellement de modèle permattant de molèliser par des méthodes informatiques tout ou partie de la complexité des réseaux de la moelle épinière. Le projet comporte des expériences de comportement qui ne peuvent être réalisées que dans le cadre d'une expérimentation animale.

Réduction

Afin de ne pas utiliser plus que le nombre minimal d'animaux nécessaire, nous avons estimé, sur la base des études précédentes, le nombre d’animaux nécessaires pour atteindre une signification statistique (stratégie : études antérieures au sein de l'équipe et étude bibliographique). Dans la mesure du possible, les mêmes animaux sont utilisés pour l'ensemble des expériences de comportement.

Raffinement

L'ensemble des mesures suivantes sont mises en œuvre pour réduire l'inconfort des animaux i) Surveillance quotidienne assurée par des expérimentateurs formés à l'expérimentation animale et au bien-être animal. ii) Vérification de l'état de l'animal (avant chaque manipulation) selon les critères généraux ainsi que les signes cliniques spécifiques à la manipulation. iii) Les critères d’évaluation de souffrance sont l’apparence/état général ainsi que le comportement de l’animal. Tout signe de souffrance, douleur, détresse constaté lors de cette observation déclenchera une réponse immédiate et adaptée (mesures conservatoires à privilégier, par exemple : isolement temporaire de l’animal, réchauffement en couveuse, soins des blessures si bagarres entre congénères). Si aucune amélioration n'est constatée après cette intervention l’expérimentateur prendra la décision d’euthanasier l’animal (si nécessaire, en consultation avec le vétérinaire et l’équipe des zootechniciens). iv) Mécanismes d'intégration des nouvelles techniques de raffinement : formation régulière des expérimentateurs, consultation de sites éducatifs tels que NC3R. v) Adaptation des conditions d’hébergement : animaux maintenus dans des cages collectives avec l'enrichissement comprenant des tubes en carton et le matériel pour la nidification.

Choix des espèces

La souris est le modèle le plus pertinent pour étudier cette maladie. + il existe une abondante littérature sur les troubles du spectre de l'autisme chez la souris + le modèle murin Fmr1 présente des symptômes voisins de ceux rencontrés dans le modèle humain de chromosome X fragile + les lignées génétiques nécessaires à ce projet ne sont disponibles que chez la souris Les expériences sont réalisées sur des animaux agés de 12 à 24 jours au momment de la chirurgie, de façon à pouvoir réaliser les enregistrements sur des animaux relativement jeunes, 3 semaines plus tard, lors de la réalisation des enregistrements.

  • Recherche appliquée
    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système respiratoire
Souris : 2240
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 2240
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Devenir
 -
 -
 -
 2240

Pour mesurer si des nanoparticules inhalées par une mère abîment les poumons de sa descendance, 2 240 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue pour le prélèvement d'organes. Les femelles gestantes puis allaitantes reçoivent les nanoparticules directement dans la trachée sous anesthésie, une fois par semaine pendant six semaines. Leur descendance passe des mesures de fonction pulmonaire de 5 à 45 minutes, éveillée, à quatre stades de développement, de la fin de gestation à l'âge adulte. Le porteur annonce que les souriceaux grandissent normalement, tout en prévoyant qu'un comportement maternel anormal et des anomalies de développement pourraient apparaître, et une mise à mort rapide dès l'atteinte d'un point limite.

Objectifs

Les nanotechnologies sont en plein essor depuis le début du XXIème siècle. Cependant, l'utilisation exponentielle des nanoparticules (NP) suscite des inquiétudes quant à leurs potentiels effets sur la sante de l’Homme et sur l’environnement. En effet, en raison de leur présence dans de nombreux produits du quotidien (produits cosmétiques, alimentation, produits d’entretien, expositions professionnelles etc.), nous y sommes régulièrement exposés, que ce soit par voie cutanée, orale ou pulmonaire. Des analyses toxicologiques sont donc nécessaires pour connaitre les risques liés à leur utilisation, notamment dans le cadre d’expositions pendant la période périnatale, lorsque l’organisme en développement est particulièrement sensible aux agressions environnementales. Des études récentes réalisées chez la souris ont montré que des nanoparticules administrées à des femelles gestantes ou lactantes peuvent atteindre le fœtus, traversant la barrière placentaire via la circulation sanguine, ou le souriceau après passage dans le lait maternel. Les conséquences de ces expositions périnatales jusqu’à l’âge adulte sont encore peu étudiées, il apparait cependant qu’elles peuvent provoquer des défauts dans divers organes (reins, foie, organes sexuels) chez la descendance. Une étude a montré qu’une exposition maternelle aux nanoparticules pendant la gestation (voie pulmonaire) provoque des anomalies de développement pulmonaire chez la descendance. Ce présent projet s’inscrit dans leur continuité. Le développement pulmonaire (chez l’Homme comme chez la souris) comporte une phase prénatale et une phase post-natale allant jusqu’à un mois après la naissance chez la souris. L’objectif principal de ce projet est d’évaluer les conséquences d’une exposition maternelle aux nanoparticules pendant la période de lactation sur le développement et la fonction pulmonaires de la descendance et d’évaluer les potentiels effets combinés d’une exposition pendant la gestation et la lactation, à l’aide d’approches in vivo et in vitro complémentaires. Les résultats obtenus permettront de contribuer à l’évaluation des risques liés à ce type d’exposition chez les femmes enceintes, allaitantes et leurs enfants.

Bénéfices attendus

Bien que l’impact d’une exposition directe aux nanoparticules sur le site d’exposition (poumons, systeme digestif) ait été bien décrit ces dernieres années, les conséquences d’expositions maternelles aux nanoparticules sont relativement peu etudiées et se concentrent sur le développement prénatal de la descendance. Les analyses des conséquences a l’age adulte d’expositions périnatales a ces nanoparticules sont rares, notamment dans le cas particulier du développement pulmonaire. Ce projet nous permettra donc d’en apprendre davantage sur la toxicite des nanoparticules chez la souris, dans un modèle in vivo permettant d’étudier la transmission de ces particules de la mère a la descendance (circulation sanguine, lait maternel) et ses conséquences sur le développement pulmonaire des souriceaux dans des conditions physiologiques. Ce projet aura pour bénéfice de contribuer a l’évaluation des risques liés a des expositions périnatales aux nanoparticules pour les femmes enceintes, allaitantes ainsi que leurs enfants.

Procédures

Les femelles gestantes et lactantes seront soumises a des expositions pulmonaires aux nanoparticules (administration par voie pulmonaire via la trachée) sous anesthésie de manière hebdomadaire pendant 6 semaines (geste technique realisé en quelques minutes, réveil et récupération rapides pour l’animal). La descendance sera soumise à des mesures longitudinales non invasives de fonction pulmonaire sur animaux vigiles durant de 5 à 45 minutes à plusieurs stades de leurs vies.

Impact sur les animaux

La descendance des souris femelles exposées aux nanoparticules au cours de la gestation ne présente pas de létalité excessive ou d’anomalies évidentes de développement, les souriceaux grandissent normalement jusqu’à l’âge adulte. Dans le cadre de ce projet, les expositions comprendront la période de gestation ainsi que celle de lactation. L’exposition des femelles chaque semaine pendant la gestation puis la lactation pourrait induire un stress conduisant à un comportement maternel anormal. Des anomalies de développement pourraient apparaitre chez la descendance, une attention particulière sera portée a leur croissance dès les premiers jours de vie afin de détecter des troubles éventuels.

Devenir

Les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure afin d'étudier les effets de l'exposition aux nanoparticules (prélèvement d'organes).

Remplacement

Notre étude porte sur l’impact d’une exposition maternelle aux nanoparticules sur le développement pulmonaire de la descendance. Ces nanoparticules peuvent passer des poumons de la mère à son systeme sanguin, s’accumuler dans ses organes et enfin atteindre la descendance, en traversant le placenta ou en passant dans le lait maternel ingéré par les nouveau-nés. Cette transmission résulte d'une complexité impossible a modéliser de manière bioinformatique ou par technique de culture cellulaire. Nous souhaitons ensuite mesurer les conséquences de cette exposition périnatale sur la physiologie et la fonction pulmonaires de la descendance jusqu’à l’âge adulte, que nous ne sommes pas en mesure de modéliser par des méthodes alternatives à l’heure actuelle. Notre étude sur modèle murin nous permettra justement de modéliser des expositions maternelles humaines bien plus complexes, pour lesquelles nous avons encore peu de données.

Réduction

Nous avons optimisé les protocoles afin d’étudier le phénotype pulmonaire à la fois des mâles et des femelles. Nous réalisons un maximum d’analyses sur le même animal afin d’utiliser tous les animaux générés dans nos procédures et d’en minimiser le nombre, tout en gardant la puissance statistique nécessaire pour mettre en évidence des variations biologiques Afin de reduire au maximum le nombre d’animaux utilisés dans ce projet, nous n’effectuerons que les seules expériences indispensables, et nous nous efforcerons de réutiliser les animaux lorsque celà est possible, notamment le contingent de mâles d’accouplement nécessaires pour générer des femelles gestantes.

Raffinement

Pour les besoins de notre étude, nous travaillerons avec les femelles gestantes et lactantes particulièrement sensibles au stress. Au cours de nos travaux antérieurs portant sur les femelles gestantes, nous avons mis au point un protocole permettant de minimiser ce stress, en les hébergeant a deux par cage, en rangeant ces cages aux endroits de plus faible passage dans le box d’hébergement, et en les enrichissant fortement par l'ajout de refuges en carton, de carrés de cellulose et de lanieres de papier. Apres le sevrage, les souris de la descendance bénéficieront des mêmes conditions d’enrichissement, et seront hebergées en groupes sociaux de 5 souris maximum par cage, pour réduire leur stress et favoriser leur bien-être. Au cours de l’expérimentation, toutes les étapes de la procédure seront realisées en limitant au maximum la souffrance et l’angoisse animale. Les animaux seront sous observation quotidienne pendant toute la durée du protocole, et l’évaluation permanente de l’état général des souris permettra de respecter le bien-être animal et d’appliquer la mise a mort rapide à l’atteinte d’un point limite.

Choix des espèces

Le modele murin a été choisi dans notre projet car la souris est le modèle le plus utilisé en toxicologie, la litterature à son sujet est donc abondante. Par ailleurs, le projet nécessite un modèle mammifère permettant la transmission des nanoparticules de la mère a la descendance par la circulation sanguine et le lait maternel. Or, les quelques études décrivant cette transmission ont été réaliées dans le modèle murin. Le but du projet est de caractériser les effets d’une exposition périnatale aux nanoparticules sur le développement et la fonction pulmonaires jusqu’à l’âge adulte, les poumons se développant chez la souris en pré et post-natal. Le phénotype pulmonaire de la descendance sera analysé a 4 stades : en fin de gestation (dernier tiers), a la naissance (nouveau-ne) afin d’étudier l’impact d’une exposition prénatale, au stade juvénile afin de visualiser les effets d’une exposition post-natale pendant la période de lactation et à l’âge adulte afin d’en évaluer les conséquences a long terme

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 9860
Souffrances
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▲ 6230
▲ 3630
▲ -
Devenir
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 4530
 -
 5330

3 630 souris adultes sont tuées en fin d'expérimentation pour le prélèvement de leur cerveau, 1 700 souriceaux le sont aussi parce qu'ils ne peuvent pas être gardés sans leur mère, et 4 530 autres souriceaux sont proposés à d'autres équipes de l'établissement. 9 860 souris vont donc être utilisées au total, 3 630 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 6 230 un niveau léger. Les femelles adultes subissent jusqu'à deux chirurgies cérébrales de une à six heures, environ six injections, des tâches comportementales quotidiennes d'une heure pendant deux mois et jusqu'à une heure de tête maintenue fixe pour recevoir des odeurs. Les souriceaux, âgés de 1 à 10 jours, sont séparés brièvement de leur mère pour ces tests, parfois sédatés ou anesthésiés.

Objectifs

L’ocytocine est une molécule libérée par les neurones du cerveau, connue pour son rôle dans la lactation et lors de l’accouchement. Cependant, des études récentes montrent que l’ocytocine a aussi une action sur le cerveau lui-même, et que cette action favoriserait les comportements sociaux et maternels. Ainsi, l’ocytocine est considérée comme une hormone ayant un effet « pro-social » mais ses mécanismes d’action sont encore méconnus. L’objectif de cette étude est de comprendre comment l’ocytocine agit sur les neurones du cerveau lors des comportements maternels. Chez la plupart des mammifères, l’olfaction joue un rôle central pour les interactions entre individus et en particulier entre adultes et leurs progénitures. Chez la souris, le cortex olfactif présente une densité exceptionnelle de récepteurs à l’ocytocine par rapport à d’autres régions cérébrales, notamment chez les femelles, avec une densité accrue chez les mères par rapport à des femelles vierges. Aux vues de cette forte expression chez les mères, nous faisons l’hypothèse que l’ocytocine dans le cortex olfactif est impliquée dans les comportements maternels chez les souris femelles. Pour tester cette hypothèse, nous réaliserons des expériences de comportement en présence de souriceaux âgés de 1 à 10 jours ou de leurs odeurs, et nous manipulerons la transmission ocytocinergique dans le cortex olfactif pour tester le rôle de l’ocytocine dans ces comportements. Nous enregistrerons également l’activité des neurones du cortex olfactif en parallèle de la respiration lors de ces expériences. Nous utiliserons des électrodes très fines placées au préalable dans les régions cérébrales impliquées. Le grand nombre de neurones enregistrés via cette méthode nous permettra de réduire considérablement le nombre d’animaux utilisés. Nous utiliserons des tests statistiques et des études pilotes pour déterminer le nombre d’animaux nécessaires à nos expériences. Pour tester le rôle de l’ocytocine, nous ciblerons les neurones qui libèrent de l’ocytocine ou bien ceux qui répondent à l’ocytocine. Pour cela, des injections d’agents pharmacologiques seront nécessaires et nous devrons faire exprimer des molécules spécifiques dans le cerveau grâce à des adénovirus injectés au préalable. Nous quantifierons l’expression des comportements maternels et l’activité des neurones tout en veillant au bien-être des souris et souriceaux.

Bénéfices attendus

Chez les Mammifères, la mise en place des comportements maternels est essentielle pour la survie des petits et de l’espèce en général. Chez l’Homme, il est notamment connu que le lien entre mère et enfant est facilité par la neurohormone nommée oxytocine, libérée dans la circulation sanguine de la mère lors de l’accouchement. Nous savons également que les odeurs jouent un rôle important et bénéfique dans le lien entre mère et enfant, un lien qui peut être affecté dans certaines situations, notamment lors de certains accouchements par césarienne (les taux d’oxytocine libérés sont alors plus limités). Ce projet permettra de mieux comprendre comment le cerveau s’adapte lorsqu’il s’agit de mettre en place des comportements maternels et le rôle des odeurs dans ce processus. A terme, il pourrait permettre de mettre en place des stratégies pour faciliter l’établissement de ces comportements chez l’Homme dans des situations problématiques liées à la maternité. Cette perspective est d’autant plus réaliste que l’administration d’ocytocine par voie intranasale est déjà réalisée chez des enfants autistes pour améliorer leurs relations sociales.

Procédures

Les souris seront utilisées lors de tâches comportementales en présence de souriceaux ou de leurs odeurs. Ces tâches de courte durée (1h environ) auront lieu quotidiennement pendant les phases d’expérimentation (durée maximum de 2 mois). Notre étude nécessitera de réaliser des injections (moins de 3min par injection/jour, environ 6 injections par souris espacées d’un minimum de 48h) chez les souris adultes. Avant les tâches, les souris seront progressivement habituées aux injections et à la contention associée. Dans une série d’expérience, afin de pouvoir présenter les odeurs aux souris de manière précise et juste devant leur nez, nous devrons maintenir leur tête en position fixe au sein du dispositif comportemental qui permet de délivrer les odeurs. La durée de contention par maintien de la tête n'excédera pas 1h et sera réalisée après une habituation progressive. Afin de comprendre le fonctionnement du cerveau lors des tâches réalisées, certaines souris seront équipées d’implants cérébraux qui permettent d’enregistrer l’activité de dizaines de neurones en cours de comportement. L’implantation de ces équipements et la réalisation de ces expériences nécessitent la réalisation de chirurgies en amont des tâches (maximum 2 chirurgies par animal, durée 1-6h). A la fin de l'expérimentation, les souris seront soumises à une perfusion afin de préserver les tissus cérébraux et d'effectuer des contrôles histologiques (durée de la procédure inférieure à 20min, réalisée sous traitement anesthésique et analgésique).

Impact sur les animaux

Les souris utilisées dans ce projet seront mises en présence de souriceaux (ou d’odeurs de souriceaux) et nous observerons leur comportement pour quantifier leur capacité à en prendre soin. Les souriceaux pourront être brièvement séparés de leur mère le temps de réaliser ces tests, ce qui correspond à un stress modéré car réduit dans la durée. Pour limiter ce stress, il sera parfois possible de sédater ou anesthésier les souriceaux, ce qui nécessite d’injecter des substances médicamenteuses via des injections sous-cutanées réalisées à l’aide d’aiguilles très fines. Afin de pouvoir tester le rôle de l’ocytocine dans ces comportements, nous utiliserons des méthodes qui permettent de cibler les neurones capables de libérer de l’ocytocine ou bien les neurones qui répondent à l’ocytocine lorsqu’elle a été libérée. Pour cela, nous devrons faire exprimer des molécules spécifiques dans le cerveau des souris adultes grâce à l’expression d’adénovirus injectés au préalable et des injections d’agents pharmacologiques seront nécessaires. Ces injections représentent potentiellement une légère nuisance pour les animaux car elles nécessitent de les maintenir immobiles pendant la durée de l’injection (contention). Pour pouvoir enregistrer l’activité des neurones dans les souris, nous utiliserons des électrodes très fines placées au préalable dans les régions cérébrales impliquées. Un hébergement en cage individuelle enrichie sera parfois nécessaire pour éviter que ces électrodes ne soient pas détruites par les congénères. Les souris pourront être connectées via un câble fin au système d’enregistrement ce qui peut générer une légère gêne. De plus, les odeurs étant très volatiles, il nous faudra maintenir la tête des souris proches de la source d’odeurs dans certaines expériences, en réalisant une fixation de leur tête limitée dans la durée.

Devenir

L’euthanasie des 3630 souris adultes en fin d’expérimentation sera nécessaire pour prélever leur cerveau et faire l’analyse post-mortem des tissus cérébraux. Cette procédure sera réalisée par des expérimentateurs compétents et soucieux du bien-être animal, sous anesthésie profonde avec le degré d’analgésie recommandé par les services vétérinaires. La mise à mort sera ainsi indolore pour les animaux, avec une perte de conscience rapide. Les souriceaux seront aussi mis à mort à la fin des procédures si les mères ne peuvent pas être gardées en vie jusqu'au sevrage car ils ne peuvent être gardés en absence de leur mère (1700 souriceaux concernés). Il est possible de retarder l’euthanasie de la mère pour attendre le sevrage et ensuite les replacer au sein de la communauté des utilisateurs. Si la mère n’est pas utilisée pour des contrôles histologiques, les souriceaux seront gardés en sa présence et proposés à la communauté des utilisateurs pour une utilisation future potentielle, limitant ainsi le nombre d’animaux utilisés dans l’établissement (4530 souriceaux concernés).

Remplacement

La souris fait partie de la famille des Vertébrés, comme l’Homme, et elle est capable de fonctions cognitives relativement complexes : elle représente donc un modèle d’étude particulièrement intéressant pour comprendre le fonctionnement du cerveau humain. Nous étudierons les circuits neuronaux des souris alors que ces dernières effectueront des comportements maternels : il nous faudra donc travailler avec des animaux vigiles. Par conséquent, il nous sera impossible de conduire cette étude in vitro. Enfin, dans l’état des connaissances actuelles, les questions que nous adressons ne peuvent malheureusement pas être réalisées in silico.

Réduction

Le nombre total d’animaux requis pour ce projet est de 9860 (3630 souris adultes et 6230 souriceaux) sur 5 ans. Nous prévoyons de minimiser ce nombre en utilisant les mêmes souris dans des tests comportementaux différents, avec ou sans intervention sur le système ocytocinergique. Pour chaque condition testée, nous utiliserons le nombre minimum d’animaux nécessaire pour pouvoir tirer des conclusions valables sur le plan statistique et tenant compte des aléas liés à ces approches expérimentales complexes. Ce nombre sera réduit davantage grâce à nos études pilotes qui permettront une optimisation des paramètres de nos expériences et raffiner notre approche statistique.

Raffinement

Nos souris seront hébergées en portoir ventilé, dans des conditions qui favorisent l’expression de leurs comportements naturels : petits groupes sociaux (maximum 5 souris par cage) au moins jusqu’au début des tests comportementaux, cages enrichies d’éléments permettant de construire un nid (carré de coton, petites maisons en carton, frisures de papier kraft) ou de favoriser l’exploration (jouets). Les animaux seront acclimatés à leurs lieux d’hébergement/expérimentation et habitués de manière progressive aux procédures qu’ils vont rencontrer (notamment aux contentions et injections). Le bien-être de chaque animal sera évalué quotidiennement et une fiche de suivi individuel sera créée pour chaque procédure expérimentale. A partir des critères définis dans ces fiches, les expérimentateurs et techniciens animaliers seront informés des procédures à suivre pour limiter toute souffrance chez nos souris. L’utilisation de substances anesthésie et analgésique permettront de supprimer la souffrance des animaux lors des procédures qui le nécessitent. Les femelles accouplées seront séparées des mâles et mises en compagnie des « accompagnantes » dès l’arrêt de l’accouplement. Si une accompagnante est agressive, elle sera immédiatement remplacée. Lors des tâches comportementales : si des comportements agressifs envers les petits sont détectés, l’expérience sera immédiatement interrompue. Les souriceaux seront maintenus sur tapis chauffant pour les courtes périodes inter-essais, dans les rares cas où ils ne pourraient pas être retournés à leur mère. Ils seront frottés avec le matériau de leur nid d’origine avant d’être rendus à leur mère afin de favoriser leur ré-intégration (suivi de leur bien-être et points limites définis au préalable).

Choix des espèces

Notre but est de comprendre les mécanismes impliqués dans une fonction cognitive complexe, à l’échelle de large ensemble neuronaux. Nous avons choisi le modèle souris car le cerveau murin présente de grandes similarités avec d’autres cerveaux de Mammifères, y compris l’Homme, et permet d’étudier les fonctions cognitives qui nous intéressent. L’effet positif de l’ocytocine sur les comportements sociaux a notamment été montré aussi bien chez la souris que chez l’Homme. Les odeurs jouent un rôle important dans le lien mère-progéniture, aussi bien chez l'Homme que chez la Souris. Le projet sera réalisé sur des animaux de 2-6 mois ce qui correspond chez cette espèce à l’âge adulte où l’animal est en pleine capacité d’apprentissage. Leur poids et leur taille sont stabilisés, et la taille du cerveau est homogène garantissant ainsi une bonne reproductibilité des sites d'injection et/ou d’implantation. Des souriceaux seront utilisés comme stimuli au cours des expérimentations car elles visent à comprendre les bases neurobiologiques des comportements maternels.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 300
Souffrances
▲ -
▲ 96
▲ 204
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 300

300 souris nude, dépourvues de défenses immunitaires pour accepter des cellules humaines, vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, toutes tuées à l'issue. Elles reçoivent une injection de cellules de cancer du sein triple négatif dans le tissu mammaire, au moins une injection de nanoparticules dans la veine de la queue, puis jusqu'à quatre séances d'imagerie de deux heures sous anesthésie, certaines avec une phase d'hyperthermie locale. Le porteur ramène les effets indésirables attendus au stress des piqûres, comparable selon lui à celui d'un changement de cage. Il indique avoir déjà présélectionné les nanoparticules sur des modèles cellulaires, et juge le recours aux animaux "indispensable" parce que le devenir des nanomédicaments dépend de l'élimination par le foie et les reins.

Objectifs

Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez la femme et le cancer du sein triple négatif, qui représente 10-20% des cas de cancer, est le plus agressif avec le pronostic le plus défavorable. Les options thérapeutiques actuelles ne sont pas encore optimales et nécessitent de proposer de nouvelles options thérapeutiques. Notre objectif est donc d’évaluer dans un modèle murin de tumeurs mammaires de nouveaux nanosystèmes permettant de (re)sensibiliser les cellules à la chimiothérapie. La présence d’un cœur d’oxyde de fer dans ces nanothérapies sera également exploitée pour induire une vectorisation magnétique et une hyperthermie locale dont nous évaluerons également l’effet thérapeutique.

Bénéfices attendus

Le bénéfice à court terme est de documenter l’impact du guidage magnétique sur l’accumulation de nanovecteurs dans une tumeur mammaire implantée chez la souris et d’évaluer une thérapie innovante pour le traitement des cancers du sein triples négatif.

Procédures

Les animaux recevront une injection unique au niveau du tissu adipeux mammaire de cellules tumorales et d'au moins une injection de nanothérapie par la veine de la queue. Ces gestes seront réalisés sous anesthésie qui ne durera pas plus de 5 minutes. Concernant les imageries, elles seront également réalisées sous anesthésie et seront au nombre de 4 maximum et d'une durée maximale de 2heures.

Impact sur les animaux

L' effet indésirable attendu est lié au stress induit par les piqures. Le niveau de stress généré par ces gestes sera comparable à celui induit par les changes.

Devenir

A la fin de chacune des procédures les animaux sont euthanasiés pour prélèvements et dosages.

Remplacement

Il existe de nombreux tests d’évaluation de toxicité sur des modèles cellulaires. Ces tests ont été réalisés et nous ont permis de présélectionner les nanoparticules que nous allons évaluer. Les objectifs du projet étant d’évaluer l’accumulation tumorale des nanovecteurs, leur efficacité thérapeutique dans un contexte complexe ou le devenir des nanomédicaments peut être impacté par l'élimination hépatique, ou rénale de l’hôte, l’utilisation d’animaux est donc indispensable.

Réduction

Le nombre d'animaux est réduit au minimum tout en maintenant une puissance statistique suffisante. En effet, une simulation en utilisant G-power, montre que pour mettre en évidence une éventuelle différence d’accumulation/efficacité de nos nanovecteurs supérieure ou égale à 20%, nos groupes doivent être constitués de 12 individus, avec un risque alpha de 0.05 et beta 0.95.

Raffinement

Outre les conditions d'hébergement assurées par la structure (cycle jour/nuit, température, papier pour constitution de nid...) les seront maintenus en normothermie pendant toutes les procédures - normothermie assurée un système de chauffage asservi à la température rectale aussi bien pendant les phases d’hyperthermie locale que lors des études d’accumulation. Pendant l’examen IRM un suivi du rythme respiratoire sera réalisé afin d’évaluer la qualité de l’anesthésie. Le suivi régulier des animaux sera réalisé afin de s'assurer que les points limites adaptés à l'étude ne sont pas atteints. Un arbre décisionnel est mis en place pour arrêter toute souffrance à laquelle les animaux pourraient être exposés. Afin de réduire l’inconfort de l’animal un dépôt de gel ophtalmique sur la cornée sera effectué à chaque phase des protocoles.

Choix des espèces

Les lignées tumorales de cancer du sein triple négatif étant des cellules humaines, des souris nude femelles seront utilisées, cette expèces est retenue car le modèle ainsi obtenu est le modèle de référence. Il s’agira d’animaux âgés de 8 à 10 semaines ayant atteint la maturité sexuelle.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 9200
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 9200
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 9200

Une canule de fibre optique dépassant de deux millimètres au-dessus du crâne, et le toilettage excessif qui en découle : 9 200 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. 5 040 d'entre elles subissent deux chirurgies sous anesthésie de 30 à 90 minutes puis six séances d'enregistrement de l'activité de leurs neurones, 4 160 une chirurgie puis cinq jours d'observation de leurs comportements sociaux, et 4 800 des injections intrapéritonéales ou intrathécales. L'objet du projet est le toucher affectif, la caresse légère, et les structures cérébrales qui l'intègrent. Le porteur décrit ces chirurgies comme "extrêmement bien tolérées par les animaux", et justifie la mise à mort de toutes les souris par leur modification génétique et leur infection par des virus, qui interdisent de les replacer.

Objectifs

L’objectif de ce projet est de mettre en évidence les structures responsables de l’intégration du toucher affectif et de définir leurs rôles dans les comportements pro-sociaux.

Bénéfices attendus

Ce projet permet de disséquer les mécanismes cellulaires et moléculaires du toucher léger chez la souris. Il aura des répercussions dans deux domaines. En effet, le toucher léger est altéré dans des pathologies humaines (autisme, défaillances cardiovasculaires, etc), et nos données permettront l'identification de cibles pharmacologiques pour corriger ces déficits dans l'espoir de réduire les déficits de comportement social associés. D'autre part, "la stimulation tactile affective" est une approche thérapeutique utilisée dans de nombreux domaines (gestion de la douleur, de l'anxiété, du stress chronique, soins palliatifs, contact parents-enfants, troubles du sommeil, etc..) et notre travail devra permettre de raffiner ces protocoles, et/ou de proposer des approches pharmacologiques pour alléger les symptomes de ces pathologies.

Procédures

Pour les procédures 1 à 6 : Chaque animal sera soumis à deux chirurgie sous anesthésie générale gazeuse (30 à 90 minutes) puis à plusieurs sessions d’enregistrement de l'activité neuronale sur animal vigile (5 fois 10 minutes puis 1 fois 20 minutes) (5040 animaux) Pour les procédures 7 à 9 : Chaque animal sera soumis à une chirurgie sous anesthésie générale gazeuse (30 à 60 minutes), puis à l’observation automatique de leurs comportements sociaux en groupe (5 jours). (4160 animaux) Supplément pour les procédures 2, 5 et 8 : injection de produits par voie intrapéritonéale (2 minutes par animaux) (2400 animaux) Supplément pour les procédures 3, 6 et 9 : injection de produits par voie intrathécale (2 minutes par animaux) (2400 animaux)

Impact sur les animaux

Les actes chirurgicaux nécessaires à ce projet sont des actes chirurgicaux similaire à ceux utilisés par de nombreuses équipes de recherche à travers le monde et extrêmement bien tolérées par les animaux. Nous prévoyons cependant que des effets indésirables liés à ces chirurgies peuvent créer un stress dut à l’opération chirurgicale, des douleurs post-opératoires (qui sont prise en charge pharmacologiquement) ainsi qu’une gêne dut à la présence d’une canule de fibre optique dépassant de 2mm au-dessus du crane. Le stress et les douleurs peuvent entrainer une légère perte de poids qui sera monitorée. La gêne occasionnée par la présence de la fibre optique peut entrainer un toilettage excessif qui sera lui aussi évalué. Nous considérons que ces effets indésirables peuvent durer 1 semaine au maximum apres la chirurgie.

Devenir

Tous les animaux utilisés étants génétiquement modifiés et/ou infectés par des virus génétiquement modifiés eux aussi, il nous est impossible de replacer ou de faire adopter ces animaux. Ils seront donc mis à mort à la fin de chaque procédure. Des prélèvements histologiques seront effectués sur chaque animaux pour confirmer les résultats

Remplacement

La perception du toucher est un phénomène appréhendé par l’organisme conscient, et lui seul, en particulier sa dimension émotionnelle. Il n’existe pas de modèles in-vitro ou de modèles mathématiques permettant de modéliser la représentation du toucher pouvant mimer une émotion, en dehors des animaux de laboratoire. De plus, la variété des techniques de modifications génétiques chez la souris permet d'identifier et de cibler spécifiquement des mécanismes moléculaires ou cellulaires à un niveau où l’expérimentation humaine n’atteint pas ce niveau de résolution. Nous considérons donc le recours à la souris comme guidé par des considérations scientifiques, techniques et éthiques

Réduction

Chez l’homme, la dimension émotionnelle du toucher est un paramètre confondant, qui rend difficile la constitution de petites cohortes homogènes. À l’inverse, les modèles animaux sont homogènes et fournissent des résultats reproductibles. Ceci permet d'établir avec précision le nombre d'animaux nécessaire à la validation des hypothèses de travail par des tests de puissance statistique. Nous exploitons au mieux nos enlevages, puisque nous étudions mâles et femelles, et que nous étudions la majorité des génotypes produits. Ce projet propose d’utiliser plusieurs approches afin d’atteindre le même objectif, mais dès les premiers résultats prémilitaires obtenus, il sera possible de juger laquelle de ces approches est la plus efficace et donc de réduire le nombre de procédures qu’au modèle le plus efficace (viral contre génétique par exemple). De meme, ce projet propose d’aller investiguer dans plusieurs régions du cerveau et il est fort possible que certaines d’entre elles ne répondent pas nos attentes et seront donc éliminées dès les premiers résultats obtenus, réduisant encore le nombre d’animaux utilisé. Les nombres d'animaux nécessaires aux différentes procédures ont été déterminés en utilisant un logiciel libre de calcul de puissance statistique en le nourrissant des données issues d'une analyse rétrospective des résultats obtenus en utilisant les mêmes techniques par notre groupe et pas d'autre groupes à travers le monde.

Raffinement

Nos procédures requièrent que tous nos animaux soient suivis dès leur naissance. Ceci permettra de s’assurer du bien-être des animaux tout au long de leur vie en suivant certains paramètres définis par une fiche et grille de suivi clinique au minimum trois fois par semaine (en annexe). Cette fiche de suivi permet de déceler rapidement des signes précoces d’éventuelle douleur et ou détresse (points limites). Pour aider à la prise de décision, cette fiche contient plusieurs critères d’évaluation permettant de déterminer un score qui permet à l’expérimentateur de prendre la décision adaptée pour mettre en place rapidement des mesures visant à éviter ou réduire cette souffrance, et si nécessaire, l’arrêt des souffrances par mise à mort. Ce suivi tout au long de la vie par les expérimentateurs permettra aussi de réduire le stress des animaux qui y seront habitué. Cela augmentera aussi la qualité et la reproductibilité des résultats, et donc in fine diminuera le nombre d’animaux nécessaire pour obtenir des résultats significatifs. Les tests comportementaux présents dans cette saisine n’utilisent pas d’environnements considérés comme stressant ou anxiogènes et laissent une liberté d’action maximale à l’animal en le laissant choisir de lui-même d’interagir ou non avec des textures ou un congénère, tout en limitant ce temps d’expérimentation à 20 minutes par individus. Toutes les manipulations, pharmacologiques ou génétiques, ont pour but d’améliorer les relations sociales des individus et donc d’améliorer les conditions de vie des animaux, et cela, très tôt après leurs naissances. Les cages d’hébergement sont toutes enrichies avec des boules des cotons et des maisons en plexiglass rouge. Toutes les douleurs opératoires et postopératoires seront prises en compte avec une prise en charge pharmacologique adaptée.

Choix des espèces

Le projet utilise la souris, car c’est le modèle mammifère de référence pour la technique de modification génique. Le projet scientifique vise à utiliser la puissance de la génétique chez la souris pour étudier le rôle des gènes essentielles dans la perception et l’intégration sensorielle normale et pathologique Notre projet vise à moduler différentes voies neuronales durant les étapes tardive du développement neuronal qui ont lieu apres la naissance et durant l'adolescence pour en observer les conséquences à l'état adulte. Par conséquent, nous manipulerons les animaux dès la naissance et jusqu'à l'âge adulte.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Rats : 720
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 600
▲ 120
Devenir
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 -
 -
 720

720 rats vont être utilisés, 120 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère et 600 un niveau modéré, chacun pouvant passer par l'ablation d'un rein en deux opérations espacées de dix jours, dix semaines de régime provoquant une insuffisance rénale ou un diabète, une échocardiographie, vingt-quatre heures seul en cage à métabolisme, cinq séances de mesure de pression artérielle et le port d'un gilet d'électrocardiogramme. Tous sont tués en fin de procédure pour les analyses de sang et d'organes. Le porteur décrit une perte de poids et d'appétit, une diurèse augmentée, des douleurs et des risques d'infection après la chirurgie, et de rares détresses cardiorespiratoires sous anesthésie. Il annonce que ce nombre de 720 rats "permet de s'assurer de la faisabilité du projet" sans donner de calcul de puissance, et prévoit d'arrêter l'étude si les premières expériences ne confortent pas son hypothèse.

Objectifs

Les comorbidités cardiovasculaires de l’insuffisance rénale chronique (IRC), ce qu’on appelle le syndrome cardiorénal, sont dramatiques et impactent la survie des patients. La prévalence de l’insuffisance rénale chronique en Europe est près de dix pour cent. Il est important de comprendre les mécanismes sous-jacents des interactions entre rein et coeur, mais également d’identifier des thérapeutiques permettant de limiter ces comorbidités. Les données recueillies chez l’Homme et l’animal montrent que l’aldostérone joue un rôle critique dans le remodelage rénal et cardiaque via l’inflammation et la fibrose. La modulation de l’inflammation dans les organes affectés (rein, coeur) peut également jouer un rôle critique dans le maintien au long cours du remodelage rénal et cardiaque. Les objectifs du projet sont d'étudier de nouvelles cibles thérapeutiques du syndrome cardiorenal, en particulier le role de l'aldostérone. Notre hypothèse est que la modulation de la signalisation de cette hormone aura un effet benefique sur le syndrome cardiorenal en cas d'insuffisance rénale chronique.

Bénéfices attendus

L’insuffisance rénale chronique (IRC) dont la prévalence est d’environ 10 pourcent en europe, selon les pays, a des conséquences cardiovasculaires majeures avec une morbidité et mortalité importantes. Ce lien rein-coeur est appelé syndrome cardiorénal. Le but du projet est de comprendre les conditions et mécanismes par lesquels l'aldostérone et son récepteur, sont impliqués dans le syndrome cardiorénal. Pour cela, l’efficacité d’un antagoniste pharmacologique de l'aldosterone synthase sera étudié lors d'une insuffisance rénale chronique induite par deux méthodes differentes, en particulier les effets sur l'inflammation et la fibrose tissulaire au plan rénal et cardiovasculaire. Ces résultats permettront de proposer des alternatives thérapeutiques aux patients souffrant de syndrome cardiorénal.

Procédures

Les animaux sous soumis à diverses interventions. Pour induire une insuffisance rénale chronique, l’ablation d’un rein est réalisée par chirurgie sous anesthésie et avec une prise en charge analgésique avant, pendant et après l’opération (20 min, 2 fois à 10 jours d’intervalle) ou les animaux sont mis sous régime alimentaire spécial avec administration d’un régime induisant une insuffisance rénale ou un diabète (animal vigil, en continu sur 10 semaines maximum). L'induction du diabète nécessitera une injection intrapéritonéale (1 fois, 1 minute) et un suivi mensuel de la glycémie par un prélèvement sanguin de faible volume (3 foix maximum, 1 minute). L'exploration de la maladie cardiaque comporte une échocardiographie sous anesthésie gazeuse (15 min, 1 fois). Pour recueil des urines (une fois pendant 24h) un hébergement individuel temporaire est nécessaire (animal vigile). La mesure de la pression artérielle est réalisée cinq fois sur 5 jours consécutif pendant 15 min (animal vigile). Un électrocardiogramme non invasif par un système de télémétrie par gilet (une fois, durée 15 min) est réalisé (animal vigile). Des prélèvements sanguins sont effectués une fois après 1 mois d'insuffisance rénale chronique (1 minute) chez l’animal vigile. L’euthanasie est réalisée en fin de période expérimentale après analgésie et anesthésie.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables notoires seront 1) la baisse de la thermorégulation et dans de rares cas une détresse cardiorespiratoire à l’anesthésie (chirurgie rénale, échocardiographie) 2) la douleur et les risques d’infection suite à l’intervention chirurgicale, 3) les conséquences de la maladie rénale chronique (perte de poids, perte d’appétit, diurèse augmentée), 4) le régime alimentaire spécial incluant le traitement pharmacologique avec l’eplerenone peut entrainer une perte de poids et modifier la mobilité et le comportement des animaux, 5) l’hébergement individuel temporaire dans les cages à métabolisme pourra engendrer un stress 6) le stress lié à la manipulation et la contention durant la prise de pression artérielle ou l’installation des gilets pour l’électrocardiograme 7) le stress et la douleur légère de courte durée au site de prélèvement de sang avec un risque minime d'hémorragie.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés en fin de procédure car des analyses biochimiques sanguines (composition, molécules pro-inflammatoires) ainsi que des analyses sur organes prélevés sont obligatoires pour mener à bien ce projet.

Remplacement

Cette recherche est de type fondamentale. Nous avons besoin de réaliser des expériences in vivo chez le rat afin de pouvoir confirmer nos données obtenues in vitro. Cette étude ne peut être conduite qu'in vivo car il n’y a pas de modèles alternatifs pour l’étude intégrée et multi-organes de l’activation du récepteur minéralocorticoïde par l aldosterone et de la signalisation sous-jacente dans le syndrome cardiorénal. Il n’est pas possible de recréer in vitro la complexité d’un organisme entier avec tous les acteurs cellulaires rentrant en jeu.

Réduction

Le nombre total d’animaux utilisés sera de 720 rats. Ce nombre permet de s'assurer de la faisabilité du projet tout en mettant en évidence des différences statistiques entre les résultats de nos différents groupes. Nous chercherons à regrouper les expérimentations dans le but de réduire le nombre d’animaux contrôles. L’étude sera arrêtée si les expériences initiales ne confortent pas l’hypothèse de travail.

Raffinement

Dans la réalisation de ce projet, l’ensemble des procédures a été mis au point afin de permettre une interprétation fiable dans le respect du bien-être animal, en limitant la douleur et le stress (anesthésie, analgésie, etc.). Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation avec un cycle jour nuit automatique : les animaux sont hébergés avec leurs congénères en portoirs ventilés avec un système d’abreuvement automatique et un accès à volonté à la nourriture et l’eau. Le milieu est enrichi avec un des enrichissements ci-après : carré de lanière kraft et batonnet en bois. Les conditions de températures et d’hygrométrie sont contrôlées et monitorées. Les animaux sont vérifiés quotidiennement. Nous nous efforçons à chaque instant de raffiner nos procédures afin de garantir le bien-être des animaux en cours de procédure grâce à une surveillance attentive, des soins adaptés. Lors des anesthésies, la température interne est suivie, les animaux sont placés sur un tapis chauffant pour limiter l’hypothermie, et une attention particulière est portée pour la période de réveil pour s’assurer de la bonne récupération des animaux. La douleur post-opératoire sera prise en charge par une analgésie et des croquettes hydratées seront déposées au fond de la cage pour faciliter l’alimentation. La prise alimentaire ainsi que le poids seront contrôlées pendant les traitements, incluant l’administration d’eplerenone, et les analyses métaboliques, avec une pesée hebdomadaire. L’hébergement individuel temporaire dure 24h pour le prélèvement d’urines et fèces. Une période d’habituation est mise en oeuvre et les animaux sont placés le jour (pendant 3 jours) dans la cage métabolique, et retournent la nuit dans leur cage. Enfin, certaines analyses cardiovasculaires seront réalisées sous anesthésie, d’autres après habituation, afin de réduire le stress des animaux. Des points limites suffisamment précoces ont été définis.

Choix des espèces

L'espèce rat a été choisie car c'est un modèle établi pour le développement de maladies cardiovasculaires et rénales. De plus nous disposons d'un modèle de rats génétiquement modifiés permettant d'exprimer l'aldostérone synthase humaine à la place de l'aldostérone synthase endogène de rat et tester ainsi les nouveaux inhibiteurs de l'aldostérone synthase qui ne sont actifs que sur l'aldostérone synthase de primates. Les animaux males et femelles sont utilisés à l’âge adulte (7 semaines) afin de disposer d’un organisme avec un processus de développement terminé.

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système urogénital
Souris : 187
Souffrances
▲ -
▲ 145
▲ 42
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 187

187 souris vont être utilisées, 42 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 145 un niveau léger, toutes tuées à l'issue. Des femelles gestantes reçoivent un traitement par voie orale puis une injection intrapéritonéale pour déclencher la suppression d'un gène, avant d'être tuées par dislocation cervicale, leurs embryons étant décapités aussitôt après. Les souris qui naissent et survivent sont pesées deux fois par semaine puis suivies jusqu'à six mois, âge auquel elles sont tuées après évaluation de leur phénotype dommageable, malformations ou dysfonctionnements de l'appareil urinaire. Le porteur affirme travailler dans une boîte de Pétri chaque fois qu'il le peut, et conclut que ce gène doit être étudié "dans sa globalité", donc dans un organisme vivant.

Objectifs

Les anomalies congénitales du rein et le tractus urinaire (CAKUT) font partie des malformations les plus importantes à la naissance. Les maladies CAKUT peuvent être létales à la naissance ou pendant l’enfance ou l’adolescence. Chez les adultes, les maladies CAKUT prédisposent à des pathologies rénales chroniques, une maladie qui conduit souvent à une insuffisance rénale terminale. Malgré cet impact important de santé publique, dans 80% des maladies CAKUT, aucun gène n’a été à ce jour identifié. La mutation de gène de notre intérêt a été récemment identifiée chez les individus souffrants des maladies CAKUT. Pour autant les mécanismes d’action de ce gène et son rôle pendant l’embryogenèse et au cours de la vie d’adulte est totalement méconnu à ce jour. Dans ce projet, nous allons d’une part activer la délétion de ce gène sur les femelles gestantes pour analyser les embryons à des stades précoces de l’embryogenèse. D’autre part, si la délétion de ce gène n’est pas léthale pendant la grossesse, nous allons vérifier si les souris adultes présentent des problèmes de santé sur trois générations. Nous avons calculé que nous aurons besoin de 187 animaux au total.

Bénéfices attendus

Ce projet de recherche fondamentale va permettre de comprendre comment le dysfonctionnement de notre gène d’intérêt altère la formation du rein conduisant à des malformations voire à l’absence totale des reins aboutissent à une mortalité précoce ou à des maladies rénales chroniques pour lesquels à ce jour, à part la dialyse ou la greffe d’organe, la médecine n’a aucun autre recours.

Procédures

Administration par voie orale sur les femelles gestantes d’un traitement pour activer la délétion du gène d’intérêt (40 secondes par animal) suivi, 48h plus tard, par 1 injection intrapéritonéale (20 secondes par injection). -A partir du sevrage, pesée 2 fois par semaine (20 seconds) jusqu’à l’âge de 2 mois puis 1fois/semaine jusqu’au 3ème mois puis 1 fois/mois jusqu’au 6ème mois.

Impact sur les animaux

Les animaux pourraient développer des malformations et/ou dysfonctionnement des organes uro-génital. La contention cause du stress et la piqure cause une légère douleur.

Devenir

Procédure 1: Mise à mort avant la naissance. Procédure 2 : Procédure de suivie du phénotype de la naissance jusqu'à 6 mois. Notre étude porte sur l'analyse du rein en development donc nous avons besoin d'avoir des embryons que nous obtenons à partir des femelles gestantes qui sont mises à mort par dislocation cervicale. Les embryons sont décapités rapidement après la mise à mort de la mère. Tous les animaux qui survivent après la naissance seront mis à mort à l'âge de 6 mois à l'issue d'évaluation du phénotype dommageable. En effet, à 6 mois d’âge, nous pouvons analyser de manière exhaustive les effets du phénotype sur le développement du rein et la fonction rénale. Des analyses antérieures seraient incomplètes, car certaines anomalies pourraient ne pas être visibles avant que le développement ne soit entièrement achevé. S’il y a phénotype dommageable cela pourrait apparaître progressivement et devenir pleinement visible à l’âge adulte, soit vers 6 mois. Attendre cet âge nous permet d’évaluer pleinement l’expression du phénotype et ses répercussions sur l’organisme, garantissant ainsi que toutes les manifestations du phénotype ont été correctement observées et documentées.

Remplacement

Nous avons les outils et l’expertise d’étudier notre gène d’intérêt dans une boîte de Pétri et nous le réalisons à chaque étape que nous le pouvons. Toutefois, ce gène a un rôle important dans la formation de plusieurs organes pendant la formation de l’embryon. Par conséquent pour mieux comprendre le fonctionnement de ce gène, il est nécessaire de l’étudier dans sa globalité en occurrence dans un organisme vivant.

Réduction

Afin d’obtenir des résultats statistiquement significatifs nous avons besoin de 20 embryons par expérience (histologie et analyses quantitatives) et par génotype. Toutefois pour réduire le nombre de souris utilisées si nous obtenons des résultats statistiquement significatifs avant l’utilisation de 20 embryons, nous ne ferons pas des accouplements supplémentaires. En ce qui concerne évaluation des problèmes de santé sur les animaux adultes : En nous appuyant sur la littérature et notre propre expérience, nous prévoyons l’analyse de 4 portées issus de 4 couples indépendants au cours de 3 générations (en suivant la législation en cours) pour évaluer le phénotype de la lignée générée dans ce projet. Le nombre minimum d’animaux nécessaire pour l’analyse de la prolifération cellulaire, les paramètres histologiques et physiologiques que nous envisageons d’analyser a été déterminé par des calculs statistiques basé sur un calcul de puissance associé à l’utilisation de tests de significativité statistiques.

Raffinement

Nous pratiquons un élevage sans phénotype dommageable grâce à un modèle de délétion conditionnelle où nous délétons le gène au moment voulu et uniquement dans certains tissus. Quant aux animaux susceptibles de développer un phénotype dommageable, outre de leur fournir un environnement enrichi pour satisfaire leur besoin de rongeur et leur instinct de nidification, de les héberger en permanence avec leur congénère de même portée, de les surveiller au quotidien, nous avons établis 2 grilles d’observation selon lesquels, les personnels formés et compétents noteront la moindre anomalie susceptible de compromettre leur état de santé, leur comportement et leur bien-être et prévoyant des points limites précoces et adaptés. Pour les injections, nous prenons la précaution de chauffer la solution au préalable à 37°C. Lors de mis à mort des animaux, nous les anesthésions au gaz isoflurane à 4% dans la chambre d’induction pendant 2 à 3 min (temps nécessaire pour une anesthésie profonde) aussitôt après la souris est mis à mort par la dislocation cervicale. Les accouplements seront programmés afin d’éviter les mises-bas le week-end permettant d’assurer une meilleure surveillance des animaux autour de cette phase critique au cours de laquelle des points limites pourraient être atteints (avortement spontané, risques de dystocie). Un vétérinaire dédié de manière permanente à notre animalerie est disponible à toutes nos requêtes sur l’état de santé de nos animaux et plus particulièrement de ceux sous la procédure.

Choix des espèces

Nous avons choisi la souris (Mus musculus) comme le modèle de choix, en raison de ces similarités génétiques et physiologiques proches de l'homme. Le modèle de souris mutante pour le gène étudié dans ce projet mime fidèlement la pathologie humaine résultant du dysfonctionnement de gènes humains homologues. Les stades du développement : Depuis la naissance jusqu’ à l’âge de 6 mois, période nécessaire et suffisante pour évaluer le bien-être de la lignée génétiquement modifiée créée dans ce projet. Les femelles âgées de 8 semaines à l’optimum de leur maturité sexuelle pour la production d’embryons objets de l’étude.