Recherche fondamentale
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Modèle préclinique d’insuffisance hépatique modérée ou sévère pour tester l’effet thérapeutique des molécules candidates
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système cardiaque
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
L'état des souris est suivi de près pour les tuer avant une mort certaine: 4 680 souris vont être utilisées dans ce modèle d'insuffisance hépatique aiguë, 4 080 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère et 600 un niveau modéré, toutes tuées à l'issue. Après seize heures de jeûne, elles reçoivent par gavage une surdose de paracétamol ou de thioacétamide qui détériore leur foie dans les heures qui suivent, avec douleurs abdominales, baisse de mobilité et arrêt du toilettage. Le porteur prévoit quinze souris par groupe pour le modèle sévère parce que la mortalité doit être intégrée au calcul, et précise qu'une souris morte spontanément devient inexploitable puisque son foie se dégrade. Un antidote existe déjà et se montre efficace dans les huit heures, le projet visant à élargir cette fenêtre.
Objectifs
L’acétaminophène (ou paracétamol ou APAP) est amplement utilisé comme médicament analgésique et pour faire baisser la fièvre, il ne présente pas de risque au patient en dose thérapeutique. Cependant, il peut induire des lésions sévères du foie, voir même une insuffisance hépatique aigüe en cas de surdose. Nombreux cas de surdoses de l’acétaminophène intentionnelle ou non sont comptabilisés spécialement dans les pays occidentaux avec un taux élevé d’insuffisance hépatique. En France, cette surdose représente la cause la plus fréquente d’insuffisance hépatique aigüe sévère avec un taux de mortalité de 22 %, c’est donc un grave problème de santé publique. A ce jour, un seul antidote est cliniquement prouvé mais bien qu’il se soit révélé très efficace pour prévenir les lésions hépatiques après un surdosage d'acétaminophène, l'efficacité thérapeutique est la plus élevée lorsqu'elle est administrée dans les 8 heures suivant l'accident. La recherche d'une thérapie ou d’un médicament permettant d'élargir la fenêtre thérapeutique a conduit à des études approfondies sur les mécanismes de mort cellulaire et sur les lésions hépatiques après une surdose d’acétaminophène. Les modèles d’insuffisance hépatique aigüe par intoxication de la souris avec surdose d’acétaminophène ou de thioacétamide qui est développé dans ce projet ont pour but de fournir la possibilité de tester différentes cibles thérapeutiques (composée chimiques ou thérapie cellulaire) dans un contexte d’intoxication modérée à sévère.
Bénéfices attendus
La surdose de paracétamol est un problème de santé publique important et l’insuffisance hépatique la principale cause de mortalité ou qui nécessite de transplantation hépatique. Le modèle d’insuffisance hépatique aigüe chez la souris, causé soit par surdose d’acétaminophène soit par surdose de thioacétamide est un modèle court. Il permet ainsi de tester rapidement l’efficacité de différentes thérapies (action sur la production de métabolite toxique et de ce fait sur la nécrose hépatique). Par conséquence, après validation clinique, cela permettra d’avoir une alternative à la transplantation de foie.
Procédures
Pour induire une insuffisance hépatique aigue modérée ou sévère, les animaux seront mis à jeun pendant 16h. Ils recevront un gavage en surdose qui engendrera une détérioration de leur foie dans les heures suivant cette administration. L’état des animaux sera suivi de près pour intervenir rapidement et euthanasier un animal avant une mort certaine. Les prélèvements de sang (100µL) seront réalisés de préférence à la veine maxillaire sur animal vigile (le prélèvement dure moins d’une minute) avant intoxication puis 24h post intoxication. Lors de l'euthanasie, le prélèvement de sang terminal sera effectué par ponction intracardiaque ou en veine cave sous anesthésie et analgésie. Le prélèvement dure moins de 2 minutes.
Impact sur les animaux
Le modèle développé a pour but d’induire une insuffisance hépatique, selon la surdose, elle peut être modérée ou sévère. Cette pathologie cause de la douleur au niveau abdominal, les animaux peuvent montrer des signes de mal être, réduire leur mobilité/exploration de la cage, ainsi que leur toilettage. En fonction de la dose, ces effets peuvent durer plus ou moins longtemps. Une observation sera réalisée à différents temps après intoxication, les symptomes observés serviront à grader l’évolution de la maladie. Les effets secondaires des candidats médicaments ne sont pas toujours connus. Tout effet secondaire est répertorié et si cela impacte le bien être de l’animal, cela serait un point limite qui entrainerait l’arrêt du traitement, voir l’euthanasie de l’animal/du groupe de traitement.
Devenir
En fin de projet, tous les animaux seront euthanasiés pour récupération de tissus et de sang, et évaluation de critères d’efficacité des composés (paramètres métaboliques et de fonction hépatique dans le sang...).
Remplacement
Des modèles in vitro pour comprendre la mécanistique du paracétamol et des composées à tester existent et peuvent être réalisés avec des cultures de cellules hépatiques primaires de souris ou humaines. Cela permet de sélectionner des molécules ou thérapies qui présentent un effet sur les points clés de la pathologie étudiée. Les cellules primaires présentent une limite entre leur viabilité et le temps en culture. En effet, elles ne sont pas viables après 24h en culture. Une autre limite est l’absence de cellules immunitaires, présentent dans l'organisme et qui jouent un rôle dans la régénération du foie. La relevance clinique des modèles cellulaires n’est pas très claire et peut ne pas être applicable à la réalité clinique.
Réduction
L’objectif de cette étude est d’avoir différents niveaux d’insuffisance hépatique causée par l'intoxication afin de pouvoir tester différentes interventions thérapeutiques. Les animaux auront un suivi accru qui permettra de minimiser la souffrance et en même temps qui garantit le phénotype pathologique. Comme ce modèle va varier entre une intoxication modérée et sévère, la mortalité doit être prise en compte bien qu’elle sera accompagnée et suivie afin d’éviter la mort spontanée et la souffrance extrême de l’animal. En conséquence, un nombre plus élevé de souris n=15 par groupe sera envisagé pour le modèle d’insuffisance hépatique sévère afin de garantir la puissance statistique du projet. Il est important de mentionner, qu’une souris morte spontanément ne pourra pas rentrer dans les analyses car son foie se dégénère et n’est plus exploitable.
Raffinement
Dès leur arrivée dans la zone d’exploration fonctionnelle, les animaux seront hébergés dans des conditions définies par la directive européenne 2010/63/UE et plusieurs types d’enrichissement seront mis dans les cages (tunnel, Aspen brick, coton, igloo et Sizzelnest). L’état des animaux sera suivi quotidiennement par du personnel compétent afin de s’assurer de leur bien-être. Après intoxication, les animaux vont montrer des signes de mal-être (baisse de l'activité dans la cage, un pelage moins brillant, baisse de la température corporelle, perte de poids), ces symptomes seront gradés. Dans le cas d'atteintes sévères, l'animal sera euthanasié. Les prélèvements de sang seront effectués de préférence à la veine maxillaire sur animal vigile ou à défaut au sinus rétro-orbitaire sous anesthésie gazeuse et avec un anesthésique local.
Choix des espèces
L’overdose de paracétamol chez la souris présente des nombreuses caractéristiques pathophysiologique similaire à l’humain. A partir de la maturité sexuelle (8 semaines d’âge). Les jeunes souris avant 8 semaines d’âge métabolisent différemment l’acétaminophène et cela ne correspond pas à la pathologie humaine.
Consommation d’alcool à l’adolescence et mémoire
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Alcoolisés par injections intrapéritonéales répétées pendant leur adolescence, 240 rats sont ensuite soumis à des tests de mémoire dans un labyrinthe en Y, dix minutes d'exploration libre puis cinq minutes de test. Les procédures impliquent un niveau de souffrance léger pour la moitié d'entre eux et modéré pour l'autre, et aucun rat ne sort vivant du protocole. Le porteur écrit qu'aucune nuisance n'est attendue en dehors de la douleur locale de la piqûre, tout en prévoyant une grille de perte de poids graduée jusqu'à 40 % et l'arrêt du traitement au premier signe de douleur avérée. Les cerveaux sont prélevés après les tests d'apprentissage, pour des analyses neurochimiques.
Objectifs
Mettre en évidence chez le rat adolescent les conséquences d'une exposition à l'alcool à des fréquences différentes sur la plasticité synaptique bidirectionnelle, mécanismes cellulaires des apprentissages et de la mémoire, dans l'hippocampe. Déterminer la durée des perturbations pour savoir si les effets de l'alcool sont irréversibles et s'ils dépendent de la fréquence d'exposition. Identifier les cibles moléculaires responsables des effets de l'alcool afin de savoir si la fréquence d'exposition engage des cibles différentes pour des effets potentiellement différents. Faire le lien entre les perturbations électrophysiologiques et les capacités d'apprentissages des animaux exposés à l'alcool. Ce dossier est déposé afin de terminer le projet de l'autorisation précédente car il nous reste les protocoles d'apprentissages à effectuer. Nous avons à ce jour utiliser 1100 animaux sur les 3800 prévus parce que nous avons affiné nos protocoles d'injection d'éthanol aux animaux (voir ci-dessous) et que nous avons rencontrés de nombreux problèmes techniques ralentissant l'obtention des résultats prévus initialement.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de déterminer si la fréquence d'exposition à l'alcool à des effets specifiques sur les mécanismes de la mémoire et sur les capacités d'apprentissages chez le rat adolescent. Ce projet repondra egalement à la question de la réversibilité des effets d' alcoolisations répétées à différentes fréquences à un âge adolescent, pendant la periode finale de maturation cérébrale, et donc permettra de préciser les messages de prévention à destination des jeunes consommateurs.
Procédures
Les interventions que subiront les animaux après les procédures d'injection d'alcool consistent en trois tests comportementaux, tous basés sur la curiosité spontanée des rongeurs à explorer leur environnement. Les injecitons d'alcool en i.p. durent de 1 à 2 sec car les volumes restent faibles. Ces injections sont toujours suivis d'un massage au lieu d'injeciton et d'une observation de l'animal pendant quelques minutes (jusqu'à l'endormissement). Les tests comportementaux durent, par animal, 10 min pour la phase de déambulation libre dans le labyrinthe en "Y" puis de 5 min pour la phase de test (quel bras vat-il choisir?). Entre les deux, l'animal est remis en cage.
Impact sur les animaux
Aucune nuisance n'est attendue sur l'animal en dehors d'une douleur locale lors de l'éxécution du geste de piquer l'animal
Devenir
A l'issue des procédures indiquées, les animaux seront testés dans des tâches d'apprentissages afin de mesurer leur capactité mnésique et leur flexibilité cognitive. A la suite de ces tests, les animaux seront euthanasiés. Le cerveau sera prélevé pour analyses neurochimques
Remplacement
Pour ces denriers tests comportementaux, nous sommes dans l'obligation d'utiliser l'animal car il s'agit de compléter des études neuropharmacologiques et electrophysiolgoiques précédemment effectuées ex vivo sur une tranche cérébral d'hippocampe. Ces expérinces ici réalisées in vivo chez l'animal intact et libre de ses mouvemetns permettent donc de vérifier nos résultats obtenus sur une partie seulement du cerveau. AInsi, il pourra être établis qu'un mécanisme neuronal observé de manière précise ex vivo a une réalité physiologique en modulant le comportement de l'animal. Il n’existe pas à ce jour de méthode de substitution si l’on veut étudier les mécanismes neuronaux de la mémoire. En effet, les signaux que nous étudions ne sont générés que si les neurones sont organisés en réseau fonctionnel qui inclus donc l’ensemble des types cellulaires du système nerveux central (neurones + glie), ainsi que les voies d’entrées et de sortie des informations mnésiques. Il faut donc au minimum une partie de l’Hippocampe à notre disposition dans un modèle semi-intégré. D’autre part, il nous faut avoir accès au fonctionnement du neurone dans son environnement biophysique et physiologique afin de déterminer les acteurs cellulaires des effets de l’alcool et notamment les cibles membranaires sur les neurones, ce qui ne peut être obtenus sur une culture de cellules. LEs études proposées ne peuvent se faire que sur un mammifère qui possède un hippocampe comparable à celui de l'Homme. Le rongeur étant l'espèce utilisée dans les travaux précédents du laboratoire et des autres équipes mondiales avec lesquelles les résutlats de ces travaux seront partagés et discutés, et qui utilisent également le rat, il n'est donc pas possible de remplacer l'espèce utilisée dans le contexte des études proposées.
Réduction
Le nombre d'animaux déterminée pour cette demande d'autorisation de projet scientifique a été calculé en se basant sur l'expérience du laboratoire en terme d'études comportementales sur animaux vigiles. Ce nombre bénéficie églament de notre expérience récente sur ce projet qui a démontré des résultats avec moins d'animaux que ce qui était prévu au départ puisque nous avons à ce jour utilisé 1100 animaux sur les 3850 prévus parce que nous avons affiné nos protocoles d'injection d'éthanol aux animaux notamment.
Raffinement
Le raffinement pour diminuer les angoisses sera assuré par un hébergement enrichi (stimulations sensorielles),en groupe (activités sociales) et en présence de musique dans la pièce de stabulation. Toutes les mesures seront mises en oeuvre afin de limiter souffrance et douleurs éventuelles. Les cages sont pourvues de litière en quantité suffisante, de rouleaux de carton (jeux, cache), de litiére foisonnante (nidification) et d'une cache surélevée en plastique pouvant servir de refuge ou autre. Nous pouvons ajouter que le déroulement de ce projet nous a permis d'observer des résultats significatifs après un nombre d'injections d'alcool inférieur à ce que nous avions prévu au départ, participant de fait au mieux-être des animaux. Les points limites sont les suivants: en cas de douleur avéré lors de la répétition des injections, le traitement s'arrêtera aussitôt et l'animal recevra immédiatement et pendant 3 jours consécutifs, du paracétamol (200 mg/kg) dans l'eau de boisson (vol de 30 ml consommé par jour par individu). L'animal sera réintégré au protocole s'il va mieux sinon il sera écarté définitivement. Score 0 1 2 3 pour Perte de poids de 0-10% 10-20% 20-30% 30-40%, respectivement. Un score de 3 observé une fois est irrémédiable et conduit à écarter l'animal de l'étude. Un score de 2 pendant 2 jours consécutifs et malgré notre intervention (arrêt du traitement) sera églament rédhibitoire. Un score de 1 aménera à suspendre le traitement et à observer la récupération de l'animal sans plus d'intervention; une aggravation de sa situaiton (score 2) aménera à l'écarter définitivement du protocole expérimental.
Choix des espèces
L’utilisation de rongeurs se justifie de par 1) leurs similitudes morphofonctionnelles au niveau cérébral par rapport aux humains. Ces animaux sont capables d'apprentissage et ressentent les effets de l'alcool au même titre qu'un humain et les mécanismes de la mémoire décryptés chez ces rongeurs sont considérés être les mêmes chez l'Homme, 2) les études au niveau international déjà effectuées par d’autres équipes et 3) notre propre expérience puisque nous avons déjà publié avec des rongeurs dans le cadre de projets équivalents. Ce présent projet est une continuation et une extension de ces études publiées car nous n'avons pas répondu à toutes nos interrogations. Il est reconnu que dans la population humaine, les jeunes femmes consomment de l’alcool au moins autant que les hommes mais scientifiquement, il existe beaucoup moins de connaissances fondamentales sur les mécanismes mnésiques perturbées chez les animaux femelles même si de nombreux articles indiquent une plus grande sensibilité des femelles aux effets de l’alcool. C’est ce que nous déterminerons entre autres ici dans le cadre d’une consommation excessive et de courte durée. La maturation sexuelle ayant lieu au cours de la puberté il est important de pouvoir déterminer le rôle de cette période sur la sensibilité à l’alcool.
Détermination des rôles de ALK1 dans l’angiogenèse et la quiescence vasculaire en utilisant des modèles murins.
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
- Troubles gastrointestinaux
- Troubles respiratoires
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
Comprendre pourquoi une maladie génétique rare abîme surtout les vaisseaux du foie et des poumons: 620 souris vont être utilisées pour cela, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacune reçoit trois à dix injections en état vigile, et environ un tiers subit une chirurgie avec perfusion menée sous anesthésie, sans réveil. Le porteur indique que les injections provoquent une douleur passagère, un risque d'infection et d'hématome, et que l'invalidation du gène étudié peut entraîner une perte de poids ou une baisse d'activité, l'état des nouveau-nés étant noté sur une grille qui suit la prise de nourriture, la croissance et la respiration. Les souris portent la modification génétique des patients, et le porteur juge "indispensable" d'en étudier à la fois de jeunes et des adultes.
Objectifs
Nous étudions une une maladie génétique héréditaire qui fragilise les vaisseaux sanguins et qui se manifeste, entre-autre, par des hémorragies, par l’élargissement des vaisseaux sanguins ainsi que des malformations entre les artères et les veines. Cette maladie peut conduire à des complications sévères touchant différents organes : atteinte du foie pouvant nécessiter une greffe, des poumons mais aussi du cerveau. Le diagnostic est souvent tardif car les symptômes se manifestent autour de 40 ans avec une grande variété de symptômes. Il s’agit d’une maladie génétique rare (1 cas sur 6000 naissances) dont la prise en charge et le contrôle des symptômes est difficile. Il est donc nécessaire de mieux comprendre les mécanismes impliqués dans la maladie pour développer de nouvelles approches thérapeutiques. Différents acteurs sont impliqués dans le développement de cette maladie qui contrôlent qui contrôlent, ensemble, à différents niveaux, la bonne organisation du réseau vasculaire sanguin. Pour comprendre le rôle de chacun de ces acteurs, on utilise des modèles de souris ne produisant plus certains de ces acteurs et on étudie les conséquences de cette perte sur les vaisseaux sanguins. Cette étude pourra apporter un bénéfice certain dans le développement de traitements pour des patients atteints de cette maladie.
Bénéfices attendus
Notre étude vise à identifier les conséquences de la perte de facteurs connus pour contrôler l’organisation des vaisseaux sanguins principalement dans le foie et les poumons. Ces facteurs sont à l’origine d’une maladie vasculaire génétique. Les patients atteints de cette maladie ont des problèmes de malformations vasculaires hépatiques et pulmonaires. Aucun traitement à cette pathologie n’existe, nécessitant des recherches dans ce domaine.
Procédures
Des injections sur animaux vigiles sont effectuées sur l’ensemble des animaux, au nombre de 3 à 10 maximum et d’une durée inférieure à 30 secondes chacune. Une injection sur animaux anesthésiés est prévue sur moins d’un quart des animaux et d’une durée inférieure à 30 secondes. Une chirurgie avec perfusion est prévue sur environ un tiers des animaux, après administration d’analgésiques et d’anesthésiants, et d’une durée maximale de 10 minutes.
Impact sur les animaux
Les injections sur animaux vigiles induisent une douleur passagère (quelques minutes maximum), un risque d’infection et d’hématome, ainsi qu’un stress suite à l’immobilisation (maximum 30 secondes). Lorsqu’une chirurgie est prévue, elle est sans réveil et d’une durée inférieure à 10 minutes. Une légère perte de poids ou une diminution d’activité sont possibles à la suite de l’invalidation du gène étudié.
Devenir
Les protocoles nécessitent qu’à la fin de chaque procédure, tous les animaux soient euthanasiés, afin de récupérer les organes.
Remplacement
Le développement de cette pathologie fait intervenir plusieurs types cellulaires. Il n’est actuellement pas possible de recréer les interactions cellulaires entre tous ces acteurs in vitro. De plus, les cellules des vaisseaux sanguins ont un phénotype différent d’un tissu à l’autre. Cette différence est fondamentale mais non maintenue en culture. Afin de comprendre pourquoi cette pathologie touche particulièrement les vaisseaux du foie et du poumon, nous devons avoir recours à l’expérimentation animale, les modèles in vitro n’étant pas adéquats.
Réduction
Nous avons utilisé un logiciel statistique ainsi que les données de la littérature pour déterminer la taille des groupes nécessaires pour garantir la validité des résultats avec un nombre d’animaux minimal.
Raffinement
Le bien-être des animaux est évalué quotidiennement par le personnel de l’animalerie. Dans chaque procédure induisant une douleur, des anesthésiants et des analgésiques sont utilisés. Suite à l’anesthésie (après environ 10 minutes), la perte totale de réactivité est testée en exerçant une pression sur les pattes avant d’effectuer tout geste technique invasif. Chez les nouveau-nés, un examen attentif permet d’évaluer les animaux sur les différents points de la grille de scoring mise en place qui évalue la prise de nourriture du nouveau-né, la croissance et la respiration. Chez l’adulte, un examen attentif permet d’évaluer les animaux sur les différents points de la grille de scoring mise en place qui évalue le changement de poids corporel, l’apparence physique et le comportement.
Choix des espèces
Les souris utilisées ont une modification génétique équivalente à celles des patients atteints de la maladie que nous étudions. Ce modèle murin est le seul existant actuellement permettant d’analyser le développement des malformations vasculaires de cette maladie. Les animaux seront soit des jeunes pour l’étude des vaisseaux en cours de développement, soit des adultes pour l’étude des vaisseaux stabilisés. Certains symptômes de la maladie sont de naissance, tandis que d’autres apparaissent à l’âge adulte. Il nous apparaît donc indispensable d’étudier les 2 âges.
Rôle de la relaxine-3 dans la douleur neuropathique chez la souris
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
1 160 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance léger pour 520 d'entre elles et modéré pour 640, toutes tuées à l'issue pour analyses immuno-histologiques. Une chirurgie sous anesthésie de quarante-cinq minutes au maximum installe une douleur neuropathique chronique, suivie de deux tests de douleur, de quatre tests d'anxiété et de dépression, d'une biopsie de la queue pour génotypage, d'un jeûne unique de vingt-quatre heures et d'infusions de composés directement dans le cerveau sur animal en mouvement libre. Le projet cherche à savoir si des neuropeptides de la famille de la relaxine-3 soulagent à la fois la douleur et les symptômes anxio-dépressifs qui l'accompagnent. Le porteur détaille les mesures de raffinement, hébergement social, manipulation quotidienne, analgésie chirurgicale, et écrit dans le même résumé que la douleur des souris "est inévitable et ne peut pas être soulagée car c'est l'objet de l'étude".
Objectifs
La douleur neuropathique est fortement associée aux troubles émotionnels avec une prévalence équivalent à 30%. Elle représente un fardeau économique majeur sur la société, estimé à plus de 800 millions d’euros en Europe. Il est donc nécessaire de comprendre les mécanismes qui sous-tendent cette comorbidité et mettre en place de stratégies thérapeutiques pour soulager et prévenir la chronicisation de la douleur neuropathique et le développement des troubles émotionnels. Nous proposons dans cette étude d’évaluer l’effet thérapeutique d’une sous-famille de neuropeptides dans un modèle chronique chez la souris neuropathique et génétiquement modifiée.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra potentiellement de développer des composés pharmacologiques ciblant les récepteurs RXFP3 (Relaxine-3) si leur effet thérapeutique se confirme au cours de cette étude dans le but de soulager la douleur neuropathique et les symptômes anxio-dépressifs.
Procédures
- Les animaux sont soumis à une douleur chronique - Les chirurgies se déroulent sous anesthésie générale pour une durée maximale de 45 minutes - Les animaux subissent 2 tests évaluant la douleur (15 minutes en moyenne - stimulation courte de maximum 20 secondes) et 4 tests évaluant l'anxio-dépression (durée de 5 minutes par test) - Une biopsie caudale sur animal éveillé ou anesthésié pour le génotypage d'une durée inférieure à 1 minute - Les animaux subissent un jeûne unique de 24h pour un test comportemental. - A la fin de l'étude, une chirurgie pour prélèvement sur animal anesthésié.
Impact sur les animaux
- La présence de la douleur chez le modèle animal est inévitable et ne peut pas être soulagée car c'est l'objet de l'étude. - La douleur post-chirurgicale est aigue, transitoire et inflammatoire. - Suite à la chirurgie, une légère difficulté dans les déplacements des animaux est attendue mais qui disparaît rapidement dans les 24 à 48 h. - Infusion intracérébrale de composés pharmacologiques sur animal en mouvement libre. - Un stress lié à un jeûne unique de 24h. - Un inconfort et une légère douleur aigue de courte durée (1 minute) sont à prévoir lors du tatouage des animaux et de la caudectomie pour génotypage.
Devenir
A la fin des procédures, les animaux sont mis à mort pour des analyses post-mortem en immuno-histologie.
Remplacement
Au vu de notre thématique d’étude, il nous est malheureusement impossible de remplacer notre modèle in vivo par un modèle in vitro ou in sillico. En effet, l’étude de la douleur et de la comorbidité anxio-dépressive nécessite une observation comportementale, uniquement possible chez un animal vivant et vigile.
Réduction
Les expériences seront réalisées avec la volonté de réduire autant que possible le nombre d’animaux par condition expérimentale, mais toujours dans l’optique d’obtenir le maximum d’information scientifique par test. Le nombre d'animaux a été déterminé pour obtenir des résultats statistiquement valides tout en se basant sur des données de la littérature, de notre expérience et de la variabilité phénotypique interindividuelle.
Raffinement
Les animaux sont hébergés en groupe sociaux de 2 à 5 individus pour respecter leurs besoins sociaux. Des carrés de coton seront placés dans la cage pour favoriser la nidation, et des barreaux de bois à ronger pour limiter les comportements d’agressivité. Avant le début des procédures et sur une période d’une semaine, les animaux sont manipulés quotidiennement par l’expérimentateur et acclimatés à l'environnement où les tests se dérouleront afin de réduire l'état de stress et d'angoisse chez l'animal. Les animaux seront observés tous les jours et leur comportement sera suivi afin de déceler tout signe d’inconfort ou de stress. Durant les chirurgies, des méthodes d’anesthésie et d’analgésie sont systématiquement utilisées. Un suivi post-chirurgical rapproché sera réalisé. Des points limites sont mis en place pour l’ensemble des procédures expérimentales. Si de nouvelles approches moins stressantes ou douloureuses pour l’animal venaient à être mises au point après le début de ce projet, une concertation avec la structure chargée du bien-être des animaux àl'institut (SBEA) pourra être réalisée afin d’intégrer ces nouvelles pratiques dans nos procédures.
Choix des espèces
Ce projet sera réalisé sur le modèle animal - Souris adulte (à partir de l'âge de 8 semaines post-naissance). Il nous est indispensable de travailler sur un modèle animal, social, entier avec un système neurobiologique mature afin d’être dans les conditions les plus proches de la complexité humaine. Le modèle murin adulte présente une forte homologie structurale du cerveau avec l’Homme le rendant incontournable dans la recherche en neurosciences.
Etude pilote : Marquage des neurones du sinus carotidien de souris par injection de molécules fluorescentes
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
- Système nerveux
Anesthésiées, épilées et désinfectées au cou, 70 souris reçoivent une injection de marqueurs dans la paroi de leurs carotides au cours d'une chirurgie de trente à quarante minutes, sont réveillées, puis réanesthésiées quatre jours plus tard pour dix minutes d'imagerie. Une à trois semaines après l'opération, elles sont tuées pour prélever les neurones et les mettre en culture, dix d'entre elles étant manipulées sous anesthésie sans réveil. Cette étude pilote doit établir si des marqueurs déjà décrits dans la littérature fonctionnent mieux que la seule référence existante, avec pour perspective lointaine des cibles thérapeutiques contre l'hypertension. Le porteur écrit qu'aucun effet indésirable n'est lié aux molécules injectées, tout en listant hémorragie, infection, détresse respiratoire et perte de poids au titre de la chirurgie et de l'anesthésie.
Objectifs
L'hypertension artérielle est la principale cause des maladies cardiovasculaires et des décès prématurés dans le monde. Malgré les diverses options thérapeutiques disponibles, de nombreux patients hypertendus gardent une tension artérielle non contrôlée. Il a été montré que, dans ces cas d’hypertensions résistantes et/ou réfractaires aux traitements médicamenteux, les mécanismes de régulation de la pression artérielle sont affectés. Ces mécanismes réflexes modulent le diamètre des veines et des artères, ainsi que le rythme et la contractilité cardiaque, afin de contrôler la pression sanguine. La détection de la pression artérielle est initié par des neurones dont les terminaisons, sensibles à l’étirement des vaisseaux sanguins, se situent dans des structures particulières des grosses artères : les carotides (au niveau du cou) et la crosse aortique (à la sortie du cœur). Cette sensibilité à l’étirement leur est conférée par l’expression de protéines similaires à celles qui sont impliquées dans le toucher et dont notre équipe est spécialiste. Notre projet vise donc à caractériser quelles protéines sont spécifiquement exprimées par les différents types de neurones détectant la pression sanguine chez la souris en conditions physiologiques, et, par la suite, leurs modifications dans des modèles d’hypertension. Nous nous intéresserons aux neurones situés au niveau des carotides. Afin de pouvoir les identifier, nous injecterons aux environs de la carotide des molécules permettant de marquer les neurones appelées marqueurs neuronaux. Ce projet est une étude pilote visant à évaluer l'efficacité de différents types de marqueurs neuronaux.
Bénéfices attendus
Notre étude pourrait être à l'origine de l'identification de nouvelles cibles thérapeutiques pour le traitement de l'hypertension.
Procédures
1) Injection de marqueurs dans la paroi des carotides. Les souris seront anesthésiées. Pour éviter toute douleur, nous administrerons par voie sous-cutanée 30 min avant la chirurgie un analgésique morphinique. La zone d’injection sera épilée puis désinfectée. Les souris seront placées sur une plateforme chauffante et leur température sera contrôlée. L'animal fera l'objet d'une surveillance visuelle pendant toute la durée de la procédure qui durera 30 à 40 minutes. En fin de procédure l’animal sera réveillé, placé dans une pièce de surveillance post-examen, chauffé, avec eau et nourriture. 2) Visualisation du marquage des carotides. 4 jours après la chirurgie, les souris seront anesthésiées pour vérifier la présence d’un marquage grâce à un appareil d'imagerie in vivo. La manipulation durera 10 min maximum. 3) 1 à 3 semaines après la chirurgie, les souris seront mises à mort pour prélever les organes et procéder à des cultures de neurones.
Impact sur les animaux
Les risques sont liés à 1) l’anesthésie : stress de la manipulation, déshydratation, détresse respiratoire et perte de poids; 2) à la chirurgie : hémorragie, infection. Il n'y a aucun effet indésirable lié aux molécules injectées.
Devenir
Les animaux seront mis à mort dans le but de vérifier la présence effective du marquage dans les neurones.
Remplacement
Le marquage des neurones des carotides ne peut se faire que sur des animaux vivants. Les marqueurs neuronaux fonctionnent chez la souris. Les alternatives non animales n'existent pas.
Réduction
Ce projet est une étude pilote visant à évaluer l'efficacité de marqueurs neuronaux suite à leur injection dans la paroi des sinus carotidiens de souris. Cette technique dispose d'une seule référence utilisant un marqueur qui présente une efficacité très limitée. Nous nous proposons donc de mettre en place cette technique avec des marqueurs déjà décrits dans la littérature et dont l'efficacité pourrait s'avérer supérieure. Etape 1/ Mise au point de l'injection dans les sinus carotidiens. Pour cela, nous injecterons un marqueur visible à l'oeil nu qui nous permettra de nous former sur l'acte chirurgical (isolation de la carotide et suture) et de valider la localisation de l'injection. Nous utiliserons au maximum 10 souris. Etape 2/ Test des différents marqueurs neuronaux fluorescents. Nous injecterons trois marqueurs différents. Pour chaque marqueur, nous effectuerons 10 sessions comprenant 2 souris. Soit 20 souris par marqueur et 60 souris au total pour le test des 3 marqueurs neuronaux. Pour l'ensemble de l’étude pilote, nous utiliserons donc au maximum 70 animaux. Pour chaque procédure, si nous estimons avoir la maîtrise nécessaire du geste chirurgical (procédure 1) ou les résultats suffisants pour conclure sur l'efficacité des marqueurs (procédure 2), nous arrêterons l'expérimentation avant d'avoir utiliser le nombre maximal d'animaux prévus.
Raffinement
A réception, les souris passeront une période d’acclimatation de 5 jours minimum. Les chirurgies se feront sous anesthésie. Pour éviter toute douleur pendant et après la chirurgie, nous administrerons par voie sous-cutanée un analgésique morphinique. Les souris seront placées sur une plateforme chauffante et leur température sera contrôlée. L'animal fera l'objet d'une surveillance visuelle pendant toute la durée de la chirurgie qui durera 30 à 40 min. En fin de chirurgie, l’animal sera réveillé, placé dans une pièce post-examen, chauffé, avec eau et nourriture à volonté. Suite à la chirurgie, les animaux seront 2 par cage. Leur environnement sera enrichi avec des dômes et des nids à base de coton. Si une infection de la cicatrice est détectée, une pommade antibiotique à large spectre sera appliquée. Nous utiliserons une grille de score afin d’évaluer le bien-être des animaux tous les jours pendant 4 jours puis 3 fois par semaine. L'évaluation prendra en compte 1) le poids corporel ; 2) l'apparence physique ; 3) le rythme respiratoire ; 4) le comportement non provoqué, 5) les réponses comportementales aux stimuli (réaction à un bruit ou comportement exploratoire suite aux changements de litière) et 6) l'aspect du site de chirurgie. Chaque modification sera cotée et le score total sera comparé aux points limites établis, ce qui nous permettra de mettre en place une action si nécessaire (analgésie ou mise à mort).
Choix des espèces
Nous utilisons le modèle souris car si l'étude de faisabilité se révèle satisfaisante, nous aurons ainsi accès aux modèles de souris transgéniques. De plus, le marquage des neurones des sinus carotidiens est une méthode qui a fait ses preuves sur la souris. Les souris qui seront utilisées dans ce projet seront âgées de 6 à 10 semaines ce qui correspond à un stade jeune adulte. Les souris ne présentent pas encore d'accumulation de tissus graisseux et/ou fibreux qui pourraient nuire aux prélèvements d'organes post-mortem.
Comprendre le développement hématopoïétique normale et leucémique pour identifier de nouvelles approches thérapeutiques pour les leucémies humaines
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
- Système immunitaire
Toutes tuées à la fin des procédures pour éviter la dissémination d'organismes génétiquement modifiés, 2 770 souris transgéniques sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal peut recevoir une greffe de cellules leucémiques, des injections antitumorales deux fois par semaine pendant quatre semaines, un gavage quotidien sur la même durée, jusqu'à douze prélèvements sanguins et trois prélèvements de moelle osseuse. Une partie est irradiée avant greffe, ce que le porteur qualifie d'affaiblissement modéré et transitoire, les animaux à pathologie avancée perdant du poids et s'affaiblissant jusqu'à l'arrêt de la procédure. Sur le remplacement, il conclut que le modèle murin est "incontournable", notamment parce que les lignées cellulaires cultivées divergent des échantillons de patients.
Objectifs
Les leucémies aiguës myéloblastiques sont des cancers des cellules sanguines, dont le pronostic s’est peu amélioré au cours des 25 dernières années. Les taux de rechute et de survie sont respectivement d’environ 45% et 65%. Les mutations sur lesquelles nous travaillons restent de très mauvais pronostic. Dans l'ensemble, l'objectif de ce projet est d'améliorer la compréhension du développement, de l’évolution et de la rechute des leucémie aigues myéloïdes et d'identifier les mécanismes impliqués dans la leucémogenèse et la résistance aux traitements permettant d’envisager de nouvelles stratégies thérapeutiques pour les patients atteints de leucémies agressives. Nos résultats précédents indiquent que le stade développemental (ex: fœtal, nouveau-né ou adulte) dans lequel ces altérations surviennent est important. Nos analyses moléculaires suggèrent que des mécanismes induits par ces fusions et des mécanismes de coopération entre différentes mutations sont importants pour les cellules leucémiques. Il est donc indispensable de développer des modèles physiologiques prenant en compte le stade du développement pour comprendre les mécanismes de la transformation leucémique et tester leurs rôles dans l'initiation ou le maintien des tumeurs. A ce jour, l'étude de l'inactivation de certains gènes in vivo, ainsi que le rôle chez l'animal entier ne peuvent pas encore être complètement remplacés par les modèles sophistiqués de remplacement. L’objectif de nos études est de caractériser les mécanismes mis en jeu dans les leucémies à mauvais pronostic et de tester l'efficacité de nouvelles approches thérapeutiques, dans le contexte d’un organisme entier.
Bénéfices attendus
L'objectif de ce projet est d'améliorer la compréhension du développement, de l’évolution et de la rechute des leucémie aigues myéloïdes et d'identifier les mécanismes impliqués dans la leucémogenèse et la résistance aux traitements permettant d’envisager de nouvelles stratégies thérapeutiques pour les patients atteints de leucémies agressives. Spécifiquement, nous attendons du projet qu'il permette à court terme: -De caractériser les mécanismes impliqués dans le développement leucémique, le maintien leucémique, la rechute et la résistance aux traitements. -D'identifier la trajectoire de transformation entre une cellule normale et une cellule leucémique afin de caractériser les spécificités des cellules leucémiques exprimant différents oncogènes. -D’évaluer l’effet de l’inflammation dans le développement et la propagation leucémique. -A plus long terme, nous visons l'identification de nouvelles stratégies thérapeutiques pour le traitement de ces leucémies.
Procédures
Les animaux seront soumis aux interventions suivantes: -Injection de cellules: les injections sont ponctuelles (une fois par animal). Chaque injection prend entre quelques secondes et 3 à 5 minutes en fonction de la voie d'injection. -Injection de molécules: injections dans le cadre de tests de traitements anti-tumoraux et pourront être biheddomadaires sur une durée de 4 semaines. Chaque injection prend quelques secondes. -Gavage oral: dans le cadre de tests de traitements anti-tumoraux et sont journaliers sur une durée de 4 semaines. Chaque gavage prend 10-20 secondes. -Prélèvement de sang: jusqu'à 12 prélèvements par souris avec une fréquence ne dépassant pas 1 fois/semaine. Chaque prélèvement prend ~1 minute. -Prélèvement de moelle: jusqu'à 3 prélèvements par souris avec un intervalle d'au moins 15 jours entre deux prélèvements. Chaque prélèvement prend 2 à 3 minutes.
Impact sur les animaux
Les nuisances sur les animaux sont dues au développement d'hémopathies malignes. Chez les animaux qui présentent une pathologie avancée, cela se traduit par une perte de poids et un affaiblissement général qui récapitule la maladie humaine nécessitant une surveillance renforcée, des soins puis un arrêt de la procédure. Les gavages pourront entraîner un stress léger et un inconfort temporaire. L’irradiation peut également entrainer à court terme un affaiblissement modéré transitoire des souris .
Devenir
Tous les animaux sont transgéniques et doivent être euthanasiés à la fin de la procédure pour éviter la dissémination des OGM. Des analyses post-mortem sur les organes des animaux permettent aussi de caractériser la pathologie par des analyses histologiques.
Remplacement
L'utilisation de modèles murins dans ce projet est incontournable pour les raisons suivantes : 1-La génération de toutes les cellules du sang n’est actuellement pas possible par des techniques de culture exclusivement in vitro; 2-Des lignées cellulaires immortalisées et poussant in vitro ne sont pas disponibles pour la plupart des oncogènes que nous étudions. D’autre part, plusieurs études montrent que ces lignées cellulaires cultivées in vitro divergent significativement des échantillons leucémiques de patients; 3-Les approches précliniques in vivo sont indispensables pour prendre en compte la pharmacologie des composés utilisés incluant la formulation, la biodisponibilité et la détection d’éventuels effets secondaires délétères; 4-Pour mettre en place des modèles de remplacement (ex: modèles de leucémie à partir de cellules souches), il est indispensable avant tout, de démontrer que les cellules obtenues par cette approche sont capables de reproduire in vivo des leucémies proches de celles observées chez les patients.
Réduction
Pour déterminer l’efficacité des modèles, nous évaluons le développement tumoral entre les groupes contrôles et les groupes expérimentaux à l'aide de différents paramètres (nombre de globules blanc, globules rouges, plaquettes dans le sang; pourcentage de cellules anormales par les analyses de cytométrie en flux; poids des rates et des foies) grâce à un test statistique. La robustesse des modèles est évaluée en confrontant ces résultats au cours du temps. Les nombres calculés dans ce projet sont des nombres maximaux calculés par des méthodes de calcul de puissance ou limités par le matériel cellulaire disponible (ex: dans le cas de populations purifiées de progéniteurs hématopoïétiques). Pour ce projet, nous avons favorisé l'utilisation de modèles transgéniques développés sur la base d'une expression des oncogènes proche de la physiologie et qui développent des hémopathies de manière pénétrante. Ainsi, le développement tumoral est contrôlé et le nombre de souris utilisé correspond précisément au nombre de souris permettant d'obtenir une valeur statistique des résultats.
Raffinement
Les procédures douloureuses sont accompagnées d’anesthésie et d’analgésie appropriées. Les animaux sont observés avec une fréquence adaptée à la procédure. L'utilisation d'une grille de score nous permet de suivre les animaux et d'intervenir pour les soulager en cas d’observation d'une souffrance. Des points limites précoces ont été définis et seront strictement appliqués. Comme explicité plus haut, l’irradiation peut entrainer à court terme un affaiblissement des souris. Pour prévenir les conséquences après une irradiation léthale suivie de greffe et assurer le confort des animaux durant le premier mois post-irradiation, une nourriture enrichie est mise à disposition.
Choix des espèces
L'espèce souris a été choisie pour les raisons suivantes : -Les souris possèdent un système hématopoïétique proche de celui de l'homme et de nombreux modèles de souris existent déjà permettant des croisements avec nos modèles. -Les approches précliniques in vivo sur souris sont indispensables pour prendre en compte la pharmacologie des composés utilisés incluant la formulation, la biodisponibilité et la détection d’éventuels effets secondaires délétères. Les nombreux modèles murins déjà disponibles reposent sur la proximité entre le développement des cellules du sang chez l'homme et la souris et ils permettent de comparer les résultats avec ceux d'autres études. Nous utiliserons des souris adultes et/ou des nouveau-nés et des embryons. Les souris adultes auront entre 6 et 10 semaines pour avoir des tests efficaces et reproductibles. Pour l'étude des pathologies de l’enfant, un article récent montre l’importance d'utiliser des receveurs à différents stade de développement. Ainsi, nous utiliserons à la fois des cellules fœtales (foie fœtal), des cellules de nouveau-nés et des cellules adultes qui seront greffées dans des receveurs soit nouveau-nés soit adultes, âges qui correspondent à la population de patients..
Interactions entre les cellules immunitaires innées hépatiques dans le maintien de la santé du foie
- Recherche fondamentale
- Oncologie
Pour comprendre comment les macrophages du foie interagissent avec d'autres cellules immunitaires, et comment la perturbation de ces échanges rend l'organe plus vulnérable aux métastases, 4 440 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour prélèvement du foie. 840 d'entre elles subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, 2 136 un niveau modéré et 1 464 un niveau léger. La chirurgie, quinze minutes en moyenne, est la procédure classée sévère, et le porteur indique qu'elle peut provoquer des douleurs abdominales dues au développement de cellules tumorales dans le foie. Des points limites précoces sont annoncés et présentés comme strictement appliqués, sans que le résumé indique lesquels.
Objectifs
Les métastases hépatiques (cancers secondaires du foie) sont couramment détectées dans de nombreux types de cancers, et jusqu’à 50 % des patients atteints de divers types de cancers présentent ou développeront des métastases hépatiques au cours de leur maladie. Aux États-Unis et en Europe, les métastases hépatiques sont bien plus fréquentes que les cancers primaires du foie. Le cancer qui métastase le plus fréquemment au foie est le cancer colorectal. Parmi les cellules immunitaires du microenvironnement tumoral, les macrophages sont considérés comme l’une des principales populations immunitaires. L’objectif de ce projet est de décrypter les interactions entre les macrophages et d’autres populations de cellules immunitaires, dans leurs interactions pour assurer la santé du foie dans des conditions normales, et de comprendre comment la perturbation de ces interactions peut rendre le foie plus susceptible aux métastases. Les données préliminaires de notre laboratoire ainsi que les ensembles de données publiques ont permis d'identifer une interaction potentielle : une cytokine produit par les cellules tueuses naturelles dans le foie (un autre type important de cellule immunitaire) peut agir comme un signal pour les macrophages hépatiques (qui expriment le récepteur de cette cytokine) afin d’assurer le maintien d’un foie en bonne santé. De plus, la majorité de l’apport sanguin au foie (80 %) provient de l’intestin par la veine porte hépatique. Cela signifie que les modifications du microbiome colonisant l’intestin pourraient potentiellement avoir un effet sur la santé hépatique. Plusieurs publications soutiennent également cette théorie. Ainsi, nous proposons l’utilisation de différents modèles de souris, dans diverses conditions sanitaires, pour tester ce mécanisme de signalisation et étudier comment la perturbation de ce signal affecte les métastases hépatiques.
Bénéfices attendus
Ce projet de recherche fondamentale permettra d’approfondir notre compréhension des mécanismes de signalisation impliqués dans les métastases hépatiques. Il pourrait contribuer à définir une nouvelle approche thérapeutique visant à prévenir le développement de métastases dans le foie en ciblant la voie de signalisation de la cytokine étudiée.
Procédures
Les souris recevront une injection intrapéritonéale, durée 30 secondes, sous anesthésie locale. D'autres souris auront une seule injection intraveineuse, d'une durée 30 secondes sous anesthésie générale. Certains animaux auront un prélèvement de sang, une fois, sous anesthésie générale, durée 5 minutes. La chirurgie (autres souris) dure en moyenne 15 minutes. Les souris sont traitées avec un analgésique une heure avant la chirurgie, puis anesthésiées (anesthésie générale).
Impact sur les animaux
Nuisances ou effets indésirables attendus sur les animaux Injection intrapéritonéale (IP) sous anesthésie locale : Impact léger en raison de la contention nécessaire. Administration d’antibiotiques dans l'eau de boisson: impact léger, pouvant entraîner des diarrhées chez certains animaux. Injection intraveineuse (IV) sous anesthésie générale : Impact léger. Prélèvement sanguin : Impact léger lié à la contention de l’animal et à la ponction de la veine sous anesthésie locale. Chirurgie : Impact sévère ; cette procédure chirurgicale peut éventuellement induire des douleurs abdominales dues au développement de cellules tumorales dans le foie..
Devenir
L'ensemble des animaux seront mis à mort à la fin de la procédure afin de récupérer tous les prélèvements nécessaires, particulièrement le foie, pour mettre en oeuvre les techniques qui nous sont indispensables à la compréhension des mécanismes que nous souhaitons explorer dans ce projet.
Remplacement
Les modèles cellulaires alternatifs in vitro, in silico ou ex vivo ne permettent pas d’appréhender le comportement cellulaire dans le foie dans toute sa complexité, en particulier les interactions avec le microenvironnement immunitaire. Seul un animal vivant peut permettre d’étudier dans sa globalité le comportement des macrophages du foie soumis à différentes régimes. Notre projet offre des perspectives thérapeutiques qui justifient la nécessité du modèle animal pour valider les expériences in vivo avant leur application chez l'Homme.
Réduction
Le nombre de souris est maintenu au minimum nécessaire. Un grand nombre de tissus et de cellules seront collectés après euthanasie, permettant des études approfondies aux niveaux moléculaire, cellulaire et transcriptomique. Chaque souris générera ainsi une quantité importante de données. De plus, le nombre de souris par groupe a été déterminé pour chaque procédure en fonction des données disponibles dans la littérature et à l’aide d'outils statistiques pour calculer le nombre nécessaire et suffisant. Pour les résultats, des analyses statistiques seront réalisées en tenant compte de la variabilité intra-groupe.
Raffinement
Les animaux sont hébergés en groupes sociaux. Les animaux seront hébergés dans un espace respectant leur bien-être : régime alimentaire normal, eau ad libitum ; et avec un enrichissement adapté. A leur arrivée, ils resteront en zone d’acclimatation pendant une semaine afin de s’adapter à leur nouvel environnement et de s'assurer qu'elles ne soient porteuses d'aucune maladie . Dès le début des procédures, les souris auront un examen clinique quotidien afin de s’assurer de leur bien-être tout au long des procédures, suivant des critères pré-définis. Les souris seront surveillées quotidiennement par l’équipe de recherche pour une évaluation clinique adaptée à chaque procédure. Des points limites précoces ont été définis et seront strictement appliqués. Afin de limiter les nuisances et effets indésirables, nous utiliserons une aiguille fine pour les injections . Pour les chirurgies , des analgésiques seront administrés avant la chirurgie ainsi que pendant les 24 heures post-opératoires pour réduire l’inconfort.
Choix des espèces
Les souris représentent le modèle le plus adapté à notre étude car c’est celui qui récapitule le mieux les pathologies humaines et pour lequel les mutants sont disponibles. Le foie murin reproduit l'organisation cellulaire et la physiologie du foie humain. Les modèles mis en avant dans cette étude ont déjà été validés chez la souris. Les souris utilisées dans les procédures expérimentales seront âgées de 14 semaines au début du processus. Cet âge correspond à la maturité sexuelle des souris, et donc à la stabilisation hormonale. De plus, à cet âge, la maturation du système gastro-intestinal, qui est étroitement lié au système immunitaire (un élément clé de ce projet en raison de la dépendance au microbiome), a déjà eu lieu.
Modèle d’invalidation du récepteur des glucocorticoïdes spécifiquement dans le muscle squelettique de souris : Conséquences métaboliques et sur l’adaptation pancréatique en réponse au traitement par corticostérone
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
Six injections intrapéritonéales sur animal vigile, quatre semaines de corticostérone dans l'eau de boisson, quatre prélèvements sanguins hebdomadaires puis un test de tolérance au glucose ou à l'insuline après cinq heures de jeûne : 144 souris sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Deux tiers d'entre elles reçoivent une dernière injection abdominale sept minutes avant d'être tuées, toutes l'étant pour prélèvement du pancréas, du foie, des muscles et des tissus adipeux. Le porteur indique que la corticostérone peut faire monter la glycémie, augmenter l'émission d'urine et la prise de boisson, et provoquer une perte de poids. L'enjeu déclaré reste une étape de connaissance sur la contribution du muscle squelettique à l'adaptation du pancréas, sans application annoncée pour les 4,3 millions de personnes diabétiques que le porteur cite à l'appui du projet.
Objectifs
Les diabètes de type 1 et 2 sont caractérisés par une augmentation de la concentration du sucre dans le sang entrainant notamment des maladies du cœur et des reins mettant ainsi en jeu la vie des patients diabétiques. L’excès de sucre dans le sang se met en place lorsque le pancréas produit de façon insuffisante l’insuline qui est l’hormone capable de baisser la concentration de sucre dans le sang. Le pancréas est capable d’augmenter sa production d’insuline en réponse à une résistance à l’insuline des tissus périphériques tels que le foie, le tissu adipeux et le muscle squelettique. Toutefois, la communication entre ces organes et qui sous-tend cette adaptation pancréatique reste méconnue. Le laboratoire a développé un modèle murin d’insulino-résistance par traitement chronique aux glucocorticoïdes (GC) et a caractérisé l’adaptation pancréatique qui en découle. Cependant, la contribution des différents tissus sensibles à l’insuline reste méconnue. Des résultats indiquent un rôle important des muscles squelettiques en réponse aux GC. L’objectif du projet est de définir la contribution des muscles squelettiques dans les conséquences métaboliques et l’adaptation pancréatique en réponse à un traitement chronique aux GC chez la souris.
Bénéfices attendus
Le diabète de type 1 est caractérisé par un déficit total en cellules bêta pancréatiques productrices d’insuline, la seule hormone hypoglycémiante de l’organisme. Le diabète de type 2 est caractérisé par une résistance à l’insuline associée à une carence relative en insuline. En France, on dénombre 4,3 millions de personnes diabétiques. La prévalence augmente depuis des années et est passée de 5,6 pour cent en 2015 à 6,07 pour cent en 2021 (source Santé Publique France et Fédération Française des diabétiques). Si les tendances restent identiques, 520 000 personnes deviendront diabétiques d’ici 2027 en France. 90 pour cent des diabétiques sont atteints du diabète de type 2, maladie touchant préférentiellement les adultes et associée à l’obésité. 10 pour cent des patients sont atteints du diabète de type 1 dont le déclenchement est observé majoritairement chez l’enfant et est lié à une dérégulation du système immunitaire. Des traitements contre cette maladie existent avec notamment des anti-diabétiques oraux pour le diabète de type 2 et des injections quotidiennes d’insuline pour le diabète de type 1. Il est bien connu que le pancréas est capable de produire plus d'insuline lorsque les tissus comme le foie, le tissu adipeux et les muscles deviennent moins sensibles à cette hormone, ce qui est appelé résistance à l'insuline. Cependant, on comprend encore mal comment ces organes communiquent entre eux pour permettre cette adaptation du pancréas. Nous avons développé un modèle chez la souris où la résistance à l'insuline est induite par un traitement prolongé avec des glucocorticoïdes (un type de médicament souvent utilisé pour réduire l'inflammation). Ce modèle nous permet de mieux comprendre comment le pancréas réagit à cette situation. Le but de notre projet est de découvrir le rôle des muscles dans cette réponse et dans les changements métaboliques qui surviennent suite à un traitement prolongé avec ces médicaments chez la souris.
Procédures
Les animaux seront soumis à un traitement par injections intrapéritonéales afin d’induire la modification génétique, à raison d’une injection par jour pendant 5 jours puis une injection unique de rappel 4 semaines après, soit un total de 6 injections par souris. Les injections seront effectuées sur animal vigile à raison de quelques secondes par animal. Les animaux seront ensuite soumis à un traitement via l’eau de boisson durant 4 semaines. Nous réaliserons des prélèvements sanguins de faible volume effectués une fois par semaine pendant 4 semaines. Ces prélèvements sont effectués sur animal vigile et durent moins d’une minute par animal soit 4 prélèvements sur la durée de traitement. A la fin des traitements, les souris seront soumises à l’un des deux tests pour évaluer soit la tolérance au glucose ou celle à l’insuline. Pour cela, après une mise à jeun courte (5h), les souris seront injectées en intrapéritonéal et 5 à 7 prélèvements sanguins de faible volume sur une période de 2h seront réalisés pour mesurer l’évolution de la glycémie au cours du temps (2h pour chaque test effectué, 1 test par souris). Une partie des animaux (environ 2/3) subira une injection unique au niveau de l’abdomen 7 minutes avant l’euthanasie. L’injection sera effectuée sur animal vigile à raison de quelques secondes par animal. L’ensemble des animaux seront ensuite euthanasiés par une méthode réglementaire afin de réaliser les différents prélèvements nécessaires pour les analyses.
Impact sur les animaux
L’induction du modèle génétiquement modifié reposent sur une injection intrapéritonéale tous les jours pendant 5 jours puis une injection unique un mois après, pouvant induire un stress et une douleur de courte durée au point d’injection pour les animaux. Aucun effet secondaire n’a été décrit dans la littérature pour cette administration. L’administration de corticostérone via l’eau de boisson pourrait induire un stress de courte durée lors de sa mise en place en raison de la peur de la nouveauté des souris (néophobie) et après plusieurs semaines le traitement pourrait induire un une augmentation de la concentration de sucre dans le sang pouvant impacter le bien-être des animaux avec notamment une augmentation de l’émission d’urine, de la prise de boisson et éventuellement une perte de poids. De même, le suivi glycémique longitudinal des animaux pourra induire un stress et une douleur de courte durée. Les tests métaboliques, qui comprennent une injection intrapéritonéale puis plusieurs prélèvements sanguins de faible volume afin de suivre la glycémie, peuvent être source de stress et d’inconfort pour l’animal. Ils peuvent également induire un stress et une légère sensation de faim pour les animaux en raison de période courte de mise à jeun.
Devenir
Notre étude nécessite le prélèvement d’organes afin de caractériser l’effet des traitements sur les adaptations métaboliques et pancréatiques en présence ou non du récepteur des glucocorticoïdes dans les muscles squelettiques. Ainsi, l’euthanasie des animaux est strictement nécessaire afin de répondre aux enjeux scientifiques du projet.
Remplacement
Les cellules bêta pancréatiques produisent l’insuline qui va agir sur ses tissus cibles pour stimuler le stockage du glucose, inhiber la production de glucose et la lipolyse. Lorsque l’insuline est produite en quantité insuffisante, la concentration de glucose dans le sang n’est plus régulée et augmente de façon chronique. C’est l’hyperglycémie qui est le symptôme premier du diabète, maladie multi-organes. Nous développons des stratégies afin de définir comment produire un plus grand nombre de cellules produisant de l’insuline dans le pancréas et notamment comment le muscle squelettique produit des facteurs qui induisent l’adaptation pancréatique. Nous étudions donc la communication inter-organes adaptative. Un organisme vivant est nécessaire pour définir la contribution spécifique des organes et notamment des muscles squelettiques. Il n’est pas possible de recréer en culture de cellules la complexité d’un organisme entier avec tous les acteurs cellulaires et moléculaires rentrant en jeu.
Réduction
Un total de 144 souris sera nécessaire pour la mise en œuvre de ce projet. Nous analyserons sur chaque souris les cellules bêta pancréatiques productrices d’insuline mais également les tissus cibles de l’insuline tels que le foie, les différents types de muscles squelettiques et les tissus adipeux gonadiques et sous cutanés. Nous limitons au maximum le nombre d’animaux par groupe tout en nous assurant que nous obtiendrons des résultats statistiquement fiables. En effet, en raison des variabilités inter-animales et intergroupes, un nombre trop restreint d’animaux engendrerait des résultats trop variables et non valides. Compte tenu des données de la littérature (variabilité attendue) et des effets espérés, un test de puissance statistique a été utilisé pour déterminer le nombre minimum d’animaux nécessaire pour cette étude. Nous adapterons chaque test statistique en fonction du type de résultats et d’analyse à effectuer.
Raffinement
Dans la réalisation de ce projet, les procédures ont été mises au point afin de permettre une interprétation fiable dans le respect du bien-être animal, en limitant la douleur et le stress (formation, soins, etc.). Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation, les animaux disposent de nourriture et d’eau ad libitum. Le milieu est enrichi à l’aide de coton de nidification ou de maison de type igloo. Nous nous efforçons à chaque instant de raffiner nos procédures afin de garantir le bien-être des animaux en cours de procédure grâce à une surveillance attentive (point limite) et des soins adaptés. La principale contrainte concerne les injections intrapéritonéales pour induire le modèle génétiquement modifié qui seront effectuées par du personnel formé au geste. De même, l’administration via l’eau de boisson de glucocorticoïdes sera surveillée et les biberons changés 3 fois par semaine afin de garantir une bonne qualité de l’eau de boisson. Toutefois, afin de limiter les effets indésirables, les animaux seront suivis quotidiennement par du personnel formé et compétent afin de détecter toute anomalie. Un suivi du poids et de la glycémie sera mis en œuvre tout au long du projet. Des points limites ont été établis sur la base de précédentes études sur ce type de modèles expérimentaux. Les mesures appropriées seront mises en œuvre selon les observations réalisées (soins, etc.) et la structure en charge du bien-être animal ainsi que le vétérinaire pourront être sollicités, le cas échéant.
Choix des espèces
Justification de l’espèce : Nous avons montré qu’il existait une adaptation pancréatique chez les souris traitées aux glucocorticoïdes (GR). Le projet actuel vise à caractériser plus en avant cette adaptation en absence du GR dans le muscle squelettique. Ce modèle d’invalidation du GR est disponible chez la souris. C’est la raison pour laquelle nous souhaitons réaliser nos expériences chez la souris. Justification des stades de développement Les études se feront avec des animaux adultes. En effet, le projet s’intéresse aux adaptations métaboliques et pancréatiques en réponse à un traitement chronique aux GC, ce qui nécessite de réaliser les expériences dont le métabolisme glucido-lipidique est fixe, c’est-à-dire chez des souris adultes, post-sevrage et post-puberté. En effet, le sevrage est associé à des modifications profondes de l’utilisation des substrats énergétiques car l’alimentation pré-sevrage est principalement lipidique (lait maternel) tandis que l’alimentation post-sevrage est majoritairement glucidique. D’autre part, la puberté est associée à une insulino-résistance transitoire qui pourrait impacter nos études métaboliques.
Etude des signaux activateurs du système immunitaire inné en condition d’homéostasie dans des modèles murins
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
Neuf semaines de traitement dans l'eau de boisson, une injection dans le sinus rétro-orbitaire sous anesthésie, deux injections intrapéritonéales et un poinçonnage de l'oreille : 850 souris sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour prélèvement de tissus. L'objectif déclaré est d'identifier les signaux du microbiote intestinal qui font mûrir le système immunitaire inné. Le porteur annonce une étude en condition d'équilibre physiologique, avec peu d'interventions invasives, tout en décrivant une inflammation intestinale susceptible d'entraîner diarrhées, déshydratation, douleurs abdominales, prostration, arrêt du toilettage, prolapsus rectaux et amaigrissement rapide. Le choix de la souris tient à la disponibilité des anticorps et à la ressemblance, affirmée, des processus inflammatoires intestinaux avec ceux de l'humain.
Objectifs
Le système immunitaire permet de se défendre contre les infections. Pour qu’il soit performant, le système immunitaire doit se préparer et entraîner en permanence, grâce aux signaux donnés par l'ensemble des microorganismes qui résident dans notre intestin. Ces signaux non inflammatoires entraînent la maturation du système immunitaire, le préparant ainsi à combattre de futures infections. Le système immunitaire comporte deux branches principales : l’inné, qui réagit rapidement mais de manière générale, et l’adaptative, qui répond plus subtilement et spécifiquement. Bien que distinctes, ces deux unités sont en interaction constante. Ce projet permettra de définir certains mécanismes moléculaires, microbiens et cellulaires qui maturent notre système immunitaire durant l'homéostasie.
Bénéfices attendus
Les cellules immunitaires constituent une des premières lignes de défense contre les infections et le développement de tumeurs. Ainsi, l’identification de mécanismes permettant la bonne maturation/préparation du système immunitaire en condition homéostatique est primordiale pour prévenir les infections et les tumeurs.
Procédures
Injection en rétro-orbitaires aprés anesthésie gazeuse (1 fois 2 min/souris) - Injections intrapéritonéales (2 fois 20sec/souris)- Légère contention et pesée des souris (20s/2 fois par semaine) – Poinconnage oreille (biopsie 1 mm, 20sec/1 fois)
Impact sur les animaux
- Léger stress dû à la contention. Mais le geste et maitrisé et ne durera pas plus de 20 secondes. - Récolte des fécés : procédure non invasive et rapide (2 fois). Traitement dans l'eau de boisson pendant une durée maximale de 9 semaines (procédé non invasive et aucun problème de prise hydrique n'est observée). L’inflammation intestinale amène à des problèmes d’hydratation consécutifs à une forte diarrhée. Elle génère des problèmes de transit telle la diarrhée. La douleur abdominale peut aussi entraîner des prostrations longues, un isolement anormal de l’animal, et une absence de toilettage. Des rectoprolapses devront être aussi surveillés. Un amaigrissement rapide de l’animal est tout autant un signe de l’inflammation intestinale à scruter.
Devenir
Les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure pour un prélèvement de divers tissus. Ces prélèvements permettront de mesurer différents marqueurs inflammatoires.
Remplacement
La maturation du système immunitaire est un processus complexe qui implique l'interaction de divers acteurs, tels que le microbiote, le système immunitaire inné et le système immunitaire adaptatif, et ne peut actuellement être étudiée qu'à l'échelle de l'organisme entier. Par ailleurs, nous avons renforcé nos hypothèses et éliminé un grand nombre de pistes en effectuant une recherche bibliographique exhaustive et en réalisant divers tests in vitro, réduisant ainsi de manière significative notre utilisation d'animaux dans notre projet.
Réduction
Nous avons toute l’expertise immunologique et technique. Ainsi, il n’y a pas de mises au point nécessaires. Utilisation de techniques d’analyses multiparamétriques ce qui réduit considérablement le nombre de matérielsbiologiques nécessaires. Optimisation maximale des échantillons biologiques. Le nombre de souris proposées dans ce projet a été réduit au minimum nécessaire et suffisant pour obtenir des résultats statistiquement interprétables et reproductibles. Ce nombre a été calculé à partir d’outil statistique. Ce nombre peut encore être réduit si les tests de prises de décisions ne valident pas nos hypothèses avancées. Nous utilisons mâles et femelles ce qui limite considérablement le nombre de souris à générer.
Raffinement
- Notre étude s’intéresse au comportement du système immunitaire en condition homéostatique (en condition d’équilibre physiologique), ainsi peu d’intervention invasive sera faite - Un suivi quotidien des animaux (zootechnicien +expérimentateur) permettant un repérage rapide des premiers signes de mal être (tel que l’isolement, des mouvements ralentis ou anormaux, présence de selles molles dans la cage). – Des points limites définis et précoces nous permettant d’agir rapidement ont été mis en place. – Hébergement en portoirs ventilés et manipulation des souris strictement dans un environement stérile (Hotte à flux laminaire) afin que le phénotype dommageable ne s'exprime pas - Anesthésie des animaux lors de manipulations invasives comme l’injection rétro orbital de cellules et ainsi réduire le stress de l’animal et éviter des mouvements de l’animal pouvant le blesser. – Pour favoriser le bien-être des animaux, leur environnement sera enrichi de maisonnettes en cartons pour se cacher et de bâtonnets en coton pour créer un nid. - Pas d’isolement des souris pour respecter au tant que faire ce peu le comportement social des souris
Choix des espèces
L’ensemble des outils, anticorps pour ce genre d’études sont développés chez la souris. Par ailleurs, son système immunitaire intestinal est extrêmement bien caractérisé et les processus inflammatoires intestinaux décrits chez la Souris sont souvent conservés et similaires à ceux observés chez l’Homme. Le stade adulte (souris 2 mois) est choisi de façon à avoir un système immunitaire mature et une flore commensale stable et complète. Mâles et femelles seront utilisés dans cette étude pour minimiser le biais lié au sexe dans nos observations.
Noyau Parasousthalamique, reconnaissance de saveurs, conditionnement et addiction au sucre
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Cartographier les connexions d'un noyau de l'hypothalamus postérieur, récemment identifié par l'équipe, sert de préalable annoncé à des recherches sur la boulimie et l'anorexie. 560 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées ensuite pour prélèvement du cerveau. Chaque animal subit une chirurgie intracérébrale unique de trente à quarante minutes pour l'injection de traceurs, puis, trois semaines plus tard au minimum, deux tests comportementaux de quinze minutes portant sur la récompense alimentaire et l'anxiété, précédés parfois d'une injection intrapéritonéale. Sur le remplacement, le porteur écrit en une phrase qu'il n'existe pas d'alternative, sans indiquer ce qui a été examiné.
Objectifs
Depuis plusieurs années nos recherches sont orientées vers l’étude d’un noyau de l’hypothalamus postérieur (noyau parasousthalamique – PSTN) potentiellement associé à diverses fonctions notamment en lien avec la prise alimentaire. Nous continuons d’accroitre nos connaissances tant au niveau de l’organisation du réseau que des fonctions de cette structure récemment identifiée. Ce projet concerne l’étude descriptive et des connexions neuronales de cette région dans des circuits et fonctions en lien avec certains processus cognitifs (perception hédonique) et émotionels (anxiété). Ces travaux sont préliminaires à des recherches dans les domaines de la boulimie et de l’anorexie.
Bénéfices attendus
Ce travail va nous permettre de mieux comprendre l’organisation de la région que nous avons identifiée chez le Rongeur et chez l’Homme et son impliquation dans des pathologies psychiatriques (anoréxie, boulimie). Il est adossé à d’autres projets, notamment transversaux, qui vont aider à identifier les causes de certains effets indésirables chez des patients stimulés par DBS (deep brain stimulation) (ex : Parkinson) et chez lesquels une prise de poids importante est observée. Il va aussi donner des informations originales quant à la différenciation de phénotypes neuronaux, et peuvent encore déboucher à une meilleure compréhension des pathologies telles que boulimie et anorexie.
Procédures
Tous les animaux utilisés dans cette étude recevront des injections de molécules nous permettant de déterminer l'endroit où les neurones ciblés envoient leurs axones. Cette technique nécessite une intervention chirurgicale unique par animal, sous anesthésie générale et avec injection d'analgésiques. La durée de l’intervention est de 30 à 40 mn, essentiellement due au temps de l’injection sur plusieurs minutes. Puis, nous allons étudier dans quelle mesure cette région est modulée par la manipulation du système de la récompense impliqué dans l’ingestion d’aliments palatables, ou encore vérifier si l’inhibition sélective de ces neurones dans l’hypothalamus postérieur peut moduler des comportements anxieux en lien avec l’alimentation (‘Binge-eating’ ou réaction de manque à une habituation au sucre). Ainsi donc les chirurgies seront suivies (trois semaines après minimum), de deux expériences comportementales de 15 min chacune. Des injections uniques intrapéritonéales seront aussi réalisées afin d’administrer des médicaments ou agents pharmacologiques. Ces injections sont suivies des mêmes expériences comportementales.
Impact sur les animaux
Une douleur modérée est attendue suite à l’injection intracérébrale. Ainsi, ces injections seront effectuées sous anesthésie générale avec adjonction d’analgésiques qui seront aussi administrés après l’injection proprement dite. Certains états de malaise léger ou d’anxiété légère seront aussi induits par nos conditions expérimentales, mais ils seront de courte durée et améliorés par du raffinement.
Devenir
La mort des animaux à l’issue de toutes les procédures est indispensable pour le prélèvement du cerveau.
Remplacement
Il n’existe pas d’alternative à l’utilisation du modèle souris à ce projet qui est ciblé pour cette espèce en tant que modèle pour comprendre les comportements animaux et humains, et nécéssite des interventions sur le cerveau.
Réduction
Afin de réduire le nombre d’animaux utilisé, les coordonnées des sites d’injections intracérébrales seront déterminées initialement sur animaux morts. Pour calculer le nombre d’animaux, nous nous sommes basés sur un outil en ligne gratuit du NC3Rs, conçu pour guider les chercheurs dans la conception de leurs expériences : l’EDA. Certains des animaux avec des injections inadéquates pourront être considérés comme contrôle supplémentaire, dépendamment du nombre.
Raffinement
Les principales mesures de raffinement concerneront les soins pré-, per- et post-chirurgicaux apportés aux animaux (par l’administration d’analgésiques et la surveillance quotidienne) et les conditions d’hébergement (enrichissement du milieu). Les animaux sont régulièrement manipulés par les expérimentateurs afin de diminuer le stress lors des procédures, notamment comportementales, et ils seront habitués aux conditions expérimentales afin de diminuer tout stress potentiel. Pendant les expériences, les animaux seront quotidiennement surveillés afin de vérifier leur condition. Toute souffrance potentielle sera évaluée grâce à des critères qui, s’ils sont constatés, déclencheront l’intervention de la structure du bien-être animale et si les points limites sont atteints, provoqueront l’intervention du vétérinaire attaché à notre animalerie. Les décisions de soin ou d’arrêt des souffrances seront alors prises.
Choix des espèces
Le choix de l’espèce est dicté par les modèles existants permettant d’obtenir des résultats qui seront exploitables à la fois pour l’Homme et l’animal dans la compréhension des mécanismes cérébraux gouvernant l’expression de comportements adaptés ou pathologiques en lien avec la prise alimentaire. Tous les animaux utilisés dans ce projet seront adultes.
Validation préclinique chez le modèle porcin d’un dispositif électronique ingestible permettant de moduler l’activité vagale et cérébrale de manière non invasive
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
- Système nerveux
22 porcs juvéniles de 30 à 40 kg vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, chacun subissant des anesthésies générales plafonnées à six heures. Un dispositif filaire de stimulation est inséré dans le duodénum, par chirurgie ou par canule, puis les animaux passent un scanner et un électrocardiogramme, parfois deux scintigraphies gastriques à une semaine d'intervalle ou une imagerie cérébrale de deux heures trente. Tous sont tués à l'issue, le porteur indiquant qu'il n'est pas possible de les remettre dans le circuit d'élevage pour la consommation humaine. Le bénéfice décrit reste une étape intermédiaire : valider un prototype filaire, pour envisager plus tard un dispositif ingestible autonome, lui-même préalable à un éventuel usage chez l'humain.
Objectifs
De nombreuses pathologies d’origine nutritionnelle ou digestive font état d’anomalies de communication au niveau de l’axe intestin-cerveau, comme en contexte d’obésité, de gastroparésie ou de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin. Le nerf vague joue un rôle majeur dans cette communication entre organes et différentes approches thérapeutiques invasives ont déjà été envisagées pour stimuler le nerf vague, comme la stimulation électrique avec implantation d’électrodes et de stimulateur par voie chirurgicale. L’objectif de cette étude préclinique est de tester un dispositif électronique ingestible qui serait capable de parvenir au niveau de l’intestin et de s’y déployer pour stimuler les neurites (terminaisons nerveuses) des villosités intestinales, modulant ainsi l’activité du nerf vague, par voie de conséquence la vitesse de vidange gastrique (la stimulation du nerf vague permettant de détendre le sphincter pylorique et d’accélérer la vidange gastrique) et in fine les réponses cérébrales, notamment à une stimulation alimentaire gustative sucrée. Dans la présente étude pilote, un prototype filaire du dispositif sera testé chez le modèle porcin afin de valider les effets de la stimulation opérée par ce dispositif au niveau de l’activité du nerf vague, de ses effets au niveau gastrique et cérébral.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de valider l’efficacité d’un premier prototype filaire capable de moduler l’activité vagale, la vidange gastrique et les réponses cérébrales par stimulation des neurites au niveau de l’intestin. Une fois cette preuve de concept obtenue, permettant de disposer de paramètres de stimulation efficaces, un futur projet pourra être envisagé cette fois avec un dispositif ingestible capable de se déployer de manière autonome dans l’intestin grêle, donc sans nécessité d’implantation chirurgicale. Cette solution représenterait une alternative non invasive en comparaison des autres techniques de stimulation vagale existantes, facilement implémentable et modulable en fonction des patients. En fin de vie ou d’action, le dispositif ingestible final sera excrété par voie naturelle via les fèces.
Procédures
Quatre animaux permettront de déterminer la meilleure stratégie pour implanter le dispositif de stimulation filaire : 1) la stratégie la moins invasive, privilégiée, correspond à l’insertion préalable du dispositif filaire sous anesthésie générale ; 2) la stratégie alternative, choisie si le dispositif ne peut pas rester longtemps en place, nécessite l’implantation d’une canule duodénale permettant l’insertion du dispositif le jour des mesures. Une fois le mode d’insertion choisi, 4 à 6 nouveaux animaux seront implantés avant d’être soumis à une imagerie anatomique CT-Scan (rayons X) et un enregistrement électrocardiographique (ECG) sous anesthésie générale pour repérer le dispositif dans le duodénum et évaluer l’effet de la stimulation sur l’activité vagale (intervention unique de 1h30 à 2h). Si aucun effet n’est observé durant l’ECG, les animaux seront soumis à 2 scintigraphies gastriques à une semaine d’intervalle, afin d’évaluer indirectement l’effet de la stimulation sur l’activité vagale en évaluant le temps de vidange gastrique après un repas test radiomarqué (interventions de 2h à 2h30). Sur 9 à 12 animaux différents, une imagerie par résonance magnétique fonctionnelle cérébrale sera réalisée sous anesthésie générale une semaine après l’intervention chirurgicale, afin d’évaluer l’effet de la stimulation sur l’activité cérébrale et les réponses cérébrales à une stimulation gustative sucrée (intervention de 2h à 2h30).
Impact sur les animaux
Douleur, lésion physique ou gêne après intervention chirurgicale. Stress psychosocial léger du fait de l’hébergement en cages individuelles, même si les animaux ont toujours des contacts visuels et auditifs avec des congénères. Stress psychosocial léger au début de l’habituation au hamac de contention, si l’option de réaliser des scintigraphies gastriques est retenue.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à l'issue de chacune des étapes du projet. Il n'est en effet pas possible de conserver ces animaux ni de les remettre dans le circuit d'élevage pour une consommation humaine ultérieure. Par ailleurs, des prélèvements intestinaux sont susceptibles d'être réalisés après la mise à mort afin de vérifier l'absence d'inflammation au niveau du site de fixation du dispositif de stimulation.
Remplacement
Les objectifs de ce projet sont de valider les effets d’un prototype de dispositif médical capable de stimuler le nerf vague via les terminaisons nerveuses intestinales et de moduler l’activité cérébrale, notamment en réponse à des stimuli alimentaires comme une stimulation sucrée. Ce dispositif doit impérativement être testé sur un modèle in vivo pertinent avant de l’optimiser et de l’appliquer à une étude clinique chez l’humain. Le porc est un animal de référence pour l’expérimentation médicale en chirurgie, gastroentérologie, nutrition et neurosciences. Son système digestif, son anatomie et sa physiologie générales sont proches de ceux de l’humain. De plus, de très nombreuses études ont été publiées sur ce modèle dans le domaine de l’imagerie cérébrale, notamment par notre équipe qui est un des leaders sur le sujet.
Réduction
Quatre animaux sont un strict minimum nécessaire pour tester les deux stratégies d'insertion du dispositif de stimulation, chaque animal représentant son propre contrôle lors des mesures ECG et de vidange gastrique. Comme précédemment validé et publié, un effectif d’environ 8-9 animaux représente le minimum nécessaire pour observer des différences significatives entre groupes ou traitements expérimentaux dans le domaine de l’imagerie cérébrale par IRMf, mais nous avons décidé d’inclure 12 animaux afin de garantir une puissance statistique satisfaisante tout en palliant d’éventuels imprévus.
Raffinement
Les techniques d’anesthésie et de chirurgie employées utilisent des appareillages de pointe et seront réalisées par un chirurgien spécialiste de la chirurgie gastrointestinale chez l’humain et de la chirurgie expérimentale sur modèle porcin, avec l’aide de personnels compétents en anesthésie et analgésie porcine. Le suivi et l’analgésie post-opératoires des animaux seront effectués par des personnels compétents de manière à réduire la douleur et la souffrance des animaux. Toutes les interventions chirurgicales seront réalisées sous anesthésie générale et respecteront la charte nationale d’éthique sur l’expérimentation animale. Les scintigraphies gastriques ne seront réalisées qu’en l’absence d’effet au niveau de la variabilité du rythme cardiaque enregistrée via ECG. Cette mesure est non invasive, réalisée sur animaux vigiles préalablement habitués au hamac de contention avec des récompenses alimentaires. Des points limites et critères d’arrêt des souffrances et de l’expérimentation ont été précisément définis, prenant en compte des indicateurs de bien-être général et d’éventuelle souffrance physique post-opératoire non résolue par l’usage d’analgésique, notamment grâce à l’utilisation quotidienne d’une grille de notation dédiée à l’espèce porcine.
Choix des espèces
Le porc est le modèle gros animal de référence pour l’expérimentation médicale. Son système digestif, son anatomie et sa physiologie générales sont proches de ceux de l’humain. Par ailleurs, son cerveau est gyrencéphale, c’est-à-dire qu’il est doté de circonvolutions comme chez les primates, et est d’une taille relativement importante, ce qui permet la réalisation d’imagerie cérébrale fonctionnelle avec les mêmes machines (e.g. IRMf) que chez l’humain. Enfin, le porc est omnivore et présente une préférence spontanée pour la saveur sucrée, qui sera notamment étudiée en imagerie cérébrale dans le cadre de ce protocole de recherche. Porcs juvéniles de 30 à 40 kg, de race Large White x (Piétrain x Landrace) pour les tests sur l'implantation du dispositif (N=4). Miniporc Yucatan jeunes adultes (12 mois) pour les étapes 1 et 2 d'exploration des effets de la stimulation sur l'activité vagale et cérébrale (N=18).
Injection cérébrale postnatale d’AAV chez la souris
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Une injection dans le cerveau sous anesthésie, puis une chirurgie terminale sans réveil pour prélever l'encéphale : 480 souris nouveau-nées porteuses d'une mutation provoquant des calcifications cérébrales sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Le porteur décrit une intervention de quinze minutes réalisée une seule fois par animal, et signale des troubles moteurs possibles liés aux calcifications ainsi qu'une perte de poids après l'opération. Il annonce pourtant des points limites intermédiaires qui permettraient d'éviter l'euthanasie des animaux, alors que le protocole prévoit la mise à mort de tous. Les 480 souris sont tuées sous anesthésie pour analyse histologique du cerveau.
Objectifs
La forme familiale primaire de calcification cérébrale (PFBC) est une maladie rare présentant une calcification progressive des vaisseaux sanguins cérébraux amenant à leur dégénérescence. Un modèle murin portant une mutation génétique permet d’étudier cette pathologie : il présente une altération du réseau vasculaire et de ses propriétés. Des données préliminaires nous indiquent un lien entre l’altération du développement vasculaire cérébral observé dans ce modèle animal et les astrocytes. Le but de ce projet est de disséquer les voies moléculaires impliquées en diminuant l’expression de certains gènes dans les précurseurs d’astrocytes pendant les premiers stades postnataux.
Bénéfices attendus
Ce projet devrait permettre d'apporter un éclairage nouveau sur les mécanismes physiopathologiques impliqués dans la PFBC et dans le développement de l’unité gliovasculaire du cerveau. Ce projet apportera des éléments de connaissances essentiels sur les modalités des régulations astrocytaires et apportera un éclairage essentiel sur de nombreuses pathologies cérébrales dans lesquelles ces régulations sont altérées pour in fine proposer de nouvelles pistes thérapeutiques.
Procédures
Les interventions sous anesthésie générale (injection intracérébrale puis chirurgie terminale sous anesthésie sans réveil en vue du prélèvement du cerveau) durent 15 minutes et ne sont réalisées qu’une seule fois par animal.
Impact sur les animaux
Le modèle de souris utilisé présente également l’apparition de calcifications cérébrales, ce qui en fait un bon modèle de la pathologie humaine. Ces calcifications peuvent engendrer, chez certains individus, des problèmes moteurs qui seront surveillés. Par ailleurs, les animaux subiront une injection intracérébrale qui peut entrainer des effets modérés liés à la chirurgie. L'opération peut aussi être à l'origine d'une perte de poids transitoire. Enfin les manipulations par contention et l’injection d’analgésiques et d’anesthésiques peuvent engendrer un stress transitoire.
Devenir
L'euthanasie des animaux sous anesthésie générale est nécessaire pour les analyses histologiques.
Remplacement
L’expérimentation animale sur un système murin est essentielle, car nous ne pouvons le remplacer par un système in vitro où il est impossible de recréer les multiples interactions cellulaires d’un système complexe tels que les interactions entre les astrocytes, les neurones et les vaisseaux sanguins. Il n’existe pas non plus d’autres modèles à l’heure actuelle permettant de répondre à nos questions biologiques. Cependant, des études préliminaires in vitro permettent de valider les plasmides avant qu’ils soient utilisés chez les animaux.
Réduction
Le nombre d'animaux utilisés (480) sera réduit autant que possible et correspond au minimum nécessaire pour obtenir des résultats scientifiques significatifs. Après avoir vérifié la normalité des données et l’absence de différence entre les animaux de même génotype, les effets entreles différents groupes selon le génotype et les stades de développement seront évalués. En cas de non normalité, les tests non paramétriques seront utilisés. Pour réduire la surutilisation des animaux possiblement liée à la chirurgie, les expérimentateurs sont formés et supervisés de façon adéquate. Une attention particulière est portée à la stérilité de tous les instruments et de l'environnement. Pour nos questions, il faut obtenir des observations sur 4 animaux indépendant par condition. Ce chiffre est un minimum qui tient compte de la variabilité possible entre les animaux.
Raffinement
Les élevages sont effectués en groupe avec enrichissement de l’environnement (présence dans la cage de coton pour faire un nid et objets en carton) et toutes les précautions sont assurées afin de respecter au mieux le bien-être animal en accord et en dialogue avec notre SBEA et notre vétérinaire référente. Dans nos expériences où une anesthésie profonde est réalisée, la qualité de l'anesthésie sera systématiquement contrôlée par l'absence de reflexe réponse au pincement de la patte. Les souris subiront une injection intracérébrale de virus de type AAV (adenovirus associé) qui peut entrainer des effets modérés liés à la chirurgie. Les animaux opérés feront donc l'objet d'une surveillance accrue pendant la procédure de chirurgie et les jours suivants. Une procédure avec des points limites gradés a été mise en place pour la surveillance des animaux post opération. Elle est basée sur l'état du pelage (pelage légèrement hirsute, légère piloérection, horripilation marquée), le comportement (Bébé hors du nid (>15 min)), les fonctions corporelles (prise alimentaire, augmentation de la taille par rapport à la portée) et la locomotion (démarche/posture, problèmes de mobilité significatifs/réticence à bouger). Ces points limites intermédiaires permettent la mise en place de soins des animaux seront respectés évitant l'euthanasie des animaux.
Choix des espèces
La souris est un mammifère où les règles et les processus qui régissent le développement du système nerveux central et sa plasticité sont similaires à l'homme. Cette espèce est aussi choisie en raison de l’existence d’un modèle génétique déjà établi. Nous prévoyons 3 stades à étudier, choisis sur la base de nos études préalables (en particulier dans notre laboratoire) qui montrent qu’il existe dès la naissance une altération du répertoire moléculaire des astrocytes dans ce modèle, et une altération du réseau vasculaire dans les jours suivants. Il est par ailleurs important de déterminer si ce sont des phénomènes uniquement développementaux ou maintenu chez l’adulte.