Recherche fondamentale
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- Système urogénital
Efficacité in vivo de nouveaux agents thérapeutiques dans les tumeurs cérébrales
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
336 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère. 234 d'entre elles reçoivent une greffe de cellules de glioblastome directement dans le cerveau, opération de trente minutes, 60 une greffe sous la peau, et toutes jusqu'à huit injections derrière le globe oculaire. Le porteur indique que la progression de la tumeur provoque des troubles moteurs, une perte d'appétit puis une perte de poids, et attend de ces expériences la validation de composés anticancéreux ciblant le cerveau, dans une maladie dont la survie médiane est d'un an. Sur le remplacement, il écrit en une phrase qu'il n'existe pas de système suffisamment fiable pour mimer cette complexité biologique.
Objectifs
L'objectif du projet est d'évaluer l'efficacité de nouveaux agents anticancéreux dans des modèles animaux atteints de tumeurs cérébrales. Ces nouveaux médicaments ont la propriété de cibler efficacement le cerveau puis la tumeur, ce qui devrait permettre une amélioration de leur efficacité, tout en limitant les effets secondaires du traitement (troubles du système digestif, nausées, fatigue).
Bénéfices attendus
Le glioblastome est une tumeur cérébrale dont le pronostic est sombre. Il n’existe aucun traitement curatif et la survie médiane des patients est de un an avec un traitement combinant chirurgie, chimiothérapie et radiothérapie. La validation in vivo de l'efficacité des composés anticancéreux et de leur ciblage vis à vis du cerveau et donc de la tumeur permettrait la mise en place de nouvelles stratégies thérapeutiques pour le glioblastome.
Procédures
Des animaux recevront une administration intra-veineuse retro-orbitaire de composés (336 animaux, intervention de 5 minutes environ, 8 interventions maximum). Les injections retro-orbitaires se réalisent à l'arrière du globe oculaire. Des animaux recevront une greffe sous-cutanée de cellules tumorales de glioblastome 60 animaux, une seule intervention de 1 minute environ). Des animaux recevront une greffe intracérébrale de cellules tumorales de glioblastome (234 animaux, une seule intervention de 30 minutes environ). Les greffes intracérébrales sont des procédures chirurgicales. Elles consistent à introduire des cellules tumorales dans le cerveau afin d'induire une tumeur.
Impact sur les animaux
La manipulation, contention des animaux, les injections d'anesthésiques ou de cellules sont générateurs de stress pour les animaux. Par ailleurs, les injections entrainent également une douleur légère de courte durée. La progression tumorale induite par la maladie (glioblastome) est susceptible d'induire des troubles moteurs et provoque à terme une perte d'appétit, donc une malnutrition et finalement une perte de poids.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés dans le cadre des études de survie, pour les analyses histologiques (prélèvement de cerveaux) et à la fin de l'étude de dose maximum tolérée (une semaine après la dernière administration).
Remplacement
L'analyse de l'efficacité des composés pour leur ciblage du cerveau et pour leurs effets sur le developpement tumoral nécessite une approche expérimentale in vivo. En effet, il n’existe pas à ce jour de système suffisamment fiable pour mimer cette complexité biologique.
Réduction
Le nombre d'animaux prévu dans chaque groupe est basé sur un calcul d'effectif permettant de prédire que nous avons 80% de chance d’obtenir un résultat statistiquement significatif.
Raffinement
La détection de toute souffrance de l’animal sera assurée et le niveau de souffrance évalué en fonction de deux grilles de scores. En fonction des scores obtenus, il sera envisagé une analgésie ou l'euthanasie de l'animal. Pour le bien-être de l'animal, les souris seront logées selon les normes requises avec un enrichissement (copeaux de bois, dômes) et en groupes de 5 individus par cage afin d’éviter le stress de l’isolement. Les cages pourvues de couvercles filtrants seront disposées dans une armoire ventilée.
Choix des espèces
Les données bibliographiques démontrent que le modèle murin est le plus adapté pour aborder les questions relatives aux tumeurs cérébrales. Les tumeurs de glioblastome générées dans ces différents modèles animaux sont particulièrement similaires aux tumeurs humaines. Les souris seront réceptionnées à l’animalerie à l’âge de 6 semaines et utilisées à l’âge de 7 semaines, en accord avec les protocoles décrits pour ces modèles physiopathologiques classiques.
Développement d’une membrane innovante d’épuration sanguine pour allonger la durée de préservation d’organe en transplantation cardiaque
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
62 cochons de 45 à 60 kilos vont être utilisés, opérés sous anesthésie générale et tués avant tout réveil. Trente-six subissent un prélèvement du cœur, six une exsanguination par voie percutanée destinée à recueillir 1 500 mL de sang, douze une transplantation cardiaque suivie de trois heures de maintien en vie pour évaluer la fonction du greffon, la procédure complète durant six heures. L'objet est de mettre au point une membrane de filtration du sang pour allonger au-delà de quatre heures la conservation des cœurs destinés à la greffe, avec des débouchés annoncés jusqu'en néphrologie et en toxicologie. Le porteur écrit que, les procédures étant menées sous anesthésie générale sans réveil, aucun effet indésirable ni aucune nuisance ne sont attendus pour l'animal.
Objectifs
La transplantation cardiaque est le traitement de référence de l'insuffisance cardiaque avancée mais la pénurie de greffons est un obstacle majeur dans la prise en charge de ces patients. Environ 400 transplantations cardiaques sont réalisées chaque année en France pour des patients souffrant d’insuffisance cardiaque avancée. La problématique majeure actuelle en transplantation cardiaque est le manque de donneur avec un ratio actuel d’un seul greffon disponible pour deux candidats en attente. En conséquence la durée d’attente pour une transplantation cardiaque augmente et 55 à 70 patients inscrits sur liste d’attente (sur 500 nouveaux inscrits chaque année) meurent chaque année faute d’avoir pu être transplantés. De plus, la durée préservation du greffon, en préservation froide statique conventionnelle, est limitée à 4 heures, restreignant ainsi la distance géographique entre le donneur et le receveur. La perfusion cardiaque ex vivo normothermique au sang (EVHP) est une technologie utilisée en transplantation cardiaque pour allonger la durée de préservation d’organe. Le cœur prélevé sur le donneur d’organe est immédiatement reperfusé au sang et oxygéné ce qui le met dans des conditions optimales jusqu’à la transplantation grâce à une machine de perfusion transportable. Contrairement à la préservation froide conventionnelle dans la glace, la perfusion cardiaque ex vivo au sang réduit les risques de souffrance de l’organe pendant son transport jusqu’à la transplantation. L’objectif est de développer un dispositif médical d’épuration du sang dédié pour la préservation prolongée sur machine du cœur en attente de transplantation.
Bénéfices attendus
Le projet permettra d’améliorer l’accessibilité aux greffons cardiaques en prolongeant la durée de préservation des greffons, supprimant ainsi les restrictions géographiques. La proximité de l’anatomie et de la physiologie cardiovasculaire entre l’homme et le porc rendent les résultats expérimentaux de notre protocole rapidement transposables à la pratique clinique en transplantation cardiaque chez l’homme. Un greffon marginal est un cœur à risque d’échec précoce de transplantation, principalement en raison des antécédents du donneur (âge >55 ans, facteurs de risque cardiovasculaire, arrêt cardiaque prolongé). Des interventions pharmacologiques pourront également être appliquées pour réhabiliter les greffons marginaux avant la transplantation. De plus, la coronarographie ex-vivo permettra un meilleur dépistage des donneurs à haut risque. La coronarographie ex vivo étant un examen d’imagerie des artères du cœur réalisé au cours de la perfusion isolée du cœur sur machine. Cet examen renseigne sur la présence de lésions sur les artères coronaires qui peuvent être présentes sur les greffons marginaux. Ce projet ouvre la voie à une nouvelle génération de solutions de filtration sanguine miniaturisées, permettant la filtration sélective des toxines, des médicaments et des médiateurs inflammatoires. La membrane HaemoVIPER sera un atout majeur, non seulement dans le domaine de la transplantation, mais aussi dans les maladies rénales chroniques, les maladies dysimmunitaires et les intoxications médicamenteuses.
Procédures
Avant l'anesthésie générale, l'ensemble des animaux auront une injection intra musculaire afin d’obtenir une sédation vigile et une anxiolyse.36 animaux seront soumis à un prélèvement cardiaque sous anesthésie générale. La durée moyenne de la procédure chirurgicale de prélèvement cardiaque est de 2 heures. 6 animaux seront soumis à une exsanguination par voie percutanée, la durée moyenne de la procédure chirurgicale d’exsanguination est de 2 heures. 12 porcs auront une transplantation cardiaque. La durée moyenne de la procédure de la procédure chirurgicale de transplantation cardiaque est de 3 heures. La totalité des animaux transplantés seront maintenus en vie 3 heures après la réalisation de la transplantation afin d’évaluer la fonction cardiaque. La durée totale de la procédure est de 6 heures.
Impact sur les animaux
S'agissant de procédures expérimentales réalisées sous anesthésie générale balancée sans réveil, aucun effet indésirable ni nuisances ne sont attendus pour l'animal qui sera euthanasié en fin de procédure ou en cas d'échec de l'anesthésie.
Devenir
Les animaux seront tous euthanasiés en cours d’expérimentation, sous anesthésie générale, en raison soit de l’explantation du cœur soit de l'exsanguination nécessaire à la procédure. L’analyse des tissus myocardiques après la transplantation sera primordiale dans la compréhension de nos résultats.
Remplacement
Il n’existe à ce jour aucun modèle alternatif au modèle animal pour étudier la production et la filtration de molécules produite par le coeur perfusé sur une machine (EVHP). De même, l’impact de la perfusion prolongée et de la filtration sur la qualité de préservation ex vivo du cœur ne peuvent être étudiés que sur un modèle animal. En effet, la perfusion d’organe ex vivo repose sur l’utilisation d’un organe et non d’un tissu ou d’une culture cellulaire (pas d’alternative in silico ou in vitro). Il est donc nécessaire dans notre approche d’utiliser un cœur prélevé sur un système vivant. Par ailleurs seul un modèle sur le gros animal permet l'instrumentation nécessaire pour placer le cœur sur un module de perfusion d’organe isolé tel qu’utilisé en pratique clinique. Enfin ce modèle permet d’extrapoler facilement les résultats à l’homme, dont le système cardiovasculaire est proche sur le plan anatomique, physiologique et métabolique. Le développement de la membrane de filtration comprendra des expérimentations in silico et des simulations numériques pour remplacer une partie des animaux.
Réduction
Afin de réduire le nombre d’animaux nécessaires à l’étude, le nombre d’animaux par groupe sera suffisant afin de pouvoir réaliser des tests de comparaison statistique entre les groupes. Nous avons prévu l’inclusion de 2 animauxpréliminaire afin de réaliser une procédure test de faisabilité de transplantation cardiaque chez le porc avant d’inclure les animaux dans les groupes expérimentaux. Le modèle de perfusion de cœur de porc ex-vivo sur machine est appliqué dans notre laboratoire depuis 2020 avec plus de 100 procédures réalisées. Les causes d’échec rencontrées (10 %) sont inhérentes à la qualité de l’organe (malformation cardiaque, cardiopathie hypertrophique, insuffisance valvulaire aortique). Dans chaque groupe, dès que le nombre d'animaux nécesaire pour les analyse sera atteint, aucune autre inclusion ne sera effectuée.
Raffinement
Respect d’une période d’acclimatation d’une semaine minimum entre l’arrivée à l’animalerie du laboratoire et l’inclusion dans le protocole de recherche - Hébergement en groupe de deux pour favoriser le contact régulier entre congénères - Environnement adapté à chaque phase de l’expérimentation pour réduire l’angoisse des animaux (accompagnement et anxiolyse durant le transfert depuis l’animalerie jusqu’en salle d’intervention) - Privilégier les ponctions vasculaires percutanées échoguidées artérielles et veineuses, pour mise en place des cathéters de surveillance hémodynamique continue : moins de souffrance, moins de saignement et risque infectieux réduit. L’atteinte d’un point limite sera déterminée par l’observation de signes comportementaux, d’apparence générale permettant de quantifier la souffrance de l’animal selon un score spécifique à l’espèce porcine. L'évaluation du bien-être animal sera réalisée de manière quotidienne pour chaque animal, pendant la période d'acclimatation et durant l’opération jusqu'à son euthanasie. Ces différents éléments seront évalués à l'aide d'une grille d'évaluation émanant de la cellule du bien-être animal. Durant les procédures expérimentales, l’anesthésie générale sera maintenue en combinant hypnotiques et analgésiques. En cas d’échec d’anesthésie ou d’analgésie au cours de l’expérimentation, l’animal sera euthanasié par injection intraveineuse. Le décès des animaux sera déclaré après 5 minutes d’inefficacité circulatoire (arrêt d’activité cardiaque électrique à l’ECG, absence de pulsatilité artérielle et pression artérielle moyenne inférieure à 30 mmHg).
Choix des espèces
Le modèle animal choisi est le porc. Le porc présente une physiologie circulatoire proche de celle de l’homme (Fréquence cardiaque proche de 100/min, débit cardiaque entre 3,5 et 4 L/min pour un poids de 50 kg). Par ailleurs son anatomie cardiovasculaire facilite la réalisation des canulations artérielle et veineuse nécessaires pour sa perfusion isolée ex vivo. La modélisation chirurgicale est facilitée par l’usage du gros animal Cette convergence permet une adaptation optimale de l’espèce aux expérimentations et limitera au minimum le nombre d’animaux tests (échecs techniques). Enfin notre protocole prévoit des prélèvements sanguins et des biopsies cardiaques répétées sur le cœur perfusé ex vivo avec respectivement un volume et un poids de prélèvement minimum afin de pouvoir réaliser les analyses plasmatiques et tissulaires. Là encore, l’expérimentation sur le porc est adaptée pour ces prélèvements répétés, contrairement à un modèle rongeur qui permettrait un recueil plasmatique et tissulaire de plus faible quantité. Les animaux utilisés dans le protocole expérimental sont des porcs de 45 à 60 kg. A ce stade de développement les porcs ont un système circulatoire très proche de l’homme et leur gabarit permet une modélisation chirurgicale optimale, notamment pour la canulation de l’aorte et de l’artère pulmonaire pour l’implantation du cœur sur le module de perfusion ex vivo. Par ailleurs, le volume sanguin nécessaire à la perfusion du cœur ex vivo sera recueilli sur l’animal, juste avant l’explantation du cœur et la mise à mort de l’animal. Ce volume sanguin doit être de 1500 mL, ce qui justifie d’inclure des animaux ayant une masse sanguine d’au moins 2,5 à 3 litres, soit un poids supérieur à 50 kg afin de ne pas avoir de difficultés pour recueillir 1500 mL au moment de l’exsanguination. Enfin, des prélèvements biologiques seront répétés durant la procédure de perfusion cardiaque ex vivo, à la fois des échantillons plasmatiques et des biopsies myocardiques. En conséquence, seul un modèle expérimental sur le gros animal peut permettre de satisfaire à ces contraintes répétées de volume et de poids des prélèvements biologiques destinées à l’analyse du métabolisme.
Repenser la nutrition protéique pour la santé, le bien-être et la robustesse du poussin – optimisation des apports en acides aminés les premiers jours de vie
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Bien-être animal
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
Réduire la part de protéines dans l'aliment des premiers jours et ouvrir l'usage de matières premières locales : cet objet zootechnique conduit à utiliser 384 poussins de poulet de chair dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Chaque poussin subit une prise de sang au sinus occipital, réalisée sur animal vigile, puis est tué à cinq ou dix jours de vie pour des découpes anatomiques et des prélèvements de tissus. Le porteur déclare mesurer des biomarqueurs liés à la robustesse, à la santé et au bien-être des animaux non-humains, dans une expérience où aucun poussin ne dépasse dix jours. Il précise que le poulet de chair a été retenu parce qu'il est l'espèce agronomique cible du projet, les œufs embryonnés étant incubés au couvoir de l'établissement.
Objectifs
La nutrition du jeune poussin est délicate du fait du passage d’une alimentation d’origine maternelle à une alimentation d’origine exogène, alors qu’elle contribue de manière importante à sa robustesse en renforçant sa santé digestive. Les apports protéiques pourraient probablement être réduits dans les premiers jours de vie et l’usage de matières premières protéiques locales souvent riches en fibres pourrait être facilité en période de croissance par une alimentation néonatale adaptée. L’objectif général du projet est de proposer des stratégies nutritionnelles précoces du poussin afin de renforcer sa santé et son bien-être, et d’améliorer l’usage de sources de protéines diversifiées et locales. La première étape, qui a fait l’objet d’une précédente demande, visait à optimiser l’apport protéique pendant les premiers jours de vie. Nous cherchons dans cette nouvelle demande à améliorer l’équilibre en acides aminés et évaluer l’impact de la supplémentation en acides aminés fonctionnels (acides aminés ayant un rôle sur des fonctions physiologiques), puis dans une future troisième étape à raffiner les besoins en protéines et en acides aminés en fonction de certaines caractéristiques du régime.
Bénéfices attendus
L’objectif étant d’affiner la connaissance des besoins en acides aminés pour ajuster et/ou équilibrer les apports sur la phase de démarrage, l’intérêt scientifique de ce projet réside en premier lieu dans l’approche expérimentale fine d’une période du développement de l’animal qui est relativement peu étudiée. La connaissance des besoins nutritionnels du jeune a été expérimentée mais jamais, à notre connaissance, sous l’angle complémentaire des performances zootechniques et des biomarqueurs en lien avec la robustesse, la santé et le bien-être des animaux. Au niveau opérationnel, les attendus sont de : mieux appréhender les besoins du jeune (incluant la période ≤ 7 jours) pour réduire les apports en protéines et apporter les acides aminés de manière à optimiser l’équilibre entre les fonctions adaptatives et productives, et à terme proposer des stratégies nutritionnelles précoces permettant de renforcer la santé et le bien-être des animaux tout en favorisant l’usage de matières premières protéiques locales sur toute la période d’élevage.
Procédures
Une prise de sang au sinus occipital sera effectuée sur animaux vigiles. Les animaux prélevés ne seront pas les mêmes à chaque date. Il n’y aura donc qu’une prise de sang par animal qui ne durera que quelques secondes.
Impact sur les animaux
La contention lors des prises de sang engendre du stress pour l’animal, une légère douleur au niveau du site de prélèvement et un éventuel hématome.
Devenir
Suite à la procédure de prise de sang, les animaux seront mis à mort pour des découpes anatomiques et des prélèvements de tissus, à J5 et à J10, ceci afin d’étudier leur composition corporelle et mesurer des biomarqueurs tissulaires en lien avec leur robustesse, santé et bien-être en fonction en fonction de l’apport alimentaire en acides aminés.
Remplacement
La connaissance des besoins nutritionnels du jeune poussin sera expérimentée sous l’angle original et complémentaire des performances zootechniques et des biomarqueurs en lien avec la robustesse, la santé et le bien-être des animaux. Les analyses ne peuvent se réaliser que chez l’animal et directement sur l’espèce cible (poule domestique).
Réduction
L’effectif de 384 animaux (moitié mâles et moitié femelles) a été défini pour permettre de détecter significativement un effet de la variation d’apport alimentaire en acides aminés (5 régimes supplémentés avec des acides aminés différents et un régime témoin non supplémenté) sur les performances de croissance et des biomarqueurs sanguins et tissulaires en lien avec la robustesse, la santé et le bien-être des animaux. L’unité statistique pour analyser les performances de croissance sera le compartiment. Huit compartiments par groupe sont nécessaires et suffisants pour détecter des différences de consommation d’aliment et d’indice de consommation entre régimes d’après des travaux publiés en 2017 sur l’apport en protéines et en acides aminés chez les poulets en fin de période d’élevage. L’unité statistique pour les dosages de biomarqueurs sera l’animal. Un effectif de 16 animaux par régime, par sexe et par âge au prélèvement (2 par compartiment, par sexe et par âge au prélèvement), soit 384 animaux, est nécessaire et suffisant pour pouvoir tirer des conclusions significatives en tenant compte de nos expériences précédentes et de la variabilité interindividuelle attendue des paramètres sanguins et tissulaires mesurés : utilisation des résultats d’essais précédents et des avancées méthodologiques rapportées dans un article publié en 2021.
Raffinement
Les animaux seront élevés dans un bâtiment d’élevage standard, au sol sur litière avec copeaux de bois dans des compartiments où ils resteront en groupe. La taille du compartiment est suffisante pour permettre aux poussins de se déplacer avec une zone de repos significative en plus de l’espace mangeoire et abreuvement. Les animaux auront à disposition plusieurs enrichissements leur permettant de grimper et de se cacher. Le suivi des performances sera fréquent avec des mesures tous les 2 ou 3 jours sur la période étudiée. Toute manifestation de symptômes persistants définis par un point limite entrainera le retrait de l’animal de l’expérimentation. Les prises de sang seront effectuées dans un lieu différent des espaces d’hébergement.
Choix des espèces
Le poulet de chair a été choisi comme modèle car c’est l’espèce agronomique cible du projet. Les œufs embryonnés seront mis en incubation au couvoir de l’établissement expérimentateur puis les animaux seront élevés jusqu’à 10 jours.
Evaluation d’un ciblage de PCSK9 dans le cadre d’un traitement des conséquences cardiovasculaires du syndrome d’apnées obstructives du sommeil chez des souris 2/2
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
Cent huit souris seront réutilisées dans d'autres procédures et les animaux d'élevage maintenus en vie pour la reproduction, les autres étant tués pour prélever leurs organes. 446 souris vont être utilisées au total, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger à modéré. Elles passent quatorze ou cinquante-six jours dans un dispositif qui les prive d'oxygène par intermittence pour reproduire les apnées du sommeil, avec des injections, deux à quatre prélèvements de sang, des mesures de pression artérielle à la queue trois fois par jour pendant trois jours, une échographie cardiaque sous anesthésie et un transport routier entre deux établissements. Le porteur écarte la drosophile, le poisson zèbre et le nématode comme animaux de "classes phylogénétiques inférieures" non pertinents, et affirme que les modèles cellulaires ne représentent pas la complexité d'un "organisme entier".
Objectifs
Le syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS) est une pathologie touchant 5-20% de la population générale, caractérisée par des apnées répétitives pendant le sommeil conduisant à un manque d’oxygène dans le sang, qu’on appelle hypoxie intermittente (HI). Les complications cardiovasculaires qui en découlent posent un réel problème de santé publique, avec en particulier une incidence accrue d’athérosclérose chez les patients SAOS conduisant à une augmentation de la mortalité par infarctus du myocarde et accident vasculaire cérébral. Le traitement de référence du SAOS, la pression positive continue (PPC), permet d’améliorer les symptômes et la qualité de vie des patients, mais son effet sur le risque cardiovasculaire reste controversé. Ainsi, un axe futur de la prise en charge des patients apnéiques est d’associer la PPC à un traitement permettant de réduire le risque cardiovasculaire, mais il est nécessaire de bien connaitre les mécanismes associés au SAOS pour cibler les thérapeutiques les plus pertinentes. Parmi les mécanismes impliqués dans les premières phases de la formation des plaques d’athérome on peut citer une inflammation et des problèmes de paroi des vaisseaux, entraînant une augmentation de la migration des globules blancs et conduisant à un remodelage des vaisseaux avec un épaississement de la paroi et l’apparition de lésions d’athérosclérose. Ces phénomènes vont ainsi être activés chez les patients SAOS. Une protéase d’intérêt à commencer à se détacher ces dernières années dans la recherche sur l’athérosclérose. Notre hypothèse est donc que cette protéase serait un acteur majeur des troubles aux niveaux des parois des vaisseaux induits par l'HI. Afin de confirmer cette hypothèse nous voulons évaluer l’impact d’un blocage de cette protéase sur le remodelage vasculaire provoqués par une hypoxie intermittente, dans nos modèles expérimentaux de souris. Nous espérons ainsi déterminer si cette protéase pourrait servir de cible thérapeutique pour les conséquences cardiovasculaires du SAOS. Ce projet se déroulera dans 2 établissements utilisateurs différents.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de déterminer si notre protéase d’intérêt pourrait être une cible thérapeutique possible pour lutter contre les conséquences cardiovasculaires du SAOS. Celles-ci n’ayant pas de traitement suffisamment efficace actuellement, et les anticorps contre celle-ci étant déjà approuvés chez l’homme pour d’autres indications, les résultats de cette étude pourraient conduire à proposer un nouveau traitement à moyen terme pour ces malades.
Procédures
Les animaux seront placés en hypoxie ou en normoxie pendant 14 ou 56 jours selon leur groupe. Le traitement étudié sera injecté aux animaux le premier jour pour les animaux exposés 14 jours et les jours 28 et 42 pour ceux exposés 8 semaines (10 minutes pour prendre en main l’animal et l’injecter). Deux prélèvements sanguins auront lieu pour les animaux exposés 2 semaines, et quatre prélèvements pour les animaux exposés 8 semaines (10 minutes pour réaliser la contention de l’animal et prélever le sang). Tous les animaux seront soumis à des mesures de pression artérielle vigile (3 fois par jour pendant 3 jours, à raison de 15 minutes par session), non-invasives à la queue. La fonction cardiaque et aortique sera mesurée une fois, en fin de protocole, par échographie sous anesthésie gazeuse d'une durée moyenne de 30 minutes. A la fin de cette exposition, les animaux seront mis à mort par prélèvement du sang sous anesthésie générale (10 minutes de procédure). L'imagerie sera réalisée dans un des établissements utilisateurs et toutes les autres interventions se dérouleront dans l'autre établissement utilisateur.
Impact sur les animaux
Les animaux recevront une injection de médicament ce qui conduira à un léger stress. Les animaux se verront aussi prélever de sang toutes les semaines ou toutes les deux semaines ce qui entrainera un léger stress. La mesure sur animal éveillé de la pression artérielle peut induire un léger stress. Enfin les animaux seront placés dans le dispositif à hypoxie intermittente, ce qui entraîne un stress modéré et une perte légère de poids sur les 3 premiers jours, le temps qu’ils s’adaptent. Enfin le transport des animaux après les échographies entre les deux sites pourrait induire un stress d’un niveau léger en gravité.
Devenir
Les animaux de la procédure d’élevage seront tous maintenus en vie pour effectuer les reproductions. Tous les animaux de la procédure expérimentale seront mis à mort afin de pouvoir prélever leurs organes et effectuer des analyses supplémentaires.
Remplacement
L’étude du remodelage des vaisseaux nécessite des manipulations invasives ce qui exclut une étude in vivo chez l’homme. Nous utilisons des modèles cellulaires pour les premières étapes de nos travaux, mais ils ne sont pas en mesure de représenter la complexité d’un organisme entier. Nos travaux sont centrés sur les effets de l’hypoxie intermittente sur l’intégrité et le remodelage des vaisseaux. Des modèles alternatifs d’animaux de classes phylogénétiques inférieures (drosophile, zebrafish, c-elegans) utilisés parfois en recherche fondamentale ne sont pas pertinents pour les questions scientifiques abordées dans ce projet. Les souris sont le modèle de référence utilisé en recherche cardiovasculaire fondamentale ce qui permettra une comparaison de nos résultats avec ceux de la littérature.
Réduction
Le nombre d’animaux par lot a été défini à minima, soit 12 par groupe, afin que les résultats puissent être statistiquement interprétables. Cette valeur a été obtenue par une approche statistique. Nous évaluerons la présence d’un effet sexe sur nos résultats après la première série d’expérimentations. S’il n’y a pas de différences entre les sexes alors nous rassembleront nos groupes d’animaux et réduirons leur nombre de moitié. Après la réalisation des procédures in vivo et l'euthanasie des animaux, nous allons collecter les organes et tissus de ces mêmes animaux pour les utiliser au cours des études ex vivo post-mortem, rationnalisant encore ainsi le nombre des animaux utilisés.
Raffinement
Une attention générale sera portée à la qualité des méthodes d'anesthésie et d'analgésie des animaux. De plus, une surveillance attentive sera réalisée pendant l'hébergement et lors de la réalisation des procédures expérimentales afin d'évaluer en permanence les nuisances subies (douleur, stress, ...), de façon à pouvoir appliquer immédiatement un renforcement analgésique et/ou anesthésique si nécessaire et faire en sorte que ces nuisances soient absentes ou réduites à leur niveau minimum. Les conditions d'expérimentation seront aussi optimisées pour le confort des animaux, avec habituation à la contention (pour les mesures de pression artérielle) et gel oculaire appliqué lors d'anesthésies longues (échographie). Des points limites prédictifs et précoces, gradés précis et adaptés, ainsi que des critères d'arrêt, sont définis, et un arbre décisionnel mis en place, permettant aux personnels de décider des actions à réaliser pour le bien-être des souris et l'application des points limites et critères d'arrêt définis. Les expérimentateurs et soigneurs seront formés pour appliquer ces procédures et règles de protection du bien-être animal, conformément à la règlementation. Le transport des animaux entre les 2 EU est fait par un expérimentateur compétent, en cage d'hébergement standard, temporairement occultée, avec eau, croquettes et enrichissement. Une fois réceptionnées, les souris seront transférées dans des cages propres pour une période d’acclimatation d’au moins 7 jours avant le début des expérimentations dans la salle où se trouve le dispositif à hypoxie intermittente. Le personnel responsable du bien-être animal veillera à leurs conditions d’hébergement, à leur adaptation à leur environnement et à la mise à disposition ad libitum en nourriture et eau. De plus, un enrichissement de leur milieu de vie adapté sera mis en place pendant la période d’acclimatation et d’expérimentation. Les conditions d’hébergement respecteront les normes relatives au bien-être animal en vigueur. Afin de limiter leur angoisse, ils seront acclimatés à l’expérimentateur pendant ces 7 jours. Tout comportement anormal sera signalé afin de mettre en place des soins adaptés. Le vétérinaire responsable des animaux sera contacté si un animal présente une souffrance inhabituelle. Les animaux seront examinés quotidiennement et pesés de manière hebdomadaire par les zootechniciens ou l’expérimentateur.
Choix des espèces
Nos travaux sont centrés sur les effets de l’hypoxie intermittente sur les parois des vaisseaux et le remodelage des vaisseaux. Des modèles alternatifs d’animaux de classes phylogénétiques inférieures (drosophile, zebrafish, c-elegans) utilisés parfois en recherche fondamentale ne sont pas pertinents pour les questions scientifiques abordées dans ce projet. Les souris sont le modèle de référence utilisé en recherche cardiovasculaire fondamentale ce qui permettra une comparaison de nos résultats avec ceux de la littérature. Dans ce travail, il est prévu d’utiliser les souris sauvages et génétiquement modifiées, déjà existantes au laboratoire. Ces modèles sont parmi les plus reconnus comme souche référente dans la communauté scientifique. De plus, l’anatomie des vaisseaux de la souris est parfaitement connue et les outils qui permettront l’analyse sont déjà maîtrisés au laboratoire. Nous utiliserons des souris jeunes adultes âgées de 12 semaines au début de l’exposition, ce qui permet une meilleure connaissance de l’impact de l’hypoxie intermittente sur le système vasculaire sans être biaisé par l’effet de l’âge.
Profil et circuits socio-émotionnels de deux lignées de souris exprimant des mutations du récepteur nicotinique α5 impliquées dans l’alcoolisme
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système nerveux
756 souris, dont des lignées porteuses de mutations du récepteur nicotinique α5 liées à la dépendance à l'alcool, vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées sous anesthésie profonde pour conserver leur cerveau. Selon les groupes, elles ont accès chaque jour à un biberon d'alcool pendant 6 à 12 semaines, subissent une chirurgie du cerveau de 30 à 45 minutes, une stimulation de neurones par la lumière, jusqu'à quatre contentions de 15 minutes et une ou deux prises de sang sous la mâchoire. 612 souris passent un test social de 10 minutes par jour pendant cinq jours, présenté comme un test de reconnaissance des émotions sans autre description. L'objectif est de comprendre comment ces mutations modifient les émotions, le comportement social et la consommation d'alcool, chez les mâles comme chez les femelles. Le porteur affirme que les souris placées en contention "finissent par s'y habituer", et écrit que les tests quotidiens "contribuent aussi à leur bien-être".
Objectifs
Les problèmes liés à la consommation d'alcool sont très courants et dangereux dans notre société. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), 5 % des décès dans le monde sont causés par une consommation excessive d'alcool. Pour mieux comprendre ce problème et trouver des solutions, il est important de savoir comment notre corps et notre environnement influencent cette dépendance. Des études ont montré qu'une petite différence dans un gène, appelé CHRNA5, peut augmenter le risque de devenir dépendant à l'alcool. Toutefois, il reste difficile d'étudier ce lien chez les humains. Pour mieux comprendre, des chercheurs ont utilisé des rats qui avaient cette différence génétique. Ces rats avaient un risque plus élevé de rechute dans l’alcool après une période d’abstinence. De plus, ce gène joue un rôle important dans certaines parties du cerveau qui sont liées à la mémoire et aux relations avec les autres. Et les connexions entre ces zones du cerveau sont aussi liées à l’anxiété et au comportement social. L’objectif de cette recherche est d’étudier comment cette différence génétique affecte les émotions et les comportements sociaux, ainsi que la communication entre certaines parties du cerveau. Pour cela, nous utiliseront des souris spéciales qui ont cette même différence génétique, et les compareront à des souris normales. Nous observerons comment cela influence leurs comportements et leur consommation d'alcool, en étudiant aussi les différences entre les mâles et les femelles. Ensuite, nous enregistreront l’activité du cerveau des souris pour comprendre comment cette différence génétique change la manière dont les parties du cerveau communiquent entre elles. Puis nous essayeront de manipuler cette communication pour voir comment cela affecte les comportements sociaux des souris. Enfin, nous tenteront de remettre en place la version normale du gène dans le cerveau des souris pour voir si cela améliore leur comportement.
Bénéfices attendus
Des études ont montré qu'une petite différence dans un gène, appelé CHRNA5, peut augmenter le risque de devenir dépendant à l'alcool. Mais on ne sait toujours pas vraiment comment cela fonctionne. Malgré les graves conséquences de la dépendance à l'alcool sur la société, il existe très peu de traitements qui fonctionnent bien, et la plupart des personnes dépendantes rechutent après avoir essayé d'arrêter de boire. Les personnes qui souffrent de dépendance à l'alcool peuvent avoir des comportements très différents. Par exemple, certaines peuvent être anxieuses ou avoir des comportements antisociaux. Il est cependant compliqué de savoir si ces comportements sont causés par la consommation d'alcool ou s'ils étaient déjà présents avant. Notre projet a pour but de mieux comprendre comment les émotions et les comportements sociaux sont liés à la consommation d'alcool. Nous voulons savoir si ces comportements viennent de la consommation ou s'ils existaient avant. De plus, nous voulons prendre en compte les différences entre les sexes, car les réactions des hommes et des femmes peuvent être différentes. Ce projet pourrait nous aider à plusieurs niveaux. En tenant compte des émotions et pas seulement de la quantité d'alcool consommée, nous espérons comprendre comment cette différence génétique augmente le risque de dépendance. Si nous découvrons des comportements chez les animaux qui ressemblent à ceux observés chez les humains, cela pourrait nous aider à tester des traitements adaptés aux différents types de dépendance. Cela pourrait aussi conduire à des soins plus personnalisés, qui prendraient en compte la personnalité, le type de consommation d’alcool et le sexe de chaque personne, pour une meilleure efficacité. Enfin, nous cherchons à comprendre quelles parties du cerveau sont affectées par l'alcool et comment cela influence les comportements sociaux et émotionnels. Cela pourrait permettre de créer de nouveaux médicaments pour aider les personnes à arrêter de boire et à éviter les rechutes, en fonction de leur profil émotionnel et social.
Procédures
Les animaux passeront par plusieurs étapes dans cette étude : Ils auront accès à un biberon avec une solution d'alcool, une fois par jour, pendant 6 à 12 semaines (144 animaux). Ils subiront une petite opération sous anesthésie, d'environ 30 à 45 minutes, pour implanter un dispositif dans le cerveau (468 animaux). L’activité de leur cerveau sera mesurée sous anesthésie profonde pendant environ 1 heure après avoir stimulé une région spécifique du cerveau (144 animaux). Une technique utilisant la lumière permettra d'activer ou de désactiver certaines parties du cerveau chez des animaux éveillés, pendant 3 minutes (180 animaux, dont 90 pour l'activation et 90 pour la désactivation). Ils participeront à un test pour observer leur comportement social pendant 10 minutes par jour, sur une période de 5 jours (612 animaux). Ils seront soumis à un léger stress de restriction de leurs mouvements pendant 15 minutes, jusqu’à 4 fois au total, avec au moins une semaine de repos entre chaque session (144 animaux). Un petit échantillon de sang sera prélevé sous leur mâchoire. Certains animaux auront ce prélèvement une fois (288 animaux), d'autres deux fois, avec au moins une semaine d'écart entre les deux prélèvements (252 animaux).
Impact sur les animaux
Les animaux participeront à différents traitements et tests au cours de cette étude : Consommation d'alcool : Ils auront accès à un biberon contenant de l'alcool une fois par jour pendant 6 à 12 semaines. Cela peut leur donner une sensation de détente et d'euphorie. Opération du cerveau : Ils subiront une intervention sous anesthésie pour injecter un virus ou placer un dispositif dans leur cerveau, ce qui dure environ 30 à 45 minutes. Le jour suivant, ils peuvent perdre un peu de poids, mais ils le récupèrent généralement en trois jours. Ils ressentent une légère douleur, bien contrôlée par des médicaments contre la douleur qu’ils reçoivent avant et après la chirurgie. Il peuvent être confronté au saignement après la chirurgie, l’infection de la plaie qui est bien gérée par une désinfection à la Bétadine et un suivi par l’expérimentateur. Dans de rares cas le dispositif implanté dans leur cerveau peut se décrocher. Enregistrement de l'activité cérébrale : Nous allons enregistrer l'activité de certaines parties de leur cerveau pendant environ une heure, sous anesthésie générale profonde, après avoir stimulé une région spécifique. Activation ou inhibition du cerveau par la lumière : Nous utiliserons une technique spéciale qui permet d'activer ou de calmer certaines parties du cerveau des animaux éveillés pendant 3 minutes. L'activation peut causer une légère anxiété temporaire, tandis que l'inhibition a un effet de diminution du stress. Test de reconnaissance des émotions : Les animaux seront observés lors d’un test qui dure 10 minutes par jour pendant 5 jours, pour observer leur comportement et réaction emotionelle. Cela peut provoquer un léger stress. Stress modéré : Les animaux seront placés dans un dispositif qui limite leurs mouvements pendant 15 minutes, jusqu'à 4 fois, avec une semaine entre chaque session. Ce stress est modéré, et les animaux finissent par s'y habituer. Prélèvement sanguin : Un petit échantillon de sang sera prélevé sous leur mâchoire. Cela est rapide mais peut causer une légère douleur et un stress momentané au moment où l’aiguille entre dans la peau. Certains animaux subiront ce prélèvement une fois, et d'autres deux fois, avec une semaine d'intervalle.
Devenir
A la fin des procédures les animaux sont euthanasiés sous anesthésie générale profonde pour la conservation des tissus (cerveau), qui seront analysés ultérieurement.
Remplacement
Ce projet étudie la manière dont les souris reconnaissent les émotions et comment cela est lié à la consommation d'alcool. À ce jour, il n'existe pas d'autres méthodes pour faire ces recherches sans utiliser des animaux. De plus, nous voulons comprendre comment certaines mutations génétiques influencent ces comportements. C'est pourquoi nous devons utiliser des souris spéciales qui ont les mêmes mutations que celles que l'on retrouve chez l'humain
Réduction
Nous optimisons le nombre d'animaux utilisés en réalisant plusieurs tests sur chaque animal au lieu de multiplier les groupes. Ainsi, les animaux passeront par différentes étapes de manière séquentielle (comme des opérations, des prélèvements, ou des tests de comportement). Avant de lancer un protocole complet, nous faisons d'abord des essais sur un petit groupe de 4 à 5 animaux pour voir si cela vaut la peine de poursuivre. Cela nous aide à éviter d'utiliser trop d'animaux. Si les résultats sont prometteurs, nous passons à un groupe de 12 animaux, qui est le nombre minimum que l’on estime nécessaire pour avoir des résultats fiables. Nous vérifions également que les données sont bien réparties avant de les analyser avec des méthodes statistiques appropriées.
Raffinement
Nous ferons tout pour garantir le bien-être des animaux pendant l'étude. Lors des opérations, ils recevront une anesthésie pour les endormir et des médicaments pour soulager la douleur. Si l'opération dure longtemps, nous les hydraterons avec une injection pour qu'ils ne soient pas deshydratés au reveil. Tous les animaux vivront dans un environnement confortable, avec des matériaux pour construire des nids et des endroits où se cacher. Ils seront gardés ensemble pour maintenir leurs liens sociaux, et des techniciens vérifieront leur état chaque jour. Si un animal montre des signes de douleur, les techniciens préviendront immédiatement le responsable de l'étude pour prendre des mesures. Si nécessaire, nous donnerons des médicaments ou des crèmes pour les aider à guérir. Nous pouvons aussi leur fournir de la nourriture spéciale pour les aider à manger. Après certaines opérations, nous utiliserons des matériaux doux pour éviter d’endommager les implants. Les tests qui leur permettent d’interagir chaque jour contribuent aussi à leur bien-être. Tous ceux qui s’occupent des animaux sont formés pour le faire correctement. Enfin, si un animal doit être euthanasié, cela se fera de manière douce, sans douleur, pour minimiser ses souffrances.
Choix des espèces
La souris est un animal souvent utilisé pour étudier le cerveau chez les vertébrés. Son système nerveux est organisé de manière similaire à celui des humains, et elle partage environ 95% de ses gènes avec nous, ce qui permet de transposer les résultats obtenus chez la souris à l'humain de manière assez fiable. De plus, la souris peut être génétiquement modifiée, ce qui nous aide à comprendre les mécanismes biologiques impliqués dans de nombreuses maladies. Par exemple, grâce à des modèles de souris génétiquement modifiées, nous pouvons étudier comment certaines mutations génétiques humaines affectent des molécules ou des récepteurs spécifiques dans le cerveau. Les souris adultes ont été choisies pour cette étude car elles présentent une maturation complète des systèmes physiologique et neurologique, nécessaire à l’analyse des processus socio-emotionnels. Plus spécifiquement, nous utiliserons des souris modifiées pour exprimer des mutations des récepteurs nicotiniques, liées à la dépendance à l'alcool chez l'humain. Les souris montrent également une variété de comportements sociaux et de réponses émotionnelles, ce qui en fait un modèle pertinent pour notre recherche sur les émotions et la consommation d'alcool.
Impact de l’immunité sur l’invasion intratumorale des bactéries dans le cancer du pancréas
- Recherche fondamentale
- Oncologie
Des souris reçoivent par chirurgie abdominale, sous anesthésie générale, une greffe de tumeur du pancréas, et une partie d'entre elles six injections qui éliminent leurs monocytes, macrophages et neutrophiles, trois avant la greffe et trois après. 60 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, avec une prise de sang hebdomadaire sous anesthésie pendant trois semaines et un gavage tous les deux jours dont le contenu n'est pas précisé. L'objectif est de vérifier si les tumeurs de souris privées de ces cellules immunitaires sont davantage envahies par des bactéries. Le porteur ne décrit que des douleurs post-opératoires "modérées", une gêne "très passagère" au gavage et des risques d'infection accrus "légèrement", sans rien dire de la croissance des tumeurs, et classe pourtant l'ensemble en souffrance sévère. Toutes sont tuées à l'issue pour mettre leurs tumeurs en culture et y chercher des bactéries.
Objectifs
Le cancer du pancréas est généralement associé à un taux de survie relativement bas par rapport à d'autres types de cancer. Cette situation s'explique par plusieurs facteurs, notamment le diagnostic tardif, la nature agressive de la maladie et le manque de traitements efficaces dans les stades avancés. Le pancréas joue un rôle clé dans la digestion, en libérant des enzymes digestives, et dans la régulation de la glycémie, un élément crucial du métabolisme des glucides. Les traitements actuels pour le cancer du pancréas incluent la chirurgie, la chimiothérapie, la radiothérapie, les thérapies ciblées et l'immunothérapie, mais leur efficacité dépend du stade de la maladie. L'immunité innée et acquise protège généralement l'organisme, y compris contre les bactéries qui peuvent envahir les tumeurs. Dans ce projet, des bactéries ont été trouvées dans des tumeurs pancréatiques, même si elles étaient en petit nombre, suggérant qu'elles ont survécu aux divers composants du système immunitaire (cellules dendritiques, macrophages, neutrophiles, cellules NK, lymphocytes B et T). L'analyse métagénomique a révélé la présence de plusieurs ADN bactériens (impactant négativement le traitement contre le cancer) non détectés en culture, suggérant que ces bactéries ont pu être éliminées par le système immunitaire du patient, affaibli par le cancer. Deux études utilisant la transplantation de microbiote fécal (FMT) chez des souris ont montré que la modulation du microbiote influence la réponse immunitaire et la progression tumorale. FMT a permis d'améliorer la réponse à l'immunothérapie et de réduire la croissance tumorale dans un modèle de cancer du pancréas. Cela renforce l'hypothèse selon laquelle les bactéries intratumorales jouent un rôle dans la progression du cancer. L'objectif du projet est de démontrer que, dans un modèle de souris où l'immunité est complètement déplétée, la tumeur sera plus envahie par les bactéries par rapport à une souris immunocompétente.
Bénéfices attendus
Nous essayrons de comprendre ici si l’immunosurveillance, même affaiblie, empêche l’invasion bactérienne dans la tumeur afin de mieux comprendre le microenvironnement tumoral et son rôle dans la progression du cancer. Cela pourrait aider à identifier des biomarqueurs du statut immunitaire et orienter le développement de nouvelles thérapies, notamment en modulant le microbiome tumoral. Cette compréhension permettrait également d’optimiser l’utilisation de l’immunothérapie et de réduire les risques de complications infectieuses chez les patients. De plus, cela éclaire les interactions entre l’immunité et les bactéries, pouvant ainsi influencer la réponse aux traitements et les décisions cliniques.
Procédures
Les souris auront 1 prise de sang par semaine pendant 3 semaines, sous anesthésie générale (durée 5 minutes). La greffe des cellules tumorales se fera par chirurgie sous anesthésie générale et durera environ 5 min par souris. Le gavage oral dure moins d'une minute par souris et se renouvelle tous les 2 jours. La déplétion des monocytes, macrophages et neutrophiles (ou élimination) sera faite 7, 3 et 1 jour avant l'implantation de la tumeur et à 5, 9, 13 jours après l'injection de la tumeur, par injection (anesthésie locale, durée 10 secondes).
Impact sur les animaux
Douleur post-opératoires : l'ouverture de la cavité abdominale peut entraîner des douleurs post-opératoires modérées. Le prélèvement des fecès implique d'isoler l'animal pour une très courte durée, cela peut provoquer un léger stress temporaire (inférieur à 3 minutes). Le gavage oral est un geste technique car il nécessite de faire passer une sonde jusqu'à l'estomac, une gênelégère sera ressentie par l'animal mais sera très passagère (durée inférieure à 10 secondes). La déplétion des monocytes, macrophages et neutrophiles accroît légèrement les risques d'infections, altère la réponse immunitaire, entraîne des perturbations métaboliques (sasn effet clinique) et augmente modérément les risques d'inflammation intestinale.
Devenir
Les souris seront euthanasiées à l'issue de la procédure, le but étant de cultiver les tumeurs pour évaluer la présence de bactéries intratumorales.
Remplacement
Nous n'avons pas de modèle de remplacement pour le moment, car ce modèle est encore trop récent dans notre laboratoire. Il est possible qu'à l'avenir, si le projet apporte des éclaircissements pertinents sur les cancers pancréatiques chez la souris (PDAC), nous générions des organoïdes afin de perfectionner les expériences futures. Actuellement, nous utilisons des anticorps déplétants, et dans ces conditions, un système vivant complet est nécessaire pour obtenir une déplétion efficace et observer les changements dans le comportement tumoral. Le principal problème étant que nous voulons savoir s'il y a également des bactéries communes dans l'intestin et les bactéries que nous trouverons dans le pancréas, dans ce cas-là, il est impossible à l'heure actuelle d'avoir un modèle nous permettant d'étudier cette possible interaction in vitro.
Réduction
Pour ces études, nous utilisons un modèle tumoral validé et déjà publié. Afin de mener à bien cette étude, nous avons prévu de regrouper les expérimentations de manière à minimiser le nombre d’animaux témoins, dans le respect des principes de la règle des 3R. Le nombre d’animaux est rigoureusement contrôlé pour optimiser les ressources tout en garantissant des résultats fiables. Pour garantir la fiabilité des données, les expériences seront réalisées en triplicata, avec des groupes de 4 souris chacun. Cependant, si des différences très significatives sont observées lors de la première répétition, les groupes suivants seront réduits, ce qui permettra de limiter l'utilisation d'animaux, tout en maintenant la robustesse statistique des résultats. Ce plan d'étude concilie l'exigence éthique et scientifique en optimisant le nombre d'animaux utilisés.
Raffinement
Les animaux seront hébergés dans des conditions garantissant leur bien-être avec enrichissement environnemental adapté. Une période d'acclimatation d'une semaine sera respectée avant le début de l’expérimentation afin de réduire le stress des animaux et d'assurer leur adaptation à l'environnement de laboratoire. Une surveillance quotidienne permettra d’observer tout changement comportemental et, si nécessaire, de mettre en place des adaptations ou des traitements. Toutes les injections seront administrées sous anesthésie locale afin de minimiser la douleur. Les souris seront pesées régulièrement, au moins une fois par semaine. Les points limites précoces seront strictement respectés et des soins adaptés seront prodigués, en consultation avec le vétérinaire, pour garantir le bien-être des animaux tout au long de l'étude.
Choix des espèces
Le choix de la souris pour la réalisation de ce projet se justifie par des raisons d’ordres scientifiques, pratiques et éthiques. La génétique est proche de celle de l’Homme et bien connue. La souris est l’animal de laboratoire le plus couramment utilisé par la communauté scientifique internationale et pour les études précliniques, la plus susceptible d’apporter les résultats satisfaisants pour nous au vu des objectifs du projet. La méthodologie envisagée est d’une mise en place relativement aisée sur ce type d’animal et nous avons acquis une pratique expérimentale sur cette espèce. Les modèles de tumeur existants sont issus de lignées cellulaires murines et leur implantation dans la souris est indispensable pour étudier l’immunité, l’effet des traitements sur la réponse antitumorale dans leur globalité et les effets des antibiotiques ou bactéries associées à ces antibiotiques sur le microbiote et l’immunité intestinales. Les animaux utilisés seront âgés de 7 à 8 semaines, ce qui correspond à leur maturité sexuelle et assure une stabilité hormonale. Cet âge est optimal pour garantir une réponse biologique cohérente et réduire les variations liées aux fluctuations hormonales. De plus, leur système immunitaire est pleinement développé, ce qui est essentiel pour l’étude de la progression tumorale et des réponses aux traitements, tout en permettant des interventions expérimentales sur une période prolongée.
Cellules souches et réparation osseuse chez la souris- 7
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
Des fractures, des défauts corticaux et des greffes osseuses sont provoqués chirurgicalement sur des souris sous anesthésie, en séances de trente à quarante-cinq minutes, complétées par des gavages, des injections de tamoxifène et des scanners aux rayons X de vingt minutes. 1 014 souris vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré à sévère. Le porteur écrit qu'elles boitent les premiers jours puis retrouvent une activité normale, qu'elles gardent une apparence physique externe normale et que la réparation osseuse ne conduit pas à des dommages durables, alors qu'il déclare lui-même une part de ces procédures en gravité sévère. Toutes sont tuées à la fin des procédures pour l'analyse des tissus osseux, certaines expériences portant aussi sur des stades embryonnaires.
Objectifs
Ce projet de recherche vise à comprendre les mécanismes de la régénération osseuse pour développer de nouvelles thérapies cellulaires et pharmacologiques contre les maladies du système musculosquelettique, comme les défauts de consolidation après fracture. Actuellement, la chirurgie et les greffes osseuses sont les principaux traitements, mais la thérapie cellulaire pourrait offrir des solutions innovantes. En utilisant des modèles de souris transgéniques, nous explorons le rôle des cellules et des gènes impliqués dans la réparation osseuse. Ces modèles nous permettent également de tester de nouvelles stratégies thérapeutiques et d’évaluer leur potentiel pour des applications humaines. Les procédures sont réalisées sous anesthésie, avec toutes les mesures pour assurer le bien-être animal. La réparation osseuse a lieu dans un environnement tissulaire complexe impliquant les os, les vaisseaux, les nerfs, les cellules inflammatoires et le muscle adjacent à l’os. Expérimentalement, il est impossible de reproduire la complexité de cet environnement dans un système cellulaire in vitro ou par modélisation mathématique. C’est pourquoi nous utilisons des modèles animaux nécessaires à la compréhension des mécanismes de la régénération osseuse. Dans ce projet nous nous concentrons sur le role des vaisseaux sainguins et des nerfs lors de fracture ou dans le cadre de maladies génétiques telles que les atteintes osseuses liées à la neurofibromatose de type 1. Il s’agit d’un projet multi-établissement concernant deux animaleries sur un même site, chaque animalerie étant couverte par une autorisation.
Bénéfices attendus
Les fractures sont les blessures les plus fréquentes du système musculosquelettique. Bien que la réparation osseuse soit un processus très efficace, environ 20% des fractures présentent un retard ou absence de réparation. Le traitement de ces défauts de réparation est complexe, nécessitant généralement une prise en charge chirurgicale. Ce projet va permettre de mieux comprendre les mécanismes de la régénération osseuse en condition physiologique et pathologique. D’un point de vue fondamental, il permettra une meilleure compréhension du rôle des différents acteurs cellulaires et de différentes voies de signalisation. Il s’agit également d’un projet permettant l’étude de nouveaux traitements sur les défauts de régénération osseuse. Les potentielles applications cliniques sont concrètes et ouvrivont la voie à l’utilisation de ces traitements chez les patients.
Procédures
Afin de répondre aux questions du projet, nous utilisons des modèles murins transgéniques, permettant le suivi et la déplétion des cellules d’intêret ou l’inactivation de gènes. L’administration du Tamoxifène ou de molécules est réalisée par injection intraperitonéale ou gavage. L’administration du gel d’endoxifène est faite sous anesthésie générale avec une analgésie péri- et post-opératoire (durée de la procédure entre 30 et 45 min). Une greffe , un défaut cortical ou une blessure osseuse sont induits sous anesthésie générale avec une analgésie péri- et post-opératoire (durée de la procédure entre 30 et 45 min). Des scans en imagerie par rayons X à haute résolution (microCT) sont réalisés sous anesthésie à l’isoflurane (3 à 4% en induction ; durée de scan est 20 minutes/souris).
Impact sur les animaux
Le processus de régénération osseuse est spontané. Le cal est formé en une semaine stabilisant la fracture et les animaux sont guéris après 3 semaines lorsque le cal est entièrement ossifié. Ils boitent les premiers jours mais ont une activité normale dans la cage (marchent, grimpent, boivent, se nourrissent etc...) et présentent une apparence physique externe normale.
Devenir
Les animaux sont sacrifiés à la fin de l’ensemble des procédures afin de permettre l’analyse tissulaire et cellulaire des tissus osseux.
Remplacement
Le processus de régénération osseuse est complexe et implique de multiples types cellulaires, dont l’activité coordonnée et les interactions sont indispensables. Ces évènements ont lieu dans un environnement tissulaire complexe impliquant des interactions entre l’os, les vaisseaux, le système immunitaire, le système nerveux et les muscles. Expérimentalement, il n'est pas possible de reproduire la complexité de cet environnement dans un système cellulaire in vitro, et il est nécessaire de recourir à l’utilisation de modèles murins. Toutefois, nous combinons les études in vivo avec des analyses cellulaires in vitro lorsque que nous cherchons à identifier des déficiences au niveau d’un type cellulaire particulier.
Réduction
Dans notre expérience et grâce à des analyses statistiques, nous avons déterminé les étapes de la régénération à analyser et une taille d'échantillon de 10 animaux par groupe pour fournir des résultats statistiques valables. Avec une taille d'échantillon de 10 dans chaque groupe de comparaison, la probabilité de détecter une différence est supérieure à 80 %. Nous utilisons différents tests statistiques et logiciels adaptés pour les analyses
Raffinement
Le processus de régénération osseuse est spontané et est complet en moins de 3 semaines. Les animaux sont suivis de façon régulière. Ils boitent les premiers jours mais ont une activité normale dans la cage (marchent, grimpent, boivent, se nourrissent etc...) et présentent une apparence physique externe normale. Nos expérimentations sont accompagnées d’une analgésie en péri- et post-opératoire. Des points limites ont été définis et permettent un suivi efficace des animaux et la mise en place de réponses adaptées le cas échéant grâce à une grille de scoring. Pour le bien-être animal, des enrichissements (coton, maisonnette, papier) sont placés dans les cages.
Choix des espèces
La souris est une espèce de choix pour étudier les mécanismes de la réparation osseuse, car les étapes de réparation ressemblent aux étapes observées chez l’homme. La souris permet d’analyser les bases génétiques de la réparation osseuse normale ou pathologique grâce aux nombreux outils cellulaires et moléculaires à notre disposition. La réparation osseuse est un processus physiologique très efficace en particulier chez la souris permettant de contrôler et traiter la douleur et ne conduisant pas à des dommages durables. Les procédures sont réalisées sur des animaux adultes entre 2 et 16 mois selon les procédures, mais aussi sur des stades embryonnaires afin de comprendre l’origine embryonnaire des cellules participant à la régénération osseuse.
Développement de modèles de souris pour valider la coopération oncogénique de différents gènes dans une pathologie hématopoïétique.
- Recherche fondamentale
- Oncologie
Dix à douze prélèvements de sang hebdomadaires et jusqu'à huit séances d'imagerie sous anesthésie par animal : 1 856 souris vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, toutes tuées entre la douzième et la quatorzième semaine suivant l'injection de cellules cancéreuses. Une partie reçoit ces cellules par voie intraveineuse, une autre sous la peau, pour reproduire les deux formes de la mastocytose. Le porteur signale que l'expansion des cellules dans la peau provoque des démangeaisons et que leur installation dans les membres inférieurs et le bassin gêne progressivement les déplacements, des mouvements d'étirement des pattes signalant selon lui une greffe qui prend. Il précise aussi que les souris d'élevage non utilisées sont tuées, en particulier les mâles, dont le taux de greffe est inférieur à celui des femelles.
Objectifs
Le projet vise à démontrer, chez l’animal, comment deux gènes mutés dans la même cellule contribuent au développement de la mastocytose, une maladie qui affecte plusieurs organes ou uniquement la peau. Nous pourrons ainsi valider les observations réalisées in vitro sur l'implication de nouveaux gènes dans la maladie et qui soulignent la nécessité de développer des traitements personnalisés ciblant les effets de ces gènes sur les patients. Avant de tester de nouveaux médicaments, il est crucial de comprendre comment ces gènes influencent la maladie.
Bénéfices attendus
Les résultats de ce projet confirmeront la nécessité de développer des thérapies personnalisées ciblant les dérégulations qui ont lieu chez les patients. La réalisation de ce projet est indispensable avant de prévoir l’étude pré-clinique qui consistera à tester l’efficacité de nouvelles drogues. Cette stratégie a démontré son efficacité dans notre précédente étude.
Procédures
Une seule injection de cellules cancéreuses sera réalisée chez les souris, soit par voie intraveineuse (dans la veine) soit par voie sous-cutanée (sous la peau). L’injection, effectuée sous anesthésie générale dans les deux cas, dure seulement quelques secondes. Un petit échantillon de sang sera prélevé chaque semaine sur les souris ayant reçu une injection intraveineuse, avec un total de 10 à 12 prélèvements ; chaque prélèvement dure moins de 5 secondes. Ces animaux seront également examinés par imagerie 3 à 5 fois au total. Les deux méthodes d’analyse sont complémentaires pour le suivi précis de la cinétique de multiplication des cellules. Pour les souris ayant reçu une injection sous-cutanée, un seul prélèvement de sang sera réalisé à la 10ème semaine, pour vérification, car les cellules ne devraient pas migrer dans le sang. Le suivi de la greffe cutanée est fait par imagerie (8 au total). L’imagerie est réalisée sous anesthésie générale et dure maximum dix minutes.
Impact sur les animaux
L’anesthésie générale provoque une baisse de la température corporelle, un assèchement des yeux et un stress dû à la manipulation. L’injection des cellules pourrait provoquer une douleur légère et de courte durée après le réveil. L’imagerie peut entrainer du stress et une gêne de courte durée liée à l’anesthésie. Les prélèvements de sang, bien que brefs et sous anesthésie, peuvent provoquer du stress et une douleur légère durant les minutes qui suivent le réveil. L’expansion des cellules au niveau cutané peut provoquer des démangeaisons. L'expansion des cellules préférentiellement au niveau des membres inférieurs et du bassin, peuvent entrainer une difficulté progressive de se mouvoir. Des mouvements d’étirements des pattes indiquent une greffe réussie qui évolue, à surveiller de près.
Devenir
Les animaux utilisés sont mis à mort entre la 12ᵉ et la 14ᵉ semaine suivant l’injection des cellules, ce délai correspondant au stade où la greffe est suffisamment développée pour permettre l'analyse des souris. Les animaux d’élevage non utilisés sont mis à mort, notamment les mâles en raison d'un taux de greffe inférieur à celui des femelles.
Remplacement
Au cours des trois dernières années, nos recherches en laboratoire ont cherché à comprendre comment certains gènes interagissent dans la mastocytose, un type de cancer qui peut se manifester soit dans plusieurs organes, soit uniquement sur la peau. Cependant, ces études en laboratoire ont leurs limites, car elles ne reproduisent pas entièrement les conditions réelles, où l'environnement autour des cellules joue un rôle crucial dans le développement du cancer, sa propagation et la résistance aux traitements. Les souris sont essentielles pour recréer, même partiellement, les conditions pathologiques chez les humains et pour explorer comment les gènes interagissent afin de tester de futurs traitements. Par exemple, pour mieux étudier la forme cutanée de la maladie, nous utilisons des souris sans poils. Ce modèle nous aide à suivre de près comment les cellules cancéreuses envahissent la peau, de manière similaire à ce qui se passe chez les patients.
Réduction
Nous avons choisi deux types de souris pour notre étude en raison de leur pertinence pour notre travail et de leur utilisation fréquente en recherche. Le premier type nous aide à étudier le cancer quand il touche différents tissus dans le corps, tandis que le second est utilisé pour observer la forme du cancer qui se manifeste uniquement dans la peau. Grâce à notre expérience et aux informations recueillies de précédentes études, nous savons combien de cellules injecter, comment les tumeurs se développent avec le temps, à quelle fréquence nous devons prélever du sang, quand et comment réaliser l’imagerie et quand il est nécessaire de mettre fin à l’étude.
Raffinement
Dans le cadre de notre projet, nous mettrons en place des méthodes de raffinement qui visent à garantir que les modèles animaux sont traités de manière éthique et que leur bien-être est pris en compte. 1.Anesthésie pendant les procédures douloureuses d’injection ou de prélèvement de sang pour réduire la douleur et l'inconfort des animaux. 2.Monitoring de la santé : La surveillance régulière de la santé des animaux permet de détecter rapidement toute anomalie ou signe de détresse, ce qui permet une intervention précoce. 3. Enrichissement de l'environnement avec des éléments tels que des abris, des jouets, ou des matériaux à mâcher pour stimuler les comportements naturels et améliorer le bien-être des souris. 4.Protocoles de manipulation douce : Les procédures de manipulation des animaux doivent être effectuées avec précaution pour minimiser le stress, l'anxiété et la douleur. 5.Les étudiants travaillant avec les animaux sont formés pour mettre en œuvre les actes diminuant le stress. 6.Réduction du nombre d'animaux en utilisant le nombre minimal pour atteindre les objectifs du projet. 7.Respect les cycles circadiens et éviter les manipulations tardives.
Choix des espèces
Le modèle souris s'avère particulièrement approprié pour notre étude sur la mastocytose, car il répond à notre besoin de comparaison avec la pathologie observée chez les patients et repose sur des recherches préexistantes, éliminant ainsi la nécessité de mises au point supplémentaires. Les souris seront greffées entre 5 et 8 semaines d'âge. Les expériences antérieures montrent que ce stade est optimal pour une bonne prise de greffe dans les deux souches, bien qu'il soit possible de les greffer jusqu'à 12 semaines d'âge.
Etude du rôle d’EZH2 sur l’inflammation en imagerie à particule sur un modèle de polyarthrite murin
- Recherche appliquée
- Troubles musculosquelettiques
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
- Système musculosquelettique
180 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour analyse des tissus, chacune passant deux séances d'imagerie par semaine pendant six semaines, soit jusqu'à douze anesthésies, avec pose d'un cathéter dans la veine de la queue. Deux injections de collagène à trois semaines d'intervalle déclenchent chez elles une polyarthrite, puis viennent deux injections de traitement par semaine pendant trois semaines et une contention quotidienne de cinq à dix minutes. Le porteur indique que le gonflement des articulations peut gêner le déplacement et la préhension jusqu'à faire perdre du poids, et que l'irritation au point d'injection peut conduire l'animal à se gratter jusqu'à la plaie. Il attend de ces expériences l'identification d'une cible thérapeutique et le repositionnement d'un anticancéreux déjà commercialisé, bénéfices renvoyés à des étapes ultérieures quand les gonflements et les plaies, eux, sont prévus au protocole.
Objectifs
La polyarthrite rhumatoïde (PR) est une maladie inflammatoire chronique, caractérisée par une atteinte articulaire, souvent bilatérale et symétrique, évoluant par poussées vers la déformation et la destruction des articulations atteintes. Il s’agit du plus fréquent rhumatisme inflammatoire chronique, touchant entre 0,5 et 1% de la population mondiale, et touchant 4 fois plus les femmes que les hommes. Les premiers symptômes se traduisent par des douleurs articulaires, des rougeurs et des gonflements des articulations, en particulier des mains et des pieds. A l’heure actuelle, il n’existe pas de traitement de la PR, seulement des moyens de soulager la douleur ou réduire l’intensité des symptômes. Il est donc nécessaire de développer des médicaments à la fois efficaces contre la progression de la maladie mais aussi ses symptômes, ainsi que de développer des moyens diagnostics précoces. Différentes études suggèrent que la modulation d’EZH2, une histone méthyltransférase, pourrait être une cible thérapeutique intéressante pour le traitement de la PR. En effet, des études in vitro et in vivo ont démontré que l’inhibition d’EZH2 permet de réduire l’inflammation dans de nombreux contextes physiopathologiques. Plus particulièrement, le laboratoire a démontré que dans des modèles murins d’arthrose, une autre pathologie articulaire inflammatoire, l’inhibition d’EZH2 par un médicament, l’EPZ-6438, permet de réduire la progression de la maladie (destruction de l’articulation), et la douleur associée. Dans la mesure où, comme dans l’arthrose, l’expression d’EZH2 est augmentée dans l’articulation des patients arthritiques, il a été proposé que l’inhibition d’EZH2 pourrait réduire la progression de la PR. Dans ce contexte, le but de cette étude est d’évaluer l’effet de l’inhibition d’EZH2 dans un modèle expérimental de PR afin de mieux comprendre les mécanismes de la maladie et d’envisager de nouvelles pistes de traitements. L'étude du rôle d'EZH2 sera effectuée in vivo grâce à l'imagerie à particules magnétiques (MPI). L'objectif est de tester un nouvel agent de contraste qui a montré une sensibilité de détection en MPI supérieure à celle en imagerie par résonnance magnétique (IRM).
Bénéfices attendus
Plusieurs laboratoires dont le nôtre ont démontré que l’inhibition d’EZH2 par l’EPZ-6438 ralentit la progression de l’arthrose en réduisant la dégradation du cartilage et l’inflammation articulaire, et améliore les fonctions motrices des souris ainsi que la douleur, ce qui suggère qu’EZH2 serait une cible thérapeutique intéressante dans le traitement de cette pathologie articulaire. Pour cette étude, nous nous attendons à des effets comparables voire plus prononcés dans la mesure où l’arthrite est une maladie articulaire à forte composante inflammatoire. Les bénéfices attendus sont donc l’identification d’une nouvelle cible thérapeutique pour le traitement de la PR, capable d’induire une réduction des signes cliniques (réduction du gonflement et de l’inflammation sur les pattes des animaux). L’EPZ-6438 étant un traitement déjà utilisé en médecine humaine pour le traitement de certains cancers, une stratégie de repositionnement du médicament dans cette nouvelle indication pourrait être envisagée. Par ailleurs, la mise au point du protocole d’imagerie de l’inflammation par imagerie à particules magnétiques (MPI) devrait permettre d'imager de manière ultrasensible, spécifique et précoce l'inflammation articulaire. Cette nouvelle méthode de diagnostic pourrait être extrêmement utile pour le suivi des troubles articulaires inflammatoires.
Procédures
Les animaux recevront deux injections à 21 jours d’intervalle pour induire l'arthrite ainsi que deux injections par semaine pendant 3 semaines pour le traitement. Une contention régulière afin d’observer les animaux et les signes cliniques de la maladie seront nécessaires quotidiennement (5-10 min par jour et par animal). Des examens d'imagerie auront lieu deux fois par semaine pendant 6 semaines (moins d'une heure par jour, sous anesthésie). Pour l’imagerie, la pose d’un cathéter dans la veine de la queue est nécessaire (intervention sous anesthésie, 15min environ).
Impact sur les animaux
L’induction de l’arthrite se traduit généralement par le gonflement des articulations des pattes ainsi que par l’apparition de rougeurs. Ces gonflements, s’ils atteignent un stade élevé, peuvent induire des difficultés à se déplacer et à la préhension et donc des difficultés à se nourrir et à une réduction de la mobilité. Une perte de poids significative peut donc être attendue. L'injection de collagène à la base de la queue peut générer une irritation conduisant la souris à se gratter au point d'injection et à former des plaies. Aucun effet secondaire ou mortalité n’ont été mis en évidence sur les souris après administration répétées du médicament, l'EPZ-6438, par gavage ou par injection dans la littérature. Les examens d’imagerie se dérouleront sous anesthésie générale des animaux mais la pose du cathéter veineux dans la queue pour l'administration de l'agent de contraste peut provoquer un hématome.
Devenir
Les animaux sont mis à mort à l’issue de la procédure afin de procéder à des analyses des tissus.
Remplacement
Au sein de notre projet scientifique, nous étudierons l’impact d’un traitement contre la polyarthrite rhumatoïde, une maladie inflammatoire chronique qui touchent plusieurs articulations. La physiopathologie est complexe avec l’implication de nombreuses cellules immunitaires (lymphocytes, macrophages, etc) et articulaires (chondrocytes, synoviocytes), ne permettant pas de récapituler l’ensemble des processus in vitro. Ainsi, l’impact du traitement par un inhibiteur d'EZH2, l’EPZ-6438 sur l’évolution de la maladie (notamment gonflement des pattes et rougeurs) ne peut pas être évalué sur un modèle ex vivo ou in vitro. Des tests in vitro ont été réalisés sur l'agent de contraste utilisé en imagerie à particules magnétiques et ont permis de montrer que les propriétés magnétiques des microparticules conféraient un signal spécifique en imagerie à particules magnétiques (MPI). Toutefois, les expériences in vivo ne peuvent pas être totalement remplacées par des études in vitro et il est nécessaire d'estimer l'affinité de l'agent de contraste pour les molécules d'adhésion présentes au niveau des vaisseaux sanguins exprimées en conditions inflammatoires. D'après des études pilotes, on sait que l'agent de contraste cible efficacement l'inflammation dans d'autres pathologies et l'on souhaite savoir si ce ciblage sera détectable en imagerie MPI pour révéler l'inflammation articulaire dans la polyarthrite rhumatoide. Ainsi, les procédures expérimentales décrites dans ce projet ont un caractère de stricte nécessité et ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants et susceptibles d'apporter le même niveau d'information.
Réduction
Dans des études précédentes, il a été montré que 10 animaux par groupe étaient suffisants pour obtenir une différence significative du signal en imagerie par résonance magnétique. Cependant, les données cliniques de l’arthrite indiquent que le sexe a une influence significative sur le développement de la pathologie et notamment la mise en place de la réponse du système immunitaire, nous souhaitons donc étudier l'effet du sexe. Nous prévoyons donc des groupes composés de males et de femelles. Deux modèles d'arthrite seront étudiés : un modèle de poussée et un modèle précoce de la maladie. L'incidence de l'arthrite dans le modèle de poussée est compris entre 80 et 100% tandis que l'incidence de l'arthrite dans le modèle précoce est compris entre 30 et 60%. Ainsi, un total de 60 animaux pour le modèle de poussée est nécessaire, mais 120 animaux seront nécessaires pour le modèle précoce de la maladie. Un total de 180 animaux sont donc nécessaire pour cette étude.
Raffinement
Les animaux seront contrôlés quotidiennement pour évaluer et réduire au maximum tout risque de douleur. Des points limites ont été definis pour chaque procédure. Les gestes susceptibles d’entraîner une douleur ou un stress seront réalisés sous anesthésie et l'administration d'un analgésique est prévu pour limiter la douleur. Les conditions de vie seront améliorées au maximum (5 souris maximum par cage, ajout de matériel de nidication et igloo en carton).
Choix des espèces
Deux souches de souris seront utilisées dans ce projet. L'injection de collagène de type II chez la souris DBA/1J entraine le développement d’arthrites sévères par réaction auto-immune, ce qui représente un bon modèle des phases de poussée de la maladie. La deuxième souche de souris mime les phases précoces de la maladie chez l’homme, avec l’apparition d’une arthrite moins sévère. Les souris utilisées sont âgées de 7 semaines, elles sont alors adultes et ont fini leur croissance.
Comment une substance chimique du cerveau, la noradrénaline, affecte le syndrome d’Ondine, une maladie rare qui perturbe la respiration : étude avec des souris modifiées
- Recherche appliquée
- Troubles respiratoires
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
- Système respiratoire
Porteuses d'une mutation qui les fait cesser de respirer pendant le sommeil, des souris nouveau-nées reproduisent le syndrome d'Ondine. 1 200 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour prélever leur cerveau, dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère. Chaque souriceau est séparé de sa mère jusqu'à une heure pour une mesure cardiorespiratoire, reçoit un gavage à la naissance et se fait couper un morceau de queue vers le quatrième jour de vie. Le porteur liste l'angoisse de la séparation maternelle, les apnées, l'hypoventilation et un défaut de succion qui fait perdre du poids aux mutants, tout en écrivant que ces mutants se développent sans manifester de souffrance nécessitant une prise en charge spécifique.
Objectifs
Le syndrome d'Ondine est une maladie génétique rare diagnostiquée à la naissance : le nouveau-né diminue sa ventilation jusqu’à arrêter de respirer pendant le sommeil. Une caractéristique majeure est l'absence d’un réflexe important : augmentation de la respiration à l’augmentation du CO2 inhalé. La maladie est provoquée par une mutation d’un gène qui contrôle les grandes fonctions vitales comme la respiration. Ce gène est aussi impliqué dans la différenciation et la maturation des structures qui modulent la respiration. Notre objectif est d’explorer l’impact de la mutation dans ces structures. Les résultats de cette étude permettent de comprendre les mécanismes sous-jacents à cette maladie et de proposer des pistes thérapeutiques pour améliorer la prise en charge des patients.
Bénéfices attendus
Les résultats obtenus permettront également de préciser l’impact de la mutation restreinte dans des structures importantes pour la modulation de la respiration et d’ajouter des cibles pharmaceutiques. L’objectif est de proposer des thérapies ciblées. L’utilisation d’un traitement pharmacologique réduirait le recours à la ventilation mécanique, l’unique prise en charge actuelle pour cette pathologie, et ainsi réduirait les risques dus à un arrêt accidentel (par exemple une coupure de courant ou une défaillance technique) pendant le sommeil ou à une ventilation inadaptée. De plus, pour des médicaments à visée pédiatrique, l’agence européenne du médicament recommande des tests sur des rongeurs juvéniles pour garantir l’innocuité et l’efficacité du produit sur la population cible.
Procédures
1/ Séparation maternelle concernant les souris avant le sevrage : Procédure 1 : une seule administration du traitement par gavage, par souriceau et à la naissance suivie d'une mesure cardio-respiratoire d'une heure réalisée immédiatement après le gavage (mesure non invasive et sans anesthésie, contention liée au gavage moins d'une minute), Procédure 2 : une seule administration du traitement par gavage, par souriceau et à la naissance suivie d'une mesure cardio-respiratoire d'une heure réalisée immédiatement après le gavage, la mesure est ensuite répétée 5 fois pour 5 âges (une mesure par âge, mesure non invasive et sans anesthésie), 2/ Prélèvement d'un morceau de queue pour l'identification du statut génétique de l'animal 3/ Mesure cardio-respiratoire d'une heure nécessitant une séparation maternelle 4/Administration du traitement par gavage, une seule fois et à la naissance 5/ Prise de poids pour évaluer la croissance pondérale
Impact sur les animaux
1/ angoisse par la séparation maternelle d'une heure pour la mesure cadio-respiratoire 2/Perte de poids pour les mutants qui font des apnées, hypoventilent et ont un défaut de succion/déglutition 3/ douleur légère et de courte durée due au prélèvement d'un morceau de queue pour déterminer le statut génétique de l'animal geste réalisé une fois vers quatre jours de vie) 4/ gêne occasionnée par l'administration unique de produit par voie orale grâce à une sonde de gavage (sonde fabriquée spécialement pour les souriceaux nouveau-né). Jusqu'alors, il n'y a pas de lésions/irritations spécifiques occasionnées par l'utilisation unique de la sonde de gavage.
Devenir
Tous les animaux sont euthanasiés en fin de procédure. Utilisation en postmortem du cerveau pour l'étude d'expression génique.
Remplacement
Les études à l'échelle cellulaire et/ou moléculaire contribuent à la compréhension des différents acteurs (gènes, structures) dans la compréhension de la maladie. Toutefois, ces modèles sont limitées car non représentatifs de la pathologie dans sa complexité d’expression et de prise en charge. Étant dans l’optique de recherche de traitement pharmacologique, l’Agence européenne du médicament recommande l’utilisation de l’animal en développement pour les médicaments notamment à visée pédiatrique. L’expérimentation animale ne peut alors être évitée. Dans le cas du syndrome d’Ondine, il n’y a actuellement pas de prise en charge pharmacologique.
Réduction
Nous utilisons l'effectif qui permet d'avoir une puissance statistique suffisante pour tester nos hypothèses. Compte tenu de la variabilité inter-individuelle sur les variables observées comme la ventilation, nous avons déterminé un lot expérimental génotype, dose, génotype*dose de 30 animaux pour mettre en évidence une différence biologiquement significative. les études publiées sur les variables respiratoires valident l’effectif de 30 animaux par groupe pour obtenir une puissance statistique. Cet effectif peut être réduit si au cours des analyses intermédiaires, un effectif plus faible permet de tester les hypothèses. Par ailleurs, les méthodes de mesures utilisées étant non invasives, nous privilégions une étude longitudinale ce qui réduit l’utilisation d’animaux. Génotype : profil génétique de l'individu
Raffinement
Pendant les mesures, la surveillance est constante. Entre les mesures, la surveillance est biquotidienne pour le suivi de la croissance pondérale. De plus, l’équipe de l’animalerie effectue une surveillance quotidienne de toutes les cages. Des points limites adaptés à l’âge des souriceaux sont décrits et comportent la première semaine de vie le score d’adaptation à la vie extra-utérine pour le souriceau et le comportement de la mère envers sa portée. A partir de 7 jours de vie, nous incluons l’aspect du pelage, la posture et la mobilité des souris. Les mutants dont la mutation est restreinte à des régions spécifiques se développent sans manifester de souffrance nécessitant une prise en charge spécifique. Pour les mesures, nous utilisons des techniques non invasives et contrôlées (durée de la mesure, température dans les chambres de mesure) pour minimiser une possible angoisse des animaux. La durée maximale de séparation maternelle le temps d’une mesure est d’une heure. A la fin de chaque mesure, les animaux sont remis à la mère. Les cages avec les portées sont enrichies en cellulose douce pour le nid.
Choix des espèces
Les études à l'échelle cellulaire et/ou moléculaire permettent de comprendre les mécanismes moléculaires et cellulaires sous-jacents. L’approche sur un animal entier permet de voir les effets de la mutation dans un contexte physiologique. La souris constitue un modèle de neuro-développement humain et la souris avec modification génétique est largement utilisée dans l'analyse ou l'étude du développement d'une maladie génétique. Dans le cas du syndrome d'Ondine, les modèles animaux existants sont murins. Les modèles murins permettent de préciser les mécanismes physiopathologiques (examiner les processus conduisant à la maladie) du syndrome d'Ondine et de rechercher les traitements pharmaceutiques. A ce jour, la seule prise en charge des patients est la ventilation mécanique. Par ailleurs, les études précliniques sur des rongeurs juvéniles constituent une recommandation de l'Agence européenne du médicament comme préalable pour garantir l’innocuité et l’efficacité de produit/médicament sur la population pédiatrique cible
Influence des régularités temporelles sur deux espèces d’oiseaux chanteurs : le Diamant Mandarin (Taeniopygia guttata) et le Canari (Serinus canaria)
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
Pour savoir si un rythme sonore régulier améliore les performances cognitives et motrices des oiseaux, 240 diamants mandarins et canaris sont exposés à des stimulations sonores dans des procédures d'un niveau de souffrance léger, puis replacés dans leur volière d'origine. Par groupes de cinq, ils passent dix minutes en cage de transport et une heure trente dans une volière inconnue, et subissent deux expositions sonores de vingt minutes à une heure d'intervalle. Les nuisances déclarées tiennent au stress de la manipulation, du changement d'environnement et du stimulus lui-même. Le porteur annonce des retombées pour le bien-être des oiseaux captifs et pour les parcs zoologiques, et justifie le choix des deux espèces par leur rapport à l'apprentissage vocal, le canari modifiant son chant chaque année quand le diamant mandarin fixe le sien après l'éclosion.
Objectifs
L’être humain possède la capacité d’anticiper et de traiter les régularités temporelles de l’environnement et en particulier, cette capacité joue un rôle essentiel dans le développement cognitif, émotionnel et sensori-moteur chez l’humain. L'influence des régularités temporelles a très peu été étudiée chez d’autres animaux, mais il apparait que les oiseaux capables d’apprentissage vocal puissent être sensible aux régularités temporelles de leur environnement. On peut ainsi se demander dans quelle mesure les régularités temporelles joueraient aussi un rôle de catalyseur des performances cognitives et motrices chez les animaux non humains, comme cela a été observé chez les humains. En effet, si les études évoquées ont montré que certains types de musique et de rythmes pouvaient influencer le comportement de certains oiseaux, l’influence des régularités temporelles sur des performances particulières n’a jamais été clairement mise en évidence. Ce projet s’inscrit ainsi dans une approche comparative entre deux espèces d’oiseaux domestiqués afin de rendre compte de leurs évolutions phylogénétiques différenciées. L'objectif est d’explorer l’impact d’une régularité temporelle auditive sur les performances cognitives et motrices de ces deux espèces. L'étude serait menée avec des oiseaux chanteurs de la famille des Estrildidés, les diamants mandarins (Taeniopygia guttata), et de la famille des Fringillidae, les canaris (Serinus canaria). Ces deux espèces d’oiseaux d’élevage sont particulièrement adaptées car elles diffèrent à la fois au niveau de leur organisation socio-écologiques et au niveau de leur comportement vocal, en particulier dans la structure de leur chant.
Bénéfices attendus
Des études ont montré que des animaux non-humains étaient sensibles à des sons rythmés tels que ceux présents dans les musiques humaines, avec des effets potentiels sur leur bien-être. Cette étude permettra de contribuer à une meilleure compréhension de l’influence de rythmes sonores sur les comportements d’oiseaux captifs avec des implications à la fois dans le domaine de la recherche scientifique et de l’expérimentation animale, mais aussi dans le domaine de la conservation en parc zoologique.
Procédures
- Exposition à une stimulation sonore intermittente à deux reprises, pendant 20 minutes à 1h d’intervalle - Placement par groupe de 5 dans une cage de transport (10 minutes avec ou sans stimulation auditive) puis dans une volière d’exploration durant 1h30 (10 minutes d’exploration avec ou sans stimulation auditive + 1 heure de temps calme + 10 minutes avec ou sans stimulation auditive + 10 minutes pour observer leurs activités motrices avec ou sans stimulation auditive).
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues sur les individus sont les suivantes : stress lié à la manipulation, au changement d’environnement et stress potentiellement lié au stimulus auditif diffusé.
Devenir
Les animaux seront replacés dans leur volière d'origine.
Remplacement
Les variables d’intérêt dans ce projet reposent sur la qualité et la quantité de différents types de comportements produits sans contrainte par des individus vivants. Les individus vivants et en bonne santé sont donc essentiels pour atteindre les objectifs du projet. Le remplacement par tout autre dispositif est impossible et sans objet.
Réduction
Un calcul de puissance a permis de déterminer que le nombre d’animaux nécessaire a minima sera de n=240 (soit n=30 pour chaque condition et chaque espèce) pour permettre une analyse statistique fiable des résultats obtenus. Les différents indicateurs comportementaux obtenus à partir des analyses vidéo seront analysés en fonction de la condition expérimentale et de l’espèce par une analyse factorielle exploratoire et des analyses basées sur les modèles linéaires généralisés.
Raffinement
L’hébergement des oiseaux (canaris et diamants mandarins) se fait en volière enrichie en fonction des besoins de l’espèce concernée (une alimentation appropriée, des endroits pour se cacher, une variété de perchoirs, une pelouse pour simuler le fourragement, une baignoire). A aucun moment, les oiseaux ne seront isolés socialement. Le temps passé en manipulation sera limité au temps nécessaire à l’expérience. Pour l’expérience, les oiseaux sont placés en groupe dans une autre volière dont les enrichissements diffèrent de leur volière d’hébergement (autres objets, autres perchoirs). Après l’expérience, les oiseaux retrouveront leur volière d’origine. L'organisation et les installations de la volière d’exploration seront vérifiées avant l’expérience par les animaliers afin de s’assurer qu’aucun élément ne soit susceptible d’être inadapté pour les oiseaux. Une inspection visuelle par les chercheurs et les animaliers sera effectuée régulièrement au cours de l’expérience. En cas de détection de stress ou d’inconfort, l’oiseau sera retiré de l’expérience. Un oiseau ébouriffé, une absence de mobilité, de nutrition et de vigilance sont des signes de stress détectables qui entraineront l’exclusion d’un oiseau de l’expérience. A la fin des expériences, les oiseaux ne seront pas euthanasiés.
Choix des espèces
Le diamant mandarin et le Canari sont deux espèces capables d’apprentissage vocal. Cependant, le diamant mandarin apprend à chanter au cours d’une courte période après l’éclosion puis son chant ne change pas pendant le reste de sa vie. Au contraire, le chant des canaris peut changer chaque année. Selon certaines hypothèses, le fait d’être capable d’apprentissage vocal pourrait expliquer la sensibilité aux régularités temporelles sonores. En choisissant ces 2 espèces nous testons cette hypothèse puisque le canari est capable d’apprentissage vocal toute sa vie et le diamant mandarin non. D’autres hypothèses proposent un lien entre socialité et sensibilité aux régularités temporelles et ces deux espèces diffèrent également par leur mode de vie sociale. Les diamants mandarins sont des animaux grégaires, contrairement aux canaris domestiques qui sont des animaux sociaux mais non grégaires. Nous nous attendons donc à trouver des différences entre deux espèces quant aux conséquences d'une stimulation auditive.Le but de cette étude étant de tester l’influence de différents stimuli rythmiques sur les comportements socio-sexuels chez deux espèces d’oiseaux domestiques, tous les individus sont des adultes.
Cibler le récepteur 5-HT7 de la sérotonine pour réduire les neuropathies périphériques chimio-induites et évaluer l’effet de nouveaux traitements en préventif et curatif
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Gavées huit fois et piquées sept fois dans l'abdomen après une semaine d'injections quotidiennes d'oxaliplatine ou de vincristine, 750 souris subissent des procédures d'un niveau de souffrance modéré à sévère, toutes tuées à l'issue pour prélever sang, cerveau, moelle épinière et ganglions. Chaque animal passe ensuite trente minutes par jour, trois jours de suite chaque semaine, dans des tests de sensibilité destinés à mesurer la douleur neuropathique provoquée par ces deux anticancéreux. Le porteur indique que les injections quotidiennes peuvent elles-mêmes provoquer une douleur au point d'injection, ce qui lui fait classer certaines procédures en sévères. Il décrit une grille de score et une surveillance renforcée, puis précise que les antalgiques ne seront pas administrés pendant la procédure, leur effet risquant d'interférer avec l'installation de la douleur qu'il veut mesurer.
Objectifs
Dans ce projet, nous nous intéresserons aux neuropathies périphériques chimio-induites (NPCI), un effet indésirable commun des agents anticancéreux. Plus de 60% des patients recevant une thérapie anti-cancéreuse souffrent de NPCI avec pour principaux symptômes l’apparition de troubles sensitifs : douleurs, fourmillements, sensations d’engourdissement, altérations de la sensibilité thermique et mécanique, qui sont souvent associés à des troubles de l’anxiété, dépression et déficits cognitifs. Ainsi, les NPCI sont associées à une forte altération de la qualité de vie des patients, et peut dans certains cas conduire à une diminution des doses et des cycles de chimiothérapie, voire à un arrêt du traitement de l’agent anti-cancéreux. L’amélioration de la prise en charge des symptômes neuropathiques représente donc un objectif thérapeutique crucial, sachant qu’il n’existe actuellement aucun traitement efficace pour les soigner ou les prévenir. Notre objectif principal est d’évaluer le rôle d’un récepteur de la sérotonine comme cible thérapeutique potentielle pour le traitement de ces douleurs et d’évaluer l’intérêt thérapeutique de nouveaux candidats-médicaments. Nous avons déjà démontré que certains ligands du récepteur ont la capacité de réduire les douleurs neuropathiques dans d’autres modèles. L’objectif de ce projet est d’évaluer l’intérêt de ligands du récepteur dans deux modèles murins de NPCI, après traitement par l’oxaliplatine ou la vincristine, deux agents anti-cancéreux utilisés en clinique chez l'Homme pour le traitement des cancers des voies digestives et des leucémies respectivement. Les NPCI seront déclenchées chez les animaux après une cure quotidienne d’oxaliplatine ou de vincristine pendant une semaine. Les traitements n’induisent pas seulement un stress mais les injections quotidiennes peuvent induire aussi une douleur au site d’injection, aussi certaines procédures ont été classées comme sévères. Ce projet vise deux objectifs : 1) évaluer comment la perte du récepteur impact l’apparition, la durée et l’intensité des douleurs dans deux modèles de NPCI. 2) tester le potentiel thérapeutique de deux candidats médicaments en traitement préventif ou curatif. Nous réaliserons des mesures physiques pour évaluer l'effet des composés sur la douleur (Evaluation de la sensibilité des animaux, test de la sensibilité aux températures et enregistrement de l'activité électrique des nerfs et muscles). Dans cette étude nous utiliserons 750 animaux.
Bénéfices attendus
Parmi les bénéfices attendus du projet, nous espérons pouvoir proposer le développement de molécules thérapeutiques. Nous espérons l'identification d'une molécule qui permettra de réduire significativement la symptomatologie des douleurs neuropathiques chimio-induites. Nous espérons faire progresser les connaissances quant au rôle du récepteur que nous étudions dans les effets des NPCI.
Procédures
Les animaux utilisés dans ce projet sont identifiés par les bagues à l'oreille après l'âge de 14 jours et une partie de l'autre oreille est prélevée pour le génotypage. Cette intervention n'est réalisée qu'une fois par animal et dure moins de 30 secondes. Le génotypage ne sera pas systématique puisque l'élevage sera maintenu avec des croisements homozygote x homozygote. Ainsi, seulement une partie des animaux sera prélevée pour le génotypage. Les animaux ne seront soumis à aucune intervention impliquant des procédures chirurgicales. 8 administrations par voie orale (1min/gavage/jour) sur 640 animaux vigiles, ainsi que 7 injections intrapéritonéale (1min/ injection intrapéritonéal) sur 720 animaux vigiles. 750 animaux effectueront chaque semaine des tests de sensibilité n’excédant pas 30 minutes de test/jour pendant 3 jours consécutifs.
Impact sur les animaux
Nous avons déjà démontré qu'une de nos molécules, parmi nos candidats-médicaments testés, possède des propriétés anti-inflammatoires et antalgiques. Cependant l'injection quotidienne d'Oxaliplatine ou de vincristine pendant 7 jours peut induire l’apparition de troubles sensitifs : douleurs, fourmillements, sensations d’engourdissement, altérations de la sensibilité thermique et mécanique, qui sont souvent associés à des troubles de l’anxiété, dépression et déficits cognitifs. Ainsi, Il est attendu que les souris traitées avec les agents anti-cancéreux soit l’oxaliplatine soit la vincristine seuls (en absence de traitement curatif ou préventif) développeront les effets secondaires les plus importants. Les injections quotidiennes peuvent également induire une douleur au site d’injection. De même, la manipulation des animaux lors des tests comportementaux peut également induire un stress. De plus, nous disposons de souris C57 BL/6 J génétiquement modifiées qui ne possèdent pas de récepteur de la Sérotonine dans leur génome mais qui ne présentent pas de phénotype dommageable.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin des expériences afin de réaliser des prélèvements (sang, cerveau, moelle épinière, ganglions).
Remplacement
Des études in vitro seront réalisées en parallèle des études in vivo afin d'obtenir plus d'informations sur les mécanismes d'action et les voies de signalisation impliquées. Cependant, l’évaluation de l’effet anti-inflammatoire et neuroprotecteur des ligands du récepteur 5-HT7 de la sérotonine nécessite l’utilisation de l’animal afin de considérer un organisme entier et de confronter nos ligands à la complexité des mécanismes neurologiques mis en jeux. L'étude du comportement est essentielle dans le développement de médicaments actifs sur le système nerveux. L'effet d'une molécule résulte de son action au niveau de l'ensemble de l'organisme. A ce jour, aucun test in vitro ou modèle informatique ne permet de prédire et rendre compte de l'ensemble des phénomènes impliqués dans l'action d'un médicament et en particulier ceux qui conditionnent le comportement.
Réduction
Le nombre d'animaux utilisé sera réduit au minimum pour obtenir des résultats pertinents, reproductibles et statistiquement valides. Les approches comportementales nécessitent des cohortes de 10 animaux maximum par groupe. Chaque expérience sera réalisée deux fois indépendamment afin d’assurer la validité statistique des résultats. Cependant, si une molécule s’avère inefficace dans une procédure, elle sera abandonnée. En ce qui concerne l’analyse des données, des procédures statistiques adaptées à l’analyse des variables dépendantes relevées seront utilisées.
Raffinement
Nous réaliserons une période d'acclimatation d'une semaine des animaux avant le début des expériences. Les groupes étant composés de 10 animaux, nous mettrons 5 animaux par cages. Les animaux seront stabulés en portoirs à cages ventilées, dans des pièces dont la température et l'hygrométrie sont contrôlées, monitorées et fidèles à la réglementation. Les animaux ont accès ad libitum à la nourriture et à l'eau. Le cycle circadien est de 12h/12h par jour. Les animaux sont hébergés avec leurs congénères. Le milieu est enrichi avec entre autres, des bâtons de bois à ronger de deux tailles différentes et/ou du celluron et/ou des disques de papier kraft compactés. Les animaux seront suivis tout au long des procédures. En effet, nous réaliserons une observation de l'aspect général extérieur de l'animal (posture, qualité du pelage, faciès, yeux) quotidiennement. Les animaux seront pesés chaque jour de manipulation. Ces points limites ont été établis et sont évalués en observant individuellement les animaux quotidiennement. Ces données seront enregistrées dans une grille de scoring. Tout changement de score dans la grille de scoring sera suivi d'une action correctrice telle que la surveillance renforcée. Si un animal présente des signes de souffrance ou de mal-être lors des visites quotidiennes le matin, nous surveillerons l’animal toutes les 2h plusieurs fois dans la journée. Cependant, les antalgiques ne pourront pas être utilisés pour réduire la douleur au cours de la procédure car cela pourrait interférer avec le développement des NPCI et induire un biais lors des dosages. L'administration d'un antalgique va impacter la mise en place des processus neuroinflammatoires. Toutefois, si un animal présente des signes de souffrance lors des observations quotidiennes, le responsable de projet sera averti. Il prendra contact avec la vétérinaire et/ou la SBEA (La Structure chargée du Bien Etre des Animaux ) pour mettre en place des mesures supplémentaires de raffinement, tels que le dépôt de croquettes humide ou d’hydrogel dans la cage. L'administration d'un antalgique pouvant induire un biais dans l'expérimentation, les résultats obtenus sur cet animal ne pourront être inclus dans l'expérience, ainsi nous préférerons exclure cet animal de l'étude et il sera mis à mort.
Choix des espèces
La souris est: - Un mammifère proche de l'Homme (homologie de 90%) - L’animal de laboratoire le plus utilisé par la communauté scientifique et pour les études précliniques La souris est un modèle classiquement utilisé dans les études précliniques. Nous utiliserons des souris C57BL/6 car nous disposons actuellement de souris transgéniques qui n'expriment pas le récepteur de la Sérotonine sur ce même fond génétique. Ces souris sont actuellement en élevage dans un établissement hébergeur/producteur de souris accrédité qui donne de nombreux avantages en termes d'élevage, d'animalerie, d'expertise en techniques d'expérimentations animale ainsi que le suivi microbiologique et vétérinaire des animaux. Les animaux sont utilisés à l’âge adulte (7 à 12 semaines) afin de garantir un système nerveux central mature. Nous veillerons à ce que l'âge moyen des animaux par groupe soit homogène.