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Souris : 4880
Souffrances
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Les couples reproducteurs sont tués en fin d'élevage parce qu'ils sont "trop âgés pour être replacés dans d'autres procédures expérimentales". 4 880 souris vont être utilisées dans cet élevage, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, 100 réutilisées ailleurs et 4 780 déclarées mortes, alors que le porteur décrit par ailleurs une utilisation continue des jeunes souris dans ses expériences de transplantation. Elles sont mises à reproduire pendant six mois, et les jeunes porteuses du modèle de drépanocytose subissent un prélèvement sanguin au niveau de l'œil pour être génotypées, tandis que les lignées immunodéficientes sont élevées en conditions stériles pour éviter les infections auxquelles leur système immunitaire les expose. Les souris qui n'entrent pas dans les expériences de transplantation "pourront également être proposées pour des formations", ce que le porteur présente comme une manière de limiter l'utilisation des animaux non-humains.

Objectifs

Au laboratoire nous développons de nouveaux vecteurs de thérapie génique permettant de modifier plus efficacement les cellules souches sanguines, pour améliorer les protocoles de greffes et de thérapie génique chez l’homme afin de traiter deux maladies génétiques du sang, la drépanocytose et la bêta-thalassémie. L’objectif de ce projet consiste à générer un modèle de souris qui mime certains aspects de la drépanocytose et qui doit être génotypé par un prélèvement sanguin ainsi qu’un modèle murin immunodéficient permettant de réaliser des greffes de cellules souches humaines et de les maintenir dans les meilleurs conditions d’élevage possibles Ces modèles de souris sont nécessaires à l’évaluation de l’efficacité de nouveaux vecteurs de thérapies géniques avant leur utilisation chez l’homme.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de disposer d'élevages de modèles murins de pathologies du globule rouge (drépanocytose et beta-thalassémie) ainsi que des modèles murins immunodéficients permettant de réaliser des greffes de cellules souches humaines. Des greffes de cellules souches seront réalisées sur ces modèles afin d’évaluer l’efficacité de nouveaux vecteurs de thérapie géniques développés par notre laboratoire pour traiter ces maladies génétiques. Les protocoles améliorés de correction et de greffe des cellules souches sanguines dans le cadre de thérapies géniques pourront être appliqués à l’Homme.

Procédures

Les souris seront mis en accouplement pour plusieurs cycles de reproduction pendant 6 mois. Les jeunes souris modèles de la drépanocytose seront également soumises à un prélèvement sanguin qui dure quelques secondes.

Impact sur les animaux

Les modèles immunodéficiences présentent un risque potentiel de développer des infections diverses par des pathogènes (virus, bactéries). Les souris modèles de la drépanocytose doivent être phénotypées par prélèvement sanguin, ce qui peut entrainer un stress dû à la contention ainsi qu’une légère et brève douleur au niveau de l’œil.

Devenir

Les couples reproducteurs seront euthanasiés en fin de procédure d'élevage car ces animaux seront trop âgés pour être replacés dans d'autres procédures expérimentales. Les jeunes souris générées seront utilisées pour nos expériences de transplantation (utilisation continue). Les animaux ne rentrant pas dans des expériences de transplantation pourront également être proposés pour des formations afin de limiter au maximum l’utilisation des animaux

Remplacement

La prise de greffe au cours de la transplantation des cellules souches sanguines est un phénomène complexe. Il n’existe aujourd’hui aucune méthode alternative in vitro permettant de reproduire les différents processus physiologiques mis en jeu dans ce phénomène : guidage, implantation, survie, prolifération et différenciation de ces cellules. Leur transplantation chez un modèle animal est la seule solution pour évaluer leur capacité à se loger au niveau de la moelle osseuse et à reconstituer le système sanguin à long terme. Nous ne disposons donc pas actuellement d'alternative à l’utilisation de modèles animaux dans le cadre de nos projets de recherche.

Réduction

Le nombre d’animaux prévu pour ces élevages dépend des projets de recherche dans lesquels ils sont utilisés. Son évaluation repose sur des travaux de recherche réalisés au sein de notre laboratoire sur les dernières années. L’anticipation et la rationalisation de nos besoins en fonction des différents projets permet de ne mettre en accouplement uniquement le nombre minimum d’animaux pour obtenir ceux nécessaires à nos expériences.

Raffinement

Les souris immunodéficientes sont élevées en conditions stériles. Les changes des cages sont réalisés sous poste de sécurité microbiologique afin de réduire au maximum les risques de contact avec des agents infectieux. L'eau de boisson est une eau en bouteille du commerce qui est stérilisée par autoclave. Toutes les manipulations des animaux sont réalisées avec des gants aseptisées à l'alcool. Le génotypage des animaux se fait lorsque les souris sont jeunes et par une méthode peu douloureuse (prélèvement sanguin). Par ailleurs, la visite journalière des techniciens animaliers ainsi que la mise en place de points limites et de critères d’arrêts permettent de limiter la douleur à son minimum et d’intervenir rapidement en cas d’effet inattendu afin de décider avec le vétérinaire quelle est la suite à donner.

Choix des espèces

Les souris sont des animaux de petite taille, qui montrent de grandes similarités en termes de mécanismes moléculaires et cellulaires avec l'homme. Elles sont couramment utilisées pour l’étude de la greffe de cellules souches sanguines. La lignée de souris drépanocytaire est utilisée comme modèle de pathologie humaine du globule rouge, dans le cadre d’expériences de thérapie génique. La lignée de souris immunodéficientes permet la greffe de cellules souches sanguines humaines qui sont capables de reconstituer le système sanguin. Ce système de greffe permet d’étude de l’efficacité de vecteurs de thérapie génique sur les cellules souches sanguines humaines provenant de donneurs sains ou de patients atteints de drépanocytose ou de β-thalassémie. Dans ce projet la mise en accouplement se fera à 8-10 semaines, âge ou les souris sont fertiles. Le génotypage des petits s’effectuera après le sevrage afin que le prélèvement sanguin soit le plus faible possible par rapport au volume sanguin total de l’animal.

Génotypage des souris transgéniques

(NTS-FR-123483v1 – 17/09/2024)
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    • Système immunitaire
Souris : 2400
Souffrances
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Devenir
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 2400

Un prélèvement de tissu sous anesthésie gazeuse, de quelques secondes, permet de génotyper les souris transgéniques nées dans l'animalerie. 2 400 souris sont concernées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, la seule atteinte décrite étant le stress de la manipulation et de la contention. Le projet ne couvre que cette étape d'identification, les expériences elles-mêmes, portant sur des délétions de gènes de l'immunité liées au cancer, faisant l'objet de demandes séparées. Le devenir déclaré ne fait état d'aucun animal gardé vivant, alors que le porteur écrit que ces souris seront utilisées en continu et entreront ensuite dans d'autres protocoles.

Objectifs

Ces dix dernières années, l’immunothérapie s’est développée et a permis la mise en place d’une réponse puissante et durable chez un nombre limité de patients (20% en moyenne). Dans le but d’améliorer l’efficacité de l’immunothérapie des études sont nécessaires pour comprendre les mécanismes de mise en place la réponse immunitaire anti-tumorale. Les études que nous réalisons au laboratoire utilisent des souris transgéniques possédant des délétions conditionnelles de gènes impliqués dans l’immunité, nous permettant d’étudier ces gènes comme des marqueurs ou des cibles pour améliorer la réponse à l’immunothérapie mais également les connaissances dans le domaine. La demande d’autorisation concerne le génotypage des souris transgéniques générées. L’utilisation de ces souris pour des études fera l’objet de demandes d’autorisation ultérieures.

Bénéfices attendus

Le cancer est aujourd’hui un problème de santé publique majeur et est la seconde cause de mortalité dans le monde. A titre d’exemple, en 2020, 20 millions de personnes ont été diagnostiquées et 10 millions de personnes sont décédées. Au laboratoire, nous travaillons sur des pistes d’améliorations pour augmenter l’efficacité de l’immunothérapie. De manière plus globale, les connaissances et résultats obtenus permettrons de mieux comprendre le rôle du système immunitaire dans une réponse anti-tumorale.

Procédures

Les prélèvements seront réalisés sous anesthésie gazeuse (durée : quelques secondes).

Impact sur les animaux

Les souris subiront le stress de la manipulation et de la contention.

Devenir

Les animaux de ces colonies seront utilisés en continue. Ils entreront dans d’autres protocoles expérimentaux suite à leur génotypage. Ces protocoles seront soumis au comité d’éthique en amont.

Remplacement

Le cancer est une maladie complexe impliquant des mécanismes de contrôle et des interactions possibles seulement dans un organisme vivant. En effet, la recherche a permis de comprendre l’importance de l’environnement dans lequel le cancer se développe et les multiples interactions avec le système immunitaire, la tumeur, le système vasculaire... En conséquence, les expérimentations in vitro ne suffisent pas à appréhender la complexité d’un organisme. Nous réalisons à ces fins des études sur les modèles d’animaux transgéniques. Le décryptage des mécanismes moléculaires sera par la suite réalisé in vitro.

Réduction

La taille des élevages sera adaptée en fonction des nécessités expérimentales, elles-mêmes soumises au comité d’éthique. Les 2 sexes seront utilisés.

Raffinement

Les souris seront élevées dans un milieu enrichi avec un accès illimité à l’eau et à la nourriture. Chaque animal sera examiné 3 fois par semaine. Si des signes anormaux sont observés chez les souris, la fréquence de surveillance sera augmentée. La procédure sera réalisée sous anesthésie.

Choix des espèces

Les souris sont les animaux de référence pour les études sur le cancer et l’immunité. De plus, les souris, outre l’avantage lié à leurs caractéristiques physiologiques sont les seules espèces animales disponibles pour sous forme génétiquement modifiée. Les manipulations relatives au génotypage et à l’identification par puce seront réalisées sur des animaux très jeunes (1ère semaine de vie) pour limiter le mal-être.

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Souris : 548
Souffrances
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▲ 264
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Devenir
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 548

548 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 264 opérées une heure sous anesthésie générale pour l'implantation d'électrodes sur les muscles abdominaux, puis hébergées seules dès le réveil. Sur ces souris maintenues éveillées, une pression est appliquée dans le côlon pendant dix secondes et répétée par paliers croissants pendant qu'on compte leurs contractions abdominales, stimulus que le porteur qualifie lui-même de douloureux. Les procédures impliquent un niveau de souffrance léger pour 284 animaux et modéré pour 264, d'autres souris passant 23 heures en cage à métabolisme, d'autres étant mises à reproduire pour étudier l'effet du régime maternel sur la descendance. L'objet est de savoir si le fer héminique de la viande rouge, de la charcuterie ou d'un substitut végétal à base de léghémoglobine de soja aggrave la sensibilité du côlon, les retombées annoncées pour les patients atteints du syndrome de l'intestin irritable se limitant à des recommandations nutritionnelles à préciser.

Objectifs

Le syndrome de l’intestin irritable est une pathologie intestinale chronique répandue (5-10% de la population), altérant la qualité de vie des patients par l’inconfort digestif et les douleurs abdominales générées. C’est également une cause majeure de consultations médicales dans le monde occidental. Le diagnostic pour ces patients repose en partie sur l’évaluation de leur sensibilité viscérale, qui se trouve exacerbée en réponse à l’application d’une pression appliquée sur la paroi du côlon par rapport à la sensibilité perçue par une personne saine. Bien que les causes de ce syndrome restent peu comprises, il est établi que la composition du régime alimentaire influence fortement l’aggravation des symptômes. Les viandes rouges et charcuteries ne sont actuellement pas connues comme des aliments associés à l’exacerbation des symptômes de sensibilité viscérale chez ces patients, mais une étude chez la souris montre que la consommation d’un régime riche en fer héminique engendre une sensibilité viscérale accrue en réponse à un stimulus douloureux. Dans ce contexte, ce projet a pour objectif de répondre à 3 questions : 1- La sensibilité accrue induite est-elle équivalente quelle que soit la forme du fer héminique consommé ? La sensibilité viscérale induite sera mesurée chez des souris chez lesquelles le fer héminique du régime sera apporté sous forme (i) purifiée, (ii) d’hémoglobine ou (iii) de viande. 2- La mise sur le marché d’une préparation à base de léghémoglobine de soja, à savoir une molécule de la même famille que l'hémoglobine de la viande, mais d'origine strictement végétale, est envisagée en Europe pour produire des substituts de viande. Au regard de la proximité de ces deux molécules, ce produit destiné à végétaliser davantage nos régimes est-il susceptible d’engendrer des effets sur la physiologie et la sensibilité du côlon ? 3- Sur le plan nutritionnel pendant la gestation et la lactation, un apport suffisant en fer, même héminique, est crucial. Une consommation maternelle excessive en produits carnés riches en fer héminique (environ 20% des femmes) est-elle susceptible de prédisposer sa descendance à des troubles digestifs tels qu’une sensibilité viscérale augmentée ?

Bénéfices attendus

En termes de santé publique, ces études permettront de mettre en lumière un nouveau facteur alimentaire à prendre en compte dans le régime des patients atteints du syndrome de l’intestin irritable, à savoir la consommation de viandes rouges et charcuteries, ou encore la consommation de substituts de viandes préparés à base de léghémoglobine. Ces données contribueront par ailleurs à préciser les bénéfices/risques et les recommandations nutritionnelles en fer au sein de la population générale, et chez la femme enceinte et allaitante, pour qui durant ces périodes, l’apport en fer est essentiel.

Procédures

Sur les 548 souris nécessaires à la réalisation de ce projet, 152 d’entre elles seront dédiées à la reproduction pour une exposition nutritionnelle périnatale. 228 souris nourries avec un régime dont la source de fer consommée (ou celle consommée par leur mère) sera contrôlée, seront placées chacune 23 heures en cage à métabolisme en fin d’étude. 264 souris nourries en parallèle avec ces mêmes régimes seront soumises à une chirurgie sous anesthésie générale (analgésiques/myorelaxants) à raison de 1h maximum par intervention pour placer un dispositif de mesure des contractions abdominales. Pour la mesure de sensibilité viscérale, le nombre de contractions sera compté en réponse à l’application d’une pression intra-colique pendant 10 secondes et répétée 4 fois par palier croissant.

Impact sur les animaux

Des groupes de souris, dont la source du fer consommé (ou consommé par leur mère selon la fenêtre d’exposition concernée) sera contrôlée, seront placés 23 heures en cage à métabolisme en fin d’étude. Le stress modéré induit par la stabulation sur grille et l’isolement transitoire, pourrait modifier la mesure de la sensibilité viscérale, c’est pourquoi ces groupes de souris seront uniquement destinés à la collecte des échantillons fécaux et urinaires. En parallèle, pour la mesure de la sensibilité viscérale, les souris exposées à ces différentes sources de fer seront soumises à une chirurgie sous anesthésie générale (analgésiques/myorelaxants) à raison de 1h par intervention pour implanter le dispositif de mesure sur les muscles abdominaux, ce qui suppose un inconfort lors de la phase de réveil, de récupération et lors des contentions effectuées pour l'administration des traitements post-opératoires (injections sous cutanées) et la vérification des points de suture. La préservation de ce dispositif implique un hébergement en cage individuelle à partir du réveil, et donc un stress lié à un isolement transitoire. La mesure de sensibilité viscérale requière que la souris reste vigile. Le stimulus douloureux ressenti résultera d’une augmentation de la pression intra-colique appliquée pendant 10 secondes à 5 reprises par palier espacés chacun de 10 minutes. Cette mesure est donc associée à un inconfort, un stress et une mobilité réduite de la souris.

Devenir

A l'issue de chaque procédure, les souris seront mises à mort et divers prélèvements seront effectués post-mortem pour des analyses histologiques et biochimiques ultérieures.

Remplacement

Les modèles cellulaires ont montré que des molécules formées dans le côlon lors de la consommation d’un régime riche en produit carné, pouvaient induire une cytotoxicité différente selon que la cellule exposée soit saine ou pré-tumorale. Cependant, aucune étude in vitro ou ex-vivo à ce stade du projet nous permet d’évaluer les conséquences d’un régime sur la physiologie digestive et plus particulièrement sur la sensibilité viscérale, que ce soit chez la souris adulte ou chez sa descendance. Seule une approche in vivo nous permettra de prendre en compte la complexité des répercussions de cette exposition directe ou indirecte à ces contaminants d’origine alimentaire néoformés dans le contenu du côlon. La mesure de la sensibilité viscérale en réponse à l’application d’une pression intra-colique reste par ailleurs la méthode employée chez les patients pour fiabiliser le diagnostic du syndrome de l’intestin irritable.

Réduction

Les études antérieures associées à ce projet nous ont permis d’améliorer la procédure de sensibilité viscérale sur le plan technique (expérience de l’expérimentateur) et du bien-être de l’animal. Ces améliorations ont permis de diminuer le nombre d’animaux requis pour aboutir à des résultats significatifs et fiables : de 15 souris initialement par groupe, 12 souris par groupe sont aujourd’hui considérées comme nécessaire. Ce nombre sera réduit à 6 pour les lots parallèles destinés aux prélèvements fécaux et urinaires. Par ailleurs, le nombre minimum requis de souris utilisées pour la reproduction afin d'étudier l’impact des régimes maternels sur la santé digestive de la descendance est calculé au plus juste selon une convention établie dans le cadre des études développementales (concept du DoHAD). Malgré tout, cette phase d’élevage occasionne parfois des individus surnuméraires : les femelles restées non gestantes, les mâles après la phase de reproduction ainsi que les nouveaux nés surnuméraires. Ils serviront de témoin d’exposition pour la collecte d’échantillons, préservant ainsi les femelles gestantes et leur descendance d’un cumul d’interventions. Une saisine a déjà été anticipée en parallèle pour réaffecter ces souris surnuméraires à d’autres mesures complémentaires comme la mesure de la motricité intestinale. La reproductibilité et fiabilité des résultats sera assurée par une répétition indépendante des expérimentations. Une analyse statistique univariée par facteur sera réalisée et des approches multivariées couplées à des analyses de corrélations permettront d'exploiter au maximum l'ensemble des données qui seront générées.

Raffinement

Pour assurer une fiabilité des résultats tout en limitant le nombre d’animaux utilisés, une attention particulière est accordée au bien-être des souris et de leurs conditions d’hébergement : des manipulations douces d’habituation lors des pesées hebdomadaires seront effectuées, et pour minimiser le stress lié aux périodes d’hébergement en cage individuelle, les cages transparentes seront alignées et laissées sans couvercle filtrant pour maximiser les échanges visuels, olfactifs et auditifs. Des planches de fibre de coton déchiquetables (nestlets) leur seront distribuées pour satisfaire leur besoin de nidification et d’exercice, facilitant leur thermorégulation au sein du nid et celle de leur portée dans le cas de l’étude périnatale. Des buchettes en peuplier disposées sur la litière (ou sur la grille en cage à métabolisme) leur permettront de satisfaire le besoin de ronger. Une observation des souris à l’occasion notamment de la distribution quotidienne des régimes permettra de détecter à temps toute anomalie éventuelle et de minimiser la durée de toute souffrance constatée par des soins appropriés. Toutes les mesures susceptibles de réduire la douleur sans affecter l’objectif scientifique seront mises en application (anesthésie, prise en charge de la douleur post opératoire, tapis chauffant, hébergement transitoire en armoire chauffée en période post-opératoire, réhydratation).

Choix des espèces

La souris est un modèle courant pour la mesure de la sensibilité viscérale. Nous avons retenu une souche pour laquelle nous avons une grande expérience et une bonne base de connaissance à propos de sa physiologie digestive (barrière intestinale, système immunitaire, microbiote et sensibilité viscérale), comme de son comportement face aux produits d’anesthésie. En outre, le modèle choisi présente l’avantage d’être particulièrement sociable, la souche de souris choisie ne nécéssite pas en effet de contention pour la manipuler, et les femelles portent une grande attention envers leur descendance, ce qui limite le cannibalisme. Quelle que soit l’étude considérée, la mesure de la sensibilité viscérale requiert un tractus digestif mature. Des animaux adultes âgés de 9-11 semaines seront donc utilisés. En amont et pour permettre d’avoir des phases d’exposition aux différents régimes, nous réceptionnerons donc des souris âgées de 6 semaines pour les études chez l’adulte et des souris en âge de procréer (7-8 semaines) pour l’étude dédiée à une exposition maternelle pendant la gestation et la lactation.

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    • Troubles nerveux
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    • Système immunitaire
Souris : 600
Souffrances
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Vingt et un gavages pour 360 souris, sept injections pour 240 autres, 1 200 prélèvements de selles, un rasage du dos et une ponction de la veine submandibulaire : 600 souris sont soumises à ces actes, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le porteur signale un risque de traumatisme de l'œsophage lié au gavage à la canule et un risque d'infection cutanée lié au rasage. Il s'agit d'explorer le rôle de bactéries intestinales et de produits bactériens sur le comportement, chez des souris dont la réponse immunitaire a été altérée par délétion génique. Chaque souris passe une fois chaque test comportemental, pour 145 minutes cumulées d'épreuves sur trois semaines, sans que ces tests soient nommés.

Objectifs

Le tube digestif est un milieu complexe dans lequel coexistent des cellules de l’hôte, une grande diversité de microorganismes (constituant le microbiote) et des molécules provenant de l’alimentation. Les bactéries et les produits qu’elles sécrètent y jouent un rôle crucial pour la bonne santé de l’hôte. Ainsi un déséquilibre de la diversité de microorganismes a été montré chez les patients atteints de maladies manifestées par des symptômes neuro-psychiatriques (Parkinson, dépression, sclérose en plaque). Notre travail de recherche vise à mieux comprendre les interactions entre l’hôte et les bactéries intestinales dans les manifestations comportementales de l’hôte. Des travaux suggèrent que certaines bactéries et des produits bactériens sont responsables de l’apparition de troubles du fonctionnement du système nerveux central . L’objectif de ce projet est d’explorer les mécanismes et d’identifier le rôle des bactéries et des produits bactériens dans la régulation du comportement dans un modèle de souris présentant une réponse immunitaire altérée.

Bénéfices attendus

Validation d’un modèle de souris présentant des modifications spécifiques des cellules neuronales sur des récepteurs de l’immunité innée pour l’étude de manifestations neuro-comportementales. Amélioration de la compréhension de l’influence du microbiote sur le comportement de l’hôte sur le comportement. Amélioration de la compréhension de l’impact des voies immunologiques dans les manifestations comportementales.

Procédures

Gavages : 360 souris seront soumises à 21 gavages (quelques secondes) et 240 à 7 injections (quelques secondes) ou au total, correspondant à une intervention par jour selon le protocole. La contention et le gavage sont réalisés en moins de 10 secondes par un expérimentateur qualifié. Prélèvement de selles : 2 prélèvements de selles correspondant à un placement dans un pot de récolte pendant 5 minutes maximum pour les 600 animaux, soit 1200 prélèvements. Rasage : les animaux subiront 1 rasage d’identification d’une durée de 10 secondes soit 360 actes de rasages de 10 secondes. Tests de comportement : tous les animaux subiront 1 fois chaque test comportemental dont la durée maximum est de 30 minutes. La durée cumulée d’épreuves comportementale sera de 145 min sur 3 semaines par animal. Prise de sang, durée inférieure à 15 secondes, 1 fois pour chaque animal.

Impact sur les animaux

stress léger induit par le placement dans un pot de récolte pour les prélèvements fécaux (émission naturelle de fèces par la souris en début et en fin de protocole) et la pesées des animaux (une fois par semaine). Douleur liée à la piqure et l’injection d’anesthésique et antalgique et des métabolites de l’étude.. Risque de traumatisme de l’œsophage induit par la manipulation de gavage oral à la canule souple pour administration des bactéries de l’étude. stress induit par la mise en conditions expérimentales des tests comportementaux douleurs et stress induit par la contention manuelle et la piqure effectuée par la lancette lors des prélèvements sanguins par ponction de la veine sub mandibulaire : risque de complication cutanée par infection induit par rasage à la tondeuse d’une zone du dos pour l’identification temporaire nécesaire à l’identification pendant l’enregistrement des vidéos.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés pour permettre de récupérer le sang et les organes à des fins d'analyse scientifique

Remplacement

Il n'existe pas de modèle in vitro ou in silico permettant d'évaluer le lien entre l'étât physiologique du microbiote et les processsus cérébraux complexes comme les comportements Le recours à des animaux est donc nécessaire pour intégrer l’ensemble des données sur les bactéries intestinales, la composition et l’abondance du microbiote intestinal, et des données phénotypiques (poids, prise alimentaire) et comportementales.

Réduction

Nous avons choisi d’utiliser des groupes de 12 animaux en se basant sur les études déjà menées au laboratoire, ce nombre apparait nécessaire afin de permettre la mise en évidence de différences statistiques significatives compte-tenu de la variabilité connue des paramètres comportementaux.

Raffinement

Les souris bénéficieront d’un enrichissement avec du papier pour réaliser des nids et une maison en propylène rouge pour permettre aux souris de faire ce nid et se cacher. Elles auront également un bâton à ronger. Les animaux sont hébergés dans des cages transparentes permettant des interactions visuelles. Afin de limiter le stress lié aux tests comportementaux, les animaux seront habitués aux procédures et au matériel de manière progressive. Les animaux seront observés chaque jour (surveillance visuelle) et plus précisément une fois par semaine au moment de la pesée des animaux. Enfin des points limites adaptés sont définis pour limiter d’éventuelles souffrances.

Choix des espèces

Les animaux auront 6 à 8 semaines au début de la procédure, âge auquel le système immunitaire est mature et le microbiote intestinal stabilisé. Le modèle souris est largement étudié dans les recherches sur le comportement et l’immunologie, ce qui permet l’accès à de nombreuses données physiologiques de comparaison. Nous disposons également de données préliminaires sur ce modèle animal. De plus, les délétions de gènes spécifiques dans un type de cellules donné n’existent que dans ce modèle murin.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 116
Souffrances
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Devenir
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 116

Après sept jours d'acclimatation, certaines souris reçoivent la veille de l'expérience une injection intraveineuse de moins de cinq minutes dans un premier établissement. Dans un second établissement du même campus, sous anesthésie profonde, elles sont canulées à la trachée et à une veine, et leur muscle crémaster est exposé pour observer la thrombose ou l'inflammation dans les veinules et les artérioles. Au total, 116 souris, dont certaines génétiquement modifiées pour porter une forme inactive d'une isoforme de PI3K, vont être utilisées dans ces procédures d'un niveau de souffrance modéré. Ces expériences durent "respectivement 4 et 7 heures" selon la description des procédures, et "maximum 6 heures" selon celle des effets attendus. Toutes les souris sont tuées par excès d'anesthésique à la fin de l'expérience, sans reprendre conscience, le porteur indiquant qu'après ces actes invasifs elles "ne pourraient pas survivre".

Objectifs

L’inhibition d’un isoforme de la protéine d’intérêt a été identifié par nos collaborateurs comme protecteur de l’intégrité endothéliale et de la barrière vasculaire dans le contexte thrombo-inflammatoire des accidents cardiovasculaires cérébraux. Alors que les souris exprimant une forme inactive ne présentent aucun phénotype apparent, ces souris sont protégées de la perméabilité vasculaire, de l’oedème, de l’infarctus cérébral, et de la réponse inflammatoire délétère. Dans ce contexte, l’objectif de cette demande qui sera réalisé sur deux établissements utilisateurs présents sur le même campus, est d’évaluer en précliniques l’impact de son inactivation sur les propriétés inflammatoire de l’endothélium et sur la thrombose. L’impact de cette isoforme sera évalué en utilisant des molécules inhibitrices candidates générées par nos collaborateurs.

Bénéfices attendus

Ce type d’expérimentation permettra d’évaluer dans un modèle complexe vertébré ne pouvant pas être reproduit in vitro, les capacités anti-thrombotique ou/et anti-inflammatoire de la protéine d’intérêt et des molécules d’intérêts testées. Nous pourrons ainsi savoir si la protéine ciblée peut être considérée comme une cible thérapeutique capable de protéger l’intégrité du vaisseau dans un contexte thrombotique ou inflammatoire autre que les accidents cardiovasculaires cérébraux. Nous pourrons notamment évaluer le statut inflammatoire du vaisseau dépourvu de la protéine d’intérêt mais également la formation et la stabilité du thrombus ainsi que sa capacité à emboliser. Ces embolisations sont critiques car elles sont à l’origine des embolies pulmonaires et des accidents cardiovasculaires cérébraux.

Procédures

Dans l'etablissement 1: seule une injection intraveineuse la veille de l'experimentation sera realisée sur certains lots.l'intervention dure moins de 5 minutes. Dans l'etablissment 2 :Les animaux sont, sous anesthésie profonde, canulés aux niveaux trachéal et veineux, avec une exposition du muscle crémaster dans le but de visualiser les veinules et les artérioles afin d’étudier la thrombose ou l’inflammation. Les animaux sont maintenus sous anesthésie tout au long de l’expérience et sont euthanasié à la fin des experimentations qui durent respectivement 4 et 7 heures.

Impact sur les animaux

Les souris exprimant une forme inactive de l’isoforme de la protéine d'intérêt ne présentent pas de phénotype apparent (phénotype non dommageable). Les deux types d’expérimentations sont sans réveil. Les Animaux seront maintenus sous anesthésie durant la totalité de la procédure qui dure maximum 6 heures et seront mis à mort par excès d’anesthésique.

Devenir

les procédures utilisées sont invasives, il est nécessaire d'euthanasier les animaux en fin de procédures, les animaux ne pourraient pas survivre.

Remplacement

Le recours au modèle murin est irremplaçable pour le déroulement de ce projet pour deux raisons majeures : (i) la complexité des mécanismes mis en jeu dans un contexte physiopathologique intégré non modélisable par des approches in vitro et (ii) le test d’inhibiteurs sélectifs pour la protéine d'intérêt que nous souhaitons valider in vivo.

Réduction

Dans un soucis d'utilisation d'un nombre minimal d'animaux, le nombre d'animaux annoncé a été calculé au plus juste à l'aide d'outils statistiques. Dans la mesure du possible, dans les experimentations de thrombose, plusieurs types cellulaire et/ou molécules seront visualisés dans les mêmes animaux. De plus, si aucun résultat significatif n’est obtenu avec les souris exprimant une forme inactive de la molécule d'intérêt, les expérimentations avec les molécules inhibitrices de la protéine d'intérêt ne seront pas réalisées.

Raffinement

Les souris sont hébergées en groupes de 5, en présence de coton de nidification, avec boisson et nourriture adlibitum. Une période de 7 jours d’acclimatation sera réalisée pour tous les animaux avant expérimentation. Les animaux sont surveillés tous les jours par du personnel. Le transport entre les deux établissements sur le même campus est effectué de sorte à minimiser les bruits et les vibrations pouvant être perçu par les animaux. Les actes invasifs sont tous réalisés sous anesthésies. Les injections permettant le maintien de l’anesthésie tout au long de l’expérimentation sont minutées et dosés pour assurer un état stable sans réveil des animaux. Cependant un animal venait à avoir un réveil même léger il sera immédiatement anesthésié.

Choix des espèces

Le modèle murin est le modèle de choix pour l’étude préclinique de la thrombose et de l'inflammation. En effet la formation d’un thrombus et le dévelopement d'une inflammation dans le modèle murin est excessivement proche de celle de l’Homme, aussi bien au niveau des molécules que des cellules impliquées. Les effets pléïotropes dans ce contexte font intervenir des fonctions cellules multiples dans l'organisme non modélisables par des approches in vitro. Le recours à l'expérimentation animale est donc l'unique approche permettant de comprendre les impacts physiopathologiques dans ce contexte. Par ailleurs, nous travaillons avec des souris génétiquement modifiées pour notre protéine d’intérêt (pas de phénotype dommageable). Nous travaillons sur des animaux adultes de 5 à 25 semaines, nous avons besoin d'un système immunitaire et d'une production de plaquettes matures

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 116
Souffrances
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Devenir
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 116

Les souris de certains lots reçoivent une injection intraveineuse dans un premier établissement la veille de l'expérience, menée dans un second établissement du même campus. 116 souris, dont certaines génétiquement modifiées pour porter une forme inactive d'une isoforme de PI3K dans tout le corps ou dans les seuls vaisseaux sanguins, vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. Sous anesthésie profonde, pendant une procédure qui peut durer six heures, elles sont canulées à la trachée et à une veine, et leur muscle crémaster est exposé pour observer la thrombose et l'inflammation dans les veinules et les artérioles. Le porteur qualifie d'"irremplaçable" le recours à la souris, en invoquant des mécanismes "non modélisable par des approches in vitro" et des inhibiteurs qu'il souhaite "valider in vivo".

Objectifs

Ce projet a pour but d’évaluer l’impact d'une protéine d'intérêt sur les propriétés antithrombotique et anti-inflammatoire des vaisseaux sanguins autres que ceux du cerveau. L’inhibition d’une protéine d'intérêt a été identifié par nos collaborateurs comme protecteur de l’intégrité des vaisseaux dans le contexte de l'accident vasculaire cérébral. Alors que les souris exprimant une forme inactive de cette protéine ne présentent aucun phénotype apparent, ces souris sont protégées de la perméabilité vasculaire, de l’œdème, de l’infarctus cérébral, et de la réponse inflammatoire délétère. Dans ce contexte, l’objectif de cette demande qui sera réalisée sur deux établissements utilisateurs, est d’évaluer en précliniques l’impact de son inactivation sur les propriétés inflammatoire de l’endothélium et sur la thrombose Pour ce projet nous utiliserons un modèle murin qui exprime une forme inactive de la protéine d’intérêt dans tout l’organisme ou uniquement au niveau des vaisseaux sanguin. L’impact de cette protéine sera également évalué en utilisant des molécules stoppant la fonction de la molécule d'intérêt. Ces molécules seront générées par nos collaborateurs.

Bénéfices attendus

Ce type d’expérimentation permettra d’évaluer dans un modèle complexe vertébré ne pouvant pas être reproduit in vitro, les capacités anti-thrombotique ou/et anti-inflammatoire de la protéine d’intérêt et des molécules d’intérêts testées. Nous pourrons ainsi savoir si la protéine ciblée peut être considérée comme une cible thérapeutique capable de protéger l’intégrité du vaisseau dans un contexte thrombotique ou inflammatoire autre que les accidents cardiovasculaires cérébraux. Nous pourrons notamment évaluer le statut inflammatoire du vaisseau dépourvu de la protéine d’intérêt mais également la formation et la stabilité du thrombus ainsi que sa capacité à emboliser. Ces embolisations sont critiques car elles sont à l’origine des embolies pulmonaires et des accidents cardiovasculaires cérébraux.

Procédures

Dans EU 1: seule une injection intraveineuse la veille de l'experimentation sera realisée sur certains lots. Dans EU2 :Les animaux sont, sous anesthésie profonde, canulés aux niveaux trachéal et veineux, avec une exposition du muscle crémaster dans le but de visualiser les veinules et les artérioles afin d’étudier la thrombose et l’inflammation. Les animaux sont maintenus sous anesthésie tout au long de l’expérience et seront euthanasiés à la fin de l'experience .

Impact sur les animaux

Les souris exprimant une forme inactive de l’isoforme de la protéine d'interet ne présentent pas de phénotype apparent (phénotype non dommageable). Les Animaux seront maintenus sous anesthésie durant la totalité de la procédure qui dure maximum 6 heures et seront mis à mort.

Devenir

les procédures utilisées sont invasives, il est nécessaire d'euthanasier les animaux en fin de procédures, les animaux ne pourraient pas survivre.

Remplacement

Le recours au modèle murin est irremplaçable pour le déroulement de ce projet pour deux raisons majeures : (i) la complexité des mécanismes mis en jeu dans un contexte physiopathologique intégré non modélisable par des approches in vitro et (ii) le test d’inhibiteurs sélectifs pour la protéine d'intérêt que nous souhaitons valider in vivo.

Réduction

Dans un soucis d'utilisation d'un nombre minimal d'animaux, le nombre d'animaux annoncé a été calculé au plus juste à l'aide d'outils statistiques. Cependant si une différence significative est obtenue entre deux groupes expérimentaux avant la réalisation de la totalité du lot, nous ne réaliserons pas d'experimentations supplémentaires. Dans la mesure du possible, dans les experimentations de thrombose, plusieurs types cellulaire et/ou molécules seront visualisés dans les mêmes animaux. De plus, si aucun résultat significatif n’est obtenu avec les souris exprimant une forme inactive de la protéine d'intêret, les expérimentations avec les molécules inhibitrices de molécule d'intêret ne seront pas réalisées.Pour éviter toute influence de l’expérimentateur sur les résultats les expériences sont réalisées en aveugle (anonymisation des échantillons et des animaux par un autre expérimentateur).

Raffinement

Les souris sont hébergées en groupes de 5, en présence de coton de nidification, avec boisson et nourriture adlibitum. Une période de 7 jours d’acclimatation sera réalisée pour tous les animaux avant expérimentation. Les animaux sont surveillés tous les jours par du personnel. Le transport entre les deux établissements sur le même campus est effectué de sorte à minimiser les bruits et les vibrations pouvant être perçu par les animaux. Les actes invasifs sont tous réalisés sous anesthésies. Les injections permettant le maintien de l’anesthésie tout au long de l’expérimentation sont minutées et dosés pour assurer un état stable sans réveil des animaux. Cependant un animal venait à avoir un réveil même léger il sera immédiatement anesthésié.

Choix des espèces

Les souris sont hébergées en groupes de 5, en présence de coton de nidification, avec boisson et nourriture adlibitum dans un portoir ventillé dans des cages de 482 cm2 de surface. Une période de 7 jours d’acclimatation sera réalisée pour tous les animaux avant expérimentation. Pour les deux types d’expérimentation (thrombose et inflammation), les souris sont anesthésiées Les expérimentations d’évaluation anti-inflammatoire pouvant se prolonger jusqu’à 6 heures, nous avons fait le choix de traiter les souris avec un analgésique supplémentaire et différents déjà inclus dans le mélange initial d'anesthesie. L'anesthesie est maintenue par un ajout minuté en intraveineux durant toute la procedure.. Nous travaillons sur des animaux adultes de 5 à 25 semaines, nous avons besoin d'un système immunitaire et d'une production de plaquettes matures

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Souris : 23
Souffrances
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Devenir
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 23

Observer pendant trois jours comment mangent des souris rendues incapables de produire du glucose : 23 souris sont utilisées pour cela, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Une biopsie de tissu sert d'abord à les génotyper, puis cinq injections sous-cutanées en cinq jours déclenchent la maladie hépatique, avant un transfert vers un second établissement et trois à quatre jours d'isolement dans des cages qui enregistrent chaque accès à la mangeoire. Le porteur indique que ces souris peuvent développer des hypoglycémies se traduisant par de la prostration, une baisse de la température corporelle et parfois la mort, décès observé chez moins de 2 % des souris de l'élevage. En cas d'hypoglycémie, la souris reçoit une injection de sucre et une partie de sa cage est posée sur une plaque chauffante, et les tumeurs hépatiques que ce modèle développe vers 12 à 15 mois ne constitueront pas un point limite puisque les procédures s'arrêtent à six mois.

Objectifs

La glycogénose de type Ia (GSDIa) est une maladie métabolique rare due à l’absence de production de sucre (glucose) par l’organisme. Cette fonction est essentielle pour maintenir les taux de sucre dans le sang (glycémie) constante en dehors des repas. Contrairement aux diabétiques, les patients atteints de GSDIa développent des hypoglycémies sévères. Une baisse du taux de sucres dans le sang conduit à un mal-être important, qui peut conduire au coma, et à la mort en quelques minutes. Ainsi, les patients doivent manger régulièrement (toutes les 3h environ), y compris la nuit. Ces perturbations du rythme biologique ont un fort impact sur l’ensemble de fonctions physiologiques. Ainsi, la prise de nourriture à un temps inapproprié par rapport au cycle biologique, par exemple durant la période de sommeil, entraine un dérèglement de certaines réactions biologiques, en particulier dans le foie. Des résultats préliminaires obtenus dans un modèle de souris atteintes de GSDIa montrent des dérégulations dans le foie des souris, qui pourraient être entrainées par une modification du rythme biologique. L’objectif de ce projet est d’étudier la prise alimentaire et la structuration des repas de souris atteintes de GSD Ia sur une période de 3 jours, avec un accès continu à la nourriture. Le projet se déroulera dans deux établissements différents, l’un produira les souris et l’autre sera chargé de l’étude du comportement alimentaire.

Bénéfices attendus

L’étude des paramètres des repas (fréquence-quantité) devrait permettre de confirmer que les souris atteintes de GSDIa mangent régulièrement, tout au long de la journée et de la nuit, afin de limiter le développement d’hypoglycémie. Ces données seront utiles pour expliquer les origines des perturbations de l’horloge biologique observées au niveau du foie.

Procédures

Afin de sélectionner les souris transgéniques nécessaires au projet, une biopsie de tissu sera prélevée pour caractériser leurs gènes. Pour obtenir les souris atteintes de glycogénose de type 1a, les souris transgéniques sélectionnées et leur souris contrôles (souris saines) subiront une injection d’un produit chimique par voie sous-cutanée pendant 5 jours de suite à l’âge de 6-8 semaines dans l’établissement utilisateur EU1 Après transfert par un transporteur agréé dans l’EU2, ces souris seront ensuite isolées pendant 3 jours afin d’étudier leur comportement grâce à des cages détectant quand la souris accède à la mangeoire ou au biberon. L’appareillage permet aussi de déterminer la quantité de nourriture et le volume d’eau ingérés sur 24h. Afin de limiter le stress induit par l’isolement des souris, une période d’acclimatation progressive (isolement d’une demi-journée, puis d’une journée, avec remise avec leurs congénères entre chaque période) à leur nouvel environnement sera programmée sur les 3 jours précédents les enregistrements de prises alimentaires. Les animaux seront ensuite regroupés dans leur cage d’origine en fin de procédure.

Impact sur les animaux

Les souris subiront une série d’injections de 5 injections par voie sous-cutanée qui peuvent entrainer une légère douleur liée à la piqure. Ce projet concerne une pathologie caractérisée par le développement d’hypoglycémies lors de jeûnes courts (entre les repas), et par des atteintes hépatiques menant à long terme au développement de tumeurs du foie. En ciblant la pathologie dans le foie par transgenèse, le modèle de souris atteintes de GSDIa utilisé dans cette étude reproduit toute la pathologie hépatique observée chez l’homme et est viable. Cependant, ces souris peuvent développer des hypoglycémies si elles ne s’alimentent pas régulièrement, car elles ne peuvent pas utiliser leur stock de sucres accumulé dans le foie. Les hypoglycémies entrainent un mal-être, observé par la prostration des animaux, une baisse de la température corporelle, et possiblement le décès de l’animal (qui a été observé dans moins de 2% des souris de l’élevage grâce à une observation renforcée des animaux). Les souris développent aussi des tumeurs hépatiques autour de 12-15 mois ce qui ne constituera pas un point limite dans ce projet puisque les procédures seront limitées à 6 mois. Enfin, les souris seront isolées physiquement afin de mesurer leur prise alimentaire et leur rythme de prise de nourriture. Cet isolement sera limité à 4 jours. Il peut entrainer un stress chez l’animal.

Devenir

A l’issu du projet, l’avis vétérinaire désigné sera demandé pour chaque animal afin d’évaluer la gravité réelle subie au cours du projet. Ces animaux mis en procédure sévère ne pourront pas être utilisés dans un autre projet et seront mis à mort.

Remplacement

L’étude du comportement alimentaire des souris atteintes de GSDIa nécessite de travailler sur les animaux vivants. Ce modèle animal reproduit toute la pathologie hépatique de cette maladie rare, y compris les modifications de l’horloge biologique liées probablement aux adaptations des prises alimentaires des souris régulièrement nuit et jour afin d’éviter le développement d’hypoglycémies.

Réduction

Afin de pouvoir réaliser une analyse statistique, le nombre d’animaux a été limité à 11 souris par groupe (avec une souris supplémentaire pour les souris atteintes de glycogénose en cas de décès d’un congénère), soit au total 23 animaux, sur une période de 2 ans. Ce nombre a été calculé pour obtenir une puissance d’étude élevée et tenir compte de la variabilité inter-individus. Les résultats des 2 groupes de souris étudiés seront comparés par un test statistique.

Raffinement

Afin d’éviter la mort précoce des animaux atteints de GSDIa, la pathologie a été induite uniquement dans le foie et à l’âge adulte ; ceci permet d’éviter les hypoglycémies chez les souris nourries et de passer la période néonatale sans phénotype dommageable (pas de retard de croissance). Pour éviter les réactions inflammatoires liées à l’injection du produit chimique utilisé pour générer les souris transgéniques, les traitements seront réalisés par injections sous-cutanées. La connaissance de ce modèle animal a permis de définir des points limites, en contrôlant les risques d’hypoglycémie et en limitant les efforts des souris pour accéder à la mangeoire (croquettes accessibles directement dans la cage) et au biberon. L’état de bien-être sera évalué quotidiennement par l’observation des signes physiologiques (état du pelage, mouvements/posture de la souris, morsures...) et du comportement des animaux pour détecter tout mal -être occasionné par une hypoglycémie (fiche de suivi des animaux fournie aux zootechniciens). En cas d’hypoglycémie, la souris sera systématiquement injectée avec une solution de sucre et une partie de sa cage sera placée sur une plaque chauffante afin de maintenir sa température corporelle. Dans ce projet, aucune souris ne sera mise à jeun. A leur arrivée dans le deuxième établissement, les souris seront hébergées pendant une période de 15j au minimum afin de s’acclimater à leur nouvel environnement. L’enrichissement sera conservé tout au long de l’étude. Les souris seront ensuite hébergées progressivement dans les cages d’enregistrement de la prise alimentaire pour les habituer à l’isolement. Un suivi du poids sera effectué quotidiennement lors de l’isolement de l’animal. Pour réduire le stress de l’isolement, les cages sont transparentes et sans couvercle permettant aux souris un contact visuel sonore et olfactif. Des céréales (type Kellogg’s) seront proposées aux souris à la fin de chaque période d’isolement comme récompense. En cas de petites plaies, une crème à base de teintures mères et d’huiles essentielles qui apaise et cicatrise sera systématiquement appliquée par les zootechniciens en charge du suivi du bien-être animal.

Choix des espèces

Souris (Mus musculus) En ce qui concerne la production de sucre par l’organisme, les études réalisées sur des vertébrés inférieurs, tels que le poisson, montrent que les régulations observées ne sont pas les mêmes que chez les mammifères. Les expériences seront donc réalisées avec des modèles animaux dont les systèmes de régulation sont semblables à l’homme et qui reproduisent toute la pathologie hépatique observée chez les patients. Pour cela, un modèle de souris reproduisant la pathologie hépatique de la glycogénose de type Ia a été obtenu par transgenèse en ciblant uniquement la perte de production de sucre par le foie. Ce modèle murin est unique et viable. En effet, l’élevage des deux autres modèles d’animaux atteints de glycogénose de type Ia (souris et chien qui présentent une perte totale de la production de sucre par l’organisme est très complexes car la plupart des animaux meurt avant le sevrage. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte, entre 6 semaines et 6 mois.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 27
Souffrances
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Devenir
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 27

Reçues à six semaines et acclimatées dix jours, 27 souris subissent une injection unique de cellules cibles dans le jarret de la patte arrière, sur animal vigile, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. La seule atteinte décrite est la douleur brève de la piqûre. Trois souris suffisent, indique le porteur, à produire plus de cent millions de cellules productrices d'anticorps, et il revendique la souris comme "indispensable" faute d'alternative reproduisant la réponse immunitaire d'un "organisme entier". Deux semaines après l'injection, les 27 sont tuées pour prélever leurs tissus.

Objectifs

Lorsqu'une personne reçoit une greffe d'organe, elle doit prendre des médicaments qui affaiblissent son système immunitaire pour éviter que le corps rejette le nouvel organe. Cela la rend plus vulnérable à certaines infections graves, comme celle causée par un virus appelé cytomégalovirus. Cette infection peut sérieusement compliquer la greffe et même mettre en danger la vie du patient. Certains globules blancs, appelés lymphocytes T gamma delta, peuvent aider à combattre ce virus. Notre objectif est de trouver des antigènes que ces globules blancs reconnaissent pour voir si on pourrait développer un vaccin contre ce virus. Pour y parvenir, nous devons produire des anticorps (des protéines qui se lient aux antigènes) qui bloquent la reconnaissance des antigènes par les lymphocytes T gamma delta. Pour fabriquer ces anticorps, nous utilisons des souris. Nous les exposons à des cellules que les lymphocytes T gamma delta reconnaissent, puis nous collectons les anticorps produits par les souris au bout de deux semaines pour les tester.

Bénéfices attendus

Une fois que nous avons trouvé les antigènes du virus , nous pourrons essayer de fabriquer un vaccin pour aider le corps à mieux se défendre contre ce virus chez les personnes qui ont eu une greffe d’organe ou celles à risque, comme les femmes enceintes qui n'ont pas encore été exposées au virus.

Procédures

Les souris sont soumises à une vaccination par injection dans le jarret de la patte postérieure gauche de cellules cibles en solution saline. Les injections se font sur animal vigile à raison d'une seule injection par animal.

Impact sur les animaux

La piqure d'aiguille pour l'injection entraîne une douleur légère de courte durée.

Devenir

Les souris sont mises à mort en fin de procédure afin de réaliser des prélèvements tissulaires.

Remplacement

Nous utilisons des souris pour notre projet car elles sont des modèles très bien étudiés en recherche scientifique. Les souris ont un système immunitaire qui ressemble à celui des humains, ce qui permet de mieux comprendre comment notre propre corps pourrait réagir. Pour ce projet, les souris sont indispensables en raison de l'absence d'alternatives pratiques : bien qu'il existe des méthodes alternatives comme les cultures cellulaires ou les simulations informatiques, elles ne reproduisent pas encore la complexité de la réponse immunitaire d’un organisme entier. Elles ne peuvent pas, à ce stade, remplacer la capacité des souris à produire des anticorps complexes et diversifiés. De plus, l’utilisation de souris pour générer des anticorps est une méthode bien établie depuis de nombreuses années, avec des protocoles clairs et reproductibles. Cela nous donne des résultats fiables et comparables avec les recherches existantes. En résumé, nous employons donc des souris car elles offrent une combinaison unique de caractéristiques qui ne peut pas être reproduite par d'autres moyens disponibles actuellement.

Réduction

Le protocole que nous utilisons est très efficace et ne nécessite que trois souris pour obtenir un grand nombre de cellules immunitaires. Avec ces trois souris, nous obtenons plus de 100 millions de cellules productrices d'anticorps, ce qui nous permet de tester environ 10 000 anticorps différents. Parmi ceux-ci, il est probable que nous trouvions un anticorps spécifique qui cible les cellules que nous étudions. Même si le processus pour identifier les antigènes du virus est long et compliqué, nous n'avons besoin que de neuf souris par an au maximum pour nos expériences.

Raffinement

Les animaux sont hébergés à l'animalerie dans des conditions veillant au respect du bien-être (en fratrie) et avec un milieu enrichi afin de limiter leur stress. Les animaux sont suivis quotidiennement afin de détecter tout inconfort ou souffrance. Une étroite collaboration entre le personnel de l'animalerie permet d'intervenir immédiatement sur les animaux en cas de nécessité. Les animaux sont manipulés avec soin par un personnel formé qui maitrise les méthodes de préhensions douces. Les expérimentateurs sont régulièrement formés au sein de l'institut pour le bien-être animal.

Choix des espèces

Pour obtenir les anticorps monoclonaux bloquants, il faut passer par une étape d'immunisation d'animaux suffisamment éloignés de l'homme pour générer une réponse immunitaire forte. La souris est l'espèce de choix depuis la publication du protocole de production anticorps monoclonaux en 1975. Les souris sont commandées à l'age de 6 semaines d'un poids supérieur à 20g et elles sont acclimatées à l'animalerie pendant 10j avant le début du protocole. Les animaux jeunes ont une meilleure réponse immunitaire.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système gastrointestinal
Rats : 768
Souffrances
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▲ 768
Devenir
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 768

Une partie des 768 rats utilisés est génétiquement hypertendue, retenue pour éviter d'avoir à provoquer l'hypertension par un produit chimique. Tous sont tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère : un gavage oro-gastrique par jour pendant trois semaines, six prélèvements sanguins par incision de la queue lors des tests de tolérance au glucose, quatre jours en cage métabolique isolée, jusqu'à vingt minutes de contention par mesure de pression artérielle. Le porteur reconnaît que la répétition des gavages peut irriter ou léser l'œsophage et que l'isolement, jusqu'à dix-neuf semaines, induit du stress, tout en qualifiant les cages métaboliques d'"indispensables". L'enjeu déclaré est de confirmer chez le rat des effets de protéines agroalimentaires déjà observés in vitro, et la mise à mort sert à prélever le plasma, la muqueuse intestinale, le cœur, les reins, le foie et les poumons.

Objectifs

Les objectifs de ce projet sont : - D’étudier l’effet des protéines issues de l’agro-alimentaire (différentes sources : végétales, animales, poissons) sur le métabolisme énergétique, le métabolisme glucidique intestinal (effet des protéines seules ou couplées à un inhibiteur de l'absorption du glucose), la prise alimentaire, la sécrétion de certaines hormones impliquées dans le métabolisme énergétique ainsi que certains marqueurs de l’oxydation. - De comprendre les mécanismes impliqués dans la digestion des protéines en relation avec la régulation de la prise alimentaire. - D'étudier l'effet des protéines issues de l'agro-alimentaire (différentes sources : végétales, animales, poissons) sur la tension artérielle ainsi que sur le dosage de certaines enzymes impliquées dans l'hypertension artérielle.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus sont une confirmation des résultats déjà obtenus in vitro. Cela démontrerait l'effet bénéfique des protéines alimentaires sur la santé, plus particulièrement dans la prévention contre le diabète de type 2, l'hypertension et l'obésité et donc de prévenir ces pathologies en utilisant une alimentation adaptée voire personnalisée.

Procédures

- La mesure de l’effet des protéines sur la régulation de la glycémie est réalisée en donnant les protéines (avec ou sans inhibiteur de l’absorption du glucose), puis 30 min après, du glucose par gavage oro-gastrique à l’aide d’une sonde de gavage. Pendant cette procédure, des prélèvements sanguins sont réalisé sur animaux vigiles au niveau de la queue avant (à min) et après 15, 30, 60 et 90 et 120 min après avoir donné le glucose (soit 6 prélèvements). - Des prélèvements sanguins sont réalisé sur animaux vigiles au niveau de la queue avant et après gavage oro-gastrique de protéines afin de mesurer les niveaux plasmatiques de certaines hormones intervenant dans la régulation de la prise alimentaire (0 ; 30 et 60 min après ingestion des protéines, soit 3 prélèvements), de la tension artérielle (0 min et 4 h après ingestion des protéines, soit 2 prélèvements). - La mesure de la prise alimentaire en utilisant des cages métaboliques pendant 4 jours maximum (un jour d’acclimatation et 3 jours de test avec un gavage oro-gastrique par jour). Les cages métaboliques permettent la mesure en continue de la prise alimentaire, de la prise de boisson et de la dépense énergétique. - Afin de mesurer l’effets des protéines sur la régulation de la prise alimentaire sur du long-terme, les animaux reçoivent les protéines 1 fois par jour par gavage oro-gastrique pendant 3 semaines. - La mesure de la pression artérielle est mesurée de la même façon que chez l’Homme. Pour cela, les animaux sont placés dans des cages de contentions pour limiter leurs mouvements et la mesure est réalisée au niveau de la queue du rat. Cinq mesures de la pression artérielle est prises avant gavage et après gavage (2,4 et 6h). Les animaux sont replacés dans leur cage d’hébergement après chaque mesure. - Afin de mesurer l’effets des protéines sur la régulation de la pression artérielle sur du long-terme, les animaux reçoivent les protéines 1 fois par jour par gavage oro-gastrique pendant 3 semaines. En fin d’expérimentation, les animaux reçoivent les protéines par gavage oro-gastrique et sont mise à mort après anesthésie gazeuse.

Impact sur les animaux

- L’incision de la queue lors des prélèvements de sang entraîne une douleur légère de courte durée et sans réitération au cours de la procédure de test oral de tolérance au glucose, il est donc préférable à l’utilisation répétée de l’aiguille pour le prélèvement dans la queue. - L’isolement des animaux sur le long terme (19 semaines maximum), ainsi que la contention répétée pour les prélèvements de sang (moins de 5 minutes par prélèvement de sang), pour la pression artérielle (20 minutes par mesure de la pression artérielle) ou pour les gavages (moins de 5 minutes) induit de l’inconfort et du stress chez les animaux mais il est nécessaire à l’obtention d’une réponse individuelle. - Le gavage oro-gastrique en tant que tel n’entraîne pas de douleur mais la répétition des gavages peut entraîner des lésions ou une irritation au niveau de l’œsophage, en particulier dans les procédures où les animaux reçoivent un gavage journalier pendant 3 semaines. - L’utilisation des cages métaboliques ou l’animal est isolé pour la mesure de la prise alimentaire, de boisson et la dépense énergétique sur 4 jours induit un stress chez l’animal car il change de pièce sur plusieurs jours, avec un accès à la nourriture différent (mangeoire plus petite et suspendue pouvant entraîner une difficulté pour se nourrir). L’utilisation de ces cages est cependant indispensable pour la mise en évidence d’un effet individuel sur la prise alimentaire. - La mesure de la pression artérielle n’entraîne pas de douleur mais peut entraîner une gêne de courte durée (le temps de la mesure) au niveau de la queue car plusieurs mesures sont réalisées pour chaque temps (0 ;2 ;4 et 6h, donc 4 mesures espacées sur la même journée). - En fonction des protéines, il est possible que le gavage atteigne le volume maximal pouvant être donné aux animaux, ce qui est un inconfort supplémentaire pour l’animal de courte durée.

Devenir

A la fin de chaque procédure, les animaux sont mis à mort afin de récupérer le plasma pour des dosages hormonaux en lien avec la régulation de la prise alimentaire, l’oxydation ou en lien avec la régulation de l’hypertension artérielle. De plus, certains tissus tels que la muqueuse intestinale pour les modifications dans l’expression des gènes induites par les protéines, le cœur, les reins, le foie, les poumons afin de mesurer les marqueurs de l’hypertension artérielle, seront prélevés.

Remplacement

L’objectif de cette expérimentation est de tester l'effet hypoglycémiant, satiétogène, antioxydant et antihypertenseur de protéines agro-alimentaires d'origines variables. Pour cela, des rats seront gavés avec ces différentes protéines et les effets observés seront comparés aux effets chez des rats gavés par une solution sans protéine (eau ou solution isocalorique). Un test in vitro sur une lignée intestinale et des tests biochimiques sont utilisés au laboratoire en parallèle afin de minimiser l’utilisation des animaux mais ces tests, basés sur un dosage hormonal ou enzymatique, ne permettent pas de mettre en évidence l’effet des protéines sur la prise alimentaire. De plus, ces tests in vitro ne permettent pas de prendre en compte le système complexe du corps (interactions intestin-cerveau- pour la régulation de la prise alimentaire, interactions reins-poumons-cœur pour la régulation de la tension artérielle) A cette étape l’utilisation des animaux est indispensable.

Réduction

Des études in vitro au laboratoire ont préalablement été réalisées afin de sélectionner les protéines à tester, ce qui permet de réduire le nombre de groupe par étude et donc le nombre d’animaux. Le principe de réduction a été appliqué et le nombre réduit à 8 animaux par groupe, ce qui est un minimum pour les analyses statistiques, compte tenu des possibilités de problème individuel de croissance sur les animaux. Les animaux peuvent recevoir différentes protéines pour une même procédure après un temps de repos suffisant. Ce qui permet de réduire le nombre d'animaux utilisés mais également de sélectionner les protéines ou les doses données. Enfin, après mise à mort, le plasma et les organes collectés sont divisés et placés dans différents tubes pour réaliser différents tests sur un même individu. De cette façon, le nombre d’animaux est également réduit.

Raffinement

Dans la mesure du possible, les animaux sont automatiquement placés par deux dans les cages d'hébergement afin d'éviter le stress d'isolement de l'animal. Pour les procédures de mesure de la prise alimentaire en cages métaboliques et de prise alimentaire sur le long terme, les animaux sont placés individuellement par cage dès leur arrivée afin de diminuer le stress d’isolement avant le début de l’expérimentation. Cependant, les cages sont placées de telle sorte que les animaux arrivent à se voir entre eux (pas de cage isolée sur le portoir). De plus, toutes les cages contiennent de l'enrichissement (tunnel rouge, litière mais également des rondins de bois pour les animaux qui ne sont pas dans les procédures de prise alimentaire). Afin de diminuer le stress induit par les différentes procédures, les animaux sont entraînés avant le début des expérimentations, au gavage, aux cages métaboliques, à la contention, à la mesure de la pression artérielle. De plus, le choix de travailler sur des animaux génétiquement hypertendus pour mesurer l’effet des protéines sur la pression artérielle, permet de ne pas induire l’hypertension chimiquement, ce qui entre dans le principe de raffinement. Tous les animaux mais en particulier les animaux hypertendus sont surveillés tous les jours et après chaque gavage (dans l’heure qui suit le gavage mais surtout 24h après le gavage). Les périodes de mise à jeun des animaux sont toujours réalisées dans la période de repos (lumières allumées) des animaux lorsque les animaux mangent peu. Ceci permet de diminuer le stress que la privation de nourriture peut engendrer.

Choix des espèces

Le choix du rat est lié à l’abondance de bibliographie sur de telles études mais ce modèle est également préféré à la souris compte tenu du volume de sang pouvant être prélevé, permettant de doser toutes les hormones d’intérêt et de réduire le nombre d’animaux. Des rats mâles sont choisis plutôt que des femelles afin de limiter les effets des cycles hormonaux. Le modèle de rats hypertendus a été sélectionné car il permet d'étudier l'effet des protéines sur un modèle hypertendu sans induction chimique de l’hypertension. Des rats âgés de 12 semaines seront utilisés dans le protocole. A ce stade les rats sont adultes et leur poids est stabilisé. Le facteur croissance n’impactera pas la prise alimentaire. Des rats hypertendus âgés de 16 semaines seront utilisés dans le protocole. A ce stade, ces rats seront tous hypertendus au début de l'expérimentation.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 840
Souffrances
▲ -
▲ 324
▲ 516
▲ -
Devenir
 -
 264
 -
 576

Deux cent soixante-quatre souris échapperont à la mise à mort pour être replacées dans un autre projet, faute de porter la modification génétique voulue, les 576 autres seront tuées, reproductrices comprises. 840 souris vont être utilisées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 324 d'entre elles et modéré pour 516. Tatouées et amputées d'un fragment de queue vers sept jours, elles reçoivent un traitement oral, et une partie subit la destruction des cellules immunitaires de ses pattes arrière suivie d'une greffe qui la laisse quinze jours avec un système immunitaire incomplet, quand d'autres passent douze semaines sous régime gras avec des tests de tolérance au glucose faits à partir d'une incision de la queue. Le porteur calcule ses effectifs sur des groupes de cinq à huit souris, sans expliquer comment il parvient à 840.

Objectifs

Ce projet vise à étudier le rôle des macrophages pancréatiques dans l’homéostasie du pancréas et durant le diabète de type 2. Les macrophages sont des cellules immunitaires innées présentes dans tous les tissus, jouant un rôle crucial dans la défense contre les infections, la résolution de l'inflammation et la régulation de la réponse immunitaire. Ces cellules peuvent être trouvées dans tous les tissus et organes, où elles remplissent des fonctions spécifiques adaptées à leur environnement local. Dans le contexte du pancréas, les macrophages pancréatiques peuvent jouer un rôle crucial dans la régulation de l'inflammation, de la réponse immunitaire et de la fonction des cellules bêta productrices d'insuline. Le diabète de type 2 est une maladie métabolique chronique caractérisée par une résistance à l'insuline et une production insuffisante d'insuline par le pancréas entrainant une hyperglycémie chronique. La survie des macrophages dans les tissus dépend de la présence de Csf1, ou facteur de stimulation des colonies 1, une protéine qui permet aux macrophages de survivre, se développer et fonctionner correctement. Le Csf1 est produit par les cellules du micro-environnement des macrophages. Des résultats préliminaires obtenus dans un projet précédent suggèrent une dépendance de certains macrophages pancréatiques à l'égard du Csf1 produit par les fibroblastes, des cellules de soutien du tissu. Comprendre la fonction des macrophages et leur interaction avec d'autres cellules pancréatiques est essentiel pour développer de nouvelles stratégies thérapeutiques ciblant le diabète de type 2. Notre projet a 3 objectifs principaux : 1/ Étudier l’impact de la délétion fibroblastique de Csf1 sur les macrophages pancréatiques 2/ Etudier le renouvellement des macrophages au sein du pancréas 3/ Déterminer si les macrophages pancréatiques jouent -un rôle clé au cours de l’évolution du diabète de type 2.

Bénéfices attendus

Le pancréas, un organe vital du système digestif et endocrinien, joue un rôle crucial dans la régulation du métabolisme glucidique et la production d'insuline. Son dysfonctionnement est intimement lié à des pathologies telles que le diabète de type 2, une maladie métabolique chronique en constante augmentation dans le monde. Comprendre les mécanismes sous-jacents impliqués dans le développement du diabète de type 2 est essentiel pour améliorer sa prise en charge. Ce projet présente plusieurs bénéfices potentiels. Tout d'abord, en examinant l'impact de la délétion de Csf1 dans les fibroblastes sur les macrophages pancréatiques et la physiologie du pancréas, nous pourrions identifier de nouvelles cibles thérapeutiques pour moduler la réponse immunitaire dans le pancréas et potentiellement prévenir ou traiter le diabète de type 2. De plus, en étudiant comment les cellules immunitaires appelées macrophages sont recrutées dans le pancréas à l’état physiologique, nous pourrions mieux comprendre les mécanismes cellulaires impliqués dans le maintien de l'équilibre immunitaire dans cet organe crucial. En comprenant le rôle des macrophages pancréatiques dans la tolérance au glucose et l'insulinémie à l'état physiologique, nous pourrions développer des approches plus précises pour réguler la glycémie et améliorer la sensibilité à l'insuline. Enfin, en déterminant si les macrophages pancréatiques jouent un rôle crucial dans l'évolution du diabète de type 2, nous pourrions ouvrir de nouvelles perspectives pour la prévention et le traitement de cette maladie complexe. En somme, ce projet offre un potentiel significatif pour une meilleure compréhension du diabète de type 2 et le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques.

Procédures

Procédure 1 : En générant les lignées d’intérêt pour cette étude nous obtiendrons des accouplements avec une descendance que nous aurons besoin d’identifier afin d’obtenir les souris avec la modification génétique voulue. Pour ce faire les souris seront tatouées et un morceau de queue sera prélevé 7 à 10 jours après leur naissance. Procédure 2 : Les souris seront traitées avec une molécule permettant à notre modèle murin de fonctionner, par voie orale 2 fois à intervalle de 1 semaine puis mises à mort après un mois. Procédure 3 : Les souris seront traitées avec la molécule permettant au modèle de fonctionner, par voie orale 2 fois à intervalle de 1 semaine. Un mois après, pour laisser le temps aux effets d’avoir lieu, les cellules immunitaires des pattes arrière seront éliminées. Cette procédure se fera sous anesthésie afin de pouvoir toucher uniquement la zone souhaitée (pattes arrière). Par la suite, les animaux seront injectés de nouvelles cellules immunitaires d’une souris d’intérêt pour reconstituer les cellules précédemment éliminées. Enfin 2 mois après la reconstitution nous suivrons le renouvellement des macrophages provenant des cellules immunitaires nouvellement injectées. Un prélèvement sanguin sera réalisé sur ces mêmes souris par voie rétro-orbitale 1 fois avant la mise à mort. Procédure 4 : Les souris seront traitées avec la molécule permettant à notre modèle murin de fonctionner, par voie orale 2 fois à intervalle de 1 semaine. 1 mois après, les souris seront mises soit sous régime riche en graisses soit sous régime standard (contrôle) et ce pendant 12 semaines. Aux semaines 4 et 8 (deux groupes de souris différents), un test de tolérance au glucose sera réalisé, pour cela, les souris seront mises à jeun 6h puis gavées avec une solution de glucose et la concentration de glucose sera suivie par prélèvement de sang au bout de la queue pendant 2h. Avant la mise à mort, les souris seront mises à jeun sur la nuit pour déterminer la glycémie et le taux d’insuline par prélèvement de sang au bout de la queue.

Impact sur les animaux

- Une biopsie de la queue sera réalisée sur les animaux entre 7 et 10 jours après leur naissance. À cet âge, la perception de la douleur dans la queue par la souris est encore considérée comme faible, voire nulle, car le réseau neuronal de cette partie est encore sous-développé (nuisances légères). - L'administration d’une molécule permettant à notre modèle de fonctionner par voie orale peut entrainer un léger inconfort et du stress pour la souris pendant l'administration qui dure environ 10 secondes (nuisances légères). - Les animaux subiront une délétion des cellules immunitaire au niveau des pattes arrière ainsi qu'une injection intraveineuse pour réintroduire des cellules immunitaires au niveau des pattes arrière. Pendant toute la durée de la délétion ainsi que l'injection de cellules immunitaires, les animaux seront maintenus sous anesthésie (environ 15min au total) et ne ressentiront donc aucune douleur. L'anesthésie des animaux engendrera un stress à court terme des animaux, de plus, après la délétion des cellules immunitaire au niveau des pattes arrière, les animaux se retrouvent avec un système immunitaire incomplet pendant 15 jours augmentant ainsi le risque d'infection durant cette période. Les animaux seront ainsi plus vulnérables. Enfin l'injection intraveineuse, bien que faite sous anesthésie, entrainera une légère lésion pouvant entrainer un inconfort à court terme de la souris. L'ensemble de ces actes entraineront donc des nuisances considérées comme modérées. - Une petite incision de la queue sera réalisé avant le test de tolérance au glucose et le sang sera prélevé par cette unique incision tout au long du test (nuisances modérées). L’administration de glucose par voie orale peut entrainer un léger inconfort et du stress pour la souris pendant l'administration qui dure environ 10 secondes (nuisances légères). - Les souris seront soumises à un régime riche en graisses pendant 12 semaines engendrant ainsi des maladies métaboliques (nuisances modérées).

Devenir

Tous les animaux reproducteurs seront mis à mort à l’issue de la période d’accouplement. A l'issue de la procédure 1, les animaux avec la modification génétique voulue seront utilisés dans les procédures 2, 3 et 4 et mis à mort afin de prélever les organes. Les animaux avec une modification génétique non voulue pourront être replacés dans un autre projet.

Remplacement

La complexité des interactions entre les cellules stromales des organes, tel que le pancréas, et les macrophages ne peut être étudiée efficacement à l'aide de modèles in vitro. Il est donc nécessaire d'utiliser des modèles animaux pour ce projet. En effet, comprendre comment l'absence des macrophages peut affecter la fonction du pancréas à l'état physiologique mais aussi au cours du diabète de type 2 met en jeu de nombreux types cellulaires présents dans ce microenvironnement. L'utilisation d'un modèle in vitro ne permet pas de refléter la complexité et la dynamique de cet environnement, qui joue un rôle crucial dans la fonction des macrophages pancréatiques.

Réduction

De manière générale, nous utiliserons le minimum de souris nécessaires pour obtenir des résultats statistiquement significatifs pour nos expérimentations. Le nombre d'animaux nécessaires pour l'étude a été calculé sur http://Biomath.info/power/ttest.htm en prenant en compte des facteurs tels que la puissance statistique (Probabilité d’obtenir un résultat significatif même avec une faible différence = 80%), le niveau de risque acceptable (probabilité de se tromper et de conclure à une différence significative alors qu'il n'y en a pas = 5%) et l'écart de moyennes attendu entre les groupes expérimentaux et contrôles (différence attendue entre les groupes = 40%). Une taille de groupe égale à 5 devrait permettre de produire des résultats statistiquement exploitables. La taille du groupe sera élevée à 8 souris dans le cas des transplantations de moelle osseuse, cette expérience entrainant des variabilités plus élevées entre les échantillons. Dans le cadre de cette étude, pour les souris génétiquement modifiées (mutants conditionnels pour le facteur Csf1 et leurs contrôles), les accouplements seront faits pour permettre que tous les animaux générés dans les élevages soient utilisés pour les expériences.

Raffinement

Les souris seront hébergées en groupes sociaux dans des environnements enrichis afin de satisfaire leur instinct grégaire, de favoriser les comportements naturels et limiter l’agressivité. Les conditions d'hébergement des souris respectent la directive 2010/63/UE : - Les cages utilisées permettent l'hébergement de 5 souris adultes d'un poids supérieur ou égal à 30 g (souris âgées de plus de 6 semaines). Dans chaque cage du coton pour confectionner des nids et des igloos seront introduits. Enfin, le statut EOPS de notre animalerie permet de minimaliser les variabilités dues au stress ou à des infections. Par ailleurs, la mise en place de points limites précoces, prédictifs et adaptés à chaque procédure, basés sur une observation quotidienne des animaux, de l’évolution de leur poids, de leur apparence et de leur comportement au cours de chaque procédure permettra de prendre les mesures adéquates pour limiter au maximum la douleur, la souffrance et le stress des animaux.

Choix des espèces

L'espèce murine a permis de développer de nombreux modèles génétiquement modifiés, et leur utilisation dans ce projet est cruciale pour répondre aux questions scientifiques posées. Les souris seront utilisées à l’âge adulte à partir de 6 semaines car nous nous intéressons aux fonctions des macrophages pancréatiques à l’âge adulte.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 728
Souffrances
▲ -
▲ 440
▲ 288
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 728

728 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 440 d'entre elles et modéré pour 288. Le cerveau de 160 d'entre elles est irradié sous anesthésie à l'âge de 21 jours, 240 passent six tests comportementaux, 80 subissent deux heures d'imagerie par résonance magnétique, et toutes finissent par une chirurgie terminale destinée à prélever leur cerveau. La question posée est de savoir si le vieillissement prématuré des cellules cérébrales explique les séquelles cognitives des enfants irradiés pour une tumeur du cerveau. Le porteur retient la souris parce que sa neuro-anatomie lui paraît comparable à celle de l'être humain, et parce que le caractère social de l'espèce permet de mesurer un déficit d'interactions après irradiation.

Objectifs

Les tumeurs cérébrales sont les tumeurs solides les plus fréquentes chez les enfants, qui sont traitées généralement par radiothérapie, souvent précédée d'une chirurgie et d'une chimiothérapie. Le taux de survie à cinq ans varie de 70 à 99 %, selon le type de tumeur. Les effets tardifs à long terme chez les enfants traités pour des tumeurs cérébrales sont préoccupants. Ces patients souffrent de graves handicaps physiques, fonctionnels et psychosociaux, notamment de la fatigue et des altérations de certaines fonctions cognitives spécifiques telles que des troubles de l'attention, de la mémoire de travail et de la vitesse de traitement de l’information. De nombreuses études, ont montré que l'exposition aux rayonnements ionisants induit la sénescence (processus de vieillissement prématuré) des cellules du cerveau. L'impact de la sénescence cellulaire sur les lésions cérébrales et les déficits cognitifs après la radiothérapie chez les enfants ayant survécu à des tumeurs cérébrales n'a jamais été étudié. Dans le cadre de ce projet, nous évaluerons la sénescence cellulaire dans le cerveau de jeunes souris irradiées, les déficits cognitifs induits par l’irradiation à l’aide de tests comportementaux et les lésions cérébrales, en utilisant des méthodes d’évaluation cognitives spécifiques telles que l’histologie (analyse des tissus) des cerveaux irradiés et l’imagerie par résonance magnétique. L’utilisation d’un modèle génétique permettant de bloquer ce processus de vieillissement prématuré sera utilisé pour étudier l’implication de la sénescence cellulaire dans les séquelles cérébrales induites par radiothérapie (RT) afin de les traiter. L’utilisation de molécules qui agissent sur les cellules sénescentes constitue une voie thérapeutique prometteuse et innovante dans la prévention et le traitement des tumeurs cérébrales. Ce projet sera réalisé dans 2 établissements utilisateurs différents.

Bénéfices attendus

Le projet permettra une meilleure compréhension de l'implication de la sénescence et du dysfonctionnement cellulaire dans la propagation des lésions cérébrales induites par la radiothérapie. L’équipe projet espère proposer une nouvelle approche thérapeutique pour limiter l'apparition de séquelles cérébrales hautement délétères lors de la radiothérapie chez l'enfant.

Procédures

Etablissement Ulitisateur (EU1) élevage et irradiation : Le génotypage par biopsie sera effectuée sur l’animal vigile (durée de 2 minutes, sur 360 souris). L’irradiation sera effectuée sous anesthésie (durée de 5 minutes par animal, sur 160 souris). Les injections seront réalisées sur des animaux vigiles (durée de 1 minute par animal, sur 160 souris). Chaque souris effectuera 6 tests de comportement différents (durée d’un test estimé à 5 à 15 minutes par animal, sur 240 souris) afin d’évaluer leur comportement social, leurs capacités motrices ainsi que leur mémoire. EU 2 imagerie: L’imagerie par résonance magnétique sera réalisée une seule fois par animal, sous anesthésie (durée de 120 minutes par animal, nombre de souris 80). EU1 mise à mort des souris: elle sera effectuée par chirurgie terminale sous anesthésie pour permettre le prélèvement du cerveau.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables prévus sont : - des problèmes d’anesthésie entrainant la perte d’un animal, de l’hypothermie, des douleurs liées aux injections, des douleurs et des saignements liées au prélèvement pour le génotypage ; - un déficit mental et/ou social associé à un dysfonctionnement cognitif. Il est attendu que l’anxiété soit un peu augmentée et génère de l’agressivité ; - une perte de poids liée à un problème d’alimentation.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à la fin de la procédure pour permettre d’effectuer des analyses histologiques (analyses de tissus) ou moléculaires.

Remplacement

L’étude de l’impact de l’irradiation sur la sénescence au cours du développement nécessite d’irradier le cerveau de souriceaux et d’étudier les conséquences sur le cerveau à l’âge adulte au niveau histologique, imagerie par résonance magnétique et tests comportementaux. Il n’existe pas d’alternative non animale permettant étudier l’effet de l’irradiation sur la sénescence sur le cerveau de souris au cours du développement (équivalent de l’adolescence chez l’homme) et d’évaluer les altérations cognitives à l’âge adulte.

Réduction

Compte tenu de la variabilité des réponses des souris au sein d’un même groupe dans les tests de comportement, nos expériences précédentes (et celles d’autres laboratoires) montrent qu’un nombre de dix animaux par lot est un minimum requis pour assurer des résultats statistiquement significatifs. Cependant, nous prévoyons d’utiliser 15 souris par groupe afin d’assurer le nombre minimum d’animaux pour les analyses de comportement et réaliser des expériences complémentaires en : imagerie par résonance magnétique, histologie 2-3D et séquençage, de façon à corréler l’ensemble des résultats obtenus. Nous utiliserons également 5 souris par groupe pour des analyses en cytométrie en flux (méthode de tri des cellules en fonction de certaines propriétés).

Raffinement

Les animaux reçoivent un dispositif de nidification périssable chaque semaine au moment du change des cages. Les souris sont irradiées sous anesthésie générale afin de limiter le stress lié au confinement de l’animal dans l’irradiateur. Pour limiter la baisse de la température corporelle sous anesthésie, les animaux seront placés sur une couverture chauffante ou dans une cage elle-même placée sur une plaque chauffante jusqu’au réveil de l’animal. Les animaux sont suivis pendant les 24h suivant l’anesthésie (irradiation, IRM). Avant les phases de tests de comportement, une phase d’adaptation des souris est effectuée pendant deux semaines. Pendant cette phase d’adaptation, les animaux sont familiarisés à la manipulation quotidiennement par l’expérimentateur dans la pièce où se dérouleront les tests. Les animaux sont transportés entre les deux EU concernés par un transporteur agrée. Afin de préserver le bien-être des souris pendant le transport, celles-ci sont placées dans des boîtes de transport jetables contenant de la litière, du coton, de l’eau gélifiée, des croquettes ainsi qu’un enrichissement de type tunnel. La taille des boîtes est adaptée au nombre d’animaux et permet de conserver leur répartition initiale par cage.

Choix des espèces

Nous avons décidé de travailler chez la souris pour deux raisons majeures : 1) La souris est une espèce couramment utilisée en recherche fondamentale, qui possède une structure neuro-anatomique comparable à celle du cerveau humain tout au moins pour notre approche, et qui permettra donc d’extrapoler les résultats. Les souris seront étudiées à l’âge de 21 jours, au moment du sevrage et de la première vague de spermatogenèse, avant la maturité sexuelle qui a lieu à 50 jours environ. Cet âge chez la souris correspond à la préadolescence chez l’homme qui marque une transition entre l’enfance et le début de la puberté. 2) La souris est une espèce sociale, qui présente notamment des niveaux élevés d’interactions sociales réciproques. Ceci permet d’utiliser des tests de comportement et de mettre en évidence un déficit social dans le modèle de souris transgénique qui permet de mettre en évidence facilement la sénescence.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 950
Souffrances
▲ -
▲ 730
▲ 60
▲ 160
Devenir
 -
 -
 -
 950

Un fragment de queue est prélevé sur chaque souriceau vers sept à dix jours, une partie des souris est ensuite opérée du crâne pendant trente à soixante minutes puis hébergée seule jusqu'à dix jours, certaines dès l'âge de quatorze jours avec le risque d'être rejetées par leur mère au retour dans la portée. 950 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 730 d'entre elles, modéré pour 60 et sévère pour 160. Sont tuées aussi les reproductrices renouvelées et les souris nées sans la mutation recherchée. Le projet porte sur le rôle d'une protéine dans la formation de la myéline, protéine que le résumé désigne d'un bout à l'autre comme la "protéine A" sans jamais la nommer.

Objectifs

Dans le cerveau, l’information électrique est transportée le long des axones des neurones. Pour assurer sa bonne propagation, l’établissement de gaines isolantes est essentiel : ce sont les gaines de myéline qui ont une double fonction : assurer la survie et la fonction des neurones. La formation de gaines de myéline, appelée myélinisation, est effectué par des cellules appelées, les oligodendrocytes. La perte de la myéline dans le cerveau et l'échec de sa régénération contribuent à de graves troubles neurologiques, moteurs et cognitifs, qui sont les principales caractéristiques de plusieurs maladies de la myéline, dont la sclérose en plaques (SEP). La synthèse continue de la myéline au cours du développement et chez l’adulte est essentielle au maintien de plusieurs comportements dont l’apprentissage et les interactions sociales. Ainsi la compréhension des mécanismes moléculaires de sa formation est très importante. Nous avons récemment identifié une protéine A comme une protéine essentielle à la formation de cette myéline in vitro. Cette protéine est connue pour être liée à une pathologie humaine dont les patients présentent des défauts de substance blanche à l’imagerie, ainsi qu’une plus grande susceptibilité au développement de SEP que la population générale. L’objectif de ce projet est d’étudier précisément chez le modèle animal le rôle de la protéine A dans la myélinisation in vivo. La myéline étant une structure adaptative, l’identification de cibles moléculaires permettant d’actionner cette dynamique au cours du développement représente un espoir thérapeutique très important dans plusieurs pathologies de la myéline.

Bénéfices attendus

A terme, ce projet permettra d’apporter de nouveaux éléments à la compréhension des mécanismes impliqués dans la myélinisation du système nerveux central (SNC). Les résultats de ce projet pourraient contribuer à l’identification de nouvelles cibles thérapeutiques permettant de stimuler la formation de la myéline au cours du développement. Nous pensons que les bénéfices de cette étude pourraient permettre une meilleure compréhension des circuits neuronaux, notamment dans le cadre de pathologies impliquants la myéline. A plus long terme, une meilleure compréhension des mécanismes de la myélinisation du SNC pourrait permettre la mise en avant de nouvelles pistes thérapeutiques pour diverses maladies de la myéline.

Procédures

L’ensemble des animaux de cette étude seront prélevés d’un fragment de l’extrémité de la queue (prélèvement unique, moins d’une minute par animal) à l’âge de 7 à 10 jours afin de connaitre leur patrimoine génétique. Un groupe de souris sera étudié dans trois tests comportementaux non-invasifs pour évaluer les capacités sociales, motrices et mémorielles des soucis à raison de 1test tous les 10jours (étude sur 30jours, test sur 4-5jours maximum en prenant en compte le jour d’évaluation et les jours d’habituations et d’entrainement précédents, suivis par 6- 5jours de repos), effectués du moins au plus stressant. Les tests (test de sociabilisation, test coordination motrice, test de mémoire) seront effectués le matin, avec une habituation de l’animal à la salle d’expérimentation pendant à minima 30min. Les tests seront effectués par une personne qualifiée. La durée maximale par test n’excédera pas 1h30 (temps d’habituation à la salle et test compris) et les tests ne seront réalisés qu’une seule fois chacun. Enfin, une partie des souris seront opérées sous anesthésie locale et générale (durée opération 30 à 60min par souris), et analgésie avant et après l’opération. Les animaux devront être hébergés de façon individuelle après la chirurgie afin de ne pas abîmer le matériel implanté et permettre le bon enregistrement des données. L’hébergement individuel des souris sera réduit au temps minimal nécessaire (10 jours maximum) et leur cage sera enrichie en coton et en kraft afin de limiter le stress. L’ensemble des animaux seront euthanasiés en fin de procédure par une technique réglementaire. Les animaux vigiles seront connectés à un système d’enregistrement (connexion simple et indolore) pour enregistrer l’activité électrique du cerveau en continu pendant 72h, une seule fois.

Impact sur les animaux

Les animaux ressentiront un stress lors des manipulations et contentions nécessaires pour différentes étapes du projet. Ils pourront ressentir une légère et brève douleur lors du prélèvement du bout de la queue pour connaitre leur patrimoine génétique, et un risque de saignement. La protéine que nous étudions est un gène suppresseur de tumeur, il est donc possible mais très peu probable que ces souris développent des tumeurs. En effet très peu probable car les patients ne développent pas de tumeur dans les oligodendrocytes (or notre modèle animal possède une perte partielle de la protéine dans les oligodendrocytes) et que des études précédentes utilisant le même type de modèle animal que nous ont montré le très faible développement de tumeur dans les cellules habituellement sujettes au développement tumoral chez les patients. Le risque zéro n’existe pas, mais il est extrêmement peu probable que notre étude produise des tumeurs chez les souris. L’anesthésie réalisée pour la chirurgie impliquera pour l’animal un risque d’hypothermie, de sécheresse oculaire et un risque rare de dépression cardio-respiratoire. La chirurgie impliquera quant à elle une douleur et un inconfort post-opératoire ainsi que des risques de complications inattendues telles que saignement ou infection. Les souris étant des animaux grégaires, l’hébergement individuel nécessaire pour les enregistrements électrophysiologiques pourra être source de stress. Pour les souris qui seront opérées jeunes, un risque de rejet par sa mère lors de leur retour dans la portée en post-chirurgie est possible. Les tests comportementaux peuvent également représenter un stress pour les animaux lié au changement d’environnement et aux manipulations. Un risque d’hypothermie est également possible dans le test impliquant un placement des animaux dans l’eau.

Devenir

A l’issue de ce projet, l’ensemble des animaux sera euthanasié : - pour prélever leur cerveau en post-mortem, afin d’analyser de près la structure de la myéline et des neurones - à l’issue des tests comportementaux ou après la chirurgie puisque nous aurons d’ores et déjà obtenu le maximum de renseignements possibles sur ces animaux - les animaux reproducteurs renouvelés pour maintenir des capacités reproductives optimales - les animaux produits mais non porteurs de la mutation d’intérêt.

Remplacement

Le neurone, cellule nerveuse, comporte une partie très allongées appelée axone. Autour d’elle s’organise une structure particulière nommée myéline. Cette myéline est une structure en trois dimensions : une extension des membranes dites oligodendrocytaires qui s’enroule autour d’un axone électriquement actif. Suivant le principe de remplacement, nous étudierons en détail cette structure sur les cellules à l’origine de ces membranes, appelées oligodendrocytes, mis en culture (donc hors de l’animal) puisque même sans axone, ces cellules forment de la myéline. Or, il est essentiel dans le cadre de cette étude, de passer par une étude chez l’animal présentant une mutation jouant un rôle clé dans la formation de la myéline afin de pouvoir : (1) observer la formation de la myéline impactée par toutes les interactions cellulaires présentes dans le cerveau et surtout l'activité électrique des neurones, (2) étudier l'impact de la mutation sur le comportement de la souris.

Réduction

Afin d’appliquer le principe de réduction, nous fondons une grande partie de notre étude sur des expériences de cellules en culture. De plus, nous optimiserons l’utilisation de nos animaux. Le nombre d’animaux utilisés (950) sera limité au strict nécessaire pour obtenir des données statistiquement exploitables (taille des effectifs nécessaire établi grâce à un calcul de puissance permettant une interprétation fiable des résultats, étude faite en collaboration avec les statisticiens). Une marge de production est incluse dans ce nombre d’animaux mais nous piloterons notre élevage de manière raisonnée afin de ne produire que le nombre d’animaux strictement nécessaire pour nos lots expérimentaux, nous utiliserons donc potentiellement moins d’animaux que prévu ici. Toutes les expériences mentionnées seront réalisées sur des mâles et des femelles afin d'évaluer la présence éventuelle d'un sex-ratio. Toutes les quantifications se feront en aveugle, c’est-à-dire sans connaitre au préalable le génotype de la souris analysée pour limiter le biais lié à l’observateur, donc la variabilité et ainsi le nombre de souris nécessaire.

Raffinement

L’animalerie est agréée, ainsi les conditions d’hébergement (température,hygrométrie,éclairage et espace selon les recommandations) et les conditions d’enrichissement de l’environnement (bâtonnet à ronger, neslet), d’alimentation et les soins (quand nécessaires) seront contrôlés quotidiennement. L’hébergement individuel des animaux sera automatiquement suivi d’une supplémentation d’enrichissement (kraft). Une période d’acclimatation de 7 jours pour les animaux provenant de l’extérieur sera effectuée avant toute procédure. Les animaux seront observés quotidiennement par la zootechnie et surveillés régulièrement et de manière adaptée aux différentes procédures par notre équipe. Le prélèvement pour connaitre le patrimoine génétique des animaux sera réalisé au calme dans une pièce dédiée, avec du matériel désinfecté et suivi d’une surveillance pour vérifier la bonne prise en charge des petits par leur mère. Sa taille sera limitée au strict minimum et il sera fait sur de jeunes animaux pour lesquels l’extrémité de la queue est peu sensible et cicatrise vite. Pour les tests comportementaux, une période d’habituation propre à chaque test sera réalisée avant chacun des tests et une période de repos sera assurée entre chaque test. Pour chaque test comportemental, un suivi adapté de la souris sera assuré pour limiter son stress et favoriser son bien- être. La procédure chirurgicale sera réalisée sous anesthésie et analgésie adaptées, avec un maintien et un suivi de la température des animaux. Un suivi renforcé sur 7 jours sera mis en place pour s’assurer de la bonne récupération des animaux. Un suivi spécifique sera mis en place pour les animaux opérés à 14 jours d’âge. Afin d’évaluer les impacts phénotypiques des mutations étudiées, nous tiendrons un registre de suivi du bien-être des animaux : observation 2 fois parsemaine par notre équipe de la naissance à la mort des animaux à l’aide d’une grille d’évaluation (en fonction des critères, l’observation et le suivi de l’animal pourra devenir quotidienne). Des points limites sont mis en place et respectés pour éviter toute souffrance, avec décision et prise en charge rapide des animaux.

Choix des espèces

La formation de myéline est propre au développement des animaux vertébrés. Ainsi son étude nécessite l’utilisation de modèles animaux vertébrés. De plus, puisque nous étudions une voie moléculaire en particulier, celle de la ‘protéine A’, l’établissement de la myélinisation avec une visée thérapeutique future, il est indispensable que le modèle que nous choisissions ait une forte homologie de séquence génétique de cette protéine A avec l’Homme. Le modèle souris présente plusieurs avantages pour notre étude : c’est un vertébré dont les gènes codant la protéine A présentent une forte homologie de séquence avec ceux de l’Homme. Nous étudierons les animaux à différents âges depuis la naissance. Nous réaliserons un prélèvement pour connaitre leur patrimoine génétique à l’âge de 7 à 10 jours. Une étude à différents âges au cours du développement post-natal permettra de suivre l’évolution de la myélinisation (à 14, 21, 30, 60, 120 et 180 jours). En parallèle, nous étudierons aux mêmes âges comment est affecté le fonctionnement du cerveau en enregistrant les ondes produites (étude dite électrophysiologique). Enfin, nous étudierons le comportement des souris chez le jeune adulte (entre 60 et 90 jours).