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Souris : 728
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Génotypées par biopsie à l'état vigile, irradiées au cerveau sous anesthésie à l'âge de 21 jours, injectées, puis soumises à six tests comportementaux évaluant le comportement social, la motricité et la mémoire, 728 souris subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 440 d'entre elles et modéré pour 288. Quatre-vingts passent en plus deux heures d'imagerie par résonance magnétique sous anesthésie. Le projet cherche à savoir si le vieillissement prématuré des cellules du cerveau explique les troubles de l'attention et de la mémoire dont souffrent les enfants traités par radiothérapie pour une tumeur cérébrale, et le porteur attend chez les souris irradiées une anxiété accrue et de l'agressivité. Toutes sont tuées par chirurgie terminale sous anesthésie, pour prélever leur cerveau.

Objectifs

Les tumeurs cérébrales sont les tumeurs solides les plus fréquentes chez les enfants, qui sont traitées généralement par radiothérapie, souvent précédée d'une chirurgie et d'une chimiothérapie. Le taux de survie à cinq ans varie de 70 à 99 %, selon le type de tumeur. Les effets tardifs à long terme chez les enfants traités pour des tumeurs cérébrales sont préoccupants. Ces patients souffrent de graves handicaps physiques, fonctionnels et psychosociaux, notamment de la fatigue et des altérations de certaines fonctions cognitives spécifiques telles que des troubles de l'attention, de la mémoire de travail et de la vitesse de traitement de l’information. De nombreuses études, ont montré que l'exposition aux rayonnements ionisants induit la sénescence (processus de vieillissement prématuré) des cellules du cerveau. L'impact de la sénescence cellulaire sur les lésions cérébrales et les déficits cognitifs après la radiothérapie chez les enfants ayant survécu à des tumeurs cérébrales n'a jamais été étudié. Dans le cadre de ce projet, nous évaluerons la sénescence cellulaire dans le cerveau de jeunes souris irradiées, les déficits cognitifs induits par l’irradiation à l’aide de tests comportementaux et les lésions cérébrales, en utilisant des méthodes d’évaluation cognitives spécifiques telles que l’histologie (analyse des tissus) des cerveaux irradiés et l’imagerie par résonance magnétique. L’utilisation d’un modèle génétique permettant de bloquer ce processus de vieillissement prématuré sera utilisé pour étudier l’implication de la sénescence cellulaire dans les séquelles cérébrales induites par radiothérapie (RT) afin de les traiter. L’utilisation de molécules qui agissent sur les cellules sénescentes constitue une voie thérapeutique prometteuse et innovante dans la prévention et le traitement des tumeurs cérébrales. Ce projet sera réalisé dans 2 établissements utilisateurs différents.

Bénéfices attendus

Le projet permettra une meilleure compréhension de l'implication de la sénescence et du dysfonctionnement cellulaire dans la propagation des lésions cérébrales induites par la radiothérapie. L’équipe projet espère proposer une nouvelle approche thérapeutique pour limiter l'apparition de séquelles cérébrales hautement délétères lors de la radiothérapie chez l'enfant.

Procédures

Etablissement Ulitisateur (EU1) élevage et irradiation : Le génotypage par biopsie sera effectuée sur l’animal vigile (durée de 2 minutes, sur 360 souris). L’irradiation sera effectuée sous anesthésie (durée de 5 minutes par animal, sur 160 souris). Les injections seront réalisées sur des animaux vigiles (durée de 1 minute par animal, sur 160 souris). Chaque souris effectuera 6 tests de comportement différents (durée d’un test estimé à 5 à 15 minutes par animal, sur 240 souris) afin d’évaluer leur comportement social, leurs capacités motrices ainsi que leur mémoire. EU 2 imagerie: L’imagerie par résonance magnétique sera réalisée une seule fois par animal, sous anesthésie (durée de 120 minutes par animal, nombre de souris 80). EU1 mise à mort des souris: elle sera effectuée par chirurgie terminale sous anesthésie pour permettre le prélèvement du cerveau.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables prévus sont : - des problèmes d’anesthésie entrainant la perte d’un animal, de l’hypothermie, des douleurs liées aux injections, des douleurs et des saignements liées au prélèvement pour le génotypage ; - un déficit mental et/ou social associé à un dysfonctionnement cognitif. Il est attendu que l’anxiété soit un peu augmentée et génère de l’agressivité ; - une perte de poids liée à un problème d’alimentation.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à la fin de la procédure pour permettre d’effectuer des analyses histologiques (analyses de tissus) ou moléculaires.

Remplacement

L’étude de l’impact de l’irradiation sur la sénescence au cours du développement nécessite d’irradier le cerveau de souriceaux et d’étudier les conséquences sur le cerveau à l’âge adulte au niveau histologique, imagerie par résonance magnétique et tests comportementaux. Il n’existe pas d’alternative non animale permettant étudier l’effet de l’irradiation sur la sénescence sur le cerveau de souris au cours du développement (équivalent de l’adolescence chez l’homme) et d’évaluer les altérations cognitives à l’âge adulte.

Réduction

Compte tenu de la variabilité des réponses des souris au sein d’un même groupe dans les tests de comportement, nos expériences précédentes (et celles d’autres laboratoires) montrent qu’un nombre de dix animaux par lot est un minimum requis pour assurer des résultats statistiquement significatifs. Cependant, nous prévoyons d’utiliser 15 souris par groupe afin d’assurer le nombre minimum d’animaux pour les analyses de comportement et réaliser des expériences complémentaires en : imagerie par résonance magnétique, histologie 2-3D et séquençage, de façon à corréler l’ensemble des résultats obtenus. Nous utiliserons également 5 souris par groupe pour des analyses en cytométrie en flux (méthode de tri des cellules en fonction de certaines propriétés).

Raffinement

Les animaux reçoivent un dispositif de nidification périssable chaque semaine au moment du change des cages. Les souris sont irradiées sous anesthésie générale afin de limiter le stress lié au confinement de l’animal dans l’irradiateur. Pour limiter la baisse de la température corporelle sous anesthésie, les animaux seront placés sur une couverture chauffante ou dans une cage elle-même placée sur une plaque chauffante jusqu’au réveil de l’animal. Les animaux sont suivis pendant les 24h suivant l’anesthésie (irradiation, IRM). Avant les phases de tests de comportement, une phase d’adaptation des souris est effectuée pendant deux semaines. Pendant cette phase d’adaptation, les animaux sont familiarisés à la manipulation quotidiennement par l’expérimentateur dans la pièce où se dérouleront les tests. Les animaux sont transportés entre les deux EU concernés par un transporteur agrée. Afin de préserver le bien-être des souris pendant le transport, celles-ci sont placées dans des boîtes de transport jetables contenant de la litière, du coton, de l’eau gélifiée, des croquettes ainsi qu’un enrichissement de type tunnel. La taille des boîtes est adaptée au nombre d’animaux et permet de conserver leur répartition initiale par cage.

Choix des espèces

Nous avons décidé de travailler chez la souris pour deux raisons majeures : 1) La souris est une espèce couramment utilisée en recherche fondamentale, qui possède une structure neuro-anatomique comparable à celle du cerveau humain tout au moins pour notre approche, et qui permettra donc d’extrapoler les résultats. Les souris seront étudiées à l’âge de 21 jours, au moment du sevrage et de la première vague de spermatogenèse, avant la maturité sexuelle qui a lieu à 50 jours environ. Cet âge chez la souris correspond à la préadolescence chez l’homme qui marque une transition entre l’enfance et le début de la puberté. 2) La souris est une espèce sociale, qui présente notamment des niveaux élevés d’interactions sociales réciproques. Ceci permet d’utiliser des tests de comportement et de mettre en évidence un déficit social dans le modèle de souris transgénique qui permet de mettre en évidence facilement la sénescence.

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Souris : 1140
Souffrances
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Sevrées à 21 jours puis nourries quatre à huit semaines avec un régime carencé en macronutriments et en micronutriments, des souris juvéniles reçoivent ensuite par gavage des probiotiques, une souche vaccinale, puis une souche bactérienne virulente qui provoque une infection intestinale. 1 140 souris vont être utilisées, 480 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 660 dans des procédures d'un niveau sévère, avec six prélèvements sanguins caudaux par animal. Toutes sont tuées à l'issue pour prélever leurs organes. Le porteur écrit pourtant que son modèle "ne présente pas de signe manifeste de souffrance hors un retard de croissance", tout en reconnaissant que la combinaison de la dénutrition et de l'infection peut faire souffrir les souris non vaccinées.

Objectifs

Près d'une personne sur trois dans le monde souffre de malnutrition. L'apparition précoce de la malnutrition a des conséquences désastreuses plus tard dans la vie. Au moment du sevrage, un changement du microbiote intestinal (flore intestinale) se produit et induit une réaction immunitaire qui protège des pathologies futures liées au système immunitaire. La malnutrition entrave ce processus, entraînant une plus grande sensibilité aux maladies non transmissibles, aux infections et une diminution de l'efficacité vaccinale. Développer de manière durable des thérapies nutritionnelles pour contrer la dénutrition est une priorité sanitaire mondiale notamment chez les enfants souffrant de dénutrition sévère aigüe (Severe Acute Malnutrition, SAM). La guérison de la SAM nécessite la prise en compte simultanée des paramètres de croissance, immunitaires et du microbiote intestinal. De par sa complexité, le modèle animal reste incontournable. Récemment, nous avons développé un modèle de SAM chez la souris mâle juvénile qui récapitule fidèlement les principales caractéristiques de la SAM observés chez les enfants. La prépondérance des différences entre les hommes et les femmes dans la malnutrition plaide en faveur de l'inclusion des deux sexes dans la recherche, et lors de la conception de thérapies. Dans notre modèle murin de la SAM, nous avons démontré que le microbiote intestinal et l'immunité intestinale ne sont pas restaurés lors d’une intervention nutritionnelle et ce malgré un retour de croissance. Il faut donc étudier comment restaurer l’ensemble de ces paramètres simultanément. Les probiotiques sont des microorganismes vivants et non pathogènes qui, lorsqu'ils sont administrés en quantités suffisantes, confèrent un bénéfice pour la santé de l'hôte. Certaines souches ont démontré leur capacité à limiter les retards de croissance et les infections intestinales. Dans ce projet nous étudierons donc 1/ le dimorphisme sexuel de la SAM, 2/ l’impact de la SAM sur l’efficacité vaccinale vis-à-vis d’une infection à Salmonella enterica Typhimurium, 3/ la capacité de probiotiques à améliorer la SAM et 4/ la capacité de probiotiques à améliorer l’efficacité vaccinale vis-à-vis d’une infection intestinale.

Bénéfices attendus

Bénéfices à court terme : ce projet permettra l'identification des mécanismes à l'origine des différences entre les mâles et les femelles dans la dénutrition ainsi que la caractérisation de ses effets lors d’interventions vaccinales et probiotiques. Ce projet permettra non seulement de disséquer la pathogénie de la dénutrition mais aussi de fournir les connaissances manquantes pour améliorer les interventions thérapeutiques. Ce projet permettra notamment l’identification de nouvelles thérapies pour restaurer le microbiote intestinal et l'immunité, pour in fine renforcer l’écosystème intestinal général face aux infections et optimiser la formulation des régimes thérapeutiques et des vaccins. Ce projet fera avancer les connaissances dans les domaines de la nutrition, l'immunité, l'infection, la vaccinologie et le microbiote intestinal. Bénéfices à long terme : ce projet fournira des informations importantes pour concevoir des thérapies nutritionnelles adaptées aux garçons et aux filles souffrant de malnutrition. Des stratégies multifactorielles comprenant des probiotiques devraient fournir des approches thérapeutiques durables en favorisant aussi bien la reprise de poids et la croissance, que la maturation du système immunitaire et du microbiote intestinal.

Procédures

Consommation d’un régime alimentaire carencé en macro- et micronutriments durant 4 semaines ou 8 semaines. Prise de poids sur animaux vigiles quotidienne ou hebdomadaire, durée estimée à 2 minutes/souris. Contention des souris associée à l’administration par gavage de probiotiques, de molécules servant à étudier la perméabilité intestinale ou la capacité d’absorption des graisses, d’une solution de glucose (2g/Kg pour suivi glycémique), de souche vaccinale et souche virulente de bactéries causant des infections intestinales sur animaux vigiles : durée estimée à environ 30 secondes/souris (gestes de contention 10 secondes + de gavage 10 secondes). Mise à jeun 4h00 ou sur la nuit : 1 fois durant la procédure. Prélèvements sanguins sous-mandibulaire sur animaux endormis : 1 à 2 fois/souris sous mélange à 4% d'isoflurane et 96% d'oxygène. Prélèvements sanguins caudaux sur animaux vigiles : 6 fois/souris.

Impact sur les animaux

Le but de ce projet est de suivre l’impact d’une alimentation entrainant une dénutrition sévère sur la physiologie, l’immunité et le microbiote intestinal des individus. Grâce à notre expérience dans ce domaine, nous savons aujourd’hui que notre modèle murin de malnutrition ne présente pas de signe manifeste de souffrance hors un retard de croissance chez les mâles juvéniles. Nous nous attendons à ce que les femelles juvéniles soient moins sévèrement impactées du fait de leur capacité à mieux résister à certaines carences en vitamines. Dans ce projet, nous nous intéressons donc à caractériser les différences entre mâles et femelles lors d’une dénutrition apportée par un régime fortement carencé en macro- et micronutriments. Ces différences seront également étudiées lors d’essais vaccinaux réalisés avant l’infection. L’administration du vaccin ne devrait pas induire de souffrance particulière chez les animaux. Par contre la combinaison d’une malnutrition et d’une infection intestinale peut engendrer une souffrance liée à une réponse immunitaire faible chez les groupes d’animaux qui n’auront pas été vaccinés. Afin de renforcer le système immunitaire et contrer les effets de la dénutrition, des probiotiques seront également testés chez les souris dénutries et vaccinées. L’administration des probiotiques ne devraient pas induire de souffrance particulière chez les animaux. Des gavages seront également réalisés sur animaux vigiles. Les gestes de contention (10 secondes), de gavage (10 secondes) génère du stress chez l’animal que nous évaluons à environ 30 secondes/intervention de ce type. En fonction de la procédure cette intervention est occasionnelle, hebdomadaire ou quotidienne. De même, nous allons mettre à jeun les souris 4h00 ou sur la nuit ainsi que réaliser des prélèvements sanguins qui généreront également du stress.

Devenir

De par la nécessité de prélever des organes vitaux pour analyses, tous les animaux seront mis à mort à l’issue des procédures.

Remplacement

De nos jours la complexité de l’écosystème intestinal et notamment l’interaction entre système immunitaire et microbiote intestinal ne peut être reproduite in vitro, les organoïdes ne peuvent pas remplacer l’animal dans ce projet. L’étude de la physiologie, de l’immunité et du microbiote intestinal des individus, implique de facto l’utilisation d’animaux.

Réduction

Grâce à un test effectué au préalable sur 6 souris femelles (3 souris sur régime contrôle (Ctrl) + 3 souris sous régime SAM), nous avons pu réaliser un test statistique basé sur la prise de poids hebdomadaire des souris, et calculer l’effectif nécessaire par expérience pour obtenir une puissance du test 80% minimum, avec un risque de se tromper de 5%. Ceci nous amène à un nombre sujets de 5/groupe pour une puissance du test de 81%. Le projet est organisé de façon à réduire au strict nécessaire le nombre de souris utilisées. En parallèle des souris femelles, nous allons utiliser certaines souris mâles que nous allons décomptés d’une autre DAP et non de cette DAP. Nous allons également étudier certains paramètres avant la mise à mort des souris, qui seront par la suite mises à mort pour l’analyses d’autres paramètres. Nous aurons donc besoin de 5 souris/groupe. Nous réaliserons 3 expériences indépendantes pour chaque lot de souris enrôlé dans chaque procédure. Le nombre de souris utilisé est justifié au sein de chaque procédure expérimentale, soit 1140 souris. Nous aurons également 60 souris mâles qui seront décomptés dans une autre DAP.

Raffinement

Les souris seront hébergées à raison de 5 souris/cage maximum avec la nourriture et l’eau fournies à volonté. Des dômes et du papier seront mis à disposition dans chaque cage pour enrichir le milieu. La température, l’hygrométrie et la photopériode de l’animalerie sont contrôlées et régulées. Nos visites quotidiennes pour la surveillance des souris seront réalisées plutôt en fin de journée afin de respecter le cycle de sommeil de la souris. La souffrance potentielle induite par ce régime et son impact sur l’efficacité vaccinale sera prise en compte dans le respect du bien-être animal, et les souris seront observées quotidiennement ou 2 fois par jour afin de prévenir l’apparition de points limites : prise alimentaire et poids corporel, signes cliniques (fièvre, respiration), comportement, apparence générale (poils et sécrétions). Des mesures adéquates seront prises pour soulager la douleur comme l’administration éventuelle d’un analgésique.

Choix des espèces

Le but de ce projet est de caractériser l'impact d'une dénutrition sévère sur la physiologie, le système immunitaire et le microbiote intestinal afin de proposer un régime thérapeutique durable aux enfants souffrant de SAM. Il est maintenant bien reconnu que le système immunitaire et le microbiote intestinal de la souris sont suffisamment proches de celui de l’Homme pour pouvoir utiliser la souris comme modèle avant qu’une transposition ne soit faite chez l’Homme. De plus, l’épithélium intestinal murin est anatomiquement et physiologiquement proche de celui de l’Homme. Aucun autre organisme modèle de petite taille (danio zébré, drosophile) ne possède une telle structure aussi similaire. Par ailleurs, le modèle murin est celui pour lequel les effets de la dénutrition ont été validés chez les souris mâles. Enfin, le modèle infectieux que nous souhaitons utiliser est très bien décrit et étudié chez la souris. L’ensemble de ces critères fait de la souris l’espèce animale la plus appropriée pour effectuer notre étude. Nous utiliserons des souris mâles et femelles sevrées à 21 jours afin d’être au plus proche des conditions de développement de la SAM observée chez l’Homme entre trois et 24 mois lors du sevrage. En effet, l’épithélium intestinal des rongeurs est immature à la naissance. L’intestin grêle de la souris continue à se développer après la naissance et sa maturation est fortement associée à la période de sevrage. Le sevrage est donc une étape clef dans la structuration de l’épithélium intestinal, le développement immunitaire et la maturation du microbiote intestinal des rongeurs. Par ailleurs notre étude chez les mâles a montré que la dénutrition induite à 21 jours reproduit les principaux critères de dénutrition décrits chez l’Homme. A cet âge la maturité du système immunitaire, la physiologie et la maturation du microbiote intestinal sont en cours de développement chez la souris, tout comme ça l’est chez l’enfant à bas âge.

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Souris : 42
Souffrances
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Des points limites sont censés interrompre l'expérience avant la mort, mais environ 20 % des souris peuvent mourir directement des crises provoquées. 42 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Jusqu'à neuf injections en quatre jours déclenchent chez elles un état de mal épileptique, puis une partie subit l'implantation de sondes cérébrales et vit isolée jusqu'à cinq semaines, avec vingt-quatre à trente-deux injections supplémentaires et des enregistrements allant jusqu'à dix heures par jour pendant douze jours. Le bénéfice annoncé pour les patients pharmacorésistants, éviter une résection chirurgicale du foyer épileptique, reste au conditionnel, quand l'état de mal épileptique, lui, est infligé d'emblée.

Objectifs

L’épilepsie est l’une des affections neurologiques les plus fréquentes avec une prévalence de près de 1 pour cent au niveau mondial. En particulier, l’épilepsie du lobe temporal mésial (mTLE) avec sclérose hippocampique est la forme la plus fréquente d’épilepsie focale chez l’adulte. Près de 30 pour cent des patients souffrant de cette forme d’épilepsie ne répondent pas aux traitements antiépileptiques conventionnels et sont dits pharmacorésistants. Une résection chirurgicale du foyer épileptique est alors parfois la seule option thérapeutique disponible pour ces patients. L’objectif du projet sera de tester spécifiquement l’effet et le potentiel thérapeutique d’une administration répétée d’une molécule dans un modèle murin d’épilepsie expérimentale. Spécifiquement, nous testerons l’effet de ce composé sur la fréquence des crises et des activités de type épileptique dans ce modèle.

Bénéfices attendus

Ce projet pourrait permettre de valider le potentiel thérapeutique d’une nouvelle classe de molécules dans les épilepsies du lobe temporal, offrant une nouvelle piste thérapeutique pour les patients pharmacorésistants et leur évitant ainsi le recours à une procédure chirurgicale.

Procédures

Les animaux recevront des injections intrapéritonéales et sous-cutanées, sur animal vigile (durée inférieure à 1 minutes par injection, 9 injections maximum réparties sur 4 jours) afin d’induire un état de mal épileptique jusqu’à la fin de la procédure (durée 9 semaines maximum). Une partie des animaux seront soumis à une procédure chirurgicale sous anesthésie générale et analgésie adaptées pour l’implantation de sondes au niveau du cerveau (1 fois, durée 1h). Ils seront ensuite hébergés individuellement jusqu’à la fin de la procédure, soit 5 semaines maximum. Après minimum une semaine de récupération post-chirurgie, afin d’évaluer l’effet d’un composé sur notre modèle pathologique, les animaux opérés recevront des injections d’une molécule d’intérêt ou de son contrôle pendant 2 périodes de 6-8 jours, 2 fois par jour (matin et soir), soit 24-32 injections intrapéritonéales maximum (durée inférieure à 1 minute). Après minimum une semaine de récupération post-chirurgie, l’activité électrique du cerveau des animaux opérés sera mesurée, pour cela ils seront connectés à un système d’enregistrement, vigiles et libres de se déplacer durant les mesures (maximum 10 heures par jour, pendant 12 jours consécutifs). Tous les animaux seront euthanasiés par une méthode réglementaire.

Impact sur les animaux

L'injection de la molécule permettant de mettre en place notre modèle chez la souris peut entraîner une perte de poids, une fatigue et une réduction de la mobilité pendant quelques jours. Environ 20 pour cent des souris peuvent mourir à cause de crises épileptiques sévères. Les injections peuvent causer une légère douleur au point d'injection. Les manipulations nécessaires pendant les procédures peuvent être stressantes pour les souris. L'implantation d'électrodes dans le cerveau peut causer une douleur temporaire et une légère perte de poids. Les souris implantées seront isolées pendant trois à cinq semaines, ce qui peut également être une source de stress pour elles.

Devenir

Une partie des animaux sont susceptibles de décéder spontanément des suites de l’état de mal épileptique. Le reste des animaux seront euthanasiés en fin de période de maintien prévue ou plus tôt en cas d’atteinte d’un point limite. En effet, ces animaux ayant subi un état de mal épileptique, il n’est pas possible de les réutiliser pour un autre projet.

Remplacement

Les composés utilisés dans cette étude ont déjà été testés sur des modèles cellulaires et des modèles humains (tissus postopératoires) afin d’en prédire le potentiel thérapeutique. Toutefois, ces modèles ne permettent pas d’en tester directement l’effet sur des crises d’épilepsie. Pour cela, le recours à un modèle animal est indispensable.

Réduction

Le nombre d’animaux (42 souris) mis en œuvre dans ce projet est basé sur les travaux précédents du laboratoire et de la littérature. Ainsi un nombre de 10 animaux par groupe a été défini, en prenant en compte : - la mortalité liée à l’induction d’un état de mal épileptique (environ 20 pour cent) - le taux d’échec d’induction d’un état de mal épileptique (environ 25 pour cent) - l’absence de développement d’une épilepsie chronique (environ 15-20 pour cent) afin d’atteindre un nombre d’animaux expérimentaux minimal de 10 par groupe avec 2 groupes expérimentaux (test et contrôle). Nous analyserons nos résultats avec les tests statistiques appropriés.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans des locaux agréés, en groupes sociaux de 5 individus maximum (sauf en post-chirurgie où ils seront en hébergement individuel, identifié et avec enrichissement complémentaire) et ils disposeront dans chaque cage d’un enrichissement de nidification et d’un bâtonnet à ronger au minimum. Ils auront accès à l’eau et à une nourriture adaptée à leur stade physiologique ad libitum. Une observation quotidienne des animaux sera assurée par l’équipe de zootechnie. Avant le début de chaque procédure l’animal sera pesé et son état général contrôlé. En cas de signe de douleur les animaux seront pris en charge avec les soins nécessaires ou exclus du protocole. Depuis plusieurs années, nous avons raffiné notre protocole d’induction d’état de mal épileptique chez la souris, nous avons testé et comparé plusieurs protocoles d’induction et retenu celui offrant le plus haut taux de succès (survie de l’animal et développement d’une épilepsie chronique). Un soutien nutritionnel et une surveillance de la récupération des animaux sont assurés lors de l’induction du modèle pathologique. La procédure chirurgicale sera réalisée sous anesthésie générale et avec une prise en charge analgésique adaptée. Nous nous assurerons du maintien de la température de l’animal durant toute la durée de l’anesthésie. Après la chirurgie la surveillance des animaux sera renforcée pendant au minimum une semaine. A partir de la chirurgie les animaux seront hébergés seuls afin d’éviter tout endommagement du matériel mis en place, ils bénéficieront alors d’un d’enrichissement complémentaire (lanière de kraft et maison en cellulose). Des points limites sont définis et seront respectés afin d’éviter toute souffrance animale.

Choix des espèces

Le modèle rongeur est standard dans notre domaine de recherche. D’autre part, les paradigmes d’induction de crises que nous souhaitons tester ont été très bien caractérisés chez la souris. Enfin, nous avons conduit sur cette espèce des essais préalables dans ce modèle visant à l'optimiser, en réduisant notamment les doses de molécules injectées pour la mise en place du modèle, la mortalité et la fréquence des échecs d'induction, limitant ainsi le nombre d'animaux mis en œuvre. En outre, les procédures d’anesthésie et d’analgésie sont également très bien standardisées dans cette espèce. Les animaux seront étudiés à 8 semaines (stade jeune adulte) qui est le stade le plus proche des conditions de la pathologie humaine.

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Souris : 724
Souffrances
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724 souris vont être utilisées, toutes tuées deux jours après l'inoculation pour prélèvement d'organes, dont 100 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère et 624 un niveau modéré. Sous anesthésie, elles sont tondues, dépilées à la crème, puis la peau du flanc est abrasée avant l'inoculation du virus de l'herpès et la pose d'un pansement. Le porteur décrit une douleur modérée au réveil pendant un à deux jours, une irritation cutanée possible, des lésions vésiculaires au cinquième ou sixième jour, et le risque que les souris se coincent les dents dans le pansement pendant la nuit. Les anti-douleurs, écrit-il, "ne peuvent être utilisés sans compromettre les résultats expérimentaux".

Objectifs

La majorité de la population est chroniquement porteuse du virus de l’Herpès, suite à une infection dans la petite enfance lors d’un contact salivaire. Après son excrétion sur la peau, le virus de l’Herpès migre dans le ganglion nerveux du trijumeau, où il établit une infection latente. Il devient dormant et les hôtes infectés peuvent rester asymptomatiques toute leur vie. Des facteurs génétiques et environnementaux peuvent déclencher une réactivation rapide du virus. Une réactivation régulière peut entraîner l'apparition précoce de troubles auto-immuns (lupus). Des troubles cutanés sous-jacents (dermatite atopique) peuvent provoquer le développement d'un eczéma herpétique nécessitant souvent une hospitalisation. Une meilleure compréhension des mécanismes responsables de la reconnaissance et du contrôle immunitaire du virus de l’Herpès est essentielle pour progresser vers la mise au point de nouvelles thérapies visant à éradiquer ce virus ou à mieux soigner ses effets pathologiques. In-vitro, les cellules dendritiques de type 1 (cDC1s) sont capable de réguler l’activation des lymphocytes contre le virus de l’Herpès. Les lymphocytes jouent un rôle important dans le contrôle de la réactivation du virus mais on ne sait pas si c’est le cas au cours de l’infection cutanée initiale. Les cellules dendritiques plasmacytoides (pDCs) produisent des interférons lors d'une infection virale. Les interférons sont essentiels pour lutter contre les infections virales mais ils peuvent parfois avoir des effets nocifs. Les pDCs sont essentielles au contrôle d'une infection généralisée par le virus de l’Herpès, mais leur rôle est controversé dans le cas d’infections locales. ; il n’a jamais été abordé dans le cas d’une infection cutanée. Dans ce projet nous voulons étudier 1/ la cinétique des différentes phases de la réponse immunitaire précoce à une infection cutanée par le virus de l’Herpès ; 2/ le rôle des pDCs et des cDC1s dans la réponse immunitaire à une infection cutanée par le virus de l’Herpès ; 3/ le rôle des pDCs et des cDC1s dans la génération de la réponse immunitaire mémoire contre le virus de l’Herpès.

Bénéfices attendus

Nos travaux contribueront à une meilleure compréhension des mécanismes responsables de la reconnaissance et du contrôle immunitaires du virus de l’Herpès. Ces recherches seront essentielles pour progresser vers la mise au point de nouvelles thérapies permettant de lutter contre les complications graves observées chez certains patients infectés. Notre Laboratoire dispose d’ores et déjà d’outils pour étudier le rôle de certains gènes, à la fois chez la souris et chez l’homme.

Procédures

1ère type d’intervention : sous anesthésie générale, les souris seront tondues et dépilées. Elles subiront ensuite une abrasion superficielle de la peau sur le flanc gauche suivie d’une inoculation du virus, puis elles seront pansées. 2 jours après, les souris seront anesthésiées afin de retirer les pansements puis elles seront mises à mort pour analyses. 2ème type d’intervention : les souris recevront un traitement par ingestion ou injection pour éliminer un groupe donné de cellules immunitaires. Sous anesthésie générale, les souris seront tondues et dépilées. Elles subiront ensuite une abrasion superficielle de la peau sur le flanc gauche et une inoculation locale du virus puis seront pansées. 2 jours après, les souris seront anesthésiées afin de retirer les pansements. 27 jours après une primo-infection, les souris recevront un second traitement par ingestion ou injection pour éliminer un groupe donné de cellules immunitaires. Sous anesthésie générale, les souris seront tondues et dépilées. Elles subiront ensuite une abrasion superficielle de la peau sur le flanc droit et une seconde inoculation locale du virus puis seront pansées. 2 jours après, les souris seront anesthésiées afin de retirer les pansements. Les souris seront mises à mort pour analyses.

Impact sur les animaux

La piqure d’aiguille pour l’injection d’anesthésie entraine une légère douleur de courte durée. L’application de crème dépilatoire au-delà du temps préconisé peut entrainer une irritation modérée de la peau de l’animal pendant moins d’une journée . L’abrasion du flanc sous anesthésie peut entrainer une douleur modérée au réveil de la souris, d’une durée d’un à deux jours , une fois les effets de l’analgésie dissipés. L'inoculation des flancs au virus de l’Herpès entraîne l'apparition de lésions vésiculaires dans l’épide au 5ème/6ème jour qui guérissent spontanément à partir du 7ème jour. Durant la nuit suivant la pose de bandage post-infection, les souris peuvent se coincer les dents dans le pansement s’il n’est pas bien réalisé ce qui entraine des difficultés à se mouvoir et s’alimenter. La technique d’administration de substance par voie intragastrique peut être modérément douloureuse, le temps de l’intervention , si le geste n’est pas maitrisé.

Devenir

A l’issue de chaque procédure, la totalité des animaux seront mis à mort pour prélèvement d’organes et analyse par divers protocoles. Soit un total de 724 animaux.

Remplacement

Ce projet nécessite la mesure de différents paramètres de la réponse immunitaire au cours d’une infection virale in vivo. L’importance et la complexité des nombreuses interactions cellulaires nécessaires au développement du système immunitaire ainsi qu’à la mise en place d’une réponse immunitaire suite à une infection virale justifient l’utilisation de modèles d’études vivants. Ainsi, l’intégration d’un système vivant et complet est indispensable.

Réduction

Nous réaliserons des expériences pilotes, afin de réduire la variabilité et le nombre de souris utilisées. Ces expériences nous permettront également de définir la temporalité optimale des analyses pour nos études. Selon les résultats, nous pourrions réduire le nombre total de souris utilisées à 622 : soit une réduction possible de 102 souris. Les effectifs d'animaux nécessaires seront réduits le plus possible. Nous travaillons avec des souris de fond génétique pur, ce qui nous permet de réduire la taille des groupes expérimentaux à 5 souris pour chaque condition, et afin de répondre aux exigences des tests statistiques nécessaires à effectuer. Pour les souris non infectées, la variabilité étant moindre, nous réduirons la taille des groupes à 3 individus par condition. Aussi, nous répéterons chaque expérience de façon indépendante seulement 2 fois.

Raffinement

Pour limiter le stress des animaux, ils seront gardés tant que possible en groupe. Ils disposeront de matériel pour confectionner des nids. Pour la partie infectieuse, les animaux seront rapidement transférés en animalerie de confinement et immédiatement hébergés dans des cages ventilées étanches. Ce type d’hébergement offre une protection contre les pathogènes et prévient aussi toute contamination entre cages adjacentes. Les animaux seront observés quotidiennement, avec attribution d’un score clinique. En fonction de ce score, des mesures adéquates seront prises pour minimiser la souffrance des animaux. Pour un score faible, ( pas de souffrance ou seulement très légère), aucune mesure ne sera prise. Pour un score moyen, (souffrance modérée), l’accès à la nourriture et à l’eau sera facilité ainsi que l’ajout d’enrichissements supplémentaires pour nidation, et la surveillance sera accrue à deux fois par jour. Pour un score élevé (une souffrance ne pouvant être soulagée), les animaux seront immédiatement mis à mort. Les anti-douleurs ne peuvent être utilisés sans compromettre les résultats expérimentaux. Lors de la pose des pansements, une vérification sera réalisée le lendemain, afin de s’assurer que les animaux ne se sont pas coincés les dents dans les bandages. Dans le cas où les modèles de souris que l’on testera dans ce projet présenteraient une infection aggravée, nous solliciterons l’avis de la Structure du Bien-Etre Animal de notre établissement, afin d’adapter notre grille de score. L’ensemble des gestes techniques sur souris vigile sera effectué par du personnel expérimenté, afin de réduire le plus possible le stress des animaux.

Choix des espèces

La taille, la rapidité du cycle de reproduction et la génétique de la souris en font le modèle le mieux approprié pour les études envisagées, pour lesquelles des stratégies interventionnelles expérimentales sont nécessaires, y compris l’utilisation d’animaux génétiquement modifiés. La physiopathologie de la souris est suffisamment proche de celle de l’homme pour que son étude nous permette d’accroître nos connaissances sur le fonctionnement du système immunitaire humain. Des souris âgées de 6 à 12 semaines seront utilisées car elles ont atteint leur maturité en termes de défenses immunitaires. Un écart type de maximum 2 semaines au sein d’un même groupe expérimental est défini afin de limiter les variabilités qui pourraient exister entre des souris d’un écart d’âge plus important.

  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
    • Système nerveux
Souris : 8832
Souffrances
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▲ 8832
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Devenir
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 8832

Une section chirurgicale du nerf vague au cou, cinq gavages quotidiens, des injections dans l'abdomen trois fois par semaine et un régime qui attaque les canaux biliaires : 8 832 souris vont être utilisées, toutes tuées pour prélèvement d'organes, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. La finalité déclarée est de comprendre les liens entre cellules immunitaires, nerf vague et cholangite sclérosante primitive, maladie rare qui touche six à dix personnes sur cent mille en France et pour laquelle aucun médicament n'a fait la preuve de son efficacité. Le porteur prévoit qu'une perte de poids de 20 % conduira à interrompre le régime quelques jours, avant de le reprendre pour atteindre la durée totale prévue. L'effectif est rapporté à un calcul de puissance, sans qu'un seul chiffre soit donné.

Objectifs

La Cholangite Sclérosante Primitive (CSP) est une maladie hépatique chronique, rare (6 à 10/100 000 habitants en France) caractérisée par une inflammation du foie, une prolifération des cholangiocytes et une fibrose péri-portale. Cette recherche vise à fournir des éclairages essentiels permettant une compréhension approfondie des liens entre les cellules immunitaires, l’inflammation, le nerf vague et la pathogenèse de la CSP. A ce jour, aucune approche pharmacologique n’a démontré son efficacité dans le traitement de cette maladie. Les stratégies thérapeutiques actuelles se concentrent sur le ralentissement de la maladie et la prévention des complications qui lui sont associées. Des études suggèrent que certaines cellules immunitaires pourraient induire les lésions hépatobiliaires au cours de la CSP, notamment la fibrose. Toutefois, les mécanismes, notamment ceux à l’origine de la fibrose, demeurent encore mal connus. Afin de mieux appréhender les interactions complexes opérant au cours de la CSP, une perspective globale en examinant le rôle potentiel de diverses populations cellulaires dans la mise en place de la fibrose sera adoptée. D’autre part, le rôle du nerf vague dans la CSP sera étudié. En effet, la modulation de l'activité vagale pourrait influencer la mobilisation des cellules immunitaires, notamment les monocytes, bien que les mécanismes précis de ces interactions restent encore mal compris. Pour mieux appréhender ces interactions complexes, une approche chirurgicale consistant à réaliser une vagotomie cervicale unilatérale chez des souris, qui seront ensuite soumises à un régime pour induire la CSP, sera réalisée. Cette recherche vise à fournir des éclairages essentiels permettant une compréhension approfondie des liens entre l’inflammation, le nerf vague, la pathogenèse de la CSP et sa résolution. En décryptant ces mécanismes, les bénéfices attendus du projet sont d'ouvrir de nouvelles perspectives permettant le développement de nouveaux traitements et ainsi contribuer à une meilleure prise en charge de la CSP. Les informations obtenues grâce à cette recherche pourraient ainsi contribuer à une avancée significative dans la prise en charge de la CSP. La CSP constitue un facteur de risque important pour le développement de cancers des canaux biliaires, du foie et de la vésicule biliaire. Une meilleure compréhension des mécanismes sous-jacents à cette maladie pourrait permettre de réduire l'incidence de ces cancers.

Bénéfices attendus

La Cholangite Sclérosante Primitive (CSP) est une maladie rare qui touche entre 6 à 10 personnes pour 100 000 habitants en France. Cette recherche vise à fournir des éclairages essentiels permettant une compréhension approfondie des liens entre les cellules immunitaires, l’inflammation, le nerf vague et la pathogenèse de la CSP. Aucune approche pharmacologique n’a démontré son efficacité dans le traitement de cette maladie. Les stratégies thérapeutiques actuelles se concentrent sur le ralentissement de la progression de la maladie et la prévention des complications. Les informations obtenues grâce à cette recherche pourraient ainsi contribuer à une avancée significative dans la prise en charge de la CSP. La CSP constitue un facteur de risque important dans le développement de cancers des canaux biliaires, du foie et de la vésicule biliaire. Une meilleure compréhension des mécanismes sous-jacents à cette maladie pourrait permettre de réduire l'incidence de ces cancers.

Procédures

Les souris seront soumises à : 1.une administration de molécule pour les modèles murins inductibles (via soit 5 gavages quotidiens pendant 5 jours, d'une durée de moins de deux minutes par gavage ; soit nourriture changée une fois par semaine ou eau de boisson changé tous les deux jours ; soit injection intrapéritonéale 3 fois par semaine, d'une durée de moins de deux minutes par injection, tout au long de la mise sous régime) 2.un régime alimentaire spécial (tous les jours pendant 28 jours maximum) 3.des traitements par injection d'anticorps en intrapéritonéale sur animal vigile (une à deux fois par animal, durée de quelques secondes) 4.une intervention chirurgicale sous anesthésie et analgésie (une fois par animal, durée de 10minutes) 5.un prélèvement sanguin sur animal vigile (une fois par animal, durée de quelques secondes) 6.Une euthanasie par une méthode réglementaire (durée de quelques secondes). Tous les prélèvements tissulaires se feront suite à l’euthanasie des animaux.

Impact sur les animaux

Les régimes alimentaires spéciaux pourront entraîner une modification du poids pouvant modifier la mobilité et le comportement des animaux. Le régime induisant la Cholangite Sclérosante Primitive (CSP) peut provoquer une perte de poids. Les manipulations des animaux pourront induire un stress de courte durée. Les injections pourront induire une douleur de courte durée aux animaux. Les gavages pourront induire une irritation de l'oesophage. L’anesthésie pourra engendrer une baisse de la thermorégulation et dans de rares cas une détresse cardiorespiratoire. La procédure chirurgicale pourra induire une douleur en post-opératoire malgré la prise en charge prévue ainsi que des risques d'infections dans de rares cas. Les prélèvements sanguins pourront induire une douleur de courte durée aux animaux ainsi qu’un risque d’hématome ou d’hémorragie.

Devenir

Des prélèvements et analyses sont nécessaires post-mortem et que cela implique donc l'euthanasie de l'ensemble des animaux.

Remplacement

Actuellement, il n’existe pas de substitut non animal capable de reproduire avec précision les mécanismes complexes impliqués dans la genèse de la Cholangite Sclérosante Primitive (CSP) et les réponses immunitaires associées. Parmi les différentes espèces, la souris s’avère être la plus appropriée pour étudier cette pathologie. De plus, l’utilisation de modèles murins est nécessaire pour explorer la pathologie au sein d’un organisme complet, ce qui ne peut être fidèlement reproduit en se basant uniquement sur des cultures de cellules isolées.

Réduction

8832 animaux seront utilisés dans ce projet, la taille des effectifs a été établie grâce à un calcul de puissance et des tests statistiques seront utilisés pour une interprétation fiable des résultats. Lorsque cela sera possible et afin de limiter le nombre total de souris utilisées, nous essaierons de mettre en commun des souris contrôles pour l’étude de différents modèles murins.

Raffinement

Le bien-être animal sera une priorité constante tout au long de la durée du projet, en minimisant la douleur et le stress. Les animaux seront hébergés en groupe avec des éléments d’enrichissement (lanières de papier kraft et bâton en bois au minimum). Une période d’acclimatation d’une semaine précédera les expérimentations. Une vérification visuelle quotidienne de l’état général des souris sera effectuée en ouvrant chaque cage. L’accès à l’eau et à la nourriture sera mis à disposition ad libitum. Tout signe d’inconfort, de détresse ou de comportement anormal (agressivité subite, inactivité, vocalisation, mutilation, isolement, diminution de l’appétit) ainsi que toute modification physique (pelage ébouriffé, dos courbé, perte excessive de poils) sera étroitement surveillée. Les critères absolus d’inconfort (état de choc, léthargie, inconscience, immobilité, forte hypothermie, difficultés respiratoires), qui ne devraient pas être déclenchés par la procédure utilisée, mèneront à l’euthanasie immédiate de l’animal. Une grille de suivi sera mise en place avec pesée hebdomadaire des animaux. En cas d'observation d'une perte de poids trop rapide (20 pourcents par rapport à l’initiation des régimes), des mesures appropriées seront prises. Plus spécifiquement, le régime sera interrompu pendant quelques jours afin de permettre une récupération, puis le régime induisant la cholangite sclérosante primitive sera repris pour atteindre la durée totale prévue du régime. Cette approche vise à assurer une tolérance optimale du régime, comme démontré dans des études antérieures.

Choix des espèces

Cette recherche vise à fournir des éclairages essentiels permettant une compréhension approfondie des liens entre les cellules immunitaires, l’inflammation, le nerf vague et la pathogenèse de la Cholangite Sclérosante Primitive (CSP). La souris a été sélectionnée comme modèle expérimental en raison de sa capacité à reproduire de manière précise les mécanismes impliqués dans le développement de la CSP. En effet, le modèle murin permet de modéliser et d’intégrer les réponses immunitaires comme observé chez l’Homme. La souris offre l’avantage d’être un modèle bien établi pour l’étude de la CSP et permet également d’utiliser un certain nombre de lignées transgéniques générées au préalable. Les animaux âgés d’au moins 8 semaines seront utilisés pour l'entrée dans la procédure expérimentale afin que les animaux aient un métabolisme, un système immunitaire et vasculaire mature. Les souris pourront entrer en procédure dès leur 8ème semaine d’âge et en ressortiront après 1, 2 ou 4 semaines de régime.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
Souris : 110
Souffrances
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▲ 110
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Devenir
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 110

110 souris vont être utilisées, chacune recevant deux injections le même jour à deux heures d'intervalle, une fois par semaine, pendant cinq à huit semaines. Toutes sont tuées à quinze ou dix-huit semaines de vie pour prélever le foie, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le produit injecté provoque une maladie des petits vaisseaux du foie, avec accumulation de liquide dans le ventre, altération de l'état général et modification du comportement, la dernière semaine ajoutant trente minutes d'anesthésie pour une imagerie hépatique. Le porteur indique avoir utilisé des tests statistiques pour fixer l'effectif, sans donner ni le calcul ni la taille des groupes.

Objectifs

La maladie des petits vaisseaux du foie appelée MVPS est une maladie rare (2,5 cas pour 100 000 habitants) caractérisée par l'atteinte des petits vaisseaux dans le foie mais sans lésion de cirrhose (foie dur et fibreux non fonctionnel). La maladie des petits vaisseaux du foie touche des individus jeunes, en moyenne de 45 ans. Elle est souvent associée à d'autres maladies comme des maladies du sang (cancer du sang), des maladies du corps qui s'attaquent à lui-même (appelées maladies auto-immunes) ou encore des maladies génétiques. Les mécanismes à l'origine du développement de la maladie des petits vaisseaux du foie sont inconnus. Sa progression peut conduire au développement d'une hyperpression dans les grosses veines situées avant le foie et qui sont censées le traverser pour ramener le sang au cœur, cette hyperpression s’appelle une hypertension portale. Cette pression dans les veines abdominales peut entrainer des ruptures de ces veines avec des saignements dans le tube digestif, l’accumulation de liquide dans le ventre appelé ascite, ou encore la formation d'un caillot dans ces veines empêchant la circulation du sang. Il n'existe actuellement aucun traitement de la maladie des petits vaisseaux du foie. Comme cette maladie est encore largement incomprise, les progrès dans la recherche de traitement sont difficiles. Si l’implication des cellules formant les vaisseaux du foie est depuis longtemps suspectée puisqu’il s’agit d’une maladie des vaisseaux, l’une des nouvelles voies de recherche est l’étude d'autres cellules : les cellules de défense de l'organisme. Ces cellules, qui jouent un rôle contre les bactéries, peuvent être au repos dans le foie ou activer une réaction inflammatoire en cas de signal de danger de l’organisme. Elles ont été étudiées ces dernières années et leur nombre ainsi que leur activation semblent jouer un rôle dans le développement de nombreuses maladies dont certaines du foie comme la cirrhose. Notre hypothèse est donc que ces cellules pourraient, par leur interaction avec les cellules formant les vaisseaux du foie, être des acteurs clés dans le développement de la maladie des petits vaisseaux du foie. L'objectif est donc d’étudier leur impact dans son développement et sa progression. A terme, en cas d'implication, elles pourraient devenir des cibles thérapeutiques. La première étape pour ces études est de développer la maladie des petits vaisseaux chez les souris.

Bénéfices attendus

Il existe plusieurs bénéfices à ce projet : en effet, la maladie des petits vaisseaux du foie touche des sujets jeunes et est encore largement incomprise. Améliorer sa compréhension est très important à la fois pour : 1/ prévoir quels patients risquent de développer cette maladie, quelle sévérité attendre et donc prévoir un suivi plus approprié. 2/ en cas d’implication des cellules de défenses de l'organisme dans le développement de la maladie des petits vaisseaux du foie, ces cellules pourraient devenir des cibles thérapeutiques ce qui permettrait d’éviter ou de ralentir le développement de la maladie des petits vaisseaux du foie.

Procédures

Les expériences dans notre étude durent 5 à 8 semaines. Tout d’abord nous déterminerons le nombre nécessaire et l’endroit (ventre de la souris ou veines de la souris) des injections du produit permettant le développement de la maladie vasculaire chez la souris. Pour cela, un premier groupe de souris âgées de 10 semaines recevra une fois par semaine, vigiles, des injections dans le ventre du produit entrainant la maladie (l'injection dure 30 secondes, il y a 2 injections le même jour dans le ventre à 2 heures d'intervalle). Ces injections seront réalisées pendant 5 semaines. La dernière semaine des injections les souris auront une imagerie du foie sous anesthésie (environ 30 minutes d'anesthésie totale), avec injection d’un produit de contraste permettant de bien voir le foie. Ces souris seront anesthésiées puis euthanasiées à 15 semaines de vie, une prise de sang directement dans la veine qui revient au coeur (veine cave) sera réalisée pour obtenir un volume de sang suffisant. Un second groupe de souris âgées de 10 semaines recevra une fois par semaine, sous anesthésie, une injection du produit dans les veines de la queue (5 minutes d'anesthésie environ, le temps d'injection étant d'une minute environ). 2 injections le même jour seront réalisées chaque semaine, à 2 heures d'intervalle. Ces injections seront réalisées pendant 8 semaines et les souris recevront également pendant ces 8 semaines un régime alimentaire spécial. La dernière semaine des injections les souris auront une imagerie du foie sous anesthésie (environ 30 minutes d'anesthésie totale), avec injection d’un produit de contraste permettant de bien voir le foie. Ces souris seront anesthésiées puis euthanasiées à 18 semaines de vie, une prise de sang dans la veine cave sera réalisée. Enfin, un dernier groupe de souris âgées de 10 semaines recevra une fois par semaine, sous anesthésie, une injection du produit dans les veines de la queue (procédure idem groupe de souris précédent). La dernière semaine des injections les souris auront une imagerie du foie sous anesthésie (environ 30 minutes d'anesthésie totale), avec injection d’un produit de contraste permettant de bien voir le foie. Ces injections seront réalisées pendant 5 semaines et les souris recevront également pendant ces 5 semaines un régime alimentaire spécial. Ces souris seront anesthésiées puis euthanasiées à 15 semaines de vie, une prise de sang dans la veine cave sera réalisée.

Impact sur les animaux

Les souris qui reçoivent le produit pour développer une maladie des petits vaisseaux du foie peuvent présenter une altération de l’état général avec perte ou une prise de poids (en cas de formation de liquide dans le ventre). Pour les souris recevant les injections dans le ventre vigiles, les injections répétées de produit peuvent générer un stress ainsi que des douleurs temporaires au moment de l’injection. Le stress induit par le développement de la maladie (liquide dans le ventre, altération de l’état), les manipulations et les injections peuvent entraîner une modification du comportement de la souris.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés puis nous préléverons leur foie pour les analyses.

Remplacement

Les pathologies du foie sont des pathologies complexes sous l'influence de nombreux facteurs notamment environnementaux. Cette pluralité des facteurs de risque et d’interactions à l'origine du développement de la maladie des petits vaisseaux du foie, rend particulièrement difficile l’étude chez l’humain. Grâce au modèle des souris nous nous affranchirons ainsi de nombreux facteurs environnementaux à l’origine du développement de la MVPS et pourrons étudier l’effet d’un seul facteur (par exemple la génétique).

Réduction

Pour limiter le nombre de souris, nous réaliserons certains tests pour étudier les cellules de défenses sur le sang de patients atteints de la maladie des petits vaisseaux du foie. Nous réaliserons également des études préliminaires des interactions des cellules immunitaires avec les cellules des vaisseaux du foie sur des cellules isolées en laboratoire. Pour les souris, une seule souris fournira des prélèvements de sang et de foie pour plusieurs analyses différentes ce qui permet de diminuer le nombre de souris nécessaires. Nous avons également réduit le nombre d’animaux au strict minimum afin d’être en mesure d’obtenir des résultats interprétables. Nous avons utilisé des tests statistiques pour déterminer le nombre de souris minimum que nous inclurons dans le projet pour mettre en évidence une différence entre les groupes.

Raffinement

Toutes les mesures seront prises pour assurer le bien-être des animaux : surveillance quotidienne par du personnel qualifié dans l’animalerie, hébergement dans des cages en groupe afin de limiter le stress (présent tout de même du fait des manipulations des souris), enrichissement de l’environnement avec du coton ou des batônnets en bois. Toutes les procédures pouvant faire souffrir ou occasionner plus de stress (comme les imageries) seront réalisées sous analgésie et anesthésie. L’état général de la souris sera évalué par une grille d’évaluation (étude du comportement de l’animal, mesure de son poids, état du poil...) remplie une fois par semaine, pour prendre en charge la douleur de manière anticipée. En cas d'altération de l'état général, un antalgique sera administré pendant 72h. En l'absence d'amélioration de l'état général la souris sera euthanasiée.

Choix des espèces

Le modèle de souris permet d’utiliser des souris génétiquement modifiées. Les techniques pour modifier l’ADN, développées chez les souris et les nombreux outils actuellement adaptés à la souris en font un modèle de choix pour l’étude. Enfin la maladie des petits vaisseaux du foie étant une maladie multifactorielle, la proximité génétique de la souris par rapport à l’homme nous permettra de nous affranchir en partie de certaines variables occasionnées par d’autres espèces. Le début des procédures sur les animaux se fera à partir d’un âge de 10 semaines (ce qui correspond à l’âge adulte chez l’homme et qui est l’âge auquel apparaît cette maladie chez l’homme) et au maximum jusqu’à 18 semaines de vie (âge de développement de la maladie par injections du produit).

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 424
Souffrances
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▲ 424
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Devenir
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 424

424 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour le prélèvement d'organes, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. 80 d'entre elles reçoivent pendant cinq jours un traitement qui déclenche une dermatite atopique, les 344 autres une injection dans le derme des deux oreilles, geste de six minutes sous anesthésie, avant sept jours d'attente. Une inflammation des oreilles avec démangeaisons et rougeur est attendue. Les résultats obtenus hors de l'animal n'étant pas clairs, le porteur les attribue à des conditions trop simples et conclut qu'il faut retrouver ses cellules dans "un organisme entier".

Objectifs

La dermatite atopique (DA) est une maladie inflammatoire chronique de la peau qui affecte jusqu’à 20% des enfants et 10% des adultes dans les pays développés. Elle est caractérisée par du prurit et de l’eczéma, ainsi qu’une inflammation de la peau accompagnée d’infiltration de cellules immunitaires et des niveaux d’anticorps anormaux. L’absence de traitements curatifs et la difficulté de vie des patients rendent nécessaire la recherche de nouvelles stratégies et cibles thérapeutiques. Notre laboratoire a mis en place un modèle murin reproduisant la dermatite atopique observée chez l'humain. A l'aide de ce modèle, nous avons pu mettre en évidence et caractériser une nouvelle sous-population de cellules immunitaires que nous avons démontré comme induisant préférentiellement une réponse anti-inflammatoire. Nous avons également cherché à tester la capacité de ces cellules immunitaires à induire une réponse pro-inflammatoire, mais les résultats préliminaires obtenus ne sont pas clairs, ce que nous supposons être dû à des conditions simples et contrôlées, ne reproduisant pas la complexité d’un organisme entier. Dans ce projet, nous souhaitons donc réaliser et confirmer nos études préliminaires dans un environnement immunitaire plus complet et complexe. Pour cela, nous souhaitons obtenir spécifiquement nos cellules immunitaires et les injecter dans la peau des animaux afin de tester le potentiel de ces cellules à induire une réponse pro- ou anti-inflammatoire au niveau local. Nous serons alors amenés à étudier la réponse immunitaire au niveau de la peau des animaux et dans des organes immunitaires par différentes techniques.

Bénéfices attendus

La mise en évidence de la fonction de nos cellules immunitaires dans la modulation des réponses inflammatoires constituerait une nouvelle cible thérapeutique intéressante dans le traitement de pathologies comme la dermatite atopique ou en lien avec le système immunitaire, comme les maladies auto-immunes ou le cancer. En effet, la modulation de la réponse immunitaire permettrait d'atténuer ou de restreindre l'inflammation dans un contexte d'allergie ou de maladie auto-immune, ou de l'amplifier dans un contexte de cancer.

Procédures

Lors de la première procédure, 80 souris seront anesthésiées par voie gazeuse et traitées pendant une durée de 5 jours (le traitement est d'une durée d'environ 30 secondes) afin d'induire une dermatite atopique. Pour la deuxième et troisième procédure, 344 souris seront anethésiées et injectées par voie intra-dermique avec des cellules immunitaires au niveau des deux oreilles et gardés pendant 7 jours (l'injection est d'une durée de 6 minutes).

Impact sur les animaux

D'après l'expérience du laboratoire sur de précédents projets, l'induction de la dermatite atopique pendant un temps de traitement court de 5 jours engendrera uniquement un léger stress de courte durée. L'injection au niveau des oreilles génèrera également un léger stress et une légère douleur de courte durée. Il sera également possible d'observer une inflammation au niveau des oreilles, accompagnée de démangeaisons et d'une rougeur.

Devenir

Les animaux seront mis à mort à l'issue de chaque procédure afin de prélever les différents organes ou tissus nécessaires à l'étude de la réponse immunitaire.

Remplacement

Les résultats préliminaires ont été obtenus dans des modèles simplifiés et contrôlés qui ne nous permettent pas de reproduire la complexité des réactions immunitaires qui ont lieu dans différents organes ou qui impliquent divers acteurs de l'immunité. La réalisation d'expériences avec des animaux est nécessaire pour mettre en évidence la fonction de nos cellules immunitaires d'intérêts dans un environnement immunitaire complet et complexe et pour confirmer les résultats précédemment obtenus.

Réduction

Le protocole d'induction de la dermatite atopique sera appliqué à un total de 7 lignées murines afin de mettre en place différentes stratégies d'identification et d'obtention des cellules immunitaires d'intérêts ou d'étudier l'implication de différentes molécules dans l'induction des réponses pro- et anti-inflammatoires. Cependant, les cellules immunitaires d'intérêts représentent moins de 1% de la population cellulaire totale des organes immunitaires après induction de la dermatite atopique et, par expérience sur de précédents projets, nous savons qu'il est nécessaire d'avoir environ 10 animaux dans chaque lignée murine pour avoir un nombre de cellules suffisant pour la suite du projet. Seul un groupe traité sera nécessaire dans l'obtention des cellules immunitaires d'intérêts, donc nous n'incluerons pas de groupe non traité comme contrôle. Le protocole d'injection des cellules immunitaires d'intérêts obtenues depuis les animaux ou générées en dehors d'organismes sera réalisée sur un total de 2 lignées afin d'étudier la réponse immunitaire mis en place par les cellules injectées. Dans le cas de l'obtention des cellules immunitaires d'intérêts depuis des animaux, un total de 2 groupes composés de 8 animaux sera mis en place. Dans le cas des cellules immunitaires générées en dehors d'organismes, un total de 3 groupes composés de 8 animaux sera mis en place. Dans les deux cas, ce nombre est justifié par l'obtention de résultats statistiquement interpétrables pour les différents paramètres mesurés. Après analyse, nous effectuerons des tests statistiques permettant de comparer les réponses immunitaires induites par les cellules immunitaires.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en groupe et auront un accès constant à de l'eau et de la nourriture pendant toute la durée de l'expérience. L'induction de la dermatite atopique et l'injection des cellules immunitaires sont réalisées sous anethésie gazeuse légère. Pendant l'expérience, il pourrait être possible d'observer une inflammation au niveau de l'oreille, accompagné de démangeaisons et d'une rougeur, mais n'impactera pas le comportement des animaux (soin du pelage, posture, activité normale, ...). Cependant, si un animal vient à dépasser les points limites fixés par la grille de score de chaque procédure expérimentale, il sera retiré de l'étude et euthanasié.

Choix des espèces

Un modèle de souris est plus adapté de par son système immunitaire proche de celui de l'humain, avec notamment la présence d'un système immunitaire adaptatif. Les animaux seront utilisés à partir de 8 semaines après leurs naissances afin de mener nos études sur un système immunitaire adulte.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
    • Bien-être animal
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Poules : 200
Souffrances
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▲ 200
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Devenir
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 200

Deux prises de sang au sinus occipital sont pratiquées sur des poulets éveillés, à deux semaines d'intervalle, pendant leur exposition à une élévation de température en fin d'élevage. 200 poulets vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tués à six semaines pour prélever leur foie et leur muscle. Le porteur décrit chez eux un halètement, un déploiement des ailes pour dissiper la chaleur et une baisse de la prise alimentaire. Ce projet, déclaré au titre du bien-être animal et de la nutrition animale, cherche à savoir si les poulets consomment d'eux-mêmes un aliment antioxydant quand ils en ont "besoin".

Objectifs

Les poulets sont fortement vulnérables à l’élévation de température ambiante en raison de leur capacité limitée à réguler leur température interne et à dissiper la chaleur au regard de leur croissance. Nous proposons dans ce projet exploratoire de tester la capacité des poulets à mettre en œuvre un comportement d’automédication en régulant leur statut redox (indicateur de stress cellulaire pouvant affecter de nombreuses fonctions physiologiques) lors d’une exposition à un stress thermique de chaleur en fin d’élevage, une période pendant laquelle les poulets sont plus vulnérables à l’élévation de la température ambiante. Des aliments supplémentés ou non avec des molécules antioxydantes seront mis à disposition des animaux pendant toute la période d’élevage. Le comportement alimentaire individuel de poulets vis-à-vis d’aliments supplémentés ou non avec des molécules antioxydantes sera analysé pendant toute la période d’élevage. Les données permettront de savoir si les poulets consomment les différents aliments de manière aléatoire ou préférentielle au cours de leur vie et notamment au cours du stress thermique. L’hypothèse est que les poulets ne consomment un aliment supplémenté en antioxydant que s’ils en ont besoin pour équilibrer leur statut redox (notamment pendant la période de stress thermique), et que sinon, ils éviteraient de le consommer. Un panel de marqueurs du métabolisme, du statut redox et d’inflammation sera dosé dans le sang des animaux avant la mise en place du stress thermique et deux semaines plus tard correspondant à la fin de l’élevage, ainsi que dans le foie, organe cible du stress oxydant et de sa régulation, et le muscle dont dépend directement la qualité de la viande.

Bénéfices attendus

Grâce à ce projet, nous comprendrons mieux les comportements et mécanismes d’adaptation à la chaleur des poulets de chair, particulièrement importante dans le cadre du changement climatique auquel sont exposés les animaux. Le projet permettra de déterminer s’il est possible d’atténuer les effets néfastes de la chaleur sur les poulets en leur proposant des aliments contenant des extraits végétaux permettant de revenir à un état physiologique non altéré.

Procédures

Deux prises de sang au sinus occipital seront effectuées sur les mêmes animaux à deux semaines d’intervalle en situation de stress thermique. Elles seront réalisées sur des animaux vigiles et ne dureront que quelques secondes.

Impact sur les animaux

La contention lors des prises de sang engendre du stress pour l’animal, une légère douleur au niveau du site de prélèvement et un éventuel hématome. L’exposition des animaux à un stress thermique d’élévation de température peut entrainer chez les poulets une réduction de la prise alimentaire et des manifestations de halètement et de déploiement des ailes pour réguler la température corporelle.

Devenir

Suite à la procédure de prise de sang pendant le stress thermique, les animaux seront mis à mort pour des prélèvements de tissus et organes à l’âge de six semaines.

Remplacement

L’étude du comportement d’automédication chez le poulet qui fait l’objet du projet ne peut se réaliser que chez l’animal et directement sur l’espèce cible (Gallus gallus domesticus, poule domestique).

Réduction

L’effectif de 200 animaux (50 animaux par groupe, 4 groupes) a été défini pour permettre de détecter statistiquement un effet de la chaleur et de l’aliment sur la stabilité du statut antioxydant des animaux dans 3 tissus (sang, foie, muscle), sur la base de données d’études précédentes réalisées dans des conditions comparables.

Raffinement

Les animaux seront élevés dans un bâtiment d’élevage standard, au sol sur litière avec copeaux de bois dans des parquets où ils resteront en groupe. La taille du parquet est suffisante pour permettre aux poussins de se déplacer avec une zone de repos significative en plus de l’espace mangeoire et abreuvement. Les animaux auront à disposition plusieurs enrichissements leur permettant de grimper et de se cacher (Perch'up) ainsi que le dispositif de mangeoires électroniques lui-même avec 8 accès d’aliments possibles. Le suivi des performances est continu pendant toute la durée de l’élevage et permet de disposer de suivi individuel. Toute manifestation de symptômes persistants définis par un point limite entrainera le retrait de l’animal de l’expérimentation. Les prises de sang seront effectuées dans un lieu différent des espaces d’hébergement.

Choix des espèces

Le poulet de chair a été choisi comme modèle car c’est l’espèce agronomique cible du projet. Les poussins éclos au couvoir commercial seront mis en place dans le bâtiment d’élevage et élevés jusqu’à l’âge de six semaines.

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 420
Souffrances
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▲ 420
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Devenir
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 420

Tester si des cellules souches au métabolisme standardisé freinent la dégradation du cartilage suppose d'abord de détruire ce cartilage. 420 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour des analyses radiologiques et histologiques, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Deux injections de collagénase sont pratiquées dans le genou droit à deux jours d'intervalle sous anesthésie gazeuse, puis une injection de cellules une semaine plus tard. L'arthrose ainsi provoquée peut plonger les souris dans la prostration, les isoler de leurs congénères et leur faire cesser le toilettage social, un signe clinique déclenchant des croquettes humidifiées, deux un analgésique, trois la mise à mort.

Objectifs

L’arthrose (OA) est une pathologie dégénérative et inflammatoire affectant 50 % de la population mondiale de 65 ans et plus. Cette pathologie atteint l’ensemble des tissus de l’articulation et est caractérisée par des douleurs et une raideur articulaire importante. Alors que l’OA est la plus commune des maladies rhumatismales, seuls des traitements palliatifs non spécifiques existent et ne permettent pas d’enrayer la dégradation articulaire. Il apparaît donc primordial de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques spécifiques de l’OA. Dans ce contexte, les cellules souches adultes et leur potentiel thérapeutique ont été largement étudiés. Des études pré-cliniques et cliniques ont montré des résultats prometteurs. Cependant, des inconvénients majeurs ont été mis en évidence, la fuite des cellules du site d’injection, leur faible viabilité après l’injection et la variabilité de l’efficacité des cellules en fonction des donneurs. Les travaux de nos collaborateurs ont montré que le métabolisme des cellules joue un rôle primordial pour leurs propriétés thérapeutiques. L’un des objectifs du projet est de standardiser le métabolisme des cellules afin de maximiser leurs propriétés thérapeutiques et rendre plus reproductible les résultats obtenus avec différents donneurs de cellules. L’objectif de ce projet vise à montrer l’effet immunosuppresseur des cellules traitées quel que soit le donneur de cellules dans un contexte arthrosique et de suivre le devenir des cellules injectées. Les données recueillies permettront d’envisager une étude chez un plus gros animal que la souris. Selon les résultats obtenus, nous envisagerons ensuite d'encapsuler les cellules traitées dans un hydrogel afin de les protéger d’une fuite du site d’injection et de la mort cellulaire afin de prolonger leur effet thérapeutique.

Bénéfices attendus

La prise en charge des patients atteints d’arthrose (OA) est à ce jour peu efficace et, compte-tenu de l’absence de traitement curatif permettant de réduire ou de stopper la dégradation articulaire, le traitement de l’OA représente un enjeu économique et social majeur. Ce projet permettra de mettre en évidence l’importance du statut métabolique des cellules souches mésenchymateuses (MSC) in vivo pour le traitement de l’OA et de suivre le devenir des MSC injectées dans l’articulation. Ces travaux pourront, à long terme, permettre de proposer des stratégies thérapeutiques pour des essais cliniques chez le chien (animal présentant naturellement de l’OA comparable à l’Homme) puis chez l’Homme.

Procédures

Les animaux seront soumis à deux injections intra-articulaires de 5 µL de la molécule permettant d’induire une dégradation précoce du cartilage ou d'une solution saline pour les groupes « contrôle » dans le genou droit à deux jours d’intervalle. Puis, une semaine après, une partie des animaux recevront une injection de 8 µL de cellules dans ce même genou pour étudier leur effet thérapeutique. Ces injections dureront quelques secondes par animal et seront effectuées dans des conditions d’asepsie strictes, sous anesthésie gazeuse et associées à un traitement anti-douleur pré- et post-opératoire. Les souris sont anesthésiées par inhalation d’anesthésique durant toute la procédure.

Impact sur les animaux

Lors du développement de l’arthrose (OA), de la douleur peut être ressentie par l’animal. Celui-ci peut alors entrer dans un état de prostration (état dans lequel l’animal est inactif, immobile et en repli sur lui-même), s’isoler des autres animaux dans la cage et cesser les interactions comme par exemple le toilettage social. Une infection pourrait intervenir au niveau du point d’injection de la collagénase puis des cellules. De façon générale, différents points limites (changement de poids corporel, apparence physique, comportement non provoqué tel qu’un changement mineur, une boiterie, une mobilité réduite, …) seront attentivement observés afin d’apporter les soins nécessaires et le plus rapidement possible aux animaux.

Devenir

A l’issue des procédures, tous les animaux seront euthanasiés afin de collecter les tissus et procéder à des analyses radiologiques, histologiques et cellulaires.

Remplacement

L’articulation se compose de différents tissus et types cellulaires ainsi que d’un liquide synovial. L’ensemble de ces composants agissent ensemble pour maintenir un état sain stable. Cependant dans certains cas pathologiques, ces différents composants peuvent interagir et participer au maintien d’une pathologie comme dans le cas de l’arthrose. Cette dernière a des causes et des conséquences multiples pour lesquelles il n’existe pas, à ce jour, de modèle in vitro (expérience en laboratoire, réalisée hors d’un organisme vivant) permettant de reproduire simultanément tous ces paramètres associés. C’est pourquoi, ce type d’étude nécessite une preuve d’efficacité in vivo dans des modèles utilisant des animaux.

Réduction

Le nombre d’animaux est réduit au strict minimum mais suffisant pour démontrer des différences statistiquement significatives et reproductibles entre les groupes. De précédentes études ont été réalisées pour le suivi de cellules marquées notamment après injection sous la peau. Ainsi nous n’utiliserons pas d’animaux pour la mise au point technique de la détection des cellules marquées. De plus, des études in vitro ont permis d’optimiser le protocole de standardisation des cellules souches adultes afin de limiter le nombre de groupes de souris lors de la procédure d’expérimentation animale.

Raffinement

De façon générale, un suivi quotidien par un personnel impliqué dans la procédure pendant la première semaine post-injection puis hebdomadaire des animaux permettra d’évaluer leur état de santé. Dans les cas particuliers du suivi post-injection, les animaux seront surveillés quotidiennement pendant les 3 premiers jours. Si des signes cliniques sont observés, la gestion de la douleur se fera comme suit : 1 signe notable = visite 3 fois / semaine, mise à disposition de croquettes humidifiées dans la cage ; 2 signes notables = administration de analgésique ; 3 signes notables ou un signe sévère (point limite) = euthanasie. S’ajoute à cette observation une surveillance réalisée par les animaliers lors de l’entretien des cages des animaux (une fois tous les 10 jours). Le reste du temps, les souris sont hébergées en groupes sociaux de 5 souris par cage avec de l’enrichissement du type frisottis et d’un dôme. Les animaux sont maintenus dans un cycle jour/nuit de 12h/12h avec un accès à l’eau et à la nourriture à volonté. Pour le cas particulier des injections, les souris sont anesthésiées par inhalation d’anesthésique durant toute la procédure et sont suivies quotidiennement pendant les 3 premiers jours post-injection.

Choix des espèces

L’utilisation de la souris est justifiée car il s’agit d’un modèle de référence pour la recherche fondamentale ainsi que pour les examens pré-cliniques. De plus, de nombreux outils génétiques et biologiques sont disponibles. Dans le cas de l’arthrose (OA), plusieurs modèles murins ont été développés, faisant de cette espèce la plus décrite dans la littérature internationale pour l’étude de cette pathologie. D’autre part, elle permet la constitution de groupes d’animaux suffisamment larges pour pouvoir effectuer des calculs statistiques pertinents et reproductibles. Enfin, des études précédentes dans notre laboratoire ont montré la faisabilité du modèle et qu’il était possible d’injecter des volumes suffisants et de manière précise dans l’articulation permettant d’obtenir des résultants pertinents et reproductibles. Notre protocole démarrera chez des souris arrivées à maturité squelettique et âgées de 9 semaines minimum. Cet âge correspond à l’âge à partir duquel une induction de l’arthrose (OA) est possible et documentée dans la littérature.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Rats : 120
Souffrances
▲ 120
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Devenir
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 120

Le cou ouvert pour canuler la carotide, une sonde de stimulation poussée par la veine jugulaire, 120 rats subissent un cathétérisme cardiaque de vingt à trente minutes, opérés sous anesthésie et tués avant tout réveil. L'objectif déclaré est de mesurer cycle par cycle ce qu'une irrégularité du rythme ventriculaire coûte aux performances du cœur, un modèle de cœur isolé perfusé ayant montré ses limites. Le porteur reconnaît que l'animal peut mourir pendant le cathétérisme et juge "indispensable" la confirmation in vivo de cet effet délétère. Le thorax est ensuite ouvert et l'exérèse du cœur provoque la mort.

Objectifs

L’objectif du projet est d’étudier les effets hémodynamiques délétères de l’irrégularité ventriculaire en fibrillation atriale par analyse des courbes de pression-volume à partir d’un modèle de rat stimulé.

Bénéfices attendus

Nous disposons de données provenant d’études physiopathologiques très anciennes menées chez l’homme et le gros animal (modèle canin) montrant qu’une irrégularité du rythme cardiaque pourrait être à l’origine de conséquences hémodynamiques délétères. Récemment, de nouvelles techniques ont été développées dans le domaine clinique de la stimulation cardiaque permettant de régulariser le rythme cardiaque chez les patients en arythmie cardiaque. Il existe donc un regain d’intérêt pour l’étude des conséquences de l’irrégularité du rythme cardiaque. Le projet présenté s’inscrit dans la continuité de notre thématique de recherche actuelle. Nous avons mené des premières expérimentations sur modèle de cœur rat isolé-perfusé où nous cherchons à étudier l’impact de l’irrégularité cardiaque et déterminer une valeur seuil à partir de laquelle l'irrégularité se traduit par une dégradation des performances cardiaques. Ce modèle présente des limites inhérentes aux modèles in vitro avec notamment l’absence de variation des conditions de charge du cœur. Nous souhaitons donc étudier les conséquences de l’irrégularité ventriculaire dans un modèle in vivo. L'analyse par cathétérisme cardiaque est nécessaire afin de déterminer en continu, pour chaque cycle cardiaque, les performations cardiaques. Cette nouvelle approche basée sur l'évaluation de l’irrégularité ventriculaire, et non sur le contrôle de la fréquence cardiaque seule, permettrait d'orienter vers de nouvelles approches pronostiques et thérapeutiques.

Procédures

La procédure sera effectuée sous anesthésie et analgésie. La durée de l’examen est de 20-30 minutes par animal. Sous anesthésie, une cervicotomie droite est pratiquée pour accéder à la carotide et la canuler avec une sonde hémodynamique. Une sonde de stimulation ventriculaire sera insérée par voie jugulaire. À la fin de l'examen, le thorax est ouvert et l’éxèrese du cœur provoque la mort de l’animal.

Impact sur les animaux

L'analyse de l'hémodynamique cardiaque sera effectuée sous anesthésie générale. L'animal subira une chirurgie pour insertion d'un capteur de pression dans la carotide pour obtenir des courbes de pression-volume au niveau du coeur du rat et pour insertion de la sonde de stimulation par voie jugulaire. Chaque animal sera mis à mort à la fin de la procédure. Il se peut que l'animal décède lors du cathétérisme cardiaque.

Devenir

Pour l’ensemble des animaux, à la fin de l'examen, sous anesthésie générale, le thorax est ouvert et l’éxèrese du cœur provoque la mort de l’animal.

Remplacement

Les expériences in vivo ne peuvent pas être remplacées pour la bonne réussite de ce projet. Il est indispensable de réaliser ces expérimentations animales afin de confirmer un effet délétère de l'irrégularité ventriculaire sur les fonctions systolique et diastolique myocardiques.

Réduction

Nous avons limité les protocoles de stimulation à 4 séquences (régulière, irrégulière 30%, 50% et 70%) permettant de mimer l’irrégularité rencontrée aux cours de l’arythmie cardiaque la plus fréquente chez l’homme (fibrillation atriale). L'utilisation de rats sera limitée à l'obtention de résultats reproductibles quant à l'impact éventuel de ces différentes irrégularités ventriculaires.

Raffinement

Afin de limiter l’angoisse des animaux, une période d'acclimatation d'une semaine aura lieu après l’arrivée des rats au sein de l’animalerie afin qu’ils aient un temps d’adaptation et de repos suite au transport. L’hébergement en petits groupes sociaux (n=4) par cage sera réalisé ce qui permet, non seulement de répondre aux normes éthiques, mais également de réduire l’agressivité des animaux entre eux. Une manipulation régulière de nos animaux par une seule personne sera réalisée pour diminuer l'angoisse. L’ensemble de la procédure sera réalisée sous anesthésie et analgésie.

Choix des espèces

Il existe du matériel de cathéterisme cardiaque adapté au petit animal. Nous avons conçu un stimulateur cardiaque avec des intervalles de stimulation compatibles avec la fréquence cardiaque intrinsèque du rat. Les rats Wistar utilisés seront des rats matures de 12 semaines. Ils auront 14 semaines au moment de leur mise à mort.

  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
Cochons : 14
Souffrances
▲ 14
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Devenir
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 14

Vingt-quatre heures d'anesthésie profonde et de paralysie musculaire, deux séances d'imagerie TEP d'une heure et quatre scanners thoraciques : 14 porcs vont être utilisés dans des procédures menées sans réveil, tués au terme du protocole. Une détresse respiratoire aiguë leur est provoquée par lésion chimique des poumons, puis chacun est réparti au hasard entre deux réglages de ventilation sous circulation extracorporelle, pour trancher un débat clinique que les études chez l'humain n'ont pas réglé. Le porteur a porté l'effectif de cinq à sept animaux par groupe en anticipant une mortalité précoce proche de 30 %. Il retient le porc pour la proximité respiratoire avec l'humain autant que pour un poids de 30 à 40 kg compatible avec le champ de vue de la caméra.

Objectifs

La ventilation artificielle, utilisée quotidiennement au bloc opératoire, est également la pierre angulaire dans le traitement des troubles respiratoires les plus sévères en réanimation. Cependant cet outil peut induire des lésions pulmonaires qui peuvent être d’origine biomécanique et conduire à une réponse inflammatoire locale (aggravant encore les lésions pulmonaires). Dans les formes les plus extrêmes de ces troubles ventilatoires aigues (comme les formes sévères de COVID-19), l’adaptation la plus experte des réglages du ventilateur peut ne pas suffire à protéger les poumons. Il est alors nécessaire de recourir à une technique d’oxygénation extracorporelle, appelée ECMO-VV (veno-venous extracorporeal membrane oxygenation). Cette technique permet d’assurer l’oxygénation du sang tout en maintenant une ventilation minimale proche de l’apnée. Le réglage du ventilateur lorsque les patients sont placés sous ECMO-VV reste sujet à débat. La littérature scientifique actuel tend à démontrer que des réglages s’approchant de l’apnée sont associés à une moindre inflammation pulmonaire. Cependant, l’impact sur l’inflammation pulmonaire d’une stratégie de ventilation en apnée sous ECMO-VV reste inconnu. Sur le plan méthodologique, notre équipe a développé des outils innovants permettant une exploration non invasive (alors que l’animal est toujours vivant) de l’inflammation pulmonaire, à l’aide de la tomographie par émission de positrons couplée au scanner pulmonaire. L’objectif principal de ce projet est de démontrer que l’inflammation pulmonaire diminue lors de l’application d’une apnée continue avec une oxygénation du sang assurée par l’ECMO-VV comparée à une stratégie de ventilation minimale également sous ECMO-VV.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus en lien avec les retombées sont de pouvoir proposé une stratégie de ventilation innovante et pertinente aux patients atteints de troubles ventilatoires les plus sévères. Si la démonstration est faite, un protocole évaluant l’application de cette stratégie chez l’homme pourrait voir rapidement le jour. En effet, à ce jour aucune étude n’a pu trancher sur la stratégie de ventilation la plus adaptée sous ECMO-VV alors même que ce sont les patients chez qui l’adaptation des paramètres du ventilateur a potentiellement le plus d’impact. Nous espérons également une amélioration de la compréhension des mécanismes physiopathologiques reliant l’agression physique/mécanique induit par la ventilation mécanique, et la réponse inflammatoire pulmonaire observée lorsque la ventilation est estimée protectrice. Cela permettrait d’envisager le monitorage de certains paramètres (notamment grâce au scanner thoracique) afin de prédire la survenue de lésions pulmonaires. Notre équipe a développé un logiciel permettant déjà de quantifier le mécanotrauma en pratique courante. Nous avons pour projet d’étudier l’association entre le contrôle des paramètres associés au biotrauma avec le pronostic des patients en SDRA afin de proposer à terme des stratégies de ventilation personnalisées.

Procédures

Le protocole débute par une prémédication réalisée en intra-musculaire. Cette anesthésie légère permet la mise en place d’une voie veineuse périphérique afin de démarrer l’anesthésie générale profonde et continue, la mise en place de la ventilation mécanique invasive, l’ECMO VV et ainsi que la mise en place des outils de monitorage. La procédure étant de type sans réveil, les sédations seront maintenues jusqu’à la mise à mort de l’animal. Voici les principales étapes de la procédure : Induction du Syndrome de Détresse Respiratoire Aigüe (SDRA) expérimental : Afin de reproduire des lésions pulmonaires similaires à celles retrouvées chez les patients ayant des troubles respiratoires sévères, un SDRA expérimental est induit par lésions chimiques. L’objectif est d’obtenir une importante chute du taux d’oxygène sanguin. Stratégies expérimentales déterminées par le groupe de randomisation (pendant 24h): Les animaux sont randomisés pour recevoir une des deux stratégies : apnée ou ventilation minimaliste sous ECMO-VV. Imageries pulmonaires : Plusieurs séries d’imageries pulmonaires seront réalisés au cours de la procédure toujours sous anesthésie générale : Imageries TEP dans l’objectif de quantifier l’inflammation pulmonaire (durée 1h) juste avant l'application de la stratégie ventilatoire (H0) et à 24h de son application (H24) Scanners pulmonaires dans l’objectif de quantifier le mécanotrauma (durée 20min) juste avant l'application de la stratégie ventilatoire (H0) et à 4h (H4), 16h (H16) et 24h de son application (H24)

Impact sur les animaux

La première étape du protocole consiste à placer l’animal dans un état de sommeil profond (inconscience de l’animal et maintien de sa respiration sans assistance) à l’aide d’une prémédication. La procédure de prémédication par injection intramusculaire génère un niveau de stress minime à moyen, inférieur à celui d’une injection sous contention physique. L’injection est réalisée par un personnel formé et connu de l’animal, dont il a pu s’habituer à la présence depuis son arrivée au laboratoire. C’est la seule procédure réalisée alors que l’animal est éveillé. La prémédication permet ensuite l’administration d’une anesthésie générale profonde et continue (inconscience complète de l’animal), durant laquelle l’animal reçoit une série d’interventions chirurgicales modérées et est placé sous ventilation artificielle. Les stratégies expérimentales sont testées sous anesthésie générale continue et peuvent se compliquer d’effets indésirables connus en lien avec la ventilation mécanique. Ces complications peuvent mener au décès de l’animal avant la fin du protocole. A aucun moment, l’animal n’est réveillé après l’induction de l’anesthésie générale, et ceci jusqu’à sa mise à mort à la fin du protocole.

Devenir

La mise à mort des animaux en fin de protocole est rendue obligatoire par la nécessité d’évaluer l’atteinte pulmonaire au laboratoire au microscope. En effet, l’objectif de notre étude est de démontrer les mécanismes responsables des lésions pulmonaires lors de stratégies de ventilation artificielle proche de l’apnée, mais aussi d’évaluer comment ceuxci peuvent être identifiés de façon non-invasive ou in vivo. La preuve de performance de ces techniques d’imagerie ne peut être fait que par leur confrontation à l’atteinte constatées sur l’organe directement visualisé au microscope. De plus, les différentes interventions réalisées durant la procédure sont responsable de lésions pulmonaires irréversibles et très probablement incompatible avec une respiration sans assistance artificielle.

Remplacement

Les stratégies de ventilation étudiées dans ce protocole nécessitent leur exploration in vivo au vu de la complexité des interactions entre les réglages du ventilateur, de la circulation extra-corporelle et leurs conséquences en termes de mécanique respiratoire, hémodynamique et inflammation pulmonaire. Cependant, ces stratégies ont été insuffisamment étudiées pour être proposées au sein d’un protocole chez l’homme. De plus, l’étude animal permettra une meilleure compréhension des déterminants de l’inflammation pulmonaire lorsqu’une stratégie de ventilation attendu comme protectrice est appliquée. Notre étude nécessite des animaux de taille suffisamment importante afin d’étudier l’hétérogénéité pulmonaire du SDRA et de permettre la mise en place de la circulation extra-corporelle. Le porc est un modèle proche anatomiquement et physiologiquement sur le plan respiratoire de l’homme.

Réduction

Nous avons évalué le nombre d’animaux nécessaire en nous basant sur la différence d’inflammation mesurée dans les précédentes études conduites par notre équipe sur le même modèle animal. Du fait que nous évaluons régionalement l’inflammation pulmonaire, 34 régions pulmonaires par groupe seront nécessaires, soit 5 animaux par groupe. Au vu du taux de mortalité attendue, 7 animaux seront inclus par groupe (total = 14). En effet, tout comme en médecine humaine, les lésions pulmonaires induite par le modèle expérimental est associé à un taux de décès précoce proche 30%. Les inclusions seront arrêtées dès l’obtention du nombre d’animaux nécessaire par groupe.

Raffinement

Les porcs seront d’abord prémédiqués après injection intra-musculaire de d’anesthésiques. L’objectif est d’obtenir une sédation légère avec persistance de la ventilation spontanée, afin de mettre en place une voie veineuse périphérique (sans contrainte). Une sédation profonde est alors débutée. Son efficacité est évaluée par l’absence de mouvements spontanés, l’absence de réaction à un stimulus douloureux , une absence de signe de lutte sous respirateur. L’anesthésie générale est maintenue pendant toute la procédure expérimentale. La paralysie artificielle (i.e. curarisation) est débutée 30 min après le début de la sédation et une fois seulement que l’efficacité de la sédation est confirmée. La curarisation est justifiée dans cette situation car elle fait partie de la prise en charge classique des patients en SDRA.

Choix des espèces

Le porc est un modèle à la fois anatomiquement et physiologiquement proche sur le plan respiratoire des primates et de l’homme. De plus, la morphométrie de l’animal permet l’utilisation de la même technique de ventilation (respirateur artificiel et ECMO-VV) et les mêmes techniques d’imagerie (TEP-CT) que chez l’homme. Porc mâle ou femelle (proportion 50/50) : le modèle expérimental de ventilation mécanique et de SDRA vise à reproduire l’épidémiologie habituelle observée chez l’humain en réanimation (soit une proportion de femmes de 40%). Stade de développement : 12-16 semaines (30-40 kg). Le stade de développement des animaux correspond à une maturation pulmonaire proche de celle du proc adulte. La taille et le poids des animaux sont compatibles avec une manutention aisée lors des expériences, et est adapté au champ de vue de la caméra TEP-CT utilisée.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 2707
Souffrances
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▲ 2707
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Devenir
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 2707

Les souris dont la tumeur dépasse 1 500 à 2 000 mm3, se nécrose, ou qui perdent plus de 15 % de leur poids sont tuées. 2 707 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour prélever organes, sang et tumeurs, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent dans la veine des cellules leucémiques prélevées sur des patients ou une greffe de cellules tumorales sous la peau du flanc, puis deux prises de sang par semaine à la veine jugulaire sous anesthésie, la tumeur étant mesurée au pied à coulisse deux fois par semaine. Le porteur écrit que la diminution de la tumeur chez la souris "présage" sa diminution chez l'humain lors des futurs essais cliniques.

Objectifs

Malgré les progrès permanents dans la compréhension des cancers et dans les traitements disponibles, de nombreux patients ne répondent pas aux traitements classiques ou rechutent après différentes périodes de rémission. L’objectif est de proposer de nouveaux traitements contre les cancers du poumon et les leucémies aigües myeloïdes. Le microenvironnement tumoral (MET) dans les cancers est aujourd’hui reconnu comme ayant un fort impact sur la résistance des cancers aux thérapies. Parmi les composantes cellulaires du MET, il y a les macrophages et les lymphocytes T (LT) auxquels nous nous intéressons plus particulièrement dans l’équipe. Les LT sont normalement capables d'éliminer les cellules tumorales et les macrophages associés aux tumeurs (TAM) sont capables d'aider la tumeur à grossir. Nous cherchons donc à activer les LT et désactiver les TAM au sein de la tumeur grâce à de nouvelles molécules plus efficaces et surtout plus spécifiques que celles déjà existantes. L’objectif de ce projet est donc d’optimiser des traitements classiques et/ou de proposer de nouveaux traitements contre les cancers du poumon et les LAM.

Bénéfices attendus

L’inoculation des différentes molécules dans les modèles murins considérés permettra de réduire les masses tumorales et/ou d’activer les cellules immunitaires cytotoxiques impliquées dans l’éradication de la tumeur. Le but est de mieux comprendre le développement tumoral, d’évaluer l’efficacité de nouvelles molécules thérapeutiques, ou de comprendre les mécanismes d'action de certains médicaments, des tests chez l’animal sont nécessaires car il n’existe pas de modèle in vitro reflétant la pathologie humaine. L'utilisation d'animaux permet d'appréhender tous ces mécanismes au niveau de la tumeur mais également au sein de son microenvironnement. A terme, la validation de certains médicaments conduiront à des essais cliniques chez l'homme. Les bénéfices attendus sont une meilleure prise en charge de l'évolution de la tumeur, donc une diminution de la tumeur sous l'effet des molécules thérapeutiques utilisées dans ce projet. La diminution de la tumeur chez la souris présage donc une diminution de la tumeur chez l'humain lorsque que ces mêmes molécules seront testées en essais cliniques.

Procédures

Afin que la souris développe une LAM (leucémie aigue myéloïde) humaine, après anesthésie, les cellules primaires de patients seront injectées très doucement par voie intraveineuse dans la veine caudale. La prise de la maladie sera suivie par 2 prélèvements sanguins par semaine à la veine jugulaire pour minimiser l'impact sur les animaux quiauront été anesthésiés au préalable. La mise en place du modèle de cancer de poumon sera faite par injection en sous-cutané dans le flan des animaux des cellules tumorales. Afin de suivre les cellules greffées nous injecterons une molécule fluorescente spécifique des cellules ciblées par voie intraveineuse dans la queue de l'anima, l'animal sera ensuite anesthésié et observé en imagerie non invasine. Afin d'éliminer de manière totale les cellules tumorales, des molécules de thérapie ciblée seront injectées par voie intraveineuse (veine caudale) ou en intrapéritonéal.Les animaux seront surveillé pour leur bien-être, la tumeur sera mesurée au pied à coulisse 2 fois/semaine. Les animaux ne subiront pas de chirurgie. La durée de chaque intervention (acte expérimental) est d'environ 3 minutes pour chaque souris.

Impact sur les animaux

L'injection de cellules tumorales peut avoir un impact sur les animaux: une injection en sous-cutané pourra conduire à une croissance tumorale importante, à une légère perte de poids. Les animaux peuvent être stressés par le prélèvement sanguin au niveau de la veine jugulaire. L'injection de molécules en intrapéritonéal ou en intraveineux peut engendrer un léger stress (poils légèrement hérissés).

Devenir

Les animaux seront euthanasiés à la fin de chaque procédure afin de prélever les organes, le sang et les tumeurs afin d'étudier l'impact du traitement appliqué.

Remplacement

La stratégie d’expérimentation sera une expérimentation en mesures répétées par observation en imagerie in vivo non invasive dans la mesure du possible. Ainsi, nous remplacerons dans la mesure du possible les mesures invasives par de l'imagerie, permettant de réduire le nombre d'animaux nécessaires. Le recours à l'expérimentation animale pour nos projets est essentiel car elle nous permet de prendre en compte le microenvironement tumoral de la tumeur qui intervient d'une manière très importante dans les mécanimes que nous étudions et notamment ceux reliés à l'immunothérapie qui est basée sur le système imunitaire dans sa globalité.

Réduction

Le nombre d’animaux sera de 6 animaux maximum par groupe. Dans le cas d'une étude d'efficacité de thérapies anti-cancéreuses, il s'agira de distinguer les groupes d’animaux recevant la molécule à tester ou le traitement thérapeutique de référence. Nous respecterons ainsi la règle des 3R. Le nombre de 6 animaux à été déterminé afin d'avoir des tests statistiques fiables. Afin de réduire le nombre d'animaux, les doses de molécules thérapeutiques à utiliser seront préalablement définies grâce a des expériences in vitro notamment avec des modèles 3D (sphéroides) que nous avons mis en place au laboratoire.

Raffinement

Les manipulations des animaux sont effectuées en environnement stérile. L’expérimentation fait l’objet d’une procédure de suivi du bien-être des animaux adaptée au modèle et aux potentiels effets indésirables des procédures : les animaux seront observés quotidiennement et le milieu sera enrichi avec du papier et des frisottis pour améliorer le bien-être. Les protocoles seront étudiés afin de limiter au maximum le stress ainsi que la douleur subie par l’animal, en optimisant le mode et le volume d'injection et la durée de traitement. Pour l'analyse des animaux à l'IVIS (In Vivo Imaging System), les animaux seront anesthésiés. Les animaux, quelque soit le mode d'injection, seront observés tous les jours afin d’évaluer leur état général. Tout animal présentant une souffrance ou une détresse sera euthanasié par élongation cervicale. Pour cela, le comportement général de l’animal sera observé (posture, réaction à un stimulus externe tel que le bruit, manque d’appétit, hérissement des poils) et des mesures seront réalisées (poids, taille de la tumeur). Si l’animal perd plus de 15% de poids ou si la taille de la tumeur correspond à une prise de charge tumorale supérieure à 10% (volume max: 1500-2000 mm3) ou si la tumeur est nécrosée (score 2: >-50%), l’animal sera euthanasié . Les personnes en charge du projet ont été formés aux gestes qu'ils vont mettre en oeuvre.

Choix des espèces

Le modèle souris est à la base de la compréhension de la pathologie cancéreuse et sont devenus les modèles fondamentaux dans la recherche biomédicale. Ils sont très utilisés dans le criblage de nouvelles molécules, car, du fait de la présence de nombreux gènes équivalents chez l’Homme et la souris, ils intègrent les caractéristiques de la pathologie humaine et aident à la compréhension de la résistance des cellules aux traitements. Ils présentent de plus des avantages pratiques tels que la croissance rapide, le cycle de reproduction court, la facilité de transport, de manipulation et d’adaptation aux différentes conditions expérimentales ainsi qu’un coût peu élevé. Enfin, ils ont déjà été décisifs pour la découverte de plusieurs molécules qui sont utilisés en clinique. La procédure utilise des animaux âgés d’environ 8 semaines car les transplantations de cellules cancéreuses sont plus efficaces chez les jeunes adultes.