Recherche fondamentale

9852 contenus, page 372 sur 821
  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 2340
Souffrances
▲ -
▲ 2340
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 600
 1740

Sur 2 340 souris élevées, 600 seront transférées vers d'autres projets utilisant la même lignée et les autres tuées, aussi bien les surnuméraires d'élevage que celles dont on prélève les organes. Toutes sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Un morceau de queue est coupé sur chaque animal pour le génotypage, et des mâles reproducteurs sont isolés une semaine afin d'obtenir des embryons d'âge daté. La lignée porte une maladie neurodégénérative héréditaire qui paralyse progressivement les souris homozygotes à partir de huit mois, aussi le porteur prévoit de toutes les mettre à mort avant sept mois pour éviter que ce phénotype ne s'exprime.

Objectifs

L’objectif du projet est d'élever une lignée de souris modèle de la lipofuscinose neuronale céroïde de type 7 afin de mieux comprendre la maladie et de tester des approches thérapeutiques. La lipofuscinose neuronale céroïde de type 7 est une maladie neurodégénérative rare qui est diagnostiquée vers l’âge de deux ans. Les enfants présentent rapidement des déficits moteurs puis cognitifs et meurent avant l’âge de dix ans car il n’existe aucun traitement curatif. Le modèle de la maladie que nous allons utiliser récapitule plusieurs aspects de la pathologie humaine dont l’altération progressive des fonctions motrices et la mort prématurée. Nous allons isoler des cellules à partir de différents organes des souris (peau, cerveau) afin de tester une nouvelle approche thérapeutique in vitro. Si nos résultats sont concluants, nous pourrons évaluer l'efficacité de notre approche in vivo dans ce même modèle de souris.

Bénéfices attendus

Cette étude permettra d’évaluer in vitro la possibilité de traiter la céroide lipofuscinose neuronale de type 7 par une nouvelle approche de thérapie cellulaire. Si elle est concluante, nous pourrons poursuivre le projet in vivo chez la souris et ensuite chez l’Homme et ainsi nous pourrons proposer un traitement aux enfants atteints par cette maladie. De manière plus générale, cette étude pourrait ouvrir la voie au traitement de plusieurs maladies neurologiques héréditaires pour lesquelles il est nécessaire de délivrer ue protéine thérapeutique dans le système nerveux central.

Procédures

Un petit morceau de queue sera prélevé sur tous les animaux pour pouvoir réaliser une analyse génétique.

Impact sur les animaux

Certains animaux (homozygotes pour la mutation) présentent un phénotype dommageable qui apparait vers l'âge de huit mois sous la forme d'une paralysie progressive corrélée à une perte de poids qui évolue jusqu'à l'âge de 11 mois. La procédure de génotypage des animaux implique de réaliser une biopsie de queue qui peut povoquer un stress (contention) et une douleur de très courte durée et d'intensité faible. L’incision de l’extrémité de la queue (moins de 5mm) peut conduire à une légère perte de sang. Pour obtenir des embryons d’âge défini, certains mâles reproducteurs devront être isolés dans des cages pendant une semaine avant la mise en accouplement.

Devenir

Les animaux de génotype d'intérêt seront mis à mort (prélèvement d'organes) ou transférés dans de nouveaux projets utilisant cette lignée. Les animaux surnuméraires d'élevage seront mis à mort.

Remplacement

La lipofuscinose neuronale céroïde de type 7 est une maladie génétique qui atteint plusieurs organes dont le système nerveux central. Il n'existe aujourd'hui pas de lignée cellulaire "naturelle" (fibroblastes de peau de souris ou d'Homme immortalisés) ou obtenue par génie génétique dans laquelle on observe les défauts cellulaires caractéristiques de la maladie. Nous devrons travailler sur des cellules mises en culture à partir de tissus (peau, cerveau, foie...) prélevés chez des souris sauvages et mutantes adultes ou au stade embryonnaire tardif dans lesquelles les défauts cellulaires sont visibles. Ces cellules doivent être renouvelées régulièrement car elles ne peuvent pas être gardées longtemps en culture. Il n'existe pas pour le moment de modèle informatique de la maladie. Il s'agit d'une maladie rare assez peu étudiée et pour laquelle nous disposons donc de peu de données.

Réduction

Afin de limiter le nombre d’animaux utilisés, nous prélèverons plusieurs organes simultanément sur les mêmes animaux (neurones et fibroblastes de peau sur embryons ; cerveau et foie sur adultes). La lignée sera maintenue avec un nombre minimal d'accouplements.

Raffinement

Les animaux seront élevés en groupe sauf dans le cas des accouplements contrôlés nécessaires pour la mise en culture des cellules pour lesquels des mâles seront isolés. Pour que les cellules survivent en culture, les tissus doivent être prélevés sur des embryons d'âge défini. Pour cela il est indispensable de dater les accouplements. L'isolement préalable des mâles permet d'en augmenter la probabilité de réussite au cours de la nuit pendant laquelle les animaux sont mis ensemble et donc d'éviter de mettre à mort des femelles qui n'auraient pas été fécondées. L’isolement des mâles sera limité strictement dans le temps afin de minimiser le stress induit par l’absence de congénères et l’enrichissement sera augmenté dans les cages. Les animaux qui portent la copie délétère du gène sur les deux allèles (homozygotes) présentent un phénotype dommageable qui commence à se manifester vers l’âge de huit mois. Il n’est pas nécessaire dans ce projet d’utiliser des animaux homozygotes âgés de plus de sept mois. Ils seront donc tous mis à mort au plus tard à sept mois pour éviter l’expression du phénotype dommageable et ainsi du stress et des souffrances inutiles.

Choix des espèces

Le modèle murin de lipofuscinose neuronale céroïde de type 7 avec lequel nous avons choisi de travailler récapitule assez bien les phénotypes observés dans la pathologie humaine. Les cellules dérivées de ces souris devraient également présenter les phénotypes associés à la maladie et ainsi permettre de tester notre approche thérapeutique in vitro puis in vivo si notre preuve de concept est validée.

  • Recherche appliquée
    • Troubles respiratoires
  • Recherche fondamentale
    • Système respiratoire
Souris : 2028
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 288
▲ 1740
Devenir
 -
 -
 -
 2028

Anesthésiées, les souris reçoivent une instillation de toxine bactérienne directement dans la trachée, puis des injections répétées dans la veine de la queue, avant une heure d'exploration respiratoire sur animal éveillé. 2 028 souris vont être utilisées, dont 1 740 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Le porteur indique que le développement des lésions pulmonaires est indolore faute d'innervation sensitive du poumon, tout en prévoyant une insuffisance respiratoire sévère, une mortalité accrue, et une grille de score allant de l'immobilité aux vocalisations et à l'automutilation. Vingt-quatre, quarante-huit ou soixante-douze heures après l'induction, elles sont tuées pour prélever poumons, sang et liquide de lavage broncho-alvéolaire.

Objectifs

Ce projet vise à développer une thérapie régénérative pour le traitement des lésions pulmonaires tels que celles observées dans le syndrome de détresse respiratoire aigue, les exacerbations aigues de maladies pulmonaires fibrosante ou dans les pneumopathies sévères. Nous envisageons l'utilisation de mimétiques de polysaccharides pulmonaires afin d'améliorer la réparation du tissu pulmonaire et de permettre une récupération fonctionnelle après une agression pulmonaire aigue. Les effets bénéfiques seraient principalement liés à la régénération du tissu lésé en restructurant le réseau de molécule formant l’architecture pulmonaire et en limitant la fibrose. Le projet explorera la capacité de notre molécule à réduire l'inflammation, les altérations des mécanismes de formation de nouveaux vaisseaux et la fibrose. Cette thérapie a pour objectif d'éviter les séquelles de lésions pulmonaires aigues caractéristiques des dommages alvéolaires diffus.

Bénéfices attendus

La survenue de dommage alvéolaire diffus (DAD) est une véritable problématique dans l'évolution des maladies pulmonaires. La DAD est une réaction aiguë non spécifique du poumon commune au syndrome de détresse respiratoire aiguë chez au moins 50 pourcents des patients, mais aussi dans les exacerbations aiguës des maladies pulmonaires interstitielles fibrotiques, dans les pneumopathies sévères du COVID-19 ou dans d'autres conditions diverses, dues à une multitude d'agents nocifs (infections, médicaments, etc..). L'évolution clinique de la DAD peut être aiguë, définissant des formes sévères potentiellement mortelles de pneumonie interstitielle aiguë, ou subaiguë-chronique, qui, après un schéma histologique initial de DAD, évolue vers des pneumopathies interstitielles fibrosantes (PIF) ou une fibrose pulmonaire idiopathique (FPI) avec une fibrose interstitielle étendue et une hypertension pulmonaire. Au cours de ces phases, des enzymes sont libérées et vont dégrader des protéines impliquées dans l’architecture du tissu. L'hypothèse de recherche de ce projet est que la molécule administrée par voie intra-veineuse chez la souris présenterait un potentiel thérapeutique pour lutter contre les lésions pulmonaires aigues en permettant une cicatrisation de l’épithélium pulmonaire. Ainsi cet agent (1) remplacera le réseau de molécule formant l’architecture pulmonaire remodelée suite à l'induction des lésions (2) améliorera la formation de nouveaux vaisseaux et la récupération alvéolaire, et (3) diminuera significativement le processus inflammatoire.

Procédures

La réalisation de ce projet nécessite l'induction de lésion pulmonaire aigue (72h). Dans un premier temps nous déterminons la dose optimale de toxine bactérienne nécessaire pour induire des lésions pulmonaires. Pour cela les animaux anesthésiés recevront 1 instillation intratrachéale (durée 3 minutes) de cet toxine ou de sérum physiologique. Suite à cela nous déterminerons les effets d'injections intraveineuses unique ou multiple d'agent thérapeutiques (Animaux vigiles, durée quelques secondes). Le groupe contrôle (animaux vigiles) recevra une injection intrapéritonéale d'anti-inflammatoire (durée quelques secondes). Après une exploration fonctionnelle respiratoire (animaux vigiles, durée 1h) les animaux seront euthanasiés pour prélèvement d'organes (durée 10 minutes) afin de déterminer les mécanismes d'action de cet agent thérapeutique à 24h, 48h et 72h après induction des lésions pulmonaires. Enfin une étude du devenir de l’agent thérapeutique dans l’organisme (distribution dans les différents organes-10 minutes) sera réalisée à différents temps (5 min, 30min, 3h, 6h, 12h et 24h) après son administration par voie intra-veineuse.

Impact sur les animaux

L'administration de toxine bactérienne via la trachée est l'un des modèles de rongeurs les plus couramment utilisés pour induire des les lésions pulmonaires aigues. Dans ce modèle expérimental, le tissu pulmonaire est endommagé en 48 à 72h. Le modèle présente une réponse inflammatoire conduisant à des lésions au niveau des vaisseaux sanguins et alvéoles. Ces éléments sont des caractéristiques des patients atteints de lésions pulmonaires aigues. L'instillation par la trachée n'entraîne aucune lésion trachéale ni de douleur particulière au réveil de l'animal. Le développement de lésions pulmonaires est également indolore du fait de l'absence d'innervation sensitive à la douleur dans le tissu pulmonaire. Elle peut néanmoins entraîner une insuffisance respiratoire sévère et une mortalité plus importante. L’évaluation de la respiration de l’animal peut entrainer un stress. La contention lors des injections intrapériotnéales et intraveineuses peuvent induire un stress. Les injections IV répétées dans la queue des souris peuvent entrainer des blessures à la queue, des irritations, des saignements, une sensibilisation, des hématomes. Les injections intrapéritonéales peuvent entrainer des réactions au site d’injection et des lésions viscérales. Les anesthésies par voie intra-péritonéale sont suivies par l'euthanasie de l’animal (sans réveil). Lors de l’anesthésie gazeuse, les niveaux seront ajustés en temps réels afin d’éviter les risques anesthésiques.

Devenir

A l'issue de chaque procédure, les animaux seront euthanasié pour prélèvement d'organes, du sang et du liquide de lavage broncho-alvéolaire. tous les prélèvements sont nécessaires pour répondre à la question scientifique.

Remplacement

La réalisation de ce projet nécessite l'induction de lésions pulmonaires in vivo. De fait, il n'existe pas de méthode alternative à l'expérimentation animale in vivo à ce jour. D'autre part, l'étude des mécanismes d'action d'un mimétique de l'héparane sulfate dans le cadre d'une thérapie matricielle peut-être plus facilement entreprise chez la souris du fait de l'existence d'outils permettant une approche mécanistique plus poussée.

Réduction

Le nombre total d'animaux impliqué est de 2028. Le nombre d’animaux par groupe a été choisi sur la base de données, publiées ou non, et des calculs statistiques afin de définir le nombre d'animaux nécessaire pour obtenir un effet statistiquement significatif. Cela permet également de déterminer les points d'arrêt d'expérimentation les plus précoces et compatibles avec les objectifs du projet. Pour cela nous nous sommes basé sur la littérature existante ainsi que des tests de puissance et des statistiques issues de séries expérimentales précédentes prenant en compte les effets du lipopolysaccharide et la potentielle variabilité de nos paramètres physiologiques entre les différents individus.

Raffinement

Toutes les procédures seront réalisées dans le respect total des règles du raffinement. Les souris seront hébergées dans un environnement enrichi par groupes sociaux de 4 animaux par cage. La température de l’animalerie et l’humidité relative sont contrôlés en permanence. La nourriture sera fournie ad libitum et la photopériode sera de 12h/12h. L'enrichissement du milieu sera composé de matériel de nidification (bandes de papier naturel compacté) et d'abri en cellulose. Concernant l'insitllation intra-trachéale, celle-ci sera réalisée sous anesthésie gazeuse. Ce type d’anesthésie est de courte durée et l'instillation n'entraîne aucune lésion trachéale ni de douleur particulière au réveil de l'animal. Les souris seront ensuite surveillées jusqu'a leur réveil complet. Afin d’améliorer le confort de l’animal suite à l’instillation intra-trachéale et afin de prévenir une perte de poids trop importante, un gel hydraté enrichi pourra être proposé au animaux afin de faciliter l’alimentation et la récupération des animaux dans les premières heures suivant la procédure. En fin de procédure, lors de l'anesthésie précédent l’euthanasie, la profondeur d'anesthésie sera vérifiées via l’observation des signes suivants: le relâchement des muscles, la perte du réflexe de retrait sur les deux pattes et la queue, la perte du réflexe de fermeture des paupiéres, une respiration calme. Durant toute la procédure, les conditions de soins et les méthodes utilisées ont été choisies pour réduire le plus possible toute souffrance qu’auraient pu ressentir les animaux. Les points limites seront basés sur l'examen visuel des signes suivant: immobilité, difficultés respiratoires (râle, respiration rapide..), position anormale (dos vouté, couché sur le coté..), réduction de la mobilité (faiblesse musculaire, manque de coordination, tremblements, paralysie..), perte de poids rapide ou progressive, mauvais état du pelage (poil ébouriffé, mal entretenu..), vocalisation, pâleur des yeux ou des extrémités, automutilation. Pour cela, une échelle d'évaluation avec score est utilisée.

Choix des espèces

Ce projet nécessite d'induire des lésions pulmonaires aigues, de réaliser des explorations fonctionnelles respiratoires et de prélever des tissus. Il n'existe donc pas d'alternative à l'utilisation d'animaux à des fins scientifiques dans notre contexte. Le modèle murins de lésions pulmonaires induits par une toxine bactérienne permet d'explorer les mécanismes de plusieurs pathologies respiratoires aigues. C’est un modéle validé dans la littérature et courament utilisé. Il est parfaitement décrit et fournit des informations utiles pour la découverte de nouveaux biomarqueurs et de nouvelles cibles médicamenteuses. Pour réaliser notre étude nous avons besoin que le système ventilatoire soit mature et fonctionnel. De plus, Le vieillissement augmente l'incidence et la mortalité du syndrome de détresse respiratoire aigu chez l'homme et les modèles animaux vont dans le même sens, les souris âgées présentant une augmentation de l'infiltration neutrophile et de la perméabilité alvéolo-capillaire après une exposition aux toxines bactériennes. Compte tenu de ces éléments et de la littérature existante sur le sujet, nous avons décidé d’utiliser des souris âgées de 8 semaines.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 1284
Souffrances
▲ -
▲ 1204
▲ 40
▲ 40
Devenir
 -
 -
 -
 1284

Les souris de ce projet ont été construites pour surexprimer la protéine humaine BCL2 et porter une seconde altération génétique, de façon à développer un lymphome folliculaire. Elles sont 1 284, toutes tuées à l'issue pour le prélèvement d'organes, dont 40 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère et 40 un niveau modéré. Elles reçoivent trois gavages, des injections dans l'abdomen et des prises de sang à fréquence mensuelle, une partie subissant en plus une irradiation du corps entier de trente minutes suivie d'une greffe de cellules. Le bénéfice annoncé tient en une phrase, une meilleure compréhension des stades de la lymphomagenèse.

Objectifs

Le lymphome folliculaire (LF) est un cancer des cellules immunitaires se développant au sein des ganglions. Cette pathologie, malgré des avancées thérapeutiques notables, reste à l’heure actuelle incurable et sa fréquence est en constante augmentation dans les pays industrialisés. Les cellules tumorales de LF se caractérisent par l'accumulation d'altérations génétiques. La première altération conduit à la surexpression de la protéine de survie BCL2, puis d'autres altérations additionnelles sont fréquemment observées. Ainsi les modèles murins que nous avons développés pour mimer le LF surexpriment la protéine BCL2 humaine et possèdent une altération fréquemment décrite chez les patients. Ces multiples anomalies présentes dans le LF favorisent la croissance tumorale et la résistance au traitement en agissant directement sur la survie ou la prolifération des cellules tumorales mais aussi en favorisant le dialogue des cellules tumorales avec les cellules qui l’entourent, les cellules du microenvironnement. Nos modèles murins permettent ainsi d'analyser le développement tumoral en étudiant la fonctionnalité des cellules tumorales et en caractérisant la composition du microenvironnement tumoral.

Bénéfices attendus

Nos travaux devraient permettre une meilleure compréhension des différents stades et acteurs de la lymphomagenèse.

Procédures

1)- La majorité des animaux aura une administration par voie orale d'une molécule chimique à 3 reprises pour l'induction des altérations d'intérêt, ce geste prend quelques secondes. En parallèle, ces souris recevront à une fréquence mensuelle une administration intrapéritonéale pour stimuler leur système immunitaire, cette administration prendra moins de 30 secondes. Dans le cadre du suivi de ces animaux, des prélèvements de sang, dont la fréquence sera au maximum mensuelle et la durée de moins de 30 secondes, seront réalisés. Dans certains cas, de l'imagerie non invasive pourra être réalisée impliquant une administration intrapéritonéale prenant moins de 30 secondes. 2)- Une petite partie du projet sur des souris non transgéniques implique cette fois-ci une irradiation de 30 minutes des souris sous oxygène (évite le stress), puis une injection intraveineuse de cellules, réalisée en moins d'une minute, pour reconstituer les souris.

Impact sur les animaux

L'administration par gavage peut générer un stress, un inconfort, voire une fausse route créant une détresse respiratoire, c'est pourquoi elle ne sera réalisée que par des personnes qualifiées pour ce geste et sur animal vigil, diminuant ainsi drastiquement les fausses routes. En cas de fausse route, l’animal sera surveillé le temps de l’évacuation du liquide, l’animal vigil aura le réflexe d’évacuer par lui-même le liquide. Dans nos expériences précédentes, nous n’avons pas observé de stress lié à la répétition de ce geste de gavage. Pour les animaux transgéniques portant la double altération et conservés plus de 6 mois, on peut observer un développement tumoral qui reste généralement indolent (non douloureux) comme chez l'Homme ; cependant ces souris seront observées régulièrement afin de détecter l'apparition de signes d'affaiblissement (perte de poids, léthargie, dos courbé...). Concernant les souris ayant reçues une irradiation corps entier, une perte de poids en lien avec des diarrhées induites par l'irradiation peut être attendue.

Devenir

A l'issue de chaque procédure, les animaux seront euthanasiés afin de prélever les organes d'intérêt qui seront rigoureusement exploités et analysés afin de recueillir un maximum d'informations.

Remplacement

La caractérisation des évènements géniques impliqués dans le développement du cancer que nous étudions (lymphome folliculaire) ne peut être réalisée que partiellement in vitro puisque les modèles de culture ne nous permettent pas encore de reproduire la complexité du microenvironnement tumoral (présence de tous les acteurs cellulaires impliqués et complexité 3D) alors que celui-ci est justement essentiel au développement de ce type de cancer. Même si nous travaillons en parallèle à développer des modèles 3D plus complexes et de plus en plus fidèles à la réalité afin d'avoir recours au minimum à l'expérimentation d'animaux, l'utilisation de modèles animaux est indispensable pour certaines étapes de nos recherches sur la lymphomagenèse.

Réduction

Afin de réduire le nombre d’animaux nécessaires, les expérimentations ont été mises en place de manière à utiliser le moins de souris possible tout en extrayant le plus d’informations. Les croisements principaux des souris pour l'élevage ont été conçus de manière à obtenir uniquement des souris qui pourront être expérimentées sans produire des souris de mauvais génotype à euthanasier. Lorsque des expérimentations différentes sont nécessaires pour l'analyse des différents types cellulaires, les organes non utilisés sur chaque souris expérimentée seront congelés pour des analyses complémentaires afin d'éviter d'avoir d'autres souris à expérimenter pour générer ces échantillons. Notre expérience précédente nous a permis de dimensionner les groupes de souris pour l'étude des stades tardifs par la connaissance du taux de développement tumoral. Enfin, lorsque cela était pertinent, un calcul d'effectif a été réalisé afin de définir la taille des groupes d'animaux permettant d'observer l'éventuel effet des mutations étudiées.

Raffinement

Les animaux sont élevés dans des conditions adaptées à savoir des locaux confinés, des portoirs ventilés, un environnement contrôlé (température, humidité, pression), avec alternance jour/nuit (12h/12h), accès à la nourriture et l’eau de boisson ad libitum, change des cages 1 fois/semaine, et hébergement en groupe avec respect de la densité recommandée. Ils bénéficient également d'un enrichissement constitué de coton et/ou « maisons » en carton afin de les stimuler, diminuer le stress et afin qu’elles puissent se construire un «nid». Afin de limiter le stress lié aux gavages et injections, une acclimatation à la manipulation sera réalisée (manipulation préalable sans administration dans la salle d’expérimentation) par les expérimentateurs. Pour l'irradiation des animaux, ils seront placés dans une boite de confinement afin de maintenir une asepsie maximum, et de l'oxygène sera administré dans cette boite en continu à l'aide de filtre pour éviter l'apparition de stress ou de l'inconfort aux souris. Egalement, dans ce projet, le raffinement sera obtenu par : la mise au point de procédures rigoureuses, la formation du personnel, un suivi quotidien de l’état de santé des animaux, le suivi des signes cliniques et la détermination des points limites, et le recours aux procédures d’euthanasie dès que nécessaire.

Choix des espèces

La souris possède un système immunitaire proche du système humain. Les mécanismes de diversification du répertoire et de réponse à une stimulation antigénique sont similaires. De plus le modèle murin a déjà démontré sa pertinence pour reproduire les mécanismes de développement de nombreuses pathologies lymphoprolifératives humaines. Les souris transgéniques seront utilisées à partir de 12 semaines et jusqu'à 18 mois dans le cadre de la procédure la plus longue, ce stade a été déterminé afin de reproduire au mieux la pathologie humaine survenant tardivement et avec un développement s'étalant sur plusieurs années. Les souris sauvages seront utilisées à 6 semaines puisque ce stage jeune favorise une reconstitution post-greffe efficace.

Squelette neuronal et dyskinésie

(NTS-FR-482261v1 – 10/09/2024)
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 472
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 60
▲ 412
Devenir
 -
 -
 -
 472

Chaque souris subit une chirurgie cérébrale de trente minutes sous anesthésie générale, puis reçoit des injections quotidiennes dans l'abdomen pendant deux semaines. 472 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour l'examen de leur cerveau, dont 412 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. L'objectif déclaré est de comprendre comment la L-Dopa s'intègre au squelette interne des neurones et provoque les mouvements involontaires des patients parkinsoniens traités au long cours. Le porteur ramène les atteintes à une perte de poids et à une perte d'autonomie pour boire et manger, compensées selon lui par les soins, et annonce des tests comportementaux moteurs tous les deux jours sans préciser lesquels.

Objectifs

La maladie de Parkinson est une affection cérébrale qui perturbe les mouvements et peut avoir un impact considérable sur la vie quotidienne. La L-Dopa, le médicament le plus couramment utilisé, aide à gérer les symptômes de la maladie de Parkinson, mais après un traitement prolongé, elle peut provoquer des effets secondaires très gênants tels que des mouvements involontaires anormaux nommés dyskinésies. Il est nécessaire de mieux comprendre le mécanisme en cause afin d’identifier un moyen de limiter ces effets indésirables. Nous avons découvert que la L-Dopa peut s'intégrer directement dans les structures qui composent le squelette interne des neurones, appelées microtubules. Ces microtubules sont importants pour la transmission d'informations d'un neurone à l'autre. Notre projet vise à comprendre le rôle des microtubules contenant de la L-Dopa dans le développement de la dyskinésie et à contribuer à mieux comprendre les défauts neurologiques chez les patients en traitement prolongé à la L-Dopa.

Bénéfices attendus

Étant donné que la L-Dopa est le traitement standard de la maladie de Parkinson et que son utilisation à long terme peut entraîner des effets secondaires tels que les mouvements involontaires (dyskinésie), il est très important de comprendre son impact sur le fonctionnement normal du squelette neuronal dans la communication entre les neurones. En étudiant les protéines impliquées dans la modification de ce squelette neuronal par la L-Dopa, nous pourrions trouver de nouvelles façons de minimiser les effets secondaires de ce traitement.

Procédures

Les souris subissent des procédures chirurgicales sous anesthésie générale pour une durée de 30 minutes. Nous administrons quotidiennement des substances par injections dans l'abdomen pendant deux semaines. Les souris participeront également à des tests comportementaux pour évaluer leurs capacités motrices impactées par l'administration du traitement contre la maladie de Parkinson. Ces tests dureront de 1 à 30 minutes et se feront durant deux semaines, avec un test tous les deux jours. Les souris peuvent subir une injection intraveineuse sous anesthésie générale.

Impact sur les animaux

Le projet implique la mise en place d'un état pathologique chez le rongeur affectant l'autonomie des souris à s'hydrater et se nourrir et donc une perte de poids, n'impactant pas leur taux de survie grâce aux soins apportés.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés pour l'étude de l'anatomie du cerveau.

Remplacement

Une première partie des expériences a été faite in vitro et sur des neurones en culture. Pour la suite du projet, il n'existe aucune alternative expérimentale nous permettant d'éviter l'utilisation d'animaux vivants pour évaluer les transmissions de signaux naturels dans le cerveau et les mouvements anormaux.

Réduction

Plusieurs mesures sont appliquées pour permettre la réduction du nombre d'animaux utilisés dans ce projet. Des études préliminaires permettent la mise au point des expériences. Grâce à une approche statistique, le nombre d'animaux sera limité au nombre minimum nécessaire par groupe sans compromettre les objectifs du projet.

Raffinement

Pour permettre l'acclimatation, un minimum d'une semaine sera alloué lorsque les animaux seront transférés d'autres installations. Afin de donner la priorité au bien-être des animaux et de minimiser la douleur, la détresse ou la souffrance potentielles pendant les expériences, nous surveillons l'état de santé et de stress des souris tout au long de l'étude. Pendant les semaines de convalescence suivant l'opération, les souris seront surveillées et recevront de la nourriture supplémentaire. En cas de douleur ou d'inconfort, un analgésique sera administré. Nous utilisons des points limites adaptés permettant d’intervenir rapidement pour limiter la souffrance de l’animal. Étant donné que la procédure chirurgicale pour l'induction de la lésion qui générerait la maladie de Parkinson peut entraîner des problèmes d'alimentation et de déshydratation, les souris recevront une injection sous-cutanée d'une solution de glucose et de sérum physiologique immédiatement après l'opération et une fois par jour pendant la première semaine postopératoire. Compte tenu de la possibilité de complications postopératoires, un dossier complet d'évaluation de la santé sera tenu pour chaque souris pendant les 14 premiers jours suivant l'opération. Des tests comportementaux seront effectués après une période d'entraînement pour limiter le stress de la nouveauté.

Choix des espèces

La souris est un mammifère génétiquement modifiable, dont l'anatomie et la physiologie sont comparables à celles de l'homme, de sorte que les connaissances acquises peuvent également être appliquées à l'homme. En outre, l'élevage des souris et les conditions de leur utilisation expérimentale sont bien établis. Des modèles génétiquement modifiés d'intérêt existent déjà dans notre laboratoire et les échelles de dyskinésie pour les souris sont maintenant bien validées et largement utilisées. Nous utilisons des souris adultes âgées de 8 à 10 semaines.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
    • Système respiratoire
Furets : 12
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 12
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 12

Commandés à un fournisseur après une première série de quatre furets utilisés entre novembre 2023 et février 2024 pour que les expérimentateurs acquièrent les gestes, 12 furets vont être utilisés à leur tour, tous tués à l'issue pour constituer une banque de tissus. Les procédures impliquent un niveau de souffrance modéré. Sur onze semaines, chaque furet reçoit un implant télémétrique, jusqu'à huit prises de sang, une vaccination BCG par voie orale ou sous-cutanée, une administration intratrachéale et un lavage broncho-alvéolaire, tous ces actes sous anesthésie générale de 5 à 30 minutes. Le furet est retenu parce qu'il est sensible à Mycobacterium bovis comme le blaireau, espèce sauvage visée par le programme de vaccination, dont l'expérimentation est soumise à une réglementation plus contraignante.

Objectifs

Ce projet s’inscrit dans un projet scientifique plus global visant à étudier la vaccination contre la tuberculose, dans la faune sauvage. Le furet et le blaireau sont deux espèces de Mustélidés qui sont sensibles à Mycobacterium bovis. Le blaireau étant une espèce sauvage, l’expérimentation sur cette espèce est soumise à une réglementation complémentaire contrairement au furet qui est une espèce domestique. Les objectifs sont d’analyser l’influence de la voie de vaccination (orale vs sous cutanée) sur la mise en place d’une réponse immunitaire contre les mycobactéries. Le modèle furet est utilisé pour la première fois dans nos conditions « infectieuses » d’expérimentation. Une première expérimentation a eu lieu avec 4 furets entre novembre 2023 et février 2024 afin de permettre aux expérimentateurs d’acquérir les gestes techniques. Le présent projet est prévu pour au maximum 12 furets : 1 lot de 6 qui recevra le vaccin par voie orale et 1 lot de 6 qui recevra le vaccin par voie sous-cutanée. Le sexe ratio sera adapté selon les capacités du fournisseur à nous fournir au moment de la commande. La voie sous cutanée a été testée sur des blaireaux mais elle nécessite une capture des animaux. Si ce projet démontre que la voie orale est aussi efficace, elle serait plus adaptée pour une vaccination à grande échelle. La voie sous-cutanée est une référence car elle est bien décrite dans différents modèles pour son efficacité. La voie intratrachéale est utilisée pour mimer l’exposition des animaux au pathogène (voie pulmonaire) afin de visualiser la réponse protectrice développée par la vaccination. Il s’agit d’un boost pour pouvoir quantifier la réponse immunitaire. Dans le modèle murin il s’agit d’une voie classique d’exposition. Ce projet a 3 finalités : 1) Répondre à la réglementation en expérimentation animale en vigueur concernant la maitrise et le maintien du savoir-faire du personnel. Ce projet permettra de perfectionner la mise en œuvre de gestes techniques sur modèle furet (manipulation, anesthésie générale, prise de sang, pose de puces télémétriques, administration par voie intratrachéale, injection sous-cutanée et lavage broncho-alvéolaire) 2) Valider les outils d’analyse de la réponse immunitaire developpé sur des furets sains « non infectés » 3) Quantifier la reponse immunitaire des furets suite à une vaccination BCG.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus de ce projet sont doubles : 1) valider les outils nouvellement developpés (analyse des cellules immunitaires par cytométrie en flux, analyse des réponses immunitaires par transcriptomique) 2) définir la meilleure voie d’administration du vaccin BCG (voie sous cutanée ou orale), permettant la mise en place d’une protection optimale contre les mycobactéries.

Procédures

Au cours des 11 semaines du projet, chaque furet sera soumis au maximum à : - 1 pose de puces télémétriques qui durent quelques secondes - 8 prises de sang : au maximum 1 prélèvement par semaine. Une prise de sang dure quelques secondes - 1 LBA (lavage-broncho-alvéolaire) qui dure 2 à 5 min - 1 administration en SC (sous cutanée), qui dure quelques secondes - 1 administration en intra-trachéale, qui dure quelques secondes.Tous ces actes se feront sous anesthésie générale pendant 5 à 30 minutes selon la nature et le nombre d’actes effectués.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables pourraient être liés à une mauvaise réaction des animaux à l’anesthésie générale ou à un des gestes techniques qui induirait une réaction inflammatoire locale, un hématome ou une infection. En raison de leur hébergement en couple, d'éventuelles blessures infligées par les congénères sont possibles (griffure, morsure, abcès…).

Devenir

La totalité des animaux sera mis à mort à l’issue du projet afin de constituer une banque de tissus d’animaux qui seront utilisés pour des analyses ultérieures.

Remplacement

A ce jour, il n’existe aucun système in vitro ou méthode alternative permettant de reproduire la complexité du tissu pulmonaire et les processus complexes de recrutement des cellules immunitaires.

Réduction

Pour ce projet, le nombre minimal d’animaux a été fixé à 6 par lot pour favoriser d’une part le lien social entre les animaux (hébergement en couple) et pour avoir suffisamment d’échantillons biologiques qui soient statistiquement pertinents pour la suite du projet. En fonction de ce que le fournisseur sera en mesure de nous fournir au moment de la commande, le sexe ratio de chaque lot pourra être adapté. L’expérimentation contient 2 lots : un lot pour lequel le BCG est administré par voie orale et un lot avec une administration par voie sous-cutanée. Le nombre d’animaux utilisés pour fournir des échantillons a été déterminé grâce à un test statistique de calcul de la puissance ou de l'effectif nécessaire en utilisant un test de comparaison de deux échantillons indépendants.

Raffinement

Dans les 2-3 jours suivants leur arrivée, les furets seront anesthésiés pour permettre la pose des implants télémétriques puis une période d’acclimatation à l’environnement et d’habituation au personnel sera mise en place pendant 21 jours. La seule intervention du personnel sera de les habituer à leur présence et aux contacts : jeux, friandises. Ils seront également vermifugés. Les animaux seront hébergés dans des cages conçues spécifiquement pour le furet. Chaque furet disposera de sa propre cage mais elles seront interconnectées par 2 avec un système de tunnel permettant aux furets de se regrouper. Un hamac en tissu sera suspendu à l’intérieur de chaque cage permettant aux furets d’avoir un coin repos. Différents types de jouets seront utilisés (balle, tissus…). Des récompenses alimentaires (saumon, jus de thon, pâte appétente) seront données après les interventions qui ne nécessitent pas d’anesthésie (pesée, traitement anti-parasitaire). Ces récompenses alimentaires qui seront données au cours de la période d’acclimatation permettront d’habituer les animaux pour l’administration orale du vaccin à J0. Les furets seront maintenus sous anesthésie générale gazeuse. Tout au long de l’anesthésie, ils seront sous monitoring (fréquence respiratoire, fréquence cardiaque, température), sous lampe et/ou tapis chauffant et sous la supervision du personnel en charge des anesthésies. Lors de l’intubation intra-trachéale, du gel sera mis sur la sonde pour anesthésier la gorge. Lors de la phase de réveil, une surveillance rapprochée de l’animal sera faite, jusqu'à son réveil complet. En cas de besoin, des traitements seront mis en place pour faciliter le réveil et gérer une éventuelle douleur. En cas d'infection, un traitement antibiotique sera mis en place. La vétérinaire de l'unité sera systématiquement consultée en amont. Deux visites quotidiennes seront réalisées afin d'assurer les soins quotidiens, de surveiller l’état de santé des animaux. Des point limites adaptés ont été définis et la vétérinaire de l’unité sera avertie en cas d’apparition de signes cliniques.

Choix des espèces

Le furet est un modèle validé pour l’étude d’espèces de la faune sauvage (blaireau) qui constitue l’espèce ciblée par le projet de vaccination contre la tuberculose animale. Le furet et le blaireau sont deux espèces de Mustélidés qui sont sensibles à Mycobacterium bovis. Le blaireau étant une espèce sauvage, l’expérimentation sur cette espèce est soumise à une réglementation complémentaire contrairement au furet qui est une espèce domestique. Animaux adultes âgés d’environ 1 an (poids d’environ 1400 g pour les mâles et 1200 g pour les femelles). Le choix d’animaux adultes est conditionné par le fait que la vaccination est plus pertinente sur animaux adultes que chez des jeunes dont le système immunitaire est en cours de développement.

  • Recherche appliquée
    • Troubles respiratoires
  • Recherche fondamentale
    • Système respiratoire
Souris : 48
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 48
Devenir
 -
 -
 -
 48

Une instillation de bléomycine directement dans la trachée sous anesthésie, répétée jusqu'à trois fois pour le groupe suivi trente jours, provoque chez 48 souris une fibrose pulmonaire. Toutes sont tuées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, pour prélever les poumons et cartographier en trois dimensions la distribution du produit et des lésions. Le projet doit fournir un atlas de référence à un modèle mathématique, présenté comme une étape vers un "jumeau numérique" qui réduirait ensuite le nombre d'animaux utilisés. Le porteur affirme que l'instillation ne cause aucune douleur au réveil et que le développement de la fibrose est indolore faute d'innervation sensitive du poumon, tout en annonçant une insuffisance respiratoire sévère et une mortalité de 20 à 30 % après sept à dix jours à forte dose.

Objectifs

La fibrose pulmonaire progressive correspond à un ensemble pathologie pulmonaire fibrosante qui met en jeu le pronostic vital et qui recouvre des causes très différentes, avec des réponses hétérogènes et insatisfaisantes aux traitements. L’étude de cette pathologie nécessite de développer des modèles réalistes pour comprendre les mécanismes impliqués dans le remodelage tissulaire à l’origine de la morbidité associée à la maladie et la proposition de nouveaux traitements ciblés. Le modèle de fibrose pulmonaire le plus largement utilisé est réalisé in vivo chez la souris par instillation dans la trachée d'un agent pro-fibrosant. Cependant, ce modèle présente des inconvénients tels que l'hétérogénéité spatiale anatomique des lésions. Ce modèle étant malgrés tout le plus utilisé et reproduisant un certains nombre d’éléments retrouvé chez le patient, nous envisageons : 1/ d’évaluer virtuellement la distribution de l'agent pro-fibrosant après instillation intra-trachéale en utilisant les mathématiques probabilistes, d'abord appliquées à un modèle simplifié ; 2/ de comparer les résultats obtenus dans les modèles virtuels avec la distribution pulmonaire 3D de cet agent pro-fibrosant immédiatement après instillation intra-trachéale, ainsi que les lésions fibrotiques induites 1 semaine plus tard.

Bénéfices attendus

La fibrose pulmonaire progressive est une pathologie qui met en jeu le pronostic vital et qui recouvre des causes très différentes, avec des réponses différentes aux traitements disponibles. Cette pathologie pulmonaire est considérée comme un problème majeur de santé publique. L’étude de cette pathologie nécessite de développer des modèles animaux en injectant dans le poumon un agent fibrosant. Ces modèles permettent de comprendre les mécanismes impliqués dans les modifications de l’organisation du tissu pulmonaire à l’origine des symptômes associés à la maladie. Ce projet vise à approfondir nos connaissances du modèle de souris qui reproduit la fibrose pulmonaire progressive. L’objectif est de construire un « atlas de référence » de l’apparition et de l’évolution de la maladie à partir d'un modèle mathématique. Ce modèle permettra de prédire l’apparition et la distribution des lésions afin de mieux comprendre et mieux traiter les modifications de l’organisation du tissu pulmonaire. Nous utiliserons une technique d’imagerie tridimensionnelle à haute résolution afin de : 1) déterminer la distribution 3D des instillations de l’agent fibrosant injecté dans le poumons des souris en fonction des programmes d'administration (injection unique ou répétée) ; 2) déterminer la distribution des lésions dans le poumon de la souris; 3) réaliser un "atlas" de référence pour la construction des modèles mathématiques. Une meilleure connaissance du modèle animal permettra de construire un jumeau numérique afin de réduire le nombre d'animaux utilisé et permettra également une meilleure connaissance de la pathologie humaine.

Procédures

La réalisation de ce projet nécessite deux types d’induction et deux temps de maintien. L’induction de lésion pulmonaire aigue (8 jours) via l’administration unique d’un agent pro-fibrosant sous anesthésie générale (durée 10 min). L’induction de lésion pulmonaire progressive (30 jours) via l’administration répétée d’un agent pro-fibrosant sous anesthésie générale (durée 10 min répétée 3 fois). Les animaux seront euthanasiés selon une méthode réglementaire afin de réaliser les différents prélèvements nécessaires aux analyses soit immédiatement après administration de l’agent pro-fibrosant soit une semaine après.

Impact sur les animaux

L'instillation intra-trachéale d’un agent fibrosant n'entraîne aucune lésion trachéale ni de douleur particulière au réveil de l'animal. Le développement d'une fibrose pulmonaire est également indolore du fait de l'absence d'innervation sensitive à la douleur dans le parenchyme pulmonaire. Elle peut néanmoins entraîner une insuffisance respiratoire sévère et une mortalité de 20 à 30 pour cent après 7 à 10 jours suite à l’administration d’une forte dose d’agent fibrosant ou de 10 pour cent après 45 jours lors des instillations répétées de faibles doses de cet agent. Les anesthésies par voie intra-péritonéale sont suivies par l'euthanasie de l’animal (sans réveil). Lors de l’anesthésie gazeuse, les niveaux seront ajustés en temps réels en fonction des réactions de l’animal afin d’éviter les risques anesthésiques.

Devenir

A la fin de la période de maintien ou en cas d’atteinte d’un point limite, les animaux seront euthanasié pour prélèvement d'organes. Tous les prélèvements sont nécessaires pour répondre à la question scientifique

Remplacement

La réalisation de ce projet nécessite d’instiller des agents pro-fibrosant et des produits de contratse avant d’étudier leurs distributions post instillation ainsi que l'induction de lésions pulmonaires in vivo. De fait, il n'existe pas de méthodes alternatives à l'expérimentation animale in vivo à ce jour pour cette expérimentation.

Réduction

48 animaux sont prévus dans ce projet. Le nombre de souris par groupe à été estimé en fonction de la littérature existante. Il s’agit du nombre minimum d’animaux requis pour l’obtention des acquisitions par tomographie par contraste de phase à rayons X à haute résolution permettant une imagerie volumétrique nécessaire à l’étude de la distribution 3D des lésions.

Raffinement

Toutes les procédures seront réalisées dans le respect total des règles du raffinement. Les souris seront hébergées dans un environnement enrichi par groupes sociaux de 4 animaux par cage. La température de l’animalerie et l’humidité relative sont contrôlés en permanence. La nourriture sera fournie ad libitum et la photopériode sera de 12h/12h. L'enrichissement du milieu sera composé de matériel de nidification (bandes de papier naturel compacté) et d'abri en cellulose. Concernant l'instillation intra-trachéale, celle-ci sera réalisée sous anesthésie gazeuse. Ce type d’anesthésie est de courte durée et l'instillation n'entraîne aucune lésion trachéale ni de douleur particulière au réveil de l'animal. Les souris seront ensuite surveillées jusqu'à leur réveil complet. Afin d’améliorer le confort de l’animal suite à l’instillation intra-trachéale et afin de prévenir une perte de poids trop importante, un gel hydraté enrichi pourra être proposé au animaux afin de faciliter l’alimentation et la récupération des animaux dans les premières heures suivant la procédure. En fin de procédure, lors de l'anesthésie précédant l’euthanasie, la profondeur d'anesthésie sera vérifiée via l’observation des signes suivants: le relâchement des muscles, la perte du réflexe de retrait sur les deux pattes et la queue, la perte du réflexe de fermeture des paupières, une respiration calme. Durant toute la procédure, les conditions de soins et les méthodes utilisées ont été choisies pour réduire le plus possible toute souffrance qu’auraient pu ressentir les animaux. Les points limites seront basés sur l'examen visuel des signes suivants: immobilité, difficultés respiratoires (râle, respiration rapide..), position anormale (dos vouté, couché sur le coté..), réduction de la mobilité (faiblesse musculaire, manque de coordination, tremblements, paralysie..), perte de poids rapide ou progressive, mauvais état du pelage (poil ébouriffé, mal entretenu..), vocalisation, pâleur des yeux ou des extrémités, automutilation. Pour cela, une échelle d'évaluation avec score est utilisée.

Choix des espèces

Ce projet a pour objectif d’induire des lésions pulmonaire puis de prélever les poumons afin visualiser la distribution de ces des lésions pulmonaires. Notre choix c'est porté sur la souris car le modèle murin de fibrose pulmonaire induite par instillation intra-trachéale d'agents pro-fibrosant est un modèle validé dans la littérature et couramment utilisé pour l’étude des fibroses pulmonaires progressives. Il est parfaitement décrit et il a permis l’identification de multiples phénomènes moléculaires et cellulaires impliqués dans la fibrogénèse pulmonaire et a été́ utilisé pour tester de nombreuses stratégies thérapeutiques Pour réaliser notre étude, nous avons besoin que le système ventilatoire soit mature et fonctionnel. Les souris jeunes semblent moins sensibles aux agents pro-fibrosant comparées aux souris âgées. Cependant, il est bien décrit dans la littérature que les souris plus âgées, développent une fibrose pulmonaire plus sévère, ce qui risquerait d’induire une surmortalité. Le compromis qui a été choisi est un âge de 8 semaines.

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système nerveux
Poissons zèbres : 3120
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 2940
▲ 180
Devenir
 -
 -
 360
 2760

Pour comprendre le rôle des forces mécaniques dans la construction du système nerveux, 3 120 poissons zèbres vont être utilisés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré pour la plupart et sévère pour 180 d'entre eux. Une partie subit un prélèvement de nageoire caudale pour génotypage et un prélèvement de gamètes sous anesthésie, gestes dont le porteur reconnaît qu'ils peuvent être douloureux au réveil. D'autres sont exposés trente minutes à des molécules odorantes dont certaines sont connues pour leur effet répulsif, ou immobilisés une heure pour l'imagerie de l'activité neuronale, l'isolement lié au génotypage et à l'analyse de nage étant lui aussi compté comme une nuisance. Les poissons sont tués par excès d'anesthésiant ou par refroidissement rapide, faute de porter le génotype voulu, à la limite d'âge de 24 mois fixée par l'animalerie ou en fin d'expérience, à l'exception de 360 gardés en vie pour des projets ultérieurs.

Objectifs

Nous étudions le rôle des forces mécaniques dans la construction du système nerveux. Les mouvements cellulaires sont omniprésents dans le développement des circuits neuronaux : dans l’embryon, les neurones migrent vers leur destination finale et forment de longues protrusions qui s'allongent avant de se connecter au niveau des synapses. L'étude de ces processus s'est jusqu'ici focalisée sur les signaux chimiques qui guident la migration neuronale et la navigation des axones. Or les mouvements des neurones et de leurs protrusions sont aussi influencés par des forces mécaniques, dont la fonction reste largement inconnue in vivo. Disséquer le rôle des forces mécaniques dans l'assemblage des circuits neuronaux représente donc un défi majeur pour les neurosciences modernes.

Bénéfices attendus

Ce projet apportera des connaissances inédites sur la construction du système nerveux en mettant en lumière l'importance des signaux mécaniques, contribuant ainsi à une meilleure compréhension du développement neuronal. Au-delà de son impact fondamental en neurosciences, ce projet a des implications biomédicales dans l'étude de l'origine des maladies du système nerveux et la bioingénierie des tissus. Ici, nous nous concentrons sur la contribution des forces mécaniques dans la migration neuronale et la croissance des axones, deux événements clés de la construction des circuits neuronaux. Si l'un de ces deux processus ne se produit pas correctement, la fonction du système nerveux est affectée, comme en témoignent les troubles neurodéveloppementaux graves résultant de défauts de migration neuronale et de formation des axones, tels que les lissencéphalies, le retard mental, les épilepsies et le syndrome de Kallmann. La contribution des forces mécaniques dans l'origine de ces maladies est loin d'être comprise et nécessite plus d'attention. De plus, décrypter la réponse des neurones aux signaux mécaniques in vivo fournira des informations précieuses pour la conception de systèmes de culture neuronale et d'échafaudages 3D associés dédiés à la réparation du cerveau et de la moelle épinière. Nos travaux alimenteront ainsi potentiellement les développements futurs en ingénierie biomédicale pour aider à traiter à long terme les lésions du cerveau et de la moelle épinière.

Procédures

Une partie des animaux sera soumise à des prélèvements de fragments de nageoire pour identification génétique (sur animaux anesthésiés, 1 prélèvement par poisson, durée du prélèvement : 3 minutes), à des prélèvements de gamètes pour préservation des lignées (sur animaux anesthésiés, 1 prélèvement par poisson, durée du prélèvement : 10 minutes), à une stimulation avec des molécules odorantes et analyse du comportement de nage sur animaux vigiles (1 stimulation par poisson, durée de la stimulation : 30 minutes), à une stimulation avec des molécules odorantes et analyse de l'activité des neurones par microscopie sur animaux immobilisés (durée de l'immobilisation : 60 minutes, durée de l'imagerie pendant la stimulation avec des molécules odorantes : 30 minutes), à une stimulation avec des molécules odorantes sur animaux vigiles suivie d'une euthanasie par refroidissement rapide (1 stimulation par poisson, durée de la stimulation : 5 minutes), à une euthanasie par excès d'anesthésiant (1/poisson).

Impact sur les animaux

La substance appliquée aux poissons pour l'anesthésie et l’euthanasie provoque un comportement d'aversion et/ou de stress. De plus, même s’il se fait sous anesthésie, le prélèvement d’un fragment de nageoire caudale (fin clip) peut générer une douleur après le réveil, ainsi que le prélèvement du sperme et des ovocytes. L’isolement des poissons au moment du génotypage par fin clip ou de l’analyse de la nage représente également une nuisance. Enfin, certains stimulis odorants que nous allons utiliser sont connus pour avoir un effet répulsif sur les poissons, ce qui peut stresser les animaux. L’immobilisation des animaux pour l’imagerie de l’activité neuronale peut également stresser ou générer un inconfort chez les larves analysées.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés à l’issue des procédures décrites dans ce projet, exceptés pour 360 d’entre eux qui seront gardés en vie et réutilisés pour des projets ultérieurs dédiés à de nouvelles études du développement de la fonction olfactive chez le poisson-zèbre. Les poissons seront euthanasiés parce qu'ils ne portent pas le génotype d'intérêt, parce qu'ils ont atteint la limite d'âge imposée dans l'animalerie (24 mois), ou en fin de procédure expérimentale (après stimulation olfactive et analyse du comportement de nage ou de l'activité des neurones - il est impossible de les ré-utiliser car ils seront sortis physiquement du système d'élevage, et après stimulation olfactive pour prélèvement/analyse du cerveau sur échantillons fixés).

Remplacement

L’expérimentation sur le poisson-zèbre est essentielle pour répondre à notre question scientifique, afin d’étudier sur un organisme vertébré les processus complexes qui sous-tendent le développement du système nerveux et la contribution des forces mécaniques. L'utilisation du poisson-zèbre comme modèle est notamment essentielle pour étudier les interactions mécaniques entre les neurones en développement et les tissus environnants, car de telles interactions sont encore très difficiles à reproduire in vitro.

Réduction

Le développement externe des embryons nous permet de réduire considérablement le nombre d’animaux utilisés. En effet une même femelle peut être accouplée toutes les semaines pendant au moins un an pour produire des œufs fécondés pour les expériences, sans dommage pour elle. Lorsque c’est possible, nous utilisons les œufs produits (jusqu’à 200 par ponte) pour plusieurs expériences simultanément. Dès qu’un animal n’est plus utile pour les expériences il est euthanasié. Enfin, afin d’identifier le plus tôt possible les animaux qu’il faut garder et ceux qu’il faut supprimer, nous avons mis en place, lorsque c’est compatible avec le protocole expérimental, le génotypage des embryons à des stades précoces (avant 5 jours). Pour chaque expérience, le nombre d’animaux est limité au minimum requis pour obtenir des résultats statistiquement significatifs, grâce à un calcul de puissance. Il sera nécessaire de procéder à des tests statistiques pour une interprétation fiable des résultats. Le nombre total d'animaux employés dans le projet est de 3120.

Raffinement

Les conditions d’hébergement et d’élevage des animaux sont très précises afin de préserver le bien-être animal et d’enrichir l’environnement. Les poissons zèbres sont élevés dans une eau circulante (renouvellement de l’eau de l’aquarium environ 8 fois par heure) à 26-28 degrés, en eau douce, à une densité maximale de 5 poissons par litre. Les poissons aimant être en groupe, les périodes d’isolement (nécessaires au moment du génotypage des poissons pour identification d’une mutation) sont réduites à 10 jours maximum (en général 2 ou 3 jours). Les alevins (5 à 15 jours post-fécondation) sont nourris avec des rotifères, de la nourriture vivante, ce qui leur permet d’exprimer leur comportement de chasse/prédation. Les étagères pour les bacs de croisements sont recouvertes de posters figurant des galets, de manière à diminuer le stress généré par le changement d’environnement/d’étagères pendant les croisements. Les animaux sont surveillés quotidiennement par les zootechniciens. Nous avons établi une grille de scoring des animaux qui permet de répertorier tout aspect ou comportement anormal et de lui attribuer un score. Un animal est euthanasié dès qu’il atteint un score égal ou supérieur à 4. Nous allons mettre en place la congélation de sperme pour conserver les lignées qui sont transitoirement inutilisées. Outre le gain de place, ceci évite de renouveler les lignées et de procéder à des expériences de génotypage qui produiraient des animaux sauvages qu’il faudrait ensuite euthanasier. Les animaux sont anesthésiés pendant les procédures expérimentales pouvant générer une douleur.

Choix des espèces

Le poisson-zèbre (Danio rerio) est un modèle reconnu pour l’étude du développement embryonnaire. Son développement rapide et externe, le grand nombre d’embryons synchronisés par ponte, la transparence des embryons, les possibilités de modification du génome en font un modèle de choix pour la recherche. Les possibilités d’imagerie sur embryon vivant font du poisson zèbre un excellent modèle vertébré pour étudier la dynamique des processus de morphogenèse (comprendre comment les organes acquièrent leur forme et leur fonction) et de développement du système nerveux. Pour produire des animaux mutants, nous réalisons une micro-injection dans l’embryon au stade 1-4 cellules. Nous suivons les animaux aux stades larvaires, juvéniles et adultes sur plusieurs générations (sur 5 ans : 3 générations) pour détecter toute anomalie potentiellement nuisible dans les poissons injectés ou porteurs d’une mutation. Quand cela est nécessaire nous génotyperons (génotyper signifie analyser l'ADN) les poissons adultes de nos lignées par prélèvement d’un fragment de nageoire. En effet, il n’est pas toujours possible de réaliser le génotypage aux stades précoces c’est à dire avant 5 jours (incompatibilité avec le calendrier et/ou les expériences) et nous devons dans ce cas effectuer le génotypage à partir de 3 mois. Les prélèvements de sperme et d’ovocytes se font à l’âge adulte. Les tests comportementaux consistant à exposer les poissons à des odeurs puis analyser leur nage seront réalisés aux stades juvénile et adulte. En effet, c’est à partir du stade larvaire que le système olfactif commence à être fonctionnel et en état de répondre aux odeurs. L’analyse de l’activité des neurones par imagerie sera réalisée au stade larvaire. C’est à partir de ce stade que le système olfactif commence à être fonctionnel. Nous exposerons des poissons juvénile et adulte à des stimuli odorants puis nous les euthanasierons par choc thermique avant de réaliser des analyses sur leurs cerveaux fixés.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 135
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 90
▲ 45
Devenir
 -
 -
 -
 135

Les souris qui perdent plus de 15 % de leur poids sont tuées avant la fin du protocole. 135 souris mâles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour prélever les organes, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré pour 90 d'entre elles et sévère pour 45. Chacune reçoit sept injections intrapéritonéales sous contention, subit une chirurgie de vingt minutes destinée à provoquer une thrombose, une mesure de flux au doppler carotidien, puis un prélèvement terminal dans la veine cave. Il s'agit de tester chez la souris un inhibiteur de l'héparanase-1 déjà évalué sur cellules endothéliales humaines, le porteur indiquant projeter ensuite d'étudier cette inhibition chez l'être humain.

Objectifs

Le syndrome des antiphospholipides est une thrombophilie acquise par des anticorps anti-phospholipides. Les manifestations cliniques associent des thromboses artérielles, veineuses et microcirculatoires ainsi que des complications obstétricales dont le traitement est symptomatique et repose actuellement exclusivement sur les antivitamines k . Les antivitamines K sont la première cause d’hospitalisation et de mortalité en France, de plus malgré ce traitement le taux de récidive reste de l’odre 16 %. Notre équipe a précédemment montré que les patients atteints de cette maladie avaient une dysfonction endothéliale, un stress oxydant accru et une altération du glycocalyx . Par ailleurs, nous avons montré que l’inhibition spécifique de l’héparanase-1 par SiRNA et par un inhibiteur pharmacologique permettait d’améliorer la dysfonction endothéliale induite par les anticorps antiphospholipides sur les cellules endothéliales humaines en cultures. Nous souhaitons montrer que l’inhibition pharmacolique de l’héparanase-1 permet de réduire l’état prothrombotique par l’admnistration de ce traitement à des souris C57/BL6J.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mettre en évidence le rôle de l'heparanase-1 dans l'induction d'une thrombose veineuse, artérielle et dans la dysfonction endothéliale artérielle mésentérique induit pas l'administration anticorps anti-phospholipides. Cela ouvre de nouvelles perspectives thérapeutiques dans cette maladie pour lequel nous ne disposons actuelement que de traitements symptomatiques.

Procédures

Les animaux sont soumis à des injections intrapéritonéal d'une durée de quelque seconde avec une contention de l'animal vigile (7 fois par animal). Les Animaux auront subi des chirurgies pour induire une thrombose artérielle ou carotidienne cela sera sous anesthésie / Analgésie et d'une durée de 20 minutes (1 fois par animal et une chirurgie par animal). Etude du flux par dopplor carotiene durée 20 minutes sous anesthésie / Analgésie (une fois par animal). Prélèvement de sang par la veine cave en manipulation terminal sous anesthésie générale et analgésie durée 3 minutes (1 fois par animal).

Impact sur les animaux

Les nuisances principales sont principalement sont une injection quotidienne pendant 7 jours pour un groupe qui peut crée un stress chez l'animal . Les animaux de la procédure subiront une anesthésie gazeuse et une anesthésie par voie intrapéritonéale pour la chirugie de la ligature de la veine cave qui peut entraine une leger perte de poids chez l'animal . Une fatigue des animaux après ligature est observable sur une durée de 12h . La procédure chirugical de classe modérée pouvant occasionner une douleur modérée post-opératoire et une gêne au niveau des zones d'incision .Les animaux des trois procédure subiront une anesthésie par voie intrapéritonéale en phase terminal pour l'analyse de l'artere mesentérique en artériographie et prélèvements d’organes.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés à l'issu de toutes les procédures pour récuperation des organes et analyse histologiques.

Remplacement

Nous travaillons dans le labortaoire sur des modèles in vitro de SAPL avec des cellules endothéliales en culture, ,nos avons déjà montré de facçon indirecte que l'inhibition de l'HPSE pouvait avoir un intérêt. Cependant l'étude de la thrombo formation implique l'interface entre les cellules endothéliales, les éléments figurés du sang, les composés de la cascade de la coagulation et le flux sanguin. Ces interactions ne peuvent pas être reproduite dans leur complexite in vitro à l'heure actuelle. Enfin nous projetons d'étudier l'inhibition de l'PHSE chez l'homme.

Réduction

Nous utiliserons un nombre minimal d'animaux, afin que l'étude sur différents plans (histologique et statistique) puisse se dérouler sans encombre et une analyse des résultats sera effectuée à mi-parcours, afin de déterminer si le nombre d’animaux est suffisant pour l'analyse statistique. La fonction endothéliale, la vitesse d’apparition du thrombus intra carotidien et le pourcentage de thrombose cave inférieure seront les critères de jugement principaux, alors que les paramètres biologiques et histologiques d’hémostases, d’inflammation, et d’activation endothéliale seront des critères de jugements secondaires. Sur la base des données historiques obtenues avec d’autres modèles murins , nous avons effectué une simulation pour chaque paramètre obtenu chez des animaux non traités .

Raffinement

Les animaux seront maintenus avec un environnement contrôlé et stabilisé . Afin de limiter le stress occasionné par le transport, une période d’acclimatation d’une semaine après réception des souris sera maintenue avant le début du protocole. Les conditions de soins et les méthodes utilisées seront les plus appropriées pour réduire le plus possible toute douleur, souffrance, angoisse ou dommages durables que pourraient ressentir les animaux. Ainsi, un suivi des animaux sera réalisé plusieurs fois par jour durant toute la durée du protocole expérimental, ce qui permettra de déceler un éventuel signe de souffrance. Notre grille d’évaluation des point limites pour le bien-être animal est utilisé quand un animal présente un état de mal être ou de souffrance, il est exclu de l'étude et euthanasié en fonction de son score et de la discussion avec les membres du bien être animal (cf. : grille de points limites). Les souris perdant plus de 15 % de leur poids seront euthanasiés. En post- opératoire une injection de glucose à 5% en IP est réalisée en ainsi qu'un ajout dans la cage de nourriture gélifiée qui aide l'animal à mieux se nourrir. Un traitement analgésique en préopératoire et pré et post-opératoire, soit immédiatement après la chirurgie est réalisé suivi d'une injection toutes les 8h pendant 24h qui suivent l’opération. Nous allons dans ce projet utiliser des souris mâles, ce qui diminuera les variations et permettra une meilleure comparaison entre nos groupes.

Choix des espèces

Il est nécessaire d’utiliser la souris comme modèle expérimental pour la comparabilité des résultats avec études antérieurs, faites uniquement sur modèle murin. De plus le modèle de SAPL chez la souris est proche de la physiopathologie humaine et les protéines cibles de la pathologie étudiée ont une homologie de séquence à celle de l’homme ce qui implique que les anticorps humains sont capables de reproduire la pathologie chez la souris. Par ailleurs, le système cardio-vasculaire murin se rapproche de l'être humain. Nous allons utiliser des souris males adultes de 12 semaines (22/24g) comme précédemment publié dans notre laboratoire. L’âge de ces souris permet un actes de chirurgie plus optimal .

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 30128
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 28128
▲ 2000
Devenir
 -
 -
 -
 30128

30 128 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère, dans environ 600 études de 50 souris destinées à tester des candidats médicaments contre le cancer. Selon les études, elles reçoivent des tumeurs humaines ou murines par chirurgie ou par injection, et peuvent subir d'autres chirurgies jusqu'à 30 minutes, castration ou interventions sur le fémur, le foie ou le poumon, ainsi que des traitements par toutes les voies, des séances d'imagerie jusqu'à 45 minutes et des prises de sang. Certaines sont immunodéficientes, d'autres dotées d'un système immunitaire humain à partir de cellules de cordon ombilical ou de sang humain. Le porteur justifie leur mise à mort par l'implantation de tumeurs, sans rien dire du sort des souris sans tumeur prévues pour des études pilotes, de biodistribution et de toxicité. Il indique avoir fixé l'effectif d'après les études des années antérieures, en anticipant une croissance annuelle "en accord avec le plan commercial".

Objectifs

L’objectif de ce projet est de pouvoir tester des candidats médicaments en oncologie. Pour ce faire, nous utiliserons des modèles de tumeurs humaines ou murines implantés sur des souris immunodéficientes (diminution de l’état d’immunité de l’organisme), immunocompétentes (≠immunodéficience, capacité normale de l’organisme à se défendre contre une infection) ou humanisées à l’aide de cellules souches issues de cordons ombilicaux humains ou de cellules sanguines provenant du sang périphérique (PBMC). Différentes stratégies d’implantations des tumeurs pourront être réalisées en fonction des besoins expérimentaux. Le modèle nous permettra non seulement d’évaluer l’effet du candidat médicament sur la croissance tumorale mais également d’analyser l’implication du système immunitaire dans la réponse. Des souris sans tumeurs pourront également être utilisées dans des études pilotes, des études de biodistribution et toxicité de candidats thérapeutiques en oncologie.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d’établir la fonctionnalité d’un candidat médicament dans un modèle se rapprochant le plus possible des conditions des cancers humains. En utilisant des souris au système immunitaire humanisé, nous mettons à disposition des chercheurs un modèle permettant d'étudier les mécanismes immunitaires anticancérigènes et les potentiels effets thérapeutiques de candidats médicaments avec davantage de spécificité de l'espèce utilisatrice de ces futurs traitements : l'Homme.

Procédures

Injection par voie intraveineuse : 2 fois maximum. Chaque injection dure entre 10 et 15 secondes. Chirurgie avec implantation de fragments de tumeurs : moins de 5 minutes. Injection de cellules tumorales : moins de 5 minutes. Autres chirurgies (castration, fémur, foie, poumon, …) : entre 5 à 30 minutes. En parallèle, des candidats médicaments seront administrés par voie pulmonaire, tumorale, dermique, digestive ou injectable pour évaluer leurs activités thérapeutiques. Le suivi de la croissance tumorale pourra se faire par imagerie d’une durée comprise entre 10 et 45 minutes. Le suivi de l’état de santé des animaux se fera par score clinique (aspect des poils, mobilité, état corporel, …) ou bien par palpation (ou autre geste technique). Afin de suivre l'évolution de la pathologie et d'objectiver les effets des molécules à visées thérapeutiques, des prises de sang seront réalisées. Les volumes maximaux de prélèvements seront proportionnels au poids de l’animal selon un schéma établi et une limite fixée. La répartition des prélèvements dépendra du vétérinaire d’établissement et figurera dans le protocolé d’étude.

Impact sur les animaux

Des nuisances peuvent être induites par les injections, les chirurgies, le développement de tumeurs et des éventuelles métastases, les effets potentiellement toxiques des composés à visées thérapeutiques injectés et/ou les prélèvements sanguins. Cette douleur peut se manifester, entres autres, par une perte de poids, une hypo- ou une hyperactivité, une prostration ou des difficultés à se déplacer.

Devenir

Les animaux sont euthanasiés car ils auront été implantés avec des cellules tumorales ou des fragments de tumeurs dérivées de patients ou auront développé une tumeur. Ils ne recouvreront pas leur état de santé et de bien-être général.

Remplacement

Les tests in vitro seront envisagés si ceux-ci sont appropriés. Néanmoins, il n'est actuellement pas possible de recréer in vitro un environnement complexe comme le système immunitaire et de mimer ses interactions avec une tumeur, tout en objectivant les effets potentiellement toxiques d’une molécule en développement. La souris constitue donc un modèle scientifiquement valide, robuste et indispensable pour le développement et la mise au point de thérapies innovantes pour les patients.

Réduction

Un total de 30128 souris seront utilisées, couvrant une période de 4 ans et permettant de réaliser environ 600 études précliniques de 50 souris et 2 études précliniques de 64 souris chacune pour la castration des souris R26-p53PC. Ce nombre a été déterminé sur base du nombre d’études effectuées les années antérieures et anticipant une croissance chaque année, en accord avec le plan commercial. Le nombre d’animaux utilisés dans chaque étude sera réduit au maximum en se basant sur des tests statistiques. La variabilité de la croissance tumorale dépend fortement du modèle tumoral. Le nombre de souris par groupe est fonction du type d’étude. Des études pilotes pourront être réalisées afin de déterminer le nombre d’animaux à utiliser afin d’obtenir un résultat interprétable.

Raffinement

En début d’étude, les souris seront hébergées préférentiellement par groupes sociaux stables composés de 5 individus. La cage contiendra une couche de litière permettant aux souris de creuser, de se cacher et de réaliser un nid, élément essentiel à leur bien-être. En plus de ces conditions minimums légales, des enrichissements de qualité seront fournis dans chacune des cages : morceaux de bois, tunnel en carton, kraft et/ou boules de cotons. Des compléments alimentaires pourront être administrés suivant l’état de santé des animaux. À leur entrée dans l’animalerie, les souris bénéficieront d’une période d’acclimatation de minimum 5 jours et seront habituées régulièrement à la présence humaine. Pour gérer la douleur, la souffrance et l’angoisse, nous évaluerons l’état de santé par une échelle de scores appliquée dès le premier geste invasif. Le vétérinaire d’établissement aura pleine autorité pour euthanasier un animal pour raison éthique ou mettre en œuvre un traitement anti-douleur s’il/elle le juge nécessaire. Les points limites conduisant à une euthanasie seront fonction du score clinique, de la perte de poids, et le cas échéant du volume tumoral ou de l’apparition d’une ulcération tumorale.

Choix des espèces

90 % des gènes humains ont un équivalent chez la souris, permettant d’élaborer des approches génétiques et fonctionnelles valides. Lorsque les gènes produisent des effets différents entre souris et homme, le remplacement du gène de la souris par son équivalent humain permet la création de lignées humanisées. Pour les souris non humanisées, les animaux seront inclus aux études à partir de l’âge minimum de 6 semaines, animaux matures au niveau de leur système immunitaire. Pour les souris humanisées les animaux seront inclus aux études à partir de l’âge minimum de 8 semaines, première apparition des cellules immunitaires humaines dans le sang. La castration pourra être réalisée à partir de 10 semaines d’âge.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système cardiaque
    • Système urogénital
Souris : 530
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 530
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 530

Après cinq jours d'injections quotidiennes, des souris, en grande majorité des femelles, subissent sous anesthésie une chirurgie qui provoque un lymphœdème dans une patte, une injection de cellules tumorales, ou les deux. 530 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, pour étudier le rôle d'un récepteur aux œstrogènes, ERα, dans les vaisseaux lymphatiques. Le porteur décrit le lymphœdème humain comme une "accumulation massive" de liquide et de graisse dans un membre, puis écrit que la chirurgie qui le provoque chez la souris "ne génère pas d'effet indésirable majeur", tout en annonçant "des douleurs modérées" liées aux chirurgies et aux tumeurs. Toutes sont tuées à la fin de chaque procédure pour le prélèvement de leurs tissus, et celles qui passent par une lymphographie, injection fluorescente dans les pattes sous anesthésie, sont tuées sans réveil.

Objectifs

Le système lymphatique permet le maintien de l’homéostasie tissulaire, il assure la balance des fluides, la circulation des cellules immunes et permet le drainage des lipides intestinaux. Lors de la formation d’une tumeur solide, il représente la première voie de dissémination métastatique vers les ganglions. Egalement, une dysfonction de ce système abouti à la formation de lymphoedème, une accumulation massive de de fluide et tissu adipeux dans un membre (éléphantiasis). Les lymphoèdèmes peuvent être primaires (maladie rare) et se développent soit à la naissance (hommes et femmes), soit à la puberté ou pendant la grossesse (femmes uniquement dans ces deux cas) suggérant un effet des hormones féminines sur sa fonction. Les lymphoedèmes peuvent être également secondaires suite à un curage ganglionnaire lors du traitement du cancer (mélanome, sein, cancers gynécologiques). Ce projet vise à caractériser le rôle des hormones féminines dans la physiopathologie du système lymphatique.

Bénéfices attendus

Cette étude permettra de mieux comprendre les différences de genre observées dans la physiopathologie du système vasculaire lymphatique. Il fournira de nouvelles pistes d’exploration visant à bloquer la diffusion métastatique. Enfin, il permettra de mieux comprendre pourquoi le lymphoedème, une maladie incurable qui touche des millions de personnes, affecte majoritairement les femmes.

Procédures

Dans un premier temps, une injection quotidienne pendant 5 jours sera effectuée. Ensuite, sous anesthésie générale, une échographie de suivi (20min), ou une intervention chirurgicale (15min) et/ou une injection de cellules tumorales seront réalisées (2min). Enfin les animaux peuvent être soumis à une procédure de lymphographie : réalisée sous anesthésie générale, une injection sera pratiquée en intradermal dans la patte non opérée et dans la patte lymphoedemateuse, la visualisation des vaisseaux sera ensuite effectuée à l'aide d'un stereomicroscope à fluoresence. Cette procédure intervenant en fin de protocole les animaux seront mis à mort sans réveil à l'issue de cette procédure. Au maximum, les souris subiront 2 interventions.

Impact sur les animaux

Les chirurgies ainsi que le développement de tumeurs vont engendrer des douleurs modérées et un léger stress sur l'animal. La chirurgie du lymphoedème ne génère pas d'effet indésirable majeur chez l'animal. Toutefois, si l'animal présente des signes de souffrance (dos vouté, yeux plissés, absence de toilettage), un traitement avec un analgésique sera mis en place.

Devenir

Les animaux sont mis à mort à la fin de chaque procédure afin de récolter les tissus nécessaires aux expériences du projet.

Remplacement

Les effets pléiotropies des oestrogènes, synthétisées majoritairement par les ovaires, font intervenir des fonctions, tissus et cellules multiples dans l’organisme non modélisables par des approches in vitro. D’autre part, la gestation ne peut être observée que sur animal vivant. C’est pourquoi, le recours à l’expérimentation animale est l’unique approche permettant de comprendre les impacts physiologiques du système lymphatique dans la fertilité. De même, la croissance tumorale et le développement de lymphoedème secondaire font intervenir de nombreux partenaires cellulaires et processus pathologiques (cellule endothéliale et lymphatique, inflammation..), il n'y a aucune stratégie de remplacement pour l'étude de ces processus physio(patho)logiques, ni aucune stratégie de remplacement du modèle animal qui permet de répondre aux questions adressées par ce projet.

Réduction

Afin de réduire le nombre d'animaux utilisés dans le cadre de ce projet, nous utiliserons en grande majorité uniquement les femelles car cette partie du projet rentre dans le cadre du traitement du cancer du sein et de ses conséquences : le lymphoedème. De plus, le nombre d'animaux utilisés par groupe est réduit à son minimum sans compromettre les objectifs du projet. Ce nombre est calculé de manière à donner des résultats statistiquement significatifs afin de délimiter l'effet du génotype, du temps et/ou du traitement.

Raffinement

Les animaux sont placés en pièce d'acclimatation lors de leur arrivée à la zootechnie. Ils sont pris en charge par du personnel de la zootechnie compétent qui vérifie leur état et place de l'enrichissement (carré de coton, carton) dans les cages pour amoindrir le stress du transport et permettre aux animaux de faire un nid. Les animaux issus de différents cartons de transport ne sont jamais mélangés lors de la répartition dans les cages d'hébergement. Les animaux seront hébergés en cage de 4 ou 5 et seront acclimatés pendant une période de 5 jours avant de commencer tout protocole. Tout au long du protocole, le bien-être de l’animal est bien pris en compte avec enrichissement du milieu et les souris seront surveillées quotidiennement selon les directives européennes relatives à l'hébergement des animaux de laboratoire. Cela permettra de réagir rapidement si un animal atteint un des points limites détaillés dans chaque procédure. De plus, pour chaque procédure chirurgicale, les souris sont maintenues sur des tapis chauffants et les conditions d’anesthésie générale avec analgésique sont réalisées pour une meilleure prise en compte de la douleur.

Choix des espèces

Le choix de l’espèce s’est orienté vers la souris car c’est le seul modèle pour lequel on peut avoir un suivi de la gestation, de la croissance tumorale avec formation de métastases ou l'apparition du lymphoedème secondaire après curage ganglionnaire. De plus, l'invalidation génique du récepteur aux oestrogènes ERα a été généré seulement dans cette espèce. Nous utiliserons en particulier dans ce projet : - des souris conduisant à une invalidation du ERα de manière tissu-spécifique dans les cellules endothéliales lymphatiques. Afin de ne pas affecter la croissance et la puberté, l'ensemble des procédures sera réalisée chez des souris femelles à l'âge de 5 semaines. Les procédures seront réalisées de 5 à 12 semaines.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 1710
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 1710
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1710

1 710 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Deux chirurgies de trente minutes à une semaine d'intervalle créent un anévrisme intracrânien, suivies de quatre mois d'eau salée pour provoquer une hypertension, avec mesures de pression artérielle et injections répétées de tamoxifène pour inactiver un gène dans les cellules endothéliales. Le porteur signale un risque d'infection des sutures, un risque de nécrose intestinale après remise en place de l'intestin, une irritation aux points d'injection et une perte de poids de deux à trois jours après chaque opération. Les 36 000 hémorragies intracrâniennes annuelles citées pour l'Union européenne justifient un projet dont le résultat attendu est d'identifier le rôle d'une seule protéine, le porteur écrivant qu'aucune approche alternative n'apporte le degré d'information voulu.

Objectifs

Les cellules endothéliales qui tapissent les artères sont en contact direct avec le sang qui exerce des forces de frottement sur ces cellules. Une mauvaise perception ou une mauvaise réponse des cellules endothéliales à ces forces contribue à la survenue de nombreuses pathologies cardiovasculaires comme l’anévrisme intracrânien (AIC). L’AIC est une anomalie vasculaire fréquente et généralement asymptomatique affectant environ 3 % de la population générale. La complication dévastatrice de l'AIC est sa rupture et surtout l'hémorragie intracrânienne qui en résulte, mortelle dans 30% des cas, ou laissant des séquelles neurologiques majeures. L’anévrisme se forme spécifiquement là où les forces de frottement générées par le flux sont particulièrement perturbées. Mieux comprendre comment les cellules endothéliales perçoivent ces forces (faibles ou élevées) permettra l’identification de nouvelles cibles pour prévenir, détecter et traiter les maladies cardiovasculaires. Grâce à un travail réalisé in vitro, nous avons pu identifier une protéine , ARHGEF18, contrôlant différentes fonctions des cellules endothéliales. Nous souhaitons comprendre son rôle dans un système intégré plus complexe. Un premier modèle (haut flux/bas Flux_HF/BF) nous permettra de mieux comprendre le rôle d’ARHGEF18 dans les cellules endothéliales en conditions pathologiques (forces de frottement perturbées). Le second modèle chirurgical d’anévrisme intracrânien nous permettra alors de mieux comprendre le rôle d’ARHGEF18 dans la formation des anévrismes intracrâniens. Les résultats obtenus conjointement pour ces deux modèles permettront à terme de découvrir des cibles pharmacologiques potentielles pertinentes pour prévenir la progression de la maladie et diminuer le risque de rupture.

Bénéfices attendus

La rupture d'un anévrisme intracrânien, responsable de ~36 000 cas d'hémorragie intracrânienne dans la communauté européenne, est l'une des principales causes de mort subite chez les jeunes sujets "sains" (pic d'âge entre 50 et 60 ans) avec un impact socio-économique considérable. Actuellement, il n'existe pas d'outils diagnostiques permettant de prédire le devenir d'un anévrisme intracrânien chez un individu donné, ni de médicaments permettant de limiter ou de prévenir la croissance de l'anévrisme intracrânien et sa progression vers la rupture. Les mécanismes cellulaires et moléculaires responsables de l'initiation, de la croissance et de la rupture d'un anévrisme intracrânien sont encore inconnus. Le projet pour lequel cette saisine est déposée contribuera à répondre au besoin urgent d'améliorer la prise en charge des personnes atteintes d'anévrisme intracrânien. En identifiant le rôle de notre protéine dans la réponse aux forces mécaniques des artères cérébrales, ce projet facilitera la découverte de cibles thérapeutiques pertinentes pour prévenir la progression de la maladie et diminuer le risque de rupture. Les résultats obtenus pourront donc avoir un impact spécifique à long terme en ouvrant de nouvelles voies pour le développement de nouveaux médicaments. Les résultats générés auront également, à long terme, un impact sociétal. De nos jours, la rupture d'anévrisme intracrânien est redoutée parce qu'elle est une cause de mort subite, et parce qu'elle survient sans symptômes cliniques préalables. La plupart des diagnostics sont faits sur la base de découvertes fortuites suite à une IRM. Les patients diagnostiqués savent qu'ils ne disposent d'aucun traitement préventif et non invasif. Par conséquent, ces patients vivent avec un stress permanent. Faciliter le diagnostic et offrir une perspective de traitement pharmacologique à ces patients soulagera leur anxiété et leur détresse.

Procédures

Modèle de variations de flux (HF/BF) : Réalisation du modèle sous anesthésie générale à l'âge de 8 semaines. Durée de l'intervention: 30 minutes maximum Modèle d'anévrisme intracrânien réalisé à l'âge de 8 semaines: 2 chirurgies de 30 minutes chacune sont faites à 1 semaine d'intervalle, suivi d’un traitement au sel (0.9%) dans l’eau de boisson pendant 4 mois pour induire une hypertension modérée. La pression artérielle systolique est mesurée avant la chirurgie, puis 1.5 mois après la chirurgie puis avant le sacrifice de l'animal. Chaque série de mesures dure en moyenne 20 minutes. Enfin, pour invalider spécifiquement nos souris dans les cellules endothéliales, des injections sont réalisées soit à la naissance (P1/P2/P3), soit à l'âge adulte (1f/j/5j sur 2 semaines). L'injection ne prend qu'une minute par souris.

Impact sur les animaux

Les procédures liées à ce projet sont réalisées en routine dans le laboratoire par du personnel qualifié. Les animaux récupèrent très bien des chirurgies, grâce à la mise en place d’un protocole péri-opératoire adapté. Certains points de vigilance restent à surveiller : -les injections intrapéritonéales répétées chez l'adulte de tamoxifène (2x5jours) peuvent entrainer une irritation au site d'injection. Pour palier à ce risque, nous réaliserons les injections côté droit de la souris, en évitant de réaliser les injections aux mêmes endroits (carré d’injection). -modèle HF/BF : risque d’infection au niveau des zones de suture, les souris pouvant elle-même essayer de retirer leur fils. Un risque de nécrose des intestins est également possible si ce dernier subit des torsions quand il est remis dans la cavité abdominale. Il est à noter que, dans nos mains, ce risque n’est jamais survenu. -modèle AIC : La présence d’un anévrisme intracrânien est, la plupart du temps, asymptomatique, ce qui en rend difficile sa détection, de surcroît chez la souris. La rupture d’un anévrisme, quant à elle, est imprévisible et brutale, suivie dans 50% des cas par un coma voire une mort subite. Les symptômes de la rupture sont consécutifs à l’hémorragie intracrânienne qu’elle occasionne. Leur intensité dépend de l’ampleur et de la localisation de l’hémorragie. Notre modèle d’AIC n’est pas un modèle de rupture. Par conséquent, nous n’avons jamais constaté de nuisances ou de souffrance en lien avec la survenue d’une hémorragie intracrânienne. Une perte de poids est observée dans les 2 jours suivant les chirurgies mais grâce à l’ajout de nourriture hydratée dans la cage, les souris peuvent se nourrir facilement. Le retour au poids initial se fait en 2 à 3jours. Comme pour le premier modèle, une infection aux zones de suture pourrait survenir. C’est pourquoi, les souris sont surveillées 2 à 3 fois/jour/3jours en post-opératoire.

Devenir

Modèle de variations de flux: Animaux mis à mort après 4 ou 14 jours en fonction des lots pour analyser le remodelage et la réactivité vasculaire des artères. Modèle anévrisme: Animaux mis à mort après 4 mois de traitement pour étudier la structure et la morphologie du réseau artériel cérébral.

Remplacement

Dans ce projet, le recours au modèle animal nous permettra de comprendre le rôle de notre protéine d’intérêt dans un système intégré, le système vasculaire, dépendant de nombreux facteurs extérieurs, non reproductible in vitro. Malheureusement, il n’existe pas d’approche expérimentale alternative apportant le degré et la qualité d’informations scientifiques nécessaires pour répondre à cette question. Toute approche in vitro nous permettant d’orienter notre travail et de réduire le nombre d’expériences menées in vivo sera réalisé en amont du travail sur l’animal (remplacement).

Réduction

Pour déterminer le nombre d’animaux nécessaire à chaque procédure, nous nous sommes basés sur notre expérience et sur nos résultats antérieurs, en tenant compte de la variabilité expérimentale. L’effet de la mutation entre les deux groupes sera étudié en utilisant des tests statistiques appropriés. Pour ce projet, nous prévoyons d’analyser également l’effet sexe sur les différents paramètres étudiés. Nous réaliserons donc des groupes mixtes. Si nous n’observons pas de différence significative entre les 2 sexes sur les paramètres étudiés, alors les effectifs seront réduits de moitié par rapport à nos prévisions. De même, nous prévoyons de réaliser différentes expérimentations sur des animaux invalidés à la naissance mais aussi à l’âge adulte. Nous commencerons par les groupes invalidés à la naissance. En fonction des résultats obtenus, l’analyse des groupes invalidés à l’âge adulte ne sera peut-être pas nécessaire, réduisant également le nombre d’animaux utilisés.

Raffinement

Les souris seront groupées de 3 à 5 par cage avec des petits morceaux de papiers leur permettant de faire un nid. Les animaux seront observés quotidiennement, week-end compris, pour détecter tout signe précoce de douleur, à minima par les animaliers mais également par le personnel en charge de nos animaux. Une surveillance accrue est réalisée en période péri-opératoire, les animaux étant alors observés 2 à 3f/jour. Une grille de score et de points limites sera mise en place et permettra de déterminer le palier de douleur (4 paliers : 0 pour une absence de douleur, et 3 pour une douleur sévère).Toute évolution anormale (perte de poids supérieure à 15%, prostration de l’animal, changement de comportement, isolement, blessure…) pourra ainsi être détectée. Le traitement analgésique sera alors mis en place en accord avec le palier de douleur observé. Si la douleur ne peut être traitée, l’animal sera alors mis à mort

Choix des espèces

Le modèle murin est le seul permettant la délétion inductible et tissu-spécifique de la protéine étudiée ainsi que la complexité nécessaire pour l’étude du rôle de la protéine sur le fonctionnement du système cardiovasculaire Notre modèle animal est un modèle permettant une délétion, dans le temps et dans l’espace, de notre protéine spécifiquement dans les cellules endothéliales à 2 stades : 1) en post-natal (3 jours après la naissance) ou à l’âge adulte (8 semaines). Toutes nos chirurgies sont ensuite réalisées à l’âge adulte, le réseau vasculaire étant mature. Le modèle d’anévrisme intracrânien est un modèle assez long car il comprend un traitement hypertenseur de 4 mois. Les animaux sont donc utilisés à l’âge adulte, autour de 8 semaines.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 1018
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 1018
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1018

1 018 souris vont être utilisées, chacune recevant une greffe de cellules tumorales sous la peau puis jusqu'à dix injections de composés, toutes tuées à l'issue pour analyse des tissus et des organes. Les procédures impliquent un niveau de souffrance modéré. L'abdomen est irradié sous anesthésie gazeuse pendant un quart d'heure, ce qui provoque selon le porteur une toxicité et une perte de poids modérée dans les jours suivants, les tumeurs entraînant une gêne et un inconfort qualifiés de modérés. Le projet vise d'abord à installer chez la souris un modèle de chute des lymphocytes après radiothérapie, l'espoir d'un traitement pour les patients étant placé "à plus long terme" et suspendu à d'éventuels essais cliniques.

Objectifs

La radiothérapie fait partie du traitement de près de 60% des patients atteints de cancer, que ce soit dans le cadre d’un traitement ou à des fins palliatives. Un des mécanismes d’action de la radiothérapie est l’induction de dommages létaux au niveau de l’ADN des cellules, et notamment des cellules tumorales. La radiothérapie est délivrée principalement par des accélérateurs externes et les rayons, pour atteindre la tumeur, traversent également des tissus sains et touchent des vaisseaux sanguins. Les lymphocytes sont des cellules très radiosensibles. Un des effets secondaires majeurs de la radiothérapie réside dans la survenue d’une lymphopénie. Il s’agit d’une baisse drastique du taux de lymphocytes après le début du traitement par radiothérapie. La lymphopénie radio-induite (RIL) est un phénomène transitoire qui dure généralement jusqu’entre 3 et 9 mois après la fin du traitement par radiothérapie. Elle peut persister parfois pendant des années après le traitement. La sévérité comme la durée de la lymphopénie radio-induite ont été corrélées à une plus mauvaise survie globale chez les patients traités par radiothérapie. Ce phénomène est encore mal compris. Nous savons aujourd’hui que les lymphocytes sont des acteurs majeurs de la réponse anti-tumorale et cette chute du taux de lymphocytes pourrait concourir à une mauvaise réponse anti-tumorale. Notre projet vise à établir un modèle de lymphopénie radio-induite chez la souris pour avoir un modèle sur lequel tester de nouveaux composés pouvant éventuellement réduire ou abroger cette lymphopénie.

Bénéfices attendus

La radiothérapie est un outil puissant qui fait partie de l’arsenal de traitements anticancéreux. 50% des patients traités pour un cancer reçoivent une radiothérapie au cours de leur traitement. Le but de la radiobiologie est de permettre l’amélioration de l’efficacité des radiations ionisantes sur les tumeurs (en diminuant la radiorésistance), et de minimiser les effets secondaires sur les tissus sains traversés par les rayons. La lymphopénie radio-induite est un effet secondaire majeur de la radiothérapie. Il est actuellement reconnu que les lymphocytes sont essentiels dans la réponse anti-tumorale. De plus, il a été montré que les patients qui subissent cet effet secondaire ont une plus faible chance de survie. Réduire la durée ou la sévérité de la lymphopénie pourrait éventuellement permettre d’améliorer l’efficacité antitumorale du traitement par radiothérapie et d’augmenter les chances de survie des patients traités par radiothérapie. La mise en place d’un modèle préclinique de lymphopénie radio-induite permettra d’obtenir des connaissances sur ce phénomène encore assez peu exploré et permettra de tester si certains composés peuvent réduire ou atténuer cette lymphopénie. A court terme, notre étude permettra l’apport de connaissances scientifiques supplémentaires pour mieux appréhender le phénomène de lymphopénie radio-induite mais elle constituera surtout un socle de données précliniques permettant d’envisager à plus long le transfert en clinique de nouvelles combinaisons thérapeutiques lors d’essais cliniques et donc potentiellement permettra la mise au jour d’un nouveau traitement.

Procédures

Une injection de cellules tumorales en sous-cutané sera réalisée chez tous les animaux, durée 10 secondes, sous anesthésie locale. L’injection des composés se fera par injection intrapéritonéale, sous-cutanée ou intraveineux (une à 10 injections selon les composés), durée 10 secondes, sous anesthésie locale. Les souris seront anesthésiées pendant l’irradiation (maximum 15 minutes), une fois. Les prélèvements de sang sur les souris seront réalisés sous anesthésie générale, n=3, durée 3 minutes..

Impact sur les animaux

Le type d’irradiation utilisée dans notre étude est une irradiation localisée de l’abdomen. Elle a lieu sous anesthésie gazeuse (maximum 15 minutes). Cela peut générer du stress et de l’anxiété. Par contre, l’irradiation en elle-même est indolore. Elle peut induire de la toxicité qui va se traduire par une perte de poids modérée dans les jours suivants l’irradiation.L’administration des composés par voie intrapéritonéale ou sous-cutané ou intravein eux peut engendrer de la douleur et un stress léger et transitoire (mais les injections seront faites sous anesthésie locale). L’administration des composés per os peut engendrer du stress léger et de courte durée. Les tumeurs peuvent entraîner une gêne et un inconfort modérés.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à la fin des procédures expérimentales aux fins d'analyses sur tissus et organes post-mortem.

Remplacement

Il a clairement été mis en évidence ces dernières décennies que le système immunitaire et le microenvironnement tumoral jouent un rôle fondamental dans la progression tumorale ainsi que dans la réponse à la radiothérapie et aux traitements anticancéreux en général. Il n’existe actuellement pas d’alternative permettant de récapituler aussi bien qu’un organisme vivant l’ensemble de ces interactions dans leur nombre et leur complexité. De même, il n'existe pas de sytème permettant de reproduire les interactions entre les éléments du sang, les cytokines, la tumeur et le sytème immunitaire dans sa globalité. La phénomène de la lymphopénie n'a pour l'instant pas pû être modélisé in vitro ou in silico.is

Réduction

Une analyse statistique à priori a été effectuée afin de calculer le nombre minimum d’animaux nécessaires pour détecter des différences significatives au niveau du taux de lymphocytes dans le sang au cours du temps. L’analyse des différences de taux de lymphocytes se fera avec une analyse de la variance pour tester la significativité des différences obtenues pour les différents groupes.

Raffinement

Au cours de notre projet, les nuisances aux animaux sont de la douleur et du stress. Pour les injections un anesthésique local sera appliqué sur la peau avant chaque injection. L’irradiation sera réalisée sous anesthésie générale pour réduire le stress induit. Les prélèvements de sang seront réalisés par une personne entraînée qui effectue déjà ce geste depuis longtemps au sein du laboratoire pour réduire le temps et le stress induit, sous anesthésie locale. Les animaux seront observés quotidiennement (vérification de l’état général) et pesés 3 fois par semaine (pour surveiller la survenue d’une éventuelle perte de poids. Du Diet Gel Hi Energy pourra être introduit en cas de perte de poids). De l’enrichissement est introduit dans les cages tout au long de l’expérience. Des points limites précoces ont été définis et seront strictement appliqués.

Choix des espèces

Les souris ont été choisies pour leur capacité à développer rapidement et efficacement des tumeurs et pour l’homogénéité et donc la fiabilité des résultats que l’on peut générer avec ce modèle (souris congéniques, avec recul important sur les données antérieures). Les animaux auront 8 semaines, jeunes adultes, ce qui correspond au meilleur âge pour les greffes et à la population de patients visées.