Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Multisystémique
- Oncologie
- Organes sensoriels
- Système cardiaque
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
- Système musculosquelettique
- Système nerveux
- Système respiratoire
- Système urogénital
Etude du microenvironnement immunitaire dans le développement précancéreux à la zone de transition anorectale
- Recherche fondamentale
- Oncologie
3 424 souris vont être utilisées, chacune pouvant subir jusqu'à huit grattages de la zone anorectale au scalpel à bout rond, deux fois par semaine pendant quatre semaines, dans des procédures allant d'un niveau de souffrance léger à sévère. Toutes sont tuées, avec ou sans prélèvement d'organes selon qu'elles portent ou non le génotype recherché. Elles expriment un oncogène qui leur fait développer au bout d'un mois des papillomes dans la bouche, gênant la prise de nourriture solide, ce que le porteur dit compenser en humidifiant l'aliment. Le bénéfice avancé, mieux comprendre les étapes précoces des carcinomes de la zone anorectale, reste une hypothèse de recherche fondamentale, quand les blessures répétées et l'inflammation qu'elles provoquent sont infligées d'emblée.
Objectifs
Les épithéliums sont des tissus qui se renouvellent constamment et sont susceptibles de développer des cancers. Ces cancers appelés carcinomes font partie des cancers les plus fréquents et les plus agressifs chez l’homme. Nous avons fait des progrès majeurs dans la compréhension des mécanismes impliqués dans ces cancers. Nous avons identifié une voie de signalisation qui est un puissant suppresseur de tumeur dans ces épithéliums et un oncogène qui est un facteur important dans l’initiation tumorale. Nous avons aussi montré que les zones de transition entre différents types d’épithéliums sont entourées d’un environnement unique qui pourrait favoriser l'initiation de cancers. Nous avons développé un modèle unique de souris exprimant cet oncogène spécifiquement à la zone de transition se trouvant à la zone anorectale et qui entraine une prolifération anormale dans cette zone. Le but de ce projet est de récapituler des tumeurs anorectales pour suivre les étapes précoces de la progression tumorale et pour établir une cartographie au niveau de l'environnement tissulaire et immunitaire de cette zone. Cette étude permettra de mettre en évidence des éléments potentiellement impliqués dans la progression d’un état normal à cancéreux, que nous validerons in vivo et sur des cultures tridimensionnelle de zone de transition.
Bénéfices attendus
Les cancers se développant dans les zones de transition anorectales sont des carcinomes et font partie des cancers les plus fréquents et agressifs chez l’homme. Cependant les mécanismes moléculaires de dissémination de ces cancers sont peu étudiés et basés majoritairement sur des corrélations cliniques. De plus, la physiologie des cellules dans ces régions et leur rôle dans l’initiation tumoral sont peu étudiés. Depuis 10 ans, les développements de l'oncologie et les succès récents de l'immunothérapie ont montré le rôle déterminant des cellules immunitaires dans la progression des cancers en stade avancé. Cependant, peu de choses sont connues sur l'interaction entre les cellules immunitaires et les cellules épithéliales au début du processus de transformation. L’utilisation de modèles animaux qui permet de suivre le devenir de ces cellules dans des situations de stress induit par des blessures qui peuvent être des débuts de situation cancéreuses sont donc indispensables pour extrapoler de futur développement de thérapies ciblées chez l’homme.
Procédures
Une partie des animaux seront soumis à des blessures mécaniques à la zone de transition anorectale. La blessure sera effectuée sous anesthésie gazeuse, sera complémentée d’une injection d’un antidouleur et sera répétée 2 fois par semaine pendant 2 semaines (4 blessures) ou 4 semaines (8 blessures) afin de récapituler les étapes de la progression tumorale. Le geste complet (en prenant en compte la durée d’anesthésie, l’injection et la blessure) dure environ 10 minutes par animal. Une partie des animaux seront soumis aux mêmes blessures en ajoutant des injections intrapéritonéale d'anti-IL-17 ou d'IgG contrôle afin de déterminer si la diminution de l'inflammation ralentit ou arrête le développement tumoral. Ces injections seront réalisées la veille de chaque blessure. Une partie des animaux recevront une transplantation orthotopique de cellules issues d'organoïdes murins exprimant un oncogène pour analyser les étapes précoces du développement tumoral. La transplantation se fera via une injection à la zone anorectale. Les animaux seront manipulés pour évaluation de l’état général via une grille de score et pesés 2 fois par semaine (environ 5 minutes par animal).
Impact sur les animaux
Les animaux exprimant l'oncogène KRAS au niveau des zones de transition, sont connus pour présenter un phénotype dommageable qui se traduit par le développement de papillomes au niveau buccal au bout de 1 mois d'induction. Les papillomes sont des proliférations excessives de couches épithéliales non malignes et non invasives mais qui créent une gêne lors de la prise de nourriture solide lorsqu'ils atteignent une certaine taille. Les animaux induits présentent également une hyperplasie au niveau des zones de transition (notamment gastrique et anorectale). La répétition des blessures crée une inflammation au niveau de la zone anorectale qui entraîne une prolifération anormale. Les animaux recevront des injections ce qui crée une douleur. Lors de l’acte de blessure anorectale (2 fois par semaine pendant 2 ou 4 semaines), la zone anorectale sera grattée avec un scalpel à bout rond ce qui va créer une lésion et donc une douleur. Le développement des organoïdes greffés à la zone de transition anorectale crée une lésion. La manipulation des animaux peut entrainer un stress. Les animaux seront identifiés avec une bague au niveau de l'oreille et une biopsie de queue sera réalisée pour le génotypage ce qui crée une douleur ponctuelle.
Devenir
Tous les animaux de toutes les procédures du projet seront mis à mort afin d'effectuer les prélèvements d'organes nécessaires à nos analyses ou sans prélèvements s'ils ne possèdent pas le génotype d'intérêt.
Remplacement
Nous ne pouvons pas reproduire une blessure physiologique in vitro et l’utilisation de ces souris est cruciale pour nos expériences afin de tester le rôle des cellules des zones de transition dans l’initiation tumorale. Néanmoins, nous prévoyons de mettre en culture des organoïdes à partir des tissus de ces souris afin d'étudier si des populations spécialisées de cellules sont directement liées au développement tumoral, ce qui nous permettra de diminuer le nombre d'animaux utilisés.
Réduction
Nous réduirons au maximum le nombre d'animaux pour n'utiliser que le nombre nécessaire afin d'obtenir des résultats statistiquement fiables. Nous prévoyons d'utiliser des organoïdes pour effectuer certains tests, ce qui nous permettra de diminuer le nombre d'animaux.
Raffinement
Les animaux seront hébergés en groupe pour un enrichissement social et afin de respecter l'instinct grégaire de cette espèce. La nourriture et l'eau sont fournies ad libitum. Du matériel de nidification est mis à disposition des animaux (dôme, coton, copeaux compressés). Les locaux d'hébergement sont séparés des locaux d'expérimentation. Les animaux destinés aux procédures expérimentales feront l’objet d’une phase d’acclimatation dans les locaux dédiés au suivi de l’expérimentation. Cette phase sera de 7 jours pour les animaux produits sur site. Les animaux exprimant l'oncogène KRAS au niveau des zones de transition, sont connus pour présenter des papillomes au niveau buccal au bout de 1 mois d'induction. Les papillomes sont des proliférations excessives de cellules de la peau qui ne sont pas tumorales. Nous avons démontré que l'ajout de nourriture humidifiée dans la cage permet aux animaux de continuer à se nourrir normalement, sans perte de poids.
Choix des espèces
Nous avons créé un modèle murin pour une meilleure compréhension du développement des cancers des zones de transition et pour le développement de meilleures méthodes de diagnostic et traitement des cancers épithéliaux dans le futur. De plus les techniques de blessure proposées chez la souris sont optimales pour obtenir des résultats qui pourront être extrapolés chez l’homme. Des animaux adultes seront utilisés pour avoir un poids équivalent entre les animaux et s’assurer de la maturité.
Étude d’un nouvel agent médicamenteux dans un modèle murin d’athérothrombose induite par rupture de plaque 1/2
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
Valider chez la souris un peptide antithrombotique déjà testé sur des plaquettes humaines et sur un autre modèle murin, tel est l'objet de ce projet. 40 souris nourries vingt-huit semaines au régime gras vont être utilisées, opérées sous anesthésie et tuées avant tout réveil. Chacune reçoit deux injections intraveineuses et une chirurgie de quinze minutes, la formation du thrombus après rupture de plaque d'athérome étant observée en microscopie intravitale. Les animaux sont hébergés dans un premier établissement puis transportés en véhicule personnel sur 5,8 kilomètres vers un second, où ils sont tués, les actes chirurgicaux ne permettant pas leur réveil. Le porteur annonce un bénéfice clinique possible "pour des millions de patients", et sur le remplacement il ne cite aucune méthode de substitution, se limitant à qualifier de "très encourageants" les résultats déjà obtenus ex vivo et in vivo.
Objectifs
Dans le monde, les pathologies cardiovasculaires représentent la première cause de mortalité (environ 38 % des décès) devant les cancers. Les complications majeures de la thrombose survenant suite à la rupture d’une plaque graisseuse (plaque d’athérome) dans une artère sont l’infarctus du myocarde et les accidents vasculaires cérébraux. À la vue de ce constat, il est aujourd’hui essentiel de découvrir de nouvelles approches thérapeutiques dirigées contre des cibles moléculaires originales impliquées dans ces processus. Le projet se déroulera dans deux établissements utilisateurs.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus de notre candidat peptide sont une diminution de la taille voir une absence de thrombus suite à la rupture/érosion de la plaque d’athérome. De plus, comme décrit précédemment des traitements antithrombotiques existent actuellement sur le marché cependant ceux-ci sont fortement corrélés à un risque accru de saignement. Le candidat peptide étudié dans notre procédure n’augmente pas le risque hémorragique. Ce candidat peptide pourrait donc conduire à un réel bénéfice clinique pour des millions de patients traités en prévention primaire ou secondaire de pathologies cardiovasculaires. La réalisation de ce projet d’expérimentation animale permettra de valider et de renforcer les résultats obtenus précédemment et ainsi de démontrer l’effet antithrombotique de notre candidat peptide dans un modèle murin, et ainsi permettre d'avoir des données physiopathologiques qui se rapprochent des cas cliniques observés. En effet les patients les plus à risque de thrombose développent, au cours du vieillissement ou lors de pathologies chroniques, des plaques à l’intérieur de la paroi des artères.
Procédures
Pour toutes les souris de la procédure : injection d’anesthésique et d’analgésique, injection intraveineuse (2 fois), chirurgie (15 minutes). Le projet se déroulera dans deux établissements utilisateurs : l'établissement utilisateur 1 pour l'hébergement des animaux et l'établissement utilisateur 2 pour la réalisation des expériences.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables peuvent être un stress physique ou thermique de courte durée, une douleur de courte durée à l’endroit des injections.
Devenir
A l'issue de la procédure les animaux seront euthanasiés sans douleur et encore sous anesthésie. Les actes chirurgicaux induits par la procédure sur les animaux ne permettent pas le réveil des animaux.
Remplacement
Nos résultats très encourageants d’une part sur des modèles ex vivo (expériences d’agrégation plaquettaire humaine, chambres de perfusion), et d’autre part sur les modèles in vivo avec les plaquettes de souris (modèle murin de thrombus carotidienne induite par le perchlorure de fer) nous permettent de penser que ce modèle permet de réconcilier les limites de chaque approche, et dans le futur, de se rapprocher de l’aspect physiopathologique de la clinique.
Réduction
Le nombre de souris par expérience est calculé pour permettre le plus faible nombre d'animaux utilisés tout en obtenant des résultats permettant une interprétation fiable basée sur des analyses statistiques adaptées
Raffinement
Une observation quotidienne des souris sera réalisée afin de garantir leur bien-être et détecter d’éventuels signes de douleur ou de stress. L’utilisation d’anesthésiques, d’analgésiques et d’antalgiques permettra de prévenir et/ou traiter toute douleur éventuelle. Un soin sera apporté aux conditions d’hébergement permettant de limiter le stress (enrichissement du milieu de vie, respect de leur vie en groupe, surveillance quotidienne). Puis, au cours de l’anesthésie, les signes vitaux seront surveillés avec une attention particulière portée à la respiration et au rythme cardiaque avec un maintien de la température corporelle grâce à une plaque thermorégulée et une lampe chauffante. L’ensemble des animaux sera euthanasié à la fin du protocole. Afin de pouvoir réaliser les expériences de microscopie intravitale nécessaire pour la mesure de la thrombose, les animaux seront transportés de l'Etablissement Utilisateur 1 (lieu d'hébergement pendant toute la durée du régime gras) à l'Etablissement Utilisateur 2 (lieu d'hébergement terminal avant réalisation des expériences et euthanasie des animaux). Les animaux seront transportés par véhicule personnel climatisé afin de conserver une température optimale pour les animaux de 20°C (5,8 km, 10 min de transport). Le transport sera effectué dans des cages de transport propres, dédiées, et les animaux seront remis en cage de stabulation avec eau et nourriture ad libitum dès leur arrivée.
Choix des espèces
Le modèle murin utilisé dans ce projet constitue le modèle de référence pour leur capacité à développer des plaques athéroscléreuses dans la paroi des artères. L'utilisation à 28 semaines de ces animaux après un régime riche en graisse permet de se rapprocher des conditions physiopathologiques retrouvées chez l'homme.
Rôle de l’activité d’une protéine membranaire dans un modèle épileptique chez la souris. 1/2
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Deux injections dès le premier jour après la naissance, une biopsie avant le sevrage, quinze injections de traitements entre le dixième et le vingt-cinquième jour, puis deux chirurgies à l'âge adulte dont une sans réveil. 2 605 souris vont être utilisées dans des procédures allant d'un niveau de souffrance léger à sévère, toutes tuées pour le prélèvement de leurs tissus. Le modèle repose sur la modification d'un canal ionique dans le cerveau pour provoquer des crises d'épilepsie et étudier la sclérose tubéreuse de Bourneville. Le porteur justifie son effectif par un calcul donnant six individus par groupe, sans dire comment on passe de six à 2 605, et n'annonce comme atteintes que la "survenue de crises d'épilepsies" et des "irritations dues aux injections répétées", alors qu'une partie des procédures est classée en souffrance sévère.
Objectifs
Notre objectif est de mettre en place des modèles de souris porteurs d'un canal modifié dans le cerveau. Ces modèles nous permettront de mieux comprendre les mécanismes conduisant à des désordres neurologiques et des crises épileptiques.
Bénéfices attendus
L'établissement de modèles murins pertinents avec atteintes cérébrales permettra de mieux comprendre la physiopathologie de la sclérose tubéreuse de Bourneville et de découvrir des mécanismes génétiques responsables du développement du cerveau et de la formation des crises d’épilepsie. Il permettra d’identifier de nouveaux biomarqueurs potentiellement impliqués dans la sclérose tubéreuse de Bourneville et dans d’autres pathologies neurologiques et de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques pour les patients réfractaires aux traitements actuels.
Procédures
-2 injections chez le nouveau-né à P1 (2 min) -biopsies avant le sevrage à P21 (10 secondes) -15 injections de traitements pharmacologiques entre P10 et P25 (3 minutes) -chirurgie pour installation d’un transmetteur de 30 min à l’âge adulte -chirurgie sans réveil de 10 minutes à l’âge adulte
Impact sur les animaux
-survenue de crises d’épilepsies -irritations dues aux injections répétées
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort pour prélever les tissus.
Remplacement
Le développement du cerveau et l’épilepsie sont des processus biologiques complexes où de nombreux types cellulaires communiquent entre eux en 3 dimensions. Aucun modèle in vitro ne peut mimer à ce jour ces processus. Les modèles animaux sont nécessaires pour évaluer les altérations moléculaires à la base des maladies et les interactions avec les différents organes et le système immunitaire.
Réduction
L'analyse de paramètres multiples par souris et l'utilisation de tests statistiques adaptés permettront de réduire le nombre de souris utilisées à son minimum. En se basant sur les résultats de la litterature et notre expérience au laboratoire nous avons calculé que n=6 individus par groupe est nécessaire pour obtenir des résultats exploitables et signitificatifs.
Raffinement
Les souris seront surveillées quotidiennement par les membres formés et qualifiés de l'animalerie afin de détecter tout signe de douleur ou de maladie ainsi que les weekends par les personnes d'astreinte. Les souris bénéficieront d'un enrichissement. Les souris seront hébergées par 5 en cage ventilée. Les responsables du projet formés aux gestes tiendront une fiche d’observation des points limites au cours de la procédure. Le volume des injections sera réduit au minimum possible. Pour éviter une irritation, une solution apaisante sera appliquée. Pendant les différentes chirurgies, les animaux seront sous anesthésie générale avec analgésie.
Choix des espèces
Voici plusieurs facteurs qui justifient le choix de la souris : 1) tous les gènes d'intérêt, jusqu’à présent identifiés sont conservés chez la souris et l’homme, ainsi que leur fonction ; 2) la souris est le modèle de choix pour les techniques qui visent à introduire des mutations dans le génome des mammifères ; 3) nous disposons d’un large répertoire de lignées de souris modèles, ce qui permet d’évaluer l’interaction parmi plusieurs éléments de cette signalisation ; 4) nous disposons également de nombreux outils adaptés à la souris ; 5) la taille des souris, leur durée de vie, leur capacité reproductive est particulièrement adaptée à un programme de recherche de 5 ans; 6) l'âge postnatal est le stade de développement privilégié pour étudier la survenue des crises épileptiques.
Evaluation de l’impact d’un sevrage tardif sur la santé digestive des porcelets
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
Immobilisés vigiles, la tête en extension et les yeux masqués, 60 porcelets subissent une ou deux prises de sang dans la veine jugulaire, espacées de vingt-huit jours. Les procédures sont classées en souffrance légère, le porteur signalant qu'un malaise vagal peut survenir pendant le prélèvement. L'objectif déclaré est d'améliorer la santé digestive et le bien-être des porcelets en retardant le sevrage à quarante-neuf jours, une pratique déjà imposée par le cahier des charges de l'élevage biologique, et le porteur y voit aussi un moyen de limiter les intrants médicamenteux et de redresser les "performances technico-économiques". 40 porcelets sont tués, vingt au vingt-huitième jour et vingt au cinquante-sixième, pour prélever leurs compartiments digestifs, les vingt autres poursuivant leur croissance jusqu'à l'abattage commercial.
Objectifs
Chez les mammifères, le sevrage se définit comme la période de transition d’une alimentation exclusivement lactée vers une alimentation solide. Chez le porc, en conditions de semi-liberté cette transition est progressive jusqu’à l’arrêt complet de l’ingestion lactée entre 12 et 17 semaines d’âge. En élevage, le sevrage correspond à la fin de la consommation de lait par les jeunes, la séparation avec la mère et la mise en lot avec d’autres congénères et est couramment réalisé entre 21 et 28 jours d’âge en élevage conventionnel. Le système immunitaire et digestif du porcelet est encore immature à cet âge. Cette période est dès lors souvent associée à des troubles digestifs qui pénalisent la santé et le bien être des porcelets, induisant une augmentation des intrants médicamenteux et une dégradation des performances technico-économiques. Dans ce cadre, nous faisons l’hypothèse qu’un sevrage plus tardif permettrait d’optimiser la maturation digestive, permettant de préserver la santé des animaux dans les phases ultérieures de la vie. Les effets d’un sevrage dit « tardif » (au delà de 42j) sur l’adaptation physiologique du porcelet au sevrage ont cependant fait l’objet de peu d’études. Dans le cadre du présent projet, nous avons donc souhaité caractériser finement l’impact d’un sevrage tardif sur la santé et la maturation digestive. Ce projet s’inscrit dans la continué d’un projet antérieur ayant permis d’évaluer l’impact du sevrage tardif sur le comportement (indicateur du bien-être), la croissance et la santé globale (évaluations cliniques et marqueurs sanguins) du porcelet. Le comportement des animaux pouvant être altéré par certains prélèvements nécessaires à la caractérisation digestive, celle-ci n’a pas pu être effectuée au cours du 1er protocole expérimental, et fait donc l’objet de la présente demande. L’objectif de recherche fondamental de ce projet exploratoire est ainsi d’évaluer l’impact d’un sevrage dit « tardif » sur la santé digestive et systémique du porcelet. Dans ce cadre nous avons choisi de comparer un sevrage à 49 jours d’âge, dit « tardif » avec un sevrage « conventionnel » à 21 jours.
Bénéfices attendus
Ce projet exploratoire fournira des premiers éléments factuels sur les effets d’un sevrage tardif sur la santé digestive en élevage porcin. Le sevrage tardif étant une composante clé de l’élevage porcin biologique, imposé par le cahier des charges (>40j), ces données seront d’un grand intérêt pour cette filière mais pourront également contribuer à l’amélioration des pratiques d’élevage dans la filière conventionnelle. Ce projet pourrait donc permettre à moyen/long terme d’améliorer la santé en élevage porcin.
Procédures
1 (20 individus) ou 2 (40 individus) prélèvements sanguins par porcelet, espacés de 28 jours, seront effectués dans la veine jugulaire sur animaux vigiles immobilisés avec une contention douce. La durée de contention de chaque porcelet est limitée à 2 minutes et celle de la prise de sang à 30 secondes.
Impact sur les animaux
Ces prélèvements sont susceptibles d’induire un stress transitoire léger ainsi qu’une douleur légère et transitoire associée à l’introduction de l’aiguille pour les animaux.
Devenir
Les animaux poursuivront leur croissance en élevage conventionnel jusqu'à mise à mort expérimentale ou abattage commercial. La caractérisation de la maturation et de la santé digestive nécessite l’accès aux compartiments digestifs. 40 porcelets seront ainsi mis à mort (20 à J28 et 20 à J56) dans le cadre du protocole afin d’effectuer des prélèvements tissulaires post-mortem
Remplacement
Il n'existe pas de méthodes in vitro ou in silico actuellement qui permettent d'aborder la question de l'effet du sevrage sur un organisme entier. L’utilisation d’animaux vivants est ainsi nécessaire.
Réduction
40 porcelets (10 par date et par lot) sont nécessaires pour tenir compte de la variabilité des paramètres sanguins (J24 et J52) et digestifs (J28 et J56 ; hors champ) mesurés et correspond à l’effectif suffisant et nécessaire pour évaluer statistiquement l’impact de l’âge au sevrage sur ces paramètres tout en prenant en compte l’effet portée. Afin de garder l’équilibre entre portées dans les animaux prélevés (prélèvements sanguins et post mortem), et afin de tenir compte des troubles sanitaires éventuels en cours d’essai, 1 porcelet supplémentaire par lot et par portée sera prévu. 60 porcelets (2 lots x 10 portées x 3 porcelets = 60) seront donc suivis.
Raffinement
L’état de santé des animaux sera suivi individuellement de façon hebdomadaire, lors des pesées, via une fiche de suivi reprenant l’aspect général des animaux, celui de l’appareil digestif, respiratoire et locomoteur et de la peau. De plus, une évaluation collective quotidienne permettra d’identifier les animaux avec un état de santé dégradé. Les animaux identifiés comme ayant un état de santé dégradé à la pesée ou lors du suivi collectif seront ensuite suivis quotidiennement de façon individuelle jusqu’à retour à la normal. Des arbres décisionnels gradés ont été mis en place afin d'intervenir de façon adéquate le plus rapidement possible en cas de problème. En cas de diarrhée ou de toux forte sur plus de 4 jours consécutifs, de fort amaigrissement, de plaies ou de boiterie graves l’animal sera exclu de l’expérimentation et soumis à un traitement après avis vétérinaire. Afin de réduire le stress lié à la contention lors des prises de sang, les porcelets seront immobilisés dans un dispositif permettant de porter les porcelets avec une contention douce, les pattes dirigées vers le sol avec la tête en extension et les yeux masqués. La durée de contention sera limitée à 2 min et celle de la prise de sang à 30 secondes. En cas de saignement local, une pression légère sur la gorge au point de prélèvement sera appliquée à la suite du prélèvement. Une fois le saignement arrêté, l’animal sera reposé au sol et son comportement surveillé. A de rares occasion un malaise vagal peut être induit avec un retour de conscience rapide (1 min) ou d’un malaise vagal lors du 1er prélèvement, le porcelet ne sera pas prélevé à J52. Enfin, le milieu de vie des animaux sera enrichi : en post-sevrage des sacs de jute et cordelettes seront suspendus dans les loges (changés 2 fois par semaine).
Choix des espèces
Le projet vise à évaluer l’impact du sevrage tardif en élevage porcin, cette espèce est donc requise pour le projet. Le projet visant à évaluer l’impact de l’âge au sevrage sur la santé des porcelets, ceux-ci seront suivis de leur sevrage jusqu’ à 70j d’âge (transition post-sevrage – engraissement).
Exploration de la plasticité synaptique et de l’inflammation après un AVC chez la souris adulte.
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Pour vérifier, dans une étude qualifiée de pilote, si un AVC provoque des altérations dans des régions du cerveau non connectées à la zone lésée, 432 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. Chacune subit une chirurgie d'environ quarante-cinq minutes pour déclencher l'infarctus cortical, puis une perfusion intracardiaque de vingt minutes sous anesthésie. Le porteur qualifie le modèle de peu invasif et annonce qu'il ne s'accompagne "typiquement" pas de symptômes majeurs, tout en prévoyant douleur et perte de poids après l'opération. La douleur est notée jusqu'au deuxième jour selon une grille à cinq critères, dont l'aspect de la plaie et les changements de poids, l'animal qui ne montre aucun signe passant ensuite à un suivi hebdomadaire.
Objectifs
Les accidents vasculaires cérébraux (AVC) sont une cause majeure de déficits moteurs à long-terme et de déficits cognitifs. Certains symptômes se manifestent tardivement et ne sont pas forcément liés à la région initialement lésée, suggérant qu’un AVC dans une région spécifique peut aussi causer des modifications dans d’autres régions du cerveau. Des altérations dans des régions directement connectées à la zone infarcie ont déjà été corrélées à l’apparition de troubles tardifs. Cependant, les régions associées aux fonctions impactées (les fonctions de mémoire par exemple) ne sont pas toujours directement connectées à la région lésée. Nous émettons donc l’hypothèse que des modifications pourraient donc ne pas se restreindre aux régions connectées à l’infarctus primaire mais s’étendre spatialement et temporellement dans le cerveau. Dans cette étude pilote, nous voulons induire un AVC limité à une région précise du cerveau d’un modèle murin afin d’étudier l’impact de la lésion dans d’autres régions du cerveau, pas directement connectées à la zone infarcie. Si notre hypothèse est confirmée, nous aurions identifié un des mécanismes qui pourraient sous-tendre la manifestation de symptômes fonctionnellement liés à des zones non connectées dans un modèle murin.
Bénéfices attendus
Ce projet nous permettra de valider notre observation préliminaire qui vise à mieux comprendre les mécanismes sous-tendant les troubles de mémoire qui se manifestent tardivement après un AVC, même quand la région initialement lésée n’est pas impliquée dans les fonctions mnésiques. Nous émettons l’hypothèse que l’altération d’un mécanisme cellulaire associé à la mémoire ainsi qu’un état inflammatoire pourraient être présents dans des régions non directement connectées à la zone infarcie. Si notre hypothèse est confirmée, nous effectuerons une étude complète qui pourrait avoir des répercussions positives sur la recherche pré-clinique s’intéressant aux troubles cognitifs post-AVC.
Procédures
Les animaux seront soumis à une chirurgie peu invasive pour induire l’AVC sous anesthésie générale (environ 45 minutes). Ils seront enfin soumis à une perfusion intracardiaque toujours sous anesthésie générale (20 minutes). Tous les animaux sont concernés.
Impact sur les animaux
La méthode utilisée induit un infarctus cortical limité et typiquement ne s’accompagne pas de symptômes majeurs, ce qui rend le modèle facilement utilisable et limite la souffrance animale. Cependant, suite à la procédure chirurgicale, une douleur ainsi qu’une perte de poids peuvent survenir. Les animaux seront observés quotidiennement pendant deux jours. La douleur sera évaluée jusqu’à J2 après chirurgie selon une grille d’évaluation, organisée selon 5 grands critères : apparence physique, comportement non provoqué, changements de poids corporel, la locomotion ou encore l’aspect de la plaie. Si après deux jours l’animal ne montre aucun signe de souffrance, il sera suivi ensuite une fois par semaine. En cas de détérioration ou de souffrance animale, l’animal sera pris en charge par l’utilisateur ou par la vétérinaire.
Devenir
A l’issue de toutes les expériences, les animaux ne seront pas gardés du fait des techniques/procédures subies et seront de ce fait mis à mort.
Remplacement
L’AVC sera induit par la méthode la moins invasive disponible actuellement pour reproduire certain aspects de la pathologie humaine. Aujourd’hui ils n’existent pas des modèles in vitro (cultures cellulaires, organoïdes) pour étudier des conséquences anatomiques et cellulaires induites par un AVC dans les régions non lésées initialement et donc pas de méthode alternative permettant de REMPLACER les animaux. En effet, cette étude nécessite la complexité et la connectivité du cerveau adulte.
Réduction
Le nombre de souris a été évalué sur la base de travaux précédents en tenant compte des divers problèmes que nous pourrions rencontrer au cours des différentes phases expérimentales (problèmes au cours de la chirurgie, la perfusion,des expériences d’électrophysiologie et d’immunohistochimie), ainsi que de la variabilité des résultats. Le déroulement des expériences est organisé afin de limiter au maximum le nombre d’animaux. Nous adapterons d’abord le protocole afin d’avoir une lésion initiale reproductible, de taille maximale limitée au cortex, et seulement ensuite les autres expériences seront réalisées.
Raffinement
Des mesures de RAFFINEMENT seront mises en place durant toute la durée du projet. Les animaux seront hébergés au sein d'un établissement utilisateur agréé dans des conditions d’hébergement favorisant leur bien-être. Ils seront placés dans des cages enrichies, au nombre de 4-5 animaux par cage. Ils seront stabulés dans une animalerie thermorégulée avec hygrométrie. L’accès à la nourriture et à l’eau sera ad libitum et un changement de litière sera effectué chaque semaine. Dans une étude précédente, le nombre d’animaux qui ont montré des signes de souffrance dû à l’induction de l’AVC était très limité (moins de 3%). Nous nous attendons à ce que la lésion soit plus petite avec un temps d’illumination plus court et donc que ce pourcentage se rapproche de zéro. Si l’animal présente des signes de douleur au cours de l’expérimentation, l’animal sera pris en charge par l’expérimentateur. Si nous n’observons pas d’amélioration de l’état de l’animal, nous ferons intervenir la vétérinaire responsable.
Choix des espèces
Le modèle envisagé a déjà été induit chez la souris et il a été démontré que les AVC s’accompagnaient de modifications dans des structures du cerveau pas initialement lésées, mais connecté à la région infarcie. Ce modèle permet de produire des tranches de cerveau pour réaliser des études d’électrophysiologie et d’immunohistochimie afin d’explorer des modifications dans d’autres régions du cerveau pas encore étudiées. Nous utiliserons des souris âgées de 16-24 semaines. Cette tranche d’âge permet d’étudier les conséquences d’un AVC chez un animal adulte et correspond à un jeune adulte chez l’homme.
Etude de l’impact d’une séparation maternelle néonatale sur les propriétés électrophysiologiques des neurones relais du système nociceptif spinal et supraspinal
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
- Système nerveux
La moitié des ratons sont retirés de la cage de leur mère trois heures par jour, du deuxième au douzième jour après la naissance. 160 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués pour le prélèvement de tissus nerveux. Le protocole cherche à reproduire chez le rat les effets de la prématurité humaine, puis à enregistrer l'activité des neurones de la moelle épinière et de l'hippocampe, le porteur décrivant lui-même ce stress comme installant une anxiété chronique et des troubles durables de l'adaptation au stress. Les mères ne retournent pas à la reproduction et sont tuées après le sevrage, parce que la séparation a altéré le fonctionnement de leur système nerveux.
Objectifs
Pendant très longtemps, la douleur du nouveau-né a été ignorée et négligée lors de sa prise en charge. Ce n’est qu’au début des années 90 que ce problème a commencé à être pris en compte en clinique humaine et de nombreux progrès restent à faire. Les nouveaux nés ressentent non seulement la douleur mais sont extrêmement sensibles aux stimulations aversives. Ceci est d’autant plus vrai pour les enfants nés prématurés (nés avant la 35ème semaine de grossesse) dont la prévalence mondiale était de 9.6 % en 2005. La prématurité conduit ces enfants à développer parfois des troubles moteurs et comportementaux et une hypersensibilité douloureuse pouvant perdurer à l’âge adulte. La séparation maternelle néonatale (SMN, 3h/jour du 2ème au 12ème jour post-natal) est un stress postnatal qui a été décrit comme un modèle reflétant la prématurité humaine. De nombreux travaux ont montré que les animaux exposés à ce stress postnatal présentaient des hypersensibilités douloureuses des troubles des comportements sociaux, une modification de la perception douloureuse au niveau de la moelle épinière ainsi que des déficits cognitifs. Dans ce contexte, nous cherchons à affiner notre compréhension de l’impact de la séparation maternelle néonatale sur le codage de l’information nociceptive par les structures nerveuses spinales et supraspinales. L’objectif est de caractériser les modifications fonctionnelles au niveau neuronal qui rend compte des symptômes observés.
Bénéfices attendus
L’ensemble de ces travaux nous permettra de mieux comprendre les phénomènes de sensibilisation nociceptive ainsi que des déficits cognitifs qui semblent se mettre en place durablement suite à des épisodes de stress non douloureux durant la période néonatale en utilisant le modèle de séparation maternelle néonatale. Nous répondrons à la question d'une origine d'un dysfonctionnement de communication nerveuse expliquant les symptômes qui façonne l’expérience douloureuse et augmente le risque de développer une neuropathologie chronique selon les études épidémiologiques sur le sujet.
Procédures
La moitié des animaux sera soumis au protocole de séparation maternelle néonatale : séparation des ratons de la cage de leur mère 3h/j du 2ème au 12ème jour post-natal.
Impact sur les animaux
La séparation maternelle neonatale chez le rat est un modèle classique de stress psycho-social et a donc des conséquences sur le comportement des animaux (expression de symptomes d'anxiété chronique et troubles de l'adaptation au stress). Les ratons sont placés sous une lampe rouge chauffante avant d’éviter tout risque d’hypothermie. Le protocole de SMN est également connu pour augmenter les comportements maternels après retours de ratons dans la cage de la mère. Après sevrage, la mère ne réintègrera pas le processus de reproduction mais sera euthanasiée puisque la séparation maternelle altère le fonctionnement de son système nerveux, ce qui induit au niveau comportemental une anxiété accrue.
Devenir
Les enregistrements electrphysiologiques nécassitant le prélèvement de tissus nerveux, tous les animaux seront mis à mort.
Remplacement
Ce projet portant sur l’étude d’un système intégré et mature, il nous a été impossible de remplacer l’utilisation d’animaux par des tests in-vitro.
Réduction
Nous prévoyons un nombre d’animaux suffisant pour d’obtenir des résultats exploitables en termes statistiques. Le nombre d’animaux prend en compte les deux sites d’enregistrement nécessaires (moelle épinière et hippocampe) ainsi que les variabilités interindividuelles nécessitant un certain nombre d’animaux pour obtenir des résultats statistiquement significatifs lors des tests paramétriques.
Raffinement
Notre étude s'interesse à l'impact de l'environement sur les nouveaux-nés. Pour pouvoir comparer nos groupes d'animaux, il nous faut un environnement enrichi tout en étant le plus homogène possible. Ceci nous permets d'étudier uniquement l'impact de la séparation maternelle. Les animaux sont ainsi hébergés en cage collectives afin de préserver les interactions sociales avec leurs congénères et ont constamment à leur disposition de la frisure pour nid, un bâton à ronger et un tunnel. Ils sont placés en conditions de températures et hygrométrie contrôlées, en cycle jour/nuit de 12h/12h avec eau et nourriture ad libitum. Durant la séparation maternelle néonatale, les ratons sont placés sous une lampe rouge chauffante afin d'éviter toute hypothermie.
Choix des espèces
Nos précédentes études étant réalisées sur le rat, nous conserverons ce modèle qui est bien caractérisé sur le plan comportemental. Le modèle de séparation a déjà été bien décrit et caractérisé chez cette espèce, permettant ainsi de confirmer la robustesse des résultats obtenus. De plus le modèle chez le rat nous permet de modéliser l’état de développement d’un fœtus lors du 3e trimestre de gestation, puisqu’à la naissance le système nerveux du rat est au même niveau de maturation que celui du fœtus au début du 3e trimestre de gestation. Les évènements de maturation ayant lieu lors du 3e trimestre de gestation chez l’homme, correspondent à ceux qui ont lieu lors des 2 à 3 premières semaines de vie post natales chez le rat. Nous utiliserons des rats agés de 30 et 50 jours postnataux, une période qui correspond à la phase de maturité du système nociceptif. Les précédentes études portant sur l’hypersensibilités nociceptives des animaux séparés maternels chez le rat jeune et adulte, le projet continuera sur cette ligne en faisant des enregistrements électrophysiologiques in vitro chez des animaux à un stade de développement équivalent
Evaluation préclinique de nouvelles sondes d’imagerie TEP/ IRM 19F polyfluorées
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
Tuées en fin de protocole pour que leur sang soit analysé, 40 souris Swiss saines vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, la moitié menées sous anesthésie sans aucun réveil. Chacune reçoit une injection intraveineuse d'une sonde fluorée, radioactive ou non, puis reste anesthésiée jusqu'à deux heures pour une séance d'imagerie TEP et IRM d'environ quatre-vingt-quinze minutes. Le projet sert à valider ces sondes et à régler les séquences d'IRM au fluor 19, sur des animaux sains, avant d'éventuels modèles pathologiques dans un projet ultérieur. Le calcul statistique présenté justifie un minimum de 20 souris, là où le projet en déclare 40, sans expliquer le doublement.
Objectifs
La tomographie par émission de positrons (TEP) est une technique d’imagerie in vivo non invasive de référence pour la visualisation, la caractérisation et l’évaluation quantitative de processus biologiques via des radio-traceurs spécifiques. Le fluor-18 (18F) est le radio-isotope le plus commun pour développer des radio-traceurs TEP. De nombreux radio-traceurs radio-fluorés sont produits régulièrement pour les examens précliniques et cliniques dans le domaine des cancers, des maladies neurologiques ou cardiaques. Cependant, la production de ces radio-traceurs nécessite une infrastructure lourde qui limite leur disponibilité. Sous sa forme non radioactive (19F), le fluor est un noyau stable possédant les propriétés magnétiques appropriées pour être détectable en Imagerie par Résonance Magnétqiue (IRM). Si l’utilisation de sondes fluorées stables (pouvant être préparées à l’avance, conservées, stockées et suivies in vivo sur plusieurs jours) est un avantage par rapport aux sondes radioactives, la sensibilité de l’IRM 19F est assez faible, limitant son exploitation à ce jour. Plusieurs conditions doivent être remplies pour générer des sondes fluorées efficaces, telles qu’une concentration importante de 19F tous magnétiquement équivalents. Nous avons développé une nouvelle famille de sondes polyfluorées originales qui répondent à ces critères, et qui ont, en plus, la possibilité d’être radiomarquées au fluor-18 en une seule étape. Le projet est d’exploiter ces sondes bimodales pour la double imagerie TEP/IRM 19F, la TEP permettant, par sa grande sensibilité, de suivre aisément le devenir in vivo des sondes et d’évaluer rapidement leur pharmacocinétique, leur biodistribution et leur stabilité in vivo, pour ensuite faciliter l’optimisation des séquences IRM 19F sur la base des images TEP. Ainsi, l’objectif est double : d’une part, évaluer/valider les sondes fluorées originales, et d’autre part, optimiser l’IRM 19F sur la base de la TEP utilisée comme référence.
Bénéfices attendus
Les résultats attendus concernent d’une part la validation des sondes fluorées radioactives ou non AA* et/ou BB* par TEP-IRM 19F, et d’autre part l’optimisation de l’IRM 19F. Au-delà de ces bénéfices, les perspectives attendues sont l’identification d’une nouvelle famille structurale de sondes fluorées pour l’IRM 19F comme alternatives aux radiopharmaceutiques radiofluorés TEP.
Procédures
Pour chaque animal : 1 injection iv d'une sonde radioactive ou non radioactive, 1 anesthésie (2 h maximum), une acquisition imagerie TEP/IRM 1H ou IRM 1H/19F (95 min maximum)
Impact sur les animaux
Les effets indésirables attendus sont faibles: stress à l’induction de l’anesthésie, éventuelle douleur au point d’injection (mais encore jamais observée jusqu’à aujourd’hui dans nos expériences antérieures). Lors de l’administration transcutanée du produit, une analgésie complémentaire grâce à l’utilisation du N2O avec l’oxygène et isoflurane pourra être mise en place.
Devenir
En fin de protocole d'imagerie, les animaux seront mis à mort. Le sang sera prélévé pour des analyses de (radio)métabolites par (radio)HPLC.
Remplacement
L’avantage de l’imagerie moléculaire préclinique in vivo (TEP ou IRM) utilisée en mode dynamique est qu’elle est la seule technique qui permet d’accéder à l’ensemble des données pharmacocinétiques et de biodistribution des sondes d’imagerie, avec une grande fiabilité. Aucune étude in vitro ne peut être utilisée en remplacement. De plus, l’animal entier est visualisé en imagerie, il n’est donc pas possible de faire abstraction aux animaux.
Réduction
L’imagerie moléculaire (TEP ou IRM) est un outil puissant pour évaluer un nouvel agent d’imagerie avec un nombre limité et minimisé d’animaux et selon un protocole peu invasif. Le projet est organisé de façon à optimiser le nombre d'animaux par groupe. Le nombre d’animaux prévu par condition expérimentale est restreint (minimum 5, portant le nombre total d’animaux nécessaires de 20 minimum), et reste suffisant pour les tests statistiques soient valides et représentatifs d’éventuelles variations interindividuelles.
Raffinement
Tous les animaux seront hébergés en animalerie conventionnelle respectant leurs besoins physiologiques et comportementaux. Ils ont accès à l’eau et à la nourriture à volonté. Les cages sont enrichies par la présence d’un dôme de cellulose et de lanière de papier kraft permettant de réaliser des abris. Les imageurs TEP/IRM ainsi que l'ensemble de l'environnement technique, sont adaptés aux rongeurs. Afin de limiter leurs mouvements durant l'imagerie et de maintenir des conditions physiologiques correctes, les animaux seront anesthésiés par voie gazeuse (isoflurane dans un mélange O2/N2O) avec un monitoring de température et un suivi de la fréquence respiratoire. Les injections se feront sans recours à la chirurgie, et aucune douleur n'est attendue. Les animaux seront surveillés durant les 24 heures suivant les expériences d’imagerie afin de contrôler l'absence de signes visibles de douleur (prostration, perte de poids, état anormal du poil ou des yeux) ou de problème au niveau du point d'injection (démangeaisons, état anormal de la peau). En cas d’apparition de ces signes, il est prévu un traitement analgésique à la buprénorphine adapté. La non-résolution de cette douleur est considérée comme un point limite et entrainera une mise à mort de l'animal. Nous n’avons jamais eu besoin de recourir à des antidouleurs dans les protocoles d’imagerie TEP réalisés jusqu’à ce jour.
Choix des espèces
Les animaux utilisés seront tous, dans le cadre de ce projet d’évaluation préliminaire des sondes d’imagerie, exclusivement des souris Swiss sains, mâles ou femelles indifféremment. L’utilisation de d’animaux sains est indispensable en première évaluation de nouveaux agents d’imagerie pour obtenir les données de référence avant l’étape suivante (dans un projet ultérieur si résultats positifs) d’évaluation dans des modèles pathologiques. Le laboratoire dispose de l’infrastructure nécessaire pour les expérimentations chez les rongeurs. Les animaux utilisés seront de jeunes adultes (à partir de 8 semaines), de tailles et poids raisonnables et compatibles avec le volume du berceau de l’imageur.
Etude des structures et fonctions neurales pour l’orientation spatiale chez la souris
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Pour cartographier les neurones de l'orientation spatiale, 480 souris vont être tuées par perfusion intracardiaque afin que leur cerveau soit prélevé. 250 d'entre elles subissent d'abord une chirurgie stéréotaxique d'une heure, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, avec des dommages osseux et tissulaires puis une attente de deux jours à cinq semaines. Les 230 autres sont anesthésiées et tuées sans avoir rien subi d'autre, leur cerveau servant de matériel pour des enregistrements sur tranches ex vivo. Le porteur renvoie les bénéfices au diagnostic précoce de la maladie d'Alzheimer, de l'épilepsie du lobe temporal et de la sclérose en plaques, loin de l'objet immédiat du projet.
Objectifs
Une meilleure compréhension des fonctions cognitives comme l'orientation dans l'espace et dans le temps est un défi majeur en neuroscience. Le cortex, l’hippocampe, et le thalamus jouent un rôle important dans l’orientation spatiale et la mémoire. Ce circuit est une des premières régions du cerveau affectée dans la maladie d’Alzheimer, et de l’épilepsie du lobe temporale. La myélinisation du circuit peut être déficiente dans le cas de la sclérose en plaque. Ce projet vise à mieux comprendre les aires du cerveau qui sont impliqués dans l'orientation. Notamment, nous étudions ces aires au niveau cellulaire, c’est à dire, au niveau des neurones qui transmettent les signaux. On s’intéresse à leurs propriétés intrinsèques et à leurs propriétés synaptiques, qui ensemble déterminent le fonction du circuit. Notre recherche vise à élucider la connectivité anatomique et fonctionnelle. Nous souhaitons mieux comprendre comment les informations sensorielles de l’oreille interne et les informations visuelles sont intégrées pour permettre l'orientation spatiale de l'individu. Nous examinerons la contribution des interneurones inhibiteurs pour la stabilité et la flexibilité du réseau et de la mise à jour du signal de l'orientation. Et nous allons apporter un éclairage nouveau sur les mécanismes physiopathologiques de la myélinisation du circuit de l'orientation spatiale.
Bénéfices attendus
Notre recherche vise à comprendre les bases fonctionnelles qui permettent au cerveau de s'orienter dans l’environnement. Nous serons ainsi en mesure, à terme, de démontrer comment le cerveau est capable d’intégrer les informations sensorielles venant de plusieurs modalités sensorielles, et comment s’effectue la mise à jour de ces informations du monde externe par rapport à une représentation interne. Une meilleure compréhension du fonctionnement des neurones dans les structures du circuit de l’orientation spatiale est nécessaire pour permettre un diagnostic précoce et un traitement des pathologies neurologiques liées à des dysfonctionnements moteurs et à des déficits d'orientation. Une partie du projet vise à déterminer l'impact fonctionnel des oligodendrocytes et de la myéline au niveau physiologique et cellulaire. Il permettra de mieux comprendre le rôle de la myéline pour l'intégration multisensorielle de signaux de différentes régions cérébrales. De plus, chez les patients atteints de sclérose en plaques, maladie inflammatoire démyélinisante chronique du système nerveux central, des troubles cognitifs sont associés à des lésions de régions cérébrales impliquées dans l'intégration multisensorielle. Nos travaux pourront apporter un éclairage nouveau sur les mécanismes physiopathologiques des déficits cognitifs dans la sclérose en plaques.
Procédures
Les 480 souris de cette étude subiront une perfusion intracardiaque. Une partie des animaux (250 souris en total) subiront d'abord une chirurgie (durée 1 heure, surveillance 1 à 3 jours) et après un interval de 2 jours à 5 semaines, une perfusion intra-cardiaque (durée 2-5 minutes). L'autre partie des animaux (230 souris en total) subiront uniquement une perfusion intracardiaque (durée 2-5 minutes). Dans tous les cas, la mort des animaux suit la perfusion intra-cardiaque. Les cerveaux sont prélévé sur animal mort.
Impact sur les animaux
Les injections stéréotaxiques dans le cerveau prévues par le protocole impliquent des dommages osseux et tissulaires. En conséquence, les animaux peuvent être potentiellement exposés à la douleur combinée à une perte de poids, à l'immobilité ou à un comportement anormal. Avant, pendant et après la chirurgie, nous traitons ces problèmes potentiels par l'administration de médicaments analgésiques et anti-inflammatoires. La durée typique de récupération après une opération est de 1 jour, période pendant laquelle les animaux sont traités avec ces médicaments.
Devenir
Tous les animaux sont mise à mort par perfusion intra-cardique avec dosage des anesthésiques pour prélèvement d'organes et analyses histologiques.
Remplacement
L’intégration des signaux sensorimoteurs se produit à travers de nombreuses régions du cerveau et différents réseaux de neurones. Afin de comprendre les interactions au niveau neuronal, gliale, et circuit du système de l’orientation spatiale, il est nécessaire de travailler avec des neurones marqués au préalable. Il s’agit d’un projet de physiologie des neurones et des systèmes, qui ne peut être conduit que sur le tissue ex vivo.
Réduction
Afin de réduire le nombre d'animaux, cette étude prévoit d’enregistrer plusieurs neurones sur les tranches issue d’un seul animal. Nous utiliserons les tests statistiques appropriés afin d’obtenir des résultats exploitables à partir du plus petit nombre d’animaux possible. Les testes statistiques que nous appliquerons seront adaptés aux analyses. Malgré le fait que nous utilisons des lignées de souris spécifiques, on doit veiller à un nombre suffisant d’animaux pour détecter des possibles sous-populations. Par exemple, deux sous-populations de neurones VIP+ sont décrit dans certaines régions corticales. Le nombre de sous-populations de neurones du thalamus anterieur n’est pas défini à priori. Néanmoins, nous allons réduire le nombre d’animaux au minimum nécessaire pour détecter des potentielles sous- populations.
Raffinement
Les souris sont maintenues par groupes. Les cages sont enrichies avec des roues et rouleaux. Les animaux sont suivis individuellement, leur poids est contrôlé avant et après une injection stéréotaxique. Chaque animal bénéficie tout au long de l’étude d’une attention et de soins de qualité par du personnel qualifié, afin d’assurer un bien-être optimal. Des traitements antalgiques et anesthésiques adaptés sont utilisés. Des points limites objectifs sont définis afin le cas échéant d’adapter les soins ou de mettre fin à l’expérimentation.
Choix des espèces
La souris a été choisie car en combinant souris transgénique et injections virale nous serons en mesure de mesurer la connectivité anatomique et fonctionnelle dans des populations neurales spécifiques. Les souris transgéniques avec des déficits de la myélinisation sont disponibles, pour clarifier le rôle de la myélinisation pour la maturation des neurones et des circuits. Il s'agit de mammifères dont le fonctionnement du cerveau peut être comparé à celui de l'homme pour les questions abordées dans ce projet. Les animaux seront utilisés à l’âge où le système de la direction de la tête est en train de se développer au niveau thalamique et corticale, soit à partir de 12 jours, et jusqu’à 12 semaines (3 mois) pour les animaux les plus âgés, pour connaître les structures myelinisées et matures.
Impact de l’hétérogénéité des macrophages associés aux tumeurs sur le développement tumoral et l’évolution du cancer
- Recherche fondamentale
- Oncologie
3 024 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent des cellules tumorales injectées sous la peau ou directement dans le pancréas par chirurgie, puis jusqu'à six prélèvements de sang sous anesthésie. Le porteur reconnaît une douleur modérée au réveil et pendant la croissance de l'adénocarcinome pancréatique, et justifie l'effectif par le "standard de la littérature internationale". Il écrit que les organoïdes remplaceront l'expérimentation animale "à moyen/long terme", tout en concluant que le recours aux animaux non-humains revêt ici "un caractère obligatoire".
Objectifs
Ce projet a pour but d’étudier l’impact de l’hétérogénéité des macrophages sur le développement tumoral, la réponse immunitaire et l’efficacité anti-tumorale d’immunothérapies déjà existantes. Le but ultime est l’identification de nouvelles cibles thérapeutiques et le développement de nouveaux traitements plus spécifiques et efficaces que ceux existants. Il a été établi depuis des décennies que l’abondance des macrophages dans les tumeurs était un marqueur de pronostic pour les patients atteints de cancer et ce quel que soit le cancer considéré. En clair, plus la tumeur contient de macrophages, plus le pronostic est mauvais. Mais ces observations cliniques restent en grande partie inexpliquées en raison de notre méconnaissance des fonctions des macrophages associés aux tumeurs (TAM). Récemment, des approches moléculaires ont révélé une très grande plasticité des macrophages dans les tissus sains mais également dans les tumeurs avec la co-existence de diverses sous-populations de TAM. L’objectif principal de ce projet est la caractérisation des phénotypes et fonctions de tous les TAM dans différents modèles murins de cancer. La cartographie des TAM murins sera ensuite utilisée pour analyser les données humaines existantes afin d’identifier ces différentes sous-populations et mettre en évidence de potentielles cibles thérapeutiques.
Bénéfices attendus
Ce projet a pour but d’étudier l’impact de l’hétérogénéité des macrophages sur le développement tumoral, la réponse immunitaire et l’efficacité anti-tumorale d’immunothérapies déjà existantes. Le but ultime est l’identification de nouvelles cibles thérapeutiques et le développement de nouveaux traitements plus spécifiques et efficaces que ceux existants.
Procédures
Les animaux seront soumis à des chirurgies sous anesthésie générale pour l'injection orthotopique de cellules tumorales dans le pancréas. Cette injection durera moins de 15 minutes et sera faite une seule fois. Les injections sous la peau de cellules tumorales seront faites sous anesthésie, une seule fois et dureront moins de 5 minutes. Les animaux pourront avoir des prélèvements de sang sous anesthésie, durée moins d'une minute, nombre maximum: 6.
Impact sur les animaux
L'injection en sous-cutanée de tumeur entraînera une gêne légère et transitoire à l'injection puis modérée après croissance. L'injection dans le pancréas pourra entraîner une douleur modérée au réveil et lors de la croissance des tumeurs. Etant donné que la tumeur croit en orthotopique dans le pancréas, les conséquences seront modérées pour les animaux (adénocarcinome pancréatique), légère perte d'appétit possible avec perte de poids. Les prélèvements de sang entraîneront un inconfort léger et transitoire dû à la préhension et à l'anesthésie.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés pour analyses des tumeurs et organes post-mortem.
Remplacement
Ce projet nécessite l’établissement de tumeurs dans des conditions réelles pour la mise en évidence de sous-populations d’intérêt. Nous travaillons d’ailleurs en parallèle sur une approche de type « organoïdes » avec laquelle des tumeurs sont re-créées en 3 dimensions dans des boites de Pétri pour créer des avatars de patients. Bien que ces approches soient très clairement vouéés à un développement exponentiel et remplaceront à n’en pas douter l’expérimentation animale à moyen/long terme, elles ne peuvent à l’heure actuelle s’y substituer et il est très difficile de résumer le microenvironnement tumoral naturel qui engendre la diversité de phénotypes cellulaires observés chez les patients. De plus, notre stratégie de suivi temporel de la différentiation de monocytes naïfs en macrophages associés aux tumeurs nécessite l’interaction de ces cellules avec les cellules tumorales tout au long du développement de la maladie. L’utilisation de modèles animaux pour ce projet revêt donc un caractère obligatoire.
Réduction
Le nombre d'animaux analysés dans les groupes expériementaux est réduit à son minimum pour pouvoir tirer des conclusions solides des expériences proposées. Il est conforme au standard de la littérature internationale. Même si cela nécessite l'utilisation de nombreux animaux, cela garantit la validité scientifique des résultats obtenus et justifie ce nombre. Les nombres minimuax ont été déterminés gra^ce à des tests statistiques.
Raffinement
Les animaux sont hébergés en groupe sociaux dans un environnement enrichi (sizzlenests + maisons en carton). Les souris seront sous surveillance quotidienne de la part de l’équipe de recherche pour une évaluation clinique adaptée. Toutes les injections seront faites sous anesthésie locale ou générale . Les souris auront un examen clinique et seront pesées quotidiennement. Les points limite seront strictement appliqués et des soins seront prodigués en cas de besoin en accord avec le vétérinaire.
Choix des espèces
- Génétique proche de celle de l’Homme - Modèles de devenir des types cellulaires impliqués dans le cancer performants et originaux - Les modèles de tumeur existants sont issus de lignées cellulaires murines et leur implantation dans la souris est indispensable pour étudier l’immunité et l’effet des traitements sur la réponse anti-tumorale dans leur globalité. Animaux à maturité sexuelle, entre 6 et 12 semaines du fait de la population de patients.
Rôle du facteur de transcription suppresseur de tumeur Wilms (Wt1) dans la réparation cardiaque
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
540 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, chacune recevant cinq injections intrapéritonéales en cinq jours, deux échocardiographies de trente minutes sous sédation et une ligature de l'artère coronaire gauche sous intubation, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. La chirurgie provoque un infarctus du myocarde, dont le projet veut suivre la réparation en inactivant un gène chez l'animal adulte. Les retombées annoncées pour les cœurs humains endommagés sont renvoyées au long terme. Le porteur écrit s'attendre à "une légère douleur en raison de l'incision de la peau et de la dissection d'un seul petit muscle intercostal".
Objectifs
La cardiopathie ischémique et l’infarctus du myocarde sont des causes majeures de mortalité dans nos sociétés. Nous proposons d’étudier l' impact du gène de notre intéret dans le processus de réparation tissulaire post infarctus du myocarde. La létalité embryonnaire des animaux deficients du gène a empêché la vérification de cette hypothèse. Nous allons développer plusieurs modèles de souris transgéniques permettant l’induction d’une inactivation spécifique du gène de notre interet chez les souris adultes, permettant ainsi de répondre à ces objectifs et de mener les études par: - un suivi clinique et échographique des animaux, - une étude des processus de régénération cellulaire, de néovascularisation, de régulation de l’inflammation par la définition des types cellulaires et des voies de signalisation moléculaires impliqués. Notre projet représente une analyse approfondie de la signalisation médiée par ce gène dans le processus de l’homéostasie du myocarde et la réparation du coeur. Nous étudierons le rôle du gène au cours de l’infarctus du myocarde par une multitude d’approches génétiques: en induisant une délétion conditionnelle du gène de notre interet dans 1) les cellules progénitrices myéloïdes et vasculaires, 2) les cellules vasculaires uniquement, et 3) les cardiomyocytes, en utilisant un système inductible pour le knock-out chez les animaux sains et adultes.
Bénéfices attendus
Dans l’ensemble, ces expériences permettront de déterminer les voies de signalisation dépendant du gène de notre interet après un infarctus du myocarde et impliquées dans la régénération et la réparation du coeur et d’identifier les processus moléculaires activés par ces voies de signalisation. A long terme, ces données permettront de développer de nouvelles approches pour le traitement des coeurs endommagés suite à un infarctus du myocarde.en
Procédures
Pour chaque souris: 1) 5 injections intra-péritonéales (30 secondes) pendant 5 jours consécutifs pour chaque souris. 2) 2 mesures échocardiographiques (30 minutes), realisées sous sédation (Isoflurane 2%) et en ventilation spontanée pour chaque souris. 3) 1 chirurgie de l'artère coronaire gauche sous anesthésié avec l’isoflurane et intubation (30min).
Impact sur les animaux
Pour chaque souris: 1) 5 injections intra-péritonéales (30 secondes) pendant 5 jours consécutifs pour chaque souris. Les injections intra-péritonéales sont des gestes n'impliquant qu'une contention de courte durée (30 secondes) et une douleur légère. 2) 2 mesures échocardiographiques (30 minutes), realisées sous sédation (Isoflurane 2%) et en ventilation spontanée pour chaque souris. Nous n'avons jamais constaté aucune nuisance grave du à ce examen. 3) 1 chirurgie de l'artère coronaire gauche sous anesthésié avec l’isoflurane et intubation (30min). Apparition possible de angoisse, du stress, et des douleurs suite à l'intervention chirurgicale. On peut s'attendre à une légère douleur en raison de l'incision de la peau et de la dissection d'un seul petit muscle intercostal.
Devenir
Au terme de l'examen final, les souris sont mises à mort , le coeur est prelevé, pésé puis conservé pour analyses (immuno)histochimiques et moleculaires ulterieures.
Remplacement
L’homéostasie et le remodelage cardiaque sont des processus complexes. Bien qu’il existe des modèles in vitro, l’interaction entre différentes populations cellulaires (cardiomyocytes, cellules endothéliales, cellules immunitaires) ne peut être mimée par une approche in vitro. Après avoir déclenché un infarctus, il est important de suivre le coeur dans son environnement, ses échanges avec d’autres organes. En outre, les lignées transgéniques utilisées nous permettent d’observer, après l’infarctus, l’activation immédiate de voies de signalisation, d’identifier les cellules répondant à ces voies de signalisation. L'emploi d’un modèle animal comme la souris récapitulant la physiopathologie du coeur chez le mammifère est donc essentiel, en raison de ses similarités génétiques et physiologiques proches de l'homme, ainsi que la facilité avec laquelle son génome peut être manipulé et analysé. En effet, nous essayons de comprendre la fonction de gènes spécifiques dans la réparation du coeur. Notre projet s'appuie fortement sur des organismes génétiquement modifiés. La communauté scientifique a déjà généré un grand nombre de souches génétiquement modifiées qui peuvent être utilisées en combinaison avec des lignées générées dans notre laboratoire pour répondre à ces questions scientifiques (analyse de tissus-spécifiques de la fonction des gènes par l'intermédiaire du système Cre-lox). Notre stratégie est bien conçue pour une prise en compte des objectifs de remplacement, car nous avons déjà validé toutes les analyses moléculaires dans des systèmes de culture cellulaire ou purement biochimiques.
Réduction
Dans un souci de réduction du nombre d'animaux utilisés, le nombre d'animaux pour chaque expérience sera limité à celui nécessaire à la validation d'un effet significatif. Les mêmes animaux seront utilisés à la fois pour les études echocardiographiques et la réalisation des analyses histologiques et moléculaires.
Raffinement
Dans le sens du raffinement, l’anesthésie et l’analgésie seront utilisées comme premières méthodes pour limiter autant que possible la souffrance potentielle des animaux. Des points limites (PL) précises et adaptés seront évalués quotidiennement. Ils permettent l’arrêt de la procédure (mise à mort) dans tous les cas d’aggravation ou d’anomalies cités.
Choix des espèces
Les souris sont utilisées comme modèle car leur physiologie et leurs mécanismes de réparation correspondent étroitement à ceux de l'homme. Les animaux adultes seront utilisés (25g, âgés de 24 à 30 semaines). Le choix de animaux adultes est justifie par le fait que les maladies cardiovasculaires concernent en majorité des adultes. L'autre raison pour le choix de souris adultes concerne la chirurgie d'un IDM laquelle est possible que avec des animaux adultes pour raison de leur plus grande taille.
Délivrance de nanoparticules diagnostiques et thérapeutiques pour l’imagerie moléculaire par IRM et le traitement de tumeurs dans des modèles rongeurs
- Recherche fondamentale
- Oncologie
Rats : 255
Des cellules cancéreuses sont implantées dans le cerveau, le sein, le côlon ou la peau de 635 souris et 255 rats, dont 575 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chaque animal passe une à trois séances d'IRM par semaine sous anesthésie, reçoit des nanoparticules d'or, de fer, de titane ou de platine, et peut voir sa barrière hémato-encéphalique ouverte par ultrasons jusqu'à trois fois par semaine pendant deux à trois semaines. Le suivi se poursuit jusqu'à trois mois, jusqu'à l'atteinte des points limites ou la régression de la tumeur. Le porteur écrit que l'IRM, les ultrasons et l'hyperthermie à 44 °C n'entraînent pas de douleur, sans préciser ce qui vaut à 575 animaux un classement en souffrance sévère, et 45 souris sont annoncées comme réutilisées.
Objectifs
Les stratégies utilisées pour le traitement de certaines tumeurs restent inefficaces en raison notamment de l'absence de délivrance spécifique des molécules thérapeutiques dans le tissu tumoral. Pour répondre à cette problématique, nos travaux s’orientent vers l’internalisation de différentes nanoparticules (NPs) dans des tumeurs (peau, sein, colon, cerveau) grâce à un ciblage de biomarqueurs spécifiques. Ces NPs permettent de visualiser l’évolution de la tumeur par imagerie, et/ou d’être utilisées pour induire une délivrance ciblée de principes actifs (fonctionnalisation), et/ou enfin d’induire un effet anti-tumoral. Pour les tumeurs cérébrales, notre laboratoire a développé un dispositif ultrasonore transcrânien permettant une perméabilisation non invasive, temporaire (moins d’une heure) et localisée de la barrière hémato-encéphalique (BHE). Cette technique permet de contrôler la délivrance de molécules diagnostiques et thérapeutiques dans les zones pathologiques du cerveau. Dans ce projet, nous mettrons en place des modèles tumoraux et nous utiliserons ces modèles ainsi que ceux déjà développés précédemment pour évaluer par IRM le ciblage et l’accumulation de différentes NPs (or, silicium, titane, fer, fluor, platine, gadolinium) dans le tissu tumoral. Des techniques de stimulation seront appliquées pour induire un effet anti-tumoral par thermothérapie. L’IRM sera également utilisée pour suivre la croissance tumorale et mesurer l’efficacité thérapeutique. Pour certains modèles de tumeurs, la biodistribution des cellules cancéreuses sera directement visible en fluorescence infrarouge grâce à un scanner FMT (microtomographie de fluorescence). La thermothérapie consiste à chauffer localement un tissu pathologique entre 40 et 44°C dans le but d’induire des dommages cellulaires. Plusieurs modalités (magnétique, optique) peuvent être utilisées pour induire un effet thermique. Certaines de ces techniques peuvent engendrer localement des effets mécaniques supplémentaires favorisant l’apoptose des cellules cancéreuses ou l’immunogénicité de la tumeur.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus du projet sont d’améliorer le ciblage de tumeurs (tous modèles confondus) par des nanoparticules spécifiques et ainsi d’améliorer le diagnostic, ainsi que de déterminer l’action thérapeutique des NPs sur ces modèles, afin d’apporter une alternative théranostique aux patients humains.
Procédures
Les acquisitions IRM (30-45 minutes/session, sous anesthésie) pour l’étude des nanoparticules (NPs), pour le suivi tumoral et le protocole de perméabilisation de la BHE sont des procédures n’entraînant pas de souffrance spécifique. Etape 1 : test de NPs sur animal sain : injection par voie intraveineuse (quelques secondes) ou par perfusion (2h) ou par implantation d’une pompe sous cutanée (quelques minutes) et imagerie IRM répétées 2-3 fois/ semaine pendant 3 semaines. Des prélèvements sanguins pourront être réalisés (3 maximum, quelques minutes/prélèvement, sous anesthésie). Etape 2 : Développement de modèles tumoraux, sous antalgie et anesthésie : - Cerveau : implantation intracérébrale par chirurgie (20 minutes), une injection - Peau, colon : implantation sous cutanée (flanc, 1 minute) une injection ré-itérée 3 fois si la tumeur ne prend pas. - Sein : implantation sous cutanée (sein, 1 minute), une injection réitérée 3 fois si la tumeur ne prends pas ou régresse complétement. - Modèles métastasique de cancer de sein dans le cerveau : par intraveineuse (quelques secondes) ou en implantant comme précédemment. Suivi de la croissance tumorale par IRM (cerveau, métastases) ou par mesure au pied à coulisse (tumeurs sous cutanée), la durée du suivi dépend de la croissance du modèle qui peut être rapide (cerveau) ou très lent (sein). Une à deux sessions d’imagerie IRM par semaine sont prévues. Etape 3 : Utilisation des NPs sur les modèles tumoraux appropriés. Mise en place du modèle tumoral choisi, traitement par la NPs et suivi par imagerie IRM de la biodistribution des NPs dans la tumeur (1-3 fois/semaine), éventuellement avec ouverture de la BHE par ultrasons focalisés (modèle de tumeur cérébrale uniquement). L’ouverture de la BHE implique une injection intraveineuse (30 secondes) de microbulles réalisée sous anesthésie. Cette ouverture pourra être ré-itérée plusieurs fois en cas de traitement multiples (jusqu’à 3 fois/semaine, pendant 2-3 semaines en fonction de la croissance tumorale). Etape 4 : Utilisation des NPs sur les modèles tumoraux et traitement par hyperthermie. Mise en place du modèle tumoral, traitement par la NPs et suivi par imagerie IRM de croissance tumorale ainsi que de la biodistribution des NPs dans la tumeur (1-3 fois/semaine) puis traitement par hyperthermie et suivi de la croissance tumorale par imagerie le temps nécessaire soit d’atteindre les points limites soit que le traitement ait fait régresser la tumeur (maximum 3 mois).
Impact sur les animaux
Toute injection (cellules, NPs) peut entrainer une douleur très transitoire. Toute plaie peut entrainer une infection (chirurgie, pose de cathéter). Les NPs peuvent induire des effets indésirables (toxicité, allergie, accumulation dans un organe non souhaitée). L’induction des modèles tumoraux cérébraux nécessite une chirurgie, entrainant une légère inflammation et une douleur transitoire. La croissance tumorale peut entrainer une perte de poids, une apathie ou une prostration et des difficultés neurologiques lorsque la tumeur atteint une taille supérieure à 3-4 mm de diamètre (mesurée par imagerie). L’induction de modèles tumoraux sous cutanés (peau, colon, sein) se limite à une piqure sans plus d’effets indésirables. La croissance des modèles sous cutanés peut être lente (sein) et non douloureuse ou au contraire plus rapide (peau, colon) et potentiellement entrainer des lésions cutanées susceptibles de s’infecter, une difficulté à se déplacer si la tumeur devient gênante. Les modèles métastatiques peuvent entrainer l’apparition de tumeurs secondaires non désirées, à enlever chirurgicalement entrainant une inflammation et une douleur transitoire. L’examen par IRM nécessite une anesthésie générale mais n’entraine pas par lui-même d’effets indésirables. L’utilisation de la technologie d’ultra-sons focalisés nécessite l’injection de microbulles par voie intraveineuse, à la veine caudale, réalisée sous anesthésie à l’isoflurane, sans effets indésirables. La thérapie par hyperthermie magnétique nécessite un examen IRM sous anesthésie, cette technologie entraine une augmentation de la température de l’animal, localisée et transitoire (44°C), durant la stimulation, mais n’entrainent pas de désagrément pérenne pour l’animal.
Devenir
A la fin de chaque procédure les animaux sont euthanasiés pour recueillir les organes d’intérêt et réaliser des études histologiques ou des études de biodistribution des NPs. L’imagerie IRM permet la quantification in vivo des NPs accumulées dans les tumeurs ou les organes mais il est nécessaire de vérifier les résultats IRM à l’aide d’une analyse histologique ou par spectrométrie. Les images IRM n’ont pas la résolution nécessaire pour identifier les cellules ayant incorporées les nanoparticules, seule l’analyse post-mortem permet d’observer finement la répartition des particules par type cellulaire.
Remplacement
L’objectif de ce projet est de valider in vivo l'efficacité diagnostique et/ou thérapeutique de NPs après une accumulation optimisée dans une tumeur et activées par une stimulation externe. Des expériences in vitro ont permis de caractériser l’interaction de NPs isolées avec différents types cellulaires, mais elles ne sont pas prédictives des propriétés in vivo d’affinité, de spécificité et d’effet thérapeutique des NPs pour les cellules cancéreuses ciblées. Avant d’envisager un transfert à l’homme, il est nécessaire d’étudier dans un organisme vivant les relations entre le devenir des NPs (pharmacocinétique), notamment après une accumulation et la modulation de la pathologie (pharmacodynamique), d’évaluer les propriétés thérapeutiques de ces NPs. Par conséquent, à cette étape du projet, le modèle animal ne peut être substitué par un autre modèle d'étude in vitro ou in silico.
Réduction
Le suivi longitudinal in vivo avec des dispositifs d’imagerie non invasifs (IRM) permet d’utiliser le même animal à différents temps, et ainsi d’acquérir une grande quantité d’information sur la croissance tumorale et la réponse à un traitement tout en limitant le nombre d’animaux. Le protocole est construit avec différentes étapes permettant de stopper l’étude si les premiers résultats ne sont pas satisfaisants. La quantification des NPs dans les tumeurs sera évaluée par IRM puis la présence des particules sera évaluée en post mortem par histologie (semi-quantitatif). Une analyse statistique tenant compte des différents paramètres étudiés (nombre de facteurs, données répétées), a été utilisée pour définir le nombre d’animaux nécessaires à l’atteinte de chaque objectif.
Raffinement
Les animaux utilisés pour l’implantation de cellules tumorales recevront une antalgie préopératoire 30 minutes avant le début de la chirurgie (modèle cérébral), puis seront anesthésiés (tous les modèles). Durant la chirurgie, les animaux seront placés sur un tapis chauffant pour éviter toute hypothermie, puis pendant la phase de réveil, seront maintenus dans une couveuse thermostatée pour favoriser la récupération. Des soins post opératoires seront réalisés, ainsi qu’un suivi tout au long de la durée de vie de l’animal pour évaluer l’état sanitaire (poids, comportement, motricité, et diamètre tumoral mesuré par IRM). Une grille de scoring permettra d’évaluer l’état général de l’animal et de définir des points limites. L’imagerie IRM, l’utilisation d’ultrasons et l’hyperthermie sont réalisés sous anesthésie et n’entraine pas de douleurs.
Choix des espèces
Les modèles rongeurs représentent les modèles les plus utilisés en oncologie, notamment parce que les études comparatives sont facilitées par l’existence de nombreuses souches qui fournissent des animaux génétiquement similaires. II existe des modèles immunodéficients permettant d’étudier des tumeurs issues de lignées cellulaires humaines sans risque élevé de rejet de la greffe tumorale. Les animaux seront tous des animaux adultes, pour corréler avec l’apparition des pathologies chez l’homme.
Etudes mécanistiques pour caractériser, chez le rongeur, les changements physiopathologiques induits par des substances actives sur le métabolisme des sphingolipides
- Recherche appliquée
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
Rats : 70
140 rongeurs mâles, 70 souris et 70 rats, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Chacun reçoit une injection intrapéritonéale par jour pendant sept jours et peut être saigné une fois par jour à la queue, à la saphène ou sous la langue, puis est tué pour l'autopsie de ses organes. Le composé testé a déjà tué ou conduit à mettre à mort des animaux à partir du soixantième jour lors d'une étude antérieure de quatre-vingt-dix jours, et la durée est ici limitée à moins de trente-cinq jours pour "garantir l'absence d'effets indésirables". Les animaux écartés après randomisation peuvent être gardés vivants et replacés, ou utilisés pour entraîner le personnel aux gestes techniques. Sur le remplacement, le porteur affirme que seule une mesure dans un "organisme entier" permet d'établir une dose sans effet.
Objectifs
Le projet consiste en des études mécanistiques pour étudier chez le rongeur des changements physiopathologiques lié au métabolisme des lipides (notamment en sphingolipides et céramides) potentiellement induites par un composé en développement. Dans cette série d’étude, on cherche à confirmer in vivo la modulation lipidique observée sur des modèles in vitro et à établir éventuellement une relation dose-réponse. Ce projet s’inscrit dans une investigation globale des effets du composé d’intérêt pour comprendre les effets cliniques toxiques observés après dosage répété dans des études chez l’animal et prévenir le risque chez l’homme.
Bénéfices attendus
Les bénéfices de ces études sont de confirmer, in vivo, une modulation des lipides suite à un traitement puis d’établir pour le composé d’intérêt une dose sans effet sur le métabolisme lipidique, ainsi que l'établissement d’une relation dose-réponse tissulaire et éventuellement plasmatique. Ainsi les études menées pourront répondre à la question suivante : quelle méthode et quels marqueurs moléculaires peuvent être utilisés pour prédire un effet clinique néfaste chez les animaux pour établir une dose sans effet ? Ces études mécanistiques apporteront des informations sur la méthodologie à utiliser pour prédire l’origine d’effets toxiques liés à des modulations lipidiques pour des molécules de la même famille ou avec le mode d’action biologique. Au final, ces études courtes avec un nombre réduit d’animaux permettront de décider si la molécule peut être développée dans un contexte de risque chez l’homme avec une forte probabilité de réussite. En cas de réponse négative, les études longues avec un plus grand nombre d’animaux ne seront pas réalisées.
Procédures
Les animaux pourront être soumis à une injection péritonéale quotidienne sur 7 jours, l'injection ne dure que quelques secondes et la manipulation des animaux moins de 2 minutes. Les animaux pourront également être soumis à des prélèvements sanguins en accord avec les recommendations éthiques (effectué 1 fois par jour au maximum via la veine caudale ou la veine saphène, ou bien la sublinguale sous anésthesie, en moins de 3 minutes). Tous les autres prélèvements seront réalisés post-mortem.
Impact sur les animaux
Aucun effet toxique majeur n’est attendu sur ce projet, la sélection des doses étant fondée sur les résultats des études précédentes notamment de l’étude de 90 jours chez le rat. Une attention particulière sera portée à l’apparition d’effets toxiques potentiellement liés à la diminution de l’efficacité de l’alimentation et aux points limites observés dans l’étude 90 jours ayant mené à la mort ou au sacrifice des animaux à partir du soixantième jour. La forte dose choisie ne doit pas excéder la dose maximale tolérée chez l’animal (et définie au préalable). La forte dose choisie est fondée sur les résultats des études 28 jours et 90 jours. A cette dose, pendant 35 jours, aucun signe clinique n’a été constaté ce qui n’avait pas été le cas au-delà (diminution de l’efficacité alimentaire, puis signes clinique pouvant conduire à des points limites et à la mort. Pour les études de ce projet, le choix des doses et la durée limitée des études (moins de 35 jours) doit garantir l’absence d’effets indésirables. Les injections intrapéritonéales prévues pour l’étude 1 et l’éventuelle étude 4 peuvent induire une douleur légère et de petits hématomes qui disparaissent rapidement. En cours d’étude, un prélèvement de sang pourra être effectué 1 fois par jour au maximum via la veine caudale ou la veine saphène, ou bien la sublinguale sous anésthesie. Ces derniers peuvent induire une douleur légère et de petits hématomes qui disparaissent rapidement.
Devenir
Tous les animaux sont mis à mort en fin d’étude pour évaluer l’effet des subtances chimiques sur les organes lors de l'autopsie. Les animaux excédentaires exclus de l'étude après randomisation peuvent être gardés en vie et être replacés ou seront intégrés dans le processus de formation du personnel aux gestes techniques.
Remplacement
Des essais in vitro et in vivo ont été réalisés pour déterminer le profil toxicocinétique et le profil toxico-dynamique de la molécule d’intérêt et de certains métabolites mais ces essais ne permettent pas de répondre à l’établissement d’une dose réponse fondée sur les changements lipidiques dans un organisme entier. Les résultats des essais mécanistiques in vivo seront analysés en regard des résultats des essais in vivo exploratoires et réglementaires.
Réduction
Ces études se font dans le respect des 3Rs avec un nombre restreint d'animaux. Un minimum de 5 animaux par groupe est prévu d’après l’expérience du laboratoire et de la littérature. Ce nombre pourra être affiné en fonction des résultats. Un total estimé de 140 animaux pourra être utilisé pour ce projet, seulement sur les mâles afin de limiter l'emploie d'animaux (les éventuels effets attendus devraient être plus ou moins similaires entre les deux sexes). De plus, en fonction des résultats obtenus dans ce projet les études de cancérogenèse pourraient ne pas avoir lieu.
Raffinement
Les animaux seront hébergés en groupe dans des cages appropriées avec un enrichissement du milieu adapté à leur âge et à leur espèce. Les animaux sont alimentés par une nourriture contrôlée et adaptée, les certificats concernant cette nourriture sont archivés par le laboratoire. Les animaux sont observés tous les jours (week-ends compris). Ils sont pesés à intervalle régulier pour vérifier leur croissance et leur bien-être. Toutes ces observations sont réalisées par des techniciens confirmés qui suivent des périodes régulières de maintien des compétences. Des points limites ont été identifiés par le laboratoire, qui peuvent nécessiter la mise à mort précoce de l’animal. Une évaluation rétrospective sur le bien-être animal est réalisée par la structure du bien-être animal sur toutes les études. La priorité est de garantir le bien-être des animaux en administrant les produits à des doses appropriées basée sur la littérature ou sur les précédentes études conduites. On retiendra donc des doses inférieures à la dose maximale tolérée chez l’espèce utilisée.
Choix des espèces
Les études sur les animaux décrites dans ce document sont réalisées chez le rongeur mâle pour permettre d’établir une dose sans effet sur le métabolisme des lipides. Le rat et la souris sont les espèces les plus appropriées pour étudier les aspects abordés dans le projet actuel, les autres études de toxicologie étant réalisées sur ces espèces. Toutes les études décrites dans ce projet utilisent en général de jeunes adultes (à partir de 6-7 semaines et jusqu’à 15 semaines) conformément aux recommandations pour les études de toxicité réglementaire.