Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Multisystémique
- Oncologie
- Organes sensoriels
- Système cardiaque
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
- Système musculosquelettique
- Système nerveux
- Système respiratoire
- Système urogénital
Etude de l’effet de la transplantation d’organoïdes adipeux bruns humains sur le métabolisme de la souris
- Recherche appliquée
- Troubles endocriniens
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
Greffées sous la peau avec des organoïdes de graisse brune humaine, 120 souris immunodéprimées vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles subissent l'injection de cellules sous anesthésie, deux injections de glucose ou d'insuline suivies de prises de sang à la queue, puis un passage en cage métabolique où elles sont isolées, sans enrichissement possible parce que le coton risquerait d'interférer avec les mesures. Le projet cherche à savoir si ces organoïdes modifient le métabolisme du glucose et la dépense énergétique, dans la perspective d'une thérapie cellulaire contre l'obésité. Le porteur classe l'ensemble en souffrance légère tout en indiquant que la greffe peut provoquer des douleurs modérées, et les souris sont tuées 37 jours après l'injection pour prélever tissu adipeux, pancréas et foie.
Objectifs
Des résultats montrent que les organoïdes adipeux bruns issus de cellules souches pluripotentes induites humaines pourraient être potentiellement impliqués dans la résistance à l'obésité. De nouveaux résultats montrent que ces organoïdes, lorsqu'ils sont vascularisés, augmentent l'expression de protéines et pourraient avoir une application thérapeutique pour augmenter la dépense énergétique et diminuer la prise de poids en réponse à un régime hypercalorique. L'objectif du projet est d'étudier le potentiel de ces organoïdes de moduler l'homéostasie du glucose et énergétique. Pour cela, nous grefferons ces organoïdes dans des souris immunodéprimées et analyserons leur métabolisme du glucose et énergétique.
Bénéfices attendus
Les résultats obtenus au cours de ce projet nous permettront d’identifier in vivo de nouvelles cibles thérapeutiques permettant d'améliorer la tolérance au glucose et à l'insuline, au cours l'obésité. Les organoïdes issus de cellules souches pourraient ainsi représenter une nouvelle approche de thérapie cellulaire pour le traitement de l'obésité.
Procédures
Les animaux seront soumis à une injection de cellules sous la peau qui sera réalisée en condition stérile. Quatorze jours après, une injection de glucose et une prise de sang seront réalisées pour déterminer la glycémie. Trente jours après l’injection sous cutanée des cellules, la glycémie sera mesurée après injection d'insuline par un prélèvement sang. Trente-trois jours après l’injection sous cutanée, les animaux entreront en cage métabolique afin de mesurer leur dépense énergétique. L'animal étant seul dans sa cage, un enrichissement sera prévu pour son bien-être (maison à souris).
Impact sur les animaux
Les différents protocoles pourront engendrer un stress chez les animaux suite aux diverses manipulations ainsi que des douleurs légères. Bien que classiquement réalisée sur des souris, notamment en cancérologie, la greffe est susceptible d'induire des douleurs modérées chez les animaux et/ou des variations de comportements. Pour pallier ce risque, les animaux seront manipulés dans des pièces dédiées et calmes avec une surveillance quotidienne pour détecter le moindre signe de souffrance (blessure, posture ou comportements anormaux, perte de poids importante). LA GREFFE SERA REALISEE SUR DES ANIMAUX ANESTHESIES (ISOFLURANE) ET UNE CREME ELMA SERA APPLIQUEE SUR LE SITE D'INJECTION. LE POINT D'INJECTION SERA DESINFECTE AVEC DE LA VETEDINE. UNE FICHE PAR SOURIS SERA ETABLIE DANS LAQUELLE NOUS NOTERONS LES 5 PREMIERS JOURS (LE POIDS, LA TEMPERATURE PRISE PAR UN THERMOMETRE RECTAL) ET LEUR ETAT GENERAL (PILOERECTION, MOTRICITE, COURBURE DU DOS, ...). LORS DE LA REALISATION DES PRELEVEMENTS SANGUINS AU NIVEAU DE LA QUEUE NOUS FERONS UNE ANESTHESIE LOCALE AVEC LA CREME EMLA POUR FAIRE L'INCISION. LORS DU DERNIER PRELEVEMENT NOUS APPLIQUERONS DE LA VETEDINE POUR DESINFECTER L’INCISION. LORS DU PASSAGE EN CAGE METABOLIQUE CES ANIMAUX SERONT ISOLES. INFORMATIQUEMENT ON PEUT SUIVRE L'ACTIVITE DE L'ANIMAL DANS SA CAGE AINSI QUE DIFFERENTS PARAMETRES (PRISE DE NOURRITURE, DE BOISSON, ACTIVITE MOTRICE, ...). CES ANIMAUX AURONT EGALEMENT UN SUIVI VISUEL. IL EST DIFFICILE D'ENVISAGER DE L'ENRICHISSEMENT DANS CES CAGES METABOLIQUES (COTON, PAPIER, ...) CAR CE RISQUE D'INTERFERER AVEC LES PARAMETRES METABOLIQUES QUE NOUS VOULONS ETUDIER. NOUS POUVONS AJOUTER UNE MAISON A SOURIS MAIS CELA EST DECONSEILLE PAR LE FABRICANT (PROMETHION). LORSQUE LES ANIMAUX SONT EXPOSES AU FROID (PROCEDURE 5 : 4°C 4HR), SI NOUS OBSERVONS UNE BAISSE DE LA TEMPERATURE CORPORELLE EN DESSOUS DE 28°C, L'ANIMAL SORTIRA DU PROTOCOLE ET SERA PLACE SOUS UNE LAMPE CHAUFFANTE. POUR LES PROCEDURES 1 (INJECTION SOUS CUTANEE DE CELLULES HUMAINES CHEZ LES SOURIS NSG) ET 4 (ANALYSE DU METABOLISME EN CAGE METABOLIQUE) LE POURCENTAGE DE PERTE DE POIDS EST DE 20% CAR LES ANIMAUX PEUVENT PERDRE DU POIDS DU AU STRESS DE L'INTERVENTION CHIRUGICALE OU DU A L'ISOLEMENT DANS LES CAGES METABOLIQUES (OBSERVATION DANS DES PROJETS PRECEDENTS). DANS LE CAS DES PROCEDURES 2 ET 3 (IPGTT ET ITT) LE POURCENTAGE DE PERTE DE POIDS EST DE 15% DU A LA MISE A JEUN DES ANIMAUX POUR LA RELAISATION DE CES PROCEDURES.
Devenir
Le but de ce projet est de déterminer le rôle des organoïdes adipeux bruns humains vascularisés ou non sur le métabolisme énergétique dans un organisme entier. Les organoïdes en culture ne permettent pas de répondre à cette question. Pour cela nous avons choisi de suivre la glycémie en suivant ces paramètres sanguins après une injection de glucose ou d’insuline. L’usage des cages métaboliques nous permettra de définir le rôle de cette greffe sur le métabolisme énergétique de manière plus précise. A la fin du projet les animaux seront mis à mort pour prélever les tissus afin de réaliser des analyses des tissus métaboliques (tissu adipeux, pancréas, foie) et expression de gène dans le métabolisme énergétique.
Remplacement
Des expérimentations in vitro, réalisées sur les organoïdes, montrent des résultats très encourageants quant au rôle de la vascularisation dans la régulation du métabolisme mitochondrial. Toutefois ces modèles d'organoïdes, issus de lignées cellulaires souches, sont limités et ne permettent pas d'appréhender la complexité de l'organisme et d'étudier la communication inter-organe, qui peut jouer un rôle important au cours de la régulation de l'homéostasie du glucose et de l'obésité. Ainsi, l'utilisation de modèles de souris immunodéprimées permet d'évaluer, dans des conditions physiologiques et physiopathologiques, l'impact de cette nouvelle source de cellules, afin de mieux comprendre et d'identifier de nouvelles cibles thérapeutiques pour le traitement de l'obésité. L'ETUDE DU METABOLISME (ABSORPTION, ASSIMILATION) AU SEIN D’UN ORGANISME VIVANT NECESSITE UN SYSTEME INTEGRE DANS LEQUEL LES ORGANES COMMUNIQUENT ENTRE EUX. AUSSI LA GREFFE D ORGANOIDE EST NECESSAIRE POUR ETUDIER LA FONCTIONNALITE DE CES DERNIERS.
Réduction
Pour définir statistiquement le nombre d'animaux nécessaires, une étude de puissance basée sur les résultats obtenus précédemment est utilisée pour réduire au minimum le nombre d'animaux, permettant ainsi de déterminer le nombre exact d'animaux par expérimentation en fonction des paramètres recherchés.
Raffinement
Un suivi quotidien et une observation des animaux sont réalisés par les membres de l'équipe de l'animalerie dans laquelle les animaux sont hébergés. Les membres de l'équipe travaillant sur ce projet suivent également les animaux afin de garantir leur bien-être et minimiser au maximum leurs éventuelles souffrances. L'état général des animaux est évalué tous les jours par des observations quotidiennes et pesées hebdomadaires.
Choix des espèces
À la suite du développement de la culture d'organoïde en tissus adipeux bruns humains dans des conditions in vitro très contrôlées, nous voulons étudier le rôle de ces organoïdes au sein d'un organisme entier. Pour cela nous avons choisi un modèle murin immunodéprimé permettant de transplanter des cellules humaines, qui présente une pilosité et une absence de certaines cellules immunitaires. Les animaux seront commandés à l'âge de 6 semaines. Ces souris seront en acclimatation dans leur nouvel environnement durant 1 semaine. Elles recevront une injection d'organoïdes à partir de la septième semaine et seront mises à mort 37 jours après l'injection d'organoïdes.
Rôle de la glande pinéale dans l’établissement, le maintien et le photoentrainement des rythmes circadiens chez le poisson zèbre
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
8 800 poissons zèbres vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Les expériences portent sur des larves, dont 150 subissent l'ablation au laser des prolongements nerveux sortant de la glande pinéale, puis sont maintenues huit jours au maximum avant d'être tuées, l'anxiété induite étant évaluée en observant si elles se collent aux parois de leur boîte. L'objectif déclaré est de comprendre la synchronisation des horloges circadiennes, avec pour retombée annoncée une meilleure connaissance de la mélatonine, molécule largement consommée par les humains. Sur le remplacement, le porteur écrit qu'aucune stratégie sans animaux n'est "malheureusement" disponible aujourd'hui pour étudier les réseaux neuronaux du comportement locomoteur.
Objectifs
Notre équipe s’intéresse à comprendre les mécanismes génétiques gouvernant la mise en place et le fonctionnement du système nerveux central en utilisant le poisson zèbre comme organisme modèle. Nous procédons à des analyses histologiques sur des larves sauvages et transgéniques pour différents transgènes marqueurs de structures cérébrales. L’autre aspect de ce projet consiste en la réalisation de mesures d’activité locomotrice sur larves sauvages, mutantes ou enfin traitées avec un agent pharmacologique.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra d'identifier les mécanismes permettant la synchronisation des horloges circadiennes chez un animal diurne, le poisson zèbre. Il contribuera à une meilleure compréhension du fonctionnement de la mélatonine, une molécule largement consommée par la population humaine soit sous prescription ou sous forme de complément alimentaire.
Procédures
Un lot d'animaux (150 larves tests) sera soumis à une ablation des prolongements axonaux sortant de la pinéale par méthode au laser. Ces animaux seront ensuite conservés durant au maximum 8 jours avant mise à mort.
Impact sur les animaux
Aucun des traitements n'induira de malformation ou létalité. Il est possible qu'une anxiété soit induite chez les larves traitées qui sera mesurée par thigmotaxie (rapport entre le temps passé au bord plutot qu'au centre de la boite).
Devenir
Toutes les larves utilisées seront mises à mort à l'issue de la procédure.
Remplacement
L'étude des réseaux neuronaux sous tendant le comportement animal (locomotion) ne peut être effectué in silico, in vitro ou ex vivo en sorte qu'aucune stratégie de remplacement n'est malheureusement disponible aujourd'hui pour ce projet.
Réduction
L'équipe s'intéresse uniquement au comportement des larves. Par conséquent, les poissons adultes gardés au laboratoire sont consacrés uniquement à la reproduction et ne sont soumis à aucune expérimentation. Le nombre d'individus hébergés correspond au nombre minimal nécessaire au maintien des lignées et à la production d’oeufs nécessaires à notre expérimentation. Pour obtenir des larves, ous utilisons des accouplements avec plusieurs mâles et femelles ce qui permet de diminuer le nombre d’expériences réalisées. Le fait d’analyser 96 larves simultanément et durant quatre jours permet de réduire le nombre de fondateurs nécessaires pour nos analyses. Les nombres de larves utilisées correspondent aux standards utilisés dans des études similaires pour atteindre des valeurs statistiques satisfaisantes. Nous utilisons des stratégies génétiques (transgènes plutot que mutations) permettant de diminuer le nombre d'animaux utilisés au minimum possible.
Raffinement
Durant les procédures, les larves sont maintenues dans des conditions optimales de température (27 degrés). Nous utilisons une grille de scoring qui a été validée par l'établissement elle fait appel à des mesures de comportement effectuées durant les expériences et à des observations sur la morphologie des larves. En effet, les larves anxieuses ont tendance à recher la proximité des parois. Leur niveau d'anxiété peut donc être évalué de manière simple.
Choix des espèces
Le poisson zèbre est un animal diurne donc plus pertinent à étudier que les rongeurs pour les questions de rythme circadien. Les larves de poisson zèbre ont des rythmes locomoteurs très marqués, plus robustes que ceux des adultes. Un rythme locomoteur robuste est observé à 5 jours de développement. Nos analyses de locomotion démarrent donc à ce stade.
evaluation du role des vesicules extracellulaires dans le syndrome de Sjogren
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
Une étude pilote de quatre-vingt-dix souris précède l'expérience principale, qui porte le total à 1 140. Toutes vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, et toutes seront mises à mort. Le projet mesure l'effet de vésicules extracellulaires issues de lymphocytes B, de neutrophiles, de monocytes et de plaquettes sur le syndrome de Sjögren, maladie auto-immune qui touche entre 0,01 % et 0,3 % des adultes. Deux lignées servent à reproduire la pathologie, l'une dépendante des lymphocytes T, l'autre des lymphocytes B, mais les actes infligés à ces souris tiennent en une ligne, prélèvements de sang sur animaux vigiles ou endormis et injection intraveineuse, sans nombre ni fréquence.
Objectifs
Dans ce projet, nous souhaitons explorer le rôle des vésicules extracellulaires dans le syndrome de Sjögren (SjS). Le syndrome de SjS est une maladie rare, touchant entre 0,01% et 0,3% de la population adulte, mais reste la maladie auto-immune systémique la plus fréquente après la polyarthrite rhumatoïde (PR). Cette pathologie inflammatoire systémique affecte majoritairement les glandes salivaires, lacrymales et les muqueuses, lié à une infiltration des glandes correspondantes par des cellules immunitaires. Cependant, après analyse d’une cohorte de plus de 100 patients, il s’avère que d’autres cellules seraient activées pendant la maladie, mesurées par la génération de vésicules extracellulaires. Ces vésicules extracellulaires (lymphocytes T et B, plaquette, neutrophile, monocyte etc) sont abondantes dans les sérums de patients atteints de Sjogren comparés aux contrôle sain. Il est donc important d’évaluer leurs impacts sur la pathologie, déterminer leurs interactions avec les cellules et les organes. Axe 1. Evaluation des vésicules extracellulaires en circulation dans les modèles de souris du syndrome de Sjögren comparé à des souris wild type . Axe 2. Evaluation de l’impact des vésicules extracellulaires totale dans le syndrome de Sjögren Axe 3. Evaluation de l'impact des vasicules extracellulaires de lymphocyte B, neutrophiles, monocytes et de plaquettes dans le syndrome de Sjögren
Bénéfices attendus
Le choix d’utiliser le modèle de Sjogren TgIL14 et le modèle MRL/lpr a été basé sur la littérature, la présence d’autoanticorps (modèle MRL/lpr), la physiologie de la pathologie (TgIL14). Par ailleurs, le modèle MRL/lpr est « T-dépendant » alors que le modèle « IL14 » est « B-dépendant » ce qui permet de récapituler les principaux éléments de la physiopathologie du syndrome de Sjögren. Afin d’étudier le rôle des vésicules extracellulaires dans la physiologie du syndrome de Sjogren, nous avons décidé d’injecter des vésicules extracellulaires « totale » issues de souris atteintes de Sjogren mais aussi des vésicules extracellulaires de lymphocyte B, neutrophile, monocyte et plaquette issues de souris Sjogren. Il est complexe de modéliser les interactions des vésicules extracellulaires avec les cellules circulantes ou organes in vitro. C’est pourquoi l’axe 1 et 2 de cette demande éthique permettra d’évaluer dans un modèle murin, l’implication des vésicules extracellulaires dans le syndrome de Sjogren.
Procédures
prélèvements de sang sur animaux vigiles et endormis, injection en intraveineuse
Impact sur les animaux
Les seuls effets indésirables que les animaux peuvent ressentir seront liés aux manipulations lors des injections. Ces gestes seront effectués par du personnel compétent. Une attention particulière et un monitoring sera effectué sur les souris recevant les vésicules extracellulaires.
Devenir
Mise à mort de tous les animaux.
Remplacement
Pour ce type de projet, il n’existe actuellement aucune méthode alternative à l’expérimentation animale. L’implication des vésicules extracellulaires dans une pathologie nécessite l’évaluation sur un modèle vivant.
Réduction
Le nombre d’animaux a été calculé afin de garantir une puissance nécessaire et suffisante. Nous avons au préalable évalué in vitro le statut d’activation des plaquettes chez l’homme (cohorte de patient atteint du syndrome de Sjogren et de donneur sain). Afin de réduire le protocole, une étude pilote sera réalisée avant l'étude principale, dont les résultats seront utilisés pour l’axe 1, 2 et 3 utilisera (20+70) 90 souris afin d’optimiser et d’évaluer les quantités de vésicules extracellulaires que l’on peut extraire et produire. Dans l’étude principale, des groupes contrôles ainsi que plusieurs groupes de souris permettront par la suite de répondre à l’hypothèse de travail, le détail des groupes est abordé. Considérant une variance hypothétique maximale de 16%, le nombre minimal d’animaux nécessaire a l’observation d’une difference significative pour une mesure unique, si elle existe, est de 10 par groupe experimentale (a
Raffinement
Le bien-être animal est au cœur de cette étude. Nous veillerions à ce que l’hébergement des animaux leur permettent d’avoir un enrichissement (avec paille, bois, coton) suffisant et stimulant pour réaliser leur nid. Les contraintes subies par les animaux sont faibles. Il s’agit d’une étude de vieillissement avec une manipulation réduite des animaux (prise de sang en veine saphène ou caudale et/ ou injection de médiateurs lipidiques en intrapéritonéale). Les souris seront observées quotidiennement et lorsqu’une souris atteint un point limite, elle sera mise à mort. Dans notre étude nous ne pouvons pas utiliser d’analgésique puisque nous étudions les médiateurs lipidiques dont l’expression est modulée par ces produits.
Choix des espèces
Le modèle murin est le modèle de référence pour l’évaluation de l’impact physiopathologique de pathologie inflammatoire comme le syndrome de Sjögren. Il n’existe pas de méthodes alternatives in vitro pour étudier notre hypothèse de travail. Qui plus est, plusieurs de nos analyses reposent techniquement sur la cytométrie en flux, méthodologie qui requière un nombre conséquent de cellules issues d’organes immunitaires. Ce type d’expériences rend impossible l’utilisation d’organismes comme le poisson zèbre ou la drosophile. Bien qu’il existe certaines différences entre l’immunologie murine et humaine, d’innombrables découvertes faites chez la souris s’avèrent transposables chez l’humain. Ce modèle est donc adapté à l’étude de dérégulations hémostatiques humaines. Les souris utilisées seront de 6 mois. Elles ont toutes un stade de développement complet.
Caractérisation du modele de rat DMD avec une etude comparative de l’efficacité de deux produits de therapie genique MODIFICATION
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
Tous tués pour le prélèvement de tissus et de fluides, 426 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Porteurs d'une mutation qui reproduit la dystrophie musculaire de Duchenne, ils subissent l'ablation d'un bout de queue pour génotypage, une injection intraveineuse de vecteur viral sur animal éveillé, des prises de sang répétées et une batterie de mesures allant d'une heure de test de force à trente minutes d'exploration respiratoire, sous trois anesthésies générales. Le porteur indique que l'électromyographie et certains tests de force peuvent provoquer des lésions inflammatoires douloureuses, et que l'épilation nécessaire à la mesure cardiaque irrite la peau, avant de conclure que ces nuisances restent "localisées et réversibles". Le rat a été retenu parce que la souris ne développe pas l'atteinte cardiaque de la maladie, et l'objectif immédiat est de fixer la dose minimale efficace de deux produits de thérapie génique en développement.
Objectifs
La dystrophie musculaire de Duchenne (DMD) est une maladie neuromusculaire récessive liée au chromosome X et elle est causée par des mutations du gène DMD qui entraînent la perte de la protéine dystrophine, une protéine essentielle à la santé et au fonctionnement des muscles. Cette mutation affecte les muscles et provoque leur atrophie progressive causant une perte progressive de la fonction motrice avec, à terme, la perte de la capacité de marcher, puis une insuffisance respiratoire et une cardiomyopathie. La dystrophie musculaire de Duchenne se manifeste dès les premières années de la vie et malheureusement il n'existe pas encore de traitement curatif. La thérapie génique est en cours d’études pour re-établir l’expression de la protéine dystrophine dans les muscles et traiter la maladie. Il existe très peu de modèles animaux de la maladie Duchenne qui manifestent tous les symptômes de la maladie et sur lesquelles les études d’efficacité peuvent être amené. Le modèle de souris reproduit bien la pathologie au niveau des muscles squelettiques, mais seul le modèle de rats présente un déficit cardiaque représentatif de la pathologie. Pour cela nous envisagions la création d’une lignée de rat DMD pour déterminer les anomalies fonctionnelles au niveau des muscles du cœur et le biomarquers sanguing. L’étude de ce modèle au cours du temps nous permettra de mieux comprendre les processus pathologiques afin d’envisager les stratégies thérapeutiques.
Bénéfices attendus
La caractérisation du modèle rat DMD nous permettra de déterminer la fenêtre optimale pour le traitement par thérapie génique dans la phase suivante. A court terme, les effets bénéfiques du traitement chez les rats DMD devraient permettre d’exprimer la protéine dystrophine au niveau des muscles squelettiques et cardiaques, ce qui devrait entrainer une amélioration du phenotype dystrophique. Ce projet de développement non clinique permettra de comparer la dose minimale efficace de deux terapie genique afin d'envisager, dans un second temps, une application clinique pour le traitement de la DMD par la thérapie génique chez les patients.
Procédures
Afin d’identifier le fond génétique de l’animal, un prélèvement d’un bout de queue sera réalisé sur chaque animal. En cas de doute sur l’échantillon, un deuxième prélèvement sera réalisé à l’oreille au cas par cas. Chacun de ces gestes ne durera en moyenne pas plus d’une minute. Les molécules thérapeutiques (virus non pathogènes transportant le médicament) seront délivrées par une injection intraveineuse unique sur rat éveillé (durée moyenne 2 minutes). Des prélèvements sanguins seront réalisés au cours du temps sur rat éveillé (durée moyenne 2 minutes) ou anesthésié (10 minutes maximum avec l’anesthésie). Les rats seront soumis à des tests permettant de mesurer la fonction de différents organes : mesure de la force musculaire (durée moyenne 1 heure), mesure de l’activité électrique du cœur (durée moyenne 30 min), mesure de l’activité électrique du muscle (durée moyenne 15 min), mesure de la fonction cardiaque (durée moyenne 20 min), mesure de la fonction respiratoire (durée moyenne 30 min), mesure d’activité et de mobilité et mesure de composition corporelle (durée moyenne 15min). Certains de ces tests nécessitent une anesthésie ou un traitement antidouleur préalable : pour réaliser l’ensemble des tests, les rats recevront trois anesthésies générales par voie aérienne, une injection d’un traitement antidouleur et une injection d’une molécule anesthésique avant l’euthanasie.
Impact sur les animaux
Les animaux seront maintenus en contention manuelle ou dans une boite à contention, ce qui pourrait entrainer un stress. Des douleurs locales pourraient être ressenties au moment du prélèvement d’un bout de queue ou d’oreille, des injections du traitement thérapeutique, des injections de molécules anesthésiques ou antidouleurs, ainsi qu’au moment des prélèvements de sang. Des lésions locales de type inflammatoire accompagnées de douleurs localisées pourraient être causées par la mesure de l’activité électrique du muscle ou lors de certains tests de mesure de la fonction musculaire. Une sécheresse oculaire pourrait être observée au cours des anesthésies gazeuses. Des irritations de la peau pourraient être observées à l’endroit de l’épilation nécessaire pour la mesure de la fonction cardiaque. Toutes les nuisances possibles sont localisées et réversibles, ce qui constitue pour l’animal un niveau global de contrainte modérée.
Devenir
Euthanasie pour prélèvements et analyses des tissus et des fluides.
Remplacement
La maladie de Duchenne est causée par l’absence d’une protéine appelée la dystrophine : les muscles et le cœur perdent progressivement leurs fonctions. Le projet consiste à mesurer l'effet d’un médicament composé d’un virus non pathogène transportant la dystrophine au sein des cellules cardiaques et musculaires malades : ce test n'est pas réalisable dans les modèles cellulaires car il est impossible de cibler différents tissus simultanément dans ces modèles et d’étudier la répartition du médicament entre les différents organes. De plus, l’utilisation de virus transporteurs de notre médicament entraine une réaction de défense immunitaire de l’organisme contre les virus, réaction impossible à recréer en laboratoire à ce jour. L'utilisation d’animaux ne peut donc pas être remplacée dans ce projet.
Réduction
Le nombre de rats utilisés dans ce projet a été réduit grâce à :1) le calcul par des tests statistiques des effectifs minimaux mais adéquats permettant une analyse fiable et une exploitation garantie des résultats (groupes de 10 ou 11 rats selon les procédures) ; 2) l’analyse d’un maximum de paramètres chez chaque animal (plusieurs dizaines) ; 3) l’obtention des rats non malades et malades en utilisant les mêmes croisements parentaux et 4) un suivi quotidien, des règles strictes de raffinement et le respect des points limites permettant de garantir le bien-être animal et l’exploitation de toutes les données produites.
Raffinement
Les conditions d'hébergement et d'enrichissement du milieu sont gérés par le CERFE. Les animaux seront surveillés et pesés à minima 1 fois par semaine pendant tout le protocole pour détecter tout signe de souffrance. Des points limites ont été définis et seront respectés. Les animaux bénéficieront d’une phase d’habituation avant certains tests visant à mesurer le fonctionnement des muscles. Lors de certains de ces tests, il y a un risque exceptionnel de blessures aux griffes : dans ce cas, un traitement avec un désinfectant sera appliqué jusqu’à la guérison. Afin de contrôler la douleur et le stress de l’animal, certains tests seront réalisés sous anesthésie gazeuse ou sous anesthésie générale et un antidouleur sera administré avant et pendant les 48 heures qui suivront la fin des tests. Dans le cas d’animaux anesthésiés, les tests seront réalisés sur une plaque chauffante pour maintenir la température corporelle constante. Une application de crème anti-irritation sera appliquée sur le thorax des animaux après l’épilation nécessaire pour la mesure du fonctionnement du cœur. Tous les tests seront effectués dans une salle dédiée isolée du lieu d'hébergement, dans un environnement calme. Les animaux seront également pesés une fois par semaine pendant tout le protocole afin de détecter le moindre signe de souffrance. Les rats étant des animaux sociaux, aucun animal ne sera isolé dans une cage.
Choix des espèces
Les rongeurs sont les modèles animaux les plus couramment utilisés par la communauté scientifique pour mesurer l'efficacité de médicaments pour la maladie de Duchenne (DMD), pathologie qui affecte le bon fonctionnement des muscles et du cœur. Le modèle de souris de cette maladie permet une évaluation très complète des différents muscles, mais ne reproduit pas l’atteinte cardiaque typique des Hommes affectés par la maladie. Le rat est le modèle reproduisant tous les aspects de la pathologie (atteinte des muscles et du cœur). L'utilisation du modèle de rats DMD permettra donc de valider l’effet du traitement sur l’ensemble des organes affectés par la pathologie. Les rats utilisés seront de jeunes adultes âgés de 1 mois à 9 mois. La caractérisation préalable du modèle permettra de déterminer à quel moment la pathologie apparait et son évolution, ce qui permettra de tester l’effet du traitement à différents stades de progression de la maladie (prévention ou guérison), afin de se rapprocher au plus juste des différentes conditions de traitement qui seront testées sur les malades humains.
Évaluation de la biocompatibilité d’un nouveau porte-électrodes lors de l’implantation cochléaire
- Recherche fondamentale
- Organes sensoriels
Pour évaluer un porte-électrodes d'implant cochléaire capable de se tordre pendant son insertion, 12 gerbilles de Mongolie vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue pour une étude histologique. Chacune subit cinq interventions sous anesthésie générale, de quinze à quarante minutes, dont l'implantation dans la cochlée. Une oreille reçoit l'implant, l'autre est délibérément rendue inutilisable pour servir de témoin chez le même individu, ce que le porteur présente comme un moyen d'éliminer la variabilité entre animaux. Le RNT évoque la destruction de l'oreille sans y voir d'autre atteinte que celle de la chirurgie elle-même, dont les douleurs seront contrôlées par des antalgiques.
Objectifs
La surdité constitue un enjeu majeur de santé publique. Selon l’OMS, 5 % de la population mondiale souffrira d’une atteinte auditive sévère à profonde d’ici 2050. Pour traiter les surdités de perception, principalement liées à une atteinte de l’oreille interne, des prothèses auditives peuvent être proposées. Cependant, lorsque ces prothèses s’avèrent inefficaces pour réhabiliter l’audition, l’implantation cochléaire représente le dernier recours thérapeutique. L’implant cochléaire se compose d’une partie externe, qui capte et transmet les sons, et d’une partie interne, implantée chirurgicalement. Pour stimuler les cellules du nerf auditif, un porte-électrodes est inséré dans la cochlée lors de l’intervention. Les porte-électrodes actuels sont constitués d’un faisceau d’électrodes enveloppé dans du silicone. Lors de leur insertion, une lésion des structures intracochléaires peut entraîner une diminution des performances auditives de l’implant, ainsi qu’une réaction inflammatoire associée à une fibrose. Étant donné que les porte-électrodes sont insérés sans visualisation directe de leur progression dans la cochlée, le chirurgien les pousse depuis l’extérieur. Ce processus peut provoquer un traumatisme intracochléaire ou une translocation du porte-électrodes vers une autre rampe, un phénomène observé dans certains cas. Étant donné que le traumatisme intracochléaire est un problème récurrent avec toutes les marques d’implants actuels, et compte tenu de ses conséquences sur les résultats auditifs, notre projet a consisté à concevoir un porte-électrodes actif. Ce dispositif innovant est capable de se courber pendant l’insertion, réduisant ainsi, voire évitant, le traumatisme intracochléaire. Ce prototype est composé de polymères flexibles qui lui permettent de s’adapter à la forme de la cochlée lors de l’insertion, tout en assurant une stimulation conforme aux principes des implants traditionnels une fois en place. L’objectif principal de notre projet est d’évaluer la biocompatibilité de ce nouveau porte-électrodes en le comparant aux porte-électrodes standards.
Bénéfices attendus
La translocation du porte-électrodes est un phénomène traumatique observé assez souvent lors de l’insertion des porte-électrodes actuellement disponibles sur le marché. Avec les dispositifs classiques, le porte-électrodes est inséré de manière passive : le chirurgien le pousse depuis l’extérieur, soit à l’aide d’une pince, soit via un système robotisé. Ce processus entraîne un glissement et un frottement, ce qui peut causer des lésions. L’insertion progressive et le retrait peuvent générer des traumatismes. Notre prototype de porte-électrodes actif permet une insertion innovante : il se tord et s’adapte dynamiquement à la forme de la cochlée pendant l’insertion, réduisant ainsi les frottements contre la paroi latérale et, par conséquent, le traumatisme intracochléaire. Des tests d’insertion réalisés sur des cochlées 3D ont déjà démontré la faisabilité et l’efficacité de cette approche. Bien que les matériaux utilisés pour ce nouveau porte-électrodes soient déjà validés pour d’autres applications médicales, leur biocompatibilité à long terme dans le contexte spécifique de l’implantation cochléaire n’a pas encore été évaluée. Étant donné que le porte-électrodes doit rester en place tout au long de la vie du patient, ce projet vise à : • Évaluer la biocompatibilité des matériaux en analysant la préservation de l’audition post-implantation. • Caractériser la réponse inflammatoire et la fibrose induites par le dispositif, en comparaison avec les porte-électrodes standards. .
Procédures
Tous les animaux subiront cinq interventions sous anesthésie générale (26 minutes, 40 minutes, 15 minutes, 15 minutes, 25 minutes)
Impact sur les animaux
La chirurgie de l’implant cochléaire est un geste maîtrisé qui permet d’accéder à l’oreille moyenne pour insérer l’implant. Après la chirurgie, les douleurs engendrées par la chirurgie seront contrôlées par des antalgiques. Ainsi, les animaux seront surveillés pendant la période post-implantation à la recherche des signes de détresse et infection. Concernant la destruction de l’oreille, il n’y a pas de nuisance particulière sauf celle associée à la chirurgie elle-même.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure pour récupérer des prélèvements pour une étude histologique.
Remplacement
A ce jour, aucune méthode alternative in vitro ou ex vivo est envisageable pour ce projet. L’évaluation de la biocompatibilité des implants, l’effet sur l’audition résiduelle et la réaction inflammatoire si elle se produit nécessitent un modèle animal afin d’insérer l’implant dans l’oreille, le maintenir en place dans des conditions réelles et le suivre dans un intervalle de temps.
Réduction
Les groupes d’animaux ont été constitués de manière à pouvoir détecter des différences significatives d’au moins 20 % entre eux, avec une fiabilité élevée. Pour optimiser les tests auditifs, chaque participant sera équipé d’un implant dans l’oreille qui conserve une fonction auditive résiduelle. L’oreille opposée sera préalablement rendue inutilisable pour l’expérience. Ce design permet un contrôle intra-individuel strict en éliminant les variations inter-oreilles, assurant une interprétation robuste des résultats
Raffinement
Les gerbilles seront hébergées en groupe dans un environnement enrichi pour favoriser un comportement naturel. La semaine précédant le début des expérimentations, les gerbilles seront manipulées plusieurs fois afin de les habituer au contact de l’expérimentateur et ainsi minimiser le stress le jour de la procédure expérimentale. Les interventions chirurgicales et les tests auditifs seront réalisés sous anesthésie générale. Le bien être animal sera évalué selon une grille, pour identifier une éventuelle souffrance, détresse ou inconfort. Des mesures de gestion de la douleur seront mises en place en fonction du score avec un protocole antalgique adapté.
Choix des espèces
La gerbille est le modèle d'étude le plus approprié, car c’est une espèce de rongeur avec une cochlée relativement grande par rapport sa taille et que les fréquences entendues par la gerbille sont plus proches que celle de l’humain par rapport aux autres rongeurs (rat, souris et cobaye). En plus, l’accès à l’oreille moyenne pour exposer la cochlée est facilité chez la gerbille. Le projet impliquera exclusivement des animaux adultes. Les études menées jusqu’à présent dans le laboratoire ont utilisé des animaux de cet âge. Les données obtenues dans l’étude présente pourront être comparées à celles déjà obtenues avec des protocoles voisins.
Impact de l’Obésité sur la Maturation Cardiaque et la Fonction Diastolique chez les souris juvéniles/ »adolescentes » EU2/2
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
- Système cardiaque
- Système endocrinien
965 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Mises sous régime gras et sucré dès le vingtième jour de vie, elles subissent une échocardiographie sous anesthésie, un prélèvement à la queue par semaine, puis deux tests métaboliques comportant chacun neuf ponctions de sang en deux heures, avant un cathétérisme du ventricule qui passe par la dissection de la carotide. Le porteur signale qu'une anesthésie mal conduite peut tuer la souris ou la réveiller en cours d'opération, et qu'une lésion des vaisseaux voisins de la carotide peut provoquer une hémorragie. Les mères, arrivées avec leurs petits de quinze jours, sont tuées dès le sevrage parce qu'elles sont trop âgées pour entrer dans l'étude.
Objectifs
L’insuffisance cardiaque est une maladie grave et fréquente. L’une de ses formes, l’insuffisance cardiaque à fraction d’éjection préservée (ICFEp), concerne aujourd’hui plus d’un patient sur deux et pourrait représenter jusqu’à 80 % des cas d’ici 2035. Cette pathologie touche principalement les femmes âgées et se caractérise par une altération de la relaxation du cœur, sans modification de sa capacité de contraction. À ce jour, il n’existe aucun traitement curatif ou préventif efficace, en grande partie en raison d’une compréhension encore limitée des mécanismes biologiques impliqués. L’obésité constitue un facteur de risque majeur de l’ICFEp, près de 80 % des patients étant en surpoids ou obèses. Or, la prévalence de l’obésité augmente fortement chez les enfants et les adolescents. Pourtant, l’impact d’une obésité précoce sur le développement du cœur et sur le risque ultérieur d’insuffisance cardiaque demeure peu étudié. Nos travaux récents ont mis en évidence, chez la souris, une phase de développement cardiaque jusque-là méconnue, survenant après le sevrage, entre le 20ème (P20) et le 60ème jour (P60) de vie. Cette période est marquée par l’apparition de structures spécifiques au sein des cellules musculaires cardiaques, essentielles à la maturation de la fonction de relaxation. Leur altération ou leur absence est associée à une dysfonction diastolique conduisant au développement d’une ICFEp. De manière originale, nous avons montré que ces structures sont régulées selon le moment de la journée, suggérant un lien étroit entre développement cardiaque et horloge biologique. Nous avons également identifié un dimorphisme sexuel de ce développement, influencé par les hormones féminines, pouvant contribuer à la plus forte prévalence de l’ICFEp chez les femmes. La période P20–P60 chez la souris correspondant à l’adolescence et au début de l’âge adulte chez l’Homme, ce projet vise à étudier comment l’obésité perturbe le développement cardiaque durant cette fenêtre critique et augmente le risque de dysfonction cardiaque précoce. L’objectif est d’identifier des marqueurs précoces ouvrant la voie à de nouvelles stratégies de prévention et de traitement.
Bénéfices attendus
L’étude de l’impact d’un régime obésogène sur la maturation du cœur au cours de la transition adolescence–jeune adulte permettra de mieux comprendre les mécanismes biologiques impliqués dans la perturbation du développement normal de la fonction cardiaque en situation pathologique. Ces connaissances sont particulièrement pertinentes dans un contexte où les régimes alimentaires riches en graisses et en sucres, de type « fast-food », sont de plus en plus répandus chez les adolescents. Les résultats de ce projet contribueront à l’identification de mécanismes précoces associés à la dysfonction cardiaque (ICFEp), susceptibles d’améliorer le diagnostic précoce et d’orienter une prise en charge plus personnalisée, en tenant compte des différences liées au sexe ainsi que des variations biologiques dépendantes du moment de la journée. À plus long terme, ces travaux pourraient participer à l’élaboration de stratégies de prévention visant à réduire le risque de développer une ICFEp à l’âge adulte.
Procédures
Dans le 1er établissement utilisateur, la 1ère intervention sur l’animal au 20ème jour de naissance est une anesthésie sous anesthésie gazeuse pour l’échocardiographie cardiaque. Ensuite, entre le 20ème (P20) et le 40ème (P40) jour de naissance, il y a un prélèvement à la queue sur animal vigile une fois par semaine (moins de 15sec chaque prélèvement). A P40, 2 tests métaboliques (espacés chacun d’une semaine) sont réalisés chez la souris. Cela implique, 1 injection d’insuline (moins de 15 sec) ou 1 injection de glucose (moins de 15 sec) en injection intrapéritonéale à l'aide d'aiguille 30G et neuf prélèvements à la queue pour chaque test selon la cinétique suivante : 15 minutes avant l’injection puis au moment de l’injection puis 15 min après l’injection et ainsi de suite toutes les 15 minutes jusqu’à 120 minutes (un total de 9 prélèvements). Au 60ème jours de naissance, l'échocardiographie nécessite une anesthésie gazeuse et une chirurgie est réalisée impliquant une injection intrapéritonéale avec une aiguille de 30G d’analgésie et 1 une injection sous cutanée au niveau du cou d'anesthésique à l'aide d'une aiguille de 30G. Dans le second établissement, l’euthanasie des souris implique, de la même manière, une injection d’analgésie (moins de 15 sec) au niveau de la cage thoracique en sous cutanées à l'aide d'une aiguille de 30G.
Impact sur les animaux
Lors de la mise sous régime à P20 : modifications digestives (diarrhée, constipation), modification comportementale (légère léthargie). Lors des échocardiographies doppler ou pendant le cathétérisme ventriculaire : une mauvaise gestion de l'anesthésie pourrait entrainer soit la mort prématurée de la souris ou, au contraire, un réveil de cette dernière en cours de chirurgie. Par ailleurs, lors de la dissection de la carotide commune lors de la cathétérisation, il est possible de léser des vaisseaux adjacents entraînant une hémorrhagie légère et un risque d'inconfort. Les effets indésirables potentiels liés aux expérimentations métaboliques : stress de jeûne limité à 2h avant les tests in vivo pour normaliser la glycémie, inconfort et douleur liés à l'injection d'insuline ou glucose (une fois, durée max 15 sec), inconfort et douleur lors des prélèvements sanguins à l’extrémités de la queue et au niveau mandibulaire.
Devenir
À l’issue de chaque procédure expérimentale, les animaux sont tous euthanasiés. Lorsqu'il est nécessaire, un prélèvement du cœur est effectué à des fins d’analyses cellulaires et moléculaires sous anesthésie profonde et analgésie, puis une méthode secondaire réglementaire d'euthanasie est utilisée pour la mise à mort. Les petits arrivant à 15 jours de naissance, ils sont avec leur mère qui est euthanasiée dés le sévrage. En effet, ces femelles sont trop âgées pour entrer dans notre étude.
Remplacement
Ces investigations doivent être réalisées sur des modèles animaux vivants, car elles nécessitent l’étude du cœur en fonctionnement. En particulier, l’impact d’un régime obésogène initié à l’adolescence (20 jours après la naissance) sur la fonction diastolique à l’âge adulte (60 jours après la naissance) ne peut être évalué que dans un organisme vivant, compte tenu de la complexité des mécanismes de développement cardiaque impliqués. Les altérations structurelles et fonctionnelles associées à l’insuffisance cardiaque à fraction d’éjection préservée (ICFEp), ainsi que l’influence de facteurs environnementaux tels que l’alimentation ou l’alternance jour/nuit, ne peuvent être étudiées à l’aide de modèles alternatifs. Elles nécessitent à la fois des analyses fonctionnelles in vivo et, lorsque requis, un prélèvement cardiaque permettant un accès direct au tissu et à l’architecture des cellules contractiles cardiaques.
Réduction
L’équipe a développé une méthode de prélèvement cardiaque optimisée permettant de préserver au mieux l’architecture des cardiomyocytes, notre centre d’intérêt dans ce projet, et d’analyser un même échantillon par plusieurs techniques complémentaires. Cette approche optimise l’utilisation des animaux en permettant d’obtenir, à partir d’un seul animal, différents types de données structurales et fonctionnelles. Par ailleurs, l’utilisation de techniques d’imagerie fonctionnelle non invasives, telles que l’échocardiographie Doppler, permet de réaliser un suivi longitudinal de la fonction cardiaque, et ce avant le prélèvement terminal du tissu si nécessaire. Ainsi, un même animal peut être utilisé successivement pour des analyses fonctionnelles in vivo et pour des analyses tissulaires post-mortem. Ces stratégies expérimentales permettent de maximiser l’exploitation des données obtenues, de réduire le nombre d’animaux utilisés au strict nécessaire et de garantir une analyse statistiquement robuste et une évaluation complète de l'architecture cardiaque et de sa fonction, tout en tenant compte des différents facteurs biologiques étudiés.
Raffinement
Les animaux sont hébergés dans des cages ventilées conformes à la directive 2010/63/UE, dans le respect des cinq libertés fondamentales. Des enrichissements du milieu (papier, carton, tunnels) sont fournis afin de favoriser la construction de nids, l’expression des comportements naturels, l’activité physique et les interactions sociales. Un test des pièces d’hébergement des animaux est effectué tous les 3 mois pour garantir leur statut sanitaire SPF. Une grille de suivi (grille de scoring de notre projet), élaborée en collaboration avec les zootechniciens, permet une surveillance régulière de l’état de santé des animaux et une adaptation rapide des conditions expérimentales si nécessaire, afin de limiter au maximum toute douleur, souffrance ou détresse (analgésie et anesthésie ont été définies pour éliminer toutes douleurs).
Choix des espèces
La souris constitue un modèle particulièrement pertinent pour nos études en raison de sa forte similitude avec la physiologie humaine, notamment pour les processus cardiaques. En effet, notre équipe a mis en évidence l’impact du jour et de la nuit sur la fonction cardiaque chez l’Homme et la souris, justifiant l’utilisation de ce modèle pour étudier les mécanismes sous-jacents à cette fonction et ses altérations. Par ailleurs, la majorité des travaux portant sur l’impact du sexe sur le fonctionnement cardiaque et sur l’impact de l’obésité ont été réalisés chez la souris, fournissant un cadre méthodologique et conceptuel solide. Ce modèle nous permet donc de poursuivre des recherches en cohérence avec la littérature existante et de capitaliser sur des données validées. Enfin, les techniques employées dans ce projet ont été optimisées pour la souris, garantissant la fiabilité et la reproductibilité des résultats obtenus. Les animaux seront utilisés à différents stades de développement selon les objectifs spécifiques de chaque expérience, afin d’évaluer les effets du régime obésogène sur le développement et la fonction cardiaque. Au 20ème jour après la naissance, le cœur est encore en pleine maturation. Des processus essentiels, tels que la formation et la structuration des cardiomyocytes sont alors actifs. Ce stade est crucial pour étudier l’impact de facteurs environnementaux précoces, notamment alimentaires, sur le développement du cœur. Comme montré par notre équipe, ce stade de développement est déterminant pour la fonction cardiaque adulte. Au 60ème jour après la naissance, correspondant au jeune adulte, le cœur a terminé son développement structural et fonctionnel. Ce stade permet d’évaluer les conséquences du régime obésogène instauré précocement sur la fonction cardiaque et sur l’architecture des cardiomyocytes à l’âge adulte.
Rôle des plaquettes dans les lésions rénales associées au diabète après arrêt de la circulation sanguine
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
- Troubles endocriniens
- Troubles immunitaires
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système cardiaque
- Système endocrinien
- Système immunitaire
400 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, chacune passant cinq semaines entre l'induction d'un diabète et une opération qui prive ses deux reins de sang pendant vingt-deux à vingt-cinq minutes. Le diabète est provoqué par des injections répétées d'un composé qui détruit le pancréas, avec hyperglycémie, soif et urines abondantes, perte de poids et risque d'hypoglycémie. L'ouverture de l'abdomen et le clampage des vaisseaux rénaux entraînent une prostration, une fatigue importante et des douleurs post-opératoires que le porteur reconnaît malgré l'analgésie. Toutes seront tuées sous anesthésie après un prélèvement sanguin terminal, pour comprendre pourquoi les patients diabétiques opérés du cœur développent quatre fois plus souvent une insuffisance rénale grave.
Objectifs
Le diabète est une maladie très fréquente qui fragilise les vaisseaux sanguins de nombreux organes, en particulier les reins. Nous avons observé, à partir d’une cohorte de 11 000 patients opérés de chirurgie cardiaque, que les patients diabétiques ont quatre fois plus de risque de développer une maladie rénale sévère nécessitant une dialyse après l’intervention, à cause de l'arrêt de la circulation sanguine associée à cette chirurgie. Beaucoup d’entre eux évoluent ensuite vers une maladie rénale chronique, ce qui affecte profondément la qualité et l’espérance de vie des patients, et représente un lourd fardeau pour le système de santé. Actuellement, aucun traitement ne permet de prévenir la survenue d'une maladie rénale post-chirurgie cardiaque chez ces patients. Notre projet vise à comprendre pourquoi le diabète augmente autant ce risque. Nous nous intéressons particulièrement aux plaquettes, dont le rôle est de stopper les saignements. Ces cellules jouent aussi un rôle très important dans l’inflammation. Nous étudierons comment le diabète modifie leur fonctionnement et quels mécanismes pourraient jouer un rôle dans l’aggravation des lésions rénales lorsqu’un rein subit un épisode d’ischémie/reperfusion. Pour répondre à cette question, nous mènerons deux approches complémentaires : Une étude chez l’humain, basée sur nos observations cliniques, pour analyser les caractéristiques des patients diabétiques et mieux comprendre les mécanismes en jeu. Une étude expérimentale chez la souris, dans laquelle nous induirons un diabète puis une lésion rénale d’ischémie-reperfusion. Nous évaluerons la fonction rénale, l’activation des plaquettes, ainsi que l’inflammation et la fibrose (cicatrisation anormale) du rein. Nous utiliserons également des souris génétiquement modifiées afin d’altérer spécifiquement certaines fonctions des plaquettes. Cela nous permettra de déterminer précisément leur rôle dans l’aggravation des lésions rénales en contexte de diabète. À terme, ce projet permettra d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques pour protéger les reins des patients diabétiques, réduire le recours à la dialyse et améliorer leur qualité et leur espérance de vie.
Bénéfices attendus
Les complications rénales aiguës après chirurgie cardiaque sont fréquentes et particulièrement sévères chez les patients diabétiques. À ce jour, il n’existe pas de stratégie spécifique permettant de réduire ce risque accru. Ce projet permettra de mieux comprendre les mécanismes impliqués dans l’aggravation des lésions rénales en contexte de diabète, en particulier le rôle des plaquettes. L’identification des voies plaquettaires impliquées pourrait ouvrir la voie au développement de stratégies thérapeutiques ciblées. À terme, ces travaux pourraient contribuer à réduire la sévérité des complications rénales chez les patients diabétiques exposés à une chirurgie cardiaque.
Procédures
(1) Une partie des animaux sera soumise à une induction de diabète par injections répétées d'un composé chimique qui détruit le pancréas. (2) Tous les animaux seront soumis à une procédure chirurgicale qui consiste à priver de la circulation sanguine les deux reins pendant 22–25 minutes sous analgésie et anesthésie. Ce protocole a une durée de 40 minutes. (3) Prélèvement de sang sur souris vigile, au niveau de la joue (30 secondes environ). (4) Prélèvement de sang terminal, < 1 min, sous anesthésie générale, sur un plateau chauffant ; suivi de l’euthanasie par une méthode réglementaire en vue des différents prélèvements et analyses nécessaires.
Impact sur les animaux
L’induction du diabète par injections répétées d’une substance chimique détruisant le pancréas entraîne une augmentation du taux de sucre dans le sang associée à une augmentation de la soif et des urines, une perte de poids ainsi qu’une altération modérée de l’état général. Les injections répétées peuvent provoquer un stress transitoire lié à la contention et à la manipulation. Une hypoglycémie transitoire peut survenir dans les heures suivant les injections ; afin de prévenir une hypoglycémie sévère, une solution de sucre sera mise à disposition dans les cages pendant la période d’induction. Des variations individuelles de la réponse au traitement peuvent être observées. L’induction d’une maladie rénale par chirurgie entraîne une altération transitoire de l’état général et une prostration liée à une fatigue importante. La procédure chirurgicale repose sur une ouverture chirurgicale de l’abdomen permettant d’accéder aux reins, suivie de la pose de pinces temporaires sur les vaisseaux sanguins apportant du sang aux reins afin de suspendre temporairement la circulation sanguine. Malgré une prise en charge optimale de l’analgésie, des douleurs post-opératoires peuvent survenir : (1) douleur liée à la chirurgie (anesthésie, analgésie, incision cutanée médiane, ouverture des plans musculaires, pose des clamps, sutures) ; (2) complications potentielles liées à l’anesthésie (difficultés respiratoires, modifications du rythme cardiaque, baisse de la température corporelle) ; (3) altération de l’état général avec perte de poids et déshydratation ; (4) stress lié aux manipulations répétées (surveillance clinique, pesées). Ces nuisances ne peuvent pas être totalement évitées, car l’induction du diabète et la chirurgie sont indispensables pour répondre aux objectifs scientifiques du projet. Un suivi clinique rapproché et des mesures adaptées seront mis en œuvre afin de limiter au maximum la douleur et la souffrance des animaux.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés en fin de chaque procédure, par une méthode réglementaire sous anesthésie générale et analgésie par une personne expérimentée. Les différents prélèvements nécessaires pour les analyses sont réalisés après constatation de la mort par une personne expérimentée. Durée de la procédure 5 semaines.
Remplacement
En raison notamment de la complexité du tissu rénal et de sa circulation (dizaines de types cellulaires), ainsi que de la fragilité des plaquettes, et au vu de l’état encore embryonnaire de la recherche sur les organes en culture (organoïdes), l’étude des maladies rénales requiert l’obtention de tissu rénal prélevé sur l’animal d’expérience ou l’homme. Il n’existe pas de méthode alternative basée sur des cultures cellulaires (in vitro) pour analyser l’évolution de la défaillance chronique progressive d’organes.
Réduction
Des expériences préliminaires ont permis d’évaluer la variabilité entre individus de la maladie rénale avec ce protocole. Afin d’obtenir des résultats robustes pour détecter des différences entre groupes et garantir la reproductibilité des résultats, des effectifs de 10 animaux par groupe sont nécessaires. Le calcul des effectifs a été réalisé à l’aide du module statistique du site EDA (Experimental Design Assistant), en prenant comme paramètre principal le débit de filtration glomérulaire (capacité du rein a filtré dle sang). Chaque procédure sera répétée deux fois sur des cohortes indépendantes. Le nombre total d’animaux utilisés est de 400 souris. Les analyses statistiques seront réalisées avec des tests adaptés.
Raffinement
Les nuisances seront réduites au maximum grâce à des mesures de raffinement adaptées. Les conditions d’hébergement respectent la réglementation en vigueur pour la souris. Les animaux sont surveillés quotidiennement par du personnel qualifié. Leur bien-être est assuré par un environnement enrichi comprenant une litière adaptés, des objets (morceaux de bois) à ronger et un abri dans chaque cage. Les actes chirurgicaux sont réalisés sous anesthésie et avec une prise en charge de la douleur avant et après l’intervention. Les souris sont placées en couveuse pendant le réveil puis replacées dans leur cage d’origine. De la nourriture gelifiée est également mise à disposition pour faciliter l’alimentation. En dehors d’une courte période d’isolement de deux heures en couveuse (nécessaire pour préserver des dispositifs de mesure de la fonction rénale), les animaux restent dans leur cage d’origine, dans leurs groupes habituels. Une surveillance quotidienne de l’état général et de la motricité est réalisée, avec une pesée régulière tout au long du protocole. Des points limites ont été définis (perte de poids, paralysie, saignements, prostration, altération du pelage, infection post-chirurgicale). Les injections sont réalisées avec des aiguilles fines afin de limiter la douleur et le risque de saignement. Les complications liées à l’anesthésie (troubles respiratoires, arrêt cardiaque, baisse de température) sont limitées par une surveillance adaptée et l’utilisation d’un plateau chauffant.
Choix des espèces
Nous utiliserons des souris car : - modèles d’ischémie/reperfusion bilatérale et de diabète bien maîtrisés dans cette espèce par le personnel du laboratoire ; - nombreuses données relatives au projet déjà disponibles dans la littérature scientifique, plus que dans d’autres espèces ; - possibilité de tester l’implication des plaquettes et des protéines d’intérêt dans cette étude grâce à des modèles de souris génétiquement modifiées. À l’âge de 8 semaines, ces souris sont adultes et leurs reins fonctionnent bien. Des animaux jeunes sont utilisés pour éviter l’accumulation de graisse autour des vaisseaux du rein, afin de faciliter la procédure chirurgicale.
Étude de nouvelles approches thérapeutiques contre la drépanocytose chez des souris Townes
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
Quatre-vingt-dix souris atteintes de drépanocytose vont courir sur tapis roulant une heure par jour, cinq jours par semaine, pendant quarante séances. 215 souris au total sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour le prélèvement de sang et de muscles. Le RNT décrit chez les patients des crises vaso-occlusives déclenchées par l'effort physique, avec des douleurs musculaires intenses, et ne retient de ces courses forcées qu'une "fatigue et détresse modérée". Les souris utilisées ont une espérance de vie raccourcie, une anémie chronique et une fonction musculaire diminuée, et subissent en plus deux explorations de quatre-vingt-dix à cent cinq minutes sous anesthésie générale.
Objectifs
Avec plus de 7 millions de personnes atteintes dans le monde, la drépanocytose, aussi appelée anémie falciforme, est la maladie génétique héréditaire la plus répandue. Cette pathologie des globules rouges, pour laquelle il n'existe actuellement aucun traitement efficace, est due à une mutation génétique provoquant une déformation des globules rouges qui, de forme biconcave à l’état normal, vont prendre l’aspect d’une faucille. Les globules rouges falciformes, qui sont plus rigides que les globules rouges normaux, vont avoir tendance à se bloquer dans les microvaisseaux conduisant ainsi à des crises vaso-occlusives lors d’un effort physique. Ces crises causent des dysfonctionnements dans tous les organes avec notamment des douleurs musculaires intenses et des difficultés respiratoires pouvant mettre en jeu le pronostic vital des patients. Par ailleurs, la fragilité accrue des globules rouges falciformes provoque leur destruction en excès, aboutissant à une anémie chronique (c’est-à-dire un faible taux de globules rouges dans le sang) associée à une réduction de l’oxygénation tissulaire.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra d’évaluer de nouvelles stratégies thérapeutiques visant à améliorer la fonction musculaire chez un modèle murin de la drépanocytose. Sachant qu’il n’existe encore à l’heure actuelle aucun traitement curatif contre cette pathologie, ce projet est une première étape indispensable avant d’envisager une application clinique.
Procédures
1) Tous les animaux (n=215) réaliseront sous anesthésie générale un protocole totalement non invasif consistant en une phase d’exercice-récupération. Ce protocole (d’une durée de 90 à 105 min) sera réalisé deux fois à 3 jours d’intervalle, 2) Les souris soumises à l’entrainement en endurance (n=90) réaliseront 40 sessions de course sur tapis roulant (durée d’une heure, 5 jours par semaine). 3) Les traitements pharmaceutiques contre la drépanocytose seront administrés dans l'eau de boisson (pour l'hydroxyurée) et dans la nourriture (Mitapivat). 4) Pour tous les animaux (n=215), des prélèvements de sang et de certains muscles seront réalisés sous anesthésie générale (en semaine 10 de manière à laisser aux muscles le temps de récupérer d’un point de vue métabolique et fonctionnel après leurs explorations) immédiatement avant leur euthanasie.
Impact sur les animaux
1/ Les courses sur tapis roulant pourront engendrer une fatigue et une détresse modérée. 2/ Les explorations RMN pourront provoquer un stress léger de l’animal pendant les phases d’induction de l’anesthésie et de réveil. 3/ Les molécules administrées sont déjà utilisées dans le cadre clinique et ne cause aucun effet nuisible. 4/ Des souris atteintes de drépanocytose seront utilisées dans ce projet. Les conséquences connues de cette pathologie sur la vie de ces animaux sont une espérance de vie raccourcie de quelques mois, une moindre fertilité, une anémie et une réduction de la fonction musculaire.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés après les expérimentations car des prélèvements de sang et de certains muscles seront nécessaires pour réaliser des dosages biochimiques et des analyses histologiques complémentaires à nos enregistrements RMN.
Remplacement
L’objectif de cette étude est de tester chez un modèle murin de la drépanocytose humaine si la supplémentation chronique en hydroxyurée ou en Mitapivat, combinée à un entrainement en endurance produit des effets bénéfiques par le biais d’une action synergique. Les critères métaboliques et fonctionnels que nous allons étudier sont de types physiologiques, et ne sont donc pas reproductibles avec des cultures de cellules musculaires. C'est pourquoi nous ne pouvons pas remplacer l’étude chez l’animal vivant.
Réduction
Notre approche non invasive offre la possibilité d’explorer les animaux de manière longitudinale ce qui permettra de réduire drastiquement le nombre d’animaux utilisés. Le recours aux techniques RMN réduira également le nombre d’animaux utilisés car elle permettra d’obtenir pour chaque animal des mesures du métabolisme énergétique dans différentes conditions (repos, activité musculaire, récupération post-activité) au cours d’un seul examen, contrairement aux techniques classiques de biochimie qui auraient nécessité de sacrifier des cohortes d’animaux à différents temps pour chacune de ces conditions afin de réaliser des dosages métaboliques sur biopsies musculaires. Ainsi, notre approche nous permettra de limiter le nombre d’animaux à 215.
Raffinement
Les souris seront hébergées collectivement (4 à 5 animaux par cage) en milieu adapté (armoires ventilées maintenues à température constante et éclairage alterné) et enrichi par la présence dans chaque cage de matériel de nidation (coton), d’abris en plastique permettant aux animaux de se cacher, et de bûchettes de bois destinées à être rongées. La nourriture et l’eau de boisson seront fournies ad libitum. Le changement des litières sera effectué une fois par semaine. Par ailleurs, l’utilisation de nos techniques sur animaux anesthésiés par inhalation gazeuse permettra, du fait de leur caractère non invasif et totalement indolore, de réduire le stress. De plus, nous avons déterminé des points limites à ne pas franchir pour respecter le bien-être de l’animal. A la fin de l’étude, les animaux seront euthanasiés sous anesthésie générale induite par inhalation gazeuse afin de réduire au maximum leur douleur et leur détresse. Il est également important de préciser qu’une fois arrivés dans nos locaux, tous les animaux bénéficieront d’une période d’acclimatation de 3 semaine avant le début des expérimentations.
Choix des espèces
Le projet nécessite une espèce de la classe des mammifères qui soit proche de l’Homme et qui soit génétiquement modifiable. Pour toutes ces raisons, le choix de travailler chez la souris, qui présente l’avantage d’être de petite taille et facilement manipulable, est entièrement justifié. Les souris utilisées seront âgées de 5 mois au début de l’étude, lorsqu’elles présentent une masse musculaire suffisante pour l’étude du métabolisme énergétique, de l’oxygénation et de la fonction musculaire avec nos méthodologies. L’évolution ontogénique de l’hémoglobine étant terminée après 3 semaines dans ce modèle de souris, ces animaux représenteront bien un modèle de drépanocytose chez l’adulte.
Irradiation de rongeurs sur une plateforme préclinique
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
- Cancers
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système cardiaque
- Système nerveux
Rats : 400
La plateforme vend un service d'irradiation à des équipes qui n'ont pas d'irradiateur, et ce projet sert à couvrir réglementairement les animaux venus d'autres établissements pendant leur passage. 4 000 souris et 400 rats y seront irradiés, une à cinq fois, corps entier ou zone ciblée, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, éveillés ou sous anesthésie jusqu'à trente minutes. Le porteur indique qu'ils retournent ensuite dans leur animalerie d'origine, où ils poursuivent les protocoles de leur établissement de rattachement. L'irradiation sert aussi à empêcher le rejet de cellules greffées pour fabriquer des modèles murins de cancers humains, technique que le porteur présente comme un moyen de réduire le nombre d'animaux.
Objectifs
La plateforme propose un service d’irradiation de rongeurs de laboratoire qui comprend la mise à disposition des équipements pour les utilisateurs autorisés ou la réalisation par le personnel de la plateforme, d’irradiations corps entier ou de zones ciblées selon les besoins du demandeur. Dans ce contexte, la plateforme peut accueillir temporairement des animaux extérieurs à l’établissement utilisateur dont elle dépend ; ce projet a pour objectif de couvrir réglementairement ces animaux durant la période d’irradiation sur la plateforme. Ces animaux sont inclus, d’autre part, dans des demandes d’autorisation de projet rattachées aux établissements d’expérimentation dont dépend le concepteur du projet et demandeur de la prestation. Les chercheurs utilisent l’irradiation soit comme sujet d’étude direct pour comprendre les effets cellulaires et moléculaires des radiations avec ou sans co-exposition chimique ou comme outil pour créer par exemple, après transplantation cellulaire, des modèles murins de cancers humains affectant les cellules sanguines. Dans ce cas, l’irradiation permet d’éviter le rejet des cellules greffées. La technique de greffe de moëlle osseuse est utilisée pour réduire le nombre d’animaux et amplifier les animaux modèles de cancers. La plateforme s’engage à réaliser les irradiations seulement si les animaux sont inclus dans une demande d’autorisation de projet qui a reçu un avis favorable de la part du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et de l’espace.
Bénéfices attendus
La plateforme, dotée de personnel qualifié et habilité à accueillir temporairement des animaux provenant d’établissements extérieurs, constitue un outil structurant permettant de réaliser des irradiations pour des équipes extérieures qui n’ont pas accès en interne à des irradiateurs. En assurant la traçabilité des autorisations, le suivi des animaux irradiés et la mise à disposition d’équipements d’irradiations, elle favorise la production de données robustes, indispensables pour étayer les futurs développements. Les bénéfices à court terme sont de permettre la réalisation des irradiations nécessaires au bon déroulement des projets accueillis sur la plateforme et les bénéfices à long terme, seront apportés par les projets dans lesquels les animaux irradiés sont utilisés.
Procédures
Irradiation sur animaux vigiles (1 à 5 irradiations, durée 10 minutes maximum) ou animaux anesthésiés (1 à 5 irradiations, 15 minutes) Une Anesthésie sur certains animaux (durée maximale de 30 minutes, 1 à 5 anesthésies)
Impact sur les animaux
Légère perte de poids dans les jours qui suivent l’irradiation sous anesthésie, stress lié aux manipulations
Devenir
A la fin des procédures, les animaux retournent dans leur animalerie d’origine.
Remplacement
Les projets reçus sur la plateforme d’irradiation ont reçu un avis favorable du comité d’éthique de leur établissement et une autorisation du MESRE. Les concepteurs ont démontré l’impossibilité actuelle de remplacer les animaux pour répondre aux objectifs scientifiques du projet. Cependant, les systèmes in vitro sont utilisés en amont des projets in vivo. Ils permettent ainsi, dans un premier temps, d’explorer de manière contrôlée et mécanistique les réponses moléculaires et cellulaires aux rayonnements. Ils offrent la possibilité d’identifier finement les voies de signalisation impliquées, de caractériser les altérations précoces et de déterminer des gammes de doses d’irradiation à tester in vivo. De même, les stratégies thérapeutiques sont d’abord évaluées dans des modèles cellulaires ou à l’aide d’organoïdes tumoraux, permettant d’étudier la radiosensibilité des cellules tumorales, l’effet de nouveaux traitements ou l’impact de certaines combinaisons thérapeutiques sous irradiation. Ces approches permettent de sélectionner les conditions expérimentales les plus pertinentes (doses d’irradiation, concentrations des agents thérapeutiques) avant toute expérimentation in vivo, contribuant ainsi à limiter l’utilisation d’animaux et en ciblant plus précisément les hypothèses biologiques à tester. Elles contribuent également à définir des mécanismes spécifiques difficiles à isoler dans un organisme entier, et à comparer différentes conditions expérimentales. Néanmoins, dans le domaine des effets des rayonnements ionisants, les études in vivo demeurent indispensables. En effet, elles seules permettent de prendre en compte la complexité de l’organisme dans son ensemble, notamment les interactions entre les tissus ou organes, entre la tumeur et son environnement ou encore la distribution dans l’organisme des agents thérapeutiques ainsi qu’étudier les effets à long terme impossibles à mettre en œuvre in vitro.
Réduction
La plateforme accueille uniquement les animaux nécessaires aux expériences autorisées par les établissements de recherche. Le nombre d’animaux est planifié en fonction des besoins scientifiques de chaque projet et des autorisations administratives. Les expériences sont conçues pour limiter au maximum le nombre d’animaux utilisés, par exemple en suivant plusieurs paramètres sur un même animal au lieu d’en utiliser plusieurs.
Raffinement
Toutes les procédures sont conçues pour minimiser l’inconfort et le stress des animaux. Les irradiations sont réalisées sur des animaux vigiles ou sous anesthésie, et sont de courtes durées. Le maintien de la température corporelle est assuré si nécessaire. Les animaux sont surveillés avant, pendant et après l’irradiation, et tous les signes d’anomalie sont immédiatement signalés au vétérinaire. Des points limites ont été définis pour préserver le bien-être animal et les animaux retournent toujours dans leur animalerie d’origine après la procédure d’irradiation.
Choix des espèces
La plateforme ne permet d’irradier que des rongeurs. La souris est le modèle animal le plus fréquemment utilisé : cette espèce est très utilisée par exemple, pour l’étude des effets sur les tissus des irradiations à moyenne ou forte dose corps pour tester de nouveaux traitements ou dans des gammes de doses faibles à modérée pour étudier la senescence et le remodelage vasculaire. Il existe également de nombreux modèles murins qui miment les cancers et permettent de tester de nouvelles thérapies combinées à la radiothérapie. Le modèle rat est le modèle de référence en toxicologie de l’inhalation dans la littérature. Pour les irradiations, les animaux utilisés sont généralement des animaux jeunes adultes, dont la physiologie et le métabolisme sont stables, ce qui permet d’obtenir des données fiables et reproductibles sur les effets tissulaires et moléculaires des irradiations. L’utilisation d’animaux adultes garantit également une taille et une morphologie compatibles avec le positionnement précis requis par les irradiateurs, ainsi qu’avec l’anesthésie et le suivi post-procédure.
Effet à long terme de la prise chronique de cocaïne sur la préférence de nourriture chez le rat.
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Opérés une première fois pour l'implantation d'un cathéter intraveineux, une seconde pour une chirurgie crânienne d'une heure, 520 rats enchaînent dix séances quotidiennes d'auto-administration de sucre de deux heures, puis dix séances de cocaïne de six heures. Suit une abstinence sous restriction alimentaire pouvant durer soixante-sept jours, en cage individuelle, l'isolement étant présenté comme le seul moyen de mesurer la consommation de chaque animal. Les procédures relèvent d'un niveau de souffrance modéré et le porteur ramène la restriction alimentaire à un "léger stress ou frustration alimentaire". Tous les rats seront tués pour le prélèvement de leur cerveau.
Objectifs
La consommation chronique de cocaïne est associée à des modifications du poids corporel et à des habitudes alimentaires déséquilibrées. Contrairement à l’idée d’une simple baisse de l’appétit, les personnes dépendantes consomment souvent une alimentation riche en calories mais pauvrement équilibrée, et ces perturbations persistent fréquemment après l’arrêt de la drogue. Cela suggère une altération durable des mécanismes cérébraux qui régulent la faim, les choix alimentaires et le plaisir lié à la nourriture. Ce projet a pour objectif d’étudier les effets à long terme de l’exposition chronique à la cocaïne sur le comportement alimentaire, la régulation énergétique et le poids corporel pendant une période d’abstinence. L’étude repose sur un modèle expérimental chez le rat, dans lequel les animaux s’auto-administrent de la cocaïne. Nous faisons l’hypothèse que la cocaïne induit des changements durables des préférences alimentaires et de l’attrait pour les aliments plaisants, notamment sucrés ou riches en énergie, pouvant conduire à une augmentation de la consommation alimentaire et à une prise de poids après l’arrêt de la drogue. Le projet vise également à mieux comprendre les mécanismes cérébraux impliqués dans ces perturbations, afin d’identifier des pistes thérapeutiques pour améliorer la régulation alimentaire après le sevrage.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de mieux comprendre les mécanismes comportementaux et métaboliques qui lient la consommation chronique de cocaïne et la dérégulation du métabolisme énergétique, notamment la prise de poids et les altérations du comportement alimentaire observées après l’arrêt de la drogue. Ces recherches sont essentielles pour identifier les bases physiologiques des troubles observés chez les patients en rémission et ainsi anticiper de nouvelles approches thérapeutiques. En recourant au modèle animal, il est possible d’explorer finement les interactions entre circuits neuronaux, métabolisme énergétique et comportements alimentaires, ce qui ne peut être réalisé directement en clinique. Les connaissances obtenues contribueront à améliorer la prise en charge future des personnes dépendantes, en offrant des pistes concrètes pour limiter les complications métaboliques et favoriser un rétablissement durable.
Procédures
Sur animaux anesthésiés : - chirurgie d’implantation de cathéter intraveineux (durée : 15minutes par animal) pour permettre l’auto-administration. - chirurgie crâniale pour permettre l’étude de l’activité neuronale : 1 fois (1 heure par animal) Sur animaux vigiles : - en amont de chaque chirurgie, 1 injection d'antalgiques et 1 injection d’analgésique - après la chirurgie, 2 injections sous d’antalgiques par animaux - 10 sessions d’auto-administration de sucre (1 session / jour, 2 heures par session). - 10 sessions d’auto-administration de cocaïne ou injection de saline (1 session / jour, 6 heures par session). -2 Mesures maximum de l’activité neuronale (1 session / jour ; 1 heure / session) - Restriction alimentaire pendant 67 jours maximum - Prélèvements sanguins pour étude et suivi du métabolisme (6 prélèvements par animal)
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues pour ce projet sont : -Chirurgies : inconfort transitoire au réveil, et douleurs post-opératoire minorée par des antalgiques -Cathéter intraveineux : gène légère pendant la durée de l’expérience -Dispositif de mesure de l'activité cérébrale : gène légère pendant la durée de l’expérience -Auto-administration de cocaïne : stress transitoire chez certains rats -Période d’abstinence : léger stress -Isolement : stress modéré mais nécessaire pour pouvoir évaluer la consommation alimentaire individuelle -Restriction alimentaire : léger stress ou frustration alimentaire, mais sans perte de poids significative -Prélèvements sanguins : inconfort transitoire, stress léger.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort pour des prélèvements et analyse des cerveaux.
Remplacement
Ce type de recherche vise à comprendre les bases d'un processus psychobiologique et peut être uniquement mené sur un animal vivant. En effet, nous étudions les bases comportementales et neurobiologiques de la prise alimentaire dans le cadre de l’addiction. L’étude de ce processus nécessite la présence de réseaux neuronaux intacts et fonctionnels qui sont uniquement accessibles dans des modèles d’animaux intègres et donc vivants. Après vérification, il n’a pas été trouvé de test in vitro ou in silico permettant d’effectuer cette recherche et il n’est donc pas envisageable d’utiliser des méthodes de substitution à l’animal entier.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés dans ce projet a été soigneusement calculé afin de répondre aux objectifs scientifiques tout en utilisant le minimum d’animaux nécessaire. Les effectifs sont déterminés de manière à obtenir des résultats fiables, en tenant compte des différences naturelles entre les individus, sans recourir à un nombre excessif d’animaux. L’étude est organisée de façon progressive : chaque étape est analysée avant de passer à la suivante. Cette stratégie permet d’adapter le nombre d’animaux en fonction des résultats obtenus et d’éviter la réalisation de certaines procédures si elles ne sont pas nécessaires. Par exemple, certaines expériences ne seront pas menées si aucune différence n’est observée entre les groupes étudiés. Les animaux sont répartis de manière équilibrée entre mâles et femelles afin de limiter les répétitions inutiles et de maximiser les informations obtenues à partir d’un même effectif. Un petit nombre d’animaux supplémentaires est prévu uniquement pour compenser d’éventuelles pertes liées aux interventions chirurgicales ou techniques, afin d’éviter de relancer de nouvelles expériences. Au total, le nombre maximal d’animaux susceptibles d’être utilisés est plafonné, mais le nombre réel devrait être nettement inférieur, grâce à cette approche graduée et conditionnelle. Cette organisation permet de garantir une utilisation raisonnée des animaux, conforme au principe de réduction, tout en assurant la qualité scientifique des résultats.
Raffinement
Le bien-être animal est pris en compte à chaque étape du protocole, avec une attention particulière portée à la limitation du stress, de la douleur et de toute souffrance inutile. Une surveillance régulière de l’état de santé des animaux est assurée à l’aide d’une grille de suivi du bien-être, permettant d’identifier précocement l’atteinte éventuelle de points limites gradés (perte de poids, apparence générale, comportement). Ces points limites sont associés à une grille de score et à un arbre décisionnel définissant clairement les critères d’intervention et d’arrêt. Tout animal atteignant un point limite nécessitant une intervention est pris en charge sans délai. Les rats seront hébergés en cages ventilées, avec contrôle de la température et de l’humidité, et bénéficieront d’un enrichissement standard (objets à ronger). L’eau sera disponible ad libitum. Lorsque requis par le protocole, une restriction alimentaire limitée dans le temps sera mise en place et ajustée afin de maintenir un poids stable sans altérer l’état de santé des animaux. Les procédures débuteront après une période d’acclimatation à l’animalerie d’au moins 10 jours, incluant une habituation progressive à la manipulation par l’expérimentateur. Les animaux soumis à une restriction alimentaire seront pesés au moins trois fois par semaine, tandis que les rats engagés dans les protocoles d’auto-administration seront pesés au minimum une fois par semaine, avec des pesées supplémentaires réalisées en cas de besoin. La manipulation quotidienne permet également une évaluation continue de l’état général des animaux. Les chirurgies seront réalisées sous anesthésie générale, complétée par une anesthésie locale, avec maintien de la température corporelle à l’aide d’un tapis chauffant. Une analgésie systématique sera administrée en pré- et post-opératoire pendant au moins 72 heures, associée à une surveillance clinique rigoureuse afin de détecter rapidement tout signe de douleur ou de complication.
Choix des espèces
Le rat est l’une des espèces les plus pertinentes et les plus utilisées pour l’étude des mécanismes d’addiction. Il présente une pharmacosensibilité aux substances addictives proche de celle observée chez l’humain, et consomme spontanément la plupart des drogues d’abus, dont la cocaïne. Le rat apprend facilement des tâches opérantes complexes et développe des comportements addictifs reproductibles, ce qui n’est pas le cas d'autres espèces. Ceci en fait un modèle de choix pour étudier l’addiction et les rechutes. Dans cette étude, nous utiliserons des rats de 8 semaines au début du projet, ce qui correspond au stade de développement utilisé dans l’ensemble de nos projets de recherche afin de limiter le risque de variabilité qui pourrait être lié à l’utilisation de rats en phase d’adolescence (juvéniles).
Caractérisation fonctionnelle des atteintes neuromusculaires dans un modèle de rat de neuropathie périphérique génétique axonale liée au gène Mfn2
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
- Système nerveux
Aux stades avancés de la maladie, les rats peuvent ne plus accéder à la nourriture ni à l'eau, et ceux dont l'état général se dégrade sont tués par anticipation. 30 rats porteurs d'une mutation du gène Mfn2, qui reproduit la maladie de Charcot-Marie-Tooth de type 2A, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. À six semaines, trois mois et cinq mois, ils passent une mesure de force d'agrippement, une analyse de la marche et un test du faisceau rétréci, de cinq à dix minutes chacun. Tous seront tués pour peser leurs muscles et mesurer les propriétés contractiles de muscles isolés, le projet ne visant pas à les soigner mais à repérer des paramètres de suivi utilisables dans de futurs essais thérapeutiques.
Objectifs
La neuropathie périphérique axonale liée au gène Mfn2 (correspondant à la maladie de Charcot-Marie-Tooth de type 2A ou CMT2A) est une affection génétique du système nerveux périphérique caractérisée par une dégénérescence progressive des axones, entraînant des déficits moteurs et sensitifs prédominant aux extrémités des membres. Malgré une compréhension partielle des mécanismes physiopathologiques impliqués, il n’existe à ce jour aucun traitement curatif. Dans ce contexte, l’objectif de ce projet est de caractériser de manière fonctionnelle les atteintes neuromusculaires dans un modèle de rat CMT2A, porteur de cette mutation. Cette étude vise à décrire l’installation et la progression des déficits moteurs et musculaires par une approche intégrée combinant des évaluations in vivo longitudinales et des analyses in vitro à des temps clés. Elle a pour finalité d’identifier des paramètres fonctionnels pertinents et robustes, en lien avec la physiopathologie de la maladie, pouvant servir de critères de suivi de la progression et d’outils d’évaluation dans un contexte de développement thérapeutique.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra d’améliorer la compréhension des atteintes neuromusculaires associées aux neuropathies périphériques axonales liées au gène Mfn2, en documentant leur installation et leur progression dans un modèle préclinique pertinent. L’identification de paramètres fonctionnels robustes et reproductibles contribuera à définir des critères objectifs de suivi de la maladie. Ces éléments constituent un prérequis essentiel au développement et à l’évaluation de nouvelles approches thérapeutiques, en facilitant la mise en place d’études précliniques et en renforçant la transposabilité des résultats vers la clinique.
Procédures
Au cours de la période de suivi, les animaux seront soumis à des tests non invasifs d’exploration fonctionnelle réalisés sur animaux vigiles, incluant des évaluations de la force musculaire, de la marche et de la coordination motrice. Chaque test a une durée comprise entre 5 et 10 minutes. Ces évaluations seront réalisées à trois reprises au cours du projet, aux âges de 6 semaines, 3 mois et 5 mois. En fin d’étude, les animaux seront soumis à une procédure terminale comprenant une anesthésie suivie d’une euthanasie conforme à la réglementation, puis à des prélèvements tissulaires (muscles squelettiques et cœur) réalisés après confirmation de la mort.
Impact sur les animaux
Les tests fonctionnels non invasifs (mesure de la force d’agrippement, analyse de la marche, test du faisceau rétréci) peuvent induire un stress léger à modéré lié à la manipulation des animaux et à leur isolement temporaire. La répétition des mesures au cours du suivi longitudinal peut également entraîner une fatigue passagère. L’évolution de la pathologie elle-même peut entraîner une altération progressive de l’état général, se traduisant notamment par des troubles locomoteurs, une diminution de la force musculaire et, potentiellement, des difficultés d’accès à la nourriture ou à l’eau aux stades avancés.
Devenir
L’ensemble des animaux sera euthanasié à l’issue de la procédure expérimentale afin de permettre la réalisation d’analyses terminales indispensables à la caractérisation du phénotype neuromusculaire. Ces analyses incluent notamment la mesure de la masse de différents muscles ainsi que l’étude des propriétés contractiles de muscles isolés, qui ne peuvent être réalisées que sur des tissus prélevés post-mortem.
Remplacement
Il n’existe à l’heure actuelle aucun modèle alternatif non animal permettant de caractériser de manière intégrée le phénotype neuromusculaire associé à une neuropathie périphérique axonale liée au gène Mfn2. Les approches in vitro ou ex vivo ne permettent pas de reproduire la complexité des interactions entre système nerveux périphérique, muscle et contrôle moteur, ni d’évaluer la progression de la maladie à l’échelle de l’organisme. Le recours à un modèle animal est donc nécessaire pour étudier de façon fonctionnelle et longitudinale les altérations neuromusculaires et identifier des paramètres pertinents de suivi.
Réduction
Le nombre d’animaux a été défini au strict minimum nécessaire pour garantir la validité scientifique des résultats, tout en respectant le principe de réduction. Sur la base de données issues de la littérature et d’expériences antérieures sur des modèles similaires, un effectif de 15 animaux par groupe a été retenu.Ce nombre est nécessaire pour mettre en évidence de manière fiable les différences attendues entre les animaux porteurs de la mutation et les animaux témoins sains. Afin de limiter la variabilité expérimentale, les groupes seront constitués d’animaux issus de plusieurs portées, avec inclusion d’animaux mutés et témoins issus des mêmes portées lorsque cela est possible. Cette stratégie permet de contrôler les effets liés à la portée tout en optimisant le nombre total d’animaux utilisés. Par ailleurs, une approche longitudinale sera mise en œuvre, permettant le suivi répété des mêmes animaux au cours du temps, ce qui réduit le nombre total d’animaux nécessaires. Enfin, les différentes analyses (fonctionnelles in vivo et ex vivo) seront réalisées sur les mêmes individus afin de maximiser les informations obtenues par animal et d’éviter toute utilisation supplémentaire.
Raffinement
Les animaux seront hébergés conformément à la réglementation en vigueur, avec un enrichissement du milieu adapté. L’état général des animaux sera surveillé quotidiennement par le personnel animalier et les expérimentateurs afin de détecter précocement tout signe de gêne, de douleur ou d’altération de l’état de santé, notamment en lien avec la progression de la pathologie (troubles locomoteurs). Des critères d’arrêt anticipé, définis à partir de grilles de suivi du bien-être animal et des recommandations en vigueur, seront appliqués. En cas d’apparition de signes cliniques sévères ou d’une dégradation importante de l’état général, le responsable de l’étude et le responsable de la structure de bien-être animal (SBEA) seront informés et une euthanasie sera réalisée sans délai afin d’éviter toute souffrance prolongée. Les signes observés seront évalués en tenant compte de leur persistance et de leur impact sur l’état général de l’animal. L’ensemble des évaluations fonctionnelles, validées et non invasives, sera réalisé sur animaux vigiles. Afin de limiter le stress lié à la manipulation et aux procédures expérimentales, les animaux bénéficieront d’une phase d’habituation préalable à la salle d’expérimentation, aux dispositifs et à l’expérimentateur. Les tests seront réalisés dans un environnement dédié, distinct de la salle d’hébergement, et des mesures de renforcement positif (récompense après les essais) seront mises en place. L’organisation et la fréquence des tests seront optimisées afin de limiter la fatigue et l’impact sur le bien-être des animaux.
Choix des espèces
Il n’existe à l’heure actuelle aucun modèle alternatif non animal permettant de caractériser de manière intégrée le phénotype neuromusculaire associé à une neuropathie périphérique axonale liée au gène Mfn2. Les approches in vitro ou ex vivo ne permettent pas de reproduire la complexité des interactions entre système nerveux périphérique, muscle et contrôle moteur, ni d’évaluer la progression de la maladie à l’échelle de l’organisme. Le recours à un modèle animal est donc nécessaire pour étudier de façon fonctionnelle et longitudinale les altérations neuromusculaires et identifier des paramètres pertinents de suivi. Les animaux seront suivis à partir du stade juvénile, dès le sevrage (3–4 semaines), et jusqu’à l’âge adulte (jusqu’à 5 mois). Les évaluations in vivo neuromusculaires seront réalisées à 6 semaines, 3 mois et 5 mois d’âge permettent ainsi de caractériser précocement les premiers signes fonctionnels, puis leur évolution au cours du temps.
Prélèvements de tissus pour génotypage de souris génétiquement altérées dans l’étude de la communication entre le cerveau et la periphérie (EU1/2)
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système nerveux
- Système urogénital
Toutes les souris de ce projet sont génétiquement altérées et élevées pour alimenter d'autres protocoles sur les liens entre le cerveau et le reste du corps. 75 000 d'entre elles vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chacune subit au sevrage, vers vingt et un jours, l'ablation d'un bout de queue de moins de trois millimètres, parfois d'un morceau d'oreille, pour lire son génotype. 49 875 souris qui ne portent pas le génotype recherché ou deviennent trop âgées pour se reproduire seront tuées et leurs cerveaux congelés dans une biobanque interne, 3 750 seront réutilisées pour des prélèvements ou des travaux pratiques d'animalerie, et 24 375 partiront vers d'autres projets.
Objectifs
Les études faites au sein de notre laboratoire nécessitent l’utilisation de souris génétiquement altérées. Nous étudions l’interrelation entre le cerveau et le reste du corps. Ce projet se déroulera sur deux établissements utilisateurs EU 1/2 et EU 2/2 afin de pouvoir gérer nos lignées sans en augmenter les effectifs pour les différents projets réalisés par la suite.
Bénéfices attendus
Les bénéfices de ce projet sont d’élever et identifier le génotype de nos souris afin de fournir des animaux pour nos projets scientifiques.
Procédures
Les animaux subiront un prélèvement d’un très petit morceau de queue (inférieur à 3mm). Les outils et la queue de l’animal seront désinfectés afin de prévenir une potentielle infection. Dans de rares cas, les animaux seront prélevés au niveau de l’oreille par une coupe d’un petit morceau de moins de 3mm également. Ces prélèvements seront effectués au sevrage des animaux, soit à environ 21 jours.
Impact sur les animaux
Lors de l’identification de nos animaux au moment du sevrage par la pose d’un Tag d’oreille, un prélèvement de tissu invasif (queue) peut entrainer une douleur momentanée et un stress lié à la manipulation de l’animal. Cette procédure n’entraine que très rarement des complications. Le suivi quotidien des animaux par les zootechniciens de la zone d’élevage permettra cependant de détecter la moindre modification de l’état de la souris (apparence physique ou comportement anormaux de l’animal) qui permettra alors de prendre des décisions adéquates pour éviter toutes souffrances animales. Aucun animal ne présente de phénotype dommageable en zone d’élevage.
Devenir
Les animaux produits pour nos élevages et génotypées seront gardés en vie car utilisés en continuité dans nos projets expérimentaux (24 375 souris). Certains animaux seront ré-utilisés pour prélèvements de tissus, formation, travaux pratiques d’animalerie (3750 souris). Les animaux qui ne présentent pas le génotype d’intérêt ou seront trop âgés pour servir de géniteurs seront mis à mort (49 875 souris) ; dans le cadre des 3Rs, ces animaux serviront à la création de Biobanque interne (cerveaux de souris congelés) à l’équipe ou pour prélèvements de tissus.
Remplacement
A chaque fois que cela sera possible, nous utiliserons des méthodes alternatives (organoïdes, cultures cellulaires, …). Cependant, l’étude des mécanismes physiologiques et physiopathologiques neuro-endocrines mettant en jeu le système nerveux et les organes périphériques n’est actuellement possible qu’avec l’utilisation de modèles animaux. Les méthodes alternatives permettant l’étude des intéractions cellulaires et tissulaires complexes in vitro, bien qu’en cours de développement, n’existent pas encore.
Réduction
Le nombre d’animaux nécessaire à ce projet est calculé à partir du nombre d’animaux nécessaire aux projets expérimentaux, des stratégies d’élevage de chaque lignée et des données de la littérature sur nos modèles. Il concorde avec les données obtenues pour le maintien de nos lignées au cours des années précédentes. Les lignées sont utilisées dans plusieurs projets et par plusieurs expérimentateurs. La mutualisation des élevages de l’équipe permet une meilleure gestion de chaque colonie et l’optimisation de l’utilisation/ ou la ré-utilisation de chaque animal issu de l’élevage. De plus, afin d’optimiser la production de nos animaux pour l’expérimentation et pour le maintien des lignées : - Les stratégies d’accouplement sont choisies afin d’obtenir un maximum d’animaux de génotype d’interêt par portée. Lorsque cela est possible, nos accouplements sont réalisés à partir de souris homozygotes afin de réduire le nombre d’animaux non utilisés après croisement. - Nous recourrons à la cryoconservation pour les lignées importantes qui ne servent pas sur les projets en cours.
Raffinement
Les animaux seront maintenus dans le respect strict des conditions standard d’hébergement d’un statut SOPF. L’eau et la nourriture sont fournies ad libitum. Un enrichissement est ajouté dans la cage (à minima des cylindres de coton pour stimuler l’activité naturelle, diminuer le stress et faciliter la thermorégulation). La manipulation des animaux, la surveillance quotidienne et les soins sont effectués par les zootéchniciens de la zone d’élevage. Un point hebdomadaire est effectué par le référent en charge de la gestion des colonies pour coordonner l’élevage avec les plans expérimentaux des investigateurs principaux et intéragir avec les zootéchniciens en charge des colonies. Lors de la réalisation des biopsies, les outils utilisés sont désinfectés à l’éthanol entre chaque prélevement. Ils seront toujours utilisés propres, autoclavés et coupant. La biopsie de queue de souris ne dépassera pas 3mm afin de réduire la douleur de l’animal. Ces prélèvements seront réalisés au moment du sevrage et de l’identification des animaux par des bagues d’oreilles afin d’éviter la répétition des contentions. Lorsque nécessaire, les animaux seront transportés dans un véhicule climatisé dans des cages de transport agréées sous condition d’autorisation pour le statut sanitaire (distance 11,1 km ; statuts sanitaires équivalents) vers l’EU 2/2. Les animaux seront acclimatés pour une période de 7 jours sur le site d’accueil avant toute mise en reproduction.
Choix des espèces
Nos projets de recherche visent à comprendre le lien entre le cerveau et la périphérie, tant pour une recherche fondamentale que des recherches translationnelles ou bien le traitement de maladies (diabète, obésité, infertilité, …). La procédure expérimentale détaillée ici a un caractère de stricte nécessité et ne peut pas être remplacée par d'autres stratégies ou méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants et susceptibles d'apporter le même niveau d'information. L’inactivation d’un gène pour déterminer son effet sur un organisme n’est possible actuellement que chez la souris ou le rat. Nos projets se porteront sur la souris, qui est un modèle idéal pour étudier l’inactivation de certains gènes grâce aux techniques de transgenèse et son génome est à 90% équivalent à celui de l’homme. Les animaux produits pour nos expériences en élevage seront des parents et leurs souriceaux, de la naissance jusqu'à leur sevrage (vers 21 jours).